22 Mai

Fake News : Marie-Pierre Vieu « pas étonnée » de l’absence de condamnation de Christophe Castaner

Marie-Pierre Vieu a attaqué, en justice, le (fameux) tweet de Christophe Castaner au sujet d’une « attaque » de la Pitié-Salpêtrière. La députée européenne a été déboutée. Mais l’élue de Tarbes n’est pas étonnée par cette décision.

Marie-Pierre Vieu, députée européenne. Photo : MaxPPP

La loi « anti-fake news » vient de connaître sa première application et c’est grâce à la députée européenne, Marie-Pierre Vieu. Avec un collègue sénateur, la Tarbaise a demandé le retrait d’un tweet du ministre de l’Intérieur. Le 1er mai dernier, en plein mouvement des gilets jaunes, Christophe Castaner a parlé d’une « attaque » visant un hôpital parisien. Plusieurs témoignages et des vidéos ont démenti la version du 1er flic de France.

 

Face à la violence de la polémique et à la réalité des faits, Christophe Castaner a reconnu lui-même qu’il n’aurait pas dû employer le mot « attaque ». Mais Marie-Pierre Vieu a décidé de porter l’affaire en justice en s’appuyant sur la nouvelle loi sur les fake news. Selon Mediapart, le tribunal de grande instance de Paris a rendu sa décision le 16 mai dernier. Le ministre de l’Intérieur est blanchi.

Marie-Pierre Vieu est « déboutée mais pas étonnée du jugement qui est tombé sur fond de mobilisation des gilets jaunes ». La députée européenne n’est toutefois pas convaincue par le raisonnement du juge. Pour Marie-Pierre Vieu, le tribunal « estim(e) que le tweet n’a pas occulté le débat sur la véracité des faits…l’abondance d’articles contredisant le ministre a permis à chaqu(un) de se faire une opinion éclairée, sans risque manifeste de manipulation. Drôle d’arbitrage des débats ».

Malgré l’échec de la procédure, Marie-Pierre Vieu estime que son action en justice était utile : « nous avons fait la démonstration par l’absurde de la vanité de cette disposition législative (ndlr : loi anti-fake news). Le droit a une juste information et la transparence sont encore à gagner, en France comme dans l’Union Européenne ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

21 Mai

Les Européennes déclenchent un schisme au sein d’En Marche à Toulouse

Des élus En Marche quittent le groupe majoritaire à la mairie de Toulouse. Raison invoquée : les Européennes.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Trois élus En Marche claquent la porte du groupe Toulouse Ensemble. Franck Biasotto, Sylvie Rouillon-Valdiguié et la députée Elisabeth Toutut-Picard quittent le groupe majoritaire. Un drôle de départ puisque, selon leur ex-collègue Jean-Claude Dardelet, les démissionnaires vont continuer à soutenir l’action de…Jean-Luc Moudenc.

Or, c’est une décision du maire de Toulouse qui pousse justement les dissidents à s’en aller. Les trois élus justifient, en effet, leur divorce par la ligne de Jean-Luc Moudenc s’agissant des Européennes.

Le maire de Toulouse a annoncé qu’il soutient la liste de son parti, menée par Le Républicain François-Xavier Bellamy. Ce choix ne convient pas aux trois démissionnaires.

Contactée par France 3 Occitanie, Elisabeth Toutut-Picard précise : « pas d’opposition sauf si on soumet à notre vote une mesure contraire à une décision du président Emmanuel Macron comme cela c’est produit pour les Européennes.

Mais cette position ne fait pas l’unanimité. 2 autres élus ont décidé de rester au sein du groupe Toulouse-Métropole.

Jean-Luc Moudenc a toujours affiché sa marque de fabrique : une coalition  allant du Modem en passant par Les Républicains et En Marche. La scission en deux groupes des « marcheurs » du Capitole ne modifie pas cette équation politique. C’est En Marche qui paye (cash) l’addition ou plutôt la division.

Contacté par France 3 Occitanie, le responsable d’En Marche en Haute-Garonne n’a pas souhaité réagir.

Laurent Dubois (@laurentdub)

20 Mai

Européennes : la France Insoumise « délogée » par la mairie de Montauban

La municipalité de Montauban a refusé l’accès d’une salle à la France Insoumise. Une salle réservée depuis plusieurs mois et qui devait accueillir une réunion publique pour les Européennes.

