23 Avr

Oups, ces députés En Marche qui ont « oublié » de venir voter la loi Asile et Immigration !

La fédération Les Républicains de la Haute-Garonne pointe les noms des députés de la majorité absents lors du vote de la loi Asile-Immigration. Ce pointage réserve une surprise : deux absents (Jean-François Portarrieu et Elisabeth Toutut-Picard) étaient tenus d’être présents par le règlement de leur groupe.

Rochard Ferrand avait imposé un tour de présence aux députés LREM qui n’a pas toujours été respecté (Photo : MaxPPP)

Ce dimanche 22 avril, la loi Asile-Immigration été adoptée, en première lecture, à l’Assemblée Nationale. Les commentaires médiatiques et politiques se concentrent sur le détail du scrutin public. Le texte a divisé le camp d’Emmanuel Macron. Un vote « contre » et 14 abstentions retiennent l’attention. Mais les Républicains de la Haute-Garonne ne ciblent pas les tensions au sein du camp Macron.

Et, pourtant, la « matière » ne manque pas. Dans la région toulousaine, une députée En Marche a refusé de voter le projet de loi et s’est abstenue. Un autre parlementaire, toujours de la Haute-Garonne, ne s’est pas déplacé et dénonce les conditions du débat parlementaire.

Malgré ces munitions (à portée de main) LR31 préfère un autre angle de tir : la mobilisation des députés de la majorité et une publication du nom des absents.

 

Le ciblage est précis et conforme à une analyse du scrutin consultable sur le site de l’Assemblée Nationale. Le listing réserve toutefois une « surprise ». Deux noms (Jean-Luc Lagleize et Elisabeth Toutut-Picard) appartiennent à la majorité municipale de Jean-Luc Moudenc. C’est une nouvelle illustration des relations à géométrie variable entre la droite toulousaine et le parti d’Emmanuel Macron : cohabitation locale et opposition au plan national.

La publication du nom d’Elisabeth Toutut-Picard, d’ailleurs, une question. Comme son collègue Jean-François Portarrieu, la députée devait être présente dans l’hémicycle. La République En Marche a mis en place un système d’astreinte. Elisabeth Toutut-Picard et Jean-François Portarrieu était « au tableau de service » défini par leur groupe parlementaire. Leur présence était normalement obligatoires.

Une députée En Marche conteste la pertinence de la liste établie par Les Républicains. Pour Monique Iborra, l’essentiel est le vote du texte et pas la présence physique dans l’hémicycle. La parlementaire s’est prononcée en faveur du projet de loi Asile-Immigration. Et, selon elle, la seule chose qui compte c’est de participer au scrutin, même si c’est sous la forme d’une délégation.
Monique Iborra considère que deux catégories de députés sont tenus à une obligation de présence : les membres de la commission saisie du texte en discussion et les députés de permanence.
Au regard de ces critères, seuls 3 des 9 députés de la Haute-Garonne (Sandrine Mörch, Jean-François Portarrieu et Elisabeth Toutut-Picard) auraient dû participer à la séance publique du dimanche 22 avril.
Laurent Dubois (@laurentdub)

20 Avr

Haute-Garonne : les chiffres du vote PS pour l’élection du 1er Fédéral, Sébastien Vincini

Sébastien Vincini a été reconduit à la tête de l’une des plus importantes fédérations PS de France. Quel a été son score ? Quelles sont les sections les « Vincinistes » ? France 3 Occitanie s’est procuré le détail du vote.

Sébastien Vincini, 1er fédéral du PS31

Le patron du PS31 occupe un poste stratégique dans la nouvelle équipe d’Olivier Faure. Sébastien Vincini doit cette promotion à son implantation locale. Depuis ses premières responsabilités au sein du parti en 2003, l’ancien secrétaire de section a gravi les échelons depuis 2003. Sébastien Vincini entame son deuxième mandat de 1er Fédéral. Le 29 mars dernier, les militants ont renouvelé leur confiance.

