06 Juin

Départ de Valérie Pécresse des Républicains : le référent de son mouvement en Haute-Garonne réagit

C’était il y a tout juste un an, le mouvement « Libre » de Valérie Pécresse tenait son premier séminaire de travail et Pierre Esplugas-Labatut y était désigné référent territorial pour la Haute-Garonne. L’échec de LR à la Présidentielle était encore dans toutes les têtes. Mais qui pouvait imaginer la crise qu’allait vivre le parti aujourd’hui ?

Pierre Esplugas-Labatut et Valérie Pécresse lors du premier séminaire de travail de « Libre » en juin dernier à Orléans (Photo DR)

Pierre Esplugas-Labatut ne s’en cache pas, il ne s’attendait pas au départ de Valérie Pécresse. Il n’est pas pour autant pris de cours quand on lui demande s’il va quitter Les Républicains à son tour : « La différence entre elle et moi, c’est qu’elle est sur une trajectoire nationale, moi je suis pleinement engagé sur les Municipales à venir et ne compte pas déstructurer d’avantage Les Républicains, notamment en Haute-Garonne ».

A Paris, c’étaient les conservateurs qui avaient pris le pouvoir »

« J’ai acquis la conviction que la refondation de la droite ne pourra se faire à l’intérieur et qu’elle doit se faire à l’extérieur du parti » a expliqué Valérie Pécresse ce mercredi soir au 20H de France 2. Mais alors que ce soit dans le parti actuel ou en en créant un autre que peut-il advenir d’un courant de droite modérée que veut incarner la présidente de la Région Île de France et auquel adhère Pierre Esplugas-Labatut ?

« Ce courant de droite modérée il était déjà incarné dans ma fédération locale. C’est un élément de plus pour que je ne parte pas. Mais à Paris, dans la structure nationale c’étaient des conservateurs qui avaient pris le pouvoir » analyse le porte-parole de LR 31.

Je sentais que ça allait craquer »

Un courant conservateur à qui il attribue l’échec des Européennes et une crise qu’il avait vu venir. « Oui, je sentais que ça allait craquer car les résultats aux élections sont têtus et ce résultat marque l’échec du courant conservateur». Espère-t-il pour autant un futur président tendance droite modérée ?

« Peu importe. Les prochains patrons ce seront ceux qui porteront la droite dans les futures élections locales, municipales, départementales, régionales » affirme sans détour celui qui est aussi adjoint au maire de Toulouse. « Il faut d’abord un réseau d’élus locaux pour incarner la droite sinon là le parti peut vraiment mourir ». Et le porte-parole de LR en Haute-Garonne de se dire prêt à parier que les résultats des Municipales ne seront pas ceux des Européennes.

Pierre Esplugas-Labatut ainsi que Brigitte Barèges, Aurélien Pradié et Arnaud Viala seront les invités de « Dimanche en Politique » cette semaine. « Quel avenir pour Les Républicains ? » c’est dimanche à 11h25 sur France3 Midi-Pyrénées

Patrick Noviello (@patnoviello)

27 Mai

Européennes : Hamon prend du recul, ses troupes continuent

Au lendemain de son score décevant aux Européennes, le fondateur de Génération.s a annoncé qu’il allait prendre du recul. Mais ses représentants toulousains, eux, comptent bien continuer à structurer la formation et à travailler à des alliances en vue des Municipales.

Benoît Hamon, le 11 avril dernier, en débat à la Mutualité à Paris. (Photo Anne-Christine POUJOULAT / AFP)

« C’est une prise de recul médiatique. Il ne se retire pas » tempère Salah Amokrane. L’ex colistier de Benoît Hamon se satisfait d’avoir passé la barre des 3%. « Avec ce remboursement de nos frais de campagne par l’Etat, notre jeune mouvement va pouvoir continuer à se construire » souffle l’ex Motivé-e-s.

« C’est normal que Benoît Hamon ait besoin de se ressourcer. C’est un recul sans disparaître » rassure aussi Isabelle Hardy. La Présidente du groupe Génération.s à la mairie de Toulouse annonce que la formation va rentrer dans une nouvelle période « où de plus en plus de responsabilités vont être données aux comités locaux ».

