17 Jan

Régions.news #407 – Edition du vendredi 17 janvier 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. La colonne de cendre produite par le volcan Taal, situé à 60 kilomètres de Manille, capitale des Philippines. (Photo Ted Aljibe / AFP). Dimanche 12 janvier, après 42 ans d’inactivité, le volcan Taal est entré en éruption . Quelque 10 000 personnes ont été évacuées. La plus puissante éruption des dernières décennies remonte à 1991, avec le réveil du Pinatubo, qui avait fait plus de 800 morts. À lire : Eruption du volcan Taal : dans la crainte du pire.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Nous savons que les microalgues (phytoplanctons) sont d’excellents capteurs de CO2. En effet, 1 mètre cube d’entre elles possèdent la même capacité de photosynthèse que 80 à 100 arbres. Pour profiter des effets de ces herbes marines, tout l’enjeu réside dans leur déploiement en ville. L’entreprise Urban Algae a imaginé un système d’intégration de tubes en verre contenant ces microalgues sur les façades et les toitures des bâtiments. D’où l’intérêt de les installer près d’espaces émetteurs de CO² pour faciliter la dépollution des villes.

► Le CHU de Dijon (Côte-d’Or) est le premier hôpital en France à avoir un médecin spécialiste en intelligence artificielle. La compétence du Dr Davide Callegarin est d’être le support des avancées pour la médecine de demain au sein du CHU. Pour cela, il a d’abord suivi une formation d’ingénieur en informatique avant ses études en médecine avant de valider sa thèse en intelligence artificielle en santé. Cette double compétence en bio-informatique et en intelligence artificielle lui permettra de détecter de manière précoce des pathologies et d’améliorer la qualité et l’accès aux soins grâce à l’automatisation des analyses.

► Contesté par une partie de la société pour l’utilisation de pesticides, le monde paysan s’est rebiffé en 2019 contre l’« agribashing ». Le gouvernement a demandé la création d’observatoires départementaux. En Loire-Atlantique, la préfecture installe l’observatoire départemental de l’agribashing. « Cette structure permettra, au moyen de réunions régulières, de disposer d’un état des lieux exhaustif des problématiques de sécurité rencontrées par les agriculteurs et d’élaborer des solutions communes, efficaces et concertées ». Dans le département des Pyrénées-Orientales, la création de cet observatoire contre l’agribashing « prouve une prise de conscience des services de l’État. En cas de problème, nous savons à qui nous adresser », explique le président de la FDSEA. À lire : La préfecture de la Gironde a installé un observatoire départemental de l’agribashing.

► Pour les adeptes de l’achat en ligne, les soldes permettent de faire de bonnes affaires… Mais pas facile de dénicher les meilleurs prix, perdus au cœur de quelques 200.000 sites français… En 2017, Marie-Cécile de Faucigny et ses associés ont créé à Montpellier (Hérault) la plateforme CrossShopper. Cette plateforme est dite « collaborative ». Cela veut dire que les internautes aident d’autres internautes à rechercher les meilleurs prix, même pendant les soldes. Aujourd’hui, près de 400.000 personnes participent à la plateforme. Le prochain objectif pour la jeune pousse est de se développer à l’international, ou dans d’autres activités…

Légende image. Région du Bangladesh devenue complètement stérile. (Photo Alessandro Grassani / Luz). Démographie incontrôlée, réchauffement climatique, agriculture intensive: tous ces facteurs font de l’eau une denrée de plus en plus rare et de plus en plus chère. Pas n’importe quelle eau, il est vrai. 97,5% de celle disponible sur le globe est salée. Et la désalinisation est un procédé à la fois coûteux et polluant, car gros consommateur d’énergie. Ne reste donc que 2,5% d’eau douce, dont 1,5% sous forme de glace. À lire : Guerre de l’eau : allons-nous en manquer ?

#Energie

►  Le Sénégal achève le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest situé à Taïba Ndiaye. Quarante-six éoliennes fonctionneront et injecteront 15 % d’énergie supplémentaire dans le réseau électrique du Sénégal. Et, dès juin 2020, ce projet de 342 millions d’euros fournira 158 mégawatts. Les turbines, qui tourneront vingt-quatre heures sur vingt-quatre, devraient fournir l’électricité à deux millions de personnes. Aujourd’hui encore, 45 % des 16 millions de Sénégalais n’ont pas accès à l’électricité. Ce premier projet éolien à échelle industrielle du pays confirme l’ambition du Sénégal de se positionner en plate-forme régionale des énergies renouvelables.

#Ville

► Le constructeur automobile Toyota a annoncé le 6 janvier vouloir bâtir sa ville intelligente, baptisée Woven City (la ville entrelacée). Elle sera construite sur un ancien site industriel, situé au pied du Mont Fuji et elle servira de prototype pour la ville du futur. La ville de 2 000 habitants sera pensée comme « un laboratoire vivant ». « Imaginez un site entièrement contrôlé qui permettra aux chercheurs, ingénieurs et scientifiques de tester librement des technologies telles que l’autonomie, la mobilité en tant que service, la robotique, la maison intelligente, l’IA et bien plus encore, le tout dans un environnement réel », explique Akio Toyoda, PDG de Toyota. L’énergie qui alimentera la cité, sera solaire, mais reposera aussi sur l’hydrogène, présenté comme le carburant du futur.

#Quantique

► Le 9 janvier 2020 à Paris, la députée Paula Forteza remettait au gouvernement le rapport « Quantique: le virage technologique que la France ne ratera pas » qui lui avait été commandé en mars 2019 par le Premier ministre au sujet des technologies quantiques. La France peut-elle jouer un rôle majeur dans la future révolution de l’informatique quantique qui se prépare ? Les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne ont tous déjà élaboré des programmes nationaux en matière de technologies quantiques, la France tarde, pour l’heure, à prendre le train des ordinateurs « supercalculateurs du futur » qui promettent de traiter des masses gigantesques de données comme jamais aucun ordinateur n’a réussi à le faire. « Il y a urgence à agir désormais pour la France si on veut une place dans la course », déclare Paula Forteza. Car tout se joue maintenant, alors que le marché de l’informatique quantique n’en est qu’à ses prémisses et qu’il pourrait peser, suivant les prévisions, entre 500 millions et 10 milliards de dollars d’ici à 2024. À lire : « Les ambitions de la France dans le quantique », par Olivier Ezratty, expert FrenchWeb.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La gouvernance de Facebook est-elle cassée ? À retenir cette semaine : – Reprenez le contrôle de vos données ! «Le Temps» propose une expérience participative ; – Malgré les risques pour la vie privée, les caméras surveillant la maison se multiplient aux Etats-Unis ; – Le rapport annuel sur le journalisme et les médias d’infos du Reuters Institute ; – La 5G est-elle vraiment utile ? ; – Netflix bien meilleur qu’Hollywood pour employer des metteurs en scène féminins.

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10 Jan

Régions.news #406 – Edition du vendredi 10 janvier 2020

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. L’Aurora Borealis (aurores boréales) vue dans le ciel à Ivalo en Laponie, Finlande, le 27 septembre 2019. Photo : Alexander Kuznetsov / Reuters. Dans le nord de la Finlande, des aurores boréales ont éclairé la nuit du 18 au 19 décembre. « Les aurores boréales sont causées par l’électricité solaire, aussi appelée vent solaire, qui se dépose dans l’atmosphère., explique Jean Lilensten, directeur de recherche au CNRS. En arrivant près de la Terre, les particules électriques sont happées par le champ magnétique, puis tournent autour de notre planète, avant d’être déviées vers le pôle Nord et le pôle Sud.  »

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Hera Mi, c’est le nom d’une jeune entreprise nantaise créée en avril 2017 [Hera (Déesse de la femme) et MI (pour Medical Imaging)]. Elle propose un algorithme, appelé Breast-Slim View pour aider à diagnostiquer le cancer du sein en analysant de très gros volumes d’imagerie médicale, des examens de mammographie. Une intelligence auxiliaire (IA) est une aide au diagnostic médical. « Il y a trop d’informations à analyser par le radiologue qui se retrouve avec un stress qui est lié à une quantité d’informations qu’il doit gérer avec l’œil humain, c’est pas évident, explique Sylvie Davila, présidente et fondatrice de Hera-Mi. il a peur de se tromper et peur de passer à côté d’un signal. En sachant que le radiologue est un humain. Le logiciel lui, que ce soit le matin, l’après-midi ou le soir, il va pouvoir être performant. Quel que soit le moment de la journée, le radiologue va pouvoir s’appuyer sur ce logiciel, qui lui, n’a pas de baisse de vigilance. »

► À Rennes (Ille-et-Vilaine), la ville a interdit depuis le 1er janvier les terrasses chauffées pour des raisons écologiques. Mais à Montpellier comme à Nîmes on semble encore bien loin de cette pratique. « Là il y a environ 1500 watt et c’est branché non-stop du matin jusqu’au soir, en effet, il y a énormément de consommation », confie un salarié d’un café de Montpellier. En hiver, ces terrasses chauffées représenteraient 30% du chiffre d’affaires des cafetiers. À quand la fin des terrasses chauffées à Nîmes et Montpellier ? Dans une démarche plus soucieuse de l’environnement, certains restaurateurs mettent à disposition des clients des couvertures et c’est déjà le cas en Allemagne et dans les pays scandinaves.

