23 Mar

L’homme qui avait menacé de mort Carole Delga sera bientôt jugé

INFO FRANCE 3 – Après la plainte de la présidente PS du Conseil Régional qui avait reçu des menaces de mort, la police a identifié et interpellé l’auteur qui, placé en garde à vue, a reconnu les faits. Il sera bientôt jugé.

Carole Delga

Carole Delga

L’enquête a progressé à grande vitesse. Le 8 février dernier, Carole Delga portait plainte auprès de la police toulousaine après avoir reçu un message haineux faisant état de menaces de mort contre elle et sa famille.

Le message, laissé sur la rubrique « contact » du site internet du Conseil Régional, était le suivant :

« Honte à Carole Delga qui ose enlever le micro d’un élu Front National. Cette info circule sur tous les médias. Bande de pourris de gauchiasses. Vous êtes la honte de la France et un jour on massacrera tous les socialos de merde. En espérant que la famille Delga se fasse égorger prochainement dans un attentat ».

Ce message faisait référence à l’altercation qui avait eu lieu quelques heures plus tôt entre la présidente PS de la Région Occitanie et l’élu FN Emmanuel Crenne en séance plénière de la région à Montpellier : la présidente avait arraché son micro à l’élu du Lot alors qu’il accusait les socialistes d’avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.

De nombreux élus, y compris du Front National, avait condamné ces menaces.

Rapidement, la police toulousaine a identifié l’auteur de ce message. Selon nos informations, confirmées par le parquet de Toulouse, il vit dans la région grenobloise. Placé en garde à vue ces derniers jours, l’homme a reconnu les faits. Il n’a pas de casier judiciaire, pas d’antécédents dans ce domaine. Il sera prochainement convoqué devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de Carole Delga et de sa famille, il risque une peine de prison avec sursis et une forte amende.

FV (@fabvalery).

L’ancien maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy soutient Macron

Nouveau ralliement au camp d’Emmanuel Macron : l’ancien ministre et maire de Lourdes et Toulouse Philippe Douste-Blazy vient de lui apporter son soutien.

Philippe Douste-Blazy (AFP)

Philippe Douste-Blazy (AFP)

Philippe Douste-Blazy revient dans l’actualité : l’ancien ministre (notamment de la santé et des affaires étrangères), ancien maire de Lourdes puis de Toulouse, mais également co-fondateur de l’UMP aux côtés de Jacques Chirac, a apporté ce jeudi son soutien à Emmanuel Macron dans la course à la présidentielle taclant au passage François Fillon qui « n’a pas été à la hauteur des responsabilités » en maintenant sa candidature après sa mise en examen.

Emmanuel Macron « est porteur de ce message universel français fait d’un enracinement à des valeurs et d’une ouverture au monde », indique dans un entretien à Marianne Philippe Douste-Blazy, actuel conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sur le Financement innovant du développement.

« L’élément clé reste, à mes yeux, sa capacité à dépasser les clivages partisans de plus en plus artificiels et qui ont fait tant de mal à notre pays », développe l’ancien ministre, qui avait rallié une grande partie de l’UDF à la création de l’UMP en 2002 aux dépens de François Bayrou.

Il appelle aussi les partisans d’Alain Juppé, dont il dit être resté fidèle, à faire la même démarche que lui vers Emmanuel Macron.

« Cette élection était imperdable, poursuit Philippe Douste-Blazy au sujet de François Fillon. Je ne veux rien ajouter, le ridicule
étant atteint depuis trop longtemps ».

Philippe Douste-Blazy était le candidat de la France pour le poste de directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mais sa candidature n’a pas été retenue.

FV (@fabvalery) avec AFP

Enquête sur le collaborateur « à statut fictif » de Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet n’est pas simplement ministre. Il préside deux importantes structures intercommunales dans le Tarn-et-Garonne. Dans le cadre de ses fonctions locales, Jean-Michel Baylet emploie un proche. Problème : le contrat de travail de ce collaborateur pose de sérieuses questions. Il existe de (forts) soupçons d’irrégularité.

