14 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 14 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

x► Détroit, du chaos au renouveau Capitale de l’État du Michigan, ancien fleuron de l’industrie automobile et symbole de la musique soul dans le Nord-Est américain, la ville de Détroit connaît aujourd’hui une lente remontée à la surface après avoir littéralement coulé sous le poids de sa dette. Celle-ci s’est notamment aggravée de manière conséquente après la crise des subprimes et la tornade financière commencée en 2008. État des lieux d’une ville devenue fantôme mais paradoxalement en quête de nouvelles dynamiques pour retrouver sa gloire passée. (@/journal_inter)

#Transport

► Et si Uber préfigurait la mutation des transports publics ? Après avoir révolutionné notre façon de communiquer, payer et consommer, le smartphone est sur le point de révolutionner notre façon de nous déplacer. A l’ère du tout digital, la dématérialisation des titres de transport est inéluctable. Les applications mobiles vont faciliter et démocratiser l’accès aux transports publics. Le succès des plateformes comme Uber est révélateur de l’inadéquation entre l’accès aux transports publics et les usages actuels. (@villeintelmag).

► Un train rétro-futuriste et made in France en réponse à l’Hyperloop. Inspirée de l’Aérotrain, un projet français des années 1960, une entreprise basée à Paris et Orléans veut faire revivre le train sur coussin d’air : SpaceTrain, c’est son nom, pourrait voyager à une vitesse de 540 km/h. De quoi concurrencer l’Hyperloop d’Elon Musk ? Si les futurs bacheliers 2018 ont planché pour leur épreuve d’anglais sur l’Hyperloop d’Elon Musk, un train du futur évoluant dans un tube à grande vitesse, peut-être que celle de français se penchera dans quelques années sur le SpaceTrain. Ce train sur coussin d’air, actuellement en projet, est inspiré d’une invention française des années 1960 : l’Aérotrain. Une première maquette est en cours de construction, et un premier prototype à taille réelle devrait quant à lui être prêt pour un premier essai en 2020. L’objectif : transporter des passagers à une vitesse moyenne de 540 km/h. (@WeDemain).

► Beauvais va tester un bus électrique BYD. Lundi 16 juillet, pour la première fois, un bus électrique circulera dans les rues de Beauvais. L’agglomération va tester pendant quelques semaines un véhicule BYD, le constructeur chinois qui installe son usine de production à Allonne. Un avant-goût pour les usagers puisque, d’ici à l’automne, deux bus sortis des chaînes de production locales seront achetés par l’Agglo. D’une valeur de 430 000 € pièce, ils seront livrés au mois d’octobre. « C’est un choix délibéré d’opter pour une circulation propre, annonce Jacques Doridam, vice-président chargé des transports. A terme, nous avons la volonté d’équiper au minimum la moitié de la flotte de 30 bus en électrique. » (@LeParisien_60).

#Drone

► Sauveteur, pompier, livreur ou nettoyeur… les multiples compétences des drones. Les drones vont être amenés à effectuer davantage de travaux. Pour le moment, leur champ d’action est limité, notamment pour des raisons réglementaires. Mais, peu à peu, ils sont autorisés et capables d’effectuer un nombre croissant de tâches. D’autant qu’ils gagnent en autonomie, jusqu’à 2h30 pour les plus performants et les plus gros. «Les drones sont de plus en plus employés dans des missions de recherche de personnes perdues. En forêt, l’utilisation couplée de caméras à haute définition et thermique permet d’optimiser les recherches, explique Olivier Gualdoni, PDG de Drone Volt. «Depuis le début de l’année, 65 vies ont été sauvées grâce à des drones», précise Olivier Mondon, porte-parole de DJI. (@FigaroTech).

#Metier

► Quelle typologie des métiers de la Social Data ? Billet invité originellement publié par Brice Andlauer pour le Social Media Club. Pour les acteurs de la social data, la bonne dénomination d’un métier est essentielle tant pour le recrutement que pour la relation avec le client. Et pour cause, il s’agit de métiers hybrides qui nécessitent des compétences à la fois en code et en analyse, mais aussi en communication et même en sciences politiques. Or on observe un déficit de ce type de profils hybrides. L’émergence de ces nouveaux métiers nécessite donc une transformation de la formation et de l’organisation des entreprises. Lire la suite sur le site @metamedia.

#Audiovisuel

► Irréformable, l’écosystème audiovisuel français ? Par Alexandra Yeh, France Télévisions, Direction de l’Innovation. Irréformable, l’écosystème audiovisuel français ? C’est en tout cas l’opinion d’Olivier Bomsel, directeur de la chaire d’économie des médias de Mines ParisTech, intervenu dans une interview filmée pour le colloque organisé au Sénat cette semaine sur le thème « Comment réenchanter l’audiovisuel public à l’heure du numérique ? » Jugeant l’écosystème audiovisuel français « très affaibli », l’économiste a dressé un portrait de l’industrie sans concession et a plaidé pour un rééquilibrage autour des plateformes OTT. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#MediaSocial

► Les réseaux sociaux de moins en moins utilisés pour s’informer. Fut-un temps où les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier étaient devenus un des principaux carrefours pour s’informer via le partage d’articles (par les membres ou par les éditeurs de presse). Mais ce statut s’effrite à grande vitesse. S’informer sur ces plates-formes est de moins en moins une habitude. C’est la conclusion d’une étude mondiale sur l’actualité en ligne menée par Reuters Institute auprès de 74.000 personnes dans 37 pays. La chute est particulièrement visible sur Facebook : en 2016, 42% des interrogés déclaraient s’informer au moins une fois par semaine sur la plate-forme. En 2018, ils ne sont plus que 36%. En France, environ 45% des répondants déclaraient utiliser les réseaux sociaux pour s’informer en 2016, contre 36% en 2018. La tendance est à peu près la même dans la plupart des pays observés. (@zdnetfr).

#Publicité

► Publicité digitale : l’irrésistible montée en puissance de la vidéo. Après avoir dépassé le spot TV d’une bonne encolure en 2017, le digital le distance à présent de façon implacable, avec près de 40 % de part de marché publicitaire en France. Porté, en grande partie, par l’essor non moins spectaculaire de la vidéo, en hausse de 45,2% sur le format « display » (vidéos et bannières), qui s’oppose au « search » (moteurs de recherche). Lors de la présentation de la 20e édition de l’Observatoire de l’e-pub, publié par le Syndicat des Régies Internet (SRI) et réalisé par PwC en partenariat avec l’Udecam (Union des entreprises de conseil et d’achat média), les chiffres étaient sans appel : le marché français de la publicité numérique a atteint 2,264 milliards d’euros au 1er semestre 2018, affichant une croissance de 15,5 % sur la période, « la plus forte depuis quatre ans », a souligné Sylvia Tassan Toffola, présidente du SRI et par ailleurs directrice générale déléguée de TF1 Publicité. (@EchosExecutives).

#Imprimante3D

► La justice américaine autorise la distribution de modèles 3D d’armes. La justice américaine a en effet autorisé la distribution de modèles d’armes à feu à imprimer en 3D. Cody Wilson, un libertarien de 25 ans, a remporté sa bataille judiciaire entamée en 2013, alors que le personnage avait mis en ligne les plans du Liberator, le premier pistolet fonctionnel à réaliser avec une imprimante 3D : il s’agissait d’une reproduction d’un colt 45 en plastique ABS (seul le percuteur était en métal afin que l’appareil reste détectable dans les aéroports, entre autres). (@journaldugeek).

#IntelligenceArtificielle

► « Arrêtons de résumer l’IA aux algorithmes, il faut aussi innover dans le hardware ! » alerte Igor Carron, PDG de LightOn. Co-organisateur du Paris Machine Learning meetup – l’un des plus grands au monde sur le sujet –, Igor Carron est aussi PDG de LightOn. Cette start-up parisienne développe une nouvelle technologie optique pour accélérer les calculs massifs de l’intelligence artificielle version deep learning. Igor Carron déplore auprès de L’Usine Nouvelle que la stratégie française en IA fasse pratiquement l’impasse sur le hardware, pourtant essentiel à l’essor de l’IA. Et prône une commande publique qui soutienne l’innovation dans ce domaine.  « La consommation d’énergie des équipements numériques croît déjà à une vitesse inquiétante. L’essor de l’IA accentue dramatiquement cette tendance, car l’IA est extrêmement gourmande en calculs. » (@usinenouvelle).

13 Juil

Régions.news #336 – Edition du vendredi 13 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des pesticides de synthèse pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades ouverts au public. L’éco-pâturage peut devenir une nouvelle pratique d’entretien. Ainsi dans un quartier de Lille (Nord), l’utilisation de moutons pour tondre l’herbe peu réduire de 30% le coût de la tonte. Plusieurs villes se sont tournées vers cette solution comme Nanterre et Grenoble.

#Viva-Cités [La cité digitale et résiliente] Série estivale : une ville, un thème.

► Montréal, ville-agriculture. Certaines villes québécoises ont été des pionnières dans le domaine de l’agriculture urbaine. Montréal, dont le Palais des congrès se coiffe de vignes depuis 2017 et qui fêtait notamment les 40 ans de ses jardins communautaires en 2015, augmente son soutien financier pour l’agriculture urbaine, l’alimentation saine et le verdissement de la ville au sein du nouveau programme de Quartier intégré. Selon un sondage réalisé par la municipalité en 2013, 42 % des Montréalais pratiqueraient l’agriculture urbaine. En 2009, Mohamed Hage fondaient les Fermes Lufa. Elles possèdent aujourd’hui trois grandes serres sur des toits d’immeubles montréalais. La température à l’intérieur reste toujours au-dessus de 25 C et permet de cultiver des légumes grâce à la technique de l’hydroponie. Les Fermes Lufa livrent chaque semaine plus de 10 000 paniers de légumes frais dans plus de 350 points de distribution à travers le Québec. L’objectif : nourrir les villes. À voir « Un été à Montréal », émission « Échappées belles » sur France 5.

