23 Sep

Va y avoir du sport


Va y avoir du sport – L'édito de Patrick Noviello par france3midipyrenees

Va y avoir du sport !

A la mairie de Toulouse, l’UMP est divisée en deux groupes d’opposition.
L’un officiel « Toulouse pour tous » emmené par Jean-Luc Moudenc.
L’autre dissident « Toulouse Métropole » a pour leader Jean-René Bouscatel.
Ce dernier préside aussi le Stade Toulousain.
Une double casquette qui a donc engendré pour lui ces derniers jours une double mêlée ouverte.

L’avocat d’affaire a d’abord du batailler avec la fédération française de rugby.
Cette dernière lui débauche un de ses entraîneurs pour le Quinze de France.

Deuxième front avec une instance nationale pour Bouscatel : la visite du secrétaire général de l’UMP à Toulouse.
Copé débarque pense-t-on pour pacifier ses troupes et éventuellement adouber Jean-Luc Moudenc pour les Municipales.
Jean-René Bouscatel n’est pas membre de l’UMP.
Ce sont donc ses trois colistiers à la mairie de Toulouse qui rencontrent Jean-François Copé.
« Un entretien vif où tout a été dit » parait-il.

A l’arrivée aucun candidat UMP n’est investi pour les Municipales 2014.
« C’est une première victoire » commente-on du côté de « Toulouse Métropole ».

En attendant, il y a toujours deux groupes d’élus UMP au Capitole.

Bref comme on dit : va y avoir du sport.

22 Sep

Monnerville : l’improbable retour

28 avril 1959. Un lotois obtient un titre rare. Gaston Monnerville devient – au Sénat – le premier et le dernier président de Gauche. Après lui, la Droite et le Centre occuperont– sans interruption – le fauteuil.

25 septembre 2011. La « malédiction » va-t-elle être brisée ? Un nouveau « Monnerville » peut-il sortir des prochaines sénatoriales ? Beaucoup en parlent. Certains y croient. Ce retour est improbable.

Deux sièges dans les Hautes-Pyrénées. Deux autres dans le Lot. Aucun suspens du côté de Cahors. Très peu vers Tarbes. En Midi-Pyrénées, les sénatoriales « brillent » par leur transparence. Néanmoins, sur les bords de la Lèze, la tension monte. L’attention augmente. Le département de l’Ariège est extérieur au scrutin. Mais un de ses élus est au cœur de la bataille.

Jean-Pierre Bel mène campagne. Un jour en Moselle. Un autre à la Réunion. Le patron du groupe PS soutient ses troupes. Distribue fiches techniques et poignées de mains.

Le sénateur ariégeois est candidat sans être candidat. Son siège n’est pas en jeu. Mais, une semaine après le renouvellement – partiel – du Sénat, une élection l’attend. Le 1er octobre – au terme d’un conclave digne du Kremlin et du Vatican -, un nouveau président sera élu. Ses chances de succès sont indexées sur la première étape. Celle du 25 septembre.

Jean-Pierre Bel est ariégeois. Il connait le dicton sur l’ours et sa peau. Il cultive la prudence. Refuse tout pronostic.

Il a raison.

Trois menaces planent.

D’abord, le scrutin du 25 septembre concerne la moitié des sièges. Une partie des sénateurs qui « couronneront » le futur président est issue des élections de…2004. La Droite peut compter sur un réservoir de voix.

Ensuite, le mode de scrutin est hostile. La France est un beau pays. Tolérant et ouvert. Montesquieu cohabite avec Machiavel. Rousseau avec Fouché. Pour protéger sa citadelle, le gouvernement a retouché la proportionnelle applicable aux sénatoriales. La barre a été rehaussée. Conséquence : des sièges plus difficiles à décrocher pour la Gauche. Pour la Droite, des gains potentiels. Notamment dans la Manche, le Morbihan et le Loiret.

Enfin, dernière ombre. Domestique celle-ci. La cuisine des alliances est imparfaite. Elle exhale un arrière goût de division. La Gauche n’est pas complètement unie. Des listes dissidentes vont créer une dispersion et coûter des voix. C’est le cas, par exemple, dans le Val-de-Marne ou les Hauts-de-Seine.

