17 Mai

Le coin des mangas : Baby-Sitters, 12 ans, Ranma 1/2, Hikari-Man et Hana Nochi Hare

On commence par Baby-Sitters dont le 15e tome vient tout juste de paraître aux éditions Glénat. On y retrouve bien évidemment les personnages habituels, à commencer par Ryuichi Kashima et Kotaro Kashima, les deux frangins devenus orphelins suite à la disparition de leurs parents dans un accident d’avion et recueillis par la directrice de l’Académie Morinomiya qui a elle-même perdu son fils et sa belle fille dans l’accident. Ryuichi, qui est le plus grand des deux, doit non seulement s’occuper de son petit frère mais aussi des enfants de la crèche de l’Académie, parmi lesquels Takuma et Kazuma Mamizuka. Et ce n’est pas tous les jours facile… (Baby Sitters 15, de Hari Tokeino. Glénat. 6,90€)

Changement radical de style avec le premier volume de Hikari-Man sorti il y a quelques semaines maintenant. Ce manga de Hideo Yamamoto à qui l’on doit précédemment Ichi the killer, adapté au cinéma en 2001 et Homunculus, met ici en scène un jeune nerd (passionné d’informatique asocial) prénommé Hikari. En apparence semblable à ses camarades de classe même s’il passe tout son temps à bricoler des ordinateurs, Hikari découvre un beau jour qu’il est sensible à l’électricité statique au point de faire quelques séjours à l’infirmerie du lycée. Rien de très inquiétant, juste de petites pertes de connaissance, jusqu’au jour où le corps du jeune garçon est traversé par un arc électrique violent. A son réveil, Hikari se rend compte que sa conscience peut circuler à travers l’électricité… (Hikari-Man 1, de Hideo Yamamoto. Delcourt / Tonkam. 7,99€)

Vous avez aimé Hana Yori Dango et son univers ? Ne bougez pas, Yoko Kamio vous en offre la suite avec ce premier volume de Hana Nochi Hare. Retour donc au lycée d’élite Eitoku, un lycée réservé aux plus riches dans lequel un groupe d’élèves, les Correct 5, s’évertue à débusquer et faire expulser les lycéens pauvres simplement pour préserver la réputation de l’établissement. La jeune Oto Edogawa pourrait être la nouvelle victime. Elle fait tout pour cacher les origines modestes de sa famille,  jusqu’au jour où Haruto Kaguragi, leader des Correct 5, découvre que la jeune fille travaille dans une supérette… (Hana Nochi Hare 1, de Yoko Kamio. Glénat. 6,90€)

On reste chez Glénat avec le douzième volet de ce qui devait être au départ une histoire courte,12 Ans de Nao Maita. Au menu, comme toujours, des histoires qui tentent d’apporter des réponses aux questions que peuvent se poser les lectrices à cet âge-là. On y parle bien évidemment de l’amour et plus largement de la vie… (12 Ans, de Nao Maita. Glénat. 6,90€)

On termine avec Ranma 1/2 troisième volet, un manga de Rumiko Takahashi publié chez Glénat. Akané n’a aucune blessure apparente, tout juste a-t-elle ressenti de l’air frais derrière les oreilles et une sensation de légèreté. Rien d’autre. Pourtant, la jeune fille est totalement amnésique depuis son duel avec Shampoo. Elle ne se souvient même pas de Ranma avec qui elle vit depuis pas mal de temps maintenant. La seule solution pour Ranma ? Se procurer un shampooing spécial, le numéro 119, qui ne se vend qu’en Chine. Histoires d’amour, personnages qui se transforment en animaux et surtout arts martiaux, Ranma 1/2 a tout pour plaire aux jeunes ados de sexe masculin. (Ranma 1/2 tome 3, de Rumiko Takahashi. Glénat. 10,75€)

Eric Guillaud

01 Mar

Le coin des mangas : Love under arrest, Sous le ciel de Tokyo, Timeless Romance et La Porte

love-under-arrest-1-delcourtOn commence par un véritable phénomène au Japon, une série vendue à plus de 2 millions d’exemplaires, couronnée du prix du meilleur shôjo manga 2017 au Prix annuel du meilleur manga, il s’agit de Love under arrest de Maki Miyoshi, une histoire d’amour née dans le mensonge entre une adolescente de 16 ans, Kako, qui se fait passer dans une soirée pour une étudiante de 22 ans, et un jeune garçon, Kôta, qui se révèlera être un policier. Le premier volet vient de sortir aux éditions Delcourt. Coup de foudre assuré. (Love under arrest, de Maki Miyoshi. Delcourt Tonkam. Sous-le-ciel-de-Tokyo-026,99€)

