23 Juil

[Exclusif] Régionales le Parti Communiste et « Ensemble ! » se joignent à EELV et au Parti de Gauche

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Fin juin, EELV, le Parti de Gauche et « Régions et Peuples Solidaires » (mouvements occitanistes) se sont réunis pour former le « Projet En Commun ». Hier, la « Nouvelle Gauche Socialiste » a rejoint la « plateforme contributive citoyenne » présentée à la presse par Gérard Onesta (EELV), Guilhem Seyries (Front de Gauche) le 26 juin dernier.

Aujourd’hui, c’est au tour de « Ensemble ! »(une des trois composantes du Front de Gauche, représentée par Clémentine Autain) et au Parti Communiste (dont Marie-Pierre Vieu est la représentante au Conseil Régional de Midi-Pyrénées) de joindre les Verts, le PG et les occitanistes. Un communiqué de presse officialisera, demain, cette jonction.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Lors de consultations internes, les militants communistes ont massivement rejeté un accord avec les socialistes. Tout l’été, les 6 composantes du « Projet en Commun » vont plancher sur le programme et glaner des contributions citoyennes.

C’est au terme de ce processus (qui met en avant les idées et les propositions) qu’un accord sera formalisé et que des listes départementales seront constituées.

 

Laurent Dubois

[Exclusif] Régionales : Nicolas Sarkozy interpellé au sujet du comportement de Dominique Reynié

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Le torchon brûle entre Dominique Reynié et son parti. Le maire d’une grande ville du Languedoc a écrit au président des Républicains, Nicolas Sarkozy. Dans ce courrier en date du 17 juillet, l’élu de droite demande à l’ancien chef de l’Etat d’organiser une réunion d’urgence et de « prendre des mesures exceptionnelles ». Midi-Pyrénées Politiques publie les principaux passages de ce qui ressemble à une « motion anti-Reynié ». 

 

Visiblement, cet individu n’a pas pris en compte les observations et les mises en garde qui ont pu lui être adressées. Son comportement témoigne clairement d’une volonté réaffirmée d’exclure les responsables locaux de la campagne des régionales. Ceci ne peut plus durer. Il me semble indispensable que notre mouvement prenne des mesures exceptionnelles. J’en appelle à une réunion de l’ensemble des présidents et secrétaires départementaux (NDLR de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) pour traiter la cas de cet individu

 

Laurent Dubois

21 Juil

Elections Régionales : « Nouvelle Donne » et nouvelle candidature.

 

Pierre Larrouturou, leader national de "Nouvelle Donne".  AFP PHOTO/ PATRICK KOVARIK

Pierre Larrouturou, leader national de « Nouvelle Donne ». AFP PHOTO/ PATRICK KOVARIK

Ce matin à Toulouse et Montpellier, « Nouvelle Donne » a annoncé la constitution d’une liste en vue des élections régionales. L’occasion de faire mieux connaissance avec cette formation et ses idées. Entretien avec son porte-parole en Midi-Pyrénées : Philippe Malbay.

 

Midi-Pyrénées Politiques : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, qui êtes-vous ? Comment vous décririez-vous pour les électeurs ?

 

Philippe Malbay : Nous sommes un parti citoyen. Le principe étant que les idées viennent du bas et sont approuvées par la base. Au tout début, c’était « le comité Rossevelt » dont l’objectif était de brasser des idées pour sortir de la crise. Participaient aux débats de grands noms comme Edgar Morin, Stéphane Hessel ou encore Pierre Larrouturou. De ce comité sont sorties des idées que nous avons proposées à l’époque à Jean-Marc Ayrault. Il ne les a pas retenues ou saisies. Nous avons donc crée « Nouvelle Donne » qui regroupe aujourd’hui 5000 adhérents en France. Nous avons déjà été présents sur d’autres scrutins comme les Européennes où nous revendiquons 550 000 voix puis sur certains cantons des départementales où nous avons réalisé 6 à 7% des voix en moyenne, le tout sans être connu.

 

M.P.P : Comment vous situez-vous sur l’échiquier politique ?

 

Philippe Malbay : Nous sommes « alter système ». Autrement dit nous ne faisons pas que le critiquer, nous sommes aussi force de proposition. Nous voulons sortir du traditionnel clivage gauche/droite. Nous avons envie de porter de vraies solutions. Nous voulons remplacer le GPS idéologique par un GBS (« Grand Bon Sens ») idéologique.

 

M.P.P : Qui va constituer votre liste alors ?

 

Philippe Malbay : Nous n’avons pas d’élus. Il s’agira de militants « Nouvelle Donne » et de représentants associatifs ou de la société civile.

Nous sommes contre le cumul intégral des mandats et leur renouvellement ad vitam aeternam. Nous prônons le « deux mandats maximum ».

Notre liste est en cours de constitution. Les gens se portent volontaires. Ensuite, vers la troisième semaine d’août, un conseil citoyen va tirer au sort onze personnes. Ce jury ainsi constitué va examiner les candidatures et la liste sera publiée début septembre.

