07 Mai

« Trop d’arabes à Toulouse » : une plainte déposée auprès du procureur de la République

L’affaire Aviv Zonabend prend une tournure judiciaire. Une plainte a été déposée auprès du procureur de la République pour « incitation à la haine raciale ».

Photo AFP/Cabanis

Aviv Zonabend, plaide la maladresse et refuse de démissionner après ses propos sur l’antenne d’une radio israélienne. Un toulousain a décidé de porter l’affaire devant la justice. Tarek Boulanouar s’est rendu dans un commissariat pour déposer plainte. Mais il affirme que les policiers l’ont éconduit au motif que celle-ci est irrecevable.

Cette situation est pour le moins surprenante. Les officiers (OPJ) et agent (APJ) ne sont pas juges de la recevabilité d’une plainte. La décision appartient au procureur de la République.  OPJ et APJ doivent se contenter d’enregistrer et de transmettre au parquet.

Face au refus des policiers, Tarek Boulanouar a donc saisi directement, par courrier, le procureur de la République de Toulouse. Le jeune homme, très impliqué dans le milieu sportif, qualifie sa démarche de « citoyenne ». « Face au silence des associations anti-racistes mais aussi de la classe politique locale, je me devais de réagir » précise le plaignant.

Tarek Boulanouar prend acte des excuses présentées par Aviv Zonabend. Mais il les juge insuffisantes : « on ne peut pas dire n’importe quoi puis s’excuser ».

Tarek Boulanouar dénonce l’assimilation faite, selon lui, par l’élu toulousain entre « islamiste, musulman et l’Islam ».

C’est maintenant au parquet toulousain de statuer sur l’ouverture d’une éventuelle procédure judiciaire.

A noter que les Jeunes Socialistes de la Haute-Garonne ont également interpeller le procureur de la République. Mais il s’agit d’une simple position de principe, par voie de presse.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

20 Avr

Haute-Garonne : les chiffres du vote PS pour l’élection du 1er Fédéral, Sébastien Vincini

Sébastien Vincini a été reconduit à la tête de l’une des plus importantes fédérations PS de France. Quel a été son score ? Quelles sont les sections les « Vincinistes » ? France 3 Occitanie s’est procuré le détail du vote.

Sébastien Vincini, 1er fédéral du PS31

Le patron du PS31 occupe un poste stratégique dans la nouvelle équipe d’Olivier Faure. Sébastien Vincini doit cette promotion à son implantation locale. Depuis ses premières responsabilités au sein du parti en 2003, l’ancien secrétaire de section a gravi les échelons depuis 2003. Sébastien Vincini entame son deuxième mandat de 1er Fédéral. Le 29 mars dernier, les militants ont renouvelé leur confiance.

 

 

Le détail de l’élection doit être présenté en conseil fédéral le 3 mai prochain. France 3 Occitanie s’est procuré un document interne détaillant le nombre de votants et le vote des sections.

Document Vote PS

3829 militants sont inscrits sur la liste électorale. 1679 électeurs se sont présentés aux urnes et 1503 voix se sont portées sur le seul candidat en piste à savoir Sébastien Vincini.

Sur les 39% de participants, Sébastien Vincini obtient 89% des votants.

C’est dans la section de Colomiers que le 1er Fédéral obtient son meilleur résultat (113 voix). C’est ensuite Toulouse V qui a le plus voté pour Sébastien Vincini (96 voix). Les sections les plus « Vincinistes » sont ensuite : le Carbonnais (56 voix), Saint-Gaudens (53 voix) et Portet-sur-Garonne (44 voix).

A noter que la Haute-Garonne est parmi les fédérations qui se sont le plus mobilisés. Trois fédérations dépassent les 1500 votants et la Haute-Garonne figure

Laurent Dubois (@laurentdub)

16 Avr

Conflit SNCF : une réunion « secrète » entre la CFDT-Occitanie et 4 députés de la majorité

Deux représentants de la CFDT Cheminots ont rencontré, en plein mouvement de gréve des députés de la majorité. Une rencontre qui devait rester secrète.