#Ville

► Lille, une métropole entre passé industriel et futur numérique. De la ville, certains ne connaissent que les hauts fourneaux et les terrils, ces collines artificielles construites par accumulation de résidus miniers. Une image d’Épinal à mille lieues du dynamisme actuel de la métropole, capitale de la culture en 2004. En 2018, la métropole lilloise regroupe plus de 90 villes autour de l’agglomération (dont Roubaix et Tourcoing), elle totaliserait ainsi plus de 3 500 entreprises du numérique et 10 fois plus d’emplois dans le secteur. Depuis 2009, elle accueille EuraTechnologies, deuxième incubateur de jeunes entreprises en France derrière Station F (Pari 13ème). L’objectif est d’accompagner la mutation d’un territoire industriel vers l’économie du futur. « On cherche à penser global en agissant local, à valoriser ce savoir-faire qui n’était pas optimisé, faute de synergies », explique Raouti Chehih, cofondateur et directeur d’EuraTechnologies.

Légende image. Un ciel rouge à cause des incendies près de Nowra, en Australie, le 31 décembre 2019. (photo Safeed Khan / afp). Depuis septembre, les incendies continuent de ravager l’Australie et ont déjà causé la mort d’au moins 24 personnes. Une surface équivalente à deux fois la Belgique est partie en fumée et l’ampleur de la catastrophe met l’accent sur le changement climatique responsable, selon les scientifiques, d’une saison des feux plus intense, longue et précoce que jamais. Voici quelques-unes des conséquences des incendies publié sur le site @franceinfo. À lire : six chiffres qui montrent la gravité des incendies en Australie ; – les incendies ont causé la mort d’environ 500 millions d’animaux depuis septembre.

#Transport

► Le monde animal est depuis longtemps une source d’inspiration pour l’homme. Ainsi le constructeur Airbus s’inspire des oiseaux migrateurs pour économiser du carburant. Baptisé «fello’fly», ce concept biomimétique. entend faire voler deux avions de même type en formation, à la manière des oiseaux migrateurs. Cela se traduit concrètement par un avion de tête, suivi à trois kilomètres de distance par un avion suiveur. Objectif : diminuer de 5 à 10% sa consommation de carburant sur un vol long-courrier, et ainsi alléger ses émissions de CO2.

► La montée en puissance des motorisations électriques et hybrides dans les ventes de voitures pourrait s’effectuer plus rapidement que prévu. C’est ce que prédit le Boston Consulting Group (BCG), qui a présenté le jeudi 2 janvier ses prévisions à 10 ans sur l’évolution du marché. Ainsi Les voitures électriques et hybrides pourraient représenter la majorité des ventes dans dix ans.

► En Allemagne, les prix des billets de trains longues distances diminuent à la suite d’une baisse de la TVA, décidée par le gouvernement, pour lutter contre le dérèglement climatique. Les trajets de plus de 50 km des lignes Intercity-Express de la compagnie ferroviaire publique allemande, la Deutsche Bahn, coutent environ 10% moins cher qu’auparavant. Des offres spéciales sont aussi mises en place en Allemagne, notamment concernant le transport de vélos. L’objectif est de rendre le train plus intéressant financièrement que d’autres moyens de transports plus polluants comme la voiture individuelle ou l’avion.

#Auto-Mobile

► Bernard Charbonneau (1910-1996), penseur français, publie en 1967 L’hommauto, ouvrage sur les rapports que l’être humain entretient avec son automobile. Extrait : « L’homme occidental tend à faire corps avec sa bagnole ; sans roues, il n’est plus qu’un misérable homme-tronc : un piéton. (…) L’hommauto forme un tout dans sa coquille à moteur. (…) L’auto-mobile commande ; c’est le poids de l’univers et de la société qui nous cale les fesses sur son siège. Nous vivons en bagnole ; nous y roulons sur des autoroutes, nous y mangeons dans des restauroutes ; nous y dormons, nous y faisons l’amour ; et nous y mourons. Toute divinité exige sacrifice, et la belle déesse lève un tribut qui est à la mesure de son prestige et de sa puissance ». Ecouter la série en quatre épisodes de France Culture, L’automobile et nous.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Début difficile pour les nouvelles lois californiennes régulant la tech. À retenir cette semaine : – Méta-prédictions pour 2020 : tech, IA, médias, blockchain ; – La décennie où YouTube a changé la télévision ; – Pourquoi la technologie ne nous a pas permis de nous libérer du temps.

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03 Jan

Régions.news #405 – Edition du vendredi 3 janvier 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Les bords de Seine à Courbevoie vues du pont de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le dernier jour de l’année 2019. Photo : @padam92

Régions.news vous présente ses meilleurs vœux pour 2020

#Environnement

► « La Seine a de la chance, écrivait Jacques Prévert. Elle n’a pas de soucis, elle se la coule douce, le jour comme la nuit ». Mais la réalité est tout autre. À Paris, un mouvement de contestation s’est formé au printemps à l’annonce de la construction sur le fleuve de trois passerelles commerciales, financées par le privé. L’association La Seine n’est pas à vendre, créée en juin 2018 à l’initiative d’un collectif de personnalités du monde de l’architecture, a obtenu une première victoire fin novembre avec l’annonce d’un « réexamen » de ces projets contestés. Lire l’article « Faut-il reconnaître la Seine comme une entité vivante ? » sur le site @usbeketrica.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Aux pieds des Vosges, la petite commune d’Ungersheim, 2 000 habitants, se veut être un laboratoire d’initiatives écologiques. Le maire se souvient : « Au début des années 2 000, nous avons installé un chauffage thermique solaire sur le toit de la piscine municipale. Le début de l’aventure… » Dès lors, la réduction des émissions de carbone a tourné à l’obsession: bâtiments municipaux chauffés au bois, éclairage public avec des  LED (Light-Emitting Diode ou diode électroluminescente), et mise à disposition d’une calèche pour raccompagner chez eux les écoliers dès que la cloche sonne la fin de journée. Mais c’est à la périphérie du village que la mairie a inauguré en 2012 une centrale photovoltaïque, la plus grande d’Alsace, inaugurée en 2012 sur le sol d’une ancienne mine de potasse. La centrale assure en production normale les besoins électriques d’environ 8 000 personnes, hors chauffage. En Alsace, le village d’Ungersheim se veut le plus écologique de France.

► Dans un petit atelier à Draguignan (Var), Maud confectionne des vêtements avec un tissu à base de fibres métalliques. « Les ondes diffusées par le téléphone portable vont être coupées par ce tissu, c’est ce que l’on appelle un tissu de blindage », explique-t-elle. Ainsi ces vêtements anti-ondes doivent être une protection pour les mères enceintes. Selon Laetitia Trisconnia, sage-femme spécialisée, en santé environnementale « les ondes sont invisibles mais présentes partout, on sait qu’il y a un risque mais il n’est pas encore précis ».

#Energie

► Alternative aux batteries dont le recyclage est loin d’être assuré, la pile à combustible, est l’une des solutions pour la transition énergétique. Cette technique, déjà utilisée pour les voitures et les vélos, le sera désormais pour les besoins industriels puisque qu’Hydrogène de France (HDF) vient d’annoncer la construction, dans la métropole bordelaise, de la première usine au monde de fabrication en série de piles à hydrogène de forte puissance. Cette usine qui va couter 15 millions d’Euros, sera capable de produire l’équivalent de 50 MW par an.

