16 Fév

Tarn : le maire de Saint-Sulpice, Raphaël Bernardin, nommé référent d’En Marche

Info France 3 Occitanie-Le maire de Saint-Sulpice, Raphaël Bernardin, vient d’être nommé référent départemental d’En Marche.

Raphaël Bernardin, maire de Saint-Sulpice (81). Photo : MaxPPP/Boria

Raphaël Bernardin, maire de Saint-Sulpice (81). Photo : MaxPPP/Boria

L’annonce vient d’être faite, ce vendredi 16 février, sur la boucle Télégram des Marcheurs tarnais. Mais la nomination de Raphaël Bernardin à la tête du mouvement En Marche remonte à une décision en date du lundi 12 février. Cette désignation, par le bureau exécutif de La République En Marche (LaRem) intervient après la démission collective de l’ancienne équipe départementale.

Raphaël Bernardin bénéficiait du soutien du député Jean Terlier. En début d’année, lors d’une cérémonie de voeux, le parlementaire a publiquement souhaité la désignation du nouveau maire de Saint-Sulpice comme référent départemental. Lors de la campagne des municipales, Jean Terlier s’est également fortement engagé aux côtés de Raphaël Bernardin.

Le nouveau patron des Marcheurs tarnais a également bénéficier de son récent succès électoral. Raphaël Bernardin n’est pas  le 1er maire En Marche de France. Le nouveau maire de Saint-Sulpice, le reconnait lui même. La liste de Raphaël Bernardin ne portait l’étiquette du mouvement « macroniste » et l’heureux élu était en congés de LaRem pendant la campagne. Mais Raphaël Bernardin a toutefois démontré sa capacité à remporter une compétition électorale.

La médaille a, toutefois, un revers.

Le précédent référent, Clément Baller, était un pur produit de la société civile. C’est désormais un élu local qui est en charge de l’animation d’En Marche dans le Tarn. C’est le maire d’une commune de 8000 habitants et très proche d’un parlementaire qui prend les rênes. Cela rapproche En Marche du fonctionnement traditionnel des partis du Vieux Monde. Les adhérents vont-ils être convaincus par cette « normalisation » d’un mouvement qui promettait de révolutionner les pratiques politiques ?

Contacté par France 3 Occitanie, Raphaël Bernardin précise ses objectifs : « fédérer les marcheurs et les marcheuses, donner plus de visibilité aux comités locaux, qui sont le coeur de notre département, valoriser l’action et l’initiative citoyenne, préparer les échéances à venir ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Fév

Législative en Haute-Garonne : Jean-Luc Mélenchon en campagne

Jean-Luc Mélenchon va tenir une réunion publique pour soutenir le candidat France Insoumise dans le Comminges.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting à Toulouse; Avril 2017. Photo : MaxPPP

Jean-Luc Mélenchon. Meeting à Toulouse. Avril 2017. Photo : MaxPPP

La France Insoumise se mobilise. Après la figure médiatique du mouvement, François Ruffin, c’est au tour de Jean-Luc Mélenchon de battre campagne dans le Comminges. L’ancien candidat à la présidentielle doit monter à la tribune d’une réunion publique à Saint-Gaudens, le 21 février prochain.

Lors du précédent vote, en juin dernier, le candidat « mélenchoniste », Philippe Gimenez, a manqué se qualifier pour le 2nd tour. La France Insoumise compte sur ce capital. Depuis le printemps 2017, le contexte a cependant évolué. Les « mélenchonistes » espèrent profiter d’un double booster : l’affaiblissement du PS et le rejet de la politique économique d’Emmanuel Macron.

Un autre élément explique également le déploiement de force. La conquête d’un nouveau siège à l’Assemblée joue. Mais, il existe surtout un moteur très « mélenchoniste ». Jean-Luc Mélenchon n’a jamais caché son désir de « tuer » le PS. La 8ème circonscription de la Haute-Garonne était, avant l’annulation du scrutin par le conseil constitutionnel, la dernière circonscription socialiste dans le département de Jaurès. Le fait d’arracher un bastion aux socialistes n’est pas pour déplaire à Jean-Luc Mélenchon.