 

M.P.P : Quelles sont vos priorités pour la future grande région ?

 

Philippe Malbay : De manière générale, Nouvelle Donne fait 20 propositions concrètes et originales pour réduire le chômage, relancer la filière bâtiment, agir sur la transition énergétique  et l’environnement, et remettre l’humain au centre des décisions.

Plus régionalement, nous voulons aider les entreprises à innover et favoriser l’emploi par la réduction du temps de travail. Nous serons aussi à l’écoute des structures type Scop et favoriserons la création d’une monnaie locale. Enfin nous souhaitons agir pour la qualité énergétique des bâtiments.

 

M.P.P : Quel est votre objectif sur ce scrutin ?

 

Philippe Malbay : Faire bouger les choses. Placer des élus évidemment mais aussi et surtout faire comprendre aux gens qu’on n’est pas forcément obligés de voter toujours pour les mêmes partis. Ici, dans notre région, c’est le moment plus que jamais. Carole Delga est moins connue que son prédécesseur et la droite a peu de chance de l’emporter.

Nous ne passerons pas d’alliance avec les autres partis, même si on commence à être dragués. On y va tout seul. Vous savez quand on a de bonnes idées, elles sont forcément reprises.

 

Propos recueillis par Patrick Noviello

20 Juil

Régionales, un poste de président délégué pour Damien Alary ?

Les accords entre le PS et le PRG sont suspendus au destin de Sylvia Pinel. Jean-Michel Baylet demande pour la ministre radicale un poste de 1ere Vice-Présidente. Le patron du PRG est intransigeant. Seul problème, Sylvia Pinel a sur sa route le socialiste Damien Alary. En effet, le président (sortant) de la Région Languedoc-Roussillon doit devenir, en cas de victoire en décembre prochain, le 1er Vice-Président de Carole Delga. Christophe Borgel enviseage une solution : la création d’un poste de président délégué. La formule est une « vraie-fausse » option. Elle ne règle rien. Le « casse-tête » reste le même. Damien Alary doit se soumettre ou le PS doit demander à Jean-Michel Baylet de renoncer

Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon

Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon

Christophe Borgel au secours d’un accord en danger 

Christophe Borgel veut un accord avec le PRG. L’influence du groupe de presse de Jean-Michel Baylet (réelle mais surtout fantasmée), la crainte d’un ralliement (improbable) avec le Mouvement Citoyen de Philippe Saurel, le poids du PRG dans la majorité parlementaire poussent Christophe Borgel au compromis. Le numéro 3 du PS reconnaît qu’il faut une représentation au Languedoc-Roussillon et qu’il faut donc sauver le soldat « Alary ». Mais les exigences de Jean-Michel Baylet doivent également être entendues.

On pourrait passer d’un duo « Delga-Alary » à un triumvirat « Delga-Alary-Pinel ». Christophe Borgel n’a pas vraiment le choix. Damien Alary refuse de s’éclipser et les languedociens menacent d’entrer en résistance. Pour concilier les deux parties, Christophe Borgel n’exclut pas de créer un poste de président délégué. Le député de Haute-Garonne reconnaît « la nécessité d’assurer un équilibre entre les territoires ». Mais entre le marteau PRG et l’enclume PS, il est possible de forger une sortie de crise par la création d’une présidence déléguée qui existait à « Toulouse Métropole ».

Une présidence Déléguée inspirée de « Toulouse Métropole »

Sous le mandat de Pierre Cohen, « Toulouse Métropole » disposait d’un président délégué. Bernard Sicard (maire de Colomiers) était le numéro 2 dans l’organigramme et occupait la fonction de 1er Vice-Président. Mais, parallèlement, Claude Raynal (maire de Tournefeuille) était le président délégué. Le 1er Vice-Président présidait les séances en cas d’absence du président. Mais le président délégué était en charge des services et des moyens. Il était en charge de l’opérationnel.

Christophe Borgel invoque ce précédent pour débloquer la rivalité « Pinel-Alary » et satisfaire Jean-Michel Baylet. Problème, ce schéma n’est pas transposable au futur Conseil Régional de la Grande Région.

Damien Alary, président délégué mais président relégué ?

Les marchandages autour d’une 1ere Vice-Présidence ou d’une présidence déléguée sont purement virtuels. La distribution des postes interviendra le soir du 2nd tour des régionales et, évidemment, elle dépendra des résultats. Mais, en toute hypothèse, la composition de l’exécutif régional est organisée par la loi.

Sur le coin d’une table, il est possible d’attribuer un poste d’écuyer en chef ou de grand manitou des plateaux repas. Mais le Code Général des Collectivités Territoriales (art. L 4133-5) ne mentionne absolument pas un poste de président délégué. A « Toulouse-Métropole », le président délégué était également vice-président. C’est ce dernier titre qui lui permettait de recevoir des indemnités majorées et qui lui permettrait d’exercer ses fonctions administratives. Juridiquement, dans les textes, il n’existe qu’un président ou des vice-présidents.