Légende image. Oslo, capitale de la Norvége, est l’une des villes les plus écologiques du monde par rapport à sa manière d’impliquer ses habitants. D’ailleurs, ils sont 85% à se déplacer à pieds, à vélo ou en transports en commun. Tout comme à Reykjavík  (Islande), les transports sont ultra-propres, car motorisés « hydro-électriquement ». Péage urbain, chauffage avec des déchets… est le plan d’Oslo pour ne plus émettre de CO2. (Photo : Oliver Cole / Unsplash). A lire : Les dix 10 reportages qui ont exploré le futur autour du monde en 2019, sur le site Usbek & Rica.

#Ville

► « Les villes et les acteurs du numérique doivent trouver un terrain d’entente », plaide Simon Chignard, conseiller stratégique à Etalab, organisme chargé de l’ouverture et du partage des données publiques. La façon dont celles-ci traitent les données détermine le modèle de smart-city qu’elles construisent : « Il y a deux archétypes de smart cities : celles faisant appel à une intelligence centralisée et celles misant sur l’intelligence collective. Dans le premier cas, l’idée est de regrouper l’information pour tout contrôler. L’image généralement associée à cette démarche est symbolique : c’est celle du poste de contrôle du lancement d’une navette spatiale ou d’une centrale nucléaire. La gestion de la donnée est le corollaire de la volonté de centralisation. Les informations doivent converger pour venir alimenter une intelligence,  artificielle ou non, qui va tout piloter. L’autre modèle, en revanche, s’appuie davantage sur le partage des données avec les différents acteurs d’un territoire et leurs enrichissements mutuels. Les deux modèles vont traiter des données, mais ils ne vont pas du tout les appréhender de la même manière. Elles seront considérées d’un côté comme une matière première qui alimente une intelligence centrale, de l’autre, comme une ressource qu’il faut partager. »

#Commerce

► En février 2017, Moulins, préfecture de l’Allier, 20.000 habitants, a mis en place un ambitieux plan de revitalisation, créant notamment un poste de « manager du centre-ville ». Un travail qui commence à porter ses fruits et intéresse aujourd’hui d’autres municipalités confrontées aux mêmes difficultés. Entre 2005 et 2015, plus de 70 enseignes avaient mis la clé sous la porte à Moulins. Alors que le taux de vacance commerciale progressait inexorablement, le centre se vidait de ses habitants. Cyril Martin, manager du centre-ville de Moulins explique : « Quand la mairie m’a appelé, j’avoue que j’ai été cherché le soir sur Internet ce que c’était qu’un manager de centre-ville ! se souvient-il. Et puis ça m’a plu de mettre de l’huile dans les rouages pour redonner un visage attrayant au centre-ville… Aujourd’hui, c’est un métier qui a le vent en poupe : beaucoup de nouveaux managers m’appellent pour me demander mes recettes… jusque depuis la Martinique ! ». A lire : Qui sont les nouveaux managers de centre-ville ?

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► Le traçage mobile, une pratique inéluctable ? À retenir cette semaine : – La toxicité du web est dérisoire comparée à l’échec de la Big Tech à réinventer le monde physique. C’est le vrai problème avec la Silicon Valley ; – On nous a promis communauté, civisme et commodité. Au lieu de cela, nous nous sommes retrouvés disloqués, méfiants et désengagés. Dans les années 2010, nous sommes tous devenus aliénés par la technologie ; – L’absence de diversité ethnique dans les médias canadiens précipite leur chute. Ils ne représentent plus leur pays ; – Médias d’information : « Si 2019 a marqué un changement, c’est la prise de conscience que non seulement le navire coule, mais qu’il n’y a pas de canots de sauvetage »

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20 Déc

Régions.news #404 – Edition du vendredi 20 décembre 2019

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image.  A Ponts-de-Cé, près d’Angers (Maine-et-Loire), une ferme de 21 280 panneaux solaires produit de l’électricité capable de fournir l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 4 000 foyers. Cet équipement a été installé sur un ancien site d’enfouissement de déchets ménagers, un terrain impropre à la construction et à l’agriculture. « On n’aurait rien pu faire de ce site qui était un site très pollué, une pollution volatile. S’il fallait dépolluer, cela aurait été un coût financier très important pour la commune, qui aurait été de 3 millions d’euros », explique le maire Les Ponts-de-Cé. A lire aussi : Métropole d’Angers : la ferme solaire des Ponts-de-Cé est entrée en production. (Photo prise par un drone de l’agence A l’Ouest Images).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Alternative aux batteries dont le recyclage est loin d’être assuré, la pile à combustible, est l’une des solutions pour la transition énergétique. Cette technique, déjà utilisée pour les voitures et les vélos, le sera désormais pour les besoins industriels puisque qu’Hydrogène de France (HDF) vient d’annoncer la construction, dans la métropole bordelaise, de la première usine au monde de fabrication en série de piles à hydrogène de forte puissance. Cette usine qui va couter 15 millions d’Euros, sera capable de produire l’équivalent de 50 MW par an.

► Peugeot PSA souhaite construire une grande usine de fabrication de batteries automobiles pour véhicules électriques qui va créer 2500 emploi. Les sites candidats :  Douvrin, près de Lens (Pas-de-Calais), Trémery, près de Metz (Moselle) et Sochaux (Doubs).

► Sur le site de @franceinfo, on vous explique pourquoi le télétravail peine à se généraliser en France. Avec la grève des transports débutée le 5 décembre, la question du télétravail revient sur le devant de la scène. Encouragée par les responsables politiques comme alternative aux déplacements, cette pratique commence à se développer au regard de ses avantages. Un jour télétravaillé pour 28,8 millions d’actifs en France représenterait en moyenne 1h10 de transport évité par personne, soit 4,4 millions d’emplois à temps plein et 4 milliards de litres de carburant économisés, selon un rapport de la mission Coworking : territoires, travail, numérique. Alors quels sont les obstacles au développement du télétravail : aucune obligation légale existante, réticence des employeurs, existence de freins matériels, incidence sur les conditions de travail.

► Dans l’Allier, on teste des robots pour le désherbage en plein champ. Pour cela on fait appel à l’intelligence artificielle pour identifier et trier les plans, un long apprentissage qui mêle reconnaissance visuelle et informatique. A terme, il s’agira de proposer des solutions pour diminuer l’usage des produits chimiques comme le glyphosate, le plan Ecophyto II prévoyant la diminution de 50% des produits phytopharmaceutiques d’ici 2050.

► Revue de liens : – Désertification médicale en Ile-de-France, un cri d’alarme lancé par des médecins spécialistes ; – Les automobilistes du Tarn testent un guidage lumineux intelligent sur une route dangereuse entre Castres et Albi.

Légende image. Des montgolfières flottant au-dessus de Putrajaya, la nouvelle capitale administrative de Malaisie. (Photo : Mohd Rasfan Agence France-Presse). Le phénomène des villes dites intelligentes est en explosion à l’échelle de la planète. Sarah Moser, géographe canadienne explique : « Je croyais que les villes nouvelles étaient un phénomène des années 1960. À l’époque, j’avais répertorié 20 villes nouvelles alors qu’aujourd’hui, j’en compte plus de 200. Ce sont les Brasília de notre ère »

#Ville

► Les dizaines de villes nouvelles (dites smartcities) qui apparaissent essentiellement dans les pays du Sud, se veulent connectées, écologiques, récréatives. Mais elles promettent aussi un meilleur des mondes aux accents sécuritaires. « Nous sommes dans une période de construction frénétique : de nouveaux projets sont annoncés en permanence, presque exclusivement dans des pays en développement, explique Sarah Moser. Géographe à l’université McGill de Montréal, où elle anime le New Cities Lab (laboratoire des villes nouvelles). Ces villes sont dirigées comme des compagnies privées, avec un maire qui est en fait un PDG. Certaines sont même cotées en Bourse, comme King Abdullah Economic City ». La chercheuse prépare pour 2020 un atlas décrivant 100 de ces Babylones modernes, après avoir étudié quelque 150 projets.

#IoT

► A quelques jours de Noël, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) publie un guide pour l’usage des jouets connectés le 16 décembre 2019. Elle rappelle que comme tout objet connecté, les jouets peuvent confronter son utilisateur à plusieurs problématiques. Les données ainsi collectées peuvent potentiellement être utilisées à des fins de ciblage publicitaire ou détournées par un individu malveillant, par exemple à des fins d’escroquerie ou de harcèlement. la Cnil émet un ensemble de recommandations comme « être très vigilant concernant les possibilités de connectivité ouverte par le jouet » ou « déconnecter le jouet et effacer les données ».

