14 Juin

« Castres-Toulouse » sur la route des législatives

A élection nationale, dossiers nationaux. Le principe semble clair. Évident. Et pourtant… A priori, les législatives sont tournées vers les enjeux hexagonaux. Application ou contestation du programme présidentiel. Critique ou soutien des premières mesures d’un gouvernement sorti des urnes un mois auparavant. Les candidats sont des étiquettes ambulantes.

Des portes voix de l’opposition ou de la majorité. Leurs élections se fait sur leurs dossards. Des dossards aux couleurs de leurs partis. Ils le savent. Ils agissent en conséquence. Néanmoins, le local a aussi sa place. Exemple dans le Tarn et la Haute-Garonne. Un projet autoroutier concerne les deux départements et trois grandes collectivités locales (deux conseils généraux et la Région). L’Etat est également autour de la table. La préfecture mène concertation et études.

Un collectif – opposé au projet – fait entrer dans la danse les candidats aux législatives. Trois circonscriptions sont concernées. Les 3eme et 10eme de Haute Garonne. La 3eme du Tarn. Les concurrents en piste sur ces trois « circos » ont reçu un questionnaire. Analyse du projet. Solutions alternatives. Ils ont passé, par écrit, un Grand Oral. Tous ne se sont pas prêtés au jeu. Bernard Carayon – député tarnais sortant – n’a pas sorti sa plume. En revanche d’autres personnalités ont renvoyé leur réponse. La quasi-totalité des candidats interrogés affirme son hostilité Au-delà des étiquettes partisanes, une ligne domine. OUI au désenclavement du Sud du Tarn. Oui à un aménagement de la liaison « Castres-Toulouse ». Non à un projet autoroutier bien trop cher et qui ne sera jamais rentable. Des arguments écologiques fleurissent aussi. Mais la tonalité générale est : Attention « sortie de route ». Le projet conduit – directement – dans un fossé financier. Ce « micro » sondage est ambigu. Le député vote les lois. Il siège en commission. Son travail de législateur est à des « kilomètres » de la construction d’une autoroute. Le maire de Verfeil – commune qui se trouve sur le tracé – ou le président du Conseil Général du Tarn – dont le budget est visé – sont des acteurs du projet. En revanche, les futurs députés sont de simples spectateurs engagés. Ils peuvent prendre publiquement position. Bien évidemment. Représentants de la Nation, ils sont aussi les élus d’un territoire. Il est normal qu’ils se soucient des impôts locaux et de l’aménagement de leur coin de France. Néanmoins, concrètement, leur action se limite à du lobbying. Ils peuvent décrocher leur téléphone.

Décocher une question écrite ou une interpellation en séance publique. Pas de cumulard dans la liste. Un des candidats de la 10eme de Haute-Garonne, Kader Arif, est…ministre. En cas de victoire, c’est son suppléant qui siégera. Une des deux finalistes –Linda Gourjade – a été conseillère régionale. Mais on reste dans le billard à plusieurs bandes.  Dans un jeu d’influence.

Un tweet et ça repart…

« La première gaffe de France »… Nos confrères de Libération ont toujours le sens de la nuance. Comme si ce tweet d’encouragement, purement intéressé, de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni en lice contre Ségolène Royale pour les Législatives avait la moindre importance. Comme si ces réseaux sociaux avaient quelque légitimité que ce soit pour faire trembler la République.
J’ai toujours eu la plus grande répugnance pour le mélange des genres, surtout en politique. Or il est évident qu’en ce domaine, il est un sport national. J’ai toujours aussi dit que les réseaux sociaux, malgré le souffle de liberté qu’ils répandent parfois, comme lors des Révolutions Arabes, amènent aussi souvent des relents d’égout ou de bassesse humaine.
Ainsi une histoire de jalousie féminine semble, du jour au lendemain, considérée par mes confrères comme la première erreur de notre nouveau chef d’Etat. Mais François Hollande est-il Laurent Blanc qui interdit à ses joueurs de tweeter ? De quel droit irait-il confisquer son portable à sa compagne parce que, comme elle l’a dit « François me fait totalement confiance. Sauf sur mes Tweet » (Femme Actuelle 28 avril 2012) ?
N’est-ce pas plutôt à nous, médias, de nous jeter la pierre ? Qu’allons-nous faire nos choux gras, et nos Unes surtout, de ce message de quelques signes ? Et qu’allons-nous nous donner la main avec nos fidèles politologues pour parler de stratégie politique, d’erreur de gouvernance et autres foutaises du même genre pour faire croire aux lecteurs et auditeurs que la démocratie est blessée parce que la première dame a eu son coup de sang du jour ?
Voilà j’ai dépassé mes 140 et quelques signes mais ce n’est pas grave.  Au fait n’essayez pas de me répondre sur Twitter, je ne pourrai pas vous lire, je n’ai pas de compte.

