19 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 19 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Economie

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Après les manifestations des chauffeurs de VTC, Uber porte plainte contre plusieurs syndicatsLa branche française d’Uber a porté plainte, dimanche 18 décembre, pour « menace de crime et de délit contre les personnes » et « diffamation » contre trois organisations syndicales de chauffeurs de VTC (Capa-VTC, UNSA-VTC et Actif-VTC). Il s’agit de Capa-VTC, Unsa-VTC et Actif-VTC. Elle a aussi porté plainte contre des représentants de ces associations. Uber France et Uber BV « ainsi que leurs employés subissent des menaces de crimes ou de délits notamment par le biais d’internet (Facebook, Twitter, YouTube) », précise la plainte. Des employés ont déjà déposés des mains courantes. « Ces menaces appellent particulièrement à commettre des actes de violences sur les employés et les chauffeurs partenaires ainsi que certains passagers ayant recours à la plateforme. (…) Elles appellent aussi à commettre des actes de séquestration à l’égard de la direction. » A lire aussi : VTC : les raisons de la colère et Le mouvement des chauffeurs VTC est « vraiment minoritaire » selon le porte-parole d’Uber. (@franceinfo).

Grève des chauffeurs de VTC : la fin du mythe Uber ? Merci Uber ? Les VTC doivent beaucoup à la firme américaine. Non seulement elle a popularisé un principe : commander une voiture via une application mobile. Mais elle a aussi jusqu’ici véhiculé une image positive du transport individuel : chauffeurs tirés à quatre épingles, accueil irréprochable, berlines confortables… Ce que les taxis faisaient parfois mal, Uber s’est efforcé de le faire mieux. Fini les débats sur le trajet le plus court, la fréquence de la radio ou le mode de paiement. Depuis 2011, le client est redevenu roi. Au lieu des discussions de comptoir, il a le droit à un sourire poli et une petite bouteille d’eau. (@LObs).

Réunion de crise Uber-VTC : ce qui est sur la table des négociations. Entamées dans la matinée de lundi 19 décembre, les négociations ont été suspendues à la mi-journée. Elles ont reprise dans la soirée avant d’être de nouveau interrompu. Plusieurs sujets-clés ont été mis sur la table. Trois têtes de chapitre ont été définies. « 1. L’argent qui rentre, c’est-à-dire le chiffre d’affaires des chauffeurs. 2. L’argent qui sort (les charges). 3. Les relations plateformes/chauffeurs », a indiqué à @LExpress un des participants.

Un chauffeur de VTC : « Uber, ils nous ont flingués » Quelles sont les raisons de la contestation des chauffeurs de VTC ? L’un d’eux détaille à Rue89 l’évolution de ses revenus depuis qu’il a commencé à travailler pour Uber. (@rue89).

Deal inédit entre la Nouvelle-Orléans et Airbnb : un modèle pour l’économie collaborative ? La capitale de la Louisiane a accepté de légaliser les locations de courte durée. En échange, Airbnb lui livrera les noms de ses hôtes. Un accord qui pourrait contribuer à dessiner de nouvelles règles pour l’économie collaborative. (@wedemain).

L’industrie de demain : La nouvelle usine collaborative pour les entrepreneurs YouFactory. You Factory est un atelier collaboratif de fabrication, pour concevoir, prototyper et produire des objets, de la pièce unique à la petite série. Le concept : un atelier ouvert qui permet de venir utiliser des machines, des outils et des équipements de qualité́ industrielle, en libre accès et de façon ponctuelle. YouFactory offre l’accès aux nouvelles technologies d’usinage et de fabrication rapide, mais propose également un espace de coworking et l’encadrement expert adapté au développement et à la fabrication de produits. Utilisation d’un atelier en fonction de vos besoins, mutualisation des moyens de production, échange et partage de connaissances : YouFactory, c’est la nouvelle usine collaborative pour les entrepreneurs de la création et de l’innovation. Vous êtes un particulier ou un professionnel ? Vous rêvez depuis des années de lancer un produit mais vous n’avez jamais osé vous lancer ? (@ArthurBard).

Economie Collaborative : la riposte de l’ESS. L’économie collaborative serait-elle toute entière entre les mains du capitalisme le plus sauvage ? Pas tout à fait…. ça et là, des porteurs de projets résistent. Et l’ESS, qui voit dans les plateformes collaboratives un formidable outil, non pas de captation, mais de distribution de valeurs entend bien défendre sa place. Le 13 décembre 2016, le Labo de l’ESS organisait une conférence intitulée « Vers une économie collaborative sociale et solidaire ». L’occasion de faire le point sur la question. (@SebPoGo).

L’ESS veut se réapproprier l’économie collaborative. L’économie « collaborative », parfois appelée aussi économie du « partage » est aujourd’hui plus apparentée aux Uber, Airbnb et autres BlaBlaCar qu’aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (L’ESS). Pourtant, par ses valeurs d’entraide, de lien social et de collectif, l’ESS devrait être l’une des pierres angulaires de cette nouvelle économie du bon sens constituée de plateformes Internet qui mettent en relation très rapidement une offre et une demande. Mais l’ESS éprouve toutes les peines du monde à prendre le wagon de l’économie collaborative qui, pourtant, aurait dû lui être « sémantiquement » destinée. En effet, comme le questionnait le journaliste Philippe Frémeaux lors d’un colloque organisé à Bercy par le Labo de l’ESS, « l’économie peut-elle être collaborative sans être sociale et solidaire ? ». L’ESS se fait même « voler » ses valeurs, beaucoup d’entreprises collaboratives axant leur communication sur l’aspect communautaire, générateur de liens sociaux, de leur activité. (@latribune).

Le Sénat propose de taxer les revenus de l’économie du partage. L’économie du partage, qui connaît un formidable essor, ne devrait pas rester longtemps un far-west fiscal. Bercy s’intéresse de plus en plus à ce phénomène. Et pour cause, les revenus que les particuliers tirent de sites comme Le Bon coin, BlaBlaCar ou Airbnb, sur lesquels on peut échanger des biens (voiture, logement, tondeuse…) ou des services (covoiturage, bricolages, cours de cuisine…) échappent la plupart du temps à toute taxation. Or en 2014, 70% des internautes français, soit près de 31 millions de personnes, avaient déjà eu recours à ce types de sites. C’est précisément pour étudier la façon dont l’administration fiscale peut réagir à ce raz-de-marée, qui représente pour l’État un véritable manque à gagner et crée une concurrence déloyale vis-à-vis du commerce traditionnel, que la Commission des finances du Sénat a formé un groupe de travail depuis le mois de mars. Dans leur rapport, présenté ce jeudi, les auteurs distinguent deux types de particuliers : ceux qui recherchent un complément de revenu, souvent modeste. Et ceux qui en font une véritable activité commerciale. L’étude relève que le revenu moyen d’un hôte français qui loue son logement sur Airbnb est d’environ 3600 euros par an. Tandis qu’un chauffeur UberPop, avant la suspension du service, début juillet, gagnait 8200 euros par an. Parallèlement, un conducteur inscrit sur Blablacar ne cherche généralement qu’à rentrer dans ses frais. Problème, il n’est pas toujours facile de faire la différence entre une activité d’appoint et un vrai business. (figaro_economie)

L’économie collaborative bientôt taxée ? L’économie collaborative est partout. On peut tout louer, tout prêter. De la voiture aux ustensiles de cuisine. Bref, c’est aujourd’hui une vraie activité commerciale. Mais que pèse vraiment ce business en France ? « Il y a beaucoup de chiffres qui circulent : on parle de 3 milliards, 3,5 milliards, 4 milliards d’euros d’économie générés », répond Denis Jacquet, entrepreneur et président de l’Observatoire de l’Ubérisation. Il rappelle qu’à lui seul Le Bon Coin « représente certainement plusieurs milliards de transactions immobilières ». Ecouter la suite sur le site de @RTLFrance.

Économie collaborative : la matrice des enjeux législatifs. Toute entreprise de l’économie collaborative peut être placée sur une matrice très simple, qui permet de décrypter quels sont les enjeux complexes de réglementation qui s’appliquent à elle. Alors que les taxis sont en train de manifester une nouvelle fois leur opposition farouche aux VTC, la tentation sera sans doute grande de résumer l’économie collaborative aux entreprises comme Uber. Ce serait une véritable occasion manquée, car la plupart des entreprises de l’économie collaboratives sont très différentes du géant américain…. et c’est d’ailleurs le problème. La diversité des entreprises collaboratives est tellement grande qu’il est très difficile d’en cerner leurs enjeux communs. C’est justement en sortant d’une réunion avec Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, qui a rendu son rapport sur l’économie collaborative au Premier Ministre, que j’ai concocté la matrice ci-dessous. Elle regroupe les entreprises selon les deux dimensions qui conditionnent pour moi l’ensemble de leurs enjeux légaux et fiscaux. Je vais bien sûr l’envoyer à Pascal Terrasse, mais j’adorerais avoir vos feedbacks : pensez-vous que cette matrice aide à y voir plus clair ? (@EmmanuelArnaud).

#Livraison

La Poste va lancer la première ligne commerciale de livraison de colis par drone dans le Var. A partir de la semaine du 19 décembre 2016, DPDgroup, entité du groupe La Poste, va livrer des colis avec un drone à une pépinière d’entreprises varoise. Cette première ligne commerciale résulte de deux ans d’expérimentations. (@LUsineDigitale).

#Sante

Et si demain les GAFAM travaillaient pour notre santé ? Et si demain, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft s’occupaient de notre santé ? Avec toutes les données collectées par notre activité numérique sans qu’on s’en rende forcément compte, il y a de quoi faire : imaginez que chaque minute dans le monde il y a 2,4 millions de requêtes sur Google, 750 000 connexions sur Facebook ou encore 150 millions d’e-mails envoyés. C’est considérable et si vous croisez cela avec le poids financier de la santé mondiale : 9950 milliards d’euros (10% PIB mondial), il y a de quoi réveiller quelques appétits. A quoi peuvent servir toutes ces données collectées, et comment peuvent-elles rapporter de l’argent aux géants du web ? Ce big data de la santé est une mine d’informations sans précédent : une montre connectée qui relève votre tension, votre téléphone qui compte vos pas, vos recherches de diagnostics sur internet, votre application de coaching sportif, votre carte de supermarché, tout cela génère des données sur vos habitudes (bonnes ou mauvaises), vos pratiques, et donc votre santé actuelle ou à venir. (@franceinter).

18 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 18 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Emoticon

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Il faut qu’on parle de ce terrible emoji qui rit, le plus tragique d’entre tous. Pour quiconque suit avec avidité l’actualité des emojis (car elle existe, et elle a même une newsletter), le mardi 13 décembre est une date importante. C’est le jour où Apple a lancé une mise à jour de son iOS contenant 104 nouveaux emojis (validés préalablement par un consortium international) et proposé un nouveau design pour ceux qui existaient déjà. Parmi les nouveaux venus, on retrouve désormais le selfie, la baguette, le requin, l’avocat ou le merveilleux facepalm, indispensable quand le temps de l’indignation est venu. En revanche, d’autres ajouts ont de quoi interpeller: outre le terrifiant clown, on remarque que l’emoji «Rolling On The Floor Laughing» (ou «Se rouler par terre en riant») ressemble terriblement à son cousin, l’emoji «Tears of Joy» (TOJ), ce petit bonhomme tellement submergé par le rire qu’il en verse des larmes de joie. (@slatefr).

#Citation

En 1934, Lewis Mumford explique dans son ouvrage « Technique et civilisation » sur les déboires de la société industrielle que « L’amélioration de la coordination et l’instantanéité des communications ont un autre effet encore : la discontinuité du temps et de l’attention. (…) Le nombre de choses qu’il est possible de faire en une journée a été augmenté par les communications instantanées, mais le rythme en a été brisé. La radio, le téléphone, le journal, sollicitent l’attention, et parmi la multitude des stimuli auxquels les gens sont soumis, il devient de plus en plus difficile d’assimiler et d’affronter une part quelconque de notre environnement – sans parler de l’appréhender dans son ensemble. » A lire : Citations prophétiques pour un monde devenu numérique (@MaisOuVaLeWeb).

