05 Fév

Régions.news #459 – Edition du vendredi 5 février 2021

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. La Grande Arche de La Défense (Hauts-de-Seine) en 2020. Réverbération et crépuscule. (Photo : @padam92).

#EtMaintenant

 ► C’est la dernière parution de l’infolettre « l’édition de 11h11 ». Elle continuera sous une autre forme à aborder les thématiques liées à la transformation numérique et la transition écologique de la ville. Elle sera bimensuelle et paraitra les 1er et 3ème vendredi de chaque mois à partir du mois de mars. Elle se composera de deux rubriques : Ballade Digitale et Alysville. Pour garder le contact et s’y abonner : awat99@gmail.com.

► #Balade_digitale, une promenade dans le cyberespace comme dans la réalité, entre ville connectée et environnement durable où la sérendipité en sera le moteur. Elle commencera dans le département des Hauts-de-Seine où la Seine, le tramway T2 et l’Internet maillent tout un territoire. La Seine, comme un bonnet qui coiffe le nord du département, s’écoule de Boulogne-Billancourt à Rueil-Malmaison. Quant à la ligne T2 (TiTou) comme une chenille qui serpente entre parcs et quartiers d’affaires, elle s’étire de Colombes à Issy-les-Moulineaux. Cette balade sera visible à l’adresse : http://awat.net/digitwalk

► #Alysville, une ville virtuelle, connectée et durable, se construira à partir de récits et d’expériences d’acteurs locaux. La ville est un corps vivant qui vit sa chrysalide entre le XXème et XXIème siècle. Comme dans le conte fantastique de Lewis Caroll, « Alice aux pays des merveilles », nous allons entreprendre un voyage dans les névroses urbaines qui ont disloquées les structures citadines et rechercher les outils (numériques) et les usages (écologiques) pour s’ouvrir vers des cités apaisées. « Si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ? » s’interrogeait l’auteur d’Alice. Nantes, Angers et La Rochelle à l’Ouest et Lille, Roubaix et Tourcoing dans le Nord seront les points de départ de l’édification de cette ville qui tendra à être une vision globale des initiatives locales. Elle sera hébergée sur le site http://awat.net/alysville (fin février).

► Revue de liens.  La ville et la métropole de Nantes veulent réduire les inégalités numériques sur leur territoire ;  Pourquoi Roubaix a toutes ses chances de devenir capitale française de la culture en 2022 ;  La Fédération française de randonnée pédestre, et deux associations, « Rue de l’avenir » et « 60 millions de piétons » viennent de créer une plateforme nommée, « Place aux Piétons ». Le but est de publier un baromètre des villes « marchables » ; – Des scientifiques ont appris à des épinards à envoyer des e-mails

#Ville

 ► La ville constitue « la tentative la plus cohérente et, dans l’ensemble, la plus réussie de l’homme pour recréer le monde dans lequel il vit d’une manière plus conforme à ses vœux. Mais, si la ville est le monde que l’homme a créé, c’est également celui dans lequel il est désormais condamné à vivre. C’est ainsi qu’indirectement, et sans percevoir très clairement la nature de sa tâche, en créant la ville, l’homme s’est recréé lui-même. », d’après sociologue urbain Robert Park (« On social control and collective behavior » – Chicago University Press – 1967).

29 Jan

Régions.news #458 – Edition du vendredi 29 janvier 2021

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Ballade en bord de Seine dans les Hauts-de-Seine. (Photo : @padam92).

#EtMaintenant

 ► Au lendemain de la dernière newsletter, la #459 du 5 février, je vais m’attacher à continuer la réflexion sur la ville comme corps vivant, avec sa personnalité propre. La ville est en train de vivre, comme dans une chrysalide, une profonde métamorphose. Elle est dans cet état intermédiaire dans lequel la chenille dépouillée de ses oripeaux du XXème siècle où la voiture régnait en maitre, est en passe de devenir un papillon. Mais lequel ? il est important de repenser la ville sur tous ses aspects : Gouvernance, Environnement, Société et Économie. Aujourd’hui, de nombreuses initiatives locales, comme des pièces d’un puzzle, éclosent sur tout le territoire, mêlant numérique et écologie. Ce constat m’a amené à développer le concept d’une ville virtuelle qui rassemblera, analysera et contextualisera ces pièces de ce puzzle urbain, municipaux comme régionaux. Elle portera le nom « Alysville » et sera hébergée dans un futur proche sur le site : http://awat.net/alysville (Ce lien sera actif dans le courant du mois de février). Vous pouvez me joindre au awat99@gmail.com. Patrick Damien

 ► « Nous avons une première exigence, qui est la contextualisation ; il faut comprendre la ville dans son complexe territorial spécifique et aussi dans son contexte plus large, qui est national et aujourd’hui planétaire puisque les villes, les grandes villes, sont en interconnexion les unes aux autres par des moyens de communication immédiats. Parce qu’actuellement la tendance dominante est la pensée réductrice, on réduit la ville uniquement à des questions d’architecture, d’urbanisme et de circulation. Il ne s’agit pas de réduire le problème humain à ses facteurs, il faut la voir dans tous ses aspects. Et le propre de la ville, c’est de considérer l’ensemble des caractères positifs et négatifs de la vie urbaine », expliquait Edgar Morin en septembre 2018. Citation reprise dans l’introduction du dernier ouvrage du chercheur Carlos Moreno, « Droit de Cité »

► Le mot de la semaine : Confinement. En mai, le site Lumières de la ville a donné dix clés pour repenser la ville en période de Covid. Voici donc en dix « C » comme Cité, les constats et questionnements qui jaillissent de cette situation inédite de nos villes.

► Revue de liens : – La ville et la métropole de Nantes veulent réduire les inégalités numériques sur leur territoire ; – « Ville minute » : Comment les Suédois réinventent leurs rues.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Google ou la politique de la canonnière. À retenir cette semaine : – Delphine Ernotte: «Pour soutenir la culture, France Télévisions lance début février une chaîne éphémère» ; – La France va consacrer 1,8 milliard d’euros aux technologies quantiques ; – Les chaînes d’information en continu américaines se préparent tant bien que mal à l’imprévisibilité ; – l’IA verte, et ce qu’elle peut accomplir pour l’environnement.

 

22 Jan

Régions.news #457 – Edition du vendredi 22 janvier 2021

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. La rose des neiges en Hauts-de-Seine, samedi 16 janvier. (Photo : @padam92).

