18 Sep

Procès des responsables de La France Insoumise : le toulousain Manuel Bompard livre sa version des faits

Tout le monde se souvient de ces images de Jean-Luc Mélenchon et de la perquisition au siège de LFI en octobre dernier. Six responsables du mouvement politique comparaissent ces jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour « actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation ».

Manuel Bompard. Photo : MaxPPP

« Les faits qui se sont déroulés en octobre ne méritaient pas un tel déferlement judiciaire. Mais maintenant, il est là ce procès et ça va être l’occasion pour nous de faire la démonstration qu’il est utilisé à des fins politiques et que la démocratie ne porte pas bien quand on utilise la justice à des fins politiques » confie avec combativité le député européen.

Procès politique ? Pas seulement pour les Insoumis »

« Ça n’est pas le cas que pour La France Insoumise. Ça a été vrai dans la mobilisation des gilets jaunes, c’est vrai face à ces jeunes qui se mobilisent contre l’inaction climatique et qui vont décrocher les portraits du Président de la République ». Pour Manuel Bompard, « quand on a  des divergences politiques, on doit les régler par le vote, le débat, l’argument, le respect de la démocratie, pas en utilisant la justice »

Autre argument avancé par l’insoumis : l’enquête n’a pas été diligentée par des juges d’instruction indépendants mais par le Parquet, dans le cadre d’une enquête préliminaire. «C’est le Parquet donc directement placé sous la hiérarchie du Ministère de la Justice qui a organisé cette opération de la perquisition » assène-t-il.

Manuel Bompard nie s’être opposé, ainsi que ses camarades, à ce que la perquisition puisse se tenir. « Les responsables de La France Insoumise ont souhaité pouvoir assister au déroulement des opérations comme la loi le leur permet. » Or pour LFI cette loi n’a pas été respectée. Le député européen explique que les responsables du mouvement présents veillaient notamment à ce que le fichier des adhérents de LFI ne soit pas emporté.

L’image de LFI »

Quand on lui demande s’il n’a pas peur qu’après ce fameux « La République c’est moi » lancé par Jean-Luc Mélenchon, l’image du mouvement soit écornée pour la campagne des Municipales, voici ce qu’il répond :

« On a été médiatiquement condamné par avance avec ces quatre minutes de vidéo sur quarante où on a tourné. Cette minute d’incompréhension qui a conduit à ce que le ton puisse un peu monter a été diffusée en boucle depuis un an dans notre pays sans qu’on puisse voir l’ensemble de la bande vidéo. J’essaie de dire aux gens de ne pas s’arrêter à cette minute. » C’est sans doute ce qu’il essaiera aussi de dire au juge.

Patrick Noviello (@patnoviello)

Municipales à Toulouse : la rocambolesque suspension de 9 militants pour cause de « dissidence »

9 militants socialistes ont été suspendus par un simple mail.

Photo MaxPPP

L’annonce a pris la forme d’un simple mail. Aucune convocation de la commission des conflits, pas d’audition, la sanction a été expéditive : un vote en bureau fédéral et un courrier électronique. Les statuts du PS prévoient une procédure. Mais la foudre est tombée sans préavis.

Les 9 « exclus » pouvaient s’attendre à une telle décision. Ils s’inscrivent dans la démarche d’Archipel Citoyen.  Or le parti socialiste vient de rompre les négociations avec un collectif qui réunit La France Insoumise, Europe Ecologie et des citoyens.

La rupture est consommée depuis une quinzaine de jours. Le scénario est donc écrit : le PS sera en concurrence avec Archipel.

Après avoir investi deux chefs de file, les socialistes ont comme tête de liste Nadia Pellefigue. La vice-présidente du conseil régional s’est d’abord lancée sous ses propres couleurs…au risque d’une exclusion. Finalement, après un retour au bercail socialiste, c’est elle qui va devoir affronter ses ex camarades, engagés aux côtés d’Archipel Citoyen.

Sur le fond, la suspension de 9 « dissidents » n’a rien de surprenant. Lors des précédents régionales, en 2016, une députée socialiste a été exclue pour avoir soutenu une liste concurrente à celle de son parti.

