12 Sep

Municipales : les propositions des « féministes au Capitole »

Photo MaxPPP Xavier De Fenoyl

Elles se veulent un groupe de travail ayant consulté plusieurs associations et collectifs. A l’heure du Grenelle des violences conjugales lancé par le gouvernement, elles démontrent que des mesures peuvent aussi être prises au niveau local. Mais au-delà des violences, leurs propositions balaient tout le prisme de l’action municipale. Tour d’horizon.

« Pour une ville plus féministe » rien de mieux que commencer par mettre de l’ordre dans la mairie elle-même avec notamment une parité plus paritaire. « Par exemple, si le Maire est un homme, la Présidente de la Métropole est une femme ». Une parité dont il est de plus en plus question mais qui doit aussi assurer ses bases avec notamment une incitation des femmes à s’impliquer plus dans la vie publique locale.

« On est encore dans une société où ce sont principalement les femmes qui s’occupent des enfants. Celles qui s’engagent dans la vie publique sont soit très jeunes soit plus âgées, il y en a peu qui ont entre 30 et 40 ans »  explique Katia Broussy co-fondatrice du groupe avec Ninon Gillet. Pour « les féministes au Capitole », l’égalité femmes-hommes ne doit pas non plus être oubliée dans la politique salariale municipale et métropolitaine.

Agir localement contre les violences faites aux femmes

Quelques jours après le lancement du Grenelle des violences faites aux femmes, de nombreuses « propositions programmatiques » énoncées démontrent que l’action peut aussi se faire au niveau local : création de logements d’accueil pour femmes victimes, prêt de téléphone pour urgence absolue avec ligne directe vers une cellule dédiée, création d’un centre de soins spécialisé dans les violences faites à toutes les femmes…

« Localement, il y a moyen de faire les choses plus rapidement, précise Katia Broussy. Par exemple, c’est le cas pour les logements vides que les mairies pourraient réquisitionner pour les femmes en difficulté. Une loi les y autorisent mais elles ne le font pas ».

Autre propositions remarquée : la création d’une « Maison des hommes violents » « dans laquelle les hommes coupables de violences conjugales vivraient en semi-liberté et feraient leur obligation de soins. « Ce dispositif a le double avantage d’éloigner les hommes violents du domicile conjugal (…) mais aussi de « traiter » la question de la violence des hommes sans forcément les faire passer par « la case prison » qui est bien souvent contre-productive ».

Le féminisme, un sport de combat ?

L’égalité femmes-hommes étant souvent une question d’éducation mais aussi de vivre-ensemble, de nombreuses mesures sont élaborées en cette direction. Des cours de récréations à repenser pour que les terrains de sports ne soient pas monopolisés par les garçons, des animateurs CLAE et ATSEM à former à l’égalité filles-garçons. Certaines pistes de réflexion peuvent aussi s’avérer plus radicales comme celle prônant la réservation de jours non-mixtes dans les city stades et skate parcs pour favoriser la pratique de ces sports par les filles.

« Ce ne serait pas à long terme mais juste le temps de la prise de conscience face à une vision encore très genrée. Ça peut être une demi-journée par semaine avec un encadrement pas des animateurs pour que les jeunes filles s’approprient ces espaces » tempère Katia Broussy. D’autres propositions concernant le sport trouvent, elles aussi, une résonnance avec l’actualité, notamment celles contenues dans le paragraphe « lutte contre le harcèlement et les propos sexistes ».

Toujours au chapitre du sport, mais pas seulement, des mesures très pragmatiques sont également évoquées : « par exemple ce n’est pas forcément l’équipe masculine de rugby qui doit avoir accès au terrain en vraie pelouse alors que l’équipe féminine est reléguée sur le terrain synthétique, alors qu’elle-même qu’elle est mieux classée au national que les garçons. » Ou encore : « création de places de stationnement pour les femmes enceintes dans les parkings et dans les rues, en particulier à proximité des maternités, pharmacies, crèches et écoles ».

