04 Oct

Régions.news #396 – Edition du vendredi 4 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Vue aérienne, le 1er septembre 2019, de Malé, capitale des Iles des Maldives.. Après un rapport sur les manières de limiter le réchauffement à 1,5 °C, en octobre 2018, et un document alarmant sur la dégradation des terres et l’alimentation en août, les experts du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se sont penchés sur les océans et la cryosphère (les pôles, les glaciers de montagne et le pergélisol, ou permafrost, qui désigne les terres gelées). Ce troisième rapport spécial en un an, a été présenté mercredi 25 septembre par les scientifiques à Monaco. Crédits photo : Chine Nouvelle / Sipa.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Une société où les salariés espèrent se faire virer. C’est le concept de l’entreprise éphémère qui vient de s’installée à Nanterre. Pendant sept semaines, cinquante demandeurs d’emploi unissent leurs forces pour tenter de décrocher un travail. « La plupart des participants sont des chômeurs longue durée qui commencent à perdre espoir. Le but est de leur redonner confiance », explique Sandrine Gineste, chef du projet chez BPI Group, partenaire du projet. Comme une entreprise classique, les activités des associés sont organisées par services, communication, commercial, ressources humaines…

► Laurent Tulpan est le créateur de « Bouge Ma Ville », une application censée rétablir le lien entre les citoyens et leur municipalité. « J’ai créé cette application simple pour remonter les problèmes vers une mairie en utilisant la géolocalisation, les photos et les commentaires des citoyens de la ville, explique Laurent Tulpan. La collectivité est plus réactive et elle y gagne. Ses services peuvent se concentrer sur les moyens à mettre à disposition en proposant des solutions à moindre coût et qui sont réellement adaptés aux usages. ».

 ► Un escape game (Jeu d’évasion grandeur nature) a ouvert ses portes samedi 28 septembre à Bordeaux, sur le thème du réchauffement climatique. Cette expérience ludique, nommée Gaïactica, a pour objectif « d’offrir aux joueurs la capacité de prendre les bonnes décisions, de dire ‘je joue’ mais aussi de provoquer une prise de conscience », selon son concepteur, L’objectif est d’essayer de sauver la planète en moins de 60 minutes, en prenant les bonnes décisions. Un jeu basé sur des données scientifiques vérifiées par un climatologue.

► A Bordeaux, Microsoft ouvre sa dixième école d’intelligence artificielle, le jeudi 26 septembre, à la Cité du numérique. L’objectif est de former chaque année vingt-cinq techniciens de l’intelligence artificielle, un secteur en plein développement, mais qui manque de main-d’œuvre en France. À cette occasion, Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur public chez Microsoft, a également annoncé la création d’un Experience Lab avant la fin de l’année. « Le but de ce laboratoire est de promouvoir les bénéfices que cette technologie peut apporter dans les secteurs de l’agriculture et de la viticulture par exemple ».

► Une piste cyclable solaire est en service le long du Canal de l’Ourcq à Bobigny (Seine-Saint-Denis) depuis janvier. Sur une longueur d’une dizaine de mètres et une surface de 52m² des dalles photovoltaïques recouvrent le sol. La piste accueille les vélos, les marcheurs et joggeurs. L’électricité produite grâce à ces panneaux solaires alimente l’éclairage sous le pont. L’énergie qui n’est pas consommée est stockée dans des batteries. Cette piste aurait produit depuis le mois de janvier l’équivalent de la consommation électrique annuelle, hors chauffage, de 440 foyers.

Légende image. Un enfant regarde vers le ciel au sein du Central Park de Songdo en Corée du Sud. Crédits : travel oriented, Flickr.

#Ville

► Songdo, la « ville du futur » se trouve face à ses contradictions. Elle alimente fantasmes et caricatures. Lancée au début des années 2000, la ville numérique de Songdo, en Corée du Sud. Pour les instigateurs du projet, l’objectif est faire de Songdo un modèle à exporter. « C’est le même processus avec les villes nouvelles du monde entier, en particulier dans les pays en cours de développement : des élites veulent construire un espace qui soit le reflet de leur réussite à l’international, explique le professeur de géographie et d’études urbaines à la London School of Economics. Elles préfèrent construire cet espace à partir de rien plutôt qu’à partir d’une ville déjà existante parce que les coûts sont moins chers. »

#Travail

► Diffusé le mardi 24 septembre sur France 2, l’émission Cash Investigation,  « Au secours, mon patron est un algorithme » revient sur les plateformes numériques des sociétés comme Google, Facebook et Uber qui ont révolutionné le quotidien de chacun. Mais la réalité est beaucoup moins reluisante. Pour faire tourner leurs applications, ces géants de l’économie numérique emploient une armée de petites mains invisibles. Des travailleurs jetables, sous-payés, sans contrat de travail et sans protection sociale. L’équipe de Cash Investigation est partie à la rencontre de ces forçats du clic, qui partout dans le monde, pour quelques cents la tâche, nourrissent les systèmes d’intelligence artificielle. À lire aussi : Les nouveaux prolétaires du Web : sélection d’articles à lire en complément de Cash Investigation sur le site @lemondefr.

► « On nous a laissé croire que les gens qui allaient adopter ce statut [de micro-entrepreneur] allaient devenir de vrais entrepreneurs. Or un vrai entrepreneur choisit sa clientèle, définit ses tarifs, la manière dont il travaille… il est complètement libre. […] Avec ce statut d’auto-entrepreneur, on ne devient pas un véritable entrepreneur ; les travailleurs des plateformes n’ont quasiment aucune liberté », explique Dominique Méda philosophe et sociologue sur le site @franceculture.

► « Pour que leur labeur devienne ouvrage, les travailleurs doivent rejeter les bullshit jobs de l’économie de masse et embrasser l’artisanat. Certains veulent travailler de leurs mains. D’autres souhaitent simplement s’éloigner du one best way tayloriste, pour exprimer leur créativité au travail. D’autres, enfin, rêvent d’autonomie et se mettent à leur compte », explique Laetitia Vitaud dans son ouvrage Du labeur à l’ouvrage (2019).

► Pourquoi le travail est-il devenu absurde ? L’anthropologue américain David Graeber dans son livre Bullshit Jobs (2018) expliquait que « La répartition du travail telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a donc rien à voir avec de quelconques facteurs économiques, ni même avec la nature humaine. Elle répond exclusivement à des considérations politiques. »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Netflix en difficulté dans la guerre aux abonnés et aux productions locales. À retenir cette semaine : – Téléphonie : les Suisses se mobilisent contre la 5G ; – L’ IA change notre perception du monde réel ; – Sur YouTube, l’INA transforme ses archives vidéos en or ; – Pourquoi les jeunes préfèrent louer plutôt que d’acheter ; – A Manchester, des voies lentes pour les piétons qui consultent leur smartphones.

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27 Sep

Régions.news #395 – Edition du vendredi 27 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Photo prise d’un drone à Daillens en Suisse. Credits : Laurent Gillieron (Keystone). Les robots, les drones et les capteurs électroniques sont de plus en plus présents dans l’agriculture. L’Université de Neuchâtel a organisé un colloque à la mi-septembre pour échanger sur les avantages et les risques des fermes connectées. « La ferme du futur se présente comme un système interconnecté, basé sur des techniques de collecte, de transfert et d’analyse de données, ce qui pose d’importants problèmes de confidentialité et de surveillance », a-t-il été précisé pendant le colloque.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Cabourg, connue comme la station balnéaire touristique, est aussi la première ville du Calvados à avoir un dispositif de vidéo-protection globale. Pour la mairie, la dégradation de biens et les vols ont augmenté et les caméras ont un effet dissuasif pour les malfaiteurs. Elles permettent d’identifier les responsables de vandalisme ce qui facilite le travail de la police municipale. Dans le documentaire de Christophe Trehet « caméras en campagne » de l’adjoint au maire de Saint-Arnoult (Calvados) indique que grâce à ce dispositif, le nombre de vols a diminué. Mais être filmé 24h sur 24, 7 jours sur 7, pour certains est oppressant et cela peut paraître intrusif. Ces caméras dans les communes rurales sont-elles une protection ou une violation de la vie privée ?

► C’est au départ une simple affaire de cambriolage à Corbas (Métropole de Lyon) qui pourrait bien devenir une question de société. Un logiciel de reconnaissance faciale aurait été utilisé lors d’une enquête pour confondre un suspect à partir d’une image de vidéo-surveillance, soulevant la colère de son avocat.

