17 Juil

Municipales à Montauban : le PS, le PC, Europe Ecologie, Génération-s et le PRG sous la même bannière

La gauche montalbanaise se lance dans les municipales. Objectif : mettre fin à 18 ans de mandat de la maire sortante, Brigitte Barèges.

Union des gauches à Montauban. Photo : PS82

Ce n’est pas encore une liste. Il s’agit uniquement de préparer un projet collectif. Ce n’est pas toute la gauche puisque la France Insoumise reste en dehors. Mais le PS, le PC, Europe Ecologie, Génération-s et le PRG se lancent ensemble dans la bataille des municipales à Montauban. Une association citoyenne (Montauban Citoyenne) est également partie prenante.

A Toulouse, les gauches tentent de rassembler. C’est mal engagé puisque le PS se retrouve isolé alors qu’ un mouvement citoyen fédère Europe-Ecologie et la France InsoumiseDans la préfecture du Tarn-et-Garonne, c’est plus clair et plus simple. Il existe un front allant des écologistes jusqu’au parti socialiste, en passant par le parti de Benoît Hamon et le « nouveau » parti radical de gauche.

Pour le moment, l’union se limite à une feuille de route : la préparation d’un programme commun. Plusieurs thèmes ont été définis (transport, école, démocratie participative…) et une priorité écologique est affichée. Le but revendiqué est de préparer une alternance à la maire sortante, Brigitte Barèges, mais aussi d’offrir une alternative à En Marche, qualifié de « droite macroniste ».

Pour justifier leur démarche, les partis de gauche mettent en avant leur score aux Européennes à Montauban : 25,52%. Un score qui place la gauche devant le Rassemblement National (23%) et La République En Marche (22%). Cette justification est un « élément de langage » et pas vraiment un argument politique.

Les Européennes et les Municipales se suivent. Mais elles ne sont pas comparables. L’adversaire de la gauche montalbanaise est Brigitte Barèges et la maire sortante n’était pas « représentée » lors du scrutin des Européennes.

Peu importe ce « détail » (qui n’en est pas un), la gauche montalbanaise réussit tout de même à se fédérer.

Reste à savoir si l’essai va se transformer en programme et surtout en une liste commune. A suivre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

14 Juil

Une députée En Marche défend François de Rugy et publie la photo d’un déjeuner « économique »

Le train de vie du ministre de l’Ecologie déclenche une tempête politico-mediatique. La députée En Marche, Marie-Christrine Verdier-Jouclas, dénonce un « acharnement » et publie  la photo de François de Rugy dans sa cuisine, autour d’un petit déjeuner « frugal ».

François de Rugy chez la députée MC Verdier-Jouclas. Photo : Twitter

Deux tasses « ordinaires » (sans dorure ni porcelaine) et deux paquets de gâteaux que l’on trouvent au supermarché. Pour la députée du Tarn, Marie-Christine Verdier-Jouclas, c’est la preuve que le ministre de l’Ecologie n’est pas un homme de luxe. Des photos de homards et de grands crus circulent sur les réseaux.  La parlementaire répond par une autre photo : un petit déjeuner « économique » organisé dans sa cuisine, à son domicile.

Le 16 mai dernier, François de Rugy s’est rendu dans le Tarn. Le ministre a préféré la « chaumière » de la députée tarnaise plutôt que le confort d’un hôtel. Pour Marie-Christine Verdier-Jouclas ce choix révèle la « vraie » nature du ministre de l’Ecologie : un homme soucieux d’épargner les deniers publics.

Pour un tarnais, conseiller national du PS, cette version des faits est moins « dorée » que le prétend la députée. Nathanaël Suaud rappelle que le déplacement du ministre s’inscrivait dans le cadre de la campagne des Européennes. Il s’agissait donc d’un séjour « politique » ne pouvant pas être pris en charge par les caisses de l’Etat.

 

Ce rappel des règles (de base) du financement des campagnes électorales n’enlève pas un bon point pour François de Rugy. Plusieurs membres de la majorité ont pris leur distance avec leur collègue du gouvernement. Pas vraiment étonnant. Après des mois de « gilets jaunes » et un Grand débat national autour du pouvoir d’achat, difficile de justifier qu’un ministre « roule carrosse »

Mais le ministre peut compter sur le soutien d’une députée tarnaise.

