02 Déc

Législatives : la députée frondeuse du Tarn Linda Gourjade candidate sans passer par le PS

C’est fini. Au PS 81, comme dans toute la France, les inscriptions sont closes. Dans le Tarn, une députée (sortante) manque à l’appel. Linda Gourjade n’a pas déposé sa candidature. Le patron des élections au PS, Christophe Borgel, confirme l’information. Mais Linda Gourjade ne renonce pas à son siège et annonce qu’elle sera tout de même en piste pour les législatives de juin prochain. Un duel s’annonce sur la 3ème circonscription du Tarn. Un duel entre le PS et une de ses futures ex-députées.

Linda Gourjade, députée du Tarn. Photo : MaxPPP

Linda Gourjade, députée du Tarn. Photo : MaxPPP

Dans plusieurs départements d’Occitanie, des sortants raccrochent. Mais, à la différence du Gersois Philippe Martin ou de l’ariégeoise Laurence Massat, Linda Gourjade n’invoque pas un besoin de renouvellement ou la loi anti-cumul. La députée tarnaise n’annonce d’ailleurs pas son retrait des législatives. La « frondeuse » qui a signé une motion de censure contre le gouvernement Valls ne sollicite pas l’investiture des militants socialistes. Mais elle déclare qu’elle sera malgré tout candidate.

Comme le précise son collaborateur parlementaire, Marc Gauché : « Ce ne sont pas 30 ou 40 militants qui doivent décider par un vote interne. Ce sont les électeurs qui doivent se prononcer ».

Linda Gourjade et son entourage refusent d’employer l’expression. Mais c’est bien une candidature « hors parti » qui se profile. Les députés sortants ne sont pas exonérés de la procédure pour les investitures. Ils doivent déposer une candidature. En Haute-Garonne, le plus ancien député de France, Gérard Bapt a respecté la formalité. Dans le Tarn, les militants et les élus socialistes sont d’ailleurs bien placés pour savoir que ce n’est pas toujours sans danger. En 2006, le député sortant de la 1er circonscription, Paul Quilès a été éliminé par le vote des militants.

Linda Gourjade peut difficilement ignorer la jurisprudence Quilès. Son refus de passer devant les militants s’explique (probablement) par le précédent de l’ancien ministre de François Mitterrand. Linda Gourjade risque de payer « cash » sa Fronde permanente contre la politique gouvernementale. Pour éviter la foudre, Linda Gourjade se met à l’abri d’un vote militant. C’est transparent. Son bras droit, Marc Gauché, essaie de sauver les apparences et tente une justification : « Linda Gourjade n’a pas besoin de déposer une candidature car elle l’a en quelque sorte déjà fait puisque c’est une circonscription réservée à une femme« .

EN VIDEO / Linda Gourjade explique à France 3 Tarn pourquoi elle est candidate sans passer par le vote des militants :


Mais un socialiste « historique » rappelle les règles du jeu. Ancien sénateur et ex-patron des socialistes de Haute-Garonne, Bertrand Auban précise : « une circonscription réservée femme signifie que seules des femmes peuvent être candidates mais elles doivent déposer une candidature, sortante ou pas sortante« .

Malgré des précautions oratoires et des pirouettes rhétoriques, Linda Gourjade est donc candidate et sans l’étiquette socialiste.

Du côté du PS, l’issue est connue d’avance. Le suspens est inexistant. Les militants ont un seul choix sur la table : Lysiane Louis et son suppléant Luc Picard. Un casting qui a, d’ailleurs, le soutien du premier fédéral, Patrick Vieu.

Le retrait surprise de François Hollande ne changera pas la donne. Linda Gourjade est en phase avec une gauche du PS qui peut gagner une primaire rendue ouverte par le renoncement du président sortant. Mais ce nouveau rapport de force ne changera pas un point crucial : Linda Gourjade refuse de respecter les statuts du parti et n’a pas déposé de candidature à l’investiture. Ses soutiens ont conscience du caractère irrévocable de cette position. Ils le regrettent et ne comprennent pas la ligne de Linda Gourjade.

Ancienne députée du Tarn, Monique Collange estime : « Linda a fait un vrai boulot sur le terrain. Elle est très présente. Elle aurait pu se présenter en interne quitte à boycotter des réunions si elle estimait qu’on lui mettait les battons dans les roues« .

