24 Sep

Municipales à Toulouse : Romain Cujives (PS) « j’attends le calendrier de la Fédération pour déposer ma candidature »

Romain Cujives est le premier à avoir lancé les municipales à Toulouse au travers d’un feuilleton vidéo intitulé « station Capitole ». Mais le jeune socialiste n’a pas encore officialiser sa candidature. Ce sera fait dès que la fédération socialiste aura arrêté son calendrier.

Romain Cujives, conseiller municipal (PS) à Toulouse. Photo : Facebook. RCujives

Romain Cujives a été le premier à dégainer. Pour le moment, seul Claude Raynal a officialisé sa candidature en la rendant publique. Mais le terrain est occupé par le jeune conseiller municipal dès la fin du mois d’août. Une série de vidéos, intitulée « Station Capitole », traduit, de manière évidente et transparente, les intentions de Romain Cujives.

Mais, pour le moment, l’élu d’opposition n’a pas formellement dévoilé sa candidature. Contacté par France 3 Occitanie, Romain Cujives précise qu’il ‘ »attends le calendrier proposé par la Fédération avant de déposer (sa) candidature ». La question du calendrier n’est pas uniquement pratique. Il s’agit d’une question stratégique et qui suscite un débat interne.

Romain Cujives a une idée sur le sujet. Le patron du PS31, Sébastien Vincini, veut un calendrier rapproché, entre la fin 2018 et le début 2019. Romain Cujives « n’a pas de problème avec le principe d’une accélération du moment que cette dernière ne remet pas en cause la qualité (des) débats ». Mais le (presque) candidat estime qu’une « désignation entre février et mars » lui « semble idéale ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

 

21 Sep

Municipales à Toulouse : Carole Delga s’oppose à la fédération du PS sur le calendrier

Les socialistes de la Haute-Garonne débattent du calendrier pour les prochaines municipales. Les instances fédérales  du parti et le président (PS) du département veulent désigner le candidat socialiste le plus rapidement possible. La présidente du conseil régional, Carole Delga, est sur une autre ligne. Derrière ces questions de « timing », c’est le « casting » et des querelles de personnes qui se joue.

Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie. Photo : MaxPPP

Le parti socialiste de la Haute-Garonne a tenu son dernier conseil fédéral ce jeudi 20 septembre. La réunion a été consacré aux prochaines municipales à Toulouse. C’est notamment la question du calendrier pour les investitures qui était à l’ordre du sujet. Le président du département a renouvelé son soutien à la candidature de Claude Raynal. Le candidat à l’investiture soutenu par Georges Méric a également pris la parole.

Mais c’est le timing pour désigner le candidat socialiste qui a accaparé le débat. Selon nos informations, Carole Delga a exprimé sa position sa position. Ce n’est pas celle de Sébastien Vincini et de Georges Méric. La patron de la fédération et le président du conseil départemental souhaitent un calendrier rapproché. Les sections toulousaines pourraient se prononcer en décembre 2018 ou janvier 2019.

Sébastien Vincini a, une nouvelle fois, précisé qu’aucune date n’est encore arrêtée. Le 1er Fédéral reste sur un principe : « le plus tôt est le mieux ».

Selon plusieurs sources, ce n’est pas la position de Carole Delga. Après un rappel sur l’importance du respect des militants et des règles internes, la présidente de région a exprimé son point de vue. Carole Delga plaide pour un calendrier plus tardif que celui défendu par Sébastien Vincini et Georges Méric.

La question n’a pas été mise au vote et rien n’est encore tranché. Un seul point est avéré : les approches divergent. Plusieurs membres du PS estiment que, derrière cette opposition, se dessine une véritable confrontation politique. A la différence de Georges Méric, Carole Delga n’a pas publiquement choisit son candidat. La présidente de Région a toutefois déclaré (il y a plusieurs mois) que Nadia Pellefigue ferait une bonne candidate.

Un calendrier « tardif » permettrait une entrée en piste de la vice-présidente du conseil régional. Une entrée en piste et une candidature qui, pour le moment, restent virtuelles et se limitent à une vague « information » sur un événement fin septembre.

