23 Oct

« Le Dernier assaut » : la guerre vue par Jacques Tardi exposée au Mans

Près du Mans, l’abbaye d’Épau accueille dès le 22 octobre l’oeuvre dessinée de Jacques Tardi. L’auteur des « Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-sec » était présent, au vernissage, dimanche…

© Daireaux

© Daireaux

« Accueillir Jacques Tardi à l’Abbaye Royale de l’Épau, c’est poser un regard sur la guerre de 14-18 en s’intéressant aux hommes et femmes qui l’ont traversée, au front et à l’arrière, en France ou ailleurs ». Dans sa présentation de l’exposition, l’Abbaye Royale de l’Épau rappelle les grandes lignes du travail de Jacques Tardi, dont une partie des éminents travaux concerne la première guerre mondiale.

Avec Didier Daeninckx, il a signé en 1997 et 1999 deux albums dans cet environnement : « le der des der », puis « Varlot Soldat ». En 1993, il dédiait à son grand-père « C’était la guerre des tranchées », mise en scène de témoignages de la première guerre mondiale.

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Simon Auffret

02 Juin

Les dessins de Vuillemin réalisés pour Charlie Hebdo exposés à la galerie Huberty & Breyne à Paris du 16 juin au 2 septembre

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Son truc à lui, c’est la provoc, l’irrévérence, l’anticonformisme, le dégueu dégoulinant tendance anar… mais le tout avec classe et dignité. Héritier direct de Reiser, Philippe Vuillemin est devenu le maître incontesté toutes catégories de la ligne crade, à des années lumière de la ligne claire d’Hergé.

Et cette ligne crade, aujourd’hui, s’expose dans les galeries ! Oui oui comme Tintin. « Vuillemin, le meilleur de lui-même » est le nom de l’expo présentée à la galerie Huberty et Breyne à Paris du 16 juin au 2 septembre. Elle rassemblera des dessins réalisés pour les pages « Entretien avec… » de Charlie Hebdo ainsi qu’une vingtaine de rébus d’ « A la Recherche du Temps Perdu », une variation autour du chef d’œuvre de Marcel Proust.

Plus d’infos ici

02 Juin

Tribute to Otomo : une exposition hommage au créateur d’Akira à la Galerie Glénat

Du 8 eu 26 juin, la Galerie Glénat à Paris vous propose de retrouver l’exposition « Tribute to Otomo » réalisée pour le Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême en 2016.

Elle sera présentée dans son intégralité et même augmentée de nouveaux hommages de prestigieux dessinateurs parmi lesquels Virginie Augustin, Bannister, Dominique Bertail, Matthieu Bonhomme, Merwan Chabane, Ludovic Debeurme, Benoît Feroumont, Manuele Fior, Juan Gimenez, Jirô Taniguchi, François Boucq… la liste est longue, 53 auteurs en tout pour un hommage à l’un des maîtres du manga, auteur notamment de la série Akira actuellement rééditée aux éditions Glénat Manga.

Eric Guillaud

Plus d’infos sur le site de la galerie Glénat

 

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21 Fév

L’Art et Le Chat, une expo qui réunit Philippe Geluck, Basquiat, Boudin, César, Klein, Soulages, Warhol…

paris-expo-geluck-le-chat-688x3601Ceci est un chat. Un chat que vous avez peut-être déjà aperçu accroché aux cimaises de quelques galeries parisiennes mais aussi et surtout reproduit dans de beaux albums publiés aux éditons Casterman. Le Chat de Geluck est une star de la bande dessinée franco-belge, une star tout court qui n’a pas à rougir de cette proximité offerte aujourd’hui avec les Beaux Arts.

Une expo au poil

Basquiat, boudin, César, Keith, Haring, Klein, Soulages, Vasarely, Warhol… l’exposition L’Art et Le Chat du Musée en Herbe à Paris présente une trentaine d’oeuvres emblématiques de l’histoire de l’art et l’interprétation qu’en fait Le Chat de Geluck. Avec bien sûr la patte du chat, une bonne dose de rigolade et d’ironie.