► « Le mouvement de l’agriculture urbaine dépasse largement les grands centres urbains et on trouve maintenant des initiatives sur l’ensemble du territoire québécois et Cultive ta ville vient souligner cela. Du petit jardin sur un balcon à la ferme sur un toit, en passant par les jardins communautaires et collectifs, la pratique de l’agriculture urbaine n’aura jamais été aussi effervescente ! », explique Éric Duchemin, directeur scientifique de la plateforme Cultive ta ville située à Montréal.

►  Les prochaines étapes : Detroit, ville-résiliente ; Toronto, ville-Google ; Singapour, ville-éprouvette…

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► David Gruson, ancien directeur d’hôpital et membre de la chaire santé de Sciences Po, vient de publier SARRA, une intelligence artificielle, un « polar bioéthique » sur l’IA. Dans un entretien avec France 3 Nouvelle-Aquitaine, il explique : « L’Intelligence Artificielle, c’est simplement un dispositif artificiel d’aide à la décision, ou de décision par algorithme. L’algorithme est un outil mathématique, qui propose des orientations à partir d’un très grand nombre de données. Dans le champ de la santé, on travaille sur les examens de laboratoires, l’exécution des analyses biologiques, la dispensation de médicaments… ».

Légende image. Une cascade réagissant aux déplacements des spectateurs, dans le « Mori Building Digital Art Museum : teamLab Borderless », musée ultra-technologique à Tokyo où des oeuvres projetées communiquent entre elles et réagissent aux visiteurs. C’est l’art numérique d’un collectif japonais, teamLab qui s’expose en trois dimensions sur 10 000 m² dans un bâtiment dédié unique au monde, au sein du quartier futuriste d’Odaiba prisé des touristes. (Photo : TeamLab).

#IntelligenceArtificielle (Série de l’été – épisode 1).

► « Demain, ce sera l’intelligence artificielle qui fédèrera les gens ». Dans les années 1980, Sari Stenfors a étudié l’intelligence artificielle à Berkeley. « Les perspectives de l’IA m’excitaient. J’étais persuadée que ça allait changer le monde. J’étais bien naïve », confie, trente ans plus tard la prospectiviste finlandaise. Après s’être intéressée à l’anthropologie numérique, qu’elle définit comme « l’impact des technologies sur notre société », Sari Stenfors a fondé en 2012 à San Francisco un groupe de réflexion, l’Augmented Leadership Institute. Lors du  festival Startup Extreme, organisé en juin en Norvège, le magazine @UsbekEtRica a échangé sur sa vision d’un futur où nous serons des cyborgs travaillant à domicile et revendant nos données de santé…

► Les professionnels de la collecte des données numériques et de l’intelligence artificielle (IA) seront-ils bientôt invités à prêter serment à la fin de leurs études, comme le font les médecins ? Face aux scandales liés à l’utilisation frauduleuse des données personnelles et à la crise de confiance des utilisateurs, les initiatives se sont multipliées ces derniers mois aux États-Unis en faveur d’un Internet plus « juste ».

► Pour les entreprises, il est généralement difficile de construire un service alimenté par l’intelligence artificielle. Ainsi certaines start-up sont arrivés à la conclusion qu’ils était moins cher et plus facile d’amener les humains à se comporter comme des robots que de construire des machines qui se comporteraient comme des humains. Cela s’appelle la « technique du magicien d’Oz » ou stratagème de simulation.

#BandeDessinée

► Pour l’été, Arte revient avec la saison 2 de sa bande dessinée spécialement conçue pour Instagram. Tous les jours pendant juillet-août. Ils seront publié sur le compte @ete_arte. L’histoire : « Avant de s’engager, le couple formé par Abel et Olivia, décide de se séparer afin de vivre un dernier été en solo. Leur amour y résistera-t-il ? » Camille Duvelleroy, l’une des scénaristes de la série explique dans Libération : « On a poussé les curseurs du dessin et de l’animation plus loin, on sort du case à case et on assume une réalisation graphique encore plus pensée pour Instagram ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les BATX lorgnent sur l’Europe et commencent à s’allier à des groupes français. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – A Strasbourg cette semaine, le Parlement européen vient de rejeter la directive controversée sur le droit d’auteur, après des semaines de tractations et d’intense lobbying des parties prenantes. Le débat va donc reprendre ; – L’actualité législative est chargée aussi en France où deux propositions de lois sur les fake news viennent d’être votées à l’Assemblée nationale après un débat tendu. Reste à attendre leur lecture au Sénat, prévue pour fin juillet ; – À Strasbourg cette semaine, le Parlement européen vient de rejeter la directive controversée sur le droit d’auteur, après des semaines de tractations et d’intense lobbying des parties prenantes. Le débat va donc reprendre ; – Les TV connectées vous espionnent aussi ; – Comment Amazon est en train de déployer son service TV payant en Europe.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

12 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 12 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

x► Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des pesticides de synthèse pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades ouverts au public. L’éco-pâturage peut être une nouvelle pratique. Ainsi dans un quartier de Lile (Nord), l’utilisation de moutons pour tondre l’herbe peu réduire de 30% le coût de la tonte. Plusieurs villes se sont tournées vers cette solution comme Nanterre ou Grenoble.

#Téléphonie

► Une usine de microprocesseurs à 20 milliards de dollars. Par Laurent Alexandre. En 1965, le cofondateur d’Intel Gordon Moore énonce la loi qui va faire de lui l’idole des transhumanistes : la puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois. Après la machine à vapeur, l’électricité et le moteur à explosion, c’est le transistor qui engendra la quatrième révolution industrielle. Entre 1951 et 1971, les transistors passent de 10 millimètres de largeur à 10 microns, soit le centième de 1 millimètre. Depuis la fin de 2017, les fabricants asiatiques ont sorti presque simultanément les premiers microprocesseurs gravés en transistors de 10 et 7 nanomètres ; c’est-à-dire 10 et 7 milliardièmes de mètre de largeur. Les tout derniers microprocesseurs dépassent 10 milliards de transistors et réalisent plus de 10 000 milliards d’opérations par seconde ! Lire la suite sur le site de @LExpress.

#InternetDesObjets

► Quand les objets connectés s’invitent dans les scènes de ménage. C’est une enquête édifiante du New York Times. Des femmes seraient harcelées par leurs marisles objets connectés de la maison. Exemples : un climatiseur qui s’éteint juste après qu’on l’ait allumé, le chauffage qui monte subitement à 37°C (100°F), le code de la serrure connecté qui change tout le temps sans qu’on sache pourquoi, les lumières qui s’allument toutes seules en pleine nuit ou la musique qui se déclenche subitement à fond. Des dizaines de cas auraient été relevés aux États-Unis, selon la journaliste Nellie Bowles. Ce serait l’œuvre très souvent de maris pervers, qu’ils soient à la maison ou qu’ils aient quitté le domicile. (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

► « L’intelligence artificielle n’est pas intelligente ». Comment comprendre l’informatisation du monde? Gérard Berry, professeur au Collège de France, explique : « Je ne suis pas à l’aise avec ce terme passe-partout, car ce qui marche pour l’instant est l’apprentissage automatique, qui n’est qu’une partie de l’intelligence au sens humain du terme. Le mot « intelligence », pas vraiment adapté à la réalité actuelle, produit trop de fantasmes dans le public profane. Mais les systèmes d’apprentissage deviennent remarquables et permettent de faire des choses qu’on pensait impossibles il y a peu, comme traduire correctement les langues, reconnaître la parole, ou lire des images médicales. » (@LExpress).

#Police

► Crimes et délits : les machines iront-elles jusqu’à remplacer la police ? Jadis, dans une gendarmerie, il y avait une carte affichée au mur recouverte de punaises. Elles représentaient le secteur et les infractions enregistrées durant le mois écoulé. C’était une manière de garder un œil sur les « points chauds », ceux où il y avait eu plus de délits ou de crimes. Seulement, aujourd’hui, numérique oblige, plus besoin de ce procédé du siècle dernier. La gendarmerie a créé un logiciel qui recense les cambriolages et les atteintes aux véhicules sur les six dernières années pour toute la France. Il n’a pas de nom officiel, mais il est souvent désigné par « Paved ». Il n’a coûté que le salaire des développeurs du Service central de renseignement criminel (SCRC) à Pontoise. Le logiciel donne ensuite des prévisions sur les potentiels lieux de cambriolages et d’atteintes aux véhicules, et il n’utilise pour cela que les données liées à ces infractions. C’est un bulletin météo de la délinquance. Testé pendant six mois, il sera diffusé dans les gendarmeries à partir de la rentrée. (@LesEchos).

09 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 9 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

x► En Chine, la route du futur dévoile tout son potentiel. Imaginées pour faciliter le déploiement des voitures autonomes et leur permettre de circuler en toutes circonstances hors des Smart Cities digitalisées, les routes intelligentes sont en phase d’expérimentation un peu partout dans le monde, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie. Mais en Chine, le gouvernement a décidé d’aller plus loin et de redoubler d’efforts pour pousser en avant l’innovation en la matière, dans le cadre d’un vaste programme pour accélérer la transition numérique du pays. La Chine est en effet aujourd’hui le plus important marché au monde pour les voitures électriques et ambitionne d’être le leader des véhicules autonomes de demain, avec comme objectif de détenir à terme 10% du parc mondial. Pour les chinois, la mise en place d’une infrastructure intelligente dédiée aux systèmes routiers est donc une priorité pour permettre à la conduite autonome de se concrétiser. Dans cette optique, un premier tronçon d’autoroute « smart », aux fonctionnalités basiques, est actuellement en construction dans l’est de la Chine et pourra être fonctionnel dès 2022. Long de 161 kilomètres, il reliera les villes de Hangzhou et de Ningbo, et sera doté d’un système intégré de détection, de surveillance et de prévision pour sécuriser et améliorer le trafic. Un premier pas vers la route réellement intelligente. (@latelier). Crédit photo : Shutterstock.