Bref, une présidence déléguée est un titre honorifique. A moins de disposer simultanément d’une casquette de vice-président. Damien Alary affirme : « en toute hypothèse, je ne serai jamais derrière Sylvia Pinel ». S’il accepte le poste de président délégué, il devra avaler la couleuvre et accepté d’être, dans l’organigramme officiel, derrière la 1er Vice-Présidente et occuper une deuxième, troisième ou quatrième vice-présidence

Comme le précise un ancien Directeur Général Administratif d’un Conseil Régional :

« c’est la seule solution techniquement et juridiquement possible. Un président délégué qui ne serait pas en même temps vice président n’aurait pas de voix délibérative au sein de la commission permanente. Il peut toujours y être invité. Mais alors ce sera avec une voix consultative ».

Même analyse du côté d’un autre responsable territorial, ancien Directeur Général des Services d’une grosse collectivité. Pas de doute, si Damien Alary ne veut pas se contenter de galons d’opérette, il va devoir exercer une vice-présidence :

« il est nullement fait mention dans les textes d’une fonction de président délégué. Si rien ne l’interdit, cette personne n’aurait, en réalité, au delà du titre, que le simple rang de conseiller régional délégué, membre de la commission permanente. Toutes les dispositions du statut de l’élu applicables aux vice-présidents ne lui seraient pas applicables, y compris en terme d’indemnités ».

Evidemment, il existe souvent un fossé entre le droit et la cuisine politique. D’ailleurs, le Languedoc-Roussillon ne manque pas d’imagination. Visiblement, c’est la seule région de France a avoir inventé 4 postes de questeurs. 4 postes non prévus par le Code Général des Collectivités Territoriales.

Néanmoins, s’agissant de Damien Alary et des prétentions de Sylvia Pinel, il semble que la formule inventive d’une présidence déléguée ne règle absolument pas la rivalité politique entre le socialiste languedocien et la radicale du Tarn-et-Garonne. Un des deux devra s’effacer et renoncer.

Laurent Dubois

 

 

 

 

 

 

 

Sénat : les buralistes veulent mettre le paquet

Dans le collimateur des buralistes : le paquet de cigarettes neutre. Des opérations pour protester ont déjà débuté en province dont hier en Haute-Garonne , dans le Lot et le Tarn où  des radars ont été recouverts. Mercredi plusieurs milliers de commerçants se réuniront devant le Sénat dont la commission sanitaire et sociale va discuter du projet du ministère de la santé. Entretien avec Gérard Vidal, leader des buralistes de Midi-Pyrénées.

Gérard Vidal, président des buralistes de Midi-Pyrénées.

Gérard Vidal, président des buralistes de Midi-Pyrénées.

Qu’est-ce qui vous dérange dans la mise en place de ce paquet neutre ?

 

C’est une disposition européenne qui prendra effet à partir de 2020. On l’accepte. Seulement Marisol Touraine veut la mettre en application en France dès mai 2016. On serait alors les seuls en Europe. Que va-t-il alors se passer quand on sait qu’un paquet vendu sur quatre l’est déjà hors réseau officiel ?

 

Hier vous avez recouvert un radar sur la route d’Andorre, est-ce que d’autres opérations de ce type sont prévues dans les jours qui viennent ?

 

Cette nuit des radars du Lot et du Tarn ont également été bâchés. Mercredi, nous serons entre quatre et cinq-mille devant le Sénat dont la commission sanitaire et sociale va discuter du projet du ministère de la santé. Enfin, les discussions parlementaires reprendront au Sénat le 8 septembre prochain. Nous passerons la nuit précédente devant les Préfectures.

 

Le Président de la chambre syndicale du Grand Paris a déclaré : « le gouvernement ne sait entendre que des mouvements où l’on casse tout ». Partagez-vous son point de vue ?

 

Non. On n’a jamais rien cassé. On est des préposés à l’administration. On a un traité de gérance avec l’Etat. Même si depuis 2003 les ministres des services publics successifs nous promettent de nouvelles prérogatives que nous n’avons pas. Aujourd’hui par exemple, on peut acheter directement de chez soi par ordinateur un timbre fiscal.

 

Quel regard portez-vous, coïncidence de calendrier ou pas, sur la conférence ministérielle internationale de lutte contre le tabagisme qui s’ouvre aujourd’hui à  Paris ?

 

C’est pour passer en force au Sénat que Marisol Touraine fait ça. Mais regardez, il n’y a quasiment aucun pays européen autour de la table : pas d’Allemagne, de Belgique, de Luxembourg, d’Italie ou encore d’Espagne. Les allemands n’ont pas les paquets neutres et pourtant la consommation a baissé chez eux. Marisol Touraine prend l’exemple de l’Australie. Mais c’est une île ! La problématique de la contrebande n’y est forcément pas la même. Nos gouvernements n’ont jamais su faire en matière de prévention. Ce n’est pas en nous détruisant qu’ils vont améliorer la santé des citoyens.

