24 Juin

Brexit, Gérard Onesta :  » l’Europe des Anglais c’était l’Europe de la City »

La Grande-Bretagne est redevenue une île. Les anglais quittent l’Union Européenne. On ne mesure pas encore toutes les conséquences du Brexit. Mais une chose est certaine, le vendredi 24 juin entre dans les livres d’Histoire. Depuis 1951 et le premier traité fondateur, l’Europe n’a cessé de grandir et de s’agrandir au point de compter 28 Etats membres et 508 millions d’habitants. Pendant des décennies, des candidats ont frappé à la porte de l’Union Européenne. L’Europe a été attractive et enviée. Attractivité d’un espace démocratique. Réussite économique d’un des plus grands marchés du monde.

Mais au fil du temps la répulsion et l’euroscepticisme ont gagné du terrain. Ce processus d’érosion connaît un point d’orgue avec le référendum (historique) organisé en Grande Bretagne.

Un ancien acteur de la scène européenne réagit sur cet événement inédit.

Ancien vice-président (EELV) du Parlement Européen, Gérard Onesta est un  européen convaincu. Mais il ne verse pas de larmes. Interview.

Gérard Onesta, ancien vice-président du Parlement Européen (1999-2009). Photo MaxPPP

Gérard Onesta, ancien vice-président du Parlement Européen (1999-2009). Photo MaxPPP

Le Blog Politique. La Grande-Bretagne quitte l’Union Européenne. Votre réaction. 

Gérard Onesta. J’appartiens à une espèce rare. Je suis un européaniste pas mécontent. J’ai vu comment le libéralisme anglais a toujours eu le pied sur le frein. Je l’ai vécu. Blocage des normes environnementales. Blocage des réformes institutionnelles et chantage permanent. Je peux comprendre que la City ait la gueule de bois. Les Anglais, c’était l’Europe de la City. Je ne suis pas dupe des racistes et des populistes contre qui ont voté en faveur du Brexit. J’ai regardé le détail des votes et j’ai bien vu que ceux qui ont voté pour la sortie de l’Europe ont plus de 50 ans. C’est dramatique de voir que ce sont les jeunes qui vont devoir vivre et grandir avec une décision qu’ils ne voulaient pas.

Le Blog Politique. C’est une journée sombre pour la construction européenne et le début de la fin pour l’Europe ?

Gérard Onesta. C’est un coup de pied dans la fourmilière qui peut secouer le cocotier européen. Ce n’est que le début et le plus important c’est la suite. La crise doit permettre de refonder l’Europe. Mais il y a urgence. Il faut refonder l’Europe aussi vite qu’elle risque de s’effondrer suite au départ de la Grande-Bretagne.

Le Blog Politique. Vous êtes optimiste sur la capacité des européens à se réformer ?

Gérard Onesta. Pendant des années, j’ai été le négociateur entre Europe-Ecologie et le PS sur les questions européennes. Sur 28 propositions pour débloquer le système, le PS en a gardé exactement zéro. Il faut que l’Europe se réforme très vite ou elle risque d’exploser très vite mais je crains que François Hollande et Angela Merkel restent dans leurs petits agendas.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Jean-Luc Moudenc : « L’épargne de Toulouse a vocation à être redonnée aux Toulousains »

La riposte après les attaques. Vendredi 24 juin, Jean-Luc Moudenc a répondu aux tirs de la gauche municipale sur l’existence d’une cagnotte au Capitole. La réplique n’était pas (véritablement) prévue. Elle est intervenue dans la cadre d’une conférence de presse consacrée aux délibérations du prochain conseil municipal, lundi 27 juin. Mais elle est a été visiblement été préparée. Le maire de Toulouse dénonce une opération d’enfumage et affirme que l’existence d’une épargne est une garantie pour l’investissement. Jean-Luc Moudenc a fermement taclé l’ancien maire de Toulouse : « Pierre Cohen ne sait pas lire les documents budgétaires, je comprends mieux sa gestion ».

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse (Photo : L.Dubois/France3)

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse (Photo : L.Dubois/France3)

Une semaine de piques et la réplique est arrivée dans le salon rouge du Capitole. Un salon qui portait bien son nom. Le maire de la ville Rose a décoché un carton écarlate à l’opposition municipale. « L’opposition essaie de faire oublier l’état désastreux dans lequel nous avons trouvé la ville. Il n’y avait pas d’épargne du tout et il manquait 3,5 millions. Nous avons dû prendre des mesures d’urgence ».

Jean-Luc Moudenc ne refuse pas d’utiliser le mot cagnotte. Mais il préfère le mot épargne et précise immédiatement : « L’épargne n’est pas arrivée comme cela par une opération du saint esprit. Nous avons demandé des efforts aux Toulousains et la mairie a également fait des efforts. L’épargne a vocation à être redistribuée et elle va être redonné sans tarder aux Toulousains. Elle est au service de l’investissement et elle a permis de maintenir l’investissement à un haut niveau. Il aurait été irresponsable de tailler dans les investissements. En matière scolaire, ce sont 166 millions d’euros durant tout le mandat. Les Toulousains vont en percevoir le bénéfice direct sur les écoles et les crèches ».

