13 Juil

La voix est libre prend des vacances

La voix est libre prend des vacances et vous invite le 15 septembre à 11h30 pour sa rentrée.

En attendant, vous pouvez retrouver les grands débats de l’année sur le site, et notamment les émissions :

Sénat : 10 mois comme président

Jeunes et addictions : comment agir ?

– Crédits revolving : la spirale

Quel avenir pour les Universités ?

Logements trop chers

Femmes politiques

Tous égaux face aux soins
Toute l’équipe vous souhaite un bon été !

11 Juil

Sanofi et les autres : quel remède ?

Les élus locaux au chevet de l’Oncopôle de Toulouse. A l’origine la direction de Sanofi annonce jeudi dernier qu’elle restructure son groupe. Dans le viseur : le site de Toulouse et plusieurs 610 d’emplois. « Il est inacceptable qu’il y ait la moindre destruction d’emplois  dans cette entreprise ultraprofitable » prévient Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif.
Un milliard d’euros a été investi par les collectivités locales dans le projet de l’Oncopôle. Sanofi s’était engagé à participer au projet et comme d’autres entreprises, elle aurait pour cela touché des aides publiques. Pour Jean-Louis Chauzy, président du Conseil Economique et Social Régional, « ce serait choquant et inadmissible que Sanofi se retire du projet ». « Si le groupe était en situation de faillite on pourrait comprendre mais avec les bénéfices affichés, que demandent de plus les actionnaires ? ». Et le président du CESR, à son tour d’écrire à Arnaud Montebourg dont le service courrier ne doit pas chômer en ce moment.
Pierre Cohen, Martin Malvy et Christophe Borgel, eux, ont adopté une autre stratégie. Mardi, ils ont été reçus par le directeur général de Sanofi monde. « L’argument avancé stigmatisant l’environnement scientifique de Toulouse est inadmissible, au moment où l’Oncopôle est en plein essor » a commenté Pierre Cohen. La direction du groupe pharmaceutique, elle, n’a pas semblé vouloir changer de diagnostic après cette visite d’un maire de grande ville, d’un président de région et d’un député.
Le même jour où les salariés de Sanofi Toulouse apprenaient que leur direction voulait les rayer de la carte, ceux de Freescale tentaient encore un baroud d’honneur devant leur usine de Basso Cambo. « Il faut trouver des solutions pour ces 580 salariés qui vont se retrouver sur le marché de l’emploi, des gens qui ont plus de 45 ans et pour qui ça va être très très dur » alerte un représentant du personnel.
Les Freescale aussi ont écrit à Montebourg. Les conseillers de ce dernier ont également reçus lundi les deux députés gersois. Gisèle Biémouret et Philippe Martin seront vendredi matin aux côtés des employés de la base Intermarché de Lectoure. Cette dernière pourrait être regroupée avec celle de Montbartier en Tarn et Garonne. 200 emplois pourraient ainsi quitter le Gers.
« On ne peut pas tout sauver, mais tout ce qu’on peut sauver, vous devez en être fier ». Voilà ce qu’a dit Arnaud Montebourg à ses commissaires nommés en région. Parmi eux : Robert Castagnac, anciennement chargé sous Nicolas Sarkozy de la ré industrialisation de notre région. Faute de traitement miracle à administrer, il va devoir faire une cure de vitamine. Sa tâche s’annonce de grande ampleur.

10 Juil

Guillaume Cros : « je vais interpeller Martin Malvy »