#EtatsUnis

Les patrons de Tesla et d’Uber vont conseiller Donald Trump. Donald Trump veut-il se mettre la Silicon Valley dans la poche ? avant la rencontre du 14 décembre entre le président élu et les grands patrons de la high-tech américaine, Donald Trump a annoncé la nomination de deux stars du secteur dans son « Forum stratégique ». Travis Kalanick, le PDG d’Uber, et Elon Musk, celui de Tesla et SpaceX, vont rejoindre cette instance, qui réunit déjà 16 grands patrons américains et que Donald Trump consultera pour élaborer et évaluer sa politique économique. Ils sont les deux seuls dirigeants de la Silicon Valley à figurer dans ce Forum. La PDG d’IBM Ginni Rometty y est également mais « Big Blue » est basé à New York. A lire aussi : Le numéro de charme de Trump face à la Silicon Valley (@BFMTV).

#Maker

Fab lab, hackerspaces…la révolution aura-t-elle lieu ? Contrairement à ce que l’on a pu croire, il y a à peine dix ans, la révolution du numérique ne se traduit pas par un mouvement inéluctable de dématérialisation des activités productives. On assiste aujourd’hui, tout au contraire, à la multiplication d’espaces de travail qui rassemblent dans un même lieu des collectifs de travailleurs, tout en bousculant les logiques organisationnelles anciennes. Les formes concrètes de ces « tiers lieux » où se retrouvent des personnes qui travaillent pour elles-mêmes ou pour des entreprises différentes sont multiples. On peut cependant repérer deux formes principales : les hackerspaces, les fab lab auxquels s’ajoute le coworking. (@SH_mag).

#Ville

Lyon : le Tubà développe son offre pour les PME. Deux ans après son lancement, le Tubà s’ouvre davantage aux PME. « Nous avons structuré cette offre en 2016, mais elle sera davantage déployée en 2017 », souligne Lethicia Rancurel, directrice de ce tube à expérimentations urbaines situé à deux pas de la gare Part-Dieu. A l’origine de ce renouvellement de l’offre, elle constate que « beaucoup de PME sont des sous-traitantes de grandes entreprises, qui sont en pleine transformation numérique. Elles doivent donc elles aussi être sensibilisées aux enjeux de la ville intelligente et de la big data ». L’objectif est à la fois de les aider à expérimenter leurs projets en interaction avec les citoyens, mais aussi de les sensibiliser à l’ouverture des données. (@acteursdeleco).

Comment Toulouse se met au numérique. Cœur d’une agglomération de près d’un million d’habitants, Toulouse est aussi l’une des capitales françaises de l’Internet des objets. C’est en effet à Labège, aux portes de la Ville Rose, à l’IoT Valley (pendant toulousain  de la Cité de l’objet connecté d’Angers), sous la houlette de Sigfox, que se pensent les objets connectés de demain. Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, nous en dit plus sur le développement du numérique dans la ville. « Le « Laboratoire des usages », véritable instrument Smart City de Toulouse Métropole, va justement permettre de travailler en amont avec les citoyens et les acteurs du territoire. L’objectif est de favoriser l’émergence d’idées et de solutions en concertation avec eux, puis de tester et d’impulser des innovations ou des nouveaux services répondant aux besoins du territoire et aux usages de demain. » (@lemondefr).

L’open data, une opportunité commerciale…pour les collectivités locales.  50 % des citoyens des grandes villes partageront des données personnelles avec des programmes de smart cities d’ici 2019 et 20 % des collectivités locales généreront des recettes grâce à l’Open Data d’ici 2020 affirme le Gartner. Pour comprendre comment les données peuvent contribuer à modifier le modèle économique des collectivités locales. « Les citoyens utilisent de plus en plus la technologie et les réseaux sociaux pour organiser leur vie, et les gouvernements et les entreprises multiplient leurs investissements dans l’infrastructure technologique et la gouvernance » explique Anthony Mullen, directeur de recherche au Gartner. « Cela crée des plates-formes ouvertes qui permettant aux citoyens, aux collectivités et aux entreprises d’innover et de collaborer, et de fournir au final des solutions utiles qui répondent aux besoins civiques ». (@zdnetfr).

Revue de liens :
– Philip Bane (Smart Cities Council) : « La smart city ne coûte rien » (@journaldunet) ;
– [Startup Tour] Safelight protège les piétons des conducteurs (@iot_business) ;
– Nancy : La ville intelligente s’agite (@lerepu).

#Livraison

Amazon a livré son premier colis par droneAmazon a annoncé mercredi 14 décembre avoir réalisé sa première livraison par l’intermédiaire d’un drone. Cette livraison à un particulier a eu lieu en Grande-Bretagne le 7 décembre dans la région de Cambridge, près d’un entrepot du géant de l’e-commerce. Le service, appelé « Amazon Prime Air », est appelé à se développer dans d’autres régions du pays après ce premier test en conditions réelles. (@FigaroTech).

#Agriculture

« Au Mexique, nous avons découvert la technologie qui transforme les excréments en fertilisants » Par Léopoldine des Guerrots et Achille Bourgois, porteurs du WIFU Project. L’agriculture est un secteur clef du Mexique. Seulement, la répartition de l’activité agricole entre les grandes exploitations et les plus petites reste très inégale ; c’est à ces dernières que l’entreprise mexicaine, Sistema Biobolsa, s’intéresse. L’idée part du constat suivant : de nombreux agriculteurs stockent à côté de chez eux les excréments de leurs bêtes, pour en faire de l’engrais. Mais le processus est long et peut surtout s’avérer dangereux pour la santé. En effet, certaines bactéries nocives risquent de s’infiltrer dans le sol, jusqu’aux nappes phréatiques lors de fortes pluies, rendant ainsi l’eau impropre à la consommation. C’est pourquoi, en 2010, Sistema Biobolsa a mis au point un biodigesteur, sorte de grand réservoir dans lequel se trouvent eau et bactéries, auxquelles on ajoute les excréments animaux afin d’accélérer leur digestion. (@WeDemain).

#Chatbot

Étude : 10% des Français utilisent les chatbots en remplacement des app mobiles de marques. Facebook, Google, Amazon… Les entreprises qui misent sur les chatbots sont aujourd’hui légion. Les médias en font de plus en plus relai, donnant l’impression d’une véritable tendance. En réalité, une grande majorité des consommateurs français n’a jamais entendu parler des chatbots : 54%. Ils sont seulement 19% à affirmer en connaitre la définition et l’utilité. (@bymaddyness).

#HommeAugmente

Comment le transhumanisme a déterré le mythe de Frankenstein. Qui n’a jamais entendu parler de Frankenstein ? Qui se souvient lequel du créateur ou de sa créature répond le mieux à ce terrible nom ? Savant fou ou monstre difforme, le mythe a largement dépassé le récit initial, et les multiples adaptations nous font perdre nos repères. Il ne manque plus qu’un pas pour que Frankenstein incarne les espoirs d’un transhumanisme déchu, que le Collège des Bernardins, n’a pas manqué d’interroger mardi 13 décembre 2016. Quel meilleur endroit que cet ancien monastère cistercien, situé en plein cœur de Paris, pour fêter le bicentenaire de l’œuvre de Mary Shelley, auteure du premier Frankenstein, replaçant ainsi les fantasmes transhumanistes modernes dans la lignée des folles espérances nourries par l’hypothétique existence des pierres philosophales de l’époque médiévale ? C’est à l’aide de Jean Duchesne, auteur de Incurable romantisme ?, Nathanaël Jarrassé, chercheur à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique et chargé de recherche au CNRS, et Monette Vacquin, psychanalyste et auteur de Frankenstein aujourd’hui : égarements et délires de la sciences moderne que les Mardis ont exploré ce mythe « Frankenstein » afin de saisir en substance les tenants et les aboutissants du courant transhumaniste et d’en éclairer sa part d’ombre. (@maisouvaleweb).

#Travail

« Robolution » au travail : l’infographie pour tout comprendre. « Comme Internet il y vingt ans, la robotique aura, d’ici dix ans, complètement réinventé nos façons de travailler et de vivre, et plus encore ». Ces mots, c’est Christopher Moehle, partenaire du Robotics Hub, première entreprise d’investissement dans le secteur de la robotique, qui les as prononcés, pour robotics.org, en juin 2016. Une tendance à laquelle il sera très compliqué d’échapper : les robots industriels modifient foncièrement notre façon de produire et de travailler en entreprise. D’ailleurs, leur nombre ne cesse d’augmenter dans les usines grâce à un prix à l’achat décroissant, une utilisation de plus en plus simple, et une efficacité à toute épreuve. Alors que le chômage stagne autour de 10% en France depuis quatre ans, l’arrivée de ces robots dans les usines inquiète. Vont-ils nous remplacer ? Vont-ils voler nos emplois ? Des appréhensions validées par certaines études, qui prévoient que 70% de nos emplois seront automatisés d’ici la fin du siècle ! Une infographie montre que la réalité est un petit peu plus compliquée qu’il n’y paraît, et qu’à long terme, les robots industriels auront un impact similaire, voire plus important encore, que les précédentes Révolutions Industrielles. (UsbekEtRica).

#Presse

La presse américaine se muselle en 140 caractèresEn poste à Politico, Julia Ioffe, 34 ans, a réagi à l’information (démentie depuis) selon laquelle Ivanka Trump occuperait à la Maison Blanche le bureau traditionnellement réservé à la Première dame, Julia Ioffe tweete : « Soit Trump baise sa fille, soit il esquive les lois sur le népotisme. Qu’est-ce qui est le pire ? » Tollé immédiat, tweet supprimé, excuses. Mais le couperet tombe deux heures plus tard. Ioffe est virée pour son tweet « inacceptable et en violation des standards » du site référence du Tout-Washington. Dans un mail interne, la direction de Politico martèle la politique maison : ses reporters « représentent la publication à n’importe quelle heure et sur n’importe quelle plateforme. Les opinions gratuites n’ont pas leur place dans notre travail et aucune valeur pour nos lecteurs. » Sachant que Ioffe était en partance pour le mensuel The Atlantic, son renvoi apparaît d’autant plus zélé. (@libe).

17 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 17 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Espace

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Galileo, le « GPS européen », entre enfin en service. Près de vingt ans après la naissance, en 1999, du projet Galileo, le « GPS européen » est enfin entré en service ce jeudi. Le lancement par Ariane 5 mi-novembre de quatre nouveaux satellites, portant leur total à 18 en orbite, a permis à la constellation européenne d’atteindre la taille nécessaire à son lancement opérationnel. Il reste partiel : le système ne sera pleinement opérationnel qu’en 2020, après la mise en orbite de douze nouveaux satellites. (@LesEchos).

#FakeNews

L’engrenage infernal de la désinformation. Edgar Welch, 28 ans, parcourt plusieurs centaines de kilomètres en voiture depuis la Caroline du Nord jusqu’à Washington pour « mener sa propre enquête ». Sur internet, il a lu que la pizzeria Comet Ping Pong de la capitale américaine abritait le QG de Hillary Clinton depuis lequel elle commanditerait un réseau pédophile. Le 4 décembre, c’est armé d’un fusil qu’il se présente dans l’établissement où il ouvre le feu, sans faire de blessés. Edgar Welch n’a pas réalisé qu’il s’agissait d’une rumeur complotiste, propagée du forum 4Chan aux faux sites d’informations en passant par les réseaux sociaux avec le mot-clé #pizzagate. L’incident est l’illustration paroxystique de l’effet toxique des rumeurs et fausses informations sur internet, ces fameuses fake news qui font désormais la une presque tous les jours. (@teleobs).