Le deuxième volet de Sous le ciel de Tokyo de Seiho Takizawa est sorti. Ce seinen manga qui s’adresse donc aux jeunes adultes de sexe masculin raconte le quotidien d’un couple pendant la seconde guerre mondiale. En 1943, le capitaine Shirakawa, pilote de chasse, rentre enfin au pays après avoir combattu un peu partout dans le monde, notamment dans le ciel birman. Il est désormais affecté à la division des essais aériens de l’armée impériale à proximité de sa maison et de sa femme. Bien que soulagé de s’éloigner des zones de combat à un moment où le Japon perd La-porte-daisuke-inoueen capacités face aux Américains, Shirakawa craint, après tant d’années, de se retrouver comme un étranger chez lui… (Sous le ciel de Tokyo tome 2, Delcourt Tonkam, 7,99€)

D’un côté l’écrivain japonais Sôseki, auteur de romans et nouvelles. De l’autre, le mangaka Inoue Daisuke, ancien assistant d’Osamu Tezuka (Bouddha, Dororo, Blackjack…). Au centre, l’adaptation en manga du roman La Porte paru en 1910 et racontant la vie d’un couple, Sôsuke et O-Yone, partageant un lourd secret qui culpabilise Sôsuke au point de l’empêcher de prendre toutes décisions. Dans un format plus proche du roman graphique que du manga, La Porte nous entraîne 19042dccb64d67304563b82dd4c07d8bdans le Japon du début du XXe siècle. Et rien que pour ça, ça vaut le détour. (La Porte, de Inoue Daisuke. Éditions Philippe Picquier. 15,50€)

On reste dans le Japon du début du XXe siècle avec Timeless Romance, une série de Saki Aikawa en trois volumes qui met en scène la jeune lycéenne Akari Shimotsuki. Celle-ci s’évanouit le jour où elle tente de déclarer sa flamme à Mamiya et se réveille dans le corps de Sayoko Shinonome, une princesse d’un autre monde. Il s’agit bien sûr d’un shojo manga, de la romance à la sauce fantastique. (Timeless Romance tome 2, de Saki Aikawa. Soleil manga, 6,99€)

Eric Guillaud

19 Fév

Le coin des mangas. L’Académie musicale Alice, Fruits basket, Passionate Lullaby et bloody Secret

fruitBaskectPerfectT1Quand c’est fini, ça recommence ! Fruits Basket, la série à très grand succès de Natsuki Takaya initialement publiée en 23 volumes chez Delcourt de 2003 à 2007, est de retour dans une version collector de 12 doubles volumes. Quoi de neuf me direz-vous ? Bien évidement, l’histoire est strictement identique, celle de la jeune Tohru Honda, une orpheline de 16 ans qui vit secrètement dans une tente pour rester libre et se retrouve un beau jour face à la famille Soma, famille maudite dont les membres se transforment dans certaines circonstances en l’un des animaux du zodiaque chinois. Ça fait désordre ! Pour le reste, l’impression a été retravaillée à partir des originaux et chaque volume offre des illustrations et bonus inédits. Les deux premiers volumes de cette « perfect édition » sont sortis simultanément accompagnant ainsi fruitBasketAnotherT1le premier volume de Fruits Basket Another, à la fois spin-off et début de la fin de la série culte avec les personnages de la série initiale et leur descendance. Un des grands mangas shojo publiés en France. (Fruits Basket tomes 1 et 2 et Fruits Basket Another tome 1, de Natsuki Takaya. Delcourt Tonkam,12,50 et 7,99€ le volume)

On reste dans le shojo manga avec la sortie là-aussi simultanée des deux premiers volumes de Passionate Lullaby, la nouvelle série de Kana Nanajima après Ne me repousse pas et Dangerous Love. Kogure Maki, la jeune pasionnate-lullaby-1-soleilhéroïne de ce manga a 16 ans et fréquente la première année du lycée. Sa passion ? Les shojo justement et leur héros masculins « plus beaux et gentils » à l’en croire que les garçons en chair et en os. Jusqu’au jour où elle rencontre un vrai garçon, Hiiro, et en tombe amoureuse… comme dans les meilleurs mangas. Mais Kogure va apprendre que l’amour en vrai est parfois plus douloureux que dans ses lectures… (Passionate Lullaby tomes 1 et 2, de Nanajima. Soleil Manga. 9782344025918-G6,99€ le volume)

