05 Juin

Phrase de la semaine : Gérard Onesta sur Dominique Reynié

Dominique Reynié découvre les « délices » de la politique. Ce matin, la presse languedocienne évoque des tensions au sein de la droite gardoise. Le même jour, le candidat de la droite et du centre organise une conférence de presse à Toulouse. A peine terminée, la rencontre avec les médias suscite, au sein de la droite toulousaine, des remarques acides. Dominique Reynié bénéficie toutefois d’un appui inattendu. Celui de Gérard Onesta. L’adversaire politique de Dominique Reynié « compatit ». L’élu Vert connaît (trop bien) le poison interne du « ver dans le fruit ». Mais, au delà d’une solidarité entre « victimes », Gérard Onesta déplore les déboires d’un concurrent qu’il respecte et estime. Il le fait avec son sens habituel de la formule.

Gérard Onesta. Tête de liste EELV pour les Régionales

Gérard Onesta. Tête de liste EELV pour les Régionales

Les « amis » haut-garonnais de Dominique Reynié sont « ronchons ». Ils estiment avoir été mis de côté. Un responsable de la fédération départementale des « Républicains » avoue avoir découvert la conférence de presse sur…twitter. Pendant qu’elle se déroule.

Un autre s’inquiète de la prochaine nomination de responsables départementaux. Des nominations annoncées ce matin (programmées pour le 13 juin) qui surprennent et inquiètent : « j’espère qu’il n’a pas donné de noms et surtout pas en Haute-Garonne. On est au courant de rien ».

Ces tensions n’ont rien d’extraordinaires. Elles sont même parfaitement banales. C’est un vieux principe, aussi ancien que l’existence des partis : les oppositions internes sont inévitables. Et totalement imparables. Le bal des égos, l’esprit de clocher et la perpétuelle chorale des éternels grognons appartiennent au folklore de la vie partisane.

Le profil de Dominique Reynié renforce les résistances internes. La tête de liste des « Républicains » n’appartient pas aux coteries locales. Il n’a pas trempé, pendant des années, dans le jus de la droite régionale. C’est un atout électoral. Dominique Reynié peut revendiquer une certaine fraicheur. En revanche, n’étant pas du milieu, il détonne et bouscule les habitudes de sa nouvelle « famille ».

Dominique Reynié peut toutefois se consoler.

Il bénéficie du soutien moral (et amical) de Gérard Onesta. La tête de liste Ecologiste le dit ouvertement et sans réserve, il a de la sympathie pour Dominique Reynié. Les deux hommes sont politiquement opposés. Mais, humainement, Gérard Onesta trouve que Dominique Reynié est « quelqu’un de bien ». Aussi, face aux tracasseries « domestiques » de Dominique Reynié, il lance un cri du cœur.

Pauvre gars, il pensait qu’il lui suffirait de s’habituer au cul des vaches, mais il ignorait qu’il y avait aussi des cornes

 

Laurent Dubois

Régionales : le calendrier des investitures socialistes

®MaxPPP

®MaxPPP

Le Parti Socialiste vient d’annoncer à ses militants le calendrier pour les candidatures aux élections Régionales de décembre prochain. Dans un premier temps, une circulaire nationale mentionnait le mois de juin. La date de septembre a également circulé. Mais, c’est désormais officiel, les investitures pour les listes départementales seront bouclées, au plus tard, le vendredi 10 juillet. « Midi-Pyrénées Politiques » s’est procuré le document interne adressé à l’ensemble des militants.

IMPORTANT

POUR DIFFUSION A L’ENSEMBLE DES CAMARADES

Chère Camarade, Cher Camarade,

Nous revenons vers toi dans le cadre de la désignation des candidat(e)s aux élections régionales de 2015, conformément à la circulaire nationale n°1397 du 03 mars dernier (en ta possession depuis le 17 mars).

Pour mémoire, nous te rappelons ci-dessous le calendrier d’investiture des listes aux élections régionales validé par le Bureau National du 14 avril 2015 :

– dépôt des candidatures : du 08 au 15 juin ;

– mardi 16 juin : installation de la Commission électorale ;
– lundi 29 juin : Conseil fédéral d’approbation des listes ;
– mercredi 1er juillet : envoi des listes aux adhérents ;
– jeudi 9 juillet, vote sur les listes aux régionales ;
– vendredi 10 juillet: deuxième tour éventuel.

