25 Oct

Les Utopiales 2016 : la science-fiction a rendez-vous à Nantes du 29 octobre au 3 novembre

© Bajram

© Bajram

Machine(s), c’est le thème de la 17e édition du festival international de science-fiction qui se tiendra à Nantes du samedi 29 octobre au jeudi 3 novembre, six jours pour découvrir de quoi sera peut-être fait demain et de quoi l’imaginaire se nourrit aujourd’hui…

C’est LE rendez-vous incontournable de tous les fans de science-fiction en France et au-delà, le plus important en Europe, un festival pluridisciplinaire couvrant le cinéma, la littérature, la bande dessinée, les jeux vidéos, les arts plastiques, la recherche scientifique… De quoi s’y perdre avec bonheur. Suivez le guide.

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01 Avr

48H BD : 230 000 BD à 1€ dans plus de 1300 librairies en France et en Belgique les 1er et 2 avril

affiche-insert-48h-bd-600x800[1]C’est parti ! La quatrième édition des 48H BD a débuté ce matin en France et en Belgique. Casterman, Dupuis, Delcourt, Le Lombard, Dargaud… treize éditeurs participent cette année à l’événement qui permettra d’offrir près de 230 000 BD à 1€ dans plus de 1300 librairies et enseignes en France et en Belgique.

Par ailleurs, les revenus générés par les ventes permettront d’offrir 60 000 exemplaires aux réseaux de lecture publique (écoles, collèges, lycées et bibliothèques). Pour la première fois, les 48H BD seront partenaires de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières dans le cadre d’une action organisée à Calais. Pour la première fois, au-delà de la centaine de dédicaces organisées, plus d’une centaine d’auteurs proposeront des animations culturelles.

Eric Guillaud

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30 Jan

Angoulême : le palmarès complet du Festival International de la BD 2016

Fauve d'or 2016 Ici de McGuire

Fauve d’or 2016 Ici de McGuire

Le Festival International de la Bande Dessinée s’achève demain dimanche mais la cérémonie officielle de remise des prix s’est tenue ce samedi en fin de journée. Et les heureux élus sont :

Fauve d’Or, Prix du meilleur album : Ici de Richard McGuire (Gallimard)

Fauve d’Angoulême, Prix du public Cultura : Cher pays de notre enfance d’Etienne Davodeau et Benoît Collombat (Delcourt)

Fauve d’Angoulême, Prix spécial du jury : Carnet de santé foireuse de Pozla (Delcourt)

Fauve d’Angoulême, Prix de la série : MS. Marvel tome 1 de Adrian Alphona et G. Willow Wilson (Panini)

Fauve d’Angoulême, Prix Révélation : Une étoile tranquille de Pietro Scarnera (Rackham)

Prix du public Cultura

Prix du public Cultura

Fauve d’Angoulême, Prix jeunesse : Le Grand méchant renard de Benjamin Renner (Delcourt)

Fauve polar SNCF : Tungstène de Marcello Quintanilha (Ça et là)

Fauve Prix du patrimoine : Vater und Sohn – Père et fils de Oser et Plauen (Warum)

Prix de la BD alternative : Laurence 666 (Mauvaise Foi Editions)

Enfin, pour rappel, le Grand prix a été attribué mercredi au dessinateur belge Hermann. Comme le veut la coutume, il présidera la prochaine édition du FIBD, en janvier 2017.
Eric Guillaud

Angoulême : la Tunisienne Nadia Khiari lauréate du prix « couilles-au-cul »

Je dédie ce prix à tous ceux qui privilégient la liberté à la sécurité, ceux qui n’ont pas peur, ceux qui résistent

© MaxPPP - Jean-Baptiste Quentin

© MaxPPP – Jean-Baptiste Quentin

C’est par ces quelques mots que la dessinatrice tunisienne Nadia Khiari a reçu samedi au Festival off de la BD d’Angoulême le prix « couilles-au-cul » récompensant « le courage artistique d’un auteur ».

Nadia Khiari, 42 ans, s’est lancée dans le dessin satirique depuis la révolution
tunisienne de 2011. Elle est l’auteur des aventures du chat « Willis from Tunis »,
un félin espiègle et moqueur qui ne respecte rien ni personne sauf la liberté.

