16 Déc

« C’est moi que vous traitez de Playmobil ?  » quand une réplique transforme la députée (LaRem) du Tarn en « star » de Facebook

La députée En Marche du Tarn s’est fait traiter de Playmobil par un syndicaliste. La séquence fait un carton sur les réseaux sociaux.

Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée (LaRem) du Tarn. Photo : MaxPPP

Le dossier des retraites suscite une vraie grogne. Même la CFDT, pourtant favorable à une réforme, monte le ton. Preuve du durcissement, un clash entre un représentant du syndicat et la députée En Marche du Tarn. Marie-Christine Verdier-Jouclas a affronté, ce samedi 14 décembre, un représentant de la CFDT Cheminot sur un plateau de télévision. Le ton est rapidement monté s’agissant des « oublis » du haut commissaire en charge des retraites.

La parlementaire de la majorité a défendu Jean-Paul Delevoye et le syndicaliste l’a traitée de Playmobil du gouvernement.

Marie-Christine Verdier-Jouclas n’a pas du tout apprécié la comparaison et a dénoncé un manque de respect. Après avoir quitté les studios de LCI, la députée a renouvelé, sous la forme d’un tweet, son indignation.

 

Le post de Marie-Christine Verdier-Jouclas n’est pas passé inaperçu. Mais pas forcément, comme l’espérait la députée tarnaise. Des internautes se sont livrés à une série de détournement. Celui qui a connu le plus grand succès consiste à remplacer la tête de la parlementaire par celle d’un Playmobil. La vidéo affiche plus de 500 000 vues en quelques heures.

 

Ce n’est pas la première fois que Marie-Christine Verdier-Jouclas connait un vrai succès sur les réseaux sociaux. En mai 2018, sa proposition de soldes sur le glyphosate a également déclenché un déluge de commentaires et de réactions.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

13 Déc

Municipales à Toulouse : quand la candidate (PS) Nadia Pellefigue fait du Carole Delga

La candidate (PS) Nadia Pellefigue a présenté ses propositions économiques. Des propositions en forme de « copier-coller » du Made In Occitanie de la présidente de Région, Carole Delga.

Carole Delga et Nadia Pellefigue. Photo : Facebook C.Delga

Fin novembre, l’équipe de campagne de Nadia Pellefigue pointait un « copiage » de la part du maire (sortant) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.

 

Les idées et propositions de campagne ne circulent pas uniquement en matière de sécurité et entre concurrents. Elles passent du programme économique de Carole Delga à celui de Nadia Pellefigue. La candidate aux municipales à Toulouse défend un axe fort : le « produire » local.

Le Made In Toulouse de Nadia Pellefigue repose sur un constat.  » Chaque année 55 % de la demande s’évade du territoire car les consommateurs comme les entreprises en BtoB n’ont pas identifié les forces économiques sur leur territoire. C’est à cela que nous devrons répondre en privilégiant la réponse locale aux besoins locaux. Nous assumerons ce patriotisme », explique Nadia Pellefigue.

Pour atteindre cet objectif, la candidate propose de créer une plateforme numérique de vente de produits et services « Made in Toulouse » et de « jouer la carte de la commande publique ».

Ces propositions reproduisent, en réalité, un schéma défendu et mis en place par Carole Delga au niveau régional. Pendant la campagne des régionales, en 2015, l’ancienne ministre a brandi l’argument du Made in Occitanie. Et, depuis son élection, le slogan est devenu une marque de fabrique. En 2018, des états généraux de l’alimentation ont notamment décliné le « produire et consommer local » au niveau des assiettes.

En réalité, Nadia Pellefigue décline à Toulouse, une idée qui existe régionalement depuis 4 ans.

Cette duplication locale est, en même temps, parfaitement logique. La candidate toulousaine est également en charge de l’économie auprès de…la présidente de Région.

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Déc

Municipales à Toulouse : En Marche se moque du manque de courage de son « allié » Modem

Le Modem veut constituer une liste aux Municipales à Toulouse. Une initiative qui suscite l’ironie du responsable d’En Marche en Haute-Garonne.

Photo : En Marche 31/Facebook

Le Modem vient d’annoncer son intention de créer une liste pour les Municipales à Toulouse. Les Centristes de François Bayrou appartiennent à la majorité du maire (LR) sortant. Mais ils prennent le large et se préparent à affronter leur ancien partenaire : Jean-Luc Moudenc.

