15 Fév

Régions.news #365 – Edition du vendredi 15 février 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. La contestation contre les éoliennes s’invite dans le grand débat. Des voix de plus en plus disparates s’élèvent contre ces gigantesques pylônes qui envahissent nos paysages. « La France connaît une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes », s’alarmait un collectif de députés. « Tôt ou tard, il va falloir payer la note, s’agissant aussi bien de la facture que de l’intégrité des territoires », explique Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable. Aujourd’hui, quelque 8000 éoliennes fonctionnent sur le territoire français. D’ici quelques années, les premières opérations de démantèlement de ces équipements devenus obsolètes, vont avoir lieu. Et le recyclage et le coût du démantèlement restent toujours des sujets tabous. Crédits photo : Jean-Paul Pelissier / Reuters.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Au pied de la cité de Carcassonne (Aude) un barrage vieux de 150 ans n’était plus aux normes. L’état voulait le raser. La ville l’a sauvé en le transformant en mini-centrale hydroélectrique. Et grâce à une mini turbine électrique 380 foyers sur les 23.000 de la commune vont être alimentés par cette énergie non-polluante dès la fin du mois de février. Un financement participatif a permis de réaliser une partie des travaux de ce projet.

#Santé

► Les déserts médicaux occupent 18 % du territoire et 9 % des Français n’ont pas de médecin traitant. Pour déterminer les territoires les moins bien dotés en terme d’accès aux soins, les pouvoirs publics, les agences régionales de santé parlent de « zonages ». Ce sont des zones définies en fonction du nombre de médecins par habitant et en volume d’activité réel des médecins. Ces zonages conditionnent ensuite certaines aides de l’Etat, du Fond d’Intervention Régional ou des collectivités territoriales. La ministre de la Santé a présenté mercredi 13 février son projet de loi de réforme de la santé, avec comme mesure phare la création de 400 à 600 hôpitaux de proximité d’ici à 2022. À lire : Prés 167 000 Françaises n’ont pas de sage-femme ni maternité à proximité de leur domicile.

► Revue de liens : – Le département de Saône-et-Loire paie le salaire des sept médecins qui ont été embauchés à Montceau-les-Mines. Ils sont payés entre 4 000 et 7 000 euros brut par mois selon leur expérience. – À Colombes, dans les Hauts-de-Seine, le Centre municipal de santé a été remplacé par une maison de santé pluridisciplinaire. – Depuis quelques années en Lozère, le conseil départemental a mis en place une politique de recrutement de futurs médecins avec un accompagnement et un salaire de 700 euros par mois pour les étudiants en médecine qui s’engagent à travailler pendant au moins cinq ans dans le département. – La nouvelle loi promet de nouveaux services numériques comme une « plateforme des données de santé » en promettant de « préserver un haut niveau de protection de la vie privée ».

Légende image. En 2005, une île volcanique a émergé non loin des îles Tonga, Accompagnés d’étudiants de l’association Sea Semester, les chercheurs sont partis en exploration sur cette île qu’ils n’avaient jusqu’ici pu observer que depuis l’espace., La végétation et les animaux ont commencé à s’installer dans cette île, appelée temporairement « Hunga Tonga-Hunga Ha’apai ». Crédit photo : Sea Semester

#Climat

► « Que ce soit aux États-Unis, en Russie, en Italie, au Royaume-Uni, en Turquie, aux Philippines ou en Arabie Saoudite, il est difficile de dire que les pouvoirs politiques vont dans la bonne direction. L’espoir se situe sans doute davantage au niveau des municipalités : les maires ont plus de flexibilité pour appliquer l’accord de Paris sur le climat, ou les objectifs de développement durable de l’ONU. Il existe des initiatives comme C40, qui rassemble 96 villes parmi les plus importantes du monde, soit 25 % du PIB mondial, mais aussi 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Cette organisation se donne pour mission de lutter contre le dérèglement climatique. Des plateformes destinées à partager les meilleures pratiques publiques émergent aussi, à l’instar d’Apolitical », explique John Elkington, entrepreneur de l’économie durable.

#Lifi&5G [Épisode 3 : qu’est-ce que la 5G]

► La 5G est la cinquième génération du réseau de communications mobiles qui doit succéder à la 4G. Chaque génération a agi comme une petite révolution technologique. La première génération a ouvert la voie aux tous premiers téléphones mobiles. La deuxième a popularisé les messages texte, tandis que la troisième a permis de naviguer sur Internet sans nous asseoir devant un ordinateur. La 4G aura été la génération de la diffusion de contenu en continu. La 5G promet d’être la génération de l’Internet des objets, des voitures autonomes et des robots industriels connectés, entre autres. La 5G représente deux améliorations majeures. Tout d’abord, la 5G sera 20 fois plus rapide que la 4G. La seconde amélioration est un délai de latence considérablement réduit c’est-à-dire le temps que met l’information pour circuler entre deux ordinateurs. Ainsi plus la latence, quelques millisecondes pour la 5G, est faible, meilleure est la connexion. À lire : 5G : tout ce qu’il faut savoir en 10 questions. À suivre…

#Politique&Digital [Épisode 4 : budget participatif]

► Budget participatif est un moyen d’impliquer les citoyens dans la vie de leur cité. Attribuer un budget à des citoyens non élus pour qu’ils puissent proposer, voter et décider de projets pour leur ville, c’est une démarche qui fait son chemin en France et dans le monde. De nombreuses villes, de toutes tailles, se sont lancées dans cette action de démocratie participative, laquelle permet de donner la parole à ceux qui n’avaient pas toujours la possibilité de s’exprimer, sur des aménagements qui les concernent. Avec le budget participatif les citoyens décident, la municipalité réalise…. À lire : Les Bordelais font germer leurs projets participatifs.

► Lire les deux entretiens avec Gilles Pradeau, doctorant de l’université de Westminster, qui réalise une recherche comparative des budgets participatifs français et brésiliens sur le site de @idcity : Analyse critique des budgets participatifs et Quel avenir pour les budgets participatifs ?

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Et si les médias dinosaures étaient finalement les seuls à réussir sur le web ?. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Le New York Times n’a jamais eu autant de journalistes : 1.600 ! Dont 120 embauchés l’an dernier. Et surtout 3,3 millions d’abonnés numériques (+27% en un an) ! Il sera bientôt majoritairement numérique ! Les médias dinosaures règnent sur Internet ! Et s’il n’y avait tout simplement pas de modèle pour les pure players ? – L’ascension des robots journalistes ; – L’usage de l’IA par la Chine terrifie les experts.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 15 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#VivreEnVille

► 1/7 – La ville moyenne, ville idéale selon 43 % des Français. Les Français des villes moyennes sont-ils plus heureux que ceux des métropoles ? C’est ce que révèle une enquête réalisée par Ipsos pour Villes de France* (une association d’élus de communes et agglomérations de taille infra-métropolitaine), publiée ce mercredi. Les habitants des villes de 10.000 à 100.000 habitants interrogés se disent plus satisfaits de leur cadre de vie que ceux des métropoles, de Paris et des zones rurales. Ils expriment toutefois un sentiment d’abandon de l’Etat. « La tranquillité, le calme », le « sentiment de sécurité », la « proximité de la nature », l’« offre de transport » et le « cadre de vie urbain et paysager » sont les cinq critères que les Français recherchent le plus. Sur tous ces critères, les habitants des villes moyennes affichent les taux de satisfaction les plus élevés, sauf pour les transports. (@20minutes). Légende image : Ville de Nevers. Crédit photo : Thierry Zoccolan / AFP.

#Transport

► Nantes : la navette autonome plus rapide et en circulation réelle. La navette autonome « sans chauffeur et 100% électrique » a été testée à Nantes sur une année. La navette va connaître maintenant une nouvelle avancée avec une intégration à la circulation courante sur le site du Pôle Industriel d’Innovation Jules Verne. Elle circulera au milieu de la circulation classique, à une vitesse maxi de 20 km/h avec trois arrêts spécialement aménagés. Pendant la période de test le vehicule fonctionnait alors grâce à une chaussée de 34 m² en panneaux photovoltaïques. 1 029 voyages ont été effectués en un mois, 5 200 personnes ont pu tester la navette qui circulait alors à une vitesse moyenne de 10 km/h, 12,6 km/h en pointe. (@franceinfo).

