21 Déc

Noël en décembre

Je ne suis pas cavalier. Chaque fois que je suis monté sur un cheval je suis redescendu. Très vite. Le nez dans la poussière. Néanmoins, pour des raisons familiales, je fréquente les écuries. Le hasard fait bien les choses. Une question politique a déboulé – au grand galop – dans les box. L’Europe aurait pu gâcher le noël de nombreux clubs équestres.

Dimanche 18 décembre. 15 km de Toulouse. Ecuries « En Graougnou ». Une centaine d’enfants et autant de parents fêtent noël. Les poneys portent guirlandes et emportent leurs jeunes cavaliers dans des jeux imaginés par les moniteurs. Des vapeurs de vin chaud et une odeur de chocolat montent au milieu des rires. Malgré un ciel couvert, aucun nuage noir.

Et pourtant…

Pendant des semaines, à Gragnague et ailleurs en Midi-Pyrénées, l’horizon a été menaçant. Une hausse – imposée par l’Europe – de la TVA planait. Ce coup de « cravache » bruxellois a « cabré » le milieu de l’équitation. Les professionnels du cheval ont « rué » dans les brancards. Non sans raison. Des milliers d’emplois étaient en péril.

Les responsables des écuries « En Graougnou » – Christophe et Hélène Giroud – confirment. Ils doivent recruter deux moniteurs. En cas d’augmentation de la TVA, une seule offre d’emploi aurait été publiée.

Tout cela appartient au passé. Le Parlement français a limité les dégâts. Un aménagement a été trouvé. La hausse est limitée. Néanmoins, une – mauvaise – impression demeure.

Décidemment, l’Europe a un problème avec les européens. Lointaine, hautaine elle alimente – par son « juridisme » – un sentiment de rejet. Face à la Crise, elle est présentée – à juste titre – comme une solution. Dans l’esprit de nos concitoyens, c’est une gêne. Pire une « adversaire ».

L’exemple de la TVA sur l’équitation est édifiant. Cette affaire a mobilisé – à des degrés divers – les six cent mille cavaliers français. Sans parler des familles et les salariés des entreprises concernées. Le message entendu est confondant : la réglementation communautaire « vaut » bien quelques emplois sacrifiés.

Malgré dix ans d’études juridiques et un doctorat en poche, cette « logique » m’échappe totalement. J’image la réaction des personnes n’ayant jamais gouté aux délices de la jurisprudence communautaire.

L’Europe a des qualités. Mais il lui manque un talent essentiel.

L’art de se faire aimer.

Gragnague-Ecuries En Graougnou

20 Déc

Quelle neutralité religieuse ? par Patrick Noviello


Quelle neutralité religieuse ! par france3midipyrenees

Imposer une neutralité religieuse aux crèches, centres de loisirs et autres nounous…

C’est la proposition de loi de la sénatrice de Haute-Garonne Françoise Laborde (RDSE, radicaux de gauche).

L’idée basée sur un principe de laïcité me paraît honorable.

Et pourtant elle a entraîné une véritable contestation comme cette manifestation la semaine dernière à Toulouse.

Au cœur de ce projet :
Toute structure ou personne qui accueille des enfants et bénéficie d’aides publiques doit s’astreindre à une neutralité religieuse.

Exemple pas de bénédicité chez la nounou ou de voile dans une crèche publique.

Et le privé peut également être mis à contribution.
On se souvient d’ailleurs de la jurisprudence Baby Loup où une employée voilée a été licenciée.

Bronca à l’extrême gauche et chez les Verts qui crient au flicage de la vie privée. Des socialistes partagés…

Bref le Sénat, désormais à gauche, a calmé le jeu…

Le vote de cette loi a été renvoyé à une date indéterminée.

Ou comment botter en touche.