François de Rugy a, d’ailleurs, apprécié le geste. Il a « liké » le tweet de Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

11 Juil

Conseil départemental de la Haute-Garonne : 14 000 euros pour mettre à l’ombre les petits fours

Le conseil départemental de la Haute-Garonne a dépensé 14 000 euros pour déployer des parapluies éphémères. But de l’opération : protéger du soleil (ou de la pluie) un banquet.

conseil départemental de la Haute-Garonne.

Le réchauffement climatique coûte cher et pas uniquement à la flore. Le contribuable est également mis à contribution. Le conseil départemental a du recouvrir sa cour de parapluie pour protéger du soleil le banquet républicain qu’elle organise pour le 14 juillet.

La facture s’élève à 14 000 euros. C’est le chiffre officiel. Mais, selon plusieurs sources, le montant de l’opération (pose comprise) est en réalité de 18 000 euros. Et, détail cocasse, la dépense a été imputée au budget « maintenance et sécurité ».

Les 3000 inscrits peuvent se rassurer. La météo annonce un bon « 30 degrés » pour le jour de la Fête Nationale. Mais, afin de lutter contre les insolations ou  éviter un coup de chaud sur le buffet, un toit éphémère de parapluies a été installé.

Le déploiement de parapluies, entre les murs de l’hôtel du Département, est inédit. En revanche, depuis 2017, l’organisation d’un banquet républicain, est une tradition. L’édition 2019 coûtera d’ailleurs plus cher que la précédente. Selon le conseil départemental, la facture s’élève cette année à 70 000 euros.

Laurent Dubois (@laurentdub)

10 Juil

Toulouse : un universitaire dénonce « une offense à la Laïcité » de la part d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a modifié le logo de l’Elysée. Pour un professeur de droit toulousain, l’introduction d’une croix d’Anjou constitue une « offense à la Laïcité ».

Emmanuel Macron à l’Elysée. Photo Ludovic Marin AFP

Ce n’est pas vraiment une attaque. Il s’agit plutôt d’un constat argumenté et reposant sur une analyse juridico-historique. Pour un professeur de droit toulousain, Emmanuel Macron a offensé la Laïcité. Le chef de l’Etat a intégré la croix d’Anjou dite croix de Lorraine dans les armoiries de la présidence de la République.

Mathieu Touzeil-Divina précise qu’il « s’agit là d’un clin d’oeil appuyé au général Charles de Gaulle qui en avait fait son emblème personnel et celui de la Résistance ». Mais le juriste souligne surtout un point : « la croix de Lorraine si elle évoque de Gaulle est aussi un symbole ecclésiastique…même symbolique, même employé par la Présidence de la République, cette croix n’est pas laïque..Une représentation de la mort du Christ est intégrée au coeur du blason républicain ».

Pour le juriste, le verdict est sans appel : « cette croix, présente officiellement sur le logotype du président Macron lors de la présentation du plan dit « pauvreté » est une offense à la Laïcité ».

Mathieu Touzeil-Divina épingle le chef de l’Etat dans son dernier essai, Dix mythes du droit public (éditions LGDJ). Dans le chapitre consacré à la Laïcité, Emmanuel Macron n’est pas le seul à être ciblé. Les « crèches de la nativité » de Laurent Wauquiez sont également passées au crible.

C’est la vertu des « vraies » critiques, non partisanes et « charpentées ». Elles n’épargnent personne.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

01 Juil

Municipales à Toulouse : les « anti-mariage pour Tous » peuvent-ils faire capoter les négociations « Moudenc-Macron » ?

Un élu de l’équipe de Jean-Luc Moudenc est membre de Sens Commun, le mouvement né en opposition au « mariage pour Tous ». En Marche conditionne un éventuel accord aux municipales à un « débarquement » de cet élu.

Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron. Photo : AFP/Pavadi

Le député En Marche de la Haute-Garonne, Michaël Nogal, est très investi dans les municipales à Toulouse. En mai dernier, au lendemain des Européennes, le jeune parlementaire s’est déclaré candidat. Mais son intérêt dépasse le cadre de sa propre candidature. Michaël Nogal pose des conditions s’agissant d’un accord entre le maire (sortant) Jean-Luc Moudenc et le parti d’Emmanuel Macron.

