20 Nov

La conseillère régionale (ex-LR) Jennifer Courtois-Périssé intègre la direction d’En Marche : et maintenant ?

Jennifer Courtois-Périssé, vient d’être élue au bureau exécutif d’En Marche. La conseillère régionale va-t-elle utiliser ses nouvelles responsabilités comme un tremplin ?

Jennifer Courtois-Périssé. Conseillère régionale d'Occitanie

Jennifer Courtois-Périssé. Conseillère régionale d’Occitanie

 L’entrée de Jennifer Courtois-Périssé dans les instances nationales d’En Marche était acquise d’avance. Le vote, formalisé à Lyon ce samedi 18 novembre, était une simple formalité. La jeune conseillère régionale d’Occitanie figurait sur une liste archi-favorite, concoctée par Christophe Castaner et composée des principales figures de la « macronie ». Le plus dur était d’intégrer la « short list ». Et Jennifer Courtois-Périssé disposait des bonnes clés. La jeune élue dispose de solides entrées et sérieux appuis à Paris. Jennifer Courtois-Périssé a notamment le soutien d’un des hommes forts du gouvernement, le ministre des Comptes Publics, Gérarld Darmanin.

Au niveau départemental, Jennifer Courtois-Périssé a été confrontée à des résistances et même à une franche hostilité. Des responsables d’En Marche n’ont pas apprécié l’arrivée dans leur mouvement de la conseillère régionale. Une « campagne » locale a « tapé » sur  son parcours et son profil. Jennifer Courtois-Périssé est issue des rangs de la droite. Elle a travaillé au ministère de l’Emploi aux côtés de Laurent Wauquiez. Ce pedigree déplaît à des « marcheurs » issus du parti socialiste. Ils l’ont fait savoir et ils ne font pas toujours dans la « dentelle ». Monique Iborra soutient Jennifer Cortois-Périssé. En revanche, certains de ses ex-camarades s’opposent à la conseillère régionale du Comminges.

Ces péripéties n’ont absolument  pas entravé la « marche » de Jennifer Courtois-Périssé. Peu de temps après sa démission de Les Républicains et son adhésion à En Marche, la jeune élue régionale se retrouve dans le cénacle du nouveau parti d’Emmanuel Macron. Cette arrivée « en trombe » alimente toutes les rumeurs. La première concerne une place sur la liste de Jean-Luc Moudenc aux prochaines municipales. L’hypothèse d’une ouverture aux « macronistes » circule et le nom de Jennifer Courtois-Périssé avec.

Contactée par France 3 Occitanie, la conseillère régionalise rejette cette éventualité :

Je suis très à ma mairie de Rieumes. Ce n’est pas dans mon esprit et dans mes projets. Et je pense que ce n’est pas non plus le projet de Jean-Luc Moudenc

Une candidature aux législatives est également évoquée. Dans le Comminges, il existe un risque d’annulation de l’élection de Joël Aviragnet. Le conseil constitutionnel doit se prononcer dans les prochaines semaines. Jennifer Courtois-Périssé candidate ? Des adhérents d’En Marche en parlent. Mais, selon nos informations, le candidat malheureux de juin 2017, Michel Montsarrat reste le candidat naturel.

Dans toutes ces spéculations, il existe au moins une certitude. Jennifer Courtois-Périssé reste au groupe Union des Elus de la Droite et du Centre au conseil régional. La nouvelle responsable d’En Marche a démissionné de son ancien parti, Les Républicains. Suite à cette démission, Jennifer Courtois-Périssé a laissé le choix à ses camarades : stop ou encore. Selon la conseillère régionale, c’est la seconde option qui est ressortie. Jennifer Courtois-Périssé n’a donc pas besoin de basculer chez les « non inscrits ». C’était la seule option possible en l’absence d’un groupe En Marche au conseil régional d’Occitanie.

