24 Mai

Européennes : les institutions juives de la Haute-Garonne appellent à faire barrage au Rassemblement National

©XAVIER DE FENOYL/MAXPPP

C’est une première pour des élections européennes. Le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) appelle à une mobilisation  face au vote « Rassemblement National ».

Les sondages donnent favori le parti de Marine Le Pen. Pour le président du Crif en Haute-Garonne, Franck Touboul, « la menace de voir le Rassemblement National en tête justifie une « mobilisation citoyenne ».

Franck Touboul met en avant également l’impact d’une victoire du Rassemblement National sur l’avenir de l’Europe. Un (éventuel) succès électoral s’inscrirait « dans un mouvement de fond qui est en train de déstabiliser l’Europe. Une déstabilisation par des mouvements nationalistes ». Franc Touboul cite notamment l’Italien Matteo Salvini.

Le Crif demande aux électeurs d’écarter « les listes extrémistes de droite comme de gauche qui veulent porter atteinte aux droits de l’Homme, aux libertés publiques, à la liberté religieuse et fraient avec l’antisémitisme ou l’antisionisme ».

Marine Le Pen n’est pas donc la seule visée. La référence à l’antisionisme renvoie à des positionnements politiques défendus par l’extrême gauche.

Le Crif en Haute-Garonne ne donne pas de consigne de vote. Franck Touboul demande (uniquement) aux électeurs de « voter et faire voter pour les listes qui défendent les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

23 Mai

Européennes – Tarn : l’Education nationale accusée de faire campagne pour la liste Macron

Un syndicat d’enseignants estime que l’Académie du Tarn fait campagne pour la liste Macron aux Européennes.

Emmanuel Macron, dimanche soir au Parc des Expositions de Paris. photo Eric Feferberg/AFP.

Le Syndicat National des Enseignants de Second Degré (SNES) du Tarn n’apprécie pas la communication du service départemental de l’Education Nationale. Le SNES  estime que la direction de l’Académie partage (et donc fait circuler) des « messages électoraux pour la liste Macron ».

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Pour le syndicat, il s’agit d’une atteinte au « devoir de réserve » qui s’applique aux fonctionnaires. Un devoir de réserve qui, d’ailleurs, s’applique en dehors des périodes électorales et correspond au principe de neutralité du service public et de ses agents.

Ce n’est pas la première fois qu’un directeur académique des services de l’Education Nationale (DASEN) est au centre d’une polémique s’agissant du devoir de réserve. Il existe un précédent en Haute-Garonne.

Contactée par France 3 Occitanie, l’Education Nationale du Tarn précise ne pas être au courant des propos du SNES 81.

A noter que le retweet controversé (renvoyant à un appel à la mobilisation en faveur de la liste En Marche aux Européennes) a été annulé et ne figure plus sur le compte twitter de la direction des services départemtaux de l’éducation nationale du Tarn.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

22 Mai

Européennes : Renaud Camus désavoue sa liste en raison d’un colistier et d’une « croix gammée »

L’écrivain Renaud Camus désavoue sa liste aux Européennes.

Renaud Camus. Photo : AFP Guyot

4 jours avant le vote, Renaud Camus retire sa liste pour les Européennes.

Contacté par France 3 Occitanie, le théoricien du « grand remplacement » précise les raisons de sa décision :

Parce qu’une personne haut placée dans notre liste a été photographiée traçant une croix gammée dans le sable, sur une plage, puis s’agenouillant devant elle en prière. C’est exactement le contraire de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous voulons. Je ne pouvais pas demander aux électeurs d’envoyer à Strasbourg une personne qui s’amuse à de tels jeux, même si, comme elle le dit, il ne s’agissait que d’un jeu idiot pour adolescents attardés. Et il est impossible à ce stade de changer quoi que ce soit à cette liste. Il est également impossible, juridiquement, de la retirer. Mais je peux la désavouer

Renaud Camus a monté sa liste, baptisée « La Ligne Claire », avec Karim Ouchikh, président du Siel (Souveraineté, identités et libertés). 