#Tendance

► « Le numérique » n’est pas un tuyau, un simple nouveau canal de diffusion, ou une vulgaire technologie, c’est une insurrection qui, en se passant des médiations, change notre rapport au monde et dessine une nouvelle civilisation. Sans doute fallait-il un écrivain pour le démontrer. Car c’est la thèse convaincante du romancier, musicologue et homme de théâtre italien Alessandro Baricco si bien exprimée dans son dernier livre « The Game » paru cet automne chez Gallimard. Meta media en fait faisons une synthèse pour ouvrir son nouveau Cahier de Tendances Méta-media, Automne-Hiver, « À la recherche des humanités numériques – Chroniques d’une insurrection » @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La désinformation, nouvel outil de la classe politique britannique. À retenir cette semaine : – France Medias Monde redoute d’être marginalisé au sein de la future holding de l’audiovisuel public ; – Régulation des plateformes : le CSA s’entoure d’un comité d’experts sur la désinformation en ligne ; – Ce moteur de recherche utilise ses profits pour planter des arbres ; – Yubo, le réseau social français au succès croissant ; – La 5G et la lutte contre le dérèglement climatique sont-elles compatibles ? ; – Pourquoi les moins de 30 ans se méfient du téléphone (pour téléphoner).

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13 Déc

Régions.news #403 – Edition du vendredi 13 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Des lofts sur l’eau, dans le port de Gruissan, dans l’Aude. Photo : Jean-Michel Deguine / Alliance Plaisance (Photo : Jean-Michel Deguine / Alliance Plaisance)  Et si demain on habitait sur la mer ? Une réalité dans les pays nordique, « la maison qui flotte » peut l’être en France. Ainsi à Gruissan, il sera même possible, dès février, de passer la nuit dans de petits appartements flottants, amarrés au port de plaisance par des cordages. En 2021, une trentaine de ces logements sur l’eau, « avec tout le confort d’une maison », seront installés dans le port.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient d’annoncer que 36 produits phytosanitaires à base de glyphosate ne pourront plus être utilisés en France à compter de fin 2020, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Dijon (Côte-d’Or) expérimente depuis plusieurs années des systèmes agroécologiques pour s’en passer. Dans la ferme expérimentale de Dijon, les chercheurs de l’INRA ont planté des haies et des arbres, des bandes enherbées ou fleuries ont été semées pour étudier la régulation biologique. Une des innovations de ce projet est d’associer les professionnels au projet. C’est ce qu’on appelle la science collaborative. Le principal enjeu de cette expérimentation est d’aider des agriculteurs à sortir d’une impasse. En France, comme dans le monde, de plus en plus d’agriculteurs choisissent de ne plus labourer, ils sèment directement. Ce qui favorise la richesse organique des sols.

► Chaque année, près de 2 millions de repas sont servis dans les restaurants scolaires des collèges publics de Vendée et la lutte contre le gaspillage alimentaire devient un enjeu important. Mis en œuvre par le département, le DéfiZéroGaspi a comme objectif de diminuer le volume des déchets de 30% dans les restaurants scolaires. Avec les économies réalisées, le département souhaite « favoriser l’achat de produits issus de l’agriculture de saison, de proximité et de l’agriculture biologique, maintenir le prix du repas à un tarif accessible à toutes les familles (…), et faire découvrir aux jeunes de nouveaux goûts et de nouvelles saveurs ». Depuis le lancement du DéfiZéroGaspi en 2017, il a déjà été constaté une diminution de 4,5% du gaspillage dans les collèges.

► Ils sont les sentinelles du réchauffement climatique, les guides de haute-montagne vont voir leur métier totalement chamboulé dans les prochaines années. Pour le guide de haute-montagne Georges Unia, membre du Syndicat national des guides de montagne (SNGM). « on va devenir des passeurs. Il va falloir qu’on fasse comprendre qu’on est tous responsables et qu’on doit tous protéger cet univers ».

► Contrôle Z, c’est le nom d’une exposition photographique qui se tient dans l’ancienne prison de Guingamp (Côtes-d’Armor). Dans les photos présentes, une même interrogation : comment nos libertés individuelles sont surveillées par les outils de contrôle numérique qui nous entourent aujourd’hui et s’immiscent dans nos vies sans en avoir l’air. Des millions d’attitudes, chaque instant scruté, analysé par des « algorythmes » à la vitesse de la lumière ! Le pionnier dans le domaine est l’américain Jeff Guess. En 1993, il s’offre sa photo de mariage grâce à une image d’un radar de police lors d’une infraction pour excès de vitesse.

Légende image. Dans une ferme de la région de Moscou, en Russie, les vaches portent des casques de réalité virtuelle pour faire en sorte qu’elles soient moins stressées au moment de la traite et améliorer ainsi la qualité de leur lait. Pour l’heure, il semble simplement que la diffusion de ces images virtuelles de vertes prairies rende les vaches moins anxieuses. (Photo du Ministère de l’Agriculture russe).

#Ville

► La ville du futur doit intégrer le fait que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables, et que sa croissance ne doit donc pas anéantir ces ressources. Elle doit veiller à consommer le plus d’énergies renouvelables possible, voire à être positive en matière de production d’énergie. Dans le domaine des transports, de nombreuses initiatives voient le jour. La ville de demain peut-être économe. Le site d’Usine Nouvelle aborde cette problématique en cinq épisodes : 1/ Des projets numériques pour rendre la ville intelligente et économe, 2/ Le label qui rend les bâtiments éco-responsables, 3/ L’électricité en circuit court, un vrai courant alternatif, 4/ Les véhicules électriques se rechargent… aux lampadaires et 5/ Strasbourg, pionnière de la mobilité décarbonée.

#Énergie

► Atacama, au nord du Chili, est le désert le plus sec du monde. Sur ces terres arides poussent désormais des champs entiers de panneaux solaires. On y trouve 378 880 panneaux très exactement Il s’agit de la troisième plus grande centrale photovoltaïque du pays. C’est le groupe français EDF qui a fait le pari, il y a quatre ans, de l’énergie solaire en Amérique du Sud. Il a investi au total 369 millions d’euros au Chili. « À Atacama, on a 360 jours de soleil par an. Sans aucun nuage, et c’est surtout ici que le rayonnement du soleil est le plus élevé au monde », explique un ingénieur chilien. Les groupes français Total et Engie ont également investi, faisant monter à 10% la part du solaire dans le pays, ce qui est cinq fois plus qu’en France. À lire aussi : Au nord de Nouméa (Nouvelle Calédonie), la petite ville de Boulouparis abrite désormais la plus grande centrale solaire avec stockage de France. Construit sur un terrain de 35 hectares, ce parc, connecté au réseau public, permet d’alimenter environ 40.000 personnes.

#IA

► « L’intelligence artificielle est un vieux mythe. La plupart de ses technologies datent des années 50. Et environ tous les 20 ans on s’excite sur elle pendant quelques années et puis après on s’intéresse à autre chose. On appelle ça les « hivers de l’IA ». En ce moment on serait plutôt dans l’été donc, voyez-vous. Mais certains se demandent si l’hiver n’est pas proche. Pourquoi ? Parce que malgré la puissance démesurée dont ils bénéficient désormais (merci l’empreinte carbone, au passage) et des volumes abondants de données (un peu sexistes et racistes toutefois), les robots sont toujours aussi cons qu’avant. C’est juste qu’ils réfléchissent plus vite. (…) En résumé, ce n’est pas parce que l’intelligence artificielle a l’air intelligente qu’elle l’est. », écrit Benoît Raphaël, co-fondateur de Trendsboard  et du média robot Flint, dans un article sur le site @FrenchWeb.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► En Chine, plus de limite pour la reconnaissance faciale. À retenir cette semaine : – La France se dote d’un comité d’éthique sur le numérique ; – Le côté obscur du recyclage des déchets électroniques ; – Jolie carte interactive du @nytimes sur la pollution des grandes villes ; – Amazon : aucune firme n’est jamais autant entrée dans la vie des gens et comme exemple : Baltimore.

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29 Nov

Régions.news #402 – Edition du vendredi 29 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Le canal latéral à la Loire, ouvert en 1838, va de Briare (Loiret) à Digoin (Saône et Loire). Long de 196 km, il permet avec d’autres ouvrages la liaison du Rhône à la Seine. Photo AB Photographe, vue sur le site France 3 Centre-Val-de-Loire.

