13 Mar

Covid-19 : Furieux du maintien des Municipales un maire de la Haute-Garonne ferme tous les équipements publics

Emmanuel Macron maintient les élections municipales. Le maire de Castanet-Tolosan trouve la décision « absurde » et décide de fermer les équipements de sa commune.

Arnaud Lafon, maire (LR) de Castanet-Tolosan. Photo Pascal Pavani AFP

Ce dimanche, les bureaux de vote seront ouverts à Castanet-Tolosan. Mais ce seront les seuls équipements publics à ne pas être fermés. Le maire de la commune, Arnaud Lafon, a pris un arrêté municipal applicable à partir de ce soir et pour une durée de 15 jours. Tous les gymnases, les salles polyvalentes et autres lieux appartenant au domaine municipal ne seront plus accessibles.

« Les seuls équipements publics restant ouverts le seront par décision du président de la République et son gouvernement » précise Arnaud Lafon. Le maire de Castanet-Tolosan souhaite ainsi mettre Emmanuel Macron devant ses « responsabilités quand au maintien absurde du rassemblement du corps électoral ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Mar

Municipales en Haute-Garonne : une série de « croix gammées » sur les affiches des candidats En Marche

Dans plusieurs villes de la Haute-Garonne, les affiches de campagne des candidats soutenus par En Marche sont recouvertes de croix gammées.

Plaisance-du-Touch.

Dans trois communes de la Haute-Garonne, les affiches électorales des candidats En Marche sont recouvertes de croix gammées. A Castanet-Tolosan, Ramonville et Plaisance-du-Touch, les mêmes logos ont fait leur apparition depuis le début de la semaine dernière. Le logo de La République En Marche est détourné afin de former une croix gammée. Le symbole « national-socialiste » n’est pas reproduit en tant quel. Pas de svastika sur fond rouge. Mais l’allusion est évidente et le parallèle transparent.

Castanet-Tolosan

Un des candidats visé dédramatise. Tête de liste soutenu par En Marche à Plaisance-du-Touch, Philippe Guyot, ne veut « pas répondre à la provocation par la polémique ». Le candidat continue sa campagne avec du porte-à-porte et une réunion publique ce jeudi 12 mars. Philippe Guyot précise toutefois : « je me suis dégoûté, je le déplore à vous de choisir la bonne formule ».

Philippe Guyot garde à portée de mains de la colle et des affiches pour réparer d’éventuelles (nouvelles) dégradations. Mais il en reste là et n’envisage pas de porter plainte. En revanche, à Castanet, une plainte a été déposée auprès des services de gendarmerie. Des images issues de la vidéo-protection vont être analysées.

A quelques kilomètres de Plaisance-du-Touch, la députée En Marche, Monique Iborra, a également trouvé sur la porte de sa permanence parlementaire deux croix gammées. Il s’agit du même « modèle » que celui utilisé à Plaisance-du-Touch, Ramonville et Castanet-Tolosan. Visiblement, les auteurs des faits ne vise pas uniquement les candidats aux municipales. Ils visent le parti d’Emmanuel Macron.

Des parallèles entre En Marche et le nazisme ne sont pas réservés à la Haute-Garonne. Il existe un précédent dans l’Est de la France.

Sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron est également comparé à…Adolf Hitler.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

10 Mar

Municipales à Toulouse et Covid-19 : le préfet considère les meetings électoraux « indispensables » alors que les candidats les annule

Les annulations de meetings se multiplient à Toulouse. Le préfet rappelle que les réunions électorales restent autoriser malgré l’épidémie de Covid-19.  Elles sont considérées comme « indispensable à la vie de la Nation ».

Préfecture de Région à Toulouse

Ce lundi 9 mars, le préfet de Région a réuni les élus de la Haute-Garonne. Le représentant de l’Etat a fait le point sur l’évolution du coronavirus en Haute-Garonne. A 7 jours du 1er tour des municipales, la question des réunions publiques et des meetings électoraux a été mise sur la table.

Le préfet relaye une décision du gouvernement s’agissant de l’interdiction des rassemblements supérieurs à 1000 personnes. Mais le représentant de l’Etat a également précisé que « les événements indispensables à la vie de la Nation restent autorisés notamment les meetings électoraux ». Bien évidemment, il s’agit d’un (simple) rappel des règles applicables ou, au mieux, d’une recommandation.

Les candidats sont libres de maintenir ou non leur meeting. Mais le préfet est le garant du bon déroulement des élections. il est dans son rôle en rappelant que des meetings participent de l’animation de la campagne et de l’information des électeurs.

