07 Juin

« Jeunes et addictions : comment agir », c’est samedi 9 juin à 11h30 dans La Voix est Libre.

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Cette semaine à Toulouse se sont tenues les journées Addiction et Précarités.
Acteurs sociaux et médicaux de toute la France s’y sont retrouvés pour discuter de ces problématiques.

Parallèlement une étude européenne place la France en bas de classement concernant le niveau d’addiction des jeunes.
La Voix est Libre prolonge ce débat.
Quelles addictions chez les jeunes de notre région ? Quelles causes et quelles remèdes ? Que peuvent les pouvoirs publics ?

Avec nous pour répondre à ces questions :
Martine Lacoste, vice-présidente de la fédération Addiction Association Clémence Isaure et Guillaume Sudérie directeur de l’observatoire régional des drogues et de la toxicomanie.

Laurent Dubois, notre politologue nous éclairera sur les lois en vigueur et posera la question de l’action des politiques dans ce secteur.

05 Juin

Politique éditoriale de France 3 pour les élections législatives

De nombreux candidats nous interpellent sur notre politique éditoriale à l’occasion des élections législatives. Ils nous demandent plus spécialement comment nous choisissons nos invités pour nos débats. Parfois même, ils se plaignent de ne pas en être…

Le principe de base est celui de notre liberté éditoriale. Nous, journalistes du service public de l’audiovisuel, sommes libres d’informer selon nos principes professionnels et déontologiques. Nous avons notamment pour devoir de mettre l’information en perspective et, donc, de ne pas accorder le même crédit aux partis politiques représentatifs (et susceptibles de mettre leur programme en application) et aux organisations minoritaires ou éphémères.
Ce devoir de bonne information est apprécié aussi à l’aune du temps d’antenne dont nous disposons, un débat de 52 minutes devenant indigeste avec plus de 5 à 6 invités.

S’y ajoutent des impératifs de pluralisme, définis par le Conseil supérieur de l’audiovisuel dans sa délibération générale 2011-1 et dans sa recommandation 2012-5. Le principe (contrairement à la présidentielle où le CSA avait retenu l’égalité) est celui de l’équité. Cette équité s’apprécie en fonction 1/ de la représentativité et de la notoriété des formations politiques et 2/ de leur capacité à animer la campagne.
1/ La représentativité et la notoriété dépendent notamment des résultats  obtenus aux scrutins précédents et des intentions de vote exprimées dans les sondages: c’est ainsi qu’une formation politique nouvelle ne peut revendiquer le même temps d’antenne qu’un parti installé.
2/ La capacité à animer la campagne se mesure en nombre d’opérations électorales, réunions publiques, tractages, conférences de presse… Un parti qui fait campagne sur le terrain a ainsi droit à plus d’antenne qu’une organisation.

Notre antenne n’est donc pas un robinet ouvert, que chacun peut actionner à sa guise (ou selon sa soif). Mais, n’ayez crainte! En toute circonstance, nous essayons de vous informer correctement… et équitablement.

PN

04 Juin

Stéphane Diebold : « Bertrand Serp : un pion de Moudenc »