#Patrimoine

► La Station : une gare transformée en espace digital pour le pays de Saint-Omer. Cela fait huit ans que la gare de Saint-Omer (Haut de France) n’a pas vu passé des voyageurs. Fermée pour risque d’effondrement de ses verrières et rachetée par la communauté d’agglomération, cet espace relativement bien situé, va se transformer en espace de Coworking, Fab Lab et incubateur d’entreprises. Les travaux sont en cours et le 15 novembre prochain, « La Station » accueillera ses premiers occupants. Un bel exemple de rénovation du patrimoine ferroviaire. (@villeintelmag).

#CivicTech

► Grand débat : une soirée « Bright Mirror » pour torpiller l’esprit « Black Mirror » Pour les historiens du futur, nos utopies constitueront un matériau au moins aussi instructif que nos dystopies. On leur conseillera donc un détour par les archives des soirées « Bright Mirror », projet lancé l’an dernier par la société Bluenove, qui a été officiellement désignée mercredi par le gouvernement comme l’un des quatre prestataires qui analyseront les contributions citoyennes du Grand débat national. La start-up franco-canadienne, spécialisée dans la « civic tech » (citoyenneté numérique) et le traitement de données, organise depuis un an ces ateliers d’écriture de micronouvelles futuristes, avec une récente étape en Afrique de l’Ouest : elle est déjà à la tête de 2.000 « fictions positives » que chacun peut enrichir, amender et commenter, explique Antoine Brachet, directeur exécutif de Bluenove et créateur du projet. (@LObs).

#MediaSocial

► Facebook utilise son réseau pour ficher les personnes menaçant l’entreprise ou ses employés. Facebook utilise sa plateforme pour identifier et localiser les personnes dont il estime qu’elles peuvent présenter une menace pour le groupe et pour ses employés, a indiqué le réseau social jeudi, en réaction à des informations de la chaîne CNBC. « L’entreprise fouille son réseau social à la recherche de commentaires menaçants et, dans certains cas, utilise ses produits pour déterminer la localisation de personnes dont elle estime qu’elles peuvent être une menace crédible », affirme la chaîne dans une enquête publiée sur son site. Interrogé par l’AFP, Facebook a indiqué que ses équipes de sécurité utilisaient « des mesures standard dans le secteur pour évaluer et gérer les menaces crédibles de violences contre (ses) employés et (son) entreprise et en référer aux forces de l’ordre si nécessaire». (@frenchweb).

► Google et Facebook, grands gagnants de l’essor des usages sur mobile. Les Français passent chaque année plus de temps sur Internet, surtout les jeunes, principalement sur mobile, et essentiellement sur des applications détenues par les géants Google et Facebook, d’après l’étude annuelle publiée jeudi par Médiamétrie sur les usages en ligne. En 10 ans, le temps moyen passé sur internet au quotidien a presque quadruplé, de 25 minutes à 1 heure 37 en 2018. Le mobile poursuit sa croissance écrasante, aux dépens de l’ordinateur. Les 15-24 ans ont passé 42% de temps supplémentaire sur leur smartphone en 2018. « Le mobile devient de plus en plus l’unique écran de connexion à Internet », a constaté Bertrand Krug, directeur de département Internet chez Médiamétrie, lors d’une conférence de presse. Sur l’ensemble de la population, l’institut a compté 10 minutes de plus consacrées chaque jour à Internet sur les téléphones portables, une croissance qui provient exclusivement des applications. Elles représentent 90% du temps passé sur mobile. (@frenchweb).

#Planète

► Invasion d’ours polaires en Russie : « Une ingérence humaine dans un territoire qui devrait être dédié aux ours », selon un chercheur. Des ours qui se baladent en bas des immeubles et qui pillent les poubelles. Ces scènes surprenantes sont devenues ordinaires cet hiver, dans l’archipel de Nouvelle-Zemble, au nord de la Russie. Les autorités locales  ont même décrété, samedi 9 février, l’état d’urgence face à « l’invasion » de ces dizaines d’ours polaires agressifs. « Est-ce une invasion d’ours blancs dans une ville ou bien une présence anormale d’humains en territoire ursin ? », s’interroge, de son côté, David Gremillet, océanographe et directeur de recherche au CNRS, à franceinfo. « La question que l’on peut se poser, par contre, c’est celle de la présence de 2 000 personnes dans cette zone. On peut nettement plus parler d’une ingérence humaine dans un territoire qui devrait être un parc national dédié aux ours blancs », ajoute-t-il (@franceinfo).

14 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 14 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

► L’éclairage public, objet de convoitise des acteurs de la ville. Il y a 9,5 millions de points lumineux d’éclairage public en France. Le lampadaire est devenu un objet de convoitise pour tous les acteurs de la ville. Il est déjà le support de nouveaux services, pas forcément liés à l’éclairage : caméras de vidéosurveillance, bornes wi-fi, prises de recharge USB, gonfleurs de vélo… Mais le candélabre est encore plus intéressant depuis qu’il est connecté et communicant. La nouvelle génération d’éclairages LED, qui remplacent progressivement les lampes au sodium, se pilote à distance. « On peut abaisser l’intensité à certaines heures de la nuit, ou dans certains quartiers, et rallumer au passage d’un piéton ou d’une voiture », explique Thierry Marsick, du groupe Métropole au sein de l’Association française de l’éclairage. Cet éclairage « intelligent » est source d’économies substantielles : « C’est le meilleur retour sur investissement (RoI) dans le domaine de la ‘smart city’ », affirme Schéhérazade Abboub, avocate spécialisée en droit des données publiques et « smart city ». (@LesEchos). Légende image : Le parc Blandan à Lyon. Crédits photo : Michel Djaoui.

► Inventer le gouvernement du futur, le pari fou de Dubaï. Dubaï fait un rêve… celui de devenir la première ville 100 % blockchain. La première ville des Émirats arabes unis veut créer l’e-gouvernance de demain en se servant de la technologie décentralisée à l’origine du bitcoin. Info, intox ou grosse opération de com’ ? L’ambition de ce laboratoire urbain est de concevoir un État-plateforme, dont pourraient s’inspirer les démocraties occidentales en panne de réformes (@latribune).

#Téléphonie

► Le Chinois Huawei espionne-t-il nos téléphones ? L’entreprise chinoise Huawei, un mastodonte de la technologie, est pointée du doigt par plusieurs pays occidentaux qui lui reprochent sa proximité avec l’État chinois, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis. Aujourd’hui, l’entreprise est le troisième plus gros vendeur de smartphones dans le monde, derrière Samsung et Apple, et ne cesse de prendre de l’ampleur. La 5G, un nouveau réseau mobile plus mobile et plus fiable, va arriver dans deux ans. Mais les opérateurs français indiquent que ce n’est pas prêt avec de nombreux problèmes pas encore résolus malgré les nombreux tests, alors que Huawei a déjà des machines performantes et innovantes. Un problème d’un manque de concurrence se poserait également en cas de mise à l’écart d’un gros acteur comme Huawei. (@europe1).

#Transport

► Automobile : L’Etat fait un pas de plus vers un « Airbus des batteries ». La perspective d’un « Airbus des batteries » pour l’automobile s’est un peu plus concrétisée mercredi 13 janvier, l’Etat promettant de débloquer 700 millions d’euros sur les cinq prochaines années pour soutenir le développement de la filière de batteries électriques de nouvelle génération. Cette annonce intervient avant la présentation du rapport sur le futur de l’industrie automobile française commandé à Xavier Mosquet, spécialiste de l’automobile et Patrick Pelata l’ancien directeur général de Renault. Concernant les voitures électriques, « l’accélération qu’il va falloir faire en France (…) est très significative » a indiqué Xavier Mosquet,  car il s’agit concrètement de doubler le niveau de croissance française dans le domaine. Un « très gros effort » reste également à fournir sur les installations pour recharge privée (à domicile et au travail) de véhicules électriques, qui représente 90% de la recharge, selon l’expert. (@Challenges).