Photo : MaxPPP

Vendredi 13 avril les cheminots sont en grève. Les trains restent au dépôt et une manifestation est organisée devant l’hôtel de Région toulousain. Mais, pendant ce temps, une réunion se déroule en toute discrétion. Deux membres de la CFDT Cheminots, Joël Rausa et Johann Bedel, rencontrent pendant plus d’une 1 heure 30, 4 députés de la majorité.

Les deux syndicalistes discutent avec Corinne Vignon, Jean-François Portarrieu,  Michaël Nogal, et Monique Iborra. Le référent départemental d’En Marche, Pierre Castéras, est également dans la salle.

La CFDT est membre de l’intersyndicale qui mène la mobilisation contre la réforme de la SNCF. Mais les autres syndicats ne sont pas informés de cette initiative. Un syndicaliste de la CGT n’est toutefois pas surpris : « la CFDT est coutumière du fait. Au moment du vote de la loi travail, ils ont mené des rencontres en catimini. Ils essayent toujours de trouver une porte de sortie même si elle est petite et même si cela ne réussit pas aux salariés ».

Contacté par France 3 Occitanie, un des membres de la délégation CFDT précise qu’il ne « souhaite pas communiquer sur le sujet ». Pour Joël Rausa, « c’est quelque chose d’informel » et il ne « souhaite pas forcément que ce soit public ». Le syndicaliste donne toutefois un détail : « la CFDT fait du lobbying et défend des amendements ».

Un membre de l’Intersyndicale n’est pas convaincu : « Ce n’est pas la CFDT Occitanie qui peut négocier quoi que ce soit. Ce n’est pas au niveau local mais au niveau national que cela se joue. Je n’exclus pas qu’il s’agisse uniquement d’initiatives personnelles ».

Pour un des deux « négociateurs » de la CFDT, la rencontre avec les députés de la Haute-Garonne est une initiative commune : « c’est à la fois à leur demande et à la notre et en raison de réseau commun ». Selon un participant, les syndicalistes se sont présentés comme des anciens militants socialistes. 3 des 4 parlementaires ayant participé à la réunion sont issus des rangs du PS. Le référent départemental d’En Marche est également un ancien élu socialiste. Le « réseau commun » évoqué par l’un des syndicalistes passe, de manière évidente, par le PS. A moins qu’il ne s’agisse d’un réseau « associatif », « fraternel » ou simplement amical.

Une source pointe, plus précisément, Pierre Castéras. C’est, en effet, le référent d’En Marche, qui a lancé l’invitation par SMS aux députés.

Peu importe le canal, la réunion n’a plus de caractère « secret ». Les « camarades » de lutte de la CFDT apprécient modérément.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

13 Avr

Le premier ministre, Edouard Philippe, bientôt à Toulouse pour signer un contrat avec Jean-Luc Moudenc

Toulouse Métropole a voté un pacte, proposé par le gouvernement, pour maîtriser les dépenses des collectivités. C’est une première en France. Edouard Philippe, devrait se déplacer pour officialiser la signature.

Edouard Philippe et Jean-Luc Moudenc. Photo : MaxPPP/Morin

Toulouse inaugure le dispositif. Le gouvernement propose aux collectivités un contrat afin de réduire leurs dépenses de fonctionnement. Toulouse Métropole est la première à répondre à l’appel. Cette décision suscite la colère de l’opposition métropolitaine. Les élus écologistes estiment que la signature du pacte conduit à « un abandon du plan Mobilités, avec une évolution de la contribution de la Métropole à Tisséo qui sera divisée par deux ». Pour Europe-Ecologie-les-Verts « la Métropole avalise un recul de l’autonomie des collectivités locales et de la décentralisation ».

Les écologistes de Toulouse Métropole voient un « seul intérêt » dans le pacte Etat-Toulouse Métropole : « placer Monsieur Moudenc au premier rang des courtisans du président Macron ».

