20 Oct

Tobie Nathan : face à la radicalisation, produire de la pensée

En plein procès d’Abdelkader Merah jugé pour « complicité » dans les tueries de son frère et alors qu’Emmanuel Macron annonce un nouveau plan national contre la radicalisation, l’ouvrage de Tobie Nathan apporte des éléments de réflexion. Eclairage.

Tobie Nathan, professeur de psychologie et auteur des "âmes errantes". PHOTO AFP JOEL SAGET

Tobie Nathan, professeur de psychologie et auteur des « âmes errantes ». PHOTO AFP JOEL SAGET

« Etre radical écrivait Marx, c’est prendre les choses par la racine » affirme en introduction de son ouvrage Tobie Nathan. Et Marx de rajouter : « Or pour l’homme, la racine, c’est l’homme lui-même ». Mais pour les radicalisés explique Nathan, « la racine n’est pas l’homme, mais Dieu, pas n’importe quel Dieu, mais Allah ! Je reste interloqué : comment peut-on penser ainsi ? Mais je me reprends aussitôt : penser ce n’est pas « penser la même chose que moi !»

Nathan nous invite donc à modifier notre façon de penser pour faire face au fléau de la radicalisation. Pour réinstaurer un dialogue, nous devons nous « donner les moyens de penser les êtres en devenir ». Et ce livre s’adresse non seulement « aux autorités et aux humanistes » précise l’essayiste mais aussi à « ces mêmes enfants, égarés, à l’âme capturée, soumise aux forces délétères, pour leur baliser un éventuel chemin de retour… »

Des forces religieuses qui ont capturé ces jeunes gens »

Loin de Tobie Nathan, l’idée de stigmatiser l’Islam. « La loi de 1905 (NDLR : de séparation de l’Eglise et de l’Etat) signe non seulement l’échec de la République mais aussi la faillite des religions », des religions qui « avaient échoué dans leurs tentatives de maîtriser leurs dieux ». Ces « forces » religieuses qui ont « capturé » ces jeunes gens nous concernent aussi selon l’auteur.

« Et si la laïcité ne parvenait plus à endiguer la guerre des dieux ? Disposons-nous d’une solution de rechange ? » s’interroge le professeur de psychologie. « Compassion et recours à  la loi se révèlent aussi inefficace l’une que l’autre(…) Dans le cas des jeunes gens radicalisés, il nous faudra d’abord constater l’intelligence des êtres et des forces, évaluer la puissance des enjeux et surtout : produire de la pensée ».

Comprendre le sens des mots »

Facile à dire mais comment faire ? Tout d’abord Tobie Nathan invite son lecteur à bien saisir le sens des mots et y compris, ou surtout, leur sens religieux. Ainsi, dans un chapitre il raconte l’histoire d’une jeune fille de 14 ans qui « aime la pensée et la parole » et porte un voile. A travers la définition du mot « ‘hijab, il nous livre ses clés de compréhension et de dialogue avec elle. D’autres termes emblématiques sont également décortiqués tel « apocalypse » ou encore haschich (assassin) où il est question du lien drogues et dieux.

A défaut de profil type, qui est évidemment inexistant en matière de radicalisés, Tobie Nathan trouve une « fragilité au djihadisme » : « une appartenance culturelle défaillante à la première génération, une filiation flottante à la suivante ». Ainsi commence-t-il à utiliser le terme-titre d’ « âmes errantes », « cet être bon à prendre, à soumettre – c’est une proie pour les chasseurs d’âmes. »

Pas que des âmes errantes, mais aussi des curieux, avides de sens

S’il sait tout ça, qu’il arrive à l’analyser ou qu’il s’y est tout simplement intéressé, c’est parce que Tobie Nathan a lui-même été une « âme errante », descendant de migrants, « désaffilié » et attiré par des « forces » qui contrairement à celles qui recrutent les radicaux aujourd’hui, « ne s’intéressaient pas à nous » à l’époque.

Mais attention prévient Nathan : « les jeunes radicalisés ne sont pas seulement des « âmes errantes » capturées par des gourous pervers, des politiques calculateurs ou des tyrans fous d’apocalypse. Ce sont aussi des curieux, avides de sens, en quête de réponse à des questions de philosophie fondamentale ». D’où l’usage de la pensée comme instrument de riposte ou, si le terme est trop guerrier, d’instrument de dialogue. A noter toutefois que pour l’auteur, et cela est dit dès les premières pages de l’ouvrage : « les assassins relèvent d’un traitement judiciaire sans compromis ».

Quand la terreur crée des terroristes »

Tobie Nathan aborde l’affaire Merah dans le chapitre qu’il consacre à « la terreur ». Répandre cette dernière était évidemment selon l’auteur, comme pour la majeure partie des experts, l’objectif principal du tueur au scooter. Et Nathan de souligner une théorie peu entendue jusqu’à présent : « Dans un tel contexte où chacun est une cible potentielle, les plus fragiles tentent d’échapper à la terreur en s’affiliant paradoxalement aux terroristes ». Et une question glaçante surgit dans la tête du lecteur : Merah par la terreur qu’il a instillée a-t-il fait naître d’autres terroristes ?

