20 Nov

Régions.news #450 – Edition du vendredi 20 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#450 en version pdf

 Légende image. Une fresque murale de l’artiste danois Telmo Miel sur un immeuble de Versailles, le 4 novembre. Les vingt-deux bâtiments du quartier Bernard de Jussieu à Versailles, font l’objet d’une vaste réhabilitation. L’opération de rénovation énergétique se double d’un programme artistique ambitieux avec la réalisation de monumentales fresques murales. « C’est le premier quartier d’habitation que nous investissons de la sorte. Il s’agit d’amener l’art au coeur de la ville », déclare Jonas Ramuz, fondateur de Quai 36. (Photo : Stéphane de Sakutin / Afp)

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV].

 ► Benjamin de Molliens est co-fondateur de Plastic Odyssée, projet visant à mesurer les effets du confinement sur les microplastiques en mer. Il s’est lancé dans ces jours de confinement dans un nouveau défi : #nettoietonkm. « Que peut-on faire durant une heure de sortie, dans le rayon d’un km qui nous est imparti, explique-t-il. Et bien ramasser les déchets en invitant tout le monde à le faire. » Une fois fait, vous prenez une photo de vous avec votre butin, et vous la postez sur votre réseau. « Ensuite vous nommez dans votre post trois personnes de votre entourage ou pas, qui doivent relever le défi à leur tour, rajoute Benjamin. C’est comme cela que c’est devenu viral. »

 ► « On a vu l’évolution de nos conditions de travail, au fil du temps, avec les plateformes de livraison. C’est difficile de se projeter. On a un cadre qui change tous les 6 mois. Par exemple, depuis l’arrivée de Deliveroo à Rennes en 2016, la rémunération a changé quatre fois. Depuis 2019, on devient clairement perdants, on évalue à -35 % la baisse de nos rémunérations », explique Hugo, livreur à vélo depuis 2017 à Rennes. En juin 2020, il se regroupe avec une dizaine d’autres livreurs, tous des habitués des plateformes traditionnelles. Ils montent leur association, Les coursiers rennais, pour « favoriser la représentation des indépendants et leur mise en relation avec les acteurs locaux. ». Ils vont bientôt s’associer à un groupement de restaurateurs qui proposent déjà le click and collect appelé tonrestoalamaison.

 ► De plus en plus de villes créent leur propre plateforme de e-commerce pour sauver des magasins locaux gravement touchés par la crise du Covid-19. Ces plateformes facilitent le « click and collect » ou la livraison à domicile. Toulouse, Nancy, Tours, Ales ou Nantes se sont déjà lancées. Ainsi l’application mobile « Tout Toulouse » proposera dès décembre les produits de 300 magasins de la Ville. Tous les négoces locaux pourront s’y inscrire par la suite. Le projet est à l’initiative de la Fédération des commerçants, artisans et professionnels toulousains. Son président explique sur le site Actu Toulouse que « le but est de permettre des transactions directes entre commerçants et clients, sans intermédiaire ni commission ». Soutenu à hauteur de 660 000 euros par la métropole toulousaine sur une durée de 4 ans, le projet s’accompagne d’une aide à digitaliser les boutiques, nombre d’entre elles n’ayant pas de site internet.

Légende image. Cahors (Lot) et le pont médiéval Valentré (Photo : Nick Dimmock, on Flickr)

#Ville

► Le groupe de réflexion sur la ville « La Fabrique de la Cité » organise en ligne les 25 et 26 novembre 2020 la première édition des Rencontres des villes moyennes à l’occasion de laquelle les résultats d’un sondage exclusif sur « Les Français et les villes moyennes »: quelles sont les représentations des Français des villes moyennes ? Pourquoi souhaitent-ils y habiter, ou au contraire, les quitter ? Une série de portraits de villes moyennes vont être publiés. le premier d’entre eux porte sur la ville de Lens (Hauts-de-France). Riche de son histoire et de l’envie de ses acteurs de jouer un rôle dans les transformations en cours, il s’agit aujourd’hui pour Lens de mettre le passé à la bonne distance pour dessiner le futur.

#Architecture

 ► L’architecte Maud Caubet fait partie de ceux qui dessinent le futur Grand Paris. Sa ville idéale doit être adaptable, inspirée du vivant, et résiliente face aux crises. « La ville de demain sera plus primitive, plus simple. On fera moins une architecture de diva, on reviendra à des fondamentaux, des matériaux comme la terre crue, le bois, le béton bas carbone, explique-t-elle. Oui les villes se densifient, mais ce n’est pas un moindre mal, il faut éviter l’étalement des mégapoles vers les campagnes. La densité peut être un sujet extrêmement intéressant […], il faut prendre cette contrainte forte et essayer d’en tirer le plus parti. ». En 2017, l’architecte remporte deux sites de l’appel à projets Inventons la Métropole du Grand Paris : les Lumières Pleyel à Saint-Denis, et le Marché à la ferraille à Bagnolet. Elle a conçu le projet « Origine » à Nanterre La Défense prévu pour 2021.

#Transport

 ► A Montréal (Canada), « la pandémie a été comme une perturbation qui a facilité et même accéléré les changements. On a vu cet été que davantage de place a été faite aux piétons et aux pistes cyclables. Ce fut plus rapide. Les gens ont compris qu’il était important de rester actif et d’avoir accès aux espaces verts, explique Ursula Eicker, titulaire de la Chaire sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes de l’Université Concordia à Montréal. Avant la pandémie, je voyageais tout le temps à travers le monde. Maintenant, on fait nos réunions virtuellement et on se rend compte qu’on n’a pas besoin de se déplacer pour faire ça. Tout le monde en a fait l’expérience. »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► TikTok obtient un sursis avec les élections américaines. À retenir cette semaine : – « Nous voulons nous appuyer sur des narrations immersives fortes » (Jeanne Marchalot – France Télévisions) ; – Publication du rapport du Forum sur l’information et la démocratie ; – Arte lance « History Catchers », une websérie historique documentaire (en collaboration avec l’INA) ; – Une application permet de visualiser l’impact du réchauffement climatique sur votre ville en 2100 ; – Coronavirus : Le tourisme en réalité virtuelle est-il sur le point de décoller ? ; – Emmaüs Connect lance la 1ère plateforme solidaire destinée à recueillir les dons de matériel usagé des entreprises.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

16 Nov

ReVue d’actu de 11h11 du 16 au 22 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Ville

► Le groupe de réflexion sur la ville « La Fabrique de la Cité » organise en ligne les 25 et 26 novembre 2020 la première édition des Rencontres des villes moyennes à l’occasion de laquelle les résultats d’un sondage exclusif sur « Les Français et les villes moyennes »: quelles sont les représentations des Français des villes moyennes ? Pourquoi souhaitent-ils y habiter, ou au contraire, les quitter ? Une série de portraits de villes moyennes vont être publiés. le premier d’entre eux porte sur la ville de Lens (Hauts-de-France). Riche de son histoire et de l’envie de ses acteurs de jouer un rôle dans les transformations en cours, il s’agit aujourd’hui pour Lens de mettre le passé à la bonne distance pour dessiner le futur.