Photo : Faebook/La France Insoumise

La France Insoumise a du improviser et trouver une nouvelle adresse pour sa réunion publique à Montauban. Selon le n°2 de la liste des Européennes, Manuel Bompard, une réservation avait été faite 3 mois en avance. Mais, la veille du meeting, la municipalité a informé les Insoumis de l’indisponibilité du local. Depuis le 5 mai dernier, La Maison du Peuple faisait l’objet d’une occupation par de la part de demandeurs d’asile.

 

Le bâtiment a été évacué. La mairie a estimé que les lieux n’étaient plus en état pour héberger le meeting des Insoumis. Manuel Bompard a invoqué un constat d’huissier, démontrant le contraire. Cela n’a pas fait plier la municipalité. Manuel Bompard reconnait qu’une solution alternative a été proposée mais à l’autre bout de la ville. Après une déclaration devant la salle, relayée sur les réseaux sociaux, Manuel Bompard a pris la direction de la « solution de repli », une salle trouvée le matin même.

Pour Manuel Bompard, la mairie, dirigée par la maire Les Républicains Brigitte Barèges, « a mis les bâtons dans la roue » de la France Insoumise, quelques jours avant le vote des Européennes. La tête de liste, proche de Jean-Luc Mélenchon, pointe le coût de l’opération : une facture pour la location d’une salle de repli, des tracts et des affiches à jeter au panier.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Clip polémique du rappeur Nick Conrad : le député (LR) du Lot, Aurélien Pradié, dénonce le silence de Marlène Schiappia

Dans son dernier clip le rappeur Nick Conrad étrangle une femme. Le député du Lot, Aurélien Pradié demande à Marlène Schiappia de réagir.

Aurélien Pradié, député (LR) du Lot, Photo : MaxPPP/Isorel

Ce n’est pas la première polémique. En septembre dernier, le rappeur Nick Conrad a soulevé un tollé avec une chanson intitulée « Pendez les blancs ». Son dernier clip, « Doux pays » met également le feu aux poudres. Christophe Castaner a saisi la justice. Le ministère de l’Intérieur condamne un « clip odieux et des propos inqualifiables ». Le rappeur lance notamment :« J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie »« Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère » et « Marianne a falsifié ma story, j’ai posé une bombe sous son Panthéon ».

Le clip attaqué (et dont le ministère de l’Intérieur demande le retrait) comporte également un scène dans laquelle le rappeur se représente en train d’étrangler une femme.

Cette séquence est pointée du doigt par le députée du Lot, Aurélien Pradié. Le parlementaire du Lot exige une réaction de la secrétaire d’Etat en charge de l’égalité homme/femme.

Laurent Dunbois (@laurentdub)

17 Mai

Européennes : l’ex gilet jaune Benjamin Cauchy dénonce une collusion « Le Pen-Macron »

Le toulousain Benjamin Cauchy est candidat aux Européennes sur la liste Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan. L’ex figure des gilets jaunes estime que le Rassemblement National de Marine Le Pen est l’allié objectif d’Emmanuel Macron.

Benjamin Cauchy. candidat aux Européennes. Debout La France. Photo AFP/Bonaventure

Benjamin Cauchy est en campagne pour les Européennes. 9 jours avant le vote, l’ex gilet jaune renvoie dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Benjamin Cauchy estime que « le RN est devenu le chouchou du système pour maintenir Macron et ses alliés au pouvoir ». Candidat sur liste de Nicolas Dupont-Aignan, Benjamin Cauchy considère que « Debout La France devient la seule alternative ».

La déclaration de l’ex figure des gilets jaunes s’explique par le contexte du moment : la compétition électorale vire au duel.

Tout se joue entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Les deux duellistes cultivent d’ailleurs ce face-à-face. Le chef de l’Etat se présente comme un rempart face au Rassemblement National. De son côté, le Rassemblement National fait du scrutin un référendum anti-Macron.

Les autres listes sont (littéralement) éclipsées. Debout La France n’échappe pas à ce schéma. Dans le dernier « rolling » Paris Match-Ifop,  la liste Dupont-Aignan est crédité de 5 petits points

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

16 Mai

Gers-Polémique : la drôle de visite (non officielle) de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet

La ministre de la Justice sera en réunion publique dans le Gers ce vendredi. Un déplacement « non officiel », en marge de la campagne des Européennes et consacré à la « Culture et à la parité homme/femme ».