« Le Chat doit rester Le Chat dans tous les sujets qu’il aborde : politique, culture, société, arts… », précise Geluck, « Aucun n’échappe à son ironie mordante, parfois féroce. Et pourtant, Le Chat est un tendre qui aime partager ses émotions. Il est un faux candide. Le plus souvent, il soumet un propos à la réflexion du lecteur (spectateur) (…) Il est clair que je n’évoque dans mes détournements que ceux que j’admire, mais ce que je garde souvent secret, c’est la raison pour laquelle je les admire. Au spectateur d’essayer de la décrypter ».

Une expo pour les 3 à 103 ans

Une trentaine d’oeuvres d’art donc et autant de détournements, d’hommages, de clins d’yeux signés Geluck, L’art et Le Chat est une exposition d’initiation à l’histoire de l’art mais pas seulement, c’est aussi une réflexion humoristique et la présentation d’une autre facette du travail de Geluck.

Une expo et un catalogue

Une expo éphémère (jusqu’au 31 août tout de même) et un livre pour immortaliser l’événement, le catalogue de l’expo en fait, 72 pages en couleurs qui nous permettent de faire le tour des oeuvres détournées. La Joconde de Léonard de Vinci, Le Discobole de Myron, la laitière de Vermeer, la cathédrale de Monet, le cri de Munch, Mao de Warhol… C’est beau, c’est drôle, c’est intelligent.

Eric Guillaud

L’Art et Le Chat, de Geluck. Editions Casterman. 14,50 €

L’info en + : L’expo est visible jusqu’au 31 août 2016 au Musée en Herbe rue de l’Arbre sec à Paris. Ouvert tous les jours de 10 à 19h00, nocturne le jeudi jusqu’à 21h00. Des baby-visites ainsi que divers ateliers pour enfants sont programmés certains jours. Toutes les infos ici.

28 Août

Titeuf devient adolescent… nouvel album, exposition et tournée de dédicaces pour son papa Zep

501 TITEUF T14[BD].indd« L’humour est une forme de pudeur. Mais il permet aussi d’aborder les sujets les plus durs et les plus tabous« , nous déclarait Zep dans une interview accordée en octobre 2013 à l’occasion de la sortie de l’album Une histoire d’hommes.

Ni vraiment dur, ni tabou, le passage à l’adolescence est tout de même un sujet délicat que l’auteur a décidé d’aborder avec son personnage fétiche, Titeuf, dans son dernier album sorti le 27 août, Bienvenue en adolescence!.

Titeuf ado ?

« Titeuf était à la porte de l’adolescence depuis 23 ans, c’est normal qu’il souhaite passer de l’autre côté« , déclare Zep. « L’adolescence est fascinante et effrayante, vue de son âge. On s’y comporte de manière incompréhensible, nos corps subissent d’étranges mutations, la voix, la taille, les poils, les boutons… La littérature pour enfants regorge de métaphores de l’adolescence. Pour Titeuf, l’exemple le plus parlant est celui de Hulk : ça n’a rien de rassurant, vous voyez..« 

Dès la couverture, le ton est donné, on y découvre un Titeuf avec du poil au menton et des petits boutons sur le nez. Rien de bien méchant, reste à savoir si ça attire les filles...

A priori oui, nous dit Zep : « Pour une fois, il intéresse les filles… mais c’est seulement parce qu’il est un sujet de jalousie! (…) Evidemment, il le gère assez mal. Il essaie depuis 13 albums d’attirer l’attention de Nadia et là, deux filles se le disputent !« 

Pour ce nouvel album, pas de récits courts mais une histoire longue, « 46 pages pour lui laisser le temps de grandir« . 46 pages aussi pour nous faire rire et parfois nous émouvoir.

Le phénomène Titeuf en chiffres

L’aventure Titeuf a commencé il y a plus de 20 ans, en 1992 pour être tout à fait précis. La série compte aujourd’hui quatorze albums, vendus à plus de 20 millions d’exemplaires et dans 25 langues différentes. Elle a été en série animée pour la télévision en 2001 et en long métrage 3D en 2011. Bienvenue en adolescence a été tiré à 500 000 exemplaires.

