24 Fév

Le Petit Lexique de RégionsFTV

Bambuser est une application suédoise qui permet de diffuser gratuitement des séquences vidéo en direct à partir d’un iPhone ou d’un téléphone Androïd.

Cover It Live Live est un service web permettant d’assurer la diffusion d’information en temps réel. Il s’intègre sans difficulté dans une page de n’importe quel site de région et les internautes peuvent y avoir accès librement.

Curator, le nouvel outil proposé par Twitter, s’adresse aux professionnels des médias. Il les aider à détecter, sélectionner et partager en temps réel les contenus qui buzzent le plus. Outil d’agrégation de contenus, il combine à la fois les vidéos, les tweets et les vines issus de l’application de streaming Périscope. Lire aussi : Periscope est-il déjà en train de rebattre les cartes de la communication politique ? (@MetaMedia).

Dipity est un outil pour créer une chronologie en ligne intégrant images, vidéos et liens. Dipity est particulièrement intéressant pour exposer une succession de faits.

Financement participatif (Crowdfunding en anglais) est une expression décrivant tous les outils et méthodes de transactions financières qui font appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet.

Instagram est une application et un service de partage de photos et de vidéos de 15 secondes disponible sur plates-formes des téléphones mobiles.

Netvibes est un portail Web français personnalisable qui offre à ses utilisateurs un site web personnel constitué par des pages onglets. Ce site agrège le contenu en provenance d’autres sites grace aux fils RSS et Atom.

Paper.li est une application qui permet de créer un journal à partir d’une timeline, de tags ou de listes provenant de Twitter.

Pearltrees permet à chacun d’organiser et partager ce qu’il aime dans internet suivant une logique heuristique qui fait ressortir le meilleur contenu du web. Il s’agit de créer une proposition d’organisation de contenus existants.

Pinterest  est un site de partage et de découverte de contenus qui permet aux utilisateurs « d’épingler » (pin) des images/photos sur un tableau de liège virtuel.

Scoop.it est une plateforme de publication qui consiste à sélectionner, organiser et partager de l’information sans utiliser un blog.

Snapchat est une application de partage de photos et de vidéos disponible sur plates-formes mobiles. La particularité de cette application est que chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes

Spotify est une application de streaming musicale. La version gratuite est limitée à 10 heures par mois mais sans restriction pour la version payante.

Storify est un outil permettant d’écrire un article avec les contenus des réseaux sociaux, associant l’écrit, l’audio, la vidéo, l’image. Plusieurs médias affirment que Storify sera l’avenir du webjournalisme.

Troll désigne, dans l’imagerie Internet, un personnage malfaisant dont le but est de perturber le fonctionnement des forums de discussion en multipliant les messages sans intérêt (ou, plus subtilement, en provoquant leur multiplication). Lire aussi : Les trolls sur Internet sont de vrais petits sadiques selon cette étude (@HuffingtonPost).

Tumblr permet de partager sans effort du texte, des photos, des citations, des liens, de la musique et des vidéos, et ce, à partir de votre navigateur d’ordinateur comme du smartphone.

Twitter est un outil de réseau social et de microblogage qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages de 140 caractères (tweets).

Vidéo time-lapse est un effet d’ultra accéléré, réalisé image par image. Lire Comment réaliser un timelapse ? (@LExpress).

Vine est une application mobile de Twitter qui héberge de courtes vidéos de 6 secondes qui tournent en boucle et peuvent être partagées avec leurs abonnés.

Wattpad : la littérature au bout du pouce, créé en 2006, est une plateforme de lecture et d’écriture qui cartonne auprès des adolescents : elle permet de publier, lire, commenter, annoter des histoires que la plupart des auteurs écrivent chapitre par chapitre. Plus de 35 millions d’utilisateurs ont déjà rejoint cette communauté d’écrivains et de lecteurs, plutôt des jeunes filles (@ladn).

05 Juin

Turquie, manifestations et Internet #3 (Le 5/5/2013)

La femme en rouge, égérie de la contestation en Turquie. La scène se passe à Istanbul, dans le parc Gezi, à deux pas de la place Taksim.  et à l’endroit même où est né le mouvement. Cette jeune femme en rouge « symbolise en une image la Turquie d’aujourd’hui ». En face, « le policier incarne la répression du pouvoir (…) n’hésitant pas à asperger de gaz la jeune femme, qui de toute évidence, ne présente aucune menace ». (@LeHuffPost).