16 Déc

Jean-Jacques Mirassou : une fine gachette

« La Voix Est Libre » est en vacances. Fêtes obligent. Mais, de mon côté, je ne suis pas en congés. Direction la permanence de Jean-Jacques Mirassou. Le sénateur de la Haute-Garonne a planté ses bureaux à Toulouse. Prés de la Halle aux Grains. Après le porche d’un immeuble, une petite cour. Devant les locaux, la voiture du parlementaire. Une Clio noire. Dans son coffre du matériel de chasse. Entre deux échanges, Jean-Jacques Mirassou glisse cette anecdote. Elle résume la teneur de notre discussion. Le sénateur a le doigt sur la gâchette. Il vise certains braconniers. Celles et ceux qui – au PS – font « assaut de civilité » à l’égard de François Hollande. Nouveaux convertis qui se lancent « dans une course à l’échalote ». Dans notre région, il y a « deux (hollandais) historiques, Bertrand Auban et moi-même ». Jean-Jacques Mirassou relativise. « Ce n’est pas grave ». « Nous avons une obligation de résultat ». Après une décharge – un peu assassine – l’apaisement. Un appel à toutes les bonnes volontés. Quelles soient – comme lui – de la première heure ou – comme beaucoup – de la dernière minute.

LD

15 Déc

Albi au menu

Guillaume Cros nous invite à déjeuner. Laurent Mazurier, Patrick Noviello et moi-même acceptons l’invitation. Au menu Albi et les prochaines municipales. Le président du groupe Europe Ecologie à la Région n’est pas tenté par les législatives de mai prochain. Il laisse cela à d’autres, En revanche, entre les œufs mimosas et le dessert, il nous annonce sa candidature : « Albi est, depuis son classement à l’Unesco, une ville historique de référence. Elle doit devenir une ville de référence en matière de développement durable et d’écologie ». Le repas se déroule dans un restaurant en face de l’hippodrome de la Cépière. Le lieu inspire Guillaume Cros. Laurent, Patrick et moi-même nous faisons la même remarque. Il est dans les « boîtes » de départ.

LD

Catherine Lemorton aux petits soins pour François Hollande

Catherine Lemorton aux petits soins pour François Hollande

Catherine Lemorton appelle d’un taxi. La ligne est claire. Elle donne de la voix pour François Hollande : « mon but est la victoire de François Hollande ». Cela tombe bien. La députée de Haute-Garonne vient de rejoindre le staff du candidat socialiste. Elle est visiblement heureuse de le faire savoir. Marisol Touraine lui a annoncé la bonne nouvelle par téléphone cette semaine. L’élue toulousaine intègre le pool social. Elle est en charge des professions libérales de santé. Le travail a déjà commencé. Elle a adressé hier – mercredi 14 décembre – une note sur l’uniformisation des diplômes européens. En écoutant Catherine Lemorton, une question me vient immédiatement à l’esprit : « cette appartenance à l’équipe de campagne de Hollande, un pas vers un ministère ? ». Réponse, à l’autre bout du fil, « après l’élection de François Hollande, mon second but est d’être réélue députée et de rapporter sur des textes ». Cette déclaration réveille, dans ma mémoire, un dicton mitterrandien « y penser toujours, n’en parler jamais ».

LD

08 Déc

« Accouchement sous x » par Patrick Noviello


EDITO_LVEL_ACCOUCHEMENT par france3midipyrenees

La fin de l’exception française…
D’un principe qui remonte à 1941 et au Régime de Vichy…

Brigitte Barèges veut réformer l’accouchement sous X…
C’est le but d’un projet de loi qu’elle a déposé cette semaine.

La secrétaire nationale de l’UMP à la protection de l’enfance demande la levée de l’anonymat de la mère.
Mais le secret, lui, serait maintenu jusqu’à la majorité de l’enfant.

Ce projet est soutenu par plusieurs associations mais inquiète le planning familial.
Il redoute notamment le retour des boîtes à bébé
.
Certains professionnels de santé craignent aussi la hausse des abandons, des grossesses non suivis voire des décès de fœtus.
« Non cette levée de l’anonymat n’a pas entraîné une hausse des infanticides dans les autres pays européens » rétorque Brigitte Barèges.