Cette attaque (frontale) ne tient pas compte des réserves voire de l’opposition de Jean-Luc Moudenc à l’égard de certaines mesures gouvernementales et de la méthode Macron. Mais, la prochaine visite d’Edouard Philippe renforce la conviction des élus écologistes. Selon nos informations, le premier ministre pourrait se rendre à Toulouse pour officialiser la signataire du contrat.

Pour l’écologiste, Michèle Bleuse, cette visite d’Edouard Philippe « couronne une mise en scène ».

Contacté par France 3 Occitanie, la préfecture de Région ne confirme pas un déplacement qui pourrait se dérouler dans 15 jours à 3 semaines.

Un sommet « Moudenc-Edouard Philippe » dépasserait forcément le (simple) cadre d’un accord financier entre l’Etat et Toulouse Métropole. Dans la perspective des prochaines municipales, les rapports entre le maire LR de Toulouse et l’Elysée sont scrutés de près, du côté d’En Marche mais aussi de Laurent Wauquiez.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

12 Avr

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, candidate à la mairie de Toulouse ?

Du ministère de la Justice à la mairie de Toulouse. L’hypothèse d’une candidature de Nicole Belloubet circule. Simple spéculation ou vraie possibilité ?

Nicole Belloubet. Photo : MaxPPP

La ministre de la Justice est venue deux fois, en moins d’une quinzaine jours, dans sa région d’origine, l’ex Midi-Pyrénées. Mais ce n’est pas Rodez ou Muret qui serait la terre de prédilection de Nicole Belloubet. Toulouse et sa place du Capitole pourraient occuper, dans les prochains mois, une place de plus en plus importante dans l’agenda de la Garde des Sceaux. D’ailleurs, la ministre sera de nouveau en déplacement dans la région dimanche 15 avril et cette fois ce sera… à Toulouse ! ça tombe bien. Nicole Belloubet pourrait briguer la mairie de la Ville Rose.

Evidemment, cela suppose qu’une liste estampillée En Marche entre dans la course. Ce n’est pas évident. Mais, en cas de candidature « macroniste », Nicole Belloubet pourrait porter les couleurs de l’Elysée. Des personnalités locales sont favorables à cette hypothèse. Selon nos informations, le député Jean-François Portarrieu est parmi les avocats de la ministre. Contacté par France 3 Occitanie, le parlementaire En Marche botte en touche et estime qu’il n’a « aucun commentaire à faire sur le sujet ». Mais plusieurs sources affirment que le député diffuse l’idée d’une investiture de Nicole Belloubet.

Une autre personnalité de la majorité relativise : « cela a circulé mais l’an dernier. Les Marcheurs ont observé l’ambiguïté de Jean-Luc Moudenc, qui soutient le gouvernement et ensuite prend ses distances. Ils ont donc cherché une alternative et la possibilité que Nicole Belloubet soit tête de liste aux municipales a circulé ».

Bien évidemment, toutes ces démarches restent souterraines et une éventuelle officialisation n’interviendra pas avant plusieurs mois. Nicole Belloubet doit mener des réformes et affronte, actuellement, une fronde des avocats. Ce n’est pas le moment de « parler » municipales. Du moins publiquement.

Mais, selon plusieurs sources, le sujet est sur la table et la ministre a ouvert le dossier.

Pour un membre de l’entourage de Nicole Belloubet tout est possible : « ce n’est pas quelqu’un qui se bloque dans ses ambitions. Quand elle a envie d’y aller elle y va. Elle a déjà été candidate à l’investiture en 2007 et c’est quelqu’un qui a déjà eu une ambition municipale ».

Un obstacle existe toutefois. Un obstacle familial et affectif. La belle-fille de Nicole Belloubet, la socialiste Nadia Pellefigue, est également dans les starting-blocks : « ce qui peut bloquer ce sont les velléités de Nadia. Elles sont très proches et se voient régulièrement. Nadia pense tout le temps aux municipales, pas uniquement en se brossant les dents. Elle en a très envie. C’est clair et je ne vois pas Nicole se mettre en travers de son chemin ».