Laurent Dubois (@laurentdub)

« Politic Café » #12 : avec Hollande, Pinel, Fillon et Delga dedans

Politic Café

Il y a du lourd cette semaine dans la 12ème livraison de notre module vidéo de commentaires des infos politiques de la semaine :

  • le retrait de François Hollande et la candidature à la présidentielle de Sylvia Pinel
  • la région Occitanie qui compte peu de soutiens de François Fillon
  • le Conseil régional et Carole Delga qui se constituent parties civiles dans l’affaire AWF.

01 Déc

Hollande : « une infinie tristesse » pour Philippe Martin… et autres réactions dans la région

François Hollande et Philippe Martin à L'Elysée, lundi 28 novembre 2016

François Hollande et Philippe Martin à L’Elysée, lundi 28 novembre 2016

C’est une première sous la Ve République. Un locataire de l’Elysée renonce à briguer un second mandat. François Hollande se retire de la course à la présidentielle.

L’ancien ministre de l’Ecologie de François Hollande, Philippe Martin réagit :

Une infinie tristesse. Un sentiment de gâchis et pas mal de haine pour tous ceux qui lui doivent tant et qui, ces dernières semaines, ont tout fait pour l’empêcher de faire ce qu’il voulait par dessus : défendre un bilan qui est une fierté collective »

Jean-Michel Baylet, Ministre de l’aménagement du territoire :

Justice lui sera vite rendue, François Hollande est un grand Président de la République »

Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse :

Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier :

Je salue sa lucidité, son courage d’admettre qu’il n’était pas en situation de rassembler les Français. (…) Il est grandement l’heure de « Réparer la République ».

Georges Méric, Président (PS) du conseil départemental de Haute-Garonne

La décision de François Hollande de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle est un acte courageux, respectable, qui témoigne d’une grande dignité.Dans un contexte de crise économique et politique profonde, François Hollande a fait le choix d’assumer la fonction présidentielle jusqu’à son terme, en renonçant à une campagne qui aurait été difficile pour l’ensemble de la gauche »

Le PCF 31 :

C’est sur la base des échecs de sa politique que Hollande s’en va et le constat sera le même pour Valls. Il faut créer les conditions d’un candidat unique sur des bases claires même si certains ont du mal à retirer leur candidature »

Sylvia Pinel, candidate PRG à l’élection présidentielle :

François Hollande laisse le pays dans une situation assainie et offre à la gauche de nouvelles perspectives pour rassembler les français »

Pierre Medevielle, Président de l’UDI 31 :

La renonciation de François Hollande à une nouvelle candidature est une preuve de lucidité mais aussi signe l’échec du quinquennat. »

Francis Daspe, responsable départemental Parti de Gauche 66 :

Le 2 décembre est la date anniversaire du sacre de Napoléon 1er (en 1804) et de la victoire d’Austerlitz (en 1805). Pour François Hollande, Waterloo s’est déroulé avant Austerlitz avec, ce 1er décembre 2016, sa déclaration de renoncement à se présenter aux prochaines élections présidentielles.

A l’étroit, le Conseil Régional d’Occitanie va acheter un bâtiment à Montpellier

La fusion de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon pose un problème immobilier. Les hôtels des deux ex-régions sont trop petits et les conseillers régionaux sont trop nombreux. Pour faire face au problème, depuis 11 mois, la présidente de la nouvelle Région Occitanie a choisi l’option d’une location de salles. Chacune des assemblées plénières se déroule au Parc des Expositions de Pérols, près de Montpellier. Face au montant de la facture, Carole Delga, a décidé d’acquérir un bâtiment.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.Photo : MaxPPP

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Photo : MaxPPP

L’opération va coûter plusieurs millions d’euros. Un élu régional défend le projet d’achat d’un bâtiment pour héberger les conseillers régionaux  : « ce n’est pas possible de continuer à dépenser 300 à 400 000 euros pour se réunir à Montpellier. Au moins si on acquiert un bâtiment ce sera un investissement et il sera rapidement amorti« .

La nouvelle politique immobilière de Carole Delga remonte à plusieurs mois. Comme le précise le président du bureau de l’Assemblée Régionale :

J’ai abordé le sujet avec la présidente bien avant l’été. Je confirme le projet mais je me suis engagé à conserver la conversation et les échanges en OFF et je tiens ma parole. Je connais le bâtiment concerné. Mais je n’en dirai pas plus. Parce que je l’ai promis à Carole Delga. Mais aussi pour éviter toute spéculation immobilière.