Pour toutes les candidatures déposées avant le 08 juin, ces dernières ont été communiquées à la tête de liste.

 

Nous attirons ton attention sur le fait que l’ensemble de ces candidatures devra faire l’objet d’un nouveau dépôt conformément au calendrier ci-dessus.

 

Laurent Dubois

 

04 Juin

Ligne Castres-Paris : Bonnecarrere et Folliot sur le tarmac.

Baisse des dotations de l’Etat toujours, l’Etat pourrait se désengager progressivement du financement de certaines lignes aériennes. Ce serait le cas de celle reliant le sud du Tarn à la capitale. Les deux parlementaires alertent le Premier ministre.

Philippe Bonnecarrère, sénateur UDI. Photo : LDubois/France3MidiPyrénées

Philippe Bonnecarrère, sénateur UDI. Photo : LDubois/France3MidiPyrénées

« Dans un contexte de diminution forte des crédits attribués aux liaisons aériennes du territoire, la priorité serait donnée aux territoires les plus enclavés. » C’est cette formule issue d’une lettre reçue par le Président du Syndicat Mixte de l’aéroport Régional de Castres-Mazamet qui a alerté le député et le sénateur. Pour eux, le million d’euros versé pour l’année 2014-2015 pourrait ne pas être renouvelé dans sa grande majorité.

Première argument avancé, « affirmer que Castres, située à environ une heure de route de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ne peut bénéficier d’un renouvellement à l’identique du soutien de l’Etat relève soit d’une méconnaissance totale de la situation locale, soit d’un abandon du soutien aux territoires enclavés ».

Et M.M Bonnecarrère et Folliot de mettre en avant l’augmentation du trafic de 130% en dix ans sur la ligne Castres-Orly. Autrement dit mettre en péril cette liaison signerait la mort de la plateforme aéroportuaire. Autre argument avancé l’atteinte à la compétitivité économique et au développement touristique du territoire.

Phillipe Folliot, député UDI.

Phillipe Folliot, député UDI.

Le sénateur et le député centristes évoquent encore le 8ème Régiment de Parachutiste : « Sa composante l’oblige à être continuellement opérationnel ». Sous-entendu, il ne doit pas être coupé du monde s’il a besoin de se projeter rapidement. Faisant référence au doublement de la RN 126, les deux élus soulignent « que cette voie rapide ne serait opérationnelle qu’en 2022 ».

Et puis rien de mieux pour convaincre que la preuve par l’exemple. S’il n’ya plus d’avion ne restera que le rail pour rallier la capitale. « Pour être à Paris à 8h30, un député par exemple, devra partir la veille de Castres à 20h40 avec deux heures d’attente à Toulouse pour arriver à Austerlitz à 7h !!! »

Régionales : Manuel Valls met fin à la candidature Saurel ?!

Réunion au sommet. Lundi 15 juin, Damien Alary, Martin Malvy, Carole Delga et Philippe Saurel vont se réunir autour de Manuel Valls, à Matignon. L’objet de cette rencontre n’est pas rendu public. Mais on devine les raisons de ce « sommet » Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon en terre parisienne : les régionales. Deux présidents de Région, une tête de liste pour les prochaines élections et un candidat « virtuel ». La composition du tour de table parle d’elle même. Un tour de table qui tourne autour d’une question qui taraude le PS : la candidature « sauvage » de Philippe Saurel. Manuel Valls a-t-il organisé cette rencontre pour faire rentrer dans le rang le maire de Montpellier ? Le premier ministre va-t-il siffler la fin de la partie ? Eléments de réponse. 

Manuel Valls, premier ministre

Manuel Valls, premier ministre

Officiellement la mairie de Montpellier précise :

« on ne refuse pas une invitation à l’Elysée ou à Matignon. Dans ce genre d’invitation, c’est la tradition en la matière, il n’y a pas d’ordre du jour ».

Officieusement, d’après nos informations, Philippe Saurel dit : « je vais écouter ». Dans son entourage, on précise : « c’est la moindre des choses (écouter) et il n’y aura pas de prise de parole de Philippe Saurel ». Bref, le maire de Montpellier n’annoncera rien quant à sa décision. Il continue à réfléchir et il souhaite maitriser son agenda médiatique. Il ne se « calera » pas sur une date fixée par Matignon.