Comment des faux sites d’information profitent de la peur d’Ebola en France. Sur Actualités.co, on retrouve des fausses brèves intitulées « Cas d’Ebola sur Blois : la ville peut être en quarantaine », « ALERTE : le virus Ebola se répand à Paris » ou « Cas confirmé d’Ebola à Mons … La ville en quarantaine ? ». Ces fausses informations sont des blagues écrites par des internautes. C’est indiqué clairement en page d’accueil : « Crée ta propre blague ». Cependant, ces fausses infos sont ambiguës. Elles sont rédigées comme des articles qui se partagent jusqu’à 10.000 fois sur Facebook. Ici, nous ne sommes pas dans l’information satirique, type le Gorafi où l’humour est utilisé pour démontrer quelque chose. Les articles sont très brefs : quelques lignes et avec souvent à la fin de cette brève, une parenthèse qui source l’information comme provenant d’un média officiel. Par exemple, l’article sur deux marins originaires de Concarneau dans le Finistère contaminés par Ebola se finit par « source France Info » : C’est évidemment faux. Juste en dessous, cette photo de chat qui indique « tu y as vraiment cru ? » (@franceinfo).

Facebook permet à ses utilisateurs de lutter contre de fausses informations. Mark Zuckerberg a beau estimer à seulement 1% le nombre de « hoax » circulant sur Facebook, le réseau social a décidé de partir à l’assaut des fausses informations diffusées sur sa plateforme. Ces intox sont devenues un sujet phare, notamment depuis la campagne présidentielle américaine et la victoire de Donald Trump. Le réseau social teste actuellement sur un nombre limité de personnes une nouvelle commande qui permet aux internautes de caractériser un message comme étant une fausse information. Il faut cliquer dans la partie située en haut et à droite du message, qui permettait déjà de marquer un contenu comme « ennuyeux » ou « indésirable », a indiqué dans un message posté sur sa page Adam Mosseri, vice-président de News Feed, le département du réseau social qui gère les fils d’actualité. (@LExpress). A lire aussi : Facebook entre en lutte contre les fausses informations (@LesEchos).

#Litterature

Le mouvement cyberpunk, à la base, il s’agit d’un courant littéraire et artistique, mettant en scène un monde plus ou moins futuriste, mâtiné de violence, d’aliénation mentale et sociétale, dans lequel des antihéros essaient de survivre. Généralement, ils se battent contre des consortiums tentaculaires, des mégacorporations et autres entités commerciales ou gouvernementales qui entendent régir le moindre aspect de notre vie. Dans les œuvres récentes, on retrouve régulièrement la figure du hacker. Il peut être incarné par Elliot Alderson dans Mr. Robot, mais également par Lisbeth Salander dans Millenium. Mais il n’y a pas que les hackers dans le mouvement cyberpunk : il y a aussi les « gens normaux », qui font de mauvais choix. Lire la suite sur le site de @zdnetfr.

#RealiteVirtuelle

Le français Immersion lance le Airbnb de la réalité virtuelle pour mieux rentabiliser les CAVE. L’intégrateur bordelais Immersion annonce mercredi 14 décembre le lancement d’une nouvelle plateforme de location d’équipements de réalité virtuelle. Baptisée « vr-bnb », elle se veut une référence au service de location d’appartements Airbnb dont elle s’inspire largement. La différence est que vr-bnb se destine aux professionnels, avec des tarifs allant de 400 à 4000 euros selon la durée, le type d’équipement, l’expertise mise à disposition et la qualité de l’expérience. Le procédé est identique : une entreprise propriétaire met une annonce en ligne avec les informations adéquates (nature du lieu, prix, accessibilité, capacité, dates de disponibilité…) et un locataire peut ensuite sélectionner et louer pour une période définie. Le paiement est géré directement par la plateforme, qui prélève un pourcentage au passage. Un système de notes est aussi présent pour recommander (ou pas) un utilisateur. Le service est d’ores et déjà disponible sur le web, et une application mobile est en cours de développement. (@LUsineDigitale).

Comment la réalité virtuelle va changer l’industrie du luxe ? Les casques de réalité virtuelle représentent un support publicitaire de choix pour les entreprises du marché du luxe. Il s’agit d’appareils au coût élevé, dont les utilisateurs ont pour la plupart les moyens d’investir dans des produits haut de gamme. Pour le moment, très peu d’entreprises utilise la réalité virtuelle. Christian Dior et Tommy Hilfiger comptent parmi les rares enseignes à avoir immédiatement investi dans cette technologie naissante. Pour ces deux marques prestigieuses, l’objectif principal est d’améliorer l’expérience des clients dans les boutiques physiques. Pour l’heure, Dior est sans conteste la firme de luxe la plus engagée sur le marché de la VR. La célèbre entreprise a développé son propre casque de réalité virtuelle, le Dior Eyes. Cet appareil, pourvu d’un casque audio 3D intégré, est exposé en magasin depuis le mois de juin 2015. Il permet aux utilisateurs de consulter du contenu VR exclusif, présentant notamment les coulisses des défilés de mode. (@rvfrance).

#Data

La sécurité des données client épinglée dans une plainte contre Uber. Ce sont plusieurs anciens employés de la société qui révèlent via une enquête du Center for Investigative Reporting, que Uber est encore des plus laxistes en matière de gouvernance des données. Des milliers d’employés peuvent facilement accéder aux informations personnelles des clients. Des informations telles que l’historique de leurs déplacements. Et cela passe par un « god mode », où l’accès à l’ensemble des données clients est possible. Et ils ne se seraient pas privés de le faire, à des fins toutes personnelles. Célébrités, hommes politiques, partenaires et ex-partenaires ; n’importe qui était pisté par les employés d’Uber, et ce pour des motifs de simple curiosité personnelle. (@zdnetfr).

#Drone

Les enseignements du monde anglo-saxon à la France. Les développements en matière de drones apportent chaque semaine leurs nouveautés spectaculaires. L’une des dernières en date a fait le tour du monde est la vidéo de cette livraison en live d’une pizza en Nouvelle-Zélande pour Domino’s Pizza. Les conditions de ce test grandeur nature sont certes particulières : une maison, dans un environnement plutôt naturel, avec un jardin. Mais surtout, une zone au-dessus de laquelle le drone peut s’arrêter, voler en stationnaire et faire descendre sa pizza avec une petite nacelle pour la déposer sur un espace de réception spécialement prévu. Ce sera évidemment plus compliqué quand il faudra faire la même chose dans un appartement à New York, Paris ou Shanghai. (@latelier).

#TransformationDigitale

Ces quatre profils de salariés qui évoluent… Depuis quelques années, notre environnement quotidien est transformé par l’émergence et la diffusion de nouvelles technologies, de nouvelles méthodes, de nouvelles générations. « Une lame de fond est en train de modifier en profondeur les fondements de la relation client et l’organisation des entreprises dans de nombreux secteurs : distribution, banque et assurance, télécoms, hôtellerie, santé, services… », constatent Anne Madelin et  Rémy Oudghiri, auteurs d’une étude publiée par la société Sociovision, titrée : « les salariés sont-ils devenus obsolètes ? ». Et ce n’est qu’un début, les acteurs de la « vieille économie » n’ont pas fini d’être bousculés par l’apparition de modèles « disruptifs ». De nouveaux métiers vont émerger dans un avenir proche et des emplois vont disparaître. Le cabinet Roland Berger prévoit la perte de 3 millions d’emplois en France d’ici à 2025. Le choc digital (choc de la dématérialisation, de la robotisation, des objets connectés, de l’open data) constitue aujourd’hui une réalité qu’il est impossible d’occulter. Alors comment s’y préparer ? Les salariés sont-ils prêts à suivre le mouvement et à contribuer à la « métamorphose » de leur entreprise ? Comment envisagent-ils les changements en cours ? (@INfluencialemag).

#Politique

Manifeste pour l’ouverture des civic-tech. Valentin Chaput est investi dans le développement de la civic-tech et de l’innovation démocratique en France depuis deux ans. Au sein de l’association Democracy OS, il milite pour que les consultations publiques soient menées sur des plateformes libres et open source. Il a co-fondé Open Source Politics pour accompagner les acteurs publics et privés dans l’animation et le développement de plateformes de concertation. Valentin Chaput a envoyé à @UsbekEtRica son manifeste pour l’ouverture de la civic-tech.

#Ville

« Les jardins partagés et les initiatives locales rendent possible un renouveau démocratique » Et si les jardins partagés, les potagers urbains et la nouvelle vigueur de l’agriculture familiale représentaient bien plus qu’une alternative écolo – et perçue comme un peu « bobo » – à la malbouffe et à l’agriculture industrielle ? C’est la position de la philosophe Joëlle Zask. Dans son livre La démocratie aux champs, elle souligne le potentiel individuel et collectif de pratiques agricoles. Généralement ignorées ou déconsidérées par les politique, ces pratiques s’inscrivent dans une longue histoire d’expérimentations démocratiques, porteuses d’autonomie et génératrices de solidarités. (@Bastamag).

#Agriculture

Zéro pesticide, travail collaboratif, permaculture : le pari réussi d’un collectif de vignerons anonymes. Que cache ce « collectif anonyme » de vignerons ? Une joyeuse bande qui opère, depuis quelques années dans les Pyrénées-Orientales, une petite révolution dans le monde viticole français. Vignerons et vigneronnes adeptes du bio y expérimentent un mode de production alternatif, depuis la taille de la vigne jusqu’à la mise en bouteille. La philosophie de ce « collectif anonyme », soucieux de ne pas attirer l’attention sur le travail d’une seule et unique personne : utiliser le savoir-faire traditionnel, la permaculture, et leurs propres essais afin de produire des vins de qualité. (@Bastamag).

#CyberDefense

DGSE : lycéens, à vos maths ! La DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) est grosse consommatrice de mathématiciens du meilleur niveau, notamment pour briser les codes secrets (cryptanalyse) et pour concevoir des programmes informatiques destinés à pénétrer clandestinement les ordinateurs adverses, ou à se protéger contre les attaques.Le service de renseignements français est donc partenaire pour la deuxième année consécutive d’un concours en ligne destiné aux lycéens (doués en maths) en classe de seconde, de troisième et de quatrième : le concours Alkindi. Ce nom est celui d’un savant et mathématicien musulman du IXe siècle vivant à Bagdad, auteur d’un manuel de cryptographie. En 2015, 17 000 lycéens français avaient participé à la première édition de ce concours inspiré du National Cipher Challenge de l’université de Southampton. (@LePoint).

16 Déc

Régions.news #259 – Edition du vendredi 16 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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image002Légende image. Tous les samedis, @franceinfo se connecte à l’ISS et l’astronaute français Thomas Pesquet nous fait vivre son quotidien à bord de la Station Spatiale Internationale. (Crédit photo : La Terre, photographiée par Thomas Pesquet en décembre 2016).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ La startup toulousaine Morning est au bord de la liquidation. Elle est en conflit avec son actionnaire, la Maif et son positionnement comme « néobanque », services financiers réalisés uniquement par l’intermédiaire d’une application mobile, n’est plus viable. Une réunion de médiation avec les actionnaires et les pouvoirs publics, est prévue le vendredi 16 décembre. En attendant, les salaires des 50 employés ne seront pas versés pour Noël et quelque 75 000 clients de la banque collaborative ont vu leurs comptes bloqués. (Tout ce qui buzz – @ France3MidiPy). A lire l’interview d’Éric Charpentier, fondateur de Morning. (@LaTribuneTlse).

♦ On ne compte plus les applis pour smartphone promettant de transformer le mobinaute en œnologue. Twil pour « The Wine I Love » est la dernière-née. Comme Shazam qui permet de connaitre le titre d’une chanson, Twil propose de récupérer tous les détails d’un vin à partir de la photo de l’étiquette et facilite ainsi l’achat de la bouteille auprès du producteur. (@Figaro_Economie).

♦ La French Tech a fait sa liste au père Noël, avec une sélection de 200 cadeaux proposés par des start-ups françaises. Parmi elles, des trouvailles 100 % bretonnes et le choix est large, il va d’un bavoir à un sextoy ! (Soyons smart! – @france3Bretagne).

#Agriculture

♦ La ferme digitale (Digiferme) Arvalis de Saint-Hilaire-en-Woëvre dans la Meuse, inaugurée en juin, est une plateforme d’innovation d’agriculture numérique. Elle a été construite pour expérimenter de nouvelles méthodes de travail  et d’utiliser en condition réelles les outils d’aide à la décision, les robots, les drones et les objets connectés dans l’agriculture du futur. A lire aussi : Les fermes verticales se multiplient à Singapour.