Les propos de Gérard Onesta font suite à une déclaration du Directeur Général des Services de Carole Delga. Dans les colonnes de l’hebdomadaire L’Express, Simon Munch présente la location de salles comme une solution de « moyen terme » et lance :

Nous ne resterons pas locataire en permanence et il faudra acter une stratégie immobilière

Il est encore trop tôt pour connaître les détails du nouveau logement des 158 conseillers régionaux.

Contacté par France 3 Midi-Pyrénées, le conseil régional n’a pas souhaité s’exprimer.

Mais deux faits apparaissent. D’abord, le projet immobilier est sur Montpellier. Ce choix est conforme au souhait de Carole Delga de tenir les assemblées plénières dans la préfecture du Languedoc. Un souhait exprimé lors de la campagne des régionales, réaffirmé en début de mandat, acté par le vote d’une délibération et donc renouvelé une nouvelle fois.

Ensuite, second point confirmé, le futur bâtiment ne sortira pas de terre. Il s’agit de l’achat d’un bien immobilier. Cette acquisition supposera (probablement) d’effectuer des aménagements. La création d’un hémicycle n’aurait rien de surprenant. Néanmoins, il ne s’agit pas de construire un nouvel édifice. Cette formule est économique. il est souvent moins cher d’aménager de l’existant que de construire. Un achat est également (et peut-être surtout) symbolique et même politique. Un grand chantier peut renvoyer l’image de travaux pharaoniques. Carole Delga et son directeur de cabinet (le très communiquant Laurent Blondiau) ne peuvent ignorer le caractère sensible de l’opération « un toit pour les conseillers régionaux ». L’opinion publique est allergique au marbre et l’opposition marche sur du velours quand il s’agit de crier à la folie des grandeurs.

Néanmoins, le déménagement-aménagement des élus d’Occitanie va faire des heureux : les élus eux-mêmes. De droite et de gauche, dans la majorité ou dans l’opposition, des voix s’élevent pour dénoncer le « campement » auquel ils sont condamnés depuis le début du mandat.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Affaire AWF : que veut exactement Carole Delga ?

Lundi dernier en Assemblée plénière, la Présidente de l’Occitanie a fait voter la constitution en tant que partie civile du conseil régional dans le cadre de l’affaire AWF. Son but : « avoir accès au dossier » nous répond-t-on seulement à la Région. Mais après…

Carole Delga, Présidente PS de la Région Occitanie. Photo MaxPPP

Carole Delga, Présidente PS de la Région Occitanie. Photo MaxPPP

Le débat fut houleux comme nous vous l’avons déjà indiqué dans un précédent article, mais les points sur les « i » ont été mis rapidement. Avant la mise au vote, Emmanuel Crenne, élu du Front National interpelle Carole Delga sans détour : « La Chambre Régionale des Comptes a mis en lumière un système de favoritisme avec des appels d’offres gagnés par cette société (NDR : AWF)  dans des conditions douteuses, des appels d’offre sur mesure, cette société étant parfois seule… »

Pas de favoritisme 

Aussitôt Carole Delga le coupe : « C’est faux, la Chambre Régionale des Comptes n’a pas indiqué de délit de favoritisme ». Elle explique plus tard à un autre élu de l’opposition que si cela avait été le cas, la CRC aurait transmis ce dossier au parquet. Ce qui n’a pas été fait. Lundi, toujours  lors de l’Assemblée plénière, Carole Delga a été claire à l’encontre de son opposant frontiste : « Vous n’avez pas à salir la probité de Martin Malvy ! ». Ce n’est donc pas la précédente présidence qu’elle remet en cause dans la gestion de ce dossier. Mais alors pourquoi tient-elle à ce point à avoir accès au dossier ?

« Vous n’avez qu’à lui demander ! Je ne préside pas la Région » nous répond Gérard Onesta. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé… L’élu EELV,  sous le rassemblement « Nouveau Monde » avait fait campagne face à Carole Delga en prônant plus de déontologie et de transparence dans l’institution. Pour lui, cette question sur le dossier AWF ne relève pas du bureau de l’Assemblée qu’il préside. « Je l’ai déjà dit. C’est le système d’appel d’offre qu’il faut revoir. Il laisse trop de places à d’éventuelles ententes ».

Carole Delga et Gérard Onesta, lors de leurs campagnes respectives, avaient prôné plus de transparence.

Carole Delga et Gérard Onesta, lors de leurs campagnes respectives, avaient prôné plus de transparence.

Revoir le système de sélection ?