12 Juin

Débat législatives, mardi 12 juin à 22h45

Tout d’abord nous mettrons le cap sur le Tarn et Garonne et sa première circonscription :
Celle de Montauban et de Caussade notamment.
La députée UMP sortante Brigitte Barèges y est en difficulté.
Elle est devancée au premier tour par la socialiste Valérie Rabault.
Pour ce duel 100% féminin, divergences politiques et un débat animé garanti.
Brigitte Barèges vous le savez était une sarkozyste convaincue et Valérie Rabault s’affiche comme une fidèle de François Hollande.
Avec ces deux femmes de conviction et de caractère, nous parlerons emploi mais aussi agriculture ou encore éducation et sécurité.

Nous retournerons ensuite sur la troisième circonscription de Haute-Garonne.
Face à face Jean-Luc Moudenc pour l’UMP-Alliance Centriste et François Simon pour Europe Ecologie/Les Verts et le PS.
On vous avait pronostiqué un résultat très indécis pour ce premier tour.
On a frôlé la triangulaire avec le dissident socialiste Alain Fillola qui s’est finalement retiré.
Là aussi la droite va devoir aller chercher une réserve de voix pour le moins restreinte.
Là aussi le débat se fera sur les valeurs de chacun.
On abordera des problématiques locales comme la Ligne Grande Vitesse Toulouse/Paris mais aussi des dossiers plus nationaux comme la fiscalité ou le logement.

Rendez-vous donc ce soir aux alentours de 23h après Soir3.

Retrouvez tous les résultats de votre circonscription

07 Juin

« Jeunes et addictions : comment agir », c’est samedi 9 juin à 11h30 dans La Voix est Libre.

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Cette semaine à Toulouse se sont tenues les journées Addiction et Précarités.
Acteurs sociaux et médicaux de toute la France s’y sont retrouvés pour discuter de ces problématiques.

Parallèlement une étude européenne place la France en bas de classement concernant le niveau d’addiction des jeunes.
La Voix est Libre prolonge ce débat.
Quelles addictions chez les jeunes de notre région ? Quelles causes et quelles remèdes ? Que peuvent les pouvoirs publics ?

Avec nous pour répondre à ces questions :
Martine Lacoste, vice-présidente de la fédération Addiction Association Clémence Isaure et Guillaume Sudérie directeur de l’observatoire régional des drogues et de la toxicomanie.

Laurent Dubois, notre politologue nous éclairera sur les lois en vigueur et posera la question de l’action des politiques dans ce secteur.

05 Juin

Politique éditoriale de France 3 pour les élections législatives

De nombreux candidats nous interpellent sur notre politique éditoriale à l’occasion des élections législatives. Ils nous demandent plus spécialement comment nous choisissons nos invités pour nos débats. Parfois même, ils se plaignent de ne pas en être…

Le principe de base est celui de notre liberté éditoriale. Nous, journalistes du service public de l’audiovisuel, sommes libres d’informer selon nos principes professionnels et déontologiques. Nous avons notamment pour devoir de mettre l’information en perspective et, donc, de ne pas accorder le même crédit aux partis politiques représentatifs (et susceptibles de mettre leur programme en application) et aux organisations minoritaires ou éphémères.
Ce devoir de bonne information est apprécié aussi à l’aune du temps d’antenne dont nous disposons, un débat de 52 minutes devenant indigeste avec plus de 5 à 6 invités.

S’y ajoutent des impératifs de pluralisme, définis par le Conseil supérieur de l’audiovisuel dans sa délibération générale 2011-1 et dans sa recommandation 2012-5. Le principe (contrairement à la présidentielle où le CSA avait retenu l’égalité) est celui de l’équité. Cette équité s’apprécie en fonction 1/ de la représentativité et de la notoriété des formations politiques et 2/ de leur capacité à animer la campagne.
1/ La représentativité et la notoriété dépendent notamment des résultats  obtenus aux scrutins précédents et des intentions de vote exprimées dans les sondages: c’est ainsi qu’une formation politique nouvelle ne peut revendiquer le même temps d’antenne qu’un parti installé.
2/ La capacité à animer la campagne se mesure en nombre d’opérations électorales, réunions publiques, tractages, conférences de presse… Un parti qui fait campagne sur le terrain a ainsi droit à plus d’antenne qu’une organisation.

