24 Août

Municipales à Albi : Europe-Ecologie lance une liste « Verte et Ouverte »

Europe Ecologie va présenter une liste aux municipales à Albi. Elle sera menée par un élu de l’actuelle opposition, Pascal Pragnère.

Albi. Photo : Max PPP

Les couleurs Vertes seront présentes aux municipales à Albi. Europe-Ecologie lance une liste. « Le score encourageant des européennes et un socle électoral de plus en en plus important et fidèle » pousse l’écologiste Pascal Pragnère a franchir le pas.

En mars dernier, Europe Ecologie a lancé un appel au rassemblement des partis de gauche. Pascal Pragnère ne renonce pas à l’idée d’une ouverture. « La liste se sera verte et ouverte. Ouverte à tous les citoyens qui se reconnaissent dans les valeurs de l’écologie politique » précise Pascal Pragnère.

Une autre offre « écologiste » existe également. Un collectif, soutenu par le PS et le PC, revendique également une démarche verte.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

23 Août

Quand les Écologistes revendiquent la paternité du nom de la région Occitanie

Occitanie un nom made in Europe Ecologie. Les Verts revendiquent l’appellation de la région Occitanie.

« La Région Occitanie est la seule région de France à porter un nom choisi par les écologistes ». La déclaration a été faite à la tribune de l’université d’Été d’Europe Ecologie- Les Verts, à Toulouse. Une des organisatrices a accueilli les 2000 sympathisants et élus de son parti en rappelant que la Région Occitanie ne serait pas la Région Occitanie sans les écologistes.

Dans la foulée, l’oratrice a fait applaudir l’artisan de cette victoire : Gérard Onesta.

Cette revendication en paternité est légitime. Elle est fondée sur des faits authentiques.

Gérard Onesta n’a pas simplement contribué à  l’élection de l’actuelle présidente de l’Occitanie. L’écologiste a permis que la nouvelle grande région (issue de la fusion de l’ex Midi-Pyrénées et de l’ex Languedoc-Roussillon) soit baptisée Occitanie.

Pour arriver à ce résultat Gérard Onesta a dû se livrer à un véritable bras de fer. Les socialistes et Carole Delga n’étaient pas favorable à l’appellation Occitanie.

Mais, au final, les votants ont tranché et, au terme d’une consultation, c’est Occitanie qui s’est imposé. Gérard Onesta reconnait lui même l’évidence. Ce n’est pas lui et ses camarades Verts qui ont choisi le nom. Il s’est contenté de permettre le baptême.

En revanche, aucun doute, sans les écologistes et Gérard Onesta, la plus étendue des régions de France ne s’appellerait pas Occitanie.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

21 Août

Agressions de maires : Le ministre des Collectivités, Sébastien Lecornu, au chevet d’un élu de la Haute-Garonne

Un maire de la Haute-Garonne a été agressé en juillet dernier. Le ministre des Collectivités doit aller à sa rencontre afin d’exprimer le soutien du gouvernement.

Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités. Photo : MaxPPP

L’été a été chaud pour les maires de la Haute-Garonne : une agression sur la commune de Saubens et une mairie incendiée. A ce bilan s’ajoute la mort, dans l’exercice de ses fonctions, d’un élu dans le département du Var. C’est dans ce contexte que le ministre des Collectivités doit se rendre, le 30 août prochain, à Saubens.

Selon nos informations, une rencontre est prévue, le matin, avec le maire et le conseil départemental. L’agression de l’élu, par des gens du voyage, a suscité une vague d’émotion chez les élus locaux de la Haute-Garonne. Le président de l’association des maires du département a, notamment, écrit au préfet afin de proposer des mesures pour sécuriser les aires de grand passage.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

01 Août

Traité CETA : la députée (En Marche) Monique Iborra assume son vote

Le vote du CETA déclenche une vague de contestation. Mais la députée (En Marche) Monique Iborra assume.

Monique Iborra (AFP)

Monique Iborra, députée de Haute-Garonne. AFP photo : T. Samson

Le texte ne passe pas. L’accord commercial entre le Canada et l’Union Européenne a été ratifié par l’Assemblée Nationale. Mais certains agriculteurs contestent le traité de libre échange. Plusieurs permanences ont été vandalisées et la liste des députés ayant voté en faveur du CETA circule sur les réseaux sociaux.

