12 Mar

Haute-Garonne : les alliances avec En Marche au cœur de la nouvelle présidence des Républicains

La fédération des Républicains (LR) en Haute-Garonne doit renouveler sa présidence en avril prochain. Un des candidats, Nicolas Bonleux, met au cœur de sa campagne interne un refus de toute alliance avec La République En Marche (LaRem).

Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron. Photo : Pavani/Pool/AFP

Lors des dernières municipales, le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a bénéficié du soutien d’En Marche. Pour Nicolas Bonleux, ce scénario ne doit pas se reproduire. Le chef d’entreprise est candidat, pour la seconde fois, à la présidence de LR 31. En cas de victoire, il affiche une ligne politique claire : aucune alliance avec En Marche. Nicolas Bonleux veut établir des partenariats avec « des partis de droite républicains »

Ce positionnement s’inscrit clairement en rupture avec le bilan de la présidente des Républicains. En effet, Laurence Arribagé a soutenu les accords passés, sur Toulouse, entre les « macronistes » et son parti. Mais c’est le passé. Les lignes bougent à l’occasion des régionales

Coup de froid et « coup de sang » à l’occasion des Régionales

. La concurrente de Nicolas Bonleux, Laurence Arribagé,  affiche son soutien envers la tête de liste des Républicains pour les prochaines régionales, Aurélien Pradié. Or  le jeune député du Lot va affronter le candidat soutenu par La République En Marche, Vincent Terrail-Novès. Les alliés d’hier sont devenus les adversaires du moment. La confrontation s’annonce d’ailleurs frontale et même « brutale ».

C’est une évidence s’agissant d’Aurélien Pradié. Le candidat de la droite ne ménage pas ses coups. Selon son entourage, le fait qu’Aurélien Pradié se présente en Haute-Garonne (département de Vincent Terrail-Novès) n’est pas neutre. Le jeune parlementaire veut en découdre avec le maire de Balma. L’objectif est clairement de « cogner » et de passer, le soir du 1er tour, devant le représentant de la « macronie ».

Les coups des Républicains commencent à pleuvoir sur Vincent Terrail-Novès. Mais ils ne viennent pas uniquement d’Aurélien Pradié. Le maire (LR) de Toulouse a démenti tout soutien envers le candidat « parrainé » par En Marche. Selon nos informations, cette position a fortement déplu dans le camp de la majorité présidentielle. En visite à Toulouse, ce vendredi 12 mars, Emmanuel Macron pourrait d’ailleurs profiter du déplacement évoquer le sujet avec Jean-Luc Moudenc

Pas d’accord aux Départementales

S’agissant des départementales, les anciennes alliances sont également remises en cause. Un accord a été envisagé au moment des municipales. Mais il n’est plus d’actualité. Les candidats de la majorité présidentielle partiront, dans les cantons de la Haute-Garonne, sous l’étiquette LaRem, Agir et Modem.

Là encore, l’époque des alliances est révolue. Le renouvellement, en avril prochain, de la présidence de LR 31 peut difficilement remettre en cause ce revirement.

Surtout si le nouveau président s’appelle Nicolas Bonleux.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

10 Mar

Régionales 2021 : quand Vincent Terrail-Novès invoque un soutien qui…se dérobe

Le maire de Balma se revendique comme une tête de liste  allant de « la gauche raisonnée à la droite modérée ». Vincent Terrail-Novès annonce qu’il bénéficie du soutien d’une figure des Républicains, Alain Chatillon. Problème. Le sénateur de la Haute-Garonne s’affiche aux côtés du concurrent de Vincent Terrail-Novès : la tête de liste LR, Aurélien Pradié.

Vincent Terrail-Novès (Photo : T. Bordas / MaxPPP)

Les débuts de campagne passent, habituellement, par l’affichage de soutiens. Vincent Terrail-Novès respecte la tradition. Lors de l’officialisation de sa candidature, ce lundi 8 mars, la tête de liste a annoncé qu’il bénéficie de l’appui d’une figure de la droite et du centre, Alain Chatillon.

Seulement, voilà, le sénateur LR « signe » en faveur du concurrent de Vincent Terrail-Novès : la tête de liste des Républicains.. Avec les autres parlementaires LR d’Occitanie, Alain Chatillon affiche, sans ambiguïté, son soutien à Aurélien Pradié. Selon une source interne à LR, le sénateur aurait, d’ailleurs, été un des premiers signataires d’un appel à se rassembler autour du candidat de la droite.

Double jeu du sénateur ou « pieux mensonge » du côté de Vincent Terrail-Novès, cela reste anecdotique. Mais l’histoire montre qu’il va y avoir une campagne dans la campagne des Régionales : un duel Pradié/Vincent Terrail-Novès.

Sur le fond, à savoir le petit jeu du « qui soutient qui », il y a une certitude. Vincent Terrail-Novès bénéficie du parrainage de La République En Marche. C’est acté depuis plusieurs mois. Mais, sur ce point, Vincent Terrail-Novès reste très discret et entretien un « vrai-faux » suspens.

Laurent Dubois (@laurentdub)