16 Juil

Métropole Toulousaine : Jean-Luc Moudenc réélu président, des élus s’estiment exclus

Dans la foulée des résultats des Municipales de juin dernier, le conseil métropolitain se réunissait ce jeudi 16 juillet pour élire président, vice-présidents et membres de son bureau. Certains élus de l’opposition ont dénoncé leur exclusion des instances exécutives.

Jean-Luc Moudenc. Photo MaxPPP/Xavier de Fenoyl

Réélu par 96 voix pour et 37 votes blancs dont le sien, Jean-Luc Moudenc était le seul candidat déclaré. Il a tenu à « remercier de la confiance qui lui était accordée ». Et le maire LR de Toulouse a immédiatement enchaîné en remerciant également le conseil « d’avoir assuré la diversité démocratique à travers son vote ».

Un point de vue que ne partage pas le maire de l’Union. Une fois faite l’annonce des vingt vice-présidents, il a tenu à prendre la parole. Il dénonce alors l’absence d’élus majoritaires de sa commune et de celle de Cugnaux de l’exécutif.

Cugnaux et l’Union éjectées » Marc Péré

« Le signal qui est donné d’éjecter Cugnaux et l’Union des vice-présidence n’est pas conforme à l’esprit qui doit régner ici » assène Marc Péré. Et l’élu de poursuivre : « Le SDEHG (syndicat départemental d’énergie de la Haute-Garonne) compte 82 représentants dont aucun de mon groupe qui constitue pourtant 15% de cette assemblée. Je trouve ça inqualifiable ! »

La réponse du président fraîchement réélu ne se fait pas attendre. « Il y a 10 postes de vice-président pour la ville centre, Toulouse, et dix pour les communes hors ville centre. Laisser croire que cela veut dire que seraient exclues les 27 autres communes est totalement contraire à la réalité et à tout ce qui s’est pratiqué dans cette collectivité » rétorque Jean-Luc Moudenc.

Pacte de gouvernance

Le maire de Toulouse revient également sur le pacte de gouvernance et d’orientation signé par certaines communes (et tous les vice-présidents) et que Marc Péré affirme ne pas s’être vu présenter. « Nous avons souhaité qu’il y ait un travail en commun entre maires de sensibilités différentes mais qui sur le travail métropolitain à faire ces dernières années reconnaissent qu’il y a des convergences objectives. Vous ne pouvez pas Monsieur Péré prendre de façon répétitive des positions différentes de la quasi-totalité des maires et vouloir, comme si de rien n’était, exercer des responsabilités exécutives ».

Marc Péré semble ainsi payer ses années d’opposition lors de son précédent mandat à la Métropole. Mais qu’en est-il de Cugnaux et de sa nouvelle majorité issue d’une liste citoyenne ? En l’absence de son maire, Albert Sanchez, c’est l’un de ses adjoints qui demande des explications. « Je ne comprends pas que notre commune n’ait pas été contactée » s’interroge Thomas Karmann. Et le nouvel élu de déplorer que « même si les habitants de la quatrième ville de la métropole nous ont élus, on se retrouve face au fait accompli sans pouvoir partager une gouvernance ».

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas dans l’exécutif que vous serez exclus » Jean-Luc Moudenc

Là encore la réponse de Jean-Luc Moudenc laisse peu de prise : « J’ai essayé de joindre le nouveau maire de Cugnaux. Je lui ai même laissé un SMS le 5 juillet. Je n’ai jamais eu de réponse. J’ai eu votre SMS le 14 juillet un petit peu après 23 heures et je vous ai fait joindre immédiatement le lendemain matin. (…) S’agissant de votre commune, elle va participer pleinement aux instances métropolitaines, en particulier dans le bureau que nous avons élu. M. Sanchez y figure naturellement (…) Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas dans l’exécutif que vous serez exclus ».

De son côté Antoine Maurice souhaite que le pacte de gouvernance et d’orientation proposé par Jean-Luc Moudenc soit rendu public. « Il aurait été préférable que vous le proposiez à tous » lance l’élu Europe Ecologie Les Verts à son ancien adversaire aux Municipales. Pas de réponse du président réélu de la Métropole.

Sensibilités politiques différentes

Des vice-présidents de sensibilité politique différente de celle de Jean-Luc Moudenc, il y en a pourtant dans ce nouveau conseil métropolitain. Mais ils n’ont pas emboîté le pas de Marc Péré ou de Thomas Karmann. La socialiste Karine Traval-Michelet a déclaré vouloir « être vigilante quant à la mise en œuvre du pacte de gouvernance ». « Un pacte que nous avons co-rédigé » précise-t-elle.

« Il y a dedans des objectifs auxquels nous sommes attachés et qui sont non négociables comme la participation citoyenne, la transition écologique ou le travail pour faire face à la crise économique. Il ne s’agit pas là d’un contrat de majorité mais bien d’un pacte de gouvernance » a tenu à préciser la maire réélue de Colomiers qui aura en charge l’habitat à la Métropole.