Il est enfin question de politique également dans cet ouvrage, à travers la visée des « prises de guerre » des djihadiste à l’Occident, notamment les filles converties et si possibles venues du christianisme. « Car si ses propres filles s’engagent en « djihadisme », comment l’Occident ne viendrait-il pas à douter de ses options, de ce qu’il appelle « ces valeurs » ? » La radicalisation est donc un enjeu politique.

Intégrer la différence »

Migrant lui-même lors de sa jeunesse, Tobie Nathan évoque aussi le facteur migratoire. « Les jeunes radicalisés reviennent à une origine malgré tout, peut-être plus lointaine, sans doute en partie imaginaire, une origine qu’ils brandissent à la face de leurs parents, les accusant d’être défaillants, non pas seulement en « francité », mais aussi en « arabité », en « islamité »… Quelle parade alors ? « Contre l’idéologie djihadiste qui prône une identité en prêt-à-porter, il est indispensable de renouer avec l’identité ancestrale ».

Et l’auteur de conclure dans son épilogue : « Je suis certain aujourd’hui que la radicalité des jeunes gens que j’ai rencontrés résulte de la difficulté grandissante de nos sociétés à intégrer la différence – non pas celle du « semblable » dont on nous rabat les oreilles, mais de l’autre, vraiment autre, radicalement autre. Si nous persistons à partager un monde de « semblables », il faut nous attendre à ces conflits sans fin. »

Patrick Noviello (@patnoviello)

« Les âmes errantes », Tobie Nathan, L’Iconoclaste.

A lire également : Toujours en lien avec cette actualité, Séraphin Alava, professeur des universités à Toulouse-Jean Jaurès, pose la question dans un article pour le site « The Conversation » de l’accueil des mères et des enfants revenants de Syrie. Pour lui, « la question du retour des familles combattantes est un défi politique, policier, juridique, mais aussi éthique, philosophique et éducatif. »

 

18 Oct

Police de sécurité du quotidien : le cas toulousain

Emmanuel Macron ce mercredi après-midi, lors de son discours aux forces de sécurité. AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER

Emmanuel Macron ce mercredi après-midi, lors de son discours aux forces de sécurité. AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZ

Ce mercredi après-midi, Emmanuel Macron a réuni les représentants des forces de l’ordre à l’Elysée. Accompagné de ses Ministres de la Défense, de l‘Intérieur et de la Justice, le Président de la République a expliqué aux forces de sécurité ce qu’il attendait d’elles. Notamment la mise en place de la « police de sécurité du quotidien » qui pourrait être expérimentée à Toulouse.

Dès le 7 septembre dernier, le maire de Toulouse  écrivait au Ministre de l’Intérieur pour demander des effectifs supplémentaires. « Il nous manque actuellement 100 à 150 policiers. C’est le constat toulousain au regard des moyens déployés par exemple dans une ville comme Bordeaux pour comparaison » argumente Didier Martinez, secrétaire régional Unité SGP Police FO.

Dans ce même courrier à Gérard Colomb, Jean-Luc Moudenc fait aussi acte de candidature pour que Toulouse expérimente le projet gouvernemental de Police Nationale du quotidien : « Toute avancée en matière de sécurité est bonne à prendre dans l’intérêt des toulousains » écrivait alors le maire LR de la métropole.

Renforts policiers annoncés »

« Ces nouvelles missions doivent être assorties d’effectifs » martèle Didier Martinez. « Le label, on l’aura mais sans moyens, au bout de trois mois, ça redeviendra du police secours. Ce serait un effet d’annonce illusoire » prévient-il.

Présent ce mercredi à l’Elysée lors des annonces présidentielles, le député LREM de Haute-Garonne Mickaël Nogal s’est « réjouis que ce dispositif soit accompagné de renforts policiers et d’un effort budgétaire sans précédent ». « En effet le budget du Ministère de l’Intérieur augmentera en 2018 de 6,8% et 10 000 postes de policiers et gendarmes seront crées sur le quinquennat, dont 7000 d’ici 2020 » a-t-il affirmé.

Pas le retour pur et simple de la police de proximité »

Emmanuel Macron l’a déclaré ce mercredi après-midi cette police du quotidien « ne sera pas le retour pur et simple à la police de proximité ». « On partage l’idée du recueil de renseignement. Mais est-ce qu’il faut revenir à la police de proximité quinze ans après ? Non ! Ça mettra beaucoup de temps car il faut regagner la confiance de gens qui se sentent trahis par une police qui est devenue celle du chiffre et du résultat » met en garde Didier Martinez.

