03 Déc

Décès de Valery Giscard d’Estaing : l’hommage des centristes de la région

Midi-Pyrénées, l’Aveyron mais aussi Toulouse furent des terres centristes, dirigées par des élus UDF, le parti de Giscard. Ses anciens membres se souviennent. Quant à la nouvelle génération, elle rend aussi hommage à l’ancien président.

Valéry Giscard d’Estaing en juin 2019 lors d’une conférence consacrée au 50ème anniversaire de l’élection de Georges Pompidou (Photo Jacques Demarthon AFP)

L’UDF fut  fondée en 1978 en soutien à Valéry Giscard d’Estaing. Jean-Luc Moudenc l’intégra dès sa création. Il avait 17 ans. « C’est  l’élection de Valery Giscard d’Estaing qui m’a fait m’engager en politique pour des idées forces : l’Europe, la majorité à 18 ans, l’idée de gouverner au Centre pour rassembler les français » témoigne l’actuel maire de Toulouse sur le site internet de France3 Occitanie.

Philippe Douste-Blazy intégra l’UDF plus tard. Mais  l’ancien maire de Lourdes et de Toulouse rend aussi un hommage appuyé au Président disparu. Ce qu’il retient aujourd’hui de VGE :

La profonde intelligence, un immense européen, un grand réformateur, le modernisateur de la vie politique française et européenne »

« Il fut ce qu’on peut appeler mon mentor politique dès les années 70» avoue sans retenue Marc Censi. « J’avais pour lui une grande admiration. J’ai eu l’occasion de le côtoyer à l’association des présidents de régions » se souvient celui qui dirigea Midi-Pyrénées de 1988 à 1998.

« Mon regret est qu’il n’ait pas pu effectuer un deuxième mandat. Je crois que c’est Borloo qui a dit de lui qu’il était un homme qui avait eu raison trop tôt » regrette l’ancien maire UDF de Rodez.

L’UDI 31 a le cœur gros

Aujourd’hui, l’UDF n’est plus mais les militants de l’UDI se souviennent aussi du dernier centriste encarté à avoir été Président.

« Comme il l’avait si bien su le dire en 1974, personne n’a le monopole du cœur mais ce soir la famille centriste a le cœur gros » écrit sur son compte Twitter Sophie Lamant, la présidente de l’UDI 31.

Patrick Noviello (@patnoviello)

26 Nov

Régionales Occitanie : le maire de Balma, Vincent Terrail-Novès, tête de liste pour En Marche

[Exclusif] La République En marche a trouvé sa tête de liste pour les Régionales de 2021 en Occitanie. Il s’agit d’un maire( ex-LR), soutenu par le parti présidentiel lors des dernières municipales : Vincent Terrail-Novès.

Vincent Terrail-Novès, maire de Balma

Vincent Terrail-Novès sera la tête de liste d’En Marche pour les prochaines régionales. Plusieurs noms de députés et d’élus locaux circulaient. Mais, finalement, c’est le maire d’une commune de la métropole toulousaine et un conseiller régional (sortant) qui va représenter les couleurs « macronistes ». Vincent Terrail-Novès n’est pas membre du parti présidentiel. Mais il a bénéficié du soutien d’En Marche lors des municipales de juin dernier.

Vincent Terrail-Novès a eu des responsabilités au sein des Républicains : responsable des Jeunes Populaires sous la présidence Sarkozy, tête de liste départementale aux Régionales de 2010 et 2015.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Régionales 2021 : le « ministre » de la Justice de Marine Le Pen future tête de liste en Occitanie ?

Marine Le Pen présente Jean-Paul Garraud comme son futur ministre de la Justice en cas de victoire à la présidentielle. L’ancien magistrat et actuel euro-député est candidat pour être tête de liste aux Régionales en Occitanie.

Marine Le Pen et Jean-Paul Garraud. Photo MaxPPP/IP3

Le casting des Régionales bouge du côté du Rassemblement National. Le maire de Beaucaire semblait s’imposer (naturellement) pour devenir la tête de liste du parti de Marine Le Pen. Mais, selon nos informations, une autre candidature s’invite dans le jeu. Pas n’importe laquelle puisque le concurrent de Julien Sanchez bénéficie d’un appui de poids : la présidente du RN.

