18 Mai

Régions.news #329 – Edition du vendredi 18 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Vue aérienne de Manhattan (NewYork). Photo d’Andrew Griffiths.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Lancée en 2015, la jeune pousse francilienne Agricool, qui cultive des fraises dans des containers maritimes détournés. Elle dispose de quatre containers qui produisent chacun sept tonnes de fraises par an. Dans ces box de 12 mètres de long pour 2,5 mètres de large, les fraises poussent à la verticale le long de tours placées devant des diodes électroluminescentes (LED) basse consommation. Aujourd’hui, la jeune entreprise envoie son premier container à l’étranger direction Dubaï.

► En créant en 2011 la société Myfood, trois entrepreneurs installés à Molsheim en Alsace ont lancé le concept des serres connectées. Ces serres combinent des équipements de permaculture et d’aquaponie verticale, dotés de capteurs de radiation ou de mesure de la qualité de l’air. « On ne reprend que le plaisir du jardinage avec des espaces dans lesquels on a réussi à limiter au maximum les actions de désherbage et de chasse aux nuisibles », explique un des fondateurs de l’entreprise. Les trois entrepreneurs sont passés à la vitesse supérieure en lançant l’industrialisation des serres. Cent serres ont déjà été vendues dans sept pays.

► Pour les assister dans leurs tâches les sapeurs-pompiers de Paris  disposeront dans quelques semaines de trois robots télé-opérés conçus par une PME de Charente-Maritime. Un des responsables de cette société explique : « L’idée, c’est que les pompiers se servent de ce robot comme d’un éclaireur. Il peut être envoyé partout où l’homme ne peut aller. » Il peut aussi transporter jusqu’à 800 kg de matériels, évacuer des victimes, éteindre un incendie ou encore transmettre des informations à distance grâce à ses capteurs de température et sa caméra thermique.

► En 2016 une start-up lyonnaise propose à la commune de Champdieu (Loire) d’ouvrir une conciergerie en zone rurale. L’idée est de proposer ce qu’il n’existe plus dans le village. Les habitants déposent tout à la conciergerie et c’est le concierge qui s’occupe de tout. C’est un mélange boutique multiservice (épicerie, relai poste pressing, cordonnerie…) gérée par un concierge, avec des prestations commandées par Internet.

► En France des villes comme Lyon, Brest, Paris ou Cannes, et des régions comme l’Ile-de-France ont développé des modélisations 3D de leur territoire. À travers ces projets, les collectivités cherchent à se doter d’outils dans la planification urbaine, la gestion des flux ou encore la gestion de risques. A Paris, Pour s’y mettre, une ville doit d’abord disposer d’une cartographie aérienne de son territoire. Voir « La modélisation 3D en support à la conception d’infrastructures routières en milieu urbain » à Montréal (Canada).

Légende image. « Hypnotisé » de Ludovic Toinel (Unsplash License by). À Lire : Écrans et éducation, c’est compliqué. Une réflexion collective des parents et des enseignants sur la relation des enfants aux tablettes et aux smartphones serait sans doute plus efficace que n’importe quel discours anxiogène.

#Data

► À compter du vendredi 25 mai, la loi informatique et libertés adopté en janvier 1978 pour protéger les Français des potentielles dérives du fichage va disparaître. Elle sera remplacée par un texte européen qui uniformise les règles en vigueur dans les 28 pays membres de l’UE. Son nom : le règlement général sur la protection des données personnelles, ou RGPD. Il a été construit autour d’un principe majeur : son contenu s’appliquera à toute entreprise qui manipule des informations concernant des résidents européens, y compris si celle-ci est basée hors de l’UE. Qu’est ce qui va changer : – Les entreprises pourront plus facilement collecter vos données mais elles ne pourront pas vous demander tout et n’importe quoi ; – Vos données devront être mieux protégées des pirates ; – Les organisations qui ne respecteront pas la loi risqueront gros.

► Les données personnelles alliées aux algorithmes offrent une nouvelle perspective aux sites d’e-commerce : la tarification dynamique. Elle croise les informations laissées par les utilisateurs pour affiner les tarifs qu’ils proposent aux clients jusqu’à les individualiser. Le site américain de réservation de voyages Orbitz a reconnu en 2012 qu’il lui arrivait de suggérer des hôtels aux tarifs plus élevés aux utilisateurs d’ordinateurs Apple. Et il n’est pas le seul : « Expedia le fait aussi », affirmait la journaliste du « Washington Post » à l’origine de cette révélation.

#JeuVideo

► Fight Against Opium est un jeu vidéo créé par de jeunes codeuses afghanes. Sa finalité est de dénoncer la production d’opium dans le pays. L’Afghanistan produit en effet 90 % de l’opium mondial et cette production représente 63 % de son PIB. En plus de ce jeu vidéo, les jeunes codeuses ont produit une vingtaine d’autres jeux disponibles sur téléphone portable. Elles ont appris à programmer grâce à Code to Inspire, une association œuvrant pour une meilleure employabilité des jeunes Afghanes.

#LiensVagabonds publiés par le Métamedia.

► La guerre des télés contre Netflix est déclarée. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – TVs contre Netflix : Interdiction à Cannes, alliances en Europe et aux États-Unis, partenariats avec la Chine, la guerre contre Netflix, et son budget fiction de 8 milliards de Dollars, est déclarée. Avec 9,5 millions de ménages abonnés à au moins un service de SVoD, les TVs britanniques cherchent des solutions pour contrer ensemble Netflix et Amazon. La BBC renforce par ailleurs sa collaboration avec le géant chinois Tencent, après le succès de la série Blue Planet l’année dernière. Au Canada, Radio-Canada signe des partenariats avec une série de médias pour ajouter plus de 700 heures de contenu à la plateforme ICI Tou.tv dans le but de contrer les productions de Netflix en français. De leur côté, France Télévisions, la Rai (Italie) et la ZDF (Allemagne) viennent de lancer L’Alliance pour mutualiser leurs moyens et proposer des fictions « de plus grande envergure ». Plus tôt dans l’année, les cinq TVs nordiques s’étaient déjà associées dans le « Nordic 12 ». Pendant ce temps, Netflix se dote d’un centre de recherche.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 18 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Peinture

x► Dimitris Ladopoulos réinvente des peintures classiques à l’aide d’un algorithme. L’artiste grec Dimitris Ladopoulos a développé son propre algorithme « Houdini » pour transformer des formes en multiples petits rectangles RVB (système informatique de codage des couleurs) qu’il modélise ensuite en 3D. Il a appliqué ce processus à des peintures classiques pour un résultat très esthétique. En subdivisant davantage certaines parties du tableau en rectangles de couleur, il parvient à conserver l’esthétisme des tableaux tout en apportant une touche d’originalité dans leur conception que l’on pourrait qualifier de futuriste. En effet, ils semblent comme pixellisés. La modélisation en 3D permet ensuite de créer du relief à l’intérieur des oeuvres. Par ce procédé, Dimitris Ladopoulous explique vouloir montrer les relations entre l’art et la science. (@art_juice).

#Media

► Pour capter l’attention du public, posez des questions plutôt que de donner des réponses. La course à l’attention : l’expression semble déjà être devenue une vieille rengaine pour désigner la féroce bataille que se livrent plateformes sociales, éditeurs médias et autres annonceurs publicitaires pour capter notre attention. Cette « crise de l’attention » dénoncée par certains nuit-elle à la qualité de l’info délivrée aux citoyens ? Et de quelle attention parle-t-on au juste ? C’est autour de ces questions que le Collège des Bernardins a réuni cette semaine la théologienne Gemma Serrano, les journalistes Julien Goetz et Eric Fottorino et le sociologue Yves Citton pour deux heures de débat animé. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Web

► Haine, harcèlement, trolls : le web nous a-t-il rendus plus méchants ?  force de considérer internet comme une révolution, on finit par oublier que tout ce qui y circule n’est pas également nouveau. Certes, il est indéniable que l’avènement du numérique a constitué une « coupure épistémologique », au sens de Gaston Bachelard, ce qu’on nomme aujourd’hui, de façon un peu plus chic, un « changement de paradigme ». Pour autant, si les mails ont remplacé les lettres, les sites de discussions les forums antiques, la méchanceté est restée ce qu’elle était. C’est du moins l’hypothèse de mon dernier livre, La méchanceté en actes à l’ère du numérique (CNRS éditions 2018). (@InaGlobal).

#Internet

► USA : le Sénat vote pour le rétablissement de la neutralité de l’Internet. Le Sénat américain a voté mercredi en faveur du rétablissement des règles imposant la « neutralité de l’internet », relançant ce débat qui oppose le régulateur à une importante partie des internautes. Ce vote, par 52 voix contre 47, est toutefois largement symbolique car le texte doit encore passer l’écueil de la Chambre des représentants et devrait, s’il y était voté, ensuite obtenir une majorité suffisante pour surmonter un probable veto présidentiel. La Commission fédérale des communications (FCC) avait voté en décembre l’abrogation des règles sur la « neutralité du net » votée sous la présidence de Barack Obama et qui obligeaient les fournisseurs d’accès internet (FAI) à traiter de la même manière tous les contenus (sites, musique, films, séries…) passant dans leurs réseaux. L’administration Trump estimait au contraire qu’elles risquaient de décourager les investissements dans de nouveaux services et la FCC avait suivi cet avis. (@figaro_economie).

#Ville

► Un réseau social par et pour les territoires. Recenser en un clic les tiers-lieux de la région des Hauts-de-France ou les magasins de produits en vrac labellisés par l’association Zero waste (« zéro déchet ») en Ile-de-France, c’est désormais possible avec Communecter. La plate-forme, d’abord déployée à La Réunion, en Bretagne, à Toulouse, sur la métropole de Lille, mais aussi à Madagascar, en Allemagne et en Belgique, a été créée en 2016 par quatre développeurs et graphistes originaires de La Réunion. Réunis au sein de l’association Open Atlas, ils veulent « transformer la façon de vivre et de travailler sur un territoire ». L’outil, conçu en logiciel libre, fonctionne comme un Wikipédia des compétences locales. Sa gestion est collaborative, les données publiques ouvertes. Les données personnelles ne sont pas monétisées. Où qu’ils se trouvent, les acteurs locaux, associations, entreprises, collectivités ou particuliers, peuvent s’y inscrire en indiquant leurs domaines d’activité. Une cartographie et un agenda permettent de visualiser les propositions. (@lemondefr/).

#Ecole

► L’intelligence artificielle pour obliger les lycéens à rester attentifs. Les élèves du lycée Hangzhou Number 11 High School, dans l’est de la Chine devront à présent s’efforcer de rester concentrer et de participer en cours. L’établissement a commencé à s’équiper de la technologie d’intelligence artificielle, rapporte le Telegraph. Trois caméras sont fixées au-dessus du tableau. Un étudiant les a comparés à des « yeux mystérieux » qui scrutent les expressions faciales des élèves et rendent compte de la moindre marque de distraction. Et pour que cela soit possible, l’ordinateur a répertorié sept états émotifs : neutre, heureux, triste, déçu, en colère, effrayé et surpris. Une fois l’émotion du lycéen évaluer, l’ordinateur en fait le rapport à l’enseignant. Si l’élève ne semble pas s’intéresser au cours, le professeur est tenu d’agir en conséquence. (@20minutes).