La maire de Montauban qui dit je cite « penser à ces hommes et femmes en détresse à la recherche du premier maillon de leur vie ».
De l’humanité donc dans cette action politique.

Reste maintenant à savoir que répondront Assemblée et Sénat à cette proposition.

Bernard Carayon : baïonnette au canon, napalm comme munition

La présidentielle approche. Bernard Carayon avance baïonnette au canon. Le député du Tarn travaille au corps ses militants. Dans un courrier interne, il lance – selon ses termes – un « appel au combat ». Les armes utilisées sont du « napalm ». Les mots sont gluants, incendiaires.

« Voulez-vous que les Algériens, les Turcs et les Américains « fassent la loi » chez nous ? ». Une victoire des socialistes conduira à la « légalisation des drogues ». La « guerre » de Bernard Carayon est sans dentelle.

François Hollande et une éventuelle alternance sont criblés de plomb. Les munitions de l’élu UMP sont « conventionnelles ». Elles sortent de l’arsenal de son parti. Hostilité farouche au vote des immigrés. Caricature rageuse, hargneuse, d’une Gauche irresponsable et dépensière. Bernard Carayon applique le manuel.

Il le fait sans complexe. Ni mauvaise conscience. Les positions musclées ne le choquent pas. Dans sa jeunesse, sur les bancs de la faculté, il a fréquenté un syndicat d’extrême droite. Un syndicat familier des coups de poing. Le GUD. Plus tard, au ministère de l’Intérieur, il a été le « bras armé » d’un proche de Charles Pasqua. Robert Pandraud.

En parlant d’invasion nationale ou en stigmatisant la Gauche, Bernard Carayon est sur ses « terres ». Ses terres idéologiques. Mais aussi électorales. Grand gagnant du nouveau découpage des circonscriptions, Bernard Carayon conserve, dans son giron, des fiefs de droite. Notamment de gros cantons Castres.

S’agissant des législatives, la maison Carayon ne brûle pas. La Place Beauvau a bien servi un de ses anciens serviteurs. Certains parlementaires ont reçu un mauvais coup de ciseau. Ils se retrouvent avec des terrains de chasse improbables. Mélangeant des territoires hétérogènes.

Bernard Carayon échappe à ces tourments. Mais il en a un autre : mai 2012.

Sa « vraie » bataille ce sont les présidentielles.

En 1997, il a perdu son mandat de député. Une socialiste – Monique Collange – lui a ravi son siège. Bernard Carayon a expérimenté une évidence : le climat national impacte les législatives. L’inversion du calendrier électoral renforce ce jeu de domino. Plus que jamais, la présidentielle « fait » les législatives.

Un échec de Nicolas Sarkozy peut renvoyer Bernard Carayon à ses chères études sur l’Intelligence Économique.

Il le sait. Il cogne.

06 Déc

Chômage : Pourquoi Midi-Pyrénées s’enfonce ?. Samedi 10 décembre dans la Voix est libre

Chômage : Pourquoi Midi-Pyrénées s’enfonce ?

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Baisse du travail en intérim, hausse du chômage longue durée, crise et activité ralentie…
Malgré une économie aéronautique au top, l’emploi est en berne dans notre région depuis le début de l’année.
Des secteurs comme ceux des PME ou de l’agriculture ne répondent plus à l’afflux de population.
La métropole toulousaine génère et monopolise même parfois la majorité des offres.

Pour analyser ce phénomène, trois élus de la commission emploi du Conseil régional seront avec nous en plateau :
Annie Bonnefont, conseillère régionale Europe-Ecologie, Denis Parise conseiller régional, groupe socialiste, et Elisabeth Pouchelon conseillère régionale UMP.

« Chômage : Pourquoi Midi-Pyrénées s’enfonce ? » c’est samedi à 11h30 dans La Voix est Libre.

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