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► En mission de nettoyage dans les calanques de Marseille, IBuble est le tout premier drone sous-marin autonome. iBubble ne pèse que dix kilos et il est muni d’une caméra dite  intelligente qui est capable de suivre un plongeur. La caméra est capable de reconnaître des anomalies sur la coque d’un bateau ou de repérer une fissure sur un barrage. « Ces drones vont pouvoir capter de l’information sur l’état des océans, de la faune et de la flore, plus il y aura de drones dans l’eau, plus on sera capable d’avoir ces informations et de les fournir aux scientifiques », indique Benjamin Valtin, co-fondateur de Notilo, la jeune société marseillaise qui a créé iBubble. Un système de sonar permet au drone de se repérer jusqu’à 60 m de profondeur.

► Dans le cadre d’une politique de diversification de la production d’énergie, le Languedoc-Roussillon fournira 1 500 Mégawatts grâce à l’énergie éolienne en 2020. Mais il y a une exception. Le département du Gard ne compte qu’un seul parc éolien de cinq machines qui produisent 10 MégaWatts par an. Depuis 20 ans, l’association Vent de colère se dresse contre tous ces projets avec comme principal argument avancé « l’intermittence et le caractère aléatoire » de la production éolienne : « Cela ne produit que pendant le temps de charge, soit à peine 20% du temps …le reste du temps il faut réguler avec des moyens thermiques. » Pour Laurent Tokarkis, chargé de projet Quadran Energies marines, « Contrairement à ce qui est affirmé, une éolienne produit à partir d’un vent de 11 km/h et elle atteint son maximum avec des souffles d’environ 39 km/h. »

► La goélette Tara est rentrée au port, à Lorient, après une expédition de six mois. Depuis dix ans, la fondation étudie les déchets plastiques et microplastiques dans les mers et les océans. Cette fois, les scientifiques se sont intéressés à ce qui se passe en amont, dans neuf des plus grands fleuves d’Europe, pour savoir « d’où ils viennent, où ils vont, comment ils s’accumulent », explique Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l’expédition. Des prélèvements ont été effectués en mer, mais aussi en amont et en aval des fleuves, et le constat est sans appel. « Il faut arrêter le flux » de déchets plastiques sur terre car il est impossible de nettoyer les océans, insiste Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Expéditions.

#DataCenter

► La société de télécom Orange a choisi la commune d’Amilly, dans l’Eure-et-Loir pour installer son nouveau centre de stockage de données informatiques. Un data center, c’est gourmand en énergie, car il faut non seulement faire fonctionner les systèmes informatiques mais aussi leur donner les moyens de se refroidir. Pour cela, Orange a testé la technologie du « free cooling », qui « utilise l’air frais ambiant pour refroidir l’informatique onze mois sur douze » et permet de se passer de climatisation. Dans cette optique, le site d’Amilly présente « des conditions météorologiques idéales » parce qu’il y fait suffisamment froid ! Cette méthode va permettre d’économiser la consommation énergétique annuelle d’une ville de 30 000 habitants.

Légende image. Un masque sauvé des eaux et porté place Saint-Marc à Venise, le 17 novembre. (Photo : Claudia Greco / Afp).

#Ville

► En juillet 2012, une mission parlementaire avait pointé du doigt l’urbanisation trop intensive dans le Var: « La catastrophe a touché des territoires rendus vulnérables par une urbanisation croissante liée à la pression démographique qui touche la zone littorale. Il existe sur ces territoires aux capacités limitées une « soif de construire » entretenue par les propriétaires et les promoteurs et relayée par les élus locaux », indiquait Jean-Pierre Bayle, alors président de la quatrième chambre de la Cour des comptes, devant les sénateurs, à propos des inondations de juin 2010.

► Le problème avec l’urbanisation actuelle, c’est que les sols bétonnés sont imperméables ce qui transforme les rues en torrent à la moindre inondation. L’idée est de créer des bitumes perméables pour favoriser l’absorption et l’écoulement des eaux pluviales. La Chine est en pointe sur cette question en développant trente villes éponges. À lire: Pour limiter les inondations, Shanghai devient une ville-éponge végétale.

► En Angleterre, dans les zones inondables comme les bords de la Tamise, on a construit des maisons amphibies qui montent et descendent avec le niveau de l’eau. Leurs fondations sont remplacées par un immense bac qui va se remplir avec l’inondation et permettre à la maison de s’élever jusqu’à trois mètres pour garder ses occupants au sec. Elle est parfaitement arrimée à des poteaux. En plus, elle monte et descend à la même vitesse que la crue, quelques centimètres toutes les heures.

► Océanix est une ville autonome et écologique qui répond à la problématique du réchauffement climatique. Le projet est officiellement soutenu par les Nations Unies où il a été présenté le 3 avril. Imaginez d’immenses plateformes flottantes en forme d’hexagone amarrées près des côtes. Elles pourraient s’accrocher les unes aux autres pour dessiner de gigantesques étoiles posées sur l’eau, jusqu’à créer de véritables villes. Marc Collins Chen, ancien ministre du Tourisme de Polynésie, défend son projet : « Ces villes flottantes sont conçues pour être reconfigurées en permanence : si vous n’êtes pas bien dans votre communauté, ou simplement que vous avez le sens de l’aventure, vous détachez votre maison, et vous allez là où votre cœur vous porte. »

#Internet

► Le Britannique Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web, a annoncé lundi 25 novembre le lancement d’une initiative mondiale contre les dérives d’Internet. Plus de 150 organisations incluant Microsoft, Google, Facebook mais aussi des milliers de particuliers ont rejoint ce plan d’action qui vise « à stopper les abus croissants sur le net », explique la fondation de l’informaticien dans un communiqué. Plan d’action soutenu par des gouvernements comme ceux de la France et de l’Allemagne. Il s’agit « d’une feuille de route pour construire un meilleur internet, estime Tim Berners-Lee. Les gouvernements doivent renforcer les lois et la régulation du monde numérique. Les groupes doivent faire plus pour garantir que la recherche des bénéfices ne se fasse pas aux dépens des droits de l’homme et de la démocratie »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Publicité politique, Google met la pression sur Facebook. À retenir cette semaine : – Redonnons le pouvoir du numérique à la société ; – L’Europe a besoin d’une révolution culturelle. Mais qui va la lancer ?

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22 Nov

Régions.news #401 – Edition du vendredi 22 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Un complexe maraîcher de culture de tomates sous serres équipées d’éclairages LED à La Chapelle-des-Fougeretz (Ille-et-Vilaine). Il s’agit des couleurs réelles, visibles à l’œil nu la nuit. Charlène Flores est photographe et dimanche 2 juin, elle a publié un reportage dans Libération du 2 juin. On y découvrait des serres de production de tomates qui « compensent le peu d’ensoleillement avec un éclairage artificiel », décrit le journal. « On évolue dans un monde, quand on est à proximité des serres, qui est littéralement rose fluo, fuchsia », décrit la photographe à franceinfo.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► « Les communes sont une très bonne échelle pour la transition écologique ». Les maires sont les acteurs les mieux placés et les plus légitimes pour mettre en place une transition écologique rapide sur le terrain. Ils sont pourtant rarement conscients des enjeux et souffrent du manque d’engagement de leurs concitoyens. Voilà un des constats dressés par l’ingénieur Ulysse Blau, qui a passé trois mois à arpenter à vélo les communes du Calvados pour établir un état des lieux sur la transition écologique dans des communes de France.

 ► À l’institut du Cancer de Montpellier, près de 60 000 malades sont soignés ici chaque année. Des traitements lourds qui parfois obligent les patients à rester toute la journée à l’institut. Aujourd’hui, entre deux séances de chimiothérapie, le patient enfile un casque sur les oreilles et un masque de réalité virtuelle pour s’évader un peu. Ils sont une cinquantaine de patients, en soins à l’Institut du Cancer de Montpellier, à avoir testé la réalité virtuelle. Et tous, selon la direction de l’institut, ont été conquis : « Pour les patients, ça leur apporte d’une part une réduction du niveau de stress et d’angoisse lors d’une première séance de chimiothérapie, mais c’est aussi l’opportunité pour eux de sortir de l’environnement hospitalier », explique le directeur de soins à l’ICM de Montpellier. Bientôt, d’autres CHU comme Toulouse et Bordeaux prévoient de développer la réalité virtuelle.

