13 Nov

Municipales à Toulouse : rappel à l’ordre au PS

Le « patron » des socialistes la Haute-Garonne rappelle à l’ordre ses camarades. Sébastien Vincini dénonce des « initiatives à l’extérieur du parti » au sujet des Municipales à Toulouse.

Sébastien Vincini, 1er secrétaire de la Fédération du PS 31

Le 1er Fédéral de la Haute-Garonne tape du poing sur la table. Il a adressé, ce lundi 12 novembre, une lettre aux militants et cadres de son parti. Et, Sébastien Vincini, n’apprécie pas du tout « des initiatives qui fleurissent à l’extérieur (du) parti ». Le patron du PS31 ne donne pas de nom mais dresse une liste de ces « initiatives » : « organisation d’un rendez-vous public ouvert aux toulousains et toulousaines invitation faite à des représentants d’autres forces politiques ».

Sébastien Vincini ne donne pas de nom et ne personnalise pas le recadrage. Mais l’allusion est transparente. « Le rendez-vous ouvert aux toulousains et aux toulousaines » correspond parfaitement à un évènement organisé par Romain Cujives, à l’occasion de la parution de son livre-programme.

Sébastien Vincini estime que le débat doit être interne et que la seule échéance est la prochaine investiture d’un candidat par les militants socialistes. « La désignation de la/du premier-e des socialistes pour Toulouse n’est pas une primaire ouverte à l’ensemble des toulousain-e-s. Nous connaissons tous les limites d’une telle primaire, la précédente, à l’échelle nationale, a démontré les risques et les dégâts pour notre formation politique » écrit Sébastien Vincini.

Pour le 1er Fédéral, les échappées extérieures au PS « ne (lui) paraissent pas garantir la qualité d’un débat interne serein mais surtout elles lui paraissent en totale contradiction avec la volonté de porter un message commun ».

Un socialiste a sa propre lecture du rappel à l’ordre du patron du PS31 : « Traduction évidente. Raynal (NDLR : qui bénéficie du soutien affiché du président PS du conseil départemental) est largué par ses petits camarades engagés dans la compétition. Tout particulièrement Cujives, de plus en plus l’homme à abattre ! L’allusion est à peine voilée ».

Ambiance

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Nov

Haute-Garonne : débarquement (programmé) du référent d’En Marche !

Les jours du référent départemental d’En Marche ! en Haute-Garonne sont comptés. Son remplacement est programmé.

Photo : MaxPPP/Tanguy

En Marche ! va élire un nouveau Délégué Général début décembre. Cette élection nationale risque d’avoir des répercutions au niveau de la Haute-Garonne. Selon nos informations, le mouvement d’Emmanuel Macron va organiser, à cette occasion, une « exfiltration » en douceur du référent départemental.

Pierre Castéras affirme qu’il « sera toujours là dans les prochains mois et qu’il participera à la préparation des municipales ». Mais un récent épisode à Toulouse Métropole doit précipiter son départ. Le référent d’En Marche s’est exprimé dans la presse locale afin d’annoncer que les élus En Marche n’allaient pas participer à un vote. Cette prise de position publique, doublée par une intervention auprès des élus métropolitains, a suscité la désapprobation et l’intervention des instances nationales d’En Marche.

Pour Pierre Castéras, le bilan est positif. Interrogé par France 3 Occitanie, le responsable départemental affirme avoir agi « en accord avec Matignon et l’Elysée ». Pierre Castéras estime que « l’opération n’a pas fait pschitt puisque En Marche a obtenu un amendement de la part de Jean-Luc Moudenc ».

Visiblement, ce n’est pas le ressenti des instances nationales d’En Marche. France 3 Occitanie a eu accès à un échange entre Toulouse et Paris et dans lequel il est précisé que Pierre Castéras n’aura bientôt plus de responsabilités au sein de LREM31. Une échéance est fixée : début décembre et les élections internes. Une méthode est également indiquée : « en douceur ».

Bien évidemment, tout cela reste encore un simple scénario. Mais la volonté et les intentions des instances nationales d’En Marche sont claires. En attendant une clarification, Pierre Castéras continue à exercer ses fonctions. Le référent départemental vient d’envoyer un document sur la méthodologie pour les prochaines municipales.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

09 Nov

Toulouse Métropole : le putsch qui fait « pschitt » d’En Marche !