Pour ce qui est de réinvestir les quartiers en revanche, les avis sont unanimes. « Dans certains quartiers, les dealers ont pignon sur rue et revendiquent leur territoire. L’Etat donne donc, sans le vouloir, l’impression aux gens d’être absent de ces zones alors qu’elles sont classées en zones de sécurité prioritaires » insistait en septembre dernier le maire de Toulouse.

Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi que la concertation sur cette police de séurité du quotidien débuterait dès lundi prochain. Pour l’heure une trentaine de villes se sont portées candidates à son expérimentation, seules une quinzaine seront retenus. Toulouse en sera-t-elle ? Réponse d’ici à la fin de l’année.

Patrick Noviello (@patnoviello) avec AFP

16 Oct

« Pas de baisse de loyer suite à la baisse des APL » pour le président de Toulouse Habitat, Franck Biasotto

Adjoint au maire de Toulouse, Franck Biasotto, préside le plus important office HLM de la métropole toulousaine : 16 000 logements. L’élu toulousain revient sur les conséquences de la baisse des aides personnalisées au logement (APL). Il s’exprime notamment sur une déclaration d’Emmanuel Macron concernant les bailleurs sociaux et s’agissant d’une baisse des loyers liée à la baisse des APL.

Franck Biasotto, maire adjoint de Toulouse et président de Toulouse Habitat. Photo : FBiasotto

Franck Biasotto, maire adjoint de Toulouse et président de Toulouse Habitat. Photo : FBiasotto

Le Blog Politique. Le gouvernement baisse le montant des aides personnalisées au logement (APL). La mesure est effective depuis le 1er octobre. Votre réaction.

Franck Biasotto. C’est une mesure qui s’applique à tous les allocataires qu’ils soient locataires du parc social ou du parc privé… c’est le signal, certes un peu rapide, donné pour contenir le budget global des aides à la personne qui ne cesse de croître… Soit !

Emission spéciale « Un Logement pour Tous »


Dimanche en politique en Midi-Pyrénées

Le Blog Politique. Le gouvernement justifie cette mesure par un effet inflationniste sur les loyers. Vous êtes d’accord?

Franck Biasotto. Il semblerait qu’il y ait une confusion sur ce sujet. Pour le Logement social, la hausse des APL n’a aucune incidence sur la hausse des loyers puisque le montant des loyers du logement social est réglementé indépendamment et les organismes HLM n’ont donc aucune liberté à ce sujet. Donc pas d’effet inflationniste sur les loyers du coté du logement social. Pour le parc privé au contraire, l’APL étant distribuée sans contrepartie de modération des loyers, les propriétaires ont toute latitude pour ajuster à la hausse soit 4.98€ leur loyer résiduel. Ici donc, l’effet inflationniste peut jouer d’autant que sur les 18 Milliards d’€ du budget « aides à la personne », le parc privé en capte plus de 50%.Donc je pense qu’il faudrait éclairer le débat sur ce sujet qui est quelque peu tronqué. De ce fait, notre interrogation porte sur le fait que le budget « aides à la personne » de 18 M€ aurait pu être appréhendé dans sa globalité dans la continuité de la baisse des 5 € en créant notamment un statut du « logement privé abordable » pour le parc existant et à venir,  assorti d’incitation fiscale qui aurait pu avoir pour effet d’offrir rapidement des loyers moins chers tout en diminuant et contenant le budget.

La hausse de l’APL n’a aucune incidence sur la hausse des loyers dans le logement social

Le Blog Politique. Emmanuel Macron affirme que la baisse de l’APL sera compensée par une baisse des loyers dans le parc social. Allez vous baisser les loyers?

Franck Biasotto. Le président de la République a affirmé hier effectivement que la baisse de l’APL sera compensée par une baisse des loyers dans le parc social. Cette mesure a un impact très lourd sur l’ensemble des bailleurs sociaux. Pour l’exemple de Toulouse Métropole Habitat cela représente une baisse d’environ 10% de son chiffre d’affaires. Ce qui, de prime abord induit un très fort ralentissement de sa politique d’investissement,voire à un arrêt total en sachant que l’organisme investit 165 M€/an  avec les répercussions sur l’économie locale. Egalement, l’impact serait très lourd pour la politique de la ville notamment pour la poursuite du programme du renouveau urbain puisque 58% des logements de Toulouse Métropole Habitat sont dans les quartiers prioritaire . A noter aussi que Toulouse Métropole Habitat a un taux d’allocataires APL de 62% qui est supérieur à la moyenne nationale plus proche des 50%. Le président Macron a, hier soir,  nuancé ses propos en évoquant « les bailleurs riches » (en faisant référence aux 2.2 milliards de trésorerie disponible) qui devront aider ceux qui construisent, ont des quartiers difficiles et des locataires plus pauvres. Nous espérons avoir été entendus sur les particularités de nos territoires et que la redistribution évoquée sera à la hauteur du lourd impact de la baisse des loyers imposée.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Conseil Régional : 114 309 euros HT pour une seule journée de réunion, l’opposition demande des comptes

