07 Nov

En réponse au commentaire

par midi-pyrenees-politiques-france3

Merci pour votre belle et instructive leçon de géographie électorale.

Vous avez raison. La 3eme circonscription n’est pas Neuilly-sur-Seine. Son caractère de Droite est relatif. Dans un Toulouse et une Haute-Garonne « roses vifs », la 3eme est – toutefois – une circonscription « ciselée » par l’UMP, pour un candidat UMP : Jean-Luc Moudenc.

Les ciseaux d’Alain Marleix « coupent » Ramonville. De même, quatre bureaux de vote – école Sauzelong – du canton Toulouse 9 « disparaissent ». Ils « paient » une fâcheuse habitude. Ils penchent à Gauche. Beauté ultime du découpage, Verfeil – canton rural de Droite – est « collé » à la 3eme. Il rejoint ainsi son homologue – très urbain – Toulouse 2.

Vous contestez le caractère de Droite des Carmes. Peu importe. Laissons de côté le fait que Toulouse 2 est le seul, le dernier canton détenu par la Droite sur Toulouse. Son élu UMP – André Ducap – appréciera. En revanche, un fait est certain. La 3eme circonscription de Haute-Garonne est « offerte » à Jean-Luc Moudenc.

Ce cadeau – négocié !? – est « empoisonné ».

Une défaite éventuelle serait encore plus cruelle. On comprend la position de son entourage. Il s’agit de faire oublier que la 3eme est « livrée » sur un plateau. Une victoire est loin d’être acquise. Et, évidemment, pour perdre avec dignité il faut exagérer l’adversité. C’est de bonne guerre.

Visiblement, l’ancien maire de Toulouse est lucide. Il est conscient du risque. Sans la contrainte de Jean-François Copé, il aurait écarté le « calice » des législatives. Il n’a pas eu le choix.

Vous parlez d’une candidature Moudenc naturelle, incontestée et incontestable. C’est vrai. Au niveau local, la route est libre. François Chollet est écarté. En revanche, un « parachutage » national était toujours possible.

Si vous avez des informations sur le sujet…

par drageesfuca Bonjour,

A ce que je vois, il ne serait pas inutile d’apporter quelques précisions pour rectifier quelques affirmations erronées concernant la 3ème :

La 3ème circonscription n’est pas sociologiquement de droite: la gauche y a été majoritaire en 2007 aux législatives en recalculant les résultats selon le nouveau découpage. Malvy y a fait 60% en 2010. Les quartiers Camille Pujol et Carmes sont de gauche désormais, et non de droite ! D’ailleurs, une étude très intéressante du Centre d’Etudes Politiques, parue dans Le Monde, est sans appel sur ce point !

Par ailleurs, JL MOUDENC n’avait besoin de barrer la route à aucun concurrent par sa candidature : cette dernière fait en effet l’unanimité dans son propre camp depuis longtemps !

03 Nov

La Voix est libre du 5 novembre

Crise Européenne : quelles répercussions pour notre région ?

Voir l’émission

Dettes publiques, polémique autour du référendum grec…

L’Europe est-elle en train de perdre toute crédibilité ou au contraire la crise va-t-elle la faire se cosntruire plus vite ?
Réponse avec nos élus du grand sud-ouest au parlement de Strasbourg.

En plateau pour débattre :

  • Christine de Veyrac pour l’UMP
  • Françoise Castex pour le PS
  • José Bové pour Europe Ecologie-Les Verts (en duplex de Millau)

Tous les 3 nous expliqueront également quelles répercussions peut avoir cette crise européenne pour certains de nos grands projets régionaux.

Crise Européenne : quelles répercussions pour notre région, c’est samedi à 11h30 dans « La Voix est Libre » sur France3 Midi-Pyrénées.

01 Nov

Jean-Luc Moudenc et 2012 : avantage marginal, risque maximal.

Jean-Luc Moudenc est candidat aux législatives. En juin 2012, il sera sur les marchés. Des tracts à la main. Objectif : le Palais-Bourbon. Cette ambition est forcée. L’ancien maire de Toulouse a une obsession : Toulouse et sa mairie. La case « députation » est – pour lui – un « mal nécessaire ».