# LittelBrother

♦ Une application russe pour téléphones mobiles, FindFace, permet grâce à son système de reconnaissance faciale, d’identifier une personne inconnue à partir de sa photographie. Pour l’instant, FindFace ne fonctionne qu’avec vk.com, principal réseau social russophone avec 350 millions de comptes. Raphael Enthoven explique dans sa chronique Europe 1 du mardi 13 décembre que nous sommes « rentrés dans une surveillance horizontale et généralisée (…) Le danger ne vient plus d’en haut, mais d’à côté (…) Ce n’est plus Big Brother qui nous observe, c’est Little Brother. C’est la foule des petits yeux fouineurs qui vous surveillent un peu partout ». A lire aussi : En Russie, une application de reconnaissance faciale détournée pour révéler l’identité d’actrices de films X. (@Pixelsfr).

robot-journaliste002Légende image. Les « robots-journalistes » commencent à s’implanter dans les rédactions. Les médias sont ainsi de plus en plus tentés d’utiliser ces algorithmes, programmés pour transformer des données en textes. Aux Etats-Unis, Associated Press utilise Automated Insights pour rédiger des articles sur les résultats financiers des entreprises US, mais aussi pour couvrir les matchs de la Ligue mineure de baseball (MLB). (@Cnetfrance).

#FausseInformation

♦ Depuis l’élection de Trump, la question de la propagation de fausses informations semble révéler d’une véritable crise de confiance dans le système médiatique et politique, comme l’expliquait récemment le chercheur en science de l’information Olivier Ertzscheid. La publication d’un article du Washington Post affirmant que la Russie a joué un rôle clé dans la dissémination de fausses informations sur Internet pendant l’élection américaine a donné lieu à des échanges entre journalistes sur la méthodologie utilisée et de savoir comment répondre à ses « fausses nouvelles » (fake news). Ces fausses informations diffusées sur Internet, souvent tellement invraisemblables qu’elles ne sont pas crédibles pour un public de niveau d’éducation moyen. En revanche, pour des adolescents ou des personnes qui ne lisent jamais un journal, il est souvent difficile de faire la part des choses.

♦ Toutes les fake news ne se valent pas. Celle qui dit que le pape François a soutenu le candidat Trump (ce qui est erroné) n’a pas de grave répercussion. Celle qui dit qu’un réseau de pédophilie, avec des proches d’Hillary Clinton à sa tête, sévit dans une pizzeria réputée de Washington a, en revanche, eu des conséquences bien réelles. Ainsi un homme de 28 ans, armé d’un fusil d’assaut a tiré plusieurs coups de » feu dans le restaurant. Après son arrestation, l’individu a expliqué qu’il avait voulu « mener sa propre enquête » sur cette théorie du complot, nourrie et alimentée depuis plusieurs mois par plusieurs canaux numériques dit conspirationnistes.

#LiensVagabonds

♦ Consulter les liens vagabonds du 10 décembre 2016 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine :
– Comment les podcasts réinventent le journalisme musical ; – Infobésité moins forte qu’il y a 10 ans aux US ; – Les 45 meilleurs sites, blogs sur la Réalite Virtuelle ; – Pourquoi l’apprentissage profond est important ; – Netflix : 30 séries originales aujourd’hui, le double en 2017 ; – A l’ère numérique, la diplomatie internationale se joue sur WhatsApp.

Régions.news vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

 

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 16 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Cyberguerre

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Washington se prépare à une cyberguerre face à MoscouLa présidentielle américaine a changé la nature de la cyberguerre que se livrent la Russie et les États-Unis depuis vingt ans. Les experts du contre-espionnage à Washington estiment qu’en ciblant délibérément la candidate démocrate, Hillary Clinton, vieille ennemie personnelle de Vladimir Poutine, dans l’intention de favoriser l’élection de Donald Trumple 8 novembre, les pirates informatiques russes et leur maître au Kremlin sont passés du renseignement classique au sabotage politique. Cette conclusion pourrait déclencher un cycle de représailles qui menace de transformer une compétition furtive en affrontement majeur livré au grand jour. A lire aussi : Barack Obama annonce des représailles après le piratage russe de la présidentielle ; « En matière de cyberattaque, le brouillard de guerre est très épais » ; Comment Vladimir Poutine pousse ses pions sur le Vieux Continent et en France ;  Occident-Russie: les ressorts de la nouvelle cyberguerre froide. (@Le_Figaro).

Revue de Liens : – États-Unis: la cyberguerre de Vladimir Poutine (@LaCroix),
– Implication de Poutine, déni de Trump et riposte d’Obama : trois questions sur le piratage électoral aux Etats-Unis (@franceinfo),
– Russie-États-Unis: la cyberguerre froide a commencé (@LExpress),
– Hacking, menace de déstabilisation… La cyberguerre s’invite dans la présidentielle (@LeHuffPost),
– Russie / États-Unis : les débuts d’une cyberguerre froide ? (@franceinter).

#SmartCity

La Métropole Nice Côte d’Azur démonstrateur territorial de la Caisse des Dépôts. Fin novembre, la Caisse des Dépôts avait annoncé le lancement de huit démonstrateurs Smart City en France et avait retenu la Métropole Nice Côte d’Azur dans le cadre de ce programme. Concrètement, cette sélection permettra à la Métropole de financer de nouvelles expérimentations qui lui permettront d’améliorer la gestion de la ville et le quotidien de ses habitants. (@nice_matin).

#Politique

Nouvelles citoyennetés à l’heure numérique. À quelques mois des élections présidentielles françaises, l’expression fait le buzz sur la toile et les médias : « civic tech ». Soit une nouvelle génération de sites, d’applications ou de dispositifs digitaux, se donnant comme ambition de transformer le ou la politique. Mais au-delà, comment le numérique change-t-il la façon dont les citoyens s’impliquent, s’engagent et participent ? Ce dossier, dont les sujets seront publiés entre la mi-novembre et la mi-décembre 2016, explore ces nouvelles formes d’expression, de concertation ou de revendication, politiques ou sociales. Il tente aussi d’éclairer les concepts qui leur donnent sens à l’heure du numérique. À commencer, dans cette introduction, par le plus important de tous : celui de démocratie. (@ODSForum).

#IntelligenceArtificielle

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? À en croire les médias, qui relaient sans relâche les propos d’Elon Musk ou Stephen Hawking, la montée en puissance de l’intelligence artificielle marque à peu chose de près la fin de l’espèce humaine, aussi inéluctable que prématurée. Vous parlez à Siri dans votre iPhone, ou vous achetez des fleurs via un bot sur Facebook ? Vous êtes cuit. Vos jours sont comptés, et c’est encore plus grave si vous vous appelez Sarah Connor. En fait, la réalité d’aujourd’hui, autant que les perspectives à court ou moyen terme, semblent bien différentes. Si les technologies d’intelligence artificielle connaissent bien des progrès réels, et leurs applications sont déjà omniprésentes autour de nous, moissonner des humains emprisonnés dans une simulation du monde en 3D est encore très loin d’être à l’ordre du jour. (@USBEKetRICA).

#Algorithme

La France se penche sur la régulation des algorithmesL’admission Post Bac des lycéens français dans l’école de leurs choix, l’itinéraire d’un chauffeur Uber, les amis suggérés sur Facebook ou encore, les recommandations de films sur Netflix… Les algorithmes au cœur de ces décisions publiques ou privées ont pour la première fois fait l’objet d’un rapport, commenté jeudi par la secrétaire d’État chargée du numérique Axelle Lemaire. Deux chantiers ont été lancés à cette occasion. Le Conseil national du numérique (CNNum) a été saisi pour réfléchir à un outil grand public capable de renseigner les mauvaises expériences rencontrées par des utilisateurs avec des algorithmes, tandis que l’INRIA coordonnera le lancement d’une plateforme scientifique explorant l’enjeu éthique des algorithmes. Dans un contexte de polémique autour de la propagation en ligne des fausses informations, dont les conséquences réelles ont déjà fait des victimes, la thématique de régulation est brûlante pour le gouvernement, qui souhaite obtenir plus de transparence de la part des plateformes sur le traitement de leurs contenus. « Nous entrons seulement dans l’ère de l’algorithme, a souligné Axelle Lemaire, mais il faut déjà se demander quelle part de maîtrise, d’évaluation et de contrôle nous pouvons avoir sur ces processus.» (@FigaroTech). A lire aussi : Le gouvernement interroge la transparence des algorithmes (@LaCroix) et Pourquoi l’Etat veut réguler les algorithmes (@Challenges).

#Divertissement

Histoire de Réalité Virtuelle, premier épisode de notre nouvelle émission Le café de l’innovation. Pour le lancement de l’émission Le café de l’Innovation, disponible en podcast sur iTunes, l’invité est Dimitri Singer, serial entrepreneur et fondateur de 3D Sound Labs. Il vient partager sa vision sur l’évolution du secteur du divertissement, avec un focus sur la réalité virtuelle. Entre bouleversement des modèles et émergence de nouveaux modes de divertissement, l’industrie réputée conservatrice à laquelle on s’intéresse dans ce premier épisode, est pourtant en train de se réinventer en profondeur. Le lancement ces derniers mois de plateformes type Molotov, ou Afrostream en est le parfait exemple et illustre bien cette volonté des entrepreneurs français de s’attaquer à cette chapelle américaine qu’est l’entertainment. (@bymaddyness).

#Internet

Pour des états généraux de l’Internet indépendant (Tribune de Olivier Ertzscheid, Chercheur en sciences de l’information et de la communication). Avez-vous remarqué comme le monde se réduit ? Comme nous sommes passés d’un idéal de miniaturisation technique à une sorte de cauchemar réductionniste ? Lawrence Lessig déclarait récemment : «Quand Twitter est né, j’ai parlé avec un de ses fondateurs. Il était très excité par ce qu’ils avaient fait, et je lui ai dit : « Je comprends, mais n’êtes-vous pas un peu inquiet à l’idée de générer un discours de 140 caractères ? N’est-ce pas un problème ? » Il a répondu : « C’est ce que les gens veulent, alors, il faut le leur donner ! » Il s’est finalement trouvé que ce n’était pas une bonne réponse à caractère universel.» L’espace social se réduit, l’espace discursif se réduit, l’espace de consultation (nos écrans de smartphones) se réduit, le temps d’attention se réduit et se fractionne à l’avenant. A lire la suite sur le site de @libe.

#Video

« Taxe Youtube » en vue, mise en garde… La plateforme vidéo subit des secoussesYouTube n’est pas un hébergeur comme les autres. Le Parlement, le CSA et les lobbies sont là pour le lui rappeler. La « taxe YouTube », votée par l’Assemblée nationale le 6 décembre, est soumise au vote du Sénat ce vendredi. Elle taxe les revenus publicitaires des plateformes de vidéo sur internet pour financer le Centre national du cinéma (CNC), en leur appliquant le même taux (2%) qu’au marché de la location de DVD.  Mardi, c’est aux plateformes de vidéo à la demande que le CSA a assimilé YouTube, par une « mise en garde » contre la chaîne Les Recettes Pompettes by Poulpe. C’est la première fois que le Conseil supérieur de l’audiovisuel émettait un tel avis sur une émission diffusée sur YouTube. (@LExpress).

#Blockchain

Zoom sur la technologie #blockchain en une #infographie via @PwC_UK https://mobile.twitter.com/moocblockchain/status/808692419680235520
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Blockchain : 10 exemples de son utilisation via @MikeQuindazzi https://mobile.twitter.com/Margoconseil/status/808664176889577472
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15 Déc

ReVue d’actu de 11h11 de jeudi 15 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

Légende image : La version originale, comme si vous étiez. « Lascaux 4 » a été le 10 décembre. Il s’agit d’une réplique intégrale de la célèbre grotte préhistorique, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Installée dans le Centre international d’art pariétal de Montignac (Dordogne), au pied de la colline de Lascaux, celle-ci reproduit les 900m² de parois et les nombreuses peintures réalisées il y a environ 18 000 ans. VIDEO. @franceinfo vous fait visiter la réplique intégrale de la grotte de Lascaux avec une vidéo à 360°.