 

 

La proposition de ce député socialiste d’augmenter de 10% la rémunération des buralistes…. Une bonne solution pour sauver la profession ?

 

C’est un des solutions. Aujourd’hui nous percevons 7% sur un paquet, insuffisant pour pouvoir s’en sortir. 10% en plus serait un minimum. Et encore que pour les plus gros débitants… Mais ils ne sont que 2 à 3000 sur 25000 buralistes au total

 

Justement, est-ce que certains de vos collègues sont plus menacés que d’autres ? Entre les gros points de vente et les plus petits ?

 

Ceux qui disparaissent sont ceux qui sont implantés en zone rurale. Ils étaient bien souvent le dernier commerce du village. Les autres débitants très exposés sont les frontaliers évidemment. 1413 commerces ont fermé l’an dernier et en dix ans nous en avons perdu dix-mille.

 

Que demandez-vous aujourd’hui au gouvernement ?

 

Tout d’abord une véritable politique de prévention pour que les jeunes ne se mettent pas au tabac. Même si de toute façon, nous, les jeunes on ne les voit plus. Ils s’alimentent souvent directement devant leur lycée.

Ensuite, ce que nous attendons du gouvernement, c’est une harmonisation européenne. Un paquet coûte un euro dans les pays de l’est et trois euros en Andorre.

 

Propos recueillis par Patrick Noviello.

18 Juil

[Exclusif] Régionales, Damien Alary « J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga »

Vendredi 17 juillet, Jean-Christophe Cambadélis était à Toulouse. Objet du déplacement : les négociations avec Jean-Michel Baylet et les régionales. Pendant environ 1 heure 30, dans les locaux de la fédération départementale du PS, le 1er secrétaire a réuni autour de lui socialistes midi-pyrénéens et languedociens. Cet aller-retour express (la réunion a débuté à 13 heures et l’avion de Jean-Christophe Cambadélis redécollait à 15 heures) était « pédagogique ». Aucune décision n’est sortie de la rencontre. Mais le patron national du PS a organisé un tour de table après avoir insisté sur la nécessité d’un accord et sur les difficultés rencontrées avec Jean-Michel Baylet. Une des exigences du PRG a suscité une levée de boucliers : une 1ere vice-présidence pour la ministre radicale, Sylvia Pinel. Ce poste est promis, depuis plus d’un an, à Damien Alary. Le président sortant du Languedoc-Roussillon refuse catégoriquement cette hypothèse.

Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon

Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon

Jean-Michel Baylet met la barre très haut. Il demande 4 têtes de listes départementales. 3 en Midi-Pyrénées et 1 en Languedoc-Roussillon. Ces exigences sont élevées. Mais Jean-Michel Baylet pousse encore plus loin en demandant une 1ere vice-présidence pour Sylvia Pinel. La ministre radicale, originaire du Tarn-et-Garonne, est destinée à une tête de liste départementale sur ses terres. Mais Jean-Michel Baylet veut beaucoup plus.

Le premier tour n’a pas encore eu lieu. Le second se déroulera dans 6 mois. Mais, pour les postes, c’est maintenant. Le patron des radicaux veut que Sylvia Pinel partage l’exécutif régional avec la socialiste, Carole Delga. Problème, un « ticket » est déjà formé avec le président socialiste de la Région Languedoc, Damien Alary.

Jean-Christophe Cambadèlis a répercuté cette demande auprès de ses camarades midi-pyrénéens et languedociens. D’après nos informations, des voix se sont élevées. Une socialiste a insisté sur le fait qu’il est impossible de former un binôme exclusivement féminin, totalement midi-pyrénéen et formé de deux anciennes ministres. Un élu languedocien a insisté sur la nécessité d’un équilibre des territoires. Le tandem « Delga-Alary » permet d’assurer une représentation au 1,9 million d’électeurs languedociens.

Damien Alary n’a pas participé à la réunion toulousaine. Il était retenu par des problèmes de santé. Interrogé par « Midi-Pyrénées Politiques », le président de la Région Languedoc-Roussillon refuse catégoriquement de laisser sa place à Sylvia Pinel :

« Il en est hors de question. J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga. Je reste dans ce tandem. Je suis favorable à un accord avec le PRG. Mais il ne faut pas un accord à n’importe quel prix. Ce serait une faute politique grave et inacceptable pour le Languedoc-Roussillon. J’ai le soutien de tous les grands élus du Languedoc. Une absence d’accord avec le PRG peut faire perdre 2 ou 3 points au PS. Mais le fait que le Languedoc ne soit pas représenté peut en coûter 10 ou 12. Si l’on commence à céder à toutes les revendications de nos partenaires, entre les deux tours lorsqu’il faudra négocier avec les écologistes ou le PC, il n’y aura plus de socialistes sur les listes ».