Michaël Nogal demande à Jean-Luc Moudenc de « débarquer » un de ses élus, Jean-Baptiste de Scorraille. L’élu toulousain appartient au mouvement Sens Commun. Pour le député En Marche, cela barre la route à une éventuelle alliance. Michaël Nogal n’est pas en charge des négociations entre le Capitole et En Marche.

Selon nos informations, Michaël Nogal s’est porté volontaire lors de la visite toulousaine du délégué général d’En Marche, Stanislas Guérini. Mais il n’a pas obtenu un poste de négociateur.

Cela ne l’empêche pas de formuler publiquement des conditions.

Il s’agit d’une position personnelle. Mais elle n’est pas forcément isolée. Selon nos informations, l’adjoint de Stanislas Guérini, le député Pierre Person est sur la même ligne que son collègue de la Haute-Garonne. Pas question de « dealer » avec une liste intégrant un représentant de Sens Commun, un mouvement anti-Mariage pour Tous et anti-PMA.

Du côté de Jean-Luc Moudenc, pas de commentaire. Avant les Européennes, le maire de Toulouse a ouvertement dénoncé un chantage de la part d’En Marche. Mais, s’agissant de Jean-Baptiste de Scoraille et de Sens Commun, c’est silence radio. Dans l’entourage du président de Toulouse Métropole, l’agacement est toutefois perceptible et on dénonce un prétexte pour faire échouer les négociations.

Visiblement, du côté du Capitole, il existe une contre-attaque. Une source précise que Jean-Baptiste de Scoraille a pour délégation les anciens combattants. Autrement dit, l’élu n’est pas en charge des questions de sociétés. A demi-mot, le message est clair : Jean-Baptiste de Scoraille est membre de Sens Commun mais cela n’interfère pas avec ses fonctions municipales.

Cet argument peut-il « sauver » les négociations en cours ?

Un membre d’En Marche se veut rassurant. « Je ne crois pas que tout puisse échouer à cause de l’étiquette d’un élu municipal ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

Municipales à Toulouse – Parti socialiste : possible annulation de l’investiture du duo « Pellefigue-Raynal »

Les militants du PS  ont investi un duo pour les municipales à Toulouse. Mais le nombre de votants est inférieur au quorum exigé par les statuts.

Nadia Pellefigue et Claude Raynal, chefs de file pour le PS. Photo : Facebook.

Pour les municipales à Toulouse, la fédération du PS 31 a inventé un vote « métropolitain » et l’investiture de « chefs de file ». Ce mode de désignation n’est pas prévu par les statuts du parti socialiste. Mais ce n’est pas le seul arrangement statutaire. Ce samedi 29 juin, un vote militant a investi un duo, Nadia Pellefigue et Claude Raynal.

La Fédération n’a pas communiqué la ventilation des votes et le nombre de voix obtenues par les candidats.

Mais le nombre d’inscrits a été rendu public : 528. Or, au regard des statuts, ce chiffre pose problème.

L’article 5.1.4 des statuts mentionne un quorum. Pour qu’une investiture soit valide,  » le nombre d’adhérents inscrits doit être égal à un cinq centième au moins du nombre d’électeurs inscrits dans la commune intéressée« . Autrement dit, pour des municipales à Toulouse, il faut au moins 760 inscrits puisque la métropole toulousaine compte 380 000 électeurs.

Le PS toulousain en annonçant 528 inscrits précise, lui-même, que le seuil n’est pas atteint.

Les considérations statutaires pèsent peu face à la volonté (affichée par la présidente de Région, Carole Delga et les autres ténors du PS) de faire gagner le duo « Pellefigue-Raynal » .

A moins d’une improbable recours devant les instances nationales du PS, les statuts resteront juste un bout de papier.

Laurent Dubois (@laurentdub)

29 Juin

Municipales à Toulouse-Parti socialiste : les vrais chiffres de l’investiture « Pellefigue-Raynal »

Le PS vient d’investir une conseillère régionale et un sénateur pour les Municipales à Toulouse. Une double investiture marquée par une faible participation et un nombre limité de votants.