La dernière Assemblée Plénière (AP) du Conseil Régional a coûté 114 309 euros HT pour une seule journée de réunion.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie lors d'une AP à Montpellier. Photo MaxPPP

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie lors d’une AP à Montpellier. Photo MaxPPP

Vendredi 16 octobre, la commission permanente du Conseil Régional s’est réunie. La création de Maisons de la Région dans les départements était à l’ordre du jour. Mais un « vieux » dossier est également remonté à la surface. Celui de la tenue des AP à Montpellier. La dernière assemblée plénière a explosé les coûts avec une facture HT de 114 309 euros. Cette somme correspond à une seule journée de réunion.

En avril 2015, Carole Delga évaluait le coût (incluant location de la salle, sono, sécurité, restauration) à 60 000 euros. L’AP du 30 juin est largement au dessus de cette évaluation. Selon un membre de la commission permanente, la présidente de Région justifie l’explosion de la note par une simple contingence. La réunion a duré plus longtemps que prévu. En conséquence, le démontage  des installations a du être fait le lendemain et cela a entraîné une journée supplémentaire de location.

Ce n’est pas la première fois que le prix des « Plénières » est soulevé.

Il existe un bâtiment, propriété du Conseil Régional, qui pourrait héberger les AP. Il s’agit de l’Hôtel de Région toulousain. Mais cette formule est contraire à une promesse de campagne de Carole Delga. Avant son élection, la présidente de Région s’est engagée : les Plénières se tiendront à Montpellier.

Interrogée par l’opposition sur les 114 309 euros de la dernière AP, Carole Delga a rappelé ce principe. Le choix de Montpellier est un choix politique. Il est assumé et interdit tout retour en arrière. Carole Delga justifie également sa position par un argument « économique ». La location est moins chère que les travaux nécessaires pour héberger les conseilles régionaux à Toulouse. Carole Delga avance le chiffre de 2 à 3 millions d’euros.

L’opposition de droite a demandé les devis permettant de justifier ce chiffrage. La présidente de Région a refusé de communiquer les éventuelles pièces. Le tribunal administratif est saisi.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

13 Oct

Plusieurs millions d’euros pour des Maisons du Conseil Régional dans les départements

Le Conseil Régional d’Occitanie crée et renforce des Maisons de la Région dans le Gard, dans le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées.

Hôtel de Région Occitanie à Toulouse. Photo MaxPPP

Hôtel de Région Occitanie à Toulouse. Photo MaxPPP

Ce vendredi 13 octobre, la commission permanente (CP) du Conseil Régional d’Occitanie doit entériner la création ou le renforcement de Maisons de la Région. Implantées dans les départements, elles doivent assurer « la proximité de la collectivité régionale avec les hommes et les femmes de ce nouveau territoire ». Elles doivent permettre « d’accomplir des missions dans le domaine de l’accueil du public, de l’action citoyenne, de l’économie, de l’emploi , de la formation, de l’orientation, de la mobilité ».

Il existe plusieurs implantations locales, antérieures à la Fusion des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. C’est le cas notamment dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales ou encore l’Hérault.

Selon les services de l’Hôtel de Régions, tous les départements et les bassins d’emplois de la nouvelle Grande Région hébergeront des Maisons.

Une première vague concerne Nîmes, Montauban, Rodez et Tarbes. Il s’agit de location et le bail est prévu pour 9 ans, résiliables au bout de 3 ans.

Maison de Nîmes : 154 615 euros par an

L’implantation se situe dans l’immeuble Le Triangle de la Gare, 21 allées Boissy d’Anglas. La superficie des bureaux est de 789,66 m2

Loyer annuel : 113 710,80 euros TTC

Charges Locatives : 22 742,40 euros TTC

Gestion technique et administrative : 3979 euros TTC

Taxes Foncières : 18 161, 95 HT par an

Dépôt de garantie : 23 689 euros

Maison de Montauban : 184 800 euros par an

L’implantation se situe 20 esplanade des Fontaines. Il s’agit d’un immeuble de 3 étages à usage de bureaux d’environ 1500 m2.

Loyer annuel : 184 800 euros TTC

Maison de Tarbes : 10 500 euros de loyer et des charges supplémentaires

L’implantation se situe avenue des Tilleuls. Il s’agit d’un avenant à un contrat de location antérieur pour des bureaux supplémentaires. Superficie : 70 m2

Loyer (supplémentaire) : 8 400 euros TTC

Charges locatives : 2 100 euros supplémentaire

Maison de Rodez : 13 171 euros par an

L’implantation se situe 41/43 rue Béteille. Comme pour la maison de Tarbes, il s’agit d’un avenant à une convention d’occupation de locaux signée en juillet 2013.

