11 Mar

Philippe Folliot : le soutien de Borloo à Sarko « un épiphénomène »

Un embouteillage. Quelques minutes de retard. Mais Philippe Folliot est au rendez-vous. A peine arrivé, avant le meeting, direction les sous-sols de la Halle aux Grains. La salle de presse. Au milieu des ordinateurs, le député du Tarn réagit à l’actualité du jour. Pendant qu’il roulait vers Toulouse, Jean-Louis Borloo a basculé. Les Valoisiens soutiennent Sarkozy. Pour Philippe Folliot, c’est « un épiphénomène. Un petit soutien. Avec le pied sur le frein. Laissant la porte entrouverte pour pouvoir sortir à la première occasion ». Le pilier tarnais de François Bayrou rappelle que, dans son département, il « existe une union des centristes ». Une union qui « soutient totalement » François Bayrou.

LD

Arnaud Lafon : un oeil sur les législatives

Anne Laperrouze et Arnaud Laffon au premier rang du meeting de François Bayrou

Au premier rang et en bonne compagnie. Arnaud Lafon – maire Modem de Castanet-Tolosan – assiste au meeting de François Bayrou. A ses côtés, une élue tarnaise, Anne Laperrouze. L’ancienne députée européenne va probablement être candidate aux législatives. Cela tombe bien. Son voisin aussi. « Si François Bayrou est élu président de la république (une candidature) est probable. Elle s’impose même. Il lui faudra une majorité pour gouverner ». Mais ce n’est pas tout. Arnaud Lafon suit de près l’actualité de sa circonscription. La 10eme de Haute-Garonne. Il a noté les dissidences à Gauche. « Si François Bayrou n’est pas élu. Il est cohérent d’offrir une offre centriste aux électeurs ».

LD

Philippe Douste-Blazy : Toulouse « dans les tripes »

Les anciens adversaires nouveaux alliés. François Bayrou et Philippe Douste-Blazy à la Halle aux Grains

Fin du meeting. Dernière Marseillaise. Ultime défilé à la tribune. Avant de quitter la salle, Philippe Douste-Blazy prend le temps d’une discussion. Sur un coin de la scène, la conversation roule d’abord sur la présidentielle. Le nouveau soutien de François Bayrou ne désarme pas. En début de soirée, dans son discours, il a décoché des flèches. Les projecteurs sont éteints. Mais il continue à allumer Sarkozy. « Nicolas Sarkozy ne peut plus battre François Hollande. C’est évident ». Après la séquence petit meurtre entre anciens amis, séquence émotion. Philippe Douste-Blazy n’est pas simplement en campagne. Il est de retour dans sa ville. L’ancien maire de Toulouse est « ému de retrouver une ville qu’(il) adore, qu’(il) a dans les tripes ». « Dans la salle, (il) a été très heureux de voir des amis. Notamment le président du Stade Toulousain, Jean-René Bouscatel ».

LD

08 Mar

30 ans de décentralisation


30 ans de décentralisation par france3midipyrenees

30 ans de décentralisation et après ?

Aujourd’hui plus de 70% de l’investissement public est assuré par les collectivités locales.

Allocations dépendance, RSA, Route, TER, lycées, collèges etc.

Oui les collectivités ont pris la main.

A tel point qu’aujourd’hui quand l’Etat exige des économies dans les finances publiques, il les demande aussi aux collectivités locales.

Et ces mêmes régions, départements et communes de rappeler au pouvoir central d’arrêter de lui transférer des compétences sans leur donner les moyens de les assurer.

Bref ça a décentralisé.
Reste maintenant à peaufiner la communication entre Paris et la province.

La prochaine étape c’était peut-être la réforme territoriale.
« Elle sera abrogée si Hollande passe » annonce sans détour Jean-Pierre Bel dans Le Monde.

«Pas facile de réformer quand on détient la majorité au sein de la plupart des collectivités.
Car comme le dit un conseiller socialiste :
« Quelque soit les décisions elles mécontenteront forcément un ami ».

Quel programme en matière d’éducation ? c’est samedi 10 mars à 11h30 dans la Voix est libre

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C’est la question que nous poserons cette semaine à nos invités.
Suppression de postes dans les écoles, rémunération et formation des enseignants, autonomie des universités…
L’électorat enseignant pèsera 800 000 voix dans cette campagne présidentielle.
Il est donc crucial de le convaincre ainsi que les parents et les jeunes.

Avec nous pour débattre Nicole Belloubet ancienne rectrice de l’académie de Toulouse et aujourd’hui vice-présidente socialiste du conseil régional, Sacha Briand conseiller régional UMP et Serge Laroze secrétaire départemental du Front National en Haute-Garonne.
« La Voix est Libre » Présidentielle : quel programme pour l’Education c’est samedi à 11h30 sur France 3 Midi-Pyrénées.