#Architecture

► L’architecte Maud Caubet fait partie de ceux qui dessinent le futur Grand Paris. Sa ville idéale doit être adaptable, inspirée du vivant, et résiliente face aux crises. « La ville de demain sera plus primitive, plus simple. On fera moins une architecture de diva, on reviendra à des fondamentaux, des matériaux comme la terre crue, le bois, le béton bas carbone, explique-t-elle. Oui les villes se densifient, mais ce n’est pas un moindre mal, il faut éviter l’étalement des mégapoles vers les campagnes. La densité peut être un sujet extrêmement intéressant […], il faut prendre cette contrainte forte et essayer d’en tirer le plus parti. ». En 2017, l’architecte remporte deux sites de l’appel à projets Inventons la Métropole du Grand Paris : les Lumières Pleyel à Saint-Denis, et le Marché à la ferraille à Bagnolet. Elle a conçu le projet « Origine » à Nanterre La Défense prévu pour 2021. @wedemain

#Commerce

► De plus en plus de villes créent leur propre plateforme de e-commerce pour sauver des magasins locaux gravement touchés par la crise du Covid-19. Ces plateformes facilitent le « click and collect » ou la livraison à domicile. Toulouse, Nancy, Tours, Ales  ou Nantes se sont déjà lancées. Ainsi l’application mobile « Tout Toulouse » proposera dès décembre les produits de 300 magasins de la Ville. Tous les négoces locaux pourront s’y inscrire par la suite. Le projet est à l’initiative de la Fédération des commerçants, artisans et professionnels toulousains. Son président explique sur le site Actu Toulouse que « le but est de permettre des transactions directes entre commerçants et clients, sans intermédiaire ni commission ». Soutenu à hauteur de 660 000 euros par la métropole toulousaine sur une durée de 4 ans, le projet s’accompagne d’une aide à digitaliser les boutiques, nombre d’entre elles n’ayant pas de site internet. @wedemain.

#Livraison

► « On a vu l’évolution de nos conditions de travail, au fil du temps, avec les plateformes de livraison. C’est difficile de se projeter. On a un cadre qui change tous les 6 mois. Par exemple, depuis l’arrivée de Deliveroo à Rennes en 2016, la rémunération a changé quatre fois. Depuis 2019, on devient clairement perdants, on évalue à -35 % la baisse de nos rémunérations », explique Hugo est livreur à vélo depuis 2017 à Rennes.  En juin 2020, il se regroupe avec une dizaine d’autres livreurs, tous des habitués des plateformes traditionnelles. Ils montent leur association, Les coursiers rennais, pour « favoriser la représentation des indépendants et leur mise en relation avec les acteurs locaux. ». Ils vont bientôt s’associer à un groupement de restaurateurs qui proposent déjà le click and collect appelé tonrestoalamaison. @franceinfo

#Transport

► A Montréal (Canada), « la pandémie a été comme une perturbation qui a facilité et même accéléré les changements. On a vu cet été que davantage de place a été faite aux piétons et aux pistes cyclables. Ce fut plus rapide. Les gens ont compris qu’il était important de rester actif et d’avoir accès aux espaces verts, explique Ursula Eicker, titulaire de la Chaire sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes de l’Université Concordia à Montréal. Avant la pandémie, je voyageais tout le temps à travers le monde. Maintenant, on fait nos réunions virtuellement et on se rend compte qu’on n’a pas besoin de se déplacer pour faire ça. Tout le monde en a fait l’expérience. » @LeDevoir. A lire Ursula Eicker : « Il n’existe pas encore de villes intelligentes », publié le 2 octobre 2019 sur le site @lemondefr.

► L’intelligence artificielle pour assurer la sécurité sur le réseau RATP. Un nouveau type de caméra est testé dans trois bus de la ligne 170 reliant la porte des Lilas à Saint-Denis – sur le « podium » des lignes enregistrant le plus d’actes de délinquance – a pour spécificité de transmettre en temps réel les images de surveillance au PC sécurité. Les agents présents peuvent ainsi moduler les interventions en fonction des difficultés rencontrées. Envoyer ici une équipe réduite pour intervenir sur des incivilités ou au contraire, étoffer la réponse lorsque la situation semble plus difficilement contrôlable. La RATP espère à terme pouvoir s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour affiner ce dispositif de vidéosurveillance. @20minutes.

#Energie

► L’hydrogène, qu’est-ce que c’est ?. L’hydrogène, c’est presque la nouvelle star de l’écologie. Il s’agit d’un gaz inodore, très inflammable, mais très prometteur. D’abord, parce que c’est un combustible vert : quand on le brûle, il n’émet pas de CO2. En 2020, on voit déjà des voitures et des bus à hydrogène dans certaines villes. Le problème, c’est que l’on utilise surtout des hydrocarbures pour le produire. Par exemple, le gaz naturel : grâce à une réaction chimique, on sépare l’hydrogène du carbone, qui est rejeté dans l’atmosphère et pollue. Pour rendre la démarche écologique, il existe une technique : l’électrolyse de l’eau. L’électricité, en passant dans l’eau, permet de produire de l’hydrogène, qui est stockée dans des cuves puis réutilisée comme source d’énergie quand on le souhaite. L’hydrogène sert donc d’intermédiaire. Il est très utile pour stocker l’électricité des énergies renouvelables par exemple, qui ne produisent pas à la demande. Dans ce cas, l’électricité utilisée n’est pas issue des hydrocarbures et le procédé n’émet pas de CO2 : on obtient un cercle vertueux. @franceinfo.

► Des éoliennes jugées trop mortifères attaquées en justice. Adeptes de la transition énergétique, les associations écologistes assurent n’avoir rien contre le secteur éolien en général. Pourtant, France Nature environnement (FNE) Midi-Pyrénées et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ont décidé de porter plainte contre l’exploitant des parcs de Garrigade et de Puech d’Al Lun, situés sur la commune d’Assac, dans le Tarn. Des études ont montré une forte mortalité de rapaces et de chauve-souris ces dernières années dans ces parcs éoliens. @20minutes

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► TikTok obtient un sursis avec les élections américaines. À retenir cette semaine : – « Nous voulons nous appuyer sur des narrations immersives fortes » (Jeanne Marchalot – France Télévisions) ; – Publication du rapport du Forum sur l’information et la démocratie ; – Arte lance « History Catchers », une websérie historique documentaire (en collaboration avec l’INA) ; – Une application permet de visualiser l’impact du réchauffement climatique sur votre ville en 2100 ; – Coronavirus : Le tourisme en réalité virtuelle est-il sur le point de décoller ? ; – Emmaüs Connect lance la 1ère plateforme solidaire destinée à recueillir les dons de matériel usagé des entreprises.

#Santé

► « L’écran, d’un point de vue émotionnel, est un outil extrêmement fatigant. Avec un écran on ne ressent plus ou peu la régulation des émotions que provoque une discussion en face-à-face. Notre monde pourtant est un monde émotionnel et ces émotions sont essentielles dans notre bon développement. Il permet de limiter la casse et de communiquer malgré tout, ce qui est une bonne chose. Mais il rompt la musique des mots. Lorsque vous discutez avec quelqu’un vous lui donnez de nombreuses indications auditives et visuelles. Le fait de baisser le son de sa voix à la fin d’une phrase, par exemple, indique que l’on passe la parole à l’autre. Une subtilité qui ne se perçoit pas forcément par écran. Il existe de nombreux mécanismes physiologiques de la conversation qui ne peuvent exister que dans la relation physique », neurologue et psychanalyste Boris Cyrulnik, neurologue et psychanalyste, dans un entretien publié sur le site @20minutes

#Culture

► Les 22 bâtiments du quartier Bernard de Jussieu à Versailles, font l’objet d’une vaste réhabilitation. L’opération de rénovation énergétique se double d’un programme artistique ambitieux avec la réalisation de monumentales fresques murales. « C’est le premier quartier d’habitation que nous investissons de la sorte. Il s’agit d’amener l’art au coeur de la ville », déclare Jonas Ramuz, fondateur de Quai 36. Pour l’occasion, neuf artistes ont été sélectionnés, notamment Eron, Telmo Miel, Waone, Aryz, Jade Rivera ou encore Mona Caron.