#Ville

► Vers un modèle français de villes intelligentes partagées. Le 3 juillet, Akim Oural, adjoint au maire de Lille, a remis le rapport « Vers un modèle français de la ville intelligente partagée » à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères. Cet ouvrage dessine une stratégie en faveur de la promotion du savoir-faire français dans la construction des villes de demain à travers le monde : un modèle français s’illustrant par une capacité à s’hybrider avec d’autres savoir-faire en s’appuyant sur des valeurs et une régulation internationalement reconnues. Pour la première fois dans l’histoire des rapports ministériels, ce rapport est « ouvert » : il se prolongera dès septembre 2018 par un espace de contribution en ligne et une série de rencontres en vue d’éditions complémentaires sur 3 ans… (source Association Villes Internet).

#MediaSocial

► PeerTube, le « YouTube décentralisé », réussit son financement participatif. C’est fait. Avec 53 100 euros récoltés en quarante-deux jours, le projet PeerTube a pulverisé son objectif de financement participatif. Le principe a de quoi intriguer : une version totalement décentralisée de YouTube, dont le code informatique est librement accessible et modifiable, et où les vidéos sont partagées entre utilisateurs sans dépendre d’un système central. En ligne depuis mars 2018 dans une version bêta, le projet devrait prendre définitivement son envol d’ici à octobre, en s’appuyant sur l’argent récolté. A l’origine de PeerTube se trouve l’association française Framasoft, l’une des principales associations militant pour le développement de logiciels libres en Europe. Avec sa stratégie de développement et de centralisation tous azimuts, Google, qui possède YouTube, est vite devenu un symbole dans la lutte orchestrée par Framasoft — qui a lancé il y a quatre ans une campagne baptisée « Dégooglisons Internet ». (@Pixelsfr).

► Instagram, Facebook… tous narcissiques  ? Posts, selfies, stories… Etaler sa vie sur les réseaux sociaux, en quête de toujours plus de like et de followers, ne choque plus personne. La tendance est même à la surenchère. Une nouvelle source de valorisation personnelle ou un excès de narcissisme ? Sommes-nous tous devenus accros à ces petits sucres pour l’ego que nous distribuent abondamment les réseaux sociaux ? Facebook, Instagram, Snapchat, Pinterest, Youtube, Twitter… Chacune à sa manière, ces nouvelles agoras invitent tout-le-Monde à exhiber sa vie en jouant les starlettes de la téléréalité dans sa communauté, l’oeil rivé sur le nombre de followers. (@LesEchos).

#Audiovisuel

► « C’est terminé pour CanalPlay » : le numéro 1 de Canal  dit rendre les armes face à Netflix. « CanalPlay est passé de 800 000 à 200 000 abonnés (…) En deux ans, on a été rayés de la carte sur ce marché, qui est en train de se substituer à la télévision », a affirmé Maxime Saada, devenu président du directoire du groupe Canal Plus en avril dernier. Le numéro 1 du groupe était auditionné le mercredi 27 juin 2018 par la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat. « C’est terminé pour CanalPlay  », assène-t-il, affirmant que la bataille pour le marché de la vidéo à la demande par abonnement (SVOD) a été remportée par Netflix. Son objectif : faire comprendre que CanalPlay a perdu la bataille à cause des contraintes imposées par l’Autorité de la Concurrence, qui leur «  interdit d’avoir des exclusivités, face à Amazon et Netflix ». (@Numerama).

#DroitAuteur

► « On ne peut pas sortir un marteau pour écraser une mouche », dit Siada El Ramly. Siada El Ramly, la directrice générale d’EDiMA, l’association qui défend à Bruxelles les intérêts des plates-formes en ligne, réagit au rejet par le Parlement européen du projet de directive sur les droits d’auteur. On retrouve parmi les membres d’Edima les plus grands noms du web, comme Google, Amazon, Twitter et Facebook. (@LesEchos).

► Les GAFA gagnent le match aller au Parlement européen. Deux ans après son lancement, le haletant feuilleton de la réforme européenne du droit d’auteur à l’ère numérique aura donc une saison trois. Pour un final plus que jamais incertain. Jeudi, dans un climat électrique, les députés européens réunis en plénière à Strasbourg ont rejeté (318 voix contre, 278 pour, 31 abstentions) les compromis adoptés mi-juin en commission juridique. Cela signifie que le texte devra y revenir sur la table, a priori en septembre, pour un nouvel examen en plénière, cette fois-ci ouvert aux amendements. Ce sera l’heure de vérité. Soit un compromis est trouvé sur un texte amendé et les négociations finales pourront alors débuter avec le Conseil, qui réunit les Etats membres de l’UE, et la Commission, à l’origine du projet. Soit aucun compromis n’est trouvé : le projet sera alors abandonné ou renvoyé en commission juridique… ce qui ne laissera pas le temps de le boucler avant la fin de la mandature. (@LesEchos).

► Les pistes pour sauver la réforme. Que ses plus ardents défenseurs se rassurent : personne ne veut « tuer l’Internet ». Dans un débat devenu aussi explosif que caricatural, il faut rappeler la raison d’être de la réforme du droit d’auteur que le Parlement européen vient de retoquer : donner les moyens juridiques aux éditeurs, artistes et autres ayants droit d’obtenir une juste rémunération de la réutilisation en ligne de leurs productions. Tous tirent la sonnette d’alarme et le constat dressé par la Commission européenne est indéniable : les géants du Web profitent à plein de leur matière première, en ne payant peu ou prou que ce qui leur chante , protégés par leur statut d’« hébergeur passif ». En bref, ils sont responsables des tuyaux mais pas de contrôler ce qui y circule ou de régler le fournisseur. (@LesEchos).

#Numérique

► La France et le Royaume-Uni explorent ensemble la « troisième voie » du numérique. La France et le Royaume-Uni cherchent ensemble la « troisième voie » du numérique. Face aux géants technologiques américains et chinois, Paris et Londres ont décidé ce jeudi d’unir leurs forces pour faire émerger une Europe digitale qui ferait contre-poids. Six mois après le 35e sommet franco-britannique de Sandhurst , les deux pays ont signé le 5 juillet à Paris deux accords-cadres couvrant le gouvernement digital et l’intelligence artificielle. La France et le Royaume-Uni vont également « travailler ensemble », selon les termes du communiqué conjoint, dans deux autres domaines : la lutte contre l’exclusion numérique et la régulation des technologies. (@LesEchos).

08 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 8 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Culture

x► Une cascade réagissant aux déplacements des spectateurs, dans le « Mori Building Digital Art Museum : teamLab Borderless », musée ultra-technologique à Tokyo où des oeuvres projetées communiquent entre elles et réagissent aux visiteurs. C’est l’art numérique d’un collectif japonais, teamLab qui s’expose en trois dimensions sur 10 000 m² dans un bâtiment dédié unique au monde, au sein du quartier futuriste d’Odaiba prisé des touristes. (Photo : TeamLab).

#Ville

► A Helsinki, la smart city à hauteur de citoyen. Cernés par les eaux calmes du golfe de Finlande, des immeubles de brique à l’architecture sagement contemporaine s’élèvent bloc après bloc dans un ciel de grues sur l’ancien port de Sörnäinen. Le quartier de Kalasatama (« port de pêche » en finnois) est l’un des principaux développements urbains d’Helsinki. Rien de futuriste à première vue, pourtant cette opération de 175 hectares est l’une des plus intéressantes tentatives, en Europe, de donner corps au nébuleux concept de smart city. « Nous avons choisi Kalasatama comme terrain d’expérimentations, une plate-forme de coopération et d’innovation pour la ville, les ­acteurs économiques et les ­citoyens, explique Anni Sinnemäki, l’adjointe (écologiste) au maire d’Helsinki chargée de l’urbanisme. Les innovations qui fonctionnent à Kalasatama, nous les propagerons ailleurs. ». (@LeMondefr).

#Santé

► Appli, plateformes… La nouvelle jeunesse du soin à domicile. L’essor de la beauté à domicile était difficile à imaginer il y a encore quelques années. « Se faire couper les cheveux à domicile était pour moi le comble du cheap, témoigne Marie, 27 ans. J’avais peur de tomber sur un électron libre du peigne et des ciseaux qui allait me massacrer. Le fait d’avoir mes deux pieds dans un salon ou un institut me rassurait. Clairement, je n’aurais pas misé un kopeck sur le développement de ce secteur. » La montée fulgurante des services de réservation et de livraison a donné tort à la jeune femme. Aujourd’hui, on réserve une manucure ou un brushing comme on commande un véhicule sur Uber ou un plat du jour sur Deliveroo. En 2015, selon une enquête de BusinessCoot en France, le marché global de la beauté à domicile approchait des 400 millions d’euros de bénéfice annuel et était en augmentation de 50% par rapport à l’année précédente. (@Lexpress_Styles).

#Data

► Aux États-Unis, la Constitution protège les données de géolocalisation des smartphones. On lui confie tout ou presque, mais le smartphone peut nous trahir. Selon une décision de la Cour suprême américaine, les données de géolocalisation qui proviennent d’un téléphone tombent désormais sous le coup du quatrième amendement. Ce dernier protège la propriété privée des citoyens vis-à-vis de la police, qui doit se munir d’un mandat pour réaliser des perquisitions ou des saisies. Pour les obtenir, les enquêteurs doivent s’appuyer sur une « présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation ». (@FigaroTech).

#LiensVagabonds

► Les BATX lorgnent sur l’Europe et commencent à s’allier à des groupes français. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – A Strasbourg cette semaine, le Parlement européen vient de rejeter la directive controversée sur le droit d’auteur, après des semaines de tractations et d’intense lobbying des parties prenantes. Le débat va donc reprendre ; – L’actualité législative est chargée aussi en France où deux propositions de lois sur les fake news viennent d’être votées à l’Assemblée nationale après un débat tendu. Reste à attendre leur lecture au Sénat, prévue pour fin juillet ; – A Strasbourg cette semaine, le Parlement européen vient de rejeter la directive controversée sur le droit d’auteur, après des semaines de tractations et d’intense lobbying des parties prenantes. Le débat va donc reprendre ; – Les TV connectées vous espionnent aussi ; – Comment Amazon est en train de déployer son service TV payant en Europe.

