17 Mai

Européennes : l’ex gilet jaune Benjamin Cauchy dénonce une collusion « Le Pen-Macron »

Le toulousain Benjamin Cauchy est candidat aux Européennes sur la liste Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan. L’ex figure des gilets jaunes estime que le Rassemblement National de Marine Le Pen est l’allié objectif d’Emmanuel Macron.

Benjamin Cauchy. candidat aux Européennes. Debout La France. Photo AFP/Bonaventure

Benjamin Cauchy est en campagne pour les Européennes. 9 jours avant le vote, l’ex gilet jaune renvoie dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Benjamin Cauchy estime que « le RN est devenu le chouchou du système pour maintenir Macron et ses alliés au pouvoir ». Candidat sur liste de Nicolas Dupont-Aignan, Benjamin Cauchy considère que « Debout La France devient la seule alternative ».

La déclaration de l’ex figure des gilets jaunes s’explique par le contexte du moment : la compétition électorale vire au duel.

Tout se joue entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Les deux duellistes cultivent d’ailleurs ce face-à-face. Le chef de l’Etat se présente comme un rempart face au Rassemblement National. De son côté, le Rassemblement National fait du scrutin un référendum anti-Macron.

Les autres listes sont (littéralement) éclipsées. Debout La France n’échappe pas à ce schéma. Dans le dernier « rolling » Paris Match-Ifop,  la liste Dupont-Aignan est crédité de 5 petits points

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

16 Mai

Gers-Polémique : la drôle de visite (non officielle) de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet

La ministre de la Justice sera en réunion publique dans le Gers ce vendredi. Un déplacement « non officiel », en marge de la campagne des Européennes et consacré à la « Culture et à la parité homme/femme ».

Nicole Belloubet. Photo : MaxPPP

Ce 17 mai, Nicole Belloubet sera salle du Mouzon à Auch. La visite ministérielle ne sera pas ministérielle puisqu’elle ne figure pas dans l’agenda officiel de la Garde des Sceaux. C’est logique. La ministre de la Justice ne vient pas parler justice. Le déplacement est également déconnecté du contexte électoral du moment. Et là c’est plus étonnant. Emmanuel Macron bat le tocsin et demande à ses ministres de se mobiliser pour la campagne des Européennes. Le chef de l’Etat pousse la mobilisation jusqu’à figurer en personne sur les affiches électorales.

Bref, c’est le branle-bas de combat. Et, pourtant, 9 jours avant le vote, Nicole Belloubet ne vient pas prêcher la bonne parole pour la liste En Marche de Nathalie Loiseau.

La ministre (à titre privée donc) vient rencontrer les Auscitains pour parler « Education-Culture » et « parité homme/femme ». La soirée, qui doit débuter à 19 heures, est ouverte à tous les habitants. Mais elle est organisée par le parti d’Emmanuel Macron dans le Gers.

 

Le côté « décalé » de l’événement n’a pas échappé au président du département du Gers. Philippe Martin lance une invitation à la ministre de la Justice pour un « vrai » débat sur la culture.

 

La pique (ironique) de l’ancien ministre socialiste a suscité la réplique du député En Marche du Gers. Jean-René Cazeneuve dénonce une « polémique ».

 

15 Mai

Européennes- Meeting à Toulouse : Raphaël Glucksmann attaque François Mitterrand et soulève la colère d’ex-ministres socialistes

Plusieurs anciens ministres (socialistes),dont le Tarnais, Paul Quilès, sont ulcérés par la tête de liste PS-Place Publique aux Européennes. A Toulouse, lors d’un meeting, Raphaël Glucksmann aurait qualifié François Mitterrand de « complice du génocide au Rwanda ».

Raphaël Glucksmann en meeting à Toulouse. Photo : PS31/Facebook

23 ex-ministres socialistes interpellent le patron du PS, Olivier Faure. Dans une lettre dévoilée par l’AFP, les signataires demandent à Olivier Faure “de convaincre Raphaël Glucksmann de retirer ses insultes et accusations infondées envers François Mitterrand”, et “en cas de refus” qu’il “trouve les formes appropriées pour désavouer ses propos”.