« Aux pessimistes qui disent que le Printemps arabe est un échec, je dis qu’il
ne faut pas nous sous-estimer. Ca prend du temps. La Révolution c’est long mais
c’est bon« , a dit la lauréate.

Le prix remis dans le cadre du Festival off de la BD d’Angoulême a été créé à l’initiative de Yan Lindingre, rédacteur en chef de Fluide Glacial.

« L’intitulé est volontairement trivial et provoquant mais il permet de rappeler
que le métier des humoristes et en l’espèce des dessinateurs de presse, c’est de
faire rire« , a expliqué Yan Lindingre.

Il existait à Angoulême un Prix Charlie Hebdo de la liberté d’expression, créé au lendemain des attentats de janvier 2015, mais la direction du Festival et Marika Bret, DRH de Charlie Hebdo, ont indiqué en décembre qu’ils ajournaient la remise de ce prix pour des raisons de sécurité. 

Selon eux, une telle récompense était susceptible de mettre en danger son récipiendaire. Yan Lindingre a indiqué « être tombé de son siège » en apprenant cette décision. « Toute proportion gardée, nous pensons au contraire qu’un prix Nobel de la paix n’a jamais nui à son récipiendaire si ce dernier subit des menaces dans son pays », a-t-il dit.

Eric Guillaud avec AFP

Une interview de la dessinatrice ici

28 Jan

Festival international de la bande dessinée d’Angoulême : les auteurs craignent pour leur avenir

Fleur Pellerin pendant l'inauguration du FIBD 2016

@ MaxPPP/Thomas lebreuvaud – Fleur Pellerin pendant l’inauguration du FIBD 2016

Le Festival international de la bande dessinée s’est ouvert jeudi dans une joyeuse cohue à Angoulême mais pour les auteurs de BD la fête à un goût amer en raison de la précarité accrue de leur statut. 

« Le secteur de la bande dessinée est fragile », a reconnu la ministre de la Culture, Fleur Pellerin en inaugurant la manifestation. Si la BD reste une manne pour les éditeurs de ce secteur avec, en 2015, des ventes d’albums et un chiffre d’affaires en hausse, une majorité d’auteurs ont une rémunération inférieure au Smic.

Selon une étude des Etats généraux de la bande dessinée, réalisée à l’occasion du FIBD, 53% des auteurs interrogés ont un revenu inférieur au Smic annuel brut et 36% d’entre eux sont en-dessous du seuil de pauvreté. Si on ne prend en compte que les femmes, 67% ont un revenu inférieur au Smic annuel brut et 50% sont sous le seuil de pauvreté. Et l’avenir n’est pas rose. 66% des auteurs interrogés pensent que leur situation va se dégrader pendant les prochaines années.

La protection sociale des auteurs de BD est à l’avenant. Une large majorité d’auteurs n’ont jamais bénéficié d’un congé maladie ou d’un congé maternité. L’étude des Etats généraux de la BD repose sur les réponses de 1.500 auteurs de BD francophones.

Pas d’argent mais libres

« Beaucoup d’auteurs de BD ont du mal à vivre de leur talent », a déclaré Fleur Pellerin. « Pour moi, ministre de la Culture, il est absolument indispensable que nos artistes et nos créateurs puissent vivre et vivre correctement de leur talent », a-t-elle dit.
La ministre a promis de faire des propositions, notamment en matière de régime de retraite, à l’occasion du prochain Salon du livre à Paris en mars. En attendant, près des trois quarts des auteurs de BD (71%) avouent avoir un emploi parallèle à celui d’auteur de bande dessinée, généralement dans un autre domaine artistique ou dans l’enseignement.

Pourtant, il n’y a jamais eu autant d’albums dans les librairies. En 2015, plus de 5.000 livres de bande dessinée ont été publiés (dont près de 4.000 strictes nouveautés). « Il y a 20 ans, entre 500 et 600 albums seulement étaient publiés chaque année », fait remarquer Franck Bondoux, délégué général du festival. « En BD, on n’a pas beaucoup d’argent, mais on est libres », tempère Balak, le scénariste de « Lastman », une saga récompensée en 2015 à Angoulême par le Prix de la série.