#IntelligenceArtificielle

► Transformation numérique et intelligence artificielle : deux révolutions à ne pas rater pour les entreprises. Cet article présente certains des résultats du Learning Lab Human change, créé avec l’entreprise Julhiet Sterwen au sein de la fondation du CNAM. Centré sur l’analyse des innovations managériales, le Learning Lab Human change s’intéresse au futur du travail, des compétences et du digital learning à travers l’analyse des innovations managériales. Enjeu majeur du futur du travail, l’acculturation des collaborateurs aux transformations numériques est une première étape essentielle pour mener à bien l’intégration des systèmes d’intelligence artificielle, nouvel axe de productivité pour l’entreprise. Lors d’une conférence organisée pour Wemanity par l’agence Rumeur Publique en avril 2018, il nous a été demandé de faire état de nos recherches sur les facteurs de succès de la transformation des entreprises. Voici les constats présentés ici résultent de plusieurs recherches-action et learning expédition, notamment en Asie ou au Consumer Electronic Show de Las Vegas. Lire la suite sur le site @FR_Conversation.

#Cyberharcelement

► L’Assemblée nationale muscle les sanctions contre le cyberharcèlement de groupe. Les députés ont adopté en première lecture, dans la nuit de mercredi 16 à jeudi 17 mai, le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Bien loin des débats passionnés occasionné par l’article 2 de la loi, son article 3 modifie la loi sur le harcèlement moral et sexuel afin de les punir lorsqu’ils sont menés en groupe. En l’état actuel des textes, seuls les actes répétés par un individu peuvent constituer du harcèlement moral ou sexuel. La loi entend considérer comme tels les agissements « imposés à une même victime par plusieurs personnes […] alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ». Le harcèlement moral ou sexuel pourra être puni même « en l’absence de concertation » entre les auteurs à partir du moment où ces derniers sont conscients de participer à un phénomène de groupe. (@pixelsfr).

#FaitsDivers

► Des pirates informatiques dérobent des millions d’euros à des banques au Mexique. Luis Mariano évoquait un «paradis des cœurs et de l’amour», il aurait pu ajouter «et des hackers». Plusieurs banques mexicaines ont subi une attaque informatique «sans précédents». Les dommages s’élèveraient entre 15 et 17 millions d’euros, d’après l’estimation de Banxico, la banque centrale du pays, ce lundi. Plusieurs grandes institutions, dont la numéro 2 du pays Banorte, ont été touchées par des transferts fantômes. Le président de l’Association des banquiers du Mexique a relaté aux médias locaux le mode opératoire des pirates. Ces derniers attendaient qu’un transfert soit établi entre deux établissements et en faisaient une copie informatique. Le transfert initial arrivait comme prévu à la banque destinataire mais la copie était virée directement sur le compte des hackers. Selon une source interrogée par Reuters, les pirates pourraient avoir bénéficié d’une aide interne. «Il n’y a aucune preuve qui nous permettrait de dire avec certitude que [le piratage] est fini», a déclaré Alejandro Diaz de Leon. L’estimation actuelle pourrait donc être réévaluée à la hausse dans les prochaines semaines. L’enquête est toujours en cours. (@FigaroTech).

17 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 17 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Histoire

x► Comment Facebook et la presse locale ont permis de résoudre le mystère de la Bretonne à la Croix de guerre. Sur la photographie, elle fixe l’objectif sans esquisser un sourire. Croix de guerre épinglée sur sa robe noire, cette Bretonne en costume traditionnel pense peut-être à ses morts, en ce 27 juillet 1947. Ce jour-là, le général de Gaulle est à Saint-Marcel (Morbihan) pour honorer les maquisards bretons, durement frappés à l’été 1944 par l’armée allemande. Ce visage grave, extrait du fonds iconographique du musée de la résistance bretonne du village, a longtemps résisté aux recherches historiques. « Cette figure de Bretonne nous a interpellés par son regard, par ce qu’on devine de son vécu », explique à franceinfo Tristan Leroy, conservateur du musée. Mais impossible de mettre un nom sur ce cliché. Bloqué dans ses recherches, le musée décide de faire appel aux réseaux sociaux pour identifier la femme à la Croix de guerre. (@franceinfo). Légende image : Capture d’écran de l’appel à témoins lancé par le musée de la résistance bretonne de Saint-Marcel (Morbihan). (Musée de la Résistance bretonne / Facebook). https://www.francetvinfo.fr/image/75isu976j-89e6/1200/450/15031225.png

#Ville

► « Africa Convergence » : quelle stratégie d’exécution optimale pour les villes africaines de demain ? L’Afrique a un potentiel de marché important pour la consommation et les services. Dans cette vaste région où la population est amenée à doubler d’ici à 2050, il est essentiel d’imaginer dès à présent une gestion durable de l’énergie et de l’urbanisation. Laquelle devrait passer par une optimisation énergétique, la construction et le financement d’infrastructures efficaces comme les villes intelligentes. Le tout encadré par une stratégie d’exécution efficace. Le Thème sera largement débattu à Dakar par des experts d’Africa Convergence 2018, les 21 et 22 juin sous le thème : «Optimiser l’énergie, imaginer la ville intelligente, construire et financer des infrastructures efficaces, le triple défi de l’exécution stratégique». (@LTafrique).

► Transpolis, la « fausse ville » qui sert de laboratoire pour l’innovation urbaine. Il n’y a pas d’équivalent sur le Vieux Continent. Des villes laboratoires dédiées à la mobilité urbaine existent déjà aux Etats-Unis et en Asie, mais Transpolis, qui est en train de sortir de terre dans la région lyonnaise, sera unique à l’échelle européenne à plusieurs titres. Sa superficie de 80 hectares va notamment permettre d’accueillir une cité de 30 hectares (avec rues de toutes tailles, pistes cyclables, ronds-points, parkings, bornes de recharge, etc.), un tronçon d’autoroute d’un kilomètre, un boulevard circulaire ou encore une route de campagne sinueuse… L’objectif est d’offrir un environnement diversifié pour  expérimenter de nouvelles solutions de mobilité, particulièrement pour les véhicules autonomes connectés. « Chacune de ces infrastructures permet de reproduire tous types de conditions afin d’effectuer des tests, y compris en situation critique », explique Stéphane Barbier, directeur du développement de Transpolis. (@LesEchos).

#Agriculture

► L’innovation, un terreau fertile pour les agriculteurs ? Le monde de l’agroalimentaire connait une très forte accélération en termes d’innovation ces dernières années via notamment le développement des Foodtech. En amont, l’agriculture déploie des solutions innovantes à tous les niveaux de sa chaîne de valeur et profite de l’émergence des datas pour se transformer en profondeur. Pour Jean-Michel Gac,  le métier peut tirer de l’innovation trois principaux bénéfices : l’optimisation du bien-être des animaux et des agriculteurs, une meilleure productivité, et une aide à la décision grâce au traitement de données massives qui rendent les processus plus sûrs et plus rapides. (@bymaddyness).

#Logement

► Une maison intelligente et protectrice de ses données. La machine à laver qui se lance toute seule au bon moment pour achever le cycle pile au moment où l’on rentre chez soi. La maison qui se met à la bonne température juste avant le retour de ses habitants, quelle que soit l’heure de la journée. La voiture électrique qui se recharge suffisamment et se préchauffe quelques instants avant que l’on monte dedans, et préserve ainsi son autonomie. Et tout cela sans qu’il soit nécessaire de programmer quoi que ce soit. Jean-Laurent Schaub et Nathanaël Munier sont convaincus que d’ici peu tous nos lieux de vie se géreront en toute autonomie. « Les objets connectés vont envahir notre quotidien et on n’aura ni l’envie, ni le temps, ni les compétences pour les gérer », affirment ces deux ingénieurs. Au sein de leur entreprise, Ween, créée en 2014 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), ils ont mis au point une solution d’intelligence artificielle qui anticipe, en temps réel, l’arrivée des occupants d’un logement, et adapte ainsi ce dernier à leurs attentes. (@LeMondefr).

#Transport

► Aux Etats-Unis, Uber pourra désormais être poursuivi en cas de plainte contre un chauffeur. Le groupe américain Uber, qui tente toujours de redorer une image ternie par les scandales, a supprimé une clause controversée qui obligeait les victimes à résoudre les plaintes via une procédure d’arbitrage et les empêchait de poursuivre l’entreprise, mardi 15 mai. Jusqu’ici, seuls les chauffeurs ou personnes directement accusées pouvaient être poursuivies devant les tribunaux. « Les dix-huit derniers mois ont révélé une épidémie silencieuse d’agressions et de harcèlement sexuels qui hante tous les secteurs (…). Uber n’est pas épargné par ce problème profondément enraciné et nous pensons que nous devons faire partie de la solution », a écrit sur le site d’Uber son directeur juridique Tony West, faisant allusion au mouvement #MeToo. (@lemondefr).

► La mobilité est-elle soluble dans les plateformes numériques ? Les plateformes numériques grignotent notre quotidien. Dans tous les domaines ? Non, un village résiste encore : celui de la mobilité, dans lequel elles n’ont atteint pour le moment que la strate supérieure, celle du voyageur connecté via son smartphone. L’avenir des transports passe pourtant par une plus grande intégration de ces infrastructures et véhicules dans l’écosystème numérique. Cela signifie-t-il accepter pour autant l’hégémonie des géants du web ? Tout dépend de la stratégie développée par les acteurs concernés, à commencer par les constructeurs et les villes. (@15marches).

#Entreprise

► Castres-Mazamet Technopole lance l’Incubateur by CMT. Castres-Mazamet Technolopole a décidé d’élargir sa palette d’accompagnements aux créateurs d’entreprises, avec la création d’un incubateur, baptisé Incubateur by CMT. « Face à l’attractivité qu’exercent les deux métropoles de Toulouse et de Montpellier, le territoire tarnais de Castres-Mazamet a voulu se doter d’un outil spécifique en direction des porteurs de projets », souligne Virginia Doan, directrice de Castres-Mazamet Technolopole. L’idée est de détecter, d’accueillir et d’accélérer les projets, en amont des pépinières d’entreprises. Un espace dédié est dorénavant réservé au sein même de la pépinière d’entreprises Arobase, sur le parc d’activité du Causse, à Castres. (@LUsineDigitale).

#Dechets

► Smart city : vers quelle gestion intelligente des déchets ? Les villes génèrent de plus en plus de déchets, et l’époque de l’inconscience et des décharges à n’en plus finir est clairement révolue. Une gestion intelligente des déchets peut permettre d’augmenter le taux de recyclage, de réduire le volume de déchets, de diminuer la dépense énergétique consacrée à leur collecte, voire de produire de l’énergie. Des outils novateurs apparaissent pour accompagner cette mutation. Voyage aux pays des ordures intelligentes… (@Les Smartgrids).

#Audiovisuel

► De « Too Much TV » à « Too Big TV » ? Par Morad Koufane, France Télévisions, Responsable du planning stratégique. Dans l’ère de la Peak TV, on assiste à une prolifération du nombre d’épisodes dont la durée dépasse de loin les standards de l’industrie (42-52 minutes pour les drames américains et 22-30’ pour les comédies) avec notamment les plateformes comme Netflix ou Amazon qui s’arrachent des talents du monde entier en leur offrant carte blanche et final cut. Les formules rigides du passé ne semblent plus s’appliquer aujourd’hui et il est de plus en plus rare qu’une série affiche des durées uniformes par épisode, signe « objectif » d’une liberté de création plus importante et d’une montée en gamme artistique incontestable. Lire la suite sur le site de @metamedia

#DroitsDAuteur

► Les organismes de droits d’auteur bien gérés selon la Cour des comptes. « Les organismes de gestion collective des droits d’auteur ne connaissent pas la crise », résume Alain Pichon, président de chambre honoraire à la Cour des comptes. C’est sous sa responsabilité que la commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur et des droits voisins, comprenant 14 structures comme la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) ou la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) vient de rendre son rapport sur l’année 2016. (@LesEchos).