Samedi 7 juillet, troisième soirée de « Pause Guitare ». Laurent Voulzy est place Sainte Cécile. De l’autre côté du Tarn, à Pratgraussals, Sting électrise Albi. Entre les deux, place du Château, le « Off ». Parmi les spectateurs, Guillaume Cros. Le conseiller régional écoute le groupe « Fill’s Monkey ». Tambours et timbales ne couvrent pas les « grosses caisses » de l’actualité. Tout au long de la semaine, le projet d’autoroute Castres-Toulouse a donné lieu à un véritable festival. Réunion annulée au ministère des transports, déclaration tonitruante du Medef dans la presse, confidences de Philippe Folliot sur notre Blog. A la terrasse d’un café, Guillaume Cros livre son point de vue. Au milieu des notes de « Pause Guitare », il fait entendre sa partition. Le chœur des sceptiques « écorche » ses oreilles. Les réserves des uns, les reculades des autres le rendent dubitatif. « Ce qui se passe, Europe Ecologie le disait depuis longtemps. Le projet est trop cher. Encore une fois, malheureusement, nous avons eu raison trop tôt ». L’élu Vert fait un parallèle avec la LGV. Sur ce dossier, Guillaume Cros se heurte au même discours : « vous êtes contre le progrès. Si la LGV n’arrive pas à Toulouse, c’est une catastrophe économique ». Pour lui, « l’autoroute c’est exactement la même chose. Les écolos sont qualifiés de lunaires. Mais ce sont les plus réalistes, les plus raisonnables, les plus précautionneux des finances publiques. Et, en plus, (ils) préserve(nt) la Nature».  Guillaume Cros est catégorique. « Il ne faut pas tergiverser. Il faut dire STOP. On arrête. Pas d’autoroute, pas de 2×2 voies – cela coûtera aussi trop cher –  et on regarde concrètement ce que l’on peut faire pour gagner 10-15 minutes sur le trajet Castres-Toulouse ». Guillaume Cros « n’ir(a) pas discuter au ministère des transports. Mais (il) va continuer à défendre sa position. (Il va) s’exprimer au Conseil Régional à la rentrée. (Il va) interpeller Martin Malvy afin de connaître la position de la Région sur le projet Castres-Toulouse ».

LD

06 Juil

Philippe Folliot : « je ne suis pas un fana de l’autoroute ».

Un étage sépare le hall de l’immeuble des députés – rue de l’Université – du bureau du parlementaire tarnais, Philippe Folliot. Derrière la porte numéro 1487, une réunion devait se tenir à 9 heures du matin. Sujet : l’autoroute Castres-Toulouse. Invités : députés, sénateurs, représentants syndicaux et économiques. Après ce rassemblement, la petite « assemblée » aurait du se rendre au ministère des transports. C’est annulé. La veille Philippe Folliot a reçu un courriel. D’après lui, » la réunion posait problème. Elle a été supprimée sur intervention d’élus socialistes ». Le député centriste « voulait faire remonter à Paris une motion favorable au projet autoroutier ». Avocat du dossier, il a en face de lui un « procureur » : Thierry Carcenac. Le président du Conseil Général du Tarn plaide pour une autre option. Philippe Folliot en résume l’esprit : « l’option Carcenac est d’abandonner le projet au profit d’un aménagement 2×2 voix  de la RN 126 entre Puylaurens et Castres et un aménagement pour le reste du trajet ». Pour le député de Castres cette « solution de repli est irréaliste. Elle coûte entre 150 et 200 millions d’euros ». Elle n’est pas finançable. « L’État n’a pas d’argent. La Région n’a pas d’argent. Le Département n’a pas d’argent ». Philippe Folliot reconnaît qu’il existe des doutes sur la rentabilité et le financement du projet. Il n’est « pas un fana de l’autoroute. Si on trouve une autre solution, (il est) preneur ». Il demande juste « à aller au bout de la procédure et à voir ce que propose le concessionnaire ». Il est conscient du problème posé par les subventions d’équilibre. Pour assurer la rentabilité de l’infrastructure, le concessionnaire sollicite, généralement, des fonds publics. Des fonds versés – en fonction d’une clé de répartition – par les collectivités locales. C’est le montant de ces subventions – sans parler du prix du péage – qui alimente les réserves de Thierry Carcenac et des élus socialistes. Philippe Folliot se veut pragmatique. « Autour de 100 millions d’euros, c’est acceptable. En revanche, si on dépasse la barre des 200, 250 millions la question de la faisabilité du projet se posera ».