Aux candidats de s’en emparer

Le livret de propositions a été envoyé, il y a quelques jours, à différents partis et mouvements politiques présents à Toulouse. Le RN dont le groupe de travail a jugé les prises de positions publiques « opposées au féminisme » n’en a pas été destinataire. Ce programme « féministe » pourrait également voyager : « Nous allons le diffuser dans d’autres communes, car ces problématiques se retrouvent partout en France ». Reste à savoir maintenant si les candidats s’en inspireront et dans quelles proportions.

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

11 Sep

Municipales dans le Tarn : après 19 ans de mandat le maire de Rabastens, Pierre Verdier, se retire

Le maire (sortant) de Rabastens, Pierre Verdier, ne briguera pas un nouveau mandat et se retire.

Pierre Verdier

6 mois avant les prochaines municipales, le maire de Rabastens annonce qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat. Pierre Verdier justifie sa décision par la longévité de son parcours. « Le mandat de maire n’est pas une fin en soi et, après 19 ans d’action et d’engagement, j’ai choisi de ne pas me présenter aux élections municipales » déclare le futur ex maire de Rabastens.

Contacté par France 3 Tarn, Pierre Verdier précise que sa décision a été prise il y a un an et demi. Il souligne également que son retrait concerne Rabastens mais aussi toute autre candidature à des municipales. Pierre Verdier a quitté, après deux mandats, la commune de Coufouleux pour être élu, en 2014, dans la ville voisine de Rabastens. Pierre Verdier souhaite couper court à toute spéculation sur un éventuel « parachutage », notamment à Gaillac.

L’hypothèse d’une candidature de Pierre Verdier aux sénatoriales de septembre 2020 circule. L’absence d’un mandat local n’interdit pas de se présenter devant les grands électeurs.

Il existe toutefois un obstacle « domestique » à cette éventualité. Pierre Verdier est le compagnon (en politique comme à la ville) de la députée LaRem, Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Comme le précise un responsable d’En Marche, « difficile d’envoyer le mari et la femme dans les deux chambres, un au Sénat et l’autre à l’Assemblée ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales dans les Hautes-Pyrénées : Zizanie chez En Marche

Retrait de candidature, rivalité entre comités locaux. Les municipales à Lourdes sèment la Zizanie chez les « macronistes » des Hautes-Pyrénées.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Dans les Hautes-Pyrénées, les municipales secouent En Marche. Une marcheuse de la première heure, Marie-Agnès Staricky renonce à une candidature dans la cité mariale. L’ex candidate aux législatives a tenté d’alerter, début mai, le délégué général de son parti, Stanislas Guérini. Dans un courrier, la candidate (potentielle) attire l’attention des instances nationales d’En Marche sur les pratiques locales.

Marie-Agnès Staricky  a soulevé une « bizarrerie » : l’annonce dès le 12 avril, lors d’une réunion, du nom des candidates retenues pour Lourdes et Tarbes.

Cette déclaration du référent départemental intervient 2 mois et demi avant…l’ouverture des candidatures et 6 mois avant une décision du « national ».

Marie-Agnès Staricky n’a jamais reçu de réponse de Stanislas Guérini au sujet de ce « passage en force ». Elle en tire donc les conséquences. Son retrait dégage la voie pour la candidate « officielle », adoubée par le référent départemental, Stéphanie Lacoste. La décision définitive n’est pas encore tombée. La commission nationale d’investiture va se réunir jusqu’au 12 octobre prochain. Le choix du référent départemental, Michel Houlié, n’est pas encore entériné et le nom d’un autre candidat semble faire consensus, Bruno Vinualès. Ce dernier bénéficie, d’ailleurs, du soutien du député LaRem, Jean-Bernard Sempastous. 

Mais l’affaire a laissé des traces. Un comité local s’est constitué face au comité animé par le référent départemental.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Accusation de corruption d’un élu de Toulouse : signalement au Parquet de l’association de lutte contre la corruption, Anticor

Un commerçant toulousain accuse un élu de la mairie de Toulouse de corruption. L’association de lutte contre la corruption; Anticor, prépare un signalement au Procureur de la République.