Jean-Michel Baylet. Photo MaxPPP

Jean-Michel Baylet. Photo MaxPPP

Dans un précédent article, le Blog Politique a évoqué un collaborateur « fantôme » de Jean-Michel Baylet. Un collaborateur très présent et influent mais absent des effectifs et du compte administratif de la structure pour laquelle il travaille. Contacté par France 3 Occitanie, le bras droit de Jean-Michel Baylet au sein du PETR (pôle d’équilibre territorial et rural) Garonne-Quercy-Gascogne a reconnu percevoir une rémunération pour ses activités. Mais refusé de dire qui le rémunère.

Un collaborateur payé mais par qui ?

Les activités de Max Courrègelongue sont attestées par de nombreux élus. Interventions lors des réunions, préparation de notes, démarchage de communes, présence physique dans les murs du PETR…

Un article paru dans un titre du groupe de presse de Jean-Michel Baylet apporte une preuve par le texte et l’image. L’article est un compte rendu d’une réunion du PETR Garonne-Quercy-Gascogne. Sur la photo, derrière Jean-Michel Baylet, on peut voir Max Courrègelongue au milieu des élus et des agents du PETR.

Dans un discours prononcé devant les élus du PETR, Jean-Michel Baylet a récemment salué le travail de Max Courrègelongue. Le ministre-président (du PTER et de la communauté de communes des 2 Rives) a affirmé que, sans l’action de son proche, le PETR ne serait pas devenu ce qu’il est. Plusieurs élus du PETR qualifient Max Courregelongue de véritable Directeur Général des Services et évoquent une fonction de direction informelle mais réelle.

Aucun doute. Max Courregelongue est présenté comme le pilier de l’importante structure (130 845 habitants, 300 000 euros de budget, 141 communes) présidée par Jean-Michel Baylet.

Le travail de Max Courrègelongue au profit du PETR est de notoriété publique. En revanche, les modalités financières et statutaires de ce travail de fond sont opaques. Le principal intéressé cultive la discrétion (pour ne pas dire le secret) en refusant de révéler l’identité de son financeur. Max Courregelongue accepte seulement de préciser une chose. L’argent qu’il perçoit ne provient ni du ministère de Jean-Michel Baylet (ce qui est une évidence), ni (plus surprenant) de son employeur, le PTER.

Le Blog Politique s’est procuré des documents (bulletin de salaire, contrat de travail) qui lèvent le voile. Max Courregelongue est rémunéré par la communauté de communes présidée par Jean-Michel Baylet, les Deux Rives. Une intercommunalité dont le siège se situe sur les terres historiques de la famille Baylet, Valence d’Agen.

Le contrat (signé de la main de Jean-Michel Baylet) a été conclu le 21 décembre 2016. Problème. Ce contrat est irrégulier en raison de l’âge de Max Courregelongue.

Un contrat irrégulier pour des raisons de limite d’âge

Le contrat de travail de Max Courregelongue est un contrat de droit public. Le collaborateur de Jean-Michel Baylet a été recruté en qualité d’agent contractuel de la fonction publique territoriale. Or un tel recrutement n’est pas possible au delà de 65 ans. Le contrat signé entre Max Courregelongue et Jean-Michel Baylet vise le décret du 15 février 1988. Ce texte est applicable aux agents contractuels de la fonction publique territoriale. Ces derniers sont soumis à des limites d’activité. Des limites fixées par la loi et que Max Courreègelongue a dépassé avec ses 71 printemps.

Les vacations ne sont pas soumises au principe de la limitation d’âge. Mais ce n’est pas le cas des contrats signés sur la base du décret de 1988.

Ancien Directeur Général des Services du conseil général du Tarn-et-Garonne, Max Courrègelongue a dû quitter ses fonctions pour faire valoir ses droits à la retraite. Trop âgé pour occuper un poste (fonctionnel) dans la fonction publique territoriale, l’ex patron des services départementaux est également trop âgé pour être recruté en tant qu’agent public contractuel. Les textes sont formels.

Consultés par France 3 Occitanie, un avocat et un spécialiste du droit des collectivités locales insistent sur cette évidence juridique.