LD

29 Juin

Soldes parlementaires

-30%… C’est la baisse d’indemnité que s’est infligé Claude Bartolone, le nouveau président de l’Assemblée Nationale. Et Jean-Pierre Bel, celui du sénat, de surenchérir de -3% alors que son prédécesseur Gérard Larcher s’était déjà octroyé ce même rabais de 30% sur sa rétribution de parlementaire.
Bel l’ariégeois a toujours réclamé un sénat plus « humble et modeste », Bartolone, lui, « souhaite que les français puissent se rendre compte que les présidents des deux assemblées font des efforts à une période où les efforts sont nécessaires »..
Et certains de se demander si les députés et les sénateurs vont embrayer.
A quand la deuxième démarque ?

Bertrand Auban « les grosses difficultés commençent »

Bertrand Auban

Conseil Général de la Haute Garonne. Premier étage. Un long couloir. Vers le milieu un bureau. Celui de Bertrand Auban. Le sénateur est également un élu départemental. Il arrive après une nuit parisienne passée en commission. Le temps de poser sa sacoche. Un café et la discussion commence par un retour sur la victoire de François Hollande. Sous une photo de François Mitterrand, Bertrand Auban se souvient. Il a connu 81, 88. Pour lui, 2012 est incomparable. L’ère mitterrandienne n’est pas simplement une autre époque. C’est un univers politique totalement différent. « La victoire de 81 était exceptionnelle. Le peuple de Gauche et les citoyens l’attendaient. Il y avait un profond enthousiasme. La fête a duré plusieurs jours. En mai dernier, elle a duré quelques heures ». L’élection de François Hollande est « un moment politique heureux. Mais qui se résume à une phrase : les grosses difficultés commencent ». Des difficultés qui prennent la forme d’une équation budgétaire « infernale ». « Il faut trouver 8 à 10 milliards d’euros dans les prochaines semaines. Cela passera par la fiscalité – des mesures seront prises en ce sens en juillet – et des économies ». Plus d’impôts, moins de dépenses. La formule a un nom : la Rigueur. Bertrand Auban préfère l’expression « rigoureux ». Pour le parlementaire, la nuance se niche dans le respect des promesses. « François Hollande va faire ce qu’il a dit en sanctuarisant certains budgets. Notamment la police, l’Education Nationale et la justice ». Nuance de taille, Bertrand Auban ajoute : « Il va tout faire pour le réaliser et forcément au détriment d’autres budgets ». La discussion budgétaire promet d’être « sportive ». Le sénateur est un amateur de guitare électrique. Il sait que la partition va faire grincer des dents. Le Sénat est particulièrement exposé aux « couacs ». Au Luxembourg, la majorité  est fragile. Composite. Le Front de Gauche ou Europe Ecologie peuvent sortir la « grosse caisse » et empêcher l’adoption de la Loi de Finances. Bertrand Auban est confiant. La veille, il a rencontré des représentants du FG. Ils ont entonné un air menaçant : « le FG est solidaire de la majorité sénatoriale…jusqu’à la limite de ce qu’il peut supporter ». Cette petite musique n’écorche pas les oreilles de Bertrand Auban. Le sénateur socialiste distingue le PC des amis de Jean-Luc Mélenchon. « Avec le PC, on arrive à s’entendre. Il a une culture de la gouvernance et des négociations ». Autre allié remuant mais indispensable : Europe Ecologie. Là encore, Bertrand Auban n’est pas inquiet. « Jean-Vincent Placé est difficile. Mais il reste sain ». Un label rose pour le leader Vert. La préparation  du budget- courant juillet – dira s’il résiste aux faits.

LD

27 Juin

Philippe Martin veut supprimer la prime des Bleus.

Ne pas verser les 2,3 millions d’euros de prime aux joueurs de l’équipe de France de football pour consacrer cet argent au sport amateur et handisport. C’est la suggestion qu’a fait Philippe Martin à Valérie Fourneyron.
Le député du Gers a envoyé aujourd’hui un courrier à la ministre des Sports. « C’est une initiative à titre personnel, une réaction spontanée de quelqu’un qui aime le sport » précise-t-il.
Selon lui, ce ministère aurait des difficultés à trouver  une somme de 5 millions d’euros pour récompenser les futurs médaillés français des jeux olympiques et paralympiques de Londres.
« De toute façon ces joueurs dont les salaires avoisinent en moyenne 800 000 euros par mois ne verront pas la différence sur leur compte en banque ».
Et le vice-président du groupe socialiste à l’assemblée nationale d’appeler les internationaux français à prendre exemple sur leurs collègues italiens. Ces derniers ont reversé leurs primes aux sinistrés des tremblements de terre de leur pays.
Pour l’heure, Philippe Martin n’a pas eu de réponse du ministère mais il affirme d’ores et déjà que « la Fédération Française de Football s’honorerait de faire un tel geste ».
Rappelons que l’équipe de France de football a été sortie en quart de finale de l’Euro après un bilan mitigé. Une prestation sportive entachée de comportements répréhensibles de la part de certains joueurs du groupe.

