15 Sep

Régionales 2021 – Occitanie : le numéro 3 de LR et député du Lot, Aurélien Pradié, ne sera pas  » tête de liste »

Secrétaire général des Républicains et député du Lot, Aurélien Pradié était pressenti pour être « tête de liste » aux régionales en Occitanie.Selon nos informations, le jeune parlementaire va se concentrer sur son mandat national et ne mènera pas la liste de droite.

Aurélien Pradié, député du Lot. Photo : MaxPPP/Padilla

Trois ans après son élection au Palais Bourbon, le jeune député du Lot est parvenu à se faire un nom. Ses interventions médiatiques et dans l’hémicycle, lui ont (notamment) valu le prix de député de l’année 2019. A l’intérieur de son parti, Aurélien Pradié  a également (rapidement) gravi les échelons au point de devenir le numéro 3 des Les Républicains. Cette ascension rapide fait du parlementaire lotois un candidat « naturel » pour la tête de liste aux régionales en Occitanie.

Selon nos informations, ce scénario ne se concrétisera pas. Aurélien Pradié doit officialiser prochainement sa décision. Le député du Lot souhaite se concentrer et se consacrer à deux choses : son mandat parlementaire et ses responsabilités nationales au sein de LR.  Selon son entourage, « ce serait une erreur, à peine élu député, de courir après la présidence d’une grande région. Les électeurs détestent de ce genre d’attitude qui consiste à galoper après plusieurs lièvres en même temps ».

Aurélien Pradié  pourrait être candidat « de base » aux régionales. Ce serait, en quelque sorte, un retour aux sources. Le jeune lotois a siégé à l’hôtel de Région dans le passé, entre janvier 2016 et janvier 2018. Un come back dans l’hémicycle régional. Mais pas question de prendre la tête de liste.

Un premier sondage, publié cette semaine,  fournit un argument supplémentaire. Une liste menée par Aurélien Pradié récolte 14% d’intentions de vote, derrière le Rassemblement National et le PS. Un tel score n’a qu’une valeur relative. Un sondage reste un sondage, surtout 6 mois avant les élections. Mais ce n’est pas un signal encourageant.

Selon nos informations, un retrait d’Aurélien Pradié est antérieur à la publication du sondage .La décision est prise depuis au moins 3 semaines.

Mais c’est une raison de plus de ne pas franchir le pas. Un point reste, toutefois, en suspens : qui pour remplacer Aurélien Pradié ?

Pour le moment, la question reste sans réponse.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

30 Août

Régionales 2021 : En Marche en quête d’une tête de liste

En Marche a déjà la tête dans les régionales de 2021 mais toujours pas de leader en Occitanie.  Une option est sur la table : la candidature d’une personnalité nationale. Le nom de l’ex ministre de la Ville et actuel ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, circule.

Julien Denormandie. Ministre de l’Agriculture. Photo : Lepictorium/MaxPPP

Depuis plusieurs semaines, les parlementaires En Marche d’Occitanie planchent sur la préparation des régionales. Toutes les options sont sur la table. Y compris une alliance avec la présidente (socialiste) sortante, Carole Delga.

Une alliance En Marche-LR

Selon nos informations, un scénario à la « toulousaine » est également débattu. Pour les municipales, En Marche a préféré une alliance avec un candidat LR à une candidature autonome. Mais cette formule suppose une « macron-compatibilité » du candidat de droite. Du côté des Républicains, deux candidatures planent. Celle du député de Lot, Aurélien Pradié et celle du conseiller régional, Christophe Rivenq. La candidature du jeune lotois, par ailleurs secrétaire général du parti Les Républicains, est la plus solide. Aurélien Pradié dispose d’un capital médiatique et d’une notoriété nationale. Mais un ticket est improbable. En effet, Aurélien Pradié ne ménage pas ses coups contre le gouvernement et Emmanuel Macron.

Plusieurs parlementaires d’Occitanie sont hostiles à une solution « lotoise » quand elle porte les couleurs des Républicains. Mais le département du Lot pourrait toutefois constituer une planche de salut pour un parti En Marche en manque de leader régional. Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, est natif du Lot.