#Information

Fausses images et propagande de la bataille d’Alep Des fausses informations émanant des deux camps ont accompagné la fin de la bataille, , mardi 13 décembre, menée par le régime contre la zone rebelle. Derrière la guerre meurtrière en Syrie se cache aussi un combat médiatique. La victoire de l’armée syrienne sur les rebelles à Alep s’est accompagnée de fausses images et d’intox qui compliquent encore un peu plus la tâche à qui veut s’informer sur la situation en Syrie. Et si beaucoup viennent du camp favorable à Bachar Al-Assad, les soutiens des rebelles versent eux aussi dans la désinformation. (@LesDecodeurs).

Arnaud Mercier, Professeur à l’Institut français de presse, université Paris-II, explique : « Trump et Twitter, pas une drogue, mais une méthode de communication ». Donald Trump n’a cessé de se comporter pendant sa campagne comme un outsider, une personnalité extérieure au monde de la politique et aspirant à tirer profit de cette extériorité. Il a construit son image  grâce au clinquant de sa fortune et à son passage par la téléréalité. Pendant la campagne électorale, Trump a adopté une posture singulière, imposant un style de communication en rupture. Il a tenu des propos outranciers et polémiques lui permettant de rester le centre médiatique. Twitter est devenu la plateforme numérique la mieux à même de servir ses objectifs tactiques puisqu’il en a fait un puissant outil. (@figarovox).

#Alimentaire

Les 4 tendances de la Foodtech. 1,1 milliard d’euros : c’est la somme des investissements réalisés sur le marché de la #FoodTech en France en 2015.  Secteur très dynamique en France, pays de la gastronomie, il regroupe en réalité plusieurs sous-secteurs. L’#AgTech qui concerne les start-ups qui révolutionnent l’agriculture et les matières premières alimentaires. La #FoodScience avec les start-ups qui tentent de modifier les denrées ou les recettes. La #FoodService, avec les chefs à domicile, les objets connectés pour la cuisine, ou encore les services numériques destinés aux professionnels ou aux particuliers. Enfin, le plus connu des sous-secteurs est celui de la #FoodDelivery avec entre autres la livraison à domicile de repas ou d’ingrédients. Aujourd’hui, quatre tendances fortes se dégagent sur ce marché. ().

#Surveillance

Le gouvernement des Etats-Unis veut-il normaliser le bitcoin ? L’IRS (le fisc américain) souhaite lever le voile sur l’anonymat de millions de possesseurs de bitcoins ayant utilisé la plateforme d’échange Coinbase. Pour ce faire, l’agence gouvernementale a demandé à la justice un mandat aux termes… un peu vagues, nous explique le Guardian. L’IRS souhaite en effet obtenir les informations de ces millions d’utilisateurs qui « n’ont pas ou pourraient ne pas avoir respecté les lois fiscales des États-Unis ». « Si le bitcoin et d’autres monnaies digitales deviennent des instruments financiers légitimes, il est nécessaire de mettre en place une certaine forme de régulation », plaide pourtant Kevin McIntyre, professeur d’économie au McDaniel College dans le Maryland (Etats-Unis). (@RSLNmag).

#Piratage

Un milliard d’utilisateurs de Yahoo victimes d’une cyberattaque en 2013. Le groupe internet Yahoo a admis mercredi 14 décembre avoir été victime d’une cyberattaque en 2013 ayant frappé plus d’un milliard de ses utilisateurs et qui vient s’ajouter à un précédent piratage de 500 millions de ses comptes. « Yahoo pense qu’une tierce partie non autorisée a volé, en août 2013, des données liées à plus d’un milliard de comptes d’utilisateurs », écrit le groupe pionnier d’internet dans un communiqué. Cette nouvelle déconvenue majeure intervient au plus mauvais moment pour Yahoo qui a conclu un accord fin juillet pour céder au géant des télécoms Verizon ses activités de cœur de métier (Yahoo Mail, Yahoo News…) pour 4,8 milliards de dollars. Le géant des télécoms a assuré qu’il attendrait « d’évaluer l’impact de ce nouvel épisode avant de parvenir à des conclusions finales ». (@LObs).

#Emoticone

Entreprise cherche traducteur parlant couramment l’emoji. Une agence de traduction londonienne, Today Translation, est à la recherche d’un nouveau talent : traducteur d’emojis (ou émoticônes). Si on en croit la fiche de poste, le futur traducteur devra comprendre et savoir expliquer les malentendus dans la communication par emoji, et établir des « tendances » dans ceux qui sont les plus utilisés. La directrice de l’agence, Jurga Zilinskiene, a indiqué à la BBC qu’elle considérait la traduction d’emoji comme étant « en potentielle croissance », au vu des différences d’usage entre chaque pays. Ces pictogrammes, venus du Japon, sont désormais aussi communs que les chiffres et les lettres. Mais les plus populaires d’entre eux ne veulent pas dire la même chose d’une culture à l’autre. (@Big_Browser).

#Espace

Trois questions sur Galileo, le « GPS européen » enfin opérationnelL’Europe va (enfin) pouvoir guider les pas des utilisateurs de smartphone. Jeudi 15 décembre, le système européen de navigation par satellite, Galileo, entre en fonctionnement. Avec ce nouveau service, l’Europe compte bien rattraper son retard sur le GPS américain, le Glonass russe ou encore le Beidou chinois, trois systèmes de navigation par satellite déjà opérationnels. (@franceinfo).

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Dix gifs trop cool envoyés par la Nasa. L’agence spatiale américaine a inauguré jeudi 8 décembre son compte Gify, en l’annonçant sur Twitter. @Franceinfo a sélectionné dix gifs de la Nasa qu’il faut avoir vus.

#IntelligenceArtificielle

Comment l’intelligence artificielle pourrait doubler la croissance de la France. Une étude d’Accenture estime que l’intelligence artificielle va modifier drastiquement la nature du travail et la création de valeur, pour augmenter de 20% la productivité de la France d’ici à 2035. Les gains pour la croissance pourraient être colossaux (près du double pour la France). On sous-estime le potentiel révolutionnaire de l’intelligence artificielle. Pas seulement en tant que technologie, mais aussi ses effets sur l’économie. Tel est le constat de la société de conseil Accenture dans sa dernière étude, intitulée Pourquoi l’intelligence artificielle est le futur de la croissance. Mark Purdy et Paul Daugherty, les auteurs, partent d’un constat : depuis les années 1980, la croissance du PIB des économies matures ne cesse de diminuer, si bien que de nombreux économistes se résignent à un monde à la croissance nulle ou faible, très loin des sommets des Trente Glorieuses. (@LaTribune).

#Economie

En France, il y plus de 270 plateformes d’économie collaborative soit 23% du marché mondial, c’est considérable. Parmi les secteurs phare on trouve le prêt, le partage, l’échange ou la location d’équipements, les services entre particuliers, l’alimentation ou encore les transports. Au niveau national l’économie collaborative c’est tout de même un marché de 3,5 milliards d’euros, un volume financier qui pourrait être multiplié par trois d’ici 2018 ! (@franceinter).

Selon une étude, l’ubérisation de l’économie crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit. « L’ubérisation » de l’économie, ou transformation numérique, crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit, conclut une étude de la Coface présentée mardi qui compare le nombre de défaillances et de créations d’entreprises dans les secteurs des transports et de l’hébergement. Ces deux secteurs sont les « plus lucratifs » de l’économie collaborative, a souligné lors d’une conférence de presse Guillaume Rippe-Lascout, économiste de l’assureur-crédit Coface. (@Challenges).

Streaming

Amazon lance son service de vidéo à la demande en France. Un nouveau service de vidéo à la demande par abonnement est disponible en France depuis ce mercredi matin : Amazon Prime Video. Ce concurrent de poids à Netflix a été lancé sans avertissement préalable dans «plus de 200 pays et territoires», se vante le géant du commerce en ligne dans un communiqué. Créé en 2006 aux Etats-Unis, il n’était jusqu’alors disponible que dans cinq pays. (@libe).

14 Déc

ReVue d’actu de 11h11 de mercredi 14 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

xLégende image. Two Bit Circus begins Kickstarter for Oomiyu kit to inspire young inventors (@VentureBeat). Photo Credit: Two Bit Circus.

#Agriculture

Les fermes verticales se multiplient à Singapour.L’endroit est situé à trois quarts d’heure en voiture de Singapour. Autour, on ne voit que des palmiers, des plantes luxuriantes et des fleurs d’un rouge éclatant. Sur le portail, le nom de l’entreprise, Apollo Aquaculture. C’est une ferme piscicole qui produit des poissons et des crustacés. Mais l’intérieur réserve une grosse surprise. Les mérous, truites, crevettes et autres crabes sont élevés dans des bassins… sur trois étages. « Dans cette unité que nous avons ouverte il y a un an et demi, nous aurons produit cette année huit tonnes de truites et sept tonnes de crevettes », affirme Eric Ng, le PDG d’Apollo Aquaculture. « Des familles louent un rack pour 32,65 euros par mois. Compte tenu de l’exiguïté du lieu, elles récoltent leurs produits très vite, quand ils sont encore au stade de microlégumes ». (@figaro_economie).

Robots, drones, objets connectés : la ferme du futur expérimentée dans la Meuse. Il en existe deux de la sorte en France. La ferme numérique Arvalis de Saint-Hilaire-en-Woëvre a été inaugurée en juin dernier. Un autre établissement de son espèce est basé dans l’Essonne. Tous deux sont mandatés par les agriculteurs pour expérimenter de nouvelles méthodes de travail. Arvalis ne construit pas, elle teste. Et parfois propose des axes d’amélioration des produits aux entreprises avec lesquelles elle collabore. L’association se pose toujours les mêmes questions : « Est-ce fiable ? », « Est-ce rentable ? » C’est au sein de ses établissements qu’est étudié le futur de l’agriculture. (@lerepu).

#Entreprise

L’Auvergne invente le rêve participatif pour ses start-up. Après le financement participatif, l’Auvergne a trouvé un nouveau concept pour faire résonner les ambitions de ses start-up: le rêve participatif. Il s’agit en fait d’une campagne de communication de plusieurs semaines afin d’inciter les Auvergnats mais aussi tous les passionnés d’entrepreneuriat à soutenir les start-up du coin. Vingt «pépites» locales, cinq par département composant l’ancienne région, ont évoqué cinq de leurs rêves ou ambitions, recensés sur la page Internet dédiée au projet. Ensuite, le but est de diffuser ces doléances le plus largement possible pour arriver à trouver «quelqu’un qui connaît quelqu’un» qui pourra aider les jeunes pousses à les réaliser. « L’idée est de mettre en relation ceux qui ont envie de créer avec ceux qui ont envie de les aider », explique Philippe Laurent, président de l’association à l’initiative du projet, Auvergne Nouveau Monde, qui regroupe collectivités locales et acteurs économiques régionaux. (@FigaroTech).

A Toulouse, l’avenir de la banque collaborative Morning est incertaine. Soit la startup est sauvée par de nouveaux investissements, soit c’est la faillite dans les semaines qui viennent. Une réunion de médiation avec les actionnaires et les pouvoirs publics, est prévue le vendredi 16 décembre à Toulouse. En attendant, les salaires des 50 employés ne seront pas versés pour Noël et quelque 75 000 clients de la banque collaborative ont vu leurs comptes bloqués. (Tout ce qui buzz – @ France3MidiPy). A lire l’interview d’Éric Charpentier, fondateur de Morning. Fintech : « lâchée » par la Maif, Morning pourrait fermer avant Noël (@LaTribuneTlse).

#Surveillance

En France, 20.282 personnes ont été surveillées par les services de renseignement en 2015. Une « intense activité de contrôle ». Voilà comment la Commission de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) résume l’année écoulée. Intense en effet : quelque 20.282 personnes ont fait l’objet d’une surveillance par les services de renseignement en un an, dont 47% « au titre de la prévention du terrorisme ». L’autorité administrative indépendante est chargée de superviser les écoutes téléphoniques et la mise en oeuvre des nouvelles techniques de renseignement introduites par la loi sur le renseignement du 24 juillet 2015. (@LesEchos).