Nicole Belloubet. Photo : MaxPPP

Ce 17 mai, Nicole Belloubet sera salle du Mouzon à Auch. La visite ministérielle ne sera pas ministérielle puisqu’elle ne figure pas dans l’agenda officiel de la Garde des Sceaux. C’est logique. La ministre de la Justice ne vient pas parler justice. Le déplacement est également déconnecté du contexte électoral du moment. Et là c’est plus étonnant. Emmanuel Macron bat le tocsin et demande à ses ministres de se mobiliser pour la campagne des Européennes. Le chef de l’Etat pousse la mobilisation jusqu’à figurer en personne sur les affiches électorales.

Bref, c’est le branle-bas de combat. Et, pourtant, 9 jours avant le vote, Nicole Belloubet ne vient pas prêcher la bonne parole pour la liste En Marche de Nathalie Loiseau.

La ministre (à titre privée donc) vient rencontrer les Auscitains pour parler « Education-Culture » et « parité homme/femme ». La soirée, qui doit débuter à 19 heures, est ouverte à tous les habitants. Mais elle est organisée par le parti d’Emmanuel Macron dans le Gers.

 

Le côté « décalé » de l’événement n’a pas échappé au président du département du Gers. Philippe Martin lance une invitation à la ministre de la Justice pour un « vrai » débat sur la culture.

 

La pique (ironique) de l’ancien ministre socialiste a suscité la réplique du député En Marche du Gers. Jean-René Cazeneuve dénonce une « polémique ».

 

15 Mai

Européennes- Meeting à Toulouse : Raphaël Glucksmann attaque François Mitterrand et soulève la colère d’ex-ministres socialistes

Plusieurs anciens ministres (socialistes),dont le Tarnais, Paul Quilès, sont ulcérés par la tête de liste PS-Place Publique aux Européennes. A Toulouse, lors d’un meeting, Raphaël Glucksmann aurait qualifié François Mitterrand de « complice du génocide au Rwanda ».

Raphaël Glucksmann en meeting à Toulouse. Photo : PS31/Facebook

23 ex-ministres socialistes interpellent le patron du PS, Olivier Faure. Dans une lettre dévoilée par l’AFP, les signataires demandent à Olivier Faure “de convaincre Raphaël Glucksmann de retirer ses insultes et accusations infondées envers François Mitterrand”, et “en cas de refus” qu’il “trouve les formes appropriées pour désavouer ses propos”.

Parmi les propos incriminés, une déclaration a été faite à Toulouse, en marge d’un meeting. Le 6 avril dernier, Raphaël Glucksmann aurait qualifié François Mietterand de « complice du génocide au Rwanda ». Un génocide perpétré entre avril et juillet 1994 et qui a fait 800 000 morts.

Un ex-ministre socialiste a déclaré auprès de l’AFP : « Que celui qui porte la liste du PS pour les élections puisse dire ça sur Mitterrand, c’est ahurissant”.

Parmi les signataires, on trouve, sans surprise, Paul Quilés.

François Mitterrand et Paul Quilès à la tribune d’un congrès du PS en 1981. Photo AFP/Delmas

L’ancien ministre de la Défense a présidé une commission d’enquête parlementaire sur le génocide Rwandais. Mais le maire de Cordes-sur-Ciel est également un fidèle de François Mitterrand. L’élu tarnais a accompagné l’ancien chef de l’Etat dans sa conquête de l’Elysée. François Mitterrand a notamment confié un poste stratégique à celui qui, à l’époque, était député de Paris : les élections et l’organisation au sein du PS.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Européennes : Jean-Luc Mélenchon en meeting à Toulouse

Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Toulouse, à la Halle aux Grains, ce 21 mai.

Jean-Luc Mélenchon. MaxPPP

5 jours avant le vote, Jean-Luc Mélenchon, tiendra, ce mardi 21 mai, un de ses derniers meetings à Toulouse. Le leader de la France Insoumise entretient des relations étroites avec la ville Rose. Jean-Luc Mélenchon est venu à Toulouse à deux reprises, lors de la campagne de la présidentielle. L’hypothèse d’une candidature aux législatives a même circulé, avant que Jean-Luc Mélenchon ne choisisse (finalement) Marseille.

