12 Nov

Gilets jaunes : récupération politique ou « populisme » pour les députés En Marche !

Les appels au blocage se multiplient. Pour les députés En Marche de la Haute-Garonne, du Gers et des Hautes-Garonne, le mouvement est politique.

Photo : MaxPPP/Charmeux

Les gilets jaunes occupent massivement les réseaux sociaux. Mais la vraie étape et l’heure de vérité, c’est ce samedi 17 novembre. Les chiffres diront si la grogne contre la hausse des carburants est une vague de fond. En attendant, pour plusieurs députés En Marche ! de notre région, le mouvement révèle d’abord d’une récupération politique. Pour la députée de la Haute-Garonne, Corinne Vignon, il s’agit d’une « initiative de la société civile (qui) pourrait être compréhensible si elle n’avait pas été reprise par les partis politiques nationalistes qui font de ce mécontentement une manifestation anti-Macron ».

Le député « macroniste » des Hautes-Pyrénées, Jean-Bernard Sempastous, est sur la même ligne que sa collègue toulousaine : « normal qu’il y ait de la grogne !!! les oppositions jouent seulement sur les restrictions (ndlr : les hausses de taxe) et non pas les compensations qui sont proposées, sans parler des avancées environnementales ».

Pour le député du Gers, « de plus en plus le mouvement apparaît comme « populiste » : RN et LFI en soutien ». Jean-René Cazeneuve reconnaît toutefois que que des gilets jaunes viennent d’horizons « très partagés ». Sur l’éventuel succès du mouvement, le parlementaire gersois estime qu’on « va avoir du mal à mesurer car peu de voitures suffisent à bloquer » Jean-René Cazeneuve s’interroge sur la méthode « bloquer un pays est-ce un succès ? ». Mais le député En Marche est certain du résultat. Cela ne changera « nos objectifs, ni notre trajectoire » même si « le gouvernement va faire quelques annonces ».

Laurent Dubois (laurentdub)

09 Nov

Toulouse Métropole : le putsch qui fait « pschitt » d’En Marche !

De élus En Marche qui boycottent une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. C’est le scénario qui a manqué se produire à Toulouse Métropole. Il a fallu une intervention de Matignon et du secrétariat d’Etat en charge des Relations avec le Parlement pour remettre de l’ordre dans les rangs.

Photo : MaxPPP/Tanguy

Jean-Luc Moudenc a organisé un vote sur la fusion entre Toulouse Métropole et le conseil départemental. Le président de la collectivité toulousaine est favorable au projet. Un projet issu d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron et défendu par le gouvernement. La délibération a été adoptée avec une large majorité : 75 « Pour » sur les 79 votants.

Le vote s’est déroulé à « bulletin secret ». Mais les 75 « Pour » intègrent les 7 voix Modem et LaRem. Ce n’était pas gagné.

La veille du scrutin le référent départemental d’En Marche ! a appelé à un boycott du vote. Dans la presse régionale, Pierre Castéras a annoncé que les élus « macronistes » ne participeront pas au scrutin. Une déclaration surprenante. En Marche ne soutenant pas une réforme directement portée par…Emmanuel Macron, ce n’est pas banal

La manœuvre était bien « jouée » localement. Une fissure dans la majorité métropolitaine aurait affaibl Jean-Luc Moudenc. Visiblement, le maire de Toulouse ne s’attendait pas à ce coup de Trafalgar. Mais le président de Toulouse Métropole a pu compter sur l’aide involontaire du référent En Marche. La sortie médiatique de Pierre Castéras a permis de préparer une contre-attaque.

Matignon et le secrétariat en charge des relations avec le Parlement sont intervenus. Les 7 « Frondeurs » ont été contactés les uns après les autres. Le conseiller politique d’Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné, a également été mis dans la boucle.

Les coups de téléphone ont pris la forme d’un recadrage. Ce mercredi, en fin d’après midi, Pierre Castéras a du rentre les armes. Selon une source, quelques heures avant le vote, il contacte les élus métropolitains pour leur demander de voter le vœux présenté par Jean-Luc Moudenc. Une heure avant le vote, élus En Marche et Modem rentrent dans le rang. Le président de Toulouse Métropole est passé très près d’un sérieux accident politique.