Loyer : 10 536 euros par an

Charges locales : 2 635 euros

Au total, sur cette première « tranche » de Maisons de la Région, les implantations de Rodez et de Montauban coûteront (sur la durée du bail de location), 3 millions d’euros.

A noter que les investissements immobiliers du Conseil Régional ne se limitent pas aux Maisons de la Région dans les départements.

Deux autres locations sont programmées.

Location de 1000 m2 de bureaux pour l’administration à Toulouse : plus de 2 millions d’euros

A Toulouse, au 6-9 esplanade Compans Cafarrelli, le conseil régional va louer pour une durée de 9 ans deux lots de bureaux (409 m2 et 891 m2) et deux lots de parking (10 et 22 places de parking). Cette location est justifiée par des besoins dans le cadre de la réorganisation des services suite à un transfert de compétence. En clair, il s’agit de loger les services administratifs. Le montant du loyer annuel (HT) est de 225 400 euros. La provision annuelle pour les taxes financières est de 29 900 euros HT. Sur la durée du bail, le conseil régional va donc dépenser (sans parler d’un dépôt de garantie de 56 630 euros et de 33 810 euros HT) plus de 2 millions d’euros hors taxe.

Création d’une Maison de l’Economie Nouvelle à Montpellier : plus d’1 million d’euros de loyer

Située au 215 rue Marcel Morse, la Maison de l’Economie Nouvelle a une superficie de 1779 m2. Le loyer annuel est de 197 469 euros HT.  Le dépôt de garantie est de 49 367,25 euros. Des honoraires sont également versés : 29 620,36 euros HT.

09 Oct

Laurence Arribagé, présidente des Républicains 31 : « Il faut redonner envie ! »

Dans une tribune parue ce lundi 9 octobre dans le quotidien « Le Monde », sept personnalités appellent la droite «  à agir en équipe », y compris une fois leur futur leader élu. Parmi elles : Laurence Arribagé, présidente de la Fédération Les Républicains de Haute-Garonne et ex-députée. Elle décrypte pour nous le message qu’ont voulu envoyé ces « nouveaux visages de la droite » aux militants, à leur futur chef mais aussi à Emmanuel Macron.

Laurence Arribagé, Présidente de la fédération Les Républicains de Haute-Garonne. Photo AFP Pascal Pavani.

Laurence Arribagé, présidente de la fédération Les Républicains de Haute-Garonne. Photo AFP Pascal Pavani.

Le Blog politique : Dans votre tribune vous écrivez : « le futur dirigeant des Républicains devra incarner une opposition intelligente ». Ça veut dire quoi ? Rejoindre « les constructifs » ?

Laurence Arribagé : « Les constructifs », je n’y crois pas. Je ne sais pas ce qu’ils veulent et ce que ça veut dire. On peut très bien rester chez Les Républicains et être constructifs. Les réformes actuelles, notamment celle sur le code du travail, si j’étais encore à l’Assemblée Nationale, je les voterai. Il y pas mal de choses qu’on préconisait.

Le Blog politique : « Gouverner seul au XXIème siècle est un contre-sens » dites-vous également dans cette tribune. Ce message s’adresse à votre futur leader ou à Emmanuel Macron ?

Laurence Arribagé : Non, ça ne s’adresse pas à notre futur leader. Nos candidats ne sont pas dans cette posture. Cette tribune n’est pas une pression à leur encontre. Aujourd’hui parler de Sarkozystes, Fillonistes ou autres est dépassé. On est plus fort ensemble, c’est tout. Pour en revenir à Emmanuel Macron, je n’ai jamais cru à l’homme providentiel mais on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé.

Je n’ai jamais cru à l’homme providentiel »

Le Blog politique : Soutenez-vous un candidat en particulier pour cette élection à la Présidence de L.R ?

Laurence Arribagé : Non. Je n’en ai que trop soutenus… Mais c’est ce que nous disons dans la tribune, certains soutiendront Wauquiez, certains les autres candidats, et certains comme moi, personne. Mais comme on se respecte, ça se passe bien. Moi j’ai reçu Florence Portelli, je vais recevoir Daniel Flasquelle, et je suis prête à recevoir les autres personnalités en lice.

Le Blog politique : Toujours dans cette tribune vous déclarez : « le nouveau président élu des Républicains devra permettre l’émergence de profils différents qui construiront progressivement à plusieurs et en équipe, une vision commune aux Républicains. » Ça veut dire quoi ? Que les militants ne vont pas voter pour une ligne mais simplement pour une femme ou un homme ?

Laurence Arribagé : J’aurais préféré qu’on fasse l’inverse : qu’on définisse une ligne d’abord et qu’on élise un Président ou une Présidente après. Mais ce parti a besoin d’un chef. Nos militants sont déboussolés. Il faudra, à l’issue de cette élection, que tout le monde se sente bien. Il faut qu’on soit tous représentés dans nos diversités et je ne doute pas que Laurent Wauquiez mais aussi tous les autres candidats soient dans cette disposition.

