23 Août

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 23 août 2017

 La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

xSea Bubble, le taxi de fleuvesLe cabinet d’architecte naval Butch Design a dû plancher sur une question inédite : contrôler la stabilité d’un bateau… au décollage ! Sea Bubble, le premier taxi sur l’eau pourvu d’hydrofoils, devra être capable d’embarquer ses passagers sans les inquiéter en déjaugeant en douceur. Les premiers essais, effectués d’abord à La Ciotat, près de Marseille, puis en juin dernier sur la Seine, ont prouvé la justesse de sa conception calquée sur les lois physiques qui maintiennent un avion dans l’air. « Affranchis du frottement de l’eau grâce aux foils, nous réduisons la traînée de 40 %, ce qui nous permet d’utiliser une motorisation électrique qui n’émet aucune pollution », expliquent ses concepteurs, Alain Thébault – déjà inventeur de l’hydroptère, ce trimaran qui vole au-dessus de l’eau grâce à ses ailes immergées – et Anders Bringdal, recordman du monde de vitesse en windsurf. « Sea Bubble est un écosystème à trois pièces », présente Alain Thébault. D’abord un navire « sans bruit, sans vague et sans émission de carbone » qui s’élève à 50 cm au-dessus de l’eau pour éviter le mal de mer et le roulis. Ensuite un « dock » conçu par l’architecte océanographe Jacques Rougerie : alimenté par des panneaux solaires, ce quai à induction magnétique pourra recharger l’engin entre chaque embarquement. Enfin, une application mobile pour réserver en ligne avec un système de géolocalisation. (@LesEchos).

#Ville

Avec son “smart port”, Marseille veut concurrencer Rotterdam, Anvers ou Hambourg grâce au numérique. Le port de Marseille-Fos, historiquement lié aux activités pétrochimiques, a pris il y a une dizaine d’années le tournant du numérique dans la perspective de concurrencer les ports du nord de l’Europe, Rotterdam, Anvers ou Hambourg, véritable modèles portuaires 2.0. La transformation du port phocéen est bien avancée avec le développement des systèmes de gestion numérique pour organiser la circulation des marchandises et l’ouverture prochaine au sein du port d’un nouveau data center, en attendant l’installation d’incubateurs. « Nous constatons depuis plusieurs années un phénomène d’accélération de l’attractivité du port de Marseille. De plus en plus d’acteurs souhaitent s’implanter et développer des activités sur ce territoire. », constate la directrice du port de Marseille, Christine Cabau Woehrel. « Le port de Marseille a dû réinventer son modèle qui était à bout de souffle », souligne Yann Alix, de la fondation Sefacil, spécialisée dans la recherche logistique: « La révolution numérique est venue aider une industrie archaïque à se transformer pour gagner en attractivité et en rentabilité », détaille-t-il. (@France3Provence).

#Agriculture

Indre-et-Loire : la permaculture, un mode de culture, un mode de vie. Au-delà de l’engouement pour le bio, voici venu la permaculture. Dans cette démarche de production maraîchère, ne pas utiliser de chimie ne suffit pas. Il y a un équilibre à trouver entre la culture de légumes, les autres plantes de l’environnement, la structuration des semis, la présence d’insectes « auxiliaires », le cycle de l’eau… Une finalité de développement durable en équilibre avec la nature environnante, qui a séduit Fabian Jaubertou installé à Bueil en Touraine. Sa démarche est accompagnée par la SEPANT (Société d’étude, de protection et d’aménagement de la nature en Touraine) qui l’accompagne dans la connaissance des paramètres environnementaux de son exploitation d’un hectare et demi. Un travail qui sert de support pédagogique à BIO Centre pour former les maraîchers bio. Une bonne connaissance de la faune et de la flore présente dans les rangs de légumes favorise une meilleure gestion de la production. (@F3Centre).

Revue de liens : – La permaculture, ou comment cultiver plus avec moins d’eau (@francebleu) ; – En Dordogne, elle a crée un jardin 100% écolo grâce à la permaculture (@francebleu) ; – Le jardin comme lieu d’expérimentation pour la permaculture (@lamontagne_fr) ; A Carhaix, la permaculture est en expérimentation à la ferme (@ouestfrance).

#Alimentation

L’alimentation, plat de résistance de trois festivals engagés à Bordeaux en été. Alors que le gouvernement a lancé ses États généraux de l’alimentation, le futur de notre modèle agricole et alimentaire sera au menu de trois évènements festifs et militants à Bordeaux Métropole : le Fermes d’Avenir Tour, qui fait escale du 14 au 16 août à Blanquefort, le Slowfest à la fin du mois d’août à Saint-Médard et Ambarès, et Climax, qui accueillera le ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, le 8 septembre à Darwin, et sera « 100% végé ». (@rue89bordeaux).

#Transport

Deliveroo vs les coursiers : « Le vélo n’est pas adapté à la livraison de nourriture ». Le 11 août dernier, plusieurs dizaines de coursiers roulant pour Deliveroo manifestaient à Paris, Lyon et Bordeaux. Motif de la grogne : une mesure de la plateforme de livraison de repas à domicile visant à fixer la course au tarif unique de 5 euros en Province et 5,75 euros à Paris, à compter du 28 août. La Société britannique souhaite uniformiser les contrats de ses 7500 livreurs autoentrepreneurs en France. Parmi ces travailleurs précaires, 600 « anciens », qui ont commencé à pédaler avant septembre 2006, sont encore rémunérés à l’heure soit 7,50 euros (taux horaire en vigueur chez Foodora, un concurrent direct) avec une prime de 2 à 4 euros par course. Pour Jérôme Pimot, porte-parole du Collectif des Livreurs Autonomes de Paris (CLAP), c’en est trop. Le 28 août, l’ex-coursier de 47 ans promet de « mettre l’ambiance » devant le siège parisien de l’entreprise (rue des Petites Ecuries, 10e) pour négocier avec la direction. (@telerama).

#Commerce

Walmart et Google s’allient dans l’e-commerce pour contrer Amazon. Google n’a pas tardé à tirer profit du lancement de son enceinte intelligente, dévoilée il y a quelques semaines seulement. Et annonce un partenariat avec Walmart dans le but évident de venir concurrencer Amazon sur ses propres terres. « A partir de fin septembre, nous travaillerons avec Google pour proposer des centaines de milliers d’articles qui pourront être commandés par la voix via Google Assistant », écrit Marc Lore, à la tête du e-commerce chez WalMart, dans un billet publié sur le blog du groupe. Dans un premier temps, précise-t-il, les clients pourront, via l’assistant vocal de Google, commander des articles qu’ils ont déjà achetés par le passé. Puis il leur sera possible d’obtenir des recommandations d’achats qui s’appuieront sur ces commandes précédentes. « Pour cela, il suffira de lier son compte Walmart à celui de Google Express », explique encore Marc Lore. Walmart, premier groupe mondial de distribution, promet « la plus grande offre de distribution disponible sur la plateforme ». Avec ce partenariat, il va intégrer Google Express, qui permet déjà de commander des produits dans des enseignes aussi diverses que Costco ou bien encore les pharmacies Walgreen’s. (@LesEchos).

#Architecture

Microsoft et Amazon édifient sans répit à Seattle. Temples high-tech (2/6). La métropole américaine abrite les sièges des deux géants du web. Très différents, ils se retrouvent sur une spécialité locale : l’art du « storytelling ». A dire vrai, la science du storytelling n’est pas que l’apanage d’Amazon et de Microsoft. C’est une spécialité locale. Seattle ne compte que 635 000 habitants – autant que l’agglomération rennaise. Elle n’en a pas moins su vendre à travers le monde ses sagas industrielles, de Boeing à Starbucks, mais aussi dramaturgiques : la série Twin Peaks et le blockbuster Twilight ont été tournés non loin, les héros du best-seller Cinquante nuances de gris fricotent aux quatre coins de la métropole.(@LeMondeFestival).

Apple pose sa soucoupe à Cupertino. Temples high-tech (1/6). A nouveaux dieux, nouvelles cathédrales. Les titans de l’ère numérique recourent à de prestigieux architectes pour bâtir leur siège social et concevoir des formes qui matérialisent leur suprématie. Pour le QG d’Apple, en Californie, l’Anglais Norman Foster actualise la symbolique du cercle.  Alain Damasio a trente-quatre ans de moins que Norman Foster. Cela ne l’empêche guère d’écrire des romans de science-fiction ; La Horde du Contrevent, paru en 2004, a été vendu à plus de 160 000 exemplaires. Pour cet amateur de la philosophie de Michel Foucault et de Gilles Deleuze, les GAFA « sont longtemps restés centrés sur l’idéologie des start-up : légèreté, agilité, refus féroce de tout ancrage. Sauf qu’en devenant les premières capitalisations boursières du monde, ils ne peuvent plus se voir dans cette logique de flux. Ils prennent acte de leur pouvoir, de leur maturité et cherchent désormais à durer, comme tout corps qui atteint l’âge adulte. Cette quête de pérennité trouve sa cristallisation dans la “pierre”. Le siège social a une fonction opérationnelle, bien sûr, mais aussi symbolique : il incarne la puissance, le rayonnement. » (@LeMondeFestival).

#IntelligenceCollective

Pourquoi les décideurs publics devraient-ils s’inspirer des entreprises agiles ? Alors que traditionnellement, les organisations sont plutôt conçues comme des « îlots de pouvoir » descendant, il existe aujourd’hui un engouement pour les entreprises et les dirigeants qui font le pari de l’intelligence collective pour libérer la créativité, générer de l’engagement et accroitre les performances de l’entreprise. La raison est simple : les entreprises font face à un environnement de plus en plus complexe qu’il est impossible d’appréhender par un seul esprit. L’intelligence collective part du principe que la connaissance de l’environnement économique, social et culturel dont une entreprise pourrait avoir besoin n’existe jamais sous une forme concentrée ou agrégée, mais seulement sous forme d’éléments dispersés que tous les membres de l’organisation possèdent en partie. A lire la suite de la contribution de Rustam Romaniuc, chargé de recherche à l’Université Catholique de Lille et directeur scientifique de l’Anthropo-Lab, sur le site. (@LesEchos).

#IntelligenceArtificielle

1957 : le Perceptron, première machine apprenante. Petite histoire de l’intelligence artificielle. Un rat apprenant à se diriger dans un labyrinthe à la recherche de nourriture : voilà ce que simulait le SNARC, la première machine neuronale (ou réseau de neurones formels), construite à l’université Harvard, sur la côte est des États-Unis, en 1951, par deux doctorants en mathématiques, Marvin Minsky et Dean Edmonds. Avec du matériel de récupération, ils fabriquèrent 40 neurones artificiels s’activant de façon aléatoire, chacun correspondant à une position du rat dans le labyrinthe. Une impulsion électrique était alors envoyée à d’autres neurones qui représentaient les mouvements possibles du rat (à droite, gauche, en avant, en arrière…). Marvin Minsky, qui consacra sa thèse au SNARC (« Spatial Numerical Association of Response Code »), estima pourtant que ces réseaux de neurones n’étaient pas très prometteurs. Six ans plus tard, un psychologue américain, Frank Rosenblatt, et son Perceptron allaient lui donner tort. Aujourd’hui, le « deep learning », entre autres grâce aux travaux d’un Français, Yann LeCun , semble avoir définitivement démontré les avantages des réseaux de neurones. « À l’origine de cette saga des « réseaux de neurones formels » se trouvent les travaux publiés en 1943 par deux Américains, Warren McCulloch, neurophysiologiste, et Walter Pitts, logicien, sur le fonctionnement du cerveau, explique Bertrand Braunschweig, directeur du centre de recherche Inria de Saclay et coordinateur du livre blanc que l’Inria a publié sur l’IA en septembre 2016. Pour eux, le neurone était à la base de toute opération logique. » (@LesEchos).

22 Août

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 22 août 2017

 La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

image002Transformer des logements sociaux en bâtiments intelligents, une solution d’avenir. La ville de Birmingham a mis sur place une initiative originale, qui pourrait servir de modèle aux politiques publiques du monde entier : rénover entièrement des logements sociaux pour en faire de véritables laboratoires de l’efficacité énergétique. Ou quand la recherche sur les bâtiments de demain se conjugue avec les préoccupations sociales d’aujourd’hui. L’idée est simple, mais convaincante et porteuse d’avenir : plutôt que de créer un expérimentateur d’efficacité énergétique ex nihilo, pourquoi ne pas en profiter pour améliorer le confort de locataires de logements sociaux ? Cette initiative, mise en place au Royaume-Uni, à Birmingham, pourrait inspirer les politiques publiques du monde entier. (@reseaudurable).

#Futur

Étudiants, chercheurs et demandeurs d’emploi pied au plancher pour imaginer le monde de demain. Un lieu de 7 500m², le MoHo, s’ouvrira en 2018 à Caen, dans l’ancienne usine Renault, pour réunir des populations venues du monde entier : étudiants, chercheurs, entrepreneurs, salariés de PME/ETI/grands groupes et citoyens.  Leur objectif commun : collaborer, vivre ensemble pour innover et inventer le monde de demain. (@bymaddyness).