► Une fois la chambre ou le salon repeint, il reste toujours un fond de peinture, qu’il faut bien souvent jeter à la déchetterie. En 2015, à Blanquefort, en Gironde, Maylis Grau, chimiste de profession, a décidé de stopper ce gaspillage. Elle cherche alors à recréer une peinture, à partir de fonds de pots. Inspirée du modèle québécois qui recycle l’intégralité des peintures. Elle crée son entreprise, Circouleur, se met alors en relation avec les déchetteries du Libournais et du nord Gironde qui collectent les pots de peinture usagés. Depuis sa création, Circouleur a recyclé 24 tonnes de peinture. Elle bénéficie aujourd’hui d’un A+, la note la plus élevée.

 ► Moustache est une entreprise installée à Épinal (Vosges) qui a réussi à s’imposer comme le champion français du vélo électrique. « L’année de notre création, on avait prévu de vendre 600 vélos. On en a écoulé 1.300. Et sur notre dernière saison, nous en avons produit environ 30.000 », se félicite l’un des deux fondateurs de cette PME qui exporte déjà 40 % de sa production. À lire : Aux Pays-Bas le vélo électrique dépasse la bicyclette.

Légende image. Le château du Haut-Koenigsbourg (Bas-Rhin), est un château fort alsacien du XIIᵉ siècle, profondément remanié au XVᵉ siècle. Quand il ne travaille pas sur le tarmac de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, Tristan Vuano prend le manche de son ULM. Armé de son appareil photo, il immortalise les paysages alsaciens pendant l’automne.

#Habitat

► En Normandie les tiny-houses, ou petites maisons en bois sont très à la mode. Chaque maisonnette est conçue sur mesure, et à la demande des clients. Avec ses 13 m2 au sol, tout rentre, y compris des rangements. Pour optimiser le volume, les espaces sont superposés et le coin couchage est en mezzanine. Certaines Tiny atteignent 40 m2 sur deux niveaux. L’habitation repose sur une remorque, l’ensemble pesant au total 3,5 tonnes. Ces mini-maisons doivent en effet pouvoir prendre la clé des champs au gré des envies de leurs propriétaires. Le concept de Tiny house, est né Outre-Atlantique après le passage de l’ouragan Katrina, pour reloger des milliers de victimes. Trois amis normands ont décidé en 2014 de créer une entreprise pour construire ces « maisons minuscules ». Ainsi les premiers modèles français sont nés en Normandie, à Poilley. Elles coûtent en moyenne 55 000 euros. Elles sont bâties avec des bois locaux pour la plupart. À lire : Quelle réglementation pour une Tiny House en France ? et le maxi-succès des mini-maisons aux États-Unis.

#Ville

► Plus écolo que l’avion, le train de nuit fait son comeback en Europe. On croyait qu’il avait disparu, pourtant un peu partout en Europe, le train de nuit fait de la résistance. Un article de Wired UK s’est penché sur cette résurrection. En 2016, le gouvernement français annonçait la fin des trains de nuit sur son territoire. Trois ans plus tard, tout a changé. le flygskam, la honte de prendre l’avion, sont passés par là. En septembre 2019, les vols intérieurs en métropole ont chuté de 1%. Dans les pays voisins, le chemin de fer aussi prend son envol et on assiste à la renaissance des lignes nocturnes. Pourtant d’après ses défenseurs, le train de nuit possède de nombreux avantages. D’après Mark Smith du site The Man in Seat 61, les passagers choisissent le train de nuit pour réduire leur empreinte carbone mais aussi pour éviter le passage par l’aéroport. Il y a aussi un bénéfice économique : une nuit d’hôtel en moins et une arrivée en centre-ville sans débourser 40€ pour un taxi.

#IA

► Journalisme augmenté à l’IA, un état des lieux. Par Kati Bremme, Direction de l’Innovation et de la Prospective de FTV. Menace ou promesse, outil ou ennemi, l’Intelligence Artificielle (IA) s’introduit dans les rédactions, et avec elle la question de l’avenir du journalisme sur fond de relation perturbée avec les géants de la tech, qui nous rendent une fois de plus accrocs en fournissant …l’essentiel de la technologie dont se sert l’IA. Prendre du recul face au « hype » autour de l’IA et des « robots journalistes », et analyser ce que pensent réellement les rédactions de cet outil qui est en train de disrupter leur métier est l’objectif du « Journalism AI Report » du ThinkTank Polis de la London School of Economics. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le lancement de Disney+ ébranle le marché de la SVOD. À retenir cette semaine : – La newsletter est-elle le futur des médias ? ; – Les huit engagements titres du groupe Centre France pour les élections municipales 2020 ; – De l’utopie à la dystopie en 20 ans. Le NYTimes Magazine analyse l’avenir d’Internet.

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15 Nov

Régions.news #400 – Edition du vendredi 15 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. #VilleMiroir. Cliché pris aux alentours de la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine) le 12 avril 2016 (Photo : @padam92). « Le droit à la ville, c’est dire que les personnes qui pratiquent la ville doivent en déterminer la forme et les fonctions. C’est dire que la ville nous appartient, qu’elle est à nous », explique Julien Simard, doctorant en études urbaines à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) à Montréal. À lire : Le droit à la ville pour se réapproprier l’espace urbain sur le site canadien @LeDevoir.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La ville de Chauny (Aisne) veut redynamiser son centre-ville. Pour cela la municipalité demande l’avis de ses habitants sur Internet. Leurs réponses permettront à la commune de définir les aménagements nécessaires, et d’étoffer les propositions des commerçants. Cette enquête se termine le 15 décembre.

► A Bordeaux, Frédéric Brouzes, guide et infographiste, est un passionné d’histoire. Il a matérialisé en images de synthèse des gravures et plans de la cité girondine au 15ème siècle pour les resituer dans le Bordeaux d’aujourd’hui. Le résultat est à découvrir grâce à un masque de vision en 3D. « On ne raconte pas une histoire, on parle de faits réels. Ce n’est pas du passé. Le présent et le passé sont complétement liés là », explique Frédéric Brouzes. Toutes les informations sont sur son site Bordeaux Storic.

► Obtenir une carte d’identité, faire sa déclaration fiscale, autant de démarches administratives qui passent désormais par le numérique mais dans certaines zones rurales, les particuliers sont parfois démunis. Dans le Pays royannais (Charente-Maritime), André Ruiz, aidant numérique, propose ses services à domicile pour épauler les seniors ou les particuliers qui ont des difficultés avec le numérique. Un service payant rendu possible grâce à l’association Mod’emplois dont le but est de permettre à des demandeurs d’emplois de renouer avec le monde du travail. Selon l’INSEE, 17% des Français ne savent pas utiliser un ordinateur.

► La chambre d’agriculture de la Creuse organise cette semaine la seconde édition du « rallye abreuvement ». L’idée est de rechercher sur le terrain des solutions pour l’autonomie en ressource en eau et échanger autour de différentes solutions pour l’abreuvement des animaux. Les éleveurs impliqués ne manquent pas d’outils : béliers à eau, pompage solaire, retenues d’eau, les exploitants ont la possibilité de faire le tour d’exploitations pionnières en la matière. La chambre d’agriculture de Creuse rappelle qu’il est aujourd’hui indispensable d’atteindre le maximum d’autonomie en eau pour l’abreuvement des troupeaux afin de réduire les coûts, améliorer les conditions de travail et limiter les prélèvements sur les réseaux d’alimentation en eau potable.

► Fast Retailing, maison mère de la marque japonaise de vêtements Uniqlo, a annoncé mercredi 13 novembre un partenariat avec la jeune société nordiste Exotec, dont les robots Skypod vont équiper des entrepôts du groupe japonais pour la préparation de commandes. Takuya Jimbo, directeur général adjoint de Fast Retailing explique ce choix : « L’intelligence est dans les robots qui se déplacent de façon autonome et économe à l’horizontale au sol, et à la verticale entre des étagères ordinaires jusqu’à une hauteur de 10 mètres » alors qu’avec d’autres systèmes, les étagères sont elles-mêmes motrices et requièrent une installation complexe.