Néanmoins, le rappel de ces évidences intervient dans un contexte particulier. A Toulouse, la campagne des municipales subit une véritable épidémie d’annulation. Le mouvement a été lancé par la candidate socialiste, Nadia Pellefigue. Et, en moins de 72 heures, les autres compétiteurs ont adopté la même position. Plus aucun meeting à Toulouse. Des solutions alternatives ont été mises en place : meetings numériques ou réunions en plein air. Mais, selon la préfecture de la Haute-Garonne, ll aurait été parfaitement possible de maintenir les meetings.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

Municipales à Toulouse : l’ancienne tête de liste du PS aux Européennes, Raphaël Glucksmann, soutient Archipel Citoyen

Raphaël Glucksmann a mené la liste du PS aux Européennes. Mais, pour les municipales, le député Européen appelle à voter pour la liste Archipel Citoyen.

Il existe des rituels électoraux. Les appels à voter appartiennent, avec les meetings, à ces passages obligés. L’ancienne tête de liste du PS aux Européennes, Raphaël Glucksmann, donne de la voix sur Toulouse. Mais ce n’est pas pour apporter des suffrages à la liste soutenue par le parti socialiste. Raphaël Glucksmann a décroché un siège à Bruxelles en vertu d’une désignation par le PS. Et, de manière parfaitement logique, le nouveau député européen (issu de société civile) siège dans le groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates.

S’agissant des Municipales, Raphaël Glucksmann prend toutefois ses distances avec le PS. Il soutient même un concurrent direct du parti socialiste : Archipel Citoyen.

🔵 Raphaël Glucksman soutient Antoine Maurice & Archipel Citoyen 🔴

🔺 Un grand merci au député européen Raphaël Glucksmann d'apporter à son tour son soutien à la liste Archipel Citoyen portée par Antoine Maurice ! 🤝 👉 Pour nous, la transition écologique et la refondation démocratique sont deux piliers fondamentaux et inséparables. Ces principes sont au coeur du projet que nous portons, pour une nouvelle approche de la citoyenneté, au service des habitants et pour rendre le pouvoir aux habitants, véritables acteurs de notre ville. 🌿🔰 Ici commence une autre ville. 🔰

Publiée par Archipel Citoyen sur Mardi 10 mars 2020

Le député européen qualifie la liste menée par Antoine Maurice de « démarche innovante, de rassemblement » et de « nouvelle approche de la citoyenneté ». Le dernier sondage publié crédite Archipel Citoyen en tête des forces de gauche avec 25% d’intention de vote, 11 points devant la candidate socialiste.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

 

 

Municipales : face au coronavirus, les meetings migrent sur les réseaux sociaux

Plusieurs candidats qui ont annulé leurs réunions publiques d’avant premier tour ont décidé de les déplacer…sur les réseaux sociaux. Alors comment s’organisent ces événements d’un genre nouveau ? La claque ne va-t-elle pas venir à manquer ? Quel impact peut avoir un tel événement ?

Photo MaxPPP/Christophe Petit Tesson

« Suite à notre décision d’annuler notre meeting physique au Metronum, nous organiserons un meeting numérique » stipule le tweet de la liste de Pierre Cohen candidat toulousain. C’est donc l’option d’une retransmission en direct sur Facebook à partir de 20h qui a été prise par l’équipe de « Pour la Cohésion-L’autre Choix ». Mais combien seront-ils à s’y connecter ? Autant que si l’événement avait eu lieu au Metronum ? Plus ?

Un meeting chez vous »

Après avoir été la première à annuler sa réunion publique prévue salle Mermoz le 10 mars, Nadia Pellefigue promet carrément « un meeting chez vous ». Le communiqué de la candidate socialiste scande même : « Invitez des amis, préparez un moment convivial avec des produits #FabricatATolosa, et mettez-vous à l’aise : on s’occupe du reste ! » Jusqu’à la livraison des pizzas ? La liste « Une nouvelle énergie » invite aussi les internautes à se manifester : « Montrez-vous avec vos amis devant le meeting, et réagissez sur ce que diront les intervenants. »

Autre stratégie du côté d’ « Archipel Citoyen ». La liste emmenée par Antoine Maurice se verrait bien prendre l’air plutôt que la route des réseaux sociaux, ou plutôt encore que limiter les places d’une salle à moins de mille personnes : « Ne souhaitant pas opter pour un format réduit suivant le principe du « premier arrivé, premier servi » et pour poursuivre la dynamique de la campagne, nous proposons de le remplacer par une grande action en plein air ». Pas plus d’infos pour l’heure.

