02 Déc

Régionales 2021 : Nicole Belloubet candidate à la présidence de l’Occitanie

La ministre de la Justice a (publiquement) annoncé qu’elle se présentera devant les électeurs. Nicole Belloubet n’a pas donné de date ou précisé l’élection en question. Mais, selon plusieurs sources, il s’agit des Régionales de 2021.

©Julien Mattia / MaxPPP

Un duel Delga-Belloubet. Deux anciennes ministres en compétition, c’est l’affiche qui se dessine pour les Régionales 2021. L’ex secrétaire d’Etat de François Hollande, Carole Dela est déjà en pré-campagne depuis plusieurs mois. En revanche, le profil ministériel de son adversaire était loin d’être évident.

Une seule personnalité peut « jouer » dans cette catégorie : Nicole Belloubet. Or, la ministre de la Justice a toujours martelé son attachement à son travail gouvernemental. Ce motif a notamment été invoqué pour écarter une candidature Belloubet aux municipales à Toulouse.

Mais, depuis quelques jours, les lignes ont bougé. Nicole Belloubet a publiquement annoncé son intention de participer aux prochaines échéances électorales.

Cette déclaration est faussement vague. Nicole Belloubet n’a pas donné de détails. Mais la liste des élections possibles est très réduite. C’est fini pour les Municipales 2020. Il reste une seule autre fenêtre de tir : les Régionales 2021. On imagine mal la future ex ministre se présenter à la Présidentielle de 2022, face à Emmanuel Macron, ou à une « simple » élection législative.

Ces déductions (logiques) sont confirmées par plusieurs sources. Un membre de la majorité présidentielle déclare : « bien sur, ça ne peut être que les Régionales. C’est évident ». Deux obstacles sont  cependant mis en avant : l’âge de la ministre. Un âge très « raisonnable » (66 ans en 2021) mais qui pourrait constituer un frein selon un cadre d’En Marche. L’autre difficulté résiderait dans le fait que Nicole Belloubet est en train de vendre certains de ses biens en région Occitanie.

Mais, là encore, rien de décisif. Aveyronnaise d’origine, Nicole Belloubet a eu un vrai parcours régional (élue à la mairie de Toulouse, vice-présidente du conseil régional) et conserve des attaches familiales fortes.  Sa belle-fille est notamment candidate aux municipales à Toulouse.

Une belle-fille, Nadia Pellefigue, qui est soutenue par la rivale (potentielle) de Nicole Belloubet aux Régionales : Carole Delga.

En réalité, le seul véritable obstacle ne peut venir que de l’intérieur d’En Marche. Selon nos informations, une candidature Belloubet ne fait pas l’unanimité au sein du parti « macroniste ». Mais, surtout, il existe une concurrence ouverte. Le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, est également dans les starting-blocks.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

18 Nov

Municipales à Toulouse : Jean-Christophe Sellin (Parti de Gauche) quitte Archipel Citoyen et se retire de la liste

Info France 3. L’écologiste Antoine Maurice va mener la liste Archipel Citoyen. Suite à cette désignation, Jean-Christophe Sellin quitte le collectif.

Jean-Christophe Sellin, conseiller régional du Parti de Gauche.

La liste Archipel Citoyen a désormais une tête : Antoine Maurice. Ce choix ne convient pas à Jean-Christophe Sellin. Le conseiller régional (Parti de Gauche) se retire de la liste. Jean Christophe Sellin « ne se reconnait plus dans la démarche d’Archipel Citoyen tout simplement parce que ce n’est plus une démarche citoyenne ».

Pour l’élu régional, le choix d’Antoine Maurice « politise » la liste  :

De fait, la liste Archipel est une liste Europe Ecologie Les Verts

Jean-Christophe Sellin dénonce un « accord entre Antoine Maurice et Romain Cujives (ndlr membre de la liste Archipel)…un accord entre deux anciens membres de l’équipe Cohen (ndlr : ex maire de Toulouse) qui ont décidé de se partager les places et qui ont montré qu’ils sont incapables de faire preuve de radicalité politique.Tous les deux ont voté les budgets d’austérité du Capitole ».

Au delà des positionnements politiques, Jean-Christophe Sellin pointe également un problème de méthode :

On nous promettrait de faire de la politique autrement et on fait de la politique à l’envers. On désigne une tête de liste alors que l’on est très loin d’avoir un programme alors qu’il fallait commencer par ça. Toulouse n’est pas un club de pétanque. Il faut être sérieux.

