17 Oct

Nouveau groupe politique à l’Assemblée : les explications de la députée Jeanine Dubié.

Un record dans l’histoire de la cinquième République,  un huitième groupe appelé « Libertés et Territoires » s’est constitué aujourd’hui. Il compte 16 députés dont deux PRG, la députée des Hautes-Pyrénées et l’élue de Tarn et Garonne Sylvia Pinel. Jeanine Dubié nous explique la genèse et l’objectif de ce groupe.

Jeanine Dubié, lors d’une séance de questions au gouvernement, le 19 juin dernier. Photo Thomas Padilla/MAXPPP –

Le Blog Politique : Comment se situe ce groupe sur l’échiquier politique ?

Jeanine Dubié : Ça c’est une question de l’ancien monde (rires) ! Nous sommes un groupe indépendant qui balaie tout le panel de l’échiquier politique. La liberté de vote en est le socle. On est inclassable. Personne ne pourra engager le groupe sauf si nous sommes tous d’accord.

La liberté de vote est notre socle »

Le Blog Politique : Comment vous situez-vous par rapport au groupe des marcheurs et à la majorité présidentielle ?

Jeanine Dubié : Si un projet de loi nous convient, nous le voterons. Si ce n’est pas le cas, nous nous y opposerons. C’est ce que chacun de nous a fait jusqu’à présent. Vous savez, au moment des Législatives, j’aurais pu choisir de rejoindre En Marche. Dans la nuit du 10 au 11 mai 2017, j’ai reçu un coup de fil. « Si tu t’inscris chez En Marche, tu n’auras pas de candidat en face » m’a-t-on annoncé. J’ai choisi de rester sous l’étiquette PRG et j’ai été élue.

Le Blog Politique : Sylvia Pinel n’a pas eu de candidat En Marche face à elle en Tarn et Garonne…

Jeanine Dubié : Manuel Valls non plus ! Il y a eu des exceptions comme celles-là et d’autres, notamment pour les anciens membres du gouvernement.

Ancrés dans nos territoires »

Le Blog Politique : Où en est le PRG aujourd’hui ?

Jeanine Dubié : Dans ce huitième groupe, il ne reste que Sylvia et moi issues du PRG historique. La réunification des deux familles radicales a créé des bouleversements. De toute façon, toutes les formations politiques ont été ébranlées après la Présidentielle. Et nous, avec une implantation concentrée dans le sud-ouest, encore plus.

Le Blog Politique : Comment est né ce groupe que vous avez donc intégré aujourd’hui ?

Jeanine Dubié : Cela fait neuf mois qu’on y travaille. Nous, radicaux, avions un groupe sous l’ancienne mandature, mais comme certains sont partis à En Marche, ça n’était plus possible. Le chemin a été long. Le fait d’être tous ancrés dans nos territoires face aux peu d’égards du pouvoir central nous a réunis. Il ne fallait pas s’unir pour s’unir. S’il n’y a pas de socle dans un groupe, il y a toujours la menace que certains s’en aillent. Il y a des dossiers qui nous tiennent à cœur comme celui de la fin de vie, la PMA, la justice sociale aujourd’hui oubliée ou encore l’objectif d’obtenir plus de libertés individuelles.

D’autres vont nous rejoindre ! »

Le Blog Politique : Mais comment comptez-vous peser à seize députés à l’assemblée nationale ?

Jeanine Dubié : Comme quand nous étions 17 dans notre groupe radical sous la précédente mandature. Nous sommes deux par commissions. Il faut travailler voilà tout. Mais je pense que nous ne resterons pas seize très longtemps. D’autres vont nous rejoindre. Il faut porter une voix différente sans être des aboyeurs permanents. Quand j’entends qu’on veut réduire le nombre de parlementaires, je dis « ok mais équitablement ! » Je  vois difficilement comment enlever un député dans les Hautes-Pyrénées.  Je le dis d’autant plus librement que je ne me représenterai pas. Aujourd’hui on entend dire qu’il faut recentrer le travail des députés sur le travail parlementaire plutôt que sur sa circonscription. Sauf que le mode d’élection, lui, n’a pas changé…

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)

12 Juil

Décès de l’ancien député socialiste de l’Ariège Alain Fauré : les réactions

Alain Fauré, à l’Assemblée Nationale le 23 novembre 2016. Photo Léon Tanguy/MAXPPP

L’ancien député socialiste de l’Ariège Alain Fauré est décédé à son domicile des Pujols, dans la nuit du 11 au 12 juillet. Le chef d’entreprise avait succédé à Henri Nayrou en 2012 avant d’être battu cinq ans plus tard puis de se retirer de la vie politique. Il avait 56 ans.