Siège du PS de la Haute-Garonne à Toulouse; Photo : MaxPPP

Le « premier fédéral » se félicite du résultat. Sébastien Vincini est satisfait du score mais aussi de la participation. « Nadia Pellefigue et Claude Raynal ont obtenu le soutien des militants à la hauteur de 95,1% des voix. Une participation de 66% a été constatée » déclare le patron des socialistes de la Haute-Garonne.

95 % des voix mais uniquement 311 votes

Les chiffres officiels sont flatteurs. Mais la réalité est moins reluisante. Pour les Municipales 2020, le PS a inauguré un vote élargi à l’ensemble des sections de la Métropole toulousaine. Malgré cette montée en puissance, on est très loin des scores des précédentes municipales : 705 voix pour Pierre Cohen. Et il s’agissait uniquement de votes toulousains, sans l’appui des 36 communes de Toulouse Métropole : Tournefeuille, Colomiers, Brax, Blagnac…

Nadia Pellefigue et Claude Raynal ont obtenu 311 votes sur les 349 votants. Le reste des suffrages se répartit entre les « blancs et les nuls » (22 ) et les 16 voix obtenues par le seul concurrent du tandem.

Afin d’éviter un décompte entre vote « toulousain » et « métropolitain » une seule urne était prévue. Il est impossible de dire combien de toulousains ont voté pour le tandem. C’était, d’ailleurs, le but de la manoeuvre. Une estimation évoque toutefois entre 120 et 140 militants toulousains ayant voté pour le ticket « Pellefigue-Raynal ».

66% de participation (version officielle) ou 71% d’abstention ?

Sébastien Vincini donne le chiffre de 528 militants, représentant la section de Toulouse et les 36 autres sections de la Métropole. C’est sur cette base que le 1er fédéral calcule le taux de participation. Mais il existe un autre chiffre : 1230. C’est le nombre d’inscrits et là le taux de participation est beaucoup plus faible…29,1%.

34 ou 71,69 % d’abstention, ce n’est pas vrai pareil. Avec une abstention largement au dessus de 50%, difficile de parler de « vitalité ».

A noter que pour le dernier Congrès, la participation était de 48% sur l’ensemble de la Fédération du PS 31. 856 militants s’étaient déplacés. S’agissant des Municipales de 2014, 742 militants de la section de Toulouse ont participé à la désignation de Pierre Cohen.

Laurent Dubois (@laurentdub)

25 Juin

Municipales : rencontre « secrète » entre la présidente PS d’Occitanie et l’homme de confiance d’Emmanuel Macron

Info France 3 Occitanie. La présidente (PS) du conseil régional d’Occitanie a rencontré, à sa demande, le plus proche conseiller d’Emmanuel Macron, Philippe Grangeon.

Carole Delga et Emmanuel Macron à Matignon en 2016. MaxPPP/Isorel

Carole Delga s’oppose régulièrement à Emmanuel Macron. La présidente d’Occitanie a « torpillé » la création d’un groupe En Marche au sein du conseil régional. Cela n’empêche pas l’élue socialiste de se rendre à l’Elysée dans le cadre de ses fonctions. Rien de surprenant. En revanche, la dernière visite élyséenne de Carole Delga est plus étonnante.

Une rencontre (très) politique

Selon nos informations, la socialiste a sollicité et obtenu un rendez-vous avec l’homme de confiance d’Emmanuel Macron. Philippe Grangeon ne s’occupe pas des dossiers régionaux comme la LGV ou les ports. Depuis début février, ce spécialiste en stratégie et communication, « murmure » à l’oreille du Président sur les questions politiques. il a notamment assuré un intérim à la tête du parti présidentiel.

Silence radio du côté de l’entourage de Carole Delga. Aucune confirmation et aucun…démenti. Mais, plusieurs sources (concordantes) confirment la réalité du rendez-vous. Un cadre national d’En Marche est formel : « oui, c’est certain. La rencontre s’est bien déroulée. Carole Delga s’est rendue à l’Elysée ».