Cette initiative déclenche l’ironie des alliés (au plan national) du Modem : En Marche. Le responsable départemental du parti a envoyé un message à ses adhérents en les « incitant à la plus grande prudence dans (leurs) déclarations d’amour pour le Modem ». Mais, surtout, Pierre Castéras décoche des piques contre le leader du Modem en Haute-Garonne, le député Jean-Luc Lagleize. Un leader, un parlementaire qui a annoncé qu’il ne prendrait pas la tête de la liste Modem.

Pour le responsable des Marcheurs « le chef de file (ndlr du Modem c’est-à-dire Jean-Luc Lagleize) a disparu depuis 6 mois et donne des leçons de rassemblement sans assumer son bilan de sortant de la majorité. En Politique, il faut être cohérent. Cerise sur le gâteau, il précise qu’il ne sera pas tête de liste. Courage fuyons… »

Cette charge contre le leader du Modem est, en quelque sorte, un service après vente. En Marche vient d’obtenir 8 places sur la liste de Jean-Luc Moudenc. Pierre Casteras assure le SAV et veut dissuader d’éventuels marcheurs (déçus ou exclus de l’accord avec le maire de Toulouse) de rejoindre une liste « alternative ».

La manœuvre est politiquement cohérente. Après s’être opposé à un accord avec Jean-Luc Moudenc, Pierre Castéras veille à la discipline dans les rangs.

Mais le ton et les mots employés risquent d’ouvrir un nouveau front : un conflit avec le Modem.

Et il ne s’agit simplement de paroles. Pierre Castéras est passé aux actes en excluant Jean-Luc Lagleize du comité politique (COPOL) d’En Marche.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

11 Déc

Municipales-Toulouse : dernière chance pour une liste unique à Gauche

L’ancien maire (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, organise une ultime réunion pour essayer de créer une liste unitaire à gauche.

24 mars 2014 la gauche toulousaine s’unit entre les deux tours. De gauche à droite : Antoine Maurice (EELV), Pierre Cohen (alors au PS) et Pierre Lacaze (PCF). Photo Max PPP Thierry Bordas.

C’est la réunion de la dernière chance. Ce mercredi 11 décembre, l’ancien maire PS de Toulouse dit « Chiche » pour une liste unitaire à gauche. Pour le moment, la division l’emporte largement. Le PS, le PC et le PRG ont leur candidate, la socialiste Nadia Pellefigue. De leur côté, les écologistes et La France Insoumise ont constitué une liste Citoyenne menée par Antoine Maurice.

La réunion publique de ce soir a été préparée en amont. Un des organisateurs, Thierry Cotelle, précise que des contacts ont été pris du côté du PS et d’Archipel Citoyen.

Des représentants d’Archipel ont confirmé leur présence. L’ordre du jour (ou plutôt de la soirée) est d’avancer sur un projet commun. La question (hautement stratégique et sensible) de la tête de liste est reportée à une date ultérieure.

Mais, de toute manière, comme le précise Thierry Cotelle, « une décision sera prise dans les 8 jours qui viennent ».

Autrement dit, en cas de divorce consommé, Pierre Cohen et ses soutiens devront se lancer. L’ancien maire de Toulouse n’a pas exclu, début novembre, une candidature. Cette hypothèse est plus que jamais d’actualité. La réunion publique de ce soir ressemble fortement à une tombée de rideau pour une liste unitaire. .

L’absence des socialistes résonne comme un requiem. Ce n’est pas vraiment une surprise. Un ralliement de Nadia Pellefigue à une démarche initiée par Pierre Cohen était hautement improbable. Les deux anciens « camarades » du PS s’apprécient modérément. Mais, surtout, au delà des questions de personnes, une « seule liste à gauche » supposait que la socialiste et ses soutiens PC et PRG se fondent dans une dynamique plus large.

L’obstacle est encore plus important du côté d’Archipel Citoyen. Comment imaginer qu’une liste (à l’ADN atypique) mette au panier des mois de votes internes, de tirage au sort et de désignation par des citoyens. En définitive, la tentative d’unité de Pierre Cohen a une seule vertu politique : éviter d’endosser la responsabilité de la division.

Surtout si, dans les prochains jours, l’ancien maire de Toulouse constitue une 3ème liste à gauche.