Face à ces tensions, afin de désamorcer la contestation, la majorité monte au créneau. La députée de la Haute-Garonne, Monique Iborra, a voté le traité contesté. Et la parlementaire répond aux opposants au CETA :

Non, le CETA n’est l’ouverture de nos frontières aux « boeufs aux hormones. Non seulement le CETA ne modifie en rien les normes applicables par l’Union Européenne, bien au contraire il les renforcent

Pour la représentante de la majorité, le traité avec le Canada ne fragilise pas l’agriculture française et ne représente pas une régression pour les consommateurs. C’est un moyen « d’imposer à nos partenaires d’Outre-Atlantique notre niveau d’exigence en matière de climat, d’environnement et de précaution sanitaire ».

La députée En Marche rappelle également que l’actuelle majorité n’est pas la seule à avoir la porte au CETA. Ce rappel « historique » renvoie l’opposition et notamment le parti socialiste à ses contradictions. « François Hollande a signé l’accord pour la France en 2016 » souligne Monique Iborra.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Permanences attaquées : une députée En Marche fait un parallèle avec…l’assassinat de Jaurès

Pour la députée En Marche du Tarn la commémoration de l’assassinat de Jaurès renvoie à l’actualité du moment : les dégradations subies par les permanences des parlementaires de la majorité.

ARCHIVES SO/SUD OUEST/MAXPPP

Tous les ans, depuis son élection, Marie-Christine Verdier-Jouclas commémore la mort de Jean Jaurès. La cérémonie se déroule sur les terres du tribun socialiste, au pied de sa statue à Carmaux. La députée du Tarn veut « montrer que Jaurès n’appartient à personne ». Mais, en 2019, la parlementaire justifie la commémoration par des raisons très…contemporaines.

« C’est une cérémonie annuelle, habituelle, après  cette année on avait envi parce qu’il y a toute cette violence gratuite autour des permanences »a déclaré Marie-Christine Verdier. « Jaurès : un homme politique assassiné et ce n’est pas anodin alors que les permanences sont régulièrement attaquées en ce moment » a insisté la députée En Marche.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

22 Juil

« Hey c’est ma circo » : recadrage (sur fond de Municipales) entre le Modem et des députés En Marche

Deux députés En Marche de la Haute-Garonne interviennent, sans respecter les usages républicains, sur la circonscription (voisine) de leur collègue Modem. Jean-Luc Lagleize n’apprécie pas.

Jean-Luc Lagleize. Député Modem de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP/Isorel

Deux députés En Marche s’investissent dans la vie toulousaine. C’est logique puisque Michaël Nogal n’a pas entendu la décision de son parti pour évoquer une candidature aux Municipales à Toulouse. Et son collègue, Jean-François Portarieu, « grenouille » également dans la perspective du scrutin de mars prochain.

Mais cet activisme déborde sur la circonscription d’un autre membre de la majorité présidentielle : Jean-Luc Lagleize. Un député qui est, d’ailleurs, lui aussi très actif pour les municipales. Il vient d’être investi chef de file par le Modem.

Les deux Marcheurs empiètent sur la circonscription de Jean-Luc Lagleize. Michaël Nogal a organisé une manifestation sur le territoire du leader du Modem en Haute-Garonne et Jean-François Portarrieu s’est déplacé pour parler des municipales avec un maire de la « circo ».

Le Nouveau Monde n’a pas respecté la traditionnelle  courtoisie républicaine : inviter ou du moins informer le député local. Selon nos informations, le député Modem n’a pas apprécié la « légèreté » de ses « camarades ». Il a fait une leçon de géographie aux deux « malotrus » en leur rappelant les limites de leurs circonscriptions respectives.

Ce n’est pas une affaire d’Etat. Juste un incident estival. Mais il est révélateur : les Marcheurs ne s’embarrassent pas des « vieux » usages. Surtout quand les municipales approchent.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

18 Juil

Municipales à Toulouse : le député Jean-Luc Lagleize, chef de file pour le Modem

Le Modem vient de désigner son chef de file pour les Municipales à Toulouse : le député Jean-Luc Lagleize.