Selon nos informations, après la venue de François Ruffin et de Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise devait continuer à occuper le terrain avec d’autres personnalités nationales. Clémentine Autain et Eric Coquerel doivent venir dans le Comminges.

Laurent Dubois (@laurentdub)

07 Fév

Comment les députés de la majorité tentent de désamorcer la crise agricole

Info France 3 Occitanie. Face à la crise agricole, les députés de la majorité disposent d’un boîte à outil pour communiquer sur Facebook. France 3 Occitanie s’est procuré le document.

Photo : MaxPPP/Salvet

Photo : MaxPPP/Salvet

La réunion s’est déroulée deux avant jours avant le nouveau coup de force des agriculteurs. Le lundi 5 février, les députés et sénateurs d’Occitanie ont rencontré le cabinet du ministre de l’Agriculture. Il s’agissait d’une réunion de crise consacrée à la réforme qui met le feu dans les campagnes : la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées. Le but était, selon la terminologie du ministère, de « faire un point sur la méthode et les travaux en cours ».

Le lendemain de la rencontre, un compte rendu a été rédigé et envoyé aux participants. La synthèse se termine par une rubrique « proposition pour Facebook ». En clair, il s’agit de mettre à la disposition des parlementaires de la majorité des éléments de langage et des arguments pour les diffuser sur le principal réseau social.

La boite à outil comprend des éléments factuels sur la carte des zones agricoles défavorisées : la carte actuelle remonte à 1976, le ministre a demandé un réexamen de tous les critères proposés, une carte sera présentée au Comité de suivi vendredi…

Un élément est particulièrement mis en avant : « rien n’est arrêté pour le moment, le travail en cours ». Autrement dit, les parlementaires doivent passer faire un message : la porte n’est pas fermée. Une précision est toutefois passé sous silence. Dans le compte rendu réservé aux seuls parlementaires, il est précisé : « aux agriculteurs, le Président a indiqué qu’il fallait faire jouer à cette aide un rôle qu’elle n’a pas; Le temps a passé, il faut parvenir à une carte sérieuse, avec un bilan entrant/sortant favorable ».

En clair, la carte doit bouger et des exploitations, actuellement dans le dispositif, ne vont plus en bénéficier. L’Elysée assume et l’annonce. Mais les parlementaires sont priés de ne pas insister sur ce point. En revanche; les députés et sénateurs sont inciter à communiquer sur « la mise en place d’un accompagnement pour les zones qui sortiront de la carte ».

Cette compensation est précisée : »80% de l’ICHN (ndlr Indemnité Compensatoire Handicap Naturel) la première année, dès 2019, et de 20% l’année suivante ». L’argumentaire précise également que les parlementaires peuvent évoquer « un travail…en cours pour mettre en place d’autres aides d’accompagnement, à visée transformante, et des mesures d’investissements…mobilisées avec l’appui des régions ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

06 Fév

Municipales 2020 à Toulouse : l’hypothèse Alain Di Crescenzo

Un patron et président de CCI candidat aux municipales à Toulouse ? L’hypothèse circule et le principal intéressé, Alain Di Crescenzo, ne dément pas.

Alain Di Crescenzo, président de la CCI d'Occitanie. Photo : MaxPPP/Becus

Alain Di Crescenso, président de la CCI d’Occitanie. Photo : MaxPPP/Becus

2020, c’est dans deux ans. Mais les grandes manœuvres ont déjà commencé. Elles réservent des surprises avec un « nouveau » visage. Le président de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie (CRCI) est une figure du paysage économique régional. Dans ses fonctions consulaires, le président de la CRCI d’Occitanie côtoie le milieu politique. Mais Alain Di Crescenzo pourrait bien franchir un pas supplémentaire et se lancer dans la course au Capitole.