Julien Denormandie, une personnalité nationale avec des racines lotoises

 

Le 14 août dernier, le ministre de l’Agriculture a labouré les terres de la Haute-Garonne. Julien Denormandie a visité deux exploitations du sud de la Haute-Garonne. Pendant que le ministre discutait avec les exploitants les commentaires fusaient parmi les invités, représentants de la chambre d’Agriculture, agriculteurs, parlementaires et élus locaux.

Parmi ces commentaires, certains portaient sur une éventuelle candidature du ministre aux régionales. Il s’agissait de simples discussions en marge d’un buffet républicain. Mais l’hypothèse d’une candidature de Julien Denormandie en Occitanie a été évoquée de manière explicite. L’entourage du ministre n’a absolument pas abordé ou simplement esquissé le sujet. Mais, entre la charcuterie et le fromage, les régionales ont été évoquées par les « locaux » de l’étape. La participation, à la visite ministérielle, de Carole Delga favorisait le glissement d’un déplacement consacré à la canicule vers les prochaines régionales.

Depuis, l’hypothèse Denormandie a pris une autre dimension. Il ne s’agit plus simplement de propos de buffet. Selon nos informations, une candidature du ministre a été défendue lors des réunions consacrées à la préparation des régionales.

Le profil du ministre est mis en avant. Ses racines lotoises mais aussi un parcours ministériel permettant de « parler » aux métropoles de Toulouse et Montpellier mais aussi aux zones rurales du Tarn et de la Lozère. En effet, avant de récupérer le portefeuille de l’agriculture, Julien Denormandie a été ministre de la Ville.

Laurent Dubois @laurentdub

 

 

 

 

 

18 Août

La tension monte d’un cran entre le maire de Toulouse et l’association de lutte contre la corruption, Anticor

Nouvel épisode dans les relations tumultueuses entre le maire de Toulouse et Anticor. L’association de lutte contre la corruption demande une vérification de la déclaration d’intérêts du maire de Toulouse.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. Photo : MaxPPP

Les relations entre Anticor et Jean-Luc Moudenc sont particulièrement tendues. Le 10 juillet dernier, lors d’un conseil municipal, le 1er magistrat de la ville Rose a qualifié la charte de l’association de lutte contre la corruption de « populiste ». Cette déclaration au vitriol faisait suite à une interpellation de son adversaire aux dernières municipales, Antoine Maurice.Un adversaire électoral et désormais leader de l’opposition au sein du conseil municipal qui a, d’ailleurs, signé la charte d’Anticor.

Anticor : une posture politique pour Jean-Luc Moudenc

Deux mois après une première sortie, Jean-Luc Moudenc dégaine une nouvelle fois et dénonce « le caractère politique de la posture » d’Anticor et une proximité avec ses « opposants ».

La nouvelle charge de Jean-Luc Moudenc est une réplique à une démarche de l’association. L’association Anticordemande une vérification de la situation du maire de Toulouse auprès de la Haute Autorité pour la transparence de l’autorité.


Juridiquement, il n’existe pas procédure permettant à un citoyen ou à une association de saisir la Haute Autorité. Mais Anticor bénéficie d’un agrément, délivré par la HATVP, qui lui permet, de manière dérogatoire, de saisir l’autorité administrative indépendante. Une saisine qui, selon l’association, porte sur « des incohérences manifestes » dans la déclaration d’intérêts du maire de Toulouse.Les incohérences en question portent sur le statut de haut fonctionnaire de Jean-Luc Moudenc et sa présidence de plusieurs associations.

Contacté par France 3 Occitanie, Jean-Luc Moudenc dément :

La vérité factuelle c’est que j’avais, postérieurement à ma déclaration initiale (faite après mon élection comme maire de Toulouse en avril 2014), effectué une seconde démarche auprès de la HATVP, par lettre, après ma réintégration (ndlr : au ministère des Finances). J’avais alors reçu un courrier du président de la HATVP d’alors m’en accusant réception…En outre, j’ai effectué, en juin 2017, une autre déclaration d’intérêt. Toutes mes fonctions y sont déclarées : élu, fonctionnaire et responsable association bénévole.

L’affaire est désormais entre les mains de la HATVP. L’autorité administrative n’est pas tenue de communiquer. Mais, en médiatisant l’affaire, Anticor soulève une polémique qui renvoie, d’ailleurs, à son propre mode de fonctionnement.

Le profil « politique » de référents d’Anticor

En contre-attaquant sur le terrain politique, Jean-Luc Moudenc met l’accent sur une « faille » de la célèbre association.