Vous avez aimé L’Académie Alice avec ses élèves dotés de pouvoirs spéciaux ? Alors vous aimerez L’Académie Musicale Alice. Prévue en trois tomes, alors que L’Académie Alice publiée entre 2007 et 2014 en compte 31, L’Académie Musicale Alice reprend l’univers de la série initiale en le plongeant dans celui de toutes ces comédies musicales qu’adore l’auteure Tachibana Higuchi. L’héroïne Hikari Andô, dépourvue de pouvoirs spéciaux parvient à intégrer cette fameuse école nationale de musique. Elle espère retrouver ainsi son frère Tsubasa enlevé à sa famille et incorporé d’office dans l’Académie. (L’Académie Musicale Alice tome 1, de Tachibana Higuchi. Glénat. 6,90€)

bloodySecretT1Vous avez vu ces petites dents pointues qui dépassent ? Yura serait-il un vampire ? C’est en tout ce que croit fermement Anko, une camarade de classe, qui a par ailleurs remarqué que le jeune garçon fuit en permanence le soleil et vit comme au ralenti. Et ce teint blafard ? Aucun doute pour Anko, c’est un vampire. Et elle a raison. À 10% raison. Car oui Yura a bien 10% de sang vampirique dans les veines. Et quand celui-ci apprend que le groupe sanguin d’Anko est d’une très grande rareté, son intérêt pour elle augmente subitement. Entre Anko et Yura, l’amour n’est plus très loin… Une première série en deux volumes signée Mutsumi Yoshida. (Bloody Secret tomes 1 et 2, de Mutsumi Yoshida. Soleil Manga. 6,99€ le volume)

Eric Guillaud

26 Nov

Le coin des mangas. Sous le ciel de Tokyo, 12 ans, Masked Noise et Dream Team

9782344025246-GVoilà déjà le dixième volet de ce qui devait être au départ qu’une histoire courte. L’auteure, Nao Maita, n’en revient pas elle-même remerciant en dernière page ses lecteurs et surtout ses lectrices auquelles s’adresse ce manga des éditions Glénat. Une bouille toute ronde, des yeux écarquillés, des couettes, Hanabi Ayase, 12 ans, a su conquérir le coeur des filles avec des histoires qui tentent d’apporter des réponses aux questions qu’on peut se poser à cet âge-là autour des relations amoureuses et plus largement de la vie. Dans cet épisode, le mariage de sa prof fait réfléchir Hanabi sur son propre avenirMasked-Noise d’autant qu’elle n’a pour l’instant pas de buts précis contrairement à ses camarades… (12 Ans tome 10, shōjo, Glénat, 6,90€)

Bienvenue dans le monde – parfois impitoyable – de la musique avec ce manga de Ryoko Fukuyama, auteure dont on avait déjà pu apprécier le style graphique racé dans les séries Monochome Animals, 12 volumes parus chez Glénat, et Nosatsu Junkie, 12 volumes également chez Panini Comics. Masked Noise parle beaucoup de musique, de concerts, de mélodies mais offre aussi une intrigue amoureuse autour de trois personnages, les garçons Momo et Yusu, et la jeune adolescente qui rêve de devenir chanteuse, Nino. Dans ce huitième épisode, Yusu et Nino ont rendez-vous avec un duo à la réputation grimpante pour leur écrire dream-team-manga-volume-45-simple-293433une chanson… (Masked Noise tome 8, shōjo, Glénat, 6,90€)

Changement de style graphique, changement d’univers et changement de cible pour ce manga signé Takeshi Hinata dont voici le double volume 45/46 sur 48 prévus. On entre ici dans le monde du basket ball avec des personnages attachants qui se donnent à fond dans leur sport. Après deux matchs d’absence, on retrouve Momoharu sur le terrain. Galvanisée par l’entrainement de choc qu’elle a suivi auprès de Jonan, l’équipe semble fin prête à affronter Myoin…(Dream Team tome 45 et 46, shōnen, Glénat, 10,75€)