 

Laurent Dubois

 

 

 

 

16 Juil

Encadrer les loyers : un recours déposé par un Toulousain.

Vue de Toulouse. Photo MaxPPP

Vue de Toulouse. Photo MaxPPP

Un militant du Front de gauche a déposé un recours devant le conseil d’Etat pour que l’encadrement des loyers ne reste pas qu’une mesure parisienne.

 

« Je ne suis pas un spécialiste juridique » ne cesse de répéter Romain Jammes. Mais le militant Parti de Gauche de 27 ans est déterminé. Pour lui, il n’y a pas de raison que les loyers ne soient encadrés qu’à Paris. C’est pour cela qu’il s’est joint au recours déposé nationalement devant le conseil d’Etat. A l’origine de cette procédure l’association de lutte contre le mal-logement « Bail à part » présidée par le conseiller régional d’Ile de France EELV Julien Bayou.

« Je ne sais pas si techniquement on peut parler de recours collectif. En tout cas j’en appelle au Conseil d’Etat ».

 

Romain Jammes.

Romain Jammes.

L’argumentation se base sur le fait qu’appliquée simplement à Paris la loi voit son ampleur réduite. « Le problème des loyers n’est pas que parisien. L’idée, c’est de mettre la pression sur l’Etat » précise Romain Jammes. L’avocat de « Bail à Part-tremplin pour le logement » a aussi ses arguments juridiques. «  la déclaration de Manuel Valls du 29 août 2014 de limiter l’encadrement des loyers à Paris intra-muros et à titre expérimental interdit l’application de la loi aux 27 autres agglomérations marquées par des tensions locatives » explique Maître Afane-Jacquart.

 

Sauver les meubles

 

L’exemple de Romain Jammes est parlant. En CDD, il s’acquitte d’un loyer de 600 euros par mois charges comprises dans le quartier de Saint-Cyprien. « J’ai toujours eu des difficultés à payer mon loyer à Toulouse » reconnaît le « travailleur précaire » comme il se qualifie. Pour lui, Toulouse est bel bien ce qui est nommé une « zone tendue ». « La tension démographique est là. Les propriétaires trouvent toujours preneurs. S’ils n’ont pas de cadre, ils font ce qu’ils veulent ». Romain qualifie sa démarche d’ « acte symbolique pour créer le débat et sauver les meubles ».

 

Alors tout cela ne se jouera-t-il forcément que dans les tribunaux parisiens ou les bureaux du Conseil d’Etat ? Romain Jammes prend l’exemple de Grenoble (ville dirigée par un maire EELV) ou Lille (majorité socialiste) qui ont dit oui à l’encadrement des loyers. A Toulouse, Jean-Luc Moudenc (Les Républicains)  ne semble pas favorable à une telle expérimentation. « Je ne sais pas si les loyers sont aussi tendus dans le reste de la métropole mais les maires de gauche pourraient peut-être donner l’exemple » s’interroge le militant du Parti de Gauche.

Patrick Noviello

10 Juil

[Exclusif] Régionales : les listes adoptées par les militants en Midi-Pyrénées et LanguedocRoussillon

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Fin d’un suspens très relatif. Hier au soir, jeudi 9 juillet, les militants socialistes de Midi-Pyrénées et LanguedocRoussillon ont adopté  les listes départementales pour les prochaines régionales. Dans la quasi totalité des fédérations une seule liste était soumise au vote. Une liste composée par les instances fédérales et la tête de liste régionale, Carole Delga. Le résultat de la consultation était connu avant que le vote commence. C’était le cas, par exemple du PS 81 ou du PS 31. En revanche, dans l’Herault trois listes se sont affrontées. C’est la liste défendue par le 1er fédéral du département, Hussein Bourgi, qui a été finalement investie (69,82 %, 937 voix). Dans le Tarn-et-Garonne, deux listes étaient en piste. Une première était 100% socialiste et société civile. Elle a été validé par 74% des votants. Une seconde a été rejetée par 50,4% des suffrages. Elle intégrait des places « gelées »  en vue d’un éventuel accord avec des partenaires. A noter que les listes adoptées par les militants ne sont pas définitives. Elles seront complétées en fonction des accords avec les partenaires (notamment le PRG) et par l’introduction de personnalités de la société civile.