► Pionnière de la microfinance en France, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) réalise un minitour de France baptisé « Diagonale Regain », où il est question de ruralité, d’entreprenariat et de développement hors métropoles. Ce programme déployé depuis 2016 vise à rendre les offres de l’Adie, plus accessibles dans les zones rurales, afin que leurs habitants s’en saisissent, et contribuent à la relance économique de leur territoire. Le micro-crédit « ne peut que se développer, estime Maria Nowak, fondatrice de l’Adie. 25 % des personnes que nous finançons n’ont pas fait beaucoup d’études et 4 % n’en n’ont pas fait du tout. Pour autant, ce sont des personnes qui n’en n’ont pas moins des idées, de bonnes idées ». Lire aussi les cinq graphiques pour comprendre le microcrédit.

► À Épinal (Vosges), entre le jour du passage du camion des ordures ménagères et celui des sacs de tri, on est souvent perdu. Grâce à de l’application Sicovad vous recevez une alerte pour sortir vos poubelles le bon jour. En plus un moteur de recherche vous permet de savoir comment mieux trier. 50% des usagers de cette appli consultent le site web de tri depuis un smartphone. À partir de ce constat la collectivité a décidé de développer une application en répertoriant aussi les commerçants qui font la chasse aux déchets. L’objectif est de centraliser les bonnes pratiques et responsabiliser davantage les professionnels et les particuliers.

Légende image. Atelier de l’artiste de Street Art Vyrüs à Calais (Pas-de-Calais) . Crédits photo : Isabelle Girardin. À lire : Journées de patrimoine : découvrez le street-art à Calais et Boulogne-sur-Mer, à Noyon, le street-art rend hommage aux personnalités de la ville et Le street art de C215 habille les rues de Laon.

#Internet

► Il y a un grand absent au sommet mondial pour le climat de New-York, c’est Internet. Si Internet était un pays, ce serait le 3ème plus grand pollueur de la planète, après la Chine et les États-Unis. Internet représenterait entre 7 et 15% de la consommation mondiale d’électricité. Un email envoyé avec un fichier, c’est autant d’énergie qu’une lampe allumée pendant une heure. Quant aux vidéos, elles représentent 80% du trafic. Pour la France, 47 milliards de vidéos ont été visionnées sur YouTube au premier semestre et la consommation double tous les 4 ans. Google a investi 2 milliards de dollars dans des éoliennes et des panneaux solaires, soit une puissance équivalente à celle d’un réacteur nucléaire et demi rien que pour refroidir ses serveurs.

► Internet est avant tout une histoire de câbles interminables et de vastes bâtiments remplis de fibres et de serveurs. Ces infrastructures pas du tout virtuelles s’étendent sous les mers, sur terre, prennent de la place et consomment de l’énergie. Du navire câblier qui dépose la fibre au fond des océans au data center qui héberge nos données, le numérique offre aussi une face visible et palpable mais trop souvent méconnue. Écouter le reportage sur France Culture.

#Quantique

► Trois minutes et vingt secondes. C’est le temps qu’il a fallu à l’ordinateur quantique de Google pour résoudre un calcul informatique que l’ordinateur le plus puissant au monde effectuerait en… 10 000 ans. Google aurait donc atteint « la suprématie quantique » qui est le seuil à partir duquel un ordinateur quantique est capable de réaliser un calcul normalement impossible à résoudre, car bien trop long. Contrairement aux ordinateurs classiques qui réalisent les calculs de façon binaire, c’est-à-dire les uns après les autres, les ordinateurs quantiques peuvent effectuer plusieurs calculs en simultané. Autrement dit : ils sont capables de réaliser des calculs très complexes en un éclair de temps. De quoi permettre la gestion et l’analyse d’importantes quantités de données et l’amélioration des processus d’intelligence artificielle. Des applications sont possibles dans quelques secteurs comme la finance, la chimie ou l’industrie pharmaceutique. Mais il est peu probable que votre smartphone profite, à moyen terme en tout cas, de cette révolution. À regarder les deux vidéos de Fanny Bouton et Olivier Ezratty : A-t’on vraiment atteint la suprématie Quantique ?  et Le quantique, c’est fantastique.

► Comprendre l’informatique quantique (édition 2019), un ebook d’Olivier Ezratty, expert FrenchWeb, qui ambitionne de traiter du quantique à 360° aussi bien sous les angles scientifiques, technologiques, des usages, économiques, géopolitiques que sociétaux. Télécharger l’ebook. [À suivre].

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La guerre du streaming est bien déclarée en France. À retenir cette semaine : – Sur fond de guerre entre Free et Altice, et après l’annonce de Salto, les colosses internationaux du streaming préparent leur arrivée sur le marché de la vidéo à la demande en France. Disney+ devrait débarquer en printemps prochain et visera directement, contrairement à Netflix (qui s’adresse plutôt à la cible des jeunes adultes) le public des grandes chaînes de télévision TF1, M6 et France Télévisions ; – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – 5G : huit choses à connaître pour préparer son arrivée ; – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – Intelligence artificielle : trois clés pour tirer profit de vos données.

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20 Sep

Régions.news #394 – Edition du vendredi 20 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. À Rennes, une piste cyclable dédiée, séparée de la voie pour les véhicules à moteur : c’est l’une des demandes des usagers de la bicyclette. Photo : D. Ademas / MaxPPP. Pour la seconde fois, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) lance une grande enquête nationale auprès des usagers, ou futurs usagers, pour connaître leur ressenti et recueillir leurs propositions.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Le Renoir est désormais la monnaie locale et complémentaire dans les commerces de proximité de la commune de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Elle a été instaurée en 2016 avec un taux de change de 10 euros pour 11 Renoir. Ainsi de nouvelles coupures vont être introduites : un billet de 50 Renoir ainsi qu’un billet de 2 Renoir. D’après le président de la fédération des commerçants de Cagnes-sur-Mer « C’est une demande des consommateurs qui souhaitent faire de plus gros achats (pour la coupure de 50 Renoir) et de l’autre côté avoir de plus petites coupures car les commerçants ne rendent pas la monnaie sur le Renoir ». La monnaie locale et complémentaire est reconnue légale depuis la loi de 2014 relative à l’économie sociale et solidaire.

► Samuel, éleveur de 80 vaches laitières à Bais en Ille-et-Vilaine, a décidé de se lancer dans l’agroforesterie. Dans les prochains mois, il envisage de planter, sur trois hectares de parcelles des rangées d’arbres, tous les 50 mètres. Ces arbres seront financés en partie par ses fonds propres. Le reste sera pris en charge par la région, dans le cadre du plan Breizh Forêt et par le département d’Ille-et-Vilaine. Tous ces arbres plantés vont permettre de préserver ses terres, de les protéger de la chaleur. « Les racines des arbres font remonter des éléments nutritifs pour les plantes. » explique Samuel. Ainsi l’agroforesterie permet de s’adapter au changement climatique en contribuant à l’effort d’atténuation des gaz à effet de serre.

#Logement

► Un « Ty Village » accueille depuis le début de septembre ses premiers locataires. Situé à trois kilomètres du centre-ville de St Brieuc dans les Côtes- d’Armor, cet ensemble est composé de cinq petites maisons de bois. Il s’agit d’un concept d’habitat pour étudiants inspiré des « tiny houses » américaines des années 2000. « La Tiny, c’est une petite maison fabriquée avec des matériaux principalement naturels, renouvelables, sains, locaux autant que possible, on est vraiment dans une démarche de moindre impact sur l’environnement », explique Aurélie Moy, 25 ans, la fondatrice de ce Ty Village. La surface de ces micro-maisons est de 18 m². Elles sont destinées aux étudiants. Le loyer est compris entre 460 et 480 euros charges comprises. La prochaine étape c’est de monter à 21 tiny houses, d’aménager le terrain avec des plantations d’arbres et de haies avec un jardin partagé et un verger. À lire : Les Tiny Houses ont du succès à Souligné-sous-Ballon (Sarthe).

► D’ici à la fin 2020, la ville de Rezé, en Loire-Atlantique, s’est engagée à expérimenter un village de micro-maisons. Moins chères et plus respectueuses de l’environnement, la commune compte ainsi mettre à disposition un terrain de 7 000 m². Pour le maire, il est nécessaire « que tout le monde puisse avoir sa place dans la ville demain ». A lire aussi : Une maison 3D imprimée en 24h contre le mal-logement.

Légende image. S’Cool Bus, transport en commun scolaire à vélo, dans la métropole de Grenoble en 2018. À lire : Pollution de l’air dans les écoles : quatre pistes pour sortir du tout-voiture. Avec 67 000 morts par an, la pollution de l’air tue, en France, plus que l’alcool. Les enfants, particulièrement vulnérables, sont exposés au sein même des écoles. Quelles réponses mettre en place au niveau local et national ? La question fait l’objet d’un kit d’action conçu par Respire et la FCPE et publié le 11 septembre dans Le Parisien, quelques mois après la parution d’une étude internationale visant à « intervenir sur l’environnement des écoles en milieu urbain » pour « protéger les enfants des troubles neuro-développementaux liés à la pollution de l’air ».