C’est plus qu’un atout. En effet,  mi-janvier,  Marine Le Pen et les instances nationales du Rassemblement National décideront si…Jean-Paul Garraud sera (ou non) le leader de la liste des Régionales en Occitanie.Et  la future candidate à la présidentielle de 2022, ne cache pas son enthousiasme envers sa nouvelle recrue. Une recrue qui est arrivée dans les rangs du RN en 2019, lors des dernières Européennes.

 Magistrat de profession et député spécialisé sur les questions de Justice

Marine Le Pen a annoncé que l’ancien magistrat sera son ministre de la Justice en cas de conquête de l’Elysée. Le RN est toujours et encore en recherche de respectabilité et surtout de…crédibilité. Et, sur ce terrain, Jean-Paul Garraud est un « bon client ». Ancien numéro 2 de l’Ecole Nationale de la Magistrature, ex vice président du TGI de Paris, Jean-Paul Garraud a également occupé un poste d’avocat général et de juge à la cour de justice de la République.

Ce parcours professionnel se double d’une expérience politique. Député de Gironde de 2002 à 2012, Jean-Paul Garraud a pris le siège une figure locale à dimension nationale, Gilbert Mitterrand, le fils cadet de l’ancien président (socialiste) de la République. Une fois élu parlementaire, Jean-Paul Garraud est resté sur son terrain judiciaire en étant rapporteur de texte et en siégeant au sein de la commission Outreau.

Que se soit professionnellement ou politiquement, Jean-Paul Garraud est une « prise de choix » pour Marine Le Pen. Pas uniquement en terme de carte de visite et de CV. Issu des rangs de l’UMP, une candidature Garraud en Occitanie permettrait de « braconner » sur les terres de la droite.

Un ancien soutien de François Fillon

Jean-Paul Garraud siège actuellement au sein du groupe RN au Parlement Européen. Mais l’euro-député est issu de la droite. Lors de la présidentielle de 2017, Jean-Paul Garraud a soutenu François Fillon. Il a également occupé des responsabilités nationales au sein de l’UMP. A la différence du maire de Beaucaire, il peut donc élargir l’assise du vote RN lors des prochaines régionales.

La République En Marche se dirige vers un profil « centriste ». A droite, la candidature d’un Aurélien Pradié est toujours d’actualité. C’est quasiment (l’anti-macronisme et le « gaullisme social » en plus) le même positionnement. Dans ce contexte, Jean-Paul Garraud peut bénéficier d’un espace politique :  les voix d’une droite républicaine « dure ».

Toutes les « planètes » sont alignées pour que la tête de liste du RN s’appelle, en janvier prochain, Jean-Paul Garraud.

 

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

25 Nov

Projet de loi contre la glottophobie : pour Claude Sicre « le problème plus général c’est le rapport Paris-Province »

Jeudi 26 novembre à l’initiative du député de l’Hérault, Christophe Euzet (Agir) , l’Assemblée Nationale va examiner un projet de loi contre la discrimination par l’accent. L’auteur toulousain Claude Sicre également fondateur du Forom des Langues réagit à ce projet mais plus largement à ce qu’il qualifie de « maladie de l’unitarisme ».

Claude Sicre, poète, chanteur et auteur de « Notre Occitanie ». Photo MaxPPP Frédéric Charmeux

« Je suis pour faire semblant d’être pour cette loi ». A travers cette affirmation toute la malice et l’ironie du « Fabulous Trobadors ». « C’est la seule façon d’en faire parler par beaucoup de monde » reconnaît volontiers le fervent défenseur de la langue occitane.

C’est aussi présent et invisible que l’air qu’on respire » Félix Castan

Mais de quels maux la glottophobie est-elle le nom ? «Le problème plus général, plus profond, c’est le rapport Paris-Province » martèle Claude Sicre. « Ça n’est pas nouveau, ça date de la Renaissance. Je l’analyse dans mon livre (1) et je suis le premier à pousser le raisonnement jusqu’au bout » insiste-t-il.