Anticor est un acteur connu et reconnu de la lutte contre la corruption. En faisant des signalements au parquet ou en portant plainte avec constitution de partie civile ; l’association a fait avancer la lutte contre la corruption, les détournements de fonds et les trafics d’influence. Mais le recrutement des co-référents départementaux pose question.

En Haute-Garonne, les co-référents de l’association  sont, au moment de sa création, un ancien élu et une conseillère municipale, membre du parti radical de gauche. Cette dernière a démissionné. Mais il n’en demeure pas moins que ces profils peuvent surprendre pour une association qui se veut se apolitique et neutre. Dans le Tarn, le référent a été candidat aux législatives et aux municipales.

Les décisions sont prises nationalement par un bureau composé de juriste et présidé par un magistrat. Les référents départementaux se contentent de faire remonter les dossiers à Paris.

Mais le choix des relais locaux entretient une certaine suspicion ou du moins affaiblit la légitimité d’Anticor. Et ce n’est pas sans conséquence.

Cela permet à Jean-Luc Moudenc d’enfoncer le clou sur la « politisation » d’Anticor.

Laurent Dubois @laurentdub

20 Juin

Municipales à Toulouse : menace de démission collective au PS pour dénoncer la fusion avec Archipel Citoyen

Un groupe d’adhérents annonce qu’il va quitter le PS. Ils ne se reconnaissent pas dans la fusion entre la liste socialiste et Archipel Citoyen. Ils appellent à voter pour le maire sortant, Jean-Luc Moudenc.

Photo : MaxPPP

13 adhérents socialistes doivent rendre leur carte d’adhérents. Issus de plusieurs sections toulousaines et de différents courants, ils quittent le PS afin de dénoncer l’accord entre leur parti et la liste d’Antoine Maurice, Archipel Citoyen.

14 ans au PS mais « là ça  ne va plus »

 » 14 ans que j’ai été au PS. J’ai toujours été à jour de cotisation et j’ai fait les campagnes de Pierre Cohen sur Toulouse, de Georges Méric lors des départementales ou encore de Carole Delga aux régionales. Mais là ça ne va plus » affirme Ahmed Khelkhal.

L’ex adhérent, revendique une inscription sur la section 1 de Toulouse, et se définit comme un membre de l’ancien courant de Manuel Valls. Son départ du PS est motivé par la présence, sur la liste d’Archipel, de représentants de la France Insoumise. « Je n’ai jamais été proche de Jean-Luc Mélenchon, je ne me reconnais absolument pas dans les Insoumis »  souligne Ahmed Khelkal.

L’ex socialiste ne se contente pas de rendre sa carte. Il assume son choix pour le 2nd tour. « Je ne suis pas d’accord sur beaucoup de chose avec Jean-Luc Moudenc mais je préfère la continuité au saut dans l’inconnu avec Archipel » précise Ahmed   Khelkhal. L’ancien militant a déjà pris ses distances avec le PS.

Un de ses anciens camarades de section précise qu’il ne l’a pas revu depuis au moins les dernières Européennes. Des Européennes pour lesquelles le militant s’est engagé en faveur d’Emmanuel Macron.

Cela dit, Ahmed Khelkal se dit en relation avec un groupe de militants socialistes qui prépare une action collective.

Dans un texte, envoyé par mail à la presse, ce même groupe affirme qu’il « veut rendre les cartes ». La tonalité est vive et même virulente :

En tant que personnes de gauche, nous devrions nous porter sur le candidat d’Archipel Citoyens, Antoine Maurice. Pourtant nous considérons qu’Archipel Citoyens n’a plus rien de citoyen. Ils sont en réalité une bande d’extrémistes qui ont la haine de tous ceux qui ne pensent pas comme eux

Lors du dernier vote militant, en juin 2019, le PS comptait 349 participants. Un chiffre à relativiser puisqu’il intègre les sections de toute la métropole. Mais, au regard de cet effectif, la démission (annoncée) de 13 militants toulousains peut sembler marginale. Surtout que ce nombre reste à vérifier puisque le 1er Fédéral déclare ne pas être au courant de départs dans le rang de son parti.