Membre du Parti de Gauche, Jean-Christophe Sellin précise que le PG se positionnera prochainement. Ce lundi 18 novembre, l’assemblée militante d’Archipel doit se réunir. La décision de Jean-Christophe Sellin va forcément animer les débats.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

17 Nov

Municipales à Toulouse : l’écologiste Antoine Maurice désigné tête de liste pour Archipel Citoyen

L’écologiste Antoine Maurice va conduire la liste Archipel Citoyen.

Antoine Maurice désigné tête de liste d’Archipel Citoyen
©Antoine Maurice

Après plusieurs heures de débats, Archipel Citoyen vient de désigner, ce dimanche 17 novembre, sa tête de liste pour les municipales à Toulouse. Selon nos informations, il s’agit de l’écologiste Antoine Maurice.

Le processus de désignation a débuté ce matin vers 10 heures 30 et il s’est  achevé aux alentours de 17 heures par la victoire d’Antoine Maurice. Une victoire qui n’était pas évidente. En effet, une partie d’Archipel souhaitait que la tête de liste ne soit pas attribuée à un représentant de parti.

Mais, finalement, le choix de l’élu Europe-Ecologie Les Verts (EELV) s’est imposé. Antoine Maurice bénéficiait du soutien (actif) de l’ex socialiste Romain Cujives. Mais il lui fallait également compter sur l’appui des « non encartés » et des historiques de la liste.

Selon plus de sources, l’écologiste est parvenu à fédérer ces différentes tendances. Antoine Maurice a été désigné au terme d’un « vote qualifié de confirmation ».

Les écologistes ont menacé de quitter Archipel Citoyen. Mais, finalement, ils obtiennent la tête d’une liste qui se veut « citoyenne » dans ses méthodes et ses composantes.

La journée est loin d’être terminée pour Archipel. Après l’investiture d’Antoine Maurice, il s’agit de nommer des porte-paroles et d’ordonner la liste en distribuant les places entre les 69 candidats restants.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

15 Nov

Municipales dans le Tarn : LR soutient les maires (sortants) d’Albi et Castres

Les maires de Castres et d’Albi ne sont pas membres du parti Les Républicains. Mais Stéphanie Guiraud-Chaumeil et Pascal Bugis obtiennent le soutien de LR.

Photo : MaxPPP

Ce mardi 12 novembre, la commission nationale des Républicains a attribué son soutien à deux maires (sortants) du Tarn : Stéphanie Guiraud-Chaumeil et Pascal Bugis. Cette décision a été initiée par un autre élu tarnais et membre de LR : Bernard Carayon.

Pour le maire de Lavaur, un soutien est une évidence :

Les maires de Castres et d’Albi sont des personnalités de qualité avec qui nous partageons des valeurs et dont le bilan est bon

Une proximité politique n’est pas la seule raison d’un soutien de LR à Stéphanie Guiraud-Chaumeil et Pascal Bugis. Comme le précise Bernard Carayon, ils sont  » face à des candidats En Marche ». « Des candidats, sans racine, sans expérience mais pas sans arrogance » selon le maire de Lavaur.

La vraie motivation de LR, c’est de barrer la route à En Marche. Le parti de Christian Jacob utilise une « arme » de son adversaire pour atteindre cet objectif. En Marche distribue des investitures mais également des soutiens, attribués à des candidats qui n’appartiennent pas au parti. A Toulouse, cela permet aux « macronistes » de s’associer à un « sortant » membre de LR : Jean-Luc Moudenc.

Dans le Tarn, comme dans d’autres départements, LR reprend la recette. A Albi, la formule ne manque de saveur.

Stéphanie Guiraud-Chaumeil n’a pas obtenu le soutien d’En Marche malgré le soutien de la députée (LaRem) Marie-Christine Verdier-Jouclas. La maire sortante est désormais soutenue par ses adversaires (potentiels) de la veille.

Un revirement de situation qui a au moins un mérite : un soulagement dans les rangs de la droite municipale. Il n’est plus question d’un soutien d’En Marche et, surtout, LR devient officiellement l’allié de Stéphanie Guiraud-Chaumeil.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

08 Nov

Immobilier : le député (Modem) de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, veut « dynamiter » le droit de propriété

Retirer la propriété du sol aux propriétaires et réduire la propriété aux murs. Le député (Modem) de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, propose une véritable révolution pour faire face à l’inflation immobilière.