Dans le collimateur de Gérard Onesta, ces fameuses « pondérations de la note » qui mettent en avant un critère plutôt qu’un autre dans l’attribution d’un marché. « Ainsi une entreprise peut être plus chère et moins écolo et quand même l’emporter, si le critère prioritaire était par exemple le délai de livraison. Ce qui était le cas dans le cadre de l’attribution du marché d’impression du journal de la Région à la Dépêche du Midi » précise l’élu.

Autre amélioration à apporter dans le système d’attribution selon lui : « que les commissions d’appel d’offre et les élus qui les composent aient accès aux dossiers de candidature plus tôt et qu’ils se réunissent au préalable afin de définir le cahier des charges ». « Je ne suis pas juge et en charge du dossier, mais avec de telles précautions l’affaire AWF aurait certainement pu être évitée » conclut Gérard Onesta.

Transparence maximale 

Du côté des élus de la droite et du centre, on se veut plus prudent. Sacha Briand a pris la parole en assemblée pour demander « qu’à minima,  dans le cadre de la conférence des présidents, il soit rendu compte de l’avancement de cette instruction de manière confidentielle mais que l’information et la transparence soient garanties sur le suivi de cette affaire ». « Moi je suis respectueux de la procédure judiciaire et de la présomption d’innocence » nous précise l’élu Les Républicains. « Je ne fais de procès d’intention à personne. Carole Delga a appelé à la transparence, que les choses le soient de manière maximale.» conclut-il.

Lors de sa campagne, Carole Delga avait promis un nouveau mode de gouvernance. Revoir le mode de fonctionnement d’attribution des marchés publics, pourrait en être un signe fort ! Sinon tout ça n’aura été qu’une posture…

Patrick Noviello

29 Nov

Candidature de Sylvia Pinel à l’Elysée : le PS prêt à retirer ses circonscriptions au PRG

Lundi 28 novembre, Jean-Michel Baylet a rencontré François Hollande. L’entretien portait sur la candidature de Sylvia Pinel à la présidentielle. Mais le sujet n’est pas resté cantonné à l’Elysée. Il a traversé la Seine et s’est invité à la réunion du Bureau National (BN) du PS, rue de Solférino. Visiblement, les instances nationales du PS n’ont pas apprécié l’attitude du PRG. Un « dégel » des circonscriptions réservées au « partenaire » Radical a été évoqué. Selon un membre du BN, la sanction pourrait être actée ce samedi 3 décembre.

La circonscription de Sylvia Pinel, la 2eme du Tarn-et-Garonne, est concernée.

Sylvia Pinel, députée du Tarn-et-Garonne. Photo MaxPPP

Sylvia Pinel, députée du Tarn-et-Garonne. Photo MaxPPP

La course à l’Elysée ou un accord pour les législatives, il faut choisir. Les radicaux de gauche ont décidé d’investir Sylvia Pinel, ils doivent en assumer les conséquences. C’est la ligne du Bureau National du PS. Dans moins d’une semaine, le PRG doit perdre les circonscriptions que lui réservait le parti socialiste.

Contacté par France 3 Midi-Pyrénées, le patron des élections du PS ne confirme pas. Mais Christophe Borgel ne dément pas.

Dans le Tarn-et-Garonne, la totalité des cadres du PS  demandent que la 2eme circonscription, celle de Sylvia Pinel, revienne à un candidat socialiste. Ce week-end, la fédération départementale (présidée par la députée Valérie Rabault) a organisé une consultation. Le verdict est sans appel.

Du côté du PRG, la perspective d’un « dégel » des circonscriptions ne surprend pas. Le concurrent de Sylvia Pinel à la présidence du PRG, Guilhem Porcheon déclare : « ce n’est pas étonnant. C’était même prévisible. C’est un rapport de force prévisible« .

Selon un député de la majorité, « Pinel et Baylet n’ont pas prévenu Hollande. J’en suis convaincu. Autrement, il n’aurait pas laisser faire. C’est normal que le PS réagisse« . Prévisible et simple rapport de force pour les uns. Bonne nouvelle pour les autres. Un parlementaire PRG prend les choses avec le sourire et même enthousiasme. La réaction du PS est l’occasion de présenter des candidats sur toutes les circonscriptions.

Il ne s’agit pas de remporter des sièges. Mais de…remplir les caisses.

C’est prévu par la loi. Un parti qui obtient au moins 1% des voix dans plus de 50 circonscriptions perçoit 1,68 euros par voix et par an…pendant 5 ans. Cela peut faire beaucoup d’argent et sortir le PRG de l’ornière financière.