Ce n’est pas la première fois que Philippe Saurel discute avec Manuel Valls des régionales. Lors d’un déjeuner (toulousain) avec la presse midi-pyrénéenne, le 18 mai dernier, Philippe Saurel a évoqué une discussion avec le premier ministre. Elle remonte à la mi-mai. Le maire de Montpellier a réaffirmé son attachement pour l’action locale. Autrement dit, un poste ministériel ne peut pas constituer un lot de « consolation ».

La mi-juin va marquer un tournant dans les Régionales.

Carole Delga va quitter le gouvernement. La future ex-Secrétaire d’Etat va devenir une candidate de plein exercice. En revanche, s’agissant du cas Saurel, il va falloir encore attendre un peu. Comme le dit un de ses proches : « pour jouer au poker il faut être quatre ». La partie « Delga-Malvy-Saurel-Alary » qui va se jouer à Matignon ne signifie pas que le jeu est fini.

Des socialistes espèrent un « ralliement-renoncement ». Ils vont devoir attendre.

 

Laurent Dubois

 

 

 

 

Régionales : une nouvelle liste alternative à gauche ?

Le conseiller régional Guilhem Serieys ainsi que le vice-président EELV François Simon et Gérard Poujade, ex PS, lancent un appel pour un rassemblement citoyen et politique.

Guilhem Sérieys, un des lanceurs de l'appel (Photo Max PPP)

Guilhem Sérieys, un des lanceurs de l’appel (Photo Max PPP)

« Un contribution au débat, un acte politique ». C’est ainsi que Guilhem Sérieys qualifie cette démarche.  Le conseiller régional Front de Gauche reconnaît volontiers que les élus de l’assemblée dont il fait partie ne peuvent actuellement amener de véritables solutions à travers leurs actions. « Il faut désormais que ce soient les citoyens les décideurs comme récemment à Barcelone et comme cela été fait lors des Municipales à Grenoble ».

 

L’objectif affiché est donc de construire une liste d’alternative de gauche et écologiste « pour rassembler le plus largement possible ». Difficile à envisager tant la campagne est déjà lancée pour les sortants PS et PRG ainsi que pour la liste EELV menée par Gérard Onesta. « Mais il n’y aura pas de discussion d’appareil à appareil sinon ça ne marchera pas » explique Guilhem Sérieys. « Il y a une énergie positive. On est capable d’arriver en tête au premier tour ! »

 

On n’en est pas encore là. Tout le mois de juin, les lanceurs de cet appel qui revendiquent « déjà 1240 signataires » (http://mplr.rassemblementcitoyen.fr) vont organiser des rencontres départementales citoyennes dans la future grande région. Ce sera le temps du débat et de l’élaboration du programme. « Les partis auront leur place mais ne décideront pas ». L’appel préconise des « démarches citoyennes dynamiques et innovantes », veut lutter contre « les grands projets inutiles et imposés comme la LGV » et dit « œuvrer à un large mouvement citoyen ».

 

Ainsi les défenseurs de cette alternative à gauche espèrent pouvoir constituer leur liste en septembre, soit à trois mois du premier tour. Périlleux…Acteurs de la société civile, élus, membres de collectifs comme « ESA » (Equipe au Service des Ariégeois), Guilhem Sérieys revendique d’ores et déjà de nombreux ralliements. Alors peut-on véritablement s’affranchir des Partis ? Réponse en septembre.

 

Patrick Noviello

03 Juin

Exclusif : François Fillon, « je serai au rendez-vous des primaires »

François Fillon, ancien premier ministre et député de Paris

François Fillon, ancien premier ministre et député de Paris

L’agenda de François Fillon se met aux couleurs de la ville Rose. Pendant deux jours, l’ancien premier ministre va vivre au rythme toulousain. Rencontre avec des entrepreneurs et des responsables économiques, visite de quartier, débat avec les militants, le député de Paris pose ses bagages dans la capitale midi-pyrénéenne. C’est sa première sortie après le Congrès de la Villette. C’est loin d’être la dernière. François Fillon est candidat aux primaires pour la présidentielle de 2017. Il va continuer à arpenter l’Hexagone. Son étape toulousaine s’inscrit dans une campagne qui se terminera en novembre 2016. Une campagne aux airs d’une pré-campagne présidentielle. L’adversaire de Nicolas Sarkozy multiplie les rencontres et traverse les milieux professionnels, économiques et même confessionnels. Dans une interview exclusive, François Fillon explique les raisons de sa visite toulousaine, insiste sur l’importance des prochaines échéances régionales et évoque sa relation avec Jean-Luc Moudenc.