L’incident n’est pas clos. Jean-Luc Moudenc a fait un geste en direction du Modem, en amendant la délibération adoptée. Mais, du côté d’En Marche, il reste un goût amer. Le référent départemental ressort affaibli de l’épisode. Désavoué par Paris, Pierre Castéras a du corriger le tir sous la contrainte. La (fausse) manœuvre de l’ex élu PS est perçue comme une alliance objective avec le conseil départemental présidé par le socialiste, Georges Méric.

Pierre Castéras était déjà contesté en interne, s’agissant notamment de sa gestion de la législative (partielle) dans le Comminges. Selon nos informations, il y a plusieurs mois, sa tête a été demandée auprès du nouveau ministre de l’Intérieur et ancien patron d’En Marche, Christophe Castaner.

La mésaventure à Toulouse Métropole ne va pas arranger la situation.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

08 Nov

Absence d’investissement, distribution « effrénée » de dividendes : La députée (PS) Valérie Rabault épingle la gestion de l’aéroport Toulouse-Blagnac

La députée (PS) du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, épingle, dans un rapport parlementaire, la gestion de l’aéroport Toulouse-Blagnac par un consortium chinois.

La députée PS Valérie Rabault (Photo : MaxPPP)

L’Assemblée Nationale vient de rendre un rapport sur les participations financières de l’Etat. Un rapport « porté » par le député Joël Giraud mais dont Valérie Rabault est la rapporteure  spéciale. La parlementaire consacre plusieurs pages sont consacré à la gestion de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Le bilan est largement négatif.

Depuis le 17 avril 2015, un consortium chinois contrôle la société exploitant l’Aéroport de Toulouse Blagnac (ATB). Valérie Rabault estime que « cette privatisation n’est pas un franc succès ». La rapporteure pointe une absence de politique d’investissement.  » Les seuls investissements ont consisté à accroître le nombre de commerces dans l’aéroport » déplore la députée du Tarn-et-Garonne.

La principale critique porte « sur le niveau de dividendes versés par ATB aux actionnaires ». Valérie Rabault s’appuie sur les exercices 2014 à 2016 et estime « que le montant des dividendes a été multiplié par 8 par rapport au titre de l’exercice 2014 ». A l’époque l’Etat détenait encore 49,9% des parts de la société d’exploitation.

Pour Valérie Rabault, cette augmentation des dividendes « est sans commune mesure avec l’évolution des résultats » et cela a conduit « la société a ponctionner les réserves ».  La rapporteure chiffre cette ponction, sur les deux dernières années, à 16,5 millions d’euros.

Valérie Rabault dénonce un jeu d’écriture qui permet de gonfler les dividendes. « En 2017, le bénéfice de la société a pu être doublé grâce à un changement de méthode comptable des dotations aux amortissements ! Ceci a augmenté le bénéfice de 12 millions d’euros. Et comme on sait que le bénéfice a vocation à être intégralement distribué en dividendes ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

 

07 Nov

Chèque carburant : Carole Delga dit NON à Emmanuel Macron

Face à  à la hausse de l’essence, Emmanuel Macron veut favoriser un dispositif inventé par la région Haut-de-France : un chèque carburant. La présidente du conseil régional, Carole Delga, refuse d’appliquer la mesure en Occitanie.

Carole Delga et Emmanuel Macron. Photo : MaxPPP

Emmanuel Macron assume la hausse des taxes sur les carburants. Mais, face à la colère des automobilistes, le chef de l’Etat propose de défiscaliser un dispositif inventé et appliqué par Xavier Bertrand dans sa région des Hautes-de-France. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une extension. Le gouvernement ne peut pas imposer aux autres régions d’appliquer le chèque carburant.

Mais il s’agit clairement d’une incitation. Pour la présidente du conseil régional d’Occitanie, pas question, de reprendre la balle au bond.

Carole Delga « connai(t) et partage la colère des gens ». Mais elle dénonce « l’amateurisme flagrant du gouvernement ». Pour la présidente de Région, « les régions ne régulent pas le prix du carburant alors pourquoi devraient-elles assumer financièrement des mesures d’aides générées par la décision d’Emmanuel Macron d’augmenter le prix du carburant ? C’est une ineptie ! Que le gouvernement assume ! Celui qui encaisse doit payer. L’Etat en appelle encore une fois aux Régions alors qu’elles sont déjà en difficulté à cause des coupes budgétaires subies et de son désengagement croissant ».

Laurent Dubois (@laurentdu)

05 Nov

Tarn : l’ex-députée Linda Gourjade quitte le PS et rejoint Benoît Hamon

L’ex-députée (PS) du Tarn, Linda Gourjade rejoint le mouvement créé par Benoît Hamon, Génération-S.