Laurent Dubois (@laurentdub)

Fake News : Marie-Pierre Vieu « pas étonnée » de l’absence de condamnation de Christophe Castaner

Marie-Pierre Vieu a attaqué, en justice, le (fameux) tweet de Christophe Castaner au sujet d’une « attaque » de la Pitié-Salpêtrière. La députée européenne a été déboutée. Mais l’élue de Tarbes n’est pas étonnée par cette décision.

Marie-Pierre Vieu, députée européenne. Photo : MaxPPP

La loi « anti-fake news » vient de connaître sa première application et c’est grâce à la députée européenne, Marie-Pierre Vieu. Avec un collègue sénateur, la Tarbaise a demandé le retrait d’un tweet du ministre de l’Intérieur. Le 1er mai dernier, en plein mouvement des gilets jaunes, Christophe Castaner a parlé d’une « attaque » visant un hôpital parisien. Plusieurs témoignages et des vidéos ont démenti la version du 1er flic de France.

 

Face à la violence de la polémique et à la réalité des faits, Christophe Castaner a reconnu lui-même qu’il n’aurait pas dû employer le mot « attaque ». Mais Marie-Pierre Vieu a décidé de porter l’affaire en justice en s’appuyant sur la nouvelle loi sur les fake news. Selon Mediapart, le tribunal de grande instance de Paris a rendu sa décision le 16 mai dernier. Le ministre de l’Intérieur est blanchi.

Marie-Pierre Vieu est « déboutée mais pas étonnée du jugement qui est tombé sur fond de mobilisation des gilets jaunes ». La députée européenne n’est toutefois pas convaincue par le raisonnement du juge. Pour Marie-Pierre Vieu, le tribunal « estim(e) que le tweet n’a pas occulté le débat sur la véracité des faits…l’abondance d’articles contredisant le ministre a permis à chaqu(un) de se faire une opinion éclairée, sans risque manifeste de manipulation. Drôle d’arbitrage des débats ».

Malgré l’échec de la procédure, Marie-Pierre Vieu estime que son action en justice était utile : « nous avons fait la démonstration par l’absurde de la vanité de cette disposition législative (ndlr : loi anti-fake news). Le droit a une juste information et la transparence sont encore à gagner, en France comme dans l’Union Européenne ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

21 Mai

Les Européennes déclenchent un schisme au sein d’En Marche à Toulouse

Des élus En Marche quittent le groupe majoritaire à la mairie de Toulouse. Raison invoquée : les Européennes.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Trois élus En Marche claquent la porte du groupe Toulouse Ensemble. Franck Biasotto, Sylvie Rouillon-Valdiguié et la députée Elisabeth Toutut-Picard quittent le groupe majoritaire. Un drôle de départ puisque, selon leur ex-collègue Jean-Claude Dardelet, les démissionnaires vont continuer à soutenir l’action de…Jean-Luc Moudenc.

Or, c’est une décision du maire de Toulouse qui pousse justement les dissidents à s’en aller. Les trois élus justifient, en effet, leur divorce par la ligne de Jean-Luc Moudenc s’agissant des Européennes.

Le maire de Toulouse a annoncé qu’il soutient la liste de son parti, menée par Le Républicain François-Xavier Bellamy. Ce choix ne convient pas aux trois démissionnaires.

Contactée par France 3 Occitanie, Elisabeth Toutut-Picard précise : « pas d’opposition sauf si on soumet à notre vote une mesure contraire à une décision du président Emmanuel Macron comme cela c’est produit pour les Européennes.

Mais cette position ne fait pas l’unanimité. 2 autres élus ont décidé de rester au sein du groupe Toulouse-Métropole.

Jean-Luc Moudenc a toujours affiché sa marque de fabrique : une coalition  allant du Modem en passant par Les Républicains et En Marche. La scission en deux groupes des « marcheurs » du Capitole ne modifie pas cette équation politique. C’est En Marche qui paye (cash) l’addition ou plutôt la division.

Contacté par France 3 Occitanie, le responsable d’En Marche en Haute-Garonne n’a pas souhaité réagir.

