27 Mar

Régions.news #417 – Edition du vendredi 27 mars 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Un joggeur dans une rue de Bordeaux, le 18 mars. (Photo : Nicolas Tucat / Afp). Voir les images du 2nd jour de confinement en France..

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Wishibam, une jeune entreprise du commerce digital propose de créer une place de marché en ligne pour que les commerces actuellement fermés puissent continuer à vendre. « Quitte à acheter en ligne, autant acheter sur notre territoire », la fondatrice de Whishibam. Cela permet actuellement à 25 000 m² de commerces de continuer de générer du chiffre d’affaires puisque leurs stocks magasins sont achetables en ligne.

► A Reims, pour répondre à la pénurie l’entreprise 3D Morphoz réalise des tests d’impression 3D de masques chirurgicaux. « Nous avons une dizaine de machines, nous ne pouvons pas produire un million de pièces d’un seul coup », indique un responsable de l’entreprise. Plusieurs entreprises ardennaises et marnaises se sont mis à imprimer en 3D des visières pour  protéger tout le visage des soignants. À Brest, une école d’ingénieurs imprime en 3D des visières de protection pour les soignants. En Italie, l’impression en 3D de valves nécessaires au bon fonctionnement de masques à oxygène a permis de soigner de nombreux patients.

#RestezChezVous

► Depuis le 16 mars, la continuité pédagogique des 12 millions d’élèves scolarisés en France se pratique à la maison. Le 23 mars, France Télévisions a déployé son outil pédagogique Lumni pour accompagner les parents comme les enfants pendant cette période de confinement et devenir une salle de classe géante.

► Continuer de se cultiver tout en restant à la maison est le défi auquel font face les musées pendant le confinement.  L’ensemble des lieux culturels, sont fermés. Et ils sont nombreux à bénéficier depuis longtemps d’importantes ressources en ligne, souvent méconnues du grand public et aujourd’hui, elles sont mises en avant, notamment sur les réseaux sociaux. Le musée du Grand Palais propose aux internautes de découvrir une partie des contenus de l’exposition « Pompéi » de chez eux. À Nantes, si tu ne peux pas aller à la culture, la culture ira à toi ! et si on en profitait pour pousser les portes des musées et lieux culturels en Lorraine…virtuellement ?

► Revue de liens : – Le confinement des nordistes vu d’Instagram (villes vides, télétravail et cocooning…) ; – Comment se distraire à l’heure du confinement en Nouvelle-Aquitaine : Les médiathèques régionales s’adaptent au confinement ; –  La Cinémathèque de Bretagne propose plus de 6000 films à voir en ligne gratuitement ; –  Comment découvrir la Normandie tout en restant confiné chez soi avec la page Facebook de France 3 Normandie ; – « D’humain confiné à humain confiné » : comment la culture se réorganise, – « Reste à la maison, même si y’a le printemps qui chante », cette chanson de Claude François chantée dans les rues par les policiers belges.

Légende image. L’avenue des Champs-Élysées, le mercredi 18 mars. (Photo : AFP).

#Covid19

► Pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a décrété des mesures de confinement. Mais, les consignes ne sont pas toujours respectées. A côté de la pédagogie, les forces de l’ordre utilisent des drones. C’est le cas notamment dans la Nièvre. « Le drone est un outil de surveillance et de prévention. Il nous sert tous les jours. On a 400 gendarmes pour surveiller environ 7 000 km², cela permet d’étendre la surface surveillée et de venir en appui aux équipes au sol », explique le colonel Sébastien Baudoux, commandant de la gendarmerie de la Nièvre. La police teste des drones pour surveiller que les habitants restent bien confinés chez eux dans l’Hérault, dans la Meuse, à Nice (Alpes-Maritime), à Paris et dans les autres villes. Un nouveau prototype de drone, équipé d’une caméra thermique, pourrait, à terme, diagnostiquer les cas de fièvre. Mais l’utilisation de ces engins volants pour surveiller et sécuriser certaines zones des territoires confinés pose des questions sur la protection de la vie privée.

#Travail

► Petit guide de survie au télétravail forcé. Comment manager et collaborer à distance sans perdre le moral ? Dans cette (peut-être longue) période de télétravail contraint pour la plupart d’entre nous, il s’agit encore plus que d’habitude d’accompagner les équipes à tous les niveaux pour leur donner un cap et les moyens de l’atteindre, et pour garder un niveau de motivation important malgré le contexte difficile. Confinés chez eux, les experts en la matière proposent une multitude de conseils et bonnes pratiques, certains d’entre-deux abusent même de la situation. Méta-Media vous partage quelques idées testées chez nous. À lire aussi : Les dix appli à avoir sur son smartphone pour gérer télétravail et confinement.

#Solitaire

► En 2014, Gauthier Toulemonde, actuel patron de Timbropresse, débutait les expéditions « Web Robinson » dont l’objectif était de tester le télétravail en conditions extrêmes. Il est ainsi parti 40 jours sur une île déserte puis 40 jours dans le désert pour tenter d’assurer une activité professionnelle totalement coupé du monde et en mode survie. Il remarque qu’il « est parfois plus facile de travailler seul, même dans une grande solitude, que confiné avec beaucoup de monde autour de soi. Dans toute expérience de confinement comme celle-ci, la volonté et l’autodiscipline sont indispensables. ». « Même confinés dans un studio, il faut lever le nez à la fenêtre. Nous avons tous une part d’imaginaire, un jardin secret. Nous pouvons écrire, nous inventer des histoires, ou nous réfugier dans un hobby. ».

► Il y a un an, l’aventurier girondin Jean-Jacques Savin a passé 127 jours à la dérive dans un tonneau de trois mètres de long sur deux de large afin de traverser l’Atlantique. Il explique que « ces périodes de confinement me permettaient de me retrouver seul avec mon esprit. C’est un très bon moment pour faire le vide. Lors de mon voyage, je pratiquais la méditation. »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Coronavirus et confinement, les médias s’adaptent. À retenir cette semaine : – COVID-19 : point par point, des recommandations d’experts pour réduire les effets psychologiques négatifs liés au confinement ; – Coronavirus et la « nouvelle normalité ; – Comment les journalistes de GB, Italie, France et Corée du Sud couvrent le coronavirus ; – Coronavirus & prospective : Quand Bill Gates et d’autres expertes prédisaient l’apparition d’une pandémie.

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20 Mar

Régions.news #416 – Edition du vendredi 20 mars 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. La place du Duomo, à Milan, mardi.10 mars. (Photo : Miguel Medina/Afp). Places désertes, magasins aux rideaux baissés, rayons de supermarchés dévalisées, opérations de nettoyage à grande échelle… Dans le monde entier, les populations s’adaptent à la pandémie de covid-19 qui concerne désormais 121 pays et territoires. Voir ces photos qui illustrent cette situation.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Une mère de famille de Reims a créé, sur l’application mobile WhatsApp, un groupe avec d’autres mamans. Chaque jour, elles se défient. Chorégraphie, mise en scène d’une blague etc. En cette période de confinement et de Covid-19, les enfants s’amusent et continuent de se voir par vidéos interposées.

► Alors qu’il est devenu préférable de limiter au strict minimum les déplacements, les hôpitaux de Paris ont mis au point une application qui permet aux patients confirmés et suspectés du Covid-19 de bénéficier d’un suivi médical de leur état de santé. Le dispositif se présente sous la forme d’une application nommée Covidom, téléchargeable gratuitement sur l’AppStore ou Google Play.

► « Face à la crise que nous traversons et avec la fermeture de tous les collèges et les lycées dès lundi 16 mars, les inégalités scolaires risquent de s’aggraver, surtout à l’approche du baccalauréat. On a décidé de tendre la main à tous ceux qui en ont besoin. Tous nos contenus seront en ligne dès ce vendredi 13 pour seulement un euro symbolique », expliquent les responsables de la plateforme de cours en ligne Schoolmouv. Créée à Toulouse en 2015 par Shannon Picardo, étudiant en école de commerce, cette plateforme en ligne est largement plébiscitée depuis sa création par des millions de collégiens et de lycéens.