#Transport

► La trottinette électrique envahit rues et trottoirs des grandes villes, engendrant de plus en plus d’accidents. Conscient de la nécessité d’apprendre les règles de bonne conduite aux utilisateurs, l’opérateur scandinave VOI, l’un des leaders du marché de la trottinette en « free floating », lance la première école de conduite digitale pour les utilisateurs de ces nouveaux deux roues.

#Transition

► A Rungis (Val de Marne), dans l’entrepôt de la jeune société XtreeE, un bras robotique de sept mètres imprime des façades et des cloisons avec une précision millimétrique. Deux heures suffisent pour façonner une pièce de deux mètres de haut, le tout en réduisant jusqu’à 70% la consommation de ciment. Le prix de construction reste, lui, dans la moyenne du marché, soit 1 500 euros le m². À lire : La société XtreeE imprime des pylônes en 3D pour la 5G.

► Woodlight, jeune société strasbourgeoise fondée par deux docteurs en biologie, veut transformer l’éclairage public avec des plantes produisant leur propre lumière. Concrètement, il s’agit de transférer à des plantes la bioluminescence, (production et émission de lumière par un organisme vivant) que possèdent certaines espèces d’algues, de poissons ou de lucioles. Le concept, dont ils ont pu prouver la solidité et qui intéresse tout particulièrement les grands groupes tels que Vinci et EDF.

#Travail

► C’est une décision historique qui pourrait remodeler en profondeur l’économie du partage et valoir d’exemple dans le monde entier. Les plateformes telles que Lyft et Uber devront désormais traiter leurs chauffeurs VTC en Californie comme des employés, en vertu d’un projet de loi adopté mardi 10 septembre. Ainsi les chauffeurs qui travaillaient comme indépendants pour ces plateformes devront être considérés comme des employés dès lors qu’ils travaillent régulièrement pour elles. Une requalification qui leur permettra de bénéficier de la protection sociale dont ils étaient privés jusque-là (chômage, maladie, retraite, temps de travail et salaires minimum, etc.).

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► La Gig économie en danger. À retenir cette semaine : – Gig économie : la loi AB5 en Californie prévoit de transformer les travailleurs indépendants en salariés. Une grosse alerte pour les entreprises dont le modèle économique est basé sur l’utilisation massive de travailleurs indépendants. La compagnie Uber, cependant, fait de la résistance ; – « Il y a un nom pour les sociétés où une petite élite possède des biens et où tout le monde les loue : c’est le féodalisme. » ; – Données personnelles : un think tank préconise de leur donner un prix.

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13 Sep

Régions.news #393 – Edition du vendredi 13 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. #LaVilleMiroir. Palais Royal (Pyramide du Louvre), Paris en juin 2016. Crédit photo : @padam92.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Saviez-vous que vos recherches sur le Web peuvent aider à financer des projets sociaux et environnementaux. Lancé en février 2015, Lilo (Généreux en Hawaien) est un moteur de recherche 100 % Français. Il peut transformer vos clics en dons. Pour cela, ses fondateurs ont décidé de reverser 50 % du chiffre d’affaires à des associations ou entreprises solidaires. À ce jour, plus de 2 millions d’euros ont été collectés et ils ont permis de soutenir 200 projets partout en France.

#Transport

► L’article « L’émission #Parigo de France 3 roule à l’hydrogène », paru sur le site @lemondefr le 8 septembre, attire l’attention du lecteur « sur une pépite du PAF, #Parigo, courte émission du samedi consacrée à la difficulté de se déplacer en Ile-de-France. » Émission, animée par Bertrand Lambert, journaliste sur France 3, elle aborde depuis 2016 toutes les questions sur les transports et leurs usagers en Ile-de-France. Pour inaugurer sa 4ème saison, samedi 7 septembre, la rédaction francilienne a décidé d’élargir la thématique et de s’intéresser à un carburant en devenir : l’hydrogène. Un des plus énergétiques des carburants, utilisé entre autre pour la mission Apollo 11 il y a 50 ans, il peut propulser également des vélos, des avions, des trains… Récemment, un premier réseau de bus à hydrogène a été mis en service dans le Nord de la France. Depuis septembre, une ligne relie Versailles à Jouy-en-Josas dans les Yvelines depuis le 9 septembre. En Allemagne, ce sont les trains qui roulent grâce à une pile à combustible alimentée par deux réservoirs d’hydrogène gazeux.

#Données_Santé

► Chaque jour au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes, les examens médicaux, les consultations et les opérations chirurgicales fournissent une somme énorme d’information sur les patients. Grâce aux algorithmes, il est possible de passer toutes ces informations au peigne fin et définir la qualité d’un médicament ou l’efficacité d’une opération. Ainsi, il y a quatre ans, le CHU a créé sa « Clinique des données » pour tirer le maximum de ces données de santé « Ce service est intégralement dédié à la valorisation des données générées par nos 2,3 millions de patients », explique le professeur Pierre-Antoine Gourraud, responsable de la Clinique. « Les données sont hébergées sur un serveur sécurisé du CHU de Nantes. Et il n’est pas possible d’y pénétrer de l’extérieur », précise Philippe Lecerf, de la direction des services numériques. Pour mieux protéger la vie privée des patients, l’hôpital de Nantes vient de nouer un partenariat avec WeData, une entreprise nantaise spécialisée dans la sécurité des données sensibles.

Légende image. Les terrils jumeaux n°11 et 19 de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Ils sont le visage du patrimoine minier du Nord Pas-de-Calais : plus hauts terrils d’Europe (Plus de 180 m de haut), ce sont également les plus connus. Ils ont été transformés en espace naturel, parsemés de chemins de randonnées, et des visites sont organisées pour raconter l’histoire minière de la région. Crédits photos : Maxppp. À lire : Ski, vignoble, course ou parc naturel… dix exemples de reconversions des terrils du Nord Pas-de-Calais. Les terrils ont fait du chemin. Autrefois simples résidus miniers, ils font aujourd’hui partie du patrimoine du Nord Pas-de-Calais…

#Ville

► « Il n’y a pas de modèle, il n’y a que des sources d’inspiration. Chaque ville est le fruit d’une histoire politique, sociale, linguistique, religieuse. La ville est un organisme vivant soumis à des aléas, qui doit s’adapter et qui n’est jamais finie. En même temps, elle est artificielle car elle a été créée par l’homme. De plus, on observe une explosion de l’activité humaine dans les villes depuis 1930 car la population mondiale a été multipliée par 4 en 80 ans. Chaque ville est issue d’un contexte qui lui est propre, même à l’intérieur d’un pays. La problématique n’est pas de dire quel est le modèle de ville intelligente mais de comprendre la ville dans ce qu’elle est, dans son rythme et son métabolisme », explique le franco-colombien Carlos Moreno, professeur des Universités, expert international de la smart city humaine, le 11 octobre 2016. Lire l’intégralité de l’entretien, « Le bien commun est au cœur de la smart city humaine », sur le site de Midionz.

#Lifi

► Développé depuis le milieu des années 2000, le LiFi, acronyme de Light Fidelity, permet de se connecter à Internet grâce à la lumière d’une ampoule électrique LED qui s’allume et s’éteigne des millions de fois par seconde. C’est ce scintillement imperceptible qui permet l’envoie de données, soit une sorte de morse à haute fréquence. La semaine du 2 octobre, les professionnels du milieu se sont réunis à Paris à l’occasion de la 2ème édition du Global LiFi Congress afin de réfléchir à son application future. Le LiFi a l’avantage d’être potentiellement plus rapide, plus sûr et moins nocif que le Wifi. Les experts prévoient son émergence chez les particuliers d’ici 2022. « Aujourd’hui cette technologie n’est pas accessible au grand public : une ampoule LED LiFi coûte dans les mille euros », explique Didier Cousin, directeur du LiFi chez Lucibel.

#Hommage

► « Si vous avez du pain, et si moi j’ai un euro, si je vous achète le pain, j’aurais le pain et vous aurez l’euro et vous voyez dans cet échange un équilibre, c’est-à-dire : A a un euro, B a un pain. Et dans l’autre cas B a le pain et A a l’euro. Donc, c’est un équilibre parfait. Mais, si vous avez un sonnet de Verlaine, ou le théorème de Pythagore, et que moi je n’ai rien, et si vous me les enseignez, à la fin de cet échange-là, j’aurai le sonnet et le théorème, mais vous les aurez gardés. Dans le premier cas, il y a un équilibre, c’est la marchandise, dans le second il y a un accroissement, c’est la culture. », expliquait le philosophe Michel Serres à l’occasion de la sortie de son livre « Écrivains, savants et philosophes font le tour du monde » en 2019. Le philosophe nous a quitté le 1er juin à 92 ans. À lire : « Entre le « tout gratuit » et le « tout pay ant » la société perd ses repères »

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► Le deepfake se démocratise. À retenir cette semaine : – Les jeunes téléchargent des applis d’info, mais passent très peu de temps dessus ; – Pourquoi les ados créent leurs propres plateformes d’actualité ; – Pistes et de conseils pour un journalisme plus participatif ; – Comment un petit journal local de Pennsylvanie réussit grâce aux “happy news” ; – La France dans le peloton de tête des dépenses européennes dans l’IA.