Une autre source est plus précise : « la rencontre est passée par les canaux Strauss-Khanien ». Philippe Grangeon a travaillé avec plusieurs ministres socialistes (dont le Tarnais Paul Quilés). Il existe des connexions entre le conseiller et des socialistes. Carole Delga aurait fait transiter sa demande par ce biais.

La nature politique du rendez-vous ne fait aucun doute. En revanche, s’agissant de la teneur des échanges, il existe uniquement des spéculations.

Une intervention pour défendre une candidature Altrad à la mairie de Montpellier ?

Les versions divergent. Pour une source, proche du PS, la rencontre Delga-Grangeon visait à préparer les prochaines régionales. Aux Européennes, le parti de Marine Le Pen a obtenu des scores élevés en Occitanie. Cela représente un vrai danger pour le renouvellement du mandat régional de Carole Delga. La socialiste aurait donc préparé l’éventualité d’un front anti-Rassemblement National avec les « macronistes ». Ce scénario est assez improbable. L’échéance est lointaine : 2 ans. Le sujet a pu être mis sur la table. Mais de là à motiver le déplacement parisien de Carole Delga…

Nous sommes en pleine séquence des municipales. Carole Delga s’investit dans le scrutin à Toulouse. La présidente de Région a littéralement imposé sa vice-présidente, Nadia Pellefigue, aux socialistes de la Haute-Garonne. Selon nos informations, lors de la visite toulousaine du délégué général d’En Marche, Stanislas Guérini,  il a été proposé un rapprochement avec la socialiste Nadia Pellefigue. Carole Delga a pu pousser dans cette direction. Publiquement, c’est impossible à défendre. Les militants socialistes aurait du mal à digérer la manœuvre. De plus, le patron du PS, Olivier Faure, exclut toute alliance avec En Marche.

Mais, bon, il existe bien une proposition de dialogue entre En Marche et Nadia Pellefigue.

En réalité, c’est du côté de Montpellier que les indices sont les plus forts. Selon une source, Carole Delga a défendu la candidature de l’homme d’affaires, Mohed Altrad.

L’entourage le plus proche (et le plus influent) de la présidente de Région entretient des relations étroites avec le milliardaire. Selon le quotidien Midi Libre, la compagne du directeur de cabinet de Carole Delga vient juste de quitter un poste auprès de Mohed Altrad. Un poste, défini par le quotidien régional, comme un « accompagn(ement) de Mohed Altrad dans les premières étapes de sa possible candidature aux municipales ».

Il existe un autre élément qui accrédite l’hypothèse d’une intervention dans les municipales à Montpellier. Carole Delga et le maire sortant entretiennent des relations tendues, pour ne pas dire exécrables. Faire le « bonheur » de Mohed Altrad est déjà une vraie motivation. Mais, en plus, travailler au « malheur » de Philippe Saurel, cela justifie largement un « aller-retour » à l’Elysée.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

22 Juin

Municipales à Toulouse : Jean-Luc Lagleize n’exclut pas de mener une liste Modem

Une liste « Modem-Majorité Présidentielle » à l’affiche des Municipales à Toulouse. Jean-Luc Lagleize n’exclut pas l’hypothèse et annonce une décision dans les prochaines semaines.

Jean-Luc Lagleize, député (LREM) de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP

Les grandes manoeuvres s’accélèrent. A gauche, La France Insoumise, les écologistes et le socialiste Romain Cujives se sont rapprochés.

En revanche, du côté de la droite et du centre, ce n’est pas le rapprochement qui est d’actualité. C’est plutôt une « offre alternative » qui se dessine. Depuis quelques semaines, des informations « remontaient » au sujet des démarches entreprises par le député Modem, Jean-Luc Lagleize.

Contacté par France 3 Occitanie, le centriste confirme l’hypothèse d’une liste aux Municipales. « La question de la participation ou de la conduite d’une liste aux municipales sera abordée à partir de la rentrée » déclare le parlementaire. Jean-Luc Lagleize consacre principalement son temps à « la mission confiée par le Premier ministre, sur la lutte contre la spéculation foncière ».

la question de la participation ou de la conduite d’une liste aux municipales sera abordée à la rentrée

Le député de la Haute-Garonne « souhaite un bel à tous les toulousains, qui en ont bien besoin après un premier trimestre » et fixe donc rendez-vous en septembre.