Laurent Dubois et Fabrice Valéry

LR Aude 1 F Hélène GIRAL
LR Aude 2 H Sébastien PLA
LR Aude 3 F Christine PUJOL
LR Aude 4 H Philippe ANDRIEU
LR Aude 5 F Sophie CALMON
LR Aude 6 H Gerard BARTHEZ
LR Aude 7 F Geraldine GAY
LR Aude 8 H Henzo LEFEVRE
LR Aude 9 F Claudie MEJEAN
LR Aude 10 H Thierry MASCARAQUE
LR Aude 11 F Nathalie GRANDJEAN
LR Aude 12 H Christophe CHALULEAU
LR Aude 13 F Emanuela BURA
LR Aude 14 H Paul GRIFFE

MP Haute-Garonne 1 F Carole DELGA
MP Haute-Garonne 2 H Bertrand MONTHUBERT
MP Haute-Garonne 3 F Nadia PELLEFIGUE
MP Haute-Garonne 4 H Thierry SUAUD
MP Haute-Garonne 5 F Nathalie MADER
MP Haute-Garonne 6 H Philippe BRIANCON
MP Haute-Garonne 7 F Sylvie BORIES
MP Haute-Garonne 8 H Alexandre BORDERIES
MP Haute-Garonne 9 F Aude LUMEAU-PRECEPTIS
MP Haute-Garonne 10 H Michel BOUSSATON
MP Haute-Garonne 11 F Rachida LUCAZEAU
MP Haute-Garonne 12 H John PALACIN
MP Haute-Garonne 13 F Marie-Caroline TEMPESTA
MP Haute-Garonne 14 H Nicolas TISSOT
MP Haute-Garonne 15 F Mireille MURAWSKI
MP Haute-Garonne 16 H Patrick PRODHON
MP Haute-Garonne 17 F Fabienne VITRICE
MP Haute-Garonne 18 H Marc SZTULMAN
MP Haute-Garonne 19 F Laure VIGNEAUX
MP Haute-Garonne 20 H Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
MP Haute-Garonne 21 F Nadia BAKIRI
MP Haute-Garonne 22 H Ousseynou DIAW
MP Haute-Garonne 23 F Julie TOSI
MP Haute-Garonne 24 H Guy DAVID
MP Haute-Garonne 25 F Régine LANGE
MP Haute-Garonne 26 H Rémi BRANCO
MP Haute-Garonne 27 F Brigitte NICOLAS-DUCROQ
MP Haute-Garonne 28 H Daniel REGIS
MP Haute-Garonne 29 F Sophie ADROIT
MP Haute-Garonne 30 H Laurent MERIC
MP Haute-Garonne 31 F Faustine RIVOAL
MP Haute-Garonne 32 H Hervé HIRIGOYEN
MP Haute-Garonne 33 F Marie-Agnès GANDRIAU
MP Haute-Garonne 34 H Yannick HONORAT
MP Haute-Garonne 35 F Saliha MIMAR
MP Haute-Garonne 36 H Julien CHAINET
MP Haute-Garonne 37 F Pierre Henri CADAUX

MP Tarn 1 F Claire FITA
MP Tarn 2 H Bernard GILABERT
MP Tarn 3 F Catherine PINOL
MP Tarn 4 H Jean TKACZUK
MP Tarn 5 F Linda GOURJADE
MP Tarn 6 H Gilles VIAULLE
MP Tarn 7 F Geneviève PARENT
MP Tarn 8 H Vincent RECOULES
MP Tarn 9 F Blandine THUEL
MP Tarn 10 H Fabrice CABRAL
MP Tarn 11 F Lysiane LOUIS
MP Tarn 12 H Bernard DELBRUEL
MP Tarn 13 F Martine MORON

MP Ariège 1 H Kamel CHIBLI
MP Ariège 2 F Martine FROGER
MP Ariège 3 H Jean-Christophe CID
MP Ariège 4 F Dominique SUBRA
MP Ariège 5 H Marc COLOMBANI
MP Ariège 6 F Delphine LITCHMAN

MP Lot 1 H Vincent LABARTHE
MP Lot 2 F Françoise FAUBERT
MP Lot 3 H Habib FENNI
MP Lot 4 F Marie-Odile DELCAMP
MP Lot 5 H Alexandre CHARPY
MP Lot 6 F Anne LAPORTERIE
MP Lot 7 H Alfred-Mathieu TERLIZI

MP Gers 1 H Jean-Louis GUILHAUMON
MP Gers 2 F Muriel ABADIE
MP Gers 3 H Jean-Claude PEYRECAVE
MP Gers 4 F Elisabeth DUPUY MITTERRAND
MP Gers 5 H David TAUPIAC
MP Gers 6 F Sameh FRITZ
MP Gers 7 H Alain SCUDELLARO

LR Lozère 1 F Aurélie MAILLOLS
LR Lozère 2 H Jean Pierre Barrère
LR Lozère 3 F Sophie PANTEL
LR Lozère 4 H Alain Bertrand

MP Hautes-Pyrénées 1 H Bernard PLANO
MP Hautes-Pyrénées 2 F Viviane ARTIGALAS
MP Hautes-Pyrénées 3 H Cédric HAUROU BEJOTTES
MP Hautes-Pyrénées 4 F Françoise TEILLAGORY
MP Hautes-Pyrénées 5 H Michaël PINAULT
MP Hautes-Pyrénées 6 F Sylvie MATHELIN
MP Hautes-Pyrénées 7 H Dominique ARBERET
MP Hautes-Pyrénées 8 F Géraldine DUTHEIL
MP Hautes-Pyrénées 9 H Eric DUPUY