Ce point est loin d’être un détail. Un recrutement qui ne respecte pas la limite d’âge est un recrutement irrégulier et cela rend le versement de salaires…irrégulier. Les sommes perçues et versées par le comptable public doivent être remboursées.

Max Courrègelongue a déjà perçu des salaires et doit continuer à en percevoir pendant les 10 prochains mois.

Le contrat de Max Courrègelongue est susceptible de reconduction, de manière expresse ou par voie de simple avenant. Mais il court sur la période « janvier 2017-décembre 2017 ». En vertu de son grade (Attaché Principal), Max Courregelongue perçoit un traitement de base indiciaire de 2 098,66 euros par mois. Cette somme est susceptible d’être reversée et, évidemment, avec un effet multiplicateur en raison du nombre de salaires (mensuels) perçus.

Mais ce n’est pas tout.

La question de la limite d’âge n’est pas la seule question qui fâche.

L’indispensable mais introuvable convention

Max Courrègelongue est rémunéré par une Communauté de Communes. Mais son travail s’effectue dans une autre structure, le PTER Garonne-Quercy-Gascogne. Le communauté de communes est membre du PETR. Mais, juridiquement, aucun doute possible. Il s’agit de deux personnes juridiques différentes et distinctes : un établissement de coopération intercommunale (EPCI) s’agissant de la communauté de communes des Deux Rives et un syndicat mixte s’agissant du PETR Garonne-Quercy-Gascogne.

Un agent contractuel peut travailler pour deux entités juridiques différentes. Mais cela suppose (à moins de tomber sous le coup d’une infraction pénale) l’existence d’une convention de mise à disposition. S’agissant de Max Courregelongue, cette convention est introuvable.

Une collectivité peut utiliser un collaborateur recruté et rémunéré par une autre. Mais il faut un acte de mise à disposition. Cette convention se traduit par des écritures comptables. L’employeur doit abonder (au travers d’une dépense) la colonne recette de la collectivité mettant l’agent à disposition.

A défaut, il s’agit d’un détournement de fonds publics. Un agent qui ne travaille pas (réellement) pour la collectivité qui le rémunére. Il s’agit également d’un emploi fictif.

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-MIchel Baylet n’a pas souhaité s’exprimer sur l’existence d’une convention de mise à disposition.

A défaut d’une déclaration du président du PETR qui est en même temps le président de la communauté de communes, il reste un faisceau d’indice.

Le Blog Politique a pu consulter le rapport d’orientation budgétaire du PETR pour 2017.  Aucune trace de compensation financière vis-à-vis de la communauté de communes des 2 Rives.

Les dépenses liées aux frais de personnel du PETR se limitent aux salaires, indemnités, charges sociales de 3 agents. Montant : 186 000 euros.

Les autres postes sont les loyers (13 200 euros), fournitures (6000 euros), locations (5000 euros), assurances-maintenances (2500 euros) et autres dépenses liées à des déplacements ou des besoins matériels.

Max Courrègelongue bénéficie d’un contrat de 20 heures hebdomadaires.

Il peut toujours plaider que son activité pour le PETR est exercée à titre bénévole et en dehors de ses horaires de travail pour la communauté de communes des Deux Rives. Mais cette version des faits est difficilement compatible avec les multiples témoignages des élus du PETR. Témoignages qui insistent sur la présence régulière (pour ne pas dire permanente) de Max Courregelongue dans les locaux du PETR à Castelsarrasin.

Une seule source atteste d’un travail (effectif) pour le compte de la communauté de communes des Deux Rives. Il s’agit d’une activité comptable. Et encore cette fonction appartient (toujours selon la même source) au passé.

En toute hypothèse, la réalité d’un emploi se prouve par toute une série de preuves matérielles : badgeage, signature de documents ou mention dans des réunions de service, témoignages…

Le mystère du collaborateur fantôme de Jean-Michel Baylet s’éclaircit. Mais il reste encore de vraies zones d’ombres.