Une manoeuvre grossière pour le 1er Fédéral du PS

De son côté, le patron du PS 31 dénonce une  » manoeuvre grossière ». Pour Sébastien Vincini, Ahmed Khelkal est un « soit-disant militant » qui  « a fait un passage par le PS en 2012 avait payé une cotisation de 50€ et a disparu pour réapparaître au moment des primaires de la droite où il a milité pour Juppé et Fillon « . 

En toute hypothèse, la démarche d’Ahmed Khelkal et de ses camarades est loin d’être isolée. Le numéro 2 de liste de la socialiste Nadia Pellefigue a publiquement annoncé qu’il votera pour…Jean-Luc Moudenc. Un ex-colister du candidat PS  en 2014 et de Nadia Pellefigue a également déclaré ne pas voter pour Archipel Citoyen. S’agissant d’Abdul Djouri, le 1er Fédéral du PS, souligne qu’il  » n’a plus jamais repris sa carte depuis sa défaite en 2014 avec Pierre Cohen« . 

Pourquoi je ne voterai pas Archipel Citoyen ! 🤔Enfant du mirail, je suis né à Gauche….A gauche du périphérique et…

Publiée par Abdul Djouri sur Jeudi 18 juin 2020

En revanche, du côté des « Eléphants » du PS, le soutien à Archipel Citoyen est sans faille. Les critiques (acerbes) d’avant- fusion appartiennent au passé. Les architectes de l’accord entre le PS et Antoine Maurice (le président du conseil départemental et le 1er Fédéral) s’impliquent fortement dans la dernière ligne droite avant le vote du 28 juin.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Addendum.  Ahmed KhelKhal a fourni à la rédaction de France 3 un ensemble de pièces attestant de son parcours militant au sein du PS : carte d’adhérent, documents internes ou photos de campagne notamment pour l’ancien maire socialiste, Pierre Cohen. Sébastien Vincini affirme qu’Ahmed Khelkhal a fait un passage exprès en 2012. Une photo, prise lors d’une opération de tractage, montre que 2 ans après cette date, en 2014, Ahmed Khelkhal distribue, avec d’autres camarades, des tracts du candidat socialiste

Par soucis de rigueur et de transparence une carte d’adhérent est reproduite ci-dessous. Contenant des données personnelles, elle a été toutefois « floutée ». Dans un courrier, diffusé sur les réseaux sociaux, le 1er Fédéral du PS reproche au Blog Politique de France 3 d’avoir qualifier de militant socialiste, Abdul Djouri. Ce n’est pas conforme à la réalité des faits et très facilement vérifiable. Il suffit de lire le post Facebook intégré dans l’article. Abdul Djouri précise lui même et précise noir sur blanc qu’ll est un ancien militant. Enfin Sébastien Vincini conteste l’existence d’un groupe de militants prêt à démissionner. Cette information repose sur un mail envoyé à la rédaction de France 3. Une partie de ce communiqué est d’ailleurs cité dans l’article. Ce n’est pas à un organe de presse de livrer l’identité des auteurs du texte. Il arrive au PS, comme à d’autres partis, de défendre la liberté de la presse. Le secret des sources (prévue et protégée par la Loi) n’est pas géométrie variable. Elle ne s’arrête pas ou commencent  les intérêts partisans.

 

15 Juin

Municipales à Toulouse : l’Union des Musulmans de France appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc

L’Union des Démocrates des Musulmans Français (UMDF) prend position dans les municipales à Toulouse et appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc.

Jean-Luc Moudenc; Maire sortant (LR) de Toulouse; Photo : MaxPPP

Proche des Frères Musulmans égyptiens, l’UMDF a tenté de constituer, sous ses propres couleurs, une liste au 1er des municipales à Toulouse. Finalement, le mouvement s’est contenté de candidats sur une liste intitulée En Avant Toulouse. Avec 120 voix et 0,14% des suffrages exprimés, l’expérience a tourné court. Mais l’UMDF s’engage, tout de même, dans le scrutin du 28 juin prochain.

Donner la victoire à Antoine Maurice

Son représentant toulousain, Mhamdi Taoufik, demande « aux musulmans de Toulouse qui ont un amour fou de la  République mais surtout de la religion » de faire « tout (leur) possible pour faire un barrage » au maire sortant, Jean-Luc Moudenc. L’objectif (affiché) de l’UMDF est clair : « donner la victoire à Antoine Maurice ».