Laurent Dubois (@laurentdub)

20 Sep

Face aux difficultés financières, le Rassemblement National (ex FN) ferme sa permanence à Saint-Gaudens

La justice a gelé une partie des dotations publiques dont bénéficie le Rassemblement National. Les conséquences financières de cette décision se font ressentir jusqu’en Haute-Garonne. Le parti de Marine Le Pen ferme sa permanence à Saint-Gaudens.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National. Photo : MaxPPP

La permanence du Rassemblement National (RN) à Saint-Gaudens fermera ses portes fin décembre. Le responsable du RN31, Julien Leonardelli, justifie cette décision par un manque de moyens. Et ce n’est peut être que le début. Toulouse est également sur la sellette. Julien Leonardelli veut « combattre jusqu’au bout » pour l’implantation toulousaine de sa fédération. Mais le parti de Marine Le Pen risque  de perdre son local principal.

Ces déboires haut-garonnais sont la conséquence d’une « banqueroute » nationale.

Les juges ont saisis 2,5 millions d’euros dans les caisses du Rassemblement National. Cette décision intervient dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires des euro-députés de l’ex FN. Cette ponction judiciaire a quasiment divisée par deux les subventions publiques versées au parti de Marine Le Pen.

Pour renflouer ses finances, le Rassemblement National a lancé un appel à des dons. 500 000 euros ont été collectés. Mais cette somme ne compense pas la perte d’une partie des subventions publiques.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Haute-Garonne : vague(s) de démissions à la mairie de Flourens

4 élus d’oppositions démissionnent de la mairie de Flourens. Ils dénoncent un « manque de transparence et de démocratie ».

Mairie de Flourens

Les 4 élus de Flourens viennent d’officialiser leur décision auprès des administrés de la commune. Dans un tact, l’opposition municipale annonce sa démission. En aout dernier 4 membres de la majorité ont rendu leurs mandats. En moins de 6 mois, quasiment la moitié du conseil municipal a claqué la porte.

Un des démissionnaires, Didier Cortes estime « ne plus être en état d’exercer son mandat ». L’ex conseiller municipal estime être arrivé, avec ses collègues, « au bout d’un processus et de ce que l’on pouvait supporter. Il y a un manque de transparence et de démocratie. On apprend des décisions dans le bulletin municipal et non en conseil municipal ». Didier Cortes donne notamment l’exemple de travaux dans un presbytère. Des travaux découverts, selon l’opposition, dans la lettre publiée par la mairie et adressé aux administrés.

Cette nouvelle vague de démissions va conduire, conformément au Code Électoral, à l’organisation d’une nouvelle élection.

L’ex opposition municipale réfléchit à une liste. Mais, pour le moment, cela reste une hypothèse.

La députée (LaRem), Corinne Vignon, joue un rôle très actif dans la municipalité « restante ». Son statut de parlementaire l’a contraint à démissionner du fauteuil de maire. Mais Corinne Vignon est conseillère municipale de la majorité. Contacté par France 3 Occitanie, Corinne Vignon ne souhaite pas réagir et précise simplement : « je n’ai pas de commentaire particulier ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

17 Sep

Leçon d’Emmanuel Macron à un chômeur : « méprisant et totalement déconnecté des réalités » pour Manuel Bompard (France Insoumise)

Emmanuel Macron suggére à un chômeur « de traverser la rue » pour trouver un emploi. Pour Manuel Bompard, le « conseil » est « méprisant et totalement déconnecté des réalités ».

Manuel Bompard. Photo : MaxPPP

Ce samedi 15 septembre, l’Elysée a ouvert ses portes dans le cadre des journées du Patrimoine. Parmi les visiteurs se trouvaient un horticulteur actuellement en chômage. Le jeune homme a profité d’une rencontre impromptue avec Emmanuel Macron pour faire part de ses difficultés pour trouver un emploi . Le chef de l’Etat a répondu par une affirmation : « je traverse la rue. Je vous en trouve un ».

La réaction d’Emmanuel Macron a déclenché une polémique. Jean-Luc Mélenchon a réagit sur Twitter.