Interrogé par des lycéens, Bastien Vivès, dessinateur notamment de « Polina », défend son métier avec passion. « Je peux faire ce que je veux« , s’enthousiasme-t-il. « Si je veux prendre des vacances, là, maintenant, je les prends », ajoute-t-il avant toutefois de reconnaître que le métier a aussi quelques « inconvénients ». « Vivre de la BD, ce n’est pas évident. Si ça marche, tant mieux pour vous, mais si ça ne marche pas, sachez que si vous aimez le dessin et avez la passion, il y a d’autres métiers que celui de dessinateur de BD », explique-t-il aux lycéens soudain un peu refroidis.

Eric Guillaud avec AFP

27 Jan

FIBD : Le dessinateur belge Hermann, Grand prix d’Angoulême

@ Charles Robin

@ Charles Robin

Ce n’est pas vraiment une surprise sauf peut-être pour lui-même, comme il l’a laissé supposer. « Je ne m’y attendais pas du tout…« , a-t-il déclaré au figaro.fr. Mais depuis de nombreuses années, on entend son nom revenir dans les conversations angoulêmoises. Pour beaucoup de professionnels, c’était même devenu un mini scandale qu’il ne soit pas encore Grand prix.

C’est chose faite. La communauté des auteur(e)s professionnel(le)s de bande dessinée lui a accordé la majorité de ses suffrages, couronnant ainsi selon Dupuis, l’un de ses éditeurs, « l’une des oeuvres les plus emblématiques de la bande dessinée franco-belge tous publics et l’un des parcours d’auteur les plus prolifiques du 9e art européen« .

Dans un communiqué de presse, Glénat, un autre de ses éditeurs, salue « Son trait, à la fois classique et novateur, ses cadrages cinématographiques, son art du découpage et son sens de la mise en scène » qui « ont véritablement apporté un nouveau souffle à la bande dessinée contemporaine, l’affirmant comme l’un des auteurs majeurs du Neuvième art« .

Merci aux auteurs qui ont voté pour moi

« Je ne reviendrai pas sur le comportement du jury dans les années précédentes…« , a déclaré l’auteur à l’annonce de son Grand prix, « C’est le public qui a décidé et c’est mon nom qui est sorti (…) Merci aux auteurs qui ont voté pour moi, sincèrement, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de dessinateurs qui m’aimaient bien ».

Qui est Hermann ?

Hermann Huppen de son vrai nom est l’une des grandes figures de la bande dessinée franco-belge, responsable d’une bonne trentaine de one shots comme Station 16, Lune de guerre, On a tué Wild Bill ou encore Sarajevo-Tango. Responsable aussi de quelques séries majeures du Neuvième art, Bernard Prince, Comanche, Jugurtha, Nic, Les Tours de Bois-Maury et bien sûr celle qu’il anime toujours aujourd’hui Jeremiah.

Hermann a commencé au milieu des années 60 dans les pages du journal scout Plein feu avant de réaliser très vite quelques Histoires de l’oncle Paul pour le journal Spirou. Dès 1966 avec Greg, il se lance dans la série Bernard Prince, puis dessine les premiers albums de Jugurtha et Comanche.

Jeremiah est la première série solo d’Hermann. Cette sage postatomique, habile mélange de fantastique et de western, est d’abord publiée chez un éditeur allemand avant de rejoindre Fleurus, Hachette, Novedi puis finalement Dupuis.

Comme chaque Grand prix, Hermann est automatiquement désigné Président de la prochaine édition.

Eric Guillaud

06 Jan

Le Festival d’Angoulême « aime les femmes » et annonce qu’il va ajouter des noms d’auteures dans la liste des éligibles au titre du Grand Prix 2016

Face au tollé soulevé par la publication de la liste 100 % masculine des auteurs éligibles au Grand Prix 2016, le FIBD fait marche arrière et s’explique dans un long post publié sur son compte Facebook.

« Le Festival d’Angoulême aime les femmes… mais ne peut pas refaire l’histoire (de la bande dessinée)« , précisent les organisateurs. 