« C’est le choc. Une grande stupéfaction mais aussi une grande tristesse ». Le secrétaire fédéral du PS ariégeois est affecté. Jean-Christophe Bonrepaux se souvient d’un homme « toujours plein d’enthousiasme et qui avait son franc-parler ». « Alain, ce n’était pas le genre à pratiquer la langue de bois ».

Une franchise qui faisait parfois des étincelles mais qui avait le mérite de faire avancer le débat. Ainsi l’ancien président des MJS ariégeois se souvient d’Alain Fauré. « Nous étions rarement d’accord Alain et moi, et avions des débats passionnés mais je dois reconnaître qu’il était un homme fidèle à ses valeurs et de conviction » commente sur tweeter Dorian Lhez qui a désormais rejoint Génération.s.

« Nous avions siégé ensemble durant 5 ans à l’Assemblée Nationale. Il apportait son énergie à notre collectif » se souvient également Christophe Borgel, ancien député socialiste de Haute-Garonne et à l’époque secrétaire national en charge des élections au PS. Alain Fauré avait notamment siégé à la commission des finances. Il avait aussi participé à une commission d ‘enquête sur les conséquences de la baisse des dotations d’état sur les services publics de proximité.

Autre ancienne députée socialiste à avoir siégé à ses côtés, la Présidente de Région salue dans un communiqué « cet homme reconnu de tous qui a consacré sa vie aux autres et à l’Ariège ». Carole Delga évoque aussi une relation particulière avec Alain Fauré : « J’ai tissé avec lui au fil des années des liens forts, personnels, qui allaient au-delà de notre engagement commun. Nous étions « amis pour la vie », comme il me l’avait si joliment affirmé et encore rappelé lors de notre conversation en juin. »

Alain Fauré avait également été candidat à la mairie de Pamiers en 2014. Il avait échoué face au sortant DVD André Trigano qui briguait là son quatrième mandat. « J’ai le souvenir d’un opposant à la communauté de communes, qui, quand il n’était pas d’accord, avait toujours des projets à proposer. Ça n’était pas un destructeur. C’était un homme efficace et loyal » explique avec de la tristesse dans la voix André Trigano.

En Ariège, l’émotion est très vive comme le souligne Kamel Chibli. « Le département a perdu quelqu’un qui a beaucoup donné pour son territoire » insiste le vice-Président du Conseil Régional. Egalement très attristée l’ancienne députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat évoque sur son compte tweeter « un ami engagé, bosseur, dévoué à son terroir, conscient de la fragilité de l’existence, blessé, et on le comprend, par la vie politique ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

20 Juin

Une année à l’Assemblée : deux députés livrent leurs regards.

L’une est une élue sortante qui en plus préside le groupe socialiste au Palais Bourbon : Valérie Rabault. L’autre effectue son premier mandat, dans le Gers, sous l’étiquette En Marche. Comment ont-ils vécu cette année 1 du gouvernement Macron ? Comment se sont-ils organisés entre Paris et leurs circonscriptions ? Et puis comment envisagent-ils leur mission ? Regards croisés.

L’Assemblée Nationale lors des questions au gouvernement, le 20 juin dernier. Photo Philippe Lopez/AFP

« Je ne suis pas assez en circo et je ne suis pas assez à l’assemblée ». L’affirmation en forme de boutade de Jean-René Cazeneuve symbolise une année parlementaire hors du commun, notamment pour les néo-députés. L’élu LREM du Gers reconnaît la charge de travail importante de ces douze derniers mois d’exercice mais ne se plaint pas : « On a été élu pour changer la France ».

Un bloc de la majorité  qui vote sans se poser de questions »

« Un bloc de la majorité  qui vote sans se poser de questions » selon Valérie Rabault. « Dans le fond, l’exécutif n’en a rien à faire du parlement » affirme sans détour la députée du Tarn et Garonne. « Je suis même allée interroger les uns et les autres pour savoir si on était comme ça quand on était dans la majorité. On m’a répondu que non » s’amuse la chef de file du groupe PS.

Et Valérie Rabault de noter un deuxième point marquant pour cette année 1 d’une assemblée aux couleurs LREM. « Il y a un manque flagrant d ‘organisation dans l’agenda. Les deux premiers mois, nous n’avons presque rien eu à faire. Puis on est passé à une série de loi à voter notamment sur l’agriculture et l’apprentissage. Nous n’avons pas eu suffisamment de temps pour une bonne écriture de la loi ».