#Numerique

L’avenir de la confiance en ligne. Par Lorraine Poupon, France Télévisions, Direction de la Prospective. Le paradoxe est criant : jamais nous n’avons été si conscients des risques liés à notre présence sur Internet et pourtant jamais nous n’en avons été aussi dépendants. Et s’il y a une chose à retenir de l’étude conduite par le Pew Research Center, c’est que quelle que soit l’évolution de notre confiance en ligne au cours de la prochaine décennie, elle ne sera pas nécessairement corrélée à notre usage effectif du web. L’enjeu de la confiance est loin d’être anodin à l’ère de la dématérialisation et de la numérisation. Lorsqu’elle est acquise, elle permet de faire société, participe au bien-être, à la stabilité politique et au développement économique. A l’inverse, la question posée par le Pew Research Center arrive à un moment où les institutions traditionnelles, que ce soit les gouvernements, les médias ou le système financier et bancaire, s’isolent progressivement du corps citoyen par une fracture qui semble de plus en plus insurmontable. L’ère du temps est au renouveau et le rôle que jouera internet dans notre quotidien va aller grandissant. Cela, aucun des experts interrogés ne le nie. Toutefois, trois tendances se distinguent dans l’issue possible. A lire aussi sur le site de @metamedia.

#Internet

L’Internet quantique sera chinois. La Chine vient de réussir un exploit technologique que l’Europe et les États-Unis tentent d’accomplir depuis longtemps : la transmission quantique de l’information sur une grande distance, soit 1203 km, quand le précédent record n’était que de 100 km !! Cette réalisation ouvre la voie à un des défis des prochaines décennies : transmettre de l’information de manière inviolable. Et ce, grâce aux lois de la physique quantique qui s’applique à l’infiniment petit. Le travail de Jianwei Pan, de l’université de Sciences et Technologies de Chine, a suscité beaucoup d’enthousiasme : il va permettre « le développement futur de l’Internet quantique », a souligné dans la revue ScienceAnton Zeilinger, physicien de l’université de Vienne (Autriche), un des pionniers du domaine. (@Sciences_Avenir). A lire aussi : Qu’est-ce que l’Internet quantique (@Wired).

#IntelligenceArtificielle

1956 : et l’intelligence artificielle devint une science. Petite histoire de l’intelligence artificielle. Avec un budget de 7.500 dollars de l’époque (l’équivalent de 58.000 euros) financé par un don de la Fondation Rockefeller, et un auditoire d’à peine 20 personnes, la conférence de Dartmouth de 1956 sur l’intelligence artificielle (IA) aurait pu rester dans l’histoire comme un des congrès les plus chers jamais organisés -d’autant que six chercheurs seulement assistèrent à l’intégralité des débats. Pourtant, la conférence marqua la naissance d’une science nouvelle : l’intelligence artificielle. « Elle a créé une nouvelle discipline et a indiqué quelques pistes, comme les réseaux de neurones, l’apprentissage machine et l’étude de la créativité, sur lesquels se sont ensuite concentrées les recherches », explique Jean-Gabriel Ganascia, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI), chercheur en intelligence artificielle et président du comité d’éthique du CNRS. En effet, les 20 participants à ce séminaire, qui se tint au Dartmouth College, une université privée de la ville de Hanover (New Hampshire) au nord-est des Etats-Unis, du 18 juin au 17 août 1956, représentaient des courants de pensées proches, mais parfois concurrents, de domaines en pleine ébullition qu’il fallait structurer : la cybernétique (l’étude des « communications et de leurs régulations dans les systèmes naturels et artificiels »), le traitement complexe de l’information, les réseaux neuronaux formels (machines cherchant à imiter le fonctionnement du cerveau), la théorie des automates, les modèles de prise de décision… (@LesEchos).

#Energie

Les données mobiles seraient bien plus énergivores que les datacenters. Pour réduire son empreinte carbone, et si l’action la plus efficace consistait d’abord à limiter sa consommation de données mobiles ? En cause : la montée en puissance du cloud computing et son coût énergétique. Notamment représenté par des réseaux sociaux emblématiques comme Google ou Facebook, le cloud concentre le stockage de données et la puissance de calcul dans de vastes data centers (aussi appelées fermes de données) plutôt que sur les terminaux individuels. Une centralisation longtemps pointée du doigt pour son impact environnemental, (car impliquant des besoins accrus de refroidissement et donc d’électricité). Mais cette accusation occulte le dernier maillon de la chaîne, c’est à dire les données mobiles (3G ou 4G) où encore les boîtiers ADSL individuels. Selon certaines publications scientifiques, initialement mises en avant par nos confrères de GreenIT.fr, leur prise en compte ferait exploser le coût énergétique global du stockage de données à distance. (@Sciences_Avenir).

Google invente un nouveau système pour stocker les énergies renouvelables grâce au sel. Les énergies renouvelables ont un problème : dépendantes du soleil et du vent, elles ne produisent pas toujours lorsqu’on en a besoin. Il faut donc stocker cette électricité pour pouvoir l’utiliser lors des pics de consommation. Mais X, le laboratoire de recherche et développement d’Alphabet (maison mère de Google), semble avoir trouvé une solution économique et efficiente pour remplacer les batteries lithium-ion, aujourd’hui utilisées pour le stockage de l’énergie. Leur solution : une centrale fonctionnant avec simplement du sel et de l’antigel. (@WeDemain).

#Charlotteville

Les entreprises américaines arbitres de la liberté d’expression. Les entreprises peuvent-elles de leur propre autorité dessiner les contours de la sacro-sainte liberté d’expression aux Etats-Unis ? La question s’est longtemps posée aux firmes de la Silicon Valley, accusées à la fois d’utiliser leur pouvoir d’influence pour imposer leur idéologie progressiste, et de constituer un porte-voix pour les mouvements d’extrême droite ou les groupes terroristes. Mais elle a brutalement changé de nature depuis l’explosion de violence à Charlottesville, qui a plongé le pays dans un état quasi-insurrectionnel. Après Google, Airbnb, Twitter, GoDaddy ou Cloudflare, ce sont les entreprises de paiement MasterCard, American Express, Discover, Visa et même Apple Pay qui ont pris l’initiative de couper les vivres aux groupes d’extrême droite américains impliqués dans les violences. Comme les premières, elles ont argué de leur réglementation interne pour justifier leur décision. Si en France et en Europe, des dispositifs restreignent les discours d’incitation à la haine, les entreprises américaines sont, elles, protégées par le premier amendement qui porte aux nues la liberté d’expression. (@LesEchos). A lire aussi : États-Unis : débat épineux sur la liberté d’expression après la fermeture de sites d’extrême droite (@LePoint).

Après Charlottesville, la Silicon Valley veut rendre le monde meilleur. Comme le répète à plusieurs reprises la journaliste de Vice dans le documentaire glaçant sur les évènements de Charlottesville, les groupuscules néo-nazis ont voulu montrer qu’ils n’étaient pas actifs uniquement sur Internet. Et qu’ils pouvaient « occuper l’espace physique ». Jusqu’au drame : cette voiture conduite par un militant d’extrême-droite qui fonce dans la foule et provoque la mort d’une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer. Il faut dire que le petit peuple de la Silicon Valley est coincé entre le marteau de la liberté d’expression protégée par le Premier amendement et l’enclume de son éventuelle responsabilité dans la propagation de discours haineux sur leurs plateformes. Sur Facebook et Twitter, les conditions d’utilisation (qui interdisent les propos injurieux, racistes ou antisémites) sont loin d’être appliquées à la lettre. De l’islam radical à l’antisémitisme, nombreuses sont les polémiques qui ont frappé les réseaux sociaux depuis les Printemps arabes, au cours desquels on les présentait comme un formidable outil d’émancipation. Comme le rappelle Bloomberg, les militants d’extrême-droite utilisent Facebook pour organiser leurs évènements, payent leur équipement via PayPal, se logent grâce à Airbnb et se déplacent avec Uber. Airbnb a ainsi décidé d’agir en annulant des douzaines de réservations faites sur sa plateforme par des néo-nazis. Mark Zuckerberg a précisé dans un message publié le 16 août qu’il allait « surveiller la situation de près et supprimer les menaces à l’intégrité physique des individus ». Selon le Guardian, Facebook a supprimé 9 comptes appelant à la haine depuis Charlottesville. (@usbeketrica).

#LiensVagabonds

Fin de la neutralité face à la haine. A retenir cette semaine : – Le futur de la TV est de plus en plus confus et fragmenté ; – L’arme secrète de Facebook pour épier ses concurrents (avec votre collaboration) ; – Journaliste, l’objectivité en toutes circonstances ? ; – Les femmes gagnent du terrain sur la réalité virtuelle ; – L’avenir d’Internet sera quantique. (@Metamedia).

#JeuVideo

La Suisse, pays des jeux vidéo déjantés, et plus si affinités. Le puzzle « le plus cool du monde » ? Suisse. Le jeu « le plus “what the fuck” du siècle » ? Suisse. Oh, et le simulateur de tracteurs qui cartonne en Europe depuis quelques années ? Suisse aussi. Loin des conventions des plus célèbres viviers vidéoludiques que sont le Japon, les Etats-Unis ou le Canada, la scène helvétique s’est imposée en quelques années comme le laboratoire fou de la manette, grâce à sa production à la fois iconoclaste, arty et déjantée. Avec un succès d’estime crescendo, les productions helvétiques raflent de plus en plus de prix dans les salons étrangers, comme au Stunfest de Rennes en 2016, avec le subjuguant Don’t Kill Her. « L’an dernier, dans les vingt meilleurs jeux de la GamesCom [en Allemagne], huit étaient suisses. Sans trop en rajouter, il y a des signes qui sont encourageants », se réjouit David Javet, chercheur en études japonaises à l’université de Lausanne et coordinateur de la scène indé en Romandie. « L’avenir est radieux », lance-t-il jeudi 17 août, lors d’une table ronde sur l’avenir du jeu vidéo suisse organisée dans les locaux lausannois du journal Le Temps (dont Le Monde détient 4 % des parts). (@Pixelsfr).

21 Août

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 21 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Robotique

xRobots tueurs : Elon Musk et 115 autres experts avertissent l’ONU du danger. « Nous vous implorons de trouver le moyen de nous protéger de ces dangers. » Cent-seize responsables d’entreprises de robotique ou spécialisées dans l’intelligence artificielle, dont le milliardaire Elon Musk et six dirigeants français, ont écrit une lettre ouverte aux Nations unies pour mettre en garde contre les dangers des armes autonomes, surnommées « robots tueurs ». Les « armes offensives autonomes […] permettront des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir pour les humains », préviennent-ils. « En tant qu’entreprises mettant au point les technologiques d’intelligence artificielle et de robotique qui pourraient être détournées pour développer des armes autonomes, nous nous sentons particulièrement responsables pour tirer le signal d’alarme », écrivent les signataires de tous les continents dans ce courrier diffusé dimanche 20 août par le Future of Life Institute, une ONG basée aux Etats-Unis qui met en garde contre les méfaits possibles de la technologie. « Elles peuvent être des armes terrifiantes, des armes que des dictateurs et des terroristes utilisent contre des populations innocentes, et des armes piratées à des fins funestes. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour agir. Une fois ouverte cette boîte de Pandore, elle sera difficile à refermer. C’est pourquoi nous vous implorons de trouver le moyen de nous protéger de ces dangers. » A lire aussi : Robots tueurs : « déléguer la décision de vie ou de mort est inacceptable » (@Lobs).

#MediaSocial

Russie : le triomphe des réseaux sociaux nationaux. Alors que Facebook reste le réseau social numéro un dans le monde, certains services nationaux resistent, comme VKontakte et Odnoklassniki en Russie et dans les pays limitrophes. Entretien avec Ilya Kiriya sur ces deux réseaux qui sont l’objet d’une lutte politique et économique. Ilya Kiriya est chef des relations internationales de la faculté de communication, des medias et du design de la National Research University Higher School of Economics (Russie). Que sont les réseaux sociaux VKontakte et Odnoklassniki ? Ilya Kiriya : « Ce sont deux réseaux sociaux qui ont été créés à peu près au même moment, en 2006, par des personnes privées. Odnoklassniki a été lancé par Albert Popkov, qui avait auparavant créé d’autres entreprises sur le Web. Initialement le projet était payant, ce qui a changé vers 2010, quand le site avait déjà une grande audience. Au départ, c’était en quelque sorte une copie du service Classmates, une plateforme américaine créée avant Facebook. Dans ce sens, l’usage d’Odnoklassniki est plutôt axé sur les relations interpersonnelles. Quelques années plus tard, Odnoklassniki a été vendu à Mail.ru, un groupe internet assez connu en Russie, qui propose notamment un service de mail gratuit. Le groupe possède environ 35-40 % de parts de marché là-bas. » (@InaGlobal).

L’ascension fulgurante de Gab, refuge de l’extrême droite américaine. La nature a horreur du vide. Et puisque les géants de la Silicon Valley, notamment les réseaux sociaux Facebook et Reddit, ne veulent plus laisser les partisans de l’alt-right, l’extrême droite américaine, répandre impunément la haine sur leurs plateformes, ceux-ci migrent naturellement vers de nouveaux services. Ainsi, depuis les violences néonazies de Charlottesville, plusieurs sites du « web parallèle », jusqu’alors méconnus du grand public, se retrouvent sous les feux des projecteurs et attirent de nombreux nouveaux membres. Le forum 4Chan, véritable fourre-tout du web réputé pour son absence de modération, en fait partie. Mais c’est Gab.ai, qui se définit comme « le réseau social de la libre pensée pour tous », qui en profite le plus. Fondé le 25 août 2016, en pleine campagne présidentielle américaine, par le texan Andrew Torban, Gab.ai se veut une alternative aux réseaux sociaux Facebook et Twitter. L’entrepreneur pro-Trump, lance Gab.ai avec l’espoir de fédérer tous les défenseurs de la « libre pensée ». Dans ses conditions d’utilisation, le site indique que « « la seule forme valide de censure est le choix de l’individu de se restreindre », et que sa « mission » est de « placer les gens et la libre pensée d’abord ». La plateforme devient en réalité le repaire des internautes de l’alt-right américaine, une droite alternative qui rejette le conservatisme classique pour promouvoir le nationalisme et la suprématie blanche. A lire aussi : Haine sur Internet : après Charlottesville, la Silicon Valley agit contre les néonazis. (@latribune).