Dans les prochains jours, l’organisation du nouveau bureau exécutif d’En Marche va se mettre en place. Une réunion avec Christophe Castaner est prévue et des annonces doivent intervenir. Jennifer Courtois-Périssé va pouvoir se consacrer à ses nouvelles responsabilités sans se soucier des formalités pour un changement de groupe au conseil régional.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

17 Nov

Fusion des Radicaux : l’opposition de la députée européenne (PRG), Virginie Rozière

Les radicaux doivent mettre fin à 45 ans de division et fusionner dans une nouveau parti. Une partie du PRG s’oppose à cette réunification.

Virginie Rozière, députée européenne (PRG). Photo : MaxPPP

Virginie Rozière, députée européenne (PRG). Photo : MaxPPP

Ce mercredi 15 novembre, le comité directeur du PRG s’est prononcé sur une ré-union des radicaux de gauche et « valoisiens ». Depuis 1972 et la création, par l’aveyronnais Robert Fabre, du Mouvement des Radicaux des Gauche, la famille radicale est divisée. Un processus de réunification est en cours. Il doit aboutir, le 9 décembre prochain, à la création d’un « grand » parti radical . Mais ce scénario se heurte à des résistances. Ou du moins des réticences. Les deux partis radicaux pratiquent le « centralisme démocratique ». La fusion est « décrétée » par le Haut. L’issue ne fait pas de doute. L’adresse du nouveau siège est même connue d’avance

Les « opposants » ne pourront pas bloquer le processus. Mais ils font entendre leurs voix. Dans le département de la présidente du PRG, Sylvia Pinel, des militants ne cachent pas leur refus de rejoindre leurs anciens frères ennemis du centre droit. Dans les couloirs du conseil régional, une figure radicale de gauche, Dominique Salomon, exprime des réserves. Mais toutes ces expressions restent confiner.Une parlementaire d’Occitanie, Virginie Rozière, s’exprime, quant à elle, sur sa page Facebook.

La députée européenne reconnait qu’une « majorité nette » est favorable au projet de Fusion. Mais Virginie Rozière s’appuie sur la consultation du comité directeur (1/3 des membres ont voté contre une Fusion) pour réaffirmer sa position :

Les orientations politiques divergentes des valoisiens et des radicaux de gauche se manifestent tous les jours dans nos choix politiques respectifs, nationaux – soutien à Nicolas Sarkozy pour les uns, à François Hollande pour les autres – ou européens : CETA et TAFTA, contrôle des émissions polluantes, harmonisation sociale, lutte contre l’évasion fiscale, nos désaccords sont trop nombreux et trop profonds pour être balayés d’un revers de main. La fusion des deux partis dans ces conditions ne peut qu’être source de confusion quant à nos propositions politiques

Le nom de Virginie Rozière circule pour les prochaines municipales à Montpellier. Mais une échéance politique bien plus proche attend la députée européenne du Sud-Ouest. Virginie Rozière va devoir se positionner dans les prochaines semaines, lors de la Fusion des radicaux. La création du nouveau parti radical risque d’entraîner le départ d’une personnalité forte du PRG.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

Grogne Intersyndicale au Conseil Régional d’Occitanie

Deux syndicats du Conseil Régional manifestent, la semaine prochaine, contre une augmentation du temps du travail sans compensation salariale.

Hôtel de Région - Montpellier

Hôtel de Région – Montpellier

Les 21 et 23 novembre prochains, l’intersyndicale CGT et Sud du conseil régional d’Occitanie organise des rassemblements à Toulouse et Montpellier. Cette mobilisation porte sur un projet d’augmentation du temps du travail dans les services généraux et pour le personnel en charge de l’entretien dans les lycées. Un agent réalise actuellement 1556 heures de travail par an. L’administration régionale veut ajouter, en fonction des postes, entre 40 et 140 heures à ce volume horaire. Cette mesure tient compte des préconisations d’un rapport de la Cour des Comptes.

Pour l’intersyndicale, il s’agit de maintenir le dispositif actuel et l’application de dispositions législatives permettant de compte des situations particulières. Actuellement, le personnel du conseil régional d’Occitanie ne respecte pas le quota (1607 heures) mis en avant par la Cour des Comptes. Mais, le représentant de la CGT, Didier Praneuf, « la loi n’a pas changé et elle prévoit de tenir compte de sujétions particulières. L’entretien et la restauration sont des métiers usant. La loi autorise des diminutions de temps de temps. On demande simplement de maintenir l’existant« . Pour le syndicaliste, la mesure envisagée par l’administration régionale est contre-productive : « augmenter de 9 à 12 minutes par jour le temps de travail ne va pas améliorer la productivité mais cela va démotiver les agents« .