 

 

Le détail de l’élection doit être présenté en conseil fédéral le 3 mai prochain. France 3 Occitanie s’est procuré un document interne détaillant le nombre de votants et le vote des sections.

Document Vote PS

3829 militants sont inscrits sur la liste électorale. 1679 électeurs se sont présentés aux urnes et 1503 voix se sont portées sur le seul candidat en piste à savoir Sébastien Vincini.

Sur les 39% de participants, Sébastien Vincini obtient 89% des votants.

C’est dans la section de Colomiers que le 1er Fédéral obtient son meilleur résultat (113 voix). C’est ensuite Toulouse V qui a le plus voté pour Sébastien Vincini (96 voix). Les sections les plus « Vincinistes » sont ensuite : le Carbonnais (56 voix), Saint-Gaudens (53 voix) et Portet-sur-Garonne (44 voix).

A noter que la Haute-Garonne est parmi les fédérations qui se sont le plus mobilisés. Trois fédérations dépassent les 1500 votants et la Haute-Garonne figure

Laurent Dubois (@laurentdub)

17 Avr

Violences urbaines à Toulouse : Les Républicains demandent au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, de se déplacer

Depuis dimanche des violences urbaines se déroulent à Toulouse. La présidente des Républicains de la Haute-Garonne et maire-adjointe de Toulouse, Laurence Arribagé, demande au ministre de l’Intérieur,Gérard Collomb, de venir sur place.

Gérard Collomb. Photo : MaxPPP/Tanguy

Plusieurs quartiers toulousains s’enflamment. Après deux nuits de violence, le bilan est de 18 interpellations et de 25 véhicules brûlés. Les Républicains de la Haute-Garonne apportent leur soutien aux force de l’ordre. Mais la présidente du parti, Laurence Arribagé « appelle » également Gérard Collomb « à venir constater les dégâts sur le terrain; à être aux côtés des forces de l’ordre ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

16 Avr

Loi asile et immigration : la permanence du député (En Marche) du Gers envahie par La Cimade

La permanence du député (En Marche) du Gers, Jean-René Cazeneuve, a été envahie par une vingtaine de militants hostiles à la loi Asile et Immigration.

Jean-René Cazeneuve, député du Gers, Photo MaxPPP

Le débat législatif débute ce lundi 16 avril à 21 heures. Juste avant le lancement des travaux parlementaires sur le projet Asile et Immigration, des adhérents de La Cimade se sont « invités » dans la permanence du député du Gers. Jean-René Cazeneuve était à Lombez ou il assurait des rendez-vous. Une vingtaine de militants a investi les locaux auscitains du parlementaire de la majorité. Un seul stagiaire était présent lors des faits. Dans l’entourage du député, l’action coup de poing de la Cimade n’est pas vraiment appréciée et qualifiée de « coup de force et de tentative d’intimidation ».

 

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-René Cazeneuve annonce une prochaine rencontre avec La Cimade. L’association de défense des migrants « demande » au député du Gers de ne pas voter le projet de loi sur le droit d’asile et la maîtrise de l’immigration. Jean-René Cazeneuve n’a pas encore d’idée sur son vote. Le parlementaire gersois compte sur les débats à l’Assemblée pour se forger une opinion. Mais « a priori » il « trouve le texte plutôt équilibré ».

Jean-René Cazeneuve insiste sur la complexité du dossier migratoire. « C’est un sujet très compliqué et les idées simplistes n’ont pas leur place » insiste le député du Gers.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Conflit SNCF : une réunion « secrète » entre la CFDT-Occitanie et 4 députés de la majorité

Deux représentants de la CFDT Cheminots ont rencontré, en plein mouvement de gréve des députés de la majorité. Une rencontre qui devait rester secrète.

Photo : MaxPPP

Vendredi 13 avril les cheminots sont en grève. Les trains restent au dépôt et une manifestation est organisée devant l’hôtel de Région toulousain. Mais, pendant ce temps, une réunion se déroule en toute discrétion. Deux membres de la CFDT Cheminots, Joël Rausa et Johann Bedel, rencontrent pendant plus d’une 1 heure 30, 4 députés de la majorité.