#EtatsUnis

► Donald Trump mise sur le Big Data pour sa réélection en 2020. En 2016, le Big Data a joué un rôle important dans l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. De fait, sans surprise, son manager de campagne Brad Parscale compte s’en remettre aux mêmes outils en 2020. Alors qu’il a déjà en possession 18 millions d’adresses mail et numéros de téléphone d’électeurs susceptibles de voter pour Donald Trump, son objectif est d’atteindre 30 à 40 millions de contacts d’ici 2020. Pour rappel, Trump a été élu avec 63 millions de voix. Pour y parvenir, Parscale envisage de dépenser 1 million de dollars par mois pendant tout le reste de l’année de 2018 dans le démarchage numérique. Le montant de l’investissement augmentera par la suite. Selon ses dires, de nombreux électeurs de Donald Trump ont pu être recrutés sur AOL, Bing, Facebook, Google, et sur des sites d’actualités conservateurs. (@lebigdata_fr).

16 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 16 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Economie

x► Le nouvel ordre économique. Ces vingt dernières années, la globalisation et l’émergence de nouveaux acteurs économiques sur la scène internationale, la succession des crises économiques et financières, ainsi que l’accélération des transformations technologiques ont mis les entreprises et leurs dirigeants sous pression et ont totalement recomposé l’économie tout comme la physionomie même de l’entreprise. On oublie toutefois souvent que la mutation la plus importante est liée à l’influence réciproque entre l’entreprise et la société. (@HBRFrance). Légende image : Getty Images.

#Telecom

► Les marchés n’ont pas tardé à réagir. L’action d’Iliad, la maison-mère de l’opérateur télécoms Free, décrochait de plus de 14% mardi 15 mai à la Bourse de Paris, pénalisée par l’annonce d’une perte d’abonnés sur le fixe au premier trimestre. Sur les trois premiers mois de l’année, le groupe, qui a annoncé lundi 14 mai une réorganisation de sa gouvernance en vue de son lancement en Italie présenté comme « imminent », subit en particulier une baisse de sa base d’abonnés sur le fixe, tandis que le recrutement sur le mobile ralentit. « Il y avait des doutes depuis plusieurs trimestres, mais au vu des résultats, il semble que le mal soit plus profond », juge Thomas Coudry, analyste chez Bryan Garnier. « Les investisseurs remettent en question l’histoire de croissance qui était celle d’Iliad. » Le groupe explique ce décrochage par « la forte pression concurrentielle, l’impact des promotions et de la TVA sur l’audiovisuel ».

#Santé

► L’intelligence artificielle au chevet de la médecine. Des algorithmes remplaceront-ils, demain, les médecins pour reconnaître un cancer du sein, une leucémie ou un risque de mort subite lié à un problème cardiaque ? Depuis deux ans, les progrès du diagnostic médical assisté par intelligence artificielle sont importants. A la manoeuvre, des géants des technologies comme IBM, Google, Microsoft, et les constructeurs Philips et Siemens. Face à eux, des start-up françaises tentent elles aussi d’occuper ce terrain prometteur. C’est le cas d’Implicity, spécialisée dans l’écoute à distance des pacemakers, de DreamUp Vision, experte de la détection de la rétinopathie diabétique (une lésion de la rétine qui peut causer la cécité des malades du diabète, NDLR) ou de Cardiologs, qui interprète les électrocardiogrammes. Le principe ? Des algorithmes apprennent à reconnaître une anomalie sur un examen – une radio, par exemple – en se basant sur des millions d’images similaires présentes dans des bases de données. Cette technique qui remonte aux années 1950, dite d’apprentissage automatique, est devenue très efficace. (@SciencesEtFutur).

#Data

► Le projet de loi sur les données personnelles définitivement adopté par les députés. C’est une étape tardive, mais décisive. Le texte qui rend applicable le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) en France vient d’être adopté à l’Assemblée nationale par une large majorité. Discuté en procédure accélérée ces dernières semaines, l’examen du projet de loi s’est achevé dans l’après-midi du lundi 14 mai. Techniquement, le droit français n’était toujours pas en conformité avec les dispositions de ce nouveau règlement européen, qui entre en vigueur le 25 mai prochain. Le RGPD contient 56 renvois aux lois nationales de chaque État membre et nécessite des adaptations pour être pleinement applicable. L’Allemagne s’est déjà mise en conformité depuis plus d’un an, mais la France avait accumulé du retard sur son calendrier d’adaptation de la loi Informatique et Liberté de 1978. Au point d’inquiéter l’autorité française chargée de faire respecter le RGPD: la Commission nationale Informatique et Liberté (Cnil). Sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin, s’était dite «extrêmement préoccupée» par ce retard. «Il y va de notre capacité à intervenir dans la coopération européenne. S’il y a une plainte sur un litige transfrontalier, nous serons handicapés si cette loi n’est pas totalement prête pour le 25 mai», avait-elle prévenu. De son côté, le gouvernement a insisté sur le caractère urgent de l’adoption du texte. (@FigaroTech). A lire aussi : Le RGPD, cette loi sur les données personnelles à laquelle il faut vous intéresser.

#Robotique

► Paris : un robot pour seconder les sapeurs-pompiers. « Le but, c’est de protéger les pompiers, de leur offrir un niveau de protection toujours plus élevé », détaille Jean-Charles Mammana, ingénieur et directeur général de Tecdron. Cette PME basée à Aytré, aux portes de La Rochelle (Charente-Maritime), dévoile aujourd’hui même son tout nouveau robot de lutte anti-incendie baptisé Sentinel. « L’idée, c’est que les pompiers se servent de ce robot comme d’un éclaireur. Il peut être envoyé partout où l’homme ne peut aller. » Ce « chenillard » peut aussi transporter jusqu’à 800 kg de matériels, évacuer des victimes, éteindre un incendie ou encore transmettre des informations à distance grâce à ses capteurs de température et sa caméra thermique. Ce concentré de technologie a déjà séduit la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), avant même son lancement officiel ! En mars, Tecdron remportait « le plus gros appel d’offres jamais publié en France pour l’achat de robots d’intervention et d’assistance technique », selon Jean-Charles Mammana. Cet été, trois Sentinel rejoindront ainsi la BSPP. Objectif, après une première phase de test : sécuriser, dès la rentrée prochaine, les travaux souterrains du Grand Paris Express et ses quelque 200 km de lignes.  (@LeParisien_75).

#IntelligenceArtificielle

► Intelligence artificielle et pensée humaine. Comme toute nouvelle technologie, l’intelligence artificielle fait l’objet à la fois d’espoirs et de peurs et ce qu’elle recouvre aujourd’hui présente de grands enjeux (Villani et coll., 2018). Elle pose aussi des questions profondes sur notre propre humanité. La machine dépassera-t-elle l’intelligence des humains qui l’ont conçu ? Quel sera le rapport entre ce qu’on appelle des intelligences artificielles et nos intelligences humaines ? Dans un ouvrage récent (2017), Jean‑Gabriel Ganascia répond à la première question : il montre très simplement que se développe une intelligence algorithmique dite artificielle (il parle d’« intelligence artificielle technique »), dont les performances font que notre société est effectivement bouleversée, car nous vivons au temps des algorithmes (Abiteboul-Dowek, 2017). Cependant l’idée d’une intelligence artificielle forte qui dépasserait l’intelligence des humains n’est pas une idée vraie ou fausse, c’est une croyance car elle n’est pas étayée par des arguments scientifiques. Il se trouve qu’il est de l’intérêt de ceux qui dominent le marché du numérique de nous le faire croire et de médias en quête d’audience de relayer cette croyance. (@FR_Conversation).

Des employés de Google démissionnent à cause d’un projet d’intelligence artificielle militaire. Mutinerie à Mountain View. Plusieurs employés de Google ont démissionné ces derniers mois en réaction à la participation de leur entreprise à un programme d’intelligence artificielle à des fins militaires. Baptisé projet Maven, il est réalisé en partenariat avec le Pentagone. En phase de développement, l’algorithme controversé doit permettre d’améliorer l’analyse d’images de drones. L’objectif est de distinguer les individus des objets inertes en zones de guerre. Comme le rapporte le site Gizmodo, les démissionnaires sont une douzaine pour le moment. «La décision la plus forte que je pouvais prendre contre cela était de partir», a déclaré l’un d’entre eux au site américain. Selon ces employés mécontents, les enjeux sont avant tout éthiques. Google doit-il participer à l’élaboration d’une technologie potentiellement utilisée pour tuer? «Ce n’est pas comme si Google était cette petite start-up d’apprentissage automatique qui essaie de trouver des clients dans différentes industries. Il me semble que c‘est logique pour Google et sa réputation de rester en dehors de cela», explique un employé anonyme à Gizmodo. (@FigaroTech).

#Agriculture

► Lancée en 2015, la jeune pousse francilienne Agricool, qui cultive des fraises dans des containers maritimes détournés. Elle dispose de quatre containers qui produisent chacun sept tonnes de fraises par an. Dans ces box de 12 mètres de long pour 2,5 mètres de large, les fraises poussent à la verticale le long de tours placées devant des diodes électroluminescentes (LED) basse consommation. Aujourd’hui, la jeune entreprise envoie son premier container à l’étranger direction Dubaï. (@20minutes).

#Industrie

► « La Blockchain, c’est la quatrième révolution industrielle ! » Cofondateur de la Maison du Bitcoin, Eric Larchevêque est directeur général de Ledger (« registre » en anglais), l’une des startups les plus prometteuses de l’univers de la Blockchain et des crypto-actifs. Son produit, un mini-coffre digital pour cryptomonnaies, fabriqué à Vierzon, dans le Cher, s’est écoulé à plus d’un million d’exemplaires dans le monde. Il espère faire de Ledger un géant technologique européen des solutions de sécurité et s’exprime sur l’avenir du bitcoin, les promesses de la Blockchain, la fiscalité et la réglementation en cours d’élaboration. (@latribune).

#Internet

► Aux Etats-Unis, la fin de la neutralité du Net programmée pour le 11 juin. La neutralité du Net aux Etats-Unis a désormais une date d’expiration : l’autorité américaine chargée des communications, la FCC, a annoncé, jeudi 10 mai, que les règles garantissant ce principe expireraient le 11 juin. La Commission fédérale des communications est revenue en décembre 2017 sur des règles datant de 2015, garantissant la non-intervention des fournisseurs d’accès à Internet dans les contenus qu’ils acheminent, mais la date d’entrée en application de cette décision a été longuement repoussée, notamment pour des raisons administratives. (@pixelsfr).

#Numérique

► « Le numérique est politique plus que technologique », par Ilian Amar. Pionnière du mouvement des fablabs en France, Emmanuelle Roux est sur tous les fronts pour œuvrer à la démocratisation de ce qu’elle appelle la « culture numérique ». Une mission d’autant plus urgente et complexe qu’elle estime que ce ne sont pas 20% mais bien 90% des Français qui sont « des illettrés numériques ». Combien de Français savent ce qu’est une API ? Combien d’entre eux ont déjà consulté le code source d’un logiciel ? Et combien ont une idée ne serait-ce qu’approximative de ce qu’est une blockchain ? Depuis plus de vingt ans qu’elle œuvre à la diffusion de la culture numérique, Emmanuelle Roux a pu constater à quel point l’illettrisme en la matière transcende les générations, les milieux sociaux et les secteurs professionnels. (@MediapartLeClub).

15 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 15 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

Légende image : Vue aérienne de Manhattan (NewYork).