L’autre sujet qui fâche concerne l’absence de compensation salariale. Le 7 décembre prochain, le régime indemnitaire sera fixé. Mais, pour le moment, la représentante de Sud, Diane Guenot, estime que rien n’est prévu pour compenser l’augmentation du temps de travail des agents. Même constat du côté de la CGT.

L’Hôtel de Région n’a pas la même version des faits. L’administration régionale évoque une préservation du volume global des jours de congés mais également d’une « harmonisation par le haut des régimes indemnitaires pour les rémunérations les plus basses dès le mois d’octobre 2016 et (qui) se poursuivra en 2018 pour l’ensemble des personnels » et d’une « politique volontariste forte en matière d’amélioration des conditions de vie de tous les agents régionaux ».

Ces garanties ne suffisent visiblement pas. Les rassemblements prévus devant les hôtels de Région de Toulouse et Montpellier, devant les lycées et les maisons de la Région dans les départements doivent permettre une réouverture des négociations. Du côté de l’administration régionale, une chose est certaine. Un éventuel dialogue ne peut pas se traduire par un retour en arrière. Contacté par France 3 Occitanie, le conseil régional précise :

La Région respecte tout simplement la loi. La collectivité se met en conformité avec la durée annuelle légale du temps de travail, fixée à 1600 heures, plus la journée de solidarité. Conformément au décret du 12 juillet 2001 ainsi qu’à l’arrêt du Conseil d’Etat, cette durée annuelle constitue un plancher et un plafond. Ce n’est pas une décision unilatérale de la Région Occitanie, c’est la loi qui l’impose

L’Hôtel de Région précise :

Une concertation sur le temps de travail avec les organisations syndicales s’est déroulée de février à octobre 2017, au cours de 8 sessions de travail, selon la feuille de route annoncée dès le mois de février par la présidente

Malgré cela, des critiques existent côté syndicat. Un syndicaliste appelle à un changement de méthode : « on rencontre souvent le directeur général des services et des directeurs généraux adjoints mais on ne connait pas les limites de leurs missions. Carole Delga, c’est elle la patronne et on ne la voit pas. Elle n’est jamais là« .

Au-delà d’un problème de management, l’intersyndicale pointe également l’impact de la fusion des deux ex-régions, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. La création de l’Occitanie a bouleverser le rythme de vie des agents. Notamment celle des cadres. Un syndicaliste déclare : « la navette (ndlr Toulouse-Montpellier) est saturé. Les réservations des voitures sont saturés. Les temps de déplacements ont explosé. C’était inévitable à partir du moment ou l’on travaille sur deux sites, Toulouse et Montpellier« .

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

15 Nov

En Marche ! se met en Mouvement dans le Tarn

Première réunion publique pour La République En Marche à Mazamet ce 15 novembre à 18 heures 30. D’autres rencontres sont prévues, sur l’ensemble du Tarn, dans les prochains mois.

Siège national de LREM à Paris. Photo : MaxPPP

Siège national de LREM à Paris. Photo : MaxPPP

Le nouveau parti d’Emmanuel Macron a du mal à franchir une marche. Celle d’un véritable mouvement, organisé et actif. La République En Marche a permis d’envoyer des députés à l’Assemblée. Il a franchi le cap des législatives. Mais En Marche doit s’inscrire dans la durée et s’implanter localement. Dans certains départements, à l’image de la Haute-Garonne, les réunions sont quasiment inexistantes. Dans d’autres coins et recoins d’Occitanie, c’est l’absence de moyens financiers et une impression de « bricolage » qui décourage les troupes.

