13 Nov

Municipales à Toulouse : Archipel Citoyen teste ses candidats à la tête de liste

Toujours plus participatif ? Avant de désigner sa tête de liste, Archipel Citoyen organise ce mercredi 13 novembre une soirée de confrontation de ses candidats avec les toulousains, entre ateliers et questions/réponses avec la salle. Explication.

Claire Dujardin, Michel Kaluszynski, Maxime Le Texier, Antoine Maurice, François Piquemal : voici les cinq candidats qui briguent la tête de liste d’Archipel Citoyen pour les élections municipales à Toulouse. « Le but n’est pas de les mettre en mode compétition ce mercredi soir » explique la porte-parole Caroline Honvault.  Exit donc la recette traditionnelle du débat à cinq.

Pas en mode compétition »

« Chaque candidat se présentera et pourra donner son avis en fonction des questions posées par le public». Et quid des grands dossiers (transports, urbanisme,…) ? « Nous n’avons pas encore de positions. En revanche quand nous les aurons, nous les tiendrons » insiste Carole Honvault. « On ne veut pas faire le catalogue du père Noël des promesses non tenues. Notre ambition est de renouer la confiance avec les citoyens ».

Lors de la première heure de cette soirée, les candidats participeront à des tables-rondes en petits groupes où ils pourront être appuyés par l’ensemble de la liste. « Je n’ai pas préparé quelque chose de spécial avoue François Piquemal. Je suis prêt depuis un moment. Là c’est une présentation à un public plus élargi que les colistiers, je donnerai mon avis quand j’en aurai un mais j’aurai aussi la lucidité d’écouter le collectif ».

La méthode Condorcet »

Deuxième temps fort de cette soirée après les ateliers, les candidats tireront au sort des questions posées par le public et y répondront. « Tout ce qui va se dire ce soir va nourrir chacun des 70 colistiers explique Caroline Honvault. Chaque regard se vaut ». Parce qu’au final, ce ne seront que ces 70 qui désigneront leur tête de liste dimanche. Il ne s’agira alors pas simplement de déposer un bulletin dans une urne mais de passer par la méthode Condorcet. Autrement dit un système de vote où le gagnant est le candidat qui, comparé tour à tour à chacun des autres s’avère être le préféré.

« C’est la règle qu’on s’est donnée dès le début de l’aventure rappelle François Piquemal. L’objectif étant que la tête de liste fasse l’unanimité ». C’est aussi la condition sine qua non qu’avait fixée Europe Ecologie les Verts pour rester dans le mouvement. La tête de liste d’Archipel Citoyen et l’ordonnancement de cette même liste devraient donc être connus en début de semaine prochaine. Une fois ce choix fait à 70, il sera ensuite temps, comme le revendique le mouvement, de « redonner le pouvoir aux citoyens ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

08 Nov

Immobilier : le député (Modem) de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, veut « dynamiter » le droit de propriété

Retirer la propriété du sol aux propriétaires et réduire la propriété aux murs. Le député (Modem) de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, propose une véritable révolution pour faire face à l’inflation immobilière.

Jean-Luc Lagleize. Député Modem de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP/Isorel

L’inflation immobilière est un véritable fléau. Dans les grandes villes, des quartiers entiers sont devenus quasiment inaccessibles pour les candidats à la propriété. A Toulouse, la hausse des prix atteint 15,2% à Saint Etienne et 6,3% aux Sept Deniers. Le m2, dans l’hypercentre, avoisine les 5000 m2. A Paris, le seuil historique des 10 000 euros a été franchi cet été.

Pour enrayer cet emballement, le député (Modem) de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize propose une mesure choc : retirer la propriété des terrains aux…propriétaires. Dans certaines zones, la propriété serait réduite au bâti. Cette proposition, formulée dans un rapport remis au Premier ministre, permettrait (notamment) de lutter contre les promoteurs immobiliers. L’achat (à prix d’or) d’un terrain est monnaie courante à Toulouse comme dans d’autres villes. Une parcelle (acquise au-dessus de sa valeur cadastrale) permet de construire un immeuble et donc de multiplier les bénéfices en vendant plusieurs appartements.