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06 Sep

Régions.news #392 – Edition du vendredi 6 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. La Cité des Electriciens, située sur le territoire de l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, dans la Communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Roman a été classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2012 au titre du « Paysage culturel évolutif et vivant ». Cet ancien site industriel, reconverti site industriel, reconverti en site culturel et touristique, a ouvert ses portes au public en mai 2019. La Cité des électriciens est, avec les fosses 11/19 à Loos-en-Gohelle, 9 / 9bis à Oignies, d’Aremberg à Wallers et le Centre historique minier de Lewarde, l’un des cinq grands sites miniers du Nord-Pas-de-Calais. Crédit photo : Anteale, photographe installé à Lille

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La communauté urbaine de Dunkerque, un bassin d’habitat de 200 000 personnes, a institué la gratuité des transports en bus il y a un an. Résultat : le nombre de passagers a progressé de 65 %. Parmi les nouveaux usagers, d’anciens automobilistes qui laissent désormais leur voiture au garage. « La gratuité est un produit d’appel, explique Patrice Vergriete, maire de Dunkerque. C’est ce qui provoque le choc psychologique, mais pas ce qui fidélise. Si le service n’est pas à la hauteur, les gens reprennent leurs habitudes. »

► L’association Libraires de l’Est située près de Nancy a lancé le lundi 2 septembre « librairesdelest.fr », un portail de vente en ligne. Tous les stocks des dix-sept librairies indépendantes participantes du Grand Est sont réunis dans une base de données. Le lecteur aura accès à l’ensemble des ouvrages qu’elles proposent. Il aura la possibilité de se faire livrer à domicile, ou d’aller le récupérer à la librairie. Le lecteur pourra aussi se renseigner sur les programmes d’animations et de rencontres à venir, il y retrouvera des newsletters et des dossiers thématiques. Pour l’association, cette plateforme est un outil pour préserver le commerce local et inciter les consommateurs à soutenir les commerces et les emplois de la région.

► S’inspirant de ce qui est considéré comme un écosystème, une jeune société parisienne, Urban Canopee, a imaginé des canopées urbaines, soit des structures métalliques grillagées reliées entre elles pour former une corolle géante, aux pieds desquels pousseront des plantes grimpantes. Par définition, la canopée est la partie supérieure d’une forêt tropicale humide qui est directement influencée par le rayonnement solaire. La structure en a été installée, le jeudi 29 août, en plein cœur du quartier Saint-Cyprien à Toulouse. « Cela va créer environ 150 m2 d’ombre naturelle et l’expérimentation va durer cinq ans », explique Hubert Michaudet, président fondateur d’Urban Canopee. L’annonce de sa mise en place avait été faite en janvier 2019.

► Après Bordeaux puis Strasbourg en juin qui ont chacune inauguré leur premier immeuble en bois, Rennes, Nancy, Rouen et Paris se sont lancées à leur tour dans la construction de bâtiments en bois. Mais construite dans ce matériau, la structure est plus fragile que le béton. Alors Timothée Boitouzet, fondateur de la société Woodoo, a créé un « nouveau » bois, aux propriétés exceptionnelles. L’entrepreneur s’est penché sur la composition moléculaire du bois. Il a remplacé la lignine, l’élément qui maintient les fibres, par un polymère, une résine qui solidifie la matière. Ainsi il a obtenu « une plaque de bois modifié, trois fois plus rigide qu’à l’origine et devenu imputrescible, plus résistant au feu et même translucide », explique-t-il.

Légende image. Immeuble du quartier de la Bibliothèque François Mitterrand dans le 13ème  arrondissement de Paris. Photo : @padam92.

#Série_Eté [Digital, Environnement et Europe] – Episode 6 : Reconnaissance faciale.

► Durant trois jours en février, quelques milliers de Niçois ont été les cobayes d’une expérience unique en France : leurs visages captés par la vidéosurveillance ont été analysés en temps réel par un logiciel de reconnaissance faciale. Un rapport tirant le bilan de cette expérience a été rédigé par la mairie de Nice et transmis à la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) veut en savoir encore plus. Pour la commission, le texte n’a pas permis d’avoir « une vision objective de cette expérimentation et un avis sur son efficacité ». Reste un point sur lequel la mairie de Nice et la CNIL sont d’accord : il faut améliorer la législation sur le sujet de la vidéosurveillance qui aujourd’hui reste incomplète. Pour la mairie, « Il apparaît primordial de faire évoluer rapidement la législation française en matière d’expérimentation de nouvelles technologies ».

► Marseille, Nice, Saint-Etienne… Les villes françaises se lancent dans la course à la « Safe-City », ville numérique sécurisée par une surveillance électronique. Profitant d’un vide juridique concernant les technologies de dernier cri, elles expérimentent et déploient de bon cœur des capteurs sonores, des drones ou des caméras à reconnaissance faciale dans l’espace public. Au même moment, le conseil municipal de San Francisco décidait à la quasi-unanimité d’interdire l’usage de la reconnaissance faciale aux services de police, se disant préoccupé de la généralisation d’une telle technologie et de la menace qu’elle fait planer sur les libertés individuelles. Largement utilisées en Chine et débattues sur le continent américain, ces technologies de surveillance sont encore rares dans l’espace public français. Mais pour combien de temps ? En 2017, la CNIL expliquait que « l’anonymat dans la ville est en train de s’évanouir ».

► Aujourd’hui, la Commission Européenne travaille sur une réglementation sur l’utilisation de la reconnaissance faciale. Cette technologie est utilisée pour améliorer notre quotidien comme par exemple embarquer dans un aéroport plus facilement. Mais son utilisation est aussi très critiquée. Il y a un risque réel de dérive vers une surveillance totalitaire. Ainsi l’Union Européenne envisage une réglementation où tous les citoyens pourraient bénéficier d’un droit de regard sur leurs données obtenues par reconnaissance faciale.

#Image

► « Ce qui m’intéresse, c’est de raconter des histoires, quel que soit le moyen, et ça m’amuse d’en trouver de nouveaux. Le numérique est génial. Au Vietnam [en 1968], à partir de 4 heures de l’après-midi, dans la jungle, on ne pouvait plus faire de photos, il n’y avait plus de lumière. Aujourd’hui, tu peux retrouver tes clés la nuit avec ton appareil photo ! C’est plus facile, plus léger, ça ne coûte rien et tu peux envoyer tes images tout de suite. La conséquence, c’est qu’on passe de 20 photographes à 20 000 sur le terrain », explique Patrick Chauvel lors d’un entretien sur le site @lemondefr. A 70 ans, Patrick Chauvel, photographe de guerre depuis janvier 1968, raconte ses reportages dans une exposition rétrospective, « 50 ans sur le front », qui se tient jusqu’au 15 septembre au festival « Visa pour l’Image » à Perpignan.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La guerre du streaming est bien déclarée en France. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – 5G : huit choses à connaître pour préparer son arrivée ; – Loi anti-haine sur Internet : l’ONU s’inquiète, la France répond ; – L’équipe de recherche de Facebook utilise Minecraft pour entrainer son IA ; –  30 multinationales américaines demandent à Amazon et Apple de mettre la planète avant leur profit.

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30 Août

Régions.news #391 – Edition du vendredi 30 août 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Vue de Nuuk, la capitale du Groenland. Territoire autonome depuis 1979, l’île du Groenland est institutionnellement rattachée au Danemark. Grand comme quatre fois la France pour une population équivalente à celle de la ville de Beauvais dans l’Oise, le Groenland aiguise la convoitise par l’importance de ses réserves en terres rares. « Le Groenland en recèlerait la deuxième réserve mondiale, derrière la Chine, qui contrôle aujourd’hui 90% du marché mondial. Ces métaux sont indispensables pour fabriquer des batteries de voiture, des éoliennes ou des smartphones. L’un d’eux, le dysprosium, est concentré dans la pointe sud et représente le premier gisement mondial. Plus on va vers la transition énergétique, plus ce territoire attire les regards », explique Mikaa Mered, professeur de géopolitique et géo-économie des mondes polaires à l’ILERI Paris. Crédit photo : Walter Bibikow / Hemis.fr.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Tara, voilier français destiné à la recherche scientifique et à la défense de l’environnement, a fait escale à Toulon (Var) jusqu’au 29 août pour sensibiliser aux dangers des déchets plastiques. L’occasion de découvrir la vie à bord du bateau de la Fondation Tara Océan dont l’équipage depuis 2010, prélève des microplastiques de 0,2 à 5 mm de diamètre dans ses filets. D’avril 2016 à novembre 2018, l’expédition a étudié la biodiversité des récifs coralliens pour mieux comprendre leur capacité d’adaptation aux changements environnementaux.