De élus En Marche qui boycottent une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. C’est le scénario qui a manqué se produire à Toulouse Métropole. Il a fallu une intervention de Matignon et du secrétariat d’Etat en charge des Relations avec le Parlement pour remettre de l’ordre dans les rangs.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Jean-Luc Moudenc a organisé un vote sur la fusion entre Toulouse Métropole et le conseil départemental. Le président de la collectivité toulousaine est favorable au projet. Un projet issu d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron et défendu par le gouvernement. La délibération a été adoptée avec une large majorité : 75 « Pour » sur les 79 votants.

Le vote s’est déroulé à « bulletin secret ». Mais les 75 « Pour » intègrent les 7 voix Modem et LaRem. Ce n’était pas gagné.

La veille du scrutin le référent départemental d’En Marche ! a appelé à un boycott du vote. Dans la presse régionale, Pierre Castéras a annoncé que les élus « macronistes » ne participeront pas au scrutin. Une déclaration surprenante. En Marche ne soutenant pas une réforme directement portée par…Emmanuel Macron, ce n’est pas banal

La manœuvre était bien « jouée » localement. Une fissure dans la majorité métropolitaine aurait affaibl Jean-Luc Moudenc. Visiblement, le maire de Toulouse ne s’attendait pas à ce coup de Trafalgar. Mais le président de Toulouse Métropole a pu compter sur l’aide involontaire du référent En Marche. La sortie médiatique de Pierre Castéras a permis de préparer une contre-attaque.

Matignon et le secrétariat en charge des relations avec le Parlement sont intervenus. Les 7 « Frondeurs » ont été contactés les uns après les autres. Le conseiller politique d’Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné, a également été mis dans la boucle.

Les coups de téléphone ont pris la forme d’un recadrage. Ce mercredi, en fin d’après midi, Pierre Castéras a du rentre les armes. Selon une source, quelques heures avant le vote, il contacte les élus métropolitains pour leur demander de voter le vœux présenté par Jean-Luc Moudenc. Une heure avant le vote, élus En Marche et Modem rentrent dans le rang. Le président de Toulouse Métropole est passé très près d’un sérieux accident politique.

L’incident n’est pas clos. Jean-Luc Moudenc a fait un geste en direction du Modem, en amendant la délibération adoptée. Mais, du côté d’En Marche, il reste un goût amer. Le référent départemental ressort affaibli de l’épisode. Désavoué par Paris, Pierre Castéras a du corriger le tir sous la contrainte. La (fausse) manœuvre de l’ex élu PS est perçue comme une alliance objective avec le conseil départemental présidé par le socialiste, Georges Méric.

Pierre Castéras était déjà contesté en interne, s’agissant notamment de sa gestion de la législative (partielle) dans le Comminges. Selon nos informations, il y a plusieurs mois, sa tête a été demandée auprès du nouveau ministre de l’Intérieur et ancien patron d’En Marche, Christophe Castaner.

La mésaventure à Toulouse Métropole ne va pas arranger la situation.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

05 Nov

Quand Emmanuel Macron se fait « recadrer » par les responsables d’En Marche ! en Haute-Garonne

Les cadres d’En Marche ! en Haute-Garonne ont été consultés par leur référent départemental. L’audit interne contient un « rappel à l’ordre » d’Emmanuel Macron.

MaxPPP

Le référent d’En Marche en Haute-Garonne, Pierre Castéras, a organisé une consultation des Animateurs et Co-animateurs de son mouvement. L’opération s’est déroulée du 24 au 31 octobre 2018. Elle a permis de recueillir 27 contributions. France 3 Occitanie s’est procuré le document synthétisant les avis et impressions des cadres d’En Marche.

Des points positifs ressortent. La mise à disposition de flyers ou la vitalité des réseaux sociaux sont salués. Des contributions expriment une inquiétude sur la vitalité d’En Marche ! (« inquiet de la désaffection (disparition) de beaucoup de marcheurs initiaux ») ou encore la gestion politique des dossiers (« Très préoccupé par la (non) préparation des échéances municipales »).

Mais des aspects franchement négatifs sont mis sur la table.

Certains sont purement pratiques comme l’absence de moyens financiers. Le fonctionnement d’En Marche est également épinglé : « de nombreux marcheurs se plaignent d’un manque de démocratie. Nos réunions sont des exposés magistraux avec peu (ou pas) de questions des auditeurs…besoin de plus de collégialité ».

