17 Juil

Coupe d’Afrique à Toulouse : le RN demande à la mairie d’interdire les drapeaux étrangers

Le Rassemblement National demande au maire de Toulouse d’interdire les drapeaux étrangers pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

Joie des supporters algériens. Photo : MaxPPP. M.Jegat

Pour la demi-finale, des incidents se sont produits à Toulouse. Des supporters algériens ont fêté la victoire de leur équipe nationale face au Nigéria et la soirée s’est terminée par des tirs de grenade lacrymogènes. Aucune interpellation. La situation a été beaucoup plus calme qu’à Lyon et Paris

Mais un élu du Rassemblement National, candidat aux Municipales, demande au maire de Toulouse de prendre un arrêté pour la finale qui doit se dérouler vendredi prochain. Quentin Lamotte demande à Jean-Luc Moudenc d’interdire « l’usage ostentatoire des drapeaux étrangers au centre ville ».

Selon nos informations, le sujet est pris au sérieux au Capitole. Les services juridiques de la mairie ont été consultés pour évaluer la légalité d’un tel arrêté. Une réponse « positive » serait surprenante. Un drapeau national est, par définition, l’ emblème d’un Etat. Le fait de le brandir dans la rue n’est pas, en soi, constitutif, d’un trouble à l’ordre public. Le drapeau de Daesh est assimilable à une apologie du terrorisme et tombe sous le coup de la loi pénale. Mais, bien évidemment, un tel emblème n’a strictement rien à voir avec le drapeau d’un Etat comme l’Algérie.

A l’extrême rigueur, et c’est encore contestable devant le juge administratif, il est possible d’interdire, dans un périmètre donné, des drapeaux. Mais l’interdiction doit porter sur tous les drapeaux, y compris Français et ceux des clubs sportifs. Dans ce cas, comme pour les bouteilles en verre, il s’agit d’éviter que des drapeaux se transforment en projectiles, en « armes par destination ».

Il serait étonnant que le mairie de Toulouse s’engage dans cette voie.

En 2014, le maire de Nice a pris un arrêté pour interdire l’usage ostentatoire de drapeaux étrangers. La justice a  suspendu l’exécution de la décision. Ce précédent va forcément figurer dans le dossier qui va être remis, par les services municipaux, à Jean-Luc Moudenc. Il semble évident que le maire de Toulouse va classer l’affaire.

Mais, politiquement, Quentin Lamotte a réussi son « coup ».

Il a trouvé un sujet qui lui permet de faire entendre sa voix en pleine trêve estivale. A 9 mois d’une élection, ça s’appelle faire campagne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

Municipales à Montauban : le PS, le PC, Europe Ecologie, Génération-s et le PRG sous la même bannière

La gauche montalbanaise se lance dans les municipales. Objectif : mettre fin à 18 ans de mandat de la maire sortante, Brigitte Barèges.

Union des gauches à Montauban. Photo : PS82

Ce n’est pas encore une liste. Il s’agit uniquement de préparer un projet collectif. Ce n’est pas toute la gauche puisque la France Insoumise reste en dehors. Mais le PS, le PC, Europe Ecologie, Génération-s et le PRG se lancent ensemble dans la bataille des municipales à Montauban. Une association citoyenne (Montauban Citoyenne) est également partie prenante.

A Toulouse, les gauches tentent de rassembler. C’est mal engagé puisque le PS se retrouve isolé alors qu’ un mouvement citoyen fédère Europe-Ecologie et la France InsoumiseDans la préfecture du Tarn-et-Garonne, c’est plus clair et plus simple. Il existe un front allant des écologistes jusqu’au parti socialiste, en passant par le parti de Benoît Hamon et le « nouveau » parti radical de gauche.

Pour le moment, l’union se limite à une feuille de route : la préparation d’un programme commun. Plusieurs thèmes ont été définis (transport, école, démocratie participative…) et une priorité écologique est affichée. Le but revendiqué est de préparer une alternance à la maire sortante, Brigitte Barèges, mais aussi d’offrir une alternative à En Marche, qualifié de « droite macroniste ».

