19 Avr

Myriam Martin : « je n’imaginais pas être devant le public du Front de Gauche »

MM

Myriam martin, place du Capitole à Toulouse

Myriam Martin fait un double parcours. En rejoignant, à la sortie de son travail, la place du Capitole elle parcourt des kilomètres. Les kilomètres séparant le Cap’ du lycée professionnel dans lequel elle enseigne. Bien sur. Mais, surtout, elle franchit une frontière. Une frontière politique. Elle s’est éloignée du NPA pour rejoindre le Front de Gauche. D’ailleurs, notre entretien se déroule sous le portrait géant de Jean-Luc Mélenchon. Pour elle, son nouveau passeport n’est pas inconditionnel. « Je vais venir avec mes idées. Même si ça fait c… ». Dans son esprit, le Front de Gauche est un rassemblement. Et un rassemblement suppose des apports différents. Parfois des divergences. En attendant, dans quelques minutes, elle va monter à la tribune. « C’est impressionnant ». Elle a « le tract ». « Quelques semaines plutôt, (elle) n’imaginai(t) pas être devant le public du FG ».

LD

Mélenchon dans le texte

Meeting de Jean-Luc Mélenchon, place du capitole à Toulouse

Deux tarnais à Toulouse. Bernard Cottaz-Cordier et Alain Dussel viennent du département de Jaurès. Ils sont dans la Ville Rose pour brandir un drapeau rouge. Celui du Front de Gauche. Place du Capitole, ils attendent Jean-Luc Mélenchon. Avant le début du meeting, derrière la scène, ils racontent leurs parcours. Alain Dussel a découvert Mélenchon dans les livres. Cet ancien instituteur a suivi de conseil de lecture de sa femme. Elle lui conseille le best-seller de « Méluche », « Qu’ils s’en aillent tous ». Il le lit. Et, depuis, ce « vétéran » des manifs – 95, 2003, contre le TCE, pour les retraites – suit Mélenchon. Pour lui et son camarade, « il faut prendre les places pour prendre toute sa place ». Leur présence sur celle du Capitole est un moment politique fort. Ils sont enthousiastes. Les hauts parleurs, les drapeaux et la musique aiguisent leur ardeur. Mais ils n’ont pas attendu le pavé toulousain pour entrer en campagne. Une campagne qu’ils jugent dynamique. Il ne « faut pas dire que la campagne intéresse personne. Tous les jours, dans le Tarn, des dizaines d’assemblées citoyennes se réunissent ». D’après eux, ce mouvement est profond. « A Massaguel, un village de 350 habitants, une assemblée citoyenne a réuni 50 personnes ». Pour Bernard Cottaz-Cordier, « c’est du jamais vu ». Alain Dussel explique ce succès : « on parle de tous les sujets. En toute liberté ».

LD

16 Avr

« Agriculture : danger sécheresse », dans la Voix est libre samedi 14 avril

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Les pluies de ces derniers jours n’y feront rien. La situation est de plus en plus alarmante pour nos cultures : la sécheresse s’annonce pire que l’an passé.
Est-ce uniquement un problème de climat ? Les paysans ne doivent-ils pas changer leurs habitudes de culture ?
Les pouvoirs publics locaux ont-ils mis en place tout ce qu’ils pouvaient.

Avec nous pour débattre deux leaders syndicaux régionaux :
Hervé Peloffi secrétaire général de la FRSEA
Henri Sallanabe porte-parole de la Confédération Paysanne.

03 Avr

Quel avenir pour nos universités ?, c’est samedi 7 avril à 11h30

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Les élections viennent de se dérouler à la tête des Facs.
Nous allons donc ouvrir le débat sur leur futur.
Qu’a changé la loi sur l’autonomie des universités ?
Qu’en est-il des moyens dont elles disposent ?
Les frais d’inscription resteront-ils accessibles ?
Va-t-on vers une sélection des étudiants ?
Toulouse est-elle en passe de devenir un pôle de recherche et d’enseignement reconnu dans le monde entier ?