L’opposition reconnaissait elle même qu’une redistribution était prévisible. Jean-Luc Moudenc le confirme et indique les modalités pratiques. C’est par un retour d’investissement. Un retour sous la forme de créations d’écoles et d’emplois.

Evidemment le danger (politique) est de donner l’impression que les caisses municipales sont pleines parce que les poches des Toulousains sont « vides ».

D’un point de vue budgétaire, l’existence d’une épargne est incontestablement une bonne nouvelle. Politiquement, Jean-Luc Moudenc peut en tirer bénéfice : l’image d’une bonne et saine gestion.

Pour les Toulousains (historiques), habitant la ville depuis des années, cela peut avoir des réminiscences de la « Belle Epoque » Baudisienne : des finances municipales en or massif.

Mais il existe toutefois un revers à la médaille. Un revers que l’opposition a beau jeu d’exploiter : le sacrifice des contribuables ne se justifie pas.

Jean-Luc Moudenc va devoir faire preuve de pédagogie et d’un esprit défensif très…offensif. Lundi 27 juin, l’adjoint aux finances du Capitole, Sacha Briand va tenir un point presse. Ce sera la seconde vague de la contre-attaque.

Ce déploiement d’artillerie n’est pas de trop. Il est à la hauteur de l’enjeu.

Laurent Dubois (@laurentdub)

23 Juin

Nom « Occitanie » pour la Région : qui va voter quoi ?

J-1. Dans moins de 24 heures, les conseillers régionaux vont voter le nom de la région. Une seule proposition sur la table : Occitanie et son « sous-titre » Pyrénées-Méditerranée.

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Le scrutin ne présente pas vraiment de suspens. L’issue est (quasiment) connue d’avance. Carole Delga dispose d’une majorité. La seule inconnue est le score. Large ou étriqué ?

En attendant le verdict des urnes ou plutôt des boîtiers électroniques, état des lieux et rapport des forces.

L’assemblée régionale est composée de 158 élus. Des élus repartis en 5 groupes (Socialiste Républicain et Citoyen, Nouveau Monde En Commun, Front National, PRG, Union des élus de la Droite et Centre) mais on compte également 1 non inscrite. Des réunions vont se tenir ce jeudi soir (20 heures pour le PS) et vendredi matin (8 heures 30 pour la Droite et le Centre, 9 heures du côté du Front National). Toutes les positions ne sont pas clairement arrêtées.

Néanmoins, il est possible de faire un pointage. Un pointage qui peut évoluer au fil des heures. Mais les grandes lignes ne doivent pas bouger.

Vendredi 24 juin tous les élus vont devoir trancher entre trois votes : Pour, Contre, Abstention. Quelles proportions de remplissages pour chacun de ses 3 cases ? Eléments de réponse.

Vote Pour. L’immense majorité du groupe PS et des 49 élus. La totalité de la composante Europe-Ecologie-Les Verts ce qui représente 21 élus. La quasi totalité des 17 radicaux de gauche. 1 élu de droite (Bernard Carayon)

Vote Contre. La totalité du groupe FN et ses 40 élus.

Abstention. 2 à 4 abstentions dans le groupe PS. 4 abstentions dans le sous groupe « Parti de Gauche » de Nouveau Monde En Commun. 2 absentions dans le groupe PRG.

Le groupe de la Droite et du Centre n’a pas encore arrêté sa position. Il penche majoritairement du côté du Vote Contre. Mais, pour éviter de faire front uni avec le Front National, une abstention massive est possible.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Toulouse : la gauche pointe la « cagnotte » de Jean-Luc Moudenc

Le lieu est symbolique et un brin décalé. Ce jeudi 23 juin, l’opposition socialiste toulousaine a tenu une conférence de presse dans ses locaux contigus du… Crédit Municipal. Généralement, l’endroit accueille les personnes en manque d’argent et qui recherchent un prêt ou un crédit. Mais, pour une fois, le Crédit Municipal a servi d’écrin à un problème de riches. Les élus socialistes du Capitole (Pierre Cohen, Joël Carreiras, Romain Cujives, Isabelle Hardy) pointent l’existence d’une « cagnotte » municipale. Epargne abondante, surplus d’impôt, augmentation des dotations de l’Etat. Les opposants de Jean-Luc Moudenc veulent faire passer le maire de Toulouse à la « caisse ». Ils demandent une redistribution des surplus budgétaires.