#Economie

Les fondateurs de Heetch, des voyous en sweat-shirts ?. La plateforme de transport entre particuliers risque 300.000 euros d’amende et ses fondateurs, deux ans d’interdiction de diriger une entreprise et 10.000 euros chacun. Durant les deux jours du procès, Teddy Pellerin et Mathieu Jacob ont reconnu les faits mais ils n’ont pas plaidé coupable.  Les échanges d’argent entre passagers et conducteurs, n’est-ce pas un peu comme Uberpop. Pour les prévenus, il s’agit de simples « partages de frais » dont les montants suggérés par Heetch n’ont rien d’obligatoire. Et dont la somme est limitée à 6.000 euros par an par conducteur, soit, selon eux, le coût moyen d’un véhicule. Quid de la pratique des conducteurs, qui assurent parfois près d’une dizaine de trajets entre 20h et 6h du matin ? Ni Teddy Pellerin ni Mathieu Jacob ne voient « ce qui la distinguerait de la définition du covoiturage » et « Quand un conducteur accepte un trajet, on considère qu’il veut y aller. » (@LObs). A lire aussi : Le décryptage éco de @franceinfo : Heetch, l’économie collaborative dans le viseur de la justice.

Les VTC créent largement plus d’emplois qu’ils n’en détruisent. L’assureur-crédit Coface a voulu savoir si le concept de destruction créatrice développé par l’économiste Joseph Schumpeter s’appliquait à l’économie collaborative. En clair, si Uber et Airbnb faisaient plus de bien que de mal à l’emploi. Les données brutes présentées par l’assureur-crédit ce 13 décembre poussent à le croire, en ce qui concerne les VTC tout au moins.  Entre janvier 2012 et août 2016, plus de 32 000 entreprises VTC auraient été créées en France. Sur la même période, 640 sociétés de taxis auraient connu une défaillance (+ 58% de défaillances sur ces trois années et demi). La comparaison appliquée aux emplois donne un rapport de 29 000 emplois créés d’un côté, pour 2 200 détruits de l’autre. « En termes de création d’entreprise et d’emploi, l’essor des VTC a largement compensé la hausse des défaillances des acteurs traditionnels », résume l’économiste Guillaume Rippe-Lascout. (@Lentreprise).

#Finance

L’innovation suscite toujours beaucoup d’espoirs en Bourse Les gestionnaires savent surfer sur les modes. Les uns après les autres, beaucoup ont remisé aux oubliettes les fonds technologiques, qui ont eu du mal à convaincre et à survivre depuis le krach de 2000 et l’éclatement de la bulle Internet. Mais la relève est prête, avec par exemple les fonds « Robotics », qui doivent profiter en Bourse de la place grandissante promise aux robots dans l’industrie et la société. Ce pourrait être, prédisent certains analystes, la prochaine révolution industrielle. Place aussi aux fonds spécialisés dans la digitalisation de l’économie, ou dédiés à l’innovation en général, ou même, pour les plus pointus, aux bouleversements que laissent entrevoir le big data et l’exploitation des données. (@Figaro_Economie).

#Consommation

La French Tech a fait sa liste au père Noël, avec une sélection de 200 cadeaux proposés par des start-ups françaises. Parmi elles, des trouvailles 100 % bretonnes. Le choix est large, il va d’un bavoir à un sextoy ! Ceux qu’ils feront leurs cadeaux de Noël à partir d’une liste de produits issus des jeunes pousses bretonne, sélectionnées par la French Tech, pourront ne pas transiger à la tradition. (Soyons smart! – @france3Bretagne).

#Livre

L’édition fait les yeux doux aux youtubeurs. Les sorties de livres de ces stars des ados se multiplient, avec des succès parfois fracassants. « Avant de signer l’un d’eux, nous regardons les chiffres d’audiences du youtubeur, son taux d’engagement, mais surtout la qualité de son projet éditorial » explique Elsa Lafon, directrice éditoriale chez Michel Lafon. (@FigaroTech).

#PlateForme

La plateforme toulousaine LeCiseau.fr permet de réserver une prestation en salon de coiffure à la dernière minute ou pendant les heures creuses et bénéficier ainsi de 50% de réduction. Un concept qui permet aux coiffeurs de combler les sièges « vides » durant la journée. (Tout ce qui buzz – @ France3MidiPy).

#Sport

Voir le sport autrement avec la réalité augmentée. Grâce à la réalité augmentée, la vision par ordinateur et à l’aide de multiples caméras et traqueurs optiques, la start-up PlayfulVision propose un dispositif pouvant capter les déplacements de sportifs et des ballons, rapporte l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Scrutant et analysant chaque mouvement, les caméras permettent d’évaluer avec une grande précision les chances de réussir un tir ou la difficulté d’une passe, par exemple dans le cas du basket. « Nous obtenons une compréhension du jeu en profondeur, à un niveau plus détaillé que ce que perçoit un coach », explique Horesh Ben Shitrit cofondateur de PlayfulVision. (@RSLNmag).

#Piratage

Popcorn Time, le virus vicieux qui vous pousse à contaminer vos amis. Payer 1 bitcoin (soit 736 euros) ou infecter ses amis. Tel est le dilemme qu’impose un nouveau virus, le ransomware (logiciel de rançon) Popcorn Time -qui n’a rien à voir avec le logiciel de streaming illégal du même nom. Découvert le 7 décembre par la Malware Hunter Team, un groupe international de chercheurs en sécurité qui excelle dans la détection de sites d’hameçonnage, Popcorn Time est peut-être le virus le plus retors jamais observé, car il a trouvé une astuce imparable pour devenir viral. Une fois téléchargé via un lien malveillant ou une pièce-jointe, Popcorn Time agit comme les autres ransomwares : il prend le contrôle de votre ordinateur en cryptant toutes ses données (photos, vidéos, documents et tous les autres fichiers présents), ce qui le rend inutilisable. L’originalité est que pour obtenir une clé de décryptage et retrouver ses données, la victime a deux solutions. la première, très traditionnelle, est de payer une rançon d’un bitcoin. La deuxième, inédite, est présentée par les hackers eux-mêmes comme « la méthode sale ». Il s’agit d’une alternative au paiement qui offre à la victime de se transformer en pirate en envoyant le lien contenant le virus à des connaissances. Si deux d’entre elles se font avoir, téléchargent le virus et paient la rançon, la victime recevra sa clé de décryptage gratuitement. Bien sûr, il faut que les deux victimes collatérales paient avant la fin du compte à rebours, sinon toutes les données seront définitivement effacées. (@LaTribune).

13 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 13 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Presse

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Algorithmes et robots journalistes : l’avenir de la presse ? Ce n’est plus un fantasme à la Jules Verne : les « robots-journalistes » commencent à s’implanter dans les rédactions. Les médias sont ainsi de plus en plus tentés d’en utiliser pour produire des contenus journalistiques. Attention : quand on parle de robots, n’imaginez pas un androïde devant un clavier. Il s’agit en fait d’algorithmes, programmés pour transformer des données en textes. Aux Etats-Unis, Associated Press utilise les « robots-journalistes » d’Automated Insights pour rédiger des articles sur les résultats financiers des entreprises US, mais aussi pour couvrir les matchs de la Ligue mineure de baseball (MLB). Pour écrire leurs « papiers », les algorithmes de « génération automatique de texte » (GAT) brassent les données statistiques de la Bourse d’un côté, celles de la MLB de l’autre.Forbes fait de même avec les logiciels d’IA de la société Narrative Science, qui permettent d’écrire automatiquement, dans une rubrique dédiée, des articles boursiers à partir de données financières. (@Cnetfrance).

L’urgence du fact checking. C’est une ville de Macédoine, à mi-chemin entre Belgrade et Thessalonique. Vélès, 57 000 habitants, abrite des vestiges du néolithique, une église Saint-Dimitri du XIVe siècle, ou encore des spécimens d’aigles à tête blanche et des cigognes noires, deux espèces en voie de disparition. Mais on y trouve aussi… une armée d’adolescents spécialisés dans la fabrication de fausses informations. Celles-ci peuvent être bénignes, mais aussi avoir un grand impact, ainsi de la diffusion du soutien du pape François à Donald Trump. Une information qui n’a jamais été avérée, mais qui a été partagée un million de fois sur les réseaux sociaux. (@LePoint).

#FakeNews

Fake news : peut-on répondre à la désinformation ? Depuis l’élection de Trump (voir nos deux précédents articles : « Trump : les 5 échecs des nouvelles technologies » et « Facebook, une entreprise politique ? »), la question de la propagation de fausses informations semble révéler d’une véritable crise de confiance dans notre système médiatique et politique, comme l’expliquait récemment le chercheur en science de l’information Olivier Ertzscheid. De partout, les esprits s’agitent pour tenter de trouver des réponses. Eli Pariser, celui qui a imaginé le concept de « bulles de filtres » tant mis en question ces dernières semaines, a ouvert un Google Doc pour recueillir des solutions. Le document fait désormais plus de 100 pages et Nicky Woolf, pour le Guardian, a tenté d’en faire la synthèse. (@InternetActu).

Le spectre de la désinformation russe derrière les « fake news » sur Internet. La publication d’un article du Washington Post affirmant que la Russie a joué un rôle clé dans la dissémination de fausses informations sur Internet pendant l’élection américaine a donné lieu, ces derniers jours, à un dialogue assez violent entre différents journalistes. En fond sonore de cette querelle : des questions sur la méthodologie utilisée, des accusations de mauvaise foi et de manipulation, mais surtout le désormais habituel débat sur les « fake news », leur origine, leur objectif, leur portée grandissante et leur efficacité réelle, et sur l’idée que ces « fausses nouvelles » font partie d’une entreprise de déstabilisation bien plus vaste, construite via les réseaux sociaux et téléguidée depuis la Russie. (@lemondefr).

Les sites de « fake news » sur la sellette Les « fake news » posent un vrai problème. Des dirigeants de Facebook et Google, à Hillary Clinton, en passant par de grands annonceurs comme Kellogg ou Fiat Chrysler, de plus en plus de monde se mobilise pour dénoncer un fléau jusqu’alors sous-estimé : il s’agit de « fausses informations » diffusées sur Internet, souvent tellement invraisemblables qu’elles ne sont pas crédibles pour un public de niveau d’éducation moyen. En revanche, pour des adolescents ou des personnes qui ne lisent jamais un journal, il est souvent difficile de faire la part des choses. Des sites spécialisés comme World News Daily Report ou The US Patriot drainent des milliers de lecteurs et attirent de la publicité en colportant des informations totalement inventées, de nature à flatter les préjugés d’un public convaincu par ailleurs que la presse de « l’establishment » est dans la poche des riches et puissants et refuse de dire « la vérité ». (@Figaro_Economie).

« Pizzagate » : d’une rumeur en ligne aux coups de feu dans une pizzeria. Toutes les fake news ne se valent pas. Celle qui dit que le pape François a soutenu le candidat Trump (ce qui est faux) n’a pas de grave répercussion. Celle qui dit qu’un réseau de pédophilie, avec des proches d’Hillary Clinton à sa tête, sévit dans une pizzeria réputée de Washington a, en revanche, eu des conséquences bien réelles.Un homme de 28 ans, armé d’un fusil d’assaut AR-15, est entré dans le restaurant Comet Ping Pong, le 4 décembre. Plusieurs coups de feu ont été tirés, après que les clients ont évacué les lieux et avant l’arrivée des policiers. Après son arrestation, l’individu a expliqué qu’il avait voulu « mener sa propre enquête » sur cette théorie du complot, nourrie et alimentée depuis plusieurs mois par plusieurs canaux numériques conspirationnistes. (@Big_browser).