#Technologie

► Comment construire des technologies avec les sciences comportementales ? Dan Ariely (Wikipédia) est un habitué de la grande scène des conférences USI qui se tenaient à Paris fin juin. Il était déjà là l’année dernière. Ce professeur de psychologie et d’économie comportementale, fondateur du Center for Advanced Hindsight est l’un des penseurs de l’économie comportementale, avec Richard Thaler et Cass Sunstein (voir notre dossier de 2010 et sa mise à jour en 2017). Auteur de nombreux livres sur la psychologie comportementale (le dernier publié en novembre 2017 s’intéresse à notre mécompréhension de l’argent), le chercheur s’est également investi dans le développement de nombreux services et produits pour les repenser depuis les enseignements de l’économie comportementale.. (@InternetActu).

#IntelligenceArtificielle

► Certaines entreprises technologiques font passer des humains pour une intelligence artificielle. Les bots et l’intelligence artificielle ont l’air d’être partout. Il y en a pour faciliter les indemnités de remboursement en cas de vol annulé, d’autres qui organisent des dialogues pour parler avec nos proches décédés… Mais parfois, ce n’est tout simplement pas une intelligence artificielle mais bien des humains, note le Guardian. Le quotidien britannique explique qu’il est difficile de développer un système boosté par l’intelligence artificielle, et que certaines start-ups utilisent des humains pour se comporter comme des robots car c’est «plus facile et moins cher». « L’utilisation d’un humain pour faire ce travail vous permet de passer outre un certain nombre de défis techniques et de développement commercial. Il s’agit essentiellement de prototyper l’AI avec des êtres humains », a déclaré Gregory Koberger, PDG d’une entreprise qui s’appelle ReadMe. (@slatefr).

► Montréal: Une déclaration pour une IA responsable en décembre 2018. Le 14 juin dernier, une étape de plus dans le développement d’une éthique de l’intelligence artificielle a été franchie. Les premiers résultats des recherches et débats concernant la Déclaration de Montréal pour une IA responsable ont été dévoilé dans le cadre de l’événement Frontière IA au virage campus MIL, nouvel espace dédié à l’innovation. La déclaration finale quant à elle doit voir le jour en décembre 2018. L’idée de cette déclaration, visant à réguler les utilisations de l’IA, vient d’un groupe de chercheurs de l’Université de Montréal et de figures de proue dans le domaine de l’intelligence artificielle dont, entre autres, Yoshua Bengio, titulaire au département d’informatique et de recherche opérationnelle de L’UdeM et directeur du Mila, un institut de recherches international sur les algorithmes, Marc Antoine Dilhac, chercheur en philosophie à l’UdeM et Christophe Abrassart, codirecteur scientifique de la coconstruction et membre du centre de recherche en éthique.

#BandeDessinée

► Pour l’été, Arte revient avec la saison 2 de sa bande dessinée spécialement conçue pour Instagram. Tous les jours pendant juillet-août. Ils seront publié sur le compte @ete_arte. L’histoire : « Avant de s’engager, le couple formé par Abel et Olivia, décide de se séparer afin de vivre un dernier été en solo. Leur amour y résistera-t-il ? » Camille Duvelleroy, l’une des scénaristes de la série explique dans Libération : « On a poussé les curseurs du dessin et de l’animation plus loin, on sort du case à case et on assume une réalisation graphique encore plus pensée pour Instagram » (@LADN_EU).

#Audiovisuel

► Aux États-Unis, Netflix devance désormais le câble, la télévision traditionnelle et YouTube. Netflix continue de bouleverser le paysage audiovisuel. Plébiscité par les Millennials, le service de vidéo à la demande est désormais la plateforme la plus populaire pour visionner du contenu aux États-Unis, devant le câble, la télévision traditionnelle et YouTube. C’est le principal enseignement d’un sondage effectué auprès de consommateurs américains par Cowen & Co, relayée par Variety. Dans le cadre de cette étude, 2 500 adultes américains ont répondu à la question : « Quelles plateforme utilisez-vous le plus souvent pour visionner du contenu vidéo à la télévision ? » A la lumière des réponses, Netflix arrive en tête (27,2%), devant le câble de base (20,4%), les chaînes à distribution obligatoire (18,1%). YouTube (11,4%) et Amazon Prime Video (4,6%), qui ambitionne de concurrencer Netflix, sont loin derrière. (@frenchweb).

07 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 7 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

x► Alger Smart City : l’expérimentation grandeur nature va débuter. Lancé depuis 2016, le projet Alger Smart City prévoit un développement des secteurs de la mobilité, de l’environnement et de l’économie locale. La ville d’Alger vient également d’ouvrir deux laboratoires à ciel ouvert pour tester et évaluer la faisabilité de solutions. Découverte. « L’essence du projet de la Smart City Alger est de concevoir une stratégie de mise en œuvre pragmatique avec une synergie en termes de développement d’écosystèmes de tech startups, de partenariats publics-privés, et de valorisation des technologies Leapfrog pour l’accélération du développement technologique » expose le Dr Riad Hartani, Conseiller stratégique en Technologie pour la Smart City Alger. (@Réseau Durable).

► Financement participatif, un nouvel outil d’animation locale ? Face à la réduction, depuis 2013, de la dotation globale de fonctionnement donnée par l’État aux collectivités locales, à la baisse des impôts locaux perçus suite à la suppression annoncée (pour 80 % des foyers) de la taxe d’habitation (qui devrait être compensée sans que l’on sache exactement comment), quels nouveaux modes de financement peut-on envisager pour les collectivités locales ? Il y a évidemment l’endettement mais, là aussi, l’État veille et la loi de programmation des finances publiques entend encadrer plus strictement l’endettement des collectivités locales pour que la France respecte ses engagements européens en matière de déficit public. Par ailleurs, les banques peuvent s’avérer frileuses quand il s’agit de prêter de petits montants. (@futuribles_int).

► Le projet de « ville Google » prend forme à Toronto. A quoi ressemblera la « Google City » de Toronto ? Sidewalk Labs, la filiale consacrée à l’innovation urbaine de la maison mère de Google, Alphabet, doit dévoiler fin juillet les premières esquisses de son ambitieux projet de smart city dans la ­métropole canadienne. Loin des visions de science-fiction, les images diffusées jusqu’à présent se limitaient à des vues génériques de rues piétonnes, d’espaces verts et d’immeuble passe-partout façon aquarelle, comme pour mieux ­atténuer le contenu du projet : une ville conçue et gouvernée par les nouvelles technologies, les données numériques et l’intelligence artificielle. Les premières expérimentations portées par Sidewalk Labs doivent débuter cet été sur le site de Quayside, une friche portuaire de cinq hectares à l’est du centre-ville. (@LeMondefr). À lire les articles du 4 février 2018 : Google invente avec prudence la cité du futur à Toronto (@LeMondefr) et de Google construit une ville du futur à Toronto. Quelqu’un veut-il vivre là-bas ? Ce pourrait être le nouveau quartier le plus cool de la planète ou une métropole orwellienne (@politicomag).

#Commerce

► L’insatiable appétit de l’ogre Amazon. Amazon rétrécit le temps et mange la planète. Le 28 juin, il a annoncé l’achat du distributeur de médicaments en ligne PillPack et son intention de se lancer dans le secteur de la pharmacie. L’an dernier, l’ancienne petite librairie en ligne a avalé Whole Foods, la grande chaîne américaine de supermarchés bio. Soit près de 500 magasins en une bouchée. À Paris, l’ogre est en passe d’aspirer la distribution des produits Monoprix. Inutile bientôt de faire la queue à la caisse Livraison ou de naviguer sur Monoprix.fr et d’attendre ensuite de longues heures chez soi sa boîte d’Houmous Extra et sa lessive liquide Le Chat. Aujourd’hui, tout le monde a entendu parler du site d’Amazon et sa livraison express. Son système digestif des concurrents et partenaires est moins connu. Le temps de lire cette chronique pour lever le voile et votre commande sera déjà empaquetée. (@latribune).

#Data

► RGPD, data, open data… vivement 2019 ! Jacques Priol, président de la société de conseil Civiteo et auteur de « Le Big data des territoires : les nouvelles stratégies de la donnée au service de l’intérêt général », FYP Editions, 2017. Le mois de mai est passé. La folie médiatique du règlement européen sur la protection des données (RGPD), merci Mark Zuckerberg et Facebook, est derrière nous. Reste aux acteurs locaux le plus dur à faire : mettre pas à pas la gestion publique des données des habitants et des usagers en conformité avec le nouveau cadre européen, exigeant et ô combien nécessaire, de la protection des données personnelles. Mais attention, octobre arrive. Et avec lui le deuxième « enjeu data » de l’année : l’obligation faite aux collectivités de plus de 3 500 habitants (et 50 agents en équivalent temps plein) d’ouvrir leurs données au nom du principe de l’open data par défaut. Un nouvel emballement est à prévoir. La liste des bons élèves est connue : 250 collectivités locales n’ont pas attendu la loi pour une République numérique pour ouvrir leurs données au public et à de multiples réutilisateurs (associations, start-up, entreprises ou journalistes). Passé octobre, elles seront plus de 4 000 à devoir le faire ou à justifier de ne pas l’avoir entrepris. En aura-t-on alors fini avec cette passion soudaine des acteurs publics pour la donnée ? Lire la suite sur le site de @Lagazettefr).