Nous UMDF de Toulouse Nous soutenons Antoine Maurice contre ce maire vraiment sortant pour les élections municipales à Toulouse J invite à tous les sympathisant-tes de voter contre ce personne qui compare le livre de Hitler à notre livre Sacré des musulmans Le CoranVive la république vive Toulouse #archipeltoulouse

Publiée par Mhamdi Taoufik sur Vendredi 12 juin 2020

L’appel à voter pour la liste d’Antoine Maurice ne sont pas simplement des paroles. Le représentant de l’UMDF a participé à une rencontre avec le candidat écologiste le 8 juin dernier.

Une après-midi en campagne de la place Saint-Georges à la Faourette on a discuté avec les commerçants et les…

Publiée par Romain Cujives sur Lundi 8 juin 2020

L’impact électoral des consignes de vote est toujours très relatif. Surtout lorsqu’elles émanent d’une force politique qui représente quelques centaines de voix. Mais la justification de la position de l’UMDF est révélatrice des tensions qui pèsent sur la campagne.

En effet, le « barrage » anti-Moudenc est justifié par une comparaison qu’aurait fait le maire de Toulouse entre le Coran et « le livre d’Hilter » c’est-à-dire Mein Kampf.

L’UMDF réveille une polémique qui remonte au 19 août 2016. Lors du 72ème anniversaire de la Libération de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déclaré :

 Le terrorisme et la barbarie nous ont frappés et nous frappent encore. Notre premier devoir est de nommer le mal. Ceux qui préfèrent édulcorer la réalité se contentent de parler de « terrorisme » et de « barbarie », évitant soigneusement de désigner l’idéologie qui les inspire. C’est comme si, derrière Vichy, on avait ignoré qu’il y avait « Mein Kampf ». Ce mal c’est le « nazislamisme »

Le représentant de l’UMDF ressort ces propos tenus il y a quasiment 4 ans et réveille une affaire qui, à l’époque, avait secoué la communauté musulmane.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte très particulier. Sur les réseaux sociaux circulent des vidéos qui portent atteinte à la vie privée d’une tête de liste. Avant le 1er tour, les rédactions ont reçu des appels visant l’entourage d’un autre candidat.

Moins de deux semaines avant le 2nd tour, c’est carrément l’ombre d’Hitler qui déboule dans la campagne.

Encore une fois, l’UMDF n’est pas un mouvement de premier plan,  avec des élus et des bataillons d’électeurs. Il faut relativiser.

Mais ce n’est pas insignifiant. Cela traduit une évidence : nous traversons une époque très  particulière.

Les Municipales 2020 ont pris une tournure hors norme avec la Covid et le confinement.

La crise sanitaire s’éloigne mais l’atmosphère de la campagne reste toujours aussi atypique.

Laurent Dubois (@laurentdub)

03 Juin

Municipales à Toulouse : quand les nouveaux colistiers (socialistes) d’Archipel-Citoyen dézinguaient…Archipel Citoyen

[Verbatim] Des socialistes ont littéralement « pilonné » Archipel Citoyen. Mais c’était avant. Claude Raynal et François Briançon ont fusionné avec la liste d’Antoine Maurice.

Antoine Maurice. Photo : MaxPPP/ANowak

Ex-colistiers de Nadia Pellefigue, Claude Raynal et François Briançon sont désormais candidats sur la liste Archipel Citoyen. Une liste menée par Antoine Maurice et qu’ils ont copieusement critiqué. les deux chefs de fils de l’opposition municipale ont donné une conférence de presse commune, le 4 septembre 2019.

Unanime, la presse locale titre alors sur « les boulets rouges » ou encore « la charge » du duo socialiste.

 Pas à la hauteur de l’enjeu

A l’époque, François Briançon porte un jugement sévère sur les capacités politiques d’Archipel Citoyen.  » Au bout d’un moment, notre responsabilité, c’est de faire une proposition politique aux Toulousains. On regrette d’avoir des interlocuteurs (ndlr : Archipel Citoyen)  qui ne sont pas aujourd’hui à la hauteur de l’enjeu !  » estime l’élu socialiste.

De son côté, Claude Raynal est critique sur l’ADN d’Archipel Citoyen, à savoir un mode « citoyen » de désignation de la liste. Il juge le résultat « extraordinairement décevant« .