Travailler sans perdre son identité politique ou communale » Joseph Carles

Autre groupe à avoir pris la parole, et là encore sans abondé dans le sens du maire de l’Union, celui dit « indépendant » de Joseph Carles. Le maire de Blagnac a également obtenu un poste de vice-président (prospective et contractualisation). Pour lui, comme lors de la crise sanitaire, il est possible de travailler pour la Métropole sans perdre son identité politique ou communale. « Nous aurons des choix douloureux à faire mais cette Métropole doit continuer à avancer » prévient-il.

Parmi les dossiers majeurs qu’aura à traiter cette nouvelle assemblée métropolitaine : la troisième ligne de métro (les représentants de Tisséo collectivités ont aussi été élus par le conseil ce jour) ou encore la LGV. Jean-Luc Moudenc a également placé comme priorité la transition écologique et la relance économique. Une fois encore, il s’est engagé à ne pas augmenter les impôts. La « diversité démocratique » se ressentira-t-elle dans ce futur programme ? En tout cas, les débats, eux, promettent d’être animés.

Patrick Noviello (@patnoviello)

20 Juin

Municipales à Toulouse : menace de démission collective au PS pour dénoncer la fusion avec Archipel Citoyen

Un groupe d’adhérents annonce qu’il va quitter le PS. Ils ne se reconnaissent pas dans la fusion entre la liste socialiste et Archipel Citoyen. Ils appellent à voter pour le maire sortant, Jean-Luc Moudenc.

Photo : MaxPPP

13 adhérents socialistes doivent rendre leur carte d’adhérents. Issus de plusieurs sections toulousaines et de différents courants, ils quittent le PS afin de dénoncer l’accord entre leur parti et la liste d’Antoine Maurice, Archipel Citoyen.

14 ans au PS mais « là ça  ne va plus »

 » 14 ans que j’ai été au PS. J’ai toujours été à jour de cotisation et j’ai fait les campagnes de Pierre Cohen sur Toulouse, de Georges Méric lors des départementales ou encore de Carole Delga aux régionales. Mais là ça ne va plus » affirme Ahmed Khelkhal.

L’ex adhérent, revendique une inscription sur la section 1 de Toulouse, et se définit comme un membre de l’ancien courant de Manuel Valls. Son départ du PS est motivé par la présence, sur la liste d’Archipel, de représentants de la France Insoumise. « Je n’ai jamais été proche de Jean-Luc Mélenchon, je ne me reconnais absolument pas dans les Insoumis »  souligne Ahmed Khelkal.

L’ex socialiste ne se contente pas de rendre sa carte. Il assume son choix pour le 2nd tour. « Je ne suis pas d’accord sur beaucoup de chose avec Jean-Luc Moudenc mais je préfère la continuité au saut dans l’inconnu avec Archipel » précise Ahmed   Khelkhal. L’ancien militant a déjà pris ses distances avec le PS.

Un de ses anciens camarades de section précise qu’il ne l’a pas revu depuis au moins les dernières Européennes. Des Européennes pour lesquelles le militant s’est engagé en faveur d’Emmanuel Macron.

Cela dit, Ahmed Khelkal se dit en relation avec un groupe de militants socialistes qui prépare une action collective.

Dans un texte, envoyé par mail à la presse, ce même groupe affirme qu’il « veut rendre les cartes ». La tonalité est vive et même virulente :

En tant que personnes de gauche, nous devrions nous porter sur le candidat d’Archipel Citoyens, Antoine Maurice. Pourtant nous considérons qu’Archipel Citoyens n’a plus rien de citoyen. Ils sont en réalité une bande d’extrémistes qui ont la haine de tous ceux qui ne pensent pas comme eux

Lors du dernier vote militant, en juin 2019, le PS comptait 349 participants. Un chiffre à relativiser puisqu’il intègre les sections de toute la métropole. Mais, au regard de cet effectif, la démission (annoncée) de 13 militants toulousains peut sembler marginale. Surtout que ce nombre reste à vérifier puisque le 1er Fédéral déclare ne pas être au courant de départs dans le rang de son parti.

Une manoeuvre grossière pour le 1er Fédéral du PS

De son côté, le patron du PS 31 dénonce une  » manoeuvre grossière ». Pour Sébastien Vincini, Ahmed Khelkal est un « soit-disant militant » qui  « a fait un passage par le PS en 2012 avait payé une cotisation de 50€ et a disparu pour réapparaître au moment des primaires de la droite où il a milité pour Juppé et Fillon « . 

En toute hypothèse, la démarche d’Ahmed Khelkal et de ses camarades est loin d’être isolée. Le numéro 2 de liste de la socialiste Nadia Pellefigue a publiquement annoncé qu’il votera pour…Jean-Luc Moudenc. Un ex-colister du candidat PS  en 2014 et de Nadia Pellefigue a également déclaré ne pas voter pour Archipel Citoyen. S’agissant d’Abdul Djouri, le 1er Fédéral du PS, souligne qu’il  » n’a plus jamais repris sa carte depuis sa défaite en 2014 avec Pierre Cohen« . 