Une exposition à Paris

A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, 40 auteurs ont réalisé des portraits de Titeuf adolescent. Parmi eux, Milo Manara, Luz, Bastien Vivès, Trondheim, Tebo, Yoann… Les originaux de ces portraits seront exposés du 2 au 22 septembre à la galerie Glénat, 22 rue de Picardie à Paris. Plus d’infos ici.

Des séances de dédicaces

Zep sera à la librairie Bulles au Mans pour une séance de dédicaces le lundi 31 août, à la librairie BHV Marais à Paris le 2 septembre, à la librairie L’Oreille cassée le 4 septembre, à la librairie La BD à Lyon le 9 septembre.

Eric Guillaud

12 Oct

Miyazaki, parce qu’il n’y a pas que la magie de Disney dans la vie…

© Art Ludique. le Musée Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015, Art Ludique-Le Musée

© Art Ludique. le Musée Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015, Art Ludique le musée

Les studios Ghibli ont ouverts leurs archives et ce sont pas moins de 1 300 dessins originaux réalisés à la main par Miyazaki et de ses collaborateurs qui sont exposés. Vous pourrez comprendre les secrets du « Layout » la base de la nouvelle animation japonaise. 

« Le layout, c’est la composante clé dans la production d’un film d’animation » selon Isao Takahata, le réalisateur du Tombeau des Lucioles et co-directeur des studios avec Miyazaki. Des dessins qui définissent à la fois l’ambiance d’une scène mais aussi préfigurent l’angle et le mouvement de l’animation… Bref, ces layouts, ce sont tout l’ADN de Ghibli. A l’heure de la 3D, prenez le temps d’entrer dans ces dessins. Même en étant dingue de technologie, on peut trouver cela magnifique pour le foisonnement des détails, pour la beauté d’une perspective, pour la justesse d’expression d’un visage. Cela fait 15 ans à peine que leur génie créatif s’est imposé en France. L’animation japonaise revient de loin quand dans les années 70-80, tout était sur un seul plan et le seul mouvement dans l’image était la bouche.

Mon voisin Totoro, Le château dans le ciel, Princesse Mononoké, Ponyo ou encore Le voyage de Chihiro, son plus grand succès publicTout ces chefs-d’œuvre sortent des studio Ghibli. Et sont sortis de l’imagination d’Hayao Miyazaki.

Plaisir final : une oeuvre originale ou presque de sa main, vous pourrez repartir avec un crayonné dans lequel vous même apparaîtrez assis dans le décor du Voyage de Chihiro

© Art Ludique. le Musée Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015, Art Ludique-Le Musée

© Art Ludique. le Musée Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015, Art Ludique-Le Musée

Du 4 octobre au 1er mars 2015, à Art Ludique – Le Musée à Paris dans le 13ème.

Didier Morel

Regardez ce reportage réalisé avec Abdel Joudi

14 Avr

2014 : Gotlib a 80 ans !

Les mondes Gotlib - Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

Les mondes Gotlib – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

Et pour fêter cet anniversaire, qui aura lieu précisément le 14 juillet, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, rue du Temple à Paris, lui ouvre ses portes. L’exposition, intitulée Les Mondes de Gotlib, vient de démarrer depuis quelques semaines. Elle prendra fin le 27 juillet. L’occasion pour les lecteurs de 77 ans  – et plus ! – de redécouvrir une des figures incontournables de la bande dessinée française. L’opportunité pour les plus jeunes de faire connaissance avec un amoureux des lettres, des mots et de la culture.

L’affiche de l’exposition confronte d’emblée le visiteur à l’un des thèmes essentiels de Gotlib : le comique du pastiche et de la parodie. Un comique aux références culturelles donc. Ici, un autoportrait qui s’inspire du personnage d’Orange Mécanique de Stanley Kubrick. Une référence qui inscrit le dessinateur dans un univers de la violence au service d’une réflexion sur l’Homme. Les « saynètes » ou « historiettes » – comme Gotlib se plaisait à appeler ses créations – mettent en effet en image les contradictions inhérentes à la nature humaine.