Mais les critiques les plus frontales visent directement le chef de l’Etat :  » notre président doit la jouer plus modeste et plus collectif avec le gouvernement…Les petites phrases et mots inutiles doivent impérativement cesser. Il nous expose inutilement ».

« Pognon de dingue« , « Gaulois réfractaires » ou  » la seule chose que l’on a pas le droit de faire, c’est de se plaindre« . Ces sorties du chef de l’Etat ont déclenché des polémiques. Visiblement, elles font des dégâts jusque dans les rangs d’En Marche !

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

29 Oct

François Hollande revient sur la scène « électorale » et c’est dans le Gers

François Hollande est de retour dans une élection gersoise. L’ancien chef de l’Etat n’est pas candidat. Mais il participe à une votation citoyenne organisée par le conseil départemental du Gers.

François Hollande. Photo : MaxPPP

Le retour de François Hollande. Le jeune retraité alimente lui même la chronique. On ne compte plus les piques et les remarques sur son successeur à l’Elysée. Un ancien conseiller de François Hollande affirme qu’il n’y a pas de doute, « François Hollande veut revenir ».

Dans le Gers, la question ne se pose plus. L’ancien président a retrouvé le chemin des urnes. Le conseil départemental organise une votation s’agissant d’un budget participatif. Les Gersois doivent voter pour départager des projets. Les « heureux élus » bénéficieront d’un financement. Le scrutin sera clos le 31 octobre. Les « Gersois de Paris » peuvent participer en se rendant dans un établissement gastronomique à l’accent du Sud Ouest. François Hollande doit participer à cet événement. Il a confirmé sa venue auprès de l’autorité organisatrice, le département du Gers. Rien de surprenant.

François Hollande a une terre d’élection, Tulle et la Corrèze. Mais il a également un « terroir de cœur » : le Gers. L’ancien chef de l’Etat a récemment étoffé son patrimoine immobilier. Il a notamment acquis; en famille, une maison dans le XXe arrondissement de Paris. Mais, dans le Gers, François Hollande n’a pas besoin de prendre rendez-vous chez le notaire pour se sentir chez lui.

Les parents de sa compagne ont un bien dans le département de d’Artagnan. François Hollande et Julie Gayet viennent fréquemment dans le Gers. Et, évidemment, la tournée de dédicace du dernier livre ( à succés) de l’ex président est passée par Auch.

Pour François Hollande, cette proximité affective se double d’une proximité politique. Le Gers est présidé par son ex ministre de l’Ecologie, Philippe Martin

Bien sur, tout cela ne permet pas à François Hollande de participer au vote pour le budget participatif du Gers.  Mais le Gersois devrait, ce lundi 29 octobre, se déplacer et se retrouver au milieu des votants.

Ce n’est pas un acte de candidature. Mais cela montre que François Hollande est toujours partant pour une soirée électorale. Même (ou surtout) s’il s’agit du Gers.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

26 Oct

Tarn-et-Garonne : le maire de Beaumont-de-Lomagne poursuivi en justice pour « braconnage »

Le maire de Beaumont-de-Lomagne a été présenté devant le tribunal correctionnel de Tarbes pour avoir abattu une biche « sans bracelet ». Un promeneur a assisté à la scène et accuse l’élu local d’avoir essayé de le renverser avec sa voiture.

Photo : MaxPPP

Jean-Luc Deprince n’est pas « simplement » le maire d’une commune importante du Tarn-et-Garonne. C’est le suppléant de la députée du Tarn-et-Garonne, Sylvia Pinel. Le maire de Beaumont-de-Lomagne est également un proche de l’ancien président du département, Jean-Michel Baylet. Mais Jean-Luc Deprince est surtout un grand chasseur devant l’éternel. Sur les réseaux sociaux, l’élu local affiche certains de ses trophées et posent en tenue camouflage, un fusil sur l’épaule.

Jean-Luc Deprince a un terrain de chasse privilégié : les Hautes-Pyrénées. Mais sa dernière sortie s’est soldée par une comparution en justice. Selon une source judiciaire, Jean-Luc Deprince a « tiré » une biche « sans bracelet ». C’est un contravention de 5ème classe prévue et réprimée par l’article R 428-13. Une amende de 1500 euros est prévue.

Selon une source proche du dossier, Jean-Luc Deprince aurait été condamné à cette sanction par le juge.

