18 Juin

1 an à l’Assemblée pour des députés En Marche ça vaut bien une fête

Trois députés En Marche ! fêtent leur 1 an au Palais-Bourbon. Les styles divergent et l’éventail des options va d’une brochure à un cocktail dînatoire dans un hôtel.

Assemblée Nationale. Photo : MaxPPP

18 juin 2017-18 juin 2018. Un an après son élection, la nouvelle assemblée nationale souffle sa première bougie. Trois parlementaire En Marche ont décidé de fêter l’anniversaire. En Haute-Garonne, Michaël Nogal se contente d’une publication sur Facebook. Le nouveau député fait d’un choix d’un bilan d’étape. A grand renfort de photos avec Emmanuel Macron et des ministres, Michaël Nogal met en avant son action.

Dans le Lot, Huguette Tiegna est dans le même état d’esprit que son collègue toulousain. La députée fait sonner « anniversaire » avec « bilan ». Hugette Tiegna ajoute toutefois une note conviviale. Les lotois sont conviés à une réunion publique au Palais des Congrès de Souillac, ce lundi 18 juin.

 

La tarnaise Marie-Christine Verdier-Jouclas  se démarque de ses camarades. Son « voisin », Jean Terlier, se contente d’un apéritif dans sa permanence castraise.

La parlementaire préfère une « vraie » fête à Carmaux, ce dimanche 24 juin. Dans un hôtel avec parc et terrasse, la nouvelle députée offre à ses amis et soutiens un cocktail dînatoire. Le carton, envoyé aux invités, est intitulé « Invitation Premier Anniversaire de mon élection« . Mais l’appellation n’exclut pas forcément, entre deux petits fours, des échanges sur l’action de Christine Verdier-Jouclas.

Laurent Dubois (@laurentdub)

12 Juin

Le député (En Marche) Sébastien Nadot rend public son compte de campagne

Le député En Marche ! de la Haute-Garonne, Sébastien Nadot, rend public son compte de campagne.

Sébastien Nadot, député de LREM de la Haute-Garonne. Photo : MaxPPP/TBordas

Les comptes de campagne des candidats aux législatives ne sont pas publics. Une version simplifiée est consultable en ligne. Il ne s’agit que d’une version simplifiée. Et, de surcroît, seules les législatives 2012 sont accessibles sur le site de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP). Le député de la Haute-Garonne, Sébastien Nadot, a décidé de communiquer à France 3 Occitanie son compte de campagne mais aussi la décision de la CNCCFP, une attestation fiscale et une déclaration s’agissant de sa situation patrimoniale.

Le compte de campagne de Sébastien Nadot retrace des dépenses et recettes du 19 mai 2017 au 19 juillet 2017. Les dernières opérations correspondent à des versement d’En Marche. Versements qui correspondent à des remboursements de frais.

Le montant total des dépenses s’élève à 21 176 euros.

Ce niveau de dépense situe le compte de Sébastien Nadot parmi les campagnes les moins chères. A titre de comparaison, un collègue de Sébastien Nadot a dépensé plus de 30 000 euros. Mais il faut relativiser et, surtout, comparer des choses comparables.

Sébastien Nadot n’est pas sortant. Comme une majorité de « macronistes », le nouveau député a mené une campagne courte. Mais, surtout, il s’est épargné une dépense lourde : la location d’un local de campagne.

L’essentiel des dépenses de Sébastien Nadot concerne des tracts et ses affiches : 9238 euros.

  • Impression 10 000 tracts A5 : 700 euros
  • Impression 2000 tracts A5 Événements : 110 euros
  • Impression 200 bandeaux Fluo Jaune : 108 euros
  • Impression 200 affiches 82×105 : 344 euros
  • Impression 200 affiches 594×841 : 408 euros
  • Facture 44 affiches Imprim 33 : 51,31 euros

Le second poste de dépense concerne les frais de déplacement : 4280 euros.