Et l’auteur de citer l’un de ses maîtres à penser l’écrivain occitan Félix Castan qui disait de ce rapport Paris-Province « c’est aussi présent et invisible que l’air qu’on respire ». « Quand Montesquieu disait « peut-on être persan » il voulait en fait dire « peut-on être gascon » » fait également remarquer Claude Sicre.

L’unitarisme et la pensée française

« L’unitarisme est la maladie numéro un de la pensée française » explique l’artiste. « Il est à l’oeuvre depuis des siècles dans la littérature, l’histoire, toutes les sciences humaines, les arts, l’humour, la chanson, le cinéma, la radio, la télé, les comportements politiques, sociaux, économiques des français. Mais on ne le voit pas. Tellement il est enraciné dans notre façon de pensée ».

Pas besoin d’aller chercher bien loin dans les archives politiques pour tomber sur des réminiscences de cette discrimination indémodable. On se souvient de la mésaventure d’une de nos consoeurs raillée par Jean-Luc Mélenchon lors d’une interview. Mésaventure qui avait même valu à la députée LREM Laetitia Avia la (mauvaise ?) blague de proposer une loi sur le sujet. Mais aujourd’hui nous y sommes.

Pas besoin de loi ou de règlement, on va mettre tout le monde d’accord » Claude Sicre

Pour Claude Sicre « si la question est bien posée, en profondeur, tout le monde va mesurer l’énormité de ce que cela soulève, et il n’y aura pas besoin d’alourdir notre justice d’une énième loi victimaire ». Selon lui, pas besoin de loi, de règlement, ou encore de sanctions.

« Si les politiques lisent quelques livres, si les intellectuels sortent de leur carcan parisien, si les journalistes donnent la parole sans s’arrêter aux anecdotes en allant en profondeur, il y aura un déclic » assure ce féru de langue qui lance un appel à cette même presse.

Un Premier Ministre plus sensible à la question ?

Reste à savoir maintenant ce qu’il adviendra de ce projet de loi. Emportera-t-il l’adhésion de la majorité LREM ? Donnera-t-il lieu comme le souhaite Claude Sicre à un débat plus large ? Sera-t-il appuyé en hauts lieux par un Jean Castex venu de province ? Premier Ministre qui se souvient sans doute encore de la façon dont avait été accueilli son accent du sud-ouest lors de son arrivée à Matignon.

(1)« Notre Occitanie » de Claude Sicre aux éditions « Anagraphis »

Patrick Noviello (@patnoviello)

24 Nov

Filmer les policiers : la journaliste et députée (En Marche) Sandrine Mörch vote pour l’interdiction puis se rétracte

La députée (En Marche) de la Haute-Garonne a voté pour l’interdiction de filmer le visage des policiers. Rien de surprenant pour un membre de la majorité. Sauf que la presse est vent debout contre cette mesure jugée liberticide et que Sandrine Mörch est…journaliste de profession.

Sandrine Mörch, députée En Marche de la Haute-Garonne. MaxPPP

Sandrine Môrch échappe totalement au soupçon de lobbying ou de corporatisme. Journaliste de profession, la députée de la 9ème circonscription de la Haute-Garonne met régulièrement en avant son parcours dans les rédactions de France 2, France 3, TF1 et Arte. Et, pourtant elle défend une mesure combattue par l’ensemble de la presse.

Il est parfaitement sain qu’un député fasse primer son mandat sur ses attaches professionnelles. Sandrine Mörch met souvent en avant sa qualité de journaliste pour justifier son engagement politique. Elle a notamment déclaré qu’elle « défend (en tant que parlementaire) les mêmes causes et les mêmes valeurs que dans le journalisme ».

La proposition de loi « sécurité globale » met un terme à cette double casquette.

Cette clarification intervient alors, qu’au travers de tracts syndicaux et de tribunes, les journalistes se mobilisent contre l’article 24 de la proposition de loi « sécurité globale ». L’interdiction et la répression ( 1 an de prison, 45 000 euros d’amende) de la diffusion de « l’image du visage ou de tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme suscite une très forte opposition. Des associations de défense des droits de l’Homme, des avocats et des magistrats sont également opposés à cette mesure. Le malaise dépasse même les frontières de la France. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU a critiqué la proposition de loi polémique.