Si c’est pour envisager les choses dans les mêmes conditions qu’aux Européennes, on se trompe d’avance »

Le bras droit de Benoît Hamon prévient : « Génération.s entend jouer un rôle pour les municipales, après un score qui n’est pas ridicule. Et Guillaume Balas d’annoncer la couleur : « nous sommes disponibles pour des alliances ». Plus facile à dire qu’à faire mais chacun veut y croire. « Il va falloir faire des efforts sur nous-mêmes, les uns les autres. Si c’est pour envisager les choses dans les mêmes conditions qu’aux Européennes, on se trompe d’avance » affirme sans détour Salah Amokrane.

« On a déjà commencé à y travailler depuis plus d’un an »rappelle Isabelle Hardy avec notamment des réunions unitaires sur la mobilité. La chef de file du mouvement à la mairie de Toulouse évoque « une responsabilité à se rassembler ». Même si elle relève les 4,8% de son mouvement dans la ville rose, elle aurait évidemment « préféré une liste d’union de la gauche sur ces Européennes ».

Nous sommes un mouvement horizontal qui se co-construit avec les militants »

Le grand vainqueur à gauche de ce scrutin reste donc, à Toulouse comme ailleurs, EELV. Guillaume Balas ne s’y trompe pas qui déclare que Génération.s est « disponible » pour bâtir avec EELV une « maison commune ». « Dans cette campagne et dans une ville comme Toulouse, l’écologie reste un sujet déterminant. Mais j’aurais de par mon parcours et mon histoire, le devoir de ne pas oublier la question sociale. Les écologistes d’ici le savent. Je veux croire qu’on peut trouver des solutions » explique Salah Amokrane.

La tête d’affiche Hamon s’efface donc pour quelques temps mais « des gens vont émerger » assure Isabelle Hardy. « Nous sommes un mouvement horizontal qui se co-construit avec les militants » explique-t-elle. Et d’annoncer un séminaire de Génération.s à Toulouse le 15 juin prochain.

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

26 Avr

Référendum (local) sur la tour Occitanie : la proposition de Romain Cujives « flinguée » par la mairie de Toulouse

Un des candidats (socialistes) aux Municipales souhaite un référendum local sur le projet de la Tour Occitanie. L’adjoint au maire en charge du dossier, Jean–Michel Lattes, réplique sèchement.

Projet Tour Occitanie à Toulouse @France3Occitanie

150 mètres de haut. Des bureaux et des commerces sur une surface totale de 30 000 m2. La Tour Occitanie est un projet gigantesque qui doit sortir de terre à l’horizon 2022. Romain Cujives, ne  » conteste pas l’opportunité d’un geste architectural « . Mais le socialiste, candidat aux prochaines municipales, estime que  » les conditions dans lesquelles le projet a pu émerger n’ont pas garanti l’expression de l’avis de tous les Toulousains ».

Pour remédier à ce déficit de démocratique, le conseiller municipal d’opposition propose d’organiser un référendum local. Ce type de consultation doit être activé par l’exécutif municipal et validé en conseil municipal. Bref, seuls Jean-Luc Moudenc et sa majorité peuvent actionner le levier.

Et, visiblement, ce n’est pas prêt d’arriver. Contacté par France 3 Occitanie, l’adjoint au maire en charge du dossier recadre sèchement le socialiste. « Cette demande de référendum fait suite au long silence assourdissant de Romain Cujives depuis la présentation du projet en mars 2017. Il se réveille bien tard ».

Pour l’adjoint de Jean-Luc Moudenc la proposition de Romain Cujives est une posture politique : « Il est en difficulté pour obtenir l’investiture du PS aux Municipales, Claude Raynal ayant clairement pris l’avantage en la matière ». Pour Jean-Michel Lattes l’idée du jeune socialiste se résume « à un impérieux besoin d’exister médiatiquement ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

24 Avr

De Cohen 2014 à Moudenc 2020 : le grand écart de la sénatrice Françoise Laborde aux municipales à Toulouse

Soutien du socialiste Pierre Cohen en 2014, la sénatrice (ex-PRG) appartient désormais au Mouvement radical qui vient d’apporter son soutien au maire sortant LR Jean-Luc Moudenc pour 2020. Elle s’explique.

François Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne

« C’est une petite bombe d’ailleurs mes « amis » me rappellent depuis quelques jours sur quelle liste j’ai été élue sénatrice en 2014″, confie d’emblée Françoise Laborde quand on l’interroge, après l’annonce du soutien de son mouvement à Jean-Luc Moudenc pour les municipales de 2020.