Je ne comprends pas comment faisaient ceux qui cumulaient »

« C’est vrai que même si on choisit les textes dans lesquels on s’investit, il y a beaucoup de travail » tempère Jean-René Cazeneuve. « Si vous voulez bien faire les choses, et peser, travailler en amont avec les ministères pour infléchir la loi, ça demande beaucoup d’investissement » explique le néo-député. « Je ne comprends pas comment faisaient ceux qui cumulaient. La loi qui a mis fin au cumul a été une réforme extrêmement saine et positive » reconnaît le député gersois.

Cela veut-il dire pour autant qu’on ne voit plus les députés en circonscription, notamment ceux d’En Marche ? « Je ne peux pas vous répondre. Je fais partie d’un des seuls départements de France où les deux sortantes ont été reconduites (NDLR : elle-même pour le PS et Sylvia Pinel pour les Radicaux) » sourit Valérie Rabault. « La circonscription c’est l’essence même du travail. J’ai été élue pour avoir ce contact-là avec les citoyens. Les amendements que je dépose portent tous le nom de personnes que j’ai rencontrées sur le terrain » précise la présidente du groupe PS.

On ne fait pas bien la loi si on n’est pas sur le terrain »

Même si parfois c’est un peu périlleux niveau agenda, à l’image de la semaine dernière où la députée était en visite vendredi à Réalville jusqu’à 19h avant de s’envoler pour Paris, de siéger dans l’hémicycle pour la loi logement jusqu’au samedi 4 heures du matin et de redécoller vers sa terre d’élection pour le week-end. « Moitié en circo, moitié à Paris, je n’en démordrai pas » insiste Valérie Rabault. « On ne fait pas bien la loi si on n’est pas sur le terrain. L’amendement sur la revitalisation des zones rurales que j’ai déposé et qui a été accepté m’a été inspiré de la situation à Laguépie ».

Jean-René Cazeneuve sillonne également sa circonscription. « En amont des textes de loi, j’organise des tables rondes (formation professionnelle, agriculture) pour faire comprendre aux acteurs des secteurs concernés les enjeux spécifiques des lois. C’est un vrai travail de partage avec les concitoyens. » A l’occasion, une fois la loi votée, il assure aussi le service après-vente, pour « expliquer de façon pédagogique l’action du gouvernement ». Pour tout cela, il délocalise régulièrement sa permanence parlementaire à travers sa moitié de département.

Un boulot à temps plein à l’Assemblée et un boulot à temps plein dans sa circonscription »

Alors maintenant que le rythme est plus ou moins pris pour chacun d’entre eux, comment voient-ils l’année à venir ? « Je n’ai pas trop de perspectives » avoue Valérie Rabault. « Il y a plein de sujets qui pourraient arriver mais pour l’instant il n’y a rien sur la table. Nous allons nous pencher sur le vote de la loi de finance comme chaque année et puis il est aussi question d’une réforme constitutionnelle qu’on ne voit toujours pas arriver ».

Jean-René Cazeneuve, qui doit avoir des informations que n’a pas sa collègue socialiste, affirme en revanche : « quand on voit les lois qui arrivent, on voit le travail qui est devant nous ». « Après vous avez des implications très différentes d’un député à l’autre. L’hémicycle n’est pas toujours rempli. Certains sont déjà en logique de réélection… » Avant de conclure : « ce qui est sûr pour moi c’est qu’il y a un boulot à temps plein à l’Assemblée et un boulot à temps plein dans sa circonscription ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

12 Juin

Le député (En Marche) Sébastien Nadot rend public son compte de campagne

Le député En Marche ! de la Haute-Garonne, Sébastien Nadot, rend public son compte de campagne.

Sébastien Nadot, député de LREM de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP/TBordas

Les comptes de campagne des candidats aux législatives ne sont pas publics. Une version simplifiée est consultable en ligne. Il ne s’agit que d’une version simplifiée. Et, de surcroît, seules les législatives 2012 sont accessibles sur le site de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP). Le député de la Haute-Garonne, Sébastien Nadot, a décidé de communiquer à France 3 Occitanie son compte de campagne mais aussi la décision de la CNCCFP, une attestation fiscale et une déclaration s’agissant de sa situation patrimoniale.