#Social

► Thouars, dans le Nord des Deux-Sèvres, concentre un niveau de pauvreté encore élevé (17%) que la récente crise de Covid-19 est venue exacerber. Pourtant, le territoire dispose d’un réel dynamisme économique : un bassin économique de près de 10.000 emplois, un taux de chômage dans le Thouarsais de 7%. Voici une série intitulée « Les invisibles » en 4 épisodes et publiée sur le site 30 France 3 Nouvelle Aquitaine : #1 : À la suite d’une perte d’emploi et d’une expulsion, il a dormi dans sa voiture pendant un an avant de trouver un logement d’urgence ; #2 : La précarité augmente en raison de la crise sanitaire. Si les données de la pauvreté à Thouars pour l’année 2020 ne sont pas encore toutes connues, des premiers chiffres existent qui laissent augurer d’un accroissement de la pauvreté en raison de la crise sanitaire. #3 : Former aux emplois à pourvoir, c’est le rôle de la Maison de l’emploi et de la formation de Thouars. La Maison de l’emploi et de la formation (MEF) est l’un des acteurs de terrain à Thouars. Nous avons rencontré Isabelle Bernier, sa directrice ; #4 : Avec la Covid, des précaires plus nombreux. Avec le confinement, les associations d’aide aux plus démunis ont été très sollicitées. Elles sont les premières à avoir constaté les effets de la crise sanitaire sur les plus modestes. Nous nous sommes rendus à Thouars où 17% des habitants vivaient déjà en dessous du seuil de pauvreté. @franceinfo

#Covid19

► Nantes : une Convention Citoyenne pour tirer collectivement les enseignements de la crise sanitaire. Inutile de se voiler la face, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 que nous traversons depuis le début de l’année 2020, laissera des traces indélébiles dans la société. Pour la ville et le territoire métropolitain de Nantes (44), cette crise aura nécessairement des conséquences sur les décisions et choix pour les gestionnaires des deux collectivités élus en juin, lesquels souhaitent en tirer collectivement les enseignements. « Cet éclairage est essentiel pour comprendre et agir au mieux pour toutes et tous, car l’idée est de saisir, aussi, ce que la crise les amène à réévaluer dans leur quotidien : leurs priorités ont-elles changé ? Des changements profonds sont-ils en train d’advenir ? », explique Johanna Rolland, maire de Nantes. @villeintelmag.

13 Nov

Régions.news #449 – Edition du vendredi 13 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#449 en version pdf

Légende image. Marcher sur l’eau, pendant la traversée du lac des Vaches au-dessus de Pralognan (Savoie). La route du sel, itinéraire historique à travers la Vanoise passe bien par la montagne. Le sel de Moutiers a longtemps été d’une grande valeur, et il transitait par des chemins escarpés d’une vallée à l’autre. Ici, ce chemin, emprunté pendant des siècles par des caravanes de marchands, a été entouré de murs en pierre, pour canaliser les mulets afin d’éviter d’éventuels broutages intempestifs sur les parcelles voisines. Au cœur de la Vanoise, se tient le plus haut sommet de Savoie : « la Grande Casse » et ses 3 855 m. (Photo : FTV).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Continuer à vendre ou mourir, tel est le slogan des commerces de proximité dont l’activité n’est pas considérée comme essentielle et qui ont dû baisser le rideau pendant ce second confinement, avec à la clef un risque financier. Le « Click and Collect », est une solution pour maintenir l’activité commerciale pendant le confinement. Des places de marché en ligne comme Cdiscount ou Rakuten ont annoncé ouvrir leurs plateformes aux petits commerçants. La Poste s’y met également avec « MaVilleMonShopping ». Un procédé d’autant plus opportun qu’il est rendu possible par le ministère de l’Économie qui a prévu de débloquer 100 millions d’euros du plan de relance pour aider les entreprises à digitaliser leur commerce. À lire : Comment mettre en place un service de « click and collect »

 ► Pour faire du « click and collect » le problème numéro un, c’est le « click ». Un professionnel sur trois est présent sur Internet et seulement un sur cinq dans le secteur de l’habillement. « Je n’ai pas de site Internet, et je refuse parce que ma priorité, c’est d’avoir des personnes dans mon magasin en physique et de leur donner des conseils personnalisés, explique une commerçante de vêtements à Chartres. Si on a un site Internet, quel est l’intérêt d’être en centre-ville, de payer un loyer et d’avoir du personnel ». « Mettre un site internet en place, c’est quasiment ouvrir une deuxième boutique », affirme Pierre Lehmann, président de Vitrines de France (Fédération Nationale des Centres-Villes). Le numérique est-il la solution pour les commerces de centre-ville ?

► Revue de liens : • A Fougères, en Ille-et-Vilaine, des élèves de bac pro vente forment les commerçants de la ville au commerce digital ; • Pendant le confinement, la ville de Caen finance un site d’achat et de livraison en ligne pour ses commerçants indépendants ; • Avec Shop in Limoges, qui se veut être un supermarché virtuel, une cinquantaine de commerces ont été mis à portée de clic ; • Les bibliothèques de Bordeaux lancent un click and collect pendant le confinement ; • À Poitiers, le restaurant universitaire se met au click and collect pour aider les étudiants ; • Quand Internet est appelé à sauver le petit commerce ; • Le « Collect sans Click » de certains hypermarchés dans l’Ain grâce à un flou du décret confinement ou comment commander sans smartphone ou sans ordinateur.

Légende image. À la sortie de Québec (Canada), sur le Saint-Laurent. (Photo : Chao Photography / Getty). Marie-Hélène Parizeau, professeure de philosophie à l’Université Laval au Canada, nous propose de la suivre dans un texte-balade à travers la nature. Texte diffusé sur France Culture. Extrait : « D’autres pistes cyclables m’ont menée à des fermes d’élevage de porcs, de poulets et de vaches. Les vaches couchées ou debout, souvent en groupe, sont placides mais curieuses ; elles regardent les vélos défiler. Savent-elles distinguer les trois grandes catégories de cyclistes ? Il y a ceux qui, sur leur vélo de course, enfilent les kilomètres à toute vitesse sans prêter attention au paysage, ils ne font que passer, – ils sont jeunes et pleins d’énergie ou alors dans la cinquantaine et veulent se prouver qu’ils sont encore jeunes. Viennent ensuite la catégorie des familles, celles-ci s’arrêtent immanquablement pour que les enfants parlent aux vaches à défaut de les toucher. La dernière catégorie regroupe les joyeux retraités qui bavardent, prennent le temps de saluer les vaches et de repartir pleins d’entrain en pédalant sur leur vélo électrique. »

#Ville

► Quitter les grandes villes pour aller s’installer à la campagne, telle est l’idée qui aurait traversé, avec plus ou moins d’insistance, l’esprit de nombreux citadins durant le premier confinement. « Il y a une envie de vivre autrement, de vivre ailleurs et de vivre hors du béton-bitume, encore plus », affirme Armelle Oger, journaliste à We Demain. Le catalyseur numéro 1, c’est bien sûr le télétravail ». Ce phénomène touche surtout « des trentenaires qui ne veulent pas perdre leur vie à la gagner et sont en quête de sens », ajoute la journaliste.

#Energie

► « En 2025, les énergies renouvelables devraient devenir la première source de production d’électricité au monde, mettant fin aux cinq décennies de production du charbon en tant que principal fournisseur, explique Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). À cet horizon, les énergies renouvelables pourraient fournir un tiers de l’électricité mondiale. Et leur capacité totale sera deux fois supérieure à la capacité totale de la Chine aujourd’hui ».