On est loin d’être morts ! »

Le Blog politique : Mais les affrontements sont rudes durant cette campagne. Cela ne risque-t-il pas de laisser des traces, une fois l’élection passée ?

Laurence Arribagé : Ce sera la responsabilité de celui ou celle qui va prendre la tête du parti. Moi je fais partie de la famille de la droite et du centre. On est beaucoup dans cette démarche. Je suis d’accord avec Valérie Pécresse quand elle dit qu’il faut « redonner envie de droite ». Et ça passe par le plus haut niveau de direction de notre formation.

Le Blog politique : Comment ça se passe en ce moment sur le terrain avec les militants ?

Laurence Arribagé : Ce mercredi soir, je vais faire ma 10ème et dernière réunion de circonscription sur la Haute-Garonne. Jusqu’à présent, entre 50 et 100 personnes sont venus à chaque fois. On a parlé du passé, on a fait une sorte de « thérapie collective ». Mais on a aussi parlé de la suite. Le débat est là. Par exemple, certains ne veulent plus jamais entendre parler de Primaires, d’autres au contraire en souhaitent à nouveau. En reparlant de fond, il faut redonner envie. Et puis les Municipales c’est demain. Rien que sur la Haute-Garonne, nous avons accueillis 300 nouveaux militants. On est loin d’être morts.

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)

PS : Découvrez comment la jeune génération Les Républicains souhaite se faire entendre dans cette deuxième tribune à laquelle Laurence Arribagé a aussi contribué.

Financement de la LGV : l’improbable écotaxe de Carole Delga

Pour financer la LGV, la présidente (PS) d’Occitanie, Carole Delga, reprend une promesse de campagne : la création d’une écotaxe sur le transport routier international.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie Photo MaxPPP

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie Photo MaxPPP

Le voile se lève progressivement. La présidente de Région et le maire de Toulouse affirment pouvoir réunir entre 60 et 75% du financement pour la LGV. Mais le détail de l’équation financière restait vague. Les propositions mises sur la table de la ministre des Transports sont restées confidentielles. Depuis la fin de la semaine dernière, les choses se précisent. Dans un mail adressé à France 3 Occitanie, le Conseil Régional annonce que la taxe foncière, prévue dans le modèle du Grand Paris, est écartée.

La piste d’une taxe sur les bureaux et locaux commerciaux est sortie, dans la presse, peu de temps après la rencontre entre les élus d’Occitanie et la ministre des Transports. En revanche, l’hypothèse d’une écotaxe n’était pas publique. C’est désormais le cas. Jean-Luc Moudenc annonce l’existence de cette proposition, formulée auprès des services de l’Etat. Le Conseil Régional confirme.

L’Hôtel de Région précise : une taxe sur le transport routier en transit européen. Entre 20 et 30 000 camions prennent, tous les jours, la direction de l’Espagne. Ce sont eux qui sont visés.

L’écotaxe a laissé une trace dans les mémoires. Mesure phare du Grenelle 2007, l’instauration de cette nouvelle taxe a été suspendue puis définitivement abandonnée en 2013. Cet échec a coûté 10 milliards d’euros. Malgré ce passé tumultueux, l’écotaxe est revenue dans le débat public en 2015. Pendant la campagne des Régionales, en 2015, la future présidente de Région a défendu une taxe sur les camions :

Il ne s’agit pas de pénaliser nos PME, mais les camions qui traversent notre Région, pour aller de l’Allemagne à l’Espagne abîment nos routes et sont sources de pollution.

En octobre 2015, l’écotaxe de Carole Delga est déjà associée au financement de la LGV. Deux ans plus tard, face à la nouvelle ministre des Transports, la présidente de Région s’est donc contentée de réactiver une proposition déjà dans les tuyaux. Les doutes juridiques qui entouraient la promesse de campagne de Carole Delga n’ont pas disparu avec l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Une taxation des poids lourds en transit européen concerne les transporteurs polonais, allemands ou espagnols. Cette fiscalité est, par nature, discriminatoire. Elle se heurte à un principe fondamental de l’Union Européenne : la libre circulation des biens et des personnes. Seule une taxe visant l’ensemble des poids lourds – français et étrangers – est juridiquement envisageable.

Politiquement, la porte est ouverte. Selon une source proche du gouvernement, le ministre des Comptes Publics, Gérald Darmanin, dit « pourquoi pas » à une écotaxe. Mais cela reste très vague. De son côté, la ministre des Transports n’est pas hostile au fait de faire payer les camions. Une telle mesure pourrait être inscrite dans la future loi Mobilité, prévue au 1er semestre 2018. Mais Elisabeth Borne estime que « ce ne serait pas une bonne idée » de relancer un projet d’écotaxe.