#Telecom

► Bouygues Telecom lance une expérimentation 5G à Bordeaux. Dans le musée d’art contemporain de Bordeaux, deux conducteurs guident des voitures télécommandées à distance qui s’affrontent à une dizaine de kilomètres de là, à Mérignac. A gauche, l’image est nette, précise, rapide : le conducteur bénéficie d’une connexion 5G. À droite, l’écran est plus fou, le défilé des images plus lent : le conducteur utilise la 4G. Même si le conducteur en 5G évite de peu l’embardée, la démonstration est parlante quant au potentiel de la prochaine norme de téléphonie mobile, qui va accroître sensiblement les débits et proposer une réactivité en direct. Mardi 3 juillet, Bouygues Telecom a lancé son expérimentation en 5G. « C’est la première réalisée dans les conditions du réel, avec les vrais équipements réseau. Jusqu’à maintenant, les expérimentations restaient dans les laboratoires », a expliqué Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom, faisant aussi référence à Orange et à SFR. (@LeMondefr).

#Monnaie

► Plus de 1.000 devises ont déjà rejoint le cimetière des cryptomonnaies. Quand le Bitcoin chute, les autres cryptodevises meurent. Plus d’un millier d’entre elles ont rejoint le cimetière virtuel des cryptomonnaies au cours des derniers mois, tandis que le Bitcoin tombait à son plus bas niveau depuis novembre, à moins de 5.900 dollars, contre près de 20.000 dollars l’année dernière. Elles s’appellent Elephantcoin, Guncoin, Millionairecoin, CitizenCoin, Flurbocoin, Granitecoin, Cosmos Coin… Ces devises mort-nées, qui se négocient actuellement à moins de 1 centime, sont chaque mois plus nombreuses. La plateforme collaborative Deadcoins.com, ainsi que le site « Coinopsy », tentent de tenir à jour un registre de ces projets ratés : plus de 800 sont déjà recensés sur Deadcoins, et plus de 1.000 sur Coinopsy. (@LesEchos).

#Blockchain

► Sept pistes pour que la blockchain ne reste pas qu’un truc de geeks. Tout le monde en parle mais la blockchain reste encore une technologie réservée aux initiés (ou à ceux qui se font passer pour). Pourtant, les spécialistes sont formels : elle est la techno qui va réinventer notre monde, en mieux. Sécurisée, accessible à tous et nécessitant des moyens peu coûteux, elle promet de redessiner de nombreux usages si tant est qu’on lui donne les moyens de se généraliser. C’est tout l’enjeu d’un rapport publié il y a quelques jours par France Stratégie, qui a formulé sept recommandations pour développer les blockchains tout en les encadrant. (@bymaddyness).

#IntelligenceArtifiielle

► L’intelligence humaine est-elle vraiment en péril ? On connait le mot de Pierre Dac : « J’ai un bel avenir devant moi. Mais je l’aurai dans le dos chaque fois que je ferai demi-tour ». Cela ne pourrait-il pas s’appliquer à l’intelligence humaine ? Après avoir constaté que la moyenne des scores obtenus aux tests dits d’intelligence augmentait au cours du temps (effet Flynn), on scrute aujourd’hui avec inquiétude sa stagnation, voire sa baisse (inversion de l’effet). Doit-on craindre une « stupidisation » de l’humanité ? Un examen critique de la conception de l’intelligence véhiculée par le débat actuel sur sa progression et sa chute s’avère nécessaire. (@slatefr).

#Technologie

► Pour le monde de la tech, il est venu le temps des responsabilités… Chaque année, les conférences de l’USI réunissent un superbe plateau de speakers : scientifiques, philosophes, économistes, sociologues… Lors de cette édition 2018, ils sont unanimes : ils nous engagent à être plus responsables. Récit par François Hisquin, fondateur de l’USI. Depuis des années, nous avons tous entendu d’innombrables plaidoyers pour une prise de conscience sociétale et écologique. (@LADN_EU). A lire : Goodman : « Tout ce qui est connecté est piratable » (@LePoint).

#Informatique

► Les folles promesses de l’informatique quantique. Exécuter en quelques minutes des traitements que les meilleurs supercalculateurs actuels mettraient des milliards d’années à réaliser, telle est la promesse de l’informatique quantique. Alors que les ordinateurs d’aujourd’hui s’expriment par le biais de 1 et 0, le calculateur quantique a, entre autres, la capacité de superposer les deux. Cette faculté à gérer simultanément plusieurs états accroît la vitesse d’exécution de manière exponentielle. Le secteur numérique s’est déjà lancé dans la course au quantique. Outre-Atlantique, Google, IBM, Intel ou Microsoft mobilisent leurs ingénieurs. Côté asiatique, le géant chinois Alibaba se positionne. En France, Atos planche sur le sujet avec le CEA et le CNRS. Plusieurs types d’applications sont concernés par l’informatique quantique, même si « leur nombre reste limité pour l’instant », explique Philippe Duluc, directeur technique big data et sécurité chez Atos. Les perspectives dans le domaine de la santé et de la pharmacie sont prometteuses. La simulation de molécules se classe en tête des domaines explorés par cette nouvelle technologie. (@FigaroTech).

06 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 6 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Informatique

x► Comprendre l’informatique quantique, les basiques. Par Olivier Ezratty, expert FrenchWeb. Après avoir fait le tour des plus grands contributeurs de la mécanique et de l’informatique quantique, passons aux grands fondamentaux de la physique quantique qui nous permettront de comprendre la suite et notamment le fonctionnement des qubits et de leurs diverses techniques de mise en œuvre. Plusieurs années d’études sont nécessaires pour comprendre les arcanes de la mécanique quantique et ceux qui sont passés par là sont toujours dans l’interrogation à son sujet. Mais on peut se contenter de quelques basiques ici présents pour se préparer à comprendre le fonctionnement des calculateurs quantiques. Le point essentiel est de bien appréhender la notion de superposition d’états qui est à la base du fonctionnement des qubits et de l’énorme capacité de traitement des calculateurs quantiques. L’intrication vient juste après et permet d’expliquer comment fonctionnent les portes quantiques dans les calculateurs quantiques, que nous verrons dans la partie dédiée au fonctionnement de ces derniers. (@frenchweb).

#DroitDAuteur

► Directive sur le droit d’auteur : une victoire du lobbying des GAFA, vraiment ? « Triste jour pour l’indépendance culturelle et la presse en Europe : le Parlement européen s’est couché devant la propagande des GAFA. C’est un “Munich culturel”. » L’eurodéputé Jean-Marie Cavada, l’un des plus ardents partisans du projet de directive européenne sur le droit d’auteur, qui a subi un net revers jeudi 4 juillet au parlement européen, n’a pas mâché ses mots après le vote. Il n’a pas été le seul. « Google se paye l’Europe », écrit l’Adami (artistes, musiciens et interprètes) dans un communiqué, tandis que la SACD (auteurs et compositeurs) dénonce un « lobbying insensé et inédit fait de mensonges, de caricatures et de menaces ». Le résultat du vote au Parlement a-t-il été, comme l’affirment avec insistance les représentants de l’industrie musicale, principalement le résultat d’une campagne de lobbying ? La réalité est plus complexe.(@Pixelsfr).

#Santé

► David Gruson, ancien directeur d’hôpital et membre de la chaire santé de Sciences Po, vient de publier SARRA, une intelligence artificielle, un « polar bioéthique » sur l’IA. Dans un entretien avec France 3 Nouvelle-Aquitaine, il explique : « L’Intelligence Artificielle, c’est simplement un dispositif artificiel d’aide à la décision, ou de décision par algorithme. L’algorithme est un outil mathématique, qui propose des orientations à partir d’un très grand nombre de données. Dans le champ de la santé, on travaille sur les examens de laboratoires, l’exécution des analyses biologiques, la dispensation de médicaments… ».

#Presse

► Vérifier les images : un principe intangible pour l’AFP. Mehdi Lebouachera, rédacteur en chef de l’AFPTV, précise ce qu’est le travail de vérification des images et de leurs sources à l’Agence France-Presse, une des références mondiales en matière d’information. Les journalistes mettent tout en œuvre pour assurer leur mission : transmettre une information sûre et fiable. Mehdi Lebouachera explique : « D’abord, c’est leur sens critique, leur pratique et leur expérience journalistique qui leur permettent d’identifier et de situer les images. Beaucoup d’images sont écartées en faisant un travail de vérification sans aucun outil. (…) Bien entendu, nous disposons aussi d’outils. (…) Mais ces outils qui permettent d’accélérer le processus de recherches d’images et de métadonnées ne sont pas des outils magiques, et la principale ressource sur laquelle on se base pour la vérification, ce sont des recoupements d’informations. (@InaGlobal).

#InternetDesObjets

► « Bossy generation » : votre assistant vocal va-t-il transformer votre enfant en « connard » ? « Ok Google, donne-moi la météo », « Alexa, remplis le frigo », « Siri, appelle ma mère ! ». Après avoir eu peur de rendre nos enfants bêtes, abrutis par la télé, puis lobotomisés pour cause d’addiction aux différents écrans, il se pourrait que les assistants vocaux fassent émerger une nouvelle génération, composée de tyrans, qui ne disent plus ni « bonjour » ni « merci » à la dame. Nous sommes peut-être en train d’assister à l’éveil de la « bossy generation » (bossy à traduire par autoritaire). C’est ce que souligne l’agence Heaven qui a étudié le « dark side » des tendances lors de sa dernière conférence. Alors qu’ils écoutent – vraiment – tout (même quand on ne leur demande pas), eux n’ont pas voix au chapitre, et nous passons notre vie à leur donner des ordres. Il s’agit des assistants vocaux. Déjà largement adoptés aux États-Unis, où 1 foyer sur 5 est équipé de son smart speaker (soit environ 20 millions), en France, les modèles stars d’Apple (HomePod), Google (Home) et Amazon (Echo) ne sont toutes disponibles que depuis le 18 juin. Ces enceintes, en plus de jouer de la musique, sont jugées tellement utiles par les familles américaines qu’elles font office de véritables « nounous virtuelles », selon le Wall Street Journal. (@LADN_EU).