L’architecte Korhan Gümüş est membre du mouvement Taksim Platform, opposé au projet du gouvernement. Il explique comment la place Taksim, où la révolte a commencé, est devenue au fil des ans un terrain de lutte pour la maîtrise de l’espace public.

04 Juin

Turquie, manifestations et Internet #2 (Le 4/5/2013)

« Ces choses que l’on appelle les réseaux sociaux sont des fauteurs de troubles dans nos sociétés actuelles. » Les propos émanent du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lors de ses déclarations du dimanche 2 juin.

Les Turcs manifestent dans la rue et sur Internet. Les réseaux sociaux s’affirment comme le porte-parole de la colère populaire. Photos, vidéos ou témoignages de manifestants sont postés en nombre sur Twitter, Facebook, Youtube ou Tumblr depuis le début des échaufourrées à Istanbul, il y a une semaine. Une réalité qui ne plaît pas au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Dans une interview diffusée dimanche à la télévision turque, il a qualifié Twitter de menace. « On peut y trouver les pires mensonges », a-t-il déclaré, « selon moi, les réseaux sociaux sont la pire menace pour la société ».

90% des Tweets sur la contestation viennent de Turquie. Dans un post publié sur The Monkey Cage, l’équipe du laboratoire SMaPP (Social Media and Political Participation), de l’université de New York a déchiffré 24 heures sur Twitter, de vendredi 30 mai à samedi 1er juin. Par exemple : Entre vendredi 16 h et samedi 3 h du matin, 2 millions de tweets mentionnant le mouvement ont été recensés. Détails pour les hashtags suivants : #direngeziparki (950.000 tweets), #occupygezi (170.000 tweets) et #Geziparki (50.000 tweets).

Depuis Paris, les étudiants turcs soutiennent le mouvement notamment grâce aux réseaux sociaux (@LExpress).

Comment suivre les évènements en Turquie sur Internet avec FranceTV infoBigbrowser, Libération, France24, NouvelObs et La Nouvelle République.

Lire aussi : – Accès à Internet en Turquie : à qui servent les codes d’accès VPN diffusés par les internautes ? (@SlateFr).

Légende image.
1/ Des barricades ont été érigées à Istanbul, en Turquie. © Reuters.
2/ Un manifestant porte un masque de Guy Fawkes, le 31 mai sur la place Taksim à Istanbul(Bulent Kilic / AFP).
3/Une jeune femme tape sur son portable en marge d’un rassemblement sur la place Taksim à Istanbul, le 3 juin 2013. (Photo Ozan Kose / AFP).

Quelques Tweets :

Lire publication précédente : Turquie, manifestations et Internet (Le 3/5/2013)

03 Juin

Turquie, manifestations et Internet #1 (Le 3/5/2013)

Lire aussi : « Turquie, manifestations et Web (Le 4/5/2013) »

#occupygezi.  « La menace aujourd’hui s’appelle Twitter. C’est là que se répandent les plus gros mensonges. Les réseaux sociaux sont la pire menace pour la société ».  Manifestement, le Premier ministre turc Erdogan n’aime pas les médias sociaux. (@RTBFinfo).

Twitter et les manifestations en Turquie. Les manifestations monstres autour de la place Taksim à Istanbul puis d’autres villes turques ont été suivies de près par le monde entier grâce à Twitter. Cet épisode semble signaler un nouveau record et  une nouvelle preuve du pouvoir catalyseur d’un réseau social dans un moment de tension politique. (@atlantico_fr).

Légende image. Deux jeunes femmes tentent de se protéger des gaz lacrymogènes tirés par la police turque à Ankara. Photo Firat Yurdakul / AFP.

« Twitter et les réseaux sociaux montrent l’attitude timide et soumise de la presse turque ». Historien et politologue franco-turc, professeur à Strasbourg et à Istanbul, Samim Akgönül dénonce la couverture des manifestations faites pas les médias turcs et… les autres. (@Slatefr)

Sur Twitter, une phrase circule : « Les Frères musulmans parlent de suivrent le modèle turc, mais les Turcs choisissent de suivre le modèle Tahrir ».

La Turquie interdit 138 mots sur Internet. Les Turcs ne pourront plus écrire « histoire » ou « belle-soeur » sur Internet, deux mots hautement dangereux d’après l’autorité qui gère les télécoms et la communication dans le pays. (@Slatefr)

Légende image. Ankara, le 1er juin. Photo Umit Bektas / Reuters.