Dans ce contexte morose, les « marcheurs » du Tarn se bougent. Le Tarn n’échappe pas à un certain vague à l’âme. Mais le référent départemental, Clément Baller, réagit et prend des initiatives. Ce 15 novembre, à Mazamet, Clément Baller organise une réunion publique, ouverte à tous les citoyens. Le député de la circonscription, Jean Terlier, sera à la tribune. Pas de thème particulier. Le patron des marcheurs tarnais estime que l’actualité est suffisamment riche pour permettre le dialogue. Les échanges et un jeu de « questions-réponses » sont le but affiché de cette « première ».

D’autres événements sont prévus. A Gaillac et à Réalmont, les personnes intéressées pourront, prochainement, rencontrer les députés Philippe Folliot et Marie-Christine Verdier-Jouclas.

Parallèlement à ces animations dans les circonscriptions, Clément Baller annonce des rencontres thématiques sur la loi de Finances ou les questions d’éducation.

Le responsable d’En Marche dans le Tarn pense que cette mobilisation sur le terrain peut permettre de renouer les liens entre les citoyens et la politique.

Le succès de l’entreprise se mesurera à un premier indice : le nombre de chaises occupées. C’est un vrai challenge et même un véritable défi. Pas évident de remplir les salles. Les « vieux » partis de l’Ancien monde en savent quelque chose. Même le très implanté parti socialiste a vu, en moins de dix ans, ses réunions se vider. Y compris dans une vieille terre socialiste comme le Tarn. S’agissant des citoyens « ordinaires », la mobilisation est encore plus compliquée. Le pari de Clément Baller est risqué. Les opérations d’En Marche dans le Tarn peuvent faire « pschitt ». Mais elles ont au moins une vertu : démontrer qu’En Marche est en Mouvement.

Laurent Dubois (@laurentdub)

14 Nov

Le « vrai-faux » test municipal d’En Marche dans le Tarn

C’est une première nationale. Un représentant d’En Marche brigue un fauteuil de maire dans le Tarn. Mais le Marcheur-candidat aux municipales de Saint-Sulpice ne porte pas le dossard de son parti.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Photo : MaxPPP/Tanguy

Le 26 novembre prochain, un scrutin municipal va se dérouler dans la commune de Saint-Sulpice. Il est lié à une cascade de démissions : 46 depuis 2014. Cette élection « anticipée » est censée être une première pour La République En Marche. C’est le 1er test local pour le nouveau parti du président de la  République.

En effet, un des candidats à l’Hôtel de Ville, Raphaël Bernardin, porte les couleurs du parti d’Emmanuel Macron. C’est le référent local du mouvement et il a dirigé la campagne du député LREM, Jean Terlier.

Au regard de ce « pedigree« , aucun doute possible, le 1er maire En Marche de l’Hexagone peut être tarnais.

Emmanuel Macron a des édiles locaux à ses côtés. Le plus célèbre et influent est le 1er magistrat de Lyon, Gérard Collomb. En Occitanie, le chef de l’Etat peut également compter sur le maire de Montpellier, Phillipe Saurel, et celui de Rodez, Christian Teyssèdre. Mais, pour le moment, aucun maire n’a été élu sous l’étiquette LREM. C’est parfaitement normal. Le parti « macroniste » n’existait pas, en 2014, lors des dernières municipales. La consultation « anticipée » de Saint-Sulpice transforme, de facto, le Tarn en « laboratoire politique » pour un test « grandeur nature ».

Cet aspect politique n’a pas échappé aux instances de La République En Marche. Selon nos informations, un mail a été envoyé aux Marcheurs pour les inciter à se mobiliser pour leur candidat. Plusieurs sources indiquent que le député En Marche Jean Terlier s’est aussi fortement impliqué. Néanmoins, cette mobilisation reste symbolique. Contacté par France 3 Occitanie, Raphaël Bernardin, précise qu’il s’est mis « en veille » de son rôle d’animateur local d’En Marche. La liste déposée en préfecture ne porte pas l’estampille du parti présidentiel. Raphaël Bernardin souligne que ses colistiers viennent du PS ou appartiennent à la société civile. La liste constituée par le responsable local d’En Marche contient, en tout et pour tout, 2 Marcheurs.