Pourquoi je ne voterai pas Archipel Citoyen ! 🤔Enfant du mirail, je suis né à Gauche….A gauche du périphérique et…

Publiée par Abdul Djouri sur Jeudi 18 juin 2020

En revanche, du côté des « Eléphants » du PS, le soutien à Archipel Citoyen est sans faille. Les critiques (acerbes) d’avant- fusion appartiennent au passé. Les architectes de l’accord entre le PS et Antoine Maurice (le président du conseil départemental et le 1er Fédéral) s’impliquent fortement dans la dernière ligne droite avant le vote du 28 juin.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Addendum.  Ahmed KhelKhal a fourni à la rédaction de France 3 un ensemble de pièces attestant de son parcours militant au sein du PS : carte d’adhérent, documents internes ou photos de campagne notamment pour l’ancien maire socialiste, Pierre Cohen. Sébastien Vincini affirme qu’Ahmed Khelkhal a fait un passage exprès en 2012. Une photo, prise lors d’une opération de tractage, montre que 2 ans après cette date, en 2014, Ahmed Khelkhal distribue, avec d’autres camarades, des tracts du candidat socialiste

Par soucis de rigueur et de transparence une carte d’adhérent est reproduite ci-dessous. Contenant des données personnelles, elle a été toutefois « floutée ». Dans un courrier, diffusé sur les réseaux sociaux, le 1er Fédéral du PS reproche au Blog Politique de France 3 d’avoir qualifier de militant socialiste, Abdul Djouri. Ce n’est pas conforme à la réalité des faits et très facilement vérifiable. Il suffit de lire le post Facebook intégré dans l’article. Abdul Djouri précise lui même et précise noir sur blanc qu’ll est un ancien militant. Enfin Sébastien Vincini conteste l’existence d’un groupe de militants prêt à démissionner. Cette information repose sur un mail envoyé à la rédaction de France 3. Une partie de ce communiqué est d’ailleurs cité dans l’article. Ce n’est pas à un organe de presse de livrer l’identité des auteurs du texte. Il arrive au PS, comme à d’autres partis, de défendre la liberté de la presse. Le secret des sources (prévue et protégée par la Loi) n’est pas géométrie variable. Elle ne s’arrête pas ou commencent  les intérêts partisans.

 

15 Juin

Municipales à Toulouse : l’Union des Musulmans de France appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc

L’Union des Démocrates des Musulmans Français (UMDF) prend position dans les municipales à Toulouse et appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc.

Jean-Luc Moudenc; Maire sortant (LR) de Toulouse; Photo : MaxPPP

Proche des Frères Musulmans égyptiens, l’UMDF a tenté de constituer, sous ses propres couleurs, une liste au 1er des municipales à Toulouse. Finalement, le mouvement s’est contenté de candidats sur une liste intitulée En Avant Toulouse. Avec 120 voix et 0,14% des suffrages exprimés, l’expérience a tourné court. Mais l’UMDF s’engage, tout de même, dans le scrutin du 28 juin prochain.

Donner la victoire à Antoine Maurice

Son représentant toulousain, Mhamdi Taoufik, demande « aux musulmans de Toulouse qui ont un amour fou de la  République mais surtout de la religion » de faire « tout (leur) possible pour faire un barrage » au maire sortant, Jean-Luc Moudenc. L’objectif (affiché) de l’UMDF est clair : « donner la victoire à Antoine Maurice ».

Nous UMDF de Toulouse Nous soutenons Antoine Maurice contre ce maire vraiment sortant pour les élections municipales à Toulouse J invite à tous les sympathisant-tes de voter contre ce personne qui compare le livre de Hitler à notre livre Sacré des musulmans Le CoranVive la république vive Toulouse #archipeltoulouse

Publiée par Mhamdi Taoufik sur Vendredi 12 juin 2020

L’appel à voter pour la liste d’Antoine Maurice ne sont pas simplement des paroles. Le représentant de l’UMDF a participé à une rencontre avec le candidat écologiste le 8 juin dernier.

Une après-midi en campagne de la place Saint-Georges à la Faourette on a discuté avec les commerçants et les…

Publiée par Romain Cujives sur Lundi 8 juin 2020

L’impact électoral des consignes de vote est toujours très relatif. Surtout lorsqu’elles émanent d’une force politique qui représente quelques centaines de voix. Mais la justification de la position de l’UMDF est révélatrice des tensions qui pèsent sur la campagne.

En effet, le « barrage » anti-Moudenc est justifié par une comparaison qu’aurait fait le maire de Toulouse entre le Coran et « le livre d’Hilter » c’est-à-dire Mein Kampf.