 

Future tête de liste (France Insoumise) pour les Européennes, Manuel Bompard estime que « plutôt que de faire passer les français pour des gens qui ne veulent pas travailler, Macron devrait se demander comment créer des emplois ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

13 Sep

Carnet de route d’une députée européenne communiste

Elle était la suppléante de Jean-Luc Mélenchon. Les ambitions nationales de ce dernier l’ont conduite en juin dernier à devenir parlementaire européenne. Dans «Bruxelles ne répond plus », Marie-Pierre Vieu livre un récit sans concession de son expérience ainsi que sa vision de l’Europe qu’elle voudrait voir renaître.

Marie-Pierre Vieu au Parlement Européen à Strasbourg en octobre 2017. Photo AFP Patrick Hertzog.

« La fille sans parole qui venait voler son pain au candidat Parti de Gauche qui me suivait sur la liste Front de Gauche ». Voilà comment s’estime « ouvertement désignée » Marie-Pierre Vieu quand elle prend son mandat européen alors que  le Front de Gauche se déchire, il y a un peu plus d’un an. Qu’il soit donc clair que rien ni personne ne sera épargné à travers ces lignes. C’est aussi l’avantage de se faire publier par sa propre maison d’édition.

Une critique radicale de l’Union, ni anti-européenne, ni nationaliste »

Bilan d’étape ? Programme de campagne ? Carnet de bord ? Cet ouvrage est un peu tout cela à la fois. Mais une phrase résume l’intention de l’auteure : « Porter une critique radicale de l’Union qui n’est ni anti-européenne, ni nationaliste, sans dissocier celle-ci de l’objectif de construire le rassemblement le plus large à gauche pour l’imposer ».

La gauche justement, la députée européenne en fait une revue des troupes détaillée et sans concessions, de La France Insoumise au PS en passant par son propre parti et Génération(s). Cette « gauche fracturée en deux » est ainsi décrite telle des « forces de transformation (…) atrophiées par leurs dissensions, incapable d’affronter en semble un pouvoir, une droite et une extrême droite auxquelles nous laissons de fait le terrain de la perspective ». Le réel enjeu politique de ces Européennes à venir n’est-il pas là d’ailleurs ? Quelle représentation aura la gauche à l’issue du scrutin de 2019 ?

Une Europe des peuples »

Mais au-delà de la politique, Marie-Pierre Vieu livre « 36 propositions-chocs pour une Europe des Peuples » dont la première préconise la renégociation du traité de Lisbonne. Le maître-mot général est la solidarité. L’auteure considère notamment le combat pour les migrants comme prioritaire. L’élue des Hautes-Pyrénées préconise également une « PAC de proximité » marquée par « un protectionnisme solidaire ».

Marie-Pierre Vieu s’interroge enfin sur la façon de reconnecter les citoyens avec l’institution Europe et son « assemblée conventionnelle ». « L’Europe meurt du pragmatisme étriqué de ses dirigeants incapables de porter une vision ou un projet au-delà des rigidités budgétaires » analyse l’élue communiste. La députée européenne attend donc beaucoup des élections de juin prochain, « l’occasion parfaite de débattre publiquement d’une réorientation ambitieuse, des moyens dont on souhaite doter l’Europe et de la stratégie pour y arriver ».

« Bruxelles ne répond plus », Marie Pierre Vieu, Arcane 17.

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

12 Sep

Ariège : Henri Nayrou lance une campagne « Département 09 attaqué » par le gouvernement.

Comme d’autres de ses homologues en France et en Occitanie, le président du conseil départemental de l’Ariège avait déjà protesté au printemps dernier au moment où chaque collectivité territoriale devait signer ou pas « un pacte de confiance » avec l’Etat. Aujourd’hui, il passe à l’offensive en dénonçant, via une campagne de communication, les contraintes budgétaires que lui impose l’Etat.

Henri Nayrou avait élaboré un budget primitif qu’il avait estimé « équilibré ». Celui-ci prévoyait une augmentation des dépenses de fonctionnement du département à hauteur  de 3,3 millions d’euros. Que reproche-t-il à l’Etat ? D’avoir ramené cette augmentation à 1,7 million.

Dans le projet de loi de finances 2018, les collectivités locales ne peuvent désormais plus augmenter leurs dépenses de fonctionnement de plus d’ 1,05%. Conséquences directes pour le département de l’Ariège : un manque à engager de 1,6 millions d’euros .