L'opposition PS durant sa conférence de presse (Photo : Laurent Dubois / France 3)

L’opposition PS durant sa conférence de presse (Photo : Laurent Dubois / France 3)

Lundi 27 juin, le compte administratif de la mairie de Toulouse va être présenté en conseil municipal. L’opposition a épluché les chiffres. Pour Pierre Cohen, ils dévoilent le « discours mensonger et alarmiste » de Jean-Luc Moudenc sur l’état des finances toulousaines. La municipalité est, selon l’ancien locataire du Capitole, enfermée dans le « dogme de la dette zéro « . Cette ligne conduit à des restrictions pour les services publics et une augmentation de la fiscalité. Mais, selon Pierre Cohen, ce sont des faux arguments. Les caisses ne sont pas vides. Au contraire.

L’opposition socialiste chiffre l’épargne brute à 74 millions d’euros et parle d’un surplus d’impôt pour un montant de 38 millions d’euros. A ces enveloppes, Joël Carreiras ajoute une somme qui n’est pas inscrite dans le compte administratif. François Hollande a annoncé un gel des baisses de dotation de l’Etat. Cette mesure doit (mécaniquement) offrir 6 millions d’euros au Capitole. Cela correspond, selon l’ancien adjoint aux finances, à 3 points de fiscalité. Il pose une (vraie-fausse) question. Une question qui contient la réponse : « pourquoi ne pas répercuter ? « .

L’opposition met en parallèle les coupes dans les budgets des associations (-1,5 million d’euros) ou dans la masse salariale du Capitole (-13 millions d’euros par rapport au budget primitif) et les marges de manœuvres dont dispose la mairie. Des marges de manœuvres qui existent mais que Jean-Luc Moudenc refuse d’utiliser, selon son opposition, pour des raisons dogmatiques.

« Il y a un trop perçu de recettes, un surplus d’épargne qui a augmenté bien plus que la baisse des dotations de l’Etat et Jean-Luc Moudenc préfère ponctionner dans le pouvoir d’achat des Toulousains en remettant en cause la gratuité de la cantine ou en réduisant les services publics. Il s’enferme dans le dogme de l’investissement exclusivement par l’épargne (ndlr sans recourir à l’emprunt). Nous sommes la seule ville de France à agir de la sorte. Il n’y a pas une seule autre ville qui fait cela » déclare Pierre Cohen.

Les socialistes ne sont pas les seuls à tenir ce discours. Les Écologistes et le Parti Communiste sont exactement sur la même ligne. C’est toute la gauche municipale qui entonne un air bien connu en Angleterre : I Want My Money Back. Rendez-moi mon argent.

Réponse du détenteur de la « cagnotte » demain. Après le point presse d’EELV (mardi 21 juin), du PCF (mercredi 22 juin) et du PS ce 23 juin, ce sera au tour de Jean-Luc Moudenc de s’exprimer sur ce sujet.

Laurent Dubois (@laurentdub)

A Balma, la majorité de Vincent Terrail-Novès se fissure

Le maire LR de Balma, dans la banlieue de Toulouse, vient de retirer leurs délégations à deux adjoints et une conseillère déléguée. 5 élus de la majorité sortie des urnes en mars 2014 dénoncent les méthodes du nouveau maire.

Vincent Terrail-Novès, los de son élection en mars 2014.

Vincent Terrail-Novès, los de son élection en mars 2014.

Mais que se passe-t-il à Balma, paisible commune de la métropole toulousaine ? La majorité du maire Vincent Terrail-Novès, également vice-président de Toulouse Métropole et conseiller régional, s’est fissurée récemment après deux ans de mandat. Le 16 juin dernier, le conseil municipal, sur proposition du maire a retiré à l’adjoint Jean-Jacques Capelli sa délégation à la gestion et au budget, à Corinne Rigole celle de la vie associative et enfin celle de la conseillère déléguée à la cohésion sociale Florence Duterne.

Depuis, le site internet de la mairie de Balma a été rapidement mis à jour et les nouvelles délégations y sont inscrites.

Au total, 7 élus de la majorité de droite ont « proposé au maire une autre façon de travailler pour améliorer le fonctionnement général du groupe, la prise de décision et faire les meilleurs choix pour la commune« . Une proposition « violemment rejetée par le maire », qui dans la foulée a organisé ce « remaniement » parmi ses adjoints.

Alors l’ancien tête de liste aux régionales pour Dominique Reynié dans le département de la Haute-Garonne fait-il preuve d’un excès d’autorité ?

« On n’a pas de problèmes sur le programme pour lequel nous avons été élus, explique Jean-Jacques Capelli, l’un des adjoints « puni » par le maire de Balma. C’est davantage sur la méthode. On veut avoir le droit de débattre au sein de la majorité des dossiers importants, pas de tout évidemment, mais sur les choses importantes, il faut pouvoir discuter ! » 

Ces élus ont « tenté à plusieurs reprises de demander au maire que l’on puisse donner notre point de vue et débattre sur certains dossiers, continue-t-il. Nous n’avons pas été écoutés. Comme nous n’avions pas d’autres solutions, nous avons donc décidé de boycotté le conseil municipal du 16 juin au cours duquel nous avons été rétrogradés ». 