#EtMaintenant

 ► La newsletter « régions.news – l’édition de 11h11 » cessera de paraître le vendredi 5 février. Je tiens à remercier tous les lecteurs et les lectrices qui ont parcouru cette infolettre depuis le 16 septembre 2011. Je quitte donc l’entreprise au début du mois de février. Je continuerai à mener une réflexion sur la ville dans la transformation numérique et la transition écologique. Elle prendra la forme de ballades numériques de territoire en territoire, de ville en ville au gré des humeurs et de tendances du jour avec la volonté de créer une hybridation entre la ville connectée et la ville durable. Dès maintenant, vous pouvez me contacter à l’adresse : awat99@gmail.com. Avec mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, Patrick Damien

► Le 4 février 2012, le chercheur Evgeny Morozov publie un article dans le New York Times intitulé « La mort du cyberflâneur ». Il raconte être tombé sur un petit essai datant de 1998 qui célèbre « cyberflâneur ». Cette vision empreint de sérendipité semblait garantie à une époque où « ce que la ville et la rue étaient au Flâneur, l’Internet et les autoroutes de l’information sont en train de le devenir pour le Cyberflâneur ».

 ► La chaîne Walking Alice, sur YouTube, propose depuis cet été des promenades dans New York par temps de pandémie. Les déambulations se concentrent surtout sur les quartiers de Manhattan, avec quelques échappées belles à Brooklyn. Chacune des balades au fil des saisons est en temps et en sons réels, sans montage.

► La ville s’est construite avant tout comme rempart, contre des ennemis venus de l’extérieur et contre une nature hostile… mais aussi contre des ennemis venus de l’intérieur, les épidémies. La crise sanitaire de la Covid-19 ne saurait nous faire oublier le poids des maladies dites « de civilisation », comme les cancers, l’obésité, troubles psychiques. Cette situation exige de reposer la question du lien entre santé et environnement. Le travail sur la morphologie urbaine, le réaménagement des espaces publics, l’invention de nouvelles formes architecturales, la construction d’infrastructures et le développement de nouveaux procédés techniques ne pourraient-ils pas permettre à la ville de devenir « productrice de santé » ?

 ► « Ayant rêvé, ils partirent à la recherche de la ville, ils ne la trouvèrent pas mais ils se retrouvèrent ensemble ; ils décidèrent de construire une ville comme dans leur rêve », écrit Italo Calvino en 1972 dans « Villes invisibles » qui est un dialogue imaginaire entre Marco Polo et Kublai Kahn dans lequel s’élabore une réflexion sur la ville, les constructions utopiques et le langage.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Liberté d’expression ou obligation de régulation ?. À retenir cette semaine : – La blockchain, un enjeu stratégique international pour la Chine ; – Anne Cordier : « La socialisation a un effet majeur sur les pratiques des jeunes en matière de protection des données » ; – Les applications IA qui vont transformer les médias ; – Quatre grandes tendances qui dessineront notre monde de demain ; – Anti-WhatsApp – Qu’est-ce que Signal, et pourquoi tout le monde le télécharge-t-il en ce moment ?

15 Jan

Régions.news #456 – Edition du vendredi 15 janvier 2021

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Un magnifique nuage lenticulaire, mardi 12 janvier 2021, à Villalier au nord-est de Carcassone dans l’Aude. (Photo : Estelle Ducrocq).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Comment conserver la dynamique et l’émulation propres aux séances de travail collectives lorsque plus de la moitié des collaborateurs sont à distance ? Ubikey, jeune pousse picarde créée il y a dix ans par des chercheurs de l’Université de Compiègne (Oise), a mis au point un logiciel qui permet aux salariés en télétravail d’intervenir comme s’ils étaient présents. Imaginez un tableau blanc remplacé par un écran tactile géant sur lequel peuvent être ajoutés en temps réel, des post-it virtuels envoyés par les salariés à distance. Ce type de réunion virtuelle, la société l’avait imaginée avant la crise sanitaire pour une utilisation en présentiel. Une solution qui a déjà séduit une trentaine d’entreprises parmi lesquelles de grands groupes comme Michelin.

 ► Revue de liens : ▪ Domani propose la colocation aux seniors pour lutter contre l’isolement. Cette startup qui promeut l’habitat inclusif pour les personnes âgées ouvrira en janvier 2021 son premier établissement partagé avec sept colocataires seniors, à Pessac, en Gironde. ▪ A Nantes (Loire-Atlantique), une coopérative a été créée pour répondre aux besoins des restaurateurs, grâce à la mise en place d’une agriculture locale et écologique. ▪ Le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) a débouté les trois couples de riverains opposés aux éoliennes de Martigné-Ferchaud et Coësmes. Ils réclamaient l’annulation de l’autorisation délivrée, en juillet 2018 par la préfecture d’Ille-et-Vilaine pour la création d’un parc éolien « citoyen ». ▪ Une importante source d’énergie renouvelable reste inexploitée en Alsace. C’est l’hydroélectricité du Lac Noir. Aucun kilowatt/heure n’a été produit depuis 2002. Une association tente de relancer la production, mais les investissements risquent de se faire attendre.

#Energie

 ► En 1992, La centrale de Bois-Rouge, dans l’est de l’île de la Réunion, était équipée pour produire de l’électricité en brûlant du charbon. Fin 2023, Bois-Rouge sera la première centrale réunionnaise à fonctionner uniquement à la biomasse, à l’image de celle du Galion, en service en Martinique depuis deux ans, et d’une première tranche de la centrale guadeloupéenne du Moule depuis début novembre. Mais la ressource de biomasse locale est en effet insuffisante pour répondre aux besoins de la centrale. Le combustible végétal sera dans un premier temps importé des Etats-Unis, sous forme de granulés de bois, les pellets. « Au démarrage, les pellets constitueront 70 % du combustible utilisé, précise Frédéric Moyne, président d’Albioma (Producteur d’énergie renouvelable indépendant). Mais nous avons la volonté de régionaliser nos approvisionnements en étudiant des solutions en Afrique du Sud et nous souhaitons donner la priorité à la biomasse locale. »

Légende image. Deux personnes se photographient durant la tempête Filomena à Madrid, le 9 janvier 2021. (Photo Burak Akbulut / Anadolu Agency / Afp).

#Transport

 ► Pour faire revivre les lignes abandonnées par la SNCF, une bande de copains créent la première coopérative ferroviaire de France. Cette SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) se nomme Railcoop et pour un minimum de 100 euros, chacun peut acheter une part de la société et participer aux décisions. « Il y a tout un réseau qui est physiquement présent, et pourtant, on ne peut pas l’utiliser », regrette un des fondateurs. En attendant, pour avoir le droit de circuler sur le réseau ferré, la société doit afficher un capital minimum de 1,5 million d’euros. C’est la règle fixée par l’État, qui a ouvert le marché du train à la concurrence en décembre 2020. Avec plus d’un million en janvier 2021, Railcoop doit commencer par les régions, les départements, et ces petites villes qui ont été rayées de la carte du réseau ferroviaire. Les premiers trains pourraient circuler en juin 2022.