En cas de victoire, la République En Marche ne pourra pas revendiquer une première réussite locale. Mais, en cas d’échec, le parti d’Emmanuel Macron ne devra pas non plus encaisser un camouflet.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

13 Nov

Carole Delga lance des consultations citoyennes sur les Transports et l’Alimentation

La présidente de Région, Carole Delga, va organiser des « votes » citoyens sur la question des Transports et de l’Alimentation.

Carole Delga, ancienne ministre et présidente de la Région Occitanie. Photo : MaxPPP

Carole Delga, ancienne ministre et présidente de la Région Occitanie. Photo : MaxPPP

L’annonce a été faite lors de l’Assemblée Plénière du vendredi 3 novembre. Mais le principe remonte à une conférence des présidents de commissions organisée le 5 octobre dernier à Narbonne. Le conseil régional d’Occitanie va organiser, à partir du 1er semestres 2018, une consultation citoyenne. Les habitants de la région vont pouvoir s’exprimer sur les Transports et l’Alimentation. Cette grande concertation est le seconde du genre. Du 9 mai au 10 juin 2016, un « vote « sur le nom de la Région a été organisé. La LGV, l’Intermodalité et les « circuits courts » entre producteurs et consommateurs constituent le nouvel épisode d’une concertation citoyenne défendue par Carole Delga.

Des consultations identiques au « vote » sur le Nom de la Région

La présidente de Région a un slogan « le terrain est mon bureau« . Carole Delga souhaite également imposer une marque de fabrique : une démocratie régionale participative. Juridiquement, les consultations sur le nom de la Région, l’Alimentation ou les Transports, sont uniquement « consultatives ». Mais, comme le précise le président du Bureau du conseil régional, « plus la participation est élevée, plus le résultat est clair et plus la consultation s’imposera au conseil régional ».

Les consultations programmées pour 2018 reposeront sur le même format que le « référendum » sur le nom de la Région : 1 mois. Le corps « électoral » sera, très probablement, identique : les personnes habitants dans la Région et pas seulement les électeurs inscrits sur les listes électorales. Autrement dit, les lycéens devraient pouvoir participer.

En revanche, des leçons ont été tirées. Selon nos informations, le « vote » devrait se dérouler uniquement sur internet, pas de support papier. Pour le baptême de la Nouvelle Région, des encarts ont été publiés dans la presse hebdomadaire régionale. Ces « bulletins de vote » papiers représentaient 10% des « suffrages ». Mais ils ont absorbé 90% du budget de la consultation.

Des consultations « 100% Web »

Gérard Onesta affiche une impératif : la maîtrise des coûts. C’est donc une formule « 100% Web » qui se dessine. Pour assurer une ouverture optimale, les ordinateurs des Centres d’Apprentis et des Maisons de la Région dans les départements pourraient être accessibles. Si des « votants » potentiels ne disposent pas d’une tablette, d’un smartphone ou d’un PC, ils pourront malgré tout « voter ». Des consultations exclusivement numériques soulèvent des défis techniques. Lors de la consultation sur le Nom de la Région, des « bugs » se sont produits. Quelques heures avant l’ouverture du « vote », le logiciel n’était pas encore opérationnel. Le conseil régional va devoir « verrouiller » les aspects techniques. Des questions pratiques vont devoir être réglées. Une solution doit notamment garantir que seuls les habitants de la Région participent à la consultation. Le principe « 1 clic=1 vote » et l’impossibilité de votes multiples par une même personne sont également impératifs.

C’est une question de crédibilité politique. Un « couac » porterait atteinte au sérieux et à l’intérêt de la consultation. Mais, une « sécurisation » du « vote » est surtout une obligation juridique. Le conseil d’Etat s’est prononcé sur le choix du nom de la Région sur la base d’un « vote » citoyen. La plus haute juridiction administrative française a précisé que le périmètre (qui peut voter) conditionne la validité de la consultation. Le conseil régional a quelques semaines pour traduire dans les faits ce cahier des charges.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

06 Nov

Nouvelle démission chez Les Républicains de la Haute-Garonne : un conseiller départemental quitte le parti

Le conseiller départemental de la Haute-Garonne, Serban Iclanzan, démissionne du parti Les Républicains.