Du pain béni pour l’opposition, qui a perdu la ville de Balma aux dernières municipales. Le socialiste Laurent Méric, a dénoncé sur facebook « un maire incapable de fédérer son équipe, de permettre une cohésion et de donner le sens ».

Mais pour Vincent Terrail-Novès, « ce n’est pas sérieux. Il n’y a pas dans la majorité  20 imbéciles qui subissent ce que je leur impose ! ». Pour lui, ces changements ont été imposés par « des mauvais retours du terrain » et le souhait du groupe majoritaire de mieux bordurer les délégations des élus pour améliorer le fonctionnement de l’administration municipale. « J’ai proposé à ces élus, par écrit, explique-t-il, de retravailler le champ de leurs délégations. Ils ont refusé. Nous étions donc dans une situation de blocage ». 

Quant aux reproches formulés par ces élus sur la méthode du nouveau maire, Vincent Terrail-Novès conteste tout refus de dialogue : « Dans une collectivité il n’y a pas 25 maires ou 25 adjoints. Il y a un certain nombre d’adjoints qui prennent chaque jour des dizaines de décisions et on ne peut pas tout faire valider par tout le monde ! Mais sur les gros dossiers, comme le budget ou l’armement de la police municipale, j’ai toujours consulté ma majorité ». 

Pour le maire, ces élus contestataires ont, « comme tout le monde, le droit à l’erreur. Il faut assumer« . Vincent Terrail-Novès qui indique que certains de ces membres de la majorité ne sont venus « qu’une ou deux fois aux 17 réunions de groupe que j’ai organisées. Quand on veut débattre, il faut venir aux réunions ! ».

Quant aux élus « réfractaires », ils ont décidé de ne pas démissionner du conseil municipal, « par respect pour les Balmanais qui nous ont élus » et se donnent quelques semaines pour décider de leur avenir. Vont-il créer un groupe au sein du conseil municipal ? « Aucune décision n’est prise, nous ferons cela dans la collégialité, explique Jean-Jacques Capelli. Nous n’avons pas de chef. Nous faisons tout pour éviter le dirigisme, ce n’est pas pour faire pareil à plus petite échelle ». 

Fabrice Valéry (@fabvalery)

22 Juin

Les maires renvoyés à leurs chères études ?

Question sensible qu’a soulignée l’élu LR du Tarn et Garonne François Bonhomme devant le Sénat ce mardi. Qui va payer pour les nouveaux manuels scolaires avec le changement de programmes annoncés dès la rentrée prochaine dans le Primaire notamment ?

Chers manuels scolaires ! (Photo MaxPPP) Les éditeurs font le maximum pour que les millions de manuels soient prêts à la rentrée 2016, date de la mise en place des nouveaux programmes scolaires (MaxPPP TagID: maxstockworld339539.jpg) [Photo via MaxPPP]

Chers manuels scolaires ! (Photo MaxPPP)

La pilule des rythmes scolaires pas encore digérée que les maires risquent d’en avoir une autre à avaler. Même si la saison est au retour des couleuvres, le serpent de mer de « qui paie les nouveaux livres de l’école » refait surface. « L’achat des manuels n’étant pas une obligation pour les communes (…) Dans la pratique, il est fréquent que celles-ci acceptent une prise en charge partielle ou totale. Le budget des communes pour l’équipement des écoles varie de 13 à 130 euros par enfant et par an ». François Bonhomme redoute d’emblée des disparités entre communes.  Sa question au gouvernement sur ce qu’il compte faire s’adresse donc à la secrétaire d’Etat en charge de l’égalité réelle.

L’option documents photocopiés ou en ligne

Réponse de Ericka Bareigts : « Les manuels ne sont pas un support obligatoire d’enseignement. Le recours à des documents photocopiés est pris en charge par l’État. 7,7 millions d’euros sont inscrits, à cette fin, en loi de finances initiale 2016 pour le premier degré. D’autres documents sont mis en ligne. En maternelle, par exemple, un livre numérique propose de nombreuses ressources didactiques et pédagogiques. Vous le voyez : le ministère propose des postes concrets aux collectivités territoriales, sans occasionner de nouvelles dépenses. »

Liberté pédagogique et réalité

Pas convaincu François Bonhomme reprend une dernière fois le micro : « Votre réponse me rend dubitatif. Certes, les enseignants jouissent d’une liberté pédagogique mais vous n’ignorez pas comment les choses se passent : c’est aux maires qu’il revient, lorsque les enseignants se tournent vers eux, d’assumer les contraintes nouvelles imposées par l’État – compétent, en la matière, plus que quiconque… »

Réponse concrète à la rentrée.