L’officialisation d’une éventuelle liste « Modem-Majorité présidentielle » intervient alors que le maire (sortant) de Toulouse travaille à un accord avec La République En Marche.

Selon nos informations, Emmanuel Macron a personnellement donné son « feu vert » et les négociations sont ouvertes.

Elles portent, bien sur, sur la composition de la liste aux municipales. Mais des engagements pour les prochaines échéances électorales (sénatoriales ou législatives) sont également sur la table.

Plusieurs députés En Marche de la Haute-Garonne (notamment Jean-François Portarieu) sont toujours hostiles à un accord. Michaël Nogal a même rendu public sa candidature.

Jean-Luc Lagleize et le Modem pourront donc compter sur les « anti-Moudenc » d’En Marche en Haute-Garonne.

En revanche, l’éruption  d’une liste estampillée « majorité présidentielle » est suspendue à un éventuel accord « Moudenc-Macron ».

Si c’est signé, difficile d’imaginer que la liste Modem puisse voir le jour.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

21 Juin

Municipales à Toulouse : Romain Cujives reste socialiste mais rejoint le mouvement Archipel citoyen

Romain Cujives s’est retiré du processus d’investiture au PS. Mais le jeune élu toulousain ne quitte pas la scène des Municipales. Romain Cujives élargit son horizon politique. Il reste socialiste et il s’engage aux côtés d’un mouvement citoyen, réunissant la France Insoumise et Europe Ecologie. Interview.

Romain Cujives. Photo : R/Cujives

Le Blog Politique. Pourquoi rejoignez-vous Archipel Citoyen ?

Romain Cujives. Nous faisons le choix de nous inscrire dans la démarche d’Archipel citoyen parce qu’elle est la seule à pouvoir unir et les engagements citoyens, et les écologistes et les gauches. Cette initiative vise à répondre à l’impérieuse nécessiter de faire de la politique différemment. Archipel c’est un vent de fraîcheur sur la politique Toulousaine qui conjugue le sérieux et l’ambition. Je retrouve dans cette démarche les mêmes objectifs fondamentaux que ceux que l’association Toulouse Idées Neuves et moi-même défendons dans notre livre Un chemin Pour Toulouse à savoir de répondre aux trois grands enjeux de notre temps : le défi climatique, l’impératif démocratique et l’urgence sociale. Ensemble, on doit tout réinventer !

Faire de la politique autrement

Le Blog Politique. quel sera votre place dans ce mouvement ?

Romain Cujives. Il ne s’agit pas ici de reproduire les erreurs du passé. Notre inscription dans cette démarche est sans condition. Nous souhaitons la réussite de ce mouvement parce que nous croyons en ses vertus et ses aspects novateurs. Tous les membres de notre association et les 50 premiers signataires veulent participer à l’écriture d’un projet ambitieux pour Toulouse.

  Une démarche sans condition

Le Blog Politique. La France Insoumise et les Ecologistes sont également partie prenante d’Archipel Citoyen. Et vous restez socialiste même si votre parti va désigner, de son côté, une tête de liste ?

Romain Cujives. J’ai toujours défendu l’idée, au sein même du Parti socialiste, de rechercher le plus large rassemblement de la gauche possible, et de dépasser le seul cadre restreint des partis politiques traditionnels. Je continuerai à le faire au sein de ma famille politique, comme auparavant en appelant tous les socialistes qui se reconnaissent dans cet impératif à nous rejoindre.

   Un appel à tous les socialistes à rejoindre Archipel citoyen

Aujourd’hui Archipel Citoyen propose une méthode originale pour atteindre ce but. La présence en un même lieu et une même dynamique d’Europe Écologie Les Verts, de la France Insoumise et des citoyens qui ont fondé Archipel est une formidable nouvelle. Il s’agit aussi de fonder à Toulouse le laboratoire des forces qui ne supportent plus les conséquences humaines et écologiques de la mondialisation, l’incapacité de la politique à changer concrètement la vie, le fait que les citoyens soient sans cesse méprisés dans les processus décisionnels. C’est avec un enthousiasme débordant que nous allons commencer ce travail commun !

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)