Pour justifier leur démarche, les partis de gauche mettent en avant leur score aux Européennes à Montauban : 25,52%. Un score qui place la gauche devant le Rassemblement National (23%) et La République En Marche (22%). Cette justification est un « élément de langage » et pas vraiment un argument politique.

Les Européennes et les Municipales se suivent. Mais elles ne sont pas comparables. L’adversaire de la gauche montalbanaise est Brigitte Barèges et la maire sortante n’était pas « représentée » lors du scrutin des Européennes.

Peu importe ce « détail » (qui n’en est pas un), la gauche montalbanaise réussit tout de même à se fédérer.

Reste à savoir si l’essai va se transformer en programme et surtout en une liste commune. A suivre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

14 Juil

Une députée En Marche défend François de Rugy et publie la photo d’un déjeuner « économique »

Le train de vie du ministre de l’Ecologie déclenche une tempête politico-mediatique. La députée En Marche, Marie-Christrine Verdier-Jouclas, dénonce un « acharnement » et publie  la photo de François de Rugy dans sa cuisine, autour d’un petit déjeuner « frugal ».

François de Rugy chez la députée MC Verdier-Jouclas. Photo : Twitter

Deux tasses « ordinaires » (sans dorure ni porcelaine) et deux paquets de gâteaux que l’on trouvent au supermarché. Pour la députée du Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas, c’est la preuve que le ministre de l’Ecologie n’est pas un homme de luxe. Des photos de homards et de grands crus circulent sur les réseaux.  La parlementaire répond par une autre photo : un petit déjeuner « économique » organisé dans sa cuisine, à son domicile.

Le 16 mai dernier, François de Rugy s’est rendu dans le Tarn. Le ministre a préféré la « chaumière » de la députée tarnaise plutôt que le confort d’un hôtel. Pour Marie-Christine Verdier-Jouclas ce choix révèle la « vraie » nature du ministre de l’Ecologie : un homme soucieux d’épargner les deniers publics.

Pour un tarnais, conseiller national du PS, cette version des faits est moins « dorée » que le prétend la députée. Nathanaël Suaud rappelle que le déplacement du ministre s’inscrivait dans le cadre de la campagne des Européennes. Il s’agissait donc d’un séjour « politique » ne pouvant pas être pris en charge par les caisses de l’Etat.

 

Ce rappel des règles (de base) du financement des campagnes électorales n’enlève pas un bon point pour François de Rugy. Plusieurs membres de la majorité ont pris leur distance avec leur collègue du gouvernement. Pas vraiment étonnant. Après des mois de « gilets jaunes » et un Grand débat national autour du pouvoir d’achat, difficile de justifier qu’un ministre « roule carrosse »

Mais le ministre peut compter sur le soutien d’une députée tarnaise.

François de Rugy a, d’ailleurs, apprécié le geste. Il a « liké » le tweet de Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

12 Juil

Municipales à Toulouse : « l’ambition dêtre utile » de Jean-Pierre Bel

 

Depuis plusieurs mois, l’ancien président (socialiste) du Sénat réfléchit aux Municipales à Toulouse. Fin juin, le PS a investi un tandem « homme-femme ». Mais Jean-Pierre Bel n’exclut pas une candidature. Interview

AFP PHOTO /P.Kovaric

Le Blog Politique. Ou en êtes-vous de votre réflexion ? Vous serez un acteur ou un « spectateur engagé » pour les municipales à venir ?
Jean-Pierre Bel. Depuis mes premiers engagements j’ai toujours voulu être un acteur du monde dans lequel j’évoluais. Acteur dans le monde associatif, syndical mais aussi politique et citoyen…
Pour ce qui est des échéances municipales à Toulouse, l’avenir nous le dira. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au cours de ces derniers mois, la situation est loin de s’être clarifiée tant à gauche qu’à droite. Dans ce contexte, l’urgence est de dire d’abord ce que l’on veut pour la ville , pour les toulousain(e)s. Ensuite, il faut être capable de constituer une équipe solide, cohérente mais aussi crédible pour espérer rassembler et ensuite l’emporter. Mon ambition est d’être utile à une démarche d’alternance , porteuse des valeurs de gauche et qui irait dans ce sens .
 La situation est loin de s’être clarifiée, à droite comme à gauche
Le Blog Politique. Le PS a investi deux personnalités au terme d’un processus inédit (un vote de tous les militants de la Métropole) et dans un but précis : le rassemblement de la gauche. Que pensez-vous de cette initiative ?