Stéphane Diebold

La Haute-Garonne, terre de division. Le département est connu pour son industrie aéronautique. Le Stade Toulousain ou son festival de Luchon. Une nouvelle spécialité attend les touristes : la « salade » électorale. A Gauche, le plat est épicé. Trois circonscriptions affichent au menu quatre dissidences. Dont deux face à un ministre de François Hollande. La Droite est plus unie. C’est normal. Ses chances de victoires sont maigres. La table est « pauvre ». Les appétits sont moins voraces. Néanmoins, une circonscription – la 4eme – aiguise les couteaux. Deux candidats se disputent le « gâteau ». Pour un estomac de Droite, la portion est amère. Difficile à ingérer. Les quartiers du Mirail ou de Saint Cyprien votent à Gauche. Cependant la difficulté de la tache ne calme pas les ardeurs. Les aigreurs sont à vif. Un des acteurs de ce « Clochemerle sur Garonne » s’explique. Stéphane Diebold est dans le rôle du « dissident ». Mais il refuse l’expression. Pour lui, « c’est l’UMP qui (l’) a mis en dissidence ».  Il conteste violemment la procédure d’investiture. Stéphane Diebold parle « d’une affaire de copinage ». « Des barons toulousains ont voulu imposer un poulain ». Son rival – Bertrand Serp – « est un pion de Jean-Luc Moudenc ».  Stéphane Diebold accuse Jean-Luc Moudenc d’avoir affaibli la 4eme. « Le redécoupage a charcuté le canton 2 au profit de (l’ancien maire de Toulouse et candidat sur la « circo » voisine). Jean-Luc Moudenc s’est fait faire une circonscription au détriment des copains ». Mais, de surcroit, le choix de Bertrand Serp est, pour Stéphane Diebold, un mauvais choix. Il qualifie le candidat UMP de « candidat de salon ». Un candidat qui, selon lui, ne connait absolument pas le terrain. Il a besoin d’un « tuteur » pour aller sur les marchés. « Il ne se passe pas un jour sans que Moudenc accompagne Bertrand Serp ». Avec une ironie mordante, Stéphane Diebold se demande « qui est le véritable candidat de la 4eme, Moudenc ou Serp ? ». Les mots volent bas. Les résultats risquent de suivre. Visiblement, cela ne déplairait pas à Stéphane Diebold. Il mise sur un échec de l’UMP. « Une double candidature à droite fait le jeu d’Europe Ecologie ». Son candidat – Régis Godec – peut profiter de la situation. « Un second tour « gauche-gauche » est possible ». Cette élimination constituerait – dans la perspective des municipales – un  mauvais signal pour la droite toulousaine. Jean-Luc Moudenc sortirait – indirectement – affaibli de cette déconfiture. Stéphane Diebold qualifie l’ancien maire de Toulouse de « spécialiste des promesses non tenues ». Une telle mésaventure ne lui arrachera pas de larmes

LD

31 Mai

Sacha Briand : « François Hollande aura une majorité »

Sacha Briand

J-10. Ultime ligne droite. Dernier week-end avant le 1er tour. Les candidats distribuent tracts et poignées de main. Le but est d’attirer l’électeur. Après une présidentielle passionnée et mobilisatrice, ce n’est pas simple. La campagne est une morne plaine. Dans la 1ere circonscription de la Haute-Garonne, un candidat met du relief. Sacha Briand élève une montagne de papier. Ou plutôt il soulève un monticule d’enveloppes. Le candidat UMP envoie 68 000 courriers. Des courriers personnalisés. Rédigés en fonction du profil du destinataire. Dans son bureau toulousain, rue du Languedoc, il explique cette opération. Pour lui, c’est le seul moyen pour vraiment « toucher » les électeurs. « Le porte à porte, au bout de 15 jours, on est sur les genoux et cela permet de rencontrer 7% de la population. Les gens se déplacent rarement aux réunions publiques. A part les militants ». Seule solution s’inviter dans les boîtes aux lettres. Une invitation en gants blancs. Taillée sur mesure. Il s’agit de courriers « profilés ». « Une trentaine de courriers différents s’adaptant aux caractéristiques des destinataires ». Des lettres qui « parlent « accession à la propriété » aux quadras, « garde d’enfants » aux 30-40 ans, « retraite « aux quinquas ». Ce marketing est un moyen. Un moyen au service d’une fin : limiter la victoire de la Gauche. Sacha Briand est lucide. Avec son coup de projecteur à l’américaine, il veut éclairer une campagne sombre. Mais il ne croit pas décrocher la lune. Il le dit sans réserve ; « François Hollande aura une majorité ». Il s’agit uniquement « de mettre sous surveillance cette majorité ». Avec ses timbres, le candidat UMP espère exercer, sur les bancs de l’Assemblée, cette vigilance. Sur une circonscription solidement ancrée à Gauche, le retour à l’expéditeur est probable. Néanmoins, quelques enveloppes peuvent devenir des bulletins de vote.

LD

Législatives : dernière ligne droite, dans la Voix est libre samedi 2 juin à 11h30

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A une semaine du premier tour du scrutin, nous reviendrons sur l’actualité de la campagne en Midi-Pyrénées.
Après désistement du représentant de l’UMP qui devait lui faire face, nous recevrons, seul, Franck Pech du Front National Haute-Garonne.