>>> le site de l’éducation nationale

06 Mar

Claude et Gérard Onesta : rencontre familiale sur le terrain fiscal

Le premier côtoie les stades. Le second fréquente les hémicycles. Claude est un entraineur de Handball multi-médaillé. Gérard a connu le podium du Parlement Européen. Et, actuellement, il occupe celui du Conseil Régional. Les cousins Onesta foulent des terrains différents. Mais, pour une fois, ils se retrouvent sur le même parquet. François Hollande les réunit lors d’une rencontre fiscale. Le candidat du PS a lancé une balle dans le match des présidentielles. Il veut taxer les riches. Les sportifs crient au scandale. Claude Onesta soutient le projet. Il renvoie les footballeurs à leurs comptes en banque. Gérard lui répond. Sur le principe, le Conseiller Régional ne siffle pas le « hors jeu ». Il « reconnaît bien Claude ». Il « a été élevé au même biberon ». »Dans la famille (Onesta), le fric n’a jamais été roi « . »Remettre, avec une belle franchise, le pognon à sa place », c’est normal « chez nous ». Sur le fond, le politique s’écarte du sportif. Gérard Onesta tacle sec. Pour lui, la proposition de François Hollande est « une annonce tactique « . C’est « une surenchère ». « Un an auparavant, (Hollande) prétendait le contraire « . La mesure est douteuse. Inefficace. Ce n’est « pas ça qui comblera le trou des déficits publics ». De plus, les contribuables visés « peuvent se payer des conseillers capables de défiscaliser jusqu’aux petites cuillères en argent ». Gérard Onesta propose une autre piste. » Il faut parler des salaires indécents ». « Dans un pays en voie d’appauvrissement, ce n’est pas scandaleux ». Mais il faut le faire intelligemment. Sans effet de manche. Le responsable d’Europe-Ecologie propose « une autre façon, plus astucieuse ». Il s’agit du « salaire maximum ». »Le salaire d’un patron doit respecter un ratio entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas de son entreprise. Et, quand il augmente son salaire, il doit augmenter ses salariés d’autant ». Cet « écrêtement vers le haut évite l’exil fiscal ».

LD

02 Mar

La saison des manifs


La saison des manifs par france3midipyrenees

1800 selon la police, 3000 selon les syndicats…
Rien à voir avec les manifestations contre la réforme des retraites.

La journée de mobilisation européenne contre l’austérité n’a pas attiré les foules à Toulouse comme ailleurs.

On peut se demander pourquoi.

Est-ce que la contestation est déjà dans les intentions de vote ?

Est-ce que les citoyens sont résignés et préfèrent attendre le prochain quinquennat ?

Ou alors dernière hypothèse :
La situation catastrophique de la Grèce et l’Europe n’intéressent pas les français ?

Une explication certaine : la désunion des syndicats en période électorale.
FO et CFDT n’ont pas participé au cortège.

Pas de panique donc pour le sortant…
Quand on parle « traité européen », une manif même suivie est toujours moins dangereuse qu’un référendum.

28 Fév

Jean-Jacques Bolzan : « Sarko et Borloo, pas évident »

Jean-Jacques Bolzan

Le printemps en février. Grand soleil et température douce, place Saint Georges. A une terrasse de café, Jean-Jacques Bolzan. C’est lui qui a choisi le lieu. Un lieu symbolique. Très politique. Ce proche de Jean-Louis Borloo va « prochainement annoncer sa candidature sur la 1er circo » de la Haute-Garonne. Une circonscription qui frôle les façades ocres et les jardinières de Saint-Georges. Pour lui, cette candidature est « cohérente ». Elle s’inscrit « dans la continuité ». « De 1995 à 2008, (il a été) élu à la mairie de Toulouse et candidat sur deux cantons qui appartiennent à l’actuelle 1ere circonscription ». Évidemment, avant les législatives, il y a les présidentielles. Jean-Jacques Bolzan juge « la campagne merdeuse. En étant poli. Des insultes et pas de vrais débats ». Au-delà des meetings et des affrontements, il a une date en tête. Le 10 mars le parti de Jean-Louis Borloo doit choisir : Sarko ou Bayrou. D’après Jean-Jacques Bolzan, « on ne peut pas dire dans quel sens vont aller (les radicaux valoisiens). C’est très partagé. Les élus assis veulent maintenir leurs postes et aller vers les meilleurs sondages. Mais il y a aussi les militants ». De son côté, le Toulousain n’est « pas persuadé que Borloo appelle à voter Sarko ». « En Haute-Garonne, un accord existe pour avoir un candidat Modem et Radical sur chaque circo. Les négociations sont en cours. Borloo n’a pas dit halte ».

LD

Face à face : Jean Glavany et Bernard Carayon, dans la Voix est libre samedi 3 mars à 11h30

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Un face à face de parlementaires, voilà ce que nous vous proposons cette semaine :

Jean Glavany, député socialiste des Hautes-Pyrénées et Bernard Carayon, député UMP du Tarn.

Avec eux nous reviendrons évidemment sur l’actualité politique de la semaine ainsi que sur la campagne pour la présidentielle.
Nous parlerons aussi de la loi sur le secret des affaires impulsée par Bernard Carayon.

27 Fév

Comment faire campagne pour Sarkozy sans perdre son poste ?


Comment faire campagne contre Sarkozy sans… par france3midipyrenees

« Comment faire campagne pour Sarkozy sans perdre son siège ? »
C’est le titre d’un article du Monde paru mardi dernier.

Difficile effectivement voire impossible ici comme ailleurs de trouver des porte-paroles locaux du gouvernement ou du président.

Dernier exemple en date.
Certains se sont peut-être étonnés voilà 15 jours de ne pas voir de représentants de l’UMP dans notre émission.

Nous avions pourtant lancé de nombreuses invitations, solliciter les états-majors.

Mais là : personnes pour venir nous parler politique de logements.

Motifs invoqués : l’agenda bien sûr mais aussi parfois plus honnêtement la connaissance du dossier et le fait de ne pas être aux manettes.

Pas simple donc d’être dans l’opposition locale et dans la majorité nationale.

Une occasion de remonter la pente : la campagne enfin lancée pour Nicolas Sarkozy.
Une campagne qui ne se gagnera pas sans un soutien de terrain.

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