#Commerce

Amazon fait peur, même à Donald Trump. Si les investisseurs plébiscitent la stratégie de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, celle-ci ne manque pas d’inquiéter voire de scandaliser… jusqu’au président des Etats-Unis d’Amérique. Ainsi, au moment où les marchés ont, mercredi, fait un accueil chaleureux à l’émission d’obligations du groupe basé à Seattle , Donald Trump s’est fendu d’un de ses tweets dont il a le secret. « Amazon a créé du tort aux distributeurs qui paient des impôts », a-t-il écrit, ajoutant que « les villes et les Etats ont été touchés, perdant de nombreux emplois ». Comme souvent le président américain n’apporte aucun élément chiffré pour étayer ses propos. Sans doute, le fait que Jeff Bezos soit propriétaire du quotidien « Washington Post », dans le collimateur de Trump, comme d’autres médias, n’est pas étranger à cette dénonciation. (@LesEchos).

#IntelligenceArtificielle

1950 : Alan Turing imagine la machine intelligente. Petit histoire de l’intelligence artificielle (1/10). Le chercheur britannique, célèbre pour avoir décrypté le code Enigma des nazis, s’est évertué à démontrer que les machines seraient un jour capable de penser. Une machine créée par l’homme peut-elle faire preuve d’intelligence ? Si la question a été abordée de longue date dans des mythes et légendes, comme celle du Golem, ou par des auteurs de science-fiction, il revient à un mathématicien de génie, le Britannique Alan Turing, de l’avoir traitée dans une revue scientifique. En octobre 1950, il signe dans « Mind » son article le plus célèbre, sous le titre « Machines de calcul et intelligence ». Sans détour, il y pose la question : « Les machines peuvent-elles penser ? », et se sert du « jeu de l’imitation » (une machine peut-elle tromper un humain dans ses réponses à un questionnaire) pour répondre par l’affirmative. « Je pense que, dans cinquante ans, il sera possible de programmer des ordinateurs avec une capacité de stockage de 10 puissance 9, et de les faire jouer si bien au jeu de l’imitation qu’un interrogateur moyen n’aura pas plus de 70 % de chances de faire une identification correcte après cinq minutes de questions », prévoit-il. (@LesEchos).

#Numerique

Le cerveau humain, prochaine conquête du numérique ? La chronique de Redwane Telha.  Et depuis, je considère le transhumanisme comme étant un mouvement absolument fantastique. Et pour cause : il pourrait nous changer la vie. Pour le meilleur comme pour pire. Je m’explique : cette semaine, je me suis intéressé aux implants cérébraux, des petites puces électroniques qui seront capables de se connecter directement aux signaux envoyés par notre cerveau. Et si je parle au futur, c’est parce que les implants cérébraux ne sont pour l’instant que des projets, portés par des investisseurs et des scientifiques ambitieux. Si j’en crois mes lectures, deux projets se détachent des autres et pourraient bientôt voir le jour. L’un, porté par l’investisseur sud-africain Elon Musk, fondateur de PayPal et de Tesla, arriverait en 2021. Et l’autre, développé par ARM et financé par le géant des télécoms japonais SoftBank, pourrait voir le jour en 2025. A lire la suite sur le site de @franceinter.

#Ville

Pas d’internet à la maison ? Allez sur une plage marseillaise. La municipalité de Marseille veut rendre sa ville « intelligente ». Pour cela, un dispositif expérimental est installé le long des plages du Prado. Dispositif numérique, évidemment. Borne numérique, escale numérique, abri photovoltaïque, tout en « ique ». (@F3cotedazur).

#LesNouveauxUtopies

Les nouvelles chroniques martiennes d’Elon Musk. Faire de l’humanité une espèce interplanétaire, en commençant par la colonisation de Mars. Tel est le rêve d’Elon Musk, figure emblématique du «serial entrepreneur» de la Silicon Valley. Après avoir fait fortune avec PayPal (paiement en ligne), il a créé la société spatiale SpaceX, le constructeur de voitures 100 % électriques Tesla et a lancé plusieurs projets futuristes à l’instar du système de transport interurbain Hyperloop. Mais son grand œuvre sera, espère-t-il, la conquête de Mars, où il compte bien s’installer avec les premiers colons terriens. À quel horizon? Le calendrier a évolué depuis la présentation du projet – il a suscité des réactions tranchées – à l’automne 2016. En juin dernier, il évoquait un horizon non pas de cinq ans mais de dix ans avant le décollage d’un premier vol habité. Un calendrier plus serré que celui de la Nasa, qui n’envisage pas d’homme sur Mars avant 2030-2040. Elon Musk doit présenter un calendrier révisé lors du congrès international d’astronautique, qui se tient cette année à Adélaïde, en Australie (du 25 au 29 septembre). L’approche du patron visionnaire est frappée au sceau de l’urgence vitale. A lire la suite sur le site de @Figaro_Economie.

Larry Page, en quête d’immortalité. « Vaincre la mort ? » Le pari semble fou. Pourtant, plusieurs millionnaires et scientifiques sont persuadés d’y parvenir dans un horizon assez proche. L’un de ces visionnaires est le fondateur de Google, Larry Page. En annonçant fin 2013 la naissance de Calico, pour «California Life Company», il a décrit son projet en quelques mots plutôt mesurés. En relevant des défis, en « lançant des expéditions sur la Lune », on peut « améliorer des millions de vies », a indiqué Larry Page. En réalité, l’objectif de la nouvelle filiale de Google est beaucoup plus ambitieux. Selon les proches du géant de la Silicon Valley, Calico ambitionne carrément de rallonger la vie humaine de 20 à 100 ans, voire plus. Car, plus qu’à la guérison des maladies, c’est à la longévité et à l’immortalité que le patron de Google s’intéresse depuis longtemps. Avant même de créer Calico, Larry Page a recruté Ray Kurzweil, l’un des gourous américains du transhumanisme, un courant de pensée qui considère que l’humanité doit utiliser, sans scrupule, toutes les possibilités de transformation offertes par la science, qu’il s’agisse de nanotechnologies, de biologie génétique, d’informatique ou encore de sciences cognitives. A lire la suite sur le site de @Figaro_Economie.

Masayoshi Son à la poursuite de l’homme augmenté. « Je suis meilleur pour prédire comment sera le monde dans trente ans que dans trois », aime à dire Masayoshi Son. Ce petit homme au visage rond et au sourire agréable est invité comme un oracle dans les plus grandes conférences de la planète par les chefs d’État, de Donald Trump à Narendra Modi. En réalité, le visionnaire entrepreneur nippon, fondateur de Softbank, joue les modestes. Pour son entreprise, il a déjà échafaudé une stratégie pour les… 300 prochaines années ! « En 2000, nous nous sommes enfermés dans son bureau à Tokyo plusieurs jours de suite et nous avons écrit ce plan sur une feuille qui faisait plus de 5 mètres de long. Le papier débordait de sa table de travail et se déroulait par terre », se souvient Takenobu Miki son chef de cabinet, à l’époque. À cet horizon, l’homme communiquera par télépathie grâce au progrès technologique, espère le géant des télécoms japonais. «Son n’est pas un patron japonais habituel. Il n’a aucune barrière mentale, c’est un optimiste qui ne peut que voir les choses en grand», explique au Figaro Miki, devenu patron de Japan Flagship Project, fonds d’investissement dans les technologies. A lire la suite sur le site de @Figaro_Economie.

Mark Zuckerberg rêve de terrasser les maladies graves. À 12 ans, certains goûtent à leurs premières amours ou font leurs premières bêtises entre amis. Depuis sa chambre d’adolescent dans une banlieue chic de New York, le timide et solitaire Mark Zuckerberg conçoit un programme informatique pour son père, qui relie l’ordinateur familial à son cabinet dentaire afin de mieux gérer les rendez-vous. Le goût du jeune Zuckerberg pour la résolution de problèmes d’ordinateur ne s’est pas démenti depuis. Aujourd’hui à la tête de Facebook et d’une fortune estimée à 63 milliards de dollars, le PDG de 33 ans veut «guérir» les quatre familles de maladies les plus meurtrières au monde d’ici à 80 ans. Cancers, maladies cardio-vasculaires, troubles neurodégénératifs et maladies infectieuses peuvent, selon lui, être éradiquées et l’espérance de vie moyenne élevée au-delà des 100 ans. A lire la suite sur le site de @Figaro_Economie.

20 Août

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 20 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

xChine : l’urbanisation à marche forcée. Un ouragan de béton s’est levé autour de Chongqing. Accroupis au bord de leurs étangs hérissés de lotus, canne à pêche à la main, les paysans de Shuangfou, le village des « deux bouddhas », ne prennent plus la peine de lever la tête pour le regarder fondre sur eux. Formant une masse grise, au bout de leurs terres cultivées, les tours de la ville nouvelle se trouvent encore à 5 kilomètres de leurs petites maisons nichées entre une multitude de lacs miniatures, comme sur une estampe de la Chine antique. Devant le premier rideau d’immeubles en construction, une ligne de grues serre les rangs, telle les fantassins d’une armée repoussant le front. L’urbanisation, avatar de la modernisation à marche forcée de la République populaire, a déjà frappé par petites tornades, clairsemant le paysage de monticules de briques. (@Figaro_Inter). Légende image : Des ouvriers, anciens paysans dépossédés de leurs terres il y a quelques années, construisent des tours d’habitation pour reloger d’autres cultivateurs déracinés dont les maisons ont été détruites. Crédits photo : Justin Jin / Cosmos.

#Environnement

Geneviève Fontaine, la transformation sociale en théorie et en pratique. Geneviève Fontaine aime bien bousculer son petit monde. Lorsqu’elle était jeune professeur d’économie dans un lycée de région parisienne, elle a inscrit ses élèves à un concours afin de leur faire comprendre comment marchait la bourse. Mais elle a changé les règles et décrété que les gagnants seraient ceux qui perdraient le plus. « Si on sait perdre, c’est qu’on comprend le système. » L’inspecteur d’académie n’avait guère apprécié. Au lycée Alexis-de-Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), où elle est nommée en 2001, à 32 ans, elle lance un club « développement durable », « pour montrer que ce n’est pas seulement la protection des petits oiseaux ». Les sujets s’enchaînent, chahutant l’établissement et son territoire : lutte contre le gaspillage alimentaire, mesures des champs électromagnétiques, de la pollution de l’eau, de l’air… A lire la suite sur le site @LeMondefr.

#Finance

Jack Ma se renforce dans l’assurance. Jack Ma avance ses pions dans l’assurance. Un groupe d’investisseurs asiatiques réunis derrière le fondateur d’Alibba et sa société de capital-investissement Yunfeng Financial Group, va racheter une division asiatique de l’assureur-vie américain MassMutual pour 1,7 milliard de dollars. A l’issue de l’opération, Yunfeng Financial Group, sera l’actionnaire majoritaire de MassMutual Asia basée à Hong Kong avec 60% des parts. Avec cette transaction, Yunfeng Capital, cherche à diversifier ses activités. En avril, elle avait déjà développé en avril un robot nommé Youyu pour conseiller des clients grands publics sur leurs finances personnelles. L’ambition de Yunfeng est de pouvoir vendre ses nouveaux produits d’assurances, disponibles via le rachat de la branche asiatique de MassMutual, par le biais de Youyu. (@LesEchos).

#Politique

Chassée par les géants du Net, l’extrême droite américaine recrée son propre écosystème. De plus en plus visible, l’extrême droite américaine, l’alt-right, est aussi en train de se constituer son propre écosystème sur Internet, alors qu’elle est bannie par les grandes plates-formes. Ces derniers jours, plusieurs suprémacistes ont en effet vu leur compte Twitter supprimé. Avant la manifestation de Charlottesville, Airbnb avait aussi annulé des réservations de logements dans la région. La plate-forme avait alors indiqué qu’elle « demandait aux membres de sa communauté d’accepter les gens quelle que soit leur race, leur religion, leur nationalité, la couleur de leur peau, leurs handicaps, leur sexe, leurs orientations sexuelles ou leur âge » et que les prises de position des suprémacistes allaient donc à l’encontre de ses règles. (@LesEchos).

#Internet

La Chine lance son tout premier tribunal sur Internet. C’est une grande première en Chine : le pays vient de lancer vendredi son premier tribunal sur internet: il est destiné à régler les litiges relatifs au web, à l’heure où la justice fait face à l’explosion des paiements mobiles et du commerce électronique. Les habitants de la ville de Hangzhou, dans l’est du pays, peuvent désormais enregistrer leurs plaintes directement en ligne. Un tribunal étudie ensuite l’affaire, puis organise une audience en visioconférence sur internet entre le juge, le plaignant et l’accusé. Cet outil juridique « propose à tout un chacun une solution efficace et peu coûteuse face à ces nouveaux types de conflits qui surviennent sur internet », a déclaré Du Qian, le principal juge de cette nouvelle institution, à l’agence de presse de la Cour populaire suprême chinoise. « Cela permettra non seulement de rendre les actions en justice aussi simples qu’un achat en ligne, mais aussi de donner au commerce électronique le même degré de protection juridique que la consommation dans les magasins en dur », a-t-il souligné. (@LExpress).