On termine avec le premier volet de Sous le ciel de Tokyo de Seiho Takizawa. Ce manga s’adresse aux jeunes adultes. Il raconte le quotidien d’un couple sousLeCielDeTokyoT1pendant la seconde guerre mondiale. En 1943, le capitaine Shirakawa, pilote de chasse, rentre enfin au pays après avoir combattu un peu partout dans le monde, notamment dans le ciel birman. Il est désormais affecté à la division des essais aériens de l’armée impériales à proximité de sa maison et de sa femme. Bien que soulagé de s’éloigner des zones de combat à un moment où le Japon perd en capacités face aux Américains, Shirakawa a peur, après tant d’années, de se retrouver comme un étranger chez lui… Un trait délicat, une histoire qui devrait passionner les amateurs de récits de guerre, on attend le deuxième épisode avec impatience. (Sous le ciel de Tokyo tome 1, seinen, Delcourt Tonkam, 7,99€)

Eric Guillaud

27 Oct

Un pigeon à Paris, Les Enfants de l’araignée et L’île errante : trois mangas à savourer pendant les vacances

pigeon-paris-glenat-1Un pigeon à Paris ? Il y en a des milliers, des dizaines de milliers même, des gros, des maigres, des beaux, des moches, mais un pigeon comme celui-ci vous n’en verrez pas beaucoup, il est tout blanc, tout rond et parle japonais. C’est le personnage imaginé par Lina Foujita pour raconter son séjour en France dans ce manga tout juste sorti chez Glénat. Partie sur un coup de tête ou presque de son Japon natal, Lina Foujita débarque à Paris avec une énorme valise sur le dos et son tout jeune métier de mangaka dans les doigts. Lorsqu’elle découvre les nombreuses subtilités de la société française et les petites complications quotidiennes de la vie parisienne, elle entreprend de raconter ça en dessin à ses compatriotes dans un manga hyper coloré, drôle et,9791032701850_1_75 j’imagine, très instructif pour ceux qui sont restés du côté du soleil levant. Pour nous aussi d’ailleurs ! Un peu ovniesque mais franchement original, un manga documentaire en quelques sortes qui met en scène le choc des cultures ! (Un pigeon à Paris, Lina Foujita, Glénat. 10,75€)

Livraison express en moins de 24 heures ! C’était comme ça du temps de son grand père, ça continuera comme ça après sa mort. Mikura a décidé de prendre la relève et d’effectuer en un temps record les livraisons entre les différentes îles éloignées de la préfecture de Tokyo. Avec le vieux coucou du grand père. Mais en triant les affaires du défunt, Mikura découvre des carnets de notes et une lettre adressée à Ms Amelia, île Electriciteit. Le problème est que cette île lui est parfaitement inconnue. C’est l’Île Errante lui explique un vieux marin. Certains disent qu’elle grouille de grands singes, d’autres que ceux qu’y s’en sont approchés ne sont jamais revenus, une île en tout cas qui ne figure sur aucune enfantsaraigneecarte. Mikura est pourtant bien décidée à la retrouver et livrer son courrier.  Entre réalité et fantastique, une aventure captivante dont on soulignera la mise en page et le graphisme raffinés. (L’île errante, de Kenji Tsuruta, Ki-oon, 15€)

Pour les plus grands cette fois, ados et adultes, Les Enfants de l’araignée est un récit d’anticipation qui a fait l’effet d’une bombe au moment de sa publication au Japon, un choc graphique et narratif sans précédent que l’on doit à Mario Tamura. 2187, 50 ans après la guerre nucléaire qui a dévasté l’Extrême-Orient, trois ados, Sorao, Kenji et Mita, de s’enfuir du centre de redressement dans lequel ils sont enfermés, dans l’une des rares villes encore debout, Gothic Town, administrée par une junte militaire. Dans leur fuite, les trois ados tombent sur une ville souterraine peuplée de rebelles… Cet univers post-apocalyptique, noir, violent, sans valeurs, permet à Mario Tamura de nous parler d’écologie, d’escalade nucléaire, de relation humaine, des peurs et des rêves de chacun, le tout avec une petite touche d’érotisme. (Les enfants de l’araignée, de Mario Tamura, Casterman, 27€)

Eric Guillaud

14 Juil

Pages d’été : Our Summer holiday et Gantz : deux mangas pour la route…

98b64545ae508dfc32d4577b0be0f375C’est l’été, les doigts de pied en éventail, le cerveau en mode détente et enfin du temps pour lire et éventuellement rattraper le retard. Sur la table de chevet, quelques livres en attente. C’est le moment…