Puis place au débat et à l’analyse avec nos confrères Stéphane Thépot correspondant du Monde et du Point en Midi-Pyrénées et Frédéric Bourgade de Radio France. Avec eux et notre politologue Laurent Dubois, nous ferons un gros plan sur les enjeux de cette campagne, département par département.

« Législatives : dernière ligne droite » c’est samedi à 11h30 dans « La Voix est Libre » sur France 3 midi-Pyrénées.

Portrait type de députés


Portrait type de députés par france3midipyrenees

Philippe Martin a le profil type du député.
C‘est du moins ce que disent nos confrères de Libération cette semaine.
Nom de famille, parcours, et de plus, en course pour sa réélection.
Seul hic : son âge 58 ans, alors que la moyenne est à 49 et demi.

Plus sérieusement, difficile d’établir selon moi un portrait-robot de député.
D’ailleurs entre nous, seriez-vous capable de me citer votre représentant à l’Assemblé Nationale ?

Moi-même croyait le savoir jusqu’à il y a peu.
Et là Patatras, en passant devant les panneaux d’affichage de mon quartier.

Je m’aperçois que mon ancienne députée n’est pas candidate.
Et pour cause ma circonscription a été redécoupée.
Nouveau territoire, nouveau candidat.

Alors une fois ces subtilités dépassées, de là à scruter le profil-type des candidats…

On sait finalement très peu de choses d’eux.

Sauf à ce que le député soit aussi le maire.
Un fait qui parait-il devrait s’avérer de plus en plus rarissime, non cumul des mandats oblige.

24 Mai

Législatives : décryptage immédiat


Législatives : décryptage immédiat par Patrick… par france3midipyrenees

Parti Pirate, mouvement antiradar, objecteurs de croissance, « Allez la vie », Le trèfle-Nouveaux écologistes Hommes-Nature-Animaux…
Vous ne connaissez sans doute pas toutes les formations en lice pour les Législatives.
Il vous reste encore un peu plus de 15 jours pour vous y mettre.

Du côté des partis dits traditionnels, ce n’est pas forcément plus simple avec des dissidences à droite comme à gauche.
Au centre c’est encore plus compliqué.
Radicaux Valoisiens, alliances centristes, le centre pour la France, Nouveau Centre, Modem.
Un conseil : regardez notre émission à ce sujet si vous voulez y voir plus clair…

Enfin verra-t-on le visage des candidats Front National sur leurs affiches ? Ou est-ce que, comme aux Cantonales, seule leur leader Marine Le Pen apparaitra ?

A la fois nationale et à la fois locale, mettant en compétition des candidats à grande notoriété et d’autres beaucoup moins connus, ces Législatives ont finalement un bien curieux visage.

Elles sont pourtant primordiales pour décider d’une cohabitation ou pas.
La cohabitation ?
« Une catastrophe pour certains, un gage de démocratie pour d’autres ».
Alors encore une fois c’est à vous de décider.

Christophe Borgel : « la 9eme est nouvelle pour tous »