Le compte de campagne de Sébastien Nadot retrace des dépenses et recettes du 19 mai 2017 au 19 juillet 2017. Les dernières opérations correspondent à des versement d’En Marche. Versements qui correspondent à des remboursements de frais.

Le montant total des dépenses s’élève à 21 176 euros.

Ce niveau de dépense situe le compte de Sébastien Nadot parmi les campagnes les moins chères. A titre de comparaison, un collègue de Sébastien Nadot a dépensé plus de 30 000 euros. Mais il faut relativiser et, surtout, comparer des choses comparables.

Sébastien Nadot n’est pas sortant. Comme une majorité de « macronistes », le nouveau député a mené une campagne courte. Mais, surtout, il s’est épargné une dépense lourde : la location d’un local de campagne.

L’essentiel des dépenses de Sébastien Nadot concerne des tracts et ses affiches : 9238 euros.

  • Impression 10 000 tracts A5 : 700 euros
  • Impression 2000 tracts A5 Événements : 110 euros
  • Impression 200 bandeaux Fluo Jaune : 108 euros
  • Impression 200 affiches 82×105 : 344 euros
  • Impression 200 affiches 594×841 : 408 euros
  • Facture 44 affiches Imprim 33 : 51,31 euros

Le second poste de dépense concerne les frais de déplacement : 4280 euros.

Les repas et buffets représentent 602,91 euros.

  • Pot des Marcheurs : 12,60 euros
  • Pique-nique Marcheurs Castanet : 40,05 euros
  • Apéro Marcheur Ferme de Periole : 175,30 euros
  • Repas de Marcheurs Fin de campagne Castanet : 96,90 euros
  • Buffet Marcheurs Fin de Campagne Péchabou : 278,06 euros

Dans la rubrique « recette » Sébastien Nadot déclare un chèque remis par le candidat lui-même (2000 euros) et un virement (du compte du candidat) pour un montant de 3000 euros. Le candidat a bouclé son budget grâce à  un emprunt.

En Marche aura contribué à la hauteur de 2039 euros. La CNCCFP n’a pas remboursé 1142 euros à Sébastien Nadot.

Laurent Dubois (@laurentdub)

09 Avr

Réduction du nombre de députés : l’ampleur de la coupe en Occitanie

Emmanuel Macron veut réduire le nombre de parlementaires. En Occitanie, le coup de serpe pourrait se traduire par la suppression de 19 sièges de députés sur 49 actuellement. Tous les départements sont concernés sauf le Tarn-et-Garonne, la Lozère et l’Ariège.

Photo MaxPPP

Les Français soutiennent massivement la réduction du nombre de parlementaires. Dans les rangs des députés, l’inquiétude est réelle. Moins de sièges, c’est une sorte de « plan social ». Des sortants vont perdre leur circonscription. Les places seront moins nombreuses et donc beaucoup plus chères. Certains députés ne sont pas concernés. C’est le cas, en Haute-Garonne, de Monique IborraLa représentante d’En Marche ! vit son dernier mandat. D’autres parlementaires ne se sentent pas visés. Dans le Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas a confié à son ancien entourage professionnel qu’elle est bien partie pour un second mandat, découpage ou pas découpage.

En dehors de quelques exceptions, la révision constitutionnelle suscite une vraie agitation. Mais quel sera son impact ? Evidemment, il faut attendre que la copie gouvernementale soit définitive. Mais France 3 Occitanie s’est procuré les projections d’un grand parti.

La projection en question repose sur la méthode dite de la tranche. Il existe 3 méthodes : tranche glissante, proportionnelle et de la tranche. Cette dernière est validée par le Conseil constitutionnel. Mais, surtout, elle est utilisée depuis le début de la Vème République. La « tranche » (qui tient compte de la population) a été appliquée lors des trois grands découpages : 1958, 1986-1987, 2009-2010. Un expert électoral, ayant travaillé à l’Elysée « ne voit pas pourquoi on changerait ».