Les deux syndicalistes discutent avec Corinne Vignon, Jean-François Portarrieu,  Michaël Nogal, et Monique Iborra. Le référent départemental d’En Marche, Pierre Castéras, est également dans la salle.

La CFDT est membre de l’intersyndicale qui mène la mobilisation contre la réforme de la SNCF. Mais les autres syndicats ne sont pas informés de cette initiative. Un syndicaliste de la CGT n’est toutefois pas surpris : « la CFDT est coutumière du fait. Au moment du vote de la loi travail, ils ont mené des rencontres en catimini. Ils essayent toujours de trouver une porte de sortie même si elle est petite et même si cela ne réussit pas aux salariés ».

Contacté par France 3 Occitanie, un des membres de la délégation CFDT précise qu’il ne « souhaite pas communiquer sur le sujet ». Pour Joël Rausa, « c’est quelque chose d’informel » et il ne « souhaite pas forcément que ce soit public ». Le syndicaliste donne toutefois un détail : « la CFDT fait du lobbying et défend des amendements ».

Un membre de l’Intersyndicale n’est pas convaincu : « Ce n’est pas la CFDT Occitanie qui peut négocier quoi que ce soit. Ce n’est pas au niveau local mais au niveau national que cela se joue. Je n’exclus pas qu’il s’agisse uniquement d’initiatives personnelles ».

Pour un des deux « négociateurs » de la CFDT, la rencontre avec les députés de la Haute-Garonne est une initiative commune : « c’est à la fois à leur demande et à la notre et en raison de réseau commun ». Selon un participant, les syndicalistes se sont présentés comme des anciens militants socialistes. 3 des 4 parlementaires ayant participé à la réunion sont issus des rangs du PS. Le référent départemental d’En Marche est également un ancien élu socialiste. Le « réseau commun » évoqué par l’un des syndicalistes passe, de manière évidente, par le PS. A moins qu’il ne s’agisse d’un réseau « associatif », « fraternel » ou simplement amical.

Une source pointe, plus précisément, Pierre Castéras. C’est, en effet, le référent d’En Marche, qui a lancé l’invitation par SMS aux députés.

Peu importe le canal, la réunion n’a plus de caractère « secret ». Les « camarades » de lutte de la CFDT apprécient modérément.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

Loi « asile et immigration » : le député En Marche de la Haute-Garonne, Sébastien Nadot, n’exclut pas de voter « contre »

Le projet de loi Immigration maîtrisée et droit d’asile arrive, cette semaine, en 1ère lecture à l’Assemblée. Le député En Marche de la Haute-Garonne, Sébastien Nadot, n’exclut pas de voter « contre ».

Sébastien Nadot, député LaRem de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

Deux député(e)s de la Haute-Garonne partagent le malaise d’une partie de la majorité parlementaire. Sandrine Mörch et Sébastien Nadot critiquent le projet de loi présenté par le gouvernement. Un projet, une loi dont l’intitulé résume l’esprit du texte : maîtriser l’immigration. Raccourcissement des délais pour les recours, allongement de la durée de la rétention administrative. Le gouvernement durcit le droit d’asile.

Sur sa page Facebook, Sandrine Mörch, annonce qu’elle va faire entendre sa voix :

Contactée par France 3 Occitanie, Sandrine Mörch ne souhaite pas s’exprimer. Impossible de savoir comment la députée de la Haute-Garonne va se comporter pendant le débat législatif. Un des collègues de Sandrine Mörch,  Jean-Michel Clément, annonce la couleur : il ne votera pas la loi Immigration maîtrisée et droit d’asile. Sandrine Mörch est-elle prête à suivre l’exemple du député de la Vienne ? Les prochains jours lèveront le voile puisque le vote du texte est, par nature, public et il se possible de connaître le détail du scrutin.