#Streaming

Comment Netflix veut envahir le monde avec l’animation japonaise. Des affiches rouges et noires et des écrans signés d’un grand « N » tapissent les murs de la grande salle. Nous sommes à Tokyo, au début du mois d’août, à un évènement Netflix calibré pour la presse internationale. Le géant du streaming américain s’apprête à annoncer ses nouvelles productions d’animes, dont nous vous parlions très récemment. Pas moins de douze nouvelles séries originales vont être annoncées ce jour-là, notamment un reboot du très emblématique « Chevaliers du Zodiaque ». Greg Peters, chef du développement et de l’exploitation des produits Netflix, monte sur scène pour annoncer les ambitions de la firme. « Notre catalogue devient de plus en plus global chaque jour. Une partie importante de celui-ci vient des animes. Cette année, nous fêtons les 100 ans de l’invention du cinéma d’animation et nous sommes honorés d’apporter ces histoires aux fans et de faire découvrir la créativité des auteurs japonais. Nous voulons avoir le meilleur service d’animes au monde », affirme-t-il. L’affaire est entendue. Netflix compte très largement s’imposer sur le terrain de l’animation japonaise, tant au Japon qu’en Europe et aux États-Unis. Et pour ça, la firme créée en 1997 par Reed Hastings a un plan. (@MashableFR).

Apple va investir 1 milliard de dollars dans la production de séries TV. Depuis plusieurs mois, Apple ne cache plus ses ambitions dans la production de contenus originaux. Les dirigeants de la société ont fait savoir qu’ils comptaient proposer différents programmes aux abonnés de leur service de streaming Apple Music. Selon des sources du Wall Street Journal, Apple consacrerait un budget d’1 milliard de dollars à la production de son propre contenu, «de haute qualité». L’entreprise sortirait dix séries d’ici 2018. Il y a urgence. Entre 2012 et aujourd’hui, la location et l’achat de films ou de séries TV sont passés de 50% à 35% des revenus d’iTunes. Le succès des services de streaming comme Netflix ou Amazon Prime Video provoque une évolution des consommations que ne peut ignorer Apple. Après des années de résistance, l’entreprise avait cédé au streaming musical en sortant son service Apple Music, rival de l’iTunes Music Store, en 2015. Pour Apple et ses rivaux, devenir le diffuseur d’une série à succès est l’assurance d’une croissance de ses services. Le succès de House of Cards, première série de Netflix, a largement contribué à la réputation du service de streaming. (@FigaroTech). A lire aussi : Apple va investir un milliard de dollars pour produire ses propres séries télé (@Pixelsfr).

L’avenir de la musique est dans le streaming. C’est une première pour le marché français de la musique enregistrée : au premier semestre 2017, les ventes numériques (streaming et téléchargement) ont rapporté davantage que les ventes physiques (CD et vinyles), selon un rapport du Syndicat national de l’édition phonographique (Snep). Avec des abonnements à 10 euros par mois environ pour une écoute illimitée, les plateformes de streaming, telles que Deezer, Spotify ou Apple Music, ont été massivement adoptées par les consommateurs. Elles représentent désormais un peu plus de 46% des ventes, en hausse de 27% sur un an. (@LExpress).

 #DonneesPersonnelles

Google, Uber et Amazon gardent de nombreuses informations sur vous et voici comment les effacer. Les applications que vous utilisez tous les jours conservent un très grand nombre d’informations sur vous. Pour certaines, il est possible de désactiver cette collecte de données, pour d’autres, la seule solution pour les effacer est de supprimer son compte. Voici trois exemples de la manière dont vous pouvez gérer vos données personnelles sur Uber, Google Maps et les assistants personnels Google Home et Amazon Echo. A lire la suite sur le site de @BIfrance.

#Intelligenceartificielle

Home de Google contre Siri d’Apple : quelle est l’intelligence artificielle la plus performante ? Le match des intelligences artificielles est lancé. Qui de Home, l’enceinte connectée de Google ou de Siri, l’assistant personnel d’Apple, sera capable de répondre aux dix questions de Franceinfo ? Culture générale, histoire, calcul, météo… Les deux intelligences artificielles tentent de répondre au mieux aux demandes des utilisateurs, mais restent perfectibles. Dans le nouveau marché des enceintes connectées, Google a dégainé le premier en France, avec l’arrivée de Google Home, le 3 août. Cet assistant intelligent se commande par la voix et permet de gérer ses appareils connectés à la maison, ainsi que de répondre à des questions basiques. Apple a aussi annoncé, le 5 juin 2017, l’arrivée d’une enceinte concurrente : Homepod, utilisant son intelligence artificielle maison, Siri. (@franceinfo).

#Robotique

La Corée du Sud vers une Taxe Robot. Le gouvernement de Corée du Sud a annoncé un plan de révision fiscale qui prévoit une taxe sur les robots pour les entreprises. Alors que les craintes suscitées par le remplacement des emplois humains par les robots se poursuivent, la Corée du Sud pourrait devenir le premier pays au monde à introduire une « taxe robot ». Un projet de taxation sur les robots sera au cœur de la prochaine réforme fiscale du pays prévue d’ici la fin de l’année. Le gouvernement du président Moon Jae-in a annoncé une « diminution de la déduction fiscale octroyée aux entreprises jusqu’ici pour les investissements améliorant leur productivité ». Il faut savoir que la Corée du Sud détient la plus forte concentration de robots au monde, avec 531 robots industriels polyvalents pour 10 000 employés dans l’industrie manufacturière. « Bien qu’il ne s’agisse pas d’une taxe directe sur les robots, cela peut être interprété comme une politique similaire, étant donné que les deux impliquent le même problème d’automatisation industrielle », a déclaré une source de l’industrie sud-coréenne. (@humanoides_FR).

Un robot chef d’orchestre va diriger Verdi, Mascagni et Puccini. YuMi peut faire un rubik’s cube, des avions en papier et diriger un orchestre. YuMi est un robot humanoïde fabriqué par ABB, une compagnie suisse spécialisée dans les nouvelles technologies. Leur dernier pari : remplacer le chef d’orchestre par un robot. Un projet qui va se concrétiser le 12 septembre à Pise, en Italie. Dans le cadre de la finale du festival international de la robotique, l’orchestre philharmonique de Lucca, le ténor Andrea Bocelli et la soprano Maria Luigia Borsi vont donc interpréter trois œuvres, de Verdi, Mascagni et Puccini, sous la baguette de YuMi. Ce n’est pas une première. En mai 2008, un autre robot, nommé Asimi, s’est retrouvé devant l’orchestre symphonique de Détroit pour l’ouverture d’un concert avec le violoncelliste Yo-Yo Ma. Gestes figés, battue régulière avec sa main droite, on a bien affaire à un robot. (@francemusique).

19 Août

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 19 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Technologie

xCycle de la hype 2017 : quelles sont les technologies les plus en vogue du moment ? L’institut Gartner vient de publier l’édition 2017 de son « Cycle de la hype », qui analyse le degré de maturité des technologies émergentes et indique le temps encore nécessaire avant leur adoption à grande échelle. Où en sont la réalité virtuelle, la poussière intelligente, l’ordinateur quantique, l’intelligence artificielle générale, les véhicules autonomes ou encore les drones commerciaux ? Le monde ne se réveille pas un beau matin avec une nouvelle technologie révolutionnaire à sa disposition, prête à être utilisée par tous. Non, l’adoption d’une innovation prend du temps. De la création d’une technologie à sa généralisation dans les usages, chaque innovation de rupture passe par une série d’étapes clés. D’après l’institut de conseil et d’études technologiques Gartner, il y en a cinq : l’enthousiasme des débuts (innovation trigger), les attentes démesurées (peak of inflated expectations), la désillusion (trough of disillusionment), le retour en grâce (slope of enlightenment), et enfin, le succès (plateau of productivity). Gartner nomme ce cheminement le « cycle de la hype ». Ces étapes fondatrices, en forme de montagnes russes, accompagnent la maturité d’une innovation et reflètent sa perception par le public et les experts avant qu’elle réussisse à s’imposer. Toutes les technologies aujourd’hui bien implantées dans la vie quotidienne (le big data, l’informatique en nuage (cloud), la 4G, la tablette tactile…) sont passées, à leur rythme, par ces différents stades de maturité et de « buzz ». Mais où en sont les technologies de demain, comme la blockchain, la réalité augmentée et virtuelle, le machine learning, les cryptomonnaies, l’impression 3D pour les particuliers, les interfaces homme/machine ou encore la poussière intelligente ? (@latribune).

#RealiteVirtuelle

Le Royaume-Uni et la France, deux hubs pour les start-up de la réalité virtuelle. La réalité virtuelle est-elle une technologie qui fonctionne ? Difficile à dire. L’année 2016 fut celle du lancement de nombreux casques à destination du grand public, comme l’Oculus Rift, le HTC Vive ou le PS VR. Bien que certains se vendent bien, en particulier le Samsung Gear VR, nous sommes encore dans une période d’acclimatation à cette technologie et toutes les exploitations possibles de la VR n’ont pas encore été trouvées, comme note Josselin Moreau du Lab SQLI dans les Échos. Il est donc encore compliqué de savoir si la réalité virtuelle deviendra l’un des objets connectés essentiels de nos salons. Mais ce que l’on peut déjà quantifier, c’est l’essor des entreprises et start-up qui se lancent dans l’aventure face aux géants de la tech. Le Venture Reality Fund, une sorte de fonds d’investissement et de boîte de conseils stratégiques sur la réalité virtuelle, vient de publier un rapport sur l’état actuel de l’industrie de la VR en Europe. L’étude, réalisée en partenariat avec la start-up belge LucidWeb, spécialisée dans le WebVR, cherche à comprendre la situation du marché de la VR en Europe de manière globale. Qu’il s’agisse de start-up développant des outils, des applis, des casques ou des nouveaux objets liés à la VR, l’étude prend en compte 284 entreprises travaillant dans le domaine et essaie d’analyser ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. A lire aussi : La réalité virtuelle permettra-t-elle de créer l’univers parallèle ultime ? (@MashableFR).

#JeuVideo

En Chine, l’armée s’inquiète d’un jeu vidéo qui rend ses soldats accros. L’armée chinoise a un nouvel ennemi dans son collimateur : un jeu vidéo. Disponible sur smartphone et baptisé King of Glory, il dissiperait les soldats et réduirait leur aptitude au combat. Le journal officiel de l’armée chinoise raconte que des officiers supérieurs ont commencé à s’inquiéter après la découverte d’un dortoir où la quasi-totalité des soldats avaient joué à King of Glory au cours d’un week-end. Cela poserait un « problème de sécurité ». « Il ne peut être négligé, a-t-il été expliqué dans le journal. Le jeu requiert une attention constante, alors que le travail d’un soldat est rempli d’incertitudes. Lorsqu’un soldat doit abandonner son jeu pour une mission urgente, il peut être distrait pendant l’opération si son esprit reste focalisé sur le jeu. » Le journal souligne cependant que le jeu de combat peut offrir un moment de répit bienvenu pendant le temps libre, s’il est pratiqué avec modération. Et il n’est, pour l’instant, pas prévu d’interdire la coupable distraction des casernes. (@LExpress).

#Streaming

Apple serait prêt à investir un milliard de dollars pour concurrencer Netflix. Apple est-il décidé à passer la seconde en matière de streaming vidéo ? Oui, à en croire le Wall Street Journal, qui a révélé ce mercredi que l’entreprise serait prête à dépenser un milliard de dollars (soit environ 850 millions d’euros) pour produire ses propres séries. L’information viendrait de plusieurs personnes « familières avec ce sujet ». D’après le journal, Apple entendrait dépenser une telle somme dans les douze prochains mois. D’abord, en finançant une dizaine de séries de « haute qualité », qui peuvent valoir jusqu’à plusieurs millions de dollars par épisode. L’entreprise aurait aussi entamé des discussions avec plusieurs studios d’Hollywood. La marque à la pomme avait déjà produit deux émissions par le passé : Planet of the apps et Carpool Karaoke. Accessibles en exclusivité sur Apple Music, elles restent pour l’instant un simple moyen d’enrichir l’offre d’écoute musicale -et d’essayer, de fait, de concurrencer Spotify, qui reste très loin devant. (@LExpress).

#Internet

Le splinternet : autopsie d’un terme politique. Synonyme de fragmentation d’Internet en réseaux fermés et indépendants, le « splinternet » déchaîne les passions numériques depuis plus de quinze ans. Pour les uns, ce phénomène menace la neutralité du Net. Pour les autres, c’est l’opportunité de révéler l’infini potentiel de la technologie Internet. Autopsie d’un terme éminemment politique. La controverse du splinternet démarre en avril 2001, dans un monde où l’iPhone, Facebook et YouTube n’existent pas encore. Alors membre du très influent Cato Institute, le chercheur libertarien Clyde Wayne Crews Jr publie l’article « One Internet is not enough », dans lequel il appelle au « splinternet », soit la fragmentation d’Internet en une multiplicité de réseaux parallèles, privatisés et autonomes. Son postulat ? Plutôt que d’évoluer dans un cyberespace liberticide, qui s’étiole à mesure que les États tentent de le réglementer (lutte contre le spamming, limitation de l’accès au porno, etc.), les consommateurs auraient tout intérêt à s’organiser dans des réseaux propriétaires détenus par des entreprises leur permettant d’accéder à du contenu et des services sur mesure. Le tout selon des modalités de consultation à la carte – avec notamment le choix de monnayer ses données personnelles ou de payer pour surfer anonymement. (@usbeketrica).