En revanche, sur la forme, l’affaire prend une tournure assez surréaliste.

En effet, outre la violation des statuts,  Nadia Pellefigue figure toujours dans la catégorie des candidats « plébiscités ». Jusqu’à la mi-octobre, il est possible de voter pour sa présence sur la liste Archipel. Mais ce n’est pas tout. Des socialistes sont également engagés dans le processus de désignation d’Archipel Citoyen et risquent d’être désignés, comme Nadia Pellefigue, par un vote citoyen.

Si c’est le cas, le PS devra procéder à une nouvelle vague de suspension.

Laurent Dubois (@laurentdub)

13 Sep

Municipales à Toulouse : fracture entre le PS et les Insoumis au sujet de la gratuité des transports

Gratuité des transports. Ce n’est pas négociable pour les Insoumis. Mais le PS n’est pas sur cette ligne. Une divergence de fond alors que les socialistes tentent de se rapprocher des autres partis de gauche.

Photo Tisséo

Europe Ecologie, Génération-s, la France Insoumise et le parti socialiste se sont retrouvés autour d’une table vendredi dernier. La rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tentative de rapprochement pour les Municipales. Selon nos informations, une question a été mise sur la table : la gratuité des transports publics.

Il s’agit d’une question que le représentant de la France Insoumise, Jean-Christophe Sellin, souhaite placer au centre de la campagne. Pour lui, la gratuité est une évidence. « On ne doit pas payer pour aller travailler, se cultiver ou aller voir sa grand-mère le dimanche » estime le conseiller régional. Au delà d’aspects pratiques, c’est aussi une question politique et même idéologique. « c’est un moyen pour lutter contre la marchandisation » des services publics.

Au sein du mouvement Archipel-Citoyens, auquel participe La France Insoumise, il existe un débat entre « tarification sociale » et « gratuité ». Mais, pour Jean-Christophe Sellin, aucun doute. La gratuité est la seule option possible. Une option qu’il a d’ailleurs défendu lors des précédentes municipales, en 2014.

Autre certitude, la socialiste Nadia Pellefigue n’est pas sur cette ligne. La vice-présidente de Carole Delga au conseil régional limite la gratuité aux jours de pollutions.

Pour Jean-Christophe Sellin, « cela revient à octroyer des jours de congés uniquement les années bissextiles ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Sep

Municipales Tarn : le 1er maire de France élu sous l’étiquette En Marche candidat à un second mandat

En 2017, le maire de Saint-Sulpice est le premier représentant d’En Marche a conquérir une municipalité. 2 ans après, Raphael Bernardin est candidat à un nouveau mandat.

Raphaël Bernardin. Photo : MaxPPP

La victoire a été fêtée par les plus hautes autorités d’En Marche. En décembre 2017, au terme d’une élection municipale partielle, Raphaël Bernardin gagne la mairie de Saint-Sulpice. La commune de 8000 habitants devient alors quasiment un symbole national. Celui de la première implantation locale d’un parti présidentiel. Un parti crée 1 an à peine avant l’élection de Raphaël Bernardin dans le Tarn, en 2016.

En Marche réécrit l’histoire en transformant le maire de Saint-Sulpice en étendardRaphaël Bernardin ne portait pas les couleurs « Macronistes » et sa liste était municipale avant d’être politique.

Deux ans après son élection, le maire sortant annonce sa candidature pour un nouveau mandat.

Depuis son installation à l’hôtel de ville de Saint-Sulpice, Raphaël Bernardin a décroché de nouvelles responsabilités au sein d’En Marche. Le nouveau maire a notamment été désigné comme le responsable départemental du parti dans le Tarn.

Néanmoins, s’agissant des municipales, Raphaël Bernardin reste sur la formule (gagnante) de 2017 : une liste ouverte et mêlant des sensibilités.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales : les propositions des « féministes au Capitole »

Photo MaxPPP Xavier De Fenoyl

Elles se veulent un groupe de travail ayant consulté plusieurs associations et collectifs. A l’heure du Grenelle des violences conjugales lancé par le gouvernement, elles démontrent que des mesures peuvent aussi être prises au niveau local. Mais au-delà des violences, leurs propositions balaient tout le prisme de l’action municipale. Tour d’horizon.