► « Il va falloir faire un tri » : pourquoi il est inutile de précipiter le tout-électrique sur la route. Aujourd’hui, il n’y a que 200 000 voitures électriques et hybrides en circulation en France. « Le bilan global d’un véhicule électrique n’est pas si rose et parfois peut être contreproductif », a expliqué sur franceinfo Laurent Castaignède, auteur de Airvore ou la face obscure des transports. Il explique que  pour lutter contre la pollution, la voiture électrique « est présentée comme la solution idéale de manière officielle parce que dans la réglementation européenne, toute voiture électrique vendue est comptée comme zéro gramme de CO2, zéro polluant dans les moyennes que les constructeurs doivent faire baisser. Donc, ils se jettent dessus. Mais dans la réalité, une voiture électrique n’est pas du tout neutre. La batterie est quelque chose de très impactant à fabriquer et ensuite il va falloir fabriquer de l’électricité supplémentaire pour les abreuver. Donc finalement, le bilan global d’un véhicule électrique n’est pas si rose et parfois peut être contreproductif. » (@franceinfo).

#Impression3D

► Du fil d’imprimante 3D à base de coquilles, de blé ou de marc de café….à Manneville-la-Goupil. Un jeune ingénieur élabore depuis 2 ans des filaments originaux pour l’impression en 3D. Il travaille avec une société caennaise qui produit des bioplastiques, faits avec des matériaux naturels. Couleurs, textures, et même parfums…. cet ingénieur normand propose des possibilités insoupçonnées pour les fils qui permettent d’imprimer des objets en 3D. Un marché de niche dans un marché en plein développement. Les chinois n’ont pas ces recettes originales. Florent Port a crée la société « Francofil ». Il s’est associé avec « Naturepla », entreprise basée aux Ifs près de Caen, qui développe les bioplastiques. « Les bioplastiques peuvent utiliser de la coquille de moules, de la Saint-Jacques, des huitres, du blé, du marc de café. Il est possible de se démarquer des concurrents en proposant des solutions différentes » (@franceinfo).

#SVOD

► Enquête franceinfo. Comment Netflix s’y prend pour nous rendre accros. es derniers chiffres dévoilés donnent le vertige. Netflix a recruté en 2018 plus de 30 millions de nouveaux abonnés, portant à près de 140 millions le nombre de ses comptes payants (presque autant que la population de la Russie), selon une lettre envoyée aux actionnaires en janvier. La France compte à elle seule plus de 5 millions d’abonnés, soit plus que Canal+, a annoncé l’entreprise mercredi 13 février. En seulement dix ans, la petite société californienne, qui a débuté à la fin des années 1990 en louant des DVD en ligne, est devenu le leader mondial de la SVoD (vidéo à la demande par abonnement), multipliant ses revenus par dix pour atteindre 15,8 milliards de dollars en 2018 (13,8 milliards d’euros). Une réussite insolente qui ne doit rien au hasard. Lire la suite sur @franceinfo. A lire : Les films et les séries de Netflix sont-ils conçus par des algorithmes ? @franceinfo).

#Fiscalité

► Amazon n’a payé aucun impôt sur les sociétés aux États-Unis en 2018. Malgré des bénéfices qui ont doublé passant de 5,6 milliards de dollars en 2017 à 11,2 milliards en 2018, Amazon n’a payé aucun impôt fédéral sur les sociétés aux États-Unis pour cette année-là. Une situation qui fait grincer les dents de plusieurs observateurs et que pointe du doigt le think tank américain Institute on taxation and economy policy (Itep). Mais comment le géant de l’e-commerce fait-il pour passer à travers les mailles du filet ? La firme de Jeff Bezos a pu profiter d’un abattement de 129 millions de dollars, comme l’a découvert l’Itep en étudiant la déclaration d’impôt de l’entreprise. Ce qui représente un taux d’imposition de 1%, bien loin des 21% auxquels les entreprises sont normalement soumises. Une très généreuse déduction due en partie à divers crédits d’impôt « non spécifiés », ainsi qu’à un allégement fiscal relatif aux options d’achat d’actions pour les dirigeants. (@frenchweb).

#Ecole

► Quand des élèves de 4ème décident du futur de l’Intelligence artificielle. Voici quelques semaines, les élèves de la 4eD du collège Hyacinthe Langlois de Pont-de-l’Arche (Eure) se livraient à un exercice de prospective, à froid, les amenant à s’en représenter les contours suivant qu’il s’avère idéal, décevant ou cauchemardesque. De cette excursion dans l’avenir, ils ont ramené des visions édifiantes, oscillant entre espoir et fortes inquiétudes. Suite à cet échauffement, ils se sont embarqués dans un jeu de rôle, où les élèves vont devoir débattre des enjeux multiples gravitant autour du thème de l’intelligence artificielle (IA). Le scénario de départ est le suivant : dans un futur proche mais non daté, la HEART (Haute et Éminente Autorité de Régulation des Technologies) doit se prononcer sur l’autorisation de mise sur le marché en France d’un nouveau système, Galatée, une intelligence artificielle domestique gérant intégralement votre maison et tenant le rôle d’assistant virtuel dans la vie quotidienne. Elle devra statuer en prenant en compte le bien-être et la sécurité du consommateur ainsi que l’intérêt général de la société. Lire la suite sur le site de @usbeketrica.

13 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 13 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

► Ces villes à 1M$ tout droit sorties de la science-fiction devraient bientôt devenir réalité. Certains pays se lancent dans des projets pharamineux très coûteux avec des technologies que l’on doit voir pour les croire. En concevant des villes à partir de rien, des pays comme l’Inde, l’Arabie saoudite et les États-Unis peuvent intégrer de nouvelles innovations en matière d’infrastructure et fournir des services plus efficaces aux résidents. Voici les projets de développement qui brouillent les frontières entre la réalité et la science-fiction. (@BIfrance). Légende image : La ville futuriste de Diamniadio Lake City au Sénégal , un projet à 2 milliards de dollars (1,7 Md€), a été comparée à la ville de Wakanda dans le film « Black Panther ». Crédits : Hussein Bakri/BAD Consultant/Semer Group.

#Santé

► Les déserts médicaux occupent 18 % du territoire et 9 % des Français n’ont pas de médecin traitant. Pour déterminer les territoires les moins bien dôtés en terme d’accès aux soins, les pouvoirs publics, les agences régionales de santé parlent de « zonages ». Ce sont des zones définies en fonction du nombre de médecins par habitant et en volume d’activité réel des médecins. Ces zonages conditionnent ensuite certaines aides de l’Etat, du Fond d’Intervention Régional ou des collectivités territoriales. La ministre de la Santé a présenté mercredi 13 février son projet de loi de réforme de la santé, avec comme mesure phare la création de 400 à 600 hôpitaux de proximité d’ici à 2022. (@LesEchos). A lire : Prés 167 000 Françaises n’ont pas de sans sage-femme ni maternité à proximité de leur domicile (@franceinfo).

► Le département de Saône-et-Loire paie le salaire des sept médecins qui ont été embauchés à Montceau-les-Mines. Ils sont payés entre 4 000 et 7 000 euros brut par mois selon leur expérience. « Nous avons une équipe plutôt d’anciens médecins généralistes qui ont décidé de terminer leur carrière tranquillement. Dans le sens, sans la pression de la profession libérale », explique le docteur Lopez. (@franceinfo).

► À Colombes, dans les Hauts-de-Seine, le Centre municipal de santé a été remplacé par une maison de santé pluridisciplinaire. « Aujourd’hui, les médecins ne veulent plus travailler tout seuls, surtout les jeunes. Donc, s’installer en groupe, c’est ce que veulent les jeunes. Simplement, c’est cher, et en Île-de-France, les bâtiments, les murs, c’est cher. Donc notre mission à l’URPS, qui représentons les médecins libéraux c’est d’aider à financer ces installations », explique le docteur Bruno Silberman, le président de l’Union régionale des professionnels de santé. (@franceinfo).

