14 Mai

Le (grand) retour de Lionel Jospin à Toulouse

L’ancien premier ministre et ancien élu PS de la Haute-Garonne est attendu vendredi à Toulouse pour une cérémonie officielle.

Lionel Jospin (Photo : François Mori / AFP)

Non, Lionel Jospin ne se lance pas, à près de 81 ans, dans une nouvelle carrière politique à Toulouse. Que les futurs (et nombreux) postulants au Capitole se rassurent ! Pourtant, l’ancien premier ministre socialiste sera bien de retour sur ses anciennes terres d’élections vendredi 18 mai. Mais pour une simple cérémonie de remise de médailles !

Lionel Jospin doit remettre les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur à Emilienne Poumirol, vice-présidente du Conseil départemental de la Haute-Garonne et présidente du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). La cérémonie est prévu à 18 heures dans les salons de la préfecture.

Emilienne Poumirol était la suppléante du député PS, Kader Arif, un très proche de Lionel Jospin avant d’intégrer la garde rapprochée de François Hollande. Elle a été députée pendant que le titulaire était au gouvernement de juillet 2012 jusqu’à la démission de Kader Arif du gouvernement en décembre 2014.

Quant à Lionel Jospin, qui a mis fin à sa carrière politique après l’échec à la présidentielle en 2002, il a été conseiller général du canton de Cintegabelle de 1988 à 2002 et député de la Haute-Garonne de 1988 à 1993. Elu en 1997, il n’avait pas exercé son mandat après sa nomination à Matignon. Il est actuellement membre du Conseil constitutionnel.

FV (@fabvalery)

10 Mai

Université Jean-Jaurès : Jean-Luc Moudenc attaque l’opposition pour son soutien aux bloqueurs ou son « silence complice »

Dans une série de tweets, le maire LR de Toulouse s’est félicité mercredi de l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer le site de l’université Jean Jaurès à Toulouse mais a surtout fustigé l’attitude de toute son opposition municipale accusée de soutien aux bloqueurs ou de « silence complice ». Les représentants de l’opposition s’indignent de cette attaque.

Jean-Luc Moudenc (Photo : Vincent Isore / MaxPPP)

On a connu Jean-Luc Moudenc plus en rondeurs, parfois ferme et viril vis-à-vis de son opposition, mais (la proximité des des élections municipales en 2020 y serait-elle pour quelque chose ?), c’est un Jean-Luc Moudenc très offensif, agressif diront certains, qui s’est exprimé sur les réseaux sociaux mercredi 9 mai, le jour de l’intervention de la police pour débloquer le campus de l’université Jean-Jaurès au Mirail.

Dans une série de tweets, le maire de Toulouse se félicite de cette intervention policière mais en profite, et c’est le sujet qui nous intéresse sur ce blog politique, pour « tancer » l’ensemble de son opposition au conseil municipal dans une phrase sans ambiguïté :

Nous n’oublierons pas de sitôt le soutien ou le silence complice de toute l’opposition face à ce blocage, indignes de notre République » (Jean-Luc Moudenc)

Frappée ainsi d’indignité par le maire de la ville, l’opposition a réagi aussitôt. Pour le nouveau président du groupe socialiste au conseil municipal, François Briançon, il s’agit d’une attaque « inutile, agressive et hors sujet ». L’élu recommande au maire de « prendre un peu de repos ».

La présidente du nouveau groupe Génération(s) Isabelle Hardy a également vivement réagi reprenant à son compte le mot « indignité » :

« Indignité ! Jean-Luc Moudenc devrait mesurer ses propos. Nous n’avons pas pour habitude de faire de l’ingérence dans n’importe quel mouvement social ». (Isabelle Hardy)

Même condamnation de la part des élus communistes ou écologistes, les autres composantes de l’opposition municipale : l’élu écologiste Régis Godec ironise sur le thème « Ma fac est cassée, c’est la faute de l’opposition ».

Mais Jean-Luc Moudenc a aussi reçu le soutien de sa majorité : le groupe Toulouse Ensemble a publié un communiqué fustigeant « l’irresponsabilité » des élus de l’opposition.

Ambiance campagne électorale à mois de deux ans de l’échéance !

FV (@fabvalery)

04 Mai

Facebook ferme les pages de Génération Identitaire dont celle de Toulouse

Facebook a fermé les pages sur le réseau social du mouvement français d’extrême droite Génération Identitaire, a indiqué jeudi un porte-parole du réseau social, en expliquant que « les organisations ou les personnes qui encouragent la haine ne sont pas autorisées sur Facebook ».