La vidéo comptabilise des dizaines de milliers de vues et a fait la Une de la presse. Sur les réseaux sociaux, un commerçant toulousain accuse un conseiller municipal toulousain de corruption. L’élu en charge des fêtes et manifestations, Frédéric Brasilés, aurait demandé de l’argent en liquide. L’affaire prend une tournure judiciaire. Une plainte a été déposée par Frédéric Brasilés. Mais, pour le moment, aucune citation n’a été délivrée.

Selon  nos informations, la justice va également être saisie par l’association de lutte contre la corruption, Anticor. Un signalement au Procureur de la République est prévu. Un rapport a été rédigé par un lanceurs d’alerte de l’antenne départementale de la Haute-Garonne. Avant de saisir le Parquet, le conseil d’administration de l’association doit se prononcer. Un conseil d’administration dans lequel siège notamment un magistrat de 56 ans, Eric Alt.

Créée en 2002 par le juge Eric Halphen, Anticor dépose plainte ou se constitue partie civile dans certains dossiers. L’association est dernièrement intervenue dans  les affaires Benalla et Richard Ferrand.

Laurent Dubois (@laurentdub)

10 Sep

Municipales à Rodez : Christian Teyssèdre candidat à un 3ème mandat

Le maire (sortant) de Rodez, Christian Teyssèdre est candidat à sa propre succession.

Christian Teyssèdre. Maire de Rodez

Le 14 mars 2008, Christian Teyssèdre s’est assis, pour la première fois, dans son fauteuil de maire de Rodez. Après deux mandats, l’élu Ruthénois repart en campagne. Christian Teyssèdre est candidat pour les prochaines municipales. Le maire sortant affiche ouvertement sa proximité avec En Marche. En mai 2017, Rodez a été la dernière ville étape du candidat Macron. Christian Teyssèdre figure par les premiers élus ayant soutenu le futur président de la République.

Selon nos informations, la (nouvelle) candidature de Christian Teyssèdre reposera sur un large rassemblement allant du Modem en passant par la gauche, Les Républicains, et bien évidemment, En Marche.

Laurent Dubois (@laurentdub)

09 Sep

Municipales : après 19 ans de « parenthèse », le retour de Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet a quitté la scène municipale et  l’hôtel de ville de Valence d’Agen en…2001. 19 ans après, l’ex maire est de nouveau candidat.

Jean-Michel Baylet. Photo : MaxPPP

Jean-Michel Baylet repart en campagne. A 73 ans, l’ex ministre de François Hollande (mais aussi de François Mitterrand) est candidat aux Municipales dans le Tarn-et-Garonne. Le maire (sortant) de Valence d’Agen ne se représente pas et son successeur potentiel (pour ne pas dire naturel) est tout trouvé. Il s’agit de son prédecesseur : Jean-Michel Baylet. Le président d’honneur du PRG a occupé l’hôtel de ville de Valence pendant 23 ans. Avant ce long mandat, c’est Evelyne Baylet qui a été élue (pendant 17 ans) à la mairie. Une élection qui assurait le passage de relais avec les 24 années de Jean Baylet à la tête de la municipalité.

Au total, les Baylet se sont installés à la mairie de Valence pendant…64 ans. Si on ajoute l’oncle de la famille, Jean-Baptiste Chameil, le bail municipal est de 100 ans.

Le fils de la dynastie (municipale) a interrompu le fil du film (familial) entre 2001 et 2019. Mais, selon nos informations, Jean-Michel Baylet souhaite refermer la parenthèse et revenir à l’hôtel de ville. Plusieurs sources évoquent une annonce faite il y a quelques jours auprès des amis politiques de l’ancien ministre.

Une reconquête de Valence d’Agen bouclerait la boucle d’un long politique. Mais ce serait aussi l’occasion d’un nouveau départ : les prochaines élections départementales. Jean-Michel Baylet a perdu un autre fief de la famille Baylet, le conseil départemental du Tarn-et-Garonne. Après avoir « reconquis » la municipalité de Valence d’Agen le prochain objectif pourrait bien être de récupérer l’hôtel du département.

Une échéance moins lointaine peut également être en ligne de mire : un renouvellement sénatorial.