Jean-Luc Lagleize. Député Modem de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP/Isorel

L’inflation immobilière est un véritable fléau. Dans les grandes villes, des quartiers entiers sont devenus quasiment inaccessibles pour les candidats à la propriété. A Toulouse, la hausse des prix atteint 15,2% à Saint Etienne et 6,3% aux Sept Deniers. Le m2, dans l’hypercentre, avoisine les 5000 m2. A Paris, le seuil historique des 10 000 euros a été franchi cet été.

Pour enrayer cet emballement, le député (Modem) de la Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize propose une mesure choc : retirer la propriété des terrains aux…propriétaires. Dans certaines zones, la propriété serait réduite au bâti. Cette proposition, formulée dans un rapport remis au Premier ministre, permettrait (notamment) de lutter contre les promoteurs immobiliers. L’achat (à prix d’or) d’un terrain est monnaie courante à Toulouse comme dans d’autres villes. Une parcelle (acquise au-dessus de sa valeur cadastrale) permet de construire un immeuble et donc de multiplier les bénéfices en vendant plusieurs appartements.

Cette pratique est adossée à la destruction de maisons individuelles ce qui suscite l’hostilité d’une partie de la population. Dans le quartier toulousain de Saint-Simon, des habitants se mobilisent contre la multiplication des projets immobiliers.

Jean-Luc Lagleize avance une solution : un transfert du foncier au « public ». Les propriétaires privés pourraient vendre le bâti mais le terrain resterait entre les mains des pouvoirs publics. C’est la fin du business pour les promoteurs immobiliers.

Cette solution innovante suscite une levée de bouclier de la part des professionnels de l’immobilier mais aussi d’une partie de la classe politique.

 

Il s’agit uniquement d’un rapport. Mais les pistes soulevées vont alimenter un débat, dans le cadre d’une proposition de loi. Une discussion législative qui se déroulera le 28 novembre prochain à l’Assemblée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

07 Nov

Municipales à Rodez : après 18 ans d’opposition, l’adversaire de Christian Teyssèdre devient sa…colistière

Après 18 ans d’opposition et de rivalité politique, une ancienne adversaire du maire de Rodez devient sa colistière pour les prochaines municipales.

Christian Teyssèdre, maire de Rodez. Photo : @AFP Eric Cabanis

Pour sa troisième campagne municipale, Christian Teyssèdre promettait une liste d’ouverture. C’est fait et l’ouverture est (ultra) large. Elle s’étend aux opposants du maire sortant. Pendant 18 ans, Régine Taussat, a été l’adversaire politique de Christian Teyssèdre. Une opposition, à fleuret moucheté et qui n’a pas empêché les deux rivaux de partager des moments conviviaux, notamment un mariage.

Mais, politiquement, aucun doute. Christian Teyssédre et Régine Taussat croisent le fer, depuis 2001 au sein du conseil municipal. En 2008, la secrétaire départemental de l’UMP a même été candidate face à un Christian Teyssèdre qui, à l’époque, porte une étiquette socialiste.

Depuis le maire de Rodez a rejoint En Marche. Mais Régine Taussat se revendique toujours gaulliste et occupe le poste de secrétaire départementale de LR.

Pour les municipales de mars prochain, la « hache de guerre » n’est pas simplement enterrée. Régine Taussat devient (carrément) la colistière de son ancien rival. L’annonce officielle a été faite, ce jeudi 7 novembre, lors d’une conférence de presse.

L’élue « d’opposition » précise avoir répondu à une demande du maire sortant. Régine Taussat a saisi la main tendue pour une raison simple :

Christian Teyssèdre est devenu le leader incontesté de la ville et son parti, c’est Rodez. Pour moi aussi, Rodez, c’est mon parti

L’élue de droite considère que « les étiquettes ne jouent pas pour des municipales et lorsqu’il s’agit de faire des trottoirs ou de construire une école ».

Laurent Dubois (@laurentdub) et Corinne Lebrave

 

Municipales : la passerelle d’Albi sur le bureau du Procureur

Info France 3. La passerelle est sur le bureau du Procureur de la République d’Albi. L’association de lutte contre la corruption, Anticor, vient d’effectuer un signalement s’agissant l’achat d’une parcelle. La parcelle appartenant à la famille d’un élu municipal a été payée 96 000 euros au dessus de l’évaluation faite par les services de l’Etat.

Photo : @mairie Albi

Le signalement date du 30 octobre dernier. Dans un courrier signé par un responsable national de l’association, Anticor saisit le parquet d’Albi au sujet de la Passerelle. En 2015, l‘Agglomération du Grand Albigeois a acquis, dans le cadre de ce chantier, une parcelle composée d’une maison et d’un terrain. Cette parcelle, située dans l’environnement immédiat de la future passerelle, a été payée 300 000 euros par la municipalité.