L’action de Génération Identiaire menée place du Capitole (Photo : F. Valéry / France 3)

Génération identitaire mène des campagnes pour lutter contre « l’immigration et l’islamisation » à coup d’actions visibles, telles que la campagne « Defend Europe » qui a affrété un navire anti-migrants en Méditerranée, et, depuis fin avril, déployé des patrouilles de militants à la frontière franco-italienne, pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France ».
A Toulouse, la page de Génération Identitaire comptait plus de 4000 fans. Le groupe, constitué essentiellement de jeunes militants, était très actif sur le réseau social. Une caisse de résonance de ses actions menées notamment ces dernières semaines contre le retour des jihadistes à Toulouse. Ils ont notamment installé des panneaux à l’entrée de la ville : une opération qui a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Toulouse. Quelques jours plus, ils avaient lancé un happening sur les toits de la place du Capitole.
Le groupe toulousain a également largement participé à l’opération menée pour faire barrage aux migrants au col de l’Echelle dans les Hautes-Alpes à l’ex-frontière franco-italienne.
Génération Identitaire Toulouse n’a donc plus de page facebook pour s’exprimer mais conserve pour le moment les comptes de ses militants.
Facebook peut fermer des pages sans prévenir les auteurs du compte suite à des signalements d’utilisateurs. La décision est prise après examen des contenus mis en cause, par des équipes qui ont l’obligation de réagir en moins de 24 heures en cas de discours de haine, selon le « code de conduite » signé avec la Commission européenne en 2016.
FV (@fabvalery) avec AFP

23 Avr

Loi Asile et Immigration : le coup de colère du député LREM Sébastien Nadot (Haute-Garonne)

Le député LREM de la 10ème circonscription de la Haute-Garonne a décidé de ne pas prendre part au vote dimanche : il explique pourquoi au Blog Politique et ne mâche pas ses mots.

Sébastien Nadot (Photo : Vincent Isore/MaxPPP)

On cherche en vain son nom dans la liste des députés du groupe LREM qui ont pris part, dimanche soir, au vote en première lecture de la loi Asile et Immigration. Contrairement à ses collègues qui ont voté pour (Monique Iborra, Corinne Vignon, Mickaël Nogal, etc) et à celle qui s’est abstenue (Sandrine Mörch), le député LREM de la 10ème circonscription de la Haute-Garonne Sébastien Nadot n’a pas pris pas au vote.

Un oubli ? Une indisponibilité ? Pas du tout. Le député assume ce choix, déterminé. Et explique pourquoi au Blog Politique qui l’a sollicité :

J’ai défendu une dizaine d’amendements, essayant d’infléchir ce projet qui ne me satisfaisait pas. Il y a eu quelques rares avancées. Mais ce texte était mal né, en raison d’une circulaire inopportune mise en oeuvre en décembre, cristallisant les crispations, bien avant le débat parlementaire. Ce débat s’est ensuite tenu à un rythme complètement débridé pour ne pas dire fou… Cela m’a conduit à décider de ne pas prendre part au vote. La loi ne se construit pas dans la précipitation et en fonction de la communication médiatique » (Sébastien Nadot)

Il précise qu’il se serait « abstenu, si j’avais été présent dimanche soir dans l’hémicycle« .

En début de semaine dernière, alors que la discussion débutait à l’Assemblée nationale, le député avait indiqué à France 3 qu’il n’excluait pas de voter contre le texte. Finalement, il a adopté une autre attitude, moins frondeuse, mais tout aussi déterminée.

Issu du mouvement de Robert Hue, par lequel il avait été désigné pour être candidat à l’élection présidentielle, Sébastien Nadot, professeur de sport à Toulouse, avait ensuite apporter son soutien à Emmanuel Macron avant la présidentielle et obtenu en retour l’investiture à l’élection législative sur la 10ème circonscription de la Haute-Garonne.

FV (@fabvalery) avec LD (@laurentdub)

Loi Asile et Immigration : la députée LREM de la Haute-Garonne Sandrine Mörch s’est abstenue

Alors que cette loi controversée a été adoptée dimanche soir en première lecture à l’Assemblée Nationale, la députée fait partie des 15 parlementaires de la majorité qui n’ont pas soutenu le texte. Elle est la seule dans ce cas en Occitanie.

Sandrine Mörch (Photo : Jacques Demarthon/AFP)

197 députés du groupe La République en Marche ont voté pour la loi Asile et Immigration, dimanche soir en première lecture à l’Assemblée Nationale. Malgré des débats internes et parfois houleux, une majorité de députés de… la majorité ont donc ratifié le texte.

Pourtant 15 ont refusé de rentrer dans le rang, au risque de se voir désormais affublé l’étiquette de « frondeurs ». Le seul à avoir voté contre le texte est Jean-Michel Clément. Mais 14 autres députés LREM se sont abstenus, parmi lesquels la députée de la 9ème circonscription de la Haute-Garonne, Sandrine Mörch.

De son côté, Sébastien Nadot (LREM, 10ème circonscription de la Haute-Garonne) qui avait menacé de voter contre, n’a finalement pas pris part au vote.

Depuis le début des débats sur ce texte, la députée n’a pas caché son opposition à certaines dispositions, notamment le « délit de solidarité ». Les discussions ont permis d’instaurer des exceptions dans ce délit qui sanctionne les Français qui viennent en aide aux étrangers en situation irrégulière. Mais cela n’a pas suffit pour faire revenir Sandrine Mörch dans le rang.

