16 Fév

Tarn : le maire de Saint-Sulpice, Raphaël Bernardin, nommé référent d’En Marche

Info France 3 Occitanie-Le maire de Saint-Sulpice, Raphaël Bernardin, vient d’être nommé référent départemental d’En Marche.

Raphaël Bernardin, maire de Saint-Sulpice (81). Photo : MaxPPP/Boria

Raphaël Bernardin, maire de Saint-Sulpice (81). Photo : MaxPPP/Boria

L’annonce vient d’être faite, ce vendredi 16 février, sur la boucle Télégram des Marcheurs tarnais. Mais la nomination de Raphaël Bernardin à la tête du mouvement En Marche remonte à une décision en date du lundi 12 février. Cette désignation, par le bureau exécutif de La République En Marche (LaRem) intervient après la démission collective de l’ancienne équipe départementale.

Raphaël Bernardin bénéficiait du soutien du député Jean Terlier. En début d’année, lors d’une cérémonie de voeux, le parlementaire a publiquement souhaité la désignation du nouveau maire de Saint-Sulpice comme référent départemental. Lors de la campagne des municipales, Jean Terlier s’est également fortement engagé aux côtés de Raphaël Bernardin.

Le nouveau patron des Marcheurs tarnais a également bénéficier de son récent succès électoral. Raphaël Bernardin n’est pas  le 1er maire En Marche de France. Le nouveau maire de Saint-Sulpice, le reconnait lui même. La liste de Raphaël Bernardin ne portait l’étiquette du mouvement « macroniste » et l’heureux élu était en congés de LaRem pendant la campagne. Mais Raphaël Bernardin a toutefois démontré sa capacité à remporter une compétition électorale.

La médaille a, toutefois, un revers.

Le précédent référent, Clément Baller, était un pur produit de la société civile. C’est désormais un élu local qui est en charge de l’animation d’En Marche dans le Tarn. C’est le maire d’une commune de 8000 habitants et très proche d’un parlementaire qui prend les rênes. Cela rapproche En Marche du fonctionnement traditionnel des partis du Vieux Monde. Les adhérents vont-ils être convaincus par cette « normalisation » d’un mouvement qui promettait de révolutionner les pratiques politiques ?

Contacté par France 3 Occitanie, Raphaël Bernardin précise ses objectifs : « fédérer les marcheurs et les marcheuses, donner plus de visibilité aux comités locaux, qui sont le coeur de notre département, valoriser l’action et l’initiative citoyenne, préparer les échéances à venir ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

Listes nationales pour les élections de 2019 : l’Europe plus loin des régions ?

Le Parlement Européen à Strasbourg. photo Frederick Florin AFP

Le Parlement Européen à Strasbourg. photo Frederick Florin AFP

Nos députés européens étaient jusque-là élus sur une circonscription sud-ouest de 18 départements et trois régions (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine). Mardi 13 février, l’Assemblée Nationale a voté l’instauration de listes nationales. Emmanuel Macron qui en voulait des « transnationales » devra s’en contenter. Mais ces nouvelles listes ne vont-elles pas déconnecter encore plus les territoires de leurs élus européens ? Eléments de réponse.

Dans l’hémicycle ce mardi, seuls les députés LR semblaient encore vouloir défendre un format de listes que peu regretteront. Jean-Luc Mélenchon, habitué aux parachutages, ancien député européen du sud-ouest désormais député national de Marseille, après avoir échoué cinq ans plus tôt dans Pas-de-Calais, fait partie de ceux-là. « Si vous voulez des gens accrochés à leur territoire, élisez des moules ou des bigorneaux. Mais si vous parlez au peuple français, il convient que vous vous rappeliez que nous sommes un peuple mouvant.» déclarera-t-il dans l’hémicycle.

Listes nationales ou circonscriptions, dans les deux cas cela n’a pas fait de moi un élu de proximité »

A l’occasion, il se souvient de son passage dans sa circonscription sud-ouest où « parler de Bordeaux à Perpignan n’intéressait personne, même dans le raccord des sujets locaux à l’Europe ». Listes nationales et circonscription, Gérard Onesta ancien Vice-Président (EELV) du Parlement Européen a connu les deux situations. « Dans les deux cas, ça n’a pas fait de moi un élu de proximité ». L’actuel président du bureau du Conseil Régional dénonce  une « fumisterie ». « Soit l’élu est immergé dans la société et vit à son contact, soit c’est un apparatchik ou un parachuté, ça n’est pas ce débat qui va faire changer les choses ».