Revue de Tweets. #occupygezi et #Turquie.

12 Oct

Tumblr, l’album d’images 2.0 par Béa Austin

Vous souvenez-vous de ces mercredis sages, passés à couvrir d’images des cahiers entiers avec de la colle au parfum d’amande ? Il y a un peu de ce plaisir retrouvé en bloguant sur Tumblr.

Tumblr est un service de microblogging – blog simplissime à créer, permettant de poster très rapidement textes, vidéos, citations, en se choisissant, parmi des dizaines de propositions le thème graphique de son choix.

Si certains choisissent d’un faire leur plateforme de blog et de l’utiliser pour un usage professionnel, d’autres le consacrent à la photo et à l’illustration : amateurs d’images insolites, nostalgiques des années 60 et de la période « Mad Men », des comics à la Roy Lichtenstein ou encore des fous de ciné, il y en a pour tous les goûts !

Les dénicheurs d’archives y exposent leurs trésors en Noir et Blanc, leur goût pour la photographie contemporaine et leur cabinet de curiosités.

On peut également y succomber à l’inquiétante étrangeté des gifs  animés.

Mais plus qu’un simple épinglage comme le propose le réseau Pinterest, Tumblr permet une véritable éditorialisation « multimedia » d’une image ou d’une œuvre. On peut ajouter de la musique, des liens, des citations et élaborer des poèmes visuels ou construire de véritables POM (Petites OEuvres  Multimedia).

Tumblr est également un réseau. Créer un compte et s’abonner aux autres « Tumblerers » permet de voir sur son fil toutes les publications éditées. Si on aime une image, un tableau, une œuvre, il suffit de cliquer sur le cœur pour l’archiver ou la reposter sur son propre Tumblr.  C’est ainsi que les petits moines de Shaolin de Steve McCurry ont fait le tour du monde en étant reblogués près de 5 000 fois)

Ainsi, au gré des découvertes, et de publications en échanges et « reposts », pourra s’instaurer avec vos followers un véritable dialogue visuel.

Quelques liens utiles sur le Diigo du Colabftv et pour ceux qui possèdent déjà un Tumblr : quelques thèmes pour portfolios : Fullscreen portfolio, Fullscreen Photo Blog et Stack.

Béa Austin aka vidkili : http://vidkili.tumblr.com/

16 Mar

De l'utilisation de Dipity comme outil journalistique

Parmi les problèmes souvent rencontrés dans mon quotidien de journaliste, il y a celui du traitement chronologique d’un évènement sur une période plus ou moins longue.

Jusqu’à présent je compilais de façon quotidienne ou hebdomadaire les informations des sujets concernés : Arcelor en 2011Skylander, ou encore Cattenom.

Avec de questions récurrentes concernant la lisibilité qui forcément se complique avec le temps : tout détailler ? Listing chronologique ou antéchronologique ? Etc.

J’avais découvert Dipity il y a quelques mois et créé à l’époque un compte pour France 3 Lorraine. Mais les limitations de l’outil dans un compte gratuit me paraissaient vraiment contraignantes : au maximum 50Mo d’upload, 3 time lines et pas plus de 150 insertions, pas de positionnement horaire mais juste par date…

Toutefois, confronté à la couverture pour le web du mouvement des salariés d’ArcelorMittal à Florange (Moselle) pour la défense de leur emploi, il m’a paru judicieux de proposer à nos télénautes lorrains (ce groupe que nous avons souhaité identifier en tant qu’internaute et téléspectateurs) un frise chronologique racontant les différentes étapes du mouvement depuis l’AG initiale.

Avec un compte plus performant mais payant (dans lequel il faudra sans doute investir au niveau de la chaîne ou du groupe sauf à se voire proposer un outil interne au moins aussi performant) il serait possible de préciser sur certains jours, quasi heure par heure l’évolution d’une situation. Ce serait le cas par exemple pour la journée à Paris qui a tellement défrayé la chronique… Il serait également possible d’inscrire l’évènement dans une chronologie plus longue. Par exemple, pour ce sujet, remonter un an en arrière à l’annonce de la fermeture du 1er haut-fourneau, voire encore plus loin : à l’arrivée de Mittal dans le dispositif sidérurgique lorrain.