« Si Nadia est investie par le PS, je ne vois pas Nicole s’opposer à elle ». C’est la même conviction pour un membre de la majorité présidentielle.

Pour un fin connaisseur de la politique régionale, une candidature Belloubet est une candidature « naturelle » : « en Aquitaine, il y a Rousset et Juppé. Ici, il n’y a pas de personnalité. La place est libre à droite comme à gauche. C’est une donnée claire et qui s’impose à tous. De personnalité nationale il n’y a que Nicole et personne d’autre ».

Néanmoins, l’avenir d’une candidature Belloubet n’est pas uniquement suspendue à une donnée « objective ». Le destin municipal d’En Marche dans la 4ème ville de France dépend également des choix du…PS.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

09 Avr

Réduction du nombre de députés : l’ampleur de la coupe en Occitanie

Emmanuel Macron veut réduire le nombre de parlementaires. En Occitanie, le coup de serpe pourrait se traduire par la suppression de 19 sièges de députés sur 49 actuellement. Tous les départements sont concernés sauf le Tarn-et-Garonne, la Lozère et l’Ariège.

Photo MaxPPP

Les Français soutiennent massivement la réduction du nombre de parlementaires. Dans les rangs des députés, l’inquiétude est réelle. Moins de sièges, c’est une sorte de « plan social ». Des sortants vont perdre leur circonscription. Les places seront moins nombreuses et donc beaucoup plus chères. Certains députés ne sont pas concernés. C’est le cas, en Haute-Garonne, de Monique IborraLa représentante d’En Marche ! vit son dernier mandat. D’autres parlementaires ne se sentent pas visés. Dans le Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas a confié à son ancien entourage professionnel qu’elle est bien partie pour un second mandat, découpage ou pas découpage.

En dehors de quelques exceptions, la révision constitutionnelle suscite une vraie agitation. Mais quel sera son impact ? Evidemment, il faut attendre que la copie gouvernementale soit définitive. Mais France 3 Occitanie s’est procuré les projections d’un grand parti.

La projection en question repose sur la méthode dite de la tranche. Il existe 3 méthodes : tranche glissante, proportionnelle et de la tranche. Cette dernière est validée par le Conseil constitutionnel. Mais, surtout, elle est utilisée depuis le début de la Vème République. La « tranche » (qui tient compte de la population) a été appliquée lors des trois grands découpages : 1958, 1986-1987, 2009-2010. Un expert électoral, ayant travaillé à l’Elysée « ne voit pas pourquoi on changerait ».

En Occitanie, la réduction de 30% des députés conduit la suppression des sièges suivants :

  • Haute-Garonne : – 4
  • Hérault : -4
  • Gard : -2
  • Pyrénées-Orientales : -2

Après ce quarté « perdant », on trouve une majorité de départements pour lesquels la perte se limite à 1 siège :

  • Tarn
  • Aveyron
  • Lot
  • Aude
  • Hautes-Pyrénées
  • Gers

L’arithmétique n’est pas le seul paramètre. La géographie entre également en ligne de compte. Des territoires sont plus ou moins de « gauche » ou de « droite ». En fonction du coup de ciseau, le verdict des urnes peut être très différent.  En Haute-Garonne, l’actuelle 8ème circonscription, est façonnée par une zone de montagne qui vote depuis des décennies à gauche. La récente réélection du député PS, Joël Aviragnet, rappelle cette géo-politique commingeoise. Un autre exemple, tout aussi édifiant, rappelle l’importance « géographique » des découpagse. Toujours en Haute-Garonne, mais à droite cette fois, la 3ème circonscription a été « ciselée » par Alain Marleix pour garantir les chances d’élection de Jean-Luc Moudenc en 2012.

Après l’ampleur de la coupe et le nombre de siège, ce sont les contours de la découpe (des circonscriptions) qui vont être essentiels.