Meeting en plein air ou débat entre candidats »

Le candidat de l’union de la gauche à Montauban Arnaud Hillion a lui aussi annulé son meeting prévu le 12 mars et le propose en ligne le même jour. « Nous le faisons en responsabilité, du fait des premiers cas de coronavirus dans le département et face à la géométrie variable des décisions du gouvernement qui ne conduit pas à rassurer nos concitoyens ». Mais le socialiste propose toutefois un débat avec les cinq autres listes en lice pour le scrutin montalbanais. S’il a lieu, les candidats se serreront ils la main ? Curieuse campagne décidément…

Patrick Noviello (@patnoviello)

06 Mar

Municipales à Toulouse et Covid-19 : Nadia Pellefigue annule son meeting pour éviter d’exposer les Toulousains

Le Covid-19 fait sa première « victime » politique. La candidate socialiste aux municipales annule son (seul) meeting d’avant premier-tour.

Nadia Pellefigue

Le Coronavirus est présent à Toulouse. Un seul cas a été confirmé ces derniers jours. Mais la candidate socialiste aux municipales décide d’annuler son meeting prévu le 10 mars prochain. Nadia Pellefigue justifie son choix par la volonté de protéger la population.

« Quand on prend l’engagement de protéger les Toulousains, on ne peut pas les exposer au risque de contamination du Coronavirus » explique la candidate socialiste.

Sur la page Facebook de la candidate, 411 personnes indiquaient être intéressées ou vouloir participer à l’événement.

Selon nos informations, l’hypothèse d’une annulation circule, depuis plusieurs jours, sur la boucle Telegram de l’équipe de campagne de Nadia Pellefigue. Les avis étaient partagés sur l’opportunité d’une mesure alors que la ville Rose ne figure pas (pour le moment ?) dans la liste des clusters du Covid-19.

Un des concurrents de Nadia Pellefigue n’est pas convaincu par le principe de précaution invoqué par la socialiste. « Ça risque surtout d’alimenter la psychose surtout qu’il n’y a pas de nouveaux cas à Toulouse  » déclare un candidat.

En toute hypothèse, la décision de Nadia Pellefigue libère la candidate du rituel (politico-médiatique) qui accompagne tous les meetings :  le remplissage de la salle et le comptage des présents. Un rituel, une question qui agitait son staff de campagne. Mais c’était avant la décision d’annulation.

A Montpellier, un candidat a également annulé son meeting en utilisant quasiment les mêmes mots et invoquant le même argument que la socialiste toulousaine.

 

En dehors de l’Occitanie, d’autres annulations interviennent. C’est notamment le cas à Lyon.

Laurent Dubois (@laurentdub)

05 Mar

Municipales à Toulouse : la drôle d’association (écologique) qui soutient Nadia Pellefigue

Une association écologique soutient la candidate socialiste, Nadia Pellefigue. Mais il s’agit, en réalité, d’une association récente, créée par le fils d’une colistière.

Nadia Pellefigue, Candidate PS aux Municipales à Toulouse; Photo : Facebook/NadiaPellefigue

Les étiquettes ne sont pas à la mode. Les candidats les gomment quasiment systématiquement. En revanche, un label est furieusement tendance : l’écologie. A Toulouse, la candidate socialiste est dans l’air du temps et ça se voit.

Nadia Pellefigue affiche une touche verte au travers du logo « Vers l’écologie citoyenne. Toulouse« . Aux côtés des visuels (classiques) du PS, du PRG et du PCF, ce soutien apparait sur les documents de campagne. Nadia Pellefigue affirme que « la juxtaposition des logos, c’était avant ». Mais elle met en vitrine une structure dont l’inclinaison écologique ne fait aucun doute et qui est inconnue du paysage politique toulousain.

Ce déficit de notoriété s’explique. « Vers l’écologie Citoyenne. Toulouse » existe depuis moins de 4 mois. Elle a été déclarée en préfecture le 3 janvier 2020 et elle apparaît dans le journal officiel 15 jours plus tard, le 18 janvier 2020.

Cette chronologie n’est pas passée inaperçue. Sur les réseaux sociaux, l’apparition (subite) d’un soutien écologiste est qualifiée d’opportuniste.

 


La « jeunesse » du soutien écologiste de Nadia Pellefigue n’est pas forcément « troublant ». Il faut un début à tout. Une campagne électorale peut faire naître des vocations et permettre des éclosions « spontanées ».