L’UMDF réveille une polémique qui remonte au 19 août 2016. Lors du 72ème anniversaire de la Libération de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déclaré :

 Le terrorisme et la barbarie nous ont frappés et nous frappent encore. Notre premier devoir est de nommer le mal. Ceux qui préfèrent édulcorer la réalité se contentent de parler de « terrorisme » et de « barbarie », évitant soigneusement de désigner l’idéologie qui les inspire. C’est comme si, derrière Vichy, on avait ignoré qu’il y avait « Mein Kampf ». Ce mal c’est le « nazislamisme »

Le représentant de l’UMDF ressort ces propos tenus il y a quasiment 4 ans et réveille une affaire qui, à l’époque, avait secoué la communauté musulmane.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte très particulier. Sur les réseaux sociaux circulent des vidéos qui portent atteinte à la vie privée d’une tête de liste. Avant le 1er tour, les rédactions ont reçu des appels visant l’entourage d’un autre candidat.

Moins de deux semaines avant le 2nd tour, c’est carrément l’ombre d’Hitler qui déboule dans la campagne.

Encore une fois, l’UMDF n’est pas un mouvement de premier plan,  avec des élus et des bataillons d’électeurs. Il faut relativiser.

Mais ce n’est pas insignifiant. Cela traduit une évidence : nous traversons une époque très  particulière.

Les Municipales 2020 ont pris une tournure hors norme avec la Covid et le confinement.

La crise sanitaire s’éloigne mais l’atmosphère de la campagne reste toujours aussi atypique.

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Juin

Chronique de l’après (2) : « Effort de guerre »

Gagner moins ou réduire ses congés pour préserver l’emploi. C’est le principe des « accords de performance collective » prônés par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud. Parallèlement, l’Etat revient en force pour relancer l’économie. Mais les salariés devront également contribuer à l’effort de guerre payé à la crise sanitaire.

Salariés du sous-traitant aéronautique Derichebourg à Toulouse, le 2 juin dernier. Photo MaxPPP/PQR Nathalie Saint-Affre.

L’exemple le plus marquant, et qui plus est dans notre région, est sans doute celui du sous-traitant aéronautique Derichebourg. Alors que l’Etat a annoncé ce mardi, un plan de sauvetage de 15 milliards d’euros pour la filière, cette entreprise prévoyait bel et bien de supprimer 700 emplois, soit un sur deux sur son site toulousain si ses salariés n’acceptaient pas un accord de performance. Autrement dit, ils devront s’asseoir notamment sur leur treizième mois.

Si l’on y ajoute leurs indemnités transport et repas, chaque employé pourrait perdre en moyenne 270 euros par mois. Dans cet entreprise, le syndicat Force Ouvrière, majoritaire, a accepté le principe de ce sacrifice financier. Ce qui valait sans doute à son secrétaire général cet aveu plus global et empreint de soupirs sur France Inter ce mercredi matin : « il nous arrive, nous syndicats de négocier des plans de sauvegarde de l’emploi qui sont en réalité des plans de licenciement parce que à chaque fois, à chaque endroit, on essaie de défendre au mieux les intérêts des salariés ».

On a aussi de très mauvais souvenirs. Tout le monde a en tête SMART. Deux ans plus tard, on délocalise en Chine. »

Et Yves Veyrier de revenir sur ces « accords de performance collective ». « Dans quelques exemples, on a pu passer le cap mais on a aussi de très mauvais souvenirs. Tout le monde a en tête SMART. Deux ans plus tard, on délocalise en Chine ». « Les promesses n’engagent que ceux qui y croit » dit le dicton populaire. Et sur ce point, je vous renverrai vers le remarquable film de Stéphane Brizé, « En guerre », où Vincent Lindon incarne un leader syndical victime justement d’y avoir cru.

Ce même acteur a proposé début mai ce qui a pris le nom de taxe Jean Valjean. Son principe serait de taxer de 1 à 5 % les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros. La somme ainsi récoltée serait ensuite reversée aux plus de 20 millions de foyers « trop pauvres pour être assujettis à l’impôt sur le revenu ». L’idée donnera peut-être un jour un film, mais elle ne semble pas près de devenir une loi.

Les hauts revenus et les grandes propriétés doivent être taxés dans l’intérêt de la collectivité »

Dans la même veine, la conseillère régionale Ensemble-France Insoumise Myriam Martin propose, elle, une taxe d’urgence Covid. La tribune qu’elle a co-signé avec d’autres élus et militants de gauche européens développe « l’idée selon laquelle les hauts revenus et les grandes propriétés doivent être taxés dans l’intérêt de la collectivité ». Sans attendre un consensus à 27, les signataires demandent à ce qu’elle rentre en vigueur dès le 30 juin dans les pays qui décideraient de l’appliquer. Peu de probabilité là encore que le projet aboutisse, et encore moins dans les temps.