Mais, surtout, le sénateur de la Haute-Garonne remet ouvertement en cause la méthode retenu par Archipel pour élaborer son programme.  » Dire que le programme sera co-construit en avançant avec les citoyens, c’est à dire avec des agoras, une fois élus… Tout ça est extrêmement sympathique, mais permettez-nous de ne pas y adhérer ! Les gens ont besoin de repères, et ils ne veulent pas confier la mairie à un système nébuleux »  déclare Claude Raynal

Un système nébuleux

Claude Raynal et François Briançon ne sont pas les seuls socialistes  à avoir critiquer Archipel Citoyen.

En décembre dernier, Nadia Pellefigue, n’a pas retenu ses coups en qualifiant de « comptes d’apothicaires » la désignation de la liste d’Antoine Maurice. L’ex tête de liste du PS a souligné qu’Archipel Citoyen a mis « cinq jours à sortir les résultats d’un vote interne dont personne n’a compris comment il fonctionnait ». 

7 mois après ses déclarations, Nadia Pellefigue a précisé qu’elle votera, à titre personnel, pour Antoine Maurice.

Les revirement de Claude Raynal, François Briançon et Nadia Pellefigue n’ont rien d’extraordinaire. Beaucoup d’hommes et de femmes politiques peuvent se faire « épingler » au petit jeu du « virage à 180° ». Cela reste banal et anecdotique.

Mais ce n’est pas non plus totalement anodin. Au moment des régionales, les tensions ont été vives entre le PS et Europe-Ecologie. Cela n’a pas empêché une fusion entre les deux tours. Mais les deux leaders de l’époque, la socialiste Carole Delga et l’écologiste Gérard Onesta, ont su mettre en sourdine les divergences et retenir les attaques. Cela a permis un atterrissage en douceur.

Visiblement la leçon n’a pas été retenue pour les municipales à Toulouse.

Laurent Dubois (@laurentdub)

02 Juin

Municipales à Ramonville : d’une triangulaire à un duel entre la gauche et En Marche ?

Dans la commune de Ramonville, le maire (sortant) propose à deux de ses concurrents de gauche de fusionner pour affronter la liste En Marche.

Christophe Lubac, maire de Ramonville. Photo : facebook

La proposition remonte au soir du 1er tour. Mais elle prend toute sa dimension quelques heures avant le dépôt des listes pour le second tour.

Le maire (sortant) Christophe Lubac (32,45% des suffrages) propose une fusion aux deux autres listes de gauche menées par Henri Arévalo (22,93% des voix) et Jean-Luc Palevody (13,46% des suffrages exprimés).

Le 16 mars dernier, Henri Arévalo et Jean-Luc Palevody ont annoncé leur décision de fusionner. D’une fusion à 2, on pourrait passer à une fusion à 3, avec la liste Ramonville pour tous de Christophe Lubac.

Gouvernance partagée et répartition des places

Selon nos informations, une proposition a été formulée ce mardi 2 juin, à 8 heures. Ramonville pour Tous propose une gouvernance partagée et une répartition des places : 19 places pour l’équipe de Christophe Lubac, 5 pour la liste d’Henri Arévalo et 3 s’agissant de Jean-Luc Palevody.

D’une triangulaire à un duel avec En Marche

Si cette fusion de l’ensemble des listes de gauche avait abouti, le second tour ne prendra plus la forme d’une triangulaire mais d’un duel avec la candidate de La République En Marche, Sylvie Brot.

Une candidate qui a recueilli 1058 voix et 28,21% des suffrages exprimés.

Mais, en fin de matinée, Jean-Luc Palevoly, après avoir accepté la perspective d’une fusion a rejeté la proposition.

Finalement, c’est bien une triangulaire qui se déroulera à Ramonville.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

01 Juin

Municipales à Toulouse : après le retrait de Nadia Pellefigue, les négociations échouent entre le PS et Archipel Citoyen

Le retrait de la Nadia Pellefigue devait dégager la route d’un accord entre ses ex-colistiers et Archipel Citoyen.  Mais les négociations ont (provisoirement ?) échoué.

Nouveau rebondissement. Ce matin, Nadia Pellefigue a annoncé son retrait du 2nd tour des municipales. Cette décision avait un but officiel : permettre à certains de ses ex-colistiers de fusionner avec la liste Archipel Citoyen d’Antoine Maurice.