#Web

 ►Chaque jour, quatre millions de personnes cliquent sur une page Wikipédia en français. Avec plus de 58 millions d’articles dans 300 langues, l’encyclopédie née il y a vingt ans aux Etats-Unis est désormais un fonds d’informations incontournable. Il permet à quiconque de contribuer à la rédaction ainsi qu’à la modification de ses articles. Ainsi les connaissances que l’on tire à partir de Wikipédia ne sont pas produites « par un seul individu ‘expert’ mais par une multitude travaillant de manière participative à l’aide du Web 2.0 », analysent Pierre Willaime et Alexandre Hocquet (Professeurs à l’Université de Lorraine à Nancy) dans un article publié dans les Cahiers philosophiques, en 2015. En quelque sorte, Wikipedia fait confiance à l’intelligence des foules. « Les contenus ne sont plus alors produits selon une structure fortement hiérarchisée donnant tous pouvoirs à une minorité d’experts. Considérés comme des biens communs, ils font l’objet d’un travail collaboratif et soudent une communauté », expliquent les deux enseignants.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les géants de la tech prennent la main pour réguler la démocratie. À retenir cette semaine : –  Sur Internet, le retour du payant contre le tout-gratuit ; – Les 15 startups françaises à suivre impérativement en 2021 ; – 2010-2020 – une décennie de l’IA ; – La reconnaissance faciale peut identifier les personnes portant des masques ; – Des chercheurs en informatique débattent des prochaines étapes pour l’IA en 2021 ; – Après Google, Cisco abandonne à son tour sa filiale dédiée aux Smart Cities.

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08 Jan

Régions.news #455 – Edition du vendredi 8 janvier 2021

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Avec ses clichés de Nice publiés sous le titre « La mer et moi », Fred Ladevèze a été sacré Street Photographe de l’année 2019 aux Paris Street Photo Awards. La photographie de rue est un art en soi. Fred Ladevèze profite de ce terrain de jeu magnifique qu’offre la ville de Nice pour vivre sa passion depuis 15 ans. « En photo de rue, il faut avant tout être patient, s’imprégner d’un lieu et d’une atmosphère pour pouvoir le restituer à sa manière, explique-t-il. Il s’agit de capter un moment qui donne du sens à l’image, qui lui donne une raison d’être. »

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► A Nancy, Urbanloop, transport urbain du futur, pourrait fonctionner dès 2024. Ce projet d’étudiants ingénieurs de l’Ensem à Nancy il y a un peu plus de 3 ans, devient en 2021 un projet industriel de grande envergure. « En 2024, on espère une première boucle habilitée à transporter du public quelque part dans le monde et de préférence, ici, à Nancy », affirme Jean-Philippe Mangeot, initiateur du projet Urbanloop. En mai 2021, Urbanloop va tenter un record du monde en parcourant un kilomètre en une minute en consommant moins d’un centime d’euro en électricité. « Urbanloop vient utiliser notre équipement d’impression 3D pour réaliser le moule pour la coque de la capsule, qui va ensuite être réalisé en matériaux composites chez PSV », explique Arnaud Delamezière, Directeur inSIC à Saint-Dié (Vosges).

  ► Des chercheurs marseillais ont mis au point un outil d’intelligence artificielle qui permet de quantifier automatiquement les atteintes pulmonaires provoquées par le Covid-19. Cet algorithme, Smart Lungs, a été développé dans le service de radiologie de la Timone 2 à Marseille, dirigé par le Pr. Alexis Jacquier. La quantification manuelle, c’est-à-dire mesurer la quantité de poumon malade par rapport à la quantité de poumon total « prenait environ 15 minutes par scanner. Un délai trop long en période de crise sanitaire et d’encombrement des services hospitaliers, explique le professeur Alexis Jacquier. Nous avons souhaité innover et utiliser les outils d’intelligence artificielle (IA) pour résoudre ce problème ». Ainsi « nous avons ainsi pu évaluer que la machine était plus précise que la quantification humaine pour cette tâche précise, affirme Alexis Jacquier. Mais cet outil ne sert à rien sans l’expertise du radiologue. ».

#TiersLieux

 ► Les tiers-lieux, appelés aussi espaces de travail partagés et collaboratifs, désignent des lieux de travail où la créativité peut naître entre différents acteurs. Ils connaissent depuis quelques années un véritable engouement. Un phénomène que Patrick Levy-Waitz, président de l’association France Tiers-Lieux, attribue à la convergence de divers facteurs comme l’envie de « faire », la réforme de l’apprentissage, l’avènement du télétravail, la volonté de préserver l’environnement. Le gouvernement s’en est même emparé en lançant en juillet 2019 un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui s’est soldé en 2020 par la labellisation de plusieurs dizaines de tiers-lieux en fabrique de territoire. Pour certains, il s’agit de structurer et faire grandir cet écosystème.

Légende image. La Midouze, affluent de l’Adour, déborde à Mont-de-Marsan dans les Landes, vendredi 1er janvier 2021. (Photo : Mehdi Fedouach / Afp).

#Travail

 ► « Demain, même lorsque le plus grand nombre se sera fait vacciner, même avec l’immunité collective, nous savons très bien que tout ne repartira pas comme avant. Pourquoi ? Parce qu’avec la pandémie, nous avons expérimenté d’autres manières de travailler, un certain nombre d’entreprises ont adapté leur organisation, parfois leur business model, pour s’adapter aux circonstances, et plus profondément, il y a cette prise de conscience autour du télétravail. De nombreux salariés ont réalisé qu’il était possible d’accomplir leur tâche tout aussi efficacement à distance. Pour ceux qui, particulièrement à Paris, estimaient qu’ils n’avaient pas une bonne qualité de vie avant l’épidémie, cela ouvre des perspectives. Certains d’entre eux vont s’organiser différemment, s’installer autre part », explique Cécile Maisonneuve, présidente de la Fabrique de la Cité, groupe de réflexion des innovations urbaines, dans un entretien sur le site @LExpress.

#PrendreSoin

 ► « Nous avons perdu de vue que les villes accueilleront en 2050 au moins 7 milliards d’habitants et qu’il allait falloir les accueillir dans des conditions leur permettant de mener une vie digne. Car depuis vingt-cinq ans, nous avons favorisé un urbanisme promouvant la « world city » comme unique référence, centré sur les grands projets, poussant à la compétition entre les villes. Finalement, cette pandémie peut nous être utile si nous devenons davantage attentifs à ce que nous avons négligé jusqu’alors, comme la bonne qualité des systèmes de soin, d’hébergement des personnes âgées, éducatifs, relatifs aux biens de consommation élémentaires, et de la bonne qualité de l’air. Ne peut-on pas favoriser un nouvel urbanisme de l’attention et du « prendre soin » ? Et revenir à une réflexion fondamentale sur la façon dont la ville peut servir le ‘‘bien-vivre’’ ordinaire de tous », explique le géographe Michel Lussault, professeur d’études urbaines à l’École normale supérieure de Lyon et directeur de l’École urbaine de Lyon dans un entretien sur le site