Laurent Dubois (@laurentdub)

02 Déc

Régionales 2021 : Nicole Belloubet candidate à la présidence de l’Occitanie

La ministre de la Justice a (publiquement) annoncé qu’elle se présentera devant les électeurs. Nicole Belloubet n’a pas donné de date ou précisé l’élection en question. Mais, selon plusieurs sources, il s’agit des Régionales de 2021.

©Julien Mattia / MaxPPP

Un duel Delga-Belloubet. Deux anciennes ministres en compétition, c’est l’affiche qui se dessine pour les Régionales 2021. L’ex secrétaire d’Etat de François Hollande, Carole Dela est déjà en pré-campagne depuis plusieurs mois. En revanche, le profil ministériel de son adversaire était loin d’être évident.

Une seule personnalité peut « jouer » dans cette catégorie : Nicole Belloubet. Or, la ministre de la Justice a toujours martelé son attachement à son travail gouvernemental. Ce motif a notamment été invoqué pour écarter une candidature Belloubet aux municipales à Toulouse.

Mais, depuis quelques jours, les lignes ont bougé. Nicole Belloubet a publiquement annoncé son intention de participer aux prochaines échéances électorales.

Cette déclaration est faussement vague. Nicole Belloubet n’a pas donné de détails. Mais la liste des élections possibles est très réduite. C’est fini pour les Municipales 2020. Il reste une seule autre fenêtre de tir : les Régionales 2021. On imagine mal la future ex ministre se présenter à la Présidentielle de 2022, face à Emmanuel Macron, ou à une « simple » élection législative.

Ces déductions (logiques) sont confirmées par plusieurs sources. Un membre de la majorité présidentielle déclare : « bien sur, ça ne peut être que les Régionales. C’est évident ». Deux obstacles sont  cependant mis en avant : l’âge de la ministre. Un âge très « raisonnable » (66 ans en 2021) mais qui pourrait constituer un frein selon un cadre d’En Marche. L’autre difficulté résiderait dans le fait que Nicole Belloubet est en train de vendre certains de ses biens en région Occitanie.

Mais, là encore, rien de décisif. Aveyronnaise d’origine, Nicole Belloubet a eu un vrai parcours régional (élue à la mairie de Toulouse, vice-présidente du conseil régional) et conserve des attaches familiales fortes.  Sa belle-fille est notamment candidate aux municipales à Toulouse.

Une belle-fille, Nadia Pellefigue, qui est soutenue par la rivale (potentielle) de Nicole Belloubet aux Régionales : Carole Delga.

En réalité, le seul véritable obstacle ne peut venir que de l’intérieur d’En Marche. Selon nos informations, une candidature Belloubet ne fait pas l’unanimité au sein du parti « macroniste ». Mais, surtout, il existe une concurrence ouverte. Le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, est également dans les starting-blocks.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

25 Nov

Carole Delga, « femme à abattre » pour l’Elysée : histoire secrète d’une petite phrase polémique

Une petite phrase dans un article de presse a fait bondir l’entourage de la présidente PS de la région Occitanie. On est remonté à la source.

Carole Delga et Emmanuel Macron en juillet 2018 (Photo : Bob Edme / MaxPPP)

Comme une petite bombe ! Un article de la rédaction parisienne du groupe La Dépêche du Midi, diffusé dans Midi Libre et La Dépêche dimanche 24 novembre, revient sur l’intérêt que portent l’Elysée et Emmanuel Macron aux futures élections municipales.

Sans les guillemets

En fin d’article, il est question de l’Occitanie et de certains candidats que La République en Marche (LREM) ne soutient pas, jugés trop proches de Carole Delga, présidente PS de la région. Voici l’extrait en question :

«Macron a déjà en tête le coup d’après : les départementales et les régionales. Il pense le calendrier comme un cycle complet», explique un conseiller qui assure qu’en Occitanie, certains candidats très macroncompatibles n’ont pas été investis car trop proches de Carole Delga. La Présidente de la région Occitanie sera la femme à abattre lors des régionales de 2021. 

L’expression la femme à abattre ne figure pas entre guillemets. Mais le terme est fort. Suffisamment pour faire réagir l’entourage de la présidente.

Bronca à gauche

Capture d’écran à la clé, même le directeur de cabinet du Conseil régional, Laurent Blondiau, habituellement avare en tweets, s’est exprimé pour prendre la défense de la présidente de région.