Elue sénatrice sur une liste PS-PRG en 2014, la sénatrice de la Haute-Garonne se trouve désormais dans une posture très particulière : le 16 avril dernier, le Mouvement radical social-libéral (MRSL) de Haute-Garonne auquel elle appartient a en effet apporté son soutien à Jean-Luc Moudenc pour mars 2020 ! Alors, d’ailleurs, que le maire sortant LR de Toulouse n’est toujours pas officiellement candidat !

 

« Je ne suis pas une girouette moi »

Pour mémoire, le mouvement radical est né du (re)mariage du Parti radical de gauche (PRG) avec les Radicaux Valoisiens, plutôt de centre-droit. Mais la noce a fait long-feu ! Les radicaux de gauche, dont leur cheffe la députée du Tarn-et-Garonne Sylvia Pinel, ont repris leur bagages et leur indépendance. Sauf Françoise Laborde : « Je ne suis pas une girouette, qui change de camp tous les ans. J’ai choisi de rester au mouvement radical mais je n’y occupe aucune fonction, je suis une simple membre, sénatrice mais sans rôle national ou local ». 

Un soutien sans faille à Jean-Jacques Bolzan

Problème : le mouvement radical de Haute-Garonne est présidé par Jean-Jacques Bolzan, proche de Jean-Luc Moudenc et adjoint au maire. Si Françoise Laborde refuse d’être une girouette, la voilà cependant embarquée dans un mouvement qui soutient celui qui a battu Pierre Cohen en 2014, qu’elle soutenait à l’époque. La girouette aurait-elle était emportée par le vent d’Autan qui souffle sur Toulouse ?

A titre personnel, je préférerai Nadia Pellefigue*. Mais je soutiens Jean-Jacques Bolzan. Il fait du bon boulot et mérite d’être réélu. Tout le monde sait sur quelle liste il sera en 2020, sur celle de Jean-Luc Moudenc. Il sera alors temps pour moi de décider quelle liste je soutiens » (Françoise Laborde)

Selon nos informations, les instances nationales du Mouvement Radical ont reproché à Jean-Jacques Bolzan son empressement à soutenir Jean-Luc Moudenc, alors que les élections européennes ne sont pas encore passées. Un empressement qui met mal à l’aise Françoise Laborde, notamment vis à vis de ses « amis » de gauche ui ne manqueront pas de lui rappeler, le moment venu, grâce à qui elle est devenue sénatrice en 2008 et a été réélue en 2014…

FV (@fabvalery)

*Vice-présidente de la région Occitanie, la socialiste Nadia Pellefigue s’est lancée dans la course aux municipales à Toulouse mais ne souhaite pas passer par la primaire mise en place par son parti.

11 Oct

Municipales Toulouse : « ce sera un combat difficile » pour le sénateur (PS) Claude Raynal

Claude Raynal est le premier socialiste a s’être officiellement lancé dans la course aux Municipales. Le sénateur de la Haute-Garonne revient sur les raisons de sa candidature. Il évoque également la campagne qui l’attend et il dresse un premier bilan du « sortant », Jean-Luc Moudenc.

Claude Raynal, sénateur de la Haute-Garonne. Photo : Facebook

Le Blog Politique. Commençons par le commencement. Pourquoi êtes-vous candidat à la candidature au sein du PS ?

Claude Raynal. Il y a deux réponses car en réalité il y a deux questions. Je suis candidat à la candidature dans mon parti parce que je suis socialiste et je respecte les règles. Comme je l’ai toujours fait. L’autre question concerne ma candidature aux Municipales. J’estime tout simplement que c’est de ma responsabilité de le faire. J’ai envie de mener ce combat. J’ai parfaitement conscience que ce sera un combat difficile. Mon parti n’est pas au meilleur de sa forme, la gauche aussi. D’ailleurs, pour être complet, il n’y a pas beaucoup de partis en forme actuellement. Nous sommes dans une période de trouble et d’incertitude. Mais justement j’ai une longue expérience militante. Je suis sénateur et j’ai été le numéro 2 de la Métropole au temps de Pierre Cohen. En tant qu’ancien maire de Tournefeuille, j’ai également été totalement associé à la vie de la Métropole. Je connais le fonctionnement et les besoins de la Métropole. Je reste modeste. Mais je suis un de ceux qui peut apporter au débat toulousain et à Toulouse

Je connais le fonctionnement et les besoins de la Métropole.