Lors d’une manifestation parisienne contre la loi « sécurité globale », un journaliste de France 3 a été interpellé et placé en garde à vue. Un journaliste, Tangi Kermarrec, avec qui, d’ailleurs, l’ancienne journaliste et actuelle députée a travaillé et qui a été son rédacteur en chef (adjoint).

Dans ce contexte très particulier, la députée de la Haute-Garonne aurait pu se contenter d’une abstention lors du vote sur l’article 24. C’était un moyen facile et sans risque (politique) d’exprimer sinon une opposition, du moins une réserve. A la différence de plusieurs membres du groupe En Marche à l’Assemblée, la députée a préféré jouer la discipline majoritaire.

Une discipline qui a une limite temporelle : juin 2022. A la fin de son mandat, la parlementaire pourrait, au terme d’une mise en disponibilité, revenir dans sa rédaction d’origine.

Contactée par France 3 Occitanie, Sandrine Mörch n’a pas répondu à nos sollicitations afin de connaitre sa position et les raisons de son vote.

Une position et un vote qui ont évolués. Après avoir voté en première lecture pour l’article 24, la députée de la Haute-Garonne a contacté les services de l’Assemblée afin de « faire savoir qu’elle aurait voulu voter contre » !!!

Lors du vote en séance solennelle, ce mardi 24 novembre, Sandrine Mörch a réitéré sa position en votant contre l’ensemble de la proposition de loi « sécurité globale ». Vrai revirement ou simple ajustement suite au battage médiatique ? Le doute est permis…

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

22 Oct

Néonicotinoïdes : les apiculteurs d’Occitanie piqués au vif s’en prennent aux députés

Des actions ont été menées ces mercredi et jeudi par le syndicat des apiculteurs d’Occitanie. Leur cible : les députés qui ont voté ou se sont abstenus sur le projet de loi ouvrant un retour de ces pesticides.

Manifestation d’apiculteurs ce mercredi 21 octobre devant la permanence parlementaire d’Elisabeth Toutut-Picard à Toulouse. Photo Syndicat des Apiculteurs d’Occitanie.

« Votre député Monique Iborra n’a pas voté pour les abeilles, ne votez plus pour elle ». Voilà ce qu’ont pu lire, dès le levé du jour hier, les columérins sur certaines colonnes Morris de leur commune.

Quelques heures plus tard, c’était la permanence d’Elisabeth Toutut-Picard qui était cernée par des apiculteurs en tenue de travail et des pancartes dénonçant les néonicotinoïdes.

Elisabeth Toutut-Picard explique son abstention

« La porte de ma permanence est toujours ouverte et je vais proposer à ces apiculteurs de les recevoir » nous a-t-elle répondu en marge d’une réunion du groupe interministériel Santé Environnement qu’elle présidait ce jour à l’Assemblée. De plus, elle assure avoir publié les explications de son abstention sur son site internet.

Mais quelle mouche a donc piqué les éleveurs d’abeilles ? Ils dénoncent un vote issu d’un lobbying, notamment de l’industrie du sucre. Le 6 octobre dernier par 313 voix contre 158 le retour des néonicotinoïdes a été entérinée au Palais Bourbon via la possibilité d’introduire des dérogations notamment pour les producteurs de betteraves qui ont à faire face à des maladies.

Betteraves de Lot et Garonne

Pour information, les premières cultures de fleurs de betterave les plus proches de notre région se trouvent en Lot et Garonne. »1500 hectares » précise Olivier Fernandez avant de rappeler que  » les abeilles, elles, ne connaissent pas les frontières ».

Là où certains députés a une mesure obligatoire pour sauver des emplois, les apiculteurs d’Occitanie, eux, une atteinte directe à leur travail mais au delà à la santé des insectes et à plus grande échelle des espèces vivantes. « La betterave est un prétexte. Toutes les filières obtiendront des dérogations notamment le maïs » prévient Olivier Fernandez.

Comment peut-on voter en conscience contre 1322 études internationales ? »

Pour le Président des apiculteurs de la région « ce pesticide est un poison peu importe sa quantité ». « A cause de lui les abeilles mettent quatre fois plus de temps à travailler, on le retrouve jusque dans la graisse des ours polaires mais aussi chez les oiseaux ». Des apiculteurs qui dans un communiqué ne comprennent pas « comment on peut voter en conscience contre 1322 études internationales ».