► Le concept de « smart city » peut-il se repolitiser ? Les innovations qui bouleversent le fonctionnement de nos villes permettront-elles de réduire les inégalités qui les traversent ? Une trentaine de personnes invitées par Le Monde, élu·e·s, chercheurs et chercheuses, architectes, urbanistes, responsables d’association, créateurs, créatrices ou dirigeant·e·s d’entreprise , débattront de cette question lors d’une conférence organisée jeudi 17 mai à l’hôtel de ville de Lyon. Un événement organisé à l’occasion de la remise des prix européens « Le Monde »-Smart Cities. Le géographe Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon, rappelle que le discours sur l’intelligence des villes « n’est pas venu, au départ, du monde universitaire, mais de grandes firmes ». Il est issu d’entreprises, comme IBM, qui ont décidé « de créer le marché de la ville instrumentée, équipée (…), de façon à proposer aux collectivités publiques et aux entreprises de réseaux urbains du matériel, des logiciels et des services pour traiter la donnée ». (@LeMondefr).

#Transport

► Projet Hyperloop : Elon Musk a presque fini de creuser son tunnel sous Los Angeles. Trois kilomètres de tunnel sous Los Angeles. Depuis 2013, Elon Musk, le patron de Tesla et de SpaceX, a l’ambition de développer un système de transport révolutionnaire, baptisé Hyperloop, consistant en des capsules lévitant dans des tubes à base pression à une vitesse de plus de 1 000 km/h. L’homme d’affaires américain a dévoilé le 10 mai la première vidéo d’un tunnel creusé par son entreprise, la Boring Company, sur son compte Instagram. Ce grand souterrain serait, selon Elon Musk, le futur de la circulation. L’entrepreneur considère les bouchons comme « une des choses les plus démoralisantes » aujourd’hui. Le monde rempli de tunnels qu’il imagine devrait permettre d’y pallier. D’ailleurs, ces souterrains permettront à des trains ultrarapides, mais aussi à des voitures de se déplacer plus vite, sous terre. (@franceinfo).

#Energie

► L’intelligence artificielle aide à détecter les fuites dans les pipelines. Les fuites dans les pipelines peuvent entraîner de lourdes pertes financières ou présenter un risque pour la sécurité et la santé. Des contrôles réguliers doivent donc être mis en place pour vérifier si la qualité de l’infrastructure répond toujours aux normes fixées. Jusqu’à présent, il s’est avéré très difficile de garantir des contrôles efficaces. Toutefois, la start-up brésilienne Stattus4 a recours à l’intelligence artificielle pour développer un dispositif acoustique qui facilite le traçage des fuites. (@expressbe_fr).

#WIFI4EU

► Plus que quelques heures pour se pré-inscrire sur le site de la FIRIP. Dès l’annonce, fin mars, du dispositif WiFi4EU, destiné à soutenir, via une aide financière, les projets de collectivités visant à installer des points d’accès Wi-Fi dans les espaces publics, la FIRIP (Fédération des Industriels des Réseaux d’Initiative Publique) s’est mobilisée, en lien direct avec le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires ( CGET ), pour structurer et rassembler l’écosystème Wi-Fi français. Acteur majeur du dispositif , la FIRIP à lancé un appel aux collectivités françaises, notamment des territoires ruraux, afin que celles-ci saisissent cette opportunité qui peut s’inscrire dans la construction des smart territoires. « À ce jour, près de 700 projets ont été déposés par les collectivités françaises sur le portail WiFi4EU. Dès le 15 mai, les plus rapides accéderont aux inscriptions définitives et pourront espérer bénéficier de la subvention associée (maximum 15.000 euros par projet). Mais pour cela, encore faut-il qu’elles soient pré-inscrites avant cette date », affirmait Etienne Dugas, Président de la FIRIP, le 7 mai. (@villeintelmag)

#Commerce

► Casino contre-attaque. A la veille de son assemblée générale du 15 mai, Jean-Charles Naouri, PDG du groupe Casino, peut se vanter de faire bouger les lignes. Après des années difficiles -de la crise au Brésil à l’attaque de l’activiste Muddy Waters- le patron de 69 ans a multiplié les initiatives spectaculaires pour reprendre l’avantage et tenter de doper son cours de bourse, en berne depuis janvier. Il a d’abord décidé de nouer un partenariat, via sa filiale Monoprix, avec Amazon, le géant américain : un choix audacieux annoncé le 26 mars, qui brise un tabou parmi les distributeurs français. Pour ce pragmatique, c’est juste une démarche rationnelle qui lui permet de travailler avec le meilleur du secteur et d’élargir sa clientèle. Il a également annoncé, le 3 avril, la création d’une centrale d’achat géante en association avec Auchan (90 milliards d’euros de chiffre d’affaires à eux deux) pour mieux négocier ses achats alimentaires et non-alimentaires au niveau mondial. (@LExpress).

#Entreprise

► Créer sa startup : peut-on copier un modèle étranger ? La pratique a beau être très commune dans les pays anglosaxons, elle était encore inexplorée en France. Lorsque Yohan Zibi a créé EveryCheck, sa startup de vérification de CV, en 2015, il a du passer beaucoup de temps à convaincre les recruteurs. « Il a fallu offrir des tests, simplifier au maximum les procédures techniques et expliquer notre métier », reconnait son cofondateur. Longtemps considéré comme du « fliquage », le concept est pourtant en train de gagner doucement du terrain. Mais Yohan Zibi a quand même du adapter un peu son approche : « Aux États-Unis, les entreprises attachent une grande importance au casier judiciaire du candidat », observe Yohan Zibi. Normal dans un pays où le taux d’incarcération est six fois plus élevé qu’en France. A l’inverse, les recruteurs français sont très attentifs au diplôme. (@bymaddyness).

#Monnaie

► Facebook pourrait lancer sa propre cryptomonnaie. Le « FaceCoin » sera un jour une réalité. C’est ce que pense savoir la chaîne américaine Cheddar. Selon son journaliste Alex Heath, le réseau social de Mark Zuckerberg songerait à créer ses propres jetons virtuels pour faciliter les transactions payantes sur sa plate-forme qui compte aujourd’hui quelque 2 milliards d’utilisateurs. Le paiement serait donc l’une des applications qu’étudie sérieusement Facebook au sein de sa nouvelle unité dédiée au potentiel des technologies de la blockchain, dont l’existence a été révélée il y a quelques jours par le site américain Recode. « Comme beaucoup d’autres entreprises, Facebook explore les possibilités offertes par la puissance de la technologie de la blockchain. Cette nouvelle petite équipe étudiera de nombreuses applications. Nous n’avons rien de plus à communiquer », a déclaré un porte-parole de Facebook à la suite de ces révélations. Le réseau social ne confirme donc pas l’information de Cheddar mais ne la dément pas non plus. (@LUsineDigitale).

► L’Afrique, nouvelle frontière des cryptomonnaies. Malgré les scandales de piratage et la forte volatilité qui émaillent leur parcours, les cryptomonnaies sont en plein essor en Afrique. Naguère réservé à un cercle restreint de spéculateurs, ce phénomène qui affole la planète finance touche de plus en plus l’économie réelle. Un peu partout sur le continent, le Bitcoin et ses congénères servent déjà d’actifs financiers très prisés par les investisseurs, de moyens de paiement, de portefeuilles d’épargne, et même d’outils de levée de fonds pour les entreprises. (@agenceecofin).

#Media

► Facebook déploie en France la notation des médias par les internautes. «Connaissez-vous ces sites Internet?» ; «Quel degré de confiance leur accordez-vous?». Depuis mercredi, ce court sondage commence à faire son apparition sur les comptes des utilisateurs français de Facebook. Selon le réseau social, ce déploiement va aussi toucher d’autres pays européens. Il a déjà eu lieu en début d’année aux Etats-Unis. Objectif, proposer aux internautes un meilleur fil d’actualité. Critiqué de toutes parts pour avoir involontairement favorisé l’explosion des fake news, Facebook avait décrété en début d’année une série de mesures pour améliorer l’exposition des médias de qualité et déréférencer les sites trompeurs. Mais Facebook refuse d’être «arbitre de la vérité» et donc de décider lui-même qui est un média de qualité et qui ne l’est pas. Un tel l’acte l’exposerait à trop de critiques, estime-t-il. «Nous pourrions demander à des experts, mais cela ne règle pas la question de l’objectivité», écrivait alors Mark Zuckerberg. Le PDG du réseau social a donc décidé de donner ce pouvoir aux utilisateurs, via ce sondage. (@FigaroTech).

#ReconnaissanceFacial

► Une intelligence artificielle va identifier les invités au mariage du Prince Harry et Meghan Markle. Reconnaître une célébrité et ne plus se souvenir de son nom, un drame qui parasite l’existence. Une intelligence artificielle va reconnaître les quelque 600 invités prestigieux du mariage le plus attendu de l’année, ce samedi 19 mai. Alors que le Prince Harry et sa compagne Meghan Markle se diront «Yes» en la chapelle St. George, toutes les caméras seront tournées vers le Royaume-Uni. Une chaîne de télévision américaine compte cependant se démarquer avec un dispositif innovant. Sky News va enrichir son flux vidéo des noms des invités, grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, comme le rapporte The Register. Il s’agit là pour la chaîne d’un moyen de gonfler son audience pour cet événement historique. L’enjeu pour la publicité est important: le mariage de William et Kate avait été suivi par 2 milliards de personnes dans 180 pays. La fonctionnalité, judicieusement nommée «Who’s Who», sera accessible sur le site web et les applications mobile (Android et iOS) de la chaîne. L’internaute accédera à des informations complémentaires sur chaque personnalité: une photo de profil, sa profession et une courte biographie. (@FigaroTech). A lire aussi : Stéphane Bern coiffé au poteau par une IA au mariage de Meghan Markle et du prince Harry. (@LADN_EU).

14 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 14 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

x► Intelligence artificielle, je dis ton nom. « Bonjour, je vous appelle pour réserver un rendez-vous pour une cliente. » La semaine dernière, Google a franchi un grand pas en matière d’intelligence artificielle et a marqué les esprits. Durant une poignée de minutes, son assistant vocal a conversé, comme si de rien n’était, avec une interlocutrice au téléphone pour prendre rendez-vous dans un salon de coiffure. La femme à l’autre bout du fil ne s’est aperçue de rien. Et pour cause ! Le robot de Google, parfaitement à l’aise durant la conversation, est allé jusqu’à mimer des tics de langage bien humains («hmm», «euh»). Le résultat était à la fois confondant de naturel, et terrifiant. Cet exploit a été rendu possible par les avancées combinées en matière d’apprentissage automatique et de synthèse vocale. Il laisse augurer d’indéniables progrès pour le quotidien de toutes les personnes sourdes, malentendantes ou souffrant de problèmes d’élocution, pour qui le téléphone est une épreuve. Il a aussi le potentiel de bouleverser le marché du travail. (@FigaroTech). Légende image : Sundar Pichai, lors de la conférence annuelle des développeurs, le 8 mai 2018 à Mountain View (Californie). – Crédits photo : Justin Sullivan / AFP.

#Transport

► Le gouvernement veut faire rouler des véhicules autonomes en France dès 2020. Des voitures autonomes dès 2020 sur les routes françaises. C’est l’objectif avancé par Anne-Marie Idrac, qui doit présenter ce lundi les conclusions de sa mission sur le véhicule autonome, en présence des ministres Bruno Le Maire, Elisabeth Borne et Mounir Mahjoubi. Un domaine explicitement pointé par Emmanuel Macron comme prioritaire pour l’Hexagone. « La France doit être à la pointe de l’expérimentation et de l’industrialisation », insistait le chef de l’Etat en mars dernier. Nommée en novembre dernier « haute responsable pour la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes », l’ancienne ministre a élaboré un document d’une centaine de pages, listant l’ensemble des actions publiques à entreprendre pour rendre l’objectif possible. « C’est une vision commune de l’ensemble des acteurs français sur la stratégie que doivent adopter les pouvoirs publics », dit-elle, dans un entretien exclusif aux @LesEchos.