Cette pratique est adossée à la destruction de maisons individuelles ce qui suscite l’hostilité d’une partie de la population. Dans le quartier toulousain de Saint-Simon, des habitants se mobilisent contre la multiplication des projets immobiliers.

Jean-Luc Lagleize avance une solution : un transfert du foncier au « public ». Les propriétaires privés pourraient vendre le bâti mais le terrain resterait entre les mains des pouvoirs publics. C’est la fin du business pour les promoteurs immobiliers.

Cette solution innovante suscite une levée de bouclier de la part des professionnels de l’immobilier mais aussi d’une partie de la classe politique.

 

Il s’agit uniquement d’un rapport. Mais les pistes soulevées vont alimenter un débat, dans le cadre d’une proposition de loi. Une discussion législative qui se déroulera le 28 novembre prochain à l’Assemblée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

07 Nov

Municipales à Rodez : après 18 ans d’opposition, l’adversaire de Christian Teyssèdre devient sa…colistière

Après 18 ans d’opposition et de rivalité politique, une ancienne adversaire du maire de Rodez devient sa colistière pour les prochaines municipales.

Christian Teyssèdre, maire de Rodez. Photo : @AFP Eric Cabanis

Pour sa troisième campagne municipale, Christian Teyssèdre promettait une liste d’ouverture. C’est fait et l’ouverture est (ultra) large. Elle s’étend aux opposants du maire sortant. Pendant 18 ans, Régine Taussat, a été l’adversaire politique de Christian Teyssèdre. Une opposition, à fleuret moucheté et qui n’a pas empêché les deux rivaux de partager des moments conviviaux, notamment un mariage.

Mais, politiquement, aucun doute. Christian Teyssédre et Régine Taussat croisent le fer, depuis 2001 au sein du conseil municipal. En 2008, la secrétaire départemental de l’UMP a même été candidate face à un Christian Teyssèdre qui, à l’époque, porte une étiquette socialiste.

Depuis le maire de Rodez a rejoint En Marche. Mais Régine Taussat se revendique toujours gaulliste et occupe le poste de secrétaire départementale de LR.

Pour les municipales de mars prochain, la « hache de guerre » n’est pas simplement enterrée. Régine Taussat devient (carrément) la colistière de son ancien rival. L’annonce officielle a été faite, ce jeudi 7 novembre, lors d’une conférence de presse.

L’élue « d’opposition » précise avoir répondu à une demande du maire sortant. Régine Taussat a saisi la main tendue pour une raison simple :

Christian Teyssèdre est devenu le leader incontesté de la ville et son parti, c’est Rodez. Pour moi aussi, Rodez, c’est mon parti

L’élue de droite considère que « les étiquettes ne jouent pas pour des municipales et lorsqu’il s’agit de faire des trottoirs ou de construire une école ».

Laurent Dubois (@laurentdub) et Corinne Lebrave

 

Municipales : la passerelle d’Albi sur le bureau du Procureur

Info France 3. La passerelle est sur le bureau du Procureur de la République d’Albi. L’association de lutte contre la corruption, Anticor, vient d’effectuer un signalement s’agissant l’achat d’une parcelle. La parcelle appartenant à la famille d’un élu municipal a été payée 96 000 euros au dessus de l’évaluation faite par les services de l’Etat.

Photo : @mairie Albi

Le signalement date du 30 octobre dernier. Dans un courrier signé par un responsable national de l’association, Anticor saisit le parquet d’Albi au sujet de la Passerelle. En 2015, l‘Agglomération du Grand Albigeois a acquis, dans le cadre de ce chantier, une parcelle composée d’une maison et d’un terrain. Cette parcelle, située dans l’environnement immédiat de la future passerelle, a été payée 300 000 euros par la municipalité.

Anticor s’interroge sur l’identité des bénéficiaires de l’opération : les parents d’un élu municipal. Mais c’est surtout le prix qui motive le signalement au Parquet. Au delà d’un éventuel conflit d’intérêt, Anticor attire l’attention du Procureur de la République sur le montant versé par la collectivité albigeoise  : plusieurs dizaines de milliers d’euros au dessus de l’évaluation du bien par les services de l’Etat.

Autrement dit, Anticor soupçonne un « prix d’ami » supérieur à la valeur réelle de la parcelle.