Laurent Dubois (@laurentdub)

22 Mar

Haute-Garonne : le maire (PRG) de Blagnac, Bernard Keller, en marche vers Macron

Les ralliements des radicaux de gauche à Emmanuel Macron continuent. C’est au tour du maire (PRG) de Blagnac, Bernard Keller, de se rapprocher du mouvement En Marche !

Bernard Keller, maire PRG de Blagnac (31) et conseiller régional. Photo Max PPP

Bernard Keller, maire PRG de Blagnac (31) et conseiller régional. Photo Max PPP

Lors du dernier comité directeur du PRG, Sylvia Pinel a laissé la liberté de choix aux membres de son parti. Certain(e)s n’ont pas attendu ce feu vert pour rejoindre Emmanuel Macron. C’est le cas, notamment, de la sénatrice de la Haute-Garonne, Françoise Laborde. Mais, depuis l’ouverture de la frontière par Sylvia Pinel, les soutiens PRG d’Emmanuel Macron peuvent se déclarer sans risquer de sanction.

Une des figures radicale d’Occitanie, le maire de Gruissan Didier Codroniou, a profité de cette ouverture. Son collègue haut-garonnais, Bernard Keller va prochainement faire de même. Selon nos informations, le maire de Blagnac et conseiller régional doit officialiser la semaine prochaine son soutien à Emmanuel Macron.

Contacté par France 3 Occitanie, Bernard Keller précise :

Je n’ai signé aucun parrainage et le positionnement politique de Benoît Hamon me parait difficilement compatible avec le programme et les valeurs du PRG.

L’absence d’un parrainage en faveur de Benoît Hamon est conforme à la ligne de Sylvia Pinel. La présidente du PRG n’a pas (non plus) parrainé le candidat socialiste. En revanche, à la différence de la présidente de son parti, Bernard Keller ne cache pas son incompatiblité avec Benoît Hamon.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Présidentielle : la Métropole veut une campagne propre

Les partis sont désormais prévenus. Toute affiche à leur effigie collée illicitement et retirée par les services de la Métropole leur sera facturée 12 euros pièce. Détail de la mesure et réactions.

Seuls les panneaux officiels seront autorisés à accueillir des affiches. Photo MaxPPP

Seuls les panneaux officiels seront autorisés à accueillir des affiches. Photo MaxPPP

« Les campagnes électorales sont des temps forts de notre démocratie. Elles doivent donc être exemplaires à tous les niveaux. Le respect du cadre de vie des habitants et du travail des agents de propreté doit être une préoccupation importante pour les partis qui font vivre notre démocratie. » Ainsi Romuald Pagnucco, Vice-président de Toulouse Métropole en charge de la Propreté, explique sa démarche.

Le courrier a été envoyé à tous les partis en lice pour la Présidentielle ou leurs partenaires : Les Républicains, Modem, Union des Démocrates Indépendants, « Résistons », Union Populaire Républicaine, Front National, Parti Socialiste, Parti Communiste, Les Verts, En Marche, Front de Gauche, Radicaux de Gauche, Lutte Ouvrière, Solidarité et Progrès, Nouveau Parti Anticapitaliste, Debout La France sans oublier Les Républicains (voir le courrier ci-joint).

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Il rappelle entre autre l’article de loi régissant cette interdiction d’affichage sauvage mais s’avère aussi très ferme : « ce courrier n’est pas un rappel à la loi, il fait surtout office de mise en demeure. En conséquence, si un affichage illicite est constaté, Toulouse Métropole procédera à un enlèvement systématique, à vos frais. »

Mais alors ce courrier est-il  la mesure écolo de la campagne ? «On est plutôt d’accord sur le principe, c’est la méthode qui nous heurte. D’autant que la vraie question est : y-a-t-il suffisamment d’espace d’affichage légal ou libre sur la voie publique ?» commente Antoine Maurice. Pour l’élu écologiste « prévenir c’est bien, mais permettre à tous, associations comprises, d’avoir un espace d’affichage libre c’est mieux ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

Présidentielle : la présidente du PRG, Sylvia Pinel, soutien Benoît Hamon mais ne parraine pas…Benoît Hamon

La présidente du PRG apporte son soutien à Benoît Hamon. Mais Sylvia Pinel ne figure pas dans la liste, publiée par le conseil constitutionnel, des parrains du candidat socialiste.