Anticor s’interroge sur l’identité des bénéficiaires de l’opération : les parents d’un élu municipal. Mais c’est surtout le prix qui motive le signalement au Parquet. Au delà d’un éventuel conflit d’intérêt, Anticor attire l’attention du Procureur de la République sur le montant versé par la collectivité albigeoise  : plusieurs dizaines de milliers d’euros au dessus de l’évaluation du bien par les services de l’Etat.

Autrement dit, Anticor soupçonne un « prix d’ami » supérieur à la valeur réelle de la parcelle.

L’affaire a déjà connu un traitement médiatique. Mais, plus de deux ans après sa révélation, elle prend  une nouvelle tournure. La proximité des élections n’est pas étrangère à ce retour dans l’actualité. Un des opposants à la majorité municipale (sortante) a, en effet, contacté Anticor.

Pour le moment, il s’agit d’un simple signalement. Il appartient au Procureur de la République d’ouvrir ou non une enquête préliminaire.

Mais, en toute hypothèse, le parquet va devoir se prononcer.

Contactée par France 3 Occitanie, la présidente de l’Agglomération « fait totalement confiance à la justice pour traiter l’affaire comme il se doit, c’est-à-dire comme à son d’habitude, avec une parfaite impartialité ».

Sur le fond du dossier, Stéphanie Guiraud-Chaumeil se dit « totalement sereine ». La maire d’Albi et présidente de l’Agglomération met en avant le fait que les délibérations visées par Anticor ont « fait l’objet d’un contrôle de la légalité de la part de la préfecture ». Pour Stéphanie Guiraud-Chaumeil l’acquisition le parcelle s’est déroulée « dans une parfaite transparence ».

Stéphanie Guiraud-Chaumeil était Vice-présidente de l’Agglomération au moment des faits. La présidence était assurée par l’actuel sénateur du Tarn, Philippe Bonnecarrere. Mais Stéphanie Guiraud-Chaumeil assume totalement la décision et s’étonne que l’une des personnes à l’origine du signalement d’Anticor (un élu d’opposition) se soit contentée de s’abstenir lors du vote de la délibération initiale.

La maire d’Albi  est, d’ailleurs, « étonnée par le calendrier ». Stéphanie Guiraud-Chaumeil rappelle que « les délibérations datent de 2015 et l’affaire a été rendue publique en 2016 » et déclare : « 2019, c’est avant 2020 ». Bref l’élue albigeoise évoque, à demi-mot,le contexte pré-électoral et l’hypothèse d’une manœuvre politique.

Laurent Dubois (@laurentdub) et Pascale Lagorce (@ovaliegirl)

 

04 Nov

Réforme de l’assurance chômage : 7000 perdants dans le Tarn-et-Garonne pour la député (PS) Valérie Rabault

Depuis le 1er novembre, un nouveau système d’assurance chômage est entré en vigueur. Pour la députée (PS) Valérie Rabault, 7000 demandeurs d’emploi du Tarn-et-Garonne risquent de subir une baisse de leur indemnisation.

La députée PS Valérie Rabault (Photo : MaxPPP)

Valérie Rabault est une aficionados de la calculatrice. Après une carrière dans la finance, la parlementaire a été la première femme nommée rapporteur général du Budget. Mais, surtout, la députée et présidente du groupe PS à l’Assemblée, s’est forgée une spécialité : traduire en chiffre la politique d’Emmanuel Macron.

Lors de la hausse de CSG (une hausse partiellement annulée après le mouvement des Gilets Jaunes), Valérie Rabault a évaluée à 8 millions le nombre de retraités impactés. Un chiffre choc qui a fait le tour des médias. La députée du Tarn-et-Garonne applique la même méthode s’agissant de la réforme de l’assurance chômage.

Une réforme qui produira pleinement ses effets en avril 2020 mais dont les premières mesures sont applicables depuis le 1er novembre. Pour Valérie Rabaut, 7000 chômeurs du Tarn-et-Garonne risquent de subir une baisse de leurs indemnités.

La députée ne donne pas de détail sur le mode de calcul (7000 ?) mais elle précise les raisons de la « décote » : la fin des droits rechargeables.

Valérie Rabault insiste également sur un autre point : la perte d’indemnisation pour les tarn-et-garonnais qui travaillent en CDD.

La députée socialiste rappelle que 55% des offres d’emplois sont des CDD inférieurs à 6 mois. Or, pour bénéficier d’une indemnisation, il faut désormais passer la barre des 6 mois. Dans l’ancien dispositif, 4 mois suffisaient.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

02 Nov

Municipales à Toulouse : quels sont les candidats pour la tête de liste Archipel ?