Pour débattre avec nous deux universitaires pressentis pour être présidents d’universités  :
– Jean-Michel Minovez pour le Mirail et
– Bertrand Monthubert
pour Paul Sabatier.
et
Boris Menard responsable de l’observatoire de la vie Etudiante

28 Mar

Affaire Merah : des questions en suspens, c’est samedi 31 mars à 11h30

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10 jours après l’assaut du raid qui a conduit à la mort de Mohamed Merah, des questions continuent de se poser.
Les drames vécus à Toulouse et Montauban  sont-ils le fait d’un fanatique isolé ou doivent-ils nous pousser à réfléchir sur notre société ?

En plateau avec nous pour apporter des éléments de réponse : policier, avocat et éducateur :

– Didier Martinez, représentant unité SGP Police

– Christian Etelin, ancien avocat de Mohamed Merah

Laurent Dubois nous éclairera également sur le rôle des politiques après ces drames.

« Affaire Merah : des questions en suspens » c’est samedi à 11h30 dans La Voix est Libre sur france3 midi-Pyrénées.

23 Mar

Comment mieux vivre ensemble ?, c’est dans la voix est libre, samedi 24 mars à 11h30

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Comment mieux vivre ensemble ? dans la Voix est libre, samedi 24 mars à 11h30

Après les drames et les tueries qu’a connu notre région, La voix est libre pose cette semaine une question :

comment mieux vivre ensemble ?
Les musulmans doivent-ils craindre les amalgames ? Les juifs se sentent-ils en danger ?
Représentants des deux communautés échangeront sur ce thème en plateau.
Egalement invitée une sociologue spécialiste des migrations, des diasporas et des échanges entre population.
« Après la tragédie : le dialogue »
C’est samedi à 11h30 dans La Voix est Libre sur France3 Midi-Pyrénées.

Invités
Arié Bensemhoun
Président de la communauté juive de Toulouse

Abdelmalek Bouregba
Représentant régional de la Grande Mosquée de Paris

Hasnia-Sonia Missaoui
Maître de conférence en Sociologie

15 Mar

Alain Fillola et les législatives : « après les présidentielles »

Alain Fillola dans son bureau à la mairie de Balma

Grand soleil sur la ville. Balma a une belle avance sur le calendrier. Le printemps est déjà là. Sur les murs de son bureau, à la mairie, Alain Fillola affiche des photos familiales. Mais, en cette mi-mars, le vrai décor est derrière les baies vitrées. Un ciel bleu. Autour d’une table, nous faisons un tour de table politique. A 39 jours de la présidentielle, François Hollande et la campagne sont en tête du menu. « Militant depuis 1973, (Alain Fillola) a connu les campagnes de Mitterrand et de Jospin ». La cuvée 2012 a, pour lui, « un goût d’insatisfaction ».

Il « a découvert François Hollande pendant les européennes. Un lien d’amitié, c’est tissé ».
Mais il « aimerai(t) une campagne plus flamboyante ». L’ancien proche de Rocard et soutien de DSK trouve que « la campagne s’ennuie ». Après la morne plaine élyséenne, Alain Fillola aura peut être une consolation : l’étape de montagne des législatives. Son nom circule pour une échappée libre. Le PS a donné un dossard à Europe Ecologie. Logique d’équipe sur une circonscription réservée. D’après certains socialistes, Alain Fillola est sur la ligne de départ. Il va mettre sa roue dans celle du Vert François Simon. Sur ce sujet, le conseiller général Alain Fillola commence par une précision géographique. Une précision géographique hautement stratégique : « mon canton est le cœur de la 3eme circonscription ». Après les cartes, les coups. « Mauvais casting. Mauvais pioche ». Il n’a « rien contre Europe Ecologie ». Mais il « doute de la capacité à gagner » de François Simon. S’agissant d’une candidature. Pas d’annonce. Alain Fillola attend. Il va voir. Actuellement, il a « le nez dans le guidon des présidentielles ». Il « prendra une décision après la présidentielle. Après les résultats (du scrutin) sur la circo ».