Sylvia Pinel, présidente du PRG, et Benoît Hamon, candidat à la présidentielle. Photo MaxPPP

Sylvia Pinel, présidente du PRG, et Benoît Hamon, candidat à la présidentielle. Photo MaxPPP

Manuel Valls a refusé son parrainage à Benoît Hamon. La position de l’ancien premier ministre n’est pas isolée. Une Vallsiste n’a pas apporté sa signature au vainqueur de la Primaire. A la différence de l’ex locataire de Matignon, Sylvia Pinel ne met pas en avant une incompatibilité politique. Au contraire. La présidente du PRG a signé un accord électoral avec le socialiste.  A la tribune du (dernier) comité directeur de son parti, Sylvia Pinel a réaffirmé son soutien au candidat à la présidentielle.

Pour se ménager une porte de sortie et tenir compte de la « macronisation » du PRG, Sylvia Pinel laisse ses troupes libres. Les élus et cadres radicaux de gauche peuvent rejoindre Emmanuel Macron. D’ailleurs beaucoup n’ont pas attendu le « laissez-passer » pour basculer. Mais, du côté de la présidente du PRG, la ligne est claire. Sylvia Pinel est derrière Benoît Hamon.

Visiblement le soutien est verbal. Sylvia Pinel n’a pas joint  l’acte à la parole. La présidente du PRG n’a pas donné sa signature pour permettre à Benoît Hamon d’être candidat à la présidentielle. Evidemment, le geste est symbolique. Le candidat du PS avait impérativement besoin de 500 paraphes pour être présent sur la ligne de départ. C’est une obligation (juridique) posée par la loi organique du 18 juin 1976. Néanmoins, Benoît Hamon a facilement et largement passé la barre. La région Occitanie s’est d’ailleurs largement mobilisée et constitue le plus fort contingent de parrainages.

Mais ce résultat a été obtenu sans la contribution de la présidente du PRG

Le détail n’a pas échappé à une sénatrice appartenant au parti de Sylvia Pinel.

Une simple consultation du site du conseil constitutionnel permet de vérifier l’information. Le nom de Sylvia Pinel n’apparaît pas dans le moteur de recherche. Il suffit de taper « Carole Delga »  pour obtenir son parrainage en faveur de Benoît Hamon. Si on effectue la même opération en mentionnant Sylvia Pinel la réponse est : aucun élément à afficher.

La publication (intégrale) de la liste des parrainages est une nouveauté de la présidentielle de 2017. A partir de 1976, le conseil constitutionnel se contentait de tirer au sort un échantillon.

Dans le passé, Sylvia Pinel aurait pu passer entre les mailles du filet. Mais, avec la nouvelle publicité instaurée en 2017, le coup de projecteur est imparable.

Comment expliquer l’acte manqué de Sylvia Pinel ?

Un mauvais tour de l’inconscient politique de la radicale de gauche ?

Sylvia Pinel est, politiquement, très éloignée de la ligne « à gauche toute » de Benoît Hamon. Proche de Manuel Valls, l’âme sociale-libérale de Sylvia Pinel a peut être retenu sa plume.

Le soutien de la présidente du PRG envers Benoît Hamon est un soutien de raison. Une raison largement liée à la promesse de 40 circonscriptions pour les législatives.

Face au formulaire de parrainage, c’est peut être le cœur (Vallsite) qui a paralysé la main.

A moins qu’il ne s’agisse d’un simple oubli.

Laurent Dubois (@laurentdub)

21 Mar

Législatives Tarn : qui pour remplacer Philippe Folliot ?

INFO Le Blog Politique. Philippe Folliot a perdu son investiture LR-UDI suite à son ralliement à Emmanuel Macron. Le nom du remplaçant du député (sortant) du Tarn est déjà connu.