► « Pour moi, « smartcity », ça veut dire « ville augmentée » plutôt que « ville intelligente », je réserve l’intelligence aux humains », déclare Stéphane Paoli, maire-adjoint au numérique à la ville d’Aix-en-Provence. Progressivement, la ville s’équipe de capteurs pour recueillir des données dans de nombreux domaines. « on s’est posé la question (…) de travailler sur l’usage, sur les besoins des citoyens et ensuite d’adapter la technologie », ajoute Stéphane Paoli. La municipalité a donc choisi une politique publique s’orientant sur quatre axes : la propreté, la pollution atmosphérique, la pollution sonore et la mobilité piétonne.

► « Vous recherchez un complément de revenus ou une activité à plein temps, avec la liberté d’exercer quand et où vous le voulez ? » Ainsi le 13 juin, le Pôle Emploi de Vierzon partage sur sa page Facebook une offre d’emploi pour un poste de livreur à vélo chez Uber Eats. Mais après la grève des livreurs d’une plateforme Deliveroo, Vierzon se retrouve au cœur d’une polémique sur la question des offres d’un emploi non salarié. Les plateformes de livraison exigent un statut d’auto-entrepreneur. Pourtant, rien dans la loi n’empêche Pôle Emploi de relayer des offres de ce type. À lire aussi : Pôle emploi main dans la main avec Deliveroo et Uber Eats.

► Jacques Toubon, le Défenseur des droits explique que « les « exclus du numérique » ne sauraient être caractérisés uniquement en fonction du lieu de résidence ou de l’état civil. Il y a des jeunes qui sont formidables pour faire une commande en ligne sur leur smartphone, mais qui sont totalement perdus au moment d’effectuer des démarches en ligne, parce qu’il y a un problème de langage administratif, des codes de l’administration. Ces personnes qui savent a priori comment faire, doivent aussi être accompagnées ».

Légende image. La « Mud Maid » au sein des jardins perdus d’Heligan. Au Royaume-Uni, les jardins perdus d’Heligan (The Lost Gardens of Heligan) est un parc gigantesque de près de huit hectares où l’on fauche encore les champs à la main. On y trouve des espèces endémiques et des plantes rarissimes : les rhododendrons y ont plus de 200 ans et les camélias y sont géants. Crédit photo : Franz Peter Tschauner / Dpa.

#Série_Eté [Digital, Environnement et Europe] – Episode 5 : Hydrogène, une énergie du futur ? (suite)

► « L’hydrogène est un vecteur énergétique fabuleux. Cela permet de faire le lien entre l’électrique et le gaz. On a là un moyen de stocker des énergies renouvelables qui vont être de plus en plus abondantes et qui ont comme caractéristique d’être variables. Le soleil et le vent ne se commandent pas et donc l’hydrogène permettra justement de stocker ces énergies renouvelables » explique Philippe Boucly, président de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustibles (Afhypac).

► De nombreux experts pensent que l’hydrogène jouera un rôle majeur dans le paysage énergétique de demain. Dans un récent rapport, le cabinet de conseil McKinsey estime que l’hydrogène pourrait représenter pas moins de 18 % de la demande en énergie finale dans le monde d’ici 2050. Mais aujourd’hui, la quasi-totalité de l’hydrogène produit dans le monde est issue d’un procédé fortement émetteur de CO2. Les recherches s’orientent plutôt vers la production l’hydrogène par électrolyse de l’eau. « Un procédé que l’on connaît depuis le XIXe siècle », explique la directrice générale d’Hynamics, filiale d’EDF. À lire : à Strasbourg, la première unité au monde de production d’hydrogène à partir de bois sera mise en service en 2021.

► « Nous devons créer une société de l’hydrogène, déclare Wan Gang, un des principaux responsables en matière de planification des politiques industrielles en Chine. Cela doit devenir une priorité nationale, et pour cela nous allons surmonter tous les obstacles qui nous empêchaient jusque-là de développer la pile à combustible ». La Chine vient d’ouvrir près de Shanghai, la plus grande station-service d’hydrogène au monde.

► Pour son approvisionnement en énergie, l’Allemagne s’intéresse de plus en plus à l’hydrogène comme alternative aux combustibles fossiles. Le pays espère utiliser l’hydrogène pour remplacer le charbon dont il dépend. En juillet, le ministre allemand de l’Économie, a annoncé qu’il débloquerait des fonds pour vingt laboratoires de recherche spécialisés dans les applications de l’hydrogène. Il a souligné que l’objectif était de faire de l’Allemagne le pionnier mondial des technologies de l’hydrogène.

#Transport

► À la gare de bus de Guayaquil, deuxième plus grande ville de l’Équateur avec 2,7 millions d’habitants, les usagers peuvent échanger des bouteilles en plastique contre des tickets de bus. Dans la pratique, la machine de collecte délivre deux centimes de dollar US, la monnaie équatorienne depuis 2000, par bouteille. Ainsi « avec deux centimes par bouteille, si tu récoltes 15 bouteilles, cela te rapporte 30 centimes, de quoi payer un billet de Metrovia », remarque un usager du réseau de bus de Guayaquil. À lire aussi : À Surabaya en Indonésie, un ticket de bus coûte trois bouteilles ou dix gobelets en plastique et L’aéroport de San Francisco va interdire la vente de bouteilles d’eau en plastique

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La société de désinformation. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Cinq pistes pour se lancer dans le journalisme de solutions ; – Le New York Times lance une mini-newsletter pour devenir « un meilleur lecteur » ; – L’IA pour optimiser la circulation dans les gares françaises..

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23 Août

Régions.news #390 – Edition du vendredi 23 août 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Ce plan fixe de la place de l’Opéra dépeuplée en 2009 est un des clichés silencieux de Brodbeck & De Barbuat. De 2008 à 2012, Simon Brodbeck et Lucie de Barbuat ont écumé les grandes capitales pour prendre cette série de clichés rayant toute présence humaine du cadre. Ces paysages urbains figés dans le temps, trouvent leurs origines dans un procédé photographique breveté par Louis Daguerre en 1838, leur durée d’exposition (de 3 à 5 heures) ne permet de faire apparaître que les éléments immobiles du cadre, soit une poignée d’anonymes qui semblent avoir survécu à l’apocalypse. Voir la série de photos « Memories of a Silent World »

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Derrière les initiatives en faveur du respect de l’environnement, comme le #FillTheBottle challenge ou le Trashtag Challenge, il y a une réalité de terrain différente de cette réalité. Chaque matin, les agents de nettoyage de la ville de Nice collectent en moyenne 6 tonnes de détritus dispersés sur les plages de Nice. C’est deux fois plus de déchets ramassés que l’an dernier selon une étude réalisée par la commune.

► Le « magasin à la ferme » de Piacé dans la Sarthe est une épicerie particulière. Dans ses rayons, on peut y trouver de la viande, de la charcuterie, des légumes, du jus de fruits et du vin. Cette coopérative vend uniquement des produits locaux et bon marché. Ce sont trois éleveurs de porcs situés près de ce village sarthois de 400 habitants qui ont eu l’idée de créer ce « magasin à la ferme » « On a des prix qui sont vraiment très attractifs parce que ça part de l’abattoir et ça vient directement au magasin, détaille Vincent, un des éleveurs à l’origine du projet. Il n’y a aucun intermédiaire. »

► Une navette autonome sans chauffeur a circulé pendant six semaines à Autun, en Saône-et-Loire. Cette expérience s’est déroulée en juillet et août 2019. L’engin, qui pouvait embarquer 15 voyageurs, a circulé aux côtés de piétons. L’expérimentation a pris fin le 14 août en raison de plusieurs problèmes techniques, notamment les rues étroites ou en pente. « La nature du site pose des défis. Il y aussi le signal GPS qui peut être assez faible à certains endroits. Bref, l’opération peut être plus complexe qu’à d’autres endroits », reconnaît Diego Isaac, de la société Navya Technology, qui a conçu le véhicule.