Pourquoi une étape toulousaine dans votre agenda?

Toulouse, c’est un lieu incontournable dans mon tour de France. Je suis constamment sur le terrain. J’ai besoin d’écouter les Français, de tester mes idées auprès d’eux. La France gronde. Il ne suffit pas de critiquer le gouvernement pour faire gagner l’alternance. Il faut un travail de fond, un projet solide, et il faut être humble. Ici, j’aurai une réunion de travail sur la santé au Canceropole/Oncopole, puis une réunion au quartier de Bagatelles. Il est également prévu que je vois Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse. J’aborderai avec lui le sujet, qui m’est cher, des Chrétiens d’Orient et ceux de la laïcité.

Vous devez rencontrer Jean-Luc Moudenc. Quels sujets allez-vous aborder avec le maire de Toulouse ?

Jean Luc Moudenc a repris en main une ville merveilleuse mais traversée de problèmes : chômage, insécurité, finances au bord de la rupture. Il doit gérer tout cela dans un contexte national dégradé. Il le fait avec sérieux et sens de l’intérêt général. Je viens l’écouter et lui dire mon soutien.

Jean-Luc Moudenc revendique des racines centristes. Incarne-t-il votre conception des « Républicains » : un parti ouvert au Centre ?

Dans mon esprit, Les Républicains doivent être un mouvement ouvert à tous ceux qui veulent moderniser le pays et tourner la page de la mauvaise gestion actuelle. Les centristes font partie de notre famille politique. Je rappelle que pour gagner les élections nationales, il faut rassembler au moins 51% des électeurs. On y arrivera pas en ne représentant qu’une fraction de la droite.

Alain Juppé a annoncé qu’il ne participerait pas à des primaires « fermées », excluant le Centre. Vous partagez ce point de vue ?

Ces primaires doivent être démocratiques et populaires. Plus elles seront ouvertes à toute l’opposition, plus nous serons capables de battre la gauche et l’extrême droite et de gouverner avec efficacité. Je serai au rendez-vous de ces primaires. Avec mes équipes de Force Républicaine, qu’anime Jean-Marie Belin en Haute-Garonne, je défends un projet précis pour permettre à la France de relancer son économie et l’emploi et de devenir la première puissance européenne dans dix ans.

La rencontre avec les militants haut-garonnais est-elle une première étape vers la campagne interne des primaires de novembre 2016 ?

Non, nous n’en sommes pas encore là. L’urgence, c’est de démontrer aux Français qu’il existe des solutions pour sortir notre pays de sa dépression actuelle. Et puis, il y a le combat des régionales qui s’annonce. Dominique Reynié, notre tête de liste aux Régionales, est un homme intelligent. Tout le monde doit se rassembler et se retrousser les manches car l’enjeu régional est majeur.

La secrétaire départementale de l’UMP 31, Laurence Arribagé, ne cache pas son « sarkozysme ». Elle vous a ouvert facilement les portes ? Votre visite toulousaine est un modèle de cohabitation ? Des relations tendues avec le président des « Républicains » et des contacts cordiaux avec les «sarkozystes » d’en bas, dans les fédérations départementales ?

Avec Laurence, nous sommes unis sur l’essentiel. Je poursuis ma route et partout où je vais l’accueil est chaleureux et attentif.

Propos recueillis par Laurent Dubois

29 Mai

Martin Malvy réagit aux accusations de Dominique Reynié

Martin Malvy, ancien ministre, président de la Région Midi-Pyrénées

Martin Malvy, ancien ministre, président de la Région Midi-Pyrénées

Dominique Reynié a réagi, sur « Midi-Pyrénées Politiques« , aux préconisations du rapport Duron. Un rapport consacré à l’avenir des trains « Intercités ». La tête de liste UMP aux régionales pointe notamment du doigt la « négligence » des présidents de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon en matière de dessertes ferroviaires. Martin Malvy lui répond :

 » M. Reynié parle de ce qu’il ignore. Ce n’est pas la 1ère fois.