L’affaire a déjà connu un traitement médiatique. Mais, plus de deux ans après sa révélation, elle prend  une nouvelle tournure. La proximité des élections n’est pas étrangère à ce retour dans l’actualité. Un des opposants à la majorité municipale (sortante) a, en effet, contacté Anticor.

Pour le moment, il s’agit d’un simple signalement. Il appartient au Procureur de la République d’ouvrir ou non une enquête préliminaire.

Mais, en toute hypothèse, le parquet va devoir se prononcer.

Contactée par France 3 Occitanie, la présidente de l’Agglomération « fait totalement confiance à la justice pour traiter l’affaire comme il se doit, c’est-à-dire comme à son d’habitude, avec une parfaite impartialité ».

Sur le fond du dossier, Stéphanie Guiraud-Chaumeil se dit « totalement sereine ». La maire d’Albi et présidente de l’Agglomération met en avant le fait que les délibérations visées par Anticor ont « fait l’objet d’un contrôle de la légalité de la part de la préfecture ». Pour Stéphanie Guiraud-Chaumeil l’acquisition le parcelle s’est déroulée « dans une parfaite transparence ».

Stéphanie Guiraud-Chaumeil était Vice-présidente de l’Agglomération au moment des faits. La présidence était assurée par l’actuel sénateur du Tarn, Philippe Bonnecarrere. Mais Stéphanie Guiraud-Chaumeil assume totalement la décision et s’étonne que l’une des personnes à l’origine du signalement d’Anticor (un élu d’opposition) se soit contentée de s’abstenir lors du vote de la délibération initiale.

La maire d’Albi  est, d’ailleurs, « étonnée par le calendrier ». Stéphanie Guiraud-Chaumeil rappelle que « les délibérations datent de 2015 et l’affaire a été rendue publique en 2016 » et déclare : « 2019, c’est avant 2020 ». Bref l’élue albigeoise évoque, à demi-mot,le contexte pré-électoral et l’hypothèse d’une manœuvre politique.

Laurent Dubois (@laurentdub) et Pascale Lagorce (@ovaliegirl)

 

04 Nov

Réforme de l’assurance chômage : 7000 perdants dans le Tarn-et-Garonne pour la député (PS) Valérie Rabault

Depuis le 1er novembre, un nouveau système d’assurance chômage est entré en vigueur. Pour la députée (PS) Valérie Rabault, 7000 demandeurs d’emploi du Tarn-et-Garonne risquent de subir une baisse de leur indemnisation.

La députée PS Valérie Rabault (Photo : MaxPPP)

Valérie Rabault est une aficionados de la calculatrice. Après une carrière dans la finance, la parlementaire a été la première femme nommée rapporteur général du Budget. Mais, surtout, la députée et présidente du groupe PS à l’Assemblée, s’est forgée une spécialité : traduire en chiffre la politique d’Emmanuel Macron.

Lors de la hausse de CSG (une hausse partiellement annulée après le mouvement des Gilets Jaunes), Valérie Rabault a évaluée à 8 millions le nombre de retraités impactés. Un chiffre choc qui a fait le tour des médias. La députée du Tarn-et-Garonne applique la même méthode s’agissant de la réforme de l’assurance chômage.

Une réforme qui produira pleinement ses effets en avril 2020 mais dont les premières mesures sont applicables depuis le 1er novembre. Pour Valérie Rabaut, 7000 chômeurs du Tarn-et-Garonne risquent de subir une baisse de leurs indemnités.

La députée ne donne pas de détail sur le mode de calcul (7000 ?) mais elle précise les raisons de la « décote » : la fin des droits rechargeables.

Valérie Rabault insiste également sur un autre point : la perte d’indemnisation pour les tarn-et-garonnais qui travaillent en CDD.

La députée socialiste rappelle que 55% des offres d’emplois sont des CDD inférieurs à 6 mois. Or, pour bénéficier d’une indemnisation, il faut désormais passer la barre des 6 mois. Dans l’ancien dispositif, 4 mois suffisaient.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

02 Nov

Municipales à Toulouse : quels sont les candidats pour la tête de liste Archipel ?

Un écologiste, un conseiller municipal et une avocate sont candidat(e)s pour prendre la tête de la liste Archipel Citoyen.