 

Patrick Noviello

Bernard Debré : « Nicolas Sarkozy doit quitter la présidence du parti et assumer sa candidature »

Bernard Debré est, ce mercredi 22 juin, à Toulouse. L’ancien ministre et député de Paris continue à porter la parole filloniste dans un tour de France qui le ramène dans le Sud-Ouest. Après Bordeaux en mars dernier, c’est au tour de la ville Rose. Et c’est toujours pour la même cause : présenter le programme de François Fillon. L’urologue parisien défend la candidature de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Dans une interview exclusive, Bernard Debré explique son soutien à François Fillon et demande la démission de Nicolas Sarkozy de la présidence de LR. 

Au-delà de la primaire, le fils du père de la Vème République s’exprime également sur la situation sociale du pays, l’islamisme et… le nom Occitanie pour la grande région LRMP.

Bernard Debré, député de Paris et soutien de François Fillon Photo : MaxPPP

Bernard Debré, député de Paris et soutien de François Fillon Photo : MaxPPP

Le Blog Politique. Vous venez à Toulouse en tant que porte-parole de François Fillon. Pourquoi soutenez-vous l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy ?

Bernard Debré. Tout d’abord parce que François Fillon est un homme honnête, qui fait ce qu’il dit et qui dit ce qu’il fait. Ensuite, il est, à mes yeux, l’homme de la situation et le candidat qui dispose du meilleur programme pour la France de demain. Nous avons besoin d’un Président qui a une expérience du pouvoir et une vision pour notre pays. François Fillon est le seul dans ce cas.

Le Blog Politique. Vous êtes le fils du père de la Constitution de la Ve République. Michel Debré et le général de Gaulle voulaient placer l’élection présidentielle au dessus des partis. Le fait de soutenir un candidat à une primaire ce n’est pas un « crime » de lèse paternité ?

Bernard Debré. Pas du tout. Si en effet, mon père et le général de Gaulle avaient souhaité que le Président soit un arbitre de la vie politique, c’était d’abord et avant tout pour ne pas connaître à nouveau les dérives autoritaires qu’avait connues notre pays. Il faut évoluer et vivre avec son temps. Il nous fallait dépasser ce stade pour aboutir à plus de démocratie et permettre à tous les citoyens de choisir leur candidat. Déjà en 1990, j’avais défendu l’idée de primaires au niveau local. Pourquoi dès lors ne pas élargir ceci au plan national ?

Le Blog Politique. Dans les sondages, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont les deux challengers de la primaire. Comment François Fillon peut-il espérer regagner du terrain ?

Bernard Debré. Je suis persuadé que les Français sauront faire la différence. François Fillon est un homme honnête, disponible et proche des gens. Issu du terroir sarthois, il connaît parfaitement bien la vie des Français. Et c’est en multipliant les rencontres et les déplacements, comme il le fait depuis plusieurs mois, qu’il remontera la pente.

Le Blog Politique. Votre frère, Jean-Louis Debré, est très critique sur Nicolas Sarkozy. Vous partagez son point de vue ?

Bernard Debré. On en peut dire pas que je sois un fervent soutien de Nicolas Sarkozy. S’il est tout-à-fait légitime à se présenter à la primaire, il me semble toutefois qu’il doive démissionner immédiatement de la présidence du parti, afin de clarifier la situation. Il doit quitter la présidence du parti et assumer sa candidature dont personne ne doute à Paris comme en province. Les français ne sont pas dupes. Il demeure néanmoins un candidat énergique et fut, je le rappelle, le Président de la République qui permit à notre pays de subir la crise de 2008 sans connaître la même déliquescence que la Grèce.

Le Blog Politique. Vous trouvez qu’Alain Juppé n’est pas assez fonceur. A la différence de François Fillon ?

Bernard Debré. Alain Juppé, que je connais bien, a toutes les raisons de se présenter à la primaire de la droite et du centre. Mais, pour moi, il n’est pas le « meilleur d’entre-nous », même si je le respecte énormément et il le sait.

Le Blog Politique. Cette semaine de nouvelles manifestations sont prévues. Le premier ministre, Manuel Valls demande à la CGT de les reporter pour cause d’euro. Vous partagez ce point de vue ?

Bernard Debré. Le gouvernement de Manuel Valls est incapable de gérer une situation qu’il a lui-même créée. Nous sommes en état d’urgence et l’Euro est maintenu. Comment accepte-t-on dès lors que des manifestations aussi violentes que celles auxquelles nous avons à faire face soient encore autorisées ? Et que dire de Nuit Debout ! Soyons sérieux cinq minutes. Que le gouvernement assume son rôle plutôt que de laisser la chienlit s’installer durablement.

Le Blog Politique. Faut-il interdire les manifestations ?

Bernard Debré. Interdire ? Certainement pas. L’état d’urgence autorise les manifestations. Mais il faut un meilleur encadrement et ne surtout pas permettre à des organisations syndicales de faire de la politique et d’insulter, comme la CGT l’a fait, les policiers.