#Entreprise

Les start-up françaises en pointe dans les sciences de la vie. Dans l’univers de la biotechnologie, la France compte deux «licornes», c’est-à-dire deux start-up dont la valorisation boursière dépasse 1 milliard d’euros. La première est DBV Technologies, cotée à Paris et sur le Nasdaq. Elle est le chouchou des investisseurs américains, qui parient gros sur son futur traitement révolutionnaire de l’allergie à l’arachide. La seconde, moins connue, est un pionnier de la médecine nucléaire moléculaire, Advanced Accelerator Applications (AAA), installé dans l’Ain, près de la Suisse, mais coté uniquement outre-Atlantique (lire ci-dessous). Le spécialiste de l’immuno-oncologie Innate Pharma (721 millions d’euros de capitalisation boursière) et la biotech spécialisée dans l’ingénierie du génome Cellectis (578 millions) sont presque des licornes, mais pas encore. Deux licornes, cela peut paraître peu comparé aux États-Unis où les grandes biotechs sont nombreuses, à commencer par Amgen, qui vaut 104 milliards de dollars en Bourse. C’est loin aussi de la valorisation de la seule grande biotech européenne, la société suisse Actelion, créée par un couple de médecins français et valorisée 20 milliards d’euros et convoitée par de grands laboratoires. A lire aussi : Innate Pharma mise sur les partenariats avec les grands laboratoires et Le laboratoire AAA a choisi la Bourse américaine. (@figaro_economie).

#Impression4D

Quand les objets pourront s’auto-assembler et changer de forme. Réponse avec l’inventeur au SkylarTibbits, chercheur au MIT.  Imaginez des objets qui s’assemblent ou se modèlent tout seuls. Sans aucune influence extérieure, c’est-à-dire sans l’aide de robots, de capteurs ni de moteurs et encore moins d’artisans humains. Voilà sur quoi travaille le Self-Assembly Lab, un laboratoire expérimental intégré au département Design & Architecture du MIT. Il s’agit d’un département interdisciplinaire, au sein duquel des ingénieurs, des designers et des scientifiques tentent, ensemble, d’imaginer des objets capables de s’auto-assembler. « Aujourd’hui, les industries programment des machines. Demain, elles programmeront la matière » (@UsbekEtRica).

#Vinicole

Twil, l’appli qui ambitionne de devenir le Shazam du vin On ne compte plus les applis pour smartphone promettant de transformer le mobinaute en œnologue. Twil pour «The Wine I Love», la dernière née début 2016, permet, comme Vivino, de scanner une étiquette de vin depuis son téléphone mobile. Mais elle offre en plus la possibilité d’acheter des bouteilles en direct auprès du viticulteur. «De même que Shazam aide à retrouver le titre d’une chanson, Twil ou Vivino propose de récupérer tous les détails d’un vin à partir de la photo de l’étiquette, explique Erwann de Barry, le créateur de Twil, fils de vigneron dans le Var. Mais nous permettons en plus d’acheter directement une bouteille auprès du producteur et prenons en charge les frais de livraison. » (@Figaro_Economie).

12 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 12 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Prospective

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60% des métiers qui seront exploités en 2030 n’existent pas encore. « Un million d’emplois qualifiés vont être créés dans les cinq prochaines années grâce à la robotique. Le chiffre d’affaires des entreprises numériquement matures est six fois plus élevé que les autres », apprend-on dans ce nouveau livre blanc édité par Adecco, leader des solutions emploi. La transition numérique semble bel et bien lancée. Plus encore, elle modifie, certes progressivement mais en profondeur, les codes de la sphère professionnelle. Pour y faire face intelligemment, le livre blanc répond à quatre grandes questions que nous vous proposons d’explorer. (@bymaddyness). Crédits : iStock by Getty Images.

#Ville

Des villes toujours plus connectées. Chaque ville a son interprétation de la « smartitude ». Toutes utilisent en tout cas la numérisation pour interconnecter leurs infrastructures, afin de devenir plus écologiques, durables, agréables à vivre. Les données rendues publiques donnent naissance à de nouveaux services dans les transports, l’énergie, la sécurité, la santé, les loisirs… A Songdo, quartier futuriste de Séoul qui poursuit le projet «Compact Smart City» avec l’opérateur Cisco, les habitants sont connectés et abonnés à des services de télémédecine, télésurveillance ou téléenseignement. «Singapour, Zürich, Copenhague ou Vienne sont en bonne place. A cette différence que les villes asiatiques plus centralisées imposent des projets à grande échelle», compare Dr Gerhard Schmitt, professeur de la chaire d’architecture d’information, fondateur du centre ETH à Singapour. (@letemps).

Blockchain

Comment le bitcoin révolutionne l’économie numérique ? Ni monnaie fiduciaire, ni moyen de paiement scriptural, le bitcoin est une monnaie électronique inclassable parmi nos moyens de paiement. Cette mutation bouscule nos modes de pensée. Quels défis techniques ? Quels impacts sociétaux va-t-elle générer ? Décryptage d’une révolution numérique. (@franceculture).

La blockchain est à la confiance ce que l’internet a été à la communication. Seize milliards de dollars, voilà le montant record annuel généré par le marché de l’art. Tableaux, sculptures, gravures ou encore photographies, entre logique d’investissement, spéculation et collections de passionnés, ce marché bat chaque année des records de croissance. Et pourtant, le panorama est loin d’être complet. La raison ? Le monde de la création digitale, celui des œuvres d’art numérique, échappe très largement aux écrans radars. En effet, si un travail artistique est reproductible indéfiniment et gratuitement, comment un collectionneur peut-il savoir qu’il détient un original ? « Si un travail artistique est reproductible indéfiniment et gratuitement, comment un collectionneur peut-il savoir qu’il détient un original ? » (@LeNouvelEco).

Blockchain et finance : après les craintes, les premiers pas de danse. « Comment apprivoiser la blockchain ? » Depuis l’apparition de bitcoin en 2009, le monde financier s’interroge sur la technologie sous-tendant cette monnaie virtuelle, la blockchain. Est-elle fiable ? Peut-on l’utiliser hors de bitcoin et des autres cryptomonnaies ? Après une longue période de méfiance, les institutions financières et les banques s’intéressent à cette technologie au point de lancer des premiers projets. Les fintechs, ou start-ups spécialisées dans la finance, s’y sont lancées les premières comme Gem ou Chain qui proposent tous deux de réaliser des blockchains dédiées aux besoins financiers. (@zdnetfr).

#Commerce

Ce n’est pas la mort du magasin physique, c’est la révolution de l’expérience client. Le boom du e-commerce, des achats sur mobile et du digital font prédire à de nombreux experts la disparition des magasins physiques ou l’avènement d’un point de vente 100% digital. La récente ouverture de l’épicerie 100% digitale d’Amazon en est la preuve. Il est vrai que ces tendances de fond vont avoir un impact direct sur la fonction première du magasin physique, toutefois il reste un maillon essentiel du parcours et de la relation client. Dans cet article, nous partageons avec vous plusieurs initiatives innovantes, et notre vision du magasin du futur: un magasin centré client, à la fois dans la transformation de l’expérience mais surtout dans la mutation de son modèle économique. (@frenchweb).

Marketing et big data n’en sont qu’aux préliminaires de leur rapprochement. 75 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 23 milliards d’euros de bénéfices en 2015. Les impressionnants résultats annuels d’Alphabet, la maison-mère de Google, ont un secret : le big data. En 18 ans d’existence, la firme de Mountain View a fait souffler un vent nouveau sur le marketing, grâce à l’analyse des milliards de requêtes réalisées chaque jour sur son moteur de recherche. L’analyse massive des données conduit désormais de nombreux professionnels du marketing à travailler différemment. En vigueur depuis les 30 Glorieuses, les traditionnelles « études comportementales » se voient reléguées au rang d’antiquité. « Le Big data, c’est tout sauf des études. Avec cette technique, les actions marketing sont déclenchées immédiatement et automatiquement », lance Christophe Benavent*, enseignant en marketing à l’université Paris Ouest Nanterre-La Défense. C’est ce que fait Google lorsqu’il arrive à présenter un lien sponsorisé personnalisé en fonction d’une requête en moins d’une demi-seconde. Facebook s’emploie aussi à monétiser les milliards d’informations que brasse son réseau chaque jour, au profit des annonceurs. (@BFMBusiness).

#Entreprise

Les Français, champions de la start-up à forte croissance en Europe.La France regorge de start-up affichant de brillants taux de croissance de leur chiffre d’affaires sur les quatre dernières années. Le pays arrive loin devant ses voisins européens dans le dernier classement Fast 500 européen de Deloitte, avec quatre-vingt-quatorze entreprises au palmarès (sur cinq cents). Le Royaume-Uni n’en place que soixante-dix. Et l’Allemagne vingt-trois. Il y a deux façons de lire ces chiffres. On peut se féliciter de l’écosystème des start-up françaises, de leur dynamisme, reflété par la croissance de leur chiffre d’affaires (1300% en moyenne sur quatre ans). Ou considérer que cela témoigne aussi de la faiblesse du tissu industriel français, du manque d’entreprises de taille intermédiaire, bien plus nombreuses outre-Rhin et elles aussi porteuses d’innovations. (@FigaroTech).

Spécialiste de la digitalisation des magasins, le montpelliérain Octipas lève 2 millions d’euros. Pour réaliser la levée de fonds de 2 millions d’euros annoncée le 8 décembre, l’éditeur montpelliérain Octipas a convaincu un pool d’investisseurs comprenant les deux fonds américains Zenobi et The Bulb, un fonds scandinave, le capital-risqueur régional Soridec, ainsi que des investisseurs privés comme François Legros, ancien président de la société Genesys Conferencing à Montpellier. « Les deux fonds américains et Soridec apportent à eux trois environ 70 % du tour de table », précise à L’Usine Digitale le CEO et fondateur d’Octipas, Nicolas Passalacqua. François Legros, qui était entré au capital d’Octipas « de manière très minoritaire » lors du premier tour de 350 000 euros fin 2012, est aussi impliqué dans les fonds Zenobi et The Bulb. (@LUsineDigitale).

#FoodTech

Comment Optimiam veut optimiser son appli anti-gaspi alimentaire. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, l’équipe d’Optimiam n’économise pas son énergie. Cette start-up créée fin 2013 a mis au point une plate-forme de vente de produits alimentaires avec un double objectif : permettre aux commerçants de ne pas jeter leurs invendus de la journée, et faire profiter les consommateurs de produits frais à tarif réduit. (@LUsineDigitale).

#IntelligenceArtificielle

«  Robots et objets connectés posent la question du libre arbitre ». Philippe Camus, ex-président d’Alcatel-Lucent est « L’Invité des Echos » : « Il y a un ralentissement dans le secteur des télécoms en Europe. Alors qu’aux Etats-Unis les moyens mis sur la quatrième génération des réseaux ont été importants et que l’on va déjà vers la cinquième, il y a en Europe une faiblesse des investissements. C’est dû à la petite taille des entreprises télécoms sur le vieux continent. Il faudrait qu’elles se regroupent comme cela s’est fait aux Etats-Unis quelques années en arrière. Il faut consolider ce morcellement européen.  Même la Commission européenne, longtemps réticente, commence à voir qu’il faut aller dans ce sens. » (@LesEchos).

L’intelligence artificielle au service de la traduction automatique. Pour se rapprocher de la perfection, les outils de traduction automatique incorporent à leurs algorithmes des mécanismes de plus en plus proches de la réflexion humaine. (@FigaroTech).

#Information

Étude Ipsos : dans 75% des cas, les internautes font confiance aux « fausses informations ». L’institut Ipsos a mené, pour le compte de BuzzFeed, une étude sur la perception des fausses informations qui circulent sur Facebook. Conclusion : dans 75% des cas, les internautes sont incapables de repérer une fausse information visible dans leur fil d’actualité. Un constat malheureux, accentué par la forte visibilité de ces contenus de propagande partagés massivement sur le réseau social. Ce constat ne surprendra aucun community manager : sur Facebook, la plupart des internautes s’arrêtent aux titres. Ils cliquent rarement sur les publications, et commentent (voire partagent) souvent les articles sans les lire. Cela conduit parfois les internautes à discuter d’un sujet sans vraiment le comprendre. Ils se forgent une opinion sur un contenu sans même le consulter, et font visiblement trop confiance aux titres d’articles partagés le réseau social. Ipsos a testé plusieurs intitulés issus de fausses informations qui ont beaucoup circulé sur Facebook : la plupart du temps, les internautes pensaient qu’il s’agissait d’une information bien réelle. (@BlogModerateur).