LD (@laurentdub)

SNCF : les éléments de langage de la députée (En Marche) du Tarn Verdier-Jouclas suscite la « compassion » de la CGT

La députée du Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas, est allée au contact des cheminots albigeois pour défendre la réforme ferroviaire. La rencontre suscite la « compassion » de la CGT : la parlementaire a « récité » des éléments de langage contenu dans un argumentaire qui a « fuité » et dont dispose le syndicat.

Photo : MaxPPP/Vrel

Ce samedi 7 avril, pendant 30 à 45 minutes, la députée En Marche du Tarn a rencontré les cheminots dans les locaux de la gare d’Albi-Ville. Le rendez-vous a été organisé par la CGT-Cheminot. Marie-Christine Verdier-Jouclas a donné son accord par SMS.

 

Vers 11 heures du matin, la discussion a débuté et les propos échangés n’ont pas vraiment surpris les syndicalistes. Et pour cause. Comme le précise un des participants, Valery Augereau, « j’aurais pu faire les réponses à sa place. C’était l’argumentaire envoyé à tous les députés et dont nous avons eu connaissance. C’est toujours les mêmes 2 ou 3 chiffres et toujours les mêmes arguments ».

Des éléments de langages, clés en main, cela suscite la « compassion » pour le représentant de la CGT : « Franchement, je les plains les députés. Ils débarquent face à des cheminots et ne connaissent rien au fond ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

21 Mar

Congrès du PS : la dégringolade du nombre de votants en Haute-Garonne

Moins de 2000 militants de la Haute-Garonne ont voté pour désigner le nouveau patron du PS. Un vrai effondrement de la participation pour une des plus importantes Fédérations de l’Hexagone.

Siège du PS de la Haute-Garonne à Toulouse. Photo : MaxPPP

Le 15 mars dernier, les militants socialistes ont été appelés aux urnes. Sur l’ensemble de l’Occitanie, 6523 votants se sont déplacés pour désigner leur 1er secrétaire. Parmi les 13 fédérations départementales, la Haute-Garonne a fourni le plus gros bataillon d’électeurs : 1831.

Voir le détail des votes départementaux :

La Haute-Garonne devance largement l’autre grande « fédé » en Occitanie. Dans l’Hérault, 953 militants ont participé au vote. C’est quasiment deux fois moins que du côté de Toulouse, Fonsorbes ou Cazeres. Mais la « suprématie » de la Haute-Garonne est relative. France 3 Occitanie s’est procuré le bordereau de recollement des votes. Des sections historiquement fortes subissent un véritable effondrement.

Un exemple est emblématique. Colomiers a longtemps été la plus importante section du PS31. Une section influente et imposante. Elle a mobilisé seulement 125 votants. Dans le bastion historique de Ramonville, moins de la moitié des inscrits (55) ont participé au vote : 26 électeurs.

Sur Toulouse, le trou d’air est également sensible. 424 militants ont voté dans les 15 sections de la Ville Rose. La « 5ème », localisée sur le centre ville, est celle qui a plus voté : 102 votants sur 159 inscrits. Mais les sections 12,13 et 14 ont mobilisés respectivement 7,3 et 5 militants.

En dehors de Toulouse, dans les zones rurales, la mobilisation est plus forte. C’est notamment le cas dans le section du 1er Fédéral, Sébastien Vincini : 65% de participation. Mais cela représentante…36 électeurs.

Même remarque s’agissant de la section de la présidente de Région, Cazères. La participation est 64,17%. Mais, en donnée brute, ce sont 43 militants qui ont voté.

Dans plusieurs sections aucun militant n’a participé au vote. C’est le cas de Beauzelle, Bruguières, Laserre ou de Fos. Dans la section de Saint-Lys, il existe 1 seul votant.

La Fédération de la Haute-Garonne a compté jusqu’à 6000 adhérents. Le chiffre est désormais, selon les propres chiffres de la Fédé, de 3825 cartes. Ce reflux est encore plus net si on le rapporte au nombre de votants pour le dernier grand rendez-vous politique du parti socialiste : le vote pour le Congrès de 2018.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

16 Mar

La députée du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, future patronne du groupe PS à l’Assemblée ?