Parce que le temps presse. Je pense aussi en écrivant ces lignes à deux de mes connaissances qui, juste avant la crise sanitaire, avaient décidé de redonner un coup d’accélérateur à leurs carrières et à leurs projets professionnels. Trentenaires compétents, ils avaient démissionné pour rejoindre deux entreprises sur la région toulousaine, l’un dans l’artisanat, l’autre dans la recherche et développement. Les voilà aujourd’hui menacés par l’imparable logique du « dernier arrivé, premier licencié ».

Blocage partiel des dividendes

Malgré le prolongement du chômage partiel, les formation-reconversions, le prêt de main d’œuvre ou encore la mobilité interne, il y aura, quoi qu’il arrive, des licenciements. Mais, en même temps (comme dirait l’autre) qu’on demande aux salariés de se serrer la ceinture pourquoi ne pas solliciter aussi les actionnaires ?

Etat, organisations patronales et régulateurs seraient désormais parvenus à un consensus sur un blocage partiel des dividendes. Enfin reste la question des banques. Répondront-elles présentes pour ses salariés et entreprises que le Covid a laissé exsangues ? Peu d’infos filtrent à ce sujet depuis la sommation du chef de l’Etat à leur encontre mi-avril. J’attends de voir si elles participeront elles aussi à « l’effort de guerre ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

03 Juin

Chroniques de « l’après » : collapsologues !

Exode urbain, changement d’habitudes de consommation, alimentaires, de déplacement, redéfinition de nos conditions de travail, … Alors que certains, économistes notamment, nous annoncent un monde d’après pire que celui d’avant, d’autres, collapsologues, nous invitent à tout changer.

La circulation reprend sur le périphérique toulousain (Photo PQR/Nathalie Saint Affre/ MaxPPP)

Que serait-il advenu si le Covid, telle une peste, aurait été plus mortel encore ? Aurions-nous réussi à subvenir à nos besoins ? Aurions-nous eu accès si facilement à l’eau, à l’électricité ? Quelques questions nous viennent à l’esprit et voilà qu’un rétro-scénario glaçant s’ébauche.

Ces collapsologues, que nous voyons désormais un peu partout dans les médias, nous poussent à la sobriété mais aussi à une « reterritorialisation » ainsi qu’à une réduction de notre consommation énergétique. Bref au diable le superflu !

Quand j’y repense, je n’ai plus acheté de nouveaux vêtements depuis plusieurs mois. Le dernier en date était ce costume gris-clair que vous m’avez sans doute vu arborer lors d’un débat d’avant-premier tour.

Bon, je l’avoue, j’ai pêché. Je me suis fait livrer pas mal de bouquins à la maison pendant le confinement, moi qui défend pourtant corps et âme nos amis libraires.

Mais je vous l’assure : ma voiture est en train de sécher lamentablement dans la rue et mon vélo a repris du service, plus d’une fois par semaine (rythme auquel était monté auparavant mon fidèle destrier, un Peugeot de 1983).

J’avoue aussi avoir consulté plusieurs sites internet de …petites annonces de maisons de campagne à vendre, plus pour rêver (pour le prochain confinement ?) que pour vraiment quitter la ville.

Certes, Toulouse m’agace de plus en plus, dans cet entre-deux où l’on galère autant pour circuler en voiture qu’à vélo, comme dans bien d’autres grandes villes en évolution. Evidemment que, d’année en année, on y voit de plus en plus de monde en certains endroits (bords de Garonne, terrasses de café, rues piétonnes, métro, etc.) Mais je souhaite y rester.

Nul doute que la saturation, à tous les niveaux, nous guette, et que finalement, on ne peut donner tort, sur de nombreux points, à ces collapsologues que certains qualifient « de mauvais augures ».

Agnès Sinaï, dans un long entretien accordé à Libération, en appelle à la création de « biorégions » « définies non pas par des frontières administratives, mais par des caractéristiques naturelles – les plaines céréalières, les plateaux, les corridors forestiers. » Je sens que cet argument peut germer dans certains programmes des futures élections Régionales.

Mais suffit-il simplement de changer de paysage, d’environnement ou de lieu de résidence ? Bien sûr que non. Les collapsologues nous demandent d’élargir le champ de nos compétences.

Essayons par exemple, que l’on soit manuel ou pas, de réparer les choses et objets que l’on aurait autrefois jeté sans vergogne. Mon voisin, qui n’est pas collapsologue et encore moins un dangereux baba-cool autarcique, l’a compris depuis longtemps. Non content d’entretenir un potager qui le rend autosuffisant en légumes d’été, il vient de réparer ma tondeuse en un clin d’œil.

Il m’en a coûté un euro cinquante de roulement à bille. Sans mon voisin, l’engin aurait terminé sa vie dans une décharge. Quant moi, j’aurais dépensé deux-cent fois plus au magasin de bricolage. Sans compter les deux heures de queue de perdues pour accéder à chacun de ses endroits pris d’assaut en ce moment.