#Hopital

► Créée il y a moins de quatre ans, la jeune entreprise MyDocTool est une solution qui permet le suivi à distance des patients, avant et après une intervention chirurgicale. Au moment où le Samu et les hôpitaux sont débordés par l’afflux de patients touchés par le Covid19, Le fondateur de MyDocTool a adapté son outil pour permettre de désengorger les hopitaux. Ainsi les patients malades « auront à répondre à des questions permettant d’identifier très vite s’ils ont les symptômes ». Après cette première étape, ils se verront proposer une téléconsultation. Et selon les cas, ils pourront être appelés par l’hôpital ou le service d’urgence. « Une chose est sûre, cela permettra aux services d’urgence de disposer sur un tableau de bord unique d’une vision très claire des flux à venir et d’automatiser les premières réponses de patients ». Outre les hôpitaux français, l’outil de MyDocTool intéresse déjà plusieurs pays dont l’Espagne et la Scandinavie. À lire : Ces sites Internet devenus incontournables pour informer les Français sur le coronavirus.

Légende image. Les astronautes Thomas Pesquet et Oleg Novitsky confinés dans une capsule Soyouz en juin 2017. (Photo : Esa / Nasa). Dans une vidéo publiée le 16 mars sur Twitter, Thomas Pesquet relayait le message martelé par les autorités pour lutter contre la propagation du virus Covid-19 : « Restez chez vous ! ». À lire : Sept techniques d’astronautes pour bien vivre son confinement.

#Covid19

► Face à l’épidémie de coronavirus, des citoyens sud-coréens créent des applications qui leur permettent de localiser les lieux les plus infectés. Au cours du mois de février, des applications mobiles dédiées au coronavirus ont donc peu à peu fleuri sur les smartphone. Recueillant leurs données uniquement à partir de sources publiques, à la fois gouvernementales et locales, la plupart propose de géolocaliser sur une carte les différents foyers de l’épidémie. Ainsi ce dispositif que la Corée a su déployer pour se protéger vise le traitement des données personnelles. Cela n’a rien d’étonnant quand on connaît l’importance du numérique dans ce pays, mais cela l’est plus quand on sait que la Corée du Sud est dotée d’une des réglementations les plus strictes au monde en la matière de données personnelles. À lire : En Corée du Sud, des applications pour « tracker » le coronavirus et Big data contre big virus : des applications traquent les personnes en quarantaine.

#CultureChezNous

► Face à l’épidémie, toutes les salles de spectacles ont dû baisser leur rideau. Le ministère de la culture a lancé, depuis le mercredi 18 mars, l’opération #CultureChezNous. « Dans cette période de confinement où l’isolement et l’ennui peuvent peser, la culture a un rôle majeur à jouer », explique le cabinet du Ministre. Ainsi on pourra profiter de la culture à partir de chez soi. Toutes les offres culturelles numériques gratuites sont désormais réunies sur un même site qui sera régulièrement enrichi. Et chaque jour, le ministère mettra en avant sur les réseaux sociaux. À lire : Si le festival de Cannes est annulé, le marché du film sera virtuel.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le télétravail s’impose en occident. À retenir cette semaine : Covid-19 & télétravail – Dans cette crise, heureusement que nous avons Internet ! Pour ralentir la propagation du virus, le télétravail s’impose dans la tech et les médias – Facebook, Microsoft et Amazon. Google, Twitter et Apple – Les médias d’information s’organisent aussile Washington Post, le NYTimes, Condé Nast, Vox Media et Business Insider se mettent au télétravail, ainsi que CBS News et Vice Media. En France, c’est le cas de France Télévisions et de l’AFP. Plusieurs questions se posent : Quel effet le télétravail aura-t-il sur la couverture des infos ? Sur l’organisation du travail de demain ? Ce que l’on gagne en productivité compense-t-il la perte en créativité et lien social ?

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13 Mar

Régions.news #415 – Edition du vendredi 13 mars 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Le colisée à Rome (Italie), le dimanche 8 mars. Photo : Alfredo Falcone / AP)

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► A cause de l’épidémie de coronavirus, plus de 300 000 élèves de la maternelle au lycée, sont tenus de rester chez eux. Ils sont priés de poursuivre les cours à la maison. Première ressource pour ces cours à distance : l’enseignement en ligne dispensé par le Centre national d’enseignement à distance (Cned), qui dispose d’une plateforme appelée « Ma classe à la maison ». « Le directeur d’école ou le chef d’établissement » doit communiquer aux parents et aux élèves « l’adresse pour s’y connecter, ainsi que les modalités d’inscription. Chaque élève peut alors créer son compte », explique l’Éducation nationale. Ainsi « vous avez de quoi travailler en autonomie trois à quatre heures par jour, cinq jours par semaine » explique le directeur général de l’enseignement scolaire. Mais « Pour aborder des notions nouvelles, il faut un accompagnement pédagogique qu’on ne peut pas demander aux familles. Elles n’ont pas la compétence, la patience ou la disponibilité », explique la porte-parole du syndicat du primaire SNUipp-FSU. Il existe une solution de maintenir l’échange avec l’équipe enseignante puisque le dispositif offre aussi la possibilité de « classes virtuelles » qui permettent aux professeurs de faire cours aux élèves par visioconférence.

► Revue de liens : – Coronavirus : l’école au défi du confinement ; – L’Unesco prône l’apprentissage à distance pour les millions de jeunes privés d’école dans le monde.

#Santé

► Alors que l’épidémie de Covid-19 se propage, le ministre de la Santé a annoncé l’assouplissement des conditions pour l’exercice de la télémédecine ou téléconsultation. Avec cette mesure, l’État espère pouvoir aider à désengorger les salles d’attente des médecins et des hôpitaux et limiter ainsi les risques de contamination dans les salles d’attente. « Le Covid-19 provoque des symptômes respiratoires, mais, en télémédecine, on ne peut pas ausculter de patients. Donc c’est du bricolage », regrette le Docteur Jérôme Marty, président du syndicat de l’union française pour une médecine libre. Près de 13% des médecins ont déjà eu recours à une téléconsultation. Avec cette mesure, et alors que l’épidémie fait rage, l’État espère pouvoir aider à désengorger significativement les salles d’attente des médecins généralistes et des hôpitaux aujourd’hui bondées.

► Les jeunes pousses de téléconsultation comme Doctolib, Medadom et Livi voient les demandes des patients exploser, jusqu’à cinq fois plus importante, comparée à la même période l’année précédente. Ainsi Doctolib s’est engagé à proposer aux praticiens ses services sans les facturer. Pour Livi, ce sont 120 médecins salariés par l’entreprise qui officient. Et enfin chez Medadom, les médecins salariés sont mobilisés pour augmenter les plages horaires à la téléconsultation.

Légende image. À Nice, les habitants ont commencé à anticiper l’arrivé du coronavirus.

#Municipales2020

► Les Français seront appelés à voter pour leurs futurs maires et présidents d’agglomération les 15 et 22 mars. Malgré l’épidémie de Covid-19 qui sévit, le ministère de l’intérieur a décidé de maintenir le rendez-vous électoral. Dans certaines villes, la municipalité a choisi un mode de scrutin électronique. Comment s’organise ce type de vote électronique : A Épernay ou les machines existent depuis 2007. À Brest, faudra-il nettoyer les machines, après chaque vote ? Dans les Hauts-de-Seine, les mairies estiment que cela permettra d’éviter la manipulation de bulletins et de limiter les risques de transmission du virus liés à la concentration de personnes lors du dépouillement. A lire aussi : Municipales 2020 : le vote électronique, mode d’emploi.

► Le vote sur Internet peut-il être une autre alternative ? Un identifiant, un mot de passe, et un vote en quelques clics passés de chez soi ne serait-il pas une solution pour limiter les risques de contaminations et d’abstention. Ce vote à distance est possible en France… mais seulement aux élections législatives ou consulaires et pour les électeurs installés à l’étranger. En Europe, le vote par Internet est possible en Estonie depuis 2005. Lors des dernières législatives en mars 2019, 44% des habitants avaient voté avec le système en ligne baptisé « i-Voting ».

#Transport

► Entre la grève des transports et les municipales, le vélo est de retour en ville. Il n’occupe qu’une place modeste dans l’espace public (10%). Mais la situation est en train de changer. « En aménageant la ville, en la rendant plus sûre comme en créant des pistes cyclables continues sans coupure, ces verrous sautent », estime Jérôme Sorrel, auteur de « Vélotaf – Mode d’emploi du vélo au quotidien ». Mais il ajoute : « On ne se met pas au vélo pour des raisons écolos, mais on devient écolo en se mettant au vélo ». À lire aussi : On a testé le futur « RER Vélo » de l’Ile-de-France

#Territoire

► « La France périphérique, c’est tout ce qui n’est pas les 25 plus grandes métropoles et leurs banlieues, c’est-à-dire les zones rurales, les petites villes, mais aussi les villes moyennes. 60% des Français y habitent et plus d’un jeune sur deux. (…) La particularité de ces jeunes est de cumuler les obstacles au cours de leur parcours : manque d’information, assignation à résidence, autocensure, manque d’opportunités, questions financières, fracture digitale. Ils n’ont donc pas les mêmes chances de départ que des jeunes qui grandissent dans le cœur de Lyon ou de Paris », affirme Salomé Berlioux, présidente de l’association Chemins d’avenirs et coauteure de l’ouvrage « Les Invisibles de la République, Comment on sacrifie la jeunesse de la France périphérique ». À Lire son rapport « Mission orientation et égalité des chances dans la France des zones rurales et des petites villes ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les bonnes pratiques des médias pour couvrir le coronavirus. À retenir cette semaine : – Uber & régulation des plateformes – La Cour de cassation requalifie en salarié les chauffeurs Uber, remettant ainsi en cause le modèle économique de la plateforme. L’arrêt constitue un avertissement pour l’ensemble des start-ups collaboratives qui se sont inspirées du modèle économique d’Uber. En même temps, les candidats à la Mairie de Paris prônent une reprise en main des données générées par des plateformes comme Uber, Airbnb et Amazon afin de mieux réguler les effets de leurs services sur la ville.

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06 Mar

Régions.news #414 – Edition du vendredi 6 mars 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. #Quartier. À Nanterre (Hauts-de-Seine), l’architecte Emile Aillaud a conçu dix-huit Tours Nuages entre 1973 et 1981. Le 16 décembre 2008, elles reçoivent le label Patrimoine du XXème siècle. Un programme de rénovation devrait débuter en 2020. (Photo : @padam92).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Dans le Puy-de-Dôme, à Saint-Eloy-les-Mines, les panneaux solaires ont remplacé les terrils : un pays de charbon devient un pays d’électricité verte. « C’est une friche industrielle et l’idée d’un tel projet est de réhabiliter un terrain qui n’a pas d’autre usage pour produire de l’énergie propre avec tout le symbole que cela représente de produire de l’énergie issue du photovoltaïque sur une ancienne mine de charbon », explique Xavier Permingeat, chef de projet du parc photovoltaïque.

► Grâce à leur travail, on pourra peut-être bientôt économiser des milliers d’heures de vol en hélicoptère pour inspecter les 100 000 kilomètres de lignes électriques qui parcourent la France… À Toulouse (Haute-Garonne), vingt élèves ingénieurs de l’école UPSSITECH, tous étudiants en robotique, ont imaginé un drone dont ils pourront programmer la trajectoire. Il pourra ainsi inspecter les pylônes électriques. « Comme on ne pouvait pas se permettre de faire des tests sur des pylônes avec des drones réels, on a été obligé de passer par un robot » explique Pierrick Trilles, étudiant. « Il porte tous les capteurs qui seront embarqués sur le drone et on a utilisé un pylône en taille réduite pour faire nos tests. »

#Municipales2020

► Depuis 2014, année des dernières élections municipales, les codes ont changé. En 2020, de nombreux militants de toutes listes utilisent l’application fournie par l’entreprise eXplain. Elle s’adresse à toutes les communes de plus de 16 000 habitants. Avec cette technologie, les retours des habitants sont centralisés, analysés et pris en compte dans la construction du programme du candidat.  Cette interface consulte des données mises en ligne par les communes et celles du recensement de l’Insee. « Pour chaque bureau de vote, on connaît les résultats des précédentes élections municipales, européennes et présidentielles », informe Laure Vaugeois de chez eXplain. Ensuite, la société croise ces résultats électoraux des variables socio-démographiques comme l’âge et le revenu des votants et les analyse pour identifier les bureaux de « vote les plus volatiles ». « De nombreuses études scientifiques sur le sujet ont montré que l’on peut presque prédire le vote d’un citoyen en se basant sur son comportement électoral passé », affirme Laure Vaugeois. À lire aussi : Simulateur-municipales.fr, un site pour mieux comprendre les élections.

► La quasi-totalité des candidats aux élections municipales investissent les réseaux sociaux pour faire campagne. « Aujourd’hui, tout se passe sur Internet. On ne peut plus faire sans, même dans de petits villages de quelques centaines d’habitants, ce qui n’était pas le cas il y a encore six ans », lors du précédent scrutin municipale, explique Jean-Philippe Brechon, directeur de l’agence Lorweb, Les réseaux sociaux sont devenus une réelle opportunité pour faire entendre la parole politique.

Légende image. #Quartier. Église Saint-Eustache, Les Halles (Paris 1er), le dernier vendredi de  février. (Photo : @padam92). À lire : Quand La RATP fait de Châtelet- Les Halles un « labo de l’intelligence artificielle ».

#Transport

► Le Luxembourg est passé, dimanche 1er mars, à la gratuité des transports publics. Le premier pays à offrir la gratuité totale de ses transports. Le Grand-Duché, 615 000 habitants, détrône les villes comme Talinn, capitale de l’Estonie, passée en 2013 à la gratuité totale de ses transports en commun et Kansas City, aux Etats-Unis, deux agglomérations de plus de 450 000 habitants. Rendre gratuit les transports, une idée nouvelle ? « On peut même remonter à 1962, avec l’expérience menée par Commerce, dans la banlieue de Los Angeles. Plusieurs villes avaient ensuite suivi aux États-Unis, en Belgique, en Italie, en Allemagne, mais aussi en France. À Compiègne, le bus est gratuit depuis 1975 », explique Maxime Huré, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Perpignan et président du comité scientifique de l’Observatoire des villes du transport. À lire aussi : Le Luxembourg, « laboratoire » mondial de la gratuité des transports.

► Après la ville espagnole de Pontevedra (Espagne), c’est au tour de Lisbonne, capitale du Portugal de se pencher sur le dossier des centres-villes sans voiture. Le quotidien Diário de Notícias a interrogé des habitants et commerçants lisbonnais. Les uns approuvent parce qu’une « une ville se valorise en préservant son espace le plus habitable ». Les autres et en particulier les commerçants « craignent que la ville ne se transforme en véritable parc d’attraction pour touristes ».

#Energie

► Récupérer la chaleur des datacenters pour réchauffer les bâtiments dans lesquels ils sont situés ou à proximité, l’idée n’est pas nouvelle. Le quartier Chapelle International au nord de Paris va bénéficier d’une énergie plus verte grâce à un réseau de chaleur, en partie alimenté par un datacenter de la ville de Paris. Un moyen de compenser la consommation énergétique de ces lieux dont la ville de demain a besoin pour stocker la masse de données de ses services et capteurs. Intégrer cette source de chaleur dès la construction d’un quartier résidentiel et tertiaire, en partant du principe que celui-ci aura inévitablement besoin de serveurs pour stocker ses propres données, Il s’agit de créer des datacenters en symbiose avec leur environnement, pour que la multiplication des infrastructures numériques soit compatible avec le développement durable des territoires.

► Revue de liens : – À Saint-Malo, le bateau à hydrogène vert Energy Observer a largué les amarres, le 3 mars direction le Japon ; – Dans le Puy-de-Dôme, à Saint-Eloy-les-Mines, les panneaux solaires ont remplacé les terrils et un pays de charbon passe à l’électricité verte ; – À Brest, l’entreprise Guyot Environnement exporte à Stockholm (Suède) un combustible issu de déchets ultimes. Elle produit 25 000 tonnes par an de ce combustible ; – Dans le Haut-Doubs, des panneaux solaires nouvelle génération apparaissent dans le paysage.

#Journalisme

► Les citoyens souhaitent co-produire le journalisme. Par Laure Delmoly, France Télévisions, MediaLab. Trois mois de débats, d’abord véhéments puis constructifs, entre citoyens et journalistes d’une douzaine de grands médias d’information français, viennent de déboucher sur 250 propositions. 10 priorités ont été mises en avant cette semaine sur une plateforme collaborative. Le principal message est le souhait des citoyens d’être davantage partie prenante dans la couverture de l’actualité. La Croix, le groupe EBRA, France Media Monde, France Télévisions, Radio France, TF1, la Voix du Nord, 20 minutes, le Parisien, Ouest France, France Info, et un acteur techno (Google News Initiatives) ont pris des engagements pour changer et doper la confiance. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia. À lire : Journalistes et citoyens restaurent dialogue & confiance.

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28 Fév

Régions.news #413 – Edition du vendredi 28 février 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image.  Un participant du carnaval de Venise porte un masque protecteur en raison de l’épidémie de coronavirus, le 23 février. (Photo : Manuel Silvestri / Reuters).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Philippe Dallier et Sébastien Bazaud, tous deux membres de l’association Touraine Data Network (TDN), travaillent à l’installation d’Internet. L’association se trouve justement être un fournisseur d’Internet. Elle utilise deux antennes en Indre-et-Loire, la première à La Ville-aux-Dames, l’autre à Saint-Pierre-des-Corps. L’idée est de se servir du réseau radio pour faire passer Internet d’un endroit où le débit est intéressant à un endroit où il est très bas. « J’aime bien l’idée du logiciel libre, de rendre Internet accessible à tout le monde de façon gratuite et sûre », explique Philippe Dallier. Tous les membres de l’association TDN participent à la fabrication et à l’installation. « Même si on n’a pas de compétences informatiques à la base, les membres s’entraident et apprennent les uns des autres, donc on peut adhérer sans avoir aucun bagage en informatique », souligne Sébastien Bazaud.

#Agriculture

► Cette nouvelle édition du Salon de l’Agriculture est l’occasion de rappeler que les agriculteurs sont très friands de solutions digitales depuis plusieurs années. « Ils sont même plus équipés que la moyenne nationale en matière d’usage professionnel. Tout simplement parce que quand vous êtes agriculteur, vous êtes à la campagne et donc isolé. Le digital permet de rompre cet isolement. Et puis, vous êtes souvent seul sur votre exploitation. Vous êtes donc un chef d’entreprise, seul, multitâche, avec une casquette administrative, de gestionnaire et bien entendu la plus grosse, qui est celle de producteur. De plus, vous êtes également ultra-dépendant du climat. Le digital permet de répondre à ces différentes problématiques », rappelle Sébastien Poncelet, directeur de Captain Farmer. A lire aussi : Une application qui permet de contribuer à la juste rémunération des agriculteurs.

► En Vendée, les jeunes agriculteurs utilisent les réseaux sociaux. Maxime Gautreau, jeune exploitant de 24 ans, installé à Thiré, est suivi par 2 500 personnes sur Twitter. Chaque jour, il poste photos et vidéos sur le réseau social, pour mieux faire connaître son métier. « L’enjeu, c’est de montrer que tout n’est pas noir, tout n’est pas mal et que l’agriculture n’est plus la même qu’il y a 40 ans ». Son but est de partager les techniques entre les agriculteurs d’autres régions de France. Sophie Choblet, éleveuse de bovins à La Garnache, a fait le choix de la vente directe Elle a créé des pages Facebook un site Web pour communiquer sur sa présence sur les marchés et fait la promotion de ses produits. Une grande partie de ses commandes lui sont faites via les réseaux sociaux.

► Revue de liens : – Les « ageekculteurs », agriculteurs écolos grâce à la technologie ; – La tech est dans le pré ; – Agribots, les robots agricoles marchent à l’intelligence artificielle.

Légende image. Les projets de constellations de milliers de satellites destinés à fournir du débit Internet se multiplient. Les spécialistes s’inquiètent : comment gérer ces engins qui risquent de rendre inexploitable la banlieue terrestre et de transformer le ciel en far west ?

#Municipales2020

► Face à la défiance que suscitent les partis politiques, et à l’urgence écologique, les habitants sont de plus en plus nombreux à s’engager sur des listes dites « participatives » pour les prochaines élections municipales. Bien souvent ces listes sont issues de mouvements associatifs ou de collectifs militants ancrés dans les territoires. Préoccupés par leur environnement, l’avenir de leurs enfants, leur cadre de vie, des citoyens ont décidé de prendre en main l’avenir de leur commune. Ainsi à Saint-Mars de Coutais (Loire-Atlantique), des parents d’élèves ont lancé le mouvement « l’Alterliste » pour les élections. Ils imaginent une gouvernance horizontale dans laquelle toutes les tendances et les idées pourraient s’exprimer. À Dompierre-sur Yon (Vendée), le collectif citoyen « Le coquelicot entre les dents », milite pour sensibiliser les habitants à une écologie concrète. Leurs modèles existent déjà. Ils s’appellent Saillans (Drôme), Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), Ungersheim (Haut-Rhin) ou Langouët (Ille-et-Vilaine), des communes qui dès 2014 ont opté pour la transition qu’elle soit écologique ou démocratique. A la veille de ces élections municipales, on estime partout en France à plus de 500 le nombre de listes participatives et/ou citoyennes. À lire aussi : Des citoyens veulent « bousculer » la démocratie municipale.

► Revue de liens : – Municipalisme : quand les habitants prennent le pouvoir ; – Municipales : citoyennisme, municipalisme ou communalisme ? ; – Municipalisme : place aux communes créatives.

#Territoire

► Des villes en campagnes, une série en quatre épisodes dans l’émission « Entendez-vous l’éco ? » sur le site @franceculture :- 1/ L’appel de la culture. En dynamisant les régions isolées, attirant un public renouvelé, enrichir l’offre culturelle pour tous. – 2/ Les métropoles en tête de liste. Elles sont souvent décrites comme des locomotives des économies régionales qui concentrent les emplois plus encore que la population. – 3/ Petites communes, grande pauvreté. Ainsi ces inégalités sont au centre des discours depuis de nombreuses années. – 4/ De Marseille à Roubaix, des économies parallèles. Dans les quartiers populaires, frappés de plein fouet par la désindustrialisation, une autre économie s’organise et elle se situe parfois aux frontières de la légalité.

#Santé

► Un médicament découvert grâce à de l’Intelligence Artificielle est capable d’éliminer deux des trois pathogènes considérés comme « critiques » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). «En termes de découverte d’antibiotiques, c’est absolument une première», a déclaré Regina Barzilay, chercheuse principale sur le projet et spécialiste de l’apprentissage automatique au Massachusetts Institute of Technology (MIT). « Je pense que c’est l’un des antibiotiques les plus puissants qui ait été découvert à ce jour », a ajouté James Collins, un ingénieur bio de l’équipe du MIT. Pour mener à bien cette expérience, les chercheurs ont utilisé un algorithme alimenté par des informations sur les caractéristiques atomiques et moléculaires de 2 500 médicaments et composés naturels. Le but étant d’identifier les types de molécules qui réussissent à tuer les bactéries.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Bruxelles balaie les solutions de Zuckerberg en matière de régulation. À retenir cette semaine : – Un monde sans audiovisuel public serait inquiétant ; – Audiovisuel croissance zéro? La déflation à venir. Sauf pour les droits sportifs et les séries. ; – Les salariés de Kickstarter se syndicalisent, une première dans la Tech ; – Trois scénarios pour un numérique plus vert ; – Mon DRH est une IA.

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21 Fév

Régions.news #412 – Edition du vendredi 21 février 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Vingt-huit télescopes géants de l’observatoire Very Large Array (VLA) au Nouveau-Mexique (États-Unis) s’apprêtent à balayer le ciel 24 heures sur 24. « L’accès en temps réel à toutes les données collectées par le VLA est perçu comme un coup sans précédent pour les scientifiques chassant toute forme de vie extraterrestre ainsi que la preuve que cette discipline est maintenant acceptée », commente le quotidien britannique The Guardian. (Photo F.Espenak / Novapix / Leemage / AFP).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Dans l’Aveyron, la commune d’Arvieu près de Rodez est à la pointe du numérique ! Dans cette commune de 813 habitants, on résiste à l’isolement géographique et au déclin démographique en milieu rural grâce notamment à un pôle d’entreprises spécialisées dans le numérique. Elles sont installées toutes ensemble, dans un ancien couvent, partageant un même espace de travail depuis le mois de septembre. « L’intégralité de cet espace de travail est géré par une coopérative spécialisée dans le développement de sites web et d’application. C’est elle qui loue ces locaux de 350 m2 où le réseau très haut débit a été installé, explique Vincent Benoît, co-fondateur de Laëtis. Quand j’analyse le pouvoir de vivre de mes collègues, leur pouvoir de vie est supérieur à s’ils étaient en zone urbaine ». Pour le maire d’Arvieu, « ça fait revivre les commerces, les restaurants sont au travail ; tout le monde s’y retrouve ».

► Agricool inaugure sa ferme urbaine à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Elle est  constituée de containers blancs dans lesquels poussent des fraises, des herbes aromatiques…. Agricool est une jeune pousse créée en 2015 dans le secteur de l’agriculture urbaine. La société commercialise depuis quelques années ses fraises qu’elle fait pousser à la lumière de LED dans des containers et sans pesticides. L’objectif est de ramener la production au plus près des consommateurs (moins de 15 kilomètres entre le container et le point de vente) et contribuer à nourrir en partie les villes. La nature n’attend plus l’annuel Salon de l’Agriculture pour s’inviter en ville et investit désormais les espaces vacants. Ces derniers sont pris d’assaut par une agriculture urbaine aux dimensions modestes mais aux enjeux majeurs. Lire l’article : Agriculture urbaine : quel intérêt en France ?

► Pour lutter contre les abus et les opérations massives visant à transformer des immeubles entiers en habitations de passage, la mairie de Cannes (Alpes-Maritimes) refuse une opération massive commerciale de type Airbnb. En 2018, 4 000 meublés touristiques été officiellement déclarés sur différentes plateformes, à Cannes. Aujourd’hui, le chiffre a presque doublé. La municipalité explique que ce type de transaction entre particuliers est nécessaire à la ville mais à condition, précise la mairie, que l’offre n’explose pas et devienne une opération massive commerciale immobilière.

Légende image. Oakland Bay Bridge à San Francisco (Californie). [Photo Rich Hay]. La Silicon Valley est en pleine mue. « Dans les années 70-80, il y eu les semi-conducteurs. Dans les années 90, le Web puis le mobile dans les années 2000. Nous sommes aujourd’hui arrivés à la fin d’un cycle et personne ne sait quelle sera la prochaine vague », observe Henri Deshays, investisseur français installé aux États-Unis.

#Travail

► Modérateurs Facebook, entraîneurs d’algorithmes, chauffeurs Uber Eats… Le quotidien de ces travailleurs de l’ombre n’est pas réjouissant. Armés d’un identifiant, d’un ordinateur ou d’un vélo, ils se connectent pour répéter à la chaîne, dans des conditions très précaires, une succession de tâches dictées, bien souvent, par les plateformes du net. La série documentaire « Invisibles – les travailleurs du Clic », disponible depuis le 12 février sur le site de France.tv Slash. Réalisée par Henri Poulain cette série en quatre épisodes nous plonge dans la vie de ces travailleurs du clic. Présentés comme les esclaves des temps modernes assujettis au rythme de travail décousu de leurs employeurs. « Le plus grand tour de passe-passe de ces plateformes, c’est d’une part de faire croire aux consommateurs et aux usagers qu’il y a des processus automatiques, des algorithmes, partout, alors que très souvent, ce sont des tâches réalisées à la main, et de l’autre, de faire croire aux travailleurs que ce qu’ils réalisent n’est pas un vrai travail, mais un ‘job’, un ‘gig’, quelque chose de transitoire et éphémère qui à terme va disparaître. C’est un vrai tour de passe-passe d’annoncer la fin du travail humain alors que le travail humain est partout », affirme Antonio Casilli, professeur de sociologie à Télécom Paris. À lire l’entretien d’Antonio Casilli sur le site @Metamedia : « Invisibles », le docu qui donne la parole aux travailleurs du clic.

#Municipales2020

► « Quand j’ai appris en décembre que le maire sortant, ne se représentait pas, je me suis dit qu’on n’allait pas laisser la commune à l’abandon, sans conseil municipal, et sous tutelle de la Préfecture de Haute-Saône, explique Dylan Démarche, 21 ans. Je suis donc allé démarcher d’anciens membres des conseils municipaux qui ont accepté de me suivre. On a veillé à prendre des gens des trois villages qui constituent notre commune, on a pris des gens des associations, et appliqué une parité stricte », détaille le candidat à la mairie de Vellexon-Queutrey-Et-Vaudey en Haute-Saône.

#Justice

► Le bureau du procureur de Manhattan (New York) a annoncé, lundi 10 février, qu’il allait examiner à nouveau les circonstances de la mort du militant anti-raciste Malcolm X, rapporte CNN. Cette annonce intervient après la diffusion, le 7 février sur Netflix, de la série documentaire en six épisodes Qui a tué Malcolm X. Le bureau du procureur a annoncé qu’il collaborait avec The Innocence Project, une ONG qui apporte une aide juridique aux prisonniers condamnés à tort. Malcolm X a été abattu de 21 balles le 2 février 1965, lors d’un meeting à Harlem. Une semaine plus tôt, sa maison avait été visée par une attaque à la bombe, mais l’activiste ne faisait pas l’objet d’une protection policière. Trois hommes ont été arrêtés et condamnés à la prison à vie pour son assassinat, rappelle TV5 Monde.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le Coronavirus porte un coup dur à la Tech mondiale, provoquant fermetures de magasin, pénuries de production, et surtout l’annulation du Congrès Mondial du Mobile, grand-messe des télécoms qui devait se tenir à la fin du mois à Barcelone et accueillir plus de 100.000 personnes. Le cinéma chinois est aussi touché. En Chine, le gouvernement lance une application qui permet de savoir si on a approché une personne contaminée ou à risque, mettant en évidence la haute surveillance dans le pays. Sur les réseaux sociaux, le virus a déclenché une véritable infodémie.

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14 Fév

Régions.news #411 – Edition du vendredi 14 février 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Un pompier à Peyrehorade (Landes) le 14 décembre 2019. (Photo : Gaizka Iroz/Afp). La cartographie des futurs impacts du réchauffement en Europe qui vient d’être publiée, montre que les canicules, submersions marines, feux de forêts et autres sécheresses vont s’étendre sur le continent européen et gagner en fréquence et en intensité. C’est ce que donne à voir le jeu de cartes interactives simulant les impacts du dérèglement climatique réalisé par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Dans le centre-ville de Dieppe (Seine-Maritime), l’habitat est très resserré. Ainsi un drone survole cette partie de la ville pour observer l’état des maisons. Des images avec une précision de 20 millions de pixels sont réalisées par un droniste professionnel dieppois. Elles permettent de révéler l’état des toitures, les infiltrations, les fissures. Ainsi la ville peut vérifier les résultats des travaux qui ont fait l’objet d’une demande préalable. Les propriétaires de logements indignes, voire dangereux seront aussi rappelés à leur responsabilité.

► Depuis la fin de l’année 2019, le centre hospitalier de Valenciennes, dans le Nord, expérimente un logiciel d’intelligence artificielle qui a révolutionné l’organisation du service des urgences. Avec cet outil, le personnel peut anticiper avec fiabilité les flux de patients jusqu’à une semaine et ainsi éviter l’engorgement du service. Selon la direction de l’hôpital, les avantages sont nombreux. « Cela nous permet d’ajuster les équipes pour que le service ne soit pas en tension comme il l’était souvent avant l’expérimentation et cela réduit donc aussi le temps d’attente pour les patients », assure le directeur de l’établissement.

► Lancé par l’association Créacoop 25, un marché coopératif et participatif « T’as meilleur temps ! », verra le jour en septembre 2020 à Besançon (Doubs). Comment fonctionnera ce supermarché coopératif ? C’est un commerce à but non lucratif. Pour faire ses courses dans ce supermarché, il faut être coopérateur, c’est-à-dire acheter une part sociale (100 euros, environ) et travailler trois heures par mois dans le magasin : mettre en rayon, tenir les comptes, être à la caisse, gérer les stocks etc. Pour l’instant, l’association compte cinq cents membres. La particularité : les choix sont faits par les adhérents et le bio ainsi que les circuits-courts sont privilégiés.

► Après Ecosia, le moteur de recherche qui plante des arbres, voici YouCare, celui qui offre des repas aux animaux. Fondé en mai 2018 par deux levalloisiens. À chaque nouvelle recherche, de l’argent est collecté grâce à la publicité. Cet argent est ensuite redistribué à des associations de protection animale. Le moteur de recherche indique qu’environ 45 recherches permettent d’offrir un repas à un animal dans un refuge. Au total, YouCare aide 24 associations en France métropolitaine et dans ses territoires d’Outre-Mer (Réunion, Guadeloupe, Mayotte), en Belgique, en Suisse et aux Etats-Unis.

Légende image. Publiée le 5 février par deux groupes de réflexion respectivement allemand et britannique, une étude annonce que « les émissions de gaz à effet de serre issues des centrales produisant de l’électricité dans l’Union européenne ont diminué plus fortement en 2019 qu’au cours de n’importe quelle année depuis au moins 1990 ». Ainsi dans l’U.E., les centrales éoliennes et solaires ont, pour la première fois en 2019, produit plus d’électricité que les centrales à charbon. Photo de Dieter_G via Pixabay (CC).

► En octobre 2017, Sidewalk Labs, a remporté l’appel d’offres pour transformer la friche portuaire de Quayside au sud de Toronto, en quartier futuriste piloté par les technologies et les données numériques. Parmi les innovations proposées par Google : les feux tricolores intelligents pour s’adapter au trafic routier en temps réel, les pistes cyclables chauffées en hiver pour éviter qu’elles ne soient ensevelies sous la neige, le réseau souterrain de robots assurant la distribution des colis et la gestion des déchets, ou encore les immeubles dotés d’abris imperméables se déployant automatiquement lors d’intempéries. Mais le projet soulève d’immenses inquiétudes concernant la collecte et l’utilisation des données des résidents. Après avoir donné un accord de principe le 31 octobre 2019, les autorités locales décideront de poursuivre ou d’arrêter le projet le 31 mars prochain. Lire l’article de Jean Haëntjens, économiste-urbaniste, spécialiste des stratégies urbaines, La « Google City » à Toronto, c’est grave docteur ? Lire le document de la Fabrique de la cité : « Expédition urbaine de Toronto »

#Ville

► « Une ville durable est par définition une ville qui se situe à la convergence des défis écologiques, des changements climatiques, du durable et de la biodiversité… La ville durable n’est rien d’autre qu’une ville viable, d’une ville vivable, d’une ville équitable. Au XXIème siècle, nous avons Internet partout, tout est connecté et nous voulons que cette connexion serve à créer un lien social, à lutter contre le changement climatique. Nous ne voulons pas d’une ville connectée qui isolent les gens. On est hyper connecté technologiquement mais socialement déconnecté », explique Carlos Moreno, scientifique franco-colombien et expert international de la Smart City humaine, lors d’une conférence-débat, le 29 janvier à Calvi (Corse). À lire : Le destin des villes passe par les habitants et Replacer l’habitant au centre de la ville du futur ?

#Transport

► Marre de prendre l’avion ? Voyagez en avatar ! « Les avatars ont le potentiel de connecter les gens partout dans le monde d’une façon que ne permettent pas les voyages traditionnels, expliquait ANA (All Nippon Airways), la principale compagnie aérienne japonaise, en présentant en octobre 2019 son projet de plate-forme de tourisme à base d’avatars. Notre vision d’une planète mieux connectée s’appuie sur les dernières innovations en matière de robotique, de réalité augmentée, de réalité virtuelle et d’intelligence artificielle pour transformer la manière dont les humains interagissent ». Concrètement, le service Avatar-In offre la possibilité de visiter le Japon par avatar interposé, via un robot mobile piloté à distance par un « voyageur » qui lui ne se déplace pas.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Pour la première fois, YouTube révèle ses recettes publicitaires. À retenir cette semaine : – Quelle couverture journalistique pour des élections en période de perte de confiance ? ; – Les médias produisent moins de contenus mais gagnent en audience ; – Les formats immersifs, sont-ils l’avenir du journalisme ?

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07 Fév

Régions.news #410 – Edition du vendredi 7 février 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. En France, on dénombre un rond-point tous les 25 km en moyenne, soit près de 50.000 sur tout le territoire. Ronds, ovales, carrés, ils font partie du paysage routier français. En Loire-Atlantique à Nozay (Photo aérienne du Conseil départemental ci-dessus), des conditions particulières ont conduit les ingénieurs à imaginer et réaliser un rond-point en forme de cacahuète. « Quand vous avez des rond-points traditionnels, très souvent des voies sont pratiquement dans l’axe du rond-point. Les gens ralentissent donc moins et ça ne permet pas aux autres voies de s’intégrer facilement sur ce rond-point », explique Jean Charrier, vice-président du conseil départemental.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Pour la seconde année consécutive, le salon, Human Tech Days s’est tenu à Tours (Indre-et-Loire) dans le cadre du mois du numérique de la région Centre-Val de Loire. Les organisateurs ont choisi comme thématique de « Placer l’humain au cœur de la société numérique ». La rédaction de France 3 Centre-Val de Loire s’est intéressée à quatre entreprises régionales présentes sur le salon : Lify-Air (Détection en temps réel des pollens dans l’air), Lib&Lou (Location de jouets pour les enfants de 0 à 6 ans), ToolPad (Assistant d’utilisation d’ordinateur pour seniors) et Les 3 Dimensions (L’impression 3D accessible à tous).

► Depuis 2018, la commune Hermanville-sur-Mer (Calvados) expérimente la démocratie participative en ligne en créant le site « Cofonder ». « Les élus peuvent se servir du site pour consulter la population autour de projets et les habitants peuvent proposer des idées pour la commune, explique François Gruselle, le créateur de Cofonder. Cet outil permet aussi de réaliser un budget participatif : la commune met de côté une partie de son budget et la dispatche entre tous les habitants pour qu’ils choisissent les projets qu’ils veulent voir émerger dans la commune ».

#Municipales2020

► Paul Girod a 88 ans. En 1958, Il a été élu maire du village de Droizy dans l’Aisne depuis 1958, du temps de la 4ème République. Un record de longévité. À l’âge de 27 ans, il est devenu maire presque par hasard. « Quand je suis arrivé ici il y avait un réflexe spontané qui faisait que le plus gros cultivateur du pays soit le maire parce que c’est lui qui avait le temps », se souvient-il. En précisant que « c’était le seul, ou presque, qui possédait une voiture, donc c’était presque naturel dans l’esprit des gens que cela se passe comme ça. »

► En vue des élections municipales (les 15 et 22 mars 2020), franceinfo révèle mardi 4 février une étude de l’institut Montaigne. Différents critères sont observés par ce groupe de réflexion, dans les onze plus grandes villes de France : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Quelle est la ville qui possède le plus de vélos en libre-service ? Quelle est la municipalité qui investit le plus dans la politique culturelle ? À lire aussi : Plus d’impôts locaux, moins de dépenses, une dette maîtrisée : la santé financière des plus grandes villes françaises passée au crible.

Légende image. Une cité de la banlieue de Lisbonne (Portugal) était présentée comme une « no-go zone » où taxis et bus ne circulaient plus. Pour réhabiliter le quartier, la mairie a organisé en 2014 un festival de street art avec des artistes venus du monde entier. Depuis, il a lieu chaque année, et la cité s’est transformée en galerie d’art à ciel ouvert. « Ces œuvres d’art dans notre quartier nous ont permis de nous projeter dans le monde. Les gens viennent ici, cherchent à nous connaître, à entendre nos histoires. Avant, personne ne nous voyait, ni ne s’intéressait à nous. Aujourd’hui, tout cela a changé », souligne Emanuela Kalemba, organisatrice d’une visite guidée de « Quinta do Mocho ». (Crédit photo: AFP)

#Ecosystème

► La Machinerie à Amiens, qui anime un espace de travail collaboratif et un fablab. L’Electrolab à Nanterre, 1.500 m² d’ateliers où salariés, étudiants, retraités, chômeurs, ingénieurs ou artistes travaillent ensemble sur des projets de fabrication numérique. Mais aussi Les Imaginations Fertiles à Toulouse, la Palanquée à Sète, ou le Hatlab à la Verrière sont tous des tiers lieux. Ils font partie des 80 lauréats qui viennent d’être labellisés « Fabriques de Territoire » (dont 32 à dominante « numériques »), suite à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en juillet 2019 par le gouvernement. Déjà installés ou en cours de création, ces lieux recevront une subvention de 75 000 à 150 »000 euros chacun, sur trois ans. Lire le rapport « Tiers lieux, un défi pour les territoires » de la mission « Coworking : Territoires, Travail, Numérique » dirigé par Patrick Levy-Waitz, Président de la Fondation Travailler autrement .

► Les tiers-lieux sont des espaces physiques pour faire ensemble : coworking, micro-folie, campus connecté, atelier partagé, fablab, garage solidaire, social place, makerspace, friche culturelle, maison de services au public… Les tiers-lieux sont les nouveaux lieux du lien social, de l’émancipation et des initiatives collectives. Ils se sont développés grâce au déploiement du numérique partout sur le territoire. Chaque lieu a sa spécificité, son fonctionnement, son mode de financement, sa communauté. Mais tous permettent les rencontres informelles, les interactions sociales, favorisent la créativité et les projets collectifs. En résumé, dans les tiers lieux, on crée, on forme, on apprend, on fait ensemble, on fabrique, on participe, on crée du lien social…

#Environnement

► Qu’est-ce qu’on fait pour la planète ? Trier, recycler, revaloriser, se mettre au bio, acheter local, cultiver son jardin. Aujourd’hui, nous sommes tous concernés. Bien sûr, l’État doit mener une politique permettant le changement, les entreprises doivent décarboner leurs modes de production mais pour accélérer cette action collective. Les étudiants de l’Ecole Française de Journalisme de Bordeaux mettent en lumière les initiatives citoyennes et économiques en Nouvelle-Aquitaine dans le cadre d’un partenariat pédagogique avec France 3 Nouvelle-Aquitaine.

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► Le coronavirus affole les réseaux sociaux et le monde de la tech. À retenir cette semaine : – Coronavirus & censure en Chine : Alors que le coronavirus se propage, la désinformation se viralise encore plus vite et la colère inonde les réseaux sociaux chinois. Une colère qui peut coûter cher, avec un gouvernement chinois qui contrôle les 1,1 milliard d’utilisateurs de WeChat (y compris dans les groupes privés), traquant toute personne qui pourrait « perturber l’ordre social ». Mais au fur et à mesure que la population se voit refuser la libre circulation de l’information, le gouvernement perd de sa crédibilité. C’est en effet, en partie, la censure chinoise qui a aidé à la diffusion du virus ; – Nous sommes désormais contrôlés à distance : « Les capitalistes de la surveillance contrôlent la science et les scientifiques, les secrets et la vérité. » ; – L’IA fera ce que l’on lui demandera de faire. C’est bien là le problème.

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31 Jan

Régions.news #409 – Edition du vendredi 31 janvier 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Des pelleteuses s’activent sur le chantier d’un nouvel hôpital de campagne, à Wuhan (Chine), vendredi 24 janvier. Cet hôpital est destiné à accueillir le 3 février un millier de patients victimes du coronavirus. Un second hôpital devrait sortir de terre vers la mi-février. Il devrait accueillir 1 300 lits supplémentaires. La mégapole de Wuhan (11 millions d’habitants) est actuellement en quarantaine.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Un terrain de foot 100% naturel a été inauguré à La Ciotat  en ce début d’année 2020. Sa pelouse écoresponsable est faite en noyaux d’olives. Une multitude d’enquêtes a montré que les terrains synthétiques peuvent être dangereux pour la santé à cause des petites granules de caoutchouc issues de pneus. Ainsi les remplacements de ces granules par des noyaux d’olives concassés est plus écologiques et moins dangereux pour la santé. Pour ce terrain de sport, il a fallu 60 tonnes de noyaux d’olives.

► En Haute-Marne. Alexis âgé de 5 ans est né avec une agénésie, c’est-à-dire avec un membre qui ne s’est pas formé complètement avant la naissance. Sa famille s’est inscrite sur le site de l’association E-Nable pour permettre à Alexis de vivre mieux avec son handicap. Cette association rassemble des bénévoles aux multiples compétences qui « sur leur temps libre, modélisent les appareils d’assistance qui serviront aux enfants ou aux adultes qui en ont besoin, explique le président de l’association en France. Ensuite les « maker » dont les compétences dans l’impression 3D nous permettent de fabriquer ces mains robotisées ». Ainsi à Noël, Alexis a reçu une main aux couleurs de son super héros grâce à une imprimante 3D:

► En Gironde, le commissaire enquêteur émet un avis défavorable au projet de parc éolien à Lesparre-Médoc. Douze éoliennes devaient être implantées dans le secteur forestier des Vignes Oudides. Dans son rapport, le commissaire estime « qu’il y a eu défaillance au niveau de la participation du public dans le cadre d’une concertation en amont. Cette défaillance remet en cause l’acceptabilité sociale du parc éolien et explique les oppositions frontales au projet sur la fin de l’enquête » Après l’avis défavorable du commissaire enquêteur, le dossier du parc éolien sur la commune de Lesparre doit être présenté devant la commission départementale de la nature des sites et des paysages (CDNPS).

► Le biométhane représente aujourd’hui un petit pourcentage de la consommation de gaz en Pays de la Loire. Déjà dix sites de production de biométhane existent dans cette région, neuf sont en construction et on compte 120 projets en cours. Dans cette région, le biogaz pourrait atteindre 17% de la consommation de gaz en 2025. « Le biométhane est un gaz produit à partir de tout ce qui est déchet organique, tout ce qui peut fermenter. Depuis 2014, on a le droit de réinjecter ce biométhane dans le réseau après épuration pour qu’il soit à 95 % comme les autres. », explique Christelle Rougebief, responsable GRDF (Gaz réseau distribution France).

Légende image. Deux femmes regardent des caméras de vidéosurveillance à Toronto au Canada. (Photo : Matthew Henry / Unsplash). Reconnaissance faciale : qu’est-ce que c’est et quels sont les dangers ? La reconnaissance faciale est une technologie de plus en plus répandue, basée sur l’intelligence artificielle, permettant d’identifier une personne sur une photo ou une vidéo en comparant son visage avec ceux sauvegardés dans une base de données. À l’aube des années 2020, la technologie de reconnaissance faciale est en passe d’être adoptée à des fins de surveillance dans la plupart des pays développés.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le débat autour de la reconnaissance faciale s’intensifie. À retenir cette semaine : – Reconnaissance faciale – La start-up Clearview AI défraie la chronique aux Etats-Unis avec une application qui peut faire correspondre des photos de visages à des photos et informations en ligne. Cette application est utilisée par de nombreuses agences de police aux États-Unis. Les législateurs européens, eux, prennent leur temps pour légiférer afin de ne pas se tromper. Pendant ce temps, la police de Londres installe des caméras utilisant la reconnaissance faciale dans les ruesEtat des lieux de cette techno et comment l’éviter. Mais est-ce le bon combat ?

#Santé

► Une Intelligence artificielle (IA) avait prédit l’épidémie partie de Wuhan en Chine, plus d’une semaine avant qu’elle ne soit identifiée comme une forte menace par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le 9 janvier 2020. Cette IA a développé par la société canadienne Blue Dot, créée en 2014, qui identifie des zones à risque. La plateforme choisit d’analyser les données accessibles en ligne plutôt que d’attendre les informations officielles. Outre les déclarations des autorités, son IA passe au crible l’actualité étrangère, les rapports sur des pathologies qui touchent le monde animal, mais aussi les données issues des compagnies aériennes. Elle a ainsi pu correctement prédire l’expansion du virus du Wuhan vers Bangkok, Séoul, Taipei, et Tokyo dans les jours qui ont suivi son apparition, rapporte le magazine Wired.

#Objets_Connectés

► Montres, caméras, télévisions, enceintes… S’ils peuvent faciliter notre quotidien, les objets connectés sont aussi des espions en puissance. Moins sécurisés qu’un ordinateur ou qu’un smartphone, ils intéressent beaucoup les cybercriminels. franceinfo a pu visiter le centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale. Ce centre, le C3N, est dirigé par la lieutenante-colonelle Fabienne Lopez qui explique que ces objets connectés « constituent des vulnérabilités qui peuvent être utilisées par des pirates pour vous observer ou pour récupérer des données bancaires ».

#Brexit

► Avec le Brexit, la France s’apprête à perdre près de 800 conseillers municipaux britanniques. Ils seront dépourvus de leur droit de vote dès la fin du mois de janvier. Cette possibilité de devenir conseiller municipal pour tout résident européen date du lendemain de l’adoption du traité de Maastricht de 1992. Ainsi en Charente, où vivent 6 300 ressortissants britanniques, 70 conseillers municipaux sont concernés. « Le phénomène est symptomatique d’une déconnexion entre les grands enjeux politiques et la vie des petites communes », déplore Benoît Savy, maire de Montrollet (Charente).

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24 Jan

Régions.news #408 – Edition du vendredi 24 janvier 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Morceau de banquise et pingouins en Arctique. (Photo : David Merron / Getty Images). À lire : Des constats faits, passons aux solutions. Tribune de Jean Peyrelevade, économiste, avec Michel Destot, ancien maire de Grenoble. Les auteurs plaident pour un Commissariat scientifique pour le climat.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La ville « essaye de passer du noir au vert », explique le maire de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Trente ans après la fermeture de la mine de charbon, cette commune de 7 000 habitants est devenue un laboratoire de la transition écologique. Ce changement est impulsé par le maire, Jean-François Caron, qui termine son troisième mandat. Même l’église est mise à contribution : son toit, recouvert de panneaux solaires, permet à la ville de revendre de l’électricité, et ramène « à peu près 5 000 euros par an dans le budget municipal », détaille l’édile. Les habitants sont incités à participer à la transition et ils ont pu prendre des parts dans la société chargée d’équiper en panneaux solaires tous les bâtiments municipaux. Dans le village, chaque logement social qui sort de terre doit respecter des normes écologiques. La transition écologique gagne également les agriculteurs. Sur quinze exploitations, cinq sont passées au bio.

► Chatillon-Coligny (Loiret) est un parfait exemple de désert médical. Avec ses 1 900 habitants, il n’y a plus de médecins dans la commune. Le premier cabinet est à 20 kilomètres environ. Depuis quelques mois, le bourg a tenté d’attirer des médecins, mais rien n’y fait. Même quand elle propose un logement à disposition. La seule solution ? Un cabinet de télémédecine. En un an, il y a déjà eu 1 000 consultations. Isabelle Palson, infirmière, réalise les opérations à l’aide d’un médecin : « Tout est connecté, et du coup, je suis ‘les mains du médecin’ (…) il y a certaines limites, notamment quand il faut faire des examens approfondis ». Ainsi, les gens se sentent abandonnés. Pour toute la région Centre-Val-de-Loire, il n’y a que 66 médecins pour 100 000 habitants. La France a perdu 6 500 médecins en huit ans. Revue de liens : – Un grenelle de la santé prévu dans le Loir-et-Cher pour 2020 ; – Faut-il salarier les médecins pour lutter contre les déserts médicaux ? Exemples des départements de la Corrèze et des Côtes-d’Armor

► Depuis l’annonce de l’arrêt du projet d’aéroport en 2018, les occupants de la ZAD de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique) souhaitent désormais pérenniser leurs projets d’habitation ou d’agriculture. « Il y a tout un tas d’activités agricoles mais aussi liées à la vie quotidienne, par exemple à l’organisation d’assemblées. Il y a une rotation des taches, que l’on apprend. La ZAD est aussi un lieu de transmission, d’apprentissage », explique Basile, paysans sur la ZAD. Pour régulariser la situation des agriculteurs historiques et zadistes, des baux de fermage leur ont été proposés, mais de nombreuses situations restent teintées d’incertitudes. « Nous pensons qu’il peut y avoir des mutualisations de pratiques, qu’il peut y avoir entre ceux qu’on appelle les agriculteurs historiques, et ceux qui sont désireux de trouver de nouveaux modes agricoles, des formes de coopération. On peut tirer parti des expériences des uns et des autres », explique Claude d’Harcourt, le prefet.

Légende image.  Quelques tours du quartier d’affaire de la Défense (Hauts-de-Seine) par une après-midi de janvier. (Photo : padam92). Des feux qui passent au rouge, quand les voitures roulent trop vite. Des lumières qui s’allument sur le trottoir d’en face, quand les piétons traversent. Des flèches qui s’éclairent sur le bitume de la chaussée, quand les automobilistes s’approchent des carrefours. À partir de l’été prochain, le boulevard circulaire de La Défense, qui enserre le quartier d’affaires, va devenir la route urbaine du futur, véritable préfiguration de la ville connectée. « L’idée est d’identifier, sur une période assez longue, le trafic routier sur le boulevard circulaire pour avoir une capacité de prédiction », explique Charles Chemama, directeur adjoint des mobilités au conseil départemental des Hauts-de-Seine.

#Santé

► Dans les Alpes-Maritimes, comme beaucoup de parents, Natacha Didier a été confrontée à des enfants qui ne veulent pas lâcher leurs écrans. Elle a imaginé la « boite à limites », un kit éducatif composé de magnets à mettre sur le frigo de la cuisine. Ces outils permettent de définir avec l’enfant des moments précis et limités où ils peuvent utiliser les écrans. Comment est né le projet ?  « J’ai commencé par faire un système de tickets, les enfants avaient droit à 3 tickets de 30 minutes par semaine. On chronométrait le temps passé sur la tablette avec le minuteur de la cuisine. Ça a marché tout de suite. C’est entré dans les habitudes et ils ont arrêté de me solliciter constamment », explique la maman. Pour financer son projet, Natacha a lancé une campagne de financement participatif. En un mois, elle récolte les 4 000€ dont elle a besoin.

► Les enfants entre trois ans et demi et six ans et demi passent 75 minutes par jour devant un écran. C’est l’une des conclusions de l’étude menée par Manon Collet, médecin généraliste et publiée par l’agence Santé publique France, le 14 janvier. L’étude montre que les enfants exposés aux écrans le matin avant d’aller à l’école multiplient les risques de développer des troubles du langage, du sommeil, de repli sur soi, etc. Des dizaines d’études sur les conséquences des écrans pour les jeunes enfants ont déjà été publiées, notamment aux États-Unis ou au Canada. En France, l’Académie des sciences a rendu un avis sur le sujet en 2013 et un autre plus récent en 2019 (Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques).

#Robotique

► Des scientifiques des universités du Vermont (UMV) et de Tufts, aux États-Unis, ont réussi à créer, en combinant un programme informatique et des cellules de grenouilles des « xenobots ». Mesurant quelques millimètres de large, ces organismes vivants et programmables sont, pour l’instant, capables d’effectuer uniquement des actions basiques comme se déplacer, pousser de petits objets et se régénérer après avoir été blessés. « Il s’agit de nouvelles machines vivantes, affirme Josh Bongard, informaticien en robotique. Il ne s’agit ni de robots traditionnels ni d’une espèce animale connue, mais d’une nouvelle catégorie d’artefact : un organisme vivant et programmable ». « Nous pouvons imaginer de nombreuses applications pour ces robots vivants : détecter des matériaux dangereux ou radioactifs, récupérer les microplastiques présents dans les océans ou encore voyager à l’intérieur du corps humain afin de nettoyer les artères », explique Michael Levin, directeur du Centre de biologie de Tufts.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Netflix accélère en France. À retenir cette semaine : – La Commission Européenne envisage d’interdire la reconnaissance faciale (livre blanc) ; – Facebook a contribué à décimer l’industrie des médias, mais souhaite que les journalistes fassent leur travail ; – Ce qu’il faut savoir en 2020 sur la 5G ; – Le deek fake s’industrialise et se commercialise ; – Blockchain : où sont passés les 340 millions de l’Union européenne ?

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