Du côté de Sébastien Nadot, c’est très clair. Le député n’exclut rien : vote « pour », votre « contre » ou abstention. « Toutes les hypothèses sont sur la table » précise Sébastien Nadot.

« Le texte en l’état ne convient pas » à Sébastien Nadot. Un travail a été accompli au sein du groupe En Marche de l’Assemblée. Mais « la solution n’est pas satisfaisante » pour le parlementaire de la Haute-Garonne.

Sébastien Nadot va être attentif à 4 points : la rétention administrative, les recours, la questions des réfugiés climatiques et le délit de solidarité.

Sur la question des recours, le député de la majorité a, d’ailleurs, déposé un amendement. Sébastien Nadot est défavorable à un raccourcissement des délais : « le droit commun pour les recours administratifs, c’est 2 mois. Actuellement, c’est 1 mois et c’est déjà un droit exorbitant, dérogatoire. Si on passe à 15 jours, cela pose une vraie interrogation par rapport aux droits fondamentaux ».

Sébastien Nadot aborde les travaux parlementaires dans un esprit constructif et espère « un vrai débat ». Le président du groupe En Marche, Richard Ferrand, a rappelé « vertement » à l’ordre les députés récalcitrants. Sébastien Nadot « ne vas pas reprocher à Richard Ferrand de faire son travail. Il est président de groupe ». Mais le député attend un « dialogue avec le gouvernement ».

En février dernier, Sébastien Nadot a critiqué publiquement la circulaire Collomb sur les migrants. Le parlementaire a voté tous les textes soutenus par son groupe. Mais il revendique une certaine liberté : « Il faut mettre en balance le fait que devenir député repose sur un choix politique. C’est un choix supérieur à ceux du groupe ou du gouvernement et c’est le choix de l’intérêt général ».

Cette liberté assumée ne pose pas problème à un collègue de Sébastien Nadot : « si 4 ou 5 députés ne votent pas le texte ce n’est pas bien méchant. C’est uniquement si plusieurs dizaines refusent de suivre le gouvernement ».

Réponse dans la semaine.

Laurent Dubois (@laurentdub)

15 Avr

Vincini, Fita, Denaja : trois élus d’Occitanie à la nouvelle direction nationale du PS

Sébastien Vincini; 1er Fédéral du PS31. Photo : MaxPPP.

Le Conseil national du PS a approuvé ce dimanche la composition de sa nouvelle direction. Comme nous vous l’avions laissé entendre le premier fédéral de Haute-Garonne l’intègre. Mais également Claire Fita et Sébastien Denaja. 

24 membres : douze hommes et douze femmes, contre 80 auparavant. C’est décidément recentrage à tous les étages au Parti Socialiste. Un équipage et des moyens réduits pour naviguer dans la même direction surtout en cette période de vents contraires. Et nul doute que l’ampleur de la tâche est bien comprise de chacun des nouveaux promus.

Cette nouvelle direction, conseil et bureau national, regroupe logiquement des soutiens d’Olivier Faure dans sa campagne pour accéder au poste de premier secrétaire. La Haute-Garonne avait donné son deuxième meilleur score de France au premier secrétaire. Ce dernier était d’ailleurs venu remercier les militants du département quelques jours à peine après son élection.

Rénovation, décentralisation et animation politique du parti »

Sébastien Vincini s’est donc vu confier la rénovation, la décentralisation et l’animation politique du parti. Celui qui ne cessait de répéter que les territoires n’étaient pas assez entendus par Solferino va pouvoir essayer de refaire prendre la main aux fédérations.

A ses côtés, l’élue régionale tarnaise Claire Fita se voit confier le secrétariat national « Entreprise, travail et innovation » et l’Héraultais Sébastien Denaja, ancien député, s’occupera des questions de « Démocratie citoyenne, libertés, justice et institutions ».