« Pour une ville plus féministe » rien de mieux que commencer par mettre de l’ordre dans la mairie elle-même avec notamment une parité plus paritaire. « Par exemple, si le Maire est un homme, la Présidente de la Métropole est une femme ». Une parité dont il est de plus en plus question mais qui doit aussi assurer ses bases avec notamment une incitation des femmes à s’impliquer plus dans la vie publique locale.

« On est encore dans une société où ce sont principalement les femmes qui s’occupent des enfants. Celles qui s’engagent dans la vie publique sont soit très jeunes soit plus âgées, il y en a peu qui ont entre 30 et 40 ans »  explique Katia Broussy co-fondatrice du groupe avec Ninon Gillet. Pour « les féministes au Capitole », l’égalité femmes-hommes ne doit pas non plus être oubliée dans la politique salariale municipale et métropolitaine.

Agir localement contre les violences faites aux femmes

Quelques jours après le lancement du Grenelle des violences faites aux femmes, de nombreuses « propositions programmatiques » énoncées démontrent que l’action peut aussi se faire au niveau local : création de logements d’accueil pour femmes victimes, prêt de téléphone pour urgence absolue avec ligne directe vers une cellule dédiée, création d’un centre de soins spécialisé dans les violences faites à toutes les femmes…

« Localement, il y a moyen de faire les choses plus rapidement, précise Katia Broussy. Par exemple, c’est le cas pour les logements vides que les mairies pourraient réquisitionner pour les femmes en difficulté. Une loi les y autorisent mais elles ne le font pas ».

Autre propositions remarquée : la création d’une « Maison des hommes violents » « dans laquelle les hommes coupables de violences conjugales vivraient en semi-liberté et feraient leur obligation de soins. « Ce dispositif a le double avantage d’éloigner les hommes violents du domicile conjugal (…) mais aussi de « traiter » la question de la violence des hommes sans forcément les faire passer par « la case prison » qui est bien souvent contre-productive ».

Le féminisme, un sport de combat ?

L’égalité femmes-hommes étant souvent une question d’éducation mais aussi de vivre-ensemble, de nombreuses mesures sont élaborées en cette direction. Des cours de récréations à repenser pour que les terrains de sports ne soient pas monopolisés par les garçons, des animateurs CLAE et ATSEM à former à l’égalité filles-garçons. Certaines pistes de réflexion peuvent aussi s’avérer plus radicales comme celle prônant la réservation de jours non-mixtes dans les city stades et skate parcs pour favoriser la pratique de ces sports par les filles.

« Ce ne serait pas à long terme mais juste le temps de la prise de conscience face à une vision encore très genrée. Ça peut être une demi-journée par semaine avec un encadrement pas des animateurs pour que les jeunes filles s’approprient ces espaces » tempère Katia Broussy. D’autres propositions concernant le sport trouvent, elles aussi, une résonnance avec l’actualité, notamment celles contenues dans le paragraphe « lutte contre le harcèlement et les propos sexistes ».

Toujours au chapitre du sport, mais pas seulement, des mesures très pragmatiques sont également évoquées : « par exemple ce n’est pas forcément l’équipe masculine de rugby qui doit avoir accès au terrain en vraie pelouse alors que l’équipe féminine est reléguée sur le terrain synthétique, alors qu’elle-même qu’elle est mieux classée au national que les garçons. » Ou encore : « création de places de stationnement pour les femmes enceintes dans les parkings et dans les rues, en particulier à proximité des maternités, pharmacies, crèches et écoles ».

Aux candidats de s’en emparer

Le livret de propositions a été envoyé, il y a quelques jours, à différents partis et mouvements politiques présents à Toulouse. Le RN dont le groupe de travail a jugé les prises de positions publiques « opposées au féminisme » n’en a pas été destinataire. Ce programme « féministe » pourrait également voyager : « Nous allons le diffuser dans d’autres communes, car ces problématiques se retrouvent partout en France ». Reste à savoir maintenant si les candidats s’en inspireront et dans quelles proportions.