L’avantage avec les mangas, me disent mes filles, c’est qu’on peut en emmener autant qu’on veut en voyage, c’est léger et ça ne prend pas plus de place qu’un livre de poche. Bon, le tout c’est de ne pas prendre toute la bibliothèque. En voici déjà deux qui pourraient satisfaire les boulimiques de lecture pendant au moins deux heures de trajet. Et c’est déjà pas mal…

Tout d’abord, Our Summer Holiday, un one shot dont la couverture à elle-seule nous promet de passer un bon moment. A gauche, Natsuru, un jeune garçon de onze ans passionné de football au point d’être considéré comme un jeune espoir dans son école. « Quand je serai grand… », dit-il, « je jouerai au Real Madrid ». À droite, Rio, une fille de sa classe mise à l’écart par les autres à cause de sa très grande taille et peut-être aussi à cause de son caractère un peu plus mature. Rio doit en effet assumer au quotidien la responsabilité de son petit frère pendant que le père est parti pour ses 27d8df0355b0e34b8f1b835cfad50f72campagnes de pêche.L’un et l’autre n’ont pas grand chose en commun, pourtant une histoire d’amour, une belle histoire d’amour, naîtra entre les deux… Un shônen de Kaori Ozaki particulièrement fort en émotion ! (Delcourt – Tonkam, 7,99€)

On laisse la romance de côté pour la science-fiction avec le retour d’une série absolument mythique, Gantz, initialement publiée en 36 volumes entre 2002 et 2013 chez Delcourt – Tonkam. Cette nouvelle édition en double volume avec une mise en page retravaillée nous permet de revivre le parcours initiatique de Kurono pour sauver la terre d’une terrible invasion. Cette série a connu un tel succès qu’elle a été adaptée en série animée et en film. Une série ultra-violente que certains jugent dérangeante, voire malsaine, mais incontestablement magnifique dans sa mise en scène. (Delcourt – Tonkam, 15€)

Eric Guillaud

13 Juil

Chroniques d’été : Lapins crétins, Chi ou Kilari, des héros au format poche

chi-album-illustre-1-glenat-pocheC’est l’été, les doigts de pied en éventail, le cerveau au repos et enfin du temps pour lire et rattraper le retard. Sur la table de chevet, quelques livres en attente. C’est le moment…

Vous les connaissez forcément ! Les Lapins crétins (2,2 millions de jeux vendus), Chi (600 000 exemplaires de la série vendus), Kilari (350 000 ex. vendus) ou encore Les As de La Jungle, tous ces héros débarquent chez Glénat dans une toute nouvelle collection destinée aux 6-11 ans, Glénat Poche, des romans au format poche donc mais largement illustrés.

Dans la première livraison de la maison d’édition, on compte une quinzaine de livres, des stars du manga ou du jeux vidéo mais aussi une création originale, Psicopattes, réalisée par Hélène Bruller (Guide du zizi sexuel) et le Caennais Tebo, l’exxcceellllent dessinateur de Captain Biceps. Bref, des bouquins malins qui se glissent sans difficulté dans un petit coin de la valise ou du sac à dos et qui viendront à point nommé occuper les bambins les jours de pluie.

Eric Guillaud

Glénat Poche, 4€99 le bouquin

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01 Jan

Pan’Pan Panda pour un début d’année en douceur !

nobinobi_couverture-PanPanPanda1Voilà une série qui pourrait bien marcher dans les pas de Chi une vie de chat

Pas de félin ici mais un panda, l’autre animal fétiche des enfants, un panda tellement doux, mignon et rond qu’on a immédiatement envie de se blottir dans ses bras. Panettone est son nom mais tout le monde l’appelle Pan’Pan. Il travaille comme gardien dans une résidence et vit avec Prâline, une gamine qui lui prépare de bons petits plats. On découvre leur vie au quotidien, une vie toute simple faite de bons moments, de rencontres, d’amitié, d’entraide…

Pan’Pan Panda une vie en douceur a été publié par une très jeune maison d’édition de livres jeunesse, nobi nobi! qui s’est donnée pour mission de faire découvrir la culture nipponne aux enfants. Pan’Pan Panda une vie en douceur est son premier manga, un livre aussi craquant que son héros panda. L’histoire au graphisme délicat, aux couleurs tendres, aux personnages attachants, est judicieusement complétée par un lexique, quelques jeux et une galerie réunissant personnages et croquis préparatoires. Irrésistible !