► Depuis quelques années en Lozère, le conseil départemental a mis en place une politique de recrutement de futurs médecins. En échange d’un accompagnement et d’un salaire de 700 euros par mois, le temps des études, les étudiants s’engagent à travailler pendant au moins cinq ans dans le département de la Lozère. (@franceinfo).

► La nouvelle loi promet de nouveaux services numériques comme une « plateforme des données de santé » qui remplacera l’actuel Institut des données de santé. L’accès à ces données (1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d’actes médicaux, 11 millions d’hospitalisations…) sera élargi, et leur champ étendu aux données cliniques recueillies par exemple par les médecins libéraux. Ainsi le gouvernement entend ainsi « multiplier les possibilités d’exploitation » de ces informations, en promettant de « préserver un haut niveau de protection de la vie privée ». (@franceinfo).

#DonnéesPersonnelles

► La Californie veut que les groupes Tech paient les usagers pour leurs données. Le nouveau gouverneur de Californie a annoncé mardi qu’il travaillait à un « dividende » qui serait payé par les groupes technologiques aux usagers pour exploiter leurs données. « Les consommateurs ont le droit de savoir comment sont utilisées leurs données et de le contrôler », a déclaré Gavin Newsom, qui est à la tête de cet état de l’ouest américain qui abrite la Silicon Valley, lors de son discours sur « l’Etat de l’état ». La Californie a voté l’an dernier une législation en ce sens, la plus restrictive du pays. « Mais les consommateurs californiens devraient aussi être en mesure d’avoir leur part de la richesse créée par leurs données », a-t-il poursuivi, sans donner plus de détails. (@frenchweb).

#SVOD

► Netflix dépasse la barre des 5 millions d’abonnés en France. Netflix est entré de plain-pied dans les foyers français. Le service de vidéo à la demande par abonnement a connu ces derniers mois une croissance accélérée et compte aujourd’hui, selon nos informations, 5 millions d’abonnés dans l’Hexagone. Cette expansion du nombre d’abonnés à Netflix est d’autant plus impressionnante que le service avait pourtant augmenté ses tarifs fin 2017. Interrogé, Netflix vient de confirmer ce chiffre. Le cap des 5 millions d’abonnés est symbolique. Le géant américain vient en effet de passer devant Canal+, le leader tricolore de la télévision payante. Au troisième trimestre 2018, la filiale de Vivendi rassemblait 4,757 millions d’abonnés individuels en France, hors les bouquets distribués par les opérateurs télécoms. Surtout, quand Canal+ a perdu 233 000 abonnés en un an, Netflix en a gagné 1,5 million depuis le mois d’avril dernier, date à laquelle le service comptait près de 3,5 millions d’abonnés selon Libération. (@Figaro_Economie).

12 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 12 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Economie

► L’État ne veut pas d’une (vraie) loi sur l’économie circulaire ? Les marques agissent. En janvier, le magazine Capital sur M6 révélait qu’Amazon, géant du e-commerce, détruit sans vergogne et en quantité du matériel neuf de bonne qualité. Brune Poirson, ministre de la transition économique et solidaire, promet dans les mois à venir, une loi va interdire ce type de pratiques. Un mois après, l’avant-projet de loi est décevant pour tout le monde. Seuls six petits articles ont été rédigés. Et ils sont loin de satisfaire les principaux acteurs du changement. Pierre-Emmanuel de Saint Esprit a cofondé HelloZack, une société spécialisée dans l’achat et la revente de produits Apple pour lutter contre l’obsolescence programmée en facilitant la réutilisation de produits usagés. Il estime que l’État ne mesure pas l’ampleur des emplois qui pourraient être créés ni la demande qui existe côté consommateurs. (@LADN_EU). Légende image : Xavier Arnau / Getty Images.

#Politique&Digital

► Analyse critique des budgets participatifs. Entretien avec Gilles Pradeau, doctorant de l’université de Westminster, qui réalise une recherche comparative des budgets participatifs français et brésiliens sur le site de @idcity, plateforme de concertation numérique. Depuis  2014, le nombre des budgets participatifs en France est passés de 4 à près de 110 en 2018. Selon Gilles Pradeau, le principal facteur d’explication est « un contexte technologique porteur ». Le plus souvent, les collectivités utilisent le numérique pour « collecter les idées par des formulaires d’envoi de mail ». Il explique également le développement des budgets participatifs par l’essoufflement d’un autre dispositif de participation : les conseils de quartiers. Il a calculé que “57% des villes de plus de 100 000 habitants ont un budget participatif”. (@idcity).

►  Quel avenir pour les budgets participatifs ? Un exemple Le Gers, département pionnier des budgets participatifs. Il a attribué une enveloppe d’un million d’euros et plus de mille projets ont été déposés sur sa plateforme de budget participatif. Malgré des « marges de manœuvre budgétaires très faibles » pour les départements, Gilles Pradeau ne voit « aucune contre-indication » à ce que d’autres départements lancent un dispositif similaire. Néanmoins, plus les élections municipales de 2020 approchent et plus les chances de voir arriver de nouveaux budgets participatifs s’amoindrissent. En effet, il est très peu probable que les projets choisis puissent se réaliser avant la fin des mandats, ce qui « pose un problème de légitimité ». (@idcity).

► Budget participatif : les Bordelais font germer leurs projets. Poulaillers urbains, potagers participatifs et frigos solidaires… Du 17 janvier au 28 février, les Bordelais sont invités à soumettre leurs idées. Elles seront ensuite soumises au vote des habitants, et les projets retenus financés par le premier budget participatif de la Ville. (@rue89bordeaux).

#Energie

► Les premières centrales solaires flottantes se jettent à l’eau en France. Les centrales constituées de milliers de panneaux photovoltaïques au sol empêchent d’autres usages (agricoles notamment) du foncier ce qui limite leur développement. Pour accélérer le déploiement de l’énergie solaire, d’autres surfaces doivent être explorées comme les étendues d’eau. C’est le cas de l’étendue d’eau artificielle créée sur une carrière de granulats à Piolenc (au nord de la ville d’Orange) dans la Vaucluse. Ce site accueille la première centrale solaire flottante de France avec ses 47.000 panneaux photovoltaïques flottants d’une capacité de 17 mégawatts pour assurer la consommation électrique de plus de 4700 foyers. (@BFM_eco). A lire aussi : Les premières centrales solaires flottantes débarquent en France (@journaldugeek).

#AlertePollution

► Le long de la route départementale 116, au niveau du village de Sermaise, dans l’Essonne, une rangée de sapins borde l’Orge. Derrière ce paysage bucolique se cache une rocambolesque histoire de pollution industrielle. Des substances toxiques ont été déversées pendant des années dans la rivière, puis abandonnées dans des milliers de bidons, enfouis dans les sous-sols de ce terrain. Aujourd’hui encore, les quatre hectares sont toujours inaccessibles. « Les fûts sont laissés sur place et continuent de se dégrader et de fuir dans le sol », affirme une habitante d’un village voisin, dans le cadre de l’enquête participative #AlertePollution de franceinfo. Les nappes souterraines situées en dessous de Sermaise sont polluées par des composés organiques volatils très toxiques, dont le benzène, une substance classée cancérigène par l’INRS. La pollution est invisible, mais toujours présente. (@franceinfo).

#Travail

► Télétravail : une étude de Malakoff Mederic et de l’Ifop. Selon une étude conduite par l’Ifop pour le compte du groupe Malakoff Médéric, les salariés sont très largement satisfaits par le télétravail mais sont inquiets du risque d’isolement et peu disposent d’une pièce spécifique à domicile pour travailler (voir l’interview de Zevillage dans le Figaro). Ainsi, seuls 18 % des salariés interrogés (1 507 salariés consultés en ligne, et 401 dirigeants d’entreprise d’au moins 10 salariés interviewés au téléphone) ont un bureau dans une pièce spécifique, 30 % en disposent dans une autre pièce, non dédiée au télétravail. Une majorité d’entre eux (52 %) travaillent en effet sur d’autres espaces, comme une table de salon ou une table à manger. (@Zevillage).