#Réseaux_Numérique

► Un accord signé en 2018, le « New Deal Mobile » impose aux opérateurs d’équiper en 4G, au 31 décembre 2020, 75% de leurs sites mobiles existants situés en zones blanches (territoires non couverts par les réseaux mobiles de dernières générations). « Les opérateurs sont tous mobilisés pour atteindre cet objectif. Il a certes été ralenti pendant la crise sanitaire mondiale mais les opérateurs et leurs techniciens ont continué, dans la mesure du possible, à déployer notamment durant le premier confinement », a souligné la Fédération française des télécoms dans un communiqué.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

Censure, fact-checking et “magic walls” pour cette semaine électorale américaine. À retenir cette semaine : – Covid-19 et deuxième Confinement – Selon les data d’Apple et Google, les déplacements sont plus nombreux durant le deuxième confinement. Alors que la plupart des commerces sont fermés, France Digitale propose un kit pour aider ceux qui le souhaitent à se mettre au e-commerce. Les initiatives locales dans ce domaine se multiplient et Amazon reste fortement critiqué ; – En Belgique, les librairies classées “commerces essentiels ; – Travailler avec les robots dans un monde post-pandémique ; – L’IA et le changement climatique : La promesse, les risques et les moyens d’action ; – Une caméra IA confond la tête chauve d’un arbitre au ballon et le suit tout au long d’un match de football.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

09 Nov

ReVue d’actu de 11h11 du 9 au 15 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Energie

► « En 2025, les énergies renouvelables devraient devenir la première source de production d’électricité au monde, mettant fin aux cinq décennies de production du charbon en tant que principal fournisseur, explique Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE (Agence internationale de l’énergie). À cet horizon, les énergies renouvelables pourraient fournir un tiers de l’électricité mondiale. Et leur capacité totale sera deux fois supérieure à la capacité totale de la Chine aujourd’hui ».  @Le_Figaro

#Fracture_Numérique

► Un accord signé en 2018, le « New Deal Mobile » impose aux opérateurs d’équiper en 4G, au 31 décembre 2020, 75% de leurs sites mobiles existants situés en zones blanches (territoires non couverts par les réseaux mobiles de dernières générations). « Les opérateurs sont tous mobilisés pour atteindre cet objectif. Il a certes été ralenti pendant la crise sanitaire mondiale mais les opérateurs et leurs techniciens ont continué, dans la mesure du possible, à déployer notamment durant le premier confinement », a souligné la Fédération française des télécoms dans un communiqué. @franceinfo

#Culture

xMarie-Hélène Parizeau, professeure de philosophie à l’Université Laval au Canada, nous propose de la suivre dans un texte-balade à travers la nature. Texte diffusé sur France CultureExtrait : « Nous voilà traversant par une large passerelle l’autoroute 20 qui d’un côté se dirige vers Montréal l’urbaine, de l’autre vers Rivière-du loup sur l’embouchure du fleuve St-Laurent (…)  D’autres pistes cyclables m’ont menée à des fermes d’élevage de porcs, de poulets et de vaches.  Les vaches couchées ou debout, souvent en groupe, sont placides mais curieuses ; elles regardent les vélos défiler. Savent-elles distinguer les trois grandes catégories de cyclistes ? Il y a ceux qui, sur leur vélo de course, enfilent les kilomètres à toute vitesse sans prêter attention au paysage, ils ne font que passer, – ils sont jeunes et pleins d’énergie ou alors dans la cinquantaine et veulent se prouver qu’ils sont encore jeunes. Viennent ensuite la catégorie des familles, celles-ci s’arrêtent immanquablement pour que les enfants parlent aux vaches à défaut de les toucher. La dernière catégorie regroupe les joyeux retraités qui bavardent, prennent le temps de saluer les vaches et de repartir pleins d’entrain en pédalant sur leur vélo électrique. » Légende image : À la sortie de Québec, sur le Saint-Laurent. (Photo : Chao Photography / Getty).

 

 

 

06 Nov

Régions.news #448 – Edition du vendredi 6 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#448 en version pdf

 Légende image. Le Lovot, est le dernier-né des robot pets, ces animaux de compagnie artificiels que le Japon a commencé à développer dès la fin des années 1990 : En pleine crise sanitaire, à l’heure où les interactions sociales et les contacts avec l’extérieur se réduisent, plusieurs entreprises japonaises mettent en avant des technologies de pointe pour prendre soin de la santé physique et mentale de la population et surtout les seniors. Au Japon, plus d’un citoyen sur quatre a plus de 65 ans. « Avec la crise sanitaire, les gens ont réalisé qu’il est plus difficile de socialiser, et que communiquer avec le Lovot et en prendre soin pouvait contribuer à leur bonne santé mentale », confie Kaname Hayashi, directeur de la société Lovot. (Photo: Groove X)

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Créé aux États-Unis pour décontaminer les surfaces des blocs opératoires, Lightstrike est utilisé pour désinfecter le réfectoire d’un collège de l’Eure. Il est utilisé deux fois par semaine, en l’absence des élèves, dans un collège de l’Eure. Équipé d’une lampe UV qui fonctionne grâce à la lumière pulsée, le robot flashe la salle du réfectoire 67 fois par seconde. Lightstrike fonctionnerait donc mieux qu’une désinfection par produits chimiques qui ne seraient efficaces qu’à 60%. Ces rayons UV neutralisent tous les virus sur une surface de 9 m² en l’espace de 2 minutes. Financé par le département de l’Eure, le robot coûte 1 200 euros chaque jour d’utilisation.

 ► L’ère du « Click and collect » en Bretagne. Avec le reconfinement, les librairies ont été obligées de fermer. Nombreuses d’entre elles ont mis en place le service « click and collect ». Le principe est simple : il s’agit de commander sur Internet et d’aller chercher sa commande sur rendez-vous. Ainsi le magazine professionnel « Livres Hebdo » a réalisé une carte qui permet de connaitre ces librairies connectées dans l’ensemble de la France. Une librairie de quartier en ligne, c’est le concept de « Librairies.com ». L’ambiance cosy et chaleureuse des librairies est absente certes, mais grâce à ce site, il est possible de commander des livres neufs et des livres numériques. Les libraires donnent leurs conseils sur de nombreux ouvrages. C’est également le principe des sites La place des libraires, Librairies indépendantes et Les Libraires qui permettent de commander un livre et de se le faire livrer. Sur la plateforme morbihannaise « Livreenpoche.com », 300.000 livres de poche d’occasion et dvd attendent de trouver preneurs.

► Déjà opérationnelle, celle qui pourrait devenir la plus grande ferme verticale d’Europe, selon ses concepteurs, s’est installée à Château-Thierry, dans l’Aisne. À la pointe de la technologie, elle produit déjà 50 000 plantes et promet d’en livrer 100 tonnes dans toute la France, en 2021. Théorisée en 1999 par le microbiologiste Dickson Despommier, professeur à l’université de New York, elle se veut être une solution crédible pour répondre aux exigences de l’alimentation urbaine. En 2050, l’humanité devrait compter plus de 9 milliards d’individus, dont les deux tiers vivront en ville. L’agriculture ou ferme verticale consiste en la superposition de niveaux de cultures dans un bâtiment et permet ainsi un gain d’espace considérable et une production accrue. Pour ce faire, les fermes utilisent des systèmes productifs sophistiqués afin de contrôler et de maîtriser l’ensemble des paramètres de culture. La première ferme verticale est née à Singapour en 2012.

Légende image. Une vue de Niort depuis la Sèvre Niortaise (Photo : Dynamosquito/CC)

#Ville

► Les villes moyennes sont volontiers analysées à travers le prisme de leurs dynamiques démographiques. Deux discours se font concurrence : l’un privilégiant la thèse du déclin des villes moyennes, perdant prétendument leurs habitants au profit des métropoles ; l’autre soulignant au contraire le rebond qu’elles sont appelées à connaître, notamment depuis la crise liée au coronavirus, compte tenu de la qualité de vie et des relations sociales plus profondes et apaisées qu’elles sont censées offrir. Ces deux discours ne sont ni vrais, ni faux : ils recouvrent des réalités territoriales très diverses et des réponses qui le sont tout autant. Un détour par d’autres pays que la France permet de souligner la spécificité française du traitement de la thématique des villes moyennes. Lire l’article « Le rebond des villes moyennes, une réalité ? Une perspective européenne sur les trajectoires des villes moyennes » sur le site de la Fabrique de la Cité.