En revanche, l’avocat de l’élu, Maître Thierry Deville, a obtenu une relaxe s’agissant de l’incident avec un promeneur ayant assisté à la scène. Ce dernier est intervenu et accusait Jean-Luc Deprince d’avoir essayé de le renverser avec son véhicule. L’incident se serait produit après que l’élu local ait chargé l’animal abattu dans le coffre de sa voiture.

Contacté par France 3 Occitanie, Maître Thierry Deville précise qu’il obtenu « un abandon des poursuites » et que « le parquet ne fait pas appel de la décision ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

24 Oct

Quand les députés En Marche se plaignent du manque d’objectivité de la presse régionale

Un ex-journaliste et nouveau député a formé ses collègues En Marche sur les relations avec les médias régionaux. Plusieurs parlementaires se sont plaints du manque d’objectivité de la presse.

Photo MaxPPP

Jean-François Portarrieu est député de la Haute-Garonne. Mais il n’a pas oublié son premier métier : journaliste local. Le parlementaire a fait profiter ses collègues de la majorité de son expérience. La séance s’est déroulée ce mercredi 24 octobre dans les locaux de l’Assemblée. Cette formation, prévue dans le cadre d’un cycle, se justifie parfaitement.

Le groupe En Marche est largement peuplé de nouveaux visages. Ils découvrent l’univers politique mais aussi médiatique. Quelques conseils ne peuvent pas faire de mal. Jean-François Portarrieu a un bon profil pour briefer ses camarades. Il a travaillé pour un titre régional, propriété d’une lignée d’élus locaux et actuellement entre les mains d’un ancien ministre de François Hollande. Un passage à la rédaction de La Dépêche du Midi est une garantie (absolue) en matière de cuisine politico-médiatique.

Une des participantes, Corinne Vignon, est satisfaite de la formation dispensée. « Une réunion intéressante avec majoritairement des retours d’expériences de plusieurs députés dans leurs territoires ».

Des retours qui sont loin d’être positifs. Plusieurs députés présents se sont plaints du traitement de l’information par les médias régionaux. Un consensus s’est dégagé sur un point noir : le manque d’objectivité des journalistes.

Rien de bien neuf. Le constat du Nouveau Monde (parlementaire) est un classique. Il est dressé depuis qu’il existe des élus et une presse.

Laurent Dubois (@laurentdub)

23 Oct

Les nouveaux amis (nationalistes) corses de Sylvia Pinel sèment la « zizanie » chez les Radicaux

La députée du Tarn-et-Garonne, Sylvia Pinel, intègre un nouveau groupe parlementaire. Un groupe constitué grâce à la présence de députés nationalistes Corses. La proximité politique entre la présidente du Mouvement Radical et des Indépendantistes suscite de vives réactions dans son parti.

Sylvia Pinel. Photo : MaxPPP

La députée du Tarn-et-Garonne a (enfin) retrouvé un groupe parlementaire. Après des semaines de tractations, Sylvia Pinel quitte les rangs des « non inscrits » grâce à un rassemblement avec 14 autres député(e)s. Parmi ces nouveaux compagnons de route, la Radicale peut compter sur une seule camarade de parti, Jeanine Dubié. Tous les autres membres du groupe viennent d’horizons différents.

Dans cette « auberge espagnole », 3 députés nationalistes ne passent pas inaperçu. La cohabitation entre la présidente du Mouvement Radical et des Indépendantistes suscite des remous chez les Radicaux.

L’ex ministre, Emile Zuccarelli, estime que « c’est totalement contraire à (sa) conception de la République ». L’ancien maire de Bastia réfute l’idée d’un simple groupe technique : « c’est un groupe politique. Il repose d’ailleurs sur une déclaration dans laquelle il est fait référence à une vraie autonomie politique ».

Cette revendication reflète parfaitement la ligne défendue, à l’Assemblée, par les 3 députés nationalistes. En Octobre dernier, lors de la séance des questions au gouvernement, Paul-André Colombani, a par exemple plaidé pour l’autonomie de l’île de Beauté.

Paul-André Colombani, Jean-Félix Acquaviva et Michel Castellani ne sont pas les seuls partisans de la Corse dans le groupe de Sylvia Pinel.

L’ex socialiste, François Pupponi n’est pas estampillé « nationaliste » et sa terre d’élection est le Val-d’Oise. Mais il n’a pas hésité à déposer un amendement pour défendre les intérêts hôteliers de l’île. Un amendement défendu contre le ministre (Radical) de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, et afin d’obtenir une dérogation s’agissant de l’emblématique loi Littoral. Rien que ça.