Légende image. La visualisation du projet de l’architecte italien Stefano Boeri pour la construction d’une ville boisée intelligente, dans les environs de Cancún, au Mexique. La ville ne doit cependant pas uniquement être écologique, mais également « intelligente », grâce à divers capteurs à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments qui doivent rendre la vie de ses habitants la plus agréable possible. Mais cet ambitieux projet suscite la controverse. La ville-forêt doit être construite en plein milieu d’une forêt vierge existante et les immeubles verts nécessitent l’abattage de nombreux arbres. (Crédits photo : stefanoboeriarchitetti.net)

#Ville

► France urbaine, association qui réunit les grandes villes, grandes intercommunalités et métropoles françaises, a publié une étude sur le rôle du numérique au service de l’innovation sociale dans les villes. Il s’agit de dresser un panorama des initiatives prises par les centres urbains pour favoriser le mieux-vivre ensemble en ville. En pleine actualité liée aux enjeux de solidarité et d’accès aux services publics, cette étude questionne sur la possible existence d’une spécificité française de la ville intelligente. Voir aussi la vidéo de la 19ème Conférence des Villes, organisée par France urbaine qui s’est tenue le mercredi 18 septembre 2019 à Paris sur le thème de « L’engagement des villes en actes : solutions et innovations au service des citoyens »

► La ville dite intelligente est souvent conçue comme un réseau géant où l’individu est réduit à une simple donnée parmi d’autres et où un algorithme dicte le bien de la cité. Ainsi la ville de Neom est la mégalopole du futur présentée en novembre 2017 par l’Arabie Saoudite. Elle est censée préfigurer la ville de demain. Elle comptera « plus de robots que d’humains », qui s’occuperont de toutes les tâches difficiles et répétitives. Les habitants occuperont des maisons « zéro émissions », se nourriront de fruits et légumes cultivés dans des serres verticales automatisées, se déplaceront via des drones volants et respireront « l’air digital ». La CNIL explique dans un rapport sur les « smart cities » publié en 2017 que ces villes ordinateurs « proscrivent tout ce qui accompagne la présence d’êtres humains : leur besoin de convivialité, de chaleur, de lumière… » et qu’en fait « les robots ne seraient-ils pas finalement les habitants idéaux de la smart city ?»

#IA

► la chroniqueuse Guillemette Faure (Le Monde) qui s’est introduite parmi les experts de l’intelligence artificielle réunis en novembre à Paris pour le forum « Global Forum on AI for Humanity », écrit : « Les conférences sur l’intelligence artificielle sont un des rares endroits où la file d’attente pour les toilettes est plus longue côté hommes que côté femmes », m’a fait remarquer une chercheuse alors que nous nous lavions les mains. La « crise de la diversité », selon l’expression de Kate Crawford, professeure à l’université de New York, fait partie des sujets qui tracasse le secteur. « Quatre-vingt-dix pour cent des profs d’intelligence artificielle sont des hommes. Ce n’est pas un problème technique, c’est une industrie qui reproduit une perception biaisée du monde… ». Lire sa chronique « A la rencontre des gars de l’IA » sur le site @Lemonde

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La course aux millions d’abonnés. À retenir cette semaine : – La BBC utilisera le « journalisme semi-automatisé » pour la première fois lors de l’élection générale de 2019 ; – La BBC prévoit d’élargir son service de compte rendu sur la démocratie locale via de nouvelles sources de financement externes..

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08 Nov

Régions.news #399 – Edition du vendredi 8 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Le dragon des Machines de Nantes lors de la parade à Calais (Pas-de-Calais), vendredi 1er octobre. Haut de 10 mètres, long de 25 et pesant 72 tonnes, le monstre mécanique imaginé par François Delarozière, directeur artistique de la compagnie « La Machine », a été au centre d’un « spectacle urbain » de trois jours. « Ce dragon des mers » est un enjeu économique important pour la ville. (Crédit photo : François Lo Presti / Afp).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Au début novembre, lors de la foire agricole de Leucate (Aude), une campagne de financement a été lancée pour développer deux projets de parc éolien flottant au large des côtes méditerranéennes, à Gruissan et au Barcarès. Le financement participatif devrait se faire à hauteur de 600 000€ pour un outil qui permet de mesurer la vitesse du vent, explique Julien Hostache, co-fondateur d’ENERFIP (Plateforme de financement participatif pour des énergies renouvelables) : « L’objectif c’est de proposer aux citoyens du territoire d’investir sur cette phase de développement. En l’occurrence il s’agit d’investir dans une bouée qui permet de mesurer les vitesses du vent à différentes hauteurs. C’est un dispositif essentiel dans le développement du projet. » A lire aussi : L’impact visuel et sonore pourrait selon les habitants, dégrader leur cadre de vie.

► Des habitants du secteur de la commune de Beaune la Rolande (Loiret) viennent de créer une association pour tenter de s’opposer à un projet de construction de huit éoliennes de 188 mètres de haut à Egry et Barville en Gatinais. Ils ont lancé une pétition, alors que l’enquête publique vient de s’achever. Pour Jean-François Luche, chef d’entreprise dans la région, « 188 mètres, ça fait deux fois et demi le clocher de Beaune la Rolande, deux fois la cathédrale d’Orléans, oui on peut parler de monstres ! »

► Jean Fil est le nom de l’entreprise que trois agriculteurs gersois ont créée il y a 3 ans à Montréal-du-Gers. Leur pari est de fabriquer des vêtements 100% coton gersois. Ils ont récolté. 100 kg de fibres de coton la première année et deux tonnes la 3ème saison. Du champ au vêtement, il faut en moyenne 6 mois pour obtenir un polo. « Notre polo fait environ 2 000 kilomètres au total, quand un polo classique acheté dans n’importe quelle grande enseigne parcourt plus de 20 000 kilomètres. L’impact carbone n’est pas du tout le même », souligne un des responsables de la société.

► À Charolles, en Saône-et-Loire, un bus transportant du matériel informatique se rend à la rencontre de personnes touchées par la fracture numérique. Deux formateurs animent un atelier pour apprendre aux habitants en demande à mieux utiliser un ordinateur. « Les personnes âgées ont beaucoup d’appréhension par rapport aux démarches en ligne parce que c’est tout nouveau pour eux, et ils ont besoin qu’on les accompagne », indique Amélie Fitte, animatrice. Dans le département, le bus doit parcourir 200 villages éloignés de tout service public. Si l’expérience fonctionne, un second véhicule pourrait être déployé.

Légende image. #VilleMiroir. Courbevoie (Hauts-de-Seine) (Crédits photo : @padam92). « La ville intelligente, c’est très technique. Ce sont des capteurs, des données, explique Ursula Eicker, titulaire de la Chaire en recherche sur les communautés et les villes intelligentes, durables et résilientes de l’Université Concordia. Ça n’implique pas les gens, ça implique la technologie. Or, s’il n’y a pas de coopération entre les gens, ça ne va pas fonctionner. » A lire : La ville intelligente, levier d’une révolution sociale et écologique

#Biomimétisme

► Produire du béton « auto-cicatrisant » grâce à des champignons, créer un terreau plus nourrissant en s’inspirant des fils d’araignée, doter un robot du sens de l’orientation des fourmis… La nature est une source d’innovation inépuisable pour l’industrie et la recherche. Au 16ème siècle, Léonard de Vinci avait déjà observé les oiseaux et les chauves-souris pour dessiner ses machines volantes. Il disait : « Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur. » Le design du TGV japonais, le shinkansen, s’est inspiré du martin-pêcheur. Le 22 octobre, s’est tenu à Paris la 4ème édition du salon du biomimétisme, Biomim’expo 2019 , destinée à promouvoir les vertus et les acteurs du biomimétisme.

► En France, on comptait 45 équipes de recherches autour du biomimétisme en 2012 et 175 en 2017, selon les chiffres du Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis (Ceebios). Ces experts du biomimétisme soulignent qu’il faut s’inspirer de la nature afin de dessiner des villes plus vivables pour leurs habitants et donc pouvoir diminuer notre impact environnemental. En effet, l’idée d’intégrer des éoliennes en ville fait son chemin même si elle ne semble pas faire l’unanimité. Des chercheurs envisagent de copier la peau des baleines pour éliminer le bruit causé par les pales.

#Publicité

► L’idée est de supprimer le spot publicitaire au milieu des films ou séries et de mettre directement les messages publicitaires à l’intérieur des programmes télévisés. Ainsi une intelligence dite artificielle va analyser les scènes et dès qu’elle verra un espace vide comme un mur ou un store de boutiques, elle plaquera une publicité à cet endroit. Les téléspectateurs ne se rendront compte de rien et auront l’impression que les scènes ont été tournées comme cela alors que ce sont des images rajoutées a posteriori. C’est le placement de produit ultime, car on peut le modifier a posteriori et le changer en fonction du film et de la personne qui le regarde. C’est à partir de janvier, que la publicité ciblée arrivera à la télévision.

#Il_était_une_fois

► Le mur de Berlin, érigé le 13 août 1961, s’est effondré le 9 novembre 1989 après 28 ans d’existence. Trente ans après, la jeune entreprise allemande TimeRide a mis au point une expérience de réalité virtuelle. Son objectif est de permettre à l’utilisateur de s’immerger dans le passé de la capitale de l’Allemagne d’après-guerre divisée en deux. Jonas Rothe, le patron de Time Ride, a toujours rêvé de pouvoir voyager dans le passé de la capitale allemande : « Tout à coup, on n’est plus seulement observateur, mais on se retrouve plongé dans l’Histoire. Et Berlin est pour cela l’endroit idéal : c’est en quelque sorte la capitale mondiale secrète des historiens du 20ème  siècle. Cette ville a tellement vécu de bouleversements au siècle dernier, c’est inépuisable ! ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le jeu vidéo, 1er marché culturel français. À retenir cette semaine : – « Nous sommes au Moyen-Age du numérique », entretien avec Matthieu Bourgeois, avocat au Barreau de Paris ; – Le monde dans 50 ans, selon les penseurs les plus audacieux ; – Le numérique modifie la manière dont les gens apprennent sur le monde.

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31 Oct

Régions.news #398 – Edition du jeudi 31 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Paris Games Week, le plus grand salon de jeux vidéo français, a débuté  mercredi 30 octobre. Pour les éditeurs de jeux vidéo, l’enjeu est important, à l’arrivée de la période des fêtes de fin d’année. En 2018, les ventes ont atteint 4,9 milliards d’euros en France. La Paris Games Week a de nouveau réservé un espace à l’e-sport (pratique du jeu vidéo en ligne à plusieurs) où les compétitions de gamers ont le vent en poupe. Crédit photo : IP3 Press / Maxppp.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La première centrale photovoltaïque flottante de France a été inaugurée vendredi 18 octobre dans le Vaucluse à Piolenc. Ce sont 17 hectares de lac recouverts par 47 000 panneaux solaires flottants. Des panneaux solaires qui produiront de l’énergie 100% renouvelable pour 4.733 foyers. « Cela permet que la population s’accapare le projet », précise le maire de Piolenc. Ainsi une ferme en agroécologie attenante au lac avec un parcours pédagogique dédié va être créée. Des agriculteurs devraient s’y installer en septembre et distribuer leur production en circuit court. À lire aussi : l’objectif du projet photovoltaïque « Solarza » sur la petite commune du Cros dans l’Hérault, est de construire une petite centrale écologique et rentable pour « répondre aux procédures d’impact environnemental. »

► Deux industriels de Châtellerault (Vienne), CDA Développement et Futuramat, ont réussi à mettre au point le Plaxtil, matériau fabriqué en partie à base de textile recyclé. Ce plastique est fabriqué avec au maximum 50% de textile et il est recyclable. Les tissus utilisés pour la fabrication proviennent d’Audacie, structure d’insertion par l’activité économique, qui traite chaque année 216 tonnes de vêtements usagés sont revendus ou recyclés. « Le constat d’Audacie, c’est que 50 à 60% des vêtements collectés, dans le second choix, sont invendus. On s’est dit qu’on devait essayer de trouver une combine pour valoriser le tout-venant », souligne le patron de CDA.

► Né à la toute fin du XXème siècle, Utopiales 2019, le festival nantais, est devenu l’un des rendez-vous mondial incontournables dans le domaine de la science-fiction. Littérature, cinéma, vidéo, jeux… Il fête ses 20 ans du 31 octobre au 4 novembre avec un programme qui tournera autour du thème : « Coder / décoder » avec des tables sur nos vies aux frontières du virtuel, sur les codes de l’uchronie, sur la cryptographie mais aussi une réflexion sur nos sociétés dans lesquelles « tout est information ».

#Toussaint

► Faut-il penser à notre « mort numérique » ? D’ordinaire, gérer l’après, c’est gérer un héritage, prévoir les obsèques… Mais qu’en est-il des dernières volontés numériques ? En France, la gestion des données post-mortem est prévue dans la loi pour une République numérique promulguée le 7 octobre 2016. Elle stipule que « les héritiers peuvent accéder aux traitements de données à caractère personnel qui le concernent afin d’identifier et d’obtenir communication des informations utiles à la liquidation et au partage de la succession. Ils peuvent aussi recevoir communication des biens numériques ou des données s’apparentant à des souvenirs de famille, transmissibles aux héritiers. » Petite ombre au tableau, en 2019, le décret d’application sur cette mort numérique n’était toujours pas entré en vigueur.

Légende image. Test de reconnaissance faciale à Kreuzberg, Berlin (Allemagne), le 3 août 2017 (Crédits photo : Steffi Loos / Getty). La vidéosurveillance est-elle une réalité pire que le mythe ? Elodie Lemaire, maître de conférence à l’Université de Picardie Jules Verne, essaye de répondre à cette question lors de l’émission de @franceculture du 23 avril. Elle a publié « L’œil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance ». Ouvrage dans lequel elle passe au scanner nos idées reçues en matière de vidéosurveillance, fantasmes aggravés par la littérature et le cinéma. Elle dévoile, à partir d’expériences concrètes, les dangers de cette technologie.

#Reconnaissance_Faciale

► Deux lycées à Nice et à Marseille souhaitaient mettre en place un système de reconnaissance faciale pour contrôler l’entrée de ses élèves. La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a indiqué mardi 29 octobre qu’elle s’y opposait. « Ce dispositif concernant des élèves, pour la plupart mineurs, dans le seul but de fluidifier et de sécuriser les accès n’apparaît ni nécessaire, ni proportionné pour atteindre ces finalités », estime la Cnil dans un communiqué « Cette décision a un siècle de retard », a réagi le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. À lire : En mai 2019, une école secondaire suédoise qui se servait de la reconnaissance faciale pour prendre les présences a écopé d’une amende de 19 000 euros pour avoir enfreint le Règlement général sur la protection des données (RGPD) adopté par l’Union européenne en 2016.

► Jusqu’où ira la reconnaissance faciale ? La technologie est très développée en Chine, où elle sert non seulement pour un usage privé (par exemple, payer en caisse grâce à son visage) mais aussi aux autorités qui l’utilisent pour verbaliser les piétons qui traverseraient au rouge. Aux États-Unis, certaines villes n’ont pas hésité à interdire tout simplement le dispositif aux agents locaux et fédéraux, comme à San Francisco. En France, le législateur tarde à s’emparer du sujet, ce qui n’empêche pas la reconnaissance faciale de s’installer peu à peu dans nos vies, non sans générer de nombreuses inquiétudes. Une nouvelle application, nommée Alicem, devrait être lancée dans les prochains mois par le gouvernement. Elle permettra de simplifier les démarches administratives tout en garantissant un accès sécurisé. Mais pour s’y connecter, une identification par reconnaissance faciale est nécessaire.

► Ce projet gouvernemental, Alicem pour « Authentification en ligne certifiée sur mobile », a provoqué une levée de boucliers. Ainsi la CNIL s’inquiète de la mise en place d’un système qui ne respecte pas le RGPD et l’association la Quadrature du Net a décidé d’attaquer devant le Conseil d’État le décret autorisant la création de l’application. Au cœur de leurs craintes : la reconnaissance faciale, un système biométrique permettant de vérifier l’identité d’une personne et soupçonné d’engendrer le fichage des individus. Comment fonctionne la reconnaissance faciale d’Alicem ? Existe-t-il un risque de fuite des données personnelles ? L’usage de cette application sera-t-il obligatoire ? @Franceinfo fait le point dans un article publié le 21 octobre. À lire : Reconnaissance faciale : « Il faut d’abord qu’on expérimente et ensuite qu’on ait un débat public », déclare Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique et Facebook apprend à tromper les logiciels de reconnaissance faciale.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les GAFA paieront-ils un jour les contenus à leur juste prix ?. À retenir cette semaine : – Le FAQ du « journalisme de solutions » ; – Yuval Noah Harari : « Dans le futur, l’homme devra se réinventer tous les dix ans » ; – Les réseaux sociaux peuvent aussi faire du bien aux ados ; – « On a ré-inventé l’information avec le digital » :quand les starts-up révolutionnent la presse

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