#Media

► Les stories, format encore sous-exploité par les médias ? Par Alexandre Bouniol et Barbara Chazelle, France Télévisions, MediaLab. Les stories ont envahi notre quotidien. En moyenne, ce sont 500 millions de personnes qui consomment quotidiennement des stories sur Instagram. Fort de cet engouement mondial, la plupart des médias s’en sont emparés, avec plus ou moins de force et de conviction. Lors des rencontres francophones de la vidéo mobile la semaine dernière à Paris, l’heure était au bilan et au partage. Les Stories n’ont pas fini de faire parler d’elles… Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Culture

► Les robots peuvent-ils devenir des artistes ? L’intelligence artificielle peut-elle être un artiste comme un autre ? Ces dernières années, grâce aux progrès des réseaux de neurones artificiels et des technologies d’apprentissage. En peinture, en musique, en littérature, la machine est appelée à démontrer sa créativité et son inventivité. On l’entraîne à peindre comme Rembrandt, à compléter la symphonie «inachevée» de Schubert, à composer des cantates et des chansons pop, à écrire des romans ou des scénarios de films… En musique, « nous développons des savoir-faire autour des outils d’Intelligence artificielle pour aider les musiciens à trouver des idées, à sortir de leur zone de confort, à les stimuler», explique le chercheur en informatique François Pachet, pionnier de la musique assistée par IA. « L’intelligence artificielle, c’est comme si on avait un collaborateur assis à côté qui ne serait jamais fatigué, jamais à court d’idées, jamais de mauvaise humeur, mais qui serait là pour travailler », explique Lucas Cantor, compositeur. (@Figaro_Culture).

11 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 11 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Planète

► Une île volcanique a émergé non loin des îles Tonga, il y a quatre ans. Accompagnés d’étudiants de l’association Sea Semester, les chercheurs sont partis en exploration sur cette île qu’ils n’avaient jusqu’ici pu observer que depuis l’espace. Appelée temporairement « Hunga Tonga-Hunga Ha’apai », cette île est l’une des seules à avoir survécu plus de quelques mois parmi les îles émergées lors des 150 dernières années. La végétation et les animaux ont commencé à s’y installer. (@LesEchos). Légende image : L’île est apparue en janvier 2015 vue d’un drone de la SEA Association. Crédit photo : Sea Education Association/SEA Semester

#Réseaux

► Voici quatre années que la cinquième génération (5G) de téléphonie mobile fait parler d’elle en France. En 2015, l’Arcep, autorité de régulation, autorisait Orange à mener une première expérimentation. Se succédaient ensuite une série de tests, de consultations publiques, et une feuille de route publiée à l’été 2018 qui doit « faire de la France un pays leader de la 5G ». On prévoit désormais l’attribution des fréquences d’ici le début de 2020, mais de nombreux obstacles se dressent encore sur sa route. Un débit 10 à 100 fois plus élevé que la 4G, la 5G pose des problèmes de sécurité et de santé. Cybersécurité fiable et nocivité des ondes, des questions pas encore tranchées. (@usbeketrica). A lire aussi : La 5G : une révolution technologique… et économique (@RFI).

► Le constat est le même: la 5G, concrètement, ce n’est pas pour tout de suite en entreprise. Rien d’étonnant. Car « que l’on parle des banques, du retail, de l’industrie ou des hôpitaux, les entreprises ne peuvent faire usage de ce que l’internet mobile ultrarapide a à offrir que s’il est rendu disponible. Or, pour cela, il faut d’abord voir arriver des réseaux qui font, pour l’heure, toujours défaut », résume Danielle Jacobs, directrice de Beltug, l’association des décideurs TIC en Belgique. Pourtant, les possibilités offertes par cette technologie nouvelle, entre 10 et 20 fois plus rapide que l’actuelle 4G (la 4.5G) et avec quasi zéro délai entre envoi et réception de données, seront légion. Ainsi les cinq grands secteurs qui seront bousculés par la 5G sont : Les domaines impactés seront  la mobilité, les smart cities, la santé, le divertissement / tourisme et l’industrie / logistique. (@lecho).

► Vidéo : La 5G, une révolution technologique (@AFP).

► Les enchères 5G virent au casse-tête en Europe. Procès en Allemagne, imbroglio en Belgique, flambée des prix en Italie… Les enchères 5G doivent se tenir d’ici l’an prochain partout dans l’Union, mais donnent la migraine à tout le secteur. « Un soulagement sur deux fronts. » C’est en ces termes qu’Ulrich Rathe, analyste chez Jefferies, décrit les enchères pour les fréquences 5G qui viennent de se terminer en Suisse. « Il n’y a pas de nouvel entrant et les prix sont restés modestes en dépit d’un quatrième enchérisseur. » A lire : En Allemagne, des enchères 5G attaquées en justice (@LesEchos).

#Numérique

► Bousculer, inspirer, se connecter… Retour sur la dernière édition des Sommets du Digital Bousculer, inspirer, se connecter sont les mots d’ordre annoncés de la 4ème édition des Sommets du Digital qui s’est tenue du 4 au 6 février à La Clusaz. « Nous sommes entrés dans une société de défiance », pose comme constat Marie-Laure Sauty De Chalon, CEO de Factor K. Alors que les réseaux sociaux imposent la logique du flux, de l’immédiateté, les médias doivent revenir aux fondamentaux du journalisme: la prise de recul, l’analyse, l’exigence de la qualité, a de son côté rappelé Alexis Poulin, journaliste, co-fondateur de Le Monde Moderne. André Manoukian, fondateur de Muzeek, logiciel qui combine reconnaissance de vidéo et musique, a affirmé que « Bach a inventé l’intelligence artificielle ». Une façon de rappeler les liens entre musique et mathématiques. Et il ajoute qu’avant « qu’un robot fasse une composition correcte, il faudrait qu’il soit tombé amoureux et qu’il se soit fait larguer ». (@frenchweb).

► A entendre les oiseaux de mauvais augure, la fin du monde va être précipitée par le numérique. Or il faudra toujours former des développeurs et des informaticiens, notamment pour construire des robots. La révolution numérique serait synonyme de déshumanisation et de déstabilisation économique ? Au contraire, explique Guy Mamou-Mani dans son ouvrage « L’apocalypse numérique n’aura pas lieu », il y a là l’opportunité de réhumaniser l’existence et de refonder l’économie sur de nouvelles bases. Il définit quatre idées à retenir. (@EchosExecutives).

#Electronique

► Un Technocampus de l’électronique du futur s’installe à Angers. La ville d’Angers (Maine-et-Loire) va-t-elle devenir la référence mondiale de l’électronique intelligente ? C’est le souhait du cluster, une association professionnelle, We Network qui, après avoir racheté la cité de l’Objet Connecté, lance avec l’appui de l’État et des collectivités territoriales, un « Technocampus de l’électronique » réseau d’équipements mutualisés pour innover et moderniser l’industrie d’assemblage électronique. La Cité de l’Objet Connecté sera donc, à partir d’avril, au cœur de l’offre We Network « produits intelligents ». « Leur rapprochement est une excellente nouvelle car il participe à la consolidation de la filière électronique sur notre territoire, laquelle représente à ce jour 7000 emplois répartis dans 900 entreprises et génère à ce jour 1,3 milliards d’Euros de chiffre d’affaire », explique le maire d’Angers (@villeintelmag).