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

11 Sep

Municipales dans le Tarn : après 19 ans de mandat le maire de Rabastens, Pierre Verdier, se retire

Le maire (sortant) de Rabastens, Pierre Verdier, ne briguera pas un nouveau mandat et se retire.

Pierre Verdier

6 mois avant les prochaines municipales, le maire de Rabastens annonce qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat. Pierre Verdier justifie sa décision par la longévité de son parcours. « Le mandat de maire n’est pas une fin en soi et, après 19 ans d’action et d’engagement, j’ai choisi de ne pas me présenter aux élections municipales » déclare le futur ex maire de Rabastens.

Contacté par France 3 Tarn, Pierre Verdier précise que sa décision a été prise il y a un an et demi. Il souligne également que son retrait concerne Rabastens mais aussi toute autre candidature à des municipales. Pierre Verdier a quitté, après deux mandats, la commune de Coufouleux pour être élu, en 2014, dans la ville voisine de Rabastens. Pierre Verdier souhaite couper court à toute spéculation sur un éventuel « parachutage », notamment à Gaillac.

L’hypothèse d’une candidature de Pierre Verdier aux sénatoriales de septembre 2020 circule. L’absence d’un mandat local n’interdit pas de se présenter devant les grands électeurs.

Il existe toutefois un obstacle « domestique » à cette éventualité. Pierre Verdier est le compagnon (en politique comme à la ville) de la députée LaRem, Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Comme le précise un responsable d’En Marche, « difficile d’envoyer le mari et la femme dans les deux chambres, un au Sénat et l’autre à l’Assemblée ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales dans les Hautes-Pyrénées : Zizanie chez En Marche

Retrait de candidature, rivalité entre comités locaux. Les municipales à Lourdes sèment la Zizanie chez les « macronistes » des Hautes-Pyrénées.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Dans les Hautes-Pyrénées, les municipales secouent En Marche. Une marcheuse de la première heure, Marie-Agnès Staricky renonce à une candidature dans la cité mariale. L’ex candidate aux législatives a tenté d’alerter, début mai, le délégué général de son parti, Stanislas Guérini. Dans un courrier, la candidate (potentielle) attire l’attention des instances nationales d’En Marche sur les pratiques locales.

Marie-Agnès Staricky  a soulevé une « bizarrerie » : l’annonce dès le 12 avril, lors d’une réunion, du nom des candidates retenues pour Lourdes et Tarbes.

Cette déclaration du référent départemental intervient 2 mois et demi avant…l’ouverture des candidatures et 6 mois avant une décision du « national ».

Marie-Agnès Staricky n’a jamais reçu de réponse de Stanislas Guérini au sujet de ce « passage en force ». Elle en tire donc les conséquences. Son retrait dégage la voie pour la candidate « officielle », adoubée par le référent départemental, Stéphanie Lacoste. La décision définitive n’est pas encore tombée. La commission nationale d’investiture va se réunir jusqu’au 12 octobre prochain. Le choix du référent départemental, Michel Houlié, n’est pas encore entériné et le nom d’un autre candidat semble faire consensus, Bruno Vinualès. Ce dernier bénéficie, d’ailleurs, du soutien du député LaRem, Jean-Bernard Sempastous. 

Mais l’affaire a laissé des traces. Un comité local s’est constitué face au comité animé par le référent départemental.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Accusation de corruption d’un élu de Toulouse : signalement au Parquet de l’association de lutte contre la corruption, Anticor

Un commerçant toulousain accuse un élu de la mairie de Toulouse de corruption. L’association de lutte contre la corruption; Anticor, prépare un signalement au Procureur de la République.

La vidéo comptabilise des dizaines de milliers de vues et a fait la Une de la presse. Sur les réseaux sociaux, un commerçant toulousain accuse un conseiller municipal toulousain de corruption. L’élu en charge des fêtes et manifestations, Frédéric Brasilés, aurait demandé de l’argent en liquide. L’affaire prend une tournure judiciaire. Une plainte a été déposée par Frédéric Brasilés. Mais, pour le moment, aucune citation n’a été délivrée.