Le siège du parti, symbole d’une direction du PS très parisienne, est à présent vendu et se videra peu à peu d’ici septembre. Reste donc au patron des socialistes de Haute-Garonne à faire marcher la boîte à idées et surtout trouver sa place dans cette nouvelle direction entre députés, anciens ministres. Le tout au sein d’un PS qui devra vite rebondir et trouver une ligne politique s’il ne veut pas s’enfoncer dans le rouge.

Patrick Noviello (@patnoviello) avec AFP

13 Avr

Réforme SNCF : la vice-présidente (PS) du Conseil Régional d’Occitanie, Nadia Pellefigue dit « non » à l’ouverture de la concurrence

Troisième round de la grève SNCF. L’ouverture à la concurrence est un des motifs de la mobilisation. La vice-présidente (PS) du conseil régional, Nadia Pellefigue, défend le maintien du service public ferroviaire.

Nadia Pellefigue. Photo : MaxPPP/Esdourrubailh

Pour la troisième fois en moins de trois semaines, la trafic ferroviaire est perturbé par la mobilisation des cheminots contre la réforme de la SNCF. Lundi 9 avril les députés ont voté un amendement actant le changement de statut de l’entreprise publique.Deux jours plus tard, Emmanuel Macron est intervenu dans les médias pour essayer de calmer la grogne.

Les premières dissonances apparaissent dans le front syndical. La CFDT parle d’une avancée dans la position du gouvernement.

Malgré ces évolutions la contestation reste forte, notamment en Occitanie.

De très nombreux TER et TGV restent au dépôt. Symboliquement, les cheminots ont posé des rails devant l’hôtel de Région à Toulouse. C’est dans ce contexte que la vice-présidente du conseil régional réaffirme son soutien au service public. Invitée sur le plateau du magazine de France 3 Occitanie, Dimanche En Politique, Nadia Pellefigue rappelle que la région Occitanie a signé une convention avec la SNCF.

Voir la vidéo :

Le magazine Dimanche En Politique est diffusé tous les dimanches à 11 heures 30.

Le premier ministre, Edouard Philippe, bientôt à Toulouse pour signer un contrat avec Jean-Luc Moudenc

Toulouse Métropole a voté un pacte, proposé par le gouvernement, pour maîtriser les dépenses des collectivités. C’est une première en France. Edouard Philippe, devrait se déplacer pour officialiser la signature.

Edouard Philippe et Jean-Luc Moudenc. Photo : MaxPPP/Morin

Toulouse inaugure le dispositif. Le gouvernement propose aux collectivités un contrat afin de réduire leurs dépenses de fonctionnement. Toulouse Métropole est la première à répondre à l’appel. Cette décision suscite la colère de l’opposition métropolitaine. Les élus écologistes estiment que la signature du pacte conduit à « un abandon du plan Mobilités, avec une évolution de la contribution de la Métropole à Tisséo qui sera divisée par deux ». Pour Europe-Ecologie-les-Verts « la Métropole avalise un recul de l’autonomie des collectivités locales et de la décentralisation ».

Les écologistes de Toulouse Métropole voient un « seul intérêt » dans le pacte Etat-Toulouse Métropole : « placer Monsieur Moudenc au premier rang des courtisans du président Macron ».

Cette attaque (frontale) ne tient pas compte des réserves voire de l’opposition de Jean-Luc Moudenc à l’égard de certaines mesures gouvernementales et de la méthode Macron. Mais, la prochaine visite d’Edouard Philippe renforce la conviction des élus écologistes. Selon nos informations, le premier ministre pourrait se rendre à Toulouse pour officialiser la signataire du contrat.

Pour l’écologiste, Michèle Bleuse, cette visite d’Edouard Philippe « couronne une mise en scène ».

Contacté par France 3 Occitanie, la préfecture de Région ne confirme pas un déplacement qui pourrait se dérouler dans 15 jours à 3 semaines.

Un sommet « Moudenc-Edouard Philippe » dépasserait forcément le (simple) cadre d’un accord financier entre l’Etat et Toulouse Métropole. Dans la perspective des prochaines municipales, les rapports entre le maire LR de Toulouse et l’Elysée sont scrutés de près, du côté d’En Marche mais aussi de Laurent Wauquiez.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

12 Avr

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, candidate à la mairie de Toulouse ?