#Transport

  La Norvège est devenue en 2020 le premier pays au monde où les voitures électriques ont représenté plus de 54,3% des nouvelles immatriculations annuelles, contre 42,4% en 2019. Le plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, la Norvège est aussi une pionnière de la mobilité électrique grâce à une politique fiscale extrêmement avantageuse. Contrairement aux voitures diesel ou essence très lourdement taxées, les voitures propres y sont notamment exemptes de quasiment toute taxe, ce qui les rend compétitives à l’achat. Le pays nordique, où l’électricité est quasi intégralement d’origine hydraulique, nourrit l’ambition que toutes ses voitures neuves soient « zéro émission » à compter de 2025.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le destin d’Alibaba dans les mains de Pékin. À retenir cette semaine : – « Monde d’après » : neuf concepts imagés pour mieux en parler ; – 2020, l’année du bitcoin : Impressionnante envolée du bitcoin en 2020, son cours a atteint un nouveau record historique à plus de 28.000 dollars. La cryptomonnaie semble gagner du terrain dans les transactions, et son prix a augmenté 10 fois plus que celui de l’or en 2020 ; – Covid-19 a propulsé les entreprises vers le futur. Qu’elles soient prêtes ou non ; – Covid-19 a fait du digital la norme. Est-ce que cela va rester ; – Avec la pandémie de COVID-19, le marché du jeu vidéo rapporte plus que le cinéma et les sports réunis.

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18 Déc

Régions.news #454 – Edition du vendredi 18 décembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Des supports à vélos en libre-service à Copenhague (Danemark). (Photo : Architectes Rafael Schmidt / RAFAA).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► La commune de Briare (Loiret) se tourne vers les énergies renouvelables. Le projet de centrale solaire, mené par EDF Renouvelables, comporte la mise en place de 38 000 panneaux photovoltaïques produiront annuellement 17,2 GWh à partir de 2021 sur un ancien site de stockage des déblais du chantier de l’autoroute, à l’abandon depuis plusieurs années. Dans cette démarche, l’entreprise a demandé l’ouverture d’un financement participatif. L’objectif est fixé à 338 000 euros, soit 3,5% de l’investissement global d’EDF. Ces projets, contribuant à la transition écologique, ne « connaissent pas la crise sanitaire, car les objectifs en matière d’énergies renouvelables sont fixés et doivent être maintenus » selon Laure Verhaeghe, la co-fondatrice de la plateforme Lendosphère. Elle précise que « 95% des donneurs du site sont des particuliers » qui désirent investir pour leurs territoires.

 ► Créer une crypto-monnaie éthique pour favoriser les circuits courts et mieux respecter l’environnement. C’est l’idée de deux étudiants de l’INSA de Toulouse. Ils s’apprêtent à lancer « Seed » en février 2021. « Le principe, c’est que chaque action ou consommation responsable sera récompensée avec des Seeds. Ensuite, ces Seeds pourront être cumulés puis réutilisés dans un réseau d’enseignes éthiques, locales et durables pour réaliser de nouvelles actions et consommations de ce type. L’objectif, c’est de favoriser une économie locale tout en créant un cercle vertueux où chaque action responsable en entraîne une nouvelle », explique Séréna Giraud, co-fondatrice de Seed. « Nous nous situons donc à mi-chemin entre une monnaie locale et un système de fidélité responsable, complètent les fondateurs. Pour que ça fonctionne, on est en train de dénicher un tas d’alternatives sur Toulouse et ses alentours et dans tous les domaines : alimentation, restauration, cosmétiques, transports… »

 ► Le 12 décembre, la goélette-laboratoire Tara larguera les amarres du port de Lorient pour une nouvelle mission scientifique. Cap sur l’Amérique du Sud cette fois, pour les chercheurs de la Fondation Tara Océan, chargés de l’étude du microbiome marin (organismes unicellulaires plus petits qu’un millimètre). Il s’agit d’étudier leurs interactions et surtout d’évaluer la sensibilité de ce microbiome des océans au réchauffement climatique et à la pollution. 70 000 kilomètres en Atlantique Sud vont être parcourus avec 21 escales programmées.

Légende image. Le village de Vernazza, dans la région Ligurie, en Italie. (Photo prise le 27 février 2019 par Robert Palomba / Afp). Les Cinque Terre (Italie) n’ont été accessibles que par la mer. Accrochés à la montagne, Vernazza, Monterosso, Corniglia, Manarola et Riomaggiore sont les cinq villages qui forment l’ensemble des Cinque Terre (les Cinq Terres). Des joyaux multicolores classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. Tous ces villages ont été coupés du monde jusqu’à ce qu’au début du XXème siècle avant que le train arrive attirant des touristes du monde entier. L’abandon de l’agriculture traditionnelle et de la pêche au profit du tourisme a en effet fragilisé un écosystème dont l’équilibre est aujourd’hui délicat.  En 2018, 2,5 millions de touristes ont arpenté ces ruelles. « Sans eux, notre village serait mort », estime un habitant. Mais ce tourisme de masse a fait transformer quasiment toutes les maisons en gîtes, et est devenue une source importante de pollution (détritus, plastiques…).

#Santé

 ► À l’heure où la planète fait face à la pandémie de Covid-19, La Fabrique de la Cité, groupe de réflexion dédié à la prospective urbaine, publie un nouveau rapport : « Des villes productrices de santé ? » qui se penche sur la question centrale de la santé dans et par les villes en interrogeant le lien entre urbanisme et santé. Dans une introduction, il est expliqué que « cancers, allergies, obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et pulmonaires, troubles psychiques, maladies mentales : ces maladies non transmissibles (MNT) sont à l’origine de 41 millions de décès chaque année, soit 71% des décès à l’échelle mondiale et le poids économique des maladies chroniques devrait doubler d’ici 20 ans. (…) Ces maladies dites « de civilisation » ont en partie pour origine les modes de vie et l’environnement, notamment urbain. ». Le rapport met en lumière les transformations des modes de penser et de développer la ville. Cette nouvelle approche de la santé environnementale exige de faire de la ville un environnement qui ne nuise pas à la santé des habitants mais qui au contraire la favorise.

► Après le Covid-19, la ville intelligente, longtemps cantonnée à la gestion des canalisations et de l’électricité, pourrait prendre un nouveau visage et se tourner vers la santé. Distribution de masques, réalisation de tests, gestion du confinement : la crise sanitaire a mis les collectivités locales à rude épreuve. Mais celles dotées d’un programme smart-city (ville dite intelligente) s’en sont plutôt bien sorties. À l’image de Dijon (Côte-d’Or), qui a lancé il y a quatre ans, le projet OnDijon. Il a permis à la Ville de s’équiper d’un poste de pilotage qui s’est révélé très utile dans la gestion de l’épidémie. « Cet endroit est devenu une vraie salle de crise : nous avons ouvert une ligne téléphonique de soutien à la population, géré l’ouverture du cimetière, de la déchetterie et la saturation du CHU », témoigne Denis Hameau, conseiller municipal délégué à la qualité du service public. Nous avons gagné en coordination et en rapidité grâce à ce centre. Sans lui, nous aurions été moins performants ». « L’épidémie a intégré la santé parmi les priorités de la ville intelligente », affirme Emmanuel Autier, associé du cabinet de conseil en technologie BearingPoint.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Facebook bientôt démantelé ?. À retenir cette semaine : – Le Covid-19 et Black Lives Matter, événements les plus commentés sur Twitter en 2020 ; – Tech For Good : les entreprises peuvent-elles travailler au bien commun ? ; – Tout changer : 32 pionniers qui construisent un avenir meilleur ; – Paywalls, newsletters et la nouvelle chambre d’echo ; – Substack : Comment la start-up de newsletter pourrait bousculer l’industrie des médias ; – Carte blanche : « Un espace numérique au service de tous les Européens » ; – 5G : la carte des villes où vous pouvez déjà la capter.