En Occitanie, la réduction de 30% des députés conduit la suppression des sièges suivants :

  • Haute-Garonne : – 4
  • Hérault : -4
  • Gard : -2
  • Pyrénées-Orientales : -2

Après ce quarté « perdant », on trouve une majorité de départements pour lesquels la perte se limite à 1 siège :

  • Tarn
  • Aveyron
  • Lot
  • Aude
  • Hautes-Pyrénées
  • Gers

L’arithmétique n’est pas le seul paramètre. La géographie entre également en ligne de compte. Des territoires sont plus ou moins de « gauche » ou de « droite ». En fonction du coup de ciseau, le verdict des urnes peut être très différent.  En Haute-Garonne, l’actuelle 8ème circonscription, est façonnée par une zone de montagne qui vote depuis des décennies à gauche. La récente réélection du député PS, Joël Aviragnet, rappelle cette géo-politique commingeoise. Un autre exemple, tout aussi édifiant, rappelle l’importance « géographique » des découpagse. Toujours en Haute-Garonne, mais à droite cette fois, la 3ème circonscription a été « ciselée » par Alain Marleix pour garantir les chances d’élection de Jean-Luc Moudenc en 2012.

Après l’ampleur de la coupe et le nombre de siège, ce sont les contours de la découpe (des circonscriptions) qui vont être essentiels.

LD (@laurentdub)

15 Mar

Le mouvement de Benoît Hamon soutient le candidat PS dans la législative en Haute-Garonne

Le mouvement de Benoît Hamon, Génération-s, se positionne en faveur du candidat PS dans la législative opposant le parti socialiste et En Marche !

Benoît Hamon. Photo : MaxPPP

Dimanche 18 mars, les électeurs de la 8ème circonscription de la Haute-Garonne vont devoir choisir entre un candidat socialiste et un représentant du parti d’Emmanuel Macron. Le mouvement de Benoît Hamon a fait son choix. Plusieurs de ses membres en Haute-Garonne sont des ex-socialistes et ils ont claqué la porte du PS. Mais, s’agissant du second tour de la partielle dans le Comminges, la consigne de vote est claire. Génération-s soutient Joël Aviragnet. Un front anti-Macron a raison de l’opposition entre socialistes et « hamonistes »

Génération-s « se félicite du sérieux revers infligé au candidat du gouvernement dans la 8ème de Haute-Garonne ». Dans un communiqué de presse, le mouvement de Benoît Hamon  insiste sur le résultat obtenu par Michel Monsarrat :

Le candidat En Marche voit son score s’effondrer en nombre de voix.

Pour justifier son soutien, Génération-s met en avant le label anti-Macron du candidat socialiste :

Joël Aviragnet a d’emblée assumé des positions claires vis-à-vis du gouvernement. Il n’a pas voté la confiance et n’a jamais émis de doute sur cette question.

Le mouvement de Benoît Hamon motive également sa décision par « une volonté constante de rassemblement et d’unité ».

Après le parti communiste, Génération-s est la seconde composante de gauche à « voter » PS.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

13 Mar

Législative en Haute-Garonne : « une mauvaise compréhension des mesures du gouvernement » pour le candidat En Marche

5 jours avant le second tour, Michel Monsarrat, revient sur le vote du dimanche 11 mars. Interview cash sur les raisons de son dévissage au 1er tour. Le candidat En Marche évoque également sa campagne et affirme pouvoir encore gagner

Michel Monsarrat. Photo Facebook

Michel Monsarrat. Photo Facebook

Le Blog Politique. Vous perdez plusieurs milliers de voix entre juin dernier et le vote de dimanche. Comment expliquez-vous cette chute ?

Michel Monsarrat. Les résultats du 1er tour sont la conséquence d’une forte abstention, ce qui est le cas de toutes les partielles. Mais c’est également un manque de compréhension des mesures du gouvernement qui ne porteront tous leurs fruits, en faveur notamment du pouvoir d’achat, qu’à moyen terme. Enfin ce qui a pesé, c’est une mobilisation de l’appareil socialiste départemental et régional, qui dans ce contexte fait le plein de ses voix.

Un manque de compréhension des mesures du gouvernement

Le Blog Politique.  Votre contre-performance est-elle liée à votre campagne ?

Michel Monsarrat. J’ai le sentiment d’avoir fait une campagne collective, sincère et positive. Toute mon équipe et moi-même poursuivons notre campagne de terrain et d’explications.  Notre objectif est  de mobiliser les abstentionnistes. Ils  auront à choisir entre l’immobilisme des socialistes  et ma volonté, avec  La République en Marche,  de changement et de progrès. Notre circonscription et la France en ont besoin.

Choisir entre l’immobilisme des socialistes et ma volonté de changement

Le Blog Politique. Au sein d’En Marche, des voix pointent le manque d’implication et de méthode de votre directeur de campagne. Une réaction ?

Michel Monsarrat. Notre campagne a été menée avec toute notre énergie, et notre équipe s’est comportée comme un pack parfaitement soudé.