 

Au Conseil régional, d’autres lui ont embrayé le pas, notamment le responsable des réseaux sociaux et membre du PS, François Carbonnel :

Les réactions à l’expression « femme à abattre » sont nombreuses dans les rangs de la gauche et particulièrement du PS régional.

Dans un communiqué publié lundi matin, le mouvement des jeunes socialistes de la Haute-Garonne (MJS 31) s’adressent directement à Emmanuel Macron :

Nous ne pouvons accepter la bassesse des attaques personnelles contre une femme qui, elle, a voué son mandat à l’amélioration du quotidien des habitants de la région Occitanie. Monsieur le Président, soyez à la hauteur de votre fonction . Nous vous invitons à épouser nos combats, ici, contre l’extrême droite et abattre ceux qui la répandent. (communiqué MJS 31)

Sexisme, machisme, attaques personnelles. Une polémique est née.

Opération de désamorçage

Dan les rangs de la majorité nationale, ils sont moins nombreux à avoir réagi. Toutefois, la députée LREM (ex-PS) de Haute-Garonne, Monique Iborra, répondant à un tweet de la candidate PS aux municipales à Toulouse Nadia Pellefique, dénonce une polémique inutile, une « manipulation », une « manoeuvre » :

Ce qui a vraiment été dit

Nous avons contacté la journaliste auteure de l’article pour le groupe Dépêche du Midi. Dans son article, elle rapporte des propos entre guillemets d’un conseiller à l’Elysée. La phrase concernant Carole Delga femme à abattre ne figure pas entre guillemets.

Alors, propos de journaliste ou citation ? La journaliste nous confirme que ce conseiller lui a bien dit que la défaite de Carole Delga serait un objectif de LREM et de l’Elysée en 2021. Les propos tenus vont dans le sens d’une volonté de « dégager » l’actuelle présidente de région.

Pour la journaliste, il ne s’agit pas d’une citation dans le sens strict, mais de l’esprit de la discussion. La formulation n’a peut-être pas été exactement celle-là mais l’idée était la même.

L’article retranscrit donc exactement ce que ce conseiller (anonyme) de l’Elysée voulait faire savoir : en 2021, l’Occitanie sera un objectif pour LREM. Et, selon nos informations, les candidats potentiels ne manquent pas : Jean-François Portarrieu, Christian Teyssèdre, etc.

« Prendre de la hauteur »

Menacée de mort à plusieurs reprises, la présidente de la Région a sans peu apprécié le terme « femme à abattre » mais pendant que ses proches prenaient dimanche sa défense sur les réseaux sociaux, Carole Delga, elle, ne postait qu’un seul tweet sur son compte officiel.

Une photo des Pyrénées avec ce texte :

Randonnée en , terre courage, pour prendre de la hauteur…

Elle n’est peut-être pas encore dans la « ligne de mire » de LREM mais elle sait, si elle l’ignorait encore, qu’elle ne pourra sans doute pas compter sur le soutien de l’Elysée en 2021.

FV (@fabvalery) avec LD (@laurentdub)

 

18 Nov

Municipales à Toulouse : Jean-Christophe Sellin (Parti de Gauche) quitte Archipel Citoyen et se retire de la liste

Info France 3. L’écologiste Antoine Maurice va mener la liste Archipel Citoyen. Suite à cette désignation, Jean-Christophe Sellin quitte le collectif.

Jean-Christophe Sellin, conseiller régional du Parti de Gauche.

La liste Archipel Citoyen a désormais une tête : Antoine Maurice. Ce choix ne convient pas à Jean-Christophe Sellin. Le conseiller régional (Parti de Gauche) se retire de la liste. Jean Christophe Sellin « ne se reconnait plus dans la démarche d’Archipel Citoyen tout simplement parce que ce n’est plus une démarche citoyenne ».

Pour l’élu régional, le choix d’Antoine Maurice « politise » la liste  :

De fait, la liste Archipel est une liste Europe Ecologie Les Verts

Jean-Christophe Sellin dénonce un « accord entre Antoine Maurice et Romain Cujives (ndlr membre de la liste Archipel)…un accord entre deux anciens membres de l’équipe Cohen (ndlr : ex maire de Toulouse) qui ont décidé de se partager les places et qui ont montré qu’ils sont incapables de faire preuve de radicalité politique.Tous les deux ont voté les budgets d’austérité du Capitole ».