Durant la semaine, elle s’était exprimé à de nombreuses reprises dans les médias pour expliqué sa position sur le fond :

Mais aussi sur la forme, rappelant sa liberté de parole et de vote et insistant même sur son bras de fer avec le président du groupe Richard Ferrand. Mettant surtout ses « convictions » en avant :


Selon l’AFP, Sandrine Mörch s’est félicitée globalement que les débats aient permis de « désincarcérer ce côté on vote tous comme un seul homme », souvent reproché aux députés LREM.

Alors y aura-t-il des sanctions pour les « rebelles » du groupe majorité ? Dans la semaine, Richard Ferrand avait mis la pression sur les épaules de députés du groupe qu’il préside. Affirmant qu’il prendrait « ses dispositions » en cas de fronde selon le principe : « abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel ». Contrairement à son collègue Jean-Michel Clément, Sandrine Mörch n’est pas dans le péché mortel. Elle devrait pouvoir conserver sa place au sens du groupe LREM.

FV @fabvalery)

17 Avr

Isabelle Hardy présidera le groupe Génération-s à la mairie de Toulouse, Pierre Cohen à la métropole

Après leur départ du PS, les élus toulousains proches de Benoît Hamon s’organisent : un groupe va être créé à la Métropole, présidé par l’ancien maire et président de la métropole Pierre Cohen. En conséquence, c’est son ancienne adjointe Isabelle Hardy qui présidera le groupe au conseil municipal.

Isabelle Hardy

On connaît désormais la répartition des rôles au sein des élus toulousains de Génération-s, le mouvement de Benoît Hamon. Après avoir annoncé qu’ils quittaient le Parti socialiste et que le groupe socialiste à la mairie de Toulouse allait se scinder en deux, on vient d’apprendre que le groupe Génération-s au conseil municipal sera présidé par Isabelle Hardy. L’ancienne adjointe au maire (2008-2014) chargée du commerce, candidate en juin 2017 aux législatives sur la 3ème circonscription de la Haute-Garonne, sera la seule femme présidente d’un groupe à la mairie de Toulouse.

Parallèlement, les élus Génération-s ont également décidé de se regrouper au sein de la métropole toulousaine. Là, c’est Pierre Cohen, ancien maire et ancien président de la métropole, qui présidera le groupe constitué cette fois de 5 élus métropolitains, l’élu de Tournefeuille Jacques Tomasi se joignant aux 4 élus toulousains.

Rappelons que pour les élus qui sont restés au parti socialiste, le groupe à la métropole est présidé par le sénateur Claude Raynal, ancien maire de Tournefeuille. A la mairie, après le départ de Pierre Cohen du PS, c’est François Briançon qui prendra les commandes du groupe socialiste, qui compte 5 élus.

FV (@fabvalery)

13 Avr

Le groupe socialiste à la mairie de Toulouse se scinde en deux

Après le départ de 4 élus PS chez Génération-s, dont Pierre Cohen, le groupe socialiste du conseil municipal de Toulouse a annoncé ce vendredi se scinder en deux nouveaux groupes.

Une partie des élus d’opposition au conseil municipal de Toulouse (Photo : F. Charmeux / MaxPPP)

Comme on s’y attendait, il  y a un groupe de plus au sein de l’opposition au conseil municipal de Toulouse. Ou plutôt, il y a deux nouveaux groupes : le groupe socialiste et radical* a vécu. Désormais, il faut compter avec un groupe « Socialiste » et un groupe « Génération-s, Socialisme et Ecologie ».

Dans un communiqué commun, les deux nouveaux groupes annoncent cette séparation consécutive au départ du Parti socialiste de 4 élus, dont Pierre Cohen, l’ancien maire de Toulouse.

Le groupe « socialiste » est désormais constitué de Gisèle Verniol, François Briançon, Joël Carreiras, Cécile Ramos et Romain Cujives.

Le groupe « Génération-s, Socialisme et Ecologie » sera lui composé de 4 élus : Pierre Cohen, Isabelle Hardy, Vincentella de Comarmond et Claude Touchefeu (cette dernière avait quitté le PS plus tôt que ses collègues et a elle aussi rejoint le mouvement de Benoît Hamon).

Selon nos informations, le groupe socialiste sera présidé par François Briançon, ancien adjoint aux sports de Pierre Cohen de 2008 à 2014. Les modalités de fonctionnement du groupe Génération-s seront établies dans quelques jours.

Les deux nouveaux groupes ont annoncé vouloir continuer à travailler ensemble avec le groupe écologiste et le groupe communiste contre la politique menée par le maire Jean-Luc Moudenc.

FV (@fabvalery)

* En 2014, un groupe Radical avait été créé, composé de Cécile Ramos et Jean-Jacques Rouch. Après le décès de ce dernier en 2016, Cécile Ramos a rejoint le groupe PS et Radical. Elle a quitté le Parti radical de gauche (PRG) au moment de sa fusion avec les Radicaux valoisiens en 2017 et vient de rejoindre le PS.