#Quartier

► « Prendre soin de son quartier, c’est prendre soin de soi-même », une idée développée par l’association, Espoir et Création à Garges-Lès-Gonesse (Val-d’Oise). Une manière de responsabiliser les habitants et sensibiliser à l’environnement. Avec #macitévabriller le défi est lancé à une autre cité sur les réseaux sociaux pour qu’elle fasse de même. « Nous sommes fiers de véhiculer une image positive de notre jeunesse. Nous croyons en eux, il suffit de leur donner l’opportunité de se dépasser et de s’impliquer dans leur environnement, explique l’association. Nous respectons et saluons les agents qui se donnent un mal fou pour nettoyer nos quartiers mais nous estimons que ce n’est pas à eux de nettoyer au quotidien les déchets des autres, explique par ailleurs l’association À nous (jeunes et moins jeunes) de reprendre en main nos quartiers et de transmettre des valeurs telles que le respect de son environnement et de la terre qui nous héberge. »

Légende image. Ancienne bâtisse monastique, la ferme d’Olivier et Blandine Gabilleau à Chouzy-sur-Cisse, près de Blois (Loir-et-Cher), héberge un troupeau de soixante-quinze vaches highlands, une race originaire d’Ecosse, au long pelage cuivré et aux cornes interminables. Ces bovins, réputées excellentes débroussailleuses, vivent et dorment dehors toute l’année. Crédit photo : Nicolas Wietrich (@lemondefr).

#Série_Eté [Digital, Environnement et Europe] – Episode 5 : Hydrogène, une énergie du futur ?

► « Des scientifiques ont développé une méthode économique et à grande échelle pour extraire de l’hydrogène (H2) de sables bitumeux et de champs pétrolifères, selon un communiqué de Proton Technologies, une société canadienne qui développe ce processus. Cet hydrogène peut être utilisé pour des véhicules fonctionnant à l’hydrogène ». Ainsi l’hydrogène peut jouer un rôle clé dans la transition énergétique, à condition d’augmenter les usages et réduire ses coûts de production, indiquait en juin 2019 l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’hydrogène sert à alimenter les piles à combustible qui produisent de l’électricité et de la chaleur en ne rejetant que de l’eau. À lire aussi : La voiture à hydrogène a-t-elle une chance ?

► Avec la baisse des coûts du renouvelable, l’hydrogène pourrait jouer un rôle clé dans la transition énergétique. C’est un carburant propre dans le transport, un moyen de stocker l’énergie solaire et de verdir les réseaux de gaz. Les expérimentations industrielles se multiplient. « Quand le conseil de l’hydrogène a été créé en 2017 au Forum mondial de Davos, il ne rassemblait que treize entreprises. Il en compte aujourd’hui une cinquantaine », souligne Philippe Boucly, le président de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (Afhypac). Les régions françaises se préparent à lancer des appels d’offres pour des trains à hydrogène afin de remplacer les locomotives diesel. Mais seules quelques sociétés pionnières, comme l’entreprise Cetup, en Isère, ont fait le pari de la voiture à hydrogène.

► La voiture à hydrogène a-t-elle plus d’avenir que la voiture électrique à batterie ? Utilisé depuis le début du XXème siècle pour gonfler les dirigeables et propulser les fusées, l’hydrogène commence à se faire une place sur le marché des transports. Depuis quelques années, certains constructeurs d’automobiles misent sur ce gaz très dense énergétiquement, mais plus léger que l’air, pour alimenter des voitures garanties sans émission de CO2. C’est en tout cas le pari qu’ont fait les géants de l’automobiles comme Toyota, Hyundai et Honda, à qui l’on doit l’essentiel des 12 000 voitures à hydrogène en circulation dans le monde aujourd’hui. [à suivre].

#Information

► Face à l’avalanche de contenu qui déferle sur le web, comment faire le tri afin de valoriser au mieux le temps passé à le consommer ? La solution est de réduire la quantité, augmenter la qualité, choisir ses sujets. C’est là qu’intervient la newsletter contenant quelques liens, les plus les intéressants, sur des sujets de votre choix. Envoyée par courrier électronique, elle attend dans la boite mail de l’abonné d’être ouverte à n’importe quel moment. Le site @bymaddyness publie une liste de 100 newsletters gratuites choisies pour leur qualité éditoriale, leur réputation ou parfois simplement parce qu’elles sont une référence sur un sujet particulier.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Quel avenir pour 8chan, le forum qui a hébergé les manifestes des dernières fusillades aux Etats-Unis ?. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Que faisiez-vous avant Internet ? ; – Comment Internet a transformé mon cerveau, décryptage avec 4 auteurs hyper-connectés ; – Ce que l’on peut apprendre de la Finlande sur la bataille contre les fake news ; – Comment les marques prévoient leurs revenus en analysant les réseaux sociaux ; – Le New York Times teste la blockchain pour lutter contre la désinformation.

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09 Août

Régions.news #389 – Edition du vendredi 9 août 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Un monastère (Bumthang) au Bhoutan. Photo de Sylvain Bouzat / Getty. Le Bhoutan, Petit Etat de 750 000 habitants dans l’Himalaya, coincé entre la Chine et l’Inde est, avec le Surinam, un des  rares pays avec un taux de carbone négatif. La forêt très dense absorbe plus de carbone que les habitants n’en émettent… Mais, cela pourrait ne pas durer. Depuis une vingtaine d’années, le nombre de voitures et de camions explose. Conséquences : le Bhoutan doit importer de l’essence, lui qui était producteur d’électricité grâce à ses barrages et les embouteillages se multiplient en particulier dans la capitale Thimphu. Les autorités ont décidé de développer le réseau de bus et favoriser les voitures hybrides ou véhicules électriques.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Val-de-Marne : le téléphérique est validé par la commission d’enquête publique. Le premier téléphérique urbain de la région parisienne, reliant Villeneuve-Saint-Georges à Créteil, devrait donc voir le jour à l’horizon 2024-2026, malgré des réserves émises. En effet, la commission demande que le projet comporte un dispositif occultant la vision vers le bas. Cette réserve répond à la crainte des habitants de subir le regard des passagers. Plus de 10.000 personnes par jour seraient susceptibles d’emprunter ce mode de transport.

► « Le textile arrive à un tournant : l’urgence écologique ! Et les Hauts-de-France ont tous les ingrédients pour fabriquer la mode du futur, circulaire, écoresponsable ! », s’enthousiasme Annick Jehanne responsable de l’association « Plateau fertile » À Roubaix (Nord), son association fédère industriels et start-ups pour « réinventer » un secteur meurtri et assurer sa survie. Sur 300 m² d’une ancienne usine roubaisienne, ce lieu ouvert en 2018 « permet à 120 entrepreneurs, enseignes de la distribution et de l’habillement, de réfléchir ensemble, partager outils et compétences, fabriquer de petites séries de produits » éco-conçus, recyclés et « inventer de nouveaux ‘business-models’ où rien ne se jette », explique Annick Jehanne, cofondatrice de l’association pilote Nordcréa. Deuxième industrie la plus polluante au monde, la mode « doit aujourd’hui changer ou mourir », ajoute-t-elle

► En Seine-et-Marne, entrepreneurs et agriculteurs sont en train de développer un bioplastique sans pétrole. Un plastique créé à partir de miscanthus. Cette plante n’a besoin d’être ensemencée une seule fois pour les 20 ou 25 ans à venir. Ainsi l’idée est née dans un hangar de la Brosse-Montceau en Seine-et-Marne. Le procédé consiste à tout réduire en miettes pour obtenir une résine après des heures de macération. De quoi fabriquer un plastique garanti sans hydrocarbure, un plastique 100% végétal. « On sait faire des contenants à partir de cette matière-là, on sait peut-être faire des sacs plastique, aussi sur du filaire », explique Xavier Venard de la société Polybiom. Gobelets, tissus, nappes, revêtements de sol et même matériaux isolants. Le procédé vient d’être breveté et pourrait intéresser nombre de secteurs industriels. « On peut imaginer de l’alimentaire comme tout ce qui est emballage de restauration rapide », pense Olivier Suty, directeur de l’entreprise MSL.