Les liaisons INTERCITES, tout comme l’entretien et la rénovation de l’ensemble des infrastructures ferroviaires n’ont jamais relevé de la responsabilité des Régions, mais de celle de l’Etat. La dégradation du système ferroviaire est la conséquence des sous-investissements des 15 dernières années. C’est à dire sous les présidences de messieurs Chirac et Sarkozy. M Reynié a une connaissance sélective de l’histoire.

Il est par ailleurs le seul à ignorer l’effort considérable qu’ont fait les Régions – et notamment Midi-Pyrénées – pour sauver le réseau régional qui était qualifié il y a 10 ans de « réseau en fin de vie », alors qu’il appartient lui aussi à l’Etat et que pour faire circuler les trains les Régions payent des redevances. Et quand je dis Midi-Pyrénées particulièrement, c’est parce que nous avons conduit un chantier de 800M€ reconnu partout comme le plus important au niveau national. Sans oublier l’acquisition de quelque 120 rames nouvelles pour remplacer intégralement le parc roulant dont les gouvernements de l’époque s’étaient totalement désintéressés. »

 

Laurent Dubois

Trains « Intercités » : Dominique Reynié dénonce la négligence de Martin Malvy et Damien Alary

Dominique Reynié

Dominique Reynié

Les « Intercités » sur une voie de garage. Un rapport préconise la suppression de certaines lignes. Vétusté du matériel, faible fréquentation, déficit structurel, concurrence du TGV et des TER, les fameux trains « Corails » déraillent. Ils ne sont plus dans le coup et ils sont menacés d’une mise au rebus. En Midi-Pyrénées, la ligne « Toulouse-Bordeaux » est notamment concernée. Les 7 liaisons quotidiennes pourraient disparaître. Dominique Reynié, réagit aux propositions de la commission présidée par le député (PS) Philippe Duron. La tête de liste UMP aux régionales dénonce l’attitude de l’Etat. Mais il critique également l’action de Martin Malvy et Damien Alary. 

 

« Devant la situation de plus en plus inquiétante du service ferroviaire  en France avec une dette qui s’accroit de 1,5 milliards par an, l’Etat cherche à se désengager et à passer la patate chaude aux régions, notamment à la région LRMP (Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées). Ainsi le rapport du député PS, Philippe Duron, propose que la future Région reprenne et se débrouille avec Clermont-Ferrand-Béziers, Nîmes-Toulouse, Hendaye et Toulouse, soit la moitié des lignes Intercités appelées à disparaitre en France. Cela montre que les présidences PS des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, pourtant aux commandes depuis longtemps, ont négligé ces liaisons essentielles pour désenclaver les régions et en particulier les zones rurales sensibles des Pyrénées et de la Lozère. Il n’est pas question d’accepter de la part de l’Etat un marché de dupes. Si la future région est prête à assumer de nouvelles responsabilités en matière de transport régional, elle ne le fera que si l’Etat assume les siennes ».

 

Laurent Dubois

22 Mai

Conseil Régional à Montpellier : les réactions de G.Onesta (EELV), D.Reynié (UMP), L.Alliot (FN), A. Viola (PS)

Le Conseil Régional à Toulouse ou à Montpellier ? Carole Delga choisit publiquement Montpellier. Mais elle souhaite le maintien d’un hôtel de Région à Toulouse. 4 personnalités politiques réagissent. Les 3 principaux concurrents de la tête de liste socialiste (Gérard Onesta, Dominique Reynié, Louis Alliot) et 1 élu départemental languedocien (André Viola) donnent leur avis. Tous répondent à la même question : quelle est votre réaction face à la proposition de Carole Delga ?