Jean-Pierre Bel. La question est simple. Peut on aujourd’hui procéder comme avant, comme si rien ne s’était passé depuis les deux dernières élections ..? Peut on jouer avec les règles en semblant considérer que la fin justifie les moyens..? Et, dans le fond, a-t-on vraiment envie de faire gagner la gauche à Toulouse..? A chacun de trouver réponses à ces questions… Pour le reste, en ce qui me concerne, je n’ai pas très envie de m’attarder sur des comportements qui , malheureusement, ne sont pas à la hauteur des enjeux.
Jouer avec les règles…la fin justifie les moyens
Le Blog Politique. La gauche tente de se rassembler. C’est possible ? À quelles conditions ?
Jean-Pierre Bel. Intuitivement, j’ai toujours considéré que , face à la droite qui a gagné 6 des 7 dernières élections municipales, il fallait créer la surprise à Toulouse . La surprise se serait de retrouver rassemblées toutes les forces de la social-écologie aux côtés des initiatives citoyennes et associatives . C’est un défi considérable. D’abord se mettre d’accord sur le processus qui doit conduire à l’adoption d’un projet commun… Ce projet doit être le socle de la mandature qui s’ouvrira. Ce n’est pas gagné compte tenu d’itinéraires souvent différents, d’une histoire qui est propre à chacun. Les cultures participatives et représentatives doivent se mêler et se compléter. C’est possible mais cela suppose la capacité de se remettre en cause et de s’ouvrir à des visions nouvelles et à des modes de fonctionnement innovants. Si nous savons déterminer ce que nous voulons pour la ville et la métropole, comment nous voulons les gérer, alors le choix des personnes se fera tout naturellement. Toulouse peut être un laboratoire à l’échelon national… Nous en avons l’énergie et nous en avons aussi les talents. Avec d’autres, je ne ménagerai pas mes efforts pour y parvenir.
Je ne ménagerai pas mes efforts
Le Blog Politique. Selon vous, quels doivent être les axes forts de la campagne à venir ?

Jean-Pierre Bel. Toulouse à l’instar des autres métropoles européennes connait des problèmes que l’on pourrait qualifier d’évidents .A savoir ceux liés en priorité à la mobilité et à la sécurité des personnes .Ce ne sont pas les seuls !

Le Blog Politique. Comment jugez-vous le bilan du maire sortant, Jean-Luc Moudenc ?

Jean-Pierre Bel. Ce qui me hérisse pour une ville où j’ai grandi et fais mes études c’est que le seul questionnement effectué par le maire actuel se résume à une analyse financière et comptable ..! Dans l’augmentation des tarifs des transports en commun, de ceux des cantines scolaires, dans la ville livrée à la spéculation immobiliere, la baisse des dotations à la vie culturelle ou la considération symbolique de l’eau appréciée comme une simple marchandise je vois le triomphe de l’argent sur le vivre ensemble c’est à dire la defaite calculée et programmée sur le politique au sens le plus humaniste du terme . La mise en oeuvre d’une ambition pour Toulouse et sa métropole ne peut se départir, comme c’est le cas dans ce mandat, de son objectif essentiellement social .

Une ville livrée à la spéculation immobilière

Le Blog Politique. Quel est le profil du meilleur adversaire de Jean-Luc Moudenc ?

Jean-Pierre Bel. Le meilleur profil serait celui ou celle capable de s’approprier l’ensemble des objectifs, des ambitions exprimées et d’incarner une ville qui a sa personnalité, son histoire, à la fois gasconne et méditerranéenne… Incarner la ville du futur et de la technologie, incarner les valeurs de générosité et de solidarité qui sont inscrites dans ses gènes, incarner la volonté de promouvoir une ville dans laquelle il fait bon vivre…Il faut quelqu’un(e) qui travaille sur le fond et qui sache concilier la créativité et l’innovation avec la crédibilité et le sens des responsabilités, concilier une ambition forte pour Toulouse avec la proximité et l’écoute de tous

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)


			

11 Juil

Conseil départemental de la Haute-Garonne : 14 000 euros pour mettre à l’ombre les petits fours

Le conseil départemental de la Haute-Garonne a dépensé 14 000 euros pour déployer des parapluies éphémères. But de l’opération : protéger du soleil (ou de la pluie) un banquet.

conseil départemental de la Haute-Garonne.