Parmi les propos incriminés, une déclaration a été faite à Toulouse, en marge d’un meeting. Le 6 avril dernier, Raphaël Glucksmann aurait qualifié François Mietterand de « complice du génocide au Rwanda ». Un génocide perpétré entre avril et juillet 1994 et qui a fait 800 000 morts.

Un ex-ministre socialiste a déclaré auprès de l’AFP : « Que celui qui porte la liste du PS pour les élections puisse dire ça sur Mitterrand, c’est ahurissant”.

Parmi les signataires, on trouve, sans surprise, Paul Quilés.

François Mitterrand et Paul Quilès à la tribune d’un congrès du PS en 1981. Photo AFP/Delmas

L’ancien ministre de la Défense a présidé une commission d’enquête parlementaire sur le génocide Rwandais. Mais le maire de Cordes-sur-Ciel est également un fidèle de François Mitterrand. L’élu tarnais a accompagné l’ancien chef de l’Etat dans sa conquête de l’Elysée. François Mitterrand a notamment confié un poste stratégique à celui qui, à l’époque, était député de Paris : les élections et l’organisation au sein du PS.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Européennes : Jean-Luc Mélenchon en meeting à Toulouse

Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Toulouse, à la Halle aux Grains, ce 21 mai.

Jean-Luc Mélenchon. MaxPPP

5 jours avant le vote, Jean-Luc Mélenchon, tiendra, ce mardi 21 mai, un de ses derniers meetings à Toulouse. Le leader de la France Insoumise entretient des relations étroites avec la ville Rose. Jean-Luc Mélenchon est venu à Toulouse à deux reprises, lors de la campagne de la présidentielle. L’hypothèse d’une candidature aux législatives a même circulé, avant que Jean-Luc Mélenchon ne choisisse (finalement) Marseille.

Toulouse, c’est également la terre de Manuel Bompard, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon. Le toulousain sera (évidemment) à la tribune et à double titre : le local de l’étape et un dossard de n°2 sur la liste des Européennes. La tête de liste, Manon Aubry,sera également présente.

Laurent Dubois (@laurentdub)

14 Mai

Européennes : Bernard Carayon (finalement) convaincu par la tête de liste (LR) François-Xavier Bellamy

Bernard Carayon figure sur la liste des Européennes mais à une place inéligible. Le président de LR, Laurent Wauquiez, lui a confié une mission : l’animation de la campagne en Occitanie. Comment se passe la dernière ligne droite ? Quel jugement sur la tête de liste, François-Xavier Bellamy ? Interview

Bernard Carayon, maire (LR) de Lavaur et animateur de la campagne des Européennes pour LR

Le Blog Politique. Vous êtes en charge de la campagne des Européennes dans notre région. Combien de réunions publiques et meetings avez-vous organisé jusqu’à présent ?

Bernard Carayon. Une trentaine de réunions dans tous les départements. La dernière s’est déroulée en Haute-Garonne, à Blagnac. Il y a en eu plusieurs en Haute-Garonne, dans le Tarn mais aussi l’Hérault.

Le Blog Politique. Votre tête de liste, François-Xavier Bellamy est venu en région toulousaine. Votre jugement sur lui ?

Bernard Carayon. Quand Laurent Wauquiez m’a interrogé sur ce choix, j’appartenais aux sceptiques. Je le trouvais formidablement intelligent mais je le trouvais trop doux. Je préférais un profil comme Christian Jacob. Mais rapidement, je me suis aperçu qu’il est puissant intellectuellement mais surtout il apporte vraiment quelque chose. Ses qualités de pédagogue font vraiment du bien. Il met l’accent sur les questions de fond et il évite les piques traditionnelles de la politique. Il allie intelligence et bienveillance. A la fin de son meeting à Toulouse, des sympathisants sont venus me dire qu’ils se sentent plus intelligent avec lui. Il existe une vraie affection pour François-Xavier Bellamy de la part de nos militants. François-Xavier Bellamy c’est le choix de Laurent Wauquiez et c’est un choix remarquable.

Je préférais un profil comme Christian Jacob

Le Blog Politique. Quel est l’objectif de ces Européennes ? 