Le Blog Politique.  Le gouvernement pointe la responsabilité de la CGT dans les violences qui accompagnent les manifestations. Pensez-vous que la CGT est un syndicat de casseurs ?

Bernard Debré. Un syndicat de casseurs ? N’exagérons rien. Mais il est vrai que la CGT met tout en œuvre pour créer un climat pré-insurrectionnel avec l’aval tacite du gouvernement.

Le Blog Politique. Vous avez qualifié la loi El-Khomri de loi El Connerie. Le Sénat vient de retoucher le texte adopté au forceps à l’Assemblée Nationale. Le projet est moins c… ?

Bernard Debré. S’agissant du qualificatif utilisé, comme je l’ai déjà expliqué il s’agissait d’un lapsus. J’ai d’ailleurs présenté tout de suite après mes excuses à la ministre et nous en avons parlé de vive voix tous les deux. L’affaire est close. Le texte du Sénat me semble en effet plus adapté et surtout moins vide de sens ! Car qui lirait le texte adopté à l’Assemblée nationale comprendrait rapidement qu’il était en réalité complètement vide de toute portée significative.

Le Blog Politique. Vous venez dans une ville meurtrie par l’islamisme et qui a connu l’affaire Merah. Quelles solutions pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme ?

Bernard Debré. Il faut tout d’abord, et c’est primordial, permettre aux musulmans de France de pratiquer leur culte dans les limites qu’imposent la République. Ensuite, s’agissant de la lutte contre le terrorisme, il faut continuer les perquisitions, les écoutes et les arrestations, tout en développant les infiltrations, empêcher les individus partis en Syrie et en Irak de pouvoir revenir tranquillement en France, et couper les moyens de financement des terroristes, en luttant contre le trafic de drogue qui finance directement leurs activités, en gelant les avoirs suspects, en conditionnant nos partenariats avec les pays soutenant DAESH, en discutant à nouveau avec les forces politiques syriennes qui combattent ces fous de Dieu, et en continuant la fragilisation militaire d’un régime dangereux qui prône la mort.

Le Blog Politique. Toulouse, en juin 2016 c’est également une des villes de l’Euro. Vous êtes un amateur de ballon rond ? Une équipe favorite ?

Bernard Debré. Oui. L’équipe de France ! Et tout élu parisien que je suis, je soutiens bien évidemment le Paris Saint-Germain.

Le Blog Politique. La nouvelle grande région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées va probablement s’appeler Occitanie. Le sentiment du député de Paris sur ce nom  ?

Bernard Debré. Les grandes régions sont un non-sens. Mais si les habitants de cette nouvelle région ont choisi l’Occitanie, il faut s’y soumettre !

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

Le nom Occitanie pour la région sera sous-titré « Pyrénées-Méditerranée »

INFO FRANCE 3 MIDI-PYRENEES –  Les conseillers régionaux ont reçu, mardi 21 juin, la résolution sur le nom de la Région. Une résolution qui sera soumise à leur vote vendredi lors de l’assemblée plénière à Montpellier. Sans surprise, c’est le nom Occitanie, qui sera proposé mais complété par un « sous-titre », Pyrénées-Méditerranée.

Photo MaxPPP

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Le texte comporte 6 articles. Il porte sur le nom de la Région (article 1) mais aussi sur la localisation de l’Hôtel de Région à Toulouse (article 3) et la localisation des assemblées plénières dans l’aire urbaine de Montpellier (article 4).

S’agissant précisément du nom de la Région, la résolution indique : « proposer au gouvernement que la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées soit dénommée définitivement « Occitanie ». Ce nom sera enrichi dans la communication institutionnelle de la Région par une référence permanente aux Pyrénées et à la Méditerranée. Ces termes pourront être, dans certaines occasions, traduits en langues catalane et occitane ». 

Pendant un temps, la possibilité d’une résolution soumettant au vote plusieurs noms a été évoquée. Mais le choix final est de mettre un vote le seul nom d’Occitanie. De même, la possibilité de mettre un « sous titre » (Languedoc ou Pyrénées) a été évoqué et elle se traduit dans les faits.. Le document envoyé aux conseillers régionaux évoque « une référence permanente » et cela « dans la communication institutionnelle« .

La Région LRMP met ses pas dans ceux de « Hauts-de-France ». Une région qui a également choisi d’associer à son nom un « sous-titre » : Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Néanmoins l’ex Languedoc-Roussillon-Mid-Pyrénées fait dans la référence géographique (Pyrénées et Méditerranée) alors que « Hauts-de-France » reprend le nom de territoires.

Autre différence, le fait d’encadrer Occitanie de Pyrénées et Méditerranée permet de délimiter un territoire Occitan qui s’étend normalement de Bordeaux en passant par Limoges et l’Italie.