Le réchauffement climatique coûte cher et pas uniquement à la flore. Le contribuable est également mis à contribution. Le conseil départemental a du recouvrir sa cour de parapluie pour protéger du soleil le banquet républicain qu’elle organise pour le 14 juillet.

La facture s’élève à 14 000 euros. C’est le chiffre officiel. Mais, selon plusieurs sources, le montant de l’opération (pose comprise) est en réalité de 18 000 euros. Et, détail cocasse, la dépense a été imputée au budget « maintenance et sécurité ».

Les 3000 inscrits peuvent se rassurer. La météo annonce un bon « 30 degrés » pour le jour de la Fête Nationale. Mais, afin de lutter contre les insolations ou  éviter un coup de chaud sur le buffet, un toit éphémère de parapluies a été installé.

Le déploiement de parapluies, entre les murs de l’hôtel du Département, est inédit. En revanche, depuis 2017, l’organisation d’un banquet républicain, est une tradition. L’édition 2019 coûtera d’ailleurs plus cher que la précédente. Selon le conseil départemental, la facture s’élève cette année à 70 000 euros.

Laurent Dubois (@laurentdub)

10 Juil

Toulouse : un universitaire dénonce « une offense à la Laïcité » de la part d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a modifié le logo de l’Elysée. Pour un professeur de droit toulousain, l’introduction d’une croix d’Anjou constitue une « offense à la Laïcité ».

Emmanuel Macron à l’Elysée. Photo Ludovic Marin AFP

Ce n’est pas vraiment une attaque. Il s’agit plutôt d’un constat argumenté et reposant sur une analyse juridico-historique. Pour un professeur de droit toulousain, Emmanuel Macron a offensé la Laïcité. Le chef de l’Etat a intégré la croix d’Anjou dite croix de Lorraine dans les armoiries de la présidence de la République.

Mathieu Touzeil-Divina précise qu’il « s’agit là d’un clin d’oeil appuyé au général Charles de Gaulle qui en avait fait son emblème personnel et celui de la Résistance ». Mais le juriste souligne surtout un point : « la croix de Lorraine si elle évoque de Gaulle est aussi un symbole ecclésiastique…même symbolique, même employé par la Présidence de la République, cette croix n’est pas laïque..Une représentation de la mort du Christ est intégrée au coeur du blason républicain ».

Pour le juriste, le verdict est sans appel : « cette croix, présente officiellement sur le logotype du président Macron lors de la présentation du plan dit « pauvreté » est une offense à la Laïcité ».

Mathieu Touzeil-Divina épingle le chef de l’Etat dans son dernier essai, Dix mythes du droit public (éditions LGDJ). Dans le chapitre consacré à la Laïcité, Emmanuel Macron n’est pas le seul à être ciblé. Les « crèches de la nativité » de Laurent Wauquiez sont également passées au crible.

C’est la vertu des « vraies » critiques, non partisanes et « charpentées ». Elles n’épargnent personne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales à Toulouse : Génération.s vote sa participation aux discussions avec les autres forces de gauche

Le mouvement fondé par Benoît Hamon a validé lundi le processus de discussions avec les autres partis de gauche pour concourir à une liste d’union en vue des municipales à Toulouse.

Ils sont huit. Quatre femmes et quatre hommes, désignés par leur mouvement, Génération.s, pour participer aux négociations avec les partis de gauche à Toulouse. Parmi eux, l’ancien maire de Toulouse Pierre Cohen, la conseillère municipale Isabelle Hardy ou encore Salah Amokrane, qui figurait sur la liste de Benoît Hamon aux élections européennes.

Lundi 8 juillet, les adhérents du mouvement ont désigné ces représentants par un vote. Avec un objectif : participer aux négociations pour tenter d’aboutir à une liste commune de la gauche aux prochaines élections municipales à Toulouse.