Eric Guillaud

Pan’Pan Panda une vie en douceur, de Sato Horokura. Editions nobi nobi!. 9,45 euros

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02 Oct

Konami Kanata, auteure de la série « Chi, une vie de chat », annoncée au festival du livre jeunesse de Montreuil

Capture.JPGchiC’est un petit événement ! Les éditions Glénat ont annoncé aujourd’hui la venue en France fin novembre de Konami Kanata, l’auteure japonaise de la série à succès « Chi, une vie de chat ».

Elle devrait être présente dans le cadre du salon du livre jeunesse de Montreuil qui se déroule du 27 novembre au 2 décembre 2013 et présentera le dixième volet des aventures de son chaton tigré Chi.

En attendant, retrouvez la chronique du tome 9 ici

Eric Guillaud

 

07 Avr

Last Man de Balak, Michaël Sanlaville & Bastien Vivès – KSTR

Lastman de Balak, Vivès & Sanlaville - KSTR

Dans l’atelier Manjari de Paris 11e, un vent nouveau souffle sur le manfra. Le manga à la française, comme nous avons pris l’habitude d’appeler cette BD hybride depuis 2005, renaît avec l’expérience Lastman. Cette série pourrait bien réussir là où les autres tentatives avaient échouées. Derrière la tablette graphique (exit la gomme et le crayon), pas un auteur, mais un trio : Balak, Michaël Sanlaville & Bastien Vivès.

Des trois, Bastien Vivès est le plus connu du grand public depuis ses multiples succès en solitaire ou en groupe, du Goût du Chlore à Polina, et jusqu’au récent La grande Odalisque. Comme pour ce dernier album multiprimé, l’artiste, en perpétuelle évolution, tente l’expérience du travail à 6 mains, mais cette fois-ci en atelier selon la méthode japonaise.

Lastman de Balak, Vivès & Sanlaville - KSTR

Depuis le 11e ardt de Paris, la triplette détourne avec humour leur aventure façon télé-réalité, à suivre en ligne. Des coulisses qui révèlent comment produire les centaines de planches nécessaires en un temps record pour suivre le rythme imposé par les mangakas des titres phares comme Naruto ou One Piece plébiscités par les amateurs.

Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville - KSTR © Mathieu Zazzo

Balak (Lord of Burger) s’occupe du story-board et du découpage des planches, alors que Michaël Sanlaville (Le Fléau vertRocher rouge et Hollywood Jan) se partage le dessin avec Bastien Vivès, qui dirige aussi l’écriture. Objectif : exécuter un chapitre, soit vingt planches par semaine qui ont été prépubliées sur le site Delitoon. Et c’est la seconde clé du succès potentiel. Après déjà plus de 120 000 vues sur le net, le tome en version papier se vend maintenant très bien en librairie : l’ impression initiale de 30 000 exemplaires est déjà augmentée de 10 000 albums.

Lastman de Balak, Vivès & Sanlaville - KSTR

L’histoire est simple : celle d’un gamin de 12 ans qui rêve de participer au tournoi annuel de combat organisé dans une ville indéterminée, à une époque qui ressemble à celle du Moyen-Age. Sans partenaire, il se retrouve à faire équipe avec un homme solitaire de passage, une brute plus attirée par les femmes et l’argent que par la défense d’un garçonnet dont tous se moquent. Le regard de cet étranger changera avec la découverte du personnage féminin central, la jolie mère de l’enfant.

Lastman de Balak, Vivès & Sanlaville - KSTR

Un simplisme assumé, comme la rapidité des dessins produits – le copié-collé de certaines cases pourrait agacer les plus exigeants – pour une aventure au long cours sur 12 à 58 tomes comme les shônen, les mangas destinés aux ados (comme Dragon Ball ou Yu-Gi-Oh!).

Les auteurs promettent d’apporter de la profondeur dans les prochains albums, avec le développement de la relation mère fils, de la notion d’apprentissage … Ce premier tome se lit avec un plaisir accrocheur; le lien avec les personnages est immédiat, l’humour présent jusque dans les scènes de combat, comme l’apparition des mentons des frères Bogdanov, armes redoutables.  Cette nouvelle série pourrait bien se révéler créatrice de nouvelles oeuvres originales, mi-européennes, mi-asiatiques : le 9e art n’a plus de frontières !

Lastman de Balak, Vivès & Sanlaville - KSTR

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La BO à se mettre entre les oreilles pour prolonger le plaisir de cette BD :

My Name is StainShaka Ponk

Pour découvrir les premières planches de l’album : KSTER

Site officiel de :    Bastien Vivès Balak Michaël Sanlaville

Le point de vue de la presse spécialisée :

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