Jean-Luc Lagleize, député (LREM) de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

Le parti de François Bayrou a investi 200 chefs de file pour les prochaines municipales. A Toulouse, c’est Jean-Luc Lagleize qui va porter les couleurs du Modem. Cette désignation n’est pas une surprise. Le député de la Haute-Garonne prépare activement le scrutin de mars prochain. Une candidature de Jean-Luc Lagleize existe depuis plusieurs semaines.

Sa nouvelle casquette (officielle) de chef de file n’est pas forcément synonyme d’une liste « dissidente », face à celle du maire sortant, Jean-Luc Moudenc. Les instances nationales du Modem précisent que les chefs de file ont vocation à être « tête de liste » mais aussi, en fonction des situations locales, à « intégrer des listes de rassemblement ».

Néanmoins, Jean-Luc Lagleize a déjà entrepris des démarches dans la perspective d’une « offre » Modem. Selon nos informations, plusieurs personnalités ont été sollicitées pour figurer sur une liste menée par le député de la Haute-Garonne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

17 Juil

Non, la mairie de Toulouse ne va pas interdire les drapeaux étrangers pour la finale de la CAN entre Algérie et Sénégal

Le Rassemblement National a demandé au maire de Toulouse d’interdire les drapeaux étrangers pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. C’est non. Voilà pourquoi.

Joie des supporters algériens. Photo : MaxPPP. M.Jegat

Pour la demi-finale, des incidents se sont produits à Toulouse. Des supporters algériens ont fêté la victoire de leur équipe nationale face au Nigéria et la soirée s’est terminée par des tirs de grenades lacrymogènes, notamment place du Capitole ou encore sur les boulevard. Aucune interpellation. La situation a été beaucoup plus calme qu’à Lyon et Paris

Mais un élu régional du Rassemblement National, candidat aux Municipales de mars 2020, Quentin Lamotte, demande au maire de Toulouse de prendre un arrêté pour la finale qui doit se dérouler vendredi soir. Quentin Lamotte demande à Jean-Luc Moudenc d’interdire « l’usage ostentatoire des drapeaux étrangers au centre ville ».

 

Selon nos informations, le sujet est pris au sérieux au Capitole. Les services juridiques de la mairie ont été consultés pour évaluer la légalité d’un tel arrêté. Une réponse « positive » aurait été surprenante. Un drapeau national est, par définition, l’emblème d’un Etat. Le fait de le brandir dans la rue n’est pas, en soi, constitutif d’un trouble à l’ordre public.

A l’extrême rigueur, et c’est encore contestable devant le juge administratif, il est possible d’interdire, dans un périmètre donné, des drapeaux. Mais l’interdiction doit porter sur tous les drapeaux, y compris Français et ceux des clubs sportifs. Dans ce cas, comme pour les bouteilles en verre, il s’agit d’éviter que des drapeaux se transforment en projectiles, en « armes par destination ».

En 2014, le maire de Nice a pris un arrêté pour interdire l’usage ostentatoire de drapeaux étrangers pendant la Coupe du Monde de foo.  La justice a suspendu l’exécution de la décision. Ce précédent a forcément pesé dans la décision du Capitole.

Interrogé par France 3, l’adjoint à la sécurité, Olivier Arsac, a indiqué :

Le candidat du Rassemblement National demande d’interdire les drapeaux étrangers dans Toulouse. Il prétend que la mairie de Nice avait pris une telle disposition avec succès. C’est tout à fait inexact. En effet, la justice administrative avait annulé cet arrêté pris par la mairie de Nice. La gestion de la 4ème ville de France commande de connaître et respecter les lois de la France. Les violer entraîne, et c’est heureux, une condamnation par les tribunaux. De quoi affaiblir la cause prétendument défendue par les mesures illégales. Si nous sommes à l’écoute de toutes les propositions, d’où qu’elles viennent, elles doivent êtres formulées avec responsabilité ».

Mais, politiquement, Quentin Lamotte a réussi son « coup ».

Il a trouvé un sujet qui lui permet de faire entendre sa voix en pleine trêve estivale. A 9 mois d’une élection, ça s’appelle faire campagne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Municipales à Montauban : le PS, le PC, Europe Ecologie, Génération-s et le PRG sous la même bannière

La gauche montalbanaise se lance dans les municipales. Objectif : mettre fin à 18 ans de mandat de la maire sortante, Brigitte Barèges.