► Loi mobilité : les particuliers, chauffeurs occasionnels en zones rurales ? « On est en train de réfléchir à l’idée de donner la possibilité aux collectivités (…) d’autoriser des particuliers à transporter d’autres particuliers de façon très occasionnelle, évidemment très encadrée », a indiqué à l’AFP le ministère des Transports ce 12 mai 2018. « On est sur une piste de travail », souligne toutefois l’administration, se voulant très prudente sur le sujet, alors que le projet de loi d’orientation des mobilités, encore en cours d’élaboration, doit être présenté « d’ici à cet été ». « L’objectif est de ne pas créer de concurrence » aux sociétés de taxis, « mais d’apporter des réponses là où il n’y en a pas », insiste le ministère des Transports, qui ajoute que cette piste fait actuellement l’objet d’une concertation avec les professionnels. « Dans beaucoup de territoires ruraux, il y a aujourd’hui peu, voire pas de solutions de transports autres que la dépendance à la voiture individuelle, or, tout le monde n’a pas de voiture, tout le monde n’a pas le permis », explique l’administration. (@latribune).

#Economie

► « La Blockchain fluidifiera les échanges économiques entre pays africains ».  À l’occasion de l’Africa Blockchain Summit qui se tient le lundi 14 mai à Tunis, le « serial entrepreneur » Mehdi Houas, ancien ministre tunisien et Président de Talan, nous décrypte les usages présents et futurs de la technologie Blockchain en Afrique. Il explique : “Si on veut donner l’opportunité aux Africains de créer de la richesse, il faut commencer par l’énergie. (…) Si je suis en Afrique, construire une centrale ne suffit pas : je dois construire la centrale et le réseau de distribution qui va avec. Cela alourdit tellement la facture de manière exponentielle qu’un grand nombre de chefs d’État africains hésite à engager de telles dépenses. Par contre, si je mets en place des micro smart grid où tout un chacun peut devenir producteur en construisant localement sa propre usine à énergie -à partir de l’éolien ou du solaire- et si ceux-ci deviennent fournisseurs avec le surplus d’énergie produite non consommée, alors on va se retrouver dans 10 ans avec un système de distribution qui peut fournir de l’énergie à tout un continent. Et là, le protocole BC va permettre simplement de vendre et d’échanger l’énergie sur le réseau.” (@latribune).

Quand l’intelligence artificielle fait valser les prix. Le sujet inquiète autant qu’il séduit : et si demain les prix bougeaient tout le temps, en fonction non seulement de la demande, mais aussi de vos données personnelles ? Déjà, aujourd’hui, dans un avion ou un train, deux personnes assises à côté l’une de l’autre peuvent avoir payé un prix totalement différent selon le jour et l’heure auxquels elles ont acheté leur billet. C’est ce qu’on appelle la tarification dynamique. Le Big Data et les algorithmes lui offrent une nouvelle perspective, puisque les sites d’e-commerce pourraient croiser toutes sortes d’informations pour affiner les tarifs qu’ils proposent aux utilisateurs, quasiment jusqu’à les individualiser. Sans aller jusqu’à modifier les prix selon les profils des internautes, le site américain de réservation de voyages Orbitz a néanmoins  reconnu en 2012 qu’il lui arrivait de suggérer des hôtels aux tarifs plus élevés aux utilisateurs d’ordinateurs Apple. Et il n’est pas le seul : « Expedia le fait aussi », affirmait la journaliste du « Washington Post » à l’origine de cette révélation, Dana Mattioli. (@LesEchos).

#Alimentation

► Ces start-up qui veulent révolutionner la viande. Si le steak de soja existe depuis longtemps, des entreprises sont passées à l’étape supérieure en utilisant des technologies sophistiquées pour s’approcher au plus près du goût, de la couleur, de l’odeur ou de la texture de la viande. Dans son bistrot Cockscomb à San Francisco, le chef Chris Cosentino sert depuis un an l’Impossible Burger, à base de blé, d’huile de coco, de pommes de terre et d’un ingrédient appelé hème. La cuisson est la même, assure-t-il. « Que les protéines viennent de plantes ou d’animaux, je considère cela comme de la viande. » Basée dans la Silicon Valley, la start-up qui les fabrique vend ses produits dans plus d’un millier de restaurants aux Etats-Unis et à Hong-Kong et a récemment conclu un partenariat avec la chaîne de fast-food White Castle. (@AFPusa).

#Travail

► Le travail détermine-t-il (encore) notre place au sein de la société ? De l’adage populaire  “le travail, c’est la santé” au slogan politique popularisé par Nicolas Sarkozy “travailler plus pour gagner plus”, la valeur travail est au coeur de la société française depuis l’avènement du libéralisme dans les années 1950. Le travail est valorisé comme moyen d’émancipation financière vis-à-vis d’un tout puissant État providence. Jusqu’à devenir un marqueur social primordial : le chômage est perçu comme un échec, rester au foyer constitue un choix minoritaire et le type de poste que l’on occupe détermine bien souvent le cercle social dans lequel on évolue… voire même le cercle familial que l’on se construit, puisqu’environ 30% des couples se forment sur leur lieu de travail. (@bymaddyness).

#Banque

► HSBC et ING réussissent la première lettre de crédit sur la Blockchain l C’est une première. La banque britannique HSBC et la néerlandaise ING, deux acteurs importants du financement du commerce international, annoncent ce lundi 14 mai avoir réussi à mener à bien « la première véritable opération de trade finance en exploitant la technologie Blockchain », pour le compte du groupe américain de négoce de matières premières agricoles Cargill. La transaction en question concernait l’expédition de soja en vrac en provenance d’Argentine, via la branche commerciale de Cargill à Genève, vers la Malaisie, par l’intermédiaire de la filiale de Cargill à Singapour en tant qu’acheteur. Une lettre de crédit a été émise en utilisant la plateforme de technologie de registre distribué (DLT) Corda de la startup américaine R3, dans laquelle de nombreuses banques ont investi, dont HSBC et ING mais aussi les Françaises Natixis, Société Générale et BNP Paribas. « Cette transaction montre que la Blockchain est une solution viable commercialement et opérationnellement pour la numérisation du commerce international. Les échanges classiques pour le crédit documentaire prennent habituellement 5 à 10 jours. Cette transaction a été réalisée en 24 heures », font valoir les deux banques dans un communiqué. (@latribune).

#IntelligenceArtificielle

► Tirer le meilleur parti des avantages sociétaux et économiques de l’IA. L’IA et d’autres technologies peuvent être une force de changement positif, à condition que l’humain soit placé au centre du développement, de l’application et de la gouvernance de la technologie. Ce n’est qu’en s’assurant que les entreprises, les décideurs, les universités et les groupes sociétaux plus larges travaillent ensemble pour gérer les défis associés à l’intelligence artificielle ou la «transition» à travers cette révolution, que les avantages et le potentiel seront assurés. Accenture a examiné le paysage actuel en Europe et a considéré ce qui peut être fait pour maximiser les avantages de l’intelligence artificielle et s’assurer à ce que les questions d’éthique et de gouvernance soient pris en compte. Ce livre blanc a été préparé par Accenture Applied Intelligence pour le premier Sommet de l’Intelligence Artificielle tenu en partenariat avec Politico. Globalement, cette nouvelle ère de l’IA est à différents stades de maturité : en Chine, le gouvernement a fait des investissements substantiels pour développer un écosystème numérique axé sur l’IA, tandis qu’aux États-Unis, un écosystème similaire a été financé par l’investissement privé. L’Union européenne n’a pas de plan d’ensemble ni d’approche de l’IA. (@iatranshumanism).

#Robotique

► Ce robot se débrouille sans humains. Trouver sa voie, c’est essentiel. Le robot SpotMini y arrive de manière quasi-autonome, capable de naviguer tout seul dans des bureaux interminables et des entrepôts périlleux. Son créateur Boston Dynamics, l’entreprise américaine rendue célèbre par les régulières démonstrations de ses robots, a récidivé avec une nouvelle vidéo, le 10 mai, illustrant les progrès effectués. Le petit quadrupède mécanique, bardé de chaque côté de capteurs de position, de radars et autre télédétections laser, s’offre ici une ballade de six minutes dans un environnement complexe. La surprise provient de son pilotage : aucun humain ne le dirige. Le robot se rend à une destination indiquée, des escaliers, puis revient, tout en suivant un chemin établi avec son système de cartographie embarqué. (@LExpress).

#Art

► Marché de l’art en ligne : la croissance se ralentit. Les ventes d’art en ligne continuent de croître mais de manière plus lente : c’est la conclusion du rapport qu’effectue traditionnellement l’assureur Hiscox. Le marché a représenté 4,2 milliards de dollars en 2017, en hausse de 12 %, quand sa croissance était de 16 % en 2016 et de 24 % en 2015. « Un ralentissement qui peut être dû aux difficultés du secteur à élargir sa base de clients en ligne », estime le rapport. Si les maisons de vente aux enchères ont rapidement pris le virage du numérique, les galeries et les antiquaires peinent à s’adapter. Ainsi  Christie’s, Sotheby’s et Phillips , qui ont enregistré une augmentation en valeur de 25 % de leurs enchères l’an dernier, ont connu des croissances de l’ordre de 15 % de leurs ventes en ligne, tandis que les galeries, elles, misent plutôt sur des hausses de 0 à 10 % de ce canal pour l’année en cours. (@LesEchos).

13 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 13 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

x

► « Dans dix ans, les taxis volants seront présents dans de nombreuses villes ». Quatre passagers, une vitesse comprise entre 240 et 320 kilomètres par heure, des « vertiports » capables de gérer plusieurs centaines de décollages et d’atterrissages par heure. Mardi 8 mai, en ouverture d’une conférence organisée à Los Angeles (Californie), Uber a apporté davantage de détails sur son projet de taxis volants, à mi-chemin entre des hélicoptères et des drones. Et réaffirmé son objectif : lancer un service commercial en 2023. Interview avec Eric Allison, le responsable de la division Uber Elevate. (@JeromeMarinSF). Credit photo: Uber.

► Smart cities – Et si les bus devenaient plus qu’un moyen de transport ? Ruter, la compagnie de transport en commun d’Oslo, prévoit de faire d’une pierre deux coups. Elle n’ambitionne pas seulement de construire un système informatique plus efficace et plus flexible pour l’exploitation de ses bus, mais veut également fournir à la capitale norvégienne des données pour de nouvelles applications et de nouveaux services pour la ville intelligente. Les smart cities ont besoin de beaucoup de données pour la planification, la prise de décision et la conception de nouveaux services. Les véhicules de transport en commun sont partout dans la ville. Il est donc logique de les utiliser pour fournir des données en temps réel pour ces applications.  (@zdnetfr).

#Ville

► Pour mieux construire, les villes passent (lentement) à la maquette 3D. Pour mieux gérer leurs territoires, les collectivités ont besoin de prendre de la hauteur. En France de nombreuses villes de tailles variées, comme Lyon, Brest, Paris ou Cannes, et même des régions comme l’Ile-de-France ont développé des modélisations 3D de leur territoire ou sont en train de le faire. A travers ces projets, les collectivités ne cherchent pas à offrir une version publique de Google Maps en 3D, mais à se doter d’outils dans la planification urbaine, la gestion des flux, la réponse aux appels d’offre ou encore la gestion de risques. Pour s’y mettre, une ville doit d’abord disposer d’une cartographie aérienne de son territoire. Et bien souvent, elle n’existe pas.  C’est par exemple le cas à Paris, qui est en train de développer sa maquette et table sur une livraison en 2019, explique Jean-Philippe Clément, chief data officier de la Mairie de Paris. « Entre mai et août, des avions vont survoler la ville sous plusieurs angles avec un plafond de vol très bas, entre 400 et 600 mètres, car nous avons besoin d’une granularité jamais acquise à Paris. » (@journaldunet).