Ingénieur de formation, Alain Di Crescenzo a, derrière lui, une belle réussite entrepreniale. Le Marseillais d’origine a présidé un groupe spécialisé dans la conception et la commercialisation de logiciel. Un groupe, IGE+XAO, présent dans 20 pays et qui vient de faire l’objet d’une OPA réussie de la part de Schneider Electric. Ce tournant dans la vie professionnelle d’Alain Di Crescenzo va libérer son emploi du temps. Et ce point n’est pas passé inaperçu. L’entourage de l’entrepreneur précise qu’Alain Di Crescenzo est actuellement très sollicité et que sa candidature pour les prochaines municipales à Toulouse est « poussée » par des bonnes volontés.

Contacté par France 3 Occitanie, Alain Di Crescenzo précise :

C’est vrai, je suis sollicité mais je n’ai pris aucune décision.

Ces propos laissent la porte ouverte. Surtout qu’Alain Di Crescenzo ajoute :

Aujourd’hui rien de tangible, si ce n’est que j’aime ma ville et mon territoire.

Selon nos informations, une candidature Di Crescenzo pourrait prendre la forme d’un ticket avec le sénateur PS Claude Raynal. Un ticket avec un partage des rôles, Alain Di Crescenzo à la mairie, Claude Raynal à la présidence de la Métropole.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Pourquoi et comment l’ex-maire de Toulouse Pierre Cohen va quitter le PS

Le mouvement de Benoît Hamon, Génération-s, vient de publier son organigramme national. L’ancien maire (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, est en charge du pôle Démocratie.

Pierre Cohen et Benoit Hamon. Photo : MaxPPP/Perrere

Pierre Cohen et Benoit Hamon. Photo : MaxPPP/Perrere

Génération-S se dote d’une équipe d’animation. Avec le conseil des membres, c’est le second pilier du mouvement de Benoît Hamon. Parmi les nouveaux membres de cette nouvelle instance figure l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen. Ce n’est pas vraiment une surprise. Pendant la campagne présidentielle, Pierre Cohen était en charge de l’Innovation territoriale au sein du staff de Benoît Hamon. Soutien de la première heure, l’ancien maire de Toulouse franchit, toutefois, un pas supplémentaire.

En 2017, pendant la course à l’Elysée, Benoît Hamon est le candidat du PS et il est membre du parti socialiste. Mais, depuis juillet dernier, Benoît Hamon a quitté son ancien parti pour fonder un nouveau mouvement. De son côté, Pierre Cohen a choisi un entre-deux. L’ex-maire de Toulouse est toujours adhérent du PS. Mais, pour le moment, Pierre Cohen n’a pas suivi l’exemple de Benoît Hamon.

Un de ses proches, Christophe Lubac, a démissionné de ses responsabilités au sein du PS 31. Selon nos informations, les proches de Pierre Cohen désertent les réunions de la fédération socialiste. Mais l’ancien maire de Toulouse n’a pas formellement claqué la porte du parti.

Sa nomination au sein des instances nationales de Génération-S va-t-elle changer la donne ?

Ci-dessous : l’équipe d’animation de Génération-s (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

generations

Du côté du PS et du 1er fédéral de la Haute-Garonne, c’est le silence radio. Depuis des semaines, Sébastien Vincini demande aux soutiens de Benoît Hamon de clarifier leur position. Mais, contacté par France 3 Occitanie, le patron du PS31 ne commente pas le nouveau statut de Pierre Cohen dans l’organigramme de Génération-S.