 

Le collectif Archipel Citoyen a dévoilé en octobre dernier sa liste pour les Municipales de mars prochain. La seconde étape (décisive) est de désigner une tête de liste. Cette désignation doit se dérouler le 15 novembre prochain. La méthode n’est pas encore arrêtée et des réunions de travail sont prévues afin d’arrêter un modus operandi.

Deux options sont sur la table : une investiture par (et parmi) les 70 candidats déjà investis ou un vote citoyen.

En attendant le choix du procédé, des candidatures (à la tête de liste) viennent d’être déposées. L’écologiste Antoine Maurice, l’ex socialiste Romain Cujives, l’avocate Claire Dujardin, l’ancienne figure du DAL, François Piquemal ou encore le fondateur d’Archipel Citoyen, Maxime Le Texier se sont, selon nos informations, déclarés candidats.

Cette liste n’est pas vraiment une surprise. Mais la candidature du conseiller municipal Europe Écologie-Les Verts, Antoine Maurice, mérite d’être soulignée. Les écologistes ont publiquement (et vertement) exprimé des réserves sur le mode de fonctionnement d’Archipel Citoyen. L’éventualité d’un départ des Verts a même été ouvertement évoquée lors de la dernière assemblée générale d’EELV. Le fait qu’Antoine Maurice se déclare candidat pour la tête de liste d’Archipel montre que le divorce n’est pas encore consommé.

Laurent Dubois (laurentdub)

01 Nov

Historique : pour la première fois, pas de liste PS aux municipales à Toulouse

C’est une première depuis quasiment 50 ans et la création du PS. Le Parti socialiste n’a pas de liste aux Municipales à Toulouse.

Dans les locaux du PS 31 (Photo : MaxPPP)

L’information est passée inaperçue. Mais elle est politiquement et symboliquement forte. En octobre dernier, le bureau national du PS a décidé de soutenir une liste pour les Municipales à Toulouse.

Autrement dit, pour la première fois depuis 1971, le PS ne va pas investir de candidat. Une vraie rupture dans la vie du Parti socialiste toulousain. Toulouse et le PS entretiennent une relation forte. La ville Rose a hébergé plusieurs congrès importants. Par tradition, les candidats socialistes tiennent leur dernier meeting dans la cité de Jaurès.

S’agissant des municipales, à chaque élection, un socialiste a porté les couleurs du parti. Raymond Bazerque en 1971. Alain Savary en 1977. Gérard Bapt en 1983. Jacques Levy en 1989 et 1995. François Simon en 2001. Pierre Cohen en 2008 et 2014.

Si on ajoute la période SFIO, c’est une histoire longue de 75 années qui se clôture en 2019. En juin dernier, le PS de la Haute-Garonne a essayé de maintenir la tradition. En marge de ses statuts, la fédération départementale a investi deux chefs de file.

Mais l’expérience (inédite) ne visait pas à investir une tête de liste comme dans le passé. À 6 mois du scrutin, elle se conclut par une décision de soutien à une liste allant du PS en passant par le PCF, le PRG et une composante qui se veut (conformément à la mode du moment), citoyenne.

Le patron des socialistes de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, se console en insistant sur le fait que cette liste est menée par une socialiste. C’est parfaitement exact. Nadia Pellefigue est membre du Parti socialiste et siège au conseil régional dans le groupe PS.  L’équipe de campagne de l’élue régionale est également (largement) composée de membres du PS.

Mais la candidate socialiste insiste elle même sur une évidence. À la différence d’un Pierre Cohen ou d’un Gérard Bapt, elle n’a pas été investie par les militants pour être la tête de liste des socialistes aux Municipales.

Détail révélateur. Lors de sa dernière opération de tracatage, le logo du PS ne figurait pas sur les documents de campagne de Nadia Pellefigue. Socialiste lorsqu’elle siège au conseil régional, Nadia Pellefigue cultive sa propre marque de fabrique quand elle fait campagne pour les Municipales.

Depuis des décennies, Toulouse et la Haute-Garonne sont considérées commme un fief du PS. Les législatives de 2017 et la perte de la quasi totalité des sièges, a déjà marqué un tournant. Les Municipales de 2020 constituent une nouvelle étape dans l’éclipse du Parti socialiste.