Un écologiste, un conseiller municipal et une avocate sont candidat(e)s pour prendre la tête de la liste Archipel Citoyen.

 

Le collectif Archipel Citoyen a dévoilé en octobre dernier sa liste pour les Municipales de mars prochain. La seconde étape (décisive) est de désigner une tête de liste. Cette désignation doit se dérouler le 15 novembre prochain. La méthode n’est pas encore arrêtée et des réunions de travail sont prévues afin d’arrêter un modus operandi.

Deux options sont sur la table : une investiture par (et parmi) les 70 candidats déjà investis ou un vote citoyen.

En attendant le choix du procédé, des candidatures (à la tête de liste) viennent d’être déposées. L’écologiste Antoine Maurice, l’ex socialiste Romain Cujives, l’avocate Claire Dujardin, l’ancienne figure du DAL, François Piquemal ou encore le fondateur d’Archipel Citoyen, Maxime Le Texier se sont, selon nos informations, déclarés candidats.

Cette liste n’est pas vraiment une surprise. Mais la candidature du conseiller municipal Europe Écologie-Les Verts, Antoine Maurice, mérite d’être soulignée. Les écologistes ont publiquement (et vertement) exprimé des réserves sur le mode de fonctionnement d’Archipel Citoyen. L’éventualité d’un départ des Verts a même été ouvertement évoquée lors de la dernière assemblée générale d’EELV. Le fait qu’Antoine Maurice se déclare candidat pour la tête de liste d’Archipel montre que le divorce n’est pas encore consommé.

Laurent Dubois (laurentdub)

01 Nov

Historique : pour la première fois, pas de liste PS aux municipales à Toulouse

C’est une première depuis quasiment 50 ans et la création du PS. Le Parti socialiste n’a pas de liste aux Municipales à Toulouse.

Dans les locaux du PS 31 (Photo : MaxPPP)

L’information est passée inaperçue. Mais elle est politiquement et symboliquement forte. En octobre dernier, le bureau national du PS a décidé de soutenir une liste pour les Municipales à Toulouse.

Autrement dit, pour la première fois depuis 1971, le PS ne va pas investir de candidat. Une vraie rupture dans la vie du Parti socialiste toulousain. Toulouse et le PS entretiennent une relation forte. La ville Rose a hébergé plusieurs congrès importants. Par tradition, les candidats socialistes tiennent leur dernier meeting dans la cité de Jaurès.

S’agissant des municipales, à chaque élection, un socialiste a porté les couleurs du parti. Raymond Bazerque en 1971. Alain Savary en 1977. Gérard Bapt en 1983. Jacques Levy en 1989 et 1995. François Simon en 2001. Pierre Cohen en 2008 et 2014.

Si on ajoute la période SFIO, c’est une histoire longue de 75 années qui se clôture en 2019. En juin dernier, le PS de la Haute-Garonne a essayé de maintenir la tradition. En marge de ses statuts, la fédération départementale a investi deux chefs de file.

Mais l’expérience (inédite) ne visait pas à investir une tête de liste comme dans le passé. À 6 mois du scrutin, elle se conclut par une décision de soutien à une liste allant du PS en passant par le PCF, le PRG et une composante qui se veut (conformément à la mode du moment), citoyenne.

Le patron des socialistes de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, se console en insistant sur le fait que cette liste est menée par une socialiste. C’est parfaitement exact. Nadia Pellefigue est membre du Parti socialiste et siège au conseil régional dans le groupe PS.  L’équipe de campagne de l’élue régionale est également (largement) composée de membres du PS.

Mais la candidate socialiste insiste elle même sur une évidence. À la différence d’un Pierre Cohen ou d’un Gérard Bapt, elle n’a pas été investie par les militants pour être la tête de liste des socialistes aux Municipales.

Détail révélateur. Lors de sa dernière opération de tracatage, le logo du PS ne figurait pas sur les documents de campagne de Nadia Pellefigue. Socialiste lorsqu’elle siège au conseil régional, Nadia Pellefigue cultive sa propre marque de fabrique quand elle fait campagne pour les Municipales.

Depuis des décennies, Toulouse et la Haute-Garonne sont considérées commme un fief du PS. Les législatives de 2017 et la perte de la quasi totalité des sièges, a déjà marqué un tournant. Les Municipales de 2020 constituent une nouvelle étape dans l’éclipse du Parti socialiste.