Pierre Cohen cultive, quant à lui, un « vrai-faux » suspens. Pierre Cohen revendique le statut « d’observateur attentif » et fixe une échéance : le prochain congrès du PS. Mais ses propos laissent transparaître l’issue :

Pour la première fois, je ne signe aucune motion et je ne serai candidat à aucun poste au niveau local, départemental ou national et quand je serai dans l’obligation de choisir, je prendrai mes responsabilités

Le départ de Pierre Cohen du parti socialiste est, visiblement, programmé. Il interviendra après le Congrès, en mars prochain. Le futur ex-socialiste ne veut pas mettre du sel sur les plaies même s’il s’exprimera « sur la situation du PS, le moment venu ». L’ancien maire de Toulouse est convaincu qu’une union de la gauche est nécessaire et il ne veut pas entretenir une division. Sa communication est donc maîtrisée.

Mais, sur le fond, la conclusion est parfaitement évidente. Pierre Cohen appartient désormais à l’équipe de coordination qui, en liaison avec le conseil des membres, prépare la rédaction du statut et du règlement intérieur de Génération-S. L’été prochain, en juin-juillet 2018, ce travail débouchera sur la création d’un véritable parti. Congrès socialiste ou pas, il ne sera plus possible à Pierre Cohen de cumuler l’appartenance au PS et au nouveau parti en cours de constitution.

C’est d’ailleurs pour anticiper cette échéance (en forme de rétroplanning) que Pierre Cohen s’exprimera publiquement en mars prochain.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

29 Jan

Dissolution du groupe Nouveau Monde à la Région : les élus Insoumis entrent en résistance

Le groupe Nouveau Monde En Commun a scissionné. 4 élus se retrouvent dans le camp des « non inscrits ». Ils veulent obtenir le maintien de leur ancien groupe.

Assemblée Plénière du conseil régional d'Occitanie. Photo MaxPPP

Assemblée Plénière du conseil régional d’Occitanie. Photo MaxPPP

Le groupe Nouveau Monde En Commun et ses 25 conseillers régionaux a vécu. 21 démissionnaires ont fondé un autre groupe baptisé Nouveau Monde. 4 élus régionaux se retrouvent chez les « non inscrits ». Mais ces derniers n’admettent pas la situation. Ils brandissent un argument juridique : le groupe fondé en 2015 existe encore. Guilhem Serieys, Myriam Martin, Liêm Hoang-Ngoc et Jean-Christophe Sellin ont consulté un avocat et tente d’obtenir le maintien du groupe déserté par leurs ex-camarades.

L’argument est simple : le groupe Nouveau Monde En Commun n’est pas dissout en raison du départ de 84% de ses membres.

L’enjeu est stratégique et très pratique. L’existence d’un groupe permet de disposer de moyens humains et matériels. Avant la scission de Nouveau Monde En Commun, les Insoumis disposait, notamment, de 2 collaborateurs. Leur relégation dans le camp des non inscrits remet en cause ce dispositif.

Les 4 conseillers régionaux espèrent sauver les meubles et leur personnel mais c’est loin d’être évident.

Les jurisprudences européennes et françaises sont formelles. Que ce soit à Bruxelles ou au Sénat, à l’Assemblée Nationale ou dans l’hémicycle européen, une ou plusieurs démissions conduisent nécessairement à la dissolution d’un groupe d’élus. L’essentiel est le seuil de composition et si ce dernier n’est pas respecté, le groupe disparaît. Dans le règlement intérieur du conseil régional d’Occitanie, le seuil est de 7 élus. Le groupe des Insoumis n’est pas suffisant pour atteindre ce chiffre.

Juridiquement, le seul moyen pour sauver le groupe des 4 Insoumis est un abaissement du seuil de composition. Mais, selon nos informations, ce n’est pas d’actualité. Sur le papier, une modification du règlement intérieur est toujours possible. Mais, politiquement, ce serait une vraie grenade dégoupillée. Un seuil à 4 élus risque de déboucher sur une floraison de groupes. Le paysage politique du conseil régional est déjà mouvant, avec la fin du PRG et l’émergence d’un Mouvement Radical, incluant une partie de l’opposition régionale. Des élus ont une sensibilité « macronistes » et pourraient franchir le pas en constituant un groupe En Marche. Dans ce contexte, une réforme du règlement intérieur semble plus qu’improbable.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Législative partielle en Haute-Garonne : le vol d’un ordinateur perturbe la campagne d’En Marche !