Pour la Gauche, le Sénat est un terrain de cross. Parsemé d’obstacles et de fossés. Majoritaire dans les communes, les régions et les départements, elle devrait avancer sur un tapi rouge. En fait, dimanche prochain, c’est un chemin « noir » qui l’attend. Celui d’une légitime frustration.

Les ambitions présidentielles de Jean-Pierre Bel porteront aussi – probablement – le « deuil ». Pour grimper sur le « plateau », il devra attendre le prochain renouvellement. Avec des « grands électeurs » et des sénateurs plus favorables à son camp.

L’ascension sera enfin possible. Mais toujours aussi difficile.

En 2014, les « camarades » de cordée ne manqueront pas.

Ils auront un piolet entre les dents.

Voix est Libre spéciale Sénatoriales – samedi 17 septembre à 11h20

Voix est Libre spéciale Sénatoriales

Le Sénat peut-il basculer à gauche ?

Réponse le 25 septembre prochain.

Avec nous pour débattre de l’enjeu de ce scrutin : Jean-Pierre Bel.

Le sénateur de l’Ariège préside le groupe socialiste au palais du Luxembourg et pourrait bien prendre la place de Gérard Larcher si ces élections donnaient la victoire à la gauche.

Avec lui, nous reviendrons également sur l’actualité politique du moment et entendrons un des leaders de l’UMP régional dans ce scrutin, Gérard Trémèges.

La Voix est Libre Spéciale Sénatoriales en ligne

15 Sep

Le retour des nationalisations ?


Le retour des nationalisations ? – Edito de… par france3midipyrenees

Il y a parfois en politique des mots symboliques qui font leur retour.

Cette semaine c’est le mot nationalisation !

Samedi soir, Gérard Bapt, participe dans le Tarn à une réunion publique.
Le thème : l’indemnisation des victimes présumées du Médiator.

Le député socialiste de Haute-Garonne annonce alors sa proposition : nationaliser les laboratoires Servier.
« Une nationalisation sanction » selon lui.

« Si l’Etat indemnise les victimes du médicament anti-diabète, il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que les contribuables qui paient » explique le président de la mission parlementaire sur le Médiator.

Et de nationalisation on en reparle à droite comme à gauche au sujet des banques françaises cette semaine.
Certaines d’entre elles ont perdu plus de 10% en bourse.

Mais là l’effet serait inverse : on nationaliserait pour que l’Etat aide un secteur qui a toujours fait des profits.
Pour Michel Sapin, ancien ministre socialiste des finances : « On est à côté de la plaque ».

Le gouvernement, lui, préfère évoquer une éventuelle recapitalisation.

Un mot moins symbolique… peut-être pour mieux faire passer la pilule.

14 Sep

Sirène alarmante.

Sirène alarmante.

François Hollande joue les sirènes. Il flatte l’oreille des enseignants et – pour les charmer – promet des milliers d’emplois. Cette sérénade tire vers le fond. Elle est alarmante.

L’Education Nationale est un radeau de la Méduse. Quelques rescapés restent à flot. Mais de très nombreux postes ont bu la tasse. Dans le Tarn ou les Hautes-Pyrénées, le professeur des écoles est un naufragé.

François Hollande propose une bouée géante : 70 000 recrutements.

Il s’agit d’une baudruche. Elle va exploser sur les grilles de l’Elysée.

En cas de victoire, le président Hollande devra dégonfler sa belle promesse. Le PS souhaite recruter des policiers, créer des emplois aidés. Le candidat aux primaires alourdit la facture et puise encore plus dans les caisses – vides – de l’Etat.

Cette attitude est irréaliste. Et les circonstances atténuantes n’existent pas.

En 1983 la Rigueur surprend les socialistes.

En septembre 2011, elle est assise à table. Elle attend – de pied ferme – le futur locataire du Faubourg Saint Honoré. Augmentation des impôts et réduction des dépenses publiques sont à l’horizon.

Les présidentielles de 2012 sont redoutables. Elles posent un double défi. Affronter la dure réalité budgétaire et assumer des décisions « abrasives ». Eviter de sombrer dans une Rigueur mortifère et inventer des remèdes limitant les effets secondaires.