Légende image. « La voiture sur le lampadaire », œuvre de l’artiste Benedetto Bufalino est exposée lors de l’exposition « Les Extatiques » sur l’esplanade du quartier de La Défense. « Les véhicules mécaniques (…) sont devenus à la fois une gêne pour la circulation et l’occasion de dangers permanents. Ils ont, de plus, introduit dans la vie citadine de nombreux facteurs nuisibles à la santé. » Depuis ce constat formulé par le célèbre architecte Le Corbusier en 1933, la critique de l’invasion des villes par la voiture n’a jamais cessé surtout dans ce contexte de préoccupations environnementales n’a rien arrangé. Au point que, depuis 40 ans, toutes les villes ont adopté des mesures pour exclure ou limiter la voiture en ville. Découvrir les 5 exemples de grandes villes qui veulent bannir les voitures. Photo : @padam92

#Série_Eté [Digital, Environnement et Europe] – Episode 4 : la ville et le réchauffement (la suite)

► Marjorie Musy, directrice de recherche au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) à Nantes (Loire-Atlantique), explique sur le site @lemondefr : « Nous travaillons à partir de mesures effectuées en ville, mais analyser les phénomènes dans ces environnements complexes est difficile. Pour cela, nous concevons des modèles de simulation en 3D afin de comparer les aménagements en fonction de la forme de la rue ou des bâtiments, comme à Lyon dans trois types de quartiers, où l’on a évalué les effets de différents aménagements : la végétalisation, l’arrosage des rues, le blanchiment des surfaces… (…) Avec ces simulations, on peut faire intervenir différents paramètres, jouer sur les scénarios, les types de bâtiments, la couleur de la surface, la vitesse du vent, l’ensoleillement… Cela permet d’étudier l’impact de l’aménagement sur la température de l’air mais aussi sur le confort des personnes, ce qui est une notion très différente. »

► Comment l’Internet des Objets (IoT- Internet of Things) peut aider les villes en période de canicule ? En Australie, la municipalité de Bendigo a installé un réseau d’objets connectés qui consiste à noter les différences de température pour aider les habitants à mieux gérer leurs activités. Ainsi, dans les espaces publics, les ateliers et les bureaux, les systèmes d’air conditionné connectés repèrent les pics de température et adoptent le bon régime afin d’éviter les chocs thermiques entre l’intérieur et l’extérieur.

► Toutes les grandes villes du monde sont concernées par les effets de l’augmentation des températures qui pousse municipalités et citoyens à développer à tour de bras des solutions éco-responsables. Les projets de mobilité décarbonnée, de fermes urbaines et d’éco-quartiers fleurissent à Paris comme à New-York, et à Shangaï comme à Berlin. À Marseille, l’éco-quartier Smartseille, qui a vu le jour l’année dernière, utilise les ressources de la Méditerranée afin de pourvoir aux besoins énergétiques de ses habitants. Grâce à un échangeur thermique, les calories et les frigories présentes dans l’eau de mer sont extraites, stockées puis redistribuées pour rafraîchir maisons, immeubles et bureaux.

#Transport

► Le samedi 3 août, les départs et les retours de vacances se croisent sur les routes françaises. Une fin de semaine noire. Vinci autoroutes en a profité pour diffuser en direct des images filmées par un drone, de l’A61. Cette vidéo live, disponible sur Youtube, montre le péage de Toulouse nord avec ses cortèges de véhicules. D’’après Vinci autoroutes. Le drone vient compléter les informations-trafic qui sont mises à disposition. À lire aussi : En Espagne, des drones utilisés pour sanctionner les conducteurs imprudents.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Réchauffement climatique, fake news et info « sustainable ». À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Les géants de la tech sont le nouveau visage de l’impérialisme américain ; – Il est temps de réguler les plateformes avec des lois et non des amendes.

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02 Août

Régions.news #388 – Edition du vendredi 2 août 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. En Croatie, Dubrovnik, dépassée par le succès de la série « Game of Thrones » tournée entre ses murs, a dû instaurer des quotas de touristes. Crédits photo : Sipa. L’Europe se mobilise contre le « surtourisme ». L’augmentation constante des flux touristiques est désormais perçue dans certaines métropoles comme une menace pour la qualité de vie. À Venise, Barcelone, Londres ou Amsterdam, les autorités prennent des mesures pour limiter l’afflux de visiteurs, en cherchant à privilégier la qualité sur la quantité. Tout en préservant les gains financiers. À voir : Tourisme de masse : la carte du monde de ce qu’il se dit dans les médias

#Tourisme

► Un Français sur quatre a choisi ses vacances en fonction du critère « environnement », selon une étude du cabinet Protourisme. Entre avril et juin, 900 000 personnes sont parties en vacances en France et non à l’étranger. Elles ont remplacé l’avion par des moyens de transport moins polluants. Ainsi ce tourisme dit durable est devenu une pratique dans l’air du temps. Ainsi il « tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil », définit l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Ainsi une série d’application ont été créées pour développer ce type de tourisme comme la start-up FairTrip, à l’origine d’un guide de voyage collaboratif sur le tourisme durable (3.000 adresses dans le monde, dont 200 à Paris) ou Tookki, un « city guide » répertoriant 150 lieux de vie et restaurants à Paris. Enfin, Too Good To Go, une application de lutte contre le gaspillage alimentaire qui met en relation consommateurs et commerçants pour sauver des repas. À lire : Transportez-moi : comment compenser les nuisances provoquées par les hommes

► En Auvergne-Rhône-Alpes, l’impact écologique et social figure de plus en plus souvent dans les critères de choix de ces vacanciers. Dans le département du Puy-de-Dôme, l’association les Pailhats de Courgoul est passée de la restauration d’anciens jardins à la promotion touristique de la commune. Pour son vice-président le tourisme durable a permis de maintenir du lien social : « l’été, on bénéficie d’un fort passage touristique. Les gens ne viennent pas forcement pour consommer cet espace, ils viennent le vivre. Ils prennent le temps de discuter avec nous, de traverser le site. On ouvre un bar associatif le 7 juillet, les gens pourront rester dans le village. Il n’y avait plus de bar jusqu’à présent, ils voulaient discuter avec les habitants et c’est peut-être ça aussi qui peut définir le tourisme durable ». Voir l’émission de France 3 : « Le tourisme durable en Auvergne ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La sécheresse historique à laquelle est confronté le monde agricole depuis plusieurs semaines a poussé les autorités à restreindre la consommation d’eau dans 73 départements. Une situation qui entraîne une inquiétude concernant les réserves de fourrage, nécessaire à l’alimentation de ses bêtes. Les stocks ont été totalement consommés l’hiver dernier. Des agriculteurs ont créé un site Web d’entraide qui permettrait aux professionnels du secteur « de s’échanger, en fonction de leurs besoins, des matières premières comme de la paille, du fumier ou du fourrage, à un tarif préférentiel ». Ce « Bon Coin » paysan devrait voir le jour début septembre.

Légende image. Des tours de La Défense absorbées par les arbres de l’Ile de Jatte (Hauts-de-Seine) Vue du pont de Courbevoie. Photo : @padam92. L’Europe est frappée de plein fouet par des records de température. De nombreuses initiatives se mettent en place à travers le monde pour lutter contre la chaleur. Au centre de ces réflexions se dégage une volonté de repenser nos villes, devenues de véritables fournaises. Voir l’émission « 28 minutes » du jeudi 25 juillet sur Arte : Réchauffement climatique : doit-on s’habituer à vivre avec ?

#Série_Eté [Digital, Environnement et Europe] – Episode 4 : la ville et le réchauffement

► « Les grandes villes, conçues comme des citadelles de béton, sont devenues de tels îlots de chaleur qu’elles vont devoir être totalement repensées, estime Pierre Canet, codirecteur des programmes du WWF. La climatisation n’est qu’un pansement et une mauvaise solution : il faut créer des forêts urbaines, repenser l’habitat, moins goudronner les rives des fleuves, et évidemment revoir les transports. » Ainsi « le phénomène des îlots urbains est dû à l’accumulation d’un certain nombre de facteurs : la densité urbaine, la circulation automobile, la minéralisation excessive et le déficit de végétal et d’eau dans les espaces publics », peut-on lire en introduction de « Villes et changement climatique, Îlots de chaleur urbains » (2015).

► Une idée serait de transformer nos villes en de véritables éponges en faisant transpirer les végétaux. On appelle cela l’évapotranspiration. Ainsi à Montréal (Canada), la municipalité a entrepris de « désasphalter » certaines zones en créant des « ruelles vertes » qui consistent à accompagner les habitants dans le verdissement de leur rue de résidence. Cette action a deux impacts : maximiser l’ombrage et supprimer une partie du bitume pour le remplacer par un sol végétalisé. Cela permet de désimperméabiliser les sols afin de favoriser l’évaporation de l’eau en cas de forte chaleur.

► Autre solution intéressante, mise en œuvre dans plusieurs villes américaines, jouer sur le pouvoir réfléchissant du revêtement des sols, également appelé albédo. À Los Angeles par exemple, la municipalité a opté pour un revêtement blanc sur certains axes au lieu du traditionnel asphalte noir, faisant ainsi baisser de 10°C la température au sol, ce qui a, par répercussion, un effet refroidissant sur les bâtiments. Comme l’explique Erwan Cordeau, chargé d’études sur le climat, l’air et l’énergie à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France : « Grâce à un albédo fort, l’énergie générée par le rayonnement solaire est directement renvoyée vers le ciel, c’est donc autant d’énergie qui ne va pas s’emmagasiner dans le matériau ». [À suivre].