 

 

30 Oct

Municipales : Les Républicains de Toulouse contraints de recadrer une photo pour masquer une affiche anti-Macron

En annonçant l’investiture de Jean-Luc Moudenc par son parti pour les municipales, la présidente départementale des Républicains a publié une photo où l’on voyait une affiche anti-Macron, qui faisait tâche après l’annonce du soutien de LREM au maire sortant.

Capture d’écran de la photo sur Twitter avant sa suppression

Oh, la boulette ! Apparemment, l’alliance entre La République en Marche (LREM) et Les Républicains (LR) pour les élections municipales de Toulouse n’est pas encore entrée dans toutes les têtes des militants.

« Avec Macron c’est vous qui payez l’addition »

Mardi 29 octobre, la présidente des Républicains de Haute-Garonne, Laurence Arribagé, a annoncé que le maire sortant (et membre de LR) Jean-Luc Moudenc a obtenu l’investiture de son parti par la commission nationale d’investiture (CNI). Son compte Twitter publie alors une photo où on la voit aux côtés de la sénatrice Brigitte Micouleau.

Derrière les deux femmes, attablées, une affiche au mur :

Avec Macron, c’est vous qui payez l’addition

Il s’agit d’un slogan lancé en 2018 par le parti Les Républicains (présidé à l’époque par Laurent Wauquiez) qui lançait alors une offensive au sujet du pouvoir d’achat visant les mesures prises par le gouvernement et Emmanuel Macron.

Oui mais voilà, depuis, de l’eau (de la Garonne) a coulé sous le Pont-Neuf !

LREM et LR désormais alliés derrière Jean-Luc Moudenc

Lundi (la veille donc), comme prévu, La République en Marche (LREM) a annoncé son soutien à Jean-Luc Moudenc pour les municipales de mars prochain.

Les opposants d’hier sont donc les alliés de demain. Les opposants nationaux sont les alliés locaux. De quoi devenir schizophrènes !

Et là, forcément, l’affiche anti-Macron, c’était une boulette. Le tweet a donc été supprimé puis republié avec une photo recadrée, dans laquelle on ne voit plus qu’un petit bout de l’affiche (et accessoirement plus la sénatrice Micouleau).

Mais internet a de la mémoire et la photo même supprimée est facile à retrouver. C’est celle qui figure en haut de cet article.

Contactée, Laurence Arribagé reconnaît que c’était bien une boulette. Mais relativise.

L’essentiel du message n’était pas là, je pense (Laurence Arribagé).

Certes. Ce petit accident montre bien cependant que travailler ensemble localement quand on se combat politiquement au niveau national est un exercice compliqué.

FV (@fabvalery)

24 Oct

Municipales : la valse des étiquettes ?

Photo Alexandre Marchi (Max PPP)

Verra-t-on les logos des partis politiques sur les panneaux d’affichage en mars prochain ? Rien de moins sûr à l’heure où listes citoyennes, de société civile ou sans-étiquette semblent faire l’unanimité.

« Quand je me suis présenté pour la première fois, il y a 32 ans, j’ai mis l’étiquette, et je ne le referai plus ». Jean-Louis Puissegur le dit en souriant mais il s’en souvient encore. Celui qui se dit toujours socialiste, « ça fera plaisir aux copains », reconnait qu’afficher son étiquette « ce n’est pas porteur de voix quand on se présente sur des communes petites et moyennes ».

Campagne des villes et campagne des champs »

Comme beaucoup d’élus, le vice-président de l’AMF estime qu’il y a bien deux géographies politiques différentes en fonction des terres d’élection : celles des métropoles et les autres. Dans le premier cas, la stratégie est forcément plus politique, dans les villages, le candidat à la mairie se doit de faire consensus et de réunir le maximum de bonnes volontés pour son équipe et de voix pour la cohésion.

En ce sens, le Sénat qui a adopté le 15 octobre dernier  l’amendement de la loi « engagement et proximité » mettant fin au « nuançage politique » pour les communes de moins de 3500 habitants a vu juste. En effet jusqu’à présent, les  élus pourtant déclarés sans étiquette se voient systématiquement attribués une « couleur » politique : Divers Gauche ou Divers Droite.