#Agriculture

► A Nantes et Angers des fermes verticales opérationnelles en 2019. Très en vogue au Japon et au Canada, les fermes verticales commencent à pousser en France. Une entreprise de la région nantaise s’est saisie du concept et espère bien essaimer sur tout le territoire. Un hangar situé à Saint-Mars-du-Désert abrite une ferme verticale. L’intérieur, sur plusieurs étages, des planches de cultures s’alignent sagement. C’est là que, depuis 2016, on expérimente la culture de salades et de plantes aromatiques, hors-sol et sous lumière artificielle. Pour l’instant cette ferme n’est qu’un protoptype, une sorte de laboratoire mais plusieurs fermes verticales doivent éclore dans les prochains mois. (@franceinfo).

10 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 10 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Energie

► La contestation contre les éoliennes s’invite dans le grand débat. C’est une multitude de vents contraires qui soufflent sur les éoliennes. Défenseurs du patrimoine, amis des oiseaux, protecteurs de l’environnement, anarchistes, zadistes, marins-pêcheurs, châtelains, parlementaires ou « gilets jaunes », des voix de plus en plus disparates s’élèvent contre ces gigantesques pylônes qui envahissent nos paysages. « La France connaît une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes, s’alarmait il y a six mois, dans Le Figaro, un collectif de députés de la majorité comme de l’opposition. L’acceptabilité sociale est tellement faible qu’on arrive à un niveau de taux de recours de l’ordre de 70 % sur toute la France. » A lire : Éoliennes : environ 8000 machines dans le pays, 15.000 d’ici à 2030 (@Le_Figaro). Légende image : « Tôt ou tard, il va falloir payer la note, s’agissant aussi bien de la facture que de l’intégrité des territoires », insiste Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable. Crédits photo : Jean-Paul Pelissier/Reuters

► Éoliennes: le tabou du recyclage et du coût du démantèlement. C’est un énorme chantier, mais dont personne ne parle. Aujourd’hui, quelque 8000 éoliennes fonctionnent sur le territoire français. D’ici quelques années, de premières opérations de démantèlement. La durée de vie d’une installation est fixée à quinze ans, correspondant à la période pendant laquelle elle est soutenue financièrement par les pouvoirs publics. Cela n’empêche pas les éoliennes de fonctionner au terme de cette échéance, mais les matériaux s’usent. « Nous nous sommes appuyés sur les notices des fabricants d’équipements, souligne Jean-Louis Butré, le président de la FED. Nous allons ainsi abandonner dans le sol 36 millions de tonnes de béton ». Au béton viennent s’ajouter pêle-mêle 6 millions de tonnes d’acier, 435.000 tonnes d’aciers spéciaux, plusieurs centaines de milliers de tonnes de cuivre et 6000 tonnes de terres rares. Actuellement « aucune structure de dépollution, de traitement ou de recyclage n’a été instaurée à la hauteur du volume de déchets industriels en cours de dissémination, poursuit Jean-Louis Butré. Tôt ou tard, il va falloir payer la note, s’agissant aussi bien de la facture que de l’intégrité des territoires. » À lire : Contentieux de l’éolien: comment la justice administrative s’adapte (@Figaro_Economie).

► « Sur l’éolien, le gouvernement doit moins écouter les lobbys et davantage les citoyens ! » « Le business éolien doit cesser! », plaide Alexandre Gady, président de Sites & Monuments, une association aussi connue sous le nom de Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France. Il explique que « L’éolien étant aujourd’hui financé par une taxe assise sur l’essence, c’était inévitable. Mais les citoyens se sont en réalité emparés depuis plusieurs années de la question des aérogénérateurs industriels, dits « éoliennes ». Comme personne ne les écoute, ils n’ont eu d’autre choix que de combattre ces machines qui fabriquent beaucoup d’argent, mais peu d’électricité. » (@Le_Figaro).

#Politique&Digital

► Budget participatif : un moyen d’impliquer les citoyens dans la vie de leur cité. Attribuer un budget à des citoyens non élus pour qu’ils puissent proposer, voter et décider de projets pour leur ville, c’est une démarche qui fait son chemin en France et dans le monde. De nombreuses villes, de toutes tailles, se sont lancées dans cette action de démocratie participative, laquelle permet de donner la parole à ceux qui n’avaient pas toujours la possibilité de s’exprimer, sur des aménagements qui les concernent. Avec le budget participatif les citoyens décident, la municipalité réalise…. (@villeintelmag).

#MediaSocial

► « Il n’est pas déraisonnable d’avoir peur de Facebook » Alors que l’entreprise fête ses 15 ans, Thomas Schauder, professeur de philosophie, s’interroge sur l’immense pouvoir de Facebook sur nos vies. Il écrit : « La loi sur les fausses informations révèle bien que les réseaux sociaux sont, aujourd’hui, une source de préoccupation pour le pouvoir politique. Parce qu’il s’agit d’un « espace où des classes sociales qui s’estiment “invisibles” ont la possibilité de faire remonter des revendications, de s’exprimer sur la détresse et sur la colère qu’elles ressentent au quotidien », selon Olivier Ertzscheld [Maître de conférences en sciences de l’information]. Mais aussi parce que cet espace n’est pas moins susceptible d’être soumis aux influences des lobbys ou des États que les médias traditionnels. A l’heure où les gens s’informent et se mobilisent de plus en plus sur ces réseaux, la prudence doit rester de mise. » (@lemondefr).

#Chine

► Huawei : les bottes de sept lieues de la puissance chinoise ? Fondé par un ancien colonel membre du parti communiste chinois, Huawei est une société privée dont la gestion est autonome mais qui a des liens politiques et financiers très étroits avec l’Etat. Son avancée dans la 5G, l’internet mobile dix fois plus rapide que la 4G, est un atout considérable. Ces nouveaux réseaux vont concerner de nombreux domaines de notre quotidien : les transports, la santé, la défense, l’administration et l’industrie. Depuis plusieurs semaines, les États-Unis essaient à tout prix de mettre des bâtons dans les roues du géant des télécoms. l’argument que Donald Trump répète en boucle est celui de la sécurité. Huawei pourrait en effet transmettre à Pékin, comme une loi de 2017 y invite toute entreprise installée sur le sol chinois, les données de ses clients à des fins de renseignement. Le patron de Huawei dément, mais Donald Trump tâche de convaincre ses partenaires commerciaux de ne pas recourir aux équipements de Huawei pour développer la 5G. (@franceculture).

09 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 9 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

► La fonte du permafrost, une menace climatique et sanitaire. Pergélisol en français, permafrost en anglais, ces sols gelés toute l’année recouvrent 25% des terres émergées de l’hémisphère nord, notamment en Russie, au Canada et en Alaska. Ils peuvent être composés de micro-lentilles de glace ou de grosses masses de glace pure, sur une épaisseur de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres. Ils renferment quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone, soit environ le double du dioxyde de carbone (CO2) déjà présent dans l’atmosphère. Avec la hausse des températures, le permafrost se réchauffe et commence à fondre, libérant progressivement les gaz qu’elle neutralisait jusque-là. Et le phénomène devrait s’accélérer, selon les scientifiques. (@Sciences_Avenir). Légende imageLe permafrost recouvre 25% des terres émergées de l’hémisphère nord, notamment en Russie, au Canada et en Alaska. Crédits photo : AFP / archives – Mladen antonov.

#Ville

► Angers veut devenir pionnière de la ville intelligente. A l’automne 2017, quand Angers accueille le World Electronics Forum, la nouvelle ne fait pas la Une du 20 heures. C’est pourtant la première fois qu’une ville française reçoit la fine fleur mondiale des puces et de l’innovation technologique, plus habituée à Hong Kong, Singapour et Las Vegas qu’aux rives de la Maine. A cette occasion, Laurent Joffrin et une équipe de nos confrères de Libération organisent quatre débats autour du monde à venir, des voitures sans conducteur aux algorithmes omniprésents. Un monde à venir qui s’imagine dans les entreprises angevines. Le maire d’Angers, Christophe Béchu explique que la ville a « une histoire industrielle tournée vers l’électronique grand public, que c’est ici que se fabriquaient les premiers ordinateurs Bull et les télés Thomson. Il reste 10 000 emplois dans la filière électronique, répartis dans près d’un millier d’entreprises. Nous avons ouvert en 2015 la Cité de l’objet connecté, un incubateur qui contribue au développement de toute la filière ». (@LExpress).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Et si les médias dinosaures étaient finalement les seuls à réussir sur le web ?. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Le New York Times n’a jamais eu autant de journalistes : 1.600 ! Dont 120 embauchés l’an dernier. Et surtout 3,3 millions d’abonnés numériques (+27% en un an) ! Il sera bientôt majoritairement numérique ! Les médias dinosaures règnent sur Internet ! Et si il n’y avait tout simplement pas de modèle pour les pure players ? – L’ascension des robots journalistes ; – En 2019, une autre éducation aux médias est possible ; – Smartphone: les pays émergents rattrapent peu à peu les pays riches ; – L’usage de l’IA par la Chine terrifie les experts.