Notre antenne n’est donc pas un robinet ouvert, que chacun peut actionner à sa guise (ou selon sa soif). Mais, n’ayez crainte! En toute circonstance, nous essayons de vous informer correctement… et équitablement.

PN

04 Juin

Stéphane Diebold : « Bertrand Serp : un pion de Moudenc »

Stéphane Diebold

La Haute-Garonne, terre de division. Le département est connu pour son industrie aéronautique. Le Stade Toulousain ou son festival de Luchon. Une nouvelle spécialité attend les touristes : la « salade » électorale. A Gauche, le plat est épicé. Trois circonscriptions affichent au menu quatre dissidences. Dont deux face à un ministre de François Hollande. La Droite est plus unie. C’est normal. Ses chances de victoires sont maigres. La table est « pauvre ». Les appétits sont moins voraces. Néanmoins, une circonscription – la 4eme – aiguise les couteaux. Deux candidats se disputent le « gâteau ». Pour un estomac de Droite, la portion est amère. Difficile à ingérer. Les quartiers du Mirail ou de Saint Cyprien votent à Gauche. Cependant la difficulté de la tache ne calme pas les ardeurs. Les aigreurs sont à vif. Un des acteurs de ce « Clochemerle sur Garonne » s’explique. Stéphane Diebold est dans le rôle du « dissident ». Mais il refuse l’expression. Pour lui, « c’est l’UMP qui (l’) a mis en dissidence ».  Il conteste violemment la procédure d’investiture. Stéphane Diebold parle « d’une affaire de copinage ». « Des barons toulousains ont voulu imposer un poulain ». Son rival – Bertrand Serp – « est un pion de Jean-Luc Moudenc ».  Stéphane Diebold accuse Jean-Luc Moudenc d’avoir affaibli la 4eme. « Le redécoupage a charcuté le canton 2 au profit de (l’ancien maire de Toulouse et candidat sur la « circo » voisine). Jean-Luc Moudenc s’est fait faire une circonscription au détriment des copains ». Mais, de surcroit, le choix de Bertrand Serp est, pour Stéphane Diebold, un mauvais choix. Il qualifie le candidat UMP de « candidat de salon ». Un candidat qui, selon lui, ne connait absolument pas le terrain. Il a besoin d’un « tuteur » pour aller sur les marchés. « Il ne se passe pas un jour sans que Moudenc accompagne Bertrand Serp ». Avec une ironie mordante, Stéphane Diebold se demande « qui est le véritable candidat de la 4eme, Moudenc ou Serp ? ». Les mots volent bas. Les résultats risquent de suivre. Visiblement, cela ne déplairait pas à Stéphane Diebold. Il mise sur un échec de l’UMP. « Une double candidature à droite fait le jeu d’Europe Ecologie ». Son candidat – Régis Godec – peut profiter de la situation. « Un second tour « gauche-gauche » est possible ». Cette élimination constituerait – dans la perspective des municipales – un  mauvais signal pour la droite toulousaine. Jean-Luc Moudenc sortirait – indirectement – affaibli de cette déconfiture. Stéphane Diebold qualifie l’ancien maire de Toulouse de « spécialiste des promesses non tenues ». Une telle mésaventure ne lui arrachera pas de larmes

LD

31 Mai

Sacha Briand : « François Hollande aura une majorité »