Le Blog Politique. Comment allez-vous mener votre campagne au sein du PS ?

Claude Raynal. Il est de tradition de mener campagne. J’entends le discours « sénateur=notable ». Mais ce n’est pas ma manière d’être et d’agir. Je suis avant tout un militant. J’ai l’habitude de défendre des positions au sein du parti qui n’ont pas toujours été majoritaire. Je suis habitué au débat. Je vais donc mener la campagne en militant. Mon objectif est de rassembler. Il faut commencer par rassembler les siens avant de pouvoir rassembler la gauche.

Il faut commencer par rassembler les siens

Le Blog Politique. Quand vous évoquez un rassemblement de la gauche, vous pensez à des partenaires particuliers ?

Claude Raynal. On se connaît tous. Toulouse est un petit monde. Les défaites, aux dernières municipales mais aussi à la Présidentielle et aux législatives, a conduit à un morcellement de la gauche. On peut espérer un rapprochement. On sait qu’un parti (Ndlr : France Insoumise) ne veut pas travailler avec nous. Mais on ne sait jamais. Les choses peuvent évoluer.

Le Blog Politique. Quels sont les sujets que vous souhaitez mettre en avant si vous obtenez l’investiture du PS ?

Claude Raynal. La campagne des municipales, c’est dans 18 mois. Avant d’aller au contact des Toulousains, il faut que les militants m’accordent leur confiance. Mais plusieurs sujets me tiennent à cœur. Mais j’ai une préoccupation essentielle. Ce n’est pas l’innovation ou le développement. économique. Ce sont des sujets fondamentaux. Mais ce qui manque le plus à Toulouse, c’est « unir la ville ». Toulouse est totalement fragmentée entre les habitants qui vont bien et ceux qui vont moins bien. On a trop mis l’accent sur la métropolisation ou les dossiers économiques. Pas assez sur le « vivre ensemble ».

Le Blog Politique. Quel bilan dressez-vous du mandat de Jean-Luc Moudenc ?

Claude Raynal. Encore une fois, je ne veux pas rentrer en campagne 18 mois en avance. Je suis encore dans le temps de la campagne interne au PS. Mais ce que je déplore le plus, c’est l’absence de continuité et de continuité en matière de transport. Je souligne une évidence tellement tout le monde partage le sentiment que Toulouse et sa Métropole n’ont pas de politique de transport à la hauteur. Mais c’est pour moi essentiel. L’autre point concerne la crédibilité de la parole publique le « Je dis et je ne fais pas » ou « je dis et je fais le contraire » en matière de fiscalité. Jean-Luc Moudenc a parlé de fiscalité zéro pendant sa campagne puis il y a eu une augmentation de 15%. Ce n’est pas raisonnable. Personnellement, je suis très attaché à la crédibilité de la parole publique.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

05 Oct

Le Toulousain Nicolas Tissot quitte le PS et « sulfate »

Figure toulousaine du PS, Nicolas Tissot claque la porte du PS. Une démission en forme de réquisitoire et sur fond de municipales.

Nicolas Tissot

C’est l’ultime étape d’un divorce consommé. En novembre 2016, Nicolas Tissot a abandonné ses dernières responsabilités au sein du PS. Après 23 ans de militantisme, le Toulousain quitte le parti. Nicolas Tissot incarnait l’aile gauche du PS. Son départ risque d’entraîner de nouvelles démissions au niveau de secrétaires de sections et dans les rangs des militants.

La démission de l’ex-députée Catherine Lemorton est symboliquement lourd. Celle de Nicolas Tissot est politiquement sensible. Et l’impact ne se limite pas au nombre de carte. Le départ de Nicolas Tissot prend la forme d’un véritable réquisitoire contre le fonctionnement de la Fédération.

Nicolas Tissot dénonce « un niveau de confusion dément entre le niveau fédéral et le département ». Autrement dit, c’est le tandem « 1er Fédéral/Président du conseil départemental » qui mène la danse et monopolise les manettes. La mise en orbite de Claude Raynal pour les municipales illustre cette mainmise « Vincini-Méric ».