#IntelligenceArtificielle

► La Symphonie inachevée de Schubert complétée par une intelligence artificielle. C’était lundi 4 février, au Cadogan Hall de Londres. Les 66 musiciens de l’English Session Orchestra ont interprété la 8ème Symphonie en si mineur de Schubert, une symphonie inachevée à laquelle il manque les troisième et quatrième mouvements. C’est le géant chinois des télécoms, Huawei, qui s’est livré à cette performance pour vanter la puissance de calcul de ses smartphones Mate 20 Pro, censés être dopés à l’intelligence artificielle (IA). Huawei avait déjà, dans le même genre, fait rouler une voiture autonome avec son smartphone au volant. (@franceinfo).

► Réguler l’intelligence artificielle ? Un impératif de société. Parcoursup, Spotify, Google, les véhicules autonomes : autant d’algorithmes qui attestent de l’omniprésence de l’intelligence artificielle. Entre progrès et risques, les changements de société nés de l’IA doivent être régulés. Des chercheurs proposent d’y réfléchir collectivement. La société a profondément évolué ces dernières années sous l’effet de la numérisation, de l’arrivée massive des algorithmes. Transport, santé, finance… l’intelligence artificielle « est partout et gagne tous les secteurs » souligne Anne Laude, doyen de la faculté de droit de l’Université Paris Descartes. « La question est de savoir si on  peut tout laisser faire ou s’il faut réfléchir à des outils juridiques qui viendraient l’encadrer et éviter des dérives excessives » ajoute t-elle. (@franceinter).

#Surveillance

► Rongcheng, laboratoire du « Big Brother » chinois. Bi Yong, un agent immobilier de 30 ans, ne semble pas effrayé par le système de notation lancé par sa ville de Rongcheng, dans le nord-est de la Chine, qui récompense ou punit les citoyens en fonction de leur comportement. Tout autour de ce bâtiment moderne à la façade cylindrique en verre, des portraits de citoyens modèles sont affichés en grand format. À l’intérieur, chacun peut consulter son score sur des écrans digitaux où un personnage animé décrit le fonctionnement du système. Les habitants démarrent avec un capital de 1000 points. Des actions « positives » permettent d’en gagner plus : dons d’argent à des associations, services bénévoles, aide aux personnes en difficulté, actes héroïques… Inversement, violer le Code de la route, jeter des détritus, diffuser des informations « négatives » sur le Web ou contourner l’autorité du gouvernement local fait fondre le total. (@Figaro_Inter).

08 Fév

Régions.news #364 – Edition du vendredi 8 février 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Une rue de Chicago (Illinois). Une partie des Etats-Unis a été paralysée fin janvier par un vortex polaire sans précédent. Une des conséquences de ce froid polaire est que des centaines de propriétaires de voitures électriques se sont retrouvés en rade. Les  batteries, sensibles au froid, se sont déchargées en peu de temps. Photo d’Ashlee Rezin/Sun-Times / AP / SIPA.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Langouët, petit village de 600 habitants situé non loin de Rennes (Ille-et-Vilaine) vise à être une référence en matière de développement durable en quasi indépendance énergétique et alimentaire. Les habitants de cette bourgade ont suivi leur maire, élu depuis 1999, pour mener à bien les projets comme la construction de logements sociaux passifs (sans système de chauffage actif), la mise en œuvre de jardins potagers, l’ouverture d’une centrale solaire, de la mise en autopartage d’une voiture électrique. Une performance qui passe par une démarche de démocratie participative. « Je voulais participer au développement de la commune et investir dans la mise en œuvre des nombreuses idées issues des ateliers citoyens », indique Hélène une habitante qui a investi 2 000 euros dans le projet municipal.

► Une « ville fantôme », sans habitant mais avec ses feux rouges, ses ronds-points et ses abribus : bienvenue à Transpolis, le terrain de jeu, grandeur nature, des inventeurs des mobilités de demain. Sur ses 80 hectares, constructeurs de véhicules autonomes, entreprises de voirie, spécialistes du dialogue entre machines et exploitants de bus peuvent tester leurs innovations, en particulier sous l’angle de la sécurité. « Ces projets portent sur tous les sujets qui constituent des défis pour la mobilité de demain, comme l’éclairage urbain, les modes d’énergie et de distribution, la connectivité ou encore l’Internet des objets », explique le directeur du développement du site implantée dans la plaine aindinoise à une cinquantaine de kilomètres de Lyon.

► Le département de la Loire veut en finir avec la fracture numérique. D’ici 2020, tous ses territoires ruraux seront connectés à la fibre ou au haut débit. Depuis plus de cinq ans, ce sont 300 millions d’euros qui ont été investis par les collectivités (le département, les communautés de communes, la Région et l’État) pour réaliser ce chantier. Ce seront ainsi 277 communes qui seront reliées à la fibre sur 10 000 kilomètres de réseau.

► My family up, une jeune entreprise située à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), propose aux parents les services en ligne d’une équipe de psychologues professionnels. Elle leur apporte des réponses écrites, personnalisées et un suivi aux problèmes rencontrés par leurs enfants. « Attention, il ne s’agit pas d’une consultation psychologique, on se situe plutôt en amont. Et si c’est nécessaire on renvoie vers un professionnel de santé », précise l’entrepreneuse du projet.

 ► Ile-de-France Mobilités (IDFM) a voté en décembre la conversion de neuf dépôts de bus permettant d’accueillir 600 véhicules propres au premier semestre 2020. Évaluée à 34 M€, cette première étape va permettre de faire rouler près de la moitié des autocars franciliens au biogaz. Issu de la fermentation des déchets ménagers et agricoles, ce gaz naturel rejette dans l’atmosphère 15 à 20 % de dioxyde de carbone en moins que le diesel habituellement utilisé pour faire rouler les bus de la région.

Légende image. Sous les plateformes off-shore de Californie, accrochés à la structure métallique immergée, de grands récifs se sont formés, qui abritent une biodiversité importante. Il existe aujourd’hui près de 6.000 plateformes off-shore d’exploitation de pétrole et de gaz en activité dans le monde. Mais, sous la surface, ces structures se transforment, au fil des années, en récifs verticaux qui abritent des millions de plantes et d’animaux marins. Beaucoup de ces plateformes vieillissent et vont être mises à la retraite. La question de savoir s’il faut les retirer complètement ou laisser en place la structure métallique pour préserver la faune sous-marine qui a élu domicile.  Photo : Robyn Beck / AFP.

#Energie

► Est-ce que l’hydrogène issu de la biomasse est le carburant du futur ? Les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à regarder du côté de l’hydrogène pour réduire l’impact carbone de leurs trains, bus et véhicules de service. Mais pour faire de l’hydrogène il faut de l’électricité et en France cette dernière est nucléaire. À moins de produire de l’hydrogène à partir de la biomasse comme le propose la société française Haffner Energy avec un projet qui pourrait bien révolutionner le monde de l’énergie.

