22 Fév

Régions.news #366 – Edition du vendredi 22 février 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Une femme marche au Mont-Saint-Michel (Manche), le 7 mai 2018. La baie du Mont-Saint-Michel est connue pour ses moules de bouchot. Mais ces élevages sont retenus par des filets en plastique. « C’est un plastique qui est enroulé au bas des pieux des bouchots pour empêcher les crabes de monter manger les moules », explique la présidente de l’association Pays d’Émeraude Mer Environnement Et tous ces plastiques s’échouent régulièrement sur la côte. Ils sont ainsi responsables d’une pollution qui menace la biodiversité de la côte. Photo de Charly Triballeu / Afp.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Dans les Vosges Saônoises (Haute-Saône), les éboueurs mettent à profit la collecte de déchets pour tester le réseau de téléphones mobiles. Pour cela, ils transportent dans leur cabine de camion onze téléphones portables pour vérifier la qualité du réseau mobile et identifient les secteurs encore non couverts, appelés les zones blanches. Les informations récoltées sont ensuite analysées dans les locaux de Haute-Saône numérique pour établir des cartes précises de l’état du réseau téléphonique dans ce secteur de petite montagne. Les élus locaux pourront s’y référer pour discuter avec les différents opérateurs et réduire les zones blanches.

► La ville du Mans (Sarthe) va tester au printemps et pour trois mois un coffre-fort numérique pour que les personnes sans abri conservent leurs papiers administratifs sans risque de les abîmer, de les perdre ou de se les faire voler, rapporte France Bleu Maine le 18 février. Avec le coffre-fort numérique, « les personnes peuvent venir au CCAS (centre communal d’action sociale) pour scanner leurs documents, des agents leur expliqueront comment fonctionne le dispositif, explique l’adjoint aux solidarités du Mans. Ils pourront ensuite accéder à leurs papiers depuis tout téléphone ou ordinateur », grâce à une adresse électronique et un mot de passe.

► La ville de Nice a été autorisée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à tester un système de reconnaissance faciale sur la voie publique via ses caméras de vidéo-protection. Ainsi la ville a donc testé pendant deux jours le logiciel de reconnaissance faciale dans l’enceinte du carnaval de Nice. Le test consiste à demander à un millier de volontaires venant au Carnaval de jouer le rôle de cobaye et d’accepter le principe de la reconnaissance faciale, ce qui permettra ensuite de rechercher parmi eux des personnes disparues ou suspectes dont les opérateurs de vidéo-surveillance auront la photo.

► Éric Gayraud, professeur d’informatique à l’université Paul Sabatier à Toulouse, a eu l’idée de créer Numanis, un outil pour « rendre les sites web accessibles aux 40% de la population en difficulté numérique ». C’est un module web, commercialisé depuis huit mois et adopté notamment par le site de l’agglomération de Castres, « Ce système permet aussi de réduire le chargement d’une page d’une minute à une seconde, ce qui réduit notre empreinte carbone », explique le professeur.

► Revue de liens : – À Nantes, après un an de test, une navette autonome, sans chauffeur et 100% électrique, va être intégrée à la circulation réelle (@franceinfo) ; – La gare de Saint-Omer (Haut de France) a été transformée en espace digital avec espace de Coworking, Fab Lab et incubateur d’entreprises. (@villeintelmag).

Légende image. Tour Montparnasse vue du jardin du Luxembourg, le 17 février 2019. Photo : @padam92

#Politique&Digital [Épisode 5 : Plateforme de jeux pour débat national]

► Une dizaine de membres du gouvernement, dont le Premier ministre Édouard Philippe, ont participé mardi 18 février au « grand Débathon » sur la plateforme de streaming de jeux vidéo, Twitch. Cette déclinaison du grand débat national avait pour ambition de toucher les jeunes de moins de 25 ans, absents pour une  grande partie, du grand débat. Fondé en 2011 et racheté par Amazon en 2014, Twitch est un site à grande audience chez les jeunes qui permet de diffuser ou de regarder en direct les parties de jeux vidéo en live et de les commenter par tchat. L’émission est visible intégralement sur la chaîne Twitch d’Accropolis. À lire : Trois questions sur Twitch, la plateforme choisie par le gouvernement pour impliquer les jeunes.

► Comment les applications citoyennes transforment l’espace public ? Les différentes applications qui favorisent la participation citoyenne dans la conception et la gestion de l’espace public n’ont pas les mêmes finalités et n’influent pas de la même manière sur les espaces publics et leurs usagers. Quels sont les outils utilisés ? Quelle en est la valeur ajoutée ? Quel est l’impact concret sur les usagers et les espaces ? Pour aider à répondre à ces questions, le Cerema  a réalisé un panorama des dispositifs numériques existants, pour mieux comprendre leurs finalités et leur impact réel sur l’espace public. Lire la suite sur le site @Lagazettefr

#Impression3D

► Un jeune ingénieur, Florent Port, élabore depuis 2 ans des filaments originaux pour l’impression en 3D en collaboration avec la société caennaise Naturepla. Elle produit des bioplastiques, fabriqués avec des matériaux naturels comme la coquille de moules, de la Saint-Jacques, des huitres, du blé, du marc de café. À Manneville-la-Goupil (Seine-Maritime), il a créé son entreprise, Francofil pour s’insérer dans le marché de l’impression 3D, marché en plein développement.

#ReconnaissanceFaciale

► À Barcelone, « CaixaBank devient la première institution financière au monde à offrir à ses clients la possibilité d’utiliser la reconnaissance faciale pour retirer de l’argent des guichets automatiques, sans avoir à saisir leur code PