20 Avr

Régions.news #326 – Edition du vendredi 20 avril 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Légende image. Le plus grand cerf-volant du monde, 48 m de long, 27 m de large, a volé dans le ciel de Berck-sur-mer Crédits photo : Maxppp. Les rencontres internationales du cerf-volant se sont déroulées le week-end du 14 et 15 avril à Berck.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Le rapport « Un plan pour co-construire une société apprenante », de François Taddei, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), a été remis aux ministres du Travail, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur le 4 avril. Il préconise une quinzaine d’expérimentations dans les territoires, pour créer des tiers-lieux physiques et numériques, organiser une « fête de l’apprendre » ou créer des « labs » pour imaginer les métiers et formations de demain…

► Installée à Bègles (Gironde) sur les terrains d’un ancien centre de tri postal, la Cité numérique est destinée à devenir sur 27.000 m² le « totem » de l’économie numérique de Nouvelle-Aquitaine, en y accueillant des jeunes pousses entrepreneuriales, des écoles… Elle ouvrira ses portes le 4 juin.

► La civic tech (technologie civique) s’invite à Presles (Val d’Oise) : de la connexion à l’hyperconnectivité. La commune de Presles part avec un gros handicap avec le cheminement du signal Internet. Le maire décide alors de créer le syndicat Val-d’Oise Numérique pour obtenir la fibre dès 2018. « Nous avons subi une pression énorme de la part de la population, afin qu’on accélère et qu’on lui permette d’obtenir ce confort », affirme l’édile. Et à Trilport (Seine-et-Marne) : éducation et dématérialisation. La commune travaille à la participation numérique et citoyenne depuis près de quinze ans. Première brique à l’édifice : le télé-paiement pour les activités périscolaires. « Cela a facilité la vie des habitants, et nous avons pu dire aux agents : on travaille en horizontal », se félicite le maire. A lire : Les « Civic tech » ou la démocratie en version start-up.

► Purifier l’eau à l’aide d’une simple valise d’une quarantaine de kilos, équipée d’un système de filtration, d’une pompe et d’un panneau solaire, concept développé par la startup toulousaine Sunwaterlife. Cette unité mobile est capable de filtrer au moins 700 litres d’eau par jour. Cette technologie baptisée Aqualink repose sur la filtration des eaux polluées des fleuves pour éliminer bactéries et virus afin de la rendre potable.

#Viva-Cités [Rubrique sur la cité digitale et résiliente]

► Au cœur des années 1980 et 1990, Medellin, alors sous la coupe de Pablo Escobar, était considérée comme la capitale mondiale du crime. Vingt-quatre ans après la mort du trafiquant de drogue, la deuxième ville de Colombie est célébrée comme l’une des cités les plus innovantes du monde. « Medellin est devenue un symbole de la ville vivante pour tous sur la scène internationale. En une quinzaine d’années, elle a construit sa résilience et élaboré un paradigme nouveau, fondé sur l’innovation sociale et l’intelligence urbaine. », expliquait en septembre 2015, le scientifique franco-colombien Carlos Moreno dans le quotidien La Tribune. La révolution menée est celle de l’équité, qu’elle a fondée sur cinq aspects de la vie citoyenne : la transparence, la participation, la non-violence, l’innovation et la résilience. À lire aussi : Cinq villes intelligentes et humaines.

Légende image. Une lettre ouverte signée par plus de 200 experts en robotique, intelligence artificielle et éthique, chercheurs ou encore chefs d’entreprise, vient d’être publiée la semaine dernière pour tenter de dissuader la Commission européenne d’attribuer aux robots une responsabilité juridique. Crédits : Jens Meyer/AP/SIPA. À regarder : « Regards sur l’intelligence artificielle » : un documentaire pour comprendre les enjeux de l’IA.

#EconomieCirculaire

► L’économie circulaire progresse en France au travers de multiples initiatives mais cherche sa voie pour s’imposer. Face au modèle dominant dit linéaire, qui consiste à extraire des matières premières, fabriquer des produits, les consommer et les jeter, l’économie circulaire privilégie un circuit fermé de la matière. Son objectif est de limiter la consommation de ressources et les rejets de déchets. Le gouvernement s’apprête prochainement à publier sa feuille de route pour développer l’économie circulaire. À lire : Pour que l’économie circulaire finance le réemploi et la récupération.

► Back Market, start-up parisienne, est devenue la spécialiste français des produits high-tech reconditionnés. L’entreprise propose de mettre en relation les consommateurs avec près de 250 usines de reconditionnement de matériel électronique, grâce à une plate-forme unique. L’objectif est de supprimer les trop nombreux intermédiaires (opérateurs mobiles, destockeurs…) afin de rendre les produits reconditionnés directement accessibles au grand public et de rentrer ainsi dans la boucle de l’économie circulaire.

► Depuis octobre 2017, trois jeunes producteurs de champignons passionnés d’agriculture urbaine et d’économie circulaire, cultivent et donnent vie à 27 kg de pleurotes chaque semaine au cœur de la cave du Monoprix Saint-Augustin à Paris. L’entreprise se nomme « La boîte à champignons » et elle transforme le marc de café en champignons à Paris. « Nous recréons les conditions climatiques d’un sous-bois, détaille un des responsables. La lumière doit être faible pour imiter le caractère ombrageux des arbres dans la nature. »

► À Niort (79), un restaurateur a installé mercredi 18 avril un frigo solidaire devant son établissement. Au fil de la journée, il y dépose la nourriture qu’il n’a pas utilisée et qui auraient pu finir à la poubelle. Tout le monde peut ensuite venir se servir. L’objectif est de lutter contre le gaspillage et de créer ainsi du lien social avec ceux qui sont dans le besoin. Il existe déjà quatre frigos solidaires en France : deux à Paris, un à Lille et à Grenoble. Des projets dans d’autres villes sont actuellement en cours comme à Angoulême. À lire : Cocycler collecte et valorise les bio-déchets des restaurants dans la ville d’Angers.

#Sérendipité

► Des chercheurs américains et britanniques ont conçu par accident une enzyme capable de détruire du plastique, notamment celui utilisé pour fabriquer des bouteilles d’eau et de soda, selon une étude publiée lundi 16 avril dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS). Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de plastique aboutissent dans les océans, faisant croître les inquiétudes sur la toxicité de ce dérivé du pétrole et sur son impact sur la santé des générations futures et de l’environnement.

#LiensVagabonds publiés par le Métamedia.

► Facebook : excuses, éthiques et RGPD. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La voiture autonome, une révolution industrielle… et assurantielle ? ; – Le MIT a développé un appareil capable de lire dans vos pensées ; – Alphabet, maison mère de Google, va commencer à construire sa Smart City à Toronto cet été ; – En 2025, la Chine possèderait 40% des connections 5G ; – L’IA n’est pas encore prête pour gérer toute seule la data à 100%.

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13 Avr

Régions.news #325 – Edition du vendredi 13 avril 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Légende image. La ville de Montréal (Québec) qui s’est lancé dans le concept de ville intelligente en 2014, sert d’exemple au défi lancé par le gouvernement fédéral (Photo Office de Tourisme du Canada). À lire : Une cite digitale et résiliente.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Sense City est une mini-ville qui a été créée pour tester la « smart city » durable et résiliente. Elle se situe au cœur de la Cité Descartes à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne). Baptisée Sense City, cette plate-forme de Recherche & Développement se veut un terrain d’expérimentations de la ville durable. Unique en Europe, elle permet d’étudier la performance énergétique et la qualité sanitaire des bâtiments, des nouveaux matériaux urbains, d’observer l’impact de la végétation sur son environnement, d’analyser la qualité et la durabilité des réseaux urbains, la qualité de l’air, des sols, des eaux…

► Un logement social nantais imprimé en 3D avec un robot. Une première mondiale. Une maison de 95m², inaugurée à Nantes le 21 mars, a été construite à l’aide d’un robot-imprimante 3D en seulement six mois (la moyenne pour un logement de ce type est de 9 à 10 mois de construction). Ce projet de logement social, baptisé Yhnova, a été lancé dans le cadre du programme «démonstrateur Smart City», dédié aux territoires intelligents. Ses aouts : des économies d’énergie.

► Dans le courant du mois d’avril, les premiers tests d’un nouveau prototype de bateau volant de SeaBubbles vont se dérouler sur la Seine à Paris. Ce sont des bulles volantes qui se déplacent à une vitesse maximale de 18 à 20 km/h. Cette vitesse leur permet de voler. L’objectif est de prouver qu’elles peuvent s’adapter dans ces conditions au trafic dense d’un fleuve en agglomération.

► Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, propose avec son Dicorue (CNRS Editions), une sorte de « ville, mode d’emploi », décrivant, à partir de mots, la ville dans tous ses étages, du pavé au balcon. Il déambule par association d’idées au sein des quelque 174 entrées de son dictionnaire.

#Paiement

► Lancée en 2013, l’application française de paiement mobile Lydia s’immisce dans le quotidien des 18-35 ans. Lydia revendique 1,6 million d’utilisateurs. C’est d’une « application méta bancaire » qui permet à l’utilisateur d’accéder et de gérer depuis une seule interface l’ensemble de ses comptes bancaires ainsi que les services existants et à venir que Lydia compte développer elle-même.

► À Dijon, les voyageurs n’ont plus besoin d’acheter de ticket pour prendre le tramway Il leur suffit de monter dans le tram et de présenter leur carte bancaire sans contact devant une borne conçue à cet effet, pour payer leur trajet. Ainsi, « les évolutions technologiques et réglementaires favorisent l’émergence de nouveaux moyens de paiement qui vont remettre en question l’utilisation de l’argent liquide et même de la carte bancaire », explique Christophe Vergne, (Capgemini Financial Services).

Légende image. Peter Kogler : « Untitled », 2018. impression digitale sur vinyle, dimensions variables. Au Grand Palais, à Paris, une exposition interroge le visiteur et le monde de l’art : un robot est-il un artiste comme les autres ? Ils sont capables de dessiner, peindre, recopier, mais aussi inventer. Et créer ?

#Sante

► Il y a encore peu, tous les bilans de santé et les comptes rendus postopératoires étaient rangés dans de vieilles pochettes cartonnées. Cette époque appartient au passé. Nos données médicales sont désormais stockées sur des serveurs informatiques à travers le monde. L’enjeu est considérable dans la santé, où nos données sont collectées en permanence par diverses applications (perte de poids, santé, arrêt de la cigarette) et des objets connectés (montres, balances, podomètres). « Ce ne sont pas vraiment nos données mais leur traitement qui a de la valeur », explique Frédéric Bizard, économiste de la santé, Aujourd’hui, on a confiance dans les médecins grâce au secret médical et parce qu’ils renseignent obligatoirement leurs liens d’intérêt avec les laboratoires. Il faut que cette confiance puisse se perpétuer. » A lire : La course aux données de santé est lancée.

► Cette transformation numérique de la santé pose de nombreuses questions d’éthique. Où vont les données que nous produisons lorsque nous nous soignons ? Qui les utilise, et de quelle façon ? C’est l’un des sujets actuellement débattu dans les États généraux de la bioéthique, notamment à travers la consultation en ligne ouverte jusqu’au 1er mai. « Comment concilier des objectifs, antinomiques en apparence, de protection de la vie privée et de contribution à l’intérêt collectif ? » : tout citoyen peut y poster ses propositions sur ce thème.

► Dans le film américain de science-fiction Gattaca sorti en 1997 un test sur les gènes défaillants est réalisé sur chaque enfant, à sa naissance prédisant les maladies dont il sera atteint durant sa vie. Une telle médecine prédictive est-elle possible de nos jours ? Anticiper la maladie et en prévoir les symptômes sont devenus des enjeux de santé publique. Alexandra Dalu, médecin nutritionniste explique : « La médecine a beaucoup progressé depuis 15 ans. La population doit pouvoir en bénéficier. En ce sens, les tests génétiques quand ils sont validés et reconnus, sont une source de médecine prédictive et préventive indéniable (…). Dosés en test de dépistage à grande échelle, ils limiteraient le coût des soins et le recours à des procédures lourdes en évitant l’apparition de la pathologie. Il est donc important d’anticiper plutôt que de constater. » A lire : l’intelligence artificielle, une nouvelle arme contre le cancer ?

#Politique

► Créée en 2015 par deux bruxellois qui n’avaient que 22 ans, la plateforme de démocratie participative CitizenLab. Dans le monde, plus de 72 plateformes Citizen Lab sont déjà installées dont deux en France, à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, et L’Isle-d’Abeau, en Isère. « Ces deux collectivités utilisent notre plateforme pour lancer des consultations qui impliquent plus les citoyens », notent les dirigeants de CitizenLab. « Elles s’appuient sur la portée du digital pour optimiser la collecte et l’analyse des propositions citoyennes en ligne afin de mener une politique plus en phase avec les attentes de la population ».

#LiensVagabonds publiés par le Métamedia.

► La télévision locale, source importante d’information en ligne. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Les millenials ont détruit les règles de l’écriture, et ont créé quelque chose de mieux ; – L’ère du numérique et la nécessité d’un nouveau contrat social ; – Le futur de l’éducation s’écrit en numérique ; – Comment bien se servir des bots dans une rédaction ; – Arte mise sur les jeux vidéos culturels.

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06 Avr

Régions.news #324 – Edition du vendredi 6 avril 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Légende image. La plus grande ville du monde par sa superficie se trouve en Chine : Chongking compte 34 millions d’habitants, et 300 000 nouveaux la rejoignent chaque année pour trouver du travail. L’entreprise est l’un des rouages permettant de transformer en ouvriers salariés des millions de paysans. Débarqués de leurs campagnes, la plupart d’entre eux n’avaient jamais vu une tour. « Nous voulons accélérer le développement des industries innovantes, comme la fabrication de voitures électriques, la robotique et l’exploitation du gaz de schiste. D’ici à 2020, nous voulons terminer la construction des chemins de fer rapides, des gares et des tramways », explique-t-on au Bureau de développement et de réforme de la municipalité. Photo : Justin Jin / The New York Times-Redux-Rea.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Une expérimentation de carrefour dit intelligent est menée par la métropole de Metz, en Moselle. Des caméras thermiques comptent les piétons pour adapter la durée du bonhomme vert sur le feu lumineux. L’objectif est d’éviter que le bonhomme passe au rouge alors que les piétons se trouvent au milieu de la rue et de sécuriser ainsi le trajet de ces personnes.

► Depuis fin février, une rue du XVème arrondissement parisien est devenue le terrain d’une expérience innovante. La rue est équipée à tous ses points lumineux de capteurs de mouvement, capables de détecter tous les modes de déplacement. La lumière, à sa puissance minimale quand la rue est déserte, s’intensifie automatiquement au passage d’un piéton, d’un cycliste ou d’un automobiliste dans un rayon de 30 mètres.

► Et si la solution de secours était de ne pas se déplacer ? Face à la grève des trains, certains professionnels se sont tournés vers des espaces de travail partagé (coworking) situés dans leur ville. À Tours, un de ces espaces a ouvert ses portes il y a un mois. « On a des Tourangeaux qui travaillent ici tout le temps, et puis on a ce qu’on appelle des nomades, qui peuvent venir ponctuellement en cas de problème avec les transports ou s’ils veulent organiser une réunion dans une de nos salles », explique Julien Dargaisse, président de l’espace de coworkinq HQ.

► Jusqu’où une collectivité a-t-elle le droit de s’engager dans la lutte contre le terrorisme ? A l’heure des réseaux sociaux et de la généralisation des smartphones, une municipalité peut-elle promouvoir un dispositif participatif d’enregistrements vidéos pour inciter ses administrés à l’alerter sur des situations qu’ils jugeraient anormales ? A ces questions, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) vient d’apporter une première réponse, claire et motivée, à propos du dispositif Reporty, que la ville de Nice avait commencé à déployer. Une application pour smartphone qui permet aux niçois d’adresser un enregistrement vidéo et sonore à la police municipale pour signaler « une incivilité grave ou une situation critique ».  La CNIL dénonce le caractère « très intrusif » d’un tel système, qui peut collecter des informations instantanées personnelles.

Légende image. « L’intelligence artificielle offre la possibilité d’automatiser des prises de décision avec moins, voire pas d’intervention humaine. Il faut donc être vigilant à ce que ces décisions automatisées n’amplifient pas les biais humains », préconise Caroline Lair, cofondatrice de Women in AI. Depuis que ces problèmes ont été identifiés, de nombreux chercheurs s’attellent à les régler, comme Mouhamadou Moustapha Cisse, chercheur au sein du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook. Il rappelle que « les algorithmes ne sont pas dotés de conscience, mais construits par des gens. Ce sont, en partie, les biais de ces personnes qui se répercutent sur la façon dont les algorithmes fonctionnent ». À lire : Attention à l’Ignorance Artificielle ! Photo :@Shutterstock.

#IntelligenceArtificielle

► Mercredi 28 mars, le député Eric Villani a rendu public son rapport sur l’I.A : « Donner un sens à l’Intelligence Artificielle ». Vous pouvez lire sur le site AiForHumanity un résumé des grands enjeux et une synthèse pour tout comprendre. et une critique. « À horizon de trois ans, il faut multiplier par trois le nombre de personnes formées à l’intelligence artificielle », en formant non seulement des ingénieurs et des chercheurs. Pour éviter que les chercheurs français quittent la France le rapport suggère « un doublement des salaires en début de carrière ». À lire aussi le regard critique sur le rapport d’Olivier Ezratty, consultant et auteur, notamment de l’e-book « Les usages de l’intelligence artificielle ».

► Romain Daniel, 22 ans, muni d’un master de finances a choisi de rejoindre la première école française d’intelligence artificielle à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il fait partie d’une promotion de 24 élèves qui étudieront pendant sept mois les rouages de l’intelligence artificielle. Voir la vidéo sur le site de @franceinfo.

► Google, Samsung et Fujitsu ont annoncé l’ouverture de laboratoires de recherche fondamentale en Ile-de-France. Ils suivent les pas de Facebook et Microsoft. Dans une interview avec l’agence Reuters, Benjamin Revcolevschi, directeur général de Fujitsu France, a déclaré : « On a engagé il y a plus d’un an et demi une démarche pour convaincre le groupe qu’il fallait investir en France. On a des talents en France, notamment en intelligence artificielle, en algorithmique, en mathématiques qui sortent du lot ».

#MediaSocial

► Comment manipuler Facebook et Twitter au lieu de les laisser vous manipuler ? Des milliards d’entre nous comptent sur les réseaux sociaux pour nous aider à rester en contact avec nos amis et notre famille, à obtenir les dernières nouvelles. Nous apprenons de plus en plus, cette connectivité à un prix : ce que vous ne payez pas en coûts initiaux est exigé dans des quantités de données personnelles qui ne sont pas toujours utilisées comme vous l’entendez. Ainsi Twitter et Facebook ont un vaste contrôle sur notre vie en ligne. Voici six façons de reprendre ce contrôle. La première est de combattre les algorithmes avec des algorithmes. Ainsi vous pouvez jouer avec ces algorithmes en utilisant un outil comme Gobo, un projet de chercheurs du Centre for Civic Media du MIT Media Lab. Gobo est agrégateur de contenu de réseaux sociaux qui permet à son utilisateur de définir lui-même le contenu à privilégier en ajuster différents filtres. À lire aussi : How to manipulate Facebook and Twitter instead of letting them manipulate you.

#LiensVagabonds publiés par le Métamedia.

► Le sport arrive sur les plateformes et à la carte, lui aussi !. À retenir cette semaine : – Vivons-nous déjà dans une réalité virtuelle ? ; – Ça y est, les jeunes Britanniques regardent plus Netflix que la BBC ; – La future naissance de la 5G et ses enjeux ; – Le moteur de recherche français Qwant surfe sur la vague anti-GAFA ; – « Slow Journalism » vs « Breaking News ».

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30 Mar

Régions.news #323 – Edition du vendredi 30 mars 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Légende image. Le projet futuriste « Métamorphose » du Quai Saint Serge à Angers (Maine et Loire). Photo : Groupe Giboire. « Pour qui s’inquiète du rapport des gens normaux avec l’architecture, l’expérience d’Angers est une démonstration éclatante que les habitants d’une ville moyenne peuvent s’emparer avec passion d’un projet urbain propre à transformer l’image de leur ville et, surtout, l’image qu’ils se font de leur ville », écrivait Christophe Leray dans les chroniques d’architecture. À lire : le 17 mars, six projets lauréats du concours d’architectes ont été lancés par la Ville d’Angers.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Deux cent vingt-deux villes de taille moyenne ont été retenues pour bénéficier du plan gouvernemental de revitalisation des centres-villes baptisé « Action cœur de ville », a annoncé, mardi 27 mars, le gouvernement. Ce plan doit permettre de mobiliser plus de 5 milliards d’euros sur cinq ans pour ramener notamment des habitants et des commerces dans les cœurs de ville désertés. Le plan du gouvernement a été élaboré en collaboration avec l’association Villes de France, qui regroupe les villes moyennes, et avec les organismes publics partenaires. À lire aussi : Désertification des centres-villes : un rapport pour revitaliser les villes petites et moyennes

► Les premières mesures visent « plus globalement à améliorer les conditions de vie des habitants et conforter le rôle de ces villes comme moteur de développement du territoire à une échelle régionale, en complément des métropoles ». Votre ville en fait-elle partie ? Voir la carte de @franceinfo.

#Sante

► Le CHU d’Amiens fait partie des trois hôpitaux français à s’être doté de CyberKnife, un robot doué d’une intelligence artificielle. Le robot délivre des rayons à des tumeurs difficiles d’accès et en mouvement. Son ciblage très précis permet d’utiliser des doses d’irradiation beaucoup plus élevées qu’avec un appareil standard de radiothérapie. Et ce sont justement ces fortes doses qui permettent de réduire les séances et d’enrayer la maladie dans 80 à 90% des cas. A lire : Le Mans sera bientôt équipé d’un Cyberknife.

#Ecole

► L’école pilote de robots Algora vient d’être lancée à Lille (Nord). Lancée par la société Speechi, les enfants de 9 à 14 ans y apprennent la robotique et la programmation. Les élèves, âgés de 9 à 14 ans, y apprennent le codage pendant 1h30, deux fois par mois. Le fondateur de l’école, Thierry Klein, explique : « Quand on surfe sur Internet, sur Facebook par exemple, il est rare de savoir comment et pourquoi ces pages apparaissent devant nous. Nous sommes « esclaves » des programmateurs. Grâce à l’apprentissage du codage, les nouvelles et futures générations en connaitront les principes. Elles évolueront librement dans cet univers connecté. »

Légende image. À sa conférence Think 2018 IBM a présenté le plus petit ordinateur du monde. Il a été pensé pour être utilisé dans des systèmes dédiés à la blockchain. Plus petit qu’un grain de sable. Il coûterait moins de 10 centimes à fabriquer.

#Data

► Le 25 mai, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) va rentrer en vigueur dans tous les pays européens. Le RGPD va imposer de nouvelles règles pour garantir que les données des Français sont bien protégées et pas exploitées sans leur consentement. Il instaurera aussi un droit à l’effacement et la portabilité, notamment. Beaucoup d’entreprises et de collectivités locales doivent donc se mettre en conformité. La présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a assuré aux entreprises qu’elle ferait preuve de souplesse en matière de contrôle après l’entrée en application le 25 mai du RGPD. À lire : Les blockchains confrontées au RGPD : six questions à se poser ; Les données personnelles ne sont ni à prendre ni à vendre ; Pourquoi héberger ses données en France.

#LiensVagabonds publiés par le Métamedia

► Comment faire confiance à Facebook ? Facebook se retrouve (encore) sous le feu des critiques cette semaine avec l’affaire Cambridge Analytica, une société d’influence en ligne qui a recueilli les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs pour la campagne de Donald Trump en 2016, sans leur consentement… et avec Steve Bannon à la manoeuvre. Plus grave encore : il semblerait que les dégâts soient bien plus étendus que la seule élection US, et que Cambridge Analytica n’ait pas été la seule firme à siphonner les données de Facebook. Pire : Facebook n’est pas non plus seul à partager vos données. Quasiment tous les éditeurs en ligne le font ! La FTC a donc ouvert une enquête, mais le mal est fait : cette affaire est une conséquence directe du business model de Facebook, basé sur une gigantesque machine de surveillance, et cela fait bien longtemps que nos données personnelles sont utilisées sans que nous le sachions. Cambridge Analytica a été perquisitionnée, après quelques jours de silence, et après avoir suspendu le compte du lanceur d’alerte, Zuckerberg s’est expliqué sur CNN, au NY Times et à Wired, il parle, mais est-ce qu’il écoute ?

#Presse

► « Je fais le même journalisme que quand j’étais dans la presse imprimée, explique Edwy Plenel, co-fondateur de Mediapart, mardi 20 mars 2018 sur @franceinfo. Mais ce que j’ai découvert avec le numérique, c’est que je peux le faire mieux, échapper au formatage, faire un journalisme mieux documenté et plus multimedia, plus participatif. ». Il rajoute : « le numérique, c’est le média total. C’est de l’écrit que nous faisons. C’est aussi de l’image, et surtout encore une fois, échapper au format unique ».

#Audiovisuel

► Il n’y a pas qu’en France que les lignes bougent pour l’audiovisuel public : partout en Europe, les médias publics ont entamé leur transformation pour s’adapter aux nouveaux usages numériques, tenter de rester pertinents, et faire valoir leurs différences. Certains vont beaucoup plus vite que d’autres. C’est le cas des pays nordiques où les sociétés sont très connectées, où toutes les générations ont déjà basculé sur Internet, et où les plateformes et les géants du web, profitant d’une forte acceptation locale de la langue anglaise, occupent une place désormais déterminante dans la culture, l’information et le divertissement, forçant les acteurs historiques à réagir. Lire la suite sur le site de MetaMedia

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23 Mar

Régions.news #322 – Edition du vendredi 23 mars 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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Légende image. Le Groenland se fissure et risque d’inonder le monde. En 2006, des glaciologues observaient pour la première fois un lac de glace de 5,6 km² s’écouler en moins de 2 heures. De tels événements sont aujourd’hui plus réguliers, une routine estivale à mesure que le Groenland se réchauffe. Et ce phénomène inquiète. Crédit : Wikimedia Commons / Halorache

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Quatre jeunes Parisiens installés en Aveyron depuis deux ans, ont créé une plateforme Web, Aurore Market, avec 3 000 références de produits bio. Ils ont la conviction que l’on peut vendre du bio à un prix abordable. Le site repose sur un principe d’adhésion. Ainsi pour 60 euros annuels, on peut commander en ligne des produits bio moins de chers de 25 à 50 % qu’en magasin.

► Les robots de l’entreprise Octopus Robots ont fait leur entrée à la Bourse de Paris, le 14 mars. Cette jeune entreprise basée à Cholet (Maine-et-Loire), est une pionnière de la biosécurité agricole. Fin 2015, elle est arrivée sur le marché de la volaille déstabilisé par les épidémies de grippe aviaire avec une technique de désinfection industrielle révolutionnaire sans évacuer les bâtiments d’élevage.

► Geoffroy de Reynal, ingénieur en énergies renouvelables, a créé un abri urbain permettant aux SDF de trouver un refuge le soir venu à Paris et à Bordeaux où il est actuellement testé. Cet « iglou » étanche d’1,20 m sur 2 et haut de 90 cm est renforcé par un revêtement en polyéthylène et en aluminium. « J’ai travaillé au Monténégro où personne ne dormait dans la rue. Une solidarité naturelle existe pour que personne n’y soit, malgré les conditions de vie plus dures que chez nous. Quand je suis rentré à Paris, j’ai été d’autant plus choqué », explique Geoffroy de Reynal.

#Transport

► Ces prochains mois 14 jeunes pousses sélectionnées par le réseau dédié à l’innovation Numa et la Ville de Paris vont participer à la construction de la ville de demain. Dans le cadre de la 3ème édition du programme DataCity, ces start-up devront proposer des solutions aux problématiques rencontrées par la capitale, grâce à l’analyse des données mises à disposition par la ville. La principale sera la mobilité avec les questions d’affluence dans les transports et la congestion routière. « Aujourd’hui, on a des outils pour gérer le flux de signalisation en temps réel, mais pas d’outils sophistiqués pour prédire les moments de congestion à des endroits précis », explique Jean-Louis Missika, adjoint à la Mairie de Paris, chargé de l’urbanisme.

Légende image. À Novosibirsk en Sibérie se trouve une statue qui rend hommage à tous les rongeurs utilisés pour des expériences génétiques. Inaugurée par la ville, le 1er juillet 2013, elle représente une souris anthropomorphe vêtue d’une blouse en train de « coudre » une cellule ADN. Aujourd’hui des chercheurs de l’université d’Oxford en Angleterre ont créé des souris virtuelles pour faire des tests cliniques sans maltraiter les animaux.

#MediaSocial

► Quelle relation entre médias et réseaux sociaux à l’heure des fake news et des algorithmes omniprésents ? Pour Grégoire Lemarchand, rédacteur en chef adjoint et responsable de la cellule réseaux sociaux à l’AFP, explique qu’aujourd’hui à l’AFP « nous avons des formations sur la façon de mener une veille efficace ou comment ne pas perdre de temps sur les réseaux sociaux mais plutôt en gagner. Il y a aussi de plus en plus de formations sur la recherche, la vérification voire la récupération des contenus amateurs. ».

► Revue de liens : – Des robots-journalistes qui sont déjà bien meilleurs que les vrais ; – En Suède, les journalistes et les bots travaillent main dans la main ; – Ces médias qui quittent Facebook.

#JeuVideo

► Le jeudi 8 mars, Donald Trump a reçu à la Maison Blanche les représentants de l’industrie du jeu vidéo, trois semaines après la tuerie de Parkland qui a causé la mort de 17 lycéens. « J’entends de plus en plus de gens dire que le niveau de violence des jeux vidéo perturbe la santé mentale des jeunes » a-t-il affirmé et révélant dans la foulée « que certaines études indiquent qu’il existe une corrélation entre violence des jeux vidéo et violence réelle. » Face à ces accusations récurrentes, un contre-discours s’est organisé à partir des années 1990. Il a d’abord pris la forme d’un lobbying, celui de l’Entertainment Software Association (ESA) aux États-Unis, défendant l’image d’une industrie responsable, autoréglementée, et guère plus violente que le cinéma ou la télévision. Il a également été le fait, à partir des années 2000, de chercheurs en sociologie et en psychologie. Ou tout simplement de joueurs et journalistes spécialisés qui ont usé d’Internet pour exprimer leur énervement et leur lassitude face à l’éternelle méfiance que suscite leur passion.

► C’est une étude scientifique qui tombe à pic. Publiée dans Molecular Psychiatry le 14 mars, elle conteste le lien entre violence et jeux vidéo. L’expérience a réuni 77 cobayes pendant deux mois. Ceux-ci ont été divisés en trois groupes, l’un exposé quotidiennement à un jeu vidéo violent ; le second à un jeu vidéo pacifique ; tandis que le troisième ne jouait à aucun jeu. Les auteurs de l’étude ont évalué le niveau d’agressivité et d’empathie des participants, leurs compétences interpersonnelles, leur impulsivité, leur anxiété, leur humeur, et leur contrôle de soi. En conclusion, « les chercheurs n’ont trouvé aucun changement significatif dans aucune des variables observées, et particulièrement pas dans l’évolution du niveau d’agressivité d’aucun des trois groupes. »

#LiensVagabonds

► Consulter les liens vagabonds du 17 mars 2018 sur le site Méta-Media. À retenir cette semaine : – Après la sidération, place à l’action contre la désinformation en ligne. Pendant que la France prépare un projet de loi sur les fake news, l’Union européenne publie cette semaine les recommandations d’un groupe d’experts réuni par la Commission pour endiguer le phénomène.

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09 Mar

Régions.news #321 – Edition du vendredi 9 mars 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Le gel sur une fenêtre d’une habitation de Godewaersvelde (Nord), le 26 février 2018. Regarder les images de la vague de froid qui s’est abattue sur l’Europe à la fin du mois de février. Crédit photo : Philippe Huguen / AFP

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Le collectif « Groupe F » a mis en ligne une carte interactive participative de Montpellier où chaque femme peut dénoncer anonymement le harcèlement de rue qu’elle a subi. « Comme la plupart des femmes, tu as sûrement été suivie, interpellée, sifflée ou pire », écrit le collectif Groupe F sur son compte Facebook. « Cette carte est faite pour pouvoir recenser anonymement les témoignages. N’hésite pas à t’en servir et à la relayer », ajoute-t-il.

► Les seniors des zones rurales subissent la double peine : la perte progressive d’autonomie et l’isolement social. Pour cet enfermement progressif, les caisses de retraite et les institutions régionales ont conçu le bus connecté. Itinérant, il va sillonner de nombreuses communes de la Région Centre-Val-de-Loire et proposer aux seniors qui ne disposent pas d’ordinateur, une découverte, une imprégnation et une immersion dans l’univers du numérique.

► Un restaurateur de Marly (Moselle) a eu l’idée de confier le service en salle à un robot. Sur son rail magnétique, ce robot importé de Chine pour la somme de 5 000 euros est capable d’aller de la cuisine à une table pour apporter les plats. Il vous dira quelques mots comme « Bon appétit » ou « Veuillez-vous servir ». Pour le gérant de l’établissement, il ne s’agit pas de remplacer le personnel, même s’il déclare avec humour : « Le robot n’est jamais malade et peut travailler 24h/24, il suffit de le recharger toutes les huit heures. »

#Ville

► A quoi ressemblera la Smart City de demain ? en trois épisodes. 1/ Une ville intelligente : « La plupart des mégapoles seront saturées de milliards de capteurs capables de communiquer entre eux », souligne Howard Rheingold, auteur de Foules intelligentes (M21 Editions). La déferlante du numérique, à travers Internet et la multiplication des écrans, l’open data, la géolocalisation et l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les smartphones sont au cœur de la révolution urbaine. 2/ Une ville citoyenne. « L’ambition de la ville durable est plutôt économique, sociale et environnementale, précise Laurent Vigneau, Directeur de l’Innovation Ville & Transport. Logements, transports, environnement, migrations, communication… La city de demain se conjugue d’abord avec l’économie d’énergie et le développement durable. ». 3/ Une ville sentimentale. Ainsi demain, « la cité sera plus familière parce qu’elle bénéficiera d’un plus grand nombre de services qui favoriseront l’échange, le partage, l’intelligence et le design collectif », explique le sociologue Bruno Marzloff, fondateur du groupe Chronos.

image001Légende image. Cette photographie du canadien Jeffrey Wall est basée sur le prologue du roman de Ralph Ellison de 1952, « Invisible Man ». Ce roman raconte l’histoire d’un homme noir américain sans identité, vivant en secret dans le sous-sol d’un immeuble, éclairé d’un plafond de 1369 ampoules branchées illégalement aux compteurs électriques du bâtiment. Wall reproduit fidèlement la description du roman au point d’utiliser le même nombre d’ampoules suspendues au mur. Cette photo est actuellement exposée à la fondation Vuitton, exposition Moma.

#IntelligenceCollective

► « À titre personnel, je ne parle d’ailleurs plus d’intelligence artificielle mais d’intelligence auxiliaire. C’est-à-dire d’une intelligence qui, associée à notre propre intelligence, en symbiose avec elle, comme un objet que l’on porterait, nous permet d’augmenter notre intelligence. L’intelligence auxiliaire, c’est la garantie que des métiers en cols blancs (avocats, notaires, professeurs, journalistes, etc.) ne disparaissent pas dans la mesure où l’intelligence auxiliaire viendra augmenter notre propre intelligence. », explique Joël de Rosnay, docteur en chimie, dans l’article « L’égoïsme bloque notre cerveau » sur le site belge @lesoir

► Face aux enjeux de l’intelligence artificielle et de l’intelligence collective, Rosalie Lacombe-Ribault, directrice marketing et communication du groupe Talan, estime que deux grandes écoles s’affrontent actuellement autour de l’intelligence artificielle. « Les esprits les plus pessimistes développent une vision apocalyptique de l’IA. Toute puissante et autonome, cette intelligence supérieure surpasserait bientôt celle de l’homme, le privant de son emploi, voire de son libre arbitre. À cette théorie du remplacement s’oppose un modèle reposant sur la complémentarité entre les hommes et la machine. L’IA augmente l’être humain, le rend plus puissant. Elle nous assiste au quotidien dans le traitement de l’information, la prise de décision. L’IA nous libère aussi des tâches fastidieuses, nous offrant un temps précieux pour réfléchir, créer et innover. » À savoir que l’intelligence collective désigne les capacités cognitives d’une communauté résultant des interactions multiples entre ses membres.

#IntelligenceArtificielle

► La reconnaissance faciale est-elle misogyne et raciste ? Ce sont les humains qui écrivent les algorithmes. Ainsi ils donnent indirectement l’exemple aux algorithmes et peuvent donc alimenter des discriminations. C’est aussi le cas de la reconnaissance faciale, comme le révèle une étude réalisée par le MIT et Microsoft. Les résultats sont préoccupants : plus la carnation des personnes est foncée, plus le taux d’erreur grimpe en flèche. Le maximum est atteint pour les femmes noires, avec un taux d’erreur pouvant s’élever jusqu’à 35%. Ce sont les hommes blancs qui s’en sortent le mieux avec un taux d’erreur de 1% d’erreur. « Globalement, les hommes sont mieux répertoriés par l’algorithme que les femmes. La même tendance s’observe pour les sujets à la peau pâle par rapport à ceux dont la carnation est plus foncée, écrivent les auteurs. À lire aussi : Difficile aujourd’hui d’échapper aux algorithmes et à l’intelligence artificielle.

#LiensVagabonds

► Consulter les liens vagabonds du 3 mars 2018 sur le site Méta-Media. À retenir cette semaine : – Quelle éthique pour le journalisme d’immersion ? ; – Les Stories : un nouveau format d’info pour les médias ? ; – Une étude pointe les possibles effets pervers et dangers de l’intelligence artificielle ; – Le guide Wired de la neutralité du net.

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02 Mar

Régions.news #320 – Edition du vendredi 2 mars 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Les tracteurs d’aujourd’hui sont bardés de capteurs dernier cri. Photo : François Nascimbeni / Afp.

#Agriculture

► « La ferme connectée, ou ferme digitale, c’est l’ensemble des solutions numériques innovantes mises à disposition des agriculteurs pour faciliter leur installation, optimiser leur production et améliorer leur quotidien. L’innovation agricole passe à la fois par des logiciels développés par des start-up, des projets professionnels novateurs, des objets connectés, l’exploitation du big data… Nous sommes persuadés que l’agriculteur est le héros du 21ème siècle, tout simplement parce qu’il est au cœur de la transition alimentaire et environnementale. C’est une profession en pleine mutation et le numérique est un accompagnateur dans cette nouvelle phase. », explique Florian Breton, fondateur de MiiMOSA, une plateforme de financement participatif dédiée à l’agriculture, et co-président de l’association La Ferme digitale. À lire : Les Agtech poussent les murs du Salon de l’agriculture.

► Début février, AgTech, premier incubateur de start-up spécialisé dans l’agriculture, a été inauguré à Willems, une commune rurale située à quelques kilomètres de Lille. D’ici le mois de mai, une petite dizaine d’entreprises viendront s’y établir pour développer leurs projets.

► Véronique Bellon Maurel, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), explique : « Les robots constituent un levier très important de l’agriculture du futur, sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années à Clermont-Ferrand. Il s’agit de machines qui -à la différence des automates- reconnaissent leur l’environnement et se déplacent en conséquence. (…) Ils induisent un changement radical dans la configuration de la logistique de la ferme» A lire : Quand les robots s’invitent dans les exploitations agricoles.

► Thierry Desforges, agriculteur à Itteville (Essonne), a lancé en 2013 Monpotager.com, une startup visant à relier les producteurs et les consommateurs. L’idée est simple : un client achète sur le site Web une parcelle exploitée par un producteur local. Ensuite, il suit en temps réel l’exploitation de son potager en direct.

► Cédric Jullien, agriculteur à Semoine (Aube) utilise le drone pour surveiller ses deux sites d’exploitation à 25 kilomètres l’un de l’autre. « Ca fait quatre ans que je fais de l’agriculture connectée » et grâce au drone « j’utilise 20% d’engrais en moins » explique-t-il.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Rennes Métropole inaugure un service public de la donnée. En 2009, la métropole rennaise avait libéré des données publiques (horaires en temps réel, état des routes…) issues de son réseau de transports (bus et vélos). Cette démarche, concrétisée par l’ouverture du portail data.rennesmetropole.fr, s’est enrichie des informations géographiques et pratiques géolocalisées de quelque 1.500 organismes publics et associatifs locaux. Cette initiative « de gouvernance ouverte », vise à faire de la gestion et du partage des données du territoire un service public à part entière. À lire : Mulhouse et sept communes de l’agglomération ont lancé le jeudi 1er février un portail open data.

image003Légende image. Des visiteurs devant un logo 5G lors de l’avant-dernier Mobile World Congress de Barcelone, le 1er mars 2017. Photo Josep Lago / Afp.

#Telephonie

► Alors que la commercialisation de la future 5G est attendue à partir de 2020, l’industrie des télécoms imagine les futures applications et les usages nouveaux. Au Mobile World Congress de Barcelone, qui s’est ouvert lundi 26 février, opérateurs et équipementiers multiplient les démonstrations. Leur objectif est de prouver que les réseaux 5G, qui promettent des débits dix fois plus rapides qu’avec l’actuelle 4G, vont changer la donne dans des domaines aussi variés que les communications, la mobilité, la santé, la construction ou la sécurité. Depuis janvier des tests ont été lancés dans neuf villes de France qui sont Bordeaux, Nantes, Grenoble, Douai, Le Havre, Saint-Etienne, Lille, Montpellier et Lyon.

► La 5G va-t-elle donner encore plus d’importance aux opérateurs télécoms ? Olivier Ezratty, consultant et expert en innovation explique : « Sur le long terme, ils vont jouer un rôle semblable à celui des opérateurs qui nous fournissent l’eau et l’électricité. Ils vont devenir indispensables. Cela sera notamment le cas dans les applications critiques comme la santé, les voitures autonomes, ou l’industrie, qui seront très dépendantes des structures télécoms. » Dans son Rapport CES 2018, Olivier Ezratty aborde les nombreux défis auxquels la 5G va être confrontée.

► Pour les associations Quadrature du Net et la Fédération des fournisseurs d’accès à Internet associatifs (FFDN), il existe des craintes légitimes sur les effets indésirables que la 5G provoquera au moment de son arrivée. En France, « la 5G est un argument récurrent pour créer des brèches dans la réglementation sur la neutralité du net », observent les deux associations, pointant le cas de la voiture autonome. « Or le règlement européen sur l’Internet ouvert permet actuellement, via notamment les services gérés, de mettre en place des services nécessitant une qualité de service spécifique », relèvent-ils.

#Presse

► Facebook a annoncé mardi 27 février qu’il allait investir trois millions de dollars pour aider plusieurs titres de la presse locale américaine. L’objectif est de les aider à augmenter le nombre de leurs abonnés en ligne, alors que les tirages papiers s’effondrent. Le projet, baptisé « Local News Subscriptions Accelerator », a déjà identifié treize journaux, parmi lesquels le Chicago Tribune, le San Francisco Chronicle ou le Miami Herald, a expliqué le directeur des partenariats médias de Facebook, Campbell Brown. Ces titres devraient recevoir une formation spéciale pour « faire passer leur activité abonnements en ligne au niveau supérieur ».

#LiensVagabonds

► Consulter les liens vagabonds du 24 février 2018 sur le site Méta-Media. À retenir cette semaine : – Facebook est devenu une menace pour le journalism ; – De l’intérêt des plateformes décentralisées ; – Le jeu vidéo est colonisé par les logiques du travail ; – La Chine dépasse les USA dans la course à l’IA ; – Les ordinateurs quantiques sont là. Que va-t-on faire avec ?

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23 Fév

Régions.news #319 – Edition du vendredi 23 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Au-delà de la smart city. Entretien avec Carlos Moreno, scientifique franco-colombien : « Je me suis donc intéressé à la construction urbaine non du seul point de vue des infrastructures et des interactions numériques, mais au travers du prisme de l’humain, de ses besoins et de l’appropriation sociale de l’espace. Dans un monde où l’homme a développé l’ubiquité, l’hyper-collectivité et l’omniprésence, il est indispensable d’établir un dialogue avec la gouvernance de la ville, tout en favorisant une forte implication citoyenne à tout instant, et le tout dans une projection à moyen et à long terme. L’objectif essentiel étant d’apporter de la qualité de vie aux habitants de la ville, de lutter contre les inégalités – très nombreuses dans le milieu urbain – et de développer l’inclusion sociale, dans une ville qui doit être en harmonie avec la nature et respectueuse de ses équilibres. ». Photo de Manolo Mylonas, série Tous les jours dimanche, Montreuil (Seine-Saint-Denis)

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Claude Petitguyot est agriculteur dans le Doubs et il cultive des céréales. À chacune de ses interventions sur ses champs de blé, il immortalise l’instant avec son smartphone et l’envoie à une vingtaine d’écoliers vivant à plusieurs dizaines de kilomètres de son exploitation. Ils ne se sont jamais rencontrés mais ont été mis en relation grâce à une plateforme, monchamp.fr, créée par Passion Céréales.  Les agriculteurs et enseignants qui le souhaitent s’inscrivent sur ce site Ils se sélectionnent mutuellement et peuvent engager une discussion entre eux. À lire : Les agriculteurs du Doubs veulent maîtriser leur image.

► Rose-Marie Farinella est institutrice dans une école primaire de Taninges, en Haute-Savoie. Depuis quatre ans, cette ancienne journaliste forme ses élèves à devenir des chasseurs de fausses informations. Elle apprend à ses élèves à se servir d’outils pour enquêter afin d’être capable de distinguer l’info de l’intox. « Pour mener leurs investigations, explique-t-elle, ils découvrent le fonctionnement des moteurs de recherche. Et puis, surtout, ils identifient la source de l’information : repérer qui a écrit l’article, sur quel site, à quelle date, est-ce que c’est un site d’information fiable ou est-ce que c’est un site parodique. ». Face à cette prolifération de fake news, l’institutrice s’est « demandé comment allaient faire les jeunes générations pour s’y retrouver ».

 ► Sense-City, c’est le nom de la mini-ville intégrée au campus de la Cité Descartes à Champs-sur-Marne. Modulable et truffée de capteurs, elle doit permettre de nombreuses expérimentations et mesures en grandeur nature. Elle fait partie d’un vaste pôle de recherche de l’est parisien dont l’ambition est d’explorer le futur de la ville. À lire l’enquête sur le site @UsbekEtRica.

► L’association Civis Blockchain, née le 5 février à Montpellier, entend fédérer des personnalités et des entreprises languedociennes pour promouvoir les usages citoyens de la technologie blockchain. L’association veut promouvoir les usages citoyens de cette technologie et des logiciels libres « dans la collecte, la sécurisation, le traitement et la valorisation des données dans le respect des réglementations ».

image003Légende image. Légumes hydroponiques poussant en serre à Cameron Highlands. Crédit photo : Aqua Mechanical . L’hydroponique est une technique d’agriculture hors-sol, cela signifie que les racines des plantes cultivées seront dans un liquide nutritif au lieu du sol. Il y a aussi la technique de l’aquaponie qui est une symbiose entre végétaux, poissons et bactéries. Un mini éco-système naturel re-créé, où les déchets d’un élément deviennent la nourriture d’un autre élément dans le système. A lire : À Ajaccio, une entreprise adopte l’aquaponie.

#Agriculture

► Fermes urbaines, jardins partagés ou familiaux… Dans toutes les grandes villes, le souhait de réintroduire une agriculture urbaine est devenu omniprésent. Ainsi l’agriculture dans la ville se développe aussi dans les lieux improbables des grandes villes comme les caves, les parkings souterrains, les hôpitaux désaffectés, etc., où poussent fraises, salades et herbes aromatiques. Bien à l’abri des intempéries, ces végétaux s’y développent sans contact avec le sol et sous une lumière artificielle. « Les pratiques de base de ces fermes 2.0 sont parfois ancestrales, comme celles de l’hydroponie, qui consiste à faire pousser des graines dans un substrat hors-sol -de la laine de roche ou de la fibre de coco- gorgé d’eau et de nutriments », explique Guillaume Fourdinier, le patron de la société Agricool. À lire : Containers et parkings abandonnés seront les champs de demain.

► À Saint-Martin-de-Seignanx (Landes), le « jardin extraordinaire » de Lucille alimente les grands chefs grâce à l’hydroponie et l’aquaponie. La ferme produit ainsi quelque 230 variétés de plantes aromatiques rares, goûteuses et nutritives. À Lyon, Christophe Lachambre est directeur de la FUL (Ferme urbaine lyonnaise), une usine à légume de 1 000 m². « Nous y recherchons la productivité, la pureté dans le végétal », explique-t-il dans le magazine L’Express avant de confier que les salades qu’il cultive en aquaponie poussent deux fois plus vite et contiennent jusqu’à trois fois plus de nutriments que celles du supermarché. La ville de Bordeaux veut se tailler une place de choix avec sa ferme de 2 000 m² à la ZAC Bastide-Niel. Un projet qui se distingue par un concept innovant de cultures déployées en trois dimensions dans un patio interne à l’îlot, pensé et animé par l’entreprise parisienne Sous les fraises.

► Les agriculteurs seront-ils les fournisseurs d’énergie de demain ? C’est tout l’enjeu de la méthanisation, une pratique qui consiste à produire de l’énergie à partir du recyclage des déchets organiques (résidus d’origine végétale ou animale). Ainsi capter le méthane permet de réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre et de limiter les frais de traitement des lisiers.

#Internet

► Le gouvernement britannique ambitionne de transformer les clochers d’églises en borne Wi-Fi. Le ministère du Numérique, le ministère de l’Environnement et l’Église d’Angleterre ont conclu un accord dimanche 18 février visant à réduire les zones blanches, zone sans Internet, dans les régions rurales. Le but est de fournir un meilleur accès aux services publics en ligne et développer une économie numérique.

#LiensVagabonds

► Consulter les liens vagabonds du 17 février 2018 sur le site Méta-Media. À retenir cette semaine : – Vers une apocalypse de l’info ? ; – L’IA dans les médias, on y est déjà ; – Apple vend plus de montres que toute la Suisse ; – Les ordis peuvent-ils apprendre comme des humains ?

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16 Fév

Régions.news #318 – Edition du vendredi 16 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Au nord de la Chine, dans la ville de Xian, un purificateur d’air de 100 mètres de haut a été construit et moins d’un an après la tour ferait déjà preuve de son efficacité. cette tour assure une circulation de l’air dans son unité de traitement par convection naturelle, donc sans qu’il soit nécessaire de faire appel à un système de soufflerie grand consommateur d’énergie. Crédit photo : Liu Qiang / ImagineChina / AFP

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Les saisons changent, et la ville subit. Et si nous pouvions profiter des espaces publics tout au long de l’année. Ainsi l’urbanisme du froid devient une question primordiale dans la construction des villes de demain. Ainsi à l’Université de Montréal, un travail de recherche sur le « design hivernal des espaces publics » a été effectué par un spécialiste de l’aménagement dont l’objectif est de pousser les connaissances sur les principes d’aménagement des villes d’hiver.

► Le territoire du Pays Haut Val d’Alzette, qui rassemble huit communes à la frontière du Luxembourg a connu son heure de gloire dans les années 1950 et 1960, avec ses mines de fer et son complexe sidérurgique qui fermera ses portes en 1986. Après des années de crise et d’exode, le Val d’Alzette a vu naitre une cité nouvelle, construite sur une ancienne friche industrielle. Ici, des tours rutilantes abritent des banques, des sociétés informatiques, des centres de recherche. Un hôpital est en construction avec une université et une médiathèque. Les employés et cadres du tertiaire se sont mêlés à la population ouvrière et agricole vieillissante, et ont permis aux huit communes d’enrayer leur déclin démographique.

► Pontarlier, dans le Doubs, compte moins de 20 000 habitants, mais son centre-ville réunit plus de 200 commerces et restaurants. La commune est devenue championne de France des centres-villes dans sa catégorie. L’un des secrets de cette réussite tient dans la main des habitants avec une carte de fidélité valable dans tous les commerces adhérents. L’objectif est d’encourager les clients à consommer dans les commerces du centre-ville.

► Revue de liens autour de la donnée (data) citadine : – En 2010, Rennes faisait figure de pionnière dans l’open data. Huit ans plus tard, la métropole bretonne souhaite relancer la machine et vient de créer un service public de la donnée ; – Marseille veut inaugurer son Big Data de la tranquillité publique en juin ; – Open data : Mulhouse vient de lancer sa plateforme Web où les données numériques produites ou détenues par les administrations municipales seront mises à disposition du public.

image003Légende image. Accros aux écrans, regardez comment ils endommagent votre cerveau. Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’addiction des plus jeunes aux médias numériques. Est-ce que ces pratiques modifient le cerveau ? « Absolument, répond le Dr Kardaras sur France 2. Il y a une douzaine d’expériences d’imagerie cérébrale qui montrent que le cortex frontal rétrécit si vous passez trop de temps devant les écrans. »

#Culture

► Le phénomène blockchain commence à prendre de l’ampleur et il est temps de se demander comment les industries culturelles pourraient tirer parti de cette technologie. Rappelons que cette technologie qui permet de stocker et d’échanger de l’information de manière décentralisée, sans passer par un tiers de confiance. Les avantages de la blockchain sont de prouver qu’une création est bien la sienne, de permettre d’identifier tous les contributeurs et le travail qu’ils ont fourni, d’offrir aux artistes la possibilité de commercialiser leurs contenus sans frais d’intermédiaire, de mettre en place des systèmes de micro-paiement et de prendre en compte les réalités du secteur. Malgré ces cas d’usage prometteurs, des freins ralentissent la progression de l’adoption de la technologie blockchain : frein technique à cause d’une validation lente, frein politique par faute de norme, frein culturel par manque de confiance, frein légal à cause du vide juridique et frein énergétique avec un coût élevé dû à la puissance des ordinateurs. À lire : Comment la blockchain peut sauver la culture et mieux protéger les droits des artistes ?

#LeMondeDesRobots

► En marge des JO 2018 de Pyeongchang, lundi 12 février, huit robots se sont affrontés sur les pistes pour remporter les 10.000 dollars du concours. Chaque androïde devait avoir des jambes et des « bras » avec articulations. But du concours est de montrer au monde les compétences en robotique de la Corée du Sud.

► Un magasin d’alimentation de la chaîne Margiotta, à Edimbourg, vient de licencier leur robot-conseiller pour inefficacité. Au bout d’une semaine, la direction a constaté qu’il ne servait à pas grand-chose.

► Une intelligence artificielle a été entrainée à produire son propre tableau et le résultat est bien là, un portrait classique agrémenté d’un joli cadre. Le 6 février 2018, l’œuvre a été mise aux enchères sur eBay au prix de départ de 10 000 dollars (achat immédiat à 60 000 euros).

► Regardez la vidéo du robot-chien de Boston Dynamics qui ouvre les portes avec son bras articulé. A lire : Pourquoi il est trop tôt pour avoir peur du robot-chien de Boston Dynamics.

#LiensVagabonds

► Consulter les liens vagabonds du 10 février 2018 sur le site Méta-Media. À retenir cette semaine : Cette année, les Jeux Olympiques seront, une fois de plus, l’occasion pour de nombreuses innovations technologiques de faire leurs preuves. Nous pourrons voir du live 360 et des spectacles lumineux orchestrés par drones, des interviews de sportifs en hologramme. Les Jeux seront visibles en réalité virtuelle et permettent de tester la 5G. Côté médias américains, le WashPost et NYTimes lancent leur 1ère expérience de réalité augmentée. La chaîne NBC a tissé un partenariat avec Snapchat pour diffuser les meilleurs moments des JO en direct. Et France Télévisions propose un assistant vocal et sera présente sur Snapchat Discover.

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09 Fév

Régions.news #317 – Edition du vendredi 9 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

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image001Légende image. Des sculptures sont travaillées à Pyeongchang (Corée du Sud), le 5 février 2018. Crédit photo : Brendan Smialowski / Afp. Les Jeux Olympiques débutent le vendredi 9 février en Corée du Sud. Sur les sites olympiques de Pyeongchang, la météo est le sujet de préoccupation du moment. Les températures oscillent entre -13 et -22 degrés.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Simplifier la vie des citoyens est l’objectif de l’application Simply City, une application développée par la société Engie pour la ville de Noumea. Thierry Roussel, co-fondateur explique à @franceinfo : « Notre application permet aux citoyens de s’abonner aux types d’informations qui les intéressent vraiment. Par exemple : uniquement les concerts de musique classique ou les magasins de bijoux. L’abonné ne reçoit alors que les notifications concernant ses centres d’intérêt. Cela évite d’être noyé par les informations inutiles. »

► A Tupigny (Aisne), l’environnement c’est l’affaire de tous. La municipalité n’a pas hésité à construire un parc éolien qui sera installé sur le territoire de la commune. L’innovation : c’est la mise en libre-service de deux voitures à hydrogène qui seront rechargées avec l’électricité produite par ce parc

► Situé au nord de Marseille en bordure de mer, Smartseille utilise un dispositif thalasso-thermique afin de pourvoir aux besoins énergétiques des habitations, des bureaux et des commerces du quartier.

#Information

► « De quoi les fake news sont-elles le nom ? De beaucoup de choses, à en juger par l’impressionnante somme de discours qu’elles ont déjà suscités dans les médias, les réunions scientifiques et les espaces de discussion, en ligne ou en ville et ce, dans plusieurs pays. De fait, la problématique rassemble tous les attributs d’une véritable question de société, dont chacun s’empare avec son propre système de croyances et de compétences. Révélatrice d’impensés, creuset de controverses, miroir grossissant de luttes d’influence, elle déstabilise les certitudes et met en lumière des déplacements qu’on préférait ne pas voir. » écrit Louise Merzeau (1963-2017) dans « Les fake news, miroir grossissant de luttes d’influences », publié le 19 mai 2015 sur le site de @InaGlobal. Elle était professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Nanterre. À lire aussi : Faut-il vraiment une loi contre les fake-news ? Par Florence G’sell, agrégée de droit privé et professeur à l’Université de Lorraine.

► Comment empêcher la propagation des fausses nouvelles ? s’interrogent, en 1879, les 22 membres de la commission, élus par la Chambre des députés. Réponse le 29 juillet 1881 par la promulgation d’une loi sur la liberté de la presse. L’article 27 stipule : « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros. »

image003Légende image. Légende image : Le funiculaire Kintetsu Ikoma Cable de Nara (Japon). En 2016, les compagnies ferroviaires japonaises ont enregistré précisément 613 cas de collision entre des trains et des animaux sauvages. Les scientifiques de l’Institut de recherche technique du chemin de fer (RTRI) ont finalement eu une idée assez ingénieuse et pour le moins originale : faire pousser aux trains, en particulier en pleine campagne, des cris d’animaux.

#Transhumanisme

► « Si j’étais immortel, j’inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre. » de Jean Richepin, poète, romancier et auteur dramatique français (1849-1926).

#Television

► À partir du mois d’avril 2018, un robot humanoïde devrait présenter un journal télévisé sur une chaîne nationale japonaise. Prénommé Erica, elle a été créée par l’équipe du roboticien japonais Hiroshi Ishiguro. D’après le Wall Street Journal, Erica est dotée d’un système d’intelligence linguistique avancé, et si au départ cette dernière était destinée à un emploi de réceptionniste, sa fonction sera finalement plus complexe. Initialement, le robot était en effet capable de réciter un script assis sur une chaise, mais peut désormais entretenir une conversation avec un humain.

#JeuVideo

► Paris, capitale de l’eSport ? Pas si facile … Par Lola Kostadinoff, France Télévisions, Media Lab. L’eSport est en plein boom, en France et partout dans le monde. Le phénomène ne cesse d’attirer spectateurs, pratiquants, éditeurs et bien évidemment marques, qui voient de nouvelles opportunités. A l’heure où les interfaces tactiles et les objets connectés métamorphosent le paysage de la pratique, les acteurs du secteur ont essayé d’imaginer le futur de la discipline lors de la dernière rencontre Dojo eSport à Paris. Lire la suite sur le site de @metamedia. À lire aussi : Le monde de l’e-sport tente se projeter en 2027 et La région Centre se positionne pour peser dans le e-sport.

► « L’économie du sport est une économie à part entière. Mais elle est aussi une économie entièrement à part. » explique l’économiste Nathalie Sonnac (Conseil supérieur de l’audiovisuel) qui étudie l’évolution des droits sportifs télévisuels. Un marché de 1,45 milliard d’euros en France. Mais cette « économie du sport est fondée sur des monopoles, c’est la seule économie de ce type, rappelle l’économiste François Lévêque. Les possesseurs de droits n’ont qu’un seul souci : tirer de leurs monopoles la plus forte rente possible avec des systèmes d’enchères de plus en plus efficaces. »

#Presse

► Dans un contexte où la technologie, l’intelligence artificielle et la robotisation font évoluer à grande vitesse les industries culturelles et créatives, comment demeurer inventifs et originaux dans un monde de similitudes alimentées par les algorithmes ? Dans Le choc du présent, le Fonds des Médias du Canada (FMC Veille) essaye de répondre à cette question.

#LiensVagabonds

► Consulter les liens vagabonds du 3 février 2018 sur le site Méta-Media. À retenir cette semaine : – Les JO terrains d’expérimentation technologique ; – Les écrans rendent malheureux ; – La VR devient sociale ; – Intelligence artificielle : la lutte USA/Chine ; – L’informatique quantique arrive.

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