08 Déc

Bernard Carayon : baïonnette au canon, napalm comme munition

La présidentielle approche. Bernard Carayon avance baïonnette au canon. Le député du Tarn travaille au corps ses militants. Dans un courrier interne, il lance – selon ses termes – un « appel au combat ». Les armes utilisées sont du « napalm ». Les mots sont gluants, incendiaires.

« Voulez-vous que les Algériens, les Turcs et les Américains « fassent la loi » chez nous ? ». Une victoire des socialistes conduira à la « légalisation des drogues ». La « guerre » de Bernard Carayon est sans dentelle.

François Hollande et une éventuelle alternance sont criblés de plomb. Les munitions de l’élu UMP sont « conventionnelles ». Elles sortent de l’arsenal de son parti. Hostilité farouche au vote des immigrés. Caricature rageuse, hargneuse, d’une Gauche irresponsable et dépensière. Bernard Carayon applique le manuel.

Il le fait sans complexe. Ni mauvaise conscience. Les positions musclées ne le choquent pas. Dans sa jeunesse, sur les bancs de la faculté, il a fréquenté un syndicat d’extrême droite. Un syndicat familier des coups de poing. Le GUD. Plus tard, au ministère de l’Intérieur, il a été le « bras armé » d’un proche de Charles Pasqua. Robert Pandraud.

En parlant d’invasion nationale ou en stigmatisant la Gauche, Bernard Carayon est sur ses « terres ». Ses terres idéologiques. Mais aussi électorales. Grand gagnant du nouveau découpage des circonscriptions, Bernard Carayon conserve, dans son giron, des fiefs de droite. Notamment de gros cantons Castres.

S’agissant des législatives, la maison Carayon ne brûle pas. La Place Beauvau a bien servi un de ses anciens serviteurs. Certains parlementaires ont reçu un mauvais coup de ciseau. Ils se retrouvent avec des terrains de chasse improbables. Mélangeant des territoires hétérogènes.

Bernard Carayon échappe à ces tourments. Mais il en a un autre : mai 2012.

Sa « vraie » bataille ce sont les présidentielles.

En 1997, il a perdu son mandat de député. Une socialiste – Monique Collange – lui a ravi son siège. Bernard Carayon a expérimenté une évidence : le climat national impacte les législatives. L’inversion du calendrier électoral renforce ce jeu de domino. Plus que jamais, la présidentielle « fait » les législatives.

Un échec de Nicolas Sarkozy peut renvoyer Bernard Carayon à ses chères études sur l’Intelligence Économique.

Il le sait. Il cogne.

06 Déc

Chômage : Pourquoi Midi-Pyrénées s’enfonce ?. Samedi 10 décembre dans la Voix est libre

Chômage : Pourquoi Midi-Pyrénées s’enfonce ?

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Baisse du travail en intérim, hausse du chômage longue durée, crise et activité ralentie…
Malgré une économie aéronautique au top, l’emploi est en berne dans notre région depuis le début de l’année.
Des secteurs comme ceux des PME ou de l’agriculture ne répondent plus à l’afflux de population.
La métropole toulousaine génère et monopolise même parfois la majorité des offres.

Pour analyser ce phénomène, trois élus de la commission emploi du Conseil régional seront avec nous en plateau :
Annie Bonnefont, conseillère régionale Europe-Ecologie, Denis Parise conseiller régional, groupe socialiste, et Elisabeth Pouchelon conseillère régionale UMP.

« Chômage : Pourquoi Midi-Pyrénées s’enfonce ? » c’est samedi à 11h30 dans La Voix est Libre.

24 Nov

Un candidat président sans projet industriel… C’est ainsi qu’Europe Ecologie Midi-Pyrénées qualifie Nicolas Sarkozy.


Un candidat président sans projet industriel… par france3midipyrenees

Le président venu visiter le CNES pour les 50 ans de la conquête spatiale est donc en campagne.

Act-up Sud-Ouest ne s’y trompe pas.
Parallèlement à cette visite une poignée de militants occupent la sécu pour dénoncer la réforme de l’arrêt maladie.

Lui aussi dénonce cette réforme de la protection sociale.
Guillaume Cros au nom des Verts de la région appelle à boycotter le discours du président.
Avait-il deviné que Nicolas Sarkozy allait se faire défenseur de l’énergie nucléaire ?

Un qui n’a pas boycotté la visite présidentiel c’est Pierre Cohen. Celui qui a longtemps été pressenti comme secrétaire d’état à la recherche de Martine Aubry a honoré ses obligations officielles.

A ses côtés Martin Malvy. Le président socialiste de la région qui a, je le cite, assisté à un « discours pour rien sans aucune annonce précise ».

Nicolas Sarkozy a pourtant promis malgré la crise de donner un « nouvel élan » à la politique spatiale de la France.
Pas de quoi mettre en orbite sa campagne.

Financement du remplacement des platanes du Canal du Midi.