Les repas et buffets représentent 602,91 euros.

  • Pot des Marcheurs : 12,60 euros
  • Pique-nique Marcheurs Castanet : 40,05 euros
  • Apéro Marcheur Ferme de Periole : 175,30 euros
  • Repas de Marcheurs Fin de campagne Castanet : 96,90 euros
  • Buffet Marcheurs Fin de Campagne Péchabou : 278,06 euros

Dans la rubrique « recette » Sébastien Nadot déclare un chèque remis par le candidat lui-même (2000 euros) et un virement (du compte du candidat) pour un montant de 3000 euros. Le candidat a bouclé son budget grâce à  un emprunt.

En Marche aura contribué à la hauteur de 2039 euros. La CNCCFP n’a pas remboursé 1142 euros à Sébastien Nadot.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Haute-Garonne : l’improbable candidature de Laurence Arribagé aux Européennes

Adjointe au maire de Toulouse et ex-députée de la Haute-Garonne, Laurence Arribagé pourrait être candidate pour les Européennes de 2019. Mais une investiture par Les Républicains est improbable.

Laurence Arribagé. Présidente LR 31 Photo : MaxPPP/TBordas

Après le Capitole et le Palais Bourbon, Bruxelles et le Parlement Européen. Laurence Arribagé est intéressée par les élections européennes. Plusieurs sources, internes aux Républicains, évoque l’intérêt de l’élue toulousaine pour un mandat européen. Contactée par France 3 Occitanie, Laurence Arribagé ne confirme pas mais…ne dément pas.

En toute hypothèse, une délocalisation européenne s’annonce compliquée. Les relations (distantes) entre Laurence Arribagé et le nouveau patron de LR ne sont pas en cause. C’est, tout simplement, une question de place éligible. La liste doit comporter 79 noms mais seules les 15 premières places peuvent constituer un « ticket » pour Bruxelles. Ces places sont chères car elles sont réservées. Les sortants sont prioritaires. En Occitanie, Franck Proust est quasiment assuré de retrouver une place (éligible) sur la liste. Son statut de sortant lui garanti quasi automatiquement une investiture. Un seul obstacle se dresse sur sa route : une mise en examen pour trafic d’influence et favoritisme. En mai 2018, la cour d’appel de Nîmes a d’ailleurs rejeté un recours visant à annuler cette mise en examen.

Mais, a priori, Franck Proust est investi avant même d’avoir déposer sa candidature.

Des sortants ne vont pas se représenter. Selon nos informations, cela pourrait être le cas en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans le Nord de la France. Mais ces places ne sont pas, pour autant, libres. Un critère « géographique » doit être respecté. Les nouveaux venus doivent être issus du même territoire que les sortants qui ne se représentent pas.

Autrement dit, Laurence Arribagé ne pourra pas profiter d’un jeu de chaises musicales.

Dans ce contexte, l’élue toulousaine n’est pas favorite. Elle se lance dans la course avec un handicap. Un handicap qui n’est pas politique ou lié à sa personne mais qui est réel. Un cadre (national) des Républicains : « il est écrit nulle part que les députés battus doivent être recyclés aux européennes ». Mais l’obstacle pour Laurence Arribagé est d’abord « structurel ». Les Européennes 2019 vont se dérouler dans un nouveau cadre : une circonscription unique sur toute la France et donc une liste nationale.

Plus que jamais, les places vont être chères et les critères géographiques sont « calculé » sur l’ensemble de l’Hexagone.

En toute hypothèse, Laurence Arribagé a un rendez-vous électoral dans les prochains mois. En octobre prochain, la présidente de LR31 devra remettre en jeu son mandat. Selon nos informations, elle va devoir affronter un concurrent.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

11 Juin

Haute-Garonne : la fédération du Mouvement Radical mise sous tutelle et l’élection de son nouveau président annulée

Les instances nationales du parti Radical placent sous tutelle la fédération de la Haute-Garonne. Cette décision est liée à des anomalies lors de l’élection du nouveau président départemental, Jean-Jacques Bolzan.