► En 2050, on prévoit que 80% de la population mondiale vivra dans les villes. Il est donc urgent de repenser le modèle de développement urbain qui s’est développé ces dernières années notamment autour de la voiture, notamment les zones commerciales et pavillonnaires en périphérie, reliées par des voies rapides. Or, ce modèle consommateur d’espace, notamment agricole, augmente les déplacements. Densifier pour limiter l’étalement urbain, c’est essentiel pour Cécile de Maisonneuve, présidente de la Fabrique de la Cité : « Pour réussir à contenir l’étalement urbain, il faut réconcilier les Français avec la densité. En effet, ce n’est pas forcément la ville moche, la ville détestable. Par exemple, Paris est l’une des villes les plus denses au monde, et pourtant, c’est l’une des plus agréables à vivre. ». Pour Michèle Pappalardo, ancienne présidente, la ville idéale se résume en quatre mots qui commencent tous par la lettre S. « Ce sont d’abord des services comme les activités culturelles, la santé – la qualité de l’air, le bruit – la sécurité, surtout par rapport aux changements climatiques et le dernier S, c’est la sobriété, en consommation d’espace pour accueillir toutes sortes de populations. »

► Certaines petites communes redynamisent leur centre-ville pour attirer les urbains qui envisagent de se mettre au vert. C’est l’un des objectifs de l’opération Action cœur de ville dont bénéficie Carpentras (Vaucluse). Rémy Merci s’est lancé un défi il y a trois ans : quitter Paris pour ouvrir sa fromagerie à Carpentras. Il a failli refuser l’offre en découvrant les photos de l’établissement sur Internet. Le centre-ville n’avait pas encore été rénové. Près de son commerce, on trouvait des places de parking et des voitures, il y a quelques années. Aujourd’hui, le piéton est roi. « C’était en très mauvais état. Avant, c’était à l’abandon, les pieds de commerce n’existaient pas. Aujourd’hui, il y a des commerces qui se sont installés tout seul », se réjouit le maire de Carpentras,

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les plateformes de SVOD financeront la création française. À retenir cette semaine : – Pourquoi la diversité dans les rédactions est nécessaire pour une couverture efficace de l’actualité ; – L’OMS s’associe à Wikipedia pour combattre la désinformation sur le Covid-19 ; – Covid-19 : le « modèle emmental » montre aussi pourquoi la désinformation est si grave ; – Jusqu’où peuvent aller les journalistes sur les réseaux sociaux ; – Brut devient le premier média social en Europe ; – Les neuf tendances technologiques qui vont se développer en 2021.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

04 Nov

Régions.news #453 – Edition du vendredi 11 décembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#453 en version pdf

 

02 Nov

ReVue d’actu de 11h11 du 2 au 8 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Culture

► La route du sel, itinéraire historique à travers la Vanoise passe bien par la montagne ! Le sel de Moutiers a longtemps été d’une grande valeur, et il transitait par des chemins escarpés d’une vallée à l’autre. Ici, ce chemin, emprunté pendant des siècles par des caravanes de marchands, a été entouré de murs en pierre, pour canaliser les mulets afin d’éviter d’éventuels broutages intempestifs sur les parcelles voisines. Au cœur de la Vanoise, se tient le plus haut sommet de Savoie : « la Grande Casse » et ses 3 855 m. Revoir l’émission du 1er novembre 2020 de Chroniques d’en Haut, diffusée sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. @franceinfo.  (Photo : FTV). Légende image. Marcher sur l’eau, pendant la traversée du lac des Vaches au-dessus de Pralognan (Savoie).

#Territoire

► Les mouvements de redistribution des populations vers des banlieues périurbaines est ce qu’Eric Verdeil, professeur de géographie et d’études urbaines à l’école urbaine de Sciences Po, et auteur de l’Atlas des mondes urbains  (Les Presses de Sciences Po, à paraître), nomme « l’extension de l’urbain »« Il s’agit d’un mouvement d’intégration de la population dans une logique urbaine. Même les zones que l’on considère comme rurales sont intégrées dans un mode de vie urbain », décrypte-t-il. Ainsi, ces salariés qui vivent à 70 kilomètres d’une ville-centre, mais font des allers-retours pour leur travail. « Ce mouvement risque de s’accentuer avec le Covid et le développement du travail à distance, pronostique-t-il. Les zones rurales vont être habitées par des gens qui télétravaillent, ce qui va sans doute continuer à gonfler ces zones lointaines. » On assisterait alors à une reprise démographique des campagnes, « mais avec un mode de vie urbain ». « En France, c’est possible, car les infrastructures sont de très bonne qualité, poursuit M. Verdeil. Il y a Internet, et on n’est jamais loin d’une ligne TGV, d’une autoroute qui conduit à une métropole. » Lire l’article Les Français vivent de plus en plus dans les zones urbaines ; les périphéries attirent davantage sur le site du @lemondefr

#Commerce

► L’ère du « Click and collect » en Bretagne. Avec le reconfinement, les librairies ont été obligées de fermer. Nombreuses d’entre elles ont mis en place le service « click and collect ». Le principe est simple : il s’agit de commander sur Internet et d’aller chercher sa commande sur rendez-vous. Ainsi le magazine professionnel « Livres Hebdo » a réalisé une carte qui permet de connaitre ces libraires connectées dans l’ensemble de la France. Une librairie de quartier… en ligne, c’est le concept de « Librairies.com ». L’ambiance cosy et chaleureuse des librairies est absente certes, mais grâce à ce site, il est possible de commander des livres neufs et des livres numériques. Les libraires donnent leurs conseils sur de nombreux ouvrages. C’est également le principe des sites La place des libraires, Librairies indépendantes et Les Libraires qui permettent de commander un livre et de se le faire livrer… sans passer par Amazon. Sur la plateforme morbihannaise « Livreenpoche.com », 300.000 livres de poche d’occasion et dvd attendent de trouver preneurs.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les plateformes de SVOD financeront la création française. À retenir cette semaine : – Pourquoi la diversité dans les rédactions est nécessaire pour une couverture efficace de l’actualité ; – L’OMS s’associe à Wikipedia pour combattre la désinformation sur le Covid-19 ; – Covid-19 : le « modèle emmental » montre aussi pourquoi la désinformation est si grave ; – Jusqu’où peuvent aller les journalistes sur les réseaux sociaux ; – Brut devient le premier média social en Europe ; – Les neuf tendances technologiques qui vont se développer en 2021.

#Robotique

► Le dernier-né dans la famille des robot pets, ces animaux de compagnie artificiels que le Japon a commencé à développer dès la fin des années 1990 : le Lovot, créé par l’entreprise Groove X. En pleine crise sanitaire, à l’heure où les interactions sociales et les contacts avec l’extérieur se réduisent, plusieurs entreprises japonaises mettent en avant des technologies de pointe pour prendre soin de la santé physique et mentale de la population et surtout les seniors. Au Japon, plus d’un citoyen sur quatre a plus de 65 ans. « Avec la crise sanitaire, les gens ont réalisé qu’il est plus difficile de socialiser, et que communiquer avec le Lovot et en prendre soin pouvait contribuer à leur bonne santé mentale », confie Kaname Hayashi, directeur de la société Lovot. (Photo: Groove X). @usbeketrica.