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11 Déc

Régions.news #453 – Edition du vendredi 11 décembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. La Côte d’Albâtre en Seine-Maritime. Un horizon qui évolue entre gris et bleu, nuage et rayons de soleil. (Photo : Enrique Lopez Garre / Pixabay).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► La préfète du Bas-Rhin, a ordonné, lundi 7 décembre, l’arrêt « définitif » des travaux de géothermie profonde effectués par le groupe Fonroche à Vendenheim (Bas-Rhin). Le séisme survenu le vendredi 4 décembre a été celui de trop, après une dizaine survenue depuis novembre 2019. La préfecture déclare donc que ce projet « n’offre plus les garanties de sécurité indispensables et doit donc être stoppé ». Une enquête doit être menée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). Le ministère de l’Écologie doit constituer un comité pour « apporter son expertise sur les derniers évènements sismiques » et conseiller la préfète.

 ► Ailes Marines en charge de l’installation et de l’exploitation du futur parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) annonce l’enfouissement de l’intégralité des câbles, une mesure qui selon eux renforcera la sécurité de la navigation et permettra le maintien de l’activité de pêche dans la zone. Ce n’est pas l’avis des pêcheurs : « Nous, on demande l’annulation de ce parc et ça ne changera pas. Cette annonce ne représente rien du tout. Les travaux vont casser tous les fonds, faire des tranchées, de la turbidité, faire crever les coquilles. On ne comprend même pas que les écologistes supportent un tel projet », répond Alain Coudray, président du Comité des pêches et des élevages marins des Côtes d’Armor.

 ► Le samedi 5 décembre, le Ministère de la transition écologique a officialisé l’emplacement choisi pour construire le 4ème parc éolien offshore de Normandie. Il sera construit au large du Cotentin et « installé à plus de 40 km des côtes, dans une zone permettant de limiter au maximum les impacts sur notre paysage, nos activités de pêche, le trafic maritime et l’environnement marin. », explique la ministre de la Transition écologique. Mais le conflit entre les pêcheurs et les instigateurs du projet n’est pas près de s’arrêter. Le président du comité régional des pêches de Normandie, a estimé que « les trois premiers champs éoliens ne sont déjà pas digérés par les pêcheurs. À Dieppe et au Tréport, les pêcheurs sont les premières victimes de cette politique. ». Le projet a pour objectif une production d’électricité nécessaire aux besoins d’environ 800.000 foyers.

 ► A Toulouse, une jeune pousse s’apprête à créer la première plateforme de vidéo à la demande dédiée à la musique. Pour 4,99 euros par mois, « Allive » propose des vidéos lives d’artistes reconnus ou émergents. « Nous leur proposons de tourner des lives promos exclusifs de 30 minutes minimum à intégrer à notre catalogue précise, l’un des fondateurs. Pour faire simple, une personne qui s’abonne sur notre plateforme rémunère les artistes qu’elle aura réellement écouté ». À court terme, Allive envisage de proposer des documentaires musicaux et une billetterie pour des live-stream. Le lancement de cette plateforme unique est prévu pour le début de l’année 2021.

Légende image. Une étude menée par le Lab Nouvelles Marges, place Strasbourg en tête des métropoles les plus « aimées » et plébiscitées des instagrameurs en France. La ville devance Lyon et Lille et 14 autres métropoles étudiées sans Paris. Pour cette étude, 72 millions de photos publiées dans près de 330 villes françaises ont été visionnées. Le mot clic (hashtag) #StrasbourgMonAmour rassemble 120 000 photos au compteur dont un grand nombre concernant le patrimoine local. (Photo : Dominique Gutekunst / L’Alsace / MaxPPP).

#Culture

 ► Guillaume Decitre, arrière-petit-fils du libraire, s’est lancé en 2011 dans le livre numérique en créant Vivlio. « Dix ans plus tard, nous sommes le meilleur choix français face à la Kindle d’Amazon ou à la Kobo de Rakuten. Nous offrons une solution de qualité, ouverte. Nous payons nos impôts en France, n’espionnons pas nos clients, ne vendons pas leurs données. Notre chiffre d’affaires atteint presque 11 millions d’euros et, pour la deuxième année, notre résultat sera positif. », explique-t-il sur le site @Challenges.

#Recyclage

 ► Le marché du téléphone portable d’occasion ne cesse de croître et plusieurs plateformes de vente en ligne proposent ce genre de produits à des prix souvent très attractifs. Ainsi deux entrepreneurs normands, anciens de chez Sony, ont créé YesYes en 2018, une jeune pousse qui joue le rôle d’intermédiaire entre l’acheteur et le revendeur. Avant d’être expédié à l’acheteur, le smartphone passe entre les mains des experts de l’entreprise pour savoir s’il est en bon état. S’il passe avec succès une série de 40 tests, il sera envoyé au client. Sinon, les changements nécessaires sont effectués avant la mise en vente. Quel avenir pour ce modèle du reconditionnement, renommé « upcycling » ? Il s’agit de transformer des déchets en produits de bien meilleure qualité, en ajoutant une certaine plus-value. Selon une étude réalisée en juillet 2020 pour YouGov, 23% de la population affirme avoir déjà acheté un produit upcyclé (31% des 18-34 ans contre 19% des 55 ans et plus). A l’inverse, 48% n’ont jamais réalisé ce type d’achat.

#Telecom

 ► La ville de Nantes (Loire-atlantique) a choisi d’organiser un débat local sur le déploiement réseau hertzien de dernière génération 5G avant toute intervention des opérateurs de télécommunication. La 5G et son utilisation interrogent et inquiètent bon nombre de citoyens qui, s’ils sont intéressés, souhaitent en mesurer tous les enjeux, y compris pour leur santé, avant d’accepter que l’État et les collectivités puissent autoriser les opérateurs à déployer leurs installations. Pour la municipalité, agir de la sorte, va dans le sens d’une ville plus humaine et plus résiliente, le principe même de la « ville digitale » citoyenne. « Ce débat que nous voulons sans tabou et qui va associer tous les acteurs, permettra d’aller plus loin dans la compréhension de cette offre technologique », explique l’adjointe chargée de la prospective et de la résilience.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Application des droits voisins, discriminations dans la tech et désinformation sur les vaccins. À retenir cette semaine : – La presse régionale lance une offensive dans la vidéo ; – Les vingt-unes femmes les plus influentes de la Tech en France ; – Radio France s’associe à l’INA, Arte, RFI et France Télévisions dans les podcasts ; – GIPHY publie le top des 25 GIFs les plus vus en 2020.