Assemblée Nationale Photo MAXPPP

Assemblée Nationale Photo MAXPPP

Philippe Folliot n’est plus le candidat LR-UDI pour les législatives de juin prochain. Le député du Tarn va (très probablement) endosser l’étiquette du mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron. Mais s’agissant des couleurs de la droite et du centre c’est fini. Ce n’est pas surprise.

Le parti présidé par Philippe Folliot, Alliance Centriste, a annoncé (officiellement) son soutien à Emmanuel Macron samedi 18 mars. Quelques heures après cette annonce, les instances des Les Républicains ont prononcé son « limogeage ». Dans la foulée, le président de LR 81, Bernard Carayon, précise que son remplacement va intervenir rapidement. Le maire de Lavaur a déjà une idée sur le nom du successeur.

Désormais, c’est acté. C’est une femme, Anne-Michèle Bianchi (cadre dans un organisme de protection sociale agricole) qui est investie par LR. Cette investiture a été décidé en accord avec l’UDI. Les instances LR insistent sur ce point.

C’est une investiture LR-UDI. Anne-Michèle Bianchi a été pressentie pour être candidate sur la 2ème circonscription.

Elle représentera (finalement) la droite et le centre sur la 1er circonscription du Tarn.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Jean-Christophe Lagarde : « L’UDI cherchera toujours des accords de programme avec Les Républicains »

En visite de soutien en Haute-Garonne à ses candidats pour les Législatives mardi 21 mars, le patron de l’UDI revient pour nous sur le départ de Philippe Folliot vers Macron. Il décrypte aussi cette campagne Présidentielle dans le sillon houleux de François Fillon.

Jean-Christophe Lagarde. Photo AFP

Jean-Christophe Lagarde. Photo AFP

Le blog Politique : Emmanuel Macron a fait imploser le PRG. Il crée également des dissensions chez vous avec le ralliement du député sortant, Président de l’Alliance Centriste, Philippe Folliot à l’ancien Ministre de l’Economie ?

Jean-Christophe Lagarde : On regrette le départ d’un de nos candidats sortant pour les Législatives. Mais c’est assez marginal. L’Alliance Centriste a 5 candidats en France. Quatre d’entre eux dont Patrice Gausseran à Gaillac et Jean-Marc Dumoulin à Villemur-sur-Tarn restent à l’UDI. L’UDI compte 30 000 militants dans le pays. L’alliance Centriste 400 dont 300 dans le Tarn. Pour la très grande majorité, pas question de suivre cette dérive.  Je prends donc acte du choix de Philippe Folliot.

Le blog Politique : Il va donc être radié de l’UDI et perdre son investiture. Qui pour le remplacer ?

Jean-Christophe Lagarde : Une commission d’investiture aura lieu demain à Paris. C’est une candidate Les Républicains qui va être investie. Nous perdons donc une circonscription qui nous était attribuée car celle d’un sortant UDI.

On aurait souhaité un changement de candidat pour la Présidentielle

Le blog Politique : Alors justement, vous avez des accords avec Les Républicains dans certaines circonscriptions comme à Villemur-sur-Tarn ou Gaillac et pas dans d’autres comme à Saint-Orens avec Dominique Faure. Comment expliquez-vous cela ?

Jean-Christophe Lagarde : Sur toute la France, nous avons 91 candidatures communes avec Les Républicains et 45 « Primaires » où les candidats LR et UDI vont s’affronter au premier tour. Pour Dominique Faure, c’est le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui a souhaité lui opposer un candidat Les Républicains (N.D.R : Arnaud Lafon, maire de Castanet).

Le blog Politique : Pour revenir à la campagne de la Présidentielle, n’est-elle pas plus difficile qu’à l’accoutumée pour vous après l’affaire Fillon ?

Jean-Christophe Lagarde : On aurait souhaité un changement de candidat. On l’a dit, moi le premier. Mais Les Républicains ne l’ont pas voulu. Nous avons souhaité malgré tout conservé notre alliance avec LR pour faire face à Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Il nous reste trente jours pour gagner. C’est plus difficile mais bon… Et puis il y a également, derrière la Présidentielle, les Législatives à emporter pour pouvoir gouverner. C’est ça le risque que fait courir Emmanuel Macron, ne pas avoir de majorité qui lui permette de diriger le pays s’il est élu.