Coup de théâtre. Selon nos informations, les négociations n’ont pas abouti. Initialement, une fusion des listes assurait 19 places éligibles (dont 6 dans les 17 premiers rangs) à Nadia Pellefigue. Avec le retrait de la tête de liste (PS-PC-PRG) et d’une 20aine de ses co-listiers, Archipel Citoyen a revu les bases de calculs.

10 places éligibles au lieu de 19

Le PS et ses alliés se voient attribuer 10 places éligibles, 7 de moins que prévu au départ.

Du côté d’Archipel Citoyen, cette révision (à la baisse) est qualifiée de « logique ». Il s’agit de tenir compte d’un fait : la fusion concerne uniquement une partie de l’ex liste de Nadia Pellefigue.

En revanche, les socialistes ne l’entendent pas de cette oreille et qualifient la proposition d’inacceptable.

Il reste 24 heures pour trouver un terrain d’entente. Ce 2 juin, à 18 heures, les listes doivent être déposées en préfecture.

Le compte à rebours est lancé. Mais une issue favorable n’est pas hors de portée.

D’ailleurs, un des négociateurs, insiste sur le caractère « provisoire » du blocage.

Archipel en position de force

Sans un accord, les ex-colistiers (socialistes, communistes et radicaux de gauche) de Nadia Pellefigue (François Briançon, Claude Raynal, Pierre Lacaze, Pierre-Nicolas Bapt) se retrouveraient privés de 2nd tour.

Leur marge de manoeuvre est quasiment inexistante. Archipel Citoyen est, de facto, en position de force.

Quelques concessions devraient permettre de clore le feuilleton. Mais, décidément, les municipales 2020 ne ressemblent à aucune autre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

31 Mai

Municipales 2020 : coup de théâtre et risque de rupture entre les Ecologistes et le « Collectif pour Albi »

L’accord était quasiment scellé. Mais tout est remis en cause entre la liste « Collectif pour Albi » de Nathalie Ferrand-Lefranc et les écologistes menés par Pascal Pragnère.

Pascal Pragnère. Tête de liste EELV aux municipales Albi. Photo : FB/PPragnère

Depuis la fin du 1er tour,  tout roulait entre Nathalie Ferrand-Lefranc (22,02% des voix) et Pascal Pragnère (13,22% des suffrages exprimés). Dès le mois de mars. des rencontres se sont déroulées. A partir de la mi-mai, les tractations se sont accélérées. Le 23 mai dernier, les écologistes ont voté à l’unanimité le principe d’une fusion.

Bref, il y a moins d’une semaine, un accord était fait. Le nom de la liste commune était même adopté.  `

Une assemblée générale qui renverse la table

Mais la dernière assemblée générale du « Collectif pour Albi », ce jeudi 28 mai, remet tout en cause. 72 heures avant le dépôt des listes en préfecture, il existe un vrai risque de rupture.

Les représentants du Collectif pour Albi proposent un projet de liste qui ne convient pas aux écologistes. Les places 2, 9 et 11 sont réservées aux Verts ce qui ne correspond pas aux souhaits de Pascal Pragnère et de ses colistiers. Des souhaits qui reposent sur une base de calcul dite « règle d’Hondt ». En vertu de cette méthode, les places 2, 5,7 et 10 devraient être attribuées aux Verts.

Autrement dit, le Collectif pour Albi propose moins de places et des places moins bien « placées ».

Mais ce n’est pas le seul motif de désaccord. Les écologistes déplorent le passage à la trappe d’une « architecture de gouvernance ». Il existait une document de travail « fléchant » les postes d’adjoints et de délégués dans le futur exécutif municipal. Ces prévisions disparaissent. L’assemblée générale du Collectif repousse ces questions, hautement stratégiques, après le dépôt des listes.

Un seul point reste sur la table : l’attribution de la présidence de l’Agglomération au futur maire.

Une tentative de (re)conciliation

Face à ce revirement, les écologistes « ne comprenn(ent) pas comment il est possible de négocier sereinement avec une équipe qui peut remettre en cause ses propres propositions d’un jour à l’autre ». D’une fusion programmée la gauche albigeoise ne verse pas (encore) dans un divorce consommé.

Les écologistes proposent, ce dimanche 31 mai, une assemblée générale pour aplanir les divergences.