Dans un courrier (qui, selon une source, n’est jamais arrivée sur le bureau de Carole Delga), le président de l’Aquitaine soulève le fait que LRMP ne pouvait pas annexer une Occitanie qui dépasse largement les limites de son territoire. L’ajout de Pyrénées (même si le pays basque et une partie de l’Aquitaine sont également pyrénéennes) et de Méditerranée (même si elle s’étend jusqu’aux plages niçoises) permet de mieux délimiter l’Occitanie version Toulouse et Montpellier.

Concrètement, Occitanie-Pyrénées-Méditerranée va fleurir le courrier administratif ou les supports promotionnels de la Région.

Petite surprise. Ces mentions pourront être traduites en langues catalanes et occitanes. La résolution se contente de parler de « certaines occasions« . Reste à savoir lesquelles. Il semble évident que les manifestations culturelles occitanes et catalanes (festivals, concerts, conférences) bénéficiant des subventions régionales vont également pouvoir bénéficier de matériels de communication (banderoles et logos) « occitanisés » et « catalanisés ».

La résolution qui est arrivée dans la boite aux lettres des conseillers régionaux a toutes les chances d’être votée.

Occitanie peut compter sur les voix de la majorité plurielle de Carole Delga ( PS, PRG, Nouveau Monde En Commun (en dehors peut être de 2 ou 3 absentions du coté du PG)) mais également sur des voix de droite. Bernard Carayon (nouvellement réintégré dans le groupe de Christophe Rivenq) a notamment précisé qu’il votera pour Occitanie. Ou plus précisément, vu le texte de la résolution, pour Occitanie-Pyrénées-Méditerranée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

21 Juin

Occitanie : vendeur ou pas ?

Photo MaxPPP

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L’opération de lobbying se poursuit autour du nom possible de la future Région. Ainsi ce sont 53 chefs d’entreprises qui répondent pour Occitanie. Une initiative lancée par Convergéncia Occitana et Pais Nostre. « L’Occitanie est un beau nom de baptême pour notre Région. L’Occitanie porte des valeurs, un savoir et un dynamisme économique » peut-on lire en préambule de la liste des 53 signataires. Mais d’autres voix dissonantes se font aussi entendre dans le milieu économique.

 

La marque Occitanie

 

Alors « Occitanie » vendeur ou pas ? « Oui pour ceux qui ont pris cette marque pour leurs produits, mais pas pour les autres » ironise Jean-Louis Chauzy. Le Président du CESR n’en démord pas. Pour lui, le nom le plus stratégique reste « Languedoc-Pyrénées ». « Allez demander aux professionnels de l’hôtellerie de plein air ce qu’ils pensent d’Occitanie, eux qui ont fait toute leur promo sur le terme de Languedoc… »

 

Pourtant parmi les signataires cités plus haut un professionnel du tourisme plus que convaincu. Pour Julien Roumagnac, « l’Occitan fait partie de nos racines, de notre culture ». « Avec toutes ses valeurs, il est aussi notre histoire » précise le délégué de l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière de Haute-Garonne. Il estime également que ce nom fait déjà l’unanimité : « Au cours des discussions au coin du comptoir que j’ai pu avoir, je crois n’avoir entendu personne dire qu’il était contre ».

 

Au-delà de nos frontières

 

Seulement comme l’a rappelé ce lundi à Carole Delga son homologue aquitain Alain Rousset, l’Occitanie va bien au-delà de nos frontières administratives. « L’Occitanie est un espace qui commence à Bordeaux en passant par Limoges, Clermont-Ferrand, Grenoble, descend jusqu’à Nice et s’arrête à Narbonne. Nous n’en représentons que 30% » précise Jean-Louis Chauzy pour enfoncer le clou. D’autres acteurs économiques en dehors de LR-MP qui avaient misé sur cette appellation pourraient donc également en prendre ombrage.

 

Quant à envisager « Occitanie » comme un nom porteur à l’export, là encore les avis divergent. « Mais ça ne veut rien dire. Vous croyez que les Hauts-de-France on sait où c’est vu de l’étranger ? A une époque, les américains plaçaient même Paris à hauteur de Lyon sur une carte de France » tempère Gérard Ramond, président de la CGPME du Tarn et Garonne. « Comme le Pays Basque en son temps, l’Occitanie prendra sa place dans le paysage » argumente également Julien Roumagnac. D’autres qu’eux auraient préféré une appellation incluant « Midi », « Sud » ou au moins « Méditerranée » pour donner des repères à l’extérieur, si ce n’est de notre pays, au moins de notre grande région.