Génération.s s’engage résolument dans le rassemblement des forces de gauche et écologistes pour qu’en 2020 Toulouse soit le symbole de la transition écologique, d’une véritable solidarité et d’une démocratie réinventée » (Isabelle Hardy)

La tâche n’est pas aisée. Il y a d’un côté ceux qui adhèrent à la démarche lancée par le collectif citoyen Archipel : les écologistes, le conseiller municipal PS Romain Cujives, la France Insoumise... Il y a aussi le PS, qui malgré la fonte de ses adhérents, tente toujours d’être au centre du jeu, après avoir désigné, avec moult rebondissements, la conseillère régionale Nadia Pellefigue comme tête de liste.

Génération.s Toulouse a aussi validé il y a plusieurs semaines déjà la stratégie de ne pas entrer dans le processus d’Archipel, qui prévoit notamment la désignation des candidats représentant les partis par un vote sur internet mais aussi qu’un tiers de la liste soit constitué par des Toulousains… tirés au sort !

En revanche, le mouvement de Benoît Hamon à Toulouse compte bien peser dans les discussions avec les autres mouvements de gauche, dont Archipel, pour arriver à trouver une plateforme programmatique commune. En cas d’accord, viendra alors le temps de constituer une liste commune et de trouver une tête de liste qui fasse l’unanimité. Et ce ne sera pas le plus simple à faire !

FV (@fabvalery)

08 Juil

Municipales : LaREM veut « s’ancrer dans les territoires »

La campagne des Municipales est bel et bien lancée pour le mouvement d’Emmanuel Macron. Deux initiatives qui se sont déroulées ce dimanche l’attestent. Trois « espaces citoyens » ont été inaugurés dans le pays dont un à Foix en Ariège. Parallèlement des ateliers intitulés « En Marche vers nos communes »  pour construire les futurs programmes sont organisés notamment en Haute-Garonne.

Pour préparer les Municipales, la République En Marche organise des ateliers et des débats comme ici ce dimanche à Saint-Orens. (Photo LREM 31)

« La République En Marche » cherchait-il vraiment un enracinement local ? C’est la réponse qui se posait notamment après de parcimonieuses annonces d’ « investitures » ou de « soutiens » en provenance de l’état-major parisien. Mais les actions se mettent à devenir de plus en plus locales comme ce fut le cas ce dimanche.

A Saint-Orens par exemple où la maire sortante, Dominique Faure est officiellement soutenue par LREM, une trentaine de marcheurs se sont réunis. Au programme des ateliers qui se sont déroulés de 9h à 17h autour de thématiques locales classiques comme le logement, la mobilité ou la sécurité. « C’est le deuxième étage de la fusée commente Pierre Casteras. On a  d’abord formulé des projets. Nous en sommes maintenant aux propositions ».

Instaurer un dialogue »

Le référent de la Haute-Garonne explique que la démarche a été entreprise dans toutes les communes de plus de 9000 habitants de son département : Muret, Castanet, Toulouse, Colomiers ou encore Balma. Objectif : « instaurer un dialogue ». A Toulouse, par exemple, ce sont le député Jean-François Portbarrieu et le directeur de cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, Jean-Marie Girier qui sont chargés des échanges avec Jean-Luc Moudenc.

A Castanet, le maire sortant Arnaud Lafon ayant annoncé qu’il ne se représentera pas, les discussions sont en cours avec le Modem. De manière générale, trois cas de figures s’offrent au mouvement présidentiel : soit une tête de liste LREM, soit une liste portée par un autre membre de la majorité présidentielle, soit un accord avec un élu non issu de la majorité présidentielle mais avec qui le projet est partagé.

« Nous avançons » se satisfait Pierre Casteras. « On a lancé un appel aux bonnes volontés. On a des demandes de création de comités locaux. On retrouve ce qui fait notre essence ». Nul doute que LREM avait grand besoin d’ « s’ancrer dans les territoires ». Pour la Haute-Garonne, les Législatives avaient facilité l’opération. Mais quid des départements où En Marche ne compte pas de parlementaires ?