 La vertu du programme Fillon, c’est qu’il ne raconte pas de bobards

Le blog Politique : C’est donc quand même plus difficile avec François Fillon ?

Jean-Christophe Lagarde : Oui c’est plus dur que si nous avions changé de candidat. Mais je vois beaucoup de gens qui disent aujourd’hui que de toute façon c’est le seul choix qui nous reste et que son programme est le meilleur. Il est le seul à ne pas vouloir faire payer les retraites à nos enfants. La vertu du projet Fillon, c’est qu’il ne raconte pas de bobards.

Le blog Politique : Et une fois ces scrutins passés, quel avenir pour l’UDI et le centre ? N’auriez-vous pas dû avoir un candidat à la Présidentielle ?

Jean-Christophe Lagarde :  Oui, personnellement, je pense qu’on aurait dû avoir un candidat. Mais la majorité dans notre camp croyait en la victoire d’Alain Juppé. Pour l’avenir de l’UDI, notre ambition c’est d’avoir la représentativité la plus forte possible.

Le blog Politique : Quel nombre de députés visez-vous ?

Jean-Christophe Lagarde : Difficile à dire. Tout dépendra de la Présidentielle. Nous avons également beaucoup d’espoirs pour les Sénatoriales. Mais quoi qu’il arrive, l’UDI cherchera toujours des accords de programme avec Les Républicains. Quand je vois ce qui est arrivé aux Verts et au PRG qui ont disparu de la représentation nationale… C’est en restant dans les assemblées que nous pouvons porter nos idées. Regardez notre TVA Sociale que nous avons présentée à l’Assemblée Nationale, aujourd’hui tout le monde l’a reprend.

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)

Législatives : les candidats Macron aux investitures en Haute-Garonne priés d’être discrets

Pas de promotion sur Facebook, Twitter ou dans la presse. Les candidats Macron aux législatives sont interdits de publicité. Ils sont prévenus : Emmanuel Macron est allergique aux campagnes d’auto-promotion.

Emmanuel Macron. Photo : MaxPPP

Emmanuel Macron. Photo : MaxPPP

Le document est intitulé « note de service ». Malgré son appellation, il n’est pas diffusé dans une entreprise ou administration. La note est signée par le référent d’Emmanuel Macron en Haute-Garonne, Mickaël Nogal. Aucun doute. Il s’agit d’un texte politique. D’ailleurs, son objet ne laisse aucune place au doute. La note est consacrée aux législatives.

Sa vocation est tout aussi évidente. Ce n’est pas de la discipline de parti. En Marche ! est un mouvement. Il n’a pas les statuts et les structures d’un PS ou des Les Républicains. Mais la note du référent en Haute-Garonne d’Emmanuel Macron vise le silence dans les rangs et le bon ordre des troupes :

Toutes les actions de promotion personnelle pour les candidats à l’investiture (en particulier sur les réseaux sociaux, dans la presse) sont perçues très négativement par Emmanuel Macron, son équipe, la commission nationale d’investiture et l’équipe départementale

Le message est clair. La menace est explicite. Les candidat(e)s qui veulent conserver une chance pour les investitures sont prié(e)s de se déconnecter de Facebook ou de Twitter. Les contacts avec les journalistes sont proscrits. En Marche ! est confronté à une vague de candidatures. Il s’agit d’éviter la multiplication des déclarations sauvages.

Pour adhérer à En Marche !, il suffit de quelques clics. Inutile, comme pour les partis traditionnels, de sortir une carte bleue. L’adhésion est gratuite. Toute le monde peut constituer un groupe local. Cette grande liberté peut être source d’une belle anarchie. Aussi, pour éviter les dérapages incontrôlés d’adhérents incontrôlables, les responsables d’En Marche ! brandissent le bâton. Et utilisent la carotte : les investitures aux législatives.

C’est un management éprouvé. La carotte au bout du bâton est aussi vieux que la première manufacture.