Info France 3 Occitanie. L’ordinateur portable du directeur de campagne d’En Marche ! a été volé. L’incident a grippé une importante réunion. Des responsables du mouvement demandent la mise à l’écart de la victime du vol, Pierre Castéras.

(Photo d'illustration : MaxPPP)

(Photo d’illustration : MaxPPP)

« C’est un acte de délinquance simple. Il n’y a pas de complot ou autre. On a cassé ma voiture et volé mon ordinateur portable. C’est tout ». Contacté par France 3 Occitanie, Pierre Castéras relativise l’incident qui s’est produit le jeudi 25 janvier. Pour le directeur de campagne du candidat d’En Marche !, il s’agit d’un simple vol. L’affaire est, en apparence, d’une parfaite banalité. Mais elle prend une tournure politique. Le vol de son ordinateur a privé Pierre Castéras d’une réunion stratégique. Une réunion en présence du référent national d’En Marche pour l’Occitanie et d’une cinquantaine de marcheurs venus de toute la Haute-Garonne.

Le directeur de campagne du candidat En Marche ! a du être remplacé au pied levé par une élue régionale, Jennifer Courtois-Périssé. Mais, surtout, il devait présenter des documents qui se sont envolés avec le voleur. A une absence remarquée s’ajoute une perte de substance. La mésaventure pourrait être mise sur le compte de la « faute à pas de chance' ». Mais Pierre Castéras fait l’objet d’une contestation interne.

La meilleure preuve de cette défiance se trouve dans la réaction après l’annonce du vol de l’ordinateur. Plusieurs marcheurs ont douté de la réalité des faits.

Pierre Castéras bénéfice du soutien sans faille de l’ancien référent départemental, le nouveau député Michaël Nogal. Mais des marcheurs estiment que Pierre Castéras ne s’investit pas suffisamment dans la « partielle » du Comminges. Pire, plusieurs sources internes à En Marche, soupçonnent Pierre Castéras de traîner volontairement les pieds. Le directeur de campagne travaillerait à la défaite de son candidat, Michel Monsarrat, pour mieux récupérer la circonscription en 2022. Une source évoque même le passif de l’ancien conseiller régional socialiste. Une vieille affaire qui remonte à l’époque ou Pierre Castéras présidait la confédération pyrénéenne du tourisme et qui pourrait paralyser l’action du directeur de campagne d’En Marche.

Toutes ces supputations sont de pures spéculations. Mais elles agitent le bocal des marcheurs.

Dans ce contexte, l’épisode du vol de l’ordinateur ajoute du trouble. Pour des responsables d’En Marche c’est même la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Selon nos informations, des échanges téléphoniques ont eu lieu avec les instances nationales d’En Marche. Des demandes sont remontées à Paris pour mettre de côté Pierre Castéras.

Un débarquement pur et simple n’est pas à l’ordre du jour. Une telle mesure, en pleine campagne d’une « partielle », ferait de la mauvaise publicité. Ce serait un vrai cadeau pour le principal concurrent du candidat En Marche, Joël Aviragnet. En revanche, une mise sur le banc de touche est envisagée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

26 Jan

Ces socialistes qui militent aussi à Génération-s ou à En Marche !

Des adhérents du PS ont un pied dans le parti et un autre dans le Mouvement de Benoit Hamon ou…d’Emmanuel Macron. Mais le parti socialiste est incapable de chiffrer l’ampleur de ces doubles appartenances.