Nous sommes des élus responsables »

« Le gouvernement croyait-il que ses dépenses étaient inutiles » demande Henri Nayrou. « Non, nous sommes des élus responsables et ces dépenses correspondent aux besoins des ariégeoises et des ariégeois qui vont donc pâtir directement de ces décisions injustifiées » prévient-il.

Alors concrètement quels services pourraient trinquer ? « Aucun ne sera épargné » affirme sans détour le communiqué du Département. « Tous les domaines de compétences sont impactés : prises en charge des prestations à domicile pour les bénéficiaires de la  Prestation de Compensation du Handicap, entretien des bords de route ou des espaces verts, subventions aux associations, indemnités des élus… »

Marteler le message et toucher les citoyens ariégeois »

Logé à la même enseigne que d’autres collectivités dans le pays, le Département de l’Ariège ne compte pas pour autant se laisser faire. Il contre-attaque donc sur le front de la communication avec un slogan : « Département 09 attaqué = services ariégeois en danger ». La phrase qui se veut choc sera reproduite sur des autocollants apposés sur les véhicules de service. Des banderoles devraient également être destinées aux bâtiments publics. L’objectif : « marteler le message et toucher les citoyens ariégeois ».

Patrick Noviello (@patnoviello)

 

10 Sep

Election à la présidence de l’Assemblée : le député du Tarn, Philippe Folliot, recueille…4 voix

Le député du Tarn, Philippe Folliot, briguait l’investiture d’En Marche pour l’élection à la présidence de L’Assemblée Nationale. Il est battu et recueille uniquement 4 voix.

Philippe Folliot, député du Tarn. Photo : MaxPPP/V.Isorel

C’est la deuxième candidature et le second échec de Philippe Folliot. En 2017, le député du Tarn a été un  candidat « malheureux » au Perchoir. Le parlementaire tarnais, président de l’Alliance Centriste, n’a pas obtenu l’investiture de la majorité « macroniste ». Un an plus tard, Philippe Folliot est, de nouveau écarté et de manière encore plus sèche.

Suite à la nomination de François de Rugy au ministère de l’Ecologie, un nouveau locataire doit être trouvé pour l’hôtel de Lassay. C’est l’ancien président du groupe  parlementaire En Marche, Richard Ferrand, qui a été désigné par les « macronistes ». Une nouvelle fois, Philippe Folliot, rate la marche.

Philippe Folliot a obtenu 4 voix et 1,37% des voix ce lundi 10 septembre. En juin 2017, 34 collègues du tarnais avait voté pour lui.

Laurent Dubois (@laurentdub)

Tarn : démission à la tête d’En Marche !

L’animateur du comité local d’En Marche ! de Carmaux démissionne. Eric Ehrmann invoque une mauvaise gestion du mouvement.

Photo : MaxPPP/Tanguy

En Marche connaît de nouvelles turbulences dans le Tarn. En janvier 2018, l’équipe départementale a démissionné. 8 mois plus tard, c’est au tour d’un animateur local de claquer la porte. Eric Ehrmann ne se « sens plus en phase avec la gestion du mouvement ».

Derrière cette phrase sibylline se trouvent plusieurs griefs. Selon nos informations, les relations entre le responsable carmausin et la députée Marie-Christine Verdier-Jouclas ont pesé dans la balance. L’entourage de l’animateur local évoque des rapports « rugueux », marqués par un certain autoritarisme.

Un autre élément motive également la démission de l’animateur de Carmaux. Le nouveau référent départemental est absent. Maire de Saint-Sulpice et cadre d’entreprise, Raphaël Bernardin a un emploi du temps débordant, qui laisse peu de place au mouvement. Il existerait une « vacance » à la tête du parti. L’ex animateur local n’est pas le seul à porter ce jugement. Un Marcheur estime que le référent départemental « n’est jamais présent lors de la visite de ministres et n’a pas envoyé de message depuis son installation ».

Laurent Dubois (@laurentdub)

06 Sep

Pierre Laurent : « On sent qu’on peut se diriger vers une rentrée politique combative. »

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Photo AFP Jean-François Monier.

Le secrétaire national du PCF sera ce jeudi soir à Toulouse. Il poursuit ainsi sa tournée des fédérations pour mobiliser ses troupes alors que la gauche tente de se reconstruire et que de nouvelles échéances électorales arrivent.