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07 Déc

ReVue d’actu de 11h11 du 7 au 13 décembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Energie

► Ailes Marines en charge de l’installation et de l’exploitation du futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) annonce l’enfouissement de l’intégralité des câbles, une mesure qui selon eux renforcera la sécurité de la navigation et permettra le maintien de l’activité de pêche dans la zone. Ce n’est pas l’avis des pêcheurs : « Nous, on demande l’annulation de ce parc et ça ne changera pas. Cette annonce ne représente rien du tout. Les travaux vont casser tous les fonds, faire des tranchées, de la turbidité, faire crever les coquilles. On ne comprend même pas que les écologistes supportent un tel projet », répond Alain Coudray, président du Comité des pêches et des élevages marins des Côtes d’Armor. @franceinfo.

► Le samedi 5 décembre, le Ministère de la transition écologique a officialisé l’emplacement choisi pour construire le 4ème parc éolien offshore de Normandie qui sera au large du Cotentin. « Il sera installé à plus de 40 km des côtes, dans une zone permettant de limiter au maximum les impacts sur notre paysage, nos activités de pêche, le trafic maritime et l’environnement marin. », explique la ministre de la Transition écologique. Mais le conflit entre les pêcheurs et les instigateurs du projet n’est pas prêt de s’arreter. Le président du comité régional des pêches de Normandie, a estimé que « les trois premiers champs éoliens ne sont déjà pas digérés par les pêcheurs. A Dieppe et au Tréport, les pêcheurs sont les premières victimes de cette politique. ». Le projet, qui porterait le chiffre de parc éolien français à 8, a pour objectif une production d’électricité nécessaire aux besoins d’environ 800.000 foyers.

► La préfète du Bas-Rhin, a ordonné, lundi 7 décembre, l’arrêt « définitif » des travaux de géothermie profonde effectués par Fonroche à Vendenheim (Bas-Rhin). Le séisme survenu le vendredi 4 décembre a été celui de trop, après une dizaine survenue depuis novembre 2019. La préfecture déclare donc que ce projet « n’offre plus les garanties de sécurité indispensables et doit donc être stoppé ». Une enquête doit être menée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). Le ministère de l’Écologie doit constituer un comité pour « apporter son expertise sur les derniers évènements sismiques » et conseiller la préfète.

#Pollution

► Dans la Somme, une opération de recyclage permet aux agriculteurs de se débarrasser de leurs pneus d’ensilage. Elle fait partie du dispositif Ensivalor, une collecte de pneus nationale lancée par le ministère de l’Agriculture. Cette opération permet aux agriculteurs de recycler les pneus qui servent à tenir les bâches des silos, jugés nocifs pour l’environnement. Aujourd’hui pour se débarrasser de leurs pneus d’ensilage, c’est-à-dire ceux qui servent à lester les bâches des silos, les agriculteurs payent 60 euros par tonne contre 250 habituellement. Un tarif réduit grâce à l’aide financière des partenaires locaux : chambre d’agriculture, communautés de communes et coopératives. Les pneus récupérés serviront majoritairement de combustibles dans des cimenteries. Dans la Somme, déjà 460 exploitants ont choisi de participer à la collecte prévue jusqu’à mi-janvier.

#Recyclage

► Le marché du téléphone portable d’occasion ne cesse de croître et de nombreuses plateformes de vente en ligne proposent ce genre de produits à des prix souvent très attractifs. Ainsi deux entrepreneurs normands, anciens de chez Sony, ont créé YesYes en 2018, une jeune pousse qui joue le rôle d’intermédiaire entre l’acheteur et le revendeur. Avant d’être expédié à l’acheteur, le smartphone passe entre les mains des experts de l’entreprise pour savoir s’il est en bon état. S’il passe avec succès une série de 40 tests, il sera envoyé au client. Sinon, les changements nécessaires sont effectués avant la mise en vente. Quel avenir pour ce modèle du reconditionnement, renommé « upcycling » ? Il s’agit de transformer des déchets en produits de bien meilleure qualité, en ajoutant une certaine plus-value. Selon une étude réalisée en juillet 2020 pour YouGov, 23% de la population affirme avoir déjà acheté un produit upcyclé (31% des 18-34 ans contre 19% des 55 ans et plus). A l’inverse, 48% n’ont jamais réalisé ce type d’achat.@franceinfo

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Application des droits voisins, discriminations dans la tech et désinformation sur les vaccins. À retenir cette semaine : – La presse régionale lance une offensive dans la vidéo ; – Les vingt-unes femmes les plus influentes de la Tech en France ; – Radio France s’associe à l’INA, Arte, RFI et France Télévisions dans les podcasts ; – GIPHY publie le top des 25 GIFs les plus vus en 2020.

#MediaSocial

► Une étude menée par le Lab Nouvelles Marges, place Strasbourg en tête des métropoles les plus « aimées » et plébiscitées des instagrameurs en France. La ville devance Lyon et Lille et 14 autres métropoles étudiées sans Paris. Pour cette étude, 72 millions de photos publiées dans près de 330 villes françaises ont été visionnées. Le mot clic (hashtag) #StrasbourgMonAmour rassemble 120 000 photos au compteur dont un grand nombre concernant le patrimoine local. (Photo : Dominique Gutekunst / L’Alsace / MaxPPP). @franceinfo.

#Télécom

► La ville de Nantes (Loire-atlantique) a choisi d’organiser un débat local sur le déploiement réseau hertzien de dernière génération 5G avant toute intervention des opérateurs de télécommunication. La 5G et son utilisation interrogent et inquiètent bon nombre de citoyens qui, s’ils sont intéressés, souhaitent en mesurer tous les enjeux, y compris pour leur santé, avant d’accepter que l’État et les collectivités puissent autoriser les opérateurs à déployer leurs installations. Pour la municipalité, agir de la sorte, va dans le sens d’un ville plus humaine et plus résiliente, le principe même de la « smart city » citoyenne. « Ce débat que nous voulons sans tabou et qui va associer tous les acteurs, permettra d’aller plus loin dans la compréhension de cette offre technologique », explique l’adjointe chargée de la prospective et de la résilience. @villeintelmag.