Benoît Hamon lors du lancement de son mouvement (Photo : AFP)

Benoît Hamon lors du lancement de son mouvement (Photo : AFP)

C’est un chiffre confidentiel. Le nombre d’adhérents du PS est, comme dans tous les autres partis, un secret bien gardé. Les socialistes revendiquent la transparence. Mais il existe toujours une querelle, ou du moins un doute, entre les chiffres officiels et la réalité des faits. Le dernier épisode en date remonte à une enquête du quotidien Le Parisien et qui livre un chiffrage de moins de 20 000 de militants actifs.

Mais il existe une comptabilité toute aussi problématique. C’est le nombre d’adhérents qui ont deux cartes dans le portefeuille : celle du PS et celle d’un autre Mouvement. Le lancement de Génération-s de Benoit Hamon donne une nouvelle actualité à un phénomène…récent. Le parti socialiste a toujours admis le système de la double appartenance entre le parti et les fameux « courants ». Mais le cumul entre le PS et un mouvement est nouveau. Le patron de la Fédération de la Haute-Garonne estime qu’il est impossible d’avoir « un pied dedans et un pied dehors » et appelle les « camarades » concernés à clarifier leur situation. L’appel de Sébastien Vincini a été entendu. Son ancien numéro 2, Christophe Lubac, a choisi Génération-s.

En revanche, des membres du mouvement de Benoît Hamon restent au PS. C’est notamment le cas de la conseillère municipale de Toulouse, Isabelle Hardy.

Dans une autre fédération PS d’Occitanie, c’est le même phénomène. Cela ne choque un cadre de la fédération : « Hamon vient de chez nous et il n’a pas la rage ». S’agissant de l’ampleur du phénomène, c’est le flou qui règne. « Je suis incapable de dire combien ils sont et même qui ils sont. Un adhérent peut parfaitement venir à nos réunions sans indiquer qu’il est membre d’un autre mouvement ».

Plus surprenant, des militants PS sont également membres d’En Marche. Comme chez Benoît Hamon, un « clic » suffit pour adhérer.

Un cadre socialiste, qui préfère conserver l’anonymat, précise : « je sais que des adhérents sont en marche et chez nous. Je connais au moins un nom. Si on ne reçoit pas une lettre officialisant le départ, la personne est toujours adhérente au PS. Il n’est pas possible de les mettre dehors et ils ont 2 ans pour se mettre à jour de cotisation. Pour voter, il suffit d’avoir en face de son nom dans la liste d’émargement le versement de sa cotisation. Et c’est possible de régulariser jusqu’à la dernière minute en glissant dans l’urne un bulletin et en faisant un chèque« .

Pour un socialiste, cette souplesse présente un risque d’entrisme : « un adhérent d’En Marche peut assister à nos réunions et prendre des infos ». Mais il existe un certain fatalisme : « pour le moment, il est impossible de réagir. Après les défaites à la présidentielle et notre petit 6% et après la raclée des législatives, il nous reste une poignée de députés, nous sommes trop faibles pour exclure des adhérents. On verra plus tard ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

25 Jan

L’ex-députée (LR) de la Haute-Garonne, Laurence Arribagé, évincée des instances nationales de son parti

Info France 3 Occitanie. Les Républicains doivent adopter la composition de leur nouvelle Commission Nationale d’Investiture (CNI). La présidente de LR31, Laurence Arribagé, n’est pas dans la liste.

Laurence Arribagé, présidente de LR31. Photo : MaxPPP

Laurence Arribagé, présidente de LR31. Photo : MaxPPP

Samedi 27 janvier, le bureau national des Républicains va valider la nouvelle composition de sa CNI. Selon nos informations, la présidente de LR31 ne figure pas dans la liste des membres. Laurence Arribagé ne siégera pas dans la commission qui attribue les investitures électorales. La CNI est une instance hautement stratégique dans la vie du parti mais aussi pour ses membres. La sélection des candidats aux élections conditionne la réussite politique des Les Républicains. Mais, pour un membre de la CNI, la CNI est un levier pour asseoir une autorité politique et assure un leadership. C’est un « bâton de Maréchal » permettant de jouer les « faiseurs de Roi ».