#Déchets

► Plus de 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetées chaque année en France, dont 2 millions de tonnes d’ingrédients encore consommables. Dans la consommation des ménages, cela représente 20 kg par an et par habitant. Pour réduire ce gaspillage, plusieurs jeunes pousses françaises réinventent notre façon de consommer, de stocker et de produire. Meal Canteen, une entreprise, a créé une application qui permet aux consommateurs de commander la veille sur un self virtuel leur entrée, plat et dessert. Ainsi les cuisiniers ne préparent que ce qui sera réellement consommé le lendemain.

► Vingt-cinq multinationales se sont alliées pour créer un site de e-commerce, Loop (boucle en français), sur lequel ne sont vendus que des produits dont le contenant et réutilisable et que l’on vient chercher chez vous une fois vide. Concrètement, les consommateurs commanderont en ligne leurs shampooings, dentifrices, yaourts ou autres… Ils seront livrés dans une boîte qui servira ensuite de bac de tri. Une fois ce contenant plein, un transporteur viendra récupérer les emballages non pas pour les recycler mais pour les laver, stériliser, remplir et réexpédier chez les consommateurs. « Loop a été conçu pour éliminer le déchet à sa source », explique Tom Szaky, fondateur et PDG de TerraCycle, spécialiste du recyclage à l’origine du projet.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Apple montre ses muscles et finalise sa stratégie TV. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Médias et journalistes, il est grand temps de changer nos pratiques ; – Top 7 des médias qui changent la donne ; – La crise du journalisme remonte à bien plus loin qu’Internet. Elle est surtout due à l’incompétence des patrons de presse à s’adapter ; – Pourquoi les journalistes doivent-ils s’intéresser à la blockchain ; – Les enfants britanniques passent déjà 15 mn de plus chaque jour en ligne que devant la TV ; – Facebook paie des ados pour qu’ils s’espionnent eux-mêmes et continue à défendre cette politique.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 8 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Robotique

► These robots have nailed bottle-flipping, proving not even internet challenges are safe from automation (@mashable).

#Technologie

► « Le problème ce n’est pas la technologie en elle-même mais comment nous l’utilisons. Le problème c’est l’humanité, et en même temps l’Être humain est la réponse. Les machines sont là pour répondre aux questions et les humains pour les poser », explique Oscar di Montigny, chief innovation, sustainability and value strategy officer pour Banca Mediolanum. Il a inventé le concept « Economy 0.0 » faire réagir chacun de nous à son rapport à la technologie. (première édition de The Robot of The Year). (@frenchweb).

#Transport

► Les start-up révolutionnent le stationnement et les places de parking. Maux de tous les automobilistes, le stationnement est en train de changer et d’être révolutionné par des applications et des outils d’analyse performants boostés à l’intelligence artificielle. Les villes françaises sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à adopter ces solutions. ParkingMap fait figure de pionnier dans le milieu malgré son jeune âge. Il y a trois ans, Henri de La Porte créait son entreprise à Paris avec pour objectif de donner la disponibilité du stationnement en temps réel. Ainsi les équipes de ParkingMap développent une application Web et mobile capable de centraliser toutes les données open data, des horodateurs aux réseaux de transport. « On a un véritable outil de conseil avec une analyse 365 jours par an et sept jours sur sept, c’est beaucoup plus pertinent », promet Henri de La Porte, le fondateur de l’entreprise. (@LesEchos).

#5G

► La bataille technologique entre les États-Unis et la Chine. C’est une bataille technologique que se livrent les États-Unis et la Chine. La 5G pour 5e génération de télécommunication est un enjeu majeur pour ces pays. Avec la 2G, les utilisateurs ont vu apparaître les SMS, puis internet grâce à la 3G et enfin internet à grande vitesse avec la 4G. La 5G permettrait de télécharger un film en haute définition sur son téléphone en 1 seconde seulement. La 5G sera déterminante pour rendre les villes intelligentes. De la vidéosurveillance à la voiture autonome, cette prouesse technique permettrait d’abolir les délais. 10 000 objets pourront ainsi être connectés au km2. Le leader mondial du secteur est chinois : Huawei. Les États-Unis lui ont déclaré la guerre. Le pays a banni depuis 2012 les équipements de la firme sur son territoire, l’accusant d’espionnage pour le compte du Parti communiste chinois. Dans cet affrontement, l’Amérique fait pression sur ses alliés pour barre la route à Huawei. Désormais, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et le Japon ont aussi banni la marque de leur territoire. (@franceinfo).

#Media

► Pas facile de déterminer ce que BuzzFeed a fait de travers. Par Laura Hazard Owen,rédactrice en chef adjointe de NiemanLab. BuzzFeed supprime environ 15% de ses effectifs dans le monde, soit quelque 220 emplois, avait révélé le Wall Street Journal. Le PDG de BuzzFeed, Jonah Peretti, l’a confirmé à son personnel mercredi dernier. Même si BuzzFeed a enregistré environ 300 millions de dollars de revenus en 2018, selon le Wall Street Journal, Peretti a estimé que « la croissance des revenus en soi n’est pas suffisante pour réussir à long terme. La restructuration que nous entreprenons réduira nos coûts et améliorera notre modèle de fonctionnement pour que nous puissions nous développer et contrôler notre propre destin, sans jamais avoir besoin de lever de nouveaux fonds. » Lire la suite sur le site de @MetaMedia.

#Automatisation

► La Suisse promet 132 000 euros à ceux qui pirateront son système de vote électronique. La Suisse a lancé jeudi un défi aux hackers qui réussiront à pirater sa nouvelle génération de système de vote électronique, avec à la clé une récompense totalisant 150 000 francs suisses (132 000 euros). La Chancellerie fédérale indique qu’un faux scrutin sera organisé du 25 février au 24 mars et invite les génies de l’informatique désireux d’exercer leurs talents à s’inscrire sur le site https://onlinevote-pit.ch. Ils pourront « tenter de manipuler des suffrages, de lire des suffrages exprimés, de violer le secret du vote et de mettre hors service ou de contourner les dispositifs de sécurité qui protègent aussi bien les suffrages que les données inhérentes à la sécurité », a-t-elle précisé dans un communiqué. (@frenchweb).

#Europe

► Estonie #1 : Petite histoire de l’Estonie. Retrouvant leur autonomie en 1992, les Estoniens (1,3 millions d’habitants) ont construit depuis zéro et à moindre coût un Smart Gouvernement autour d’une seule et même plateforme numérique…d’où ils peuvent payer leurs impôts, récupérer leurs médicaments en pharmacie, ou encore suivre les résultats de leurs enfants à l’école. Découvrez la genèse de cet état digital. InnoCherche est un réseau de veille Innovation qui partage sa veille auprès des dirigeants et d’un large public. (@YouTube).

► Estonie #2 : Construire autour de 2 promesses : Only Once et Transparence. Only Once et Transparence : voilà deux promesses simples, à l’origine de l’état digital construit par le gouvernement estonien. Résultat : un état très économe, avec un niveau de service de premier rang dans tous les secteurs, et dans lequel les Estoniens ont confiance (taux d’adoption de 91% pour les 2500 services en ligne). Une vidéo de 14 minutes, présentée par Michèle Flasaquier.  (@YouTube).

► Estonie #3 ; Un seul objectif cybersécurité : la résilience. En 2007, l’Estonie subit une cyberattaque massive de la Russie. Depuis, le pays s’est focalisé sur la résilience (= capacité à rebondir après une cyber attaque !). Résultat : c’est le seul pays en Europe à avoir parfaitement résisté aux cyberattaques WannaCry et NotPetya de 2017. Comment ont-ils fait? Mise en place d’une cyberarmée, cyberambassade… et autres réjouissances ! Plus d’infos dans cette vidéo de 8 minutes présentée par Michèle Flasaquier. (@YouTube).

► Estonie #4 : Un parcours santé efficace. Construit progressivement depuis 2002, et dans un climat de confiance, 95% des Estoniens ont tout leur parcours Santé dans le Cloud. Grâce à une gouvernance fine, les données sont à la fois diffusées uniquement à ceux qui en ont besoin, tout en étant partagées pour faire progresser la science. Une vidéo 8 minutes, présentée par Bertrand Petit, Président d’InnoCherche. (@YouTube).

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