18 Juin

Sénat : 10 mois comme président, c’est samedi à 11h30 dans la Voix est Libre

Voir l’émission

Samedi pour clôturer sa saison, » la Voix est Libre » vous propose une émission exceptionnelle.
Nous passerons une demi-heure en compagnie de l’ariégeois Jean-Pierre Bel au Palais du Luxembourg.
Avec lui nous reviendrons sur le bilan de ses premiers mois comme président du sénat.
Nous analyserons aussi  les résultats des élections Législatives.

Comment va-t-il travailler avec la nouvelle Assemblée à majorité de gauche ?

« Sénat : 10 mois comme président« ,  c’est samedi à 11h30 dans La Voix est Libre sur France 3 Midi-Pyrénées.

REVEL thierry
revel.thierrypubli@e-kiwi.fr
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« leur action se limite à du lobbying »
Le mot « se limite » est un peu léger messieurs
Depuis le début ce projet est mené par le lobbying de Monsieur Pierre Fabre et son chantage à l’emploi.
Les députés FOLLIOT et CARAYON ont organisé des voyages d’élus et d’ industriels vers les ministères parisiens;ils ne se sont pas contentés de  » décrocher leur téléphone »
Ils ont obtenu un amendement sur les lois grenelles permettant la construction de toutes les autoroutes ( il ne devait plus y en avoir de nouvelles , dixit Sarko) pour  » intérêt local » ouvrant ainsi la voie à 18 nouveaux projets dans le dernier SNIT de NKM.
Ils ont fait décorer Mr Pierre Fabre par Sarkozy.
Ils ont essayé d’éviter le débat public en trichant sur la longueur et le coût du projet, mais leur ami Borloo a été obligé d’appliquer la loi et de l’organiser.
Ainsi si des députés ont pu obtenir l’avancée du projet, d’autres j’espère,s’ils sont élus ,respecteront leurs prises de position actuelles et obtiendront l’abandon de ce projet absurde car inadapté aux besoins , sur-dimensionné,coûteux en finances publiques,destructeur de terres agricoles riches ,non grenello-compatible.
Bien sûr que si les députés sont d’abord là pour voter les lois, ils ne se privent pas de travailler au niveau local.Ainsi Mr Carayon se vantait dans un article de LDDM d’être le député qui avait le plus ramené d’argent dans sa circonscription et offrait une caisse de champagne au député qui pouvait prouver le contraire.
Il y aurait une solution très simple pour régler ce problème : que les partis présentent une liste nationale avec élection à la proportionnelle; cela aurait l’avantage d’une représentation de tous les partis sérieux et une suppression de tous les petits partis locaux et fantaisistes qui pourraient toujours s’exprimer dans des élections plus locales.

14 Juin

« Castres-Toulouse » sur la route des législatives

A élection nationale, dossiers nationaux. Le principe semble clair. Évident. Et pourtant… A priori, les législatives sont tournées vers les enjeux hexagonaux. Application ou contestation du programme présidentiel. Critique ou soutien des premières mesures d’un gouvernement sorti des urnes un mois auparavant. Les candidats sont des étiquettes ambulantes.

Des portes voix de l’opposition ou de la majorité. Leurs élections se fait sur leurs dossards. Des dossards aux couleurs de leurs partis. Ils le savent. Ils agissent en conséquence. Néanmoins, le local a aussi sa place. Exemple dans le Tarn et la Haute-Garonne. Un projet autoroutier concerne les deux départements et trois grandes collectivités locales (deux conseils généraux et la Région). L’Etat est également autour de la table. La préfecture mène concertation et études.