#Culture

► A Toulouse, une jeune pousse s’apprête à créer la première plateforme de vidéo à la demande dédiée à la musique. Pour 4,99 euros par mois, « Allive » propose des vidéos lives d’artistes reconnus ou émergents. « Nous leur proposons de tourner des lives promos exclusifs de 30 minutes minimum à intégrer à notre catalogue précise, l’un des fondateurs. Pour faire simple, une personne qui s’abonne sur notre plateforme rémunère les artistes qu’elle aura réellement écouté ». A court terme, Allive envisage de proposer des documentaires musicaux et une billetterie pour des live-stream. Le lancement de cette plateforme unique est prévu pour le début de l’année 2021. @franceinfo.

► Guillaume Decitre, arrière-petit-fils du libraire, s’est lancé en 2011 dans le livre numérique en créant Vivlio. « Dix ans plus tard, nous sommes le meilleur choix français face à la Kindle d’Amazon ou à la Kobo de Rakuten. Nous offrons une solution de qualité, ouverte. Nous payons nos impôts en France, n’espionnons pas nos clients, ne vendons pas leurs données. Notre chiffre d’affaires atteint presque 11 millions d’euros et, pour la deuxième année, notre résultat sera positif. », explique-t-il @Challenges.

04 Déc

Régions.news #452 – Edition du vendredi 4 décembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. #HautsDeSeine : Puteaux, décembre 2020. (Photo : @padam92).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Les monnaies locales sont des monnaies complémentaires à l’euro en France. Elles ont vu le jour en 2010, après la crise économique, puis elles ont été encouragées par une loi du 31 juillet 2014, les reconnaissant comme moyen de paiement légal. Elles sont uniquement utilisables dans une commune un département. Ces monnaies alternatives sont gérées par une association et non par banque centrale. Ainsi, la région Pays de la Loire compte quatre monnaies locales : le Moneko en Loire-Atlantique, la Muse en Maine-et-Loire, le Vendéo en Vendée, le Rozo à Saint-Nazaire. Il existe aussi un projet en Mayenne. L’objectif est de développer les circuits courts et l’économie locale. « C’est un moyen de paiement comme un ticket restaurant, c’est légal, c’est local, car cela doit s’appliquer sur un territoire défini par l’association qui la porte. C’est complémentaire parce que ça ne veut pas se substituer à l’euro, car c’est appuyé à l’euro, un Moneko égal un euro », explique Claire Tarbès, coordinatrice de l’association MLC44-Moneko.

 ► A Besançon (Doubs), une vingtaine de restaurateurs bisontins auraient déjà donné leur accord pour collaborer avec Locazone, une application locale de vente à emporter imaginée par Alexis Cabel, entrepreneur indépendant, pour concurrencer les grands groupes comme UberEats et Deliveroo. Son atout est d’avoir mis en place un abonnement mensuel pour réduire drastiquement les commissions, et permettre aux restaurateurs et aux clients de s’y retrouver. « Je suis parti d’un constat très simple : un menu dans une chaîne de restauration rapide de Besançon coûte 8 euros 50. En livraison avec UberEats ou Deliveroo, le prix passe à 14 euros 50. Sur une commande, la marge réalisée est donc énorme explique Alexis Cabel. Avec Locazone, nous proposerions aux petits restaurateurs un abonnement de 40 euros par mois, sans engagement, avec une commission de 6,50% sur chaque commande. Tout le monde serait gagnant ».

 ► Pour installer la 5G, les opérateurs modifient la technologie et utilisent la fréquence du système radio développé jusqu’ici par les collectivités locales pour apporter Internet dans les campagnes. Près de 4 000 foyers dans une quarantaine de départements vont ainsi se retrouver hors réseau. « On estime que 5 à 10% des foyers qui étaient connectés en radio jusqu’à présent vont se retrouver déconnectés et non éligibles à la nouvelle fréquence sur la nouvelle technologie, pour permettre la libération de ces fréquences pour la 5G. » explique Phillipe Legrand, opérateur dans le domaine. Pour ces zones blanches, le plan B est donc le satellite qui est légèrement plus cher. Découvrir les premières cartes de la 5G en France.

Légende image. #HautsDeSeine : Courbevoie, décembre 2020. (Photo : @padam92).

#Ville

 ► Avec la crise sanitaire de Covid-19, nombre de citadins (quelque 450 000 à Paris en mars et avril derniers) ont fui l’espace clos, surpeuplé et pollué des villes. Certains y voient un tournant : faut-il mettre fin à l’urbanisation galopante qui a caractérisé le XXème siècle ? Nos métropoles entament-elles un possible déclin ? Et dans ce cas, comment les Européens citadins peuvent-ils se réapproprier l’espace urbain ? Voir « Ville : peut-on la réinventer ? », enquête diffusée dans l’émission Vox Pop sur le site @Artefr.

 ► Entre appels à la décroissance, dénonciation des « grands projets inutiles et imposés » et injonctions à la démobilité, les projets d’infrastructure et d’aménagement urbain apparaissent aujourd’hui plus contestés que jamais. Qu’elle soit le fruit d’un rejet de la mondialisation et de la métropolisation, cette contestation prend aujourd’hui une ampleur telle, qu’il est permis de se demander si les grands projets sont condamnés. Elle est le reflet d’une crise de la démocratie représentative, affaiblie par une défiance croissante vis-à-vis de la décision politique. Elle souffre également de la polarisation de nos sociétés et de la radicalisation du débat public que promeuvent Internet et ses bulles informationnelles. Le groupe de réflexion « La Fabrique de la Cité » vient de publier un rapport consacré aux conditions du débat et de la mise en œuvre de grands projets d’aménagement et d’infrastructures, sous le titre « Grands projets et démocratie : un guide pour l’action ».

#Media

 ► Pourquoi il est important d’impliquer les lecteurs dans le processus éditorial. Par Maxime Loisel, Fondateur de HyperNews et chef de projet chez Datagif. Article repris avec l’autorisation de l’auteur. L’article d’origine a été publié sur Hypernews le 17 octobre 2020. C’est bien connu : le fossé entre journalistes et citoyens s’accroit d’année en année. Certes, la crise du coronavirus a été accompagnée de signaux plutôt positifs (pics d’audience et d’abonnement à la presse, regain d’attention pour des rituels comme le JT) mais la perception des lecteurs ne semble pas avoir fondamentalement changé. – De multiples études continuent de pointer le rapport très critique, bien qu’ambivalent, des citoyens envers les médias d’information partout dans le monde. – Sans caricaturer, une bonne partie de la population considère que les journalistes sont une caste élitiste et déconnectée de la réalité, au même titre que le personnel politique. Ces critiques sont d’ailleurs loin d’être nouvelles. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Amazon embauche en masse en pleine tourmente sociale. À retenir cette semaine : – La surcharge d’informations favorise la diffusion de fausses nouvelles, et les réseaux sociaux le savent ; – Comment sauver la démocratie de la technologie ; – La télévision gratuite tente à nouveau l’aventure de la télévision payante ; – Orange France mettra en service le réseau 5G dans 15 villes le 3 décembre ; – Quel rôle pour le journalisme dans un système qui sera régnié par l’IA ? ; – Les médias publics à l’épreuve de leur « consultation citoyenne » ; – Les lois sur la reconnaissance faciale arrivent, et avec eux des lobbyistes ; – Thierry Breton présente le Digital Services Act et le Digital Markets Act – « Le démantèlement n’est pas un tabou ».