Photo MaxPPP

Photo MaxPPP

Nouvelle démission chez LR31. Après plusieurs démissions de cadres du parti, c’est au tour d’un conseiller départemental de rendre sa carte. En juillet dernier, le maire de Balma, Vincent Terrail-Novès, a quitté la fédération présidée par Laurence Arribagé. Contacté par France 3 Occitanie, Serban Iclanzan motive son départ par un « autisme » politique  :

C’est un choix fait de tristesse et de déception… Tristesse de voir ce parti incapable de se remettre en question, empêtré dans des commentaires stériles et parlant si peu de la France et des Français

Le conseiller départemental appelle la présidente de LR31 a un sursaut :

J’attendais un renouveau des équipes et des pratiques dans notre gouvernance locale. Laurence Arribagé est quelqu’un que j’ai soutenu sincèrement et sans aucun regret, mais que je vois piégée dans cette situation. Je lui souhaite la force d’un renouveau local. Je sais que tout le monde exige et lui demande beaucoup. Mais elle doit comprendre qu’elle est la seule qui peut ouvrir une nouvelle page après ces défaites et les départs des adhérents et des élus.

Laurence Arribagé a en quelque sorte répondu, par avance, à Serban Iclanzan.

Lors d’une bataille de chiffres sur le nombre d’adhérents LR31, la présidente de la Fédération a déclaré que « beaucoup de fédérations aimeraient être dans la situation » de LR31. Une déclaration démentie ou du moins largement pondérée par une source nationale des Les Républicains. Un cadre du Siège du Parti estime, au contraire, que la fédération de la Haute-Garonne est une des fédérations qui a perdu le plus grand nombre d’adhérent. LR 31 est dans le top 5 des fédérations de l’Hexagone ayant enregistrées les baisses d’effectifs les plus importantes.

Après le départ de Serban Iclanzan, il reste deux conseillers départementaux dans les rangs de LR31 : Jean-Baptiste de Scorraille et André Ducap.

Laurent Dubois (@laurentdub)

26 Oct

La maire de Saint Orens, Dominique Faure, suspendue de l’UDI

Les instances nationales de l’UDI viennent de suspendre la maire de Saint-Orens (31), Dominique Faure. Motif : son appartenance au mouvement d’Emmanuel Macron.

Dominique Faure, maire UDI de Saint-Orens.

Dominique Faure, maire UDI de Saint-Orens.

La Commission Nationale d’Arbitrage et de Transparence (CNAT) de l’UDI suspend Dominique Faure. Cette décision intervient dans le cadre d’une procédure disciplinaire. Selon nos informations, c’est une lettre adressée au président du Parti Radical Valoisien, Laurent Hénart,  par un responsable toulousain qui est à l’origine de la suspension. C’est une mesure provisoire qui doit être confirmée ultérieurement.

Dominique Faure a rallié La République En Marche. Mais l’élue locale souhaitait conserver une double appartenance. Une double appartenance qui posait problème dans le cadre de la réunification des radicaux.

Les « Valoisiens » comme les Radicaux de Gauche demandent à leurs adhérents de choisir. C’est le nouveau parti radical réunifié ou En Marche. Mais pas les deux.

Les instances nationales de l’UDI ont appliqué ce principe à Dominique Faure.

Le communiqué de presse de l’UDI ne mentionne pas formellement ce motif. Néanmoins, cette raison est avancée par plusieurs sources. Et c’est la seule explication permettant de comprendre une sanction qui frappe une personnalité locale. Une personnalité qui a commencé son parcours politique auprès d’une figure radicale : le sénateur Alain Chatillon.

Laurent Dubois (@laurentdub)

13 Oct

Fusion des communes : l’Occitanie y va tranquille

L’Insee vient de rendre un aperçu de l’application de la loi du 16 mars 2015 relative à l’amélioration du régime de la commune nouvelle.  A l’échelle du pays, l’Occitanie n’a pas multiplié les fusions à outrance si l’on en croit le bulletin d’information statistique de la Direction Générale des Collectivités Locales.