 

« Languedoc », le mieux orthographié

 

Dernier argument mettant en avant « Languedoc » porté cette fois-ci par une TPE toulousaine. « Lors de nos votes personnels pour le nouveau nom de notre région, nous nous sommes aperçus que certaines propositions étaient particulièrement difficiles à orthographier. Nous nous sommes donc penchés sur les difficultés que pouvaient rencontrer les habitants ou les touristes en écrivant le nouveau nom » expliquent les responsables de Cordial, experte en correction orthographique avancée. En se concentrant sur « le nombre de graphies erronées rencontrées sur chaque nom envisagé, le nouveau nom de région serait « Languedoc » grâce à un sans faute. Sur la deuxième marche du podium : « Occitanie ». »

Patrick Noviello

20 Juin

Primaire à Gauche : Christophe Borgel « la primaire sera plus ouverte qu’en 2011 »

C’est l’annonce du week-end et elle conditionne la présidentielle de 2017. Vendredi 17 juin, le premier secrétaire du parti socialiste crée la surprise. Jean-Christophe Cambadélis annonce que les instances nationales de son parti vont se pencher sur l’organisation d’une primaire.

Samedi 18 juin, le bureau national approuve  le projet à l’unanimité . Ce n’est pas la première fois que le parti socialiste se lance dans une primaire ouverte. La précédente (co-organisée avec le Parti Radical de Gauche) remonte à 2011 et elle a ouvert les portes de la présidentielle à…François Hollande. Mais la cuvée 2016 présente une particularité unique : le président sortant peut participer à la compétition. Un chef de l’Etat toujours en exercice qui concourt à une primaire, c’est du jamais vu à gauche comme à droite.

Le numéro 3 du parti socialiste et député de Haute-Garonne Christophe Borgel revient sur ce tournant dans la course à l’Elysée. Interview.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et Christophe Borgel, numéro 3 du PS. Photo : MaxPPP

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et Christophe Borgel, numéro 3 du PS. Photo : MaxPPP

Le Blog Politique. L’annonce de l’organisation d’une primaire à gauche a surpris tout le monde. Pourquoi cette accélération subite ? 

Christophe Borgel. Ce n’est pas subit. Jean-Christophe Cambadélis parle d’une primaire depuis le début de l’année. Il y avait sur la table trois hypothèses : pas de primaire, une primaire et l’organisation d’un congrès extraordinaire. Certains ont pensé qu’un congrès extraordinaire n’est pas une solution. Ne pas organiser de primaire n’était pas non plus une solution.

Le Blog Politique. Sur le papier, il s’agit d’une primaire ouverte. Mais, le PC et Europe Ecologie refusent de participer. Ce sera une primaire réduite aux courants du PS ? 

Christophe Borgel. J’ai vu la déclaration d’Europe Ecologie. Cela revient à acter la division de la gauche et c’est une erreur. C’est le meilleur moyen pour acter l’absence de la gauche du second tour de l’élection présidentielle. La division, c’est l’élimination du camp de la gauche. De notre côté, on veut réunir la gauche. Sur la plan social on voit ce que prépare la droite quand on regarde ce qui ressort de l’examen de la loi El Khomri par le sénat (ndlr un sénat dans lequel la droite est majoritaire) ou quand on entend le discours de Nicolas Sarkozy sur les minorités. Cela fait six mois que nous discutons avec nos partenaires et on nous ballade. Nous prenons nos responsabilités et nous continuerons à essayer de convaincre nos partenaires de nous rejoindre.

La primaire sera plus ouverte qu’en 2011

Le Blog Politique. Vous renvoyez le PC et EELV à leur responsabilité. Mais seul le résultat compte et votre primaire risque d’être une primaire light. Une micro primaire recroquevillée sur le PS.

Christophe Borgel. Non. La primaire sera plus ouverte qu’en 2011. Je ne veux pas parler à la place des radicaux de gauche. Mais ils ont accepté de participer en 2011 et je ne vois pas pourquoi ils ne rejoindraient pas en 2016. Mais il y a aussi tous les représentants ou toutes les composantes de la Belle Alliance Populaire (ndlr mouvement lancé en avril 2016) avec des écologistes  comme François de Rugy ou le Front Démocrate de Jean-Luc Bennhamias mais aussi des personnalités.

Le Blog Politique. L’organisation d’une primaire est plutôt une bonne nouvelle pour François Hollande. Cela peut libérer le terrain en éliminant des candidats avant le 1er tour. Vous avez eu un retour de l’Elysée ? Quel est l’état d’esprit de François Hollande.

François Hollande pas mécontent d’avoir un débat sur ce que nous avons fait pendant 5 ans au gouvernement

Christophe Borgel. Je ne parle jamais à la place du président de la République. Ce n’est pas moi qui l’ai eu directement mais le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis. Il ne semble pas mécontent de pouvoir avoir un débat sur ce que nous avons fait depuis 6 ans au gouvernement mais également de pouvoir se projeter dans l’avenir. François Hollande a annoncé qu’il s’exprimerait pour dire s’il est ou non candidat fin décembre.

Le Blog Politique. Concrètement comment va se dérouler la primaire ? On connait la date. Ce sera fin janvier. Mais on va revivre ce que nous avons connu en 2011 avec des débats télévisés ?

Christophe Borgel. Je commence juste à travailler dessus. Je ne sais pas communiquer sur une organisation qui n’est pas encore en place. Mais cela ressemblera à 2011.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

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