Bernard Carayon. Donner aux Français les protections que l’Europe leur doit. Je suis pour une Europe des Nations et contre une Europe Fédérale. Et c’est Emmanuel Macron qui incarne cette vision de l’Europe; L’objectif, c’est de battre la liste Macron et c’est parfaitement possible.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

Glyphosate : le sénateur (UDI) Pierre Médevielle dément tout lobbying en faveur de Monsanto

Le sénateur (UDI) de la Haute-Garonne relativise la toxicité du glyphosate. L’ancienne ministre de l’écologie, Delphine Batho, dénonce une collusion entre Pierre Médevielle et le géant des biotechnologies, Monsanto.

Photo AFP/JohnTyls

L’accusation prend la forme d’une allusion. L’ancienne de l’écologie, Delphine Batho, estime que le sénateur Pierre Médevielle reprend « tous les éléments de langage » du groupe Monsanto au sujet du glyphosate. Le parlementaire a déclenché une violente polémique en relativisant la toxicité de l’herbicide commercialisé par le géant américain. Delphine Batho ne dénonce pas ouvertement une entreprise de lobbying. Mais l’ex ministre sous-entend (clairement) une proximité entre le parlementaire et l’industriel.

 

Contacté par France 3 Occitanie, Pierre Médevielle dément toute proximité avec Monsanto. Le sénateur estime qu’il exprime une position personnelle et regrette « une névrose collective » s’agissant du glyphosate. Une phrase entretient le doute sur une éventuelle collusion entre le sénateur et le groupe américain.

Pierre Médevielle estime que le glyphosate n’est pas plus toxique que la charcuterie. Or Monsanto développe le même argument.

Pour Pierre Médevielle, il n’existe, de sa part, aucune intention de reprendre la communication de l’agro-industriel. « J’ai trouvé la charcuterie dans le classement de l’OMS. Rien à avoir avec les éléments de langage de Monsanto. Le glyphosate est classé 2D, cancérigène peu probable, et il est indiqué « comme la charcuterie ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

Municipales à Toulouse : une candidature Cohen revient en force

Une candidature de Pierre Cohen aux prochaines municipales à Toulouse. Une vraie hypothèse selon…Pierre Cohen.

Pierre Cohen (Photo : MaxPPP)

Un sondage (à paraître) classe Pierre Cohen parmi les personnalités politiques toulousaines les mieux identifiées. L’ancien maire devance largement tous ses camarades de gauche. Les candidats officiels aux prochaines municipales sont totalement distancés. De quoi donner des idées alors qu’une candidature Cohen alimente déjà les conversations au PS et dans les dîners en ville.

De son côté Pierre Cohen se montre prudent et précise attendre le résultat des élections Européennes. Mais l’ancien maire laisse la porte à une candidature (grande ouverte). « Ma ligne est la même depuis des mois. Rien n’a changé. Les Municipales sont quelque chose que je regarde avec beaucoup d’attention. Je ne m’interdis rien. Si je suis celui qui peut rassembler » déclare Pierre Cohen.

Le message est clair. Une candidature est parfaitement possible. Ce n’est pas nouveau. En avril 2018, Pierre Cohen n’excluait pas de participer aux Municipales 2020. Ce qui change, c’est le contexte. Jean-Luc Moudenc prend ses distances avec En Marche s’agissant des Européennes. La possibilité d’une alliance entre le maire sortant et la majorité présidentielle s’éloigne Mais, surtout, les premiers sondages traduisent en (mauvais) chiffres l’émiettement de la gauche.

Face à la faiblesse de la gauche, une candidature Cohen revient en force.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

13 Mai

Privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac : le PS de la Haute-Garonne prêt à saisir la justice pour annuler la vente

Le PS de la Haute-Garonne envisage une action une justice pour obtenir l’annulation de la privatisation (partielle) de Toulouse-Blagnac.

®MaxPPP

Le collectif des opposants à la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac a obtenu une première victoire juridique. Le 11 mars dernier, la cour administrative d’appel de Paris a annulé la procédure de privatisation de Toulouse-Blagnac. La seconde étape est d’obtenir l’annulation de la vente elle-même. Elle doit se dérouler devant la juge commercial.