L’actuel président du groupe PS à l’Assemblée, Olivier Faure, devient le 1er secrétaire du PS. La députée du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, pourrait lui succéder à la tête du groupe parlementaire.

Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne. Photo : MaxPPP

Stéphane Le Foll ne sera pas candidat pour le 28 mars prochain. L’ancien ministre se retire . Son adversaire du 1er tour, Olivier Faure est assuré de devenir le  nouveau patron du PS.  Pendant la campagne, le député du Seine-à-Marne a annoncé qu’il se consacrera, à temps plein, à la direction du parti socialiste. Dans les prochains jours, Oliver Faure doit donc abandonner la présidence du groupe à l’Assemblée.

Selon nos informations, la députée du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, devrait déposer sa candidature pour lui succéder. Une succession qui doit passer par un vote des 27 membres du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée. Valérie Rabault a été la première femme à occuper le poste de rapporteur Budget sous la précédente législature. Elle est actuellement secrétaire de la commission des Finances.

Laurent Dubois (@laurentdub)

13 Mar

Des plaintes concernant le déroulement du vote pour la législative partielle en Haute-Garonne

Des délégués du candidat En Marche, Michel Monsarrat, se plaignent d’agressions verbales lors des opérations électorales. Un des délégués saisit le préfet.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Des obstacles pour signer les procès-verbaux et des propos agressifs de la part de présidents de bureaux de vote. Les délégués du candidat En Marche se plaignent du déroulement des opérations de vote et de contrôle lors du premier tour dimanche 11 mars, qui a vu le candidat PS Joël Aviragnet arriver en tête devant le candidat LREM Michel Montsarrat.

Dans toutes les élections, le code électoral (art R47) prévoit des délégués. Désignés par le candidat, ils surveillent le déroulement des opérations électorales. La législative en Haute-Garonne ne fait pas exception à la règle. Et, selon les délégués du candidat En Marche, il y eu des incidents. Certains sont bénins et relèvent « simplement » d’une tension liée à la compétition électorale. Une tension qui est forcément exacerbée. L’organisation d’un élection partielle est liée à une annulation de la précédente élection et cette annulation ressort d’un recours déposé par le candidat En Marche. Dans ce contexte, les frictions sont quasiment inévitables entre les représentants d’En Marche et les soutiens du candidat socialiste.

Mais, pour un des délégués d’En Marche, des incidents sont suffisants importants pour être signalés au préfet. Pour le représentant de Michel Monsarrat, les faits se sont déroulés sur l’ex-canton de L’Isle-En-Dodon. Le délégué d’En Marche souligne que sa mission de contrôle s’est globalement bien déroulée. Dans le courrier adressé à la préfecture, il précise :

Pour le reste, cela s’est très bien passé. Les maires très accueillants me proposaient le café à plusieurs reprises, voire à manger à midi que je n’ai pas accepté, n’ayant pas de temps suffisant pour aller dans toutes les communes. Mais cela n’empêchait pas des discussions amicales.

Le délégué d’En Marche mentionne également des problèmes avec un panneau d’affichage. Mais il précise que les échanges, à ce sujet, avec le maire du village concerné se sont déroulés « très » normalement.

En revanche, sur une autre commune, un président de bureau de vote est beaucoup moins coopératif. Selon le délégué de Michel Monsarrat, le président ne veut pas le saluer. Mais, surtout, il refuse que le représentant d’En Marche signe les procès-verbaux. Dans le courrier envoyé au préfet, le représentant d’En Marche rapporte l’échange suivant :

Non tu ne signes rien du tout. Ici on n’a pas besoin de contrôle. Tu peux partir on n’a pas besoin de types comme toi

Le délégué d’En Marche précise que les procès-verbaux seront finalement signés, suite à l’intervention du maire de la commune.

Laurent Dubois (@laurentdub)