Mais les journalistes ne sont pas les seuls à pouvoir s’emparer de l’outil : il peut intéresser nos cadres et nos collègues de la communication comme outil de rétro-planning et de suivi d’activité, ou encore la documentation pour un procès, un dossier au long cours, un parcours politique ou la biographie d’une personnalité (utile en cas de nécrologie, mais pas seulement).

Et vous, l’avez-vous utilisé ? En quelles circonstances ? Quel bilan faites-vous de son utilisation ? Avez-vous une ou des solutions alternatives crédibles ?

Vos réponses m’intéressent  !

Et en attendant vous pouvez découvrir notre Dipity Arcelor en cliquant sur l’image :

Billet publié à l’origine sur mon blog Numelog

27 Fév

L'utilisation de Twitter par France 3 Lorraine

Dès le lancement, en septembre 2010, de la démarche stratégique pour le web 2.0 à France 3 Lorraine, nous nous sommes posé la question de l’utilisation des réseaux sociaux. Plus précisément de l’usage éditorial de ceux sur lesquels nous avons choisi d’être le plus présents : Facebook et Twitter.

Nous n’avions pas de schéma déterminé pour tisser ces échanges avec les internautes. Des échanges qui étaient déjà, dans le principe, une nouveauté pour des journalistes. Et même pour certains une révolution culturelle. Bref c’est en marchant, parfois maladroitement, que nous avons appris à marcher.

Facebook est progressivement devenu le lieu de l’interaction à partir d’une série de pratiques qui se sont installées dans notre quotidien : météo à 6h30teasing du site régional (2 à 4 en moyenne), appel à envoi de photos-météo, sollicitations de commentaires sur l’actualité pour nos inserts interactifs d’abord dans le JT de 19h (C’est vous qui le dites), puis à partir de septembre 2011 dans une émission dédiée (13avecVous) et depuis le 30 janvier 2012 dans le JT interactif de midi, le e1213. Mais dès le départ c’est un journaliste qui a eu la responsabilité de gérer et modérer cette communauté d’internautes et ses interactions avec la rédaction.

Tout cela peut encore évoluer, les préconisations actuelles de nos camarades parisiens étant légèrement  différentes de nos pratiques actuelles.

Twitter nous a posé d’autres questions. Personnellement c’est un outil que j’ai toujours plus utilisé que Facebook, le voyant comme un lieu de veille tout autant que de diffusion d’informations là où Facebook me semblait surtout un lieu d’exposition (voire d’exhibition) dont on pouvait illusoirement penser qu’il était fermé, réservé à des amis et peu accessible au reste du monde. Je le pensais moins journalistiquement intéressant que Twitter. Réflexion paradoxale puisqu’après tout Twitter a été d’abord créé pour se raconter ! Au final c’est l’apparition des Pages de Facebook qui m’a permis de saisir leur intérêt pour notre média, à la fois comme lieu de diffusion de nos travaux (et pas seulement journalistiques) mais également comme un point de rencontre avec ces internautes dont il faut au quotidien les convaincre de venir nous visiter (5100 aujourd’hui, pour une page lancée en septembre 2010). Des internautes jeunes (le chiffre de 70% de 18-45ans restant une constante), loin du public type de France 3. Un nouveau public donc que je tente de cerner au mieux, y compris en le rencontrant (ce que nous ferons probablement à nouveau cet été) afin d’échanger avec lui IRL (in real life, dans la vraie vie), comme nous l’avons fait avec Josiane, une jeune mamie désignée « internaute France 3 Lorraine 2011 » en décembre dernier.

Twitter a d’abord été un outil personnel autant que professionnel que j’utilisais dès 2008 pour recueillir et diffuser de l’information et des états d’âmes sans cacher mon origine professionnelle. A une époque où l’outil, encore jeune, était en pleine expansion et n’offrait pas encore les fonctionnalités actuelles. Mais il me semblait qu’il pouvait provoquer un coup de fouet ludiquedans la vitesse de diffusion de l’information. Avec tous les risques potentiels qui se sont révélés souvent exacts par la suite lorsque des rumeurs ou des canulars ou des faits rapportés de façon imparfaite ont parfois été pris pour des informations avérées. Comme mes collègues (et notamment en Lorraine @RTLgrandest et @J_Beneteau qui ne twittent pas de la même façon que moi mais sont d’excellents connaisseurs de la Twittosphère) j’ai été confronté à ces situations pour lesquelles -mais n’est-ce pas notre rôle de journaliste ?- j’ai du batailler pour démêler le faux du vrai. Me demandant parfois si la chronophagie progressive de l’usage de ce réseau social méritait d’être aussi prégnante dans mon quotidien… Mais l’outil est addictif et surtout ludique, voire magique.