Plusieurs actions en justice sont en cours. Mais les éleveurs d’abeilles espèrent maintenant que le Sénat retoquera le projet de loi. Il doit être examiné ce mardi 27 octobre au palais du Luxembourg.

Patrick Noviello

05 Oct

Régionales 2021 : fin d’une « candidature » du ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, en Occitanie ?

Julien Denormandie, tête de liste aux régionales en Occitanie. L’hypothèse circule depuis plusieurs semaines. Mais le ministre de l’Agriculture, comme d’ailleurs tous les ministres du gouvernement, ne se lancera pas dans la bataille électorale. L’annonce a été faite en interne.

Julien Denormandie. Ministre de l’Agriculture. Photo : LeParisien/MaxPPP

Julien Denormandie n’a jamais exprimé publiquement ses ambitions régionales. Mais son nom circule beaucoup. Y compris d’un point de vue « géographique ». Une candidature du ministre de l’Agriculture a été évoquée par voie de presse en Île-de-France, en Normandie et en Occitanie. Dans cette dernière région, dont est originaire le jeune ministre, un vrai lobbying s’est mis en place.

Des courriers et des contacts avec des piliers de la « macronie » (notamment Richard Ferrand mais aussi Christophe Castaner) ont eu lieu. Il s’agissait de plaider une candidature Denormandie face à la présidente socialiste sortante, Carole Delga. Selon nos informations, le ministre a également été directement « sondé » pour connaître ses intentions.

Mais, finalement, il n’y aura pas de ministre-candidat dans la région la plus étendue de France. En tout cas, c’est ce qu’affirment plusieurs sources internes à La République En Marche (LaRem). L’annonce aurait été faite par les instances nationales du parti. D’ailleurs, Julien Denormandie ne serait pas le seul ministre à passer le tour des régionales. La ligne d’En Marche est de préserver les membres du gouvernement en évitant de les exposer dans des élections régionales qui s’annoncent difficiles pour la majorité présidentielle.

La question d’une tête de liste pour le scrutin de mars prochain reste donc entière. Elle vire au casse-tête en raison d’une absence (criante) de ressources humaines. Pour tenter de trouver une solution, le délégué général d’En Marche, Stanislas Guérini, a mandaté deux parlementaires pour faire remonter des candidatures.

Ce vendredi, une réunion doit concerner l’Occitanie.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

29 Sep

« Archipel citoyen » se fissure à Toulouse Métropole : fracture entre Insoumis et écologistes

Les élus écologistes et Insoumis, issus de la liste « Archipel Citoyen », devaient constituer un groupe à Toulouse Métropole. Les Verts prennent leur distance et préparent un autre groupe, sans la France Insoumise.

La première fracture est apparue au lendemain des municipales, en juin dernier. Deux conseillers d’opposition, élus sur la liste Archipel Citoyen, ont constitué un groupe autonome au Capitole. Après le PS et le PC, c’est au tour des écologistes de prendre le large.

Cette semaine, les groupes doivent se constituer à Toulouse Métropole. La composante Verte de l’ex liste des municipales est en passe de constituer un groupe autonome, en laissant sur le « rivage » leurs camarades Insoumis et d’autres anciens colistiers.

Parmi ces derniers figure le fondateur d’Archipel, Maxime Le Texier.

Ces 11 élus réagissent et  « regrettent que certain-e-s élues et élus, pourtant signataires de la charte commune du groupe et ayant participé à de nombreuses réunions pour sa constitution aient fait le choix d’en partir pour des raisons qui (leur) échappent ».

Selon nos informations, les raisons du divorce sont liées à des tensions. Les écologistes reprochent à leurs ex colistiers – et particulièrement aux Insoumis- leur comportement « hégémonique ». Un comportement qualifié par un membre d’EELV  » d’habituel avec les traditionnelles méthodes de noyautage afin de récupérer tous les leviers« .

Un schisme à la Métropole aura forcément des conséquences au niveau du conseil municipal toulousain. Difficile d’imaginer que des élus siègent dans le même groupe au Capitole et dans deux groupes distincts lorsqu’il s’agit du conseil métropolitain.