Un bémol cependant… Vous vous doutez bien que j’avais d’abord moi-même désossé cette fichue tondeuse sans apercevoir la moindre once de panne. Je ne vais donc pas devenir mécanicien et agriculteur du jour au lendemain…

Le chemin que nous recommandent les collapsologues est donc encore long et semé d’embûches. Mais y réfléchir, c’est déjà commencer à l’emprunter, chacun à son rythme.

Patrick Noviello (@patnoviello)

Municipales à Toulouse : quand les nouveaux colistiers (socialistes) d’Archipel-Citoyen dézinguaient…Archipel Citoyen

[Verbatim] Des socialistes ont littéralement « pilonné » Archipel Citoyen. Mais c’était avant. Claude Raynal et François Briançon ont fusionné avec la liste d’Antoine Maurice.

Antoine Maurice. Photo : MaxPPP/ANowak

Ex-colistiers de Nadia Pellefigue, Claude Raynal et François Briançon sont désormais candidats sur la liste Archipel Citoyen. Une liste menée par Antoine Maurice et qu’ils ont copieusement critiqué. les deux chefs de fils de l’opposition municipale ont donné une conférence de presse commune, le 4 septembre 2019.

Unanime, la presse locale titre alors sur « les boulets rouges » ou encore « la charge » du duo socialiste.

 Pas à la hauteur de l’enjeu

A l’époque, François Briançon porte un jugement sévère sur les capacités politiques d’Archipel Citoyen.  » Au bout d’un moment, notre responsabilité, c’est de faire une proposition politique aux Toulousains. On regrette d’avoir des interlocuteurs (ndlr : Archipel Citoyen)  qui ne sont pas aujourd’hui à la hauteur de l’enjeu !  » estime l’élu socialiste.

De son côté, Claude Raynal est critique sur l’ADN d’Archipel Citoyen, à savoir un mode « citoyen » de désignation de la liste. Il juge le résultat « extraordinairement décevant« .

Mais, surtout, le sénateur de la Haute-Garonne remet ouvertement en cause la méthode retenu par Archipel pour élaborer son programme.  » Dire que le programme sera co-construit en avançant avec les citoyens, c’est à dire avec des agoras, une fois élus… Tout ça est extrêmement sympathique, mais permettez-nous de ne pas y adhérer ! Les gens ont besoin de repères, et ils ne veulent pas confier la mairie à un système nébuleux »  déclare Claude Raynal

Un système nébuleux

Claude Raynal et François Briançon ne sont pas les seuls socialistes  à avoir critiquer Archipel Citoyen.

En décembre dernier, Nadia Pellefigue, n’a pas retenu ses coups en qualifiant de « comptes d’apothicaires » la désignation de la liste d’Antoine Maurice. L’ex tête de liste du PS a souligné qu’Archipel Citoyen a mis « cinq jours à sortir les résultats d’un vote interne dont personne n’a compris comment il fonctionnait ». 

7 mois après ses déclarations, Nadia Pellefigue a précisé qu’elle votera, à titre personnel, pour Antoine Maurice.

Les revirement de Claude Raynal, François Briançon et Nadia Pellefigue n’ont rien d’extraordinaire. Beaucoup d’hommes et de femmes politiques peuvent se faire « épingler » au petit jeu du « virage à 180° ». Cela reste banal et anecdotique.

Mais ce n’est pas non plus totalement anodin. Au moment des régionales, les tensions ont été vives entre le PS et Europe-Ecologie. Cela n’a pas empêché une fusion entre les deux tours. Mais les deux leaders de l’époque, la socialiste Carole Delga et l’écologiste Gérard Onesta, ont su mettre en sourdine les divergences et retenir les attaques. Cela a permis un atterrissage en douceur.

Visiblement la leçon n’a pas été retenue pour les municipales à Toulouse.

Laurent Dubois (@laurentdub)

02 Juin

Municipales à Ramonville : d’une triangulaire à un duel entre la gauche et En Marche ?

Dans la commune de Ramonville, le maire (sortant) propose à deux de ses concurrents de gauche de fusionner pour affronter la liste En Marche.

Christophe Lubac, maire de Ramonville. Photo : facebook

La proposition remonte au soir du 1er tour. Mais elle prend toute sa dimension quelques heures avant le dépôt des listes pour le second tour.

Le maire (sortant) Christophe Lubac (32,45% des suffrages) propose une fusion aux deux autres listes de gauche menées par Henri Arévalo (22,93% des voix) et Jean-Luc Palevody (13,46% des suffrages exprimés).

Le 16 mars dernier, Henri Arévalo et Jean-Luc Palevody ont annoncé leur décision de fusionner. D’une fusion à 2, on pourrait passer à une fusion à 3, avec la liste Ramonville pour tous de Christophe Lubac.

Gouvernance partagée et répartition des places

Selon nos informations, une proposition a été formulée ce mardi 2 juin, à 8 heures. Ramonville pour Tous propose une gouvernance partagée et une répartition des places : 19 places pour l’équipe de Christophe Lubac, 5 pour la liste d’Henri Arévalo et 3 s’agissant de Jean-Luc Palevody.