Le sort de l’actuel sénateur du Tarn-et-Garonne, Yvon Collin, est entre les mains de la justice. Une procédure judiciaire dans laquelle Jean-Michel Baylet a, d’ailleurs, témoigné à charge. Un siège peut se « libérer » en cas de condamnation à une peine inéligibilité. Mais, en toute hypothèse, les maires élus en mars  2020 renouvelleront (et pourront être candidats) pour les sénatoriales prévues en septembre de la même année. Pour Jean-Michel Baylet, c’est le moment ou jamais.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

02 Sep

Municipales : Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, « personne ne gagnera tout seul »

A l’occasion du 160ème anniversaire de la naissance de Jaurès, une rencontre et des débats auront lieu ce mardi à Toulouse. Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti Communiste Français y participera. L’occasion de faire le point avec lui sur ses objectifs pour les Municipales et l’état de la gauche dans notre pays.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste Français, en février dernier à Paris. Photo Joël Saget/AFP.

Le Blog Politique : Vous êtes de passage à Toulouse ce mardi dans le cadre du 160ème anniversaire de Jaurès. Que symbolise aujourd’hui cet homme pour vous ?

Fabien Roussel : Il symbolise un homme politique qui a donné sa vie pour la paix, la République et une pour une certaine idée de la société. Ce sont les thèmes dont nous souhaitons parler aujourd’hui.

Le Blog Politique : Ses valeurs sont-elles encore portées aujourd’hui ?

Fabien Roussel : Oui mais elles ont besoin d’être restaurées. Elles ont été abîmées par la gauche qui a gouverné et qui a tourné le dos à la justice sociale et au monde du travail. Nous, on dit qu’il faut revenir à ces valeurs fondamentales.

N’exploiter ni les hommes ni la planète, faire le lien entre l’urgence sociale et l’urgence climatique »

Le Blog Politique : Justement  que signifie être communiste aujourd’hui ?

Fabien Roussel : C’est avoir des objectifs ambitieux pour son pays et les concrétiser : lutte pour l’éradication du chômage et de la pauvreté, reconquête de notre industrie. C’est aussi bâtir avec les français un modèle de développement qui n’exploite ni les hommes ni la planète, faire le lien entre l’urgence sociale et l’urgence climatique.

Le Blog Politique : Les Municipales ne sont pas forcément les élections où on affiche le plus sa couleur politique. Croyez-vous que le clivage droite-gauche va y être aussi visible que ce que vous voudriez ?

Fabien Roussel : Tout dépend de quelles communes on parle. Il y a un peu moins de 36000 communes en France mais 35000 ont moins de 500 habitants. Dans ces villages, on ne parle pas d’alliances et de forces politiques. On parle de listes citoyennes et de gens prêts à s’engager. Les programmes y sont d’ailleurs conçus au plus près des citoyens. Les communistes y sont présents. Nous avons là souvent les plus beaux rassemblements.

Dans les grandes villes il y a d’avantage de politique car les enjeux financiers y sont plus lourds. Mais là comme ailleurs, les communistes disent qu’il faut construire les projets avec les habitants et un engagement politique. L’électeur devra s’y prononcer clairement pour un projet libéral de droite ou un vrai projet de gauche qui défende le service public et une ville pour tous.

Le Blog Politique : De par vos origines mais aussi votre ligne politique, vous incarnez la tradition d’un communisme très enraciné dans le nord. Mais ici dans le sud, en terre socialiste, qu’en est-il du PC ? Est-il condamné à faire alliance avec les socialistes ?

Fabien Roussel : Ce n’est pas une « condamnation » que de travailler avec les autres. On le fait. Le PC a 650 mairies aujourd’hui en France principalement dans des communes rurales. Nous avons plus dans nos gènes l’habitude de travailler avec les citoyens. Dans le sud comme ailleurs, nous sommes dans cet état d’esprit.

On veut montrer que les forces de gauche peuvent travailler ensemble à des projets municipaux différents que ceux soutenus par En Marche ou L.R. Les villes EM ou LR sont celles où on privatise le service public, où on augmente les tarifs et où on exclut la population.