Union des gauches à Montauban. Photo : PS82

Ce n’est pas encore une liste. Il s’agit uniquement de préparer un projet collectif. Ce n’est pas toute la gauche puisque la France Insoumise reste en dehors. Mais le PS, le PC, Europe Ecologie, Génération-s et le PRG se lancent ensemble dans la bataille des municipales à Montauban. Une association citoyenne (Montauban Citoyenne) est également partie prenante.

A Toulouse, les gauches tentent de rassembler. C’est mal engagé puisque le PS se retrouve isolé alors qu’ un mouvement citoyen fédère Europe-Ecologie et la France InsoumiseDans la préfecture du Tarn-et-Garonne, c’est plus clair et plus simple. Il existe un front allant des écologistes jusqu’au parti socialiste, en passant par le parti de Benoît Hamon et le « nouveau » parti radical de gauche.

Pour le moment, l’union se limite à une feuille de route : la préparation d’un programme commun. Plusieurs thèmes ont été définis (transport, école, démocratie participative…) et une priorité écologique est affichée. Le but revendiqué est de préparer une alternance à la maire sortante, Brigitte Barèges, mais aussi d’offrir une alternative à En Marche, qualifié de « droite macroniste ».

Pour justifier leur démarche, les partis de gauche mettent en avant leur score aux Européennes à Montauban : 25,52%. Un score qui place la gauche devant le Rassemblement National (23%) et La République En Marche (22%). Cette justification est un « élément de langage » et pas vraiment un argument politique.

Les Européennes et les Municipales se suivent. Mais elles ne sont pas comparables. L’adversaire de la gauche montalbanaise est Brigitte Barèges et la maire sortante n’était pas « représentée » lors du scrutin des Européennes.

Peu importe ce « détail » (qui n’en est pas un), la gauche montalbanaise réussit tout de même à se fédérer.

Reste à savoir si l’essai va se transformer en programme et surtout en une liste commune. A suivre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

14 Juil

Une députée En Marche défend François de Rugy et publie la photo d’un déjeuner « économique »

Le train de vie du ministre de l’Ecologie déclenche une tempête politico-mediatique. La députée En Marche, Marie-Christrine Verdier-Jouclas, dénonce un « acharnement » et publie  la photo de François de Rugy dans sa cuisine, autour d’un petit déjeuner « frugal ».

François de Rugy chez la députée MC Verdier-Jouclas. Photo : Twitter

Deux tasses « ordinaires » (sans dorure ni porcelaine) et deux paquets de gâteaux que l’on trouvent au supermarché. Pour la députée du Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas, c’est la preuve que le ministre de l’Ecologie n’est pas un homme de luxe. Des photos de homards et de grands crus circulent sur les réseaux.  La parlementaire répond par une autre photo : un petit déjeuner « économique » organisé dans sa cuisine, à son domicile.

Le 16 mai dernier, François de Rugy s’est rendu dans le Tarn. Le ministre a préféré la « chaumière » de la députée tarnaise plutôt que le confort d’un hôtel. Pour Marie-Christine Verdier-Jouclas ce choix révèle la « vraie » nature du ministre de l’Ecologie : un homme soucieux d’épargner les deniers publics.

Pour un tarnais, conseiller national du PS, cette version des faits est moins « dorée » que le prétend la députée. Nathanaël Suaud rappelle que le déplacement du ministre s’inscrivait dans le cadre de la campagne des Européennes. Il s’agissait donc d’un séjour « politique » ne pouvant pas être pris en charge par les caisses de l’Etat.

 

Ce rappel des règles (de base) du financement des campagnes électorales n’enlève pas un bon point pour François de Rugy. Plusieurs membres de la majorité ont pris leur distance avec leur collègue du gouvernement. Pas vraiment étonnant. Après des mois de « gilets jaunes » et un Grand débat national autour du pouvoir d’achat, difficile de justifier qu’un ministre « roule carrosse »

Mais le ministre peut compter sur le soutien d’une députée tarnaise.

François de Rugy a, d’ailleurs, apprécié le geste. Il a « liké » le tweet de Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

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