D’une triangulaire à un duel avec En Marche

Si cette fusion de l’ensemble des listes de gauche avait abouti, le second tour ne prendra plus la forme d’une triangulaire mais d’un duel avec la candidate de La République En Marche, Sylvie Brot.

Une candidate qui a recueilli 1058 voix et 28,21% des suffrages exprimés.

Mais, en fin de matinée, Jean-Luc Palevoly, après avoir accepté la perspective d’une fusion a rejeté la proposition.

Finalement, c’est bien une triangulaire qui se déroulera à Ramonville.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

01 Juin

Municipales à Toulouse : après le retrait de Nadia Pellefigue, les négociations échouent entre le PS et Archipel Citoyen

Le retrait de la Nadia Pellefigue devait dégager la route d’un accord entre ses ex-colistiers et Archipel Citoyen.  Mais les négociations ont (provisoirement ?) échoué.

Nouveau rebondissement. Ce matin, Nadia Pellefigue a annoncé son retrait du 2nd tour des municipales. Cette décision avait un but officiel : permettre à certains de ses ex-colistiers de fusionner avec la liste Archipel Citoyen d’Antoine Maurice.

Coup de théâtre. Selon nos informations, les négociations n’ont pas abouti. Initialement, une fusion des listes assurait 19 places éligibles (dont 6 dans les 17 premiers rangs) à Nadia Pellefigue. Avec le retrait de la tête de liste (PS-PC-PRG) et d’une 20aine de ses co-listiers, Archipel Citoyen a revu les bases de calculs.

10 places éligibles au lieu de 19

Le PS et ses alliés se voient attribuer 10 places éligibles, 7 de moins que prévu au départ.

Du côté d’Archipel Citoyen, cette révision (à la baisse) est qualifiée de « logique ». Il s’agit de tenir compte d’un fait : la fusion concerne uniquement une partie de l’ex liste de Nadia Pellefigue.

En revanche, les socialistes ne l’entendent pas de cette oreille et qualifient la proposition d’inacceptable.

Il reste 24 heures pour trouver un terrain d’entente. Ce 2 juin, à 18 heures, les listes doivent être déposées en préfecture.

Le compte à rebours est lancé. Mais une issue favorable n’est pas hors de portée.

D’ailleurs, un des négociateurs, insiste sur le caractère « provisoire » du blocage.

Archipel en position de force

Sans un accord, les ex-colistiers (socialistes, communistes et radicaux de gauche) de Nadia Pellefigue (François Briançon, Claude Raynal, Pierre Lacaze, Pierre-Nicolas Bapt) se retrouveraient privés de 2nd tour.

Leur marge de manoeuvre est quasiment inexistante. Archipel Citoyen est, de facto, en position de force.

Quelques concessions devraient permettre de clore le feuilleton. Mais, décidément, les municipales 2020 ne ressemblent à aucune autre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

31 Mai

Municipales 2020 : coup de théâtre et risque de rupture entre les Ecologistes et le « Collectif pour Albi »

L’accord était quasiment scellé. Mais tout est remis en cause entre la liste « Collectif pour Albi » de Nathalie Ferrand-Lefranc et les écologistes menés par Pascal Pragnère.

Pascal Pragnère. Tête de liste EELV aux municipales Albi. Photo : FB/PPragnère

Depuis la fin du 1er tour,  tout roulait entre Nathalie Ferrand-Lefranc (22,02% des voix) et Pascal Pragnère (13,22% des suffrages exprimés). Dès le mois de mars. des rencontres se sont déroulées. A partir de la mi-mai, les tractations se sont accélérées. Le 23 mai dernier, les écologistes ont voté à l’unanimité le principe d’une fusion.

Bref, il y a moins d’une semaine, un accord était fait. Le nom de la liste commune était même adopté.  `

Une assemblée générale qui renverse la table

Mais la dernière assemblée générale du « Collectif pour Albi », ce jeudi 28 mai, remet tout en cause. 72 heures avant le dépôt des listes en préfecture, il existe un vrai risque de rupture.

Les représentants du Collectif pour Albi proposent un projet de liste qui ne convient pas aux écologistes. Les places 2, 9 et 11 sont réservées aux Verts ce qui ne correspond pas aux souhaits de Pascal Pragnère et de ses colistiers. Des souhaits qui reposent sur une base de calcul dite « règle d’Hondt ». En vertu de cette méthode, les places 2, 5,7 et 10 devraient être attribuées aux Verts.

Autrement dit, le Collectif pour Albi propose moins de places et des places moins bien « placées ».

Mais ce n’est pas le seul motif de désaccord. Les écologistes déplorent le passage à la trappe d’une « architecture de gouvernance ». Il existait une document de travail « fléchant » les postes d’adjoints et de délégués dans le futur exécutif municipal. Ces prévisions disparaissent. L’assemblée générale du Collectif repousse ces questions, hautement stratégiques, après le dépôt des listes.