Le Blog Politique. Comment jugez-vous le résultat de votre adversaire socialiste ?

Michel Monsarrat. Comme je l’ai dit plus haut le PS a fait le plein de ses voix.

Le PS a fait le plein de ses voix

Le Blog Politique. Comment allez-vous mener la campagne d’entre deux tours ?

Michel Monsarrat. En redoublant  nos efforts pour convaincre les abstentionnistes.

Convaincre les absentionnistes

Le Blog Politique. Vous êtes en ballotage très défavorable. Vous pensez pouvoir encore gagner ?

Michel Monsarrat. Bien entendu.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

Le PC appelle à voter pour le candidat socialiste dans la législative en Haute-Garonne

Le parti communiste de le Haute-Garonne demande à ses électeurs de se reporter, au second tour, sur le candidat socialiste.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Le PC a été éliminé dès le 1er tour de la législative dans le Comminges. Pour le second, le parti communiste de la Haute-Garonne appelle à voter socialiste :

Nous appelons à battre la droite que représente le candidat d’Emmanuel Macron en votant au second tour Joël Aviragnet candidat du PS.

Les communistes justifient se ralliement par un front anti-Macron :

La colère face à la baisse du pouvoir d’achat, notamment des retraités ou par rapport à la casse des services pblics doit s’exprimer encore plus fort le dimanche 18 mars. Le député socialiste a bénéficié du contexte de sanction voulu par nos concitoyens et de ses six mois de mandats où il a voté en opposant à Emmanuel macron.

Lors du 1er tour, le dimanche 11 mars, la candidate communiste, Corinne Marquerie, a obtenu 2,63% des suffrages exprimés.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Des plaintes concernant le déroulement du vote pour la législative partielle en Haute-Garonne

Des délégués du candidat En Marche, Michel Monsarrat, se plaignent d’agressions verbales lors des opérations électorales. Un des délégués saisit le préfet.

Photo : MaxPPP

Photo : MaxPPP

Des obstacles pour signer les procès-verbaux et des propos agressifs de la part de présidents de bureaux de vote. Les délégués du candidat En Marche se plaignent du déroulement des opérations de vote et de contrôle lors du premier tour dimanche 11 mars, qui a vu le candidat PS Joël Aviragnet arriver en tête devant le candidat LREM Michel Montsarrat.

Dans toutes les élections, le code électoral (art R47) prévoit des délégués. Désignés par le candidat, ils surveillent le déroulement des opérations électorales. La législative en Haute-Garonne ne fait pas exception à la règle. Et, selon les délégués du candidat En Marche, il y eu des incidents. Certains sont bénins et relèvent « simplement » d’une tension liée à la compétition électorale. Une tension qui est forcément exacerbée. L’organisation d’un élection partielle est liée à une annulation de la précédente élection et cette annulation ressort d’un recours déposé par le candidat En Marche. Dans ce contexte, les frictions sont quasiment inévitables entre les représentants d’En Marche et les soutiens du candidat socialiste.

Mais, pour un des délégués d’En Marche, des incidents sont suffisants importants pour être signalés au préfet. Pour le représentant de Michel Monsarrat, les faits se sont déroulés sur l’ex-canton de L’Isle-En-Dodon. Le délégué d’En Marche souligne que sa mission de contrôle s’est globalement bien déroulée. Dans le courrier adressé à la préfecture, il précise :

Pour le reste, cela s’est très bien passé. Les maires très accueillants me proposaient le café à plusieurs reprises, voire à manger à midi que je n’ai pas accepté, n’ayant pas de temps suffisant pour aller dans toutes les communes. Mais cela n’empêchait pas des discussions amicales.

Le délégué d’En Marche mentionne également des problèmes avec un panneau d’affichage. Mais il précise que les échanges, à ce sujet, avec le maire du village concerné se sont déroulés « très » normalement.

En revanche, sur une autre commune, un président de bureau de vote est beaucoup moins coopératif. Selon le délégué de Michel Monsarrat, le président ne veut pas le saluer. Mais, surtout, il refuse que le représentant d’En Marche signe les procès-verbaux. Dans le courrier envoyé au préfet, le représentant d’En Marche rapporte l’échange suivant :

Non tu ne signes rien du tout. Ici on n’a pas besoin de contrôle. Tu peux partir on n’a pas besoin de types comme toi

Le délégué d’En Marche précise que les procès-verbaux seront finalement signés, suite à l’intervention du maire de la commune.

Laurent Dubois (@laurentdub)