« L’abattage et la replantation représenteront environ 200 millions d’euros sur
10 ans, l’Etat s’engage pour 70 millions, les collectivités pour un tiers aussi,
et je pense qu’il faut aussi solliciter les entreprises pour qu’elles s’engagent
dans le sauvetage, et les particuliers amoureux du canal pour que chacun puisse
participer à un arbre »,
Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’écologie (UMP)

« L’État propriétaire ne peut pas limiter ses interventions à 30% de la dépense. Il ne le fait pas sur les sites et monuments historiques qui sont également de son domaine. Pourquoi le ferait-il pour le Canal du Midi ?  »
Martin Malvy
Président PS de la région Midi-Pyrénées

22 Nov

PS/Europe écologie : de l’électricité dans l’air, c’est samedi 26 novembre à 11h30 dans la voix est libre

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A l’issue de 10 jours de tractations serrées, socialistes et Verts sont parvenus à un accord. Mais que dit véritablement cet accord sur le fond ? Du débat sur le nucléaire à l’attribution de circonscription en vue des Législatives ne mélange-t-il pas tout ?

Pourquoi Eva Joly a-t-elle disparu de la campagne pendant quelques jours ? Ses négociations houleuses ont-elles fait perdre du terrain à François Hollande ?
Réponse samedi dans La Voix est Libre.

Face à face : Philippe Martin député socialiste du Gers et Gérard Onesta vice-président Europe Ecologie du Conseil Régional.

21 Nov

Visite de Nicolas Sarkozy au CNES

Visite de Nicolas Sarkozy au CNES
« Les élus Europe Ecologie s’abstiendront de perdre leur temps en allant écouter celui qui la semaine passée tenait à Bordeaux un discours méprisant et fallacieux en matière de protection sociale. La stigmatisation systématique des fonctionnaires, des salariés ou des chômeurs que l’on va jusqu’à traiter de «voleurs » et la protection des plus riches, reste le fond de commerce du Président-Candidat. »
Guillaume Cros, président de groupe Europe Ecologie/Les Verts au Conseil Régional

Une bataille politique le jour de l’armistice… de Patrick Noviello


Une bataille politique le jour de l'armistice par france3midipyrenees

C’était le 11 novembre dernier sur Toulouse et ailleurs en France.

Tout commence dans la capitale à la veille de la cérémonie.
Nicolas Sarkozy propose de « commémorer le 11 novembre tous les morts pour la France. »

Aussitôt levée de bouclier  des anciens combattants, dont le président toulousain de la Fnaca, Guy Darmanin.
« Tous les conflits ont leur date, tous les conflits ont leur histoire ».

Et le maire socialiste de Toulouse d’enfoncer le clou : « Cette décision est choquante. Elle comporte un risque fort et intolérable de glissement vers l’oubli ».

Que le maire se prononce sur ce projet de loi, son adversaire historique Jean-Luc Moudenc le comprend.
En revanche ce que ne digère pas le leader de l’UMP31, je cite, c’est que quelques élus ont tout simplement refusé de lire le discours du Président de la République.

Exemple à Saint-Martin du Touch.
Le leader des radicaux valoisiens Jean-Jacques Bolzan pointe du doigt le patron du PC 31 Pierre Lacaze.
« Une cérémonie n’est pas un lieu pour faire de la politique de caniveau comme il l’a fait ».

Alors 11 novembre : jour de tous les morts au combat ?
Aucun poilu n’est plus là pour donner son avis

La laïcité selon Jean Glavany

Jean Glavany, directeur de campagne de François Mitterrand, ministre puis député a toujours été le monsieur laïcité du PS.
Dans cet ouvrage il en donne une définition : « Elle combat tous les intégrismes, ces philosophies des différences dictatoriales, ces différences qui veulent substituer  leurs lois religieuses et politiques  aux lois de la république, qui sont, elles, l’expression de la volonté générale. » Ernest Renan disait, lui, « ce plébiscite de tous les jours » rappelle également l’auteur.
Cet ouvrage qui permet aussi de faire le point, est aujourd’hui plus que jamais d’actualité, face à des pays arabes dans l’incertitude, des intégristes catholiques devant des salles de spectacles en France ou encore des évangélistes protestants qui organisent à Toulouse un stage pour soigner l’homosexualité. « C’est la même logique totalitaire des déviations religieuses intégristes qui se manifeste à travers les siècles » explique Glavany.
Le député des Hautes-Pyrénées retrouve aussi une paternité politique au concept de laïcité : «  Briand porta presque tout le fardeau d’un débat qui s’étala sur trois mois, mais c’est Jaurès qui donna sa philosophie à leur proposition libérale », et rappelle que la loi de 1905 (séparation de l’église et de l’Etat) ne cite jamais le mot « laïcité ».
Attention toutefois, l’auteur ne veut pas « réduire la laïcité à un combat contre les religions, comme le font depuis toujours tant d’hommes de droite, à commencer par le Président de la République, M. Sarkozy ». Et de poursuivre ces attaques contre le Président et sa « laïcité positive »: « Sarkozy s’exprime en catholique intégriste s’adressant aux catholiques intégristes ».
« Nous devons nous préoccuper moins-beaucoup moins-des religions et plus-beaucoup plus-des intégrismes religieux. ».
Au-delà du rappel historique et de la lutte contre les extrêmes quels qu’ils soient, le parlementaire socialiste propose  « une  loi concernant la laïcité dans les services publics m’apparaît indispensable ». Et de conclure : « le combat pour la laïcité commence sur le terrain social par un engagement sans faille pour l’intégration, contre les ghettos et surtout contre les discriminations, qu’elles soient raciales, territoriales, professionnelles, sexistes ou liées au choix de conscience. »

Jean Glavany, « La laïcité. Un combat pour la paix ». Editions Héloïse d’Ormesson

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