16 mars 2008, Pierre Cohen est élu au Capitole. 16 mars 2008, Jean-Luc Moudenc découvre les résultats. Et, immédiatement, il pense à une seule chose : récupérer son fauteuil. 1209 voix lui coutent son mandat. 1209 voix le lancent en campagne. Dans son esprit, l’étroitesse de la défaite est prometteuse. Elle dessine une victoire future.

Mais, avant 2014, il y a 2012 et ses législatives.

A priori, c’est une formalité.

La circonscription de Jean-Luc Moudenc est taillée sur mesure. Elle intègre le canton 9. Dont l’ancien conseiller général est…Jean-Luc Moudenc. Elle englobe le dernier canton de Droite sur Toulouse. Celui des Carmes. Surtout, Ramonville n’est pas dans son périmètre. Ce fief de Gauche – berceau de Pierre Cohen – est exclu du jeu.

Bref, le ministère de l’Intérieur fait bien les choses. En dehors de Balma – entre les mains du socialiste Alain Fillola -, les futurs électeurs de Jean-Luc Moudenc sont triés sur le volet.

Malgré tout, il hésite. Tergiverse. Finalement, c’est la visite de Jean-François Copé qui tranche. Le patron de l’UMP exige des gages de fidélité. Le soldat Moudenc doit monter au front. Sans fleur au canon.
Un siège de député est un petit atout. Il crée une dynamique. En revanche, un échec complique la route du Capitole.

Pour Jean-Luc Moudenc, les législatives se résument à une équation : « avantage marginal, risque maximal ».

La découpe – millimétrée – de la circonscription ne garantit rien.

L’élection législative est totalement « impactée » par les présidentielles. Une vague Rose peut emporter les digues sociologiques. Une sortie pour le sortant –Nicolas Sarkozy – poussera Jean-Luc Moudenc dans le fossé.

Une seule consolation. L’éternel candidat au Capitole barre la route à un concurrent. Un autre candidat – venu d’une écurie « amie » – ne le dépassera pas par la Droite.

Un îlot de satisfaction dans un océan de tension.

29 Oct

PRIMAIRES : FANTOME ET DEMONS

Pari gagné. Des isoloirs pleins. Un vainqueur confortablement élu. Les primaires sont un succès. En Midi-Pyrénées, les électeurs ont été nombreux. 182 500. Et le score de François Hollande est imposant. 5 à 10 points au-dessus du niveau national.

La campagne a été dure. Martine Aubry rude. « Gauche molle ». « Le loup est dans le flou ». La maire de Lille a sorti les crocs. Les coups de dents, les coups de sang ont ponctué le second tour. Dans ce contexte, les plaies peuvent suppurer. Les battus – aubrystes et fabusiens – vont-ils succomber à un vieux démon : les petits meurtres entre « camarades ».

Le fantôme de 2007 hante le PS. Les socialistes vivent avec un spectre : la guérilla entre la candidate Royal et le Parti. Ce précédent éveille, réveille les craintes d’une division fratricide.
A l’heure actuelle, le front est calme. Après son échec, Martine Aubry a rendu les armes rapidement, proprement. La convention d’investiture : pacifique, réussie. La situation peut se dégrader. Mais François Hollande est sur de bons rails.

Des « molosses » veillent sur le troupeau. La députée de Haute-Garonne – Catherine Lemorton – « grogne ». Elle a soutenu Martine Aubry. Désormais elle menace : les « brebis galeuses » seront ramenées dans le rang.

La menace du bâton est inutile. Une « carotte » est plus efficace. Une carotte au goût de portefeuilles ministériels, de sièges à l’Assemblée. La possibilité d’une victoire est le meilleur des « gendarmes ». La dernière victoire aux présidentielles remonte au siècle dernier, en 1988. Et les derniers ministres socialistes doivent leurs maroquins à Lionel Jospin.
Cette cure d’opposition aiguise les appétits. Achète la paix des esprits. Si on ajoute à cela, le tempérament fédérateur de François Hollande et la netteté de sa victoire, la guerre des roses est improbable.
Improbable. Mais pas impossible.

La Rancœur a ses raisons que la Raison ne connait pas.

26 Oct

On ne devrait jamais quitter Montauban – Edito de Patrick Noviello


EDITO_LVEL_MONTAUBAN_2610 par france3midipyrenees

Au début, une invitation… un cœur ou une tomate qui nous dit : « rendez-vous le 20 octobre, 9h30 place du Capitole. » Jusque là, rien de bien polémique au contraire plutôt original comme concept com’.