Le Blog politique : Tout d’abord, pourquoi cette visite aux étudiants et enseignants de l’université Jean Jaurès ?

Pierre Laurent : Parce que la bataille de Parcoursup’ continue. On sait que beaucoup d’étudiants n’ont pas d’affectation ou n’ont pas obtenu ce qu’ils avaient demandé. Ce système a créé beaucoup d’angoisse. Nous sommes inquiets par ce dispositif qui instaure une sélection alors que les besoins de la société ne sont pas ceux-là. Dans l’avenir, on aura besoin de personnes qualifiées.

Le Blog politique : Vous venez aussi rencontrer à Toulouse les communistes de Haute-Garonne. Qu’allez-vous vous dire ?

Pierre Laurent : On sent qu’on peut se diriger vers une rentrée politique combative. Les réformes et les luttes sociales du printemps ont laissé des traces. Ce gouvernement est affaibli et moins sûr de lui. Des brèches nouvelles peuvent s’ouvrir. Beaucoup de besoins sociaux remontent du terrain. Cette rencontre avec les communistes de Haute-Garonne va nous permettre de faire le point sur tout cela.

Nous voulons une Europe de la solidarité »

Le Blog politique : Cette saison politique va aussi être marquée par les Européennes. Quels sont les thèmes que vous allez mettre en avant dans cette campagne ?

Pierre Laurent : Il y aura pour nous deux questions centrales. Nous voulons en finir avec une Europe où les travailleurs, les entreprises et les services publics sont poussés à la concurrence à outrance et les salaires tirés vers le bas en facilitant les délocalisations à l’intérieur de l’Union Européenne. Nous défendons une Europe qui protège contre une Europe qui divise les salariés.

Nous voulons aussi une Europe de la solidarité. Nous sommes inquiets de l’ultralibéralisme et du populisme de l’extrême droite. Nous allons travailler à porter la voix d’une gauche sociale.

Le Blog politique : Une gauche qui doit se reconstruire après la séquence Présidentielle/Législatives. Comment vous situez-vous par rapport aux autres formations de gauche ?

Pierre Laurent : On est effectivement rentré dans une période de reconstruction. La victoire d’Emmanuel Macron a semé le trouble. Le « ni droite, ni gauche » a mis la gauche devant ses responsabilités de devoir se reconstruire de manière claire. Cette reconstruction se fait aussi sur une opposition à la politique d’Emmanuel Macron. Ce qui peut nous rapprocher aussi c’est la définition d’objectifs de progrès sociaux. C’est ce travail de propositions qu’il nous faut entreprendre. Mais ça ne se fera pas simplement entre personnalités politiques nationales.

Les Municipales vont être l’occasion de construire des rassemblements à gauche »

Le Blog politique : Localement justement, est-ce que les futures élections municipales peuvent favoriser ces rapprochements à gauche ?

Pierre Laurent : C’est certain. Les élections municipales vont être l’occasion de construire de tels rassemblements, larges, mais avec une forte dimension citoyenne. Des millions de gens en France se reconnaissent dans les valeurs de la gauche mais n’ont plus la certitude d’être les électeurs de telle ou telle de ses formations. Ils doivent se réunir pour constituer des majorités de progrès dans les communes.

Le Blog politique : La semaine prochaine devraient être présentés par le gouvernement les plans pauvreté et hôpitaux. Vous avez fait un tour de France des établissements hospitaliers. Qu’attendez-vous de ces plans ?

Pierre Laurent : Il y a des situations d’urgence. Notre tour de France nous l’a montré. Beaucoup de personnels sont en souffrance, notamment à cause des regroupements hospitaliers encouragés par le gouvernement. Il faut repenser l’ensemble du système de santé. On manque de médecins en zone rurale mais aussi dans les quartiers populaires. Il faut des centres médicaux de proximité pour ceux qui ont peu de moyens. Il faut aussi repenser la couverture à 100%.

En matière de pauvreté, nous craignons aussi que le guichet unique que le gouvernement veut mettre en place débouche sur des pertes de prestations. Nous suivrons donc les annonces avec attention.

Propos recueillis par Patrick Noviello (@patnoviello)