#Energie

► Plus de dix millions d’emploi grâce aux énergies renouvelables dans le monde. L’énergie propre, qui représente plus de 18% du bouquet énergétique mondial, employait 10,3 millions de personnes fin 2017, y compris les grandes centrales hydroélectriques, en hausse de 5,3% par rapport à l’année précédente, a précisé l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) dans une étude annuelle sur les énergies renouvelables et l’emploi. Chine, Brésil, Etats-Unis, Inde, Allemagne et Japon sont en tête par rapport au reste du monde avec 70% des emplois du secteur, selon le rapport. (@Sciences_Avenir).

► Union Européenne : 30% d’électricité renouvelable en 2017. Deux think tanks, le britannique Sandbag et l’allemand Agora Energiewende, ont publié le 30 janvier une étude, baptisée « Le secteur de l’électricité en 2017 dans l’Union Européenn », en compilant les données publiques des différents pays de l’Union. Les « nouveaux renouvelables », comme cités dans l’étude, ont dépassé la production du charbon (houille et lignite). La production de ces nouveaux renouvelables, que représentent la production d’électricité par le vent, le soleil et la biomasse a atteint 12% durant l’année 2017. Ainsi, depuis 2010, leur part dans la production d’électricité européenne a plus que doublé. Pour autant, les émissions de CO2 du secteur européen de l’électricité sont restées stables en 2017, à 1 019 millions de tonnes. Trois facteurs expliquent ce phénomène. Le premier est que la production d’hydroélectricité a fortement diminué au cours de l’année 2017. En cause ? Des précipitations et des chutes de neige particulièrement faibles. Ce qui explique que malgré l’essor spectaculaire des « nouveaux renouvelables », la part de l’électricité renouvelable est passée de 29,8% à 30% entre 2016 et 2017 dans l’UE. (@Réseau Durable).

#Agroalimentaire

► C’est qui le patron ?! découvrez la marque au succès fulgurant qui secoue l’agroalimentaire. En un an ce sont plus de 50 millions de litres de lait labellisés « C’est qui le patron ?! » qui se sont écoulés. La marque compte aujourd’hui une dizaine de nouveaux produits (oeufs, beurre, jus de pomme, steaks…) qui respectent le cahier des charges établi par les consommateurs sociétaires de La marque du consommateur. Leur dernier coup de force en date ? Obtenir que les briques de lait responsables du distributeur Monoprix respectent également ce cahier des charges strict, qui garantit une rémunération juste pour les producteurs. Face à la montée en puissance des consommateurs-citoyens, la marque qui restaure une dose d’équilibre et de justice sociale dans la grande distribution serait-elle en train de faire des émules ? (@LADN_EU).

#Ecole

► L’éducation nationale met « en stand-by » les sorties scolaires chez Apple et Microsoft. Fini les sorties scolaires dans les magasins Apple, la « classe immersive » de Microsoft et toute autre visite ou atelier proposé aux élèves par les géants du Web ? La polémique sur les réseaux sociaux a en tout cas suffisamment enflé, depuis un mois, pour que le ministère de l’éducation campe sur une ligne de fermeté. Les sorties scolaires de ce type sont « en stand-by », faisait-on savoir au cabinet de Jean-Michel Blanquer, mercredi 9 mai, en expliquant avoir mandaté les directions académiques du numérique « pour regarder, sortie par sortie, ce qui s’y passe, et faire la part entre l’intérêt pédagogique des activités proposées et la pression commerciale à laquelle les enfants peuvent être exposés ». (@LeMondefr).

#LiensVagabonds

► La guerre des télés contre Netflix est déclarée. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : TVs contre Netflix : Interdiction à Cannes, alliances en Europe et aux Etats-Unis, partenariats avec la Chine – la guerre contre Netflix, et son budget fiction de 8 milliards de Dollars, est déclarée. Avec 9,5 millions de ménages abonnés à au moins un service de SVoD, les TVs britanniques cherchent des solutions pour contrer ensemble Netflix et Amazon. La BBC renforce par ailleurs sa collaboration avec le géant chinois Tencent, après le succès de la série Blue Planet l’année dernière. Au Canada, Radio-Canada signe des partenariats avec une série de médias pour ajouter plus de 700 heures de contenu à la plateforme ICI Tou.tv dans le but de contrer les productions de Netflix en français. De leur côté, France Télévisions, la Rai (Italie) et la ZDF (Allemagne) viennent de lancer L’Alliance pour mutualiser leurs moyens et proposer des fictions « de plus grande envergure ». Plus tôt dans l’année, les cinq TVs nordiques s’étaient déjà associées dans le « Nordic 12 ». Pendant ce temps, Netflix se dote d’un centre de recherche.

#JeuVideo

► De jeunes codeuses afghanes créent un jeu vidéo pour dénoncer le trafic d’opium. Fight Against Opium est un jeu vidéo créé par de jeunes codeuses afghanes. Il ressemble à première vue à n’importe quel autre jeu de plateforme mais son but final est original : le personnage doit remplacer des plants de pavot par des bulbes de safran. Le message politique est clair : il s’agit de dénoncer la production d’opium dans le pays. L’Afghanistan produit en effet 90 % de l’opium mondial et cette production représente 63 % de son PIB. On y compterait par ailleurs 4,6 millions de toxicomanes. En plus de Fight Against Opium, les jeunes codeuses ont produit une vingtaine d’autres jeux disponibles sur téléphone portable. Elles apprennent à programmer grâce à Code to Inspire, une association œuvrant pour une meilleure employabilité des jeunes Afghanes. Selon l’ONG Save the Children, le pays est classé 121e dans le monde en matière de « droits des filles ». (@lemondefr).

#Transhumanisme

► Comment le transhumanisme concurrence les religions. Ça devait arriver. Après des millénaires d’entente tranquille sur le marché de l’immortalité, les trois principaux monothéismes voient débarquer un concurrent laïc, voire païen, bien décidé à leur piquer des parts avec une offre révolutionnaire. Portés par une propagande entretenue à grand renfort de conférences Ted, de slideshows et d’innovations techno-médicales prometteuses, les transhumanistes jouent des coudes pour doubler les traditionnels opérateurs de la foi. Attendu que ce secteur, contrairement aux télécoms, ne prévoit pas de gendarme pour le réguler, la lutte sera féroce. (@usbeketrica).

#MediaSocial

► Pourquoi la déconnexion est la nouvelle lubie de la Silicon Valley. Dans son vaste plan de conquête du monde, le bien-être est un secteur auquel Google ne s’était pas encore attaqué. L‘entreprise a présenté le 8 mai une variété d’outils censés améliorer la vie numérique lors de sa grande conférence annuelle. L’aide à la déconnexion est affichée comme l’un des nouveaux chevaux de bataille du géant du web: désormais, un tableau de bord permettra aux utilisateurs d’Android P de surveiller le temps passé sur chaque application mais aussi de voir combien de fois le téléphone est déverrouillé, combien de notifications il reçoit… et de réguler cette sollicitation frénétique du smartphone. Google reprend ainsi une fonctionnalité de productivité bien connue des accros: les bloqueurs d’applications, qui empêchent l’accès à un service particulièrement addictif durant un temps déterminé au préalable. «Notre équipe a entendu tellement d’histoires de personnes cherchant à trouver le bon équilibre avec la technologie», a déclaré Sameer Samat, vice-président de Google chargé d’Android et Google Play. Des fonctionnalités de contrôle seront également introduites sur Youtube afin que les utilisateurs puissent réguler leur consommation. Ils pourront ainsi programmer des «respirations personnalisées» pour les encourager à quitter leurs claviers. (@FigaroTech).

12 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 12 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Entreprise

xEntreprendre à la campagne : quelques pistes pour créer sa startup au vert. Ouvrir un cabinet d’architecture mobile dans le Finistère, gérer un site d’information sur les jeux vidéo dans le Cantal ou monter une conciergerie en Loire, ça vous fait rêver ? D’après l’Agence France Entrepreneur, près d’un tiers des nouvelles entreprises voient le jour en milieu rural et cela concerne tous les secteurs d’activités : le tourisme, le numérique, l’économie circulaire… Quitter la ville pour la campagne, oui, mais pour aller où ? La plate-forme Laou peut vous aider à faire le bon choix. Le service gratuit commence par un diagnostic sur ses envies et attentes. En retour, l’équipe de Laou établit une shortlist de 3 propositions de territoires pour créer, installer et développer son entreprise ET être heureux. Autre option : parcourir les allées des salons… (@EchosExecutives). Légende image : Se mettre au vert, faire tomber la pression, gagner en qualité de vie… toutes ses raisons vous incitent à créer votre startup à la campagne. Mutinerie .

#Commerce

► Villages : les nouveaux commerces. Au cœur de la campagne de la Loire, un village de 1 800 habitants a trouvé la recette pour faire vivre son centre : une conciergerie rurale. Ce commerce propose des services d’épicerie, de relai poste ou de pressing et a changé la vie des habitants depuis deux ans. La poste a fermé, seuls une boulangerie et un institut de beauté sont restés ouverts. La conciergerie multiplie les services pour éviter aux habitants de faire de nombreux kilomètres. Deux fois par semaine, le gérant accueille un cordonnier et lui donne les chaussures à réparer. Pas question de concurrencer les rares commerces du village. Pour ce service, la conciergerie prélève une commission de 10%. Pour les autres produits de l’épicerie, le prix est comparable à celui des grandes surfaces. Des producteurs locaux fournissent la conciergerie ; certains ont même baissé les prix de vente, car ils sont séduits par le produit. À 20 km plus loin, un village est à l’agonie, les commerces ont fermé, mais une conciergerie ouvrira dans quelques semaines. Pour être sûre d’être rentable, la gérante espère développer des partenariats avec les banques, les assureurs ou EDF. (@franceinfo).

► Nouveau : un service de conciergerie en zone rurale lancé à Champdieu. La Concierge RIT, à mi-chemin entre la conciergerie et le multiservice rural, a été officiellement lancée ce week-end, à Champdieu, petite commune du Forez, près de Montbrison. Objectif : faire vivre le village. Une start-up lyonnaise est à l’origine de cette initiative.  Publié le 22/02/2016 par @F3Rhone_Alpes

#Transport

Google : un nouvel accident implique une voiture autonome (mais elle n’y est pour rien). Récemment, Waymo clamait fièrement que ses véhicules autonomes auraient évité l’accident mortel impliquant Uber. De toute évidence, l’un d’entre eux n’a rien pu faire quand il s’agissait d’éviter une voiture arrivant de face à toute vitesse. L’accident s’est produit vendredi à Chandler, dans l’Arizona, et, fort heureusement, n’a tué personne. Selon une vidéo publiée par la filiale de Google, la voiture autonome roulait tranquillement avec vue dégagée quand un véhicule l’a percuté violemment sur son flan gauche. Ledit véhicule, une Honda, a quitté précipitamment sa voie pour éviter une collision avec une autre voiture. (@Numerama). A lire : Voiture autonome Waymo : pourquoi voir à travers les flocons de neige est une vraie avancée.