En revanche, l’identité du fondateur de « Vers l’écologie citoyenne, Toulouse » accrédite la thèse d’un « faux-vrai » soutien, téléguidé en sous main. En effet, le créateur du soutien écolo de Nadia Pellefigue est…le fils d’une colistière de Nadia Pellefigue.

La preuve se trouve dans les fichiers de la préfecture de la Haute-Garonne et dans l’annuaire téléphonique. L’adresse du siège social de l’association est celui du fils de la colistière de Nadia Pellefigue. Les membres d’une même famille peuvent vivre sous le même toit ou simplement voter dans le même bureau de vote et épouser les mêmes causes politiques. C’est parfaitement évident et totalement respectable.

En revanche, il existe un soupçon légitime. Un soupçon d’autant plus légitime qu’il existe un précédent. Il y a quelques semaines, Nadia Pellefigue a repeint en syndicalistes plusieurs de ses colistiers. Ça commence à faire beaucoup. Mais il existe une circonstance « atténuante » : les petites manip’ et les grosses ficelles ont toujours fait partie du folklore électoral.

Laurent Dubois (@laurentdub)

04 Mar

Municipales à Toulouse : tous au vert ?

Le procédé est désormais classique : interpeller tous les candidats ou du moins ceux estimés comme « les principaux » puis, en fonction de leur réponse, éclairer ses adhérents en vue du jour du vote. Organismes œuvrant pour les personnes handicapées, associations féministes, etc… La liste est longue. Cette semaine ce sont les collectifs et associations de défense de l’environnement qui ont rendu leur verdict.

Toulouse. Photo : MaxPPP/Charmeux

L’écologie est sans doute l’un des marqueurs les plus fort de cette campagne des Municipales. Tous les maires sortants se targuent d’avoir été les édiles les plus écologistes de l’histoire de leur ville. Et pour cause… La prise de conscience environnementale des élus locaux a véritablement démarré ces dernières six années. Enfin les canicules à répétition de cet été ont fait leur œuvre. « Végétaliser », « créer des zones de fraîcheur », « limiter la pollution automobile », « développer le réseau cyclable » sont devenus autant de punchlines servant d’arguments électoraux.

Et le gagnant est… »

Cette semaine donc le collectif « Urgence Climatique Toulouse » et le « Réseau Action Climat » ont rendu leurs synthèses après avoir questionné certains candidats aux municipales toulousaines (« les principaux » selon eux). Première surprise : pour Réseau Action Climat, ce n’est pas la liste emmenée par Antoine Maurice d’Europe Ecologie Les Verts qui arrive en tête mais celle de la socialiste Nadia Pellefigue. « Le programme de Nadia Pellefigue (PS) se démarque car il reprend les mesures indispensables à mettre en place face à l’urgence climatique » précise le compte-rendu. »

Pierre Cohen (GénérationS) et Jean-Luc Moudenc (Les Républicains) restent derrière, assez vertement critiqués : « Ils dénotent en proposant tous les deux des programmes flous dans les objectifs et pas assez ambitieux notamment sur les questions de la production et de la maitrise de l’énergie ainsi que sur l’agriculture et sur l’alimentation durables. Alors que la mobilité reste l’enjeu climatique principal pour la ville de Toulouse, Jean-Luc Moudenc fait fausse route en proposant de développer le stationnement et donc de favoriser la voiture individuelle. »

Le citoyen aussi responsable »

Moins de surprise du côté d’Urgence Climatique. « Archipel Citoyen» sans être classé officiellement numéro 1 affiche le plus de voyants au vert, talonné par « Une Nouvelle Energie ». Pour sa défense, le maire sortant et sa liste « Aimer Toulouse » expliquaient en répondant au questionnaire qu’ils ne pouvaient alors pas faire état de leurs projets, « en réservant la primeur aux toulousains ». Jean-Luc Moudenc a également opposé une autre réserve quant au questionnaire : « Il s’agit de cibles statistiques, extrêmement ambitieuses, qui, pour la plupart ne sont pas réalisables par les efforts de la collectivité seule et impliquent un changement de mode de vie très important de l’ensemble de la population. »

Alors qui lavera plus vert que vert ? Une seule solution pour le savoir : rendez-vous dans six ans. Les promesses électorales sont une chose, les réaliser en est une autre. Nul doute que la règlementation nationale va évoluer durant le mandat municipal à venir et encouragera l’action pour l’environnement. Seulement le citoyen lui, s’impliquera-t-il ? Entre les bonnes intentions et l’action, là encore le passage au vert est paradoxalement quelque chose qui se mûrit.