Bref, courage et imagination s’imposent.

La proposition de François Hollande contredit ces deux qualités.

Le candidat aux primaires est doublement classique. Il cajole une clientèle traditionnelle : les enseignants. Et il le fait en utilisant le bon vieux levier de l’emploi public.

Ce n’est pas de bon augure.

Ses soutiens ont bien perçu le malaise.

Un de ses relais haut-garonnais – le sénateur Jean-Jacques Mirassou – était l’invité de La Voix Est Libre, samedi 10 septembre.

Au maquillage, après l’émission, il a été interrogé sur l’affaire des recrutements.

Réponse : un silence éloquent.

08 Sep

Une rentrée politique

Cette saison sera politique.
On vous avait prévenus.

Jean-Michel Baylet bat déjà la campagne pour les primaires socialistes. Le patron du PRG ne se fait guère d’illusions quant à l’issue de la bataille. Mais de cet exercice imposé, il tirera la marge de manœuvre de son parti. Objectifs : obtenir des portefeuilles si la gauche revient à l’Elysée ou au moins des circonscriptions en vue des Législatives.

Un PRG qui va compter ici, chez nous, sur les Sénatoriales. Il détient deux des 4 sièges à renouveler sur ce scrutin. Gérard Trémèges, lui, ne s’en préoccupe pas. Candidat dans les Hautes-Pyrénées, le leader UMP régional préfère rencontrer les grands électeurs plutôt que venir débattre avec nous en plateau. Les victoires ne se gagnent pas toujours devant les caméras.

Et puis il y a ceux qui voient plus loin encore, comme Jean-Luc Moudenc. L’ancien maire UMP de Toulouse est déjà reparti à la conquête du Capitole sans penser encore à s’arrêter par la case Législatives. Face à lui, Pierre Cohen aussi en campagne mais aux côtés de Martine Aubry, comme la semaine dernière à Marseille.

Bref : Sénatoriales, Primaires au PS, Présidentielle, législatives..
On vous l’avait dit que cette saison serait politique.

07 Sep

Jean-Luc Moudenc et les Municipales 2014
« Vous serez-candidat à la mairie de Toulouse ? » l’interroge Pierre Nicolas, présentateur du journal.
Réponse de l’intéressé président de l’UMP 31 et ancien maire de Toulouse : « Ecoutez, je n’ai pas l’âge de la retraite ! »
Journal régional de 19h, dimanche 4 septembre.

Crise : le parlement espagnol vote « la règle d’or »
« Dans un monde en crise économique, il ne peut y avoir une vérité d’un coté des Pyrénées différente de l’autre. »
Jean-Luc RIVIERE
Conseiller régional Parti radical

Affaire du  Médiator
« Servier, une entreprise qui développe des méthodes perverses »
Gérard Bapt, député PS de la Haute-Garonne, rapporteur spécial de la mission
Santé de l’Assemblée nationale.
Libération 7 septembre 2011

05 Sep

Samedi 10 septembre à 11h30 – Face à la crise : le régime minceur

La voix est libre – face à la crise : le régime… par france3midipyrenees

Face à la crise : le Régime Rigueur.

C’est le titre de cette première émission de la saison.
Après la crise financière, nous avons vu arriver cet été la crise des finances publiques. Autrement dit nos états sont exsangues, la dette enfle un peu plus voire beaucoup plus à chaque seconde.
Pour ordre d’idée la dette de la France est de 1646 milliards d’euros soit plus de 84% de son Produit Intérieur Brut.
Face à cela les gouvernements doivent réagir et faire des choix cruciaux.

Avec  nous pour débattre : deux parlementaires.
Yves Censi, député UMP de l’Aveyron et membre de la commission des finances de l’assemblée nationale.
Face à lui Jean-Jacques Mirassou, sénateur socialiste de la Haute-Garonne en charge des affaires économiques.

Également en plateau Laurent Dubois, notre politologue.
Présentation : Patrick Noviello

Que peuvent les Politiques face à la crise des finances publiques et qui va payer ? Réponse samedi à 11h30 dans « La Voix est Libre » sur France3 Midi-Pyrénées.

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