Selon  nos informations, la justice va également être saisie par l’association de lutte contre la corruption, Anticor. Un signalement au Procureur de la République est prévu. Un rapport a été rédigé par un lanceurs d’alerte de l’antenne départementale de la Haute-Garonne. Avant de saisir le Parquet, le conseil d’administration de l’association doit se prononcer. Un conseil d’administration dans lequel siège notamment un magistrat de 56 ans, Eric Alt.

Créée en 2002 par le juge Eric Halphen, Anticor dépose plainte ou se constitue partie civile dans certains dossiers. L’association est dernièrement intervenue dans  les affaires Benalla et Richard Ferrand.

Laurent Dubois (@laurentdub)

10 Sep

Municipales à Rodez : Christian Teyssèdre candidat à un 3ème mandat

Le maire (sortant) de Rodez, Christian Teyssèdre est candidat à sa propre succession.

Christian Teyssèdre. Maire de Rodez

Le 14 mars 2008, Christian Teyssèdre s’est assis, pour la première fois, dans son fauteuil de maire de Rodez. Après deux mandats, l’élu Ruthénois repart en campagne. Christian Teyssèdre est candidat pour les prochaines municipales. Le maire sortant affiche ouvertement sa proximité avec En Marche. En mai 2017, Rodez a été la dernière ville étape du candidat Macron. Christian Teyssèdre figure par les premiers élus ayant soutenu le futur président de la République.

Selon nos informations, la (nouvelle) candidature de Christian Teyssèdre reposera sur un large rassemblement allant du Modem en passant par la gauche, Les Républicains, et bien évidemment, En Marche.

Laurent Dubois (@laurentdub)

09 Sep

Municipales : après 19 ans de « parenthèse », le retour de Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet a quitté la scène municipale et  l’hôtel de ville de Valence d’Agen en…2001. 19 ans après, l’ex maire est de nouveau candidat.

Jean-Michel Baylet. Photo : MaxPPP

Jean-Michel Baylet repart en campagne. A 73 ans, l’ex ministre de François Hollande (mais aussi de François Mitterrand) est candidat aux Municipales dans le Tarn-et-Garonne. Le maire (sortant) de Valence d’Agen ne se représente pas et son successeur potentiel (pour ne pas dire naturel) est tout trouvé. Il s’agit de son prédecesseur : Jean-Michel Baylet. Le président d’honneur du PRG a occupé l’hôtel de ville de Valence pendant 23 ans. Avant ce long mandat, c’est Evelyne Baylet qui a été élue (pendant 17 ans) à la mairie. Une élection qui assurait le passage de relais avec les 24 années de Jean Baylet à la tête de la municipalité.

Au total, les Baylet se sont installés à la mairie de Valence pendant…64 ans. Si on ajoute l’oncle de la famille, Jean-Baptiste Chameil, le bail municipal est de 100 ans.

Le fils de la dynastie (municipale) a interrompu le fil du film (familial) entre 2001 et 2019. Mais, selon nos informations, Jean-Michel Baylet souhaite refermer la parenthèse et revenir à l’hôtel de ville. Plusieurs sources évoquent une annonce faite il y a quelques jours auprès des amis politiques de l’ancien ministre.

Une reconquête de Valence d’Agen bouclerait la boucle d’un long politique. Mais ce serait aussi l’occasion d’un nouveau départ : les prochaines élections départementales. Jean-Michel Baylet a perdu un autre fief de la famille Baylet, le conseil départemental du Tarn-et-Garonne. Après avoir « reconquis » la municipalité de Valence d’Agen le prochain objectif pourrait bien être de récupérer l’hôtel du département.

Une échéance moins lointaine peut également être en ligne de mire : un renouvellement sénatorial.

Le sort de l’actuel sénateur du Tarn-et-Garonne, Yvon Collin, est entre les mains de la justice. Une procédure judiciaire dans laquelle Jean-Michel Baylet a, d’ailleurs, témoigné à charge. Un siège peut se « libérer » en cas de condamnation à une peine inéligibilité. Mais, en toute hypothèse, les maires élus en mars  2020 renouvelleront (et pourront être candidats) pour les sénatoriales prévues en septembre de la même année. Pour Jean-Michel Baylet, c’est le moment ou jamais.

Laurent Dubois (@laurentdub)