Imaginez la puissance avec laquelle vous jouez lorsque seul possesseur (au Monde ou localement, ou linguistiquement) d’une information vérifiée, vous êtes le premier à la diffuser. De façon instantanée grâce à Twitter. Les autres finissent par s’y habituer, faisant de vous celle ou celui qu’il faut suivre pour connaître  tel ou tel type d’information. L’expression est apparue rapidement dans la sphère numérique : « personnal branding » : de personne lambda vous devenez une marque. De journaliste, vous incarnez votre média, parfois le remplacez, en valeur d’information numérique. Car ces informations, vous les diffusez en dehors de l’habituel cadre réglementaire : pas seulement à midi et à 19h, mais à n’importe quel moment du jour et de la nuit.

Bien sûr je force le trait. N’empêche. Il fut un temps où @jcdr (devenu @jcdrpro) incarnait France 3 Lorraine sur Twitter, alors même que @F3Lorraine n’existait pas. Ce qui finissait par poser problème à mes collègues comme à moi: comment et pourquoi un simple journaliste pouvait-il donner le sentiment aux internautes qu’à lui seul il faisait le travail de toute une rédaction ?

Puis le compte Twitter @F3Lorraine fut créé en août 2010. Sans savoir vraiment où je mettais les pieds. Sans savoir vraiment de quelle façon l’utiliser. Devait-il relayer mes tweets, devais-je relayer les siens ? Serai-je le seul à tweeter à partir de ce compte ou la rédaction entière devait-elle s’en emparer ? Et dans ce cas pour délivrer quel message, quels informations ? Etais-ce un outil pour la rédaction ou au-delà pour toute l’antenne régionale, services documentation et communication inclus ? Il n’y avait pas de mode d’emploi. Là aussi je l’ai créé en pratiquant.

Par exemple en associant la diffusion de messages sur Facebook avec la production de tweets. En systématisant dans les tweets l’utilisation de mots-clés (# : hashtags), un au moins (de géolocalisation) par message : #Lorraine. En modulant la taille des messages (maximum 140 caractères par tweet) en fonction de leur contenu : 80 caractères pour un message destiné à être relayé et commenté, 120 caractères s’il peut juste être relayé.

Mais jusqu’à présent, la question du choix du compte à utiliser pour la diffusion d’une information sur Twitter n’avait pas été tranchée.

Diffusion initiale par le compte personnel d’un journaliste puis reprise (=RT) par le compte de la rédaction, ou le contraire ?

Les deux ont leur intérêt, en fonction du contenu du message et de l’identité de celui qui le délivre. Mais qui France 3 Lorraine doit-il mettre en avant sur Twitter ? Ses journalistes dans leur individualité ou la rédaction comme un tout. Etant simple journaliste au sein de la rédaction, j’avais sur ce point atteint une limite. Sans légitimité hiérarchique, pas de possibilité de faire plus que suggérer -voire promouvoir- l’une des deux options.

Fraichement arrivé, avec une déjà longue pratique du web et de Twitter (@manudeshayes), Emmanuel Deshayes, notre nouveau rédacteur en chef a tranché. Et il a fait le choix du personnal branding.

En dehors des messages d’informations rédigés sur Facebook dont chacun génère un tweet que tout journaliste de la rédaction peut relayer s’il le souhaite auprès de ses abonnés, c’est à chaque journaliste de diffuser, sous son compte propre (un compte professionnel de préférence) les informations pertinentes et vérifiées dont il dispose et pour lesquelles il est précisément suivi par une partie (voire la majorité) de ses abonnés. Les tweets les plus importants seront alors relayés par @F3Lorraine, compte dont seule une poignée de journalistes désignés auront l’accès.

Quelques exemples.

Un journaliste sportif couvre un match, connait le nom de l’arbitre, constate qu’untel est remplacé ou expulsé dans le cours de la rencontre. Autant de tweets qu’il peut rédiger sur compte Twitter pro. Les internautes s’habituant à suivre ce compte Twitter de notre journaliste sportif afin de vivre les temps forts de ces rencontres.

Mais @F3Lorraine ne retwetera que le score à la mi-temps et à l’issue de la rencontre.