Sacha Briand

J-10. Ultime ligne droite. Dernier week-end avant le 1er tour. Les candidats distribuent tracts et poignées de main. Le but est d’attirer l’électeur. Après une présidentielle passionnée et mobilisatrice, ce n’est pas simple. La campagne est une morne plaine. Dans la 1ere circonscription de la Haute-Garonne, un candidat met du relief. Sacha Briand élève une montagne de papier. Ou plutôt il soulève un monticule d’enveloppes. Le candidat UMP envoie 68 000 courriers. Des courriers personnalisés. Rédigés en fonction du profil du destinataire. Dans son bureau toulousain, rue du Languedoc, il explique cette opération. Pour lui, c’est le seul moyen pour vraiment « toucher » les électeurs. « Le porte à porte, au bout de 15 jours, on est sur les genoux et cela permet de rencontrer 7% de la population. Les gens se déplacent rarement aux réunions publiques. A part les militants ». Seule solution s’inviter dans les boîtes aux lettres. Une invitation en gants blancs. Taillée sur mesure. Il s’agit de courriers « profilés ». « Une trentaine de courriers différents s’adaptant aux caractéristiques des destinataires ». Des lettres qui « parlent « accession à la propriété » aux quadras, « garde d’enfants » aux 30-40 ans, « retraite « aux quinquas ». Ce marketing est un moyen. Un moyen au service d’une fin : limiter la victoire de la Gauche. Sacha Briand est lucide. Avec son coup de projecteur à l’américaine, il veut éclairer une campagne sombre. Mais il ne croit pas décrocher la lune. Il le dit sans réserve ; « François Hollande aura une majorité ». Il s’agit uniquement « de mettre sous surveillance cette majorité ». Avec ses timbres, le candidat UMP espère exercer, sur les bancs de l’Assemblée, cette vigilance. Sur une circonscription solidement ancrée à Gauche, le retour à l’expéditeur est probable. Néanmoins, quelques enveloppes peuvent devenir des bulletins de vote.

LD

Législatives : dernière ligne droite, dans la Voix est libre samedi 2 juin à 11h30

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A une semaine du premier tour du scrutin, nous reviendrons sur l’actualité de la campagne en Midi-Pyrénées.
Après désistement du représentant de l’UMP qui devait lui faire face, nous recevrons, seul, Franck Pech du Front National Haute-Garonne.

Puis place au débat et à l’analyse avec nos confrères Stéphane Thépot correspondant du Monde et du Point en Midi-Pyrénées et Frédéric Bourgade de Radio France. Avec eux et notre politologue Laurent Dubois, nous ferons un gros plan sur les enjeux de cette campagne, département par département.

« Législatives : dernière ligne droite » c’est samedi à 11h30 dans « La Voix est Libre » sur France 3 midi-Pyrénées.

Portrait type de députés


Portrait type de députés par france3midipyrenees

Philippe Martin a le profil type du député.
C‘est du moins ce que disent nos confrères de Libération cette semaine.
Nom de famille, parcours, et de plus, en course pour sa réélection.
Seul hic : son âge 58 ans, alors que la moyenne est à 49 et demi.

Plus sérieusement, difficile d’établir selon moi un portrait-robot de député.
D’ailleurs entre nous, seriez-vous capable de me citer votre représentant à l’Assemblé Nationale ?

Moi-même croyait le savoir jusqu’à il y a peu.
Et là Patatras, en passant devant les panneaux d’affichage de mon quartier.

Je m’aperçois que mon ancienne députée n’est pas candidate.
Et pour cause ma circonscription a été redécoupée.
Nouveau territoire, nouveau candidat.

Alors une fois ces subtilités dépassées, de là à scruter le profil-type des candidats…

On sait finalement très peu de choses d’eux.

Sauf à ce que le député soit aussi le maire.
Un fait qui parait-il devrait s’avérer de plus en plus rarissime, non cumul des mandats oblige.

24 Mai

Législatives : décryptage immédiat


Législatives : décryptage immédiat par Patrick… par france3midipyrenees

Parti Pirate, mouvement antiradar, objecteurs de croissance, « Allez la vie », Le trèfle-Nouveaux écologistes Hommes-Nature-Animaux…
Vous ne connaissez sans doute pas toutes les formations en lice pour les Législatives.
Il vous reste encore un peu plus de 15 jours pour vous y mettre.

Du côté des partis dits traditionnels, ce n’est pas forcément plus simple avec des dissidences à droite comme à gauche.
Au centre c’est encore plus compliqué.
Radicaux Valoisiens, alliances centristes, le centre pour la France, Nouveau Centre, Modem.
Un conseil : regardez notre émission à ce sujet si vous voulez y voir plus clair…

Enfin verra-t-on le visage des candidats Front National sur leurs affiches ? Ou est-ce que, comme aux Cantonales, seule leur leader Marine Le Pen apparaitra ?

A la fois nationale et à la fois locale, mettant en compétition des candidats à grande notoriété et d’autres beaucoup moins connus, ces Législatives ont finalement un bien curieux visage.

Elles sont pourtant primordiales pour décider d’une cohabitation ou pas.
La cohabitation ?
« Une catastrophe pour certains, un gage de démocratie pour d’autres ».
Alors encore une fois c’est à vous de décider.