Car ce qu’entend montrer la première partie de cette exposition, c’est que la question du rire chez Gotlib est intimement liée au paradis perdu de l’enfance et au traumatisme de la Shoah. Marcel Gottlieb (L’orthographe de son vrai nom) est né au sein d’une famille juive hongroise, immigrée à Paris dans les années 1920. Son enfance heureuse, dans le quartier de Montmartre, est bouleversée par l’obligation de porter l’étoile jaune, un épisode qu’il raconte dans son autobiographie J’existe, je me suis rencontré :

J'existe je me suis rencontré - Gotlib - Dargaud

J’existe je me suis rencontré – Gotlib Dargaud

« J’avais huit ans, et je ne savais pas que j’étais juif moi-même. A l’école, les copains ne parlaient que de ces pourris de youpins, répétant probablement ce qu’ils entendaient de leurs parents. Comme je ne savais pas trop qui étaient ces salauds, j’avais tendance à opiner du bonnet, pour ne pas avoir l’air con. Un beau jour, quand ma mère m’a cousu l’étoile jaune, l’étoile de shérif comme disait Gainsbourg, j’ai réalisé que je faisais partie des salauds de pourris de youpins en question. Pour employer un euphémisme … ça m’a fait un choc. »

La disparition de son père, Ervin, arrêté en septembre 1942 par la police française, conduit à Drancy puis déporté, constitue le second « choc »  pour le jeune Marcel. La famille ne reverra plus celui qui en 1939 s’était engagé volontairement dans l’armée française. Commence alors une course pour la survie : Marcel et sa jeune sœur Liliane échappent à une rafle en 1943 ; ils sont ensuite cachés, grâce à des religieux catholiques, chez des fermiers en Eure et Loire.

Chanson aigre douce - Gotlib - Dargaud

Chanson aigre douce – Gotlib – Dargaud

Ces traumatismes imposés par l’Histoire ne vont directement apparaître que dans deux des créations graphiques de Gotlib. La première, publiée en 1969 dans Pilote, s’intitule Chanson aigre-douce et met en scène un petit garçon de 8 ans qui est hébergé par une famille de paysans dans les années 1940. Un jour d’orage, troublé par une comptine dont il ne comprend pas vraiment la signification (« Leblésemouti, Labiscouti, Ouleblésmou, Labiscou »), l’enfant se réfugie dans l’étable de la ferme en compagnie d’une chèvre qu’il a adoptée et qu’il caresse tendrement. Ce n’est qu’une fois adulte qu’il fera le rapprochement entre cet « habit » qui se « coud » et le port de l’étoile jaune sous le régime de Vichy.©

La Coulpe de Gotlib

La Coulpe de Gotlib

Quatre ans plus tard, dans L’Echo des Savanes, Gotlib publie une bande dessinée en 15 planches, intitulée La Coulpe, pour évoquer les affres de la création artistiques et les doutes personnels qui l’assaillent. Les quatre vignettes de la planche d’ouverture présentent un petit garçon, vu de dos, qui fait une farce à un camarade de son âge. Il l’asperge d’eau, un peu à la manière des clowns. Mais la dernière vignette constitue une chute narrative brutale : ce n’est pas une fausse fleur qu’il a cousue sur sa veste, mais l’étoile jaune ; et d’un air triomphant, l’enfant proclame :

« Je viens de saisir le sens de l’expression humour grinçant. De beaux jours se préparent ! »

 Si Gotlib s’est toujours montré très pudique quant à son histoire familiale, on peut quand même considérer que tout son art se nourrit de ces épreuves personnelles. Ainsi, en 1968, dans deux planches intitulées Manuscrit pour les générations futures, le dessinateur a raconté la destruction des Halles de Paris en prenant comme protagonistes des rongeurs. Le déménagement du marché central vers Rungis est vécu par le « peuple des rats » comme un « grand cataclysme » (shoah en hébreu) car il donne lieu à une opération de dératisation de grande ampleur, à l’aide d’un gaz nommé « le fléau ». Une métaphore évidente de la destruction du ghetto de Varsovie, et au-delà de la politique nazie d’extermination des juifs.