Toulouse, c’est également la terre de Manuel Bompard, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon. Le toulousain sera (évidemment) à la tribune et à double titre : le local de l’étape et un dossard de n°2 sur la liste des Européennes. La tête de liste, Manon Aubry,sera également présente.

Laurent Dubois (@laurentdub)

14 Mai

Européennes : Bernard Carayon (finalement) convaincu par la tête de liste (LR) François-Xavier Bellamy

Bernard Carayon figure sur la liste des Européennes mais à une place inéligible. Le président de LR, Laurent Wauquiez, lui a confié une mission : l’animation de la campagne en Occitanie. Comment se passe la dernière ligne droite ? Quel jugement sur la tête de liste, François-Xavier Bellamy ? Interview

Bernard Carayon, maire (LR) de Lavaur et animateur de la campagne des Européennes pour LR

Le Blog Politique. Vous êtes en charge de la campagne des Européennes dans notre région. Combien de réunions publiques et meetings avez-vous organisé jusqu’à présent ?

Bernard Carayon. Une trentaine de réunions dans tous les départements. La dernière s’est déroulée en Haute-Garonne, à Blagnac. Il y a en eu plusieurs en Haute-Garonne, dans le Tarn mais aussi l’Hérault.

Le Blog Politique. Votre tête de liste, François-Xavier Bellamy est venu en région toulousaine. Votre jugement sur lui ?

Bernard Carayon. Quand Laurent Wauquiez m’a interrogé sur ce choix, j’appartenais aux sceptiques. Je le trouvais formidablement intelligent mais je le trouvais trop doux. Je préférais un profil comme Christian Jacob. Mais rapidement, je me suis aperçu qu’il est puissant intellectuellement mais surtout il apporte vraiment quelque chose. Ses qualités de pédagogue font vraiment du bien. Il met l’accent sur les questions de fond et il évite les piques traditionnelles de la politique. Il allie intelligence et bienveillance. A la fin de son meeting à Toulouse, des sympathisants sont venus me dire qu’ils se sentent plus intelligent avec lui. Il existe une vraie affection pour François-Xavier Bellamy de la part de nos militants. François-Xavier Bellamy c’est le choix de Laurent Wauquiez et c’est un choix remarquable.

Je préférais un profil comme Christian Jacob

Le Blog Politique. Quel est l’objectif de ces Européennes ? 

Bernard Carayon. Donner aux Français les protections que l’Europe leur doit. Je suis pour une Europe des Nations et contre une Europe Fédérale. Et c’est Emmanuel Macron qui incarne cette vision de l’Europe; L’objectif, c’est de battre la liste Macron et c’est parfaitement possible.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

Glyphosate : le sénateur (UDI) Pierre Médevielle dément tout lobbying en faveur de Monsanto

Le sénateur (UDI) de la Haute-Garonne relativise la toxicité du glyphosate. L’ancienne ministre de l’écologie, Delphine Batho, dénonce une collusion entre Pierre Médevielle et le géant des biotechnologies, Monsanto.

Photo AFP/JohnTyls

L’accusation prend la forme d’une allusion. L’ancienne de l’écologie, Delphine Batho, estime que le sénateur Pierre Médevielle reprend « tous les éléments de langage » du groupe Monsanto au sujet du glyphosate. Le parlementaire a déclenché une violente polémique en relativisant la toxicité de l’herbicide commercialisé par le géant américain. Delphine Batho ne dénonce pas ouvertement une entreprise de lobbying. Mais l’ex ministre sous-entend (clairement) une proximité entre le parlementaire et l’industriel.

 

Contacté par France 3 Occitanie, Pierre Médevielle dément toute proximité avec Monsanto. Le sénateur estime qu’il exprime une position personnelle et regrette « une névrose collective » s’agissant du glyphosate. Une phrase entretient le doute sur une éventuelle collusion entre le sénateur et le groupe américain.

Pierre Médevielle estime que le glyphosate n’est pas plus toxique que la charcuterie. Or Monsanto développe le même argument.

Pour Pierre Médevielle, il n’existe, de sa part, aucune intention de reprendre la communication de l’agro-industriel. « J’ai trouvé la charcuterie dans le classement de l’OMS. Rien à avoir avec les éléments de langage de Monsanto. Le glyphosate est classé 2D, cancérigène peu probable, et il est indiqué « comme la charcuterie ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

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