Patrick Noviello (@patnoviello)

03 Mar

Municipales à Toulouse : quand Jean-Luc Moudenc (soutenu par En Marche) prend ses distances avec Emmanuel Macron

Le maire (sortant) de Toulouse bénéficie d’un accord électoral avec En Marche. Mais Jean-Luc Moudenc critique le recours à l’article 49-3 pour faire adopter la réforme des retraites.

Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron. Photo : AFP/Pavadi

A 12 jours du 1er tour des municipales, un sujet national s’invite dans la campagne toulousaine : la loi sur les retraites. Le gouvernement a fait passer la réforme en utilisant le fameux 49-3. Les adversaires de Jean-Luc Moudenc associent le maire sortant (soutenu par En Marche) à une décision qualifiée de « coup de force ».

Ce n’est pas la première fois que la gauche toulousaine qualifie Jean-Luc Moudenc de Macron local. Mais la levée de boucliers autour du recours à l’article 49-3 fournit l’occasion d’une passe d’arme. Jean-Luc Moudenc ne répond pas directement à Pierre Cohen ou à Archipel Citoyen. Mais il prend position et prend ses distances avec le gouvernement d’Emmanuel Macron.

« Le recours à l’article 49-3 est une décision politiquement maladroite qui peut s’apparenter à un passage en force aux yeux des Français et des Françaises  » estime Jean-Luc Moudenc. Le maire de Toulouse dénonce l’attitude de l’opposition. « Les mélenchonistes sont outranciers avec leurs milliers d’amendements sans valeur ajoutée qui ne cherchent que l’obstruction…(ils) font le jeu du populisme et de l’antiparlementarisme » assène Jean-Luc Moudenc. Mais il « pense qu’il faut toujours laisser le temps au dialogue et au débat ».

Le recours à l’article 49-3 est une décision politiquement maladroite

Jean-Luc Moudenc profite de ce rappel pour mettre en avant son bilan.  » Au niveau local, je n’ai pas limité le temps de parole de nos opposants (au contraire !) en conseil municipal. Je regrette  que le gouvernement n’ait pas la même patience que celle dont nous faisons preuve » précise le maire sortant.

Ce n’est pas la première fois que Jean-Luc Moudenc fait entendre une musique dissonante par rapport au gouvernement et à Emmanuel Macron. Mais, évidemment, ce qui change tout, c’est le contexte : la dernière ligne droite avant le 1er tour des municipales.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

02 Mar

Municipales 2020 et Covid-19 : « la question d’un report pourrait se poser » pour la députée (LaRem) de la Haute-Garonne, Monique Iborra

Les élections municipales de mars prochain « victimes » du Covid-19 et reportées à une date ultérieure. C’est une simple hypothèse mais elle est (ouvertement) soulevée par la député (En Marche) de la Haute-Garonne, Monique Iborra.

Monique Iborra (AFP)

Monique Iborra, députée LaRem de la Haute-Garonne. AFP photo/ T. Manson

Dans moins de 15 jours, les électeurs doivent se rendre dans les bureaux de vote. Ce rendez-vous (programmé) se heurte à un imprévu : la propagation de l’épidémie de Coronavirus. L’éventualité d’un report a été officiellement écarté par le gouvernement ce vendredi 28 février.

Mais cette position peut toujours évoluer. Ce lundi 2 mars, Emmanuel Macron a annulé tous ces déplacements pour se concentrer sur la gestion du Covid-19. Evidemment, il est impossible de comparer un agenda présidentiel (toujours mouvant et modulable) à un scrutin concernant plus de 47 millions d’électeurs. Mais une chose est certaine : les événements commandent. Et, pour la députée En Marche de la Haute-Garonne « la question du report des municipales pourrait se poser ».

Si on continue sur ce rythme, la question d’un report pourrait se poser

Monique Iborra reconnait qu’un nouveau calendrier serait délicat à mettre en place. « Le risque est de donner l’impression que la situation n’est plus maîtrisable et que, si on annule les élections, il faut également tout arrêter » souligne la parlementaire. Mais  Monique Iborra met en balance l’évolution de l’épidémie et l’impact sur l’égalité entre les candidats. Si le virus se propage et infecte de nombreux candidats, ils seront, en effet, empêchés de faire campagne.

Une question d’égalité entre les candidats qui pourraient être infectés et les autres

Monique Iborra précise que ce scénario reste de la politique fiction. Mais la parlementaire n’exclut pas qu’il devienne réalité.

Laurent Dubois (@laurentdub)