MP Tarn et Garonne 1 F Valérie RABAULT
MP Tarn et Garonne 2 H Parice GUARRIGUES
MP Tarn et Garonne 3 F Rose CAMBON
MP Tarn et Garonne 4 H Michel BENAZET
MP Tarn et Garonne 5 F Isabelle LAVERON
MP Tarn et Garonne 6 H François CAZES
MP Tarn et Garonne 7 F Femme Sté civile
MP Tarn et Garonne 8 H Eric BESSOU
MP Tarn et Garonne 9 F Femme Sté civile

LR Gard 1 H Damien ALARY
LR Gard 2 F Société civile
LR Gard 3 H Fabrice VERDIER
LR Gard 4 F Nelly FRONTANEAU
LR Gard 5 H Jean DENAT
LR Gard 6 F Karine MARGUTTI
LR Gard 7 H Christophe GENEIX
LR Gard 8 F Catherine EYSSERIC
LR Gard 9 H Mathieu LEMAL
LR Gard 10 F Emily PAGES
LR Gard 11 H Roland CANAYER
LR Gard 12 F Fatima EL HADI
LR Gard 13 H
LR Gard 14 F Chrystelle JIMENEZ
LR Gard 15 H Anthony ALARCON
LR Gard 16 F Mireille DAVID
LR Gard 17 H Fabien CRUVEILLER
LR Gard 18 F
LR Gard 19 H Robert MICHENON
LR Gard 20 F Nathalie RIBES EL FASSY
LR Gard 21 H
LR Gard 22 F Réservé

MP Aveyron 1 H Stéphane BERARD
MP Aveyron 2 F Monique BULTEL HERMENT
MP Aveyron 3 H Eric FAUCONNIER
MP Aveyron 4 F Emmanuelle GAZEL
MP Aveyron 5 H Fabrice VEYSSEYRE
MP Aveyron 6 F Christine CADAUX
MP Aveyron 7 H Jérôme FERRAND
MP Aveyron 8 F Christine VERNEREY
MP Aveyron 9 H Jean-Louis DENOIT
MP Aveyron 10 F Chloé COUFFIN

LR Hérault 1 H Hussein BOURGI
LR Hérault 2 F Béatrice NEGRIER
LR Hérault 3 H Christian ASSAF
LR Hérault 4 F Dolorès ROQUE
LR Hérault 5 H Jean-Luc BERGEON
LR Hérault 6 F Marie MEUNIER POLGE
LR Hérault 7 H Eric FARGEAS
LR Hérault 8 F Danièle AZEMAR
LR Hérault 9 H Claude ZEMMOUR
LR Hérault 10 F Michèle VERDELHAN
LR Hérault 11 H André LUBRANO
LR Hérault 12 F Josiane RICARD
LR Hérault 13 H Jean Noël BADENAS
LR Hérault 14 F Najiha DADI
LR Hérault 15 H Loïc LINARES
LR Hérault 16 F Gaëlle LEVEQUE
LR Hérault 17 H Laurent PRADEILLE
LR Hérault 18 F Zolika BRAFMAN
LR Hérault 19 H Brahim ABBOU
LR Hérault 20 F Dominique FOUILHE
LR Hérault 21 H Geoffrey BOULADE
LR Hérault 22 F Elsa PEINTURIER
LR Hérault 23 H Philippe SALASC
LR Hérault 24 F Tatiana CAPUOZZI BOUALAM
LR Hérault 25 H Jérôme LOPEZ
LR Hérault 26 F Maryse FAYE
LR Hérault 27 H Romain BLANC
LR Hérault 28 F Véronique MAUROY
LR Hérault 29 H Jean ARCAS
LR Hérault 30 F Pénélope GUILBAUD GREFFIE
LR Hérault 31 H Kleber MESQUIDA
LR Hérault 32 F Réservé

08 Juil

Régionales, Philippe Saurel « la guerre peut commencer une fois l’armée levée »

Le 29 juin dernier, Philippe Saurel a présenté sa candidature lors d’une conférence de presse. Mais le maire de Montpellier n’est pas encore candidat. Il doit monter 13 listes départementales avant de franchir véritablement le pas. Philippe Saurel est très clair. Il veut prendre le départ. Mais il n’est pas certain de franchir la ligne d’arrivée. De passage à Toulouse, le maire de Montpellier fait un bilan d’étape.

Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier

Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier

Midi-Pyrénées Politiques – Vous devez trouver 158 candidats dont 79 femmes et 26 suppléants dans les 13 départements de la Grande Région. Ou en êtes-vous de votre campagne de recrutement ?