#Numérique

► Prévue du 4 au 8 novembre prochain, la 4ème édition de la Connected Week d’Angers, rendez-vous de la transformation digitale, aura bien lieu, malgré le contexte sanitaire et le confinement en vigueur. Les organisateurs : la CCI de Maine-et-Loire avec ses partenaires ALDEV, Angers Loire Métropole, Angers French Tech, Angers Loire Campus et les acteurs de l’écosystème, ont conservé la plupart des ateliers et conférences portant sur le digital et l’innovation, en « mode distanciel », depuis des plateformes web mobilisées pour l’occasion. @villeintelmag.

30 Oct

Régions.news #447 – Edition du vendredi 30 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#447 en version pdf

Légende image. Rue Geoffroy-l’Angevin à Paris, le 2 juillet 2017. (Photo @padam92). Un constat : « Strasbourg, Copenhague et Amsterdam, les villes championnes du vélo, comptent jusqu’à dix fois plus de parts de déplacements en vélo qu’à Lyon. En revanche, la part de la voiture est plus forte dans ces villes qu’à Lyon parce qu’à Lyon la part du transport en commun est plus élevée. Les villes où le vélo est très développé sont celles où l’on marche le moins », explique Jean Coldefy, spécialiste de la mobilité urbaine, dans une tribune sur le site @LeMondefr.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► La ville de Bergerac (Dordogne) a longtemps regretté la disparition de la base militaire de l’ESCAT en 2014. Six ans plus tard, cette friche industrielle reprend vie sous forme de pépinière d’entreprise (brasseur, constructeur de mini-maisons, …) et d’une légumerie dont son objectif est de traiter 360 tonnes de légumes locaux chaque année pour desservir les cantines scolaires environnantes.

 ► Après les voitures, les bus et les trains, les avions pourraient aussi utiliser cette source d’énergie qui n’émet pas de CO2, un des gaz responsables du réchauffement climatique. Le constructeur Airbus travaille sur trois concepts d’avions à hydrogène. Ils pourraient être développés d’ici 2035. À Belfort, l’entreprise Avions Mauboussin, crée le biplace, « l’Alérion » et planche sur une propulsion à hydrogène pour un premier vol d’essai en 2022. Selon le directeur de la société, l’intérêt de ce petit avion c’est qu’il peut décoller et se poser sur des petites distances, mais aussi faire des vols de plusieurs heures.

► C’est la troisième fois en France qu’une imprimante 3D imprime un bâtiment. A Harfleur (Seine-Maritime), dans une résidence sociale, une loge de gardien de 29 m² a été construite en dix jours. Ainsi sans discontinuer, les ouvriers ont alimenté l’automate en béton qui ne peut s’interrompre au moment de la conception d’une pièce. Le béton utilisé est issu d’un savant mélange qui permet une prise rapide. « Nous sommes capables de faire une forme esthétiquement intéressante, des fonctions avancées… On fait des choses compliquées, rapidement, l’impression 3D est vraiment très compétitive », explique le directeur R&D Bouygues construction.

► Edmund, « l’escargot anglais » et Frédéric, « le sanglier marseillais » ont entamé une « marche contre les déchets » de Marseille à Paris, soit près de 800 kilomètres. Sur la route, ils ramassent les déchets des « trois M » : masques, mégots et Mcdonald’s. Depuis le début de l’opération au 1er octobre, ce ne sont pas moins de 2 130 masques qu’ils ont récupérés. « L’ONU le dit, 75 % des masques jetables risquent de se retrouver dans des décharges ou dans les mers, rappelle le chargé de communication du projet. À ce jour, il n’y a qu’une entreprise en France qui recycle les masques usagés. » C’est la société Plaxtil, qui les transforme en plastique.

Légende image. #Ballade92.Vue du Pont de Suresnes (Hauts-de-Seine), un dimanche d’octobre. (Photo @padam92). Revue de liens sur la ville : – La Covid, accélérateur de la démétropolisation ? – Densité et mortalité du Covid-19 : la recherche urbaine ne doit pas être dans le déni ! – La ville de demain. Plus humaine, plus écolo, plus mixte ? – Transition écologique : Penser la ville comme un système vivant ?

#Ville

► « A la fois mot d’ordre de politiques publiques et engouement du secteur privé, la ville connectée ambitionne de s’inscrire dans un futur qu’elle peine pourtant souvent à caractériser. » Le dernier rapport du groupe de réflexion the Shift Project, dont l’objectif est de décarboner l’économie, rappelle que tout projet de « ville dite intelligente ou ville connectée » devrait passer au crible de la sobriété numérique. Depuis le début de la crise sanitaire, le mot résilience est à l’ordre du jour mais il ne doit pas servir de prétexte à une numérisation effrénée et mal pensée. « Il est du devoir des pouvoirs publics territoriaux de déterminer des objectifs quantifiés pour les transitions environnementales de leurs territoires, afin de pouvoir construire des stratégies   opérationnelles et concrètes en concertation intense avec les acteurs locaux (entreprises, organisations, associations, foyers etc.) ».

#Transport

► Qu’est-ce que MaaS ?. C’est l’acronyme en anglais pour « Mobility as a Service » (ou « mobilité servicielle » en français). Ce nouveau concept propose une approche de la mobilité qui mixe offres publiques et privées, individuelles et collectives pour donner accès à plusieurs options de déplacement pour un même trajet. Ainsi un utilisateur peut ainsi s’informer, planifier un itinéraire, payer, réserver ou même gérer un abonnement. Il s’agit de faciliter le quotidien des usagers. La loi d’Orientation des Mobilités promulguée le 24 décembre 2019 impose aux autorités organisatrices de mobilités (AOM), à l’échelle d’une agglomération, d’un département ou d’une région, de veiller à l’existence de services d’information multimodale sur les services de transport et de mobilité. A lire : Le MaaS en questions

#Media

► Confinement et écoute inter-générationnelle : le podcast natif prend son envol. Par Laure Delmoly, France Télévisions, MediaLab. Avec des habitudes d’écoute en nette hausse sur un an, le podcast natif continue de s’épanouir. 5,3 millions de Français écoutent aujourd’hui des podcasts natifs. Selon une étude réalisée par le CSA et Havas à l’occasion du Paris Podcast Festival, 14% des Français âgés de plus de 18 ans déclarent écouter des podcasts natifs de façon hebdomadaire et deux tiers estiment que leur fréquence d’écoute a augmenté depuis qu’ils ont commencé. Une écoute dopée par le confinement et désormais inter-générationnelle. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les géants de la Tech dans le viseur des régulateurs. À retenir cette semaine : – Pourquoi les réseaux sociaux nous polarisent-ils si facilement ; – Une triple menace pèse sur le Web, selon son inventeur ; – PayPal ouvre son système de paiement aux crypto-monnaies ; – Les points forts et les faiblesses de Salto après 48 heures d’essai ; – Un quart des tweets climato-sceptiques serait l’œuvre de robots ; – L’e-sport perd au jeu de la mixité.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

26 Oct

ReVue d’actu de 11h11 du 26 octobre au 1er novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Ville

x► La ville de demain. Plus humaine, plus écolo, plus mixte ? Je t’aime moi non plus, telle est la phrase que nous sommes de plus en plus nombreux à adresser à nos villes. Environ 80% des Français vivent dans des métropoles. Avec un rapport d’attraction et de répulsion. Attraction pour les lumières et l’énergie de la ville, lieu de tous les possibles avec ses beautés et ses promesses. Répulsion pour ses pollutions atmosphériques, sonores, visuelles, ses embouteillages, ses incivilités, le stress chronique qu’elle sécrète… La crise sanitaire a exacerbé le désir d’exode urbain… Le désir d’une vie plus saine et plus calme… Comment les villes doivent-elles évoluer pour offrir un cadre de vie de qualité ? A quoi devrait ressembler la ville de demain ? @franceinter (Photo : Shomos Uddin / Getty).