Décidément, les nouveaux amis de la présidente du Mouvement Radical ont des relations électriques avec ses camarades de parti.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

17 Oct

Tarn-et-Garonne : incident(s) au conseil départemental après le refus d’une minute de silence pour les victimes de l’Aude

Le conseil départemental du Tarn-et-Garonne a vécu une matinée agitée . Un premier incident est intervenu après le refus d’organiser une minute de silence pour les sinistrés de l’Aude. Ce sont ensuite les syndicats qui ont perturber la réunion pour protester contre leur condition salariale.

conseil départemental du Tarn-et-Garonne.

Ce mercredi, le conseil départemental du Tarn-et-Garonne s’est réuni pour discuter du budget. La séance a quasi immédiatement connu un incident. L’ouverture de la « plénière » se déroule sans un mot sur le drame de l’Aude.  La présidente du groupe socialiste, Dominique Sardeing-Rodriguez intervient alors et demande une minute de silence pour les victimes des inondations. Le président, Christian Astruc refuse. Motif : les élus n’ont pas demandé de minute de silence lors de l’accident de Millas. Un accident qui s’est déroulé dans les Pyrénées-Orientales en décembre dernier et qui a coûté la vie à 6 enfants.

Les 16 élus du groupe de Christian Astruc se sont alignés sur le refus de leur président. Mais un élu d’opposition, Jean-Luc Deprince, s’est levé pour faire, malgré tout, une minute de silence.

Ce geste de « résistance » a fait boule de neige. Tous les élus ont fini par faire une minute de silence. Y compris Christian Astruc et son groupe d’élus.

Après ce premier épisode houleux, la majorité départementale a du gérer un autre incident. Les trois syndicats de la collectivité (FO, FSU, CGT) ont perturber la réunion. Un face à face (tendu) s’est déroulé entre les représentants des agents et le président du département. Le conflit porte sur les conditions salariales et la rencontre (pas du tout improvisée) s’est soldée par…un préavis de grève.

Laurent Dubois (@laurentdub)

16 Oct

Municipales à Toulouse : « vrai-faux » contretemps pour le calendrier au PS

La Fédération socialiste de la Haute-Garonne veut avancer le calendrier des Municipales à Toulouse. Le conseil national du PS devait valider cette dérogation samedi dernier. La décision est reportée.

MaxPPP

Le 1er Fédéral du PS31, Sébastien Vincini, souhaite avancer la période d’investiture pour les Municipales. Au niveau national, le calendrier est fixé après les Européennes de mai prochain. La Haute-Garonne souhaite obtenir une dérogation et une nouvelle circulation. Samedi dernier, le conseil national a été saisi de la demande. La réponse est reportée. Ce lundi 15 octobre, le conseil fédéral de la Haute-Garonne a voté sur le principe d’un calendrier anticipé. Selon Sébastien Vincini, il s’agit d’un « vote à l’unanimité et en présence de tous et toutes les candidats potentiels ». L’échéance fixée par le calendrier Toulousain est janvier-février 2019.

Néanmoins, pour que le principe devienne réalité, il faut une validation du conseil national.

Sébastien Vincini est confiant : « le (dernier) conseil national s’est très bien déroulé. Circulaires sur les municipales sur le principe mais le détail de la circulaire sera entériné au BN du 23 novembre ».

Pour le 1er Fédéral de la Haute-Garonne c’est lui « qui (a) proposé de repoussé de quelques jours ».

La version des faits est différente pour une autre source. Un socialiste évoque une franche opposition notamment du côté d’une membre du conseil national, Ségolène Neuville. Il ne s’agirait pas d’un simple contretemps mais d’une bataille de tranchée. Des considérations totalement étrangères aux Municipales peuvent également jouer. Un socialiste estime qu’il existe une « guerre sourde entre les amis de faure et ceux de Le Foll et tous les points sont sujets à débat ».

En Haute-Garonne, les arrières-pensées politiques sont également présentes. Certains socialistes estiment qu’un calendrier resserré est « taillé sur mesure » pour le seul candidat socialiste officiellement en piste, Claude Raynal. Chez ses concurrents, encore potentiels, le report imposé par le conseil national est analysé comme « une mise en difficulté ».

La difficulté semble toutefois relative et la validation par le « national » s’annonce comme une simple formalité.

Laurent Dubois (@laurentdub)