S’agissant du chiffrage de l’écotaxe-LGV et de sa part dans le financement du projet, le conseil régional précise qu’il n’existe pas encore. Un groupe de travail doit affiner l’épure.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

05 Oct

Financement LGV : quels contribuables concernés par la taxe défendue par Jean-Luc Moudenc et Carole Delga ?

Financer la LGV en dupliquant le modèle fiscal du « Grand Paris », c’est la solution défendue par la présidente de Région, Carole Delga, et le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Dans le « Grand Paris », les entreprises et les particuliers sont taxés. Quelles sont les contribuables concernés ? C’est une question sans véritable réponse.

Photo : Facebook/CDelga

Photo : Facebook/CDelga

Le financement de la LGV est estimé à 9 milliards d’euros. Pour boucler le budget, le conseil régional et la mairie de Toulouse proposent un « financement innovant ». Une innovation relative puisqu’il s’agit de transposer le modèle du « Grand Paris ». Un « modèle » qui fait l’objet de nombreuses critiques. Une  dérive budgétaire et la création d’une véritable « usine à gaz » sont pointées. L’expérience risque de tourner court. Emmanuel Macron souhaite réformer une structure qui a réalisé, en matière de transport, 22 milliards d’euros d’investissements.

Une loi nécessaire

Initié par Nicolas Sarkozy, le « Grand Paris » est né d’une loi du 3 juin 2010. L’article 9 du texte (chapitre V) détaille les ressources : dotation en capital de l’Etat, emprunts sur les marchés financiers. Mais, c’est surtout l’article 10 qui est le plus important s’agissant d’une éventuelle transposition à l’Occitanie.

La loi modifie le code général des impôts et attribue une taxe. Il s’agit d’une taxe spéciale d’équipement. Elle est acquittée par les particuliers et les sociétés. Elle est due par les contribuables soumis à l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Elle s’applique aux cessions de terrains à titre onéreux. Au niveau du « Grand Paris », cette recette fiscale représente 117 millions d’euros par an.L’existence d’un tel levier fiscal suppose le vote d’une disposition législative. Il faut une majorité parlementaire et l’accord du gouvernement pour adosser la LGV à la taxe dont bénéficie le « Grand Paris ». C’est un sérieux obstacle. Les élus d’Occitanie espèrent qu’un rapport de force permettra de faire plier Emmanuel Macron. Comme le précise une source proche du gouvernement , « pour le moment, il n’en est pas question ». En réalité, l’obstacle politique n’est pas le plus compliqué.

Un obstacle technique : qui va être taxé ?

Il existe un véritable problème technique. Le « Grand Paris » bénéficie d’une fiscalité particulière au travers d’un établissement public : « Société du Grand Paris ». C’est lui qui perçoit les recettes fiscales. Un tel établissement n’existe pas pour la LGV. Mais, surtout, le périmètre de la taxe pose question. Dans le « Grand Paris », tous les contribuables des communes membres sont assujettis à la taxe d’équipement. S’agissant de la LGV, quels sont les contribuables soumis à contribution ? Les habitants des communes sur le tracé ? Tous les habitants de tous les départements d’Occitanie ?

Juridiquement, la création d’un établissement public semble évidente. Mais sa composition est problématique. Des communes peuvent, pour différentes raisons, refuser d’intégrer la structure. L’instauration d’un nouveau prélèvement est rarement accueilli par des cris de joie. Une rupture d’égalité devant la taxe risque de faire grincer des dents. Pour contourner les éventuelles résistances locales, il est possible d’asseoir l’établissement publique sur un périmètre départemental. Mais, là encore, l’option « contribuable départemental » est un terrain meuble. La LGV Toulouse-Paris traverse deux départements (Haute-Garonne et Tarn-et-Garonne). L’ex Midi-Pyrénées n’existe plus. Mais que se passe-t-il si des départements de l’aire toulousaine refusent d’intégrer l’établissement public LGV.

Il existe une solution pour résoudre toutes ces questions : une réforme nationale de la fiscalité.

L’hypothèse d’une réforme national de la fiscalité régionale

Le ministre des comptes Publics a indiqué une éventuelle porte de sortie. Gérald Darmanin a évoqué la possibilité d’une taxe régionale. Cette proposition et de portée nationale. Dans l’esprit du ministre, elle est indépendante du projet LGV. C’est une hypothétique recette à disposition des conseils régionaux. Elle permettrait à la région Occitanie d’augmenter sa participation au financement de la LGV. Fini le « casse-tête » juridique de la taxe « Grand Paris » version Toulousaine.

La formule suggérée par Gérald Darmanin reste totalement dans les limbes. Rien n’indique qu’elle se traduira par un projet de loi. Mais elle lèverait l’énorme doute qui entoure la « taxe » défendue par Jean-Luc Moudenc et Carole Delga.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Un tract de La France Insoumise épinglant la politique de Macron diffusé aux lycéens d’Occitanie

La France Insoumise organise une campagne auprès des lycéens et des étudiants. Une opération d’envergure qui passe par la distribution d’un tract. Un tract épinglant la politique d’Emmanuel Macron et appelant la jeunesse à se mobiliser. Le Toulousain Manuel Bompard ancien candidat aux législatives en Haute-Garonne et directeur des campagnes européennes et présidentielles de Jean-Luc Mélenchon explique les raisons de cette opération.