Au delà des positionnements politiques, Jean-Christophe Sellin pointe également un problème de méthode :

On nous promettrait de faire de la politique autrement et on fait de la politique à l’envers. On désigne une tête de liste alors que l’on est très loin d’avoir un programme alors qu’il fallait commencer par ça. Toulouse n’est pas un club de pétanque. Il faut être sérieux.

Membre du Parti de Gauche, Jean-Christophe Sellin précise que le PG se positionnera prochainement. Ce lundi 18 novembre, l’assemblée militante d’Archipel doit se réunir. La décision de Jean-Christophe Sellin va forcément animer les débats.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

17 Nov

Municipales à Toulouse : l’écologiste Antoine Maurice désigné tête de liste pour Archipel Citoyen

L’écologiste Antoine Maurice va conduire la liste Archipel Citoyen.

Antoine Maurice désigné tête de liste d’Archipel Citoyen
©Antoine Maurice

Après plusieurs heures de débats, Archipel Citoyen vient de désigner, ce dimanche 17 novembre, sa tête de liste pour les municipales à Toulouse. Selon nos informations, il s’agit de l’écologiste Antoine Maurice.

Le processus de désignation a débuté ce matin vers 10 heures 30 et il s’est  achevé aux alentours de 17 heures par la victoire d’Antoine Maurice. Une victoire qui n’était pas évidente. En effet, une partie d’Archipel souhaitait que la tête de liste ne soit pas attribuée à un représentant de parti.

Mais, finalement, le choix de l’élu Europe-Ecologie Les Verts (EELV) s’est imposé. Antoine Maurice bénéficiait du soutien (actif) de l’ex socialiste Romain Cujives. Mais il lui fallait également compter sur l’appui des « non encartés » et des historiques de la liste.

Selon plus de sources, l’écologiste est parvenu à fédérer ces différentes tendances. Antoine Maurice a été désigné au terme d’un « vote qualifié de confirmation ».

Les écologistes ont menacé de quitter Archipel Citoyen. Mais, finalement, ils obtiennent la tête d’une liste qui se veut « citoyenne » dans ses méthodes et ses composantes.

La journée est loin d’être terminée pour Archipel. Après l’investiture d’Antoine Maurice, il s’agit de nommer des porte-paroles et d’ordonner la liste en distribuant les places entre les 69 candidats restants.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

15 Nov

Politic Café #86 : la gauche à Toulouse émiettée… ou en miettes ?

Au programme cette semaine de notre module vidéo de commentaires de l’actualité politique dans la région :

Vidéo à voir à partir de 20h15 ce vendredi 15 novembre :

Merci de commenter, réagir, partager…

Municipales à Toulouse : la gauche façon puzzle

PCF, PS et PRG appellent au « rassemblement des forces de gauche » à Toulouse derrière Nadia Pellefigue. Dans un communiqué, les trois partis visent clairement le récent départ en campagne de Pierre Cohen. Mais également partie prenante dans la liste Archipel Citoyen, avec Europe Ecologie Les Verts et les Insoumis, la gauche semble plus que jamais divisée dans la ville rose.

24 mars 2014 la gauche toulousaine s’unit entre les deux tours. De gauche à droite : Antoine Maurice (EELV), Pierre Cohen (alors au PS) et Pierre Lacaze (PCF). Photo Max PPP Thierry Bordas.

« C’est évidemment une réaction à notre démarrage de la semaine dernière » ne s’étonne pas Pierre Cohen. « C’est également un appel face aux difficultés que connaît Archipel mais aussi suite aux demandes de toulousains qui veulent une gauche rassemblée» explique Pierre Lacaze. « Cet appel aujourd’hui, c’est encore pour dire que notre liste n’est pas bouclée. Tout ça se finalisera en décembre-janvier » rajoute le secrétaire fédéral du PCF31.

Quelles divergences ? »

Mais qu’est-ce qui empêche l’ancien maire socialiste de Toulouse de s’entendre avec PS, PCF et PRG ? « Il y a quand même quelques défauts dans ce qu’ils proposent. Tout d’abord à Génération(s), nous pensons qu’Ecologie et égalité sociale doivent être imbriqués. Hors, il semble qu’ils aient oublié l’écologie. Ensuite, le PS s’est largement affaibli après la période Hollande et il s’est quand même octroyé la tête de liste. Il valait mieux d’abord constituer une liste puis désigner sa tête ensuite. Sébastien Vincini (NDR : premier fédéral du PS31) a changé d’avis sur ce point» rappelle Pierre Cohen.