Superdupont gravissant la Tour Eiffel - Gotlib (C) Fluide Glacial

Superdupont gravissant la Tour Eiffel – Gotlib(C) Fluide Glacial

Plus généralement, le comique qu’il pratique, et notamment l’usage massif de l’autodérision, conduit à le classer parmi les représentants de « l’humour juif ». Le personnage de Superdupont qu’il invente est à voir comme « un concentré pathétique et ridicule de la médiocrité d’une France vichyste, xénophobe, arc-boutée sur ses mythes identitaires » (Paul Salmona, préface du catalogue de l’exposition). Son goût pour l’anticonformisme, sa condamnation de toute forme de censure, s’inscrivent dans son rejet des morales étriquées ou excessives. Sa manière de s’affranchir des conventions de la case de bande dessinée, en donnant une place essentielle au texte, et surtout à la graphie des mots, serait également à relier à la fonction des lettres dans la tradition juive : « un monde dont le sens est caché » (Anne-Hélène Hoog, dans le catalogue de l’exposition.

Gotlib a interrompu sa carrière de dessinateur au milieu des années 1980. Cette exposition est la première rétrospective à réunir une sélection de 150 planches originales, complétées par des archives photographiques personnelles, ainsi que par des documents écrits et audiovisuels. Vous pourrez apprécier à sa juste mesure l’extrême précision de son coup de crayon.

Hors-série Fluide Glacial Pilote - Spécial Gotlib

Hors-série Fluide Glacial Pilote – Spécial Gotlib

Pas de panique si vous avez des enfants : les planches les plus osées n’ont pas été retenues. Mais il s’agit plus d’un parti pris que d’une censure, en commun accord avec le dessinateur lui-même.

Loretta Giacchetto

A parcourir pour en savoir plus sur Gotlib par Gotlib et le hors-série collector qui rassemble des planches parues dans Fluide glacial et dans Pilote

Ainsi que l’expo en photo vu par Dargaud et les premières pages du catalogue de l’exposition.

26 Mar

Chabouté s’expose : nous sommes chavirés !

Moby Dick par Chabouté - Vents d'Ouest

Moby Dick par Chabouté – Vents d’Ouest

Le 3 avril prochain, Christophe Chabouté inaugure une nouvelle Galerie. C’est la première occasion d’admirer les planches originales de son dernier ouvrage Moby Dick. La galerie, connue depuis plus de 25 ans sous le nom de Petits Papiers, prendra l’appellation de ses deux directeurs : Alain Huberty et Marc Breyne. A Paris comme à Bruxelles, elle fait peau neuve et devient Huberty- Breyne Gallery. Le dossier de presse affirme qu’elle est là « pour défendre la Bande Dessinée et ouvrir le 9ème art à l’ensemble des domaines de création »

Coup de cœur d’Eric Guillaud, paru en début d’année aux Editions Vents d’ouest, Moby Dick de Christophe Chabouté, est une adaptation magistrale du classique de la littérature américaine d’Herman Melville. A travers cet album, l’auteur met sa vision personnelle et sa maîtrise du noir et blanc au service du récit et de l’aventure. Une approche et un traitement graphique qui a lui a déjà valu quelques succès. Le dessinateur de 46 ans résidant à l’île d’Oléron a été nommé et récompensé à plusieurs reprises au festival de BD d’Angoulême, notamment pour Quelques jours d’été, et Un Îlot de Bonheur. Dernièrement, il a publié chez Vents d’Ouest Les Princesses aussi vont au petit coin et Un peu de bois et d’acier.

Huberty-Breyne Gallery

Huberty-Breyne Gallery

Pour Moby Dick, Chabouté reste fidèle au récit original et à l’esprit d’Herman Melville, reflétant la frontière étroite entre l’acharnement et la folie, baignant dans le sang, l’huile et la sueur d’un navire baleinier de la fin du XIXe siècle. La galerie Huberty-Breyne présente l’intégralité des planches originales de l’album ainsi qu’une sélection d’illustrations inédites signées par ce virtuose du noir et blanc.

Didier Morel

Huberty-Breyne Gallery 91, rue Saint-honoré 75001 Paris Tél : 01.40.28.04.71 ouvert du mercredi au samedi de 11 à 19h jusqu’au 3 mai 2014