Jean-Jacques Bolzan, président du parti Radical en Haute-Garonne

Ce dimanche 10 mai, la commission de conciliation du parti Radical s’est réunie. Les instances nationales des radicaux ont été saisies dans le cadre de l’élection d’un nouveau président départemental en Haute-Garonne. Un des  deux candidats en lice, Pierre-Nicolas Bapt, dénonce l’utilisation du fichier d’adhérents par son concurrent.

Selon nos informations, la commission a prononcé la mise sous tutelle de la fédération de la Haute-Garonne. L’assemblée générale qui a permis l’élection de Jean-Jacques Bolzan est annulée. Des anomalies ont été relevées. Une enquête est ouverte. Le fichier des adhérents doit notamment être examinés.

Lors du vote, ce vendredi 8 juin, des témoins rapportent le vote de plusieurs adhérents, portant le blouson siglé d’un restaurant-boîte de nuit toulousain. Selon des témoins de la scène, ces votants (facilement identifiables) ne sont pas identifiés comme des militants.  Contacté par France 3 Occitanie, Jean-Jacques Bolzan, précise qu’il « s’agit simplement de 2 ou 3 serveurs venus avant de prendre leur service ». Adjoint en charge du commerce à la mairie de Toulouse, Jean-Jacques Bolzan reconnait qu’il a fait des adhésions dans les restaurants et commerce toulousains.

Une source confirme l’importance des commerçants dans le fichier des adhérents et donne le chiffre de 80%.

Un nouveau scrutin devrait se dérouler en septembre prochain. Entre-temps, l’enquête interne aura apporter des réponses. Un épisode judiciaire risque également d’alimenter le feuilleton.

Selon nos informations, Jean-Jacques Bolzan, pourrait déposer une plainte en diffamation.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

08 Juin

Ce qu’Edouard Philippe a raconté aux Marcheurs en OFF

Edouard Philippe a rencontré les Marcheurs de la Haute-Garonne. Le premier ministre a appelé les adhérents du parti d’Emmanuel Macron

Photo : Jeunes Avec Macron. Haute-Garonne

Jeudi 7 juin Edouard Philippe a rencontré les Marcheurs de la Haute-Garonne. De 20 heures 15 à environ 21 heures 30, le Premier ministre a mis son agenda officiel entre parenthèses. Pendant plus d’une heure, Edouard Philippe a pris la parole et répondu à des questions. L’exercice est atypique. Le Premier ministre n’est pas membre d’En Marche. L’escapade de Grenade-sur-Garonne est inédite. Mais Edouard Philippe est resté dans ses habits « matignonesques ».

Selon plusieurs participants, il a demandé aux Marcheurs de soutenir l’action du gouvernement et de se mobiliser sur le terrain.

Face à la quasi totalité des députés du département, Edouard Philippe a demandé aux Marcheurs d’être des relais locaux. Lors d’un mot d’accueil, le député Jean-François Portarieu s’est présenté comme « un député-philosophe ». Le Premier ministre est resté beaucoup plus prosaïque et s’est comporté en…Premier ministre.

Pas de propos politiques et encore de référence à un sujet qui agite les Marcheurs et deux députés (Michaël Nogal, Jean-François Portarrieu) haut-garonnais : les Municipales.

La seule référence politico-politique d’Edouard Philippe concerne Emmanuel Macron. Le Premier ministre a rappelé qu’il n’est pas un « macroniste » de souche. Mais Edouard Philippe a souligné qu’il est un soutien de la première heure ou plutôt, selon son expression, « d’avant premier tour » de la présidentielle.

Les questions posées par la salle ont d’ailleurs respecté la ligne primo-ministérielle d’Edouard Philippe . 7 questions qui ont porté sur les entrepreneurs-handicapés, les infirmiers ou encore la compensation de la suppression de la taxe d’habitation.