Mais le contexte est totalement nouveau. En Marche ! doit inventer son mouvement en avançant. La procédure d’investiture est, elle même, en cours d’invention. Au bout du processeur se trouve le fondateur de la marque : Emmanuel Macron. Mais il a fallu instaurer une commission nationale d’investiture.

Mais sans parler des tuyaux, En Marche ! découvre un aspect (aussi essentiel que rudimentaire) de la vie politique : le calendrier.

Dans la note de service d’En Marche 31 ! les candidats sont appelés à la patience :

Je vous invite à la plus grande retenue ainsi qu’à la patience étant donné que l’annonce des investitures interviendra tardivement, certainement après le 1er tour de la présidentielle.

Après la diète numérique et médiatique, les macroniens sont invités à cultiver une autres qualité : laisser du temps au temps. Le régime peut paraître sévère. Mais il existe toutefois une consolation. La note de service annonce la venue d’Emmanuel Macron avant le 1er tour de la présidentielle. Pour l’occasion, les comptes Facebook et Twitter pourront « chauffer ». Enfin, pour poster les messages et les images d’Emmanuel Macron uniquement.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Les macronistes du Tarn saluent le ralliement de Philippe Folliot mais…

Le président d’Alliance Centriste, le député du Tarn Philippe Folliot, a rejoint Emmanuel Macron. En Marche ! 81 salue ce ralliement. Mais le mouvement d’Emmanuel Macron précise que le parlementaire va devoir suivre la procédure du mouvement pour obtenir une investiture aux législatives.

Philippe Folliot, député du Tarn et président d'Alliance Centriste

Philippe Folliot, député du Tarn et président d’Alliance Centriste

L’annonce a été suivie (quasi-immédiatement) d’une réplique.

Samedi 18 mars, le comité exécutif d’Alliance Centriste a voté (à une large majorité) en faveur d’un soutien à Emmanuel Macron. A peine connue la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Des centristes tarnais ont réagit négativement sur Twitter. Mais, surtout, le parti Les Républicains (signataire d’un accord électoral avec une UDI à laquelle appartient Alliance Centriste) a retiré son investiture à Philippe Folliot.

Du côté des macronistes tarnais, la réaction est évidemment positive. Le responsable départemental d’Emmanuel Macron, Clément Baller, déclare :

En Marche ! 81 accueille le soutien de l’Alliance Centriste, composante de l’UDI, avec bienveillance et souligne le courage politique dans le démarche de Philippe Folliot dénonçant la désastreuse situation politique de François Fillon. Ce soutien est un soutien de raison, Emmanuel Macron étant le seul aujourd’hui en capacité de faire barrage au Front National. C’est surtout un soutien de conviction.

Clément Baller insiste sur l’absence de tractation entre Philippe Folliot et le mouvement d’Emmanuel Macron.

Le représentant d’Emmanuel Macron précise que Philippe Folliot doit suivre la procédure de droit commun  :

En ce qui concerne les législatives, Philippe Folliot devra, s’il le souhaite, proposer sa candidature auprès de la commission nationale d’investiture indépendante de notre mouvement, comme sont invités à le faire tous les citoyens désireux de défendre les idées progressistes et le programme de notre candidat.

Ce rappel des règles de base est rhétorique. Il est évident que le président d’Alliance Centriste n’est pas un citoyen « normal ». Philippe Folliot doit respecter le process d’En Marche ! Mais c’est formel. Député sortant, figure (nationale et locale) du centrisme, le parlementaire tarnais bénéficiera forcément d’un traitement à part. Son investiture est acquise d’avance.

En réalité, le représentant tarnais d’En Marche ! suit la ligne d’Emmanuel Macron. Face à un afflux de ralliements, le candidat à la présidentielle a déclaré : « je n’ai pas fondé une maison d’hôte« . Les propos de Clément Baller sont une déclinaison tarnaise des paroles d’Emmanuel Macron. Pas question de donner l’impression que la porte est ouverte à tous à tout.

Philippe Folliot est le bienvenu. Mais il est prévenu.

Laurent Dubois (@laurentdub)

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