Philippe Saurel. « J’ai ouvert une adresse mail ou les personnes intéressées peuvent me contacter. Il y a aussi des gens qui m’appellent. A ce jour, j’ai reçu 120 candidatures. Mais je veux monter une liste citoyenne. Je ne suis donc intéressé que par des maires, qui sont directement élus par les électeurs ou des citoyens. Les partis recyclent. Je ne veux que des gens incontestables. Pas des mecs écornés par le fonctionnement partisan. La constitution des listes doit être terminée fin octobre. Comme le dit Podemos, « la guerre peut commencer une fois l’armée levée ».

Midi-Pyrénées Politiques – Avez-vous pris contact avec Gérard Poujade ? Cet ancien vice-président de Martin Malvy, démissionnaire du PS souhaite également incarner un mouvement citoyen.

Philippe Saurel. « Il a pris contact avec moi. Mais cela ne va pas aller plus loin. Beaucoup de personnes s’improvisent citoyens. Il se découvre citoyen six mois avant le scrutin ».

Midi-Pyrénées Politiques – Votre liste citoyenne va donc dépasser les clivages politiques.

Philippe Saurel.  « Oui. Elle peut aller du centre droit à la gauche de la gauche. Ce sera une liste d’union républicaine. D’ailleurs ce sera la seule à pouvoir faire face au FN en renouvelant le jeu politique. C’est ce que j’ai réussi à faire à Montpellier au moment des municipales mais également aux départementales. Montpellier est la seule grande ville française a avoir été conquise par une liste citoyenne et la Métropole (NDRL Montpelier Méditerranée Métropole) est la seule métropole vraiment démocratique avec Brest. D’ailleurs, comme je l’ai dit à Manuel Valls, ce n’est pas un tsunami mais une vaguelette démocratique s’est levée et je n’ai pas le droit de la briser ».

Midi-Pyrénées Politiques – Au delà des listes, le nerf de la guerre, c’est l’argent. La campagne des régionales va être très onéreuse. Le plafond de dépense est fixé à 1,6 million d’euros. Vous avez un budget ? Et quel est son montant ?

Philippe Saurel. « Je ferai un meeting par départements et j’utiliserai les réseaux sociaux. J’estime que je serai en dessous du demi-plafond (NDLR fixé à 750 000 euros et qui permet d’être remboursé si la liste dépasse les 5% des suffrages exprimés).

Midi-Pyrénées Politiques – Vous êtes le maire de Montpellier. Le fait de vous lancer dans l’aventure des régionales vous place en porte à faux vis-à-vis des montpelliérains ?

Philippe Saurel. « Non. Je suis favorable à ce que Toulouse soit la capitale régionale et, dans mon programme régional, j’ai tout un volet sur l’équilibre des territoires et notamment l’équilibre entre Toulouse et Montpellier ».

Midi-Pyrénées Politiques – Comment allez-vous mener campagne ? Vous avez un programme ?

Philippe Saurel. « Le moment fort de la présentation des têtes de listes départementales et de la présentation de la liste va être la campagne électorale. Mais j’ai également un programme régional. Il s’articule autour de trois axes : l’équité territoriale, entre l’urbain et le périurbain, entre le rural et l’hyper rural, le développement économique avec 7 piliers dont l’agro-alimentaire et les transports et, enfin l’international. Sur ce dernier point il va falloir renforcer la collaboration Toulouse-Montpellier-Barcelone. D’ailleurs j’y travaille déjà ».

 

Propos recueillis par Laurent Dubois

03 Juil

Régionales, Guillaume Cros coordonne la campagne d’Europe-Ecologie

Depuis début juin, date d’une Assemblée Générale, « Europe-Ecologie » a choisi son coordinateur de campagne pour les prochaines régionales. Il s’agit d’un vieux routier de 46 ans : Guillaume Cros. Conseiller régional sortant, il affiche 4 (grosses) campagnes au compteur : 2 Régionales (2010 et 2015) aux côtés de Gérard Onesta et 2 européennes dont la dernière (2014) avec José Bové.

Guillaume Cros conseil régional EELV et coordonateur de la campagne pour les régionales

Guillaume Cros conseil régional EELV et coordonateur de la campagne pour les régionales

Gérard Onesta justifie ce choix : « je lui ai dit, il y a certainement mieux que toi mais cela fait 20 ans que l’on cherche et on n’a toujours pas trouvé. Il est très carré et il a la confiance des militants et une excellente connaissance du terrain. Les deux campagnes européennes (NDLR la circonscription comprend l’Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) lui assurent une parfaite connaissance du Languedoc. C’est un élu. Il a la fibre politique.En plus, c’est un ami. On peut se téléphoner à deux heures du matin ».

Concrètement, Guillaume Cros va coordonner les 4 pôles de la machine Verte : le pôle financier (gestion du compte de campagne, suivi des factures), le pôle communication (communiqués de presse, graphisme, web, stratégie), le pôle logistique (réservation de salle, location de matériel) et le pole programme (consultation d’experts).

Tous ces pôles sont composés une dizaine salariés et autant de bénévoles.

Laurent Dubois