« Sébastien Vincini demande à toute le monde de se taire et ensuite on assiste à une déclaration en conseil fédéral en faveur de Claude Raynal » déplore Nicolas Tissot. Au delà de la méthode, l’ex socialiste déplore le choix du sénateur de la Haute-Garonne. Nicolas Tissot n’a « rien contre Claude Raynal. Mais l’image qu’il renvoie, c’est catastrophique ».

Le côté « sénateur » et « notable installé » de Claude Raynal incarne « l’incapacité du PS à se renouveler » selon l’ex socialiste. Pour NicolasTissot, le PS de la Haute-Garonne est véritablement en danger. « Il est possible que la gauche soit unie pour les prochaines municipales mais sans le PS ».

S’agissant des municipales, Nicolas Tissot a d’ailleurs fait son choix : « Je soutiendrai Nadia Pellefigue ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

Municipales à Montauban : le PS tend la main à toute la gauche

Les socialistes de Montauban lancent un appel au rassemblement de la gauche.

Photo : MaxPPP

Ce lundi 1er octobre, la section socialiste de Montauban a constitué une délégation pour préparer les municipales. Le PS veut rassembler toute la gauche. Pour le 1er Fédéral, Olivier Fournet, il n’y a pas « d’exclusive dans la démarche. La main est ouverte à qui veut la saisir ».

L’initiative d’une ouverture émane de la section de Montauban. Son secrétaire, Arnaud Hilion, évoque un « consensus au sein de militants, indépendamment de leur position au sein du parti ».

Selon Olivier Fournet, il existe déjà des bases : « on se parle. On a des contacts ». Le représentant de la section montalbanaise va dans le même sens. Arnaud Hilion est conseiller municipal et met en avant ses relations avec un collègue communiste.

Ce rapprochement des gauches pourrait déboucher sur une liste aux municipales. « Si on a une liste, j’en serai très heureux » déclare Arnaud Hilion. Une liste qui, d’ailleurs, aurait vocation à dépasser le cadre des partis et à intégrer des associations.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

02 Oct

Municipales à Toulouse : la fusion du département et de la Métropole va-t-elle bouleverser le jeu ?

En Haute-Garonne, le département risque de disparaître au profit de Toulouse Métropole. Cette fusion aurait un impact sur le scrutin municipal en dédoublant l’élection du maire et du président de la Métropole. Ce « Big Bang » politique peut-il intervenir pour les prochaines municipales, en 2020 ?

La Capitole à Toulouse - Copyright : MaxPPP

Le chantier avance. Emmanuel Macron a réuni, pour la seconde fois, les présidents de Métropole. La perspective d’une disparition des départements sur l’aire métropolitaine se concrétise. Le scénario concerne la Haute-Garonne. Le président de Toulouse Métropole était autour de la table, à l’Elysée.

Jean-Luc Moudenc a trouvé « le président de la République déterminé ». La rencontre a permis « d’exprimer des problématiques dont le financement du social ».

Au delà des aspects territoriaux et institutionnels, une « métropolisation » des départements pose une question politique. Les règles du jeu électoral vont-elles évoluer ? Les électeurs vont-ils glisser dans l’urne deux bulletins : un pour élire le maire et un autre pour désigner le président de la Métropole. Pour le moment, ce dernier n’est pas élu au suffrage universel direct. La montée en puissance des Métropoles s’accompagnerait d’une « démocratisation » de l’élection du patron de la Métropole.

Deux bulletins, deux élections et donc deux « heureux élus ». Une interdiction de cumul des mandats conduirait à une séparation des rôles.

Si ce schéma se met en place en 2020, un candidat a de quoi dresser l’oreille. Pour le moment, le PS a un seul candidat (véritablement) officiel : Claude Raynal. Avant de se lancer dans l’aventure, le sénateur de la Haute-Garonne plaidait, selon nos informations, pour un partage : à lui la présidence de la Métropole et une autre personnalité pour la mairie.

La réforme Macron permettrait de réaliser ce scénario. Même si c’est un peu tard, puisque Claude Raynal a révisé sa position. Il affirme désormais publiquement qu’il est candidat à la mairie mais aussi à la Métropole.