#Energie

Le président du Costa Rica souhaite l’abandon des énergies fossiles dans son pays. Carlos Alvarado, le nouveau président du Costa Rica, se montre ambitieux pour son pays. Lors de sa prise de fonction, le 8 mai 2018, il s’est engagé à réduire l’empreinte carbone de son économie et à mettre fin à l’utilisation des énergies fossiles dans son pays, mettant celui-ci aux avant-postes de l’accord international de Paris sur le climat. D’ici la conférence mondiale sur le changement climatique de 2020, le Costa Rica doit devenir un « laboratoire mondial de la décarbonisation ». Pour atténuer les effets du réchauffement, les 195 pays signataires de l’Accord de Paris fin 2015 ont estimé qu’il fallait limiter la hausse des températures mondiales à moins de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. « C’est la grande tâche de notre génération et le Costa Rica doit figurer parmi les premiers pays à y arriver, si ce n’est le premier » a-t-il ajouté. Le défi est important, le Costa Rica importe la totalité du charbon et des produits pétroliers qui représentent la majeure partie de sa consommation d’énergie. Sa production énergétique, essentiellement à base d’énergie renouvelable ne couvre qu’environ la moitié des besoins du pays. (@Sciences_Aveniré).

#Santé

► Grâce à une appli, les allergiques peuvent anticiper les pics de pollen. Ce week-end, il vaut mieux être à Lille qu’à Bordeaux si l’on est allergique aux pollens. Pour le savoir, pas besoin d’avoir une boule de cristal ou un nez à toute épreuve. Un simple téléphone portable peut donner accès aux prévisions de pollen, ville par ville, sur les trois prochains jours, à tous ceux qui ont une inflammation des muqueuses au printemps. L’application Météo Pollen, lancée il y a moins d’un mois par la start-up toulousaine Weather Force en partenariat avec le Centre européen de Météorologie, permet de leur donner les niveaux de concentration mais aussi la qualité de l’air. (@20minutes).

#Blockchain

David Marcus, le « Monsieur blockchain » de Facebook. Mark Zuckerberg ne veut pas laisser filer le train de la révolution blockchain, et compte sur une valeur sûre de la Silicon Valley pour y parvenir. Lors de ses résolutions pour l’année 2018, le PDG de Facebook avait confié son intérêt pour les devises virtuelles et la blockchain et s’était demandé comment son groupe pourrait les intégrer un jour à ses services. Cinq mois plus tard, le réseau social aux 2,2 milliards d’amis passe aux actes. Alors qu’il se réorganise au lendemain du scandale « Cambridge Analytica », le groupe de Menlo Park a décidé de créer une nouvelle division consacrée à la blockchain, confiée à David Marcus. Peu connu en Europe, cet ingénieur et entrepreneur dans l’âme affiche pourtant un CV impressionnant. (@LesEchos).

#IntelligenceArtificielle

À I/O, l’IA imite l’humain. Par Jérôme Derozard, consultant et entrepreneur. La séquence n’est pas passé inaperçue. Au cours de la keynote d’ouverture de la conférence Google I/O, Sundar Pichai, PDG de Google, a présenté une démo qui semblait tout droit sortie d’un film de science-fiction. On y voyait un utilisateur demander à Google Assistant de prendre une réservation pour lui. Mais au lieu de passer par un service de réservation en ligne, l’agent virtuel appelait directement le restaurant en se faisant passer pour un humain, imitant ses intonations et hésitations. Sundar Pichai indiquait que cette nouvelle plateforme nommée « Duplex » s’appuyait sur les technologies les plus avancées de Google en matière d’Intelligence Artificielle et était testée en conditions réelles. Si aucune date de lancement n’a été fournie, cette démo a déclenché de nombreuses réactions notamment chez les sceptiques de l’I.A. Est-il « éthique » pour une machine d’appeler un humain sans s’identifier comme un robot ? Certains télé-marketeurs appellent bien leurs prospects avec une annonce préenregistrée simulant l’appel d’un vrai conseiller. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#MediaSocial

► Comment les réseaux sociaux peuvent foutre une vie en l’air. Dans « La Honte ! », le journaliste gallois Jon Ronson parle de la cruauté des réseaux sociaux et de leur pouvoir destructeur. L’auteur des « Chèvres du Pentagone », adapté au cinéma avec George Clooney, et coscénariste de «Okja», est sur Twitter depuis décembre 2008. Il a tweeté 57.700 fois, donc on peut dire qu’il s’y connaît. Et il en a vu, des horreurs, sur ce réseau social. A commencer par un plagiat de son identité, via un spambot automatique nourri de ses données pour reformuler des tweets. C’est en confrontant les créateurs de cet alter ego qu’il s’est intéressé à l’humiliation. En postant sur YouTube son interrogatoire de ces trois universitaires, Jon Ronson a fini par les faire plier. Puis a eu une épiphanie : « Nous étions au commencement d’une grande renaissance de l’humiliation publique. […] Quand nous jetions l’opprobre sur quelqu’un, nous utilisions un outil excessivement puissant. Il était coercitif, sans frontières, et gagnait en vitesse et en influence. Les hiérarchies étaient nivelées. Les masses réduites au silence trouvaient une voix. C’était comme si la justice était démocratisée. » (@BibliObs).

#Sciences

► L’ADN, la machine à remonter le temps. Sous Napoléon Ier, les savants pensaient que l’humanité ne connaîtrait jamais son passé, que l’on imaginait très court, comme l’enseignait la Genèse. Aujourd’hui, le séquençage de l’ADN nous renseigne sur l’origine de la vie et l’histoire de l’homme. En 2003, les professeurs Jean-Michel Claverie et Didier Raoult ont séquencé plusieurs virus géants qui possèdent des milliers de gènes inconnus. Leur analyse a ouvert une fenêtre sur l’apparition de la vie sur terre avant même Luca (Last Universal Common Ancestor), l’ancêtre commun à tous les êtres sur Terre, de la bactérie à l’homme, qui vivait il y a plus de 2 milliards d’années. Il est également possible de séquencer les chromosomes des espèces disparues. (@LExpress).

#Armée

La CIA veut remplacer ses agents secrets par des intelligences artificielles. Énormes volumes de données à traiter, surveillance numérique, reconnaissance faciale… Le monde de l’espionnage semble de plus en plus adapté aux intelligences artificielles et de moins en moins propice aux êtres humains. La CIA a confirmé cette tendance en annonçant vouloir confier de plus en plus de missions aux machines. Planet, newsletter spécialisée dans les révolutions tech & business, revient sur les enjeux et les perspectives d’une nouvelle ère de l’espionnage dominée par les IA. (@usbeketrica).

11 Mai

Régions.news #328 – Edition du vendredi 11 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

Rendez-vous sur le Blog de Régions.news, Twitter et Facebook
Conception et rédaction : Patrick Damien

Télécharger Régions.news#328 en version pdf

Légende image. : A l’entrée du village de Fournaudin (Yonne), un panneau indique que la commune est privée d’Internet. Crédit photo : Emmanuel Gougeon / Sens Agence. À lire : Le gouvernement lance une mission sur le rôle du numérique pour développer la campagne.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Depuis les années 80, le développement des supermarchés en bordure des villes a entraîné la fermeture en série des magasins alimentaires de proximité, conduisant à une désertification des centres-villes. Depuis quelques années, le phénomène s’inverse. Les citadins utilisent moins leur voiture et expriment de nouveaux besoins de proximité. Ainsi la grande distribution réinvestit les centres-villes. Mais avec la transformation digitale les usages de consommation ont changé. « le magasin n’est pas mort », analyse Catherine Barba dans son ouvrage éponyme. « Le magasin prolonge le digital et le digital enrichit le réel, l’un ne remplace pas l’autre, l’un ne va plus sans l’autre », écrit-elle. À lire : Comment l’alliance Amazon-Monoprix peut rebattre les cartes dans la bataille du e-commerce alimentaire.

 ► Comment la RATP s’est emparée de WeChat pour accueillir les touristes chinois. En mars 2018, l’a messagerie instantanée chinoise WeChat a atteint le nombre symbolique d’un milliard de comptes ouverts dans le monde. Dans certaines gares et stations des transports franciliens on peut voir des QR Code (code-barres en deux dimensions) destinés aux usagers de WeChat. La RATP a choisi ainsi de créer un compte sur l’application, afin de s’adresser aux touristes chinois en visite dans la région d’Ile-de-France.

#Viva-Cités [Rubrique sur la cité digitale et résiliente]

► Valérie Peugeot, membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et présidente de l’association citoyenne Vecam, crée en 1995, alerte sur les difficultés liées à la dématérialisation des services urbains et appelle à une politique publique volontaire pour former des citoyens, de façon à ne pas laisser les plates-formes dicter leur loi. Elle explique que « pour le moment, la smart city dessine une ville à plusieurs vitesses, car elle est souvent construite à partir d’une vision techno-déterministe : on se pose la question du numérique avant de réfléchir à une politique des problématiques urbaines. Il faudrait faire l’inverse. D’abord penser aux discontinuités territoriales entre le centre et les banlieues, à la transition écologique, aux populations fragiles… Et ensuite se demander quel rôle peut jouer le numérique pour favoriser une ville inclusive. ». À lire aussi : Les forces vives des « smart cities » et Entretien avec Nicolas Douay, maitre de conférence et auteur de « L’urbanisme à l’heure du numérique », paru en 2018.

Légende image. Centrale solaire Gemasolar, en Andalousie, la première à associer une tour de réception solaire et une technologie de transfert d’énergie par stockage de la chaleur dans du sel fondu Photo : AFP

#Energie

► Face au réchauffement climatique, des groupes d’usagers s’organisent pour s’engager dans la transition énergétique. C’est le cas de CoWatt, une entreprise citoyenne implantée en région des Pays-de-la-Loire, dont la mission principale est d’aider les usagers à devenir producteurs de leur énergie. Créée en 2017 à Nantes, cette société veut mettre en contact ceux qui souhaitent installer des panneaux solaires sur leur toiture mais n’en ont pas les moyens et ceux qui ont de l’argent de côté et veulent l’investir dans l’énergie renouvelable.

► Samedi 5 mai, des rassemblements de collectifs opposés au compteur Linky se sont tenus à Autrans (Isère), Pontivy (Morbihan), Epinal (Vosges) ou encore Bordeaux. Le compteur Linky, dit « communiquant », transmet quotidiennement au fournisseur d’électricité le détail de votre consommation. L’objectif est d’atteindre une meilleure gestion du réseau électrique et la facturation sur la consommation réelle plutôt que sur une estimation. Les usagers craignent une augmentation de leur facture, mais aussi pour leur santé, estimant que les fréquences émises par le compteur sont dangereuses pour la santé. Enedis s’en défend.

► Revue de liens : La transition énergétique combinée au numérique favorise la micro-production énergétique et l’émergence de nouveaux services ; – Vers la gratuité de l’énergie solaire qui favoriserait l’adoption du photovoltaïque mutualisé.

#Information

► Les éditeurs affinent les stratégies éditoriales de leurs… newsletters. Des années que l’on prédit la mort de l’email. Et des années qu’il résiste, encore et toujours, au point de faire figure aujourd’hui de vétéran dans un univers numérique habitué à voir les innovations fleurir… et faner tout aussi rapidement. Loin de décliner, l’email se porte en fait plutôt très bien. Une santé au beau fixe qui n’a pas échappé aux médias, prompts à investir tous les canaux disponibles pour atteindre leur public. C’est ainsi que la newsletter, format historique du web s’il en est, affiche aujourd’hui une forme insolente qui fait le pied de nez aux « vidéos à la Brut » qui ont affolé le petit monde des médias… pour devenir, en moins de deux ans, déjà ultra-galvaudées. Quel est donc le secret de la longévité de la bonne vieille « lettre d’information » ? Lire la suite sur le site de @metamedia

#Santé

► Aujourd’hui en France, la non-prise de médicament coûte environ deux milliards d’euros à la Sécurité sociale. Aux Etats-Unis, le cachet connecté, puce minuscule insérée dans un médicament, est désormais sur le marché. Cette nouveauté est présentée comme la solution pour un suivi en temps réel du traitement grâce à la pilule-puce et à un patch-capteur placé sur le ventre du patient. Une crainte, que les sociétés d’assurance obligent un jour leurs clients à être surveillés pour une meilleure rentabilité des coûts.