Même chose pour les journalistes chargés de la rubrique culturelle, politique ou européenne.  Chacun fait vivre sur Twitter sa spécialité et est suivi pour cela. Le fait que @F3Lorraine relaye par un RT certains de leurs tweets valorisent ceux-ci tout autant que les journalistes eux-mêmes, apportant une dimension supplémentaire, celle de la validation éditoriale.

La décision est prise, il s’agit désormais de la mettre en pratique puis d’en tirer les enseignements pour, à terme, ajuster au mieux ce choix éditorial, qui reste pour l’instant de l’ordre de l’expérimentation.

Mais qui pourrait fort bien dans quelques mois devenir la règle à suivre.

Jean-Christophe Dupuis-Rémond / Rédaction Web France 3 Lorraine

Billet rédigé initialement sur mon blog pro Numelog

15 Déc

De l'adaptation au réel pour rendre compte du Fantastique

C’est le problème de la passion.

Vouloir faire toujours plus parce que les outils le permettent. Un sentiment d’autant plus fort quand l’envie date d’avant les outils. Et provoquait alors une terrible frustration. Puis ceux-ci ont été créés, de plus en plus efficaces, de plus en plus compacts, de plus en plus accessibles. Et la croyance qu’ils vont finalement permettre de concrétiser l’envie se transforme en une frustration plus grande encore face au soudain constat que le facteur humain est le vrai blocage. Insoluble…

Alors le réel devient accessible derrière le fantasme et doit absolument être accepté et même savouré, au risque sinon de finir dans le mur.

S’adapter au réel. C’est ce que nous allons faire en janvier 2012 pour la couverture du festival du film fantastique de Gérardmer dans les Vosges.

Une couverture à taille humaine, raisonnable, loin du Barnum que nous avions mis en place pour l’édition 2011. Une décision basée sur les enseignements tirés de cette 1ère expérience de couverture web et de celle de Chambley. Oui, il est possible de donner à l’internaute beaucoup, toujours plus, grâce à la technique. Mais à condition que les moyens humains soient proportionnés. En 2011, ils ne l’étaient pas et les contraintes d’une trop lourde organisation technique on fait que trop de choses promises n’ont pu être réalisées à travers un superbe mini-site mais finalement trop lourd à gérer qui fut  trop faiblement alimenté.

Pour l’édition 2012, en faisant le choix d’un dispositif allégé, j’ai donc le sentiment que nous pourrons mieux faire vivre l’événement de l’intérieur et en plusieurs points simultanés.

Le dispositif :

–       Une seule entrée pour l’internaute : une fiche info sur notre site internet régional.

–       Deux personnes sur le terrain du mercredi soir au lundi matin pour couvrir l’intégralité du festival, un journaliste (moi) et une webmestre.

–       Deux appareils photo (un chacun) pour alimenter un diaporama contributif permanent ou des diaporamas quotidiens ou des diaporamas thématiques durant les 5 jours, cela reste à définir.

–       Un coveritlive intégrant le hashtag dédié #gerardmer permettant ainsi de capter et diffuser nos tweets et ceux des usagers présents sur le festival utilisant ce mot-clé (le plus utilisé en 2011).

–       Un iPad pour alimenter le coverit, un smartphone pour envoyer des photos sur le fil twitter.

Ainsi Nathalie et moi pourront circuler librement à toute heure du jour et de la nuit pour faire vivre les multiples facettes du festival géromois, des coulisses aux files d’attente, de l’intérieur des salles aux espaces interviews, des pistes de skis à la zombie Walk, sans oublier l’annonce en direct du palmarès final.

Et nous ne ferons aucune vidéo.

Celles de l’équipe du journal régional  (2 directs et 3 pages spéciales pendant les 5 jours) seront traitées depuis Nancy par Thierry, le second journaliste de la cellule web de France 3 Lorraine, qui les intégrera dans la fiche info.

La priorité pour nous sur le terrain sera double, réactivité et proximité, par le texte et l’image fixe.

Car ce n’est pas la vidéo qui aujourd’hui génère le plus de trafic sur notre site internet régional, mais bien l’info, texte et photo(s).

Un choix de traitement adapté aux attentes de l’internaute :

Le constat fait au cours de cette année au sein de la cellule web se confirme à chaque fois que nous mettons en ligne un diaporama réalisé sur le terrain. Le nombre d’internautes les consultant est toujours supérieur au nombre de clics sur les vidéos de reportage des JT que nous mettons en ligne quotidiennement.