LD

14 Mar

François Hollande : le début de la Fin ?

François Hollande à Toulouse le 11 février 2012Dans les chaumières « ordinaires », les rêves sont faits de sable fin et de cocotiers. De vacances éternelles et de gains au Loto. Chez les Sarkozy, les songes sont plus austères. Ils prennent la forme de courbes. De chiffres. Nicolas Sarkozy espère la fin d’un cauchemar. Depuis des lustres, il est étendu sur un lit d’orties. Semaines après semaines, de mauvais sondages agressent son épiderme. Depuis des mois, le président sortant espère un baume salvateur : la fin de l’hégémonie sondagière de François Hollande. L’espoir est devenu réalité. Deux études d’opinions mettent fin à une longue série noire. Nicolas Sarkozy devance son rival socialiste. L’avance est modeste. Un point. Ce qui correspond à la marge d’erreur d’un sondage. Ce résultat est surtout extrêmement laborieux. Un téléthon, des centaines de kilomètres aux six coins de l’Hexagone et cinquante mille militants dans un meeting géant ont été nécessaires. Peu importe. L’impact psychologique est fort. Un air de Requiem flottait sur l’Elysée. Un hymne à la Joie fait entendre sa petite musique. Devant les micros, Nicolas Sarkozy ne sort pas trompettes et tambours. En coulisse, c’est la grosse caisse. Il exulte. IFOP confirme sa stratégie. Marque une rupture. Après une rase campagne, Nicolas Sarkozy croît à une reconquête. Les sondages défavorables glissaient sur lui. Il ne les lisait pas (sic). Ne s’en souciait pas (sic). En revanche, les bons sonnent la charge. Dans son esprit, c’est le début de la Fin pour François Hollande. Cet enthousiasme est, en partie, justifié. Dimanche dernier, à Villepinte, il a sorti une munition performante. Perforante. Ses boulets rouges contre l’Europe du Libéralisme et de l’Immigration sont puissants. Ce tir de barrage (non à Schengen, non à la concurrence déloyale) lézarde les murs du FN. Et fait même trembler ceux du Front de Gauche. Une « euro-allergie » infecte profondément le corps électoral. Nicolas Sarkozy renforce ses défenses immunitaires en la stimulant. Le frémissement des sondages ressort de fibrations « telluriques ». Le candidat exploite la faille qui sépare l’Europe des couches populaires. Cela étant, la remontée de Nicolas Sarkozy n’est pas uniquement liée à une dynamique de campagne. Certes, le sortant marque des points pendant que son adversaire fait du surplace. Nicolas Sarkozy avance un thème fort alors que François Hollande piétine. Avec, par exemple, un superbe « piaffé » : la suppression du mot « race » de la Constitution. Néanmoins, le décalage entre l’activisme sarkozyste et la torpeur hollandaise, n’explique pas tout. En fait, Nicolas Sarkozy profite de la force de François Hollande. Le socialiste occupe une position ultra dominante. Au second tour, il écrase son concurrent. Neuf points le place largement en tête. Cette supériorité est handicapante. Elle affaiblit le « vote utile ». Le petit point récupéré, au premier tour, par Nicolas Sarkozy ne lui appartient pas totalement. Il est lié à un effet de « vases communicants ». Un Mélenchon qui monte, c’est un Hollande qui baisse. Et, au final, c’est un Sarkozy qui « décolle ». L’hirondelle de l’IFOP est donc loin d’annoncer un printemps. Une hirondelle qui, d’ailleurs, a les reins fragiles. Après sa publication, des études contraires ont fleuri. Mais, surtout, elle peut avoir un effet paradoxal. Face à un renforcement de Nicolas Sarkozy, le peuple de Gauche peut faire front commun. Cette hypothèse, parfaitement plausible, est mauvaise pour Jean-Luc Mélenchon. Mauvaise pour Nicolas Sarkozy. Bonne pour François Hollande. La situation politique actuelle est parfaitement évidente. Une évidence aussi vieille que le scrutin majoritaire : le Malheur des Uns fait la Victoire d’un Autre.

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