Hotel de la région Midi-Pyrénées à Toulouse

Hotel de la région Midi-Pyrénées à Toulouse

André Viola. Président (PS) du conseil départemental de l’Aude :

« La proposition a le mérite, je l’espère, de clore le débat et de permettre de passer à l’essentiel c’est-à-dire au programme et aux propositions. Les habitants de la région se fichent pas mal de savoir ou vont siéger les élus. Il y a une vie en dehors de Toulouse et de Montpellier et ceux qui ont tendance à l’oublier risquent de s’en souvenir douloureusement au moment des élections. Qu’une tête de liste soit obligée d’entrer dans un tel détail pour calmer quelques-uns c’est hallucinant »

Gérard Onesta, tête de liste Europe-Ecologie aux régionales :

« La guerre des clochers (Toulouse ou Montpellier) prend des proportions qui frise le ridicule. Les trois cinquième des habitants de notre région habitent en dehors de Toulouse et les trois quart en dehors de Montpellier. On nous amuse avec « ou est la boite à lettres » alors que les vraies questions sont : quel type d’agriculture ou les moyens de transport ».

Dominique Reynié, tête de liste UMP-UDI aux régionales :

« Ce qui me frappe, c’est le caractère improvisé de la déclaration et une absence de concertation. J’ai pris position (NDLR : Dominique Reynié plaide pour la localisation du Conseil Régional à Montpellier) pour émettre un signe fort afin de souligner le déséquilibre des territoires. Mais j’ai également précisé que ce n’est pas à nous de décider maintenant (NDLR : c’est la nouvelle assemblée régionale qui votera avant le 30 juin 2016) et que cela reste symbolique. Toulouse ou Montpellier, cela ne règle pas les problèmes de la fusion ».

Louis Alliot, tête de liste FN aux régionales :

« Ils sont en train de recréer ce que tout le monde dénonce au niveau européen. Strasbourg et Bruxelles ça ne marche pas et cela multiplie les coûts. C’est la même chose que propose Carole Delga avec 2 hôtels de Région. Une fois par mois ce sera la transhumance des 158 conseillers régionaux. C’est n’importe quoi. Il faut faire un choix : Toulouse ou Montpellier. La seule chose possible c’est de déconcentrer les services dans certaines villes. La proposition de Carole Delga, c’est uniquement une compétition malsaine et une rivalité au sein du PS ».

 

Propos recueillis par Laurent Dubois

21 Mai

EXCLUSIF : Le Conseil Régional à Montpellier. Carole Delga explique sa proposition

Carole Delga, tête de liste PS pour les prochaines régionales

Carole Delga, tête de liste PS pour les prochaines régionales

Tourbillon médiatique pour Carole Delga. Dans les colonnes de « Midi Libre », la candidate propose que la capitale (politique) de la future Grande Région se situe à Montpellier. Dans le camp midi-pyrénéen, c’est une levée de bouclier. Des socialistes parlent d’une « abdication » en rase campagne. Des élus régionaux déplorent un alignement (sans condition) sur la position du président du Languedoc, Damien Alary. Un président languedocien qui est, par ailleurs, son colistier. Les soutiens de Carole Delga sont surpris par la violence de la polémique et ne comprennent pas ce « procès » d’intention. Dans un entretien exclusif , Carole Delga précise ses propos.  

 Pour l’équilibre de territoires et l’équilibre entre les deux grandes métropoles que sont Toulouse et Montpellier, le Conseil Régional devra siéger à Montpellier. Les Assemblées plénières (NDRL 1 par trimestre actuellement en Midi-Pyrénées, 4 par an) devront se dérouler à Montpellier. Mais il n’est pas question de supprimer l’Hôtel de Région en Midi-Pyrénées. Il y aura deux sites avec une ventilation des services. C’est normal. On ne va pas demander à une entreprise du Gard de venir faire ses formalités à Toulouse ou à un entreprise toulousaine d’aller à Montpellier. J’ai bien précisé que le Directeur Général des Services devra être à Toulouse et que des services resteront à Toulouse. Il n’est pas question d’imposer aux agents toulousains de partir à Montpellier et inversement. En fait, à Montpellier pourra se trouver le délibératif et l’administratif pourra être à Toulouse. Dans ce sens, je suis favorable à ce que le Conseil Régional siège à Montpellier mais cela ne signifie absolument pas que l’Hôtel de Région disparaisse à Toulouse. D’autre part, je précise que c’est l’assemblée nouvelle élue (NDLR : issue du scrutin de décembre prochain) qui devra décider au travers d’un vote avant le 30 juin 2016 ».

Laurent Dubois