#Media

« Slate.fr », ou les difficultés d’équilibrer un site d’information gratuit. Il n’est pas facile de faire survivre un média indépendant. Encore moins quand celui-ci traite d’information généraliste et que son modèle économique est l’accès gratuit financé par la publicité… C’est l’une des leçons que confirme l’aventure de Slate : pour faire face à ses difficultés financières, le site d’information lancé au début de 2009 va désormais être contrôlé par Benjamin de Rothschild et son épouse, Ariane, comme l’a révèlé, vendredi 18 août, LibérationLe très riche couple – propriétaire du groupe Edmond de Rothschild, une société de gestion d’actifs et d’investissement, installée à Genève et distincte de la banque d’affaires parisienne Rothschild & Cie par laquelle est passé Emmanuel Macron, était déjà le principal actionnaire du site depuis 2015. Mais une nouvelle levée de fonds est aujourd’hui nécessaire : ces 2,15 millions d’euros vont encore diluer les autres actionnaires, comme le fonds d’investissement Viveris et les fondateurs, dont le président Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde. (@LeMonde).

#Information

Attentats en Espagne, comment informer ? Jeudi 17 août, en fin de journée, une fourgonnette percute la foule sur la place de la Catalogne à Barcelone, faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. Vendredi matin à une centaine de kilomètres dans la ville de Cambrils, une voiture fonce sur la foule. L’attentat de Barcelone a été revendiqué par l’organe de propagande de l’Etat islamique : Amaq. Très vite après le premier attentat, des sources policières relayées par des médias espagnols et français ont parlé « d’un suspect retranché dans un bar » et « d’une prise d’otage probable ». Cette information a été démentie par les autorités régionales. Face à ce genre d’événements, il y a le risque de l’emballement, de la diffusion de fausses informations et la difficulté d’accéder à des faits concrets. Dès lors, comment mieux informer en temps de terrorisme voire en temps de guerre ? « Les médias sont en attente d’informations factuelles. On a vécu nous, médias français, des difficultés dans la gestion médiatique et institutionnelle de certains attentats pour accéder à de l’information. » Laurent Guimier. « J’ai été frappé par la réactivité des médias et aussi une volonté d’aller immédiatement au-delà de l’événement alors que l’événement est encore en cours. Et cela pose une difficulté car les temps de l’analyse ne sont pas les mêmes. » Benoît Pellistrandi. « Il y a toujours eu de fausses et de bonnes informations, c’est précisément le métier du journaliste de faire le tri entre les deux » Pascal Froissart. (@franceculture). A lire aussi : Attentats : les médias en font-ils trop ? et Quatre intox qui ont circulé après les attaques (@franceinfo).

#Entreprise

Finis les jeunes loups, les silver entrepreneurs prennent le pouvoir ! Le vieillissement de la population prépare-t-il une génération de silver entrepreneurs ? La révolution est visiblement déjà en route ! Selon un rapport du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) portant sur des données collectées entre 2009 et 2016, le nombre d’entrepreneurs de plus 50 ans dépasse pour la première fois celui des entrepreneurs de moins de 30 ans. Tremblez, jeunes loups, la vieille garde a de beaux jours devant elle ! Le rapport précise ainsi que 18% des adultes entre 50 et 64 ans et 13% des 65-80 ans sont des travailleurs autonomes, contre seulement 11% des jeunes de 18 à 29 ans. Soit une proportion de seniors entrepreneurs quasi identiques à celle constatée chez les actifs de 30 à 49 (18%). Et ce n’est qu’un début : le rapport du GEM souligne que, les programmes d’accompagnement étant majoritairement destinés aux jeunes entrepreneurs, un rééquilibrage vers les seniors contribuerait à doper le nombre d’entrepreneurs dans cette tranche d’âge. « Le succès entrepreneurial et la prospérité n’ont pas de limite d’âge, sourit Mike Herrington, directeur général du GEM. Alors que la perception traditionnelle de l’entrepreneuriat est celle d’une activité portée par des jeunes, les données nous montrent qu’à bien des égards, les personnes âgées sont une force entrepreneuriale importante. Mais une force négligée et sous-utilisée. » (@bymaddyness).

#Transport

Nice lance un appel à projets pour imaginer un tram connecté. Mobiliser start-up et entrepreneurs autour de la création de nouveaux services autour du tramway et plus largement de nouvelles fonctionnalités favorisant une mobilité intelligente. C’est l’objectif de l’appel à projets lancé par la Métropole Nice Côte d’Azur en juillet. La collectivité veut faire émerger de nouveaux services pour les usagers, exploiter les données de circulation pour mieux gérer le trafic, et optimiser la gestion et la maintenance du réseau. De premiers produits et services pourront être testés sur la ligne 2 du tramway de Nice mise en service dans deux ans. Une ligne qui reliera le centre-ville à l’aéroport et à l’opération Eco Vallée deux sites parfaits pour ce type d’expérimentation avec pour le premier une vitrine constituée par l’importante clientèle internationale (soit 50 % des 12,5 millions de passagers) et pour le second d’importantes implantations d’entreprises et de start up. (@LUsineDigitale).

#Travail

La fin du travail, le nerf de la guerre. Michel Rocard ne s’y était pas trompé : ce livre est « effrayant ». Dans la préface de l’édition française, il écrit qu’il est sidéré par l’ampleur du défi lancé par l’auteur : La Fin du travail (Jeremy Rifkin, La Découverte, 1997. Publication originale : The End of Work, 1995). Depuis plus de cinq mille ans, l’homme courbe l’échine sous le poids de ses obligations, et voilà que Jeremy Rifkin, spécialiste de prospective, annonce sa libération. Dans cet essai « torrentiel, déconcertant et parfois agaçant », toujours selon Rocard, l’auteur prédit que la technologie va progressivement faire disparaître la force de travail humaine et qu’il convient de s’y préparer en investissant massivement dans l’économie sociale. Il faut anticiper le chômage et l’extension de la misère, et aviver l’espoir de l’avènement d’une société moins marchande et plus solidaire. A lire la suite sur le site @LeMondeFestival.

#Transhumanisme

Transhumanisme et business. Le philosophe Bernard Stiegler émet de sérieux doutes quant à la philosophie transhumaniste récemment promue par les multinationales californiennes. Il nous livre en quatre points ce qu’il estime être les questions importantes que l’engouement tend à voiler. (@iatranshumanism).

18 Août

Régions.news #294 – Edition du vendredi 18 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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imageALégende image. Légende image : la Lune a offert un spectacle de carte postale sur les côtes californiennes. Photo : Jens Buettner / Afp. A lire : La Lune, le Soleil et la Terre étaient partiellement alignés lundi 7 août, provoquant une éclipse partielle de lune. A voir : L’Agence spatiale américaine (Nasa) a mis en ligne une cartographie 3D ultra-détaillée pour visualiser l’éclipse solaire totale du 21 août 2017.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

♦ En Seine-Saint-Denis, l’établissement public territorial, Est Ensemble lance un appel à manifestation d’intérêt pour une occupation temporaire des friches de Montreuil, Bobigny et Noisy-le-Sec, dans l’attente du début des travaux de réaménagement des quartiers. Depuis trois ans, Est Ensemble souhaite confier l’occupation et l’animation des cinq friches à des associations sur les thèmes de l’économie circulaire, l’agriculture urbaine, le bien-être, la culture et le sport. Documents à télécharger sur le site Est-Ensemble.

#Robotique

♦ L’INRIA de Nancy travaille sur un projet de robot à forme humaine doté de fonctions évoluées baptisé iCub. C’est « un petit robot humanoïde qui a l’apparence d’un enfant de quatre ans. Il est issu d’un projet européen de recherche lancé en 2004. iCub a beaucoup évolué », explique la chercheuse Serena Ivaldi travaillant sur le projet.

♦ Créé par une start-up de Toulouse, Flipr est un petit robot connecté qui analyse en temps réel l’état de l’eau d’une piscine. Les données sont affichées en direct sur smartphone. Il vous avertit dès qu’il y a un problème (changement de température, absence de chlore…) et vous indique exactement quoi faire pour le résoudre (rajouter de l’eau, du chlore, ou changer le cycle de filtration…).

#Blockchain [épisode 5]

♦ Désormais il n’y a plus besoin de voir physiquement une œuvre, l’imagerie 3D et la réalité augmentée sont là pour être nos yeux et nos mains. Ainsi, la numérisation du marché de l’art a permis d’introduire un peu de transparence dans un marché opaque. Dans cette situation, la blockchain pourrait représenter une vraie révolution. Elle permettrait d’enregistrer les œuvres, de tracer leur provenance et de les authentifier.

♦ Propriété intellectuelle, création et distribution de contenus, contractualisation, gestion de droits ou encore nouveaux modes de rémunération : la blockchain est à même de bouleverser toute la chaîne de la création. Reste à savoir si les industries culturelles sauront s’emparer de ses opportunités.

imageBLégende image. Ex-employé de chez Google, James Williams, est devenu le chantre de « l’ethics by design ». D’après lui, l’ensemble des écrans et des plateformes technologiques que nous utilisons chaque jour sont conçus pour contrôler notre attention. Et il grand est temps de remettre en question cette approche de la conception numérique pour inventer des alternatives durables et respectant notre liberté de choix. Crédit image : Pawel Kuczynski

#Citation

♦ « Le Cyberespace est fait de transactions, de relations, et de la pensée elle-même, formant comme une onde stationnaire dans la toile de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas où vivent les corps. (…) Nous sommes en train de créer un monde où n’importe qui, n’importe où, peut exprimer ses croyances, aussi singulières qu’elles soient, sans peur d’être réduit au silence ou à la conformité. » Le 8 février 1996, défenseur de l’Internet libre John Perry Barlow, cofondateur de l’Electronic Frontier Foundation, mouvement de défense des libertés des internautes, rédige un texte fondateur de la culture web : la déclaration d’indépendance du cyberespace.

#Internet

♦ Issy-les-Moulineaux choisie pour préparer l’Internet par la lumière. Aujourd’hui, l’Internet est saturé par l’augmentation exponentielle du nombre de téléphones portables et d’objets connectés. Pour lui « donner de l’air », le moyen de connexion Li-Fi (Light Fidelity) a été retenu comme solution par la Commission européenne. Et la municipalité d’Issy-les-Moulineaux a été sélectionnée pour expérimenter, pendant trois ans, cette nouvelle norme de réseau sans fil. Qu’est-ce-que le Li-Fi ? c’est un système de communication qui utilise la lumière d’une ampoule LED. Il est « cent fois plus puissant que le wi-fi, le Li-Fi est également plus sûr et consomme dix fois moins d’énergie », assure Matteo Satta, chargé du projet à la mairie d’Issy.

♦ Alors que 40% de la population mondiale a aujourd’hui accès à Internet, et que l’on estime à 90% cette proportion d’ici 20 ans, Greenpeace a publié le 10 janvier 2017 un rapport, Clicking Clean, qui explique que le secteur informatique représente environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. Si ce secteur était un pays, il se classerait au 3ème rang des nations énergivores après la Chine et les Etats-Unis. Un Internet low tech est-il possible ? A lire les dix chiffres effrayants sur la pollution digitale. A télécharger : La face cachée du numérique, guide de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)

♦ En Ile-de-France, il y a 35 datacenters (Usines Internet), situés en Seine-Saint-Denis. Les friches industrielles d’Aubervilliers, Pantin, La Courneuve ou Saint-Denis, qui accueillaient auparavant les usines polluantes de verre, de métallurgie puis de chimie, sont maintenant le centre névralgique du traitement de données numériques. A voir le documentaire, « Internet, la pollution cachée », diffusé sur France 2 en 2014.

#LiensVagabonds

♦ Consulter les liens vagabonds du 12 août 2017 sur le site Méta-Media. A retenir cette semaine : – Le combat contre les fake news passe par l’empowerment citoyen ; – Intelligence artificielle : bienfait ou danger pour l’humanité ; – Nous sommes au début d’une révolution visuelle du journalisme.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 18 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Robotique

xRobots Footballeurs : la France Championne du MondePour la deuxième année consécutive, la France remporte la RoboCup. Organisée le week-end du 29 juillet dernier à Nagoya au Japon, l’édition 2017 a tenu toutes ses promesses. Au terme d’une compétition maîtrisée de bout en bout, la France est devenue championne du monde de football dans la catégorie robots humanoïdes KidSize en s’imposant en finale face à la Chine sur le score net de 4-0. Il s’agit d’une équipe de robots-footballeurs humanoïdes issus du LaBRI, laboratoire de recherche en informatique de l’université de Bordeaux. Au total, cette équipe aura inscrit 41 buts contre deux encaissés lors de cette 20e édition de la RoboCup. « Sous son caractère ludique, l’épreuve de football porte deux problématiques de recherche fondamentale pour la robotique : locomotion et plus généralement la motricité, et l’autonomie par intelligence artificielle », expliquent les membres de l’équipe, dont le robot, créé en 2008, a beaucoup évolué grâce à une nouvelle conception mécanique allégée et des algorithmes d’analyse d’image et de stratégies plus évoluées. (@humanoides_FR).

#JeuVideo

Un programme d’intelligence artificielle bat des joueurs pro à « Dota 2 ». « Dendi ! Dendi ! Dendi !  » clame la foule venue voir le tournoi annuel du jeu vidéo Dota 2, The International, organisé du lundi 7 au samedi 12 août à Seattle par son éditeur Valve. Danylo « Dendi » Ishutin, classé 44e dans le monde des joueurs de Dota 2, est le chouchou de la foule et a été choisi pour se battre vendredi publiquement contre un programme informatique. Celui-ci a été développé par OpenAI, une organisation cofondée par Elon Musk, le patron de Tesla. La petite clé USB noire branchée à un ordinateur de compétition arrive à écraser Dendi à la première partie en dix minutes. La seconde est expédiée encore plus rapidement : « Je suis mort, non, non, non !, s’inquiète le joueur. Ok, j’abandonne… » Dans une vidéo publiée par OpenAI, on apprend que quelques jours plus tôt, ce programme d’intelligence artificielle (IA) avait déjà battu les plus grands joueurs de Dota 2 : Arteezy (premier du classement mondial général) et SumaiL (premier du classement un contre un). (@pixelsfr).