Ensuite un communiqué éclaircit tout ça. Brigitte Barège donne une conférence de presse, place du Capitole à Toulouse pour parler… du Grand Montauban. Début d’interrogation.

Enfin dernier étage de la fusée : une campagne d’affichage. « 25 minutes ! Comme un quartier ». Autrement dit : « Habiter Montauban c’est comme habiter un quartier toulousain en termes de temps de route. » Un argument sensé attirer particuliers et entreprises vers la préfecture du Tarn et Garonne.

Les montalbanais n’ont pas tous apprécié la comparaison. Et l’opposition de s’engouffrer dans la brèche : Montauban n’est pas un quartier de Toulouse.

Moralité : Même pour lancer une campagne de pub, On ne devrait jamais quitter Montauban.

21 Oct

Après La Primaire, la campagne ? – samedi 22 octobre à 11h30

Cette semaine, la Voix est Libre revient sur la Primaire citoyenne organisée par le Parti Socialiste.
En plateau :

Kader Arif
Député Européen PS

Martine Martinel
Député de Haute-Garonne PS

Vincent Terrail-Novès
Conseiller Régional UMP

Après cet exercice démocratique inédit, place maintenant à la confrontation d’idées et de programmes.
L’heure de la campagne est-elle déjà venue ou est-ce que chaque camps va temporiser pour s’organiser?

Réponse samedi à 11h30 dans La Voix est Libre sur France 3 Midi-Pyrénées.

A bout de nerfs – Edito de Patrick Noviello


A bout de nerfs ! Edito de Patrick Noviello par france3midipyrenees

A bout de nerfs…

Des infirmiers psychiatriques du CHU en grève depuis trois mois et qui s’enchaînent aux grilles de leur direction…

Une employée de Pôle Emploi de Muret en grève de la faim pour protester contre la nouvelle façon de travailler qu’on lui impose.

Des agents des finances toulousains qui s’insurgent contre les agressions dont ils sont victimes…

Peut-être un peu plus fort qu’ailleurs en France, notre fonction publique régionale se révolte.

Et pendant ce temps que font les Politiques ?

Une Primaire citoyenne pour les socialistes, une critique de cette Primaire citoyenne pour la droite.

A Matignon, François Fillon reste à la barre.

Et annonce… un budget d’austérité.

Pas de quoi regonfler les voiles ou le moral.

Pas de quoi surtout faire oublier le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Dernière mesure phare du gouvernement restée dans les esprits des citoyens.

La preuve aujourd’hui encore elle révolte les principaux concernés.

14 Oct

La primaire, oui mais jusqu’où ?


La primaire, oui mais jusqu'où ? – par france3midipyrenees

La Primaire oui mais jusqu’où ?

Succès indéniable de l’exercice avec près de 175000 votants en Midi-Pyrénées.

Occupation médiatique réussie pour l’ensemble des candidats.
Y compris les moins connus comme notre régional Jean-Michel Baylet.

Seulement ne fallait-il pas s’arrêter là ?
Un tour n’aurait-il pas suffit ?

La légitimité des urnes ne va-t-elle pas s’effacer face aux traditionnelles tractations d’appareil ?

A fleuret moucheté jusqu’à présent, l’affrontement risque de se durcir entre les deux finalistes.

Une chose est sûre : le vainqueur sortira certainement affaibli de cette dernière ligne droite.

Autre question : les votants seront-ils aussi nombreux au second tour ?

L’exercice démocratique a parfois ses limites.

Elles ont peut-être été atteintes aujourd’hui.

11 Oct

Midi-Pyrénées est elle durable ? – Samedi 15 octobre à 11h30

Pour deux jours cette semaine, notre région accueille les

6èmes assises nationales du développement durable.

Voir l’émission

Une région peut-elle agir à elle seule et à son échelle sur l’environnement ?
Que fait Midi-Pyrénées pour préserver ses ressources naturelles ?
Croissance et écologie sont-elles compatibles ?

Réponse avec nos invités : Françoise Dedieu Casties, vice-présidente Europe Ecologie de la région, Gérard Poujade, conseiller régional socialiste et Sacha Briand élu UMP, tous deux membres de la commission développement durable.


Contribuez et suivez en direct les 6èmes assises nationales du Développement Durable

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