« Nous discutons avec Pierre Cohen depuis septembre 2018 et nous avons choisi notre tête de liste en octobre 2019. Vous trouvez qu’on s’est précipité ? Oui on a avancé. Nadia Pellefigue incarne une histoire de la gauche qui a su gérer des villes. Elle a aussi le visage du renouvellement » répond le patron du PS haut-garonnais. Alors un rassemblement de la gauche est-il encore possible ? « On y avait travaillé ensemble avec le PCF après la fête de l’Huma et puis il a changé d’avis » explique Pierre Cohen, désormais leader de Génération(s) sur Toulouse.

« C’est vrai, nous avons travaillé ensemble depuis le départ » confirme Pierre Lacaze. « Nous avons choisi Nadia Pellefigue pour le renouveau qu’elle incarne mais nous avons aussi besoin de l’expérience de Pierre Cohen » reconnaît le communiste. « Rien n’est encore figé, confirme Sébastien Vincini. J’ai rencontré Génération(s) au niveau départemental et national. Pierre Cohen est un ami, on discute sincèrement. Il y a largement de la place sur notre liste pour lui et son mouvement. Nous n’avons pas de divergences majeures »

Archipel Citoyen, unis jusqu’au bout ? »

Archipel va désigner sa tête de liste ce dimanche. Alors n’est-il pas là encore trop tard pour rassembler ? « Cette désignation de tête de liste va marquer » assure Pierre Cohen. « Va-t-elle plaire à tout le monde ? Tout ça me semble fragile. Ils ont des différences programmatiques notamment avec La France Insoumise » argumente-t-il. Pierre Lacaze ne partage pas cet avis. « Depuis le début, on considère qu’EELV et LFI ne souhaitent pas le rassemblement » affirme-t-il. Et le représentant départemental du PCF de garder l’espoir d’une liste unique au moins second tour.

« Il peut y avoir deux offres de gauche qui vont jusqu’au bout » confirme Sébastien Vincini. Colistier Archipel, Romain Cujives salut l’appel au rassemblement mais précise que chez eux il a déjà eu lieu. « Un rassemblement inédit en France par son ampleur, une nouvelle façon de penser la politique et la construction d’un projet qui transformera véritablement la vie des gens et lancera la transition écologique dont la ville a besoin » s’enflamme l’ancien candidat à la tête de liste PS. Et EELV justement ? Que pense de cet appel au rassemblement de la gauche son leader toulousain qui vise la tête de liste Archipel Citoyen ? « Je n’ai pas envie de parler ou de réagir pour l’instant » explique Antoine Maurice. Prudence quand tu nous tiens…

Pierre Cohen, lui, croit dans un rapprochement avec d’éventuels déçus d’Archipel Citoyen, où se trouvent d’ailleurs quelques-uns de ses anciens adjoints à la mairie.  « Nous discutions encore ensemble il n’y a pas si longtemps et puis chacun s’est autocentré. Mais c’est quand même dommage de réussir un texte commun sur la mobilité comme celui que nous avons réalisé dans l’opposition municipale et de ne pas travailler ensemble ».

Ce ne sont pas que les partis qui composent la gauche »

« C’est dommage oui, mais nous avons choisi un rassemblement de partis. Nous travaillons à ce rassemblement pour affronter la liste des droites, LR et LREM, de Jean-Luc Moudenc » rétorque Pierre Lacaze. « Après ce ne sont pas que les partis qui composent la gauche. Cet appel à rassemblement nous allons aussi le faire passer aux syndicats comme aux associations toulousaines » précise l’actuel élu d’opposition à la mairie.

« Je n’ai jamais vu de campagne aussi tardive. Elle démarrera réellement en janvier. Le paysage n’est encore figé dans aucune ville de France » conclut Pierre Cohen pour qui rien n’est encore bouclé sur Toulouse. « On a quelques semaines devant nous, on n’en est pas encore au dépôt des listes » assure également Sébastien Vincini en prévenant toutefois : « il faut régler ça maintenant parce qu’il faut être clair avec nos concitoyens ». Peu de probabilités toutefois que les divisions à gauche aient été aplanies d’ici début 2020 quand la campagne devrait vraiment démarrer.

Patrick Noviello (@patnoviello)

RSS