Peut-être n’est-ce pas une vérité absolue, mais sur le site de France 3 Lorraine, il nous faut prendre en compte le fait que nos internautes s’intéressent désormais moins à nos reportages vidéo qu’à nos reportages écrits.

Cela impose de revenir aux canons de l’écriture journalistique scripturale : titraille, pyramide inversée, etc. Des canons relativement éloignés de ceux du journalisme télévisé d’aujourd’hui mais qu’il va falloir se réapproprier pour garantir la capacité de multi-écriture qui sera demain, sans aucun doute, la règle.

Faire accepter cela ne sera pas aisé, l’ assumer et le réaliser, probablement moins encore. Mais c’est la garantie, j’en suis certain, de la survie de notre métier. Et sans doute de notre média.

Non pas tout faire en même temps, ni même forcément être capable de tout faire. Mais connaître l’essentiel (et l’essence) de ces différentes écritures et être capable d’en maîtriser les fondamentaux.

Ce billet a également été publié sur le blog de @jcdrpro

09 Nov

Twitter, Facebook : quelles règles d’usage pour les médias sociaux ?

Atelier aux Assises Internationales du Journalisme à Poitiers

À l’heure des tweets, du nombre d’abonnés et des communautés, l’atelier abordera deux thèmes : l’utilisation des réseaux sociaux comme outil de collecte d’informations et la présence des journalistes sur les réseaux et son éventuelle « codification ». Certains médias ont mis en place des chartes ou des guides. Si dans les pays anglo-saxons, ces textes sont bien acceptés, en France, ils soulèvent des réticences.

Atelier animé par l’Agence France-Presse (AFP) : Juliette Hollier-Larousse, (@juliettehollier), directrice adjointe de l’information et
François Bougon, (@Francois_Bougon), responsable des réseaux sociaux
Avec Pierre Haski, (@pierrehaski), directeur de la rédaction de Rue89,
Philippe Chaffanjon, (@PhilChaf), directeur de France Info,
Éric Mettout, (@Mettout), rédacteur en chef de L’Express.fr,
Geoffrey La Rocca, (@geoffreylarocca), responsable internet et activités numériques chez RMC,
Julien Pain, (@_JulienPain), responsable éditorial du site et de l’émission des @observateurs de France 24,
Chantal Pétillat, (@la_nr_chantal), responsable multimédia pour La Nouvelle République du Centre-Ouest

En France, l’utilisation de Twitter comme source d’information immédiate a commence en 2011 avec les printemps arabes.

Prise de conscience « AFP importance des réseaux sociaux comme d’info c’est revolution arabe. Les infos qui en sortaient ne se trouventai nulle part ailleurs. Elles étaient en direct et qu’il n’y avait de journalistes présent sur le terrain.

France24 utilise plus Facebook que Twitter parce que plus ouvert et utilise le commentaire.

Twitter est media d’influence journaliste différent de Facebook

France info : Verification : chronophage par un flux permanent

« On apprend beaucoup de chose intéressante mais aussi beaucoupde conneries » AFP

Outil d’alerte mais il doit avoir une vérification très strictement

Pierre Haski : twitter est une immense agora.

40% des gens qui arrivent sur Rue89 viennent sur recommandation  des réseaux sociaux

Francois Boulot AFP : twitter est le début du travail du journaliste.

Les comptes des journalistes identifiés comme engagent-ils ou pas leur redaction ? la question longuement débattu et pas tranchée.

Faut-il codifier l’activité des journalistes sur les réseaux sociaux ? Les participants étaient partagés sur cette question.

Radio France a commencé a établir une charte pour clarifier cette question. Il se demande maintenant si c’est vraiment nécessaire.

Juliette AFP : On publié un guide qui donne un cadre d’intervention pour les journalistes sur les réseaux sociaux (document de référence évolutif sur la codification des usages: Guide de Participation des Journalistes AFP aux Réseaux Sociaux)

Eric M Express comme m RMC : pas de charte parce que twitter est une pratique professionnelle donc les règles déontologiques de la profession s’y appliquent. Repris par geofroy la local RMC

Juridique : Dans le droit de la presse les regles sont celles qui s’appliquent pour une publication publique. Twitter est un hébergeur dont les twittos sont responsable de leurs contenus. (avec twitter directeur de publication)

Pour FB, le critère de jurisprudence : S’adresse-t-on à un réseau d’intérêt privé ? Un problème de définition de la frontière entre le public et le privé