#Patrimoine

► En décembre 2017, le château de la Mothe Chandeniers, aux Trois-Moutiers, dans la Vienne, change de mains. Le site a été acheté par 27 910 internautes-donateurs issus de 115 pays. Ce sont eux qui ont décidé quelle partie du château à restaurer en premier. C’est le chantier de la Tour de l’Horloge qui a été choisi. Il représente un budget de 850 000 euros. Ce sont des travaux importants et imposants qui ont été engagés, comme l’explique le co-fondateur de Dartagnans.fr, la plateforme de financement participatif exclusivement dédiée au rayonnement et à la préservation de patrimoine, à l’origine de l’investissement financier.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le crash Netflix vs l’insolente croissance de Facebook. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Comment les médias sociaux affectent la santé mentale des journalistes ; – Le numérique à l’Assemblée nationale : où en est-on ; – Télévision : la baisse de la durée d’écoute se poursuit.

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26 Juil

Régions.news #387 – Edition du vendredi 26 juillet 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Cette photo a été prise par Sabrina Massote, plus connue sur le réseau social « Instagram » sous le nom « Sabrina au naturel ». Elle photographie les environs de son petit village de naissance situé près de Langres (Haute-Marne). Elle « aime montrer les coins sympathiques à visiter seul ou en famille, les activités possibles et ludiques, autour de Langres. Montrer que c’est un beau département et qu’il y a beaucoup d’endroits à visiter. ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Membre de l’intercommunalité Rennes Métropole, la commune de Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine), 10 000 habitants, s’est lancée dans un projet de « small smart city ». « L’objectif est d’améliorer les services aux administrés, tout en libérant du temps pour les agents communaux. Tout d’abord, il s’agit d’offrir plus de temps aux fonctionnaires communaux pour rencontrer, en face-à-face, les administrés (…) si l’on parvient à limiter certaines tâches rébarbatives et chronophages, nos services aux Grégoriens seront plus efficaces. Ensuite, l’idée était aussi de développer la vie dans la cité, dans tous ses aspects. (…) Cela passera notamment par le développement de réseaux sociaux locaux sur lesquels les habitants pourront aussi avoir accès aux horaires des services municipaux. Et enfin, dernier aspect, nous cherchons à améliorer la performance énergétique de la commune. », explique Jacques Greiveldinger, conseiller municipal délégué au patrimoine communal et à l’informatique.

► Depuis le mois de juin, des poubelles connectées investissent les rues de Colombes (Hauts-de-Seine). Elles alertent sur leur état de remplissage grâce à des voyants de couleur et elles compactent automatiquement les déchets. Le tout de manière totalement autonome car elles fonctionnent à l’énergie solaire. Ce type de poubelle « peut stocker de l’énergie même s’il n’y a pas de lumière ou lorsqu’elle est installée sous un arbre. Une poubelle connectée peut contenir 600 litres, contre seulement 120 litres pour une classique. À terme, cela nous permettra de diviser par cinq les fréquences de collecte, explique la responsable du service propreté à la mairie. Soit une baisse de 65 % des coûts de ramassage des déchets »,

► « Avec la disparition des petits commerces de villages et l’agrandissement des exploitations, les agriculteurs n’ont plus d’endroits pour communiquer ». C’est en partant de ce constat que Baptiste Létocart a créé Farmr, le premier réseau social destiné aux agriculteurs. Originaire de Bulles, près de Beauvais (Oise), il a lancé ce projet avec Thomas Camboulive, un camarade rencontré en école de commerce. L’objectif est de développer une communauté d’entraide et d’échanges pour faciliter leur quotidien. Grâce à une carte disponible sur le site, les utilisateurs peuvent facilement identifier les professionnels qui travaillent dans la même filière agricole et dans la même région qu’eux.

► A Montreuil (Seine-Saint-Denis), un Fab Lab a été inauguré le 16 juillet. Ce « laboratoire de fabrication » est installé au cœur de la Cité de l’Espoir dans le centre-ville. « Les Fab Labs permettent de mettre à disposition du plus grand nombre des outils du simple marteau ou de la visseuse à la découpeuse laser ou l’imprimante numérique, explique Laurent, Fab Lab manager. Car personne ne peut réellement arriver à maîtriser la fabrique numérique s’il n’a pas des bases en montage traditionnel des objets. »

Légende image. Au coucher du soleil, en noir et blanc, en plein été ou sous la pluie, Reynald Goubelle a photographié les chalets de Blériot-Plage sous toutes les coutures pour défendre ce « patrimoine local en danger ». « On a la chance de vivre dans une région riche en lumières, il y a toujours de nouvelles prises de vues à trouver. Ce n’est jamais deux fois la même chose », assure le photographe natif de Calais.

#Série_Eté [Digital, Environnement et Europe] – Episode 3 : la 5G (la suite)

► Grâce à un partenariat avec Huawei, l’équipementier chinois très controversé, la principauté de Monaco est désormais totalement connectée à la 5G depuis le mardi 9 juillet. L’opérateur local, Monaco Telecom, balaye tous soupçons d’espionnage de la part de la société chinoise et explique que les questions de sécurité ne concernent pas « que Huawei, mais tous les fabricants ». Dès que l’on arrive sur le territoire français, on ne capte plus la compagnie monégasque et que, pour capter la 5G, il faut un téléphone portable compatible qui n’est pas encore vendu dans l’Hexagone. L’arrivée de la 5G ouvre de nombreuses possibilités comme le développement des voitures autonomes, explique le directeur général de Monaco Telecom.

► . La vente aux enchères pour les fréquences 5G a pris fin en Allemagne le mercredi 12 juin. Elles ont rapporté à l’état allemand la somme de 6,55 milliards d’euros. Une somme très supérieure à celle prévue par le gouvernement, entre 3 et 5 milliards d’euros. « Les opérateurs de réseau n’ont plus les fonds nécessaires pour développer leurs réseaux. On aurait pu construire environ 50 000 nouveaux sites mobiles et mettre fin à de nombreuses zones blanches », a commenté un des membres du conseil d’administration de Deutsche Telekom. Revue de liens : – Les folles enchères en Italie rapportent 6,5 milliards d’euros ; – L’affaire Huawei sème la zizanie au Royaume-Uni ; – Quinze villes d’Espagne ont profité du premier réseau 5G, dès le 15 juin.

► Le 26 mars, la Commission européenne a présenté sa feuille de route pour renforcer le niveau de sécurité des réseaux 5G sur le territoire européen. Dans un marché dominé par les acteurs américains et les infrastructures chinoises, l’Europe courent le risque de la dépendance et de la vulnérabilité et les Européens abordent le déploiement de la 5G en ordre dispersé. L’Institut Montaigne constate ainsi que « Les États européens divergent dans leurs normes et leurs standards de sécurité pour les équipements télécoms – il s’agit là d’un grand domaine de fragmentation de l’Europe. ». Les tensions déclenchées entre les États-Unis et la Chine au sujet du géant chinois de la téléphonie, spécialiste de la 5G, Huawei, ont bien montré le manque d’unité des membres de l’Union européenne. En Europe, la 5G n’est présente qu’en Grande-Bretagne, en Suisse, en Finlande, en Estonie et dans certaines villes d’Espagne et d’Italie avec l’opérateur Vodafone.

#Il_était_une_fois

► Le 21 juillet 1969, l’alunissage d’Apollo 11 : le « petit pas pour l’homme » n’aurait pas eu lieu sans ces femmes. En 1969, Margaret Hamilton était à la tête du département de génie logiciel de la Nasa. Elle est la scientifique qui a conçu le système embarqué du programme Apollo qui va s’avérer vital à la mission Apollo 11. Au milieu de centaines d’hommes, JoAnn Morgan était la seule et unique femme présente dans la salle de lancement. Elle a permis de détecter et de réparer une fuite d’hydrogène juste avant le lancement. Susan Finley a élaboré un système de télétransmission des sons et des images capturés sur la Lune vers la Terre qui a permis de voir les images des premiers pas sur la Lune. Katherine Johnson, mathématicienne afro-américaine fait partie des trois femmes scientifiques noires de la Nasa mises à l’écran dans le film « Les Figures de l’Ombre » qui ont participé aux missions Mercury. « Maintenant, il est vraiment important de connaître toutes les personnes qui ont contribué au succès d’Apollo », a déclaré Shirley Leshin, chroniqueuse au Globe (Boston). « Nous avons besoin de cette diversité, et que les gens se voient dans l’exploration spatiale, car nous aurons besoin d’eux tous pour réussir à l’avenir. »

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