Je parle avec tous les responsables politiques. Je lutte contre le réchauffement climatique mais je suis pour le réchauffement politique, pour qu’ensemble, on redonne de l’espoir aux gens. »

Le Blog Politique : Vous voulez donc montrer que les forces politiques de gauche peuvent travailler ensemble. Où en sont vos rapports avec La France Insoumise ?

Fabien Roussel : Je parle avec tous les responsables politiques. Je lutte contre le réchauffement climatique mais je suis pour le réchauffement politique, pour qu’ensemble, on redonne de l’espoir aux gens. Il faut qu’on soit capable de leur dire voilà ce pour quoi on s’engage si on arrive au gouvernement demain : redonner du pouvoir d’achat, relancer le secteur public, faire une réforme des retraites ambitieuse et qui ne demande pas aux français de travailler plus. Est-ce que les forces de gauche sont capables de travailler à cela ? Les appels rituels au rassemblement ne marcheront pas sans ça.

Le Blog Politique : C’est la condition obligatoire ?

Fabien Roussel : C’est indispensable. Personne ne gagnera tout seul. Personne ne doit se croire le centre de la terre. 23 millions de français se sont abstenus lors des dernières élections. Il faut leur redonner envie de voter pour que ça change.

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)

Municipales à Toulouse : les « Marcheurs » dont Jean-Luc Moudenc ne veut pas

Des élus d’En Marche risquent d’être sacrifiés sur l’autel d’un accord entre le maire de Toulouse et le parti d’Emmanuel Macron.

Jean-Luc Moudenc. Maire de Toulouse. Photo MaXPPP

Rien n’est encore signé. Les négociations entre le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et En Marche sont en cours. Mais certaines lignes se dessinent. Officiellement, le temps n’est pas encore aux noms des candidats. Les discussions portent uniquement sur le nombre de places octroyées aux « macronistes ».

Selon nos informations,du côté de Jean-Luc Moudenc, la « jauge » est calibrée sur les sondages. En Marche est crédité de 8 points. Ce résultat sert de base de calcul. Néanmoins, la question des candidats se pose. Un proche du maire sortant mentionne l’existence d’une « black list » : tous ceux qui se sont opposés à Jean-Luc Moudenc.

Les relations entre les « marcheurs » de la Haute-Garonne et le locataire du Capitole ont été tumultueuses ces derniers mois. Le député Michaël Nogal s’est opposé publiquement à Jean-Luc Moudenc. Le proche lieutenant du jeune parlementaire, le référent du parti Pierre Castéras, a appuyé ce positionnement. La députée et conseillère municipale, Elisabeth Toutut-Picard, et l’adjoint au maire, Franck Biasotto, ont franchi un pas supplémentaire dans ce front anti-Moudenc. Ils ont quitté le groupe majoritaire à Toulouse-Métropole.

Les 4 « Marcheurs » se retrouvent, de facto, personæ non grata. Selon nos informations, le maire de Toulouse aurait formellement rejeté toute présence sur sa liste d’Elisabeth Toutut-Picard et Franck Biasotto. Contacté par France 3 Occitanie, Jean-Luc Moudenc ne confirme pas l’oukaze. Mais une source, proche des négociations, affirme que les deux élus, membres de la majorité municipale, sont sur la sellette.

Un autre « marcheur » serait en moins fâcheuse posture. Le négociateur choisi par En Marche ne cachait pas ses réserves (voire son hostilité) face à une alliance « Moudenc-En Marche ». Selon un élu local, Jean-François Portarieu aurait même confier son rêve pas du tout secret : une défaite de Jean-Luc Moudenc en mars prochain.

De l’eau a coulé dans la Garonne. Le député En Marche est désormais en charge de négocier les termes d’un accord entre son parti et son ancien adversaire. Selon une source, Jean-François Portarieu serait en phase de réflexion. Il hésiterait à proposer ses services et à figurer sur la liste.