Le 21 mai prochain, une conférence de presse va annoncer une « action juridique de groupe ». Selon le patron des socialistes de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, « le PS 31 réfléchit sérieusement » sur la possibilité de rejoindre le collectif. Selon nos informations, une décision devrait intervenir avant le week-end, en fin de semaine.

D’autres requérants (potentiels) pourraient rejoindre le tour de table judiciaire. Le conseil régional d’Occitanie et le conseil départemental de la Haute-Garonne sont particulièrement attendus. Leur entrée en piste serait essentielle. Les deux collectivités détiennent des parts du capital de Toulouse-Blagnac. Ce statut de co-propriétaires de l’aéroport renforcerait (juridiquement) le dossier.

Pour le moment, seuls trois syndicats mènent la bataille juridique. Le fait d’avoir des actionnaires dans le collectif permettrait de dépasser un sérieux obstacle : la recevabilité du recours. En effet, le juge commercial risque de « botter » en touche en soulevant l’identité des requérants : des syndicats et non des parties directement impactées par la privatisation de Toulouse-Blagnac.

Le conseil régional et le conseil départemental sont présidés par des socialistes, Carole Delga et Georges Méric. Mais rien n’indique qu’ils suivront l’exemple de leur parti. Selon nos informations, une franche réserve règne du côté du département de la Haute-Garonne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

Européennes : le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, ne soutient pas la liste Macron

INFO FRANCE 3 – Le maire (LR) de Toulouse a fait son choix. Jean-Luc Moudenc reste fidèle aux Républicains et ne soutient pas la liste Macron aux Européennes.

Jean-Luc Moudenc Photo MaxPPP

Le maire Les Républicains de Toulouse soutient la liste des Républicains pour les élections européennes. Cette évidence n’était pas évidente. Jean-Luc Moudenc est macron-compatible et, surtout, La République En Marche (LREM) a mis dans la balance les élections municipales. Un soutien aux Européennes de mai 2019 était une condition pour décrocher une alliance aux élections de mars 2020.

Bellamy plutôt que Loiseau

Jean-Luc Moudenc dénonçait un chantage. Le maire de Toulouse en tire les conséquences et confirme à France 3 Occitanie son intention de ne pas soutenir la liste « macroniste ». Le maire de Toulouse devrait donc voter pour la liste conduite par le candidat de son camp François-Xavier Bellamy.

« La conséquence d’un chantage »

L’entourage du maire de Toulouse justifie sa décision par l’attitude d’En Marche et évoque « la conséquence du chantage » des « Macronistes ». Le Premier ministre, Edouard Philippe, a été personnellement informé de la position de Jean-Luc Moudenc.

Selon nos informations, le maire de Toulouse doit rencontrer, le 20 mai, le délégué général d’En Marche, Stanislas Guerini. La réunion, à laquelle doit également participer le député (LaRem) Pierre Pierson, ne ne semble plus vraiment d’actualité. Elle devait porter sur les municipales. La décision de Jean-Luc Moudenc s’agissant des Européennes risque de clore la discussion avant même le début des négociations.

La prise de risque est relative. Jean-Luc Moudenc est le favori des sondages. Une liste En Marche est créditée de 9% des intentions de vote.

En Marche prend acte et le Modem « tacle »

Du côté des instances départementales d’En Marche, la décision de Jean-Luc Moudenc est perçue comme une clarification. « On prend acte; Les choses sont claires. Jean-Luc Moudenc défend un projet européen qui n’est pas le notre. Le maire de Toulouse ne pourra plus revendiquer un alignement sur les valeurs de la majorité présidentielle. C’est parfaitement respectable. Mais les Toulousains doivent le savoir » déclare le responsable de LaRem en Haute-Garonne.

S’agissant de l’impact sur les prochaines municipales, Pierre Castéras précise « être mobilisé à 100% sur l’échéance des Européennes ».

C’est du côté du Modem que la réaction est la plus vive. « Un aller-retour qui manque de constance et d’ambition pour Toulouse ! Comment dire un jour que la position d’Emmanuel Macron sur l’Europe est la bonne, critiquer le choix très tranché de la tête de liste LR et de ses positions européennes, trouver un prétexte pour ne pas l’accueillir à Toulouse, puis se rallier finalement à lui. On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens » déclare le député Jean-Luc Lagleize.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

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