Du ministère de la Justice à la mairie de Toulouse. L’hypothèse d’une candidature de Nicole Belloubet circule. Simple spéculation ou vraie possibilité ?

Nicole Belloubet. Photo : MaxPPP

La ministre de la Justice est venue deux fois, en moins d’une quinzaine jours, dans sa région d’origine, l’ex Midi-Pyrénées. Mais ce n’est pas Rodez ou Muret qui serait la terre de prédilection de Nicole Belloubet. Toulouse et sa place du Capitole pourraient occuper, dans les prochains mois, une place de plus en plus importante dans l’agenda de la Garde des Sceaux. D’ailleurs, la ministre sera de nouveau en déplacement dans la région dimanche 15 avril et cette fois ce sera… à Toulouse ! ça tombe bien. Nicole Belloubet pourrait briguer la mairie de la Ville Rose.

Evidemment, cela suppose qu’une liste estampillée En Marche entre dans la course. Ce n’est pas évident. Mais, en cas de candidature « macroniste », Nicole Belloubet pourrait porter les couleurs de l’Elysée. Des personnalités locales sont favorables à cette hypothèse. Selon nos informations, le député Jean-François Portarrieu est parmi les avocats de la ministre. Contacté par France 3 Occitanie, le parlementaire En Marche botte en touche et estime qu’il n’a « aucun commentaire à faire sur le sujet ». Mais plusieurs sources affirment que le député diffuse l’idée d’une investiture de Nicole Belloubet.

Une autre personnalité de la majorité relativise : « cela a circulé mais l’an dernier. Les Marcheurs ont observé l’ambiguïté de Jean-Luc Moudenc, qui soutient le gouvernement et ensuite prend ses distances. Ils ont donc cherché une alternative et la possibilité que Nicole Belloubet soit tête de liste aux municipales a circulé ».

Bien évidemment, toutes ces démarches restent souterraines et une éventuelle officialisation n’interviendra pas avant plusieurs mois. Nicole Belloubet doit mener des réformes et affronte, actuellement, une fronde des avocats. Ce n’est pas le moment de « parler » municipales. Du moins publiquement.

Mais, selon plusieurs sources, le sujet est sur la table et la ministre a ouvert le dossier.

Pour un membre de l’entourage de Nicole Belloubet tout est possible : « ce n’est pas quelqu’un qui se bloque dans ses ambitions. Quand elle a envie d’y aller elle y va. Elle a déjà été candidate à l’investiture en 2007 et c’est quelqu’un qui a déjà eu une ambition municipale ».

Un obstacle existe toutefois. Un obstacle familial et affectif. La belle-fille de Nicole Belloubet, la socialiste Nadia Pellefigue, est également dans les starting-blocks : « ce qui peut bloquer ce sont les velléités de Nadia. Elles sont très proches et se voient régulièrement. Nadia pense tout le temps aux municipales, pas uniquement en se brossant les dents. Elle en a très envie. C’est clair et je ne vois pas Nicole se mettre en travers de son chemin ».

« Si Nadia est investie par le PS, je ne vois pas Nicole s’opposer à elle ». C’est la même conviction pour un membre de la majorité présidentielle.

Pour un fin connaisseur de la politique régionale, une candidature Belloubet est une candidature « naturelle » : « en Aquitaine, il y a Rousset et Juppé. Ici, il n’y a pas de personnalité. La place est libre à droite comme à gauche. C’est une donnée claire et qui s’impose à tous. De personnalité nationale il n’y a que Nicole et personne d’autre ».

Néanmoins, l’avenir d’une candidature Belloubet n’est pas uniquement suspendue à une donnée « objective ». Le destin municipal d’En Marche dans la 4ème ville de France dépend également des choix du…PS.

Laurent Dubois (@laurentdub)