Laurent Dubois (@laurentdub)

20 Mai

Européennes : la France Insoumise « délogée » par la mairie de Montauban

La municipalité de Montauban a refusé l’accès d’une salle à la France Insoumise. Une salle réservée depuis plusieurs mois et qui devait accueillir une réunion publique pour les Européennes.

Photo : Faebook/La France Insoumise

La France Insoumise a du improviser et trouver une nouvelle adresse pour sa réunion publique à Montauban. Selon le n°2 de la liste des Européennes, Manuel Bompard, une réservation avait été faite 3 mois en avance. Mais, la veille du meeting, la municipalité a informé les Insoumis de l’indisponibilité du local. Depuis le 5 mai dernier, La Maison du Peuple faisait l’objet d’une occupation par de la part de demandeurs d’asile.

 

Le bâtiment a été évacué. La mairie a estimé que les lieux n’étaient plus en état pour héberger le meeting des Insoumis. Manuel Bompard a invoqué un constat d’huissier, démontrant le contraire. Cela n’a pas fait plier la municipalité. Manuel Bompard reconnait qu’une solution alternative a été proposée mais à l’autre bout de la ville. Après une déclaration devant la salle, relayée sur les réseaux sociaux, Manuel Bompard a pris la direction de la « solution de repli », une salle trouvée le matin même.

Pour Manuel Bompard, la mairie, dirigée par la maire Les Républicains Brigitte Barèges, « a mis les bâtons dans la roue » de la France Insoumise, quelques jours avant le vote des Européennes. La tête de liste, proche de Jean-Luc Mélenchon, pointe le coût de l’opération : une facture pour la location d’une salle de repli, des tracts et des affiches à jeter au panier.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Clip polémique du rappeur Nick Conrad : le député (LR) du Lot, Aurélien Pradié, dénonce le silence de Marlène Schiappia

Dans son dernier clip le rappeur Nick Conrad étrangle une femme. Le député du Lot, Aurélien Pradié demande à Marlène Schiappia de réagir.

Aurélien Pradié, député (LR) du Lot, Photo : MaxPPP/Isorel

Ce n’est pas la première polémique. En septembre dernier, le rappeur Nick Conrad a soulevé un tollé avec une chanson intitulée « Pendez les blancs ». Son dernier clip, « Doux pays » met également le feu aux poudres. Christophe Castaner a saisi la justice. Le ministère de l’Intérieur condamne un « clip odieux et des propos inqualifiables ». Le rappeur lance notamment :« J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie »« Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère » et « Marianne a falsifié ma story, j’ai posé une bombe sous son Panthéon ».

Le clip attaqué (et dont le ministère de l’Intérieur demande le retrait) comporte également un scène dans laquelle le rappeur se représente en train d’étrangler une femme.

Cette séquence est pointée du doigt par le députée du Lot, Aurélien Pradié. Le parlementaire du Lot exige une réaction de la secrétaire d’Etat en charge de l’égalité homme/femme.

Laurent Dunbois (@laurentdub)

17 Mai

Européennes : l’ex gilet jaune Benjamin Cauchy dénonce une collusion « Le Pen-Macron »

Le toulousain Benjamin Cauchy est candidat aux Européennes sur la liste Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan. L’ex figure des gilets jaunes estime que le Rassemblement National de Marine Le Pen est l’allié objectif d’Emmanuel Macron.

Benjamin Cauchy. candidat aux Européennes. Debout La France. Photo AFP/Bonaventure

Benjamin Cauchy est en campagne pour les Européennes. 9 jours avant le vote, l’ex gilet jaune renvoie dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Benjamin Cauchy estime que « le RN est devenu le chouchou du système pour maintenir Macron et ses alliés au pouvoir ». Candidat sur liste de Nicolas Dupont-Aignan, Benjamin Cauchy considère que « Debout La France devient la seule alternative ».

La déclaration de l’ex figure des gilets jaunes s’explique par le contexte du moment : la compétition électorale vire au duel.

Tout se joue entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Les deux duellistes cultivent d’ailleurs ce face-à-face. Le chef de l’Etat se présente comme un rempart face au Rassemblement National. De son côté, le Rassemblement National fait du scrutin un référendum anti-Macron.