En réalité, les états d’âmes ne sont pas forcément d’actualité. En effet, pour Jean-Luc Moudenc, il ne fait aucun doute que l’élection de 2020 va se dérouler comme les précédentes : « ce qui est certain c’est que rien ne changera pour 2020 ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

27 Sep

Municipales à Toulouse : le premier pas d’une candidature Pellefigue…

Nadia Pellefigue bientôt candidate. Et si ce le premier pas de cette candidature (encore) virtuelle était programmée pour ce samedi ?

Nadia Pellefigue. Photo : MaxPPP/Esdourrubailh

Pour certains, le doute n’est pas permis. Nadia Pellefigue va entrer dans la course aux Municipales. C’est évident et la seule question est de savoir comment. La candidature va-t-elle se faire hors PS ou sein du parti ? Pour une personnalité de la gauche toulousaine, ce sera (forcément) « sans le PS ». La route est barrée par le candidat (quasi officiel) de la Fédération du PS31, Claude Raynal, et la seule issue est de court-circuité l’appareil socialiste.

Ce scénario reste de la politique fiction. Pour le moment, Nadia Pellefigue n’est pas formellement candidate. Dans les instances fédérales du PS, tout se passe comme si c’était fait. Un front anti-Pellefigue existe et s’exprime (plus ou moins ouvertement) lors des bureaux ou conseils fédéraux. Des incidents se sont mêmes produits; Une sombre histoire d’enregistrement « pirate » lors d’une réunion a attisé les tensions. Mais si on se contente des faits, la vice-présidente de Carole Delga ne s’est pas exprimée. Il n’existe pas non plus d’indices (subliminaux ou frontaux) d’une entrée en (pré)campagne.

Le Landerneau a bruissé d’un événement fin septembre. Nous y sommes et effectivement Nadia Pellefigue sera sur le terrain municipal ce samedi. Un collectif, « Ô Toulouse »,  organise une mobilisation s’agissant de la gestion de l’eau à Toulouse. Des syndicats, la France Insoumise et plusieurs partis de gauche font faire du porte-à-porte pour collecter des signatures.

Cet événement (qui s’étale sur tout le week-end et sera clôturé dimanche par un concert) est-il un « caillou blanc » le terrain des Municipales ?

Pour Nadia Pellefigue, c’est clair : « ce n’est pas un premier pas. C’est ma conviction. Je suis pour une gestion publique de l’eau ».

 

Nadia Pellefigue insiste sur son attachement aux consultations citoyennes  et précise : « quand j’étais première fédérale déléguée au PS31 , nous avions activement participé à l’organisation de votation citoyenne qui avait été un vrai succès sur le statut de la Poste ». A défaut d’un positionnement sur les municipales, Nadia Pellefigue montre au moins une chose : elle s’intéresse aux problèmes des toulousains.

Laurent Dubois (@laurentdub)

24 Sep

Municipales à Toulouse : Romain Cujives (PS) « j’attends le calendrier de la Fédération pour déposer ma candidature »

Romain Cujives est le premier à avoir lancé les municipales à Toulouse au travers d’un feuilleton vidéo intitulé « station Capitole ». Mais le jeune socialiste n’a pas encore officialiser sa candidature. Ce sera fait dès que la fédération socialiste aura arrêté son calendrier.

Romain Cujives, conseiller municipal (PS) à Toulouse. Photo : Facebook. RCujives

Romain Cujives a été le premier à dégainer. Pour le moment, seul Claude Raynal a officialisé sa candidature en la rendant publique. Mais le terrain est occupé par le jeune conseiller municipal dès la fin du mois d’août. Une série de vidéos, intitulée « Station Capitole », traduit, de manière évidente et transparente, les intentions de Romain Cujives.

Mais, pour le moment, l’élu d’opposition n’a pas formellement dévoilé sa candidature. Contacté par France 3 Occitanie, Romain Cujives précise qu’il ‘ »attends le calendrier proposé par la Fédération avant de déposer (sa) candidature ». La question du calendrier n’est pas uniquement pratique. Il s’agit d’une question stratégique et qui suscite un débat interne.

Romain Cujives a une idée sur le sujet. Le patron du PS31, Sébastien Vincini, veut un calendrier rapproché, entre la fin 2018 et le début 2019. Romain Cujives « n’a pas de problème avec le principe d’une accélération du moment que cette dernière ne remet pas en cause la qualité (des) débats ». Mais le (presque) candidat estime qu’une « désignation entre février et mars » lui « semble idéale ».

Laurent Dubois (@laurentdub)