#IntelligenceArtificielle

► « Demain, ce sera l’intelligence artificielle qui fédèrera les gens ». Dans les années 1980, Sari Stenfors a étudié l’intelligence artificielle à Berkeley, notamment la question des réseaux de neurones artificiels. « Les perspectives de l’IA m’excitaient. J’étais persuadée que ça allait changer le monde. J’étais bien naïve », confie, trente ans plus tard la prospectiviste finlandaise. Après s’être intéressée à l’anthropologie numérique, qu’elle définit comme « l’impact des technologies sur notre société », Sari Stenfors a fondé en 2012 à San Francisco un groupe de réflexion, l’Augmented Leadership Institute. Le magazine @usbeketrica a profité de sa présence au festival Startup Extreme, organisé en juin en Norvège, pour échanger sur sa vision d’un futur où nous serons des cyborgs travaillant à domicile et revendant nos données de santé…

► Les professionnels de la collecte des données numériques et de l’intelligence artificielle (IA) seront-ils bientôt invités à prêter serment à la fin de leurs études, comme le font les médecins ? Face aux scandales liés à l’utilisation frauduleuse des données personnelles et à la crise de confiance des utilisateurs, les initiatives se sont multipliées ces derniers mois aux Etats-Unis en faveur d’un Internet plus « juste ».  (@LeMondeFestival).

► Pour les entreprises, il est généralement difficile de construire un service alimenté par l’intelligence artificielle. Ainsi certaines start-up sont arrivés à la conclusion qu’ils était moins cher et plus facile d’amener les humains à se comporter comme des robots que de construire des machines qui se comporteraient comme des humains. Cela s’appelle la « technique du magicien d’Oz » ou stratagème de simulation. (@Guardian).

► Un « serment d’Hippocrate » pour les professionnels de l’intelligence artificielle. Les professionnels de la collecte des données numériques et de l’intelligence artificielle (IA) seront-ils bientôt invités à prêter serment à la fin de leurs études, comme le font les médecins ? Face aux scandales liés à l’utilisation frauduleuse des données personnelles et à la crise de confiance des utilisateurs, les initiatives se sont multipliées ces derniers mois aux Etats-Unis en faveur d’un Internet plus « juste ». En France aussi deux propositions viennent d’être rendues publiques pour encadrer les pratiques. La première émane de Data for Good, une association regroupant ingénieurs et scientifiques spécialisés dans la collecte de données. Cette organisation s’est fait connaître en 2017 par ses études confirmant les biais de YouTube en faveur de plusieurs candidats à l’élection présidentielle, dans le cadre du projet Algo Transparency. (@LeMondeFestival).

#Futurologie

► Faut-il s’inquiéter de l’impact des technologies sur l’avenir de l’humanité ? Une des conférences les plus intéressantes de l’édition 2018 du web2day était celle donnée par Jean-Christophe Bonis, « Homo Deus ou le syndrome de Peter Pan. » Ce futuriste, dirigeant de la société Oxymore, abordait le thème des conséquences que la technologie peut avoir sur notre vie quotidienne, aujourd’hui et dans le futur. A une époque où la science-fiction est devenue réalité, et sans parler de bien ou de mal, jusqu’où peut-on aller dans le développement de technologies aux contours moraux flous ? Quelle est notre responsabilité face au futur que cela peut engendrer ? Quels contrôles existent pour ne pas tomber dans un futur dystopique ? Cette conférence nous a donné envie d’aller plus loin dans l’échange. Dans cette interview, Jean-Christophe Bonis revient sur l’importance de se poser les bonnes questions sur la technologie, d’avoir des penseurs qui s’emparent du sujet et sur les risques et opportunités qui s’offrent à nous. (@BlogModerateur).

#Tendances

► 2028 : les 5 tendances qui vont marquer la prochaine décennie. Aux Cannes Lions 2018, la futurologue Faith Popcorn, « Nostradamus du marketing », selon le magazine Fortune – nous prévient : ces spéculations ne sont pas sorties de son chapeau, elles sont réelles et elles se jouent dès maintenant. Et le climat dans lequel nous vivons aujourd’hui y est pour beaucoup : notre planète est en péril et nous vivons dans un contexte social et politique saturé de tensions. Les nationalismes et le repli sur soi sont plus prégnants que jamais et les robots sont sur le point de voler nos jobs alors même que les disparités entre humains sont loin d’être résorbées. En bref, on est « dedans » jusqu’au cou, et on étouffe. (@LADN_EU).

Régions.news #335 – Edition du vendredi 6 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#335 en version pdf

Légende image. L’Ile-de-France veut favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs. En 15 ans, la  surface agricole francilienne a chuté de 14.000 hectares et le nombre d’agriculteurs a diminué de 26 %. Ainsi la région a adopté la semaine dernière un Pacte agricole de 150 millions d’euros pour la période 2018-2022, à raison de 30 millions d’euros investis chaque année. Photo de Ludovic / Rea.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► une ferme maraîchère de plus de 2 000 m² sera construite au cœur même du projet d’HLM, Les Jardins Perchés, à Tours (Indre-et-Loire). L’objectif est de « renouer un contact entre l’urbain et la culture maraîchère tout en créant du lien social », expliquent les dirigeants de Tour(s)Habitat, bailleur social de l’immeuble. Ce projet hybride, un des premiers en France qui prévoit dès sa conception de mêler habitat social et production maraîchère, vient de gagner le prix « Habitat » du concours européen organisé par « Le Monde Smart Cities » pour récompenser les innovations urbaines.

► Dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille, l’association « Emmaüs Connect », créée en 2013, souhaite contribuer à une société où le numérique « est également une chance pour les démunis ». Une enquête d’étudiants de l’université de Lille montre ainsi qu’environ 40 % des Nordistes sont inquiets de la numérisation des services publics. « Cette inquiétude est plus large que la simple maîtrise de l’outil et on l’a sous-estimée », indique Jean Deydier, directeur d’Emmaüs Connect,

#Logement

► A la prochaine rentrée universitaire à Montpellier, deux étudiants volontaires seront sélectionnés pour habiter gratuitement une colocation tout confort. En échange, ils devront accepter que leurs faits et gestes deviennent un objet d’étude. Chaque jour, ils auront à répondre à un questionnaire pour évaluer leurs ressentis. Au bout du couloir, dans une pièce attenante à l’appartement, seront installés des serveurs pour y stocker leurs données personnelles, transmises ensuite, de l’autre côté de la ville, aux ordinateurs des laboratoires de la Maison des sciences de l’homme. Il s’agit d’une expérience scientifique, pilotée par des chercheurs du CNRS de Montpellier. Ce dispositif, HUman home projecT (HUT), est un observatoire du logement connecté pour évaluer au jour le jour les comportements d’étudiants cobayes et leurs usages de la connexion, en partenariat avec des entreprises et la métropole de Montpellier.

#CivicTech

► La jeune pousse iD City, créée en 2015 à Concarneau, propose aux municipalités une plateforme numérique pour améliorer la concertation avec les citoyens. « Notre objectif est d’accompagner les collectivités dans leur démarche de concertation en proposant une plateforme numérique personnalisable. Les collectivités l’utilisent pour compléter leur dispositif physique », explique un des salariés de la start-up. Et il ajoute : « Les dispositifs physiques rencontrent des limites. Peu de personnes se rendent aux réunions publiques, et on y retrouve souvent des retraités. Il faut aussi être à l’aise à l’oral. Les plateformes de concertation sur internet permettent de contourner des barrières temporaires et spatiales. Les citoyens peuvent s’exprimer quand ils le veulent. »

Légende image. L’intelligence artificielle n’existe pas, mais elle va quand même prendre votre job. Un point de vue de Philippe Rolet, docteur en IA à l’Université Paris-Sud qui estime que « Le travail ne disparaît pas. Ce sont les jobs de poinçonneurs des Lilas qui disparaissent, et quand on sait comment finit la chanson, on ne peut que s’en réjouir. » Crédit illustration : Shutterstock

#Viva-Cités [Rubrique : la cité digitale et résiliente]

► « La révolution numérique ne saurait se réduire à une simple révolution technique. C’est avant tout une révolution des pouvoirs. Le numérique donne de nouveaux moyens et de nouvelles capacités d’action à ceux qui n’en avaient pas. » Benoît Thieulin, agence digitale La Netscouade,  dans l’article « Gouverner à l’heure de la révolution des pouvoirs » (Revue Pouvoirs n°164 « Datacratie » – 2018).

► A l’heure des défis énergétiques, Jessica Pellegrini, fondatrice de l’entreprise niçoise Azzura Lights, pose la question de la place qui est laissée à l’humain dans la construction d’une ville dite « intelligente ». Elle explique qu’il « faut consommer moins et avec plus d’efficacité, en abordant d’abord les questions sociales. Aujourd’hui, par exemple, le processus de la transition énergétique est questionné essentiellement d’un point de vue technique. La transition énergétique implique une culture moins énergivore. Il ne suffit pas de faire une loi pour que le social se soumette. Le socle, c’est la société de consommation. C’est sur ce socle que nous devons lancer une dynamique et un accompagnement pragmatique, pour accélérer collectivement la transition énergétique, aux côtés des acteurs des territoires, des citoyens et des fournisseurs de solutions qui s’y engagent. »

#Presse

► Aujourd’hui, ne faut-il pas dépasser la crise de confiance envers l’image. À l’ère du tout image, la peur des écrans ou la crainte de manipulations créent une crise de confiance sur le rôle éthique et politique des images. Apprendre à vivre avec celles-ci est un enjeu de société. D’où la nécessité de savoir les décrypter, et d’être informé sur qui les produit et comment. Du 20 au 25 juin, le site de @InaGlobal est revenu sur cette problématique en publiant six articles : 1 – Le diable est dans les écrans : vraiment ? ; 2 – Éduquer les jeunes aux images, un enjeu de citoyenneté ; 3 – L’image, une interprétation subjective du passé ; 4 – La banalisation des images d’archives dans les JT, un problème éthique ; 5 – Vérifier les images : un principe intangible pour l’AFP ; 6 – Danger de l’image, image en danger.