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

30 Nov

ReVue d’actu de 11h11 du 30 novembre au 6 décembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Ville

► Entre appels à la décroissance, dénonciation des « grands projets inutiles et imposés » et injonctions à la démobilité, les projets d’infrastructure et d’aménagement urbain apparaissent aujourd’hui plus contestés que jamais. Qu’elle soit le fruit d’un rejet de la mondialisation et de la métropolisation, cette contestation prend aujourd’hui une ampleur telle qu’il est permis de se demander si les grands projets sont condamnés. Elle est le reflet d’une crise de la démocratie représentative, affaiblie par une défiance croissante vis-à-vis de la décision politique. Elle souffre également de la polarisation de nos sociétés et de la radicalisation du débat public que promeuvent Internet et ses bulles informationnelles. Le groupe de réflexion « La Fabrique de la Cité » vient de publier un rapport consacré aux conditions du débat et de la mise en œuvre de grands projets d’aménagement et d’infrastructures, sous le titre « Grands projets et démocratie : un guide pour l’action ».

#Logement

► Perrine, Guillaume, Inès, Julien… ils sont 11 jeunes adultes actifs à vivre dans une grande maison au centre-ville de Toulouse. Très soudés, ces colocataires ont en commun les mêmes valeurs autour du respect de l’environnement et du partage. Chacun à sa chambre, les autres espaces comme la cuisine, le salon, la cave et le jardin sont des espaces partagés. « Ça permet de garder cette ambiance étudiante, de vivre avec des amis, ça rend le quotidien plus amusant », explique Perrine, colocataire. « Cela ne marcherait pas aussi bien si on ne partageait pas les mêmes valeurs. On se motive les uns les autres, à aller plus loin à se lancer des défis. Sur les déchets notamment, sur le fait de manger toujours plus bio et local. Si on ne partageait pas ça, cette envie, cela n’aurait pas aussi bien marché », affirme Constance, colocataire. Le repas est un moment important. Les colocataires essaient de les partager à midi mais c’est surtout le soir que tous se retrouvent autour de la table. Il n’existe pas de règles strictes au sein de la communauté, chacun est autonome et responsable. Il n’y a donc pas de tour de rôle, pas de pression ni de directive pour faire la cuisine ou le ménage. Tout semble harmonieux. Les jeunes adultes ont actuellement des envies d’espace et de campagne. Ils envisagent une délocalisation prochaine en Ariège, une destination dans l’air du temps. @franceinfo.

#Télécom

► Pour installer la 5G, les opérateurs modifient la technologie et utilisent la fréquence du système radio développé jusqu’ici par les collectivités locales pour apporter Internet dans les campagnes. Près de 4 000 foyers dans une quarantaine de départements vont ainsi se retrouver hors réseau. « On estime que 5 à 10% des foyers qui étaient connectés en radio jusqu’à présent vont se retrouver déconnectés et non éligibles à la nouvelle fréquence sur la nouvelle technologie, pour permettre la libération de ces fréquences pour la 5G. » explique Phillipe Legrand, opérateur dans le domaine. Pour ces zones blanches, le plan B est donc le satellite qui est légèrement plus cher. @franceinfo. Découvrir les premières cartes de la 5G en France @FigaroTech

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Amazon embauche en masse en pleine tourmente sociale. À retenir cette semaine : – La surcharge d’informations favorise la diffusion de fausses nouvelles, et les réseaux sociaux le savent ; – Comment sauver la démocratie de la technologie ; – La télévision gratuite tente à nouveau l’aventure de la télévision payante ; – Orange France mettra en service le réseau 5G dans 15 villes le 3 décembre ; – Quel rôle pour le journalisme dans un système qui sera régné par l’IA ? ; – Les médias publics à l’épreuve de leur « consultation citoyenne » ; – Les lois sur la reconnaissance faciale arrivent, et avec eux des lobbyistes ; – Thierry Breton présente le Digital Services Act et le Digital Markets Act – « Le démantèlement n’est pas un tabou ».

#Livraison

► A Besançon (Doubs), une vingtaine de restaurateurs bisontins auraient déjà donné leur accord pour collaborer avec Locazone, une application locale de vente à emporter imaginée par Alexis Cabel, entrepreneur indépendant, pour concurrencer les grands groupes comme UberEats et Deliveroo. Son atout est d’avoir mise en place un abonnement mensuel pour réduire drastiquement les commissions, et permettre aux restaurateurs et aux clients de s’y retrouver. « Je suis parti d’un constat très simple : un menu dans une chaîne de restauration rapide de Besançon coûte 8 euros 50. En livraison avec UberEats ou Deliveroo, le prix passe à 14 euros 50. Sur une commande, la marge réalisée est donc énorme explique Alexis Cabel. Avec Locazone, nous proposerions aux petits restaurateurs un abonnement de 40 euros par mois, sans engagement, avec une commission de 6,50% sur chaque commande. Tout le monde serait gagnant ».@franceinfo.

#Monnaie

► Les monnaies locales sont des monnaies complémentaires à l’euro en France. Elles ont vu le jour en 2010, après la crise économique, puis elles ont été encouragées par une loi du 31 juillet 2014, les reconnaissant comme moyen de paiement légal. Elles sont uniquement utilisables dans une commune un département. Ces monnaies alternatives sont gérées par une association et non par banque centrale. Ainsi, la région Pays de la Loire compte quatre monnaies locales : le Moneko en Loire-Atlantique, la Muse en Maine-et-Loire, le Vendéo en Vendée, le Rozo à Saint-Nazaire. Il existe aussi un projet en Mayenne. L’objectif est de développer les circuits courts et l’économie locale. « C’est un moyen de paiement comme un ticket restaurant, c’est légal, c’est local, car cela doit s’appliquer sur un territoire défini par l’association qui la porte. C’est complémentaire parce que ça ne veut pas se substituer à l’euro, car c’est appuyé à l’euro, un Moneko égal un euro », explique Claire Tarbès, coordinatrice de l’association MLC44-Moneko. @franceinfo.

#Media

► Précieuse précision : la publicité adressée arrive à la télé. Par Kati Bremme, Direction de l’Innovation et de la Prospective. Le nouvel espoir en matière de technologie télévisuelle pour un marché publicitaire malmené par la pandémie est celui des publicités « adressables », c’est-à-dire des publicités télévisuelles qui peuvent être ciblées sur des foyers spécifiques grâce aux données des utilisateurs. Attendue depuis longtemps, la publicité adressée (ou segmentée) est finalement arrivée sur les téléviseurs en France cet été, entre deux vagues de Covid-19, grâce à la modification d’un décret datant de 1992. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

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