#CyberAttaque

WannaCry, Petya : comment les chercheurs tentent de trouver la parade. Lors de la conférence de sécurité informatique Black Hat, qui s’est déroulée il y a deux semaines à Las Vegas, des chercheurs de l’Ecole polytechnique de Milan ont lancé WannaCry sur une machine virtuelle devant un demi-millier de personnes. Ce « ransomware », un logiciel malveillant chiffrant les données et demandant une rançon pour les déverrouiller, a infecté plus de 300.000 terminaux en mai dernier, dont ceux de grandes entreprises comme Mondelez et Maersk. Mais sur la scène de l’hôtel Mandalay Bay, l’équipe universitaire a été capable de récupérer la totalité des 200 fichiers chiffrés par le logiciel sans verser la somme demandée, rendant ainsi l’attaque indolore. Cela fait deux ans et demi que ces sept chercheurs travaillent à l’élaboration d’un outil capable de contrer les rançongiciels. Si le grand public a découvert ce mot-valise avec WannaCry et Petya, deux logiciels ayant déclenché des dégâts de grande ampleur au printemps, ce type de virus existe depuis la fin des années 1980 « et est devenu très populaire à la fin de l’année 2015 » avec le développement des crypto-monnaies permettant de récolter les rançons de façon anonyme, note Andrea Continella, l’un des membres de l’équipe. Depuis cette date, le butin collecté par les cybercriminels a dépassé les 25 millions de dollars, selon un rapport de Google dévoilé pendant la conférence. (@LesEchos).

#Ville

« Les campagnes françaises sont un laboratoire du futur ». « Le monde rural est moins en train de dépérir que de changer de fonction », dépeint Laurent Davezies, économiste, en introduction de sa note « Le monde rural : situation et mutations », parue le 7 juillet 2017 pour Terra Nova, le think tank marqué à gauche. Interrogé par La Gazette des Communes, Pierre-Marie Georges, géographe au Laboratoire d’études rurales de Lyon et Co-auteur, avec Jean-Benoît Bouron, de l’ouvrage Les territoires ruraux en France, une géographie des ruralités contemporaines (Ellipses, 2015), nuance un tel constat : « Oui, le monde rural change, mais il a toujours changé ! L’analyse dans le temps long montre que les espaces ruraux, ses acteurs, et ses populations sont depuis toujours mobiles et en interrelation avec les espaces environnants ». (@Lagazettefr).

#Entreprise

PDG au RSA, le meilleur job de ma vie. Un an après son appel au secours sur les réseaux sociaux, MoiChef va mieux. Après une levée de 100 000 euros, la startup toulousaine s’est relevée, avant d’être de nouveau mise au tapis et de se retrouver au pied du mur. Contrainte de changer sa recette pour avancer, la startup a revu la formule de sa box et avance aujourd’hui pas à pas vers le succès. Mais succès ne signifie pas richesse comme le rappelle Tristan Laffontas, cofondateur de MoiChef, qui explique comment, malgré tout, il s’est créé le meilleur job de sa vie. (@bymaddyness).

Ces ingénieurs millionnaires qui flânent chez Facebook, Google et consorts. A Marseille, les éboueurs ont longtemps eu droit au « fini-parti »(le fait de pouvoir rentrer chez eux dès qu’ils jugeaient eux-même en avoir fini avec leur besogne du jour). Dans la Silicon Valley, certains ingénieurs très qualifiés évoluent eux sous le régime informel du « Rest and Vest » chez des poids lourds de la tech tels que Facebook ou Google. Concrètement, certains salariés – typiquement des ingénieurs relativement avancés dans la hiérarchie de leur groupe -, possèdent un job peu contraignant en termes d’amplitudes d’horaires et de charges de travail. En interne, les salariés sous le régime du « Rest and Vest » sont d’ailleurs surnommés les « coasters » (paresseux). Dans le même temps, ces derniers perçoivent la totalité de leur salaire fixe tout en attendant patiemment de pouvoir exercer l’ensemble de leurs droits, qui sont généralement étalés sur plusieurs années, sur les actions (stock-option) – dont ils regardent tranquillement le cours grimper en Bourse – de leur société. (@LesEchos).

#Tourisme

Avec “Expériences”, Airbnb franchit un cap dans l’ubérisation de ses services. Car depuis mars, Airbnb s’est lancée dans une nouvelle offre de services. Manière de resserrer son emprise sur l’activité touristique mondiale. Outre la location de meublés, la firme de San Francisco propose aux visiteurs de la capitale et de 23 autres villes, qu’ils soient logés ou non à son enseigne, ce qu’elle appelle des « Expériences ». « Réservez des logements uniques et vivez là-bas comme des locaux », affiche-t-elle désormais sur son portail. Sur sa page Paris, on peut ainsi cliquer chaque jour sur une vingtaine de formules différentes, vendues entre 30 et 300 euros pièce : visiter le Marais « arty » avec Sylvie, faire le marché à Bastille avec Natasha, la tournée des bars avec Carina, une balade à Vélib’ avec Anto, regarder travailler un luthier rue de Rome… Côté face, l’initiative apporte imparablement un plus dans les échanges entre Parisiens et visiteurs étrangers. Elle offre à ces derniers une possibilité d’immersion et de diversification de leur voyage à laquelle, seuls, ils ne pourraient accéder. Mais côté pile, on regrettera ce pas de plus dans la marchandisation galopante des activités du quotidien. Activités qui, jusqu’alors, relevaient du hasard des rencontres ou de l’amitié gratuite. Facturer une tournée des bars ou une sortie au théâtre (en sus des consommations et tickets d’entrée que cela occasionne), est-ce vraiment un progrès dans les rapports humains et l’idée que nous nous faisons de la vie en société ? (@telerama).

#Internet

L’arrivée d’Internet vue par « l’Obs » dans les années 90 : « Un bazar mondial ». Le Minitel a été une gloire française pendant les années 80 et une partie des années 90, mais son triomphe fut graduellement éclipsé par l’arrivée d’Internet, passé d’une poignée de spécialistes à M. et Mme tout le monde. Ce glissement a été dur à admettre pour beaucoup. Sur le site de l’Inria (institut national de recherche dédié au numérique, un des pionniers du Net en France), Jean-Pierre Verjus, conseiller auprès du président, raconte : « Hors du milieu académique, l’Internet était considéré comme une histoire de chercheurs qui n’était pas vouée à dépasser les frontières des instituts et des universités. En France, le Minitel représentait le futur. Lorsque, dans un exposé visant les industriels aux journées de la recherche en 1994, je prédisais que le minitel se ferait déborder par l’Internet, je ne récoltais que des rires incrédules ou hostiles. Un grand industriel lyonnais de la pharmacie s’est levé pour asséner que ce ‘bazar d’universitaire’ ne marcherait jamais. » (@LObs).

#Bitcoin

La crypto-monnaie la plus répandue du monde, le bitcoin, atteint ces jours-ci des sommets historiques : le Bitcoin Price Index de la plateforme Coindesk a dépassé les 4.200 dollars, lundi 14 août. La capitalisation boursière de ce marché s’élève ainsi à plus de 67 milliards de dollars. Hyper-spéculatif, le marché intéresse un nombre croissant d’investisseurs. Les dix choses à savoir sur le bitcoin : valorisation, dark web, rivalité russo-chinoise… (@LObs).

#Cinema

Pourquoi Rotten Tomatoes gêne les producteurs d’Hollywood. Cela fait des mois qu’à Hollywood les producteurs de cinéma font entendre leur mécontentement. Rotten Tomatoes, agrégateur américain de critiques cinématographiques devenu incontournable, serait responsable de l’échec commercial des films mal notés sur sa plate-forme. A sa création en 1998, il revendiquait pourtant une ambition simple et plutôt altruiste : aider les cinéphiles à faire leur choix. Après plusieurs mois passés à plancher seul sur le projet pendant son temps libre, son fondateur Senh Duong embarque deux camarades avec qui il dirige déjà une start-up de design Web. C’est alors que Rotten Tomatoes prend forme. Il suscite très tôt l’intérêt, aidé par la sortie des films « Star Wars, la menace fantôme » et « The Blair Witch Project », rapporte le magazine en ligne SF Gate. La popularité de la plate-forme est telle que, un an et demi seulement après son lancement, elle compte plus de 3 millions de visites par jour. (@LesEchos).

#Peinture

Belgique : Magritte à l’honneur en réalité virtuelle sur la plage de Knokke-Heist. La Belgique rend hommage à l’un de ses plus grands représentants, Magritte. L’univers du peintre belge, mort le 15 août 1967, il y a tout juste cinquante ans, s’inspire d’Alice au pays des merveilles ou des Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe. A Knokke, station balnéaire du nord du pays où l’artiste aimait se rendre pour trouver l’inspiration, la plage a pris des allures surréalistes. Parmi les installations proposées au public, une expérience de réalité virtuelle. (@franceinfo).

17 Août

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 17 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#RealiteVirtuelle

xDevenez le premier astronaute sur Mars (grâce à la réalité virtuelle). Avis aux astronautes amateurs ! La simulation Mars 2030 vous permet dès aujourd’hui de vous glisser dans la peau du premier explorateur martien grâce à un casque de réalité virtuelle. Une collaboration avec la NASA garantie l’exactitude de l’expérience. En parallèle, HP lance un concours pour imaginer quelles solutions apporter aux défis d’urbanisme que représenterait une colonisation massive de la planète rouge. (@LUsineDigitale).

#RéaliteAugmentee

Pourquoi Facebook muscle son jeu. Pas de pause estivale pour Facebook. Après avoir mis la main sur Source3 (gestion des droits d’auteur pour ses vidéos) puis Ozlo (intelligence artificielle pour les bots conversationnels sur Messenger), le réseau social de Mark Zuckerberg poursuit sa diversification en rachetant la startup allemande Fayteq, spécialisée dans la réalité augmentée, pour un montant non-communiqué. Cette acquisition est loin d’être anodine dans la stratégie du géant aux deux milliards d’utilisateurs. C’est même un coup à plusieurs bandes pour le réseau social, qui s’aventure ainsi plus franchement sur le terrain de son rival Snapchat, qu’il veut faire tomber, tout en confirmant ses ambitions dans la réalité augmentée, dans l’espoir de se positionner comme la plateforme de référence dans ce domaine lorsque la technologie arrivera à maturité dans les usages. (@latribune).

Facebook rachète une start-up de réalité augmentée pour mieux rivaliser avec Snapchat. Encore un peu plus proche de Snapchat. Facebook a confirmé avoir racheté Fayteq, une start-up allemande spécialisée dans l’ajout et le retrait de contenu dans les vidéos. Fondée en août 2011, l’entreprise fabrique des effets spéciaux à destination de logiciels de montage comme Adobe After Effects. Elle permet d’ajouter des éléments virtuels à un environnement réel ou de supprimer certains éléments en temps réel grâce à un traitement informatique. Le réseau social pourrait utiliser cette acquisition pour améliorer Instagram Stories, son rival de Snapchat ou intégrer de la réalité augmentée aux vidéos en direct Facebook Live. La semaine dernière, le réseau social annonçait Facebook Watch, son service de vidéos en streaming et confirmait ses ambitions en matière de contenu original. (@FigaroTech).

#Charlottesville

Quatre initiatives des géants du web pour lutter contre les groupes suprémacistes et les néonazis. Ils sont en train de faire place nette. Depuis le début de la semaine, les géants  américains de l’internet se joignent progressivement à la mobilisation contre les suprémacistes blancs et les groupes néonazis aux Etats-Unis. Alors qu’une femme a été tuée le 12 août par un militant d’extrême droite qui a foncé dans une foule de contres-manifestants à Charlottesville, en Virginie, plusieurs entreprises ont pris des mesures. Elles tentent de limiter les discours haineux sans contrevenir à la liberté d’expression. Franceinfo vous liste quatre d’entre elles. 1/ Spotify supprime des morceaux suprémacistes ; 2/ Airbnb désactive des comptes d’utilisateur ; 3/ Les hébergeurs suspendent des sites ; 4/ Les réseaux sociaux ferment les espaces de discussion. (@franceinfo).

#Transport

Chronotruck, le fret 2.0, pourquoi ça marche. En France, le marché des transports routiers représente plus de 44 milliards d’euros (320 milliards en Europe), alors que un camion sur quatre roule à vide ou à moitié plein. Un énorme gisement d’économies ! Chronotruck a conçu un système qui géolocalise en temps réel des camions disponibles, et met en relation les expéditeurs et les transporteurs afin d’optimiser le remplissage des camions et d’abaisser les coûts du transport routier. La société revendique plus de 2000 transporteurs référencés, soit plusieurs milliers de chauffeurs à disposition. L’application, à télécharger gratuitement, géolocalise les camions prêts à charger et met en relation directe les partenaires concernés. N’importe quel colis, entre 50 kilos et 24 tonnes, peut être pris en charge sur toutes les distances. En un clic, le bon de livraison est édité, il ne reste plus qu’à livrer. (@LExpress).