Pour cet européen convaincu, un député ne doit pas représenter son territoire mais la nation. « C’est le sénateur qui représente les territoires ! Vouloir faire des députés européens des sénateurs européens a pour conséquences qu’ils servent leurs intérêts et non ceux de l’Union » dénonce-t-il. Et Gérard Onesta de se dire « extrêmement en colère » que la récente répartition des sièges des députés britanniques partis via le Brexit n’ait pas donné lieu à des listes transnationales. « Le PPE, le regroupement des partis de droite du continent s’y est opposé. Si on veut vraiment un parlement qui légifère pour l’U.E, il faut des listes transnationales ».

Gare à la proportionnelle !

Quant à Emmanuel Macron qui serait favorable à ces listes transnationales, Gérard Onesta trouve cette position pour le moins paradoxale. « Le même Macron ne veut pas d’un Président de la Commission Européenne élus par les députés. Il veut que ça continue à se faire en conclave avec les 27 chefs d’état ». Alors comment rapprocher l’Europe des territoires ? « Il n’y a qu’à diffuser les débats de Strasbourg à la télévision comme les questions au gouvernement de l’Assemblée Nationale » préconise-t-il.

Gérard Onesta n’est pas le seul à penser que des listes plus régionales mettraient en péril la proportionnalité du vote européen, créant ainsi un « effet de seuil » qui privilégiera certaines formations politiques et en fera disparaître d’autres de l’hémicycle. Marie-Pierre Vieu, l’ancienne suppléante communiste de Jean-Luc Mélenchon et qui siège désormais à Strasbourg à sa place, est sur la même ligne que Gérard Onesta et veut même  aller plus loin.

Une machine à produire de l’alternance »

« Nous sommes opposés au seuil d’éligibilité à 5%, les autres pays étant sur du 3% ou sur du rien ». Quant aux listes transnationales qui ont été abordées lors de discussions récentes, en tant qu’internationaliste, elle accepte d’en débattre, mais sans illusions. « Au stade actuel de la construction et de l’espace démocratique en Europe, ça nous paraît une machine à produire de l’alternance plutôt qu’autre chose ».

Alors qui pour défendre des listes régionales ? Principalement des élus LR qui, lors du débat à l’Assemblée Nationale, ont échoué à faire voter des amendements visant à créer des circonscriptions correspondant aux 13 régions actuelles, plutôt qu’une circonscription unique. Leur chef de file, Christian Jacob a notamment déploré qu’ « au moment où on a besoin de rapprocher les parlementaires du terrain, on les éloigne ». Mais une fois encore la seule question qui peut prouver l’intérêt, et le sentiment d’appartenance du citoyen à l’Europe sera la participation au prochain scrutin en mai 2019.

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

Crise au MJS : le représentant de la Haute-Garonne demande aux « hamonistes » de quitter le mouvement

Soupçon de fraude et risque de scission. Depuis son dernier Congrès, le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) se déchire entre pro-Hamon et pro-PS. Le représentant du mouvement en Haute-Garonne, Daniel Molina, demande qu’un nouveau congrès soit organisé mais sous le contrôle d’observateurs extérieurs.

Daniel Molina, MJS31; Photo : Facebook

Daniel Molina, MJS31; Photo : Facebook

Les 10 et 11 février derniers, le MJS a tenu son congrès. Pour plusieurs responsables locaux du mouvement, c’est un non-congrès ayant débouché sur la désignation d’une « direction auto-proclamée ». Le représentant de la Haute-Garonne figure parmi ceux qui dénoncent « des irrégularités lors des votes de plusieurs fédérations (ayant) sévèrement entaché la sincérité du scrutin ».

Contacté par France 3 Occitanie, Daniel Molina, évoque des « soupçons de fraude » et n’exclut pas un recours devant le tribunal administratif. Pour le Haut-Garonnais, la « situation est inextricable » et évoque, avec une cinquantaine de ses camarades, une nouvelle organisation en marge du MJS.