Linda Gourjade, ex députée (PS) du Tarn. Photo : Max PPP

Linda Gourjade le reconnaît elle même. Elle était  » déjà en retrait du PS depuis les législatives ». Sa démission du parti socialiste n’est pas une surprise. L’ex députée a, selon ses propres mots, « toujours été proche de Benoît Hamon » et son ralliement au mouvement créé par l’ancien ministre est « naturel ».

Linda Gourjade ne se contente pas de mettre en harmonie son parcours et ses actes. Elle travaille à constituer un réseau départemental sous les couleurs de son nouveau parti. Des comités locaux vont être constitués et un organigramme doit être dévoilé ce mercredi 7 Novembre.

La représentante tarnaise de Benoît Hamon n’est pas candidate pour les Européennes de juin prochain. Mais Linda Gourjade va, toutefois, préparer les futures échéances électorales, les Européennes puis les Municipales.

Laurent Dubois (@laurentdub)

29 Oct

Municipales à Toulouse : des « lanceurs d’idées » pour alimenter le débat

Des idées concrètes sur Toulouse et sa Métropole. C’est la vocation d’un nouveau cercle de réflexion. Il regroupe une cinquantaine de personnes, venues d’horizon professionnels et politiques différents.

MaxPPP

La prochaine réunion est prévue pour le 20 novembre prochain. Elle doit permettre de trouver un nom. Mais, s’agissant de la vocation, elle est déjà sur la table: proposer des idées. Des chefs d’entreprises, des étudiants, des journalistes et des comptables souhaitent alimenter le débat toulousain.

Pour éviter toute interférence avec les municipales, le groupe de réflexion a programmé son auto-dissolution. « La durée de vie est limitée entre maintenant et la rentrée prochaine, en septembre 2019. C’est pour permettre aux uns et aux autres de faire campagne » déclare Philippe Joachim. L’ancien communicant de Ségolène Royal et de Martin Malvy, « souhaite être un lanceur d’idées ». Avec une cinquantaine d’autres personnalités, Philippe Joachim va ouvrir une page Facebook. Pas de structure associative et aucun budget. « Nous avons juste besoin de nous retrouver » et d’opérer « comme un réseau social » estime Philippe Joachim.

Un « réseau social » composé de socialistes, de Marcheurs, de membres du parti Les Républicains mais « dont la majorité », selon Philippe Joachin, « sont des citoyens, sans appartenance politique ».

Tous les sujets ne seront forcément aborder. « On ne fait pas un programme. On va avancer des propositions concrètes. Mais nous ne sommes pas obliger de tout couvrir » précise Philippe Joachim. La première réunion, le 17 novembre, a notamment permis de dégager un thème : la propreté.

Philippe Joachim insiste sur un point : « on ne va pas faire un bilan ». Jean-Luc Moudenc appréciera certainement cette précision. Le but affiché est de mettre en adéquation un sujet et une personne qui est intéressée pour travailler dessus. S’agissant de la propreté, un des participants a soulevé la question et a proposé de le traiter. Les autres membres du groupe viendront épauler cette bonne volonté avant que la contribution ne soit rendue publique sur Facebook et Twitter.

Il ne reste plus qu’à attendre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

26 Oct

Tarn-et-Garonne – Hausse des Carburants : un cadre de Debout La France appelle au blocage des routes

La hausse du prix des carburants soulève une vague de mécontentement. Le représentant de Debout La France dans le Tarn-et-Garonne exploite le mouvement et appelle au blocage des routes.

Photo MaxPPP

« Vous voulez de l’action. Le moment est venu« . La première phrase de la vidéo donne le ton. Le secrétaire départemental de Debout La France appelle à rejoindre le mouvement national du 17 novembre. Un mouvement né de la flambée du prix des carburants et qui milite pour un blocage des routes. Frank Buhler « a vu passer sur (son) fil d’actualité Facebook un message appelant à manifester ». Sa réaction a été immédiate : « après tout pourquoi ne pas relayer ».

Frank Buhler ne revendique pas l’idée d’une manifestation le 17 novembre prochain. Il se présente « comme une caisse de résonance ». L’écho est important. La vidéo de Frank Buhler affiche plus de 3 millions de vues. Le Tarn-et-Garonnais a un parcours politique. Il est passé par l’UMP et le Front National. Depuis quelques semaines, il est secrétaire départemental de Debout La France.