S’agissant d’une présidente de Fédération, un siège à la CNI est donc un véritable atout. Selon nos informations, Laurence Arribagé, était candidate. Mais Laurent Wauquiez lui a barré la route.

Selon l’entourage du président de LR, Laurence Arribagé paye son échec aux dernières législatives sur une circonscription qualifiée d’imperdable. Un parlementaire, proche de Laurent Wauquiez explique, également, le passage à la trappe de l’ex-députée par un problème de méthode et de comportement. Laurence Arribagé aurait considéré son intégration comme un droit et un tremplin vers les Européennes de 2019.

Dernière explication : des relations pas vraiment bonnes avec Laurent Wauquiez. Un seul fait résume le manque de confiance qui règne. Pour l’investiture d’un candidat dans la « partielle » de mars prochain dans le Comminges, le casting a été piloté directement par l’entourage de Laurent Wauquiez, sans passer par les instances fédérales présidées par Laurence Arribagé.

A noter que la taille de la CNI est réduite. Elle passe de 80 à 50 membres et que la parité est respectée. La taille de la commission est conforme à la pratique du temps de l’UMP, dans les années 2007-2008.

Laurent Dubois (@laurentdub)

22 Jan

Tarn : la bataille des députés pour reprendre la main sur le mouvement En Marche !

Un nouveau référent d’En Marche va être désigné dans le Tarn. Les députés profitent de l’occasion pour pousser des proches.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Photo : MaxPPP/Tanguy

La direction tarnaise d’En Marche a collectivement démissionné. Officiellement, cette décision est uniquement liée à une envie : passer le relais une fois la mission accomplie. Mais il existe une raison inavouée et difficilement avouable publiquement. Le départ du staff dirigé par Clément Baller n’est pas étrangère au comportement des députés du Tarn. Il est faux de réduire la démission collective des Marcheurs a des bisbilles entre le Mouvement et les parlementaires. Mais il est tout aussi inexact d’occulter les tensions latentes entre l’équipe Baller et les députés Jean Terlier et Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Les deux députés ont trouvé une solution pour éviter une nouvelle édition du scénario. Deux des trois candidats sont des proches des deux parlementaires tarnais. Ce samedi 20 janvier, un proche de Jean Terlier a officialisé sa candidature. Il s’agit du nouveau maire de Saint-Sulpice, Raphaël Bernardin. Jean Terlier c’est véritablement investi dans la campagne municipale de Saint-Sulpice. Il a quasiment endossé le costume de directeur de campagne. Jean Terlier a notamment décroché son téléphone pour organiser un meeting avec sa collègue de la Haute-Garonne, Monique Iborra.

Raphaël Bernardin a pris une certaine distance avec le mouvement En Marche ! le temps des municipales. C’était surtout au niveau de l’affichage.

Dans les faits, le député En Marche de la 3ème circonscription a mobilisé les Marcheurs.

Une désignation de Raphaël Bernardin a la tête du mouvement En Marche se traduirait par une forte synergie avec le député Jean Terlier. Sous le « mandat » de Clément Baller, Jean Terlier a affirmé à la tribune son autonomie vis-à-vis du mouvement En Marche ! Cette ligne ne serait plus d’actualité si son lieutenant est désigné par les instances nationales d’En Marche.

C’est le même schéma du côté de Danielle Maximilien. Sa nomination constituerait un tandem avec la députée Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Le nouveaux députés ont rapidement adopté une règle de l’Ancien Monde : le contrôle du territoire et le placement de fidèles.

La décision finale appartient aux instances nationales d’En Marche. Ce sera un test sur le nature du mouvement et son éventuellement autonomie vis-à-vis des députés. Mais c’est également un test sur les relais nationaux des deux députés du Tarn et sur leur capacité à peser sur les choix de la direction d’En Marche.

Laurent Dubois (@laurentdub)