Un seul point reste sur la table : l’attribution de la présidence de l’Agglomération au futur maire.

Une tentative de (re)conciliation

Face à ce revirement, les écologistes « ne comprenn(ent) pas comment il est possible de négocier sereinement avec une équipe qui peut remettre en cause ses propres propositions d’un jour à l’autre ». D’une fusion programmée la gauche albigeoise ne verse pas (encore) dans un divorce consommé.

Les écologistes proposent, ce dimanche 31 mai, une assemblée générale pour aplanir les divergences.

Cette semaine, la maire (sortante), arrivée en tête le soir du 1er tour, a bénéficié du retrait de sa concurrente « macroniste ». Stéphanie Guiraud-Chaumeil sort renforcée de ce retrait. L’absence d’union à gauche accentuerait encore davantage sa position.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales à Toulouse -Fusion à gauche : réunion de la dernière chance entre Nadia Pellefigue (PS) et Antoine Maurice (EELV)

Fusion ou pas fusion entre les deux listes de gauche menées par Antoine Maurice (EELV) et Nadia Pellefigue ? Une réunion, organisée ce lundi, mettra fin au suspens.

Nadia Pellefigue. Photo : FB/NPellefigue

Ce lundi 1er juin, à 11 heures, une réunion décisive va se dérouler. Antoine Maurice, tête de liste d’Archipel Citoyen, et Nadia Pellefigue, tête de liste PS-PC-PRG-Une doivent se rencontrer. Ce rendez-vous est présenté, par plusieurs sources, comme déterminant. Il permettra d’aboutir à une fusion des deux listes de gauche ou, au contraire, il scellera une absence d’accord.

La rencontre entre les deux têtes de listes sera précédée, côté Nadia Pellefigue par une séance de travail au siège de la fédération du parti socialiste de la Haute-Garonne.

La présidence de la Métropole au centre du jeu

Une question est au coeur des négociations : la présidence de la Métropole. Nadia Pellefigue revendique le fauteuil et plaide pour un partage des rôles. Une femme à Toulouse Métropole et un homme (Antoine Maurice) au Capitole.

Avant les résultats du 1er tour, Nadia Pellefigue a déjà « récupéré » une Métropole qui était promise à son binôme socialiste, Claude Raynal. La candidate continue sur sa lancée.

Antoine Maurice a répondu publiquement qu’il ne souhaite pas « lâcher ». Les discussions s’annoncent compliquées. Surtout que le contexte est tendu.

Des tensions très vives au sein du PS

Nadia Pellefigue a très mal vécu les déclarations de son co-listier, Claude Raynal. Le sénateur de la Haute-Garonne est totalement aligné sur la position du président du conseil départemental, Georges Méric, et du patron du PS31, Sébastien Vincini.

Claude Raynal veut, à tout prix, un accord. Et il  l’a fait savoir dans les colonnes de la presse régionale. Dans l’entourage de Nadia Pellefigue, cette sortie médiatique est vécue comme une véritable trahison.

La position de Claude Raynal est, toutefois, partagée par une partie des co-listiers de Nadia Pellefigue. Certains se disent même prêt à rejoindre Archipel Citoyen même si Nadia Pellefigue ne signe pas d’accord. Bien évidemment, il s’agit d’une simple posture.

Juridiquement, au regard du droit électoral, seule la tête de liste peut maintenir les candidatures. Des candidats peuvent toujours librement se désister. D’ailleurs, si plus de la moitié de la liste se retire,  la liste « tombe ». Mais les pro-Archipel ont besoin de la signature de Nadia Pellefigue pour pouvoir fusionner avec la liste d’Antoine Maurice.

Un retrait de Nadia Pellefigue

Les tensions sont tellement fortes qu’un scénario circule : un retrait de Nadia Pellefigue. Des socialistes s’interrogent (ouvertement) sur un renoncement, pur et simple, de la tête de liste. Un renoncement qui pourrait d’ailleurs s’accompagner du départ de plusieurs co-listiers. Une autorisation, déposée en préfecture, permettraient aux pro-Archipel de continuer leur chemin de leur côté et de fusionner avec Antoine Maurice.

Ce scénario reste totalement virtuel. Mais il n’arrangerait pas les affaires d’Archipel Citoyen.

La présence, sur une liste commune, de Nadia Pellefigue permet de conserver des voix (4 points) qui autrement pourraient se reporter sur.. Jean-Luc Moudenc. C’est l’enseignement  du sondage rendu public par Archipel Citoyen.

Un sondage qui renforce Archipel Citoyen en montrant qu’Antoine Maurice peut devenir, en juin prochain, le futur maire de Toulouse.

Mais un sondage qui souligne également que les clés du Capitole sont dans la poche de Nadia Pellefigue.

Laurent Dubois (@laurentdub)