Christophe Borgel

Trois stations de métro. Cette proximité explique la ponctualité. Christophe Borgel habite « Patte d’oie ». Il arrive au rendez-vous, place du Capitole, à 8 heures 00. L’horaire rime avec « petit déjeuner ». Au milieu des croissants et des tartines, à la table d’un café, l’hors d’œuvre est national. « 333 circonscriptions ont donné un avantage à François Hollande. Il suffit que 289 d’entre elles votent dans le même sens pour avoir la majorité. Le rapport de force électoral est favorable à la Gauche ». Christophe Borgel est donc confiant. Confiant et même ambitieux. « Dans cette majorité, je souhaite un maximum de sièges pour le PS. Même si les partenaires d’Europe Ecologie, du PRG et du Front de Gauche ont toute leur place ». Des partenaires qui cultivent leur différence. Marquent parfois leur distance. « Il existe avec Europe Ecologie et les Radicaux de Gauche un accord parlementaire. « Ils se sont engagés à voter le Budget et les comptes de la Nation ». En revanche, « le Front de Gauche n’est pas dans une logique de majorité parlementaire ». « Il va apporter une sorte de soutien critique. Sans participation. Il va regarder les textes au cas par cas ». En Haute Garonne, dans sa circonscription, Christophe Borgel a un avant gout de la cuisine – moderne et épicée – de la « Gauche Diverse ». Il brigue un siège dans la 9eme. Et, en face de lui, il a un candidat du Front de Gauche, Jean-Marc Bares. Mais aussi un dissident, Thierry Cotelle. Ce dernier insiste sur ses racines locales. Cela ne gène pas Christophe Borgel. Il assume sa vie antérieure. Dans les bureaux parisiens de la rue de Solferino ou l’hémicycle du Conseil Régional d’Ile de France. La transition se fait, selon lui, en douceur. En profondeur. « Aujourd’hui, (il) croi(t) bien connaître la 9eme ». Il a pris « le temps du dialogue et de la découverte ». D’ailleurs la 9eme est « une réalité nouvelle pour tous. Avant (le redécoupage électoral), elle n’existait pas. Saint Agne, Ramonville et Empalot était dans l’ancienne circonscription de Pierre Cohen. La partie Bagatelle, Farouette était chez Martine Martinel ». Christophe Borgel « ne se projette pas dans la victoire ». Malgré une « circo » solidement ancrée à Gauche, il précise qu’« une élection (même dans la 9eme) n’est jamais faite avant ». Mais il estime que c’était le moment. A « 49 ans. Ce n’est pas très tôt. Mais pas trop tard ». Christophe Borgel est « pour le renouvellement des générations ». A son âge, en cas de victoire, il « ne par(t) pas pour trente ans de mandat ». Un mandat qu’il imagine tourner vers « les problématiques urbaines. Logement. Transport ».

LD

21 Mai

« Centre : combien de divisions ? », dans la Voix est libre, samedi 26 mai à 11h30

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Cette semaine « La Voix est Libre » met le cap sur le centre.
Que pèse son électorat pour ces Législatives ?
Où en est le Modem après l’échec de François Bayrou à rester le 3ème homme de la Présidentielle ?
Quel avenir pour les partis centristes proches de l’UMP ?
Ces différentes composantes peuvent-elles à nouveau s’entendre et former un jour un nouveau parti ?
Avec nous pour en débattre, Arnaud Lafon, ancien tête de liste Modem aux Régionales, Jean-Michel Lattes, parti radical valoisien et Yvon Collin, sénateur PRG du Tarn et Garonne.

« Centre : combien de divisions» c’est samedi à 11h30 dans « La Voix est Libre » sur France3 Midi-Pyrénées.

Regards sur la présidentielle – revoir l’émission

Les dernières cartouches dans les états-majors parisiens seront tirées le 4 mai. François Hollande, comme le président candidat, Nicolas Sarkozy se retireront pour mieux apparaître le 6 mai au soir sur les écrans de télévisions dès 20 heures. Pendant ce temps là, les équipes de France 3 ont vécu cette campagne avec les hommes et les femmes qui, en deux dimanches ont décidé du sort politique de la France pour 5 ans.

C’est ainsi que les journalistes de la rédaction de France 3 Midi-Pyrénées et le documentariste Jean-Louis Cros ont observé cette bataille électorale depuis plusieurs semaines. Ils nous livrent un documentaire de 52mn, grand témoin de ce moment particulier de la vie politique française.

1ère partie – « Mon Village à l’heure des Présidentielles »
Documentaire à Vielmur sur Agoût (Tarn)
Réalisateur : Jean-Louis Cros
Co-production France Télévisions et Dimson

A Vielmur-sur-Agoût, bourg du pays castrais, les esprits s’échauffent ! Au bar « Chez Angel » on ne se restreint plus au championnat de foot, au tabac-presse du lotissement on ne se limite plus aux résultats du Loto ; partout, dans les familles, à la sortie de l’école il n’est en effet question que d’un sujet : « Qui le 6 mai ? » Pourtant, ces débats conservent humour et retenue ; car l’on sait
bien ici, loin des sectarismes et des promesses grandiloquentes, que la vie ne sera pas vraiment chamboulée, quel que soit le résultat ! On s’engueule, on rit aussi mais on reste amis.
C’est ce bouillonnement drôle et sérieux à la fois, cette effervescence populaire que Jean-Louis Cros, réalisateur tarnais a saisi au travers de quelques figures Vielmuroises suivies dans leur quotidien, de leur maison à leur travail en passant par le bistrot du village… Un peu comme le miroir en réduction de ces grandes fièvres présidentielles que vit, tous les cinq ans, la France ordinaire.

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