Les autres listes sont (littéralement) éclipsées. Debout La France n’échappe pas à ce schéma. Dans le dernier « rolling » Paris Match-Ifop,  la liste Dupont-Aignan est crédité de 5 petits points

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

16 Mai

Gers-Polémique : la drôle de visite (non officielle) de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet

La ministre de la Justice sera en réunion publique dans le Gers ce vendredi. Un déplacement « non officiel », en marge de la campagne des Européennes et consacré à la « Culture et à la parité homme/femme ».

Nicole Belloubet. Photo : MaxPPP

Ce 17 mai, Nicole Belloubet sera salle du Mouzon à Auch. La visite ministérielle ne sera pas ministérielle puisqu’elle ne figure pas dans l’agenda officiel de la Garde des Sceaux. C’est logique. La ministre de la Justice ne vient pas parler justice. Le déplacement est également déconnecté du contexte électoral du moment. Et là c’est plus étonnant. Emmanuel Macron bat le tocsin et demande à ses ministres de se mobiliser pour la campagne des Européennes. Le chef de l’Etat pousse la mobilisation jusqu’à figurer en personne sur les affiches électorales.

Bref, c’est le branle-bas de combat. Et, pourtant, 9 jours avant le vote, Nicole Belloubet ne vient pas prêcher la bonne parole pour la liste En Marche de Nathalie Loiseau.

La ministre (à titre privée donc) vient rencontrer les Auscitains pour parler « Education-Culture » et « parité homme/femme ». La soirée, qui doit débuter à 19 heures, est ouverte à tous les habitants. Mais elle est organisée par le parti d’Emmanuel Macron dans le Gers.

 

Le côté « décalé » de l’événement n’a pas échappé au président du département du Gers. Philippe Martin lance une invitation à la ministre de la Justice pour un « vrai » débat sur la culture.

 

La pique (ironique) de l’ancien ministre socialiste a suscité la réplique du député En Marche du Gers. Jean-René Cazeneuve dénonce une « polémique ».

 

15 Mai

Européennes- Meeting à Toulouse : Raphaël Glucksmann attaque François Mitterrand et soulève la colère d’ex-ministres socialistes

Plusieurs anciens ministres (socialistes),dont le Tarnais, Paul Quilès, sont ulcérés par la tête de liste PS-Place Publique aux Européennes. A Toulouse, lors d’un meeting, Raphaël Glucksmann aurait qualifié François Mitterrand de « complice du génocide au Rwanda ».

Raphaël Glucksmann en meeting à Toulouse. Photo : PS31/Facebook

23 ex-ministres socialistes interpellent le patron du PS, Olivier Faure. Dans une lettre dévoilée par l’AFP, les signataires demandent à Olivier Faure “de convaincre Raphaël Glucksmann de retirer ses insultes et accusations infondées envers François Mitterrand”, et “en cas de refus” qu’il “trouve les formes appropriées pour désavouer ses propos”.

Parmi les propos incriminés, une déclaration a été faite à Toulouse, en marge d’un meeting. Le 6 avril dernier, Raphaël Glucksmann aurait qualifié François Mietterand de « complice du génocide au Rwanda ». Un génocide perpétré entre avril et juillet 1994 et qui a fait 800 000 morts.

Un ex-ministre socialiste a déclaré auprès de l’AFP : « Que celui qui porte la liste du PS pour les élections puisse dire ça sur Mitterrand, c’est ahurissant”.

Parmi les signataires, on trouve, sans surprise, Paul Quilés.

François Mitterrand et Paul Quilès à la tribune d’un congrès du PS en 1981. Photo AFP/Delmas

L’ancien ministre de la Défense a présidé une commission d’enquête parlementaire sur le génocide Rwandais. Mais le maire de Cordes-sur-Ciel est également un fidèle de François Mitterrand. L’élu tarnais a accompagné l’ancien chef de l’Etat dans sa conquête de l’Elysée. François Mitterrand a notamment confié un poste stratégique à celui qui, à l’époque, était député de Paris : les élections et l’organisation au sein du PS.

Laurent Dubois (@laurentdub)