Une autre source affirme que le député a ouvertement évoqué une candidature face à Jean-Luc Moudenc. Il se trouverait face à une alternative : une fin de liste ou une démission de son poste de député pour figurer en meilleure position. Une démission permet, en effet,  de respecter la loi anti-cumul et d’intégrer l’exécutif local.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

 

26 Août

VIDEO – Nicole Belloubet soutiendra « pleinement » Jean-Luc Moudenc aux municipales à Toulouse « s’il y a un accord avec LaREM »

La garde des Sceaux a appelé de ses voeux ce lundi sur BFM un accord local entre En marche et le maire sortant LR Jean-Luc Moudenc. Cocasse pour l’ancienne première adjointe de son adversaire Pierre Cohen.

©Julien Mattia / MaxPPP

Le message est clair : si un accord est trouvé entre La République en Marche et le maire LR sortant de Toulouse Jean-Luc Moudenc, la garde des Sceaux et ministre de la justice, la Toulousaine Nicole Belloubet soutiendra le maire sortant.

« Il faut forcément qu’il y ait un accord »

Longuement interrogée sur le sujet par Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV ce lundi 26 août, Nicole Belloubet a appelé de ses vœux cet accord entre LREM et le maire sortant de la 4ème ville de France.

Il y a des discussions et cet accord, s’il a lieu, évidemment je le respecterai pleinement (…) Il faut forcément qu’il y ait un accord à un moment donné parce que dans les grandes villes soit nous avons des candidats assez puissants pour porter l’étiquette LREM soit nous avons des accords avec les maires sortants. C’est sans doute le cas à Toulouse’.

La Garde des Sceaux s’est exprimée sur le sujet en fin d’interview (à partir de 18’50 » dans cette vidéo) :

La Garde des Sceaux a depuis longtemps fait savoir qu’elle ne serait pas elle-même candidate. Elle reconnaît maintenant qu’il n’y a pas de personnalités « assez puissante » pour porter l’étiquette En Marche à Toulouse, malgré les vaines tentatives des certains députés de tenter de monter une liste.

Jean-Luc Moudenc, porté par son amitié avec le Premier Ministre Edouard Philippe, s’est assuré de son côté que cela n’arriverait pas.

Adversaire en 2008, soutien en 2020 ?

Quant à Nicole Belloubet, ancienne première adjointe PS de Pierre Cohen au Capitole (avant de rejoindre le conseil régional), elle pourrait donc se retrouver à soutenir celui contre qui elle faisait campagne en 2008 aux côtés du candidat socialiste.

Une position qui a fait bondir des anciens membres de sa majorité à la mairie. Notamment Jean-Christophe Sellin, membre du Parti de gauche et de la France Insoumise et conseiller régional :

Face à cette probable alliance, la gauche tente de s’unir. Certains, comme La France Insoumise, les écologistes ou encore le socialiste Romain Cujives, ont rejoint la démarche initiée par Archipel Citoyen pour aboutir à un programme et à une liste de gauche uniques.

D’autres comme Génération.s et le Parti socialiste discutent avec les autres membres de la gauche, dont Archipel, pour déboucher sur cette union. Le PS qui s’est choisi Nadia Pellefigue comme chef de file. La vice-présidente de la région qui est aussi… la belle-fille de Nicole Belloubet.

FV @fabvalery

24 Août

Municipales à Albi : Europe-Ecologie lance une liste « Verte et Ouverte »

Europe Ecologie va présenter une liste aux municipales à Albi. Elle sera menée par un élu de l’actuelle opposition, Pascal Pragnère.

Albi. Photo : Max PPP

Les couleurs Vertes seront présentes aux municipales à Albi. Europe-Ecologie lance une liste. « Le score encourageant des européennes et un socle électoral de plus en en plus important et fidèle » pousse l’écologiste Pascal Pragnère a franchir le pas.

En mars dernier, Europe Ecologie a lancé un appel au rassemblement des partis de gauche. Pascal Pragnère ne renonce pas à l’idée d’une ouverture. « La liste se sera verte et ouverte. Ouverte à tous les citoyens qui se reconnaissent dans les valeurs de l’écologie politique » précise Pascal Pragnère.

Une autre offre « écologiste » existe également. Un collectif, soutenu par le PS et le PC, revendique également une démarche verte.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

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