Un collectif – opposé au projet – fait entrer dans la danse les candidats aux législatives. Trois circonscriptions sont concernées. Les 3eme et 10eme de Haute Garonne. La 3eme du Tarn. Les concurrents en piste sur ces trois « circos » ont reçu un questionnaire. Analyse du projet. Solutions alternatives. Ils ont passé, par écrit, un Grand Oral. Tous ne se sont pas prêtés au jeu. Bernard Carayon – député tarnais sortant – n’a pas sorti sa plume. En revanche d’autres personnalités ont renvoyé leur réponse. La quasi-totalité des candidats interrogés affirme son hostilité Au-delà des étiquettes partisanes, une ligne domine. OUI au désenclavement du Sud du Tarn. Oui à un aménagement de la liaison « Castres-Toulouse ». Non à un projet autoroutier bien trop cher et qui ne sera jamais rentable. Des arguments écologiques fleurissent aussi. Mais la tonalité générale est : Attention « sortie de route ». Le projet conduit – directement – dans un fossé financier. Ce « micro » sondage est ambigu. Le député vote les lois. Il siège en commission. Son travail de législateur est à des « kilomètres » de la construction d’une autoroute. Le maire de Verfeil – commune qui se trouve sur le tracé – ou le président du Conseil Général du Tarn – dont le budget est visé – sont des acteurs du projet. En revanche, les futurs députés sont de simples spectateurs engagés. Ils peuvent prendre publiquement position. Bien évidemment. Représentants de la Nation, ils sont aussi les élus d’un territoire. Il est normal qu’ils se soucient des impôts locaux et de l’aménagement de leur coin de France. Néanmoins, concrètement, leur action se limite à du lobbying. Ils peuvent décrocher leur téléphone.

Décocher une question écrite ou une interpellation en séance publique. Pas de cumulard dans la liste. Un des candidats de la 10eme de Haute-Garonne, Kader Arif, est…ministre. En cas de victoire, c’est son suppléant qui siégera. Une des deux finalistes –Linda Gourjade – a été conseillère régionale. Mais on reste dans le billard à plusieurs bandes.  Dans un jeu d’influence.

Un tweet et ça repart…

« La première gaffe de France »… Nos confrères de Libération ont toujours le sens de la nuance. Comme si ce tweet d’encouragement, purement intéressé, de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni en lice contre Ségolène Royale pour les Législatives avait la moindre importance. Comme si ces réseaux sociaux avaient quelque légitimité que ce soit pour faire trembler la République.
J’ai toujours eu la plus grande répugnance pour le mélange des genres, surtout en politique. Or il est évident qu’en ce domaine, il est un sport national. J’ai toujours aussi dit que les réseaux sociaux, malgré le souffle de liberté qu’ils répandent parfois, comme lors des Révolutions Arabes, amènent aussi souvent des relents d’égout ou de bassesse humaine.
Ainsi une histoire de jalousie féminine semble, du jour au lendemain, considérée par mes confrères comme la première erreur de notre nouveau chef d’Etat. Mais François Hollande est-il Laurent Blanc qui interdit à ses joueurs de tweeter ? De quel droit irait-il confisquer son portable à sa compagne parce que, comme elle l’a dit « François me fait totalement confiance. Sauf sur mes Tweet » (Femme Actuelle 28 avril 2012) ?
N’est-ce pas plutôt à nous, médias, de nous jeter la pierre ? Qu’allons-nous faire nos choux gras, et nos Unes surtout, de ce message de quelques signes ? Et qu’allons-nous nous donner la main avec nos fidèles politologues pour parler de stratégie politique, d’erreur de gouvernance et autres foutaises du même genre pour faire croire aux lecteurs et auditeurs que la démocratie est blessée parce que la première dame a eu son coup de sang du jour ?
Voilà j’ai dépassé mes 140 et quelques signes mais ce n’est pas grave.  Au fait n’essayez pas de me répondre sur Twitter, je ne pourrai pas vous lire, je n’ai pas de compte.

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