Une question sur la LGV était prévisible et elle a été posée. La réponse d’Edouard Philippe a pris la forme d’un renvoi : c’est au Parlement de décider.

Laurent Dubois (@laurentdub)

07 Juin

Visite d’Edouard Philippe : Georges Méric refuse la tutelle de Bercy et défend le département

Georges Méric accueille ce jeudi midi le 1er Ministre à l’hôtel de département de Haute-Garonne. Photo CD31 Aurélien Ferreira

Dans sa longue journée de visite de ce jeudi, le 1er Ministre s’est arrêté déjeuner au Conseil Départemental de Haute-Garonne. Son président socialiste ne veut toujours pas contractualiser avec l’Etat et a tenté de faire la preuve de l’indispensable maillon territorial que constitue le Département. Interview.

Le Blog Politique : Avez-vous expliqué au 1er Ministre pourquoi vous ne vouliez pas contractualiser avec l’état sur la maîtrise de la dépense locale ?

Georges Méric : D’une part, nous ne voulons pas de la tutelle du Préfet. Pour nous c’est un retrait par rapport à la loi de décentralisation de 1982. Le 1er Ministre a contesté toute mise sous tutelle. D’autre part, vues nos dépenses sociales, une augmentation annuelle de 1,2% n’est pas tenable. Si on enlève ce qui n’est pas dû à notre fonctionnement normal (NDLR : en dehors des missions que le département gère pour l’Etat), on pourrait le faire. Depuis que je suis président, nous n’avons pas augmenté les impôts, et cette année nous avons augmenté nos investissements de 17%. Les efforts budgétaires, nous les faisons déjà. Donc cette tutelle de Bercy et du Préfet qui nous est proposée est une position de force que nous n’acceptons pas. On sera jugé par les citoyens pas par le 1er Ministre.

Sans département pas de solidarité et d’équilibre territorial »

Le Blog Politique : Avez-vous également évoqué la menace qui plane sur l’entité département qui dans d’autres villes de France comme à Lyon a dû fusionner avec la Métropole ?

Georges Méric : Nous avons eu un échange franc et constructif à ce sujet. J’avais invité mes quinze vice-présidents. Jean-Luc Moudenc le Président de la métropole et Jean-Louis Puissegur pour l’Association des Maires de France étaient également là. J’ai dit à Edouard Philippe que nous étions prêts à contractualiser avec la Métropole, que la coopération entre nous était déjà faite. Mais le département c’est le trait d’union entre les zones riches et les zones pauvres. Notre action sociale, nous la menons d’ailleurs également dans la métropole où il n’y a pas que des foyers aisés. Si le département n’est pas là, il n’y a pas de solidarité et encore moins d’équité territoriale.

Le Blog Politique : Autre thème abordé, celui de la gestion des ressources en eau. Pourquoi avoir voulu mettre cette thématique en exergue ?

Georges Méric : Nous avons pris le leadership régional sur ce dossier. Nous travaillons sur les ressources de la Garonne amont pour les trente prochaines années. Au rythme où vont les choses, il manquera un milliard de mètres cube d’eau d’ici 2050. C’est un vrai problème non seulement pour les agriculteurs et les zones rurales mais aussi pour l’alimentation de Toulouse. Nous faisons œuvre de courage de prendre ce problème à bras-le-corps après ce qu’on a  connu à Sivens.

C’est un 1er Ministre à l’écoute. J’ai essayé d’être constructif »

Le Blog Politique : Ces réserves d’eau, vous savez déjà où vous allez les construire ?

Georges Méric : Nous nous sommes donnés quinze mois pour étudier la question, notamment pour savoir quels modèles de réserves seront choisis. Et puis nous le ferons aussi en concertation avec les populations.

Le Blog Politique : Au menu du déjeuner également, le numérique. Qu’aviez-vous à mettre en valeur auprès d’Edouard Philippe ?