#Audiovisuel

► Comment l’Intelligence artificielle peut sauver la télévision. Le secteur des médias et du divertissement devrait bénéficier très rapidement des avantages de l’IA qui, plus elle dispose de données à brasser, plus elle s’améliore en termes d’intelligence. Compte tenu de la très grande quantité de données produites par ce secteur, il est à prévoir que l’IA va avoir un impact de premier ordre dans ce domaine. Lire la chronique de @dumeny sur le site de @journaldunet. À lire : En 2019, la consommation Internet dépassera celle de la télévision et Télévisions, le nouvel âge d’or du documentaire.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Netflix fait même peur à Apple. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Tous médias ? Les plateformes ne sont toujours pas à la hauteur ; – Quel degré de réalisme pour nos robots ? ; – Les écrans étant exploités à fond, l’avenir est désormais dans l’air ; – Les universités sont dépassées par la vitesse de changement de l’industrie des médias ; – Penser autrement l’apprentissage des machines.

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05 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 5 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#MediaSocial

x► L’égo est le premier instrument de manipulation sur les réseaux sociaux. Par Cyrille Frank, fondateur de Mediaculture.fr. Le plus gros vecteur de manipulation n’est pas les fakes news, ni les algorithmes, ni les sournoises plateformes. C’est notre propre ego, comme on le constate chaque jour sur les réseaux sociaux, et sur Twitter spécialement. Horreur : Facebook nous manipule à notre insu en jouant avec nos émotions ! C’est un fait, j’ironise, mais je l’avais assez tôt relevé et dénoncé. Ceci, avant que des chercheurs ne mettent en lumière le dispositif très élaboré pour monétiser nos affects. Mais la technique n’explique pas tout. On a vite fait de s’exonérer de nos fautes par une cause externe. Je ne savais pas, je n’agis pas moi-même, j’étais manipulé… Lire la suite sur le site de @frenchweb.

#Ville

► Du 11 au 22 juillet, Paris accueille la 3ème édition du Fab City Summit. Ce rassemblement international des 18 villes Fab Cities (Paris, Barcelone, Boston, Santiago du Chili, Toulouse, Brest, Shenzhen, Amsterdam…) permettra de découvrir des initiatives parisiennes, européennes et internationales pour produire en ville et aménager la ville autrement en s’appuyant sur les outils de fabrication numérique. Comment développer un modèle de « ville productive » (fab city) plus locale, plus circulaire tout en s’appuyant sur les outils numériques ? Une ville globalement connectée qui relocalise sa production manufacturière, alimentaire et énergétique à hauteur de 50% de ses besoins ? (@upmagazine_info).

► Philippe Rambal (associé chez EY) : « Les Smart Cities mettent les données numériques au service des citoyens » La Smart City, ou ville intelligente, est l’un des enjeux centraux des années à venir en matière de développement durable et d’efficacité économique. Réalisée par le cabinet d’audit et de conseil EY, une étude sur les villes et territoires intelligents en France révèle les attentes des citoyens et des collectivités en la matière. (@Réseau Durable).

#Entreprise

► Qui sera le premier Titan technologique européen ? L’Europe se rapproche de la naissance de son premier titan, c’est-à-dire de son entreprise technologique valorisée à plus de 50 milliards de dollars. Alors que les États-Unis (avec Facebook, Uber et Tesla) et la Chine (avec Baidu, Ant Financial et Didi Chuxing) en compte respectivement trois, le Vieux Continent attend toujours son tour. Mais dans son rapport « Titans of Tech: Europe Tech Comes of Age », GP Bullhound, banque internationale d’affaires et de conseil dans le secteur technologique, a déjà identifié plusieurs potentiels candidats, parmi plus de 400 entreprises au sein de l’écosystème technologique européen. Face aux États-Unis et à la Chine, l’Europe a cependant toujours du mal a réellement peser. À titre d’illustration, sur 414 entreprises valorisées plus d’1 milliard, et pour un marché d’une valeur de 2 285 milliards de dollars, 48% proviennent des USA, 35% de l’Asie et seulement 17% du marché européen. Mais celui-ci poursuit tout de même sa progression. Le rapport de GP Bullhound note que depuis 2014, 5 précédentes licornes sont passées au stade de « decacorns » (entreprises valorisées entre 10 et 50 milliards de dollars). Il s’agit de Yandex, Zalando, Supercell, MobilEye et Spotify. (@frenchweb).

#Education

► L’éthique de l’IA doit passer par l’éducation.  En matière d’IA, à peu près tout le monde a son mot à dire. Mais une chose est certaine, la technologie doit nécessairement faire émerger un questionnement sur sa régulation au nom de l’éthique. En effet, il n’est pas improbable d’imaginer, d’ici quelques années seulement, des robots tueurs utilisant nos données personnelles à des fins malveillantes. Si l’IA est conçue par l’homme, elle en devient alors nécessairement le miroir, avec ses forces et ses faiblesses. Aussi, 2018 marque définitivement l’année d’un consensus : celui de réguler les principaux fournisseurs d’intelligence artificielle et de les soumettre à des principes éthiques indérogeables. (@latelier).

#Travail

► Le télétravail, d’abord un défi culturel ? Travailler depuis son domicile ou un espace de coworking: une pratique de plus en plus répandue. Pour les salariés et les salariées, c’est une solution pour réduire le temps perdu en trajets et profiter, souvent un jour par semaine, du confort du domicile. Un solution idéale pour beaucoup, mais pas encore à la portée de tous; les sondages le montrent, il y une forte différence entre le nombre de salariés et de salariées qui aimeraient télétravailler et le nombre de celles et ceux qui le font vraiment. Pourquoi un tel écart? Quels sont les freins du coté des dirigeants? Comment adapter la culture d’entreprise à cette nouvelle relation au travail? Les réponses dans ce nouvel épisode d’In the mood for work. (@slatefr).

#Société

► Ce que Google révèle de notre sexualité. Au milieu du XXe siècle, un Américain a mené la plus grande enquête statistique jamais réalisée jusqu’alors sur la sexualité. Pour y arriver, le docteur Alfred Kinsey et son équipe ont questionné des milliers d’Américains et d’Américaines. Mais ces derniers ne leur ont peut-être pas dit la vérité. Et plus tard, il y a eu Google. Selon Seth Stephens-Davidowitz, analyste de données passé par Harvard puis Google, on ne ment pas au plus célèbre des moteurs de recherche. Pourquoi ? Parce que personne ne cherche à plaire à un logiciel. Seth Stephens-Davidowitz a étudié toutes sortes de questions que posent les gens à Google, dont celles concernant leur sexualité. « Le Monde » organise dans le cadre du « Monde Festival » une rencontre sur le thème : « Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? » samedi 6 octobre 2018 de 10 heures à 11 h 30 à l’Opéra Bastille. Réservation en ligne.

#Logement

► A Paris, les propriétaires vont désormais pouvoir profiter de la sous-location grâce à un partenariat entre Airbnb et Century 21. Une bonne nouvelle pour les propriétaires. Airbnb a signé un partenariat avec le réseau immobilier français Century 21 afin de faciliter les sous-locations à Paris. Il s’agit d’une collaboration inédite pour la plateforme mondiale de locations temporaires. Airbnb et Century 21, réseau immobilier qui appartient au promoteur Nexity, ont annoncé dans un communiqué, mardi 26 juin, qu’ils allaient « simplifier et faciliter la sous-location de logements ». « C’est la première fois qu’on a un partenariat de cette ampleur avec un agent immobilier, y compris dans le monde », a expliqué Emmanuel Marill, directeur d’Airbnb pour la France. L’accord établit une répartition fixe des revenus : 70% pour le locataire, 23% pour le propriétaire et 7% pour Century 21, qui gérera les démarches administratives. (@franceinfo).

#DroitDAuteur

► Filtrage automatique des contenus, rémunération des médias… Pourquoi la directive européenne sur le droit d’auteur est contestée. « Nous défendons un réseau libre ». Depuis trois jours, Wikipedia n’est pas disponible en Espagne, Italie et Pologne pour protester contre la réforme européenne du droit d’auteur. Signe des désaccords sur le texte, le Parlement européen l’a rejeté, jeudi 5 juillet. Le texte sera de nouveau examiné en commission parlementaire en septembre. Son objectif principal est la modernisation du droit d’auteur, la dernière législation sur le sujet remontant à 2001. L’une des mesures prévoit d’obliger les plateformes, comme Youtube ou Facebook, à mieux rémunérer les créateurs de contenus. Si cette réforme est saluée par les auteurs, elle suscite de nombreuses interrogations sur la liberté d’expression sur Internet. (@franceinfo). A lire aussi : Droit d’auteur : pourquoi la directive européenne divise (@latribune).

#Medias

► Que veut vraiment dire « éduquer aux médias » ? Le dimanche 4 mars 2018, Françoise Nyssen, ministre de la Culture a annoncé, lors d’une interview donnée au Buzz Média Le Figaro, vouloir doubler le budget alloué par son ministère à l’éducation aux médias, le faisant ainsi passer de 3 à 6 millions d’euros. Elle a expliqué que cette somme permettra de soutenir davantage les associations qui interviennent dans les médiathèques et les écoles afin d’enseigner aux élèves comment discerner une bonne information d’un contenu trompeur. Cette déclaration faisait suite au discours du Premier ministre, Edouard Philippe, le 23 février, dans lequel il affirmait la volonté de systématiser l’éducation aux médias et à l’information, « qui permet aux élèves de se prémunir, en particulier contre les théories complotistes ». (@InaGlobal).