Les grandes manoeuvres n’excluent pas les petits calculs.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Jean-François Galliard futur président du Conseil départemental de l’Aveyron

Jean-Claude Luche passant la main courant 2017 pour rester sénateur du département, une « primaire » était organisée ce mardi au sein du groupe majoritaire. Et c’est Jean-François Galliard qui sera le futur président du département.

Jean-Claude Luche et Jean-François Galliard (Photo : L. Tazelmati / France 3)

Jean-Claude Luche et Jean-François Galliard (Photo : L. Tazelmati / France 3)

C’est une primaire au sein de la droite et du centre, mais celle-ci n’a pas mobilisé des millions d’électeurs. Seuls les membres du groupe majoritaire du Conseil départemental de l’Aveyron étaient appelés à voter ce mardi matin. Il s’agissait de désigner le futur président du Conseil départemental qui devra succéder au printemps prochain à Jean-Claude Luche, touché par le cumul des mandats et qui a décidé de conserver seulement son mandat de sénateur.

Et du concile de la trentaine d’élus de la majorité est sortie une fumée blanche : c’est Jean-François Galliard, conseiller départemental de Millau 2, qui succédera en 2017 à Jean-Claude Luche à la présidence du département.

Il a été choisi par la majorité, après trois tours de scrutin. Quatre autres candidats étaient en lice : le maire UDI de la Primaube, conseiller départemental de Nord-Lévézou, Jean-Philippe Sadoul ; le maire de Laguiole, Vincent Alazard, conseiller départemental d’Aubrac-Carladez, élu depuis 2011 ; le conseiller départemental de Rodez 2 et ex-président de l’union nationale des arbitres français (UNAF) Bernard Saules et Jean-Claude Anglars, maire de Sébrazac et conseiller départemental de Lot-et-Truyère.

FV (@fabvalery)

28 Nov

Le maire de Toulouse aimerait connaître la liste des agents municipaux « fichés S »

Jean-Luc Moudenc trouverait « normal » que les maires aient accès à la liste des membres du personnel municipal « fichés S » pour radicalisation ou risque d’attenter à la sûreté de l’Etat.

Jean-Luc Moudenc avec des policiers municipaux (Photo : MaxPPP)

Jean-Luc Moudenc avec des policiers municipaux (Photo : MaxPPP)

Le maire LR de Toulouse a indiqué ce lundi 28 septembre devant des journalistes réunis au Capitole qu’il était favorable à la communication par l’Etat aux maires de la liste des membres de leur personnel municipal fichés S, c’est-à-dire suspectés de pouvoir attenter à la sûreté de l’Etat.

« Je trouve que cela serait normal, a-t-il précisé, pour les personnels municipaux ou métropolitains. En revanche, je pense que les maires n’ont pas à connaître la liste de l’ensemble des personnes fichés S de leur commune ». En prenant ce type de position, Jean-Luc Moudenc se démarque de certaines personnalités de sa propre famille politique, notamment sa collègue Brigitte Barèges, maire LR de Montauban, qui avait demandé au ministre de l’Intérieur à avoir accès à la liste des fichés S de sa commune. Refus poli mais ferme de Bernard Cazeneuve.

Jean-Luc Moudenc, qui est aussi président de « France Urbaine », l’association des communautés d’agglomérations et des métropoles, rappelle que les élus luttent aussi contre la radicalisation. Une convention a été signée avec le ministre de l’Intérieur en 2016, qui prévoit notamment des modules de formation du personnel municipal en contact avec le public pour détecter les signes de radicalisation. Un cas aurait été depuis communiqué par la ville de Toulouse aux services de l’Etat, selon Jean-Luc Moudenc.

Quant à la communication aux maires de la liste des fichés S parmi le personnel municipal, ce n’est pas à l’ordre du jour du côté de la place Beauvau.

Fabrice Valéry (@fabvalery)

Jean-Michel Baylet réaffirme son soutien à François Hollande

Un « tête à tête », élyséen, entre un président de la République et un de ses ministres, ce n’est pas banal. C’est encore plus extra-ordinaire lorsque le ministre en question représente un parti qui vient d’investir une candidate pour la présidentielle. La rencontre pouvait tourner au carton rouge et même à l’expulsion de l’équipe gouvernementale. Jean-Michel Baylet a su trouver les mots. Le ministre PRG a présenté la candidature de Sylvia Pinel comme un…appui à François Hollande.