#Tourisme

Ces startups tricolores qui veulent faire de la France une smart destination. Chaque année, 85 millions de touristes choisissent la France comme destination, en faisant ainsi le pays le plus visité au monde. Pourtant, en termes de recettes, l’Hexagone est à la traîne… De quoi inspirer quelques startups qui, chacune à leur manière, tentent de moderniser le secteur. A en croire les statistiques d’une étude publiée par Liligo.com et Next Content, l’époque où les touristes ne voyageaient qu’avec un simple guide papier serait révolu. Aujourd’hui, 96% des Français partent avec leur smartphone. « Autrement dit, presque tout le monde, constate Nadia Grimoult, responsable communication chez Liligo. Ils sont aussi 42% à y ajouter un ordinateur portable » D’après elle, cette difficulté à se déconnecter serait relativement récente : « ça a commencé il y a dix ans, mais on le voit de plus en plus depuis ces cinq dernières années. Autrefois, on se servait de ces appareils surtout pour réserver ou organiser ses vacances, avant de partir. Bien souvent, on s’en sert aussi désormais durant le séjour ». Mais selon Nadia Grimoult, la France serait en retard dans le domaine du smart tourisme. « Le problème se pose dans certains endroits où il est très difficile d’avoir du wifi, comme les domaines skiables, les parcs de loisir, mais aussi les transports, comme le train, ou l’avion, regrette-t-elle. Or il y a peu d’endroits aujourd’hui où les touristes ne souhaitent pas être connectés ». C’est partant de ce constat que Jonathan Justman a cofondé en 2013 Travel Wifi. La petite entreprise propose à la location des boîtiers hotspot Wi-Fi mobiles, pour 8 euros par jour. Depuis ses débuts, en mars 2014, elle a déjà séduit plus de 20 000 clients. (@bymaddyness).

#Alimentation

Amazon va aussi vendre de la bouffe longue conservation. Amazon, le mastodonte du e-commerce, veut accroître ses marges en distribuant de la nourriture innovante, confectionnée selon un procédé de longue conservation. Un cadre de l’entreprise l’a confirmé à Reuters : Amazon proposera dès l’an prochain des plats comme le ragoût de bœuf ou la frittata de légumes, cette variante italienne de l’omelette. Sans que l’on sache encore si cette offre ne concernera que les Etats-Unis ou d’autres pays. Ces menus seront élaborés suivant la Microwave assisted thermal sterilization (Mats), mise au point depuis la fin des années 90 par l’université de l’Etat de Washington, et utilisée pour les rations alimentaires de l’armée américaine. Le procédé consiste à chauffer les aliments, placés dans de l’eau, pendant une durée maximale de dix minutes, à la fréquence de 915 Mhz, une chaleur trois fois moins forte qu’un four à micro-ondes classique mais qui est supposée pénétrer la viande ou les légumes davantage en profondeur. En 2009, le premier plat Mats a été homologué par la Food and Drugs Administration (FDA) : une purée de pommes de terre. (@libe)

#Sante

Quelles nouvelles possibilités pour Amazon dans la santé ? Amazon fournit déjà des médicaments sans ordonnance et des dispositifs médicaux. Mais la société lorgne désormais le marché des traitements prescrits, selon la presse américaine. A ce titre, des analystes de Goldman Sachs ont publié une note établissant plusieurs scénarios d’accélération d’Amazon dans le marché de la santé. Devenir acteur dans la chaîne d’approvisionnement de médicaments, c’est-à-dire intermédiaire entre le laboratoire pharmaceutique et les pharmacies ou professionnels de santé. Selon Goldman Sachs, il s’agit de la piste la plus viable pour Amazon. Du moins si le géant américain s’associe à l’une des quelques sociétés investies dans ce marché représentant 125 milliards de dollars par an. Les relations complexes et opaques entre les assureurs, les fabricants de médicaments et les fournisseurs de médicament rendent l’accès à ce marché difficile pour un nouvel entrant esseulé. Outre les revenus qui pourraient être issus du partenariat, cela pourrait permettre au numéro un mondial du commerce en ligne d’accéder aux données des clients. (@latribune).

Des drones au service de la santé des Colombiens vivant dans les zones rurales. En Colombie, parcourir quelques kilomètres prend parfois des heures, en raison du mauvais état des routes ou du relief. L’accès aux soins est donc très compliqué dans certaines zones. Afin de remédier à ce problème, une entreprise colombienne réalise actuellement des tests avec des drones à Cali, la troisième ville du pays. L’objectif : assurer la liaison entre un hôpital de la ville et des centres de santé plus éloignés, en transportant du sang ou encore des médicaments. (@Observateurs).

#Tourisme

La réalité virtuelle, le nouvel outil des acteurs du tourisme. Les acteurs du tourisme multiplient les initiatives en matière de réalité virtuelle. Vendre, divertir, faire rêver ou éduquer, les objectifs sont multiples, selon le positionnement des marques. Focus sur les initiatives de Club Med, Eurostar, RATP, Kayak, et l’aquarium de Brest… (@LUsineDigitale).

#Internet

En Chine, la face cachée de la lutte contre l’addiction à Internet. Un adolescent chinois est mort moins de 48 heures après son arrivée dans un centre de rééducation destiné aux accros du Web, mardi 15 août. Les parents du jeune Li Ao, 18 ans, ont assuré avoir reçu un appel téléphonique du centre un jour et demi après l’admission de leur fils, leur annonçant que ce dernier était aux urgences. Lorsqu’ils sont arrivés à l’hôpital, ils disent l’avoir trouvé à la morgue et recouvert de cicatrices. Son décès a relancé une polémique sur la lutte contre l’addiction à Internet. Un cinquième des adolescents chinois (un quart aux États-Unis) sont en effet dépendants à la toile ou aux jeux vidéo. Cette addiction moderne a été prise au sérieux très tôt par les chercheurs du pays, qui n’hésitent pas à la comparer aux traditionnelles drogues et autres jeux d’argent. Ils la mesurent d’ailleurs selon les mêmes critères : le temps qu’on lui consacre, la modification de l’humeur, la tolérance aux autres, le besoin d’augmenter les doses, le manque que l’on ressent en cas d’arrêt, ou encore la tendance aux rechutes. (@LaCroix).

16 Août

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 16 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Environnement

xDix chiffres effrayants sur la pollution digitale. La pollution digitale, vous n’en avez probablement jamais entendu parler et pourtant elle est responsable d’une importante partie des émissions de CO2 de la planète. On vous a surement appris à ne jamais laisser la lumière d’une pièce inutilisée allumée lorsque vous étiez petit. Mais vous a-t-on déjà appris à supprimer les emails dont vous n’aviez pas besoin pour ne pas gâcher d’énergie ? Probablement pas ! Et pourtant supprimer 30 emails équivaut à économiser 24h de consommation d’une ampoule ! (@CleanfoxApp).

#Ville

Issy-les-Moulineaux choisie pour préparer l’Internet par la lumière. Aujourd’hui, le réseau est saturé par l’explosion du nombre de téléphones portables et d’objets connectés. Pour lui « donner de l’air », le Li-Fi (Light Fidelity, qui utilise la lumière comme moyen de connexion) a été retenu comme solution par la Commission européenne. Et c’est Issy-les-Moulineaux qui a été sélectionné pour expérimenter, pendant trois ans, cette nouvelle norme de réseau sans fil. Avec objectif de l’adapter à la future 5G, prévue pour 2020. Le projet regroupe une vingtaine de partenaires internationaux. Qu’est-ce-que le Li-Fi ? Le Li-Fi est un système de communication qui utilise la lumière comme moyen de transmission. Concrètement, il s’agit de consulter une page Internet en se connectant à une ampoule LED. « 100 fois plus puissante que le wi-fi, le Li-Fi est également plus sûr et consomme dix fois moins d’énergie », assure Matteo Satta, chargé du projet à la mairie d’Issy. Aujourd’hui, le Li-Fi, qui existe depuis quatre ans, est développé par plusieurs sociétés. Quelle est la nature du projet ? Le problème, c’est d’intégrer le Li-Fi à la 5G, explique Suat Topsu, fondateur de l’entreprise française Oledcomm, pionnière dans la découverte du Li-Fi. Demain, les fabricants installeront une puce 5G dans les téléphones. Dans cette puce, il y aura également le Li-Fi pour que le téléphone puisse passer automatiquement en réseau Li-Fi (en présence d’une lampe LED) pour soulager le réseau radio. Cette commutation entre réseau d’éclairage et réseau radio permettra de créer suffisamment de bande passante pour pouvoir connecter tout le monde. » (@LeParisien_92). Li-Fi : une standardisation souhaitée pour 2020 (@zdnetfr)

Un Ivoirien connecte à Internet un village isolé… grâce à la lumière ! Depuis avril 2017, Drongouiné, dernier village ivoirien avant le Libéria, dans l’ouest du pays, a été équipé de panneaux solaires permettant de fournir la lumière à cette petite localité à la nuit tombée. Mais ce n’est pas tout : cette lumière leur permet aussi d’avoir accès à Internet et à la télévision, sans aucune connexion filaire ou Wifi, grâce à une technologie encore en gestation : le Li-Fi. (@Observateurs).

Seine-Saint-Denis : un appel à projet pour l’occupation des friches industrielles. Est Ensemble lance un appel à manifestation d’intérêt pour une occupation temporaire des friches de Montreuil, Bobigny et Noisy-le-Sec, dans l’attente du début des travaux de réaménagement des quartiers. Depuis trois ans, Est Ensemble souhaite confier l’occupation et l’animation des cinq friches à des associations sur les thèmes de l’économie circulaire, l’agriculture urbaine, le bien-être, la culture et le sport. Documents à télécharger sur le site Est-Ensemble. (@LeParisien_93). A lire aussi : A Ligugé, la transformation d’une friche industrielle (@franceinter) et Montceau-les-Mines : quel avenir pour l’ancienne centrale à charbon Lucy III ? (@F3Bourgogne).

#Commerce

Comment Facebook veut concurrencer Leboncoin avec Marketplace. Un pas de plus dans la diversification de ses activités. Facebook va permettre à ses utilisateurs français de vendre et d’acheter des objets en ligne à partir de leur profil, a annoncé lundi le réseau social américain. Cette plateforme, nommée Marketplace, a été lancée lundi. Elle n’a pas vocation à s’occuper des détails de la transaction, comme le paiement ou la livraison, précise Facebook. Le site se contente de mettre en contact le vendeur et l’acheteur, un peu comme Leboncoin, 7e site le plus consulté en France, avec 24 millions de visiteurs, selon les chiffres de Médiamétrie. C’est une manière pour la firme américaine de fidéliser un peu plus ses membres. « Vous pouvez acheter et vendre l’esprit tranquille sur Marketplace en regardant les profils publics des acheteurs et vendeurs, en voyant depuis combien de temps ils sont sur Facebook et en repérant vos éventuels amis en communs », a souligné la vice-présidente de Facebook en charge de Marketplace, Deborah Liu, dans un post de blog. Marketplace diffuse les photos des produits en fonction de la proximité des acheteurs potentiels. Les utilisateurs peuvent ajuster leurs paramètres de localisation et de recherche pour des produits particuliers ou selon des catégories (électronique, maison et jardin…). (@LExpress).

#MediaSocial

Facebook revient discrètement en Chine, via une appli photo. Facebook tente discrètement de revenir sur le marché chinois par le biais d’une application de partage de photos qui n’est toutefois pas directement liée au réseau social, rapportaient vendredi 11 août des médias américains. La firme n’a pas explicitement confirmé cette information, mais a fait savoir dans un courriel à l’Agence France-Presse (AFP) qu’elle est depuis longtemps intéressée par la Chine : « Nous consacrons du temps à comprendre et à apprendre davantage sur ce pays de différentes façons. » « Notre priorité pour le moment est d’aider les entreprises et les développeurs chinois à s’ouvrir de nouveaux marchés hors de Chine en utilisant notre plate-forme publicitaire. ». (@LeMondefr).

#Netflix

Netflix débauche la créatrice de « Grey’s Anatomy ». La réponse de Netflix n’aura pas tardé. Moins d’une semaine après l’annonce de Disney du retrait de ses films et séries de la plateforme de streaming, Netflix annonce avoir débauché Shonda Rhimes, scénariste qui collaborait jusqu’à présent avec ABC, filliale de Disney. « Auteure prolifique, productrice et créatrice de séries à succès, Shonda Rhimes rejoint Netflix avec sa société de production Shondaland pour un contrat de plusieurs années », souligne la société de Reed Hastings dans un communiqué. Netflix aura désormais l’exclusivité, pour une durée de quatre ans, sur tout nouveau contenu de Shonda Rhimes et de sa société de production. Netflix réalise ici un grand coup car Shonda Rhimes a déjà de nombreux succès à son actif. En 2005, elle crée « Grey’s Anatomy », série multirécompensée qui en est à sa 13e saison sur le réseau ABC. Elle est aussi à l’origine de « Scandal » et « How to get away with murder », toujours sur la même chaîne. Du côté de Netflix, on ne tarit pas d’éloge sur cette nouvelle collaboration. « Shonda Rhimes est l’une des meilleures scénaristes de l’histoire de la télévision », n’a pas hésité à déclarer dans un communiqué Ted Sarandos, en charge des nouveaux contenus pour la plateforme de streaming. Même son de cloche du côté de Shonda Rhimes qui souligne que « le futur de Shondaland sur Netflix a des possibilités infinies. » (@LesEchos). A lire aussi : La scénariste de Grey’s Anatomy dit adieu à Disney et signe chez Netflix (@LExpress).

#Video

Facebook lance Watch, son service de vidéos originales. Facebook franchit un nouveau cap dans le développement de ses fonctionnalités vidéos. Le réseau social aux deux milliards d’utilisateurs vient de présenter Watch, un nouveau service de vidéos originales et à la demande. Alors que les Français avaient pris l’habitude de voir les vidéos apparaître sur leur fil d’actualité, Watch sera accessible sous la forme d’un onglet dédié. Le service sera accessible aussi bien sur ordinateur que sur mobile ou tablette. Les utilisateurs pourront aussi bien accéder à des vidéos en replay qu’à des contenus diffusés en direct. La firme promet un large éventail de choix, allant de la téléréalité, le sport ou encore la comédie. D’autres catégories seront proposées, comme les vidéos les plus commentées, celles qui ont fait le plus rire la communauté, ou celles que vos amis regardent. (@LExpress).