Sans étiquette, indépendant ou non-inscrit »

Mais certains voudraient aller encore plus loin. Quand Denis Wattebled, sénateur du Nord, interpelle Christophe Castaner lors des questions au gouvernement, il évoque notamment un seuil pouvant aller jusqu’à 9000 habitants. Les nuances « sans étiquette », « indépendant » ou « non-inscrit » pourraient ainsi être rajoutées dans les grilles de classement des préfectures.

Du côté d’En Marche, le débat est clos. « Nous avons tranché. Au-dessus de 9000 habitants c’est la commission nationale d’investiture qui arbitre le soutien ou l’investiture, en dessous nos marcheurs s’organisent » explique le référent d’En Marche en Haute-Garonne. « Nous on travaille sur un socle de valeurs et propositions » assure-t-il. Mais alors en est-ce fini des partis politiques ? « Oui, si c’est pour tout bâtir autour d’une idéologie ou d’un dogme, c’est mort » assène Pierre Casteras.

De nouvelles formes de militantisme

« Il y a aujourd’hui de nouvelles formes de militantisme, notamment chez les jeunes et autour d’une fibre écolo et environnementale ». Et le marcheur de reconnaître que de toute façon  son mouvement n’est pas en mesure d’emporter une majorité municipale sous ses seules propres couleurs. Ce qui est le cas de bon nombre de partis actuellement.

Patrick Noviello (@patnoviello)

« Elections Municipales : avec ou sans étiquettes ? », ce sera le thème de Dimanche en Politique cette semaine.

23 Oct

Nouvelle direction de LR : Aurélien Pradié nommé secrétaire général

Le député du Lot intègre l’un des postes-clé de la nouvelle direction du parti de droite. Une droite qu’il veut désormais « sociale et non plus ultra-libérale ».

Aurélien Pradié, hier, au siège des Républicains à Paris. Photo Christophe Morin IP3/Max PPP

« Je dois vous avouer que je n’ai pas fait campagne pour ce poste. Il y a donc un effet de surprise » reconnaît avec humilité le lotois. « Je n’ai pas le profil type car très jeune (NDR : 33 ans) et je n’ai pas grandi dans le parti » argumente-t-il. Et pourtant c’est bien sur lui ainsi que sur Guillaume Peltier qui avait renoncé à se présenter face à lui que Christian Jacob le patron des Républicains va s’appuyer.

« J’ai confiance en lui comme lui a confiance dans la nouvelle génération» affirme Aurélien Pradié. Et l’ancien maire de Labastide-Murat d’expliquer que s’il a accepté cette fonction c’est parce que « la direction a été profondément remaniée ». Son crédo : « une droite sociale en rupture avec une droite ultra-libérale ».

Le chantier est juste colossal »

« Le chantier est juste colossal » admet sans détour le nouveau secrétaire général de LR qui veut remettre tout le monde au travail « avec discrétion et beaucoup d’humilité ». « Il faut montrer aux français qu’on a compris le message qu’ils nous ont adressé dans les urnes ». Les Républicains souhaitent désormais s’emparer de thématiques plus sociales. Parmi elles, certains sur lesquelles il a déjà travaillé contre le handicap ou les violences conjugales.

Le nouvel état-major cogitera aussi sur l’alimentation, les salaires ou encore le logement. « Pour cela, nous ferons aussi rentrer des gens qui vont nous perturber dans notre réflexion » n’hésite pas à préciser le député du Lot. D’ici le printemps un congrès fondateur sur les idées devrait d’ailleurs être organisé.

Les Municipales : une étape importante parce qu’elles marquent l’ancrage territorial »

Première échéance électorale sur laquelle Aurélien Pradié étrennera sa nouvelle fonction : les élections municipales en mars prochain. « Elles seront une étape importante parce qu’elles marquent l’ancrage territoriale » souligne-t-il. A ce sujet, il l’assure, nommé secrétaire général du parti, il ne compte pas pour autant oublier sa terre d’élection : « je ne passerai jamais plus de temps à Paris que dans le Lot ». Une démarche que bon nombre d’anciens dirigeants de LR n’avaient sans doute pas suffisamment appliquée.

Patrick Noviello (@patnoviello)

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