Georges Méric : Nous lui avons expliqué que notre département luttait contre la fracture numérique. Notre objectif est d’installer la fibre optique partout d’ici 2022.

Le Blog Politique : A votre niveau, quel bilan tirez-vous de la visite d’Edouard Philippe ?

Georges Méric : C’est un 1er Ministre à l’écoute. De mon côté, j’ai essayé d’être constructif.

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)

Edouard Philippe à Toulouse : deux déjeuners consistants à venir

Edouard Philippe hier soir à Toulouse Photo AFP Eric Cabanis

Après avoir été reçu au Capitole ce mercredi soir, après avoir arpenté le quartier du Mirail ce matin, Edouard Philippe est attendu ce midi au Conseil Départemental de Haute-Garonne. 

Un menu de discussions plus que consistant attend le chef du gouvernement ce midi à l’Hôtel de Département. Il est de notoriété publique que le président socialiste de Haute-Garonne ne souhaite pas signer le contrat de maîtrise de la dépense locale avec l’Etat. Georges Méric veut rester maître dans sa maison et garder une autonomie de gestion pour ses élus.

Département versus Métropole

La métropole toulousaine, elle, signera définitivement ce contrat avec Edouard Philippe en début d’après-midi. Une métropole qui pourrait absorber le Département comme cela a été le cas dans d’autres villes de France, Lyon par exemple. Georges Méric rappellera donc à Edouard Philippe que le Département est essentiel à la coopération avec tous les territoires, y compris les plus éloignés de Toulouse et qu’il doit donc perdurer en tant que tel.

L’intitulé officiel du déjeuner reste toutefois « l’accompagnement des transitions écologique et numérique ». Le Président du Département souhaite arroser le tout de sa démonstration sur la gestion de l’eau en Haute-Garonne. De même, la digestion sera sans doute facilitée par la promesse d’un très haut-débit pour tous qu’apporte le 1er Ministre dans sa valise à chaque fois qu’il se déplace en province.

Après le Département, la Région

Autre déjeuner à l’agenda, celui qui est annoncé demain avec la présidente socialiste de région. Muriel Pénicaud la ministre du travail fera partie des convives. Cette fois-ci au menu : la formation et l’apprentissage. Là encore les discussions seront serrées à l’heure où les régions veulent garder la main sur ces missions que l’Etat veut réformer. Carole Delga fera valoir son bilan sur ce domaine et rappellera sans doute, elle aussi, son opposition à contractualiser avec l’Etat.

Patrick Noviello (@patnoviello)

06 Juin

Edouard Philippe en Haute-Garonne : l’agenda « privé » du Premier ministre

Le séjour d’Edouard Philippe en Haute-Garonne ne repose pas uniquement sur un agenda officiel. L’emploi du temps du premier ministre comporte également un rendez-vous…politique.

Edouard Philippe. Photo : MaxPPP

Après la visite d’un EPHAD à Beauchalot et avant un dîner avec les acteurs de l’aéronautique, Edouard Philippe a un rendez-vous « privé ». L’ancien maire (LR) du Havre doit participer à une rencontre avec les Marcheurs de la Haute-Garonne. Une rencontre qui, évidemment, ne figure pas sur l’agenda du premier ministre.

Elle doit se dérouler, à 18 heures 30, salle Jean Mermoz à Grenade-sur-Garonne. Les échanges vont se dérouler en dehors de Toulouse. Mais l’ombre de la ville Rose va forcément planer. La boucle Telegram  des « Marcheurs » est en ébullition. L’annonce, par Christophe Castaner, d’un probable soutien d’En Marche ! à Jean-Luc Moudenc pour les municipales à Toulouse a déclenché une salve de commentaires, pas toujours positifs. 