Frank Buhler précise toutefois que son action n’est pas liée à ses responsabilités au sein du parti de Nicolas Dupont-Aignan.  « C’est une démarche a-politique. Faut pas y mêler les partis » déclare la nouvelle « star » des réseaux sociaux. « J’ai été contacté par la France Insoumise alors qu’ils ne partagent pas mes idées » souligne Franck Buhler. Pour le représentant de Debout La France « l’enjeu c’est que le peuple de France se lève, se mobilise et dise non à l’oppression fiscale ».

Frank Buhler réfute tout rôle dans l’organisation des futures actions de blocages :  » on m’a demandé ce qui devait se passer le 17 novembre et notamment si on devait rester sur place et maintenir le blocage. Je ne suis pas là dedans. Je suis pour l’auto-organisation. Chacun doit être un auto-manifestants, alimenter sa page Facebook ou prendre sa voiture et aller bloquer ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

23 Oct

Les nouveaux amis (nationalistes) corses de Sylvia Pinel sèment la « zizanie » chez les Radicaux

La députée du Tarn-et-Garonne, Sylvia Pinel, intègre un nouveau groupe parlementaire. Un groupe constitué grâce à la présence de députés nationalistes Corses. La proximité politique entre la présidente du Mouvement Radical et des Indépendantistes suscite de vives réactions dans son parti.

Sylvia Pinel. Photo : MaxPPP

La députée du Tarn-et-Garonne a (enfin) retrouvé un groupe parlementaire. Après des semaines de tractations, Sylvia Pinel quitte les rangs des « non inscrits » grâce à un rassemblement avec 14 autres député(e)s. Parmi ces nouveaux compagnons de route, la Radicale peut compter sur une seule camarade de parti, Jeanine Dubié. Tous les autres membres du groupe viennent d’horizons différents.

Dans cette « auberge espagnole », 3 députés nationalistes ne passent pas inaperçu. La cohabitation entre la présidente du Mouvement Radical et des Indépendantistes suscite des remous chez les Radicaux.

L’ex ministre, Emile Zuccarelli, estime que « c’est totalement contraire à (sa) conception de la République ». L’ancien maire de Bastia réfute l’idée d’un simple groupe technique : « c’est un groupe politique. Il repose d’ailleurs sur une déclaration dans laquelle il est fait référence à une vraie autonomie politique ».

Cette revendication reflète parfaitement la ligne défendue, à l’Assemblée, par les 3 députés nationalistes. En Octobre dernier, lors de la séance des questions au gouvernement, Paul-André Colombani, a par exemple plaidé pour l’autonomie de l’île de Beauté.

Paul-André Colombani, Jean-Félix Acquaviva et Michel Castellani ne sont pas les seuls partisans de la Corse dans le groupe de Sylvia Pinel.

L’ex socialiste, François Pupponi n’est pas estampillé « nationaliste » et sa terre d’élection est le Val-d’Oise. Mais il n’a pas hésité à déposer un amendement pour défendre les intérêts hôteliers de l’île. Un amendement défendu contre le ministre (Radical) de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, et afin d’obtenir une dérogation s’agissant de l’emblématique loi Littoral. Rien que ça.

Décidément, les nouveaux amis de la présidente du Mouvement Radical ont des relations électriques avec ses camarades de parti.

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

17 Oct

Nouveau groupe politique à l’Assemblée : les explications de la députée Jeanine Dubié.

Un record dans l’histoire de la cinquième République,  un huitième groupe appelé « Libertés et Territoires » s’est constitué aujourd’hui. Il compte 16 députés dont deux PRG, la députée des Hautes-Pyrénées et l’élue de Tarn et Garonne Sylvia Pinel. Jeanine Dubié nous explique la genèse et l’objectif de ce groupe.

Jeanine Dubié, lors d’une séance de questions au gouvernement, le 19 juin dernier. Photo Thomas Padilla/MAXPPP –

Le Blog Politique : Comment se situe ce groupe sur l’échiquier politique ?

Jeanine Dubié : Ça c’est une question de l’ancien monde (rires) ! Nous sommes un groupe indépendant qui balaie tout le panel de l’échiquier politique. La liberté de vote en est le socle. On est inclassable. Personne ne pourra engager le groupe sauf si nous sommes tous d’accord.