La politique révèle souvent de l’acrobatie. Mais les pirouettes ont des limites.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

28 Sep

Le Tarn département le plus « macroniste » de France : 100% des députés et sénateurs membres de la majorité présidentielle

Un sénateur, proche de la majorité présidentielle, vient d’être élu dans le Tarn. Avec cette élection, tous les parlementaires du département de Jaurès sont membres d’En Marche ou appartiennent au camp « macroniste ».

Emmanuel Macron dans le Tarn . Photo : MaxPPP/DDM/ECayre

Le Tarn a élu, en 2017, le premier maire de l’hexagone a être soutenu par En Marche. Au terme des sénatoriales 2020, le département de Jean Jaurès devient également le seul territoire (métropolitain et ultra-marin) à avoir une représentation parlementaire 100 % « macroniste ».

Avant le renouvellement de ce dimanche 27 septembre, le PS disposait d’un siège. Mais le sénateur sortant, Thierry Carcenac, ne s’est pas représenté. C’est un député, membre de la majorité, présidentielle qui succède au socialiste. L’autre siège était déjà occupé par un sénateur « Macron-compatible ». Philippe Bonnecarrère (Union Centriste) a été réélu.

Au final, les deux sièges du département reviennent donc au camp d’Emmanuel Macron. Mais ce n’est pas tout. Le député nouvellement élu sénateur va devoir laisser son siège à l’Assemblée à sa suppléante. Une suppléante, Murielle Roques-Etienne, qui est membre de…La République En Marche (LaRem).

La nouvelle députée va rejoindre, sur les bancs du Palais Bourbon, les deux autres élu(e)s tarnais qui, eux aussi, portent l’étiquette de…LaRem.

Le conseil départemental est toujours entre les mains du PS. Il semble, d’ailleurs, bien parti pour le rester. Comme pour les Municipales, En Marche manque de ressources humaines pour placer ses pions.

Mais, au niveau des parlementaires, c’est « carton plein ».

La sociologie du « macronisme » est du côté des CSP+ et des métropoles. Mais c’est un territoire rural qui offre sa plus forte implantation territoriale au chef de l’Etat.

La majorité présidentielle vient de subir une série de revers lors de législatives partielles. Le Tarn et les dernières sénatoriales offre à l’Elysée un « lot » de consolation.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

25 Sep

Robert Ménard : « nous partageons des idées » avec la maire (LR) de Montauban, Brigitte Barèges

Le maire de Béziers, Robert Ménard, va participer à une conférence organisée par la maire de Montauban, Brigitte Barèges. Cette rencontre, entre une élue LR et un maire élu avec le soutien du RN,  fait couler de l’encre sur le thème de « l’union des droites » [Interview].

Robert Ménard; maire de Béziers. Photo : PQR/MidiLibre/SBron

Le Blog Politique. Pourquoi avoir accepté l’invitation de la maire de Montauban, Brigitte Barèges ?

Robert Ménard. On se connait. Je l’aime beaucoup. Nous avons déjeuné ensemble à Béziers et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté l’idée d’une conférence.

Le Blog Politique. Quel est le programme de cette conférence commune ?

Robert Ménard. On va parler sécurité, immigration et des dossiers sur lesquels les maires sont les plus compétents pour apporter des réponses. Béziers et Montauban ne se ressemblent pas. Mais il s’agit de villes moyennes qui ont des points communs. L’autre chose qui nous réunit, Brigitte Barèges et moi, c’est la conviction que les solutions viennent du local.

Le Blog Politique. Selon le quotidien Le Parisien, un autre sujet sera abordé : les régionales. Vous confirmez ?

Robert Ménard. On va parler de problèmes de maires mais aussi d’autres sujets. Ce qui hallucinant, c’est la réaction offusquée du Rassemblement National et de Louis Aliot. Même si je m’en fous car je ne me suis pas membre du RN. Il faudrait ériger des murs de Berlin ou, c’est à la mode actuellement, mettre en quarantaine.La réaction des partis politiques est incroyable. Il ne faut qu’ils s’étonnent s’ils perdent  toutes les élections.  Avec Brigitte Barèges nous partageons des idées et peu importe que je ne sois chez Lr (ndlr : Les Républicains).

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)