#LiensVagabonds publiés par le Métamedia.

► Twitter met le paquet sur la vidéo live. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Le temps passé sur les médias Internet va dépasser la TV cette année ; – L’IA peut-elle prédire le succès d’un film ou d’une série ? ; – Etude : les millennials accusent les babyboomers d’avoir ruinés l’économie ; – La fin de la vie privée ; – Des entreprises chinoises surveillent désormais les ondes cérébrales et les émotions de leurs employés.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 11 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Education

x► Écrans et éducation, c’est compliquéC’est un marronnier qui fonctionne systématiquement: vos enfants risquent un grand danger avec les tablettes, les ordinateurs et les smartphones; les écrans les font courir à leur perte; cette génération va exploser en vol. Alimenter l’inquiétude, la culpabilité et l’angoisse éducative a toujours été un ressort efficace pour toucher le large public des parents. Pointer les dangers de l’époque pour les enfants est un vieux filon éditorial: vous pouvez très bien remplacer «écrans» par «sucre», «télévision» ou «rock’n’roll», suivant le moment et le lieu. Il ne s’agit pas de tout relativiser: nourrir son enfant de sucreries et/ou passer sa vie devant la télévision n’est sûrement pas une bonne idée. Mais les critiques et les avertissements sont si excessifs que l’on peut questionner leur bien-fondé, leur efficacité et leur bonne foi. (@slatefr). Légende imageHypnotisé | Ludovic Toinel via Unsplash License by

#Transport

► Le gouvernement veut autoriser les taxis amateurs dans les campagnes. Pour lutter contre les « déserts de mobilité », ces zones où la voiture individuelle est l’unique solution de déplacement, le gouvernement s’apprête à autoriser des conducteurs amateurs à transporter des clients contre rémunération, une activité que la loi réserve aujourd’hui aux chauffeurs professionnels, les taxis et les VTC. La mesure est à l’étude depuis la fin des Assises de la mobilité en décembre 2017. Selon nos informations, elle a été présentée jeudi dernier aux organisations du secteur lors d’une réunion au ministère. Dans le cadre de la future Loi d’orientation sur les mobilités (LOM),  qui doit passer au parlement à l’automne , l’objectif est de « donner la possibilité aux collectivités territoriales […] d’autoriser le transport de personnes effectué à titre onéreux par des conducteurs non professionnels », indique le document présenté. En clair, de légaliser le fait pour un particulier de jouer ponctuellement les taxis amateurs, et d’être payé pour cela par les clients. (@LesEchos).

#Agriculture

► Les serres connectées de l’alsacien Myfood sont en phase d’industrialisation. amener la production alimentaire chez soi, même quand on pas de jardin et ainsi nourrir une famille de quatre personnes durant toute l’année, c’est le but des serres connectées imaginées et fabriquées par trois entrepreneurs installés à Molsheim. Des ingénieurs et pros du marketing nouvelle génération qui ont uni leur compétences et leur imagination pour lancer le concept des serres connectées. « Nous voulions avoir un impact positif sur notre société c’est pour celaque nous voulions créer notre propre entreprise » nous dit Mickaël Gandecki, co-fondateur de la société Myfood. Alors que cent serres ont déjà été vendues dans sept pays chez des citoyens pionniers,les trois entrepreneurs sont passés à la vitesse supérieure en lançant l’industrialisation des serres. (@F3Alsace ).

#Banque

► La startup Lita.co lève 2,2 millions pour devenir « une banque privée solidaire » Donner du sens à son épargne, soutenir l’économie sociale et solidaire ou la transition énergétique, vers un modèle de développement plus durable : toutes ces thématiques sont dans l’air du temps. Fondée en 2014, la startup parisienne de financement participatif Lita.co (pour « Live Impact Trust Act », initialement « 1001pact ») veut répondre à ces aspirations avec l’ambition de « devenir la première plateforme d’épargne durable de France et d’Europe. » La jeune pousse vient de réaliser sa deuxième levée de fonds, d’un montant de 2,2 millions d’euros, auprès de fonds et sociétés de gestion spécialistes de l’investissement à impact (Phitrust, Inco Investissement et Aviva Impact Investing France), ainsi que de business angels, notamment les entrepreneurs Gilles Chetelat (StickyAds) et Yannis Yahiaoui (Adotmob). La Fintech, qui emploie une vingtaine de personnes, à Paris, en Belgique et en Italie, avait levé 700.000 euros lors d’un premier tour de table en mai 2016.  « Nous voulons être une banque privée solidaire », nous explique Eva Sadoun, la cofondatrice. « Nous proposons aux particuliers et aux professionnels d’accompagner des « startups for good » ou des entreprises et associations plus matures de l’économie sociale et solidaire, d’investir dans l’immobilier durable, les énergies renouvelables ou, depuis peu, l’agriculture durable ». (@latribune).

#Paiement

► Paylib veut devenir le couteau suisse du paiement en France. C’est une nouvelle fonctionnalité sur laquelle Paylib fonde beaucoup d’espoir. Après dix-huit mois de chantier informatique, les six banques partenaires du consortium à l’origine de la solution de paiement mobile vont permettre à son 1,3 million d’utilisateurs de faire  des transferts d’argent entre eux . BNP Paribas a lancé dès mercredi dernier pour ses clients ce service baptisé « Paylib entre amis » tandis que Crédit Mutuel Arkéa, BPCE, Société Générale, Crédit Agricole et La Banque Postale suivront dans les prochaines semaines. (@LesEchos).#Economie

► Les géants du Web chinois main dans la main pour défendre les valeurs du Parti. Le régime de Pékin n’est jamais à court d’idées quand il s’agit d’étendre son contrôle sur Internet et de diffuser les valeurs du « socialisme aux caractéristiques chinoises ». Dernière initiative en date, la création d’une fédération chinoise des sociétés de l’Internet. Regroupant pas moins de 300 organisations et entreprises du secteur, selon l’agence de presse officielle Xinhua, elle incitera les sociétés Internet à « nettoyer » le cyberespace et « à protéger la sécurité et la souveraineté du pays sur Internet », indique un article du « Global Times », le quotidien du Parti communiste chinois (PCC). Supervisée par la puissante administration du cyberespace, en charge de la censure de la Toile, cette fédération fournira des orientations politiques à ses membres, les aidera à protéger leurs intérêts et favorisera le développement du Parti dans l’industrie, peut-on lire encore. Robin Li, Jack Ma et Pony Ma, les illustres patrons des « BAT », Baidu, Alibaba et Tecent, ces mastodontes chinois du Web, ont tous trois été nommés vice-présidents de la Fédération. (@LesEchos).

#Data

► RGPD : on vous explique ce que le reboot de la législation sur les données personnelles va changer. Après quarante ans de bons et loyaux services, la loi informatique et libertés va prendre sa retraite. A compter du vendredi 25 mai, ce texte adopté en janvier 1978 pour protéger les Français des potentielles dérives du fichage, qui s’est développé en même temps que l’informatique, va disparaître. Son remplaçant est un texte européen qui uniformise les règles en vigueur dans les 28 pays membres de l’UE. Son nom : le règlement général sur la protection des données personnelles, ou RGPD pour les intimes. Ce règlement va entrer en vigueur dans un contexte devenu électrique, avec l’utilisation indue des données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook par Cambridge Analytica, une société liée à la campagne de Donald Trump. Et il a été construit autour d’un principe majeur : son contenu s’appliquera à toute entreprise qui manipule des informations concernant des résidents européens, y compris si celle-ci est basée hors de l’UE. Le RGPD pourra-t-il pour autant mieux protéger les données du demi-milliard d’habitants que compte l’Union européenne ? Voici en tout cas ce qu’il devrait changer pour vous. (@franceinfo).

#Audiovisuel

► Consommation vidéo : « Chérie, j’ai imité les gosses » La télévision traditionnelle n’échappera pas à une profonde refonte de son modèle. Les jeunes considèrent le poste du salon comme une relique surannée du monde d’avant. Et si les seniors s’y accrochent encore, la génération qui suit est en train de muter radicalement. Il n’y a pas si longtemps, les patrons de chaînes se berçaient encore de douces illusions. Le jeune, pensaient-ils, n’est rien de plus qu’un vieux téléspectateur qui s’ignore. Une fois mis dans le droit chemin de la routine, il se pliera lui aussi au sacro-saint rythme du métro-boulot-télé-dodo. Bref, il fera comme ses propres parents avant lui. Mais la révolution du streaming a balayé définitivement ce fol espoir. Libéré du carcan de la grille des programmes, le téléspectateur a pris goût à la liberté de visionner ce qu’il veut, quand il en a envie. Qu’il soit jeune ou plus âgé. La 12e édition du Digital Media Trends Survey de Deloitte met clairement en évidence ce phénomène. (@Figaro_Economie).

#IntelligenceArtificielle

► L’intelligence artificielle de Google se fait passer pour un humain au téléphone et provoque des angoisses. « Bonjour, je voudrais prendre rendez-vous pour une coupe de cheveux pour femmes… » La conversation entre l’ordinateur et l’employée du salon de coiffure est bluffante. À l’autre bout du fil, l’humaine ne soupçonne pas qu’elle parle à un robot. Avec la dernière version de son assistant vocal, présentée lors de sa conférence annuelle des développeurs en Californie (I/O 2018), Google démontre comment un humain peut interagir avec une machine en parlant normalement. Et laisse entrevoir un futur où les logiciels (les siens, de préférence) passeront des coups de fil à notre place. Les possibilités semblent immenses : gagner du temps, réserver à l’étranger quand on ne parle pas la langue ou quand on est malentendant…, mais cette nouveauté pose des questions notamment éthiques. (@LeHuffPost). A lire aussi : Quand Google veut imiter les humains (@latribune).

► Pourquoi le rapport Villani manque sa cible. Tribune de Frédéric Prost, chercheur à l’université de Grenoble. L’intelligence artificielle est de nouveau au centre de toutes les expectatives. Après l’immense espoir des années 70, avorté notamment faute de moyens techniques, aujourd’hui, la conjonction de la puissance de calcul, la capacité de récupérer et de conserver les données font qu’une étape qualitative semble franchie. Que ce soit pour le meilleur (la victoire décisive et surprenante d’Alpha Go contre les meilleurs joueurs humains de go) comme pour le pire (les accidents de véhicules autonomes), il n’est pas un jour qui se passe sans que les IA ne fassent la une des médias. Surfant sur cette vague médiatique, le gouvernement a donné la mission à Cédric Villani de faire un rapport sur le sujet. Lire la suite sur le site de @LePoint.

#Cinema

► Comment l’intelligence artificielle se (la) raconte depuis « 2001, l’Odyssée de l’espace ». Tout le monde connaît l’histoire de HAL 9000, le supercalculateur tueur de « 2001, l’Odyssée de l’espace », film culte de Stanley Kubrick dont le cinquantième anniversaire sera célébré ce 12 mai 2018 lors du 71e Festival de Cannes. Curieuse coïncidence du calendrier, la société IBM, partenaire à l’époque de Kubrick, vient de dévoiler le projet CIMON (Crew Interactive Mobile Companion), le premier robot animé par une IA destiné à rejoindre la Station Spatiale Internationale (ISS)… Ce double évènement nous propulse dans un débat sur les risques induits par le développement d’une superintelligence qui pourrait supprimer massivement des emplois et pire encore, rayer l’espèce humaine de la surface de la planète. Dès lors se pose la question de l’évaluation d’une telle menace. (@MashableFR).

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