Malgré tout, Daniel Molina, tend la main. Il propose « un nouveau congrès mais avec des observateurs extérieurs, comme l’association AntiCor ou la ligue des droits de l’homme ».

Le jeune socialiste met également en avant une autre option. Mais elle est encore plus improbable que la première. Il s’agit du départ des « hamonistes » composant la nouvelle direction nationale du MJS.

La crise du mouvement est liée à une seule chose : la prise de pouvoir des soutiens de Benoît Hamon. Des soutiens qui sont en prise directe avec le mouvement de l’ex-candidat à la présidentielle, Génération-s. Daniel Molina et ses camarades des Hautes-Pyrénées, de l’Aude, de Mohiban et d’une trentaine d’autres départements veulent au contraire « travailler main dans la main avec le PS ».

Daniel Molina estime que les « hamonistes » doivent choisir :

Une nouvelle membre du bureau national, également élue régionale, a été exclue du PS car elle est membre de Génération-s. Ils ont le droit de trouver Génération-s formidable. Mais alors qu’ils y aillent. Génération-s va se transformer en parti et ce n’est pas possible d’être au MJS et chez Génération-s

A noter que Daniel Molina et les MJS fidèles au PS revendiquent une « autonomie vis-à-vis du parti socialiste ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

Vin, Ruffin et scrutin dans Politic Café #52

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Au menu cette semaine de notre module vidéo de commentaires de l’actualité politique dans la région :

15 Fév

Une députée de la majorité « soutient » les viticulteurs en pleine polémique avec la ministre de la Santé

La ministre de la Santé assimile consommation de vin et de vodka. Le milieu viticole est en colère. La députée du Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas, défend la position des producteurs du Gaillacois et demande à Agnès Buzyn de clarifier sa position.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée LaRem du Tarn. Photo : MaxPPP/Tanguy

Marie-Christine Verdier-Jouclas. Photo : MaxPPP/Tanguy

La colère agricole ne se limite pas aux zones agricoles défavorisées. Un autre front existe du côté des viticulteurs. Dans le Bordelais, ou dans le Gaillacois, ce n’est pas l’attribution des subventions européennes qui met le feu aux poudres mais une déclaration de la ministre de la Santé.

Le 7 février dernier, Agnès Buzyn a été invitée sur le plateau de France 2 pour participer à un débat après la diffusion du film, La soif de vivre. L’ancienne hématologue a lancé une phrase qui met en colère les producteurs de vin :

L’industrie viticole laisse croire que le vin est un alcool différent…or, en terme de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, du whisky ou de la Vodka. Il y aura zéro différence

Ces propos ont immédiatement déclenché une levée de bouclier. L’ancien président du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, Bernard Farges, a vivement réagi sur son compte Twitter.

La grogne s’est également exprimée dans le Gaillacois. Les viticulteurs ont trouvé un porte-parole. La députée tarnaise, très active dans le milieu viticole, a interpellé la ministre de la Santé lors de la dernière séance des questions au gouvernement.

Marie-Christine Verdier-Jouclas appartient à la majorité. La députée tarnaise s’est bien gardée de rajouter une polémique à la polémique. La parlementaire En Marche ! a insisté sur le fait que la ministre de la Santé est dans son rôle en pointant les dangers de l’alcool. Mais la députée, dont la circonscription comprend des terres viticoles, pouvait difficilement rester silencieuse.

Marie-Christine Verdier-Jouclas s’est contentée de demander « une clarification ». A demi-mot, la députée suggérait sinon un mea culpa du moins un bémol. La ministre de la Santé s’est contentée, dans sa réponse, d’insister sur la lutte contre l’alcoolisme : deuxième cause de mortalité en France, 2 millions de personnes concernées.

Agnès Buzyn a justifié sa position en invoquant une obligation d’information. La ministre de la Santé assume et, sans répéter la phrase polémique, maintient ses propos.

Un geste d’apaisement est intervenu mais après la séance des questions au gouvernement. Au micro de France Inter, Agnès Buzyn, a confessé boire du vin et a vanté les vertus culturelles du breuvage produit dans la Gaillacois et les autres vignobles de l’Hexagone. Le message n’est pas passé inaperçu du côté des viticulteurs.