La liberté de vote est notre socle »

Le Blog Politique : Comment vous situez-vous par rapport au groupe des marcheurs et à la majorité présidentielle ?

Jeanine Dubié : Si un projet de loi nous convient, nous le voterons. Si ce n’est pas le cas, nous nous y opposerons. C’est ce que chacun de nous a fait jusqu’à présent. Vous savez, au moment des Législatives, j’aurais pu choisir de rejoindre En Marche. Dans la nuit du 10 au 11 mai 2017, j’ai reçu un coup de fil. « Si tu t’inscris chez En Marche, tu n’auras pas de candidat en face » m’a-t-on annoncé. J’ai choisi de rester sous l’étiquette PRG et j’ai été élue.

Le Blog Politique : Sylvia Pinel n’a pas eu de candidat En Marche face à elle en Tarn et Garonne…

Jeanine Dubié : Manuel Valls non plus ! Il y a eu des exceptions comme celles-là et d’autres, notamment pour les anciens membres du gouvernement.

Ancrés dans nos territoires »

Le Blog Politique : Où en est le PRG aujourd’hui ?

Jeanine Dubié : Dans ce huitième groupe, il ne reste que Sylvia et moi issues du PRG historique. La réunification des deux familles radicales a créé des bouleversements. De toute façon, toutes les formations politiques ont été ébranlées après la Présidentielle. Et nous, avec une implantation concentrée dans le sud-ouest, encore plus.

Le Blog Politique : Comment est né ce groupe que vous avez donc intégré aujourd’hui ?

Jeanine Dubié : Cela fait neuf mois qu’on y travaille. Nous, radicaux, avions un groupe sous l’ancienne mandature, mais comme certains sont partis à En Marche, ça n’était plus possible. Le chemin a été long. Le fait d’être tous ancrés dans nos territoires face aux peu d’égards du pouvoir central nous a réunis. Il ne fallait pas s’unir pour s’unir. S’il n’y a pas de socle dans un groupe, il y a toujours la menace que certains s’en aillent. Il y a des dossiers qui nous tiennent à cœur comme celui de la fin de vie, la PMA, la justice sociale aujourd’hui oubliée ou encore l’objectif d’obtenir plus de libertés individuelles.

D’autres vont nous rejoindre ! »

Le Blog Politique : Mais comment comptez-vous peser à seize députés à l’assemblée nationale ?

Jeanine Dubié : Comme quand nous étions 17 dans notre groupe radical sous la précédente mandature. Nous sommes deux par commissions. Il faut travailler voilà tout. Mais je pense que nous ne resterons pas seize très longtemps. D’autres vont nous rejoindre. Il faut porter une voix différente sans être des aboyeurs permanents. Quand j’entends qu’on veut réduire le nombre de parlementaires, je dis « ok mais équitablement ! » Je  vois difficilement comment enlever un député dans les Hautes-Pyrénées.  Je le dis d’autant plus librement que je ne me représenterai pas. Aujourd’hui on entend dire qu’il faut recentrer le travail des députés sur le travail parlementaire plutôt que sur sa circonscription. Sauf que le mode d’élection, lui, n’a pas changé…

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)

16 Oct

Perquisition visant Jean-Luc Mélenchon : manifestation de soutien devant la préfecture de la Haute-Garonne

Le domicile de Jean-Luc Mélenchon a été perquisitionné ce matin. Le leader de la France Insoumise dénonce « un coup de force ». Ses soutiens en Haute-Garonne organisent une manifestation de la préfecture.

Jean-Luc Mélenchon. Photo : MaxPPP

Une série de perquisitions se déroulent, depuis ce matin, dans l’entourage de la France Insoumise. Elles interviennent dans le cadre de deux enquêtes préliminaires visant Jean-Luc Mélencon, son parti et le Parti de Gauche. Des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle et des soupçons demplois fictifs au Parlement Européen sont à l’origine d’une quinzaine de perquisitions. L’une d’entre elle s’est déroulée au domicile de Jean-Luc Mélenchon et a été filmée par le leader de la France Insoumise.

Jean-Luc Mélenchon dénonce une « police politique » et interpelle publiquement la ministre de la Justice. La polémique a débordé dans l’hémicycle, avec une interpellation du Premier ministre. L’affaire descend dans la rue à Toulouse. Ce mardi 16 octobre, La France Insoumise et le Parti de Gauche appellent à une manifestation de soutien devant la préfecture de la Haute-Garonne.

Laurent Dubois (@laurentdub)