Jean-Michel Baylet et François Hollande. Photo Max PPP

Jean-Michel Baylet et François Hollande. Photo Max PPP

Le rendez-vous entre Jean-Michel Baylet et François Hollande aurait pu virer aux éclats de voix ou du moins à l’explication de texte. François Hollande n’est pas un adepte des coups de poing sur la table. Mais l’annonce, ce week-end, de l’échappée solitaire (en dehors du mécanisme de la primaire) de Sylvia Pinel pouvait crisper les nerfs et plomber l’atmosphère. François Hollande s’est laissé convaincre (par le patron des socialistes, Jean-Christophe Cambadélis) de participer à une primaire pour limiter les candidatures à gauche. Et voilà que l’une de ses ex-ministres, proche de son ministre des Collectivités locales, se lance dans la course des présidentielles. En bon français, cela s’appelle un coup de Jarnac.

François Hollande pouvait piquer la mouche. Surtout que le même week-end, son (propre) premier ministre a fait un pas de plus vers une possible candidature en 2017. Une candidate déclarée et un candidat virtuel, cela fait beaucoup en moins de 48 heures. Manuel Valls a été convoqué, pour un déjeuner, une heure avant la rencontre entre François Hollande et Jean-Michel Baylet. Cette coïncidence avait de quoi inquiéter le ministre PRG. Ça sentait le recadrage.

Selon une source proche du ministre, la rencontre a été cordiale. Il faut dire que Jean-Michel Baylet a donné des gages. La candidature de Sylvia Pinel a été présentée comme un « soutien » au président sortant. Le discours de Jean-Michel Baylet se résume à une ligne « hollandaise ». Si le président sortant entre en campagne, Sylvia Pinel et le PRG se rangent derrière lui. Cet appui permet de donner l’image d’un Hollande rassembleur.

En revanche, si Arnaud Montebourg remporte la primaire, Sylvia Pinel continue.

A ce discours rassurant, Jean-Michel Baylet a ajouté un autre réconfort. Le ministre PRG a assuré qu’il n’entendait pas quitter le gouvernement.

François Hollande peut donc être tranquille. Le chef de l’Etat peut toujours et encore compter sur son dernier allié : le PRG.

Laurent Dubois (@laurentdub)

27 Nov

Primaire : François Fillon l’emporte partout dans la région

L’ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy est devenu dimanche le candidat de la droite pour la prochaine présidentielle. Il distance largement Alain Juppé, y compris dans notre région.

François Fillon (Photo : AFP)

François Fillon (Photo : AFP)

Notre région ne fait pas exception dans les résultats du second tour de la primaire de la droite et du centre. Selon les premiers résultats fournis dimanche soir par la Haute Autorité de la primaire tous les départements de l’ex-région Midi-Pyrénées ont préféré François Fillon à Alain Juppé.

Dans le département le plus peuplé, la Haute-Garonne, la participation était en légère hausse (+ 2 %) à 17 heures par rapport au premier tour, la députée proche de Sarkozy et présidente de la fédération des Républicains, Laurence Arribagé n’a pas attendu la confirmation du résultat pour féliciter le gagnant.

Il faut dire que l’écart national (70/30) était tel dès l’annonce des premiers résultats partiels qu’aucune surprise ne pouvait intervenir dans la soirée. Et dans le département, les résultats (partiels) ont confirmé les résultats nationaux :

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Partout, le score de François Fillon est impressionnant : à Moissac (Tarn-et-Garonne), selon le conseiller départemental LR Mathieu Albugues, la proportion est la même.

Tendance que l’on retrouve dans l’ensemble du département du Tarn-et-Garonne (partiel) qui avait placé Nicolas Sarkozy devant Alain Juppé en deuxième position au premier tour. C’est d’ailleurs dans ce département que François Fillon fait son meilleur score de la région.

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Dans l’Aveyron, traditionnellement département de droite, Alain Juppé fait un meilleur score, mais la différence entre les deux candidats reste énorme.

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En Ariège (partiels), terre plus à gauche, les électeurs de droite ont également largement plébiscité François Fillon.

ariège

Idem dans le Lot (partiels) :

lot

Ou encore dans le Gers (résultats définitifs) :

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Dans les Hautes-Pyrénées, les premiers résultats partiels montraient que l’écart était plus faible mais toujours à l’avantage de François Fillon. C’est d’ailleurs dans ce département qu’Alain Juppé fait son meilleur score dans notre région :

hp

Enfin dans le Tarn, en revanche, l’écart est très large entre les deux candidats.

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FV (@fabvalery)

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