► En 2050, on prévoit que 80% de la population mondiale vivra dans les villes. Il est donc urgent de repenser le modèle de développement urbain qui s’est développé ces dernières années notamment autour de la voiture, notamment les zones commerciales et pavillonnaires en périphérie, reliées par des voies rapides. Or, ce modèle consommateur d’espace, notamment agricole, augmente les déplacements. Densifier pour limiter l’étalement urbain, c’est essentiel pour Cécile de Maisonneuve, présidente de la Fabrique de la Cité : « Pour réussir à contenir l’étalement urbain, il faut réconcilier les Français avec la densité. En effet, ce n’est pas forcément la ville moche, la ville détestable. Par exemple, Paris est l’une des villes les plus denses au monde, et pourtant, c’est l’une des plus agréables à vivre. ». Pour Michèle Pappalardo, ancienne présidente, la ville idéale se résume en quatre mots qui commencent tous par la lettre S. « C’est d’abord des services comme les activités culturelles, la santé – la qualité de l’air, le bruit – la sécurité, surtout par rapport aux changements climatiques et le dernier S, c’est la sobriété, en consommation d’espace pour accueillir toutes sortes de populations. » @franceinfo.

#Environnement

► Angers, Nantes, Metz, ces villes vertes où il fait bon vivre. Multiplier les espaces verts pour répondre aux enjeux environnementaux qui s’imposent désormais, c’est l’une des actions dans laquelle de plus en plus de villes s’engagent. La surface végétalisée et le maintien de la biodiversité locale sont devenus des facteurs d’attractivité pour ceux, de plus en plus nombreux, qui sont à la recherche d’un lieu d’installation ou de villégiature où il fait bon vivre. Loin de la pollution des grandes métropoles. C’est le cas d’Angers, Nantes et Metz, trois villes qui se placent en tête de celles qui sont les plus engagés en faveur de l’environnement, suivies de près par Amiens et Lyon, selon l’Observatoire des villes vertes, établi tous les 3 ans par l’Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep) et Hortis, organisation rassemblant les responsables d’espaces nature en ville. Un observatoire au demeurant pas vraiment indépendant, qui ne prend en compte que les cinquante plus grandes villes, – les plus fortement urbanisées – mais dans lequel chaque collectivité et entreprise est représentée, ce qui rend difficile le favoritisme. @villeintelmag.

#Agriculture

► Déjà opérationnelle, celle qui pourrait devenir la plus grande ferme verticale d’Europe, selon ses concepteurs, s’est installée à Château-Thierry, dans l’Aisne. À la pointe de la technologie, elle produit déjà 50 000 plantes et promet d’en livrer 100 tonnes dans toute la France, en 2021. Théorisé en 1999 par le microbiologiste Dickson Despommier, professeur à l’université de New York, il se veut être une solution crédible pour répondre aux exigences de l’alimentation urbaine. En 2050, l’humanité devrait compter plus de 9 milliards d’individus, dont les deux tiers vivront en ville. L’agriculture ou ferme verticale consiste en la superposition de niveaux de cultures dans un bâtiment et permet ainsi un gain d’espace considérable et une production accrue. Pour ce faire, les fermes utilisent des systèmes productifs sophistiqués afin de contrôler et de maîtriser l’ensemble des paramètres de culture. La première ferme verticale est née à Singapour en 2012. @franceinfo

#Transport

► Qu’est-ce que MaaS ?. C’est l’acronyme en anglais pour « Mobility as a Service » (ou « mobilité servicielle » en français). Ce nouveau concept propose une approche de la mobilité qui mixe offres publiques et privées, individuelles et collectives pour donner accès à plusieurs options de déplacement pour un même trajet. Ainsi un utilisateur peut ainsi s’informer, planifier un itinéraire, payer, réserver ou même gérer un abonnement. Il s’agit de faciliter le quotidien des usagers. La loi d’Orientation des Mobilités promulguée le 24 décembre 2019 impose aux autorités organisatrices de mobilités (AOM), à l’échelle d’une agglomération, d’un département ou d’une région, de veiller à l’existence de services d’information multimodale sur les services de transport et de mobilité. A lire : Le MaaS en questions.

► Un constat : « Strasbourg, Copenhague et Amsterdam, les villes championnes du vélo, comptent jusqu’à dix fois plus de parts de déplacements en vélo qu’à Lyon. En revanche, la part de la voiture est plus forte dans ces villes qu’à Lyon parce qu’à Lyon la part du transport en commun est plus élevée. Les villes où le vélo est très développé sont celles où l’on marche le moins », explique Jean Coldefy, spécialiste de la mobilité urbaine, dans une tribune sur le site @LeMondefr.

#Livraison

► Uber Eats, Deliveroo, Stuart : les coursiers misent sur le couvre-feu. Depuis le samedi 24 octobre, le couvre-feu s’applique en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire. Entre 21h et 6h, ces territoires sont à l’arrêt. Il va contraindre les restaurateurs à fermer plus tôt. Mais ces derniers pourraient bénéficier d’un coup de pouce afin de limiter la casse. En effet, les coursiers de différentes plateformes de livraison (Uber Eats, Deliveroo, Stuart…) pourront toujours circuler. Et livrer des clients. « Pour l’instant, on a peur que les restaurants ferment leurs portes pendant le couvre-feu, expose Cyril, livreur pour Uber Eats depuis décembre 2018. Mais s’ils continuent à faire à manger c’est clair que ça serait génial pour nous ». Il poursuit : « Pour nous ça serait une aubaine parce qu’entre 21h et 22h on marche plutôt bien en général. En plus toutes les personnes qui veulent aller au resto (sic) et qui ne peuvent plus y retourner deviennent des clients potentiels… »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les géants de la Tech dans le viseur des régulateurs. À retenir cette semaine : – Pourquoi les réseaux sociaux nous polarisent-ils si facilement ; – Une triple menace pèse sur le Web, selon son inventeur ; – PayPal ouvre son système de paiement aux crypto-monnaies ; – Les points forts et les faiblesses de Salto après 48 heures d’essai ; – Un quart des tweets climato-sceptiques serait l’œuvre de robots ; – L’e-sport perd au jeu de la mixité.

#Covid19

► Des tablettes qui permettent aux seniors et leurs proches de ne pas perdre le contact. Cette fois nous y sommes. La seconde mise en confinement de l’ensemble du territoire pour faire face à la seconde vague de la pandémie de Covid-19, est lancée. Celle-ci sera légèrement différente de la précédente, afin de ménager, tant faire se peut, les entreprises. Les seniors, sans activité, devront rester à la maison, isolés de leur famille et du reste du monde. Ordimemo concepteur d’ordinateurs adaptés, propose une nouvelle gamme de tablettes qui permettra aux personnes isolées de garder le contact. @villeintelmag.

#Pollution

► Edmund, « l’escargot anglais » et Frédéric, « le sanglier marseillais » ont entamé une « marche contre les déchets » de Marseille à Paris, soit près de 800 kilomètres. Sur la route, ils ramassent les déchets des « trois M » : masques, mégots et Mcdonald’s. Depuis le début de l’opération au 1er octobre, ce ne sont pas moins de 2 130 masques qu’ils ont récupérés. « L’ONU le dit, 75 % des masques jetables risquent de se retrouver dans des décharges ou dans les mers, rappelle le chargé de communication du projet. A ce jour, il n’y a qu’une entreprise en France qui recycle les masques usagés. » Il s’agit de la société Plaxtil, qui les transforme en plastique. @franceinfo.