Accusé de sexisme, confronté à la fondre des auteurs éligibles au Grand Prix qui souhaitent voir retirer leur nom de la liste comme Sattouf ou Davodeau, le FIBD se défend et affirme que « si l’on veut juger de l’action du Festival par rapport aux auteures au regard du temps présent, c’est vers sa Sélection Officielle qu’il convient de se tourner (elle prend en compte les livres parus pendant l’année écoulée). Pour l’édition 2016 de l’événement, celle-ci fait apparaître des créatrices dans une proportion tout à fait significative (25% des livres alors que la représentation de celles-ci parmi l’ensemble des auteur.e.s est inférieure à 15%). »

Et de poursuivre en déclarant : « Même si le Festival déplore que sa relation aux auteures puisse être considérée, en la circonstance, par le prisme réducteur du Grand Prix, il comprend très bien qu’aujourd’hui des femmes et des hommes soient sensibles à cet enjeu de la présence des créatrices dans la bande dessinée. Il comprend également que la dimension symbolique qui s’attache à lui, en tant qu’événement phare, puisse être l’occasion, pour elles et eux, de faire entendre cette préoccupation et la défense de cette cause. Et si finalement, ce débat d’aujourd’hui permettait de la faire avancer concrètement et constituait un marqueur pour les années à venir, le Festival aurait apporté sa contribution. En conséquence, le Festival va, sans enlever aucun autre nom, introduire de nouveau des noms d’auteures dans la liste des sélectionnés au titre du Grand Prix 2016. »

Sage décision, reste maintenant à connaître les noms de ces auteures.

Eric Guillaud

Angoulême 2016 : pas une femme dans la liste des auteurs nommés pour le Grand Prix du festival de bande dessinée. Et pourtant !

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De Binet à Riad Sattouf, en passant par Blain, Bourgeon, Clowes, Christin, Davodeau, de Crécy, Hermann, Frank Miller, Joann Sfar, Jiro Taniguchi ou encore Jean Van Hamme, la liste des nommés au Grand Prix du festival d’Angoulême  2016 a le mérite de réunir quelques-uns des plus grands noms du Neuvième art, de couvrir à peu près tous les genres et tous les grands pays de la bande dessinée, une sélection, pourtant, qui oublie totalement les femmes.

Scandale, réactions indignées de certains nommés comme Riad Sattouf ou Joann Sfar qui annoncent sur leurs comptes Facebook se retirer de la compétition, explications embarrassées du côté de l’organisation du festival qui évoque la faible présence des femmes dans le milieu, montée au front du Collectif des Créatrices de Bande Dessinée contre le Sexisme qui rappelle sur son site « que depuis 43 ans, Florence Cestac est la seule femme à avoir reçu cette distinction », médias qui s’en mêlent et font monter la mayonnaise…

Bien entendu, je soutiens à mille pour cent la démarche de Riad. Aucun auteur ne peut souhaiter figurer sur une liste entièrement masculine. Cela enverrait un message désastreux à une profession qui de toutes parts se féminise. Bien entendu, je demande que mon nom soit retiré de la liste des nommés. Je suis certain que l’ensemble des auteurs nommés auront la même réaction (Joann Sfar)

Mais alors, où sont les femmes ?

Elles sont là, pareilles aux hommes, dans leurs ateliers, planchant sur leurs tables de travail, souvent seules, élaborant des scénarios, découpant, dessinant, coloriant… Elles ont pour noms Pénélope Bagieu, Flore Balthazar, Cati Baur, Julie Doucet, Annie Goetzinger, Véronique Grisseaux, Chantal Montellier, Anouck Ricard, Marjane Satrapi, Catel, Daphné Collignon, Leslie Plée, Marion Montaigne…

Alors bien sûr, toutes n’ont pas le profil nécessaire pour figurer aujourd’hui sur la liste, le Grand Prix couronnant un(e) auteur(e) pour l’ensemble de son oeuvre, mais tout de même…
Eric Guillaud

17 Déc

Festival international de la bande dessinée d’Angoulême : « Vive la marée! » de Prudhomme et Rabaté et « Cher pays de notre enfance » de Davodeau et Collombat dans la sélection officielle

VisuelAfficheOtomoQuarante albums très précisément ont été retenus dans la sélection officielle de la 43e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Parmi eux L’Arabe du futur 2 de Riad Satouf, Combats de Goossens, Le piano oriental de Zeina Abirached, La République du catch de Nicolas de Creécy… ainsi que deux productions ligériennes, Vive la marée! de Prudhomme et Rabaté et Cher pays de notre enfance de Collombat et Davodeau.

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