Photo Alexandre Marchi (Max PPP)

Photo Alexandre Marchi (Max PPP)

Dans notre grande région, 119 communes se sont regroupées pour former 42 communes nouvelles. Elles représentent moins d’un dixième des communes nouvelles françaises. Pour ordre d’idée, le nombre total de communes de France métropolitaine et des DOM a diminué de 3% en deux ans, passant de 36685 à 35416.

Majoritairement des regroupements entre deux communes »

La dernière fois que notre pays avait connu une baisse similaire, c’était entre 1971 et 1975 sous l’impulsion de la loi « Marcellin ».  En Occitanie, la Lozère, le Lot et l’Aveyron regroupent près des trois quarts des fusions. A l’opposé, quatre départements ne sont absolument pas concernés par ce remodelage : Le Gers, Les Pyrénées Orientales, l’Hérault et le Gard. A l’échelle nationale, seuls 23 autres départements sont dans le même cas.

Comme dans l’ensemble du territoire, la majorité de ces fusions ne concerne que 2 communes, et le nombre de communes se regroupant n’excède jamais 6 dans notre région. Dans de rares cas, des fusions se produisent entre des communes rurales et des communes urbaines.

Patrick Noviello (@patnoviello)

12 Oct

Rendez-vous du week-end : EELV reverdit à l’automne dans le Tarn

 

Les 14 et 15 octobre, le parti écologiste organise ses journées d’automne à Brassac dans le Tarn. L’occasion pour ses militants de toute l’Occitanie de se retrouver mais aussi pour ses dirigeants de réfléchir à une ligne.

David Cormand, secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts est également annoncé à Brassac pour ces journées d'automne. Photo AFP Jean-Sébastien Evrard.

David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts est également annoncé à Brassac pour ces journées d’automne. Photo AFP Jean-Sébastien Evrard.

Après les déconfitures électorales des partis dits « traditionnels », le constat ne fait aucun doute. « Tout le monde est perdu. C’est une situation difficile pour ceux qui croit en leur parti » reconnaît volontiers Guillaume Cros. Le vice-président de la Région en charge des affaires européennes viendra, samedi au matin, animer un débat sur la PAC.

Refondation ou reconstruction ? »

Les deux journées de débat et de rencontres se partagent entre questions d’actualité (Alimentation, réfugiés, droit du travail, Etat/régionalisme) et histoire de l’écologie. « Nous souhaitons également nous projeter vers le futur » explique Christine Arrighi. La secrétaire régionale d’EELV situe ses journées dans le prolongement d’une motion nationale sur la « refondation ou reconstruction » du parti. « Elles sont notre contribution à cette reconstruction ».

L’évènement se veut également ouvert aux débats donc aux autres composantes de la gauche. Sont ainsi annoncés par la direction régionale des Verts : Benoît Hamon pour le Mouvement du 1er Juillet, Marie-Pierre Vieu la députée européenne communiste ou encore Claire Dujardin ancienne candidate La France Insoumise aux Législatives à Toulouse. « L’objectif c’est une discussion voire une éventuelle confrontation dans un contexte plus détendu » explique Guillaume Cros.

Hulot ? Moins de mots, des actes ! »

« Ce n’est pas parce qu’on appartient à des partis ou mouvements différents qu’on ne peut pas dialoguer. Et puis nous voulons montrer que nous ne sommes pas dans le non systématique ou uniquement dans la rue pour protester, nous voulons proposer des alternatives » précise Christine Arrighi. Ces alternatives remonteront-elles jusqu’à Nicolas Hulot ? Le Ministre en charge de l’Ecologie n’a pas forcément une grosse côte à EELV.

« Moins de mots et des actes » voilà ce que réclame de sa part la secrétaire régionale d’Europe Ecologie Les Verts. « On verra bien ce que donneront les Etats Généraux de l’Alimentation… Mais quand on s’aperçoit qu’ils débutent par une discussion autour des prix, on s’interroge. » En attendant les Verts, eux, entendent bien être productifs ce week-end et amener leur pierre à l’édifice avant les assises de l’écologie prévues en 2018.

Patrick Noviello (@patnoviello)