#Media

► « Un bout du Monde », pour une reconquête citoyenne des médias. Par Mathilde Caubel, France Télévisions, MediaLab. Créée en Juillet 2020, l’initiative Un Bout du Monde contribue à faire évoluer le modèle économique des médias. Celle-ci encourage les lecteurs et journalistes à participer au financement de leur média. En septembre 2020, la première campagne intitulée “Entrez dans le monde” est lancée. Un remède malin à la crise du secteur mais également un moyen de renouveler la confiance des lecteurs via une plus grande indépendance, des prises de décision collectives et des conférences de rédaction ouvertes. Un modèle alternatif citoyen en voie de pérennisation ? Analyse. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

23 Oct

Régions.news #446 – Edition du vendredi 23 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#446 en version pdf

 Légende image. #VilleMiroir. Le parc départemental André Malraux à Nanterre (Hauts-de-Seine) un samedi d’octobre. (Photo : padam92). Revue de liens : – La « ville sensible », une nouvelle approche en temps réel ; – Comment la technologie peut répondre aux défis de la ville du XXIème siècle ; – Les villes à l’ère de la financiarisation ; – « Une smart city peut avoir une cinquantaine de types de capteurs » ; – La ville de demain. Plus humaine, plus écolo, plus mixte ?

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Alerter sur le réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue qui a représenté la France au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), tire une fois de plus la sonnette d’alarme sur l’accès à l’eau dans la région Nouvelle-Aquitaine.  « C’est une conséquence majeure du réchauffement climatique dans le sud-ouest », assure le climatologue. Si on regarde la diminution du débit des fleuves, la baisse des précipitations et l’augmentation de l’évaporation, les eaux de surface seront moins disponibles. La compétition pour l’accès à l’eau sera plus rude d’ici vingt, trente ou quarante ans dans cette région. » Pour l’hydrogéologue Alain Dupuy, , directeur de l’ENSEGID – Bordeaux INP, on ne peut pas se permettre d’attendre. « On y est au rendez-vous qu’il ne faut pas manquer mais tout de suite. Tout de suite, il faut mettre en place dans tous les secteurs, des comportements hydro-économes. On fait ce que l’on veut mais la base, c’est d’aller vers des systèmes, des prélèvements ou des comportements hydro économes, sans ça on n’y arrivera pas ».

 ► À Poulainville (Somme), Ÿnsect, entreprise spécialisée dans la production de protéines d’insectes pour la nourriture animale et les engrais, avait annoncé en 2018 la construction d’une unité d’élevage d’insectes. Ainsi en février 2019, Ÿnsect officialisait une levée de fonds de 110 millions d’euros, auxquels sont venus s’ajouter environ 20 millions d’euros de subventions. Elle a annoncé mardi 6 octobre avoir récolté 190 millions d’euros supplémentaires. « Ce capital va permettre à Ÿnsect de finaliser la construction de la plus grande ferme d’insectes au monde actuellement en cours dans le nord de la France, un projet carbone négatif, et d’étoffer ses gammes de produits tout en se développant en Amérique du Nord », explique la direction de Ÿnsect. L’entreprise possède déjà un site de production à Dole (Jura) et un siège à Evry-Courcouronnes (Essonne). À terme, la « fermilière » picarde devrait générer 100.000 tonnes d’ingrédients par an et la création de 500 emplois.

#Ville

► « La ville n’est pas un objet figé, c’est une matière souple, qui évolue constamment. À travers les siècles, elle s’est adaptée aux changements sociétaux en s’assumant des rôles différents : on est passé de la ville fonctionnelle, qui obéissait essentiellement à des besoins, à une ville-image, représentative d’une société qui évoluait au fur à mesure. De la ville de production, avec ses ateliers, ses artisans et ses usines, nous avons évolué, avec la désindustrialisation, vers une ville de consommation avec une prédominance des commerces, des lieux de restauration ou de loisirs », explique Patrizia Ingallina, architecte et urbaniste, dans un entretien à l’hebdomadaire « Le 1 ». Écouter l’émission sur franceinfo : « Ouvrez le 1 ». Quelles villes pour demain ?

Légende image. Extrait de l’affiche Utopiales 2020. (Image : Alex Alice). Utopiales 2020, le Festival International de Science-Fiction de Nantes se déroulera bien du 29 octobre au 1er novembre. Avec une particularité cette année, en raison de la pandémie, l’accès à la manifestation est gratuite pour tous les publics. Le thème de l’année est Traces, décliné en quatre axes : vestiges, indices, signes et stigmates. Pour le festival, il s’agit de contempler « le chemin parcouru pour tenter de retrouver nos traces dans la poussière du temps. Phénomènes, événements, civilisations, cultures et individus ont toujours des conséquences qui marquent leur environnement immédiat ou lointain ».

#Travail

► À 140 kilomètres au nord de New York City, le long de la rivière Hudson, on vit paisiblement dans la petite ville de Kingston. Avec l’explosion du télétravail pendant la pandémie de Covid-19, cette petite ville de 23 000 habitants ne cesse de grossir. Les ventes de maisons individuelles ont augmenté de 10% par rapport à 2019 et leur prix moyen a bondi de 23%. Kingston est l’exemple parfait de ce nouveau phénomène engendré par la Covid-19 qu’on appelle les zoom towns. Ce sont des communes, normalement réservées aux escapades de week-end ou aux vacances, qui deviennent des lieux de résidence permanents pour travailleurs à distance attirés par l’espace et des loyers moins chers que dans les grandes métropoles. La petite ville de Kingston est loin d’être un cas isolé. Mi-septembre, Forbes dressait la liste de ces zoom towns. Et s’il y a en a qui gagnent des habitants, ça veut dire que d’autres en perdent. À San Francisco, les loyers ont chuté de 31% par rapport à l’année précédente. Le site Zillow estime à 2 millions le nombre de locataires américains qui cherchent à acheter dans une zoom town. Le nom provient de la plate-forme pour le travail à distance Zoom et qui est devenu une des applications en ligne la plus utilisée par les écoles et les entreprises pendant la pandémie de coronavirus et le nombre d’utilisateurs par jour est passé de 10 millions en décembre 2019 à 200 millions en mars 2020.

#Logement

► Qu’est-ce que le coliving ? Né dans les années 2000, sur la côte ouest des États-Unis, le coliving ou cohabitat est un nouveau mode de vie en collectivité. Il allie espaces privés et espaces partagés, et de nombreux services. Même s’il reste encore confidentiel en France, le coliving séduit de plus en plus de jeunes actifs mais aussi les investisseurs et les promoteurs. D’après la plateforme ColivMe, ce mode d’habitation représente aujourd’hui 80 résidences, soit 3 500 chambres. 75% des habitations de coliving accueillent des résidents dont l’âge moyen est compris entre 23 et 31 ans. Outre la cohabitation, le coliving est surtout une résidence avec des services intégrés. D’après une étude BNP, 50% des cohabitats proposent neuf services ou activités. Parmi eux, les classiques WiFi et ménage mais aussi parfois des salles de sports ou de cinéma à partager. Des services inclus qui se ressentent évidemment dans le prix. Dans Paris intra-muros, il faut compter entre 950 et 1 250 euros par mois pour une petite chambre individuelle avec salle de bain. Et jusqu’à 1 600 euros pour un studio.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► A l’heure de la désinformation, quelle politique de modération pour les plateformes. À retenir cette semaine : – « Le journalisme, c’est pas du spectacle » : rencontre avec un repenti des chaînes info ; – La presse régionale s’offre un spot télé collectif et un peu déjanté pour promouvoir l’info de proximité ; – Avec « Ordesa », Arte propose une expérimentation interactive ; – The Atlantic lance sa newsletter consacrée au journalisme sur le climat ; – Comment l’Europe tente d’enrayer la fuite de ses données ; – Le Conseil d’Etat laisse le Health Data Hub aux mains de Microsoft.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

RSS