Espaces citoyens »

Là, le mode opératoire est différent avec la mise en place d’ « espaces citoyens » comme ce fut le cas  ce week-end à Foix. L’annonce a été faite avec emphase évoquant « un forum d’un genre nouveau » avec comme tête d’affiche Raphaël Bernardin, le maire de Saint-Sulpice-La-Pointe dans le Tarn, premier maire élu sous les couleurs LaREM à l’automne 2017.

Dans le bâtiment de 150 m² sur trois étages, « il y a une zone d’accueil où tous nos visiteurs pourront se renseigner sur nos activités et trouver des informations sur les réformes en cours, un espace dédié à l’écosystème local » précise Jérôme Azéma dans un communiqué. Et le référent départemental de s’enthousiasmer : « On a des projets plein la tête et on met la main à la pâte pour leur donner corps ». Pas de doute, en Ariège comme ailleurs, la campagne des Municipales est bel et bien lancée.

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

 

 

02 Juil

Le point sur les futures municipales à Toulouse, dans Politic Café #81 (la dernière de la saison)

Pour la dernière de la saison de notre module vidéo, on fait le point sur le dossier des futures élections municipales à Toulouse. Et il y en a des choses à dire !

Au menu :

  • dans les cuisines du Parti socialiste
  • Jean-Moudenc, candidat sans le dire
  • tous (déjà) en campagne !

Bon été à tous et retour de Politic Café en septembre !

 

01 Juil

Municipales à Toulouse : les « anti-mariage pour Tous » peuvent-ils faire capoter les négociations « Moudenc-Macron » ?

Un élu de l’équipe de Jean-Luc Moudenc est membre de Sens Commun, le mouvement né en opposition au « mariage pour Tous ». En Marche conditionne un éventuel accord aux municipales à un « débarquement » de cet élu.

Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron. Photo : AFP/Pavadi

Le député En Marche de la Haute-Garonne, Michaël Nogal, est très investi dans les municipales à Toulouse. En mai dernier, au lendemain des Européennes, le jeune parlementaire s’est déclaré candidat. Mais son intérêt dépasse le cadre de sa propre candidature. Michaël Nogal pose des conditions s’agissant d’un accord entre le maire (sortant) Jean-Luc Moudenc et le parti d’Emmanuel Macron.

Michaël Nogal demande à Jean-Luc Moudenc de « débarquer » un de ses élus, Jean-Baptiste de Scorraille. L’élu toulousain appartient au mouvement Sens Commun. Pour le député En Marche, cela barre la route à une éventuelle alliance. Michaël Nogal n’est pas en charge des négociations entre le Capitole et En Marche.

Selon nos informations, Michaël Nogal s’est porté volontaire lors de la visite toulousaine du délégué général d’En Marche, Stanislas Guérini. Mais il n’a pas obtenu un poste de négociateur.

Cela ne l’empêche pas de formuler publiquement des conditions.

Il s’agit d’une position personnelle. Mais elle n’est pas forcément isolée. Selon nos informations, l’adjoint de Stanislas Guérini, le député Pierre Person est sur la même ligne que son collègue de la Haute-Garonne. Pas question de « dealer » avec une liste intégrant un représentant de Sens Commun, un mouvement anti-Mariage pour Tous et anti-PMA.

Du côté de Jean-Luc Moudenc, pas de commentaire. Avant les Européennes, le maire de Toulouse a ouvertement dénoncé un chantage de la part d’En Marche. Mais, s’agissant de Jean-Baptiste de Scoraille et de Sens Commun, c’est silence radio. Dans l’entourage du président de Toulouse Métropole, l’agacement est toutefois perceptible et on dénonce un prétexte pour faire échouer les négociations.

Visiblement, du côté du Capitole, il existe une contre-attaque. Une source précise que Jean-Baptiste de Scoraille a pour délégation les anciens combattants. Autrement dit, l’élu n’est pas en charge des questions de sociétés. A demi-mot, le message est clair : Jean-Baptiste de Scoraille est membre de Sens Commun mais cela n’interfère pas avec ses fonctions municipales.

Cet argument peut-il « sauver » les négociations en cours ?

Un membre d’En Marche se veut rassurant. « Je ne crois pas que tout puisse échouer à cause de l’étiquette d’un élu municipal ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

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