#Technologie

► Objets connectés, e-commerce et food tech : Bordeaux Technowest en pleine croissance. La technopole Bordeaux Technowest, créée en 1989, est bien installée dans la métropole bordelaise avec ses quatre incubateurs et pépinières – aéronautique spatial et défense (Aéroparc à Mérignac), éco-activités (Eco-parc de Blanquefort), Smart city et énergies renouvelables (Newton à Bègles), bâtiment intelligent et immobilier (Copernic à Saint-Médard-en-Jalles) – et, depuis fin 2017, une vitrine dans le centre-ville de Bordeaux, baptisée la Source. Depuis sa création, l’incubateur revendique 180 entreprises accompagnés pour 1.000 emplois créés et 15 M€ levés. Pour 2018, le compteur est à 55 entreprises pesant environ 300 emplois. (@LaTribuneBdx).

04 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 4 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#MediaSocial

x► Pourquoi Facebook et YouTube se lancent dans le payant. Après l’abrogation de la neutralité du net, c’est la gratuité des plateformes sur Internet qui pourrait bientôt être remise en cause. Le 18 juin, YouTube lance sa double offre musicale payante – YouTube Music et YouTube Premium – ainsi qu’un accès payant aux chaînes YouTube de plus de 100 000 abonnés, permettant ainsi aux Youtubeurs d’avoir un revenu grâce à cet abonnement de 4.99$ par mois. Deux jours plus tard, Facebook propose de rémunérer les administrateurs de certains groupes avec un abonnement mensuel allant de 4.99$ à 29.99$. Payer pour des contenus autrefois gratuits : pas sûr que ça ravisse les internautes, mais cela pourrait peut-être faire évoluer le modèle économique de ces plateformes, principalement basé sur les publicités et les données de leurs utilisateurs. (@usbeketrica). Crédit photo : © Shutterstock.

#Culture

► Algorithmes, médias et pratiques culturelles : trois risques, trois pistes. Le texte introductif d’Eric Scherer lors de la table-ronde du jeudi 4 juillet organisée par la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée Nationale à laquelle ont participer Geoffrey Delcroix (Innovation et prospective CNIL) et Tristan Nitot, (VP advocacy du moteur de recherche Qwant) sous le thème : « Les algorithmes de sélection et de recommandation : quelle influence sur les pratiques culturelles et d’information ? » : « À sa naissance il y a 30 ans, le web était perçu comme l’espace de tous les possibles, un territoire qui ferait fi de toutes les barrières et qui réorganiserait le monde en un village global. Le constat aujourd’hui est bien différent : nous sommes face à un immense patchwork de micro-communautés d’intérêt qui évoluent dans des cercles hermétiques et qui s’en remettent au bon vouloir de quelques plateformes hyper-puissantes pour faire le tri dans la profusion de contenus disponibles (la première page de résultats Google capte 90% des clics !). » Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Presse

► La banalisation des images d’archives dans les JT, un problème éthique. L’utilisation des images d’archives dans les JT est considérable. Ces images banalisées qui s’insèrent dans le flux d’information pour leur valeur illustrative posent des questions d’éthique. D’où l’intérêt de comprendre comment est signalé ou non au téléspectateur qu’il est face à une séquence d’archives. Les questions d’éthique concernant l’utilisation des images, c’est-à-dire ce qui peut se faire ou pas avec des images, ce qui est conforme à la morale, engendrent des débats et des actes parfois très violents dans nos sociétés. Lorsqu’elle se place sur le terrain de l’utilisation des images d’archives, cette question devient encore plus épineuse. En effet, comment peut-on « éthiquement » réutiliser, au sein d’une nouvelle production, des images tournées dans un contexte parfois très éloigné de celui du nouveau reportage ? Comment ne pas dénaturer le propos originel de cette séquence d’images et quelles sont les dispositions à prendre dans ce cas ? Dit autrement, comment donner aux téléspectateurs la possibilité de comprendre le rôle de ces images dans leur discours initial mais aussi dans la nouvelle production qui les intègre ? (@InaGlobal).

#Numérique

► Les «dark patterns»: comment les technologies nous manipulent. Le monde des technologies use et abuse largement de techniques pour nous rendre accro à ses services ou nous forcer à certains choix qui n’en sont pas vraiment. Mais la révolte gronde, y compris au sein même des géants du Web. Voulez-vous regarder ce nouvel épisode que Netflix a lancé automatiquement? Cherchez-vous vraiment à faire défiler ces photos déjà vues d’Instagram? Et que dire encore de cette impression d’avoir senti son portable vibrer, de le sortir de sa poche par réflexe ou par ennui, en cherchant inconsciemment cette petite pastille rouge: appel manqué, nouveau texto, nouvelle notification? Toutes ces situations ont pour point commun d’être liées aux «dark patterns», soit le résultat du travail de longue haleine de l’industrie des technologies pour nous déconcentrer et nous rendre accros. Alors que de plus d’utilisateurs se posent la question d’une désintoxication nécessaire aux technologies, le Figaro vous explique comment ce concept est devenu central, y compris chez les géants du numérique.  (@FigaroTech).

#Ville

► Innovation urbaine intelligente: comment l’IdO contribue à construire nos villes du futur, par Michelle Bendschneider Directeur exécutif, Produits mondiaux – Telstra Enterprise. Poussés par l’ évolution de la technologie et de l’infrastructure de l’Internet des objets (IoT), les villes intelligentes deviennent plus qu’un concept futur; c’est maintenant une réalité. Que ce soit dans le secteur privé avec des taxis intelligents et un stationnement intelligent ou dans l’infrastructure publique avec la gestion de la circulation et des déchets, il y a une grande poussée pour embrasser la connectivité urbaine intelligente et l’innovation qu’elle peut permettre. Lire la suite sur le site de @Telstra_news.

#CivicTech

► La « civic tech », nouveau continent de la démocratie participative, par Michele C. Accessibles à tous, les outils digitaux font évoluer en profondeur la démocratie participative. Baptisée « civictech », cette tendance consiste à mettre le numérique au service d’une démocratie non plus simplement représentative (« tu m’as élu, je décide ») mais aussi participative, où les citoyens peuvent interagir avec les pouvoirs publics et participer aux processus de décision. Lire la suite sur le blog de @MediapartLeClub.

#Alimentation

► Montévrain : un robot capable de fabriquer des pizzas à emporter. Une pizza quatre fromages faite avec amour… Par un robot. Ça vous dit ? À Montévrain, en Seine-et-Marne, la start-up Ekim a mis au point une machine capable de fabriquer des pizzas. (@France3Paris‏).

#Logement

► Comment Airbnb compte faire voyager 1 milliard de terriens. La petite startup à l’esprit bon enfant est devenue en dix ans un mastodonte mondial de la location saisonnière de courte durée, avec près de 300 millions de réservations enregistrées. Et ce n’est que le début : Airbnb vise le milliard d’utilisateurs par an d’ici à 2028 en misant sur une extension tous azimuts de son écosystème de services et sur une sérieuse montée en gamme. De quoi renforcer les tensions déjà très vives avec l’industrie hôtelière, avec les villes qui se plaignent de la pression immobilière exercée par Airbnb, et avec les États qui courent derrière leur rente fiscale. (@latribune).

#Transport

► Le géant de l’internet chinois Baidu lance la production de ses minibus autonomes. Le géant chinois de l’internet Baidu a annoncé mercredi le début de la production à grande échelle du premier minibus autonome de Chine, qui devrait être déployé dans des sites touristiques et des aéroports. Le 100e véhicule vient de sortir de la ligne de production, a révélé le PDG Robin Li lors d’une conférence à Pékin. « 2018 sera la première année de commercialisation pour la conduite autonome. Avec cette production industrielle du minibus Apolong, nous pouvons véritablement entrevoir les grands progrès réalisés » dans ce domaine, a déclaré M. Li. Le véhicule dispose de 14 places assises et sa longueur est d’environ un tiers de celle d’un bus normal. Il n’est équipé d’aucun volant, siège conducteur ni pédales. Conçus en collaboration avec le fabricant chinois de bus King Long, les minibus devraient être utilisés prochainement dans des sites touristiques, des aéroports, et dans plusieurs villes comme Pékin, Canton et Shenzhen (sud). En 2019, ces véhicules de Baidu devraient également être déployés au Japon, dans des centrales nucléaires, ou encore à Tokyo pour le transport de personnes âgées. (@frenchweb).

#Santé

► Olivier Babeau : « Gare au hold-up de Google sur la santé ! ». Fort des données en sa possession, le géant du Net s’attaque à la santé. Selon l’essayiste*, il nous faut pour résister ériger l’innovation en ce domaine en priorité. En annonçant la mise au point d’un algorithme d’intelligence artificielle capable de donner les probabilités de décès, de sortie ou de réadmission d’un patient à l’hôpital, Google accomplit un nouveau pas vers une appropriation de la santé dont on est loin de mesurer toutes les conséquences. Le modèle d’affaires des géants du Net est simple dans son principe et redoutablement efficace. En fournissant gratuitement toutes sortes de services, ils parviennent à attirer une grande masse d’utilisateurs, audience qu’ils monnayent essentiellement grâce à la publicité. La masse des données collectées permet de fournir des services de plus en plus performants aux consommateurs. (@FigaroVox).

#Telecom

► 5G arrive et va changer la publicité numérique de plus de façons que vous ne le pensez. Imaginez-vous sauter dans un véhicule autonome et appeler Amazon Alexa pour préparer le dîner. Un affichage holographique apparaît sur votre tableau de bord et vous guide à travers les étapes d’une recette, en fonction de vos préférences alimentaires et de l’historique de vos repas, en vous rendant chez Whole Foods pour ramasser les ingrédients déjà assemblés robotiquement. C’est une vision (réaliste) de l’avenir avec 5G, selon Scott Singer, directeur général de la société de conseil DDG. Singer et d’autres experts affirment que la 5G offre la possibilité de traiter et d’échanger plus de données à des vitesses plus élevées. Les annonceurs et les éditeurs peuvent donc s’attendre à des temps de chargement plus courts sur les ordinateurs et les appareils mobiles. (@digiday).

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