Cette semaine, la maire (sortante), arrivée en tête le soir du 1er tour, a bénéficié du retrait de sa concurrente « macroniste ». Stéphanie Guiraud-Chaumeil sort renforcée de ce retrait. L’absence d’union à gauche accentuerait encore davantage sa position.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Municipales à Toulouse -Fusion à gauche : réunion de la dernière chance entre Nadia Pellefigue (PS) et Antoine Maurice (EELV)

Fusion ou pas fusion entre les deux listes de gauche menées par Antoine Maurice (EELV) et Nadia Pellefigue ? Une réunion, organisée ce lundi, mettra fin au suspens.

Nadia Pellefigue. Photo : FB/NPellefigue

Ce lundi 1er juin, à 11 heures, une réunion décisive va se dérouler. Antoine Maurice, tête de liste d’Archipel Citoyen, et Nadia Pellefigue, tête de liste PS-PC-PRG-Une doivent se rencontrer. Ce rendez-vous est présenté, par plusieurs sources, comme déterminant. Il permettra d’aboutir à une fusion des deux listes de gauche ou, au contraire, il scellera une absence d’accord.

La rencontre entre les deux têtes de listes sera précédée, côté Nadia Pellefigue par une séance de travail au siège de la fédération du parti socialiste de la Haute-Garonne.

La présidence de la Métropole au centre du jeu

Une question est au coeur des négociations : la présidence de la Métropole. Nadia Pellefigue revendique le fauteuil et plaide pour un partage des rôles. Une femme à Toulouse Métropole et un homme (Antoine Maurice) au Capitole.

Avant les résultats du 1er tour, Nadia Pellefigue a déjà « récupéré » une Métropole qui était promise à son binôme socialiste, Claude Raynal. La candidate continue sur sa lancée.

Antoine Maurice a répondu publiquement qu’il ne souhaite pas « lâcher ». Les discussions s’annoncent compliquées. Surtout que le contexte est tendu.

Des tensions très vives au sein du PS

Nadia Pellefigue a très mal vécu les déclarations de son co-listier, Claude Raynal. Le sénateur de la Haute-Garonne est totalement aligné sur la position du président du conseil départemental, Georges Méric, et du patron du PS31, Sébastien Vincini.

Claude Raynal veut, à tout prix, un accord. Et il  l’a fait savoir dans les colonnes de la presse régionale. Dans l’entourage de Nadia Pellefigue, cette sortie médiatique est vécue comme une véritable trahison.

La position de Claude Raynal est, toutefois, partagée par une partie des co-listiers de Nadia Pellefigue. Certains se disent même prêt à rejoindre Archipel Citoyen même si Nadia Pellefigue ne signe pas d’accord. Bien évidemment, il s’agit d’une simple posture.

Juridiquement, au regard du droit électoral, seule la tête de liste peut maintenir les candidatures. Des candidats peuvent toujours librement se désister. D’ailleurs, si plus de la moitié de la liste se retire,  la liste « tombe ». Mais les pro-Archipel ont besoin de la signature de Nadia Pellefigue pour pouvoir fusionner avec la liste d’Antoine Maurice.

Un retrait de Nadia Pellefigue

Les tensions sont tellement fortes qu’un scénario circule : un retrait de Nadia Pellefigue. Des socialistes s’interrogent (ouvertement) sur un renoncement, pur et simple, de la tête de liste. Un renoncement qui pourrait d’ailleurs s’accompagner du départ de plusieurs co-listiers. Une autorisation, déposée en préfecture, permettraient aux pro-Archipel de continuer leur chemin de leur côté et de fusionner avec Antoine Maurice.

Ce scénario reste totalement virtuel. Mais il n’arrangerait pas les affaires d’Archipel Citoyen.

La présence, sur une liste commune, de Nadia Pellefigue permet de conserver des voix (4 points) qui autrement pourraient se reporter sur.. Jean-Luc Moudenc. C’est l’enseignement  du sondage rendu public par Archipel Citoyen.

Un sondage qui renforce Archipel Citoyen en montrant qu’Antoine Maurice peut devenir, en juin prochain, le futur maire de Toulouse.

Mais un sondage qui souligne également que les clés du Capitole sont dans la poche de Nadia Pellefigue.

Laurent Dubois (@laurentdub)