Manuel Bompard. France Inoumise. Photo : MaxPPP

Manuel Bompard. France Inoumise. Photo : MaxPPP

Le Blog Politique. La France Insoumise lance une campagne dans les lycées. Quel est l’objectif de cette opération ?

Manuel Bompard. La France insoumise lance une campagne dans la foulée de l’appel à la jeunesse formulé par Jean-Luc Mélenchon lors de la marche du 23 septembre dernier. Elle s’adresse aux étudiants, aux lycéens ou aux jeunes travailleurs et les invite à se mobiliser contre la politique du président Macron. Elle passe notamment par la distribution d’un tract à 500 000 exemplaires à partir de la fin de la semaine.En effet, les jeunes font partie des premières victimes des mesures annoncées par le gouvernement. La baisse annoncée des APL – 5 euros cette année et jusqu’à 60 euros d’ici à 2018 – va amplifier par exemple les difficultés d’accès au logement. Au lieu de donner à l’Université les moyens de fonctionner, le président de la République veut installer une sélection à l’entrée, compliquant la possibilité d’avoir le droit aux études supérieures. Il méprise l’enseignement professionnel et promeut une école à la carte qui va augmenter encore les inégalités face à l’éducation.Enfin, la suppression brutale des contrats aidés va toucher notamment les jeunes dans leur accès à l’emploi. Et la réforme du code du travail va conduire à davantage de précarité, par exemple en permettant la multiplication des CDD et en instaurant un nouveau contrat de chantier encore plus précaire. Bref, il y’a de nombreuses raisons pour les jeunes de se mobiliser. Certains jeunes ont d’ailleurs lancé un appel détaillant ces motifs et qui a déjà été signé par près de 10 000 jeunes.

Emmanuel Macron méprise l’enseignement professionnel et promeut une école à la carte qui va augmenter encore les inégalités

Le Blog Politique. Les activités politiques sont interdites dans les lycées. Vous franchissez une ligne rouge ?

Manuel Bompard. Bien évidemment, il ne s’agit pas de ne pas respecter la loi. Mais la politique est nécessaire partout, notamment à proximité des lycées et des universités. C’est la confrontation des idées qui permet à chaque citoyen de se forger une opinion.Pour notre part, nous ne considérons pas que les lycéens ou les étudiants ne sont pas en capacité de participer à la vie démocratique du pays. Dans le programme « L’avenir en commun », nous proposons d’instaurer le droit de vote à partir de 16 ans pour étendre la sphère de la citoyenneté. Notre campagne, en contribuant au débat démocratique, s’inscrit dans cette même démarche.

Nous proposons d’instaurer le droit de vote à 16 ans

Tract France Insoumise ©France Insoumise

Tract France Insoumise
©France Insoumise

Le Blog Politique. Quels sont vos relais dans les lycées ?

Manuel Bompard. La France insoumise est organisée en groupe d’appui sur l’ensemble du territoire. Certains de ses groupes se sont constitués à l’échelle d’un lieu d’étude ou de travail. Ainsi, de tels groupes existent dans des lycées (par exemple à Chalon-sur-Saône, à Montreuil, à Bobigny ou à Orléans) et dans toutes les villes universitaires. Ce sont ces groupes d’appui qui vont décliner localement la campagne que nous lançons. Mais nous invitons aussi les membres de ces groupes d’appui à participer aux initiatives qui ont lieu dans les établissements pour décider avec les autres étudiants ou lycées des modalités d’action.

Propos recueillis par Laurent Dubois (@laurentdub)

04 Oct

Haute-Garonne : Pierre Castéras reconduit à la tête du mouvement En Marche !

Pierre Castéras est l’actuel référent de La République En Marche en Haute-Garonne. Il va le rester pendant les 3 prochaines années.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Photo : MaxPPP/Tanguy

L’annonce va être officialisée demain, jeudi 5 octobre. La direction nationale de LREM va installer les référents départementaux pour la période 2017-2020. Ces nominations interviennent au terme d’une consultation interne. En Haute-Garonne, le sortant est reconduit. Pierre Castéras va être reconduit dans ses fonctions.  L’ancien élu PS est contesté par plusieurs animateurs locaux. Mais l’évaluation était simplement consultative. Paris décide et, selon nos informations, Pierre Castéras est reconduit

Vendredi 6 octobre, une conférence nationale présentera à la presse l’ensemble des référents départementaux.

Des référents dont l’agenda comporte une échéance électorale : la préparation des élections locales.

Laurent Dubois (@laurentdub)