Laurent Dubois (@laurentdub)

13 Fév

Législatives Haute-Garonne : le PS « joue » le pouvoir d’achat

L’ex-rapporteure du Budget, Valérie Rabault, vient soutenir le candidat socialiste dans la « partielle » du Comminges. La députée (PS) du Tarn-et-Garonne va mettre en avant la question du pouvoir d’achat.

Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne. Photo MaxPPP/Morin

Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne. Photo MaxPPP/Morin

Un jour avant la venue de Jean-Luc Mélenchon, la députée PS du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, va participer à une réunion publique dans le Comminges. Le 20 février prochain, la parlementaire sera à Boulogne. Pour la socialiste, une contribution  à la campagne de Joël Aviragnet est une évidence : « c’est un ami et c’est un élu de ma région ».

Spécialiste des questions économiques, l’ex-rapporteure du Budget va mettre en avant la problématique du pouvoir d’achat. Valérie Rabault a dénoncé à la tribune de l’Assemblée la hausse de la CSG et son impact sur les retraités. Depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, la députée du Tarn-et-Garonne monte au créneau face à la politique budgétaire du gouvernement. Valérie Rabault a, d’ailleurs, joint un acte symbolique à ses critiques répétées en défendant un contre-budget.

Dans le Comminges, le pouvoir d’achat constitue, pour le PS, un vrai angle d’attaque. Dans la 8ème circonscription de la Haute-Garonne, il existe de nombreuses petites retraites. La hausse de la CSG est donc un sujet sensible et très concret. Les socialistes ont bien compris que Valérie Rabault pouvait appuyer là ou ça passe mal.

En juin dernier, lors des législatives de 2017, la candidat En Marche, Michel Monsarrat, a manqué ravir le dernier siège du PS en Haute-Garonne. Mais, depuis 9 mois, la République En Marche est au pouvoir et certaines mesures gouvernementales sont loin d’être populaires chez les ouvriers, les employés et les retraités.

Le Comminges est une terre ancrée à gauche et un territoire rural.

Le thème « Macron, président des riches » peut être porteur et mobilisateur. Par définition, une réunion publique est un « entre-soi ». Les participants sont des militants ou des personnes déjà convaincues. Mais les chiffres et les arguments de Valérie Rabault sont au coeur de la campagne du Comminges.

La principale clés du scrutin se situe sur le terrain économique et social. Et, sur ce terrain, le PS va affronter un concurrent très motivé et mobilisé : la France Insoumise.

Le vrai match n’est plus celui de 2017. Le duel PS-En Marche de juin dernier risque de se transformer en choc frontal entre socialistes et « mélenchonistes ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Fév

Législative en Haute-Garonne : Jean-Luc Mélenchon en campagne

Jean-Luc Mélenchon va tenir une réunion publique pour soutenir le candidat France Insoumise dans le Comminges.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting à Toulouse; Avril 2017. Photo : MaxPPP

Jean-Luc Mélenchon. Meeting à Toulouse. Avril 2017. Photo : MaxPPP

La France Insoumise se mobilise. Après la figure médiatique du mouvement, François Ruffin, c’est au tour de Jean-Luc Mélenchon de battre campagne dans le Comminges. L’ancien candidat à la présidentielle doit monter à la tribune d’une réunion publique à Saint-Gaudens, le 21 février prochain.

Lors du précédent vote, en juin dernier, le candidat « mélenchoniste », Philippe Gimenez, a manqué se qualifier pour le 2nd tour. La France Insoumise compte sur ce capital. Depuis le printemps 2017, le contexte a cependant évolué. Les « mélenchonistes » espèrent profiter d’un double booster : l’affaiblissement du PS et le rejet de la politique économique d’Emmanuel Macron.

Un autre élément explique également le déploiement de force. La conquête d’un nouveau siège à l’Assemblée joue. Mais, il existe surtout un moteur très « mélenchoniste ». Jean-Luc Mélenchon n’a jamais caché son désir de « tuer » le PS. La 8ème circonscription de la Haute-Garonne était, avant l’annulation du scrutin par le conseil constitutionnel, la dernière circonscription socialiste dans le département de Jaurès. Le fait d’arracher un bastion aux socialistes n’est pas pour déplaire à Jean-Luc Mélenchon.