#Hacker

Le « héros » de WannaCry plaide non coupable. Marcus Hutchins, l’expert britannique qui avait déjoué le rançongiciel WannaCry en mai, est désormais accusé d’être le créateur d’un virus bancaire. Il a plaidé non-coupable lors de sa présentation, lundi 14 août, à un juge de Milwaukee (Etats-Unis). Les faits qui lui sont reprochés remontent à 2014 et 2015, bien avant son action contre WannaCry. M. Hutchins encourt, à ce stade de la procédure, quarante ans de prison. Il avait été arrêté le 2 août à l’aéroport international de Las Vegas, alors qu’il revenait d’une célèbre conférence de hackeurs. Il avait ensuite été libéré, en échange d’une caution de 30 000 dollars (environ 25 500 euros). Lors de cette audience préliminaire, le juge en a d’ailleurs allégé les conditions : il peut désormais se déplacer aux Etats-Unis et accéder à Internet. Son arrestation avait jeté un froid dans la communauté de la sécurité informatique. Nombre de ses proches avaient émis des doutes sur l’accusation pesant sur le jeune chercheur, le dépeignant comme un expert dévoué à la lutte contre les menaces informatiques. Son interpellation avait aussi ravivé une certaine angoisse dans le milieu des hackeurs, dont les activités sont parfois à la marge, y compris lorsqu’elles sont légitimes. A lire aussi : Angoisse chez les hackeurs après l’arrestation du « héros » de WannaCry. (@Pixelsfr).

#Cryptomonnaie

Inarrêtable, le bitcoin dépasse les 4.000 dollars. Le bitcoin flambe comme jamais. La monnaie virtuelle a dépassé pour la première fois ce week-end les 4.000 dollars, portée par la demande des investisseurs, notamment asiatiques. A son plus haut, le bitcoin s’est même échangé à 4.225,4 dollars. Ce n’est pas la première fois que le leader du marché des devises 2.0, devant l’ether, connaît une forte croissance. En huit ans d’existence, le bitcoin a régulièrement fait le Yo-Yo, alternant fortes hausses et fortes baisses. Mais jamais il n’avait autant progressé en si peu temps, et sans connaître de reflux massif. Depuis le 1er janvier, la monnaie virtuelle est passée de 1.000 à plus de 4.000 dollars. Cette hausse n’a rien d’un hasard. Elle est due à un contexte favorable pour le bitcoin, qu’on a pourtant régulièrement annoncé au bord de l’implosion. D’abord, il y a l’intérêt croissant des Etats, à l’image du Japon, qui a reconnu en avril le bitcoin comme un moyen de paiement. (@LesEchos).

#Piratage

Un ordinateur piraté grâce à un brin d’ADN modifié. Du virus biologique au virus informatique, n’y aura-t-il bientôt qu’un pas ? Une équipe de bio-informaticiens de l’université de Washington (États-Unis) vient d’en apporter la preuve inédite, dans une étude présentée lors d’un séminaire de sécurité : on peut techniquement pirater un ordinateur… en l’utilisant pour séquencer un brin d’ADN de synthèse où aurait été introduit un code génétique malveillant. De quoi entraîner l’exécution du malware sur la machine. Une première mondiale d’autant plus préoccupante que le stockage génétique des données numériques est une voie aujourd’hui sérieusement envisagée, et que de nombreux particuliers, curieux de leurs origines, recourent désormais à des services (commerciaux) de séquençage du génome. Les chercheurs se veulent toutefois rassurants. « Soyons clairs, l’opération présente de nombreuses difficultés, même en cas d’intention délibérée de nuire, » nuance Lee Organick, co-auteur de l’étude scientifique à paraître. « Mais c’est une opération faisable. Nous voulions surtout donner un aperçu des nouvelles menaces entraînées par le récent rapprochement entre chimie biomoléculaire et électronique », confirment les autres co-auteurs, Allen School et Luis Ceze. (@Sciences_Avenir).

15 Août

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 15 août 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

xNew York City, An aerial view of Manhatttan, 1930. Crédit photo : Clifton R. Adamds and Edwin L. Wisherd / National Geograpic Creative / Cordbis. Colour. A voir « Photos of the United States In The Early 20th Century » by the National Geographic Magazine. @oldpicsarchive.

#Robotique

Nouveau monde. iCub, le petit robot humanoïde européen. La chercheuse Serena Ivaldi, de l’INRIA Nancy, travaille sur le projet iCub de robot européen. L’INRIA de Nancy travaille sur un projet de robot à forme humaine doté de fonctions évoluées baptisé iCub. « iCub est un petit robot humanoïde qui a l’apparence d’un enfant de quatre ans. Il est issu projet européen de recherche lancé en 2004. iCub a beaucoup évolué. Aujourd’hui, il recouvert d’une peau artificielle qui lui permet de détecter les contacts. Il est également équipé de capteurs de force et de jambes. Il peut réellement marcher, ce qui est une prouesse technique. Il dispose de mains comptant chacune neuf moteurs qui ont été très difficile à miniaturiser. iCub est une plateforme de recherche qui nous permet de tester des technologies. Les algorithmes que nous développons sont transposables dans des robots industriels. » (@franceinfo).

Créé par une start-up de Toulouse, Flipr est un petit robot connecté qui analyse en temps réel l’état de l’eau d’une piscine. Les données sont affichées en direct sur smartphone. Il vous avertit dès qu’il y a un problème (changement de température, absence de chlore…) et vous indique exactement quoi faire pour le résoudre (rajouter de l’eau, du chlore, ou changer le cycle de filtration…). (@actutoulouse).

#Commerce

Amazon Rêve d’une Ruche Géante pour ses Drones de Livraison. Depuis quelques temps, Amazon développe un programme de livraison par drones. Mais un entrepôt classique est inadapté à ce type de livraisons, Amazon vient de soumettre l’idée de construire d’immenses ruches pour ses drones de livraison dans les centres villes. Les centres fonctionneront comme une sorte de colonie d’insectes. Un système multi-niveaux permettra un flux constant de drones entrants et sortants. « En localisant les centres d’exécution dans les villes, les articles peuvent être livrés plus rapidement à la population croissante de personnes vivant dans les villes, ainsi qu’à la grande population de personnes qui travaillent dans les villes », affirme-t-on du côté de la firme américaine. (@humanoides_FR).

#Paiement

Naissance du numéro un mondial des solutions de paiement. Bousculé par la concurrence des start-up, surveillé de plus en plus près par les régulateurs, le marché des moyens de paiement est en plein bouleversement. Mercredi 9 juillet, une opération d’ampleur est venue s’ajouter au mouvement de consolidation qui secoue le marché depuis quelques mois : le numéro un américain des solutions de paiement Vantiv a annoncé le rachat du britannique Worldpay pour plus de 10 milliards de dollars. L’opération, en gestation depuis plusieurs semaines, donnera naissance au numéro un mondial du secteur par les volumes de transactions. Valorisé plus de 20 milliards de dollars, le nouvel ensemble, baptisé « Worldpay », traitera environ 1.500 milliards de dollars de paiements et 40 milliards de transactions, via 300 méthodes de paiement dans 146 pays et 126 devises, avec un chiffre d’affaires net combiné de plus de 3,2 milliards de dollars. (@LesEchos).

#Cryptomonnaie

Comment Poutine espère doubler Pékin sur le bitcoin. Poutine ne fait jamais les choses à moitié. Et il le prouve encore une fois avec le bitcoin. Un de des proches conseillers au Kremlin, par ailleurs dirigeant d’une société de cryptomonnaies, va lever 100 millions de dollars pour développer les capacités de création de bitcoin de la Russie. L’intérêt du président russe pour cette monnaie créée en 2009 n’est pas nouveau. En juin, il a rencontré à Saint-Pétersbourg le créateur de l’ether, deuxième monnaie virtuelle du marché et fait part de sa volonté de développer l’industrie russe. Mais avec ce projet d’investissement, Poutine se donne réellement les moyens de faire de son pays l’un des plus gros producteurs de bitcoin et un concurrent direct de Pékin. (@LesEchos).

#Police

A Los Angeles, des habitants se mobilisent contre l’utilisation de drones par la police. La polémique avait déjà éclaté en 2014, lorsque la ville de Seattle, aux Etats-Unis, avait offert deux drones à Los Angeles. L’annonce par la police de la ville en début de semaine du lancement d’un programme pilote d’un an a réveillé les contestations. Alors qu’une commission composée de civils bénévoles nommés par le maire et chargée de mettre en place la politique générale de la police de Los Angeles se réunissait pour rendre son avis sur le projet, des manifestants ont fait part de leur opposition, mardi 8 août, relate le Los Angeles Times. Pourtant, le discours des forces de l’ordre se voulait rassurant : l’engin ne pourra être déployé qu’en cas de prise d’otage, d’incendie, de détection d’une bombe ou face à un forcené barricadé, et ne sera pas armé. Ils le considèrent comme un « outil de bon sens qui peut assurer la sécurité des résidents et des agents en cas de situations dangereuses ». Plusieurs voix se sont malgré tout élevées, fustigeant une absence de concertation avec la population : « Les drones représentent une importante menace pour la vie privée. Ils ne devraient être autorisés qu’après un solide débat public », a plaidé Melanie Ochoa, avocate membre de l’Union américaine pour les libertés civiles en Caroline du Sud. Les opposants craignent que ces robots ne soient utilisés à terme pour de la surveillance aérienne, voire qu’une arme soit montée sur l’engin. « Ce que ça représente, c’est l’escalade et la militarisation galopante de la police », a affirmé Hamid Khan, le fondateur de Stop LAPD Spying Coalition, un collectif d’activistes qui militent pour le respect des libertés individuelles face à la police. (@LeMondefr).

#MediaSocial

Snapchat plonge en bourse après l’annonce de résultats décevants. Cette fois, pas de filtre pour embellir la réalité. L’action de Snap, la maison mère de la populaire messagerie mobile Snapchat, chutait à Wall Street jeudi après l’annonce de résultats qui ont déçu le marché pour le 2e trimestre. Dans les échanges électroniques après la clôture de la séance officielle, Snap dégringolait de plus de 12% à 12,11 dollars, très en-dessous de son cours d’introduction en Bourse de 17 dollars en mars dernier. Les investisseurs sont notamment déçus par le nombre d’utilisateurs quotidiens (DAU) qui, à 173 millions, est en-dessous de la moyenne de leurs attentes (175 millions) même s’il a progressé de 21% sur un an. Le réseau social a affiché un bond de 153% de son chiffre d’affaires sur un an à 181,6 millions de dollars mais sa perte nette s’est creusée passant de 115,9 millions à 443 millions de dollars sur un an. Le marché attendait un chiffre d’affaires de 186 millions de dollars. A lire aussi : La story boursière de Snapchat est-elle trop belle ? (@LExpress).

Quatre graphiques qui montrent pourquoi Snap n’a plus la cote en Bourse. Le groupe va donc toucher son plus bas historique depuis son entrée à Wall Street en mars dernier : avec cette baisse, sa capitalisation boursière ne sera plus que de 13,95 milliards de dollars. Très loin de son record à près de 31,76 milliards. En cinq mois et demi, le cours du titre a fondu de 56%. Gros plan sur les quatre indicateurs clés de Snapchat qui inquiètent investisseurs et marchés financiers. (@LesEchos).

#Streaming

Les trois vies de Netflix. Les profondes évolutions du marché, tirées ou non par des révolutions technologiques, peuvent provoquer le déclin d’anciens champions. Un groupe leader un jour peut se retrouver rapidement dépassé s’il n’arrive pas à se remettre en cause et à s’adapter lorsque son environnement concurrentiel évolue en profondeur. Netlfix n’appartient pas à cette catégorie. Au contraire. En une vingtaine d’années d’existence, le groupe construit par Reed Hastings a plus d’une fois prouvé qu’il était capable de faire pratiquement table rase du passé pour se réinventer totalement. Né en 1997 comme entreprise de location de DVD, Netflix tua ses concurrents en s’appuyant sur une démarche originale. Blockbuster, alors numéro un du secteur, disposait d’un vaste réseau de boutiques et réalisait l’essentiel de sa marge en facturant de lourdes pénalités de retard pour les K7 vidéo et DVD rendus hors délais. @LesEchos). A lire aussi : Streaming : Netflix contraint d’acheter des contenus (@Figaro_Economie).

#RealiteVIrtuelle

Le premier jeu vidéo en réalité virtuelle contrôlé par la pensée est déjà là. Les jeux vidéo en réalité virtuelle sont autrement plus immersifs que leurs prédécesseurs. Si vous le niez, c’est que vous n’avez jamais joué à Resident Evil 7avec le Playstation VR sur la tête. Le problème, c’est que les périphériques qui font le lien entre vous et le jeu vidéo, aussi VR soit-il, ont à peine changé. Les engins comme le Virtuix Omni ou le Stricker ne s’adressent qu’aux nolife pleins aux as. Pour les autres, c’est clavier-souris ou manette avec reconnaissance de mouvement. Pas très futuriste. Heureusement, le progrès est en marche. Il y a une dizaine de jours, pendant le séminaire SIGGRAPH, la startup américaine Neurable a dévoilé le premier contrôleur de jeux vidéo VR basé sur une interface neuronale directe. Grâce à cette sangle pour casque de réalité virtuelle HTC Vive sur laquelle sont fixées sept électrodes, les joueurs peuvent mener une petite aventure interactive à son terme par la seule force de la pensée. Bien sûr, l’imposant dispositif ne permet pas encore de caler un 360 noscope à l’AWP sans remuer le petit doigt, mais c’est un premier pas. (@motherboardfr).

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