L’opposition du référent départemental à la ligne Castaner alimente, également, les échanges. Les rangs d’En Marche31 se sont dégarnis depuis la campagne présidentielle. Parmi ceux qui restent, on compte des transfuges du PS. Ils digèrent mal un ralliement avec l’ancien adversaire et actuel locataire du Capitole.

Malgré cela, les Marcheurs ne vont pas étaler leurs états d’âmes et réflexions devant le 2ème personnage de l’Etat. A fortiori face à un « sponsor » de Jean-Luc Moudenc. Edouard Philippe est un proche du maire (LR) de Toulouse et son déplacement répond à une invitation du Capitole.

La réunion de Grenade ne sera pas le lieu ni le moment pour se livrer à une thérapie politique. Elle va rester ce pour quoi elle a été programmée : une rencontre qualifiée, par les organisateurs, d’amicale.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

05 Juin

Edouard Philippe en Haute-Garonne : « de la com…et de la com » pour le PS

Le premier ministre s’installe pour 48 heures en Haute-Garonne. Pour le parti socialiste, le déplacement d’Edouard Philippe se résume à une opération de communication.

Edouard Philippe. Photo : AFP/Pavani

Edouard Philippe va passer deux jours à Toulouse et dans sa région. Le séjour débute le mercredi 6 juin par un accueil républicain au Capitole. Le programme prévoit (notamment) une visite à la Médiathèque du Mirail, la remise d’un rapport sur la vie associative, des rencontres avec le milieu économique. Le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, la ministre du Travail, Muriel Penicaud, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et la garde des Sceaux, Nicole Belloubet sont du déplacement.

Pour le PS31 ce déploiement sur le terrain est « une nouvelle opération de communication où vont s’enchaîner les habituels éléments de langage bien construits et une campagne de communication bien huilée, à l’image de ses précédents déplacements ».

En novembre 2017, Edouard Philippe a délocalisé Matignon dans le Lot. La présidente (PS) du conseil régional, Carole Delga, avait déjà évoqué un coup de com’.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Jean-Luc Moudenc soutenu par En Marche ! aux municipales : tension au sein des « marcheurs »

Le délégué général de La République En Marche ! (LaRem) évoque un ticket avec le maire de Toulouse pour les prochaines municipales. Le référent départemental de LaRem en Haute-Garonne, Pierre Castéras, prend ses distances avec la ligne défendue par Christophe Castaner.

Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron. Photo : AFP/Pavadi

Le patron du parti macroniste envisage des alliances avec la droite ou le parti socialiste. « Nous pouvons soutenir des gens issus de LR et PS » a déclaré Christophe Castaner sur l’antenne de Public Sénat. Le délégué général de La République En Marche cite Toulouse et son maire, Jean-Luc Moudenc, en exemple.

La déclaration de Christophe Castaner ne déclenche pas l’enthousiasme du référent départemental d’En Marche.

Pierre Castéras a pris ouvertement ses distances avec le délégué général d’En Marche ! : « Jean-Luc Moudenc est un élu respectable mais il n’est pas notre tête de liste naturelle. Ce n’est pas le moment ».

Cette position n’est pas vraiment étonnante. Avec deux députés de la Haute-Garonne, Jean-François Portarieu et Michaël Nogal, Pierre Castéras souhaite constituer une ligne En Marche !, concurrente à celle de Jean-Luc Moudenc. Pour ‘tirer » cette liste, deux noms circulent : Jean-François Portarieu et l’actuel président de la chambre régionale de commerce et d’industrie, Alain Di Crescenzo.

La ligne Castaner perturbe et surtout contredit les manœuvres locales.

Une députée est, en revanche, en phase avec Christophe Castaner. Monique Iborra se démarque du référent départemental d’En Marche : « je ne savais pas que Pierre Castéras a été nommé délégué général de La République En Marche. Je le découvre avec surprise. Personnellement, je m’en tiens à la déclaration de Christophe Castaner. Une déclaration que j’approuve totalement sur le fond ».

Laurent Dubois (@laurentdub)