Selon nos informations, après la venue de François Ruffin et de Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise devait continuer à occuper le terrain avec d’autres personnalités nationales. Clémentine Autain et Eric Coquerel doivent venir dans le Comminges.

Laurent Dubois (@laurentdub)

09 Fév

Tarn-et-Garonne : la députée (PS) Valérie Rabault quitte la tête du PS 82

La députée du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, ne sera pas candidate à propre succession à la tête du PS82.

Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne. Photo : MaxPPP/isorel

Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne. Photo : MaxPPP/isorel

L’annonce n’est pas une surprise. Lors du conseil fédéral du 5 février, Valérie Rabault a annoncé qu’elle ne brigue pas un troisième mandat de 1er Fédéral du PS82. Avant le prochain congrès du parti socialiste, en avril prochain, les militants doivent élire de nouvelles instances départementales, premiers fédéraux et secrétaires de section. Mais la députée du Tarn-et-Garonne ne déposera pas de candidature.

Valérie Rabault justifie sa décision par une volonté de renouvellement et le désir de passer le relais. Une des ses proches, la conseillère départementale, Dominique Sardeing-Rodriguez, n’est absolument pas étonnée :

C’est logique, c’est la suite logique de ce que pense et à toujours dit Valérie. Elle n’est pas pour le cumul dans le temps

Le départ des instances départementales de Valérie Rabault n’est absolument pas synonyme d’un retrait du PS. La députée du Tarn-et-Garonne a porté un Manifeste qui aurait pu se traduire par une motion au prochain congrès et peut-être même par une candidature à la tête du PS. Valérie Rabault va continuer à jouer un rôle dans la vie nationale de son parti. Une éventuelle élection d’Olivier Faure au poste de premier secrétaire pourrait même, par un effet domino, conduire la députée du Tarn-et-Garonne à la présidence du groupe « Nouvelle Gauche » à l’Assemblée.

En toute hypothèse, Valérie Rabault va conserver son leadership sur la fédération du Tarn-et-Garonne mais en « simple » militante.

Les candidatures à sa succession sont ouvertes. Une seule certitude, pour le moment, sa plus fidèle lieutenante au sein du PS82 n’est pas sur la ligne de départ. Dominique Sardeing-Rodriguez souhaite se consacrer à la présidence du groupe PS au sein du conseil départemental du Tarn-et-Garonne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

08 Fév

Municipales à Toulouse : Carole Delga « vote » Nadia Pellefigue

La présidente (PS) de la Région Occitanie, Carole Delga, verrait bien sa vice-présidente en charge de l’Economie, Nadia Pellefigue, à la mairie de Toulouse en 2020.

Nadia Pellefigue  (Photo : MaxPPP)

Nadia Pellefigue (Photo : MaxPPP)

Les municipales, c’est encore loin mais beaucoup y pensent. Une figure du milieu économique, Alain di Crescenzo, cogite ferme et laisse la porte ouverture à une candidature. Cette hypothèse est une vraie surprise. Mais, en revanche, il existe un nom qui circule depuis des mois. C’est celui de Nadia Pellefigue. Néanmoins, une candidature la vice-présidente du conseil régional prend, depuis aujourd’hui, une autre dimension.

Un média toulousain a invité la présidente de Région à une matinale ce jeudi. Et Carole Delga a lancé une phrase qui ne peut pas passer inaperçue. L’ancienne secrétaire d’Etat estime que « Nadia Pellefigue pourrait être une candidate sérieuse pour les élections municipales à Toulouse ».

Dans l’entourage de Carole Delga, on relativise la portée de la phrase. Il ne s’agit pas vraiment d’un soutien, plutôt d’une opinion positive. De plus, les élections municipales sont loin et ce n’est pas un dossier suivi de près à l’hôtel de Région. C’est, en tout cas, le discours officiel.

Dans les couloirs du Conseil régional, les réactions aux fleurs lancées par la présidente de Région à sa vice-présidente sont plus nuancées. Pour un membre de la majorité de Carole Delga, les deux femmes s’entendent bien. Aucune défiance. Mais il y a une dose de méfiance. Nadia Pellefigue a une réputation de compétence et de solidité. Ses « camarades » du parti lui attribuent également un vrai sens politique. Mais l’élue régionale est également connue pour avoir de l’ambition. Un socialiste, amusé et qui tient à son anonymat, fait de l’humour : « Bien-sûr Carole soutient Nadia surtout si elle s’en va à la mairie ».