#Internet

Archiver le web, c’est être condamné aux vides. Il n’y a pas que les grottes de Lascaux que l’on dédouble pour mettre à l’abri des morceaux du patrimoine de l’humanité. Ainsi la décision que vient de prendre Brewster Kahle, le patron d’Internet Archive, 15 jours à peine après l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, de faire une copie des ses archives au Canada. Je vous explique… Internet Archive, c’est un projet fou, lancé en 1996 et consistant à archiver Internet. Non seulement archiver les sites internet (dont on sait qu’un grand nombre ont déjà disparu depuis la création d’Internet), mais archiver les contenus qui circulent sur Internet, (comme les livres, les disques, mais ou les jeux vidéos) et, très important aussi, archiver les programmes informatiques qui permettent de lire des formats qui ne sont plus utilisés (afin que qu’on puisse consulter ces contenus une fois que leur format ont été rendu obsolète par d’autres plus modernes). Internet Archive, c’est donc notre patrimoine numérique, une partie en tout cas. (@franceculture).

11 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 11 décembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Légende image. #Chine : un organisme officiel reconnait des falsifications de données économiques (@latribune). Crédit photo : Reuters.

#Terrorrisme

Submergée par les données informatiques liées au terrorisme, la DGSI vient de signer un contrat déléguant leur traitement à une société américaine, Palantir. Cette firme a été créée en 2004 par la CIA œuvre aussi dans le traitement des données pour le compte de la NSA, du FBI et des forces armées américaines. Confirmé dans un document interne qui a fuité début 2015. Le ministère de l’Intérieur indiquait en février : « utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale ». Le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que l’un des co-fondateurs de Palantir est Peter Thiel, seul soutien notable de Donald Trump dans la Silicon Valley, désormais membre du cabinet du président élu. A lire aussi : Palantir, l’oeil caché du contre-terrorisme.

La France sous-traite aux géants du web sa communication anti-djihad. Pour être efficace, une bonne propagande de guerre se doit d’être discrète. Le contre-exemple le plus frappant à l’heure actuelle en France est celui du compte Twitter officiel @StopDjihadisme, dont nous avons montré à quel point il tombe dans la caricature, au moins sur la forme si ce n’est sur le fond. Le gouvernement en est conscient et il cherche une autre stratégie de communication pour dissuader les jeunes de s’engager dans le djihad, au risque de flirter avec des lignes éthiques discutables. Ainsi l’État a convaincu les géants sans qu’elle paraisse venir du gouvernement lui-même.américains du web comme Google, Facebook, Microsoft, Twitter ou Apple de financer une fondation de droit privé, qui aura en charge de mener la contre-propagande sur Internet, sans qu’elle paraisse venir du gouvernement lui-même. (@Numerama).

#Cybercriminalite

Les ransomwares, logiciels extorqueurs, ont explosé en 2016.  Les experts en cybersécurité avaient annoncé très tôt que 2016 serait l’année du ransomware. Leurs craintes se sont hélas vérifiées. Jamais ces logiciels extorqueurs, qui verrouillent les données d’un ordinateur et demandent une rançon à son utilisateur, n’ont été aussi nombreux et variés. Selon un rapport rendu public ce jeudi par Kaspersky Lab « 62 nouvelles familles de ransomwares sont apparues » en 2016. De son côté, McAfee Labs, la division de recherche de l’éditeur d’antivirus, donne un chiffre encore plus impressionnant : ses chercheurs ont détecté 1,3 million de nouveaux ransomwares au deuxième trimestre 2016 uniquement. « Un chiffre record jamais enregistré par McAfee depuis le début de la surveillance de cette menace », souligne Intel Security, qui s’était offert en 2010 l’éditeur pour 7,68 milliards de dollars . (@LesEchos).

#Surveillance

Comment les services de renseignement font la chasse aux employés des télécoms Parmi les cibles du Government Communications Headquarters (GCHQ), l’agence de renseignement technique britannique, ils côtoient trafiquants d’armes, leaders politiques du Moyen-Orient et chefs de groupuscules terroristes. Leur tort ? Travailler pour un opérateur de téléphonie. Plusieurs documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, Edward Snowden, confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, prouvent en effet que les employés des télécoms constituent une part significative des cibles du GCHQ. Ils permettent aussi d’éclairer d’un jour nouveau les piratages de Belgacom et de Gemalto, deux opérations d’ampleur menées notamment par les services britanniques et révélées ces trois dernières années. (@pixelsf).

#LiensVagabonds

Les vieux médias s’associent aux jeunes plateformes. A retenir cette semaine : – Comment les podcasts réinventent le journalisme musical ; – Infobésité moins forte qu’il y a 10 ans aux US ; – Les 45 meilleurs sites, blogs sur la Réalite Virtuelle ; – Pourquoi l’apprentissage profond est important ; – Netflix : 30 séries originales aujourd’hui, le double en 2017 ; – A l’ère numérique, la diplomatie internationale se joue sur WhatsApp.  (@Metamedia).

#Media

SFR souffle Discovery et NBCUniversal à Canal+. Après le sport et les news, l’opérateur se renforce dans le divertissement. Avec l’ambition de devenir l’un des acteurs majeurs de la distribution de contenus. Altice met un coup d’accélérateur pour devenir un opérateur convergent. Selon nos informations, la maison mère de SFR, vient de signer des accords exclusifs avec deux géants américains des médias, Discovery et NBCUniversal. Jusqu’à présent, la stratégie audiovisuelle de l’opérateur s’était fortement concentrée sur deux grands piliers: le sport et les news. En soufflant à Canal+ les droits de la Premier League, moyennant 120 millions d’euros pas an, puis en y agrégeant d’autres compétitions telles que le rugby anglais, SFR a pu créer un bouquet de cinq chaînes sportives. Un modèle qu’il a ensuite dupliqué à l’information autour de cinq chaînes également, dont BFMTV et i24 News. Cette fois, SFR s’apprête à enrichir son offre de divertissement. Pour cela, il mise sur deux thématiques. La découverte, d’une part, le cinéma et les séries d’autre part. Plus de 3 milliards d’euros dans les contenus. (@figaro_economie).

#Presse

Loin de la sinistrose ambiante, le secteur de la presse en ligne vit une véritable ébullition. Lancement de nouveaux titres, consolidation de modèles rentables, expériences éditoriales novatrices… Pour la septième Journée de la presse en ligne, le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne nous explique que la presse en ligne est un secteur d’avenir. (@spiil).

#Convergence

Orange intéressé par un rachat de Canal+, si la chaîne était à vendre. Orange serait intéressé pour racheter Canal+, si la chaîne cryptée était à vendre. C’est ce qu’a déclaré ce jeudi Stéphane Richard, PDG de l’opérateur télécom, en marge d’une conférence de presse, au Maroc, consacrée à sa filiale locale Meditel, rebaptisée Orange . «Si Canal+ était à vendre, c’est certain qu’Orange s’y intéresserait », a-t-il affirmé, en réponse à une question sur les hypothèses de rapprochement entre les deux groupes qui agitent le marché depuis quelques mois. « Beaucoup de raisons poussent à une alliance beaucoup plus prononcée entre Orange et Canal+ dont la forme et l’importance restent à définir », a précisé Stéphane Richard. Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, la maison-mère de Canal+, n’a cependant pas l’intention de vendre sa chaîne cryptée, dont il a revu, ces derniers mois, tout le modèle économique. (@LesEchos)

#Streaming

Netflix veut parier sur la télé-réalité en 2017. La télé-réalité ? « Un business très intéressant », d’après Ted Sarantos, responsable du contenu original chez Netflix. Il a dévoilé les ambitions de la plateforme de streaming vidéo dans le domaine lors d’une conférence de presse à New York, rapporte le site Variety. Netflix souhaite produire 20 télé-réalités en 2017. Deux intérêts : draguer un public adolescent et international. Ces programmes sont « davantage susceptibles de s’exporter à l’étranger » et de plaire à ses 86,74 millions d’abonnés dans le monde, assure Ted Sarantos. Cette annonce s’inscrit dans la stratégie récemment déployée par Netflix pour se distinguer de la concurrence : la production de contenus originaux, inexistante il y a quatre ans. En 2017, la plateforme compte débourser 6 milliards de dollars pour l’élaboration de ses propres contenus afin d’atteindre les 1.000 heures de programme – contre les 600 heures originales proposées cette année. (@latribune).

#PaiementEnLigne

Facebook fait un pas vers le paiement en ligne en Europe. Le réseau social a confirmé jeudi 8 novembre avoir reçu une licence de la Banque centrale irlandaise lui permettant de gérer des paiements entre utilisateurs. Une telle autorisation, obtenue le 24 octobre, va permettre à Facebook de proposer différentes options à ses utilisateurs européens qui existent déjà aux États-Unis, comme le don à des associations, ou le paiement entre utilisateurs au sein de Messenger, son application mobile. Cette dernière fonctionnalité est disponible depuis 2015 pour les internautes américains. Ils peuvent associer leur carte bancaire à leur compte Facebook ou Messenger, puis l’utiliser pour envoyer des sommes d’argent à un ou plusieurs contacts. (@FigaroTech).

#RealiteVirtuelle

Les leaders de la réalité virtuelle créent une association pour mieux la promouvoir. Google, HTC, Oculus, Samsung, Sony et Acer ont décidé de s’unir pour créer la Global VR Association (GVRA) qui vise à « libérer et maximiser le potentiel de la réalité virtuelle ». Le grand absent reste Valve, qui propose pourtant des jeux en réalité virtuelle pour le HTC Vive depuis sa plateforme SteamVR. À défaut de détailler précisément le fonctionnement de cet organisme à but non lucratif, les constructeurs en définissent les grandes lignes dans leur communiqué de presse : « [ Nous voulons] promouvoir le développement et l’adoption responsables de la réalité virtuelle dans le monde. Les membres de l’Association élaboreront et partageront leurs meilleures pratiques, mèneront des recherches, et unifieront la communauté internationale de la VR au fil des progrès technologiques réalisés. » (@Numerama).

#Maker

Design de partage. Un nuage d’utopie, un zeste de militantisme et une envie de partager leurs compétences, en allant plus vite et plus loin que le marché… Voilà sans doute ce qui pousse de plus en plus de jeunes diplômés à se lancer dans l’aventure du design collaboratif. Celui-là même qui a permis à Nicolas Huchet de mettre au point, avec le LabFab de Rennes, sa propre prothèse de main articulée pour 300 euros, cent fois moins que le prix du marché. « Moi, dessiner une énième chaise ne m’intéresse pas, car on a déjà de quoi s’asseoir ! », explique Léo Marius qui, à 26 ans, a conçu un « vrai » appareil photo argentique (hors objectif) avec une imprimante 3D, et a rendu ses plans téléchargeables par tous (sur Opendesk). « J’aime la cocréation, car tout le monde peut apporter sa petite brique à l’édifice », affirme ce diplômé d’un master de l’Ecole supérieure d’art et design de Saint-Etienne, en 2013. « En plus, on n’a plus besoin d’atteindre la courbe parfaite tout de suite, puisqu’on peut perfectionner l’objet au fil du temps et des besoins. » (@LeMonde).

Rien n’arrêtera le mouvement Maker. Depuis cinq ans, personne n’a pu passer à côté du phénomène Maker , popularisé notamment par le best-seller du même nom de Chris Anderson, l’ex-rédacteur en chef du magazine « Wired ». Alors que l’on dénombre dans le monde plus de 500 Fab Labs (ces ateliers ouverts au public où sont mis à disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines à commande numérique semi-industrielles) et que leur nombre double tous les dix-huit mois environ, le cabinet américain Gartner anticipe, lui, la vente de 5,9 millions d’imprimantes 3D en 2019. Les industriels ne sont pas en reste puisque des entreprises comme Renault ou Air Liquide se sont dotées de « makerspaces » internes pour doper leur capacité d’innovation. A lire aussi : Le mouvement maker est-il de droite ou de gauche ?  (@UsbeketRica).