Du côté de Nadia Pellefigue remercie Carole Delga pour sa phrase du jour  :

Bien sûr, je suis honoré que la présidente de Région puisse penser que je pourrais être une bonne candidate.

Nadia Pellefigue insiste sur une parenté politique avec la présidente de Région :

Je partage avec elle (ndlr : Carole Delga) la nécessité de conduire une action politique innovante qui fédère nos habitants et permet de rayonner à l’extérieur. C’est aussi nécessaire pour les Toulousains et la 4ème ville de France. La droite conservatrice qui gère la ville aujourd’hui ne le fait pas. Comme Carole Delga qui dirige la Région avec une équipe issue de l’ensemble de la gauche et des progressistes, je suis convaincue que la gauche ne peut gagner que lorsqu’elle est unie. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Evidemment la référence à Toulouse n’est pas neutre. C’est la confirmation d’une évidence. Nadia Pellefigue songe bien au Capitole. La vice-présidente du conseil régional donne même une indication sur sa stratégie : une union des gauches allant, comme à la Région, des Verts en passant par le PS et le parti communiste.

Mais évidemment, ce n’est pas encore le temps d’une officialisation d’une candidature. Nadia Pellefigue précise « pour l’heure, je m’emploie à être utile dans la mission qui m’a été confiée en tant que vice-présidente et qui me passionne ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

07 Fév

Comment les députés de la majorité tentent de désamorcer la crise agricole

Info France 3 Occitanie. Face à la crise agricole, les députés de la majorité disposent d’un boîte à outil pour communiquer sur Facebook. France 3 Occitanie s’est procuré le document.

Photo : MaxPPP/Salvet

Photo : MaxPPP/Salvet

La réunion s’est déroulée deux avant jours avant le nouveau coup de force des agriculteurs. Le lundi 5 février, les députés et sénateurs d’Occitanie ont rencontré le cabinet du ministre de l’Agriculture. Il s’agissait d’une réunion de crise consacrée à la réforme qui met le feu dans les campagnes : la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées. Le but était, selon la terminologie du ministère, de « faire un point sur la méthode et les travaux en cours ».

Le lendemain de la rencontre, un compte rendu a été rédigé et envoyé aux participants. La synthèse se termine par une rubrique « proposition pour Facebook ». En clair, il s’agit de mettre à la disposition des parlementaires de la majorité des éléments de langage et des arguments pour les diffuser sur le principal réseau social.

La boite à outil comprend des éléments factuels sur la carte des zones agricoles défavorisées : la carte actuelle remonte à 1976, le ministre a demandé un réexamen de tous les critères proposés, une carte sera présentée au Comité de suivi vendredi…

Un élément est particulièrement mis en avant : « rien n’est arrêté pour le moment, le travail en cours ». Autrement dit, les parlementaires doivent passer faire un message : la porte n’est pas fermée. Une précision est toutefois passé sous silence. Dans le compte rendu réservé aux seuls parlementaires, il est précisé : « aux agriculteurs, le Président a indiqué qu’il fallait faire jouer à cette aide un rôle qu’elle n’a pas; Le temps a passé, il faut parvenir à une carte sérieuse, avec un bilan entrant/sortant favorable ».

En clair, la carte doit bouger et des exploitations, actuellement dans le dispositif, ne vont plus en bénéficier. L’Elysée assume et l’annonce. Mais les parlementaires sont priés de ne pas insister sur ce point. En revanche; les députés et sénateurs sont inciter à communiquer sur « la mise en place d’un accompagnement pour les zones qui sortiront de la carte ».

Cette compensation est précisée : »80% de l’ICHN (ndlr Indemnité Compensatoire Handicap Naturel) la première année, dès 2019, et de 20% l’année suivante ». L’argumentaire précise également que les parlementaires peuvent évoquer « un travail…en cours pour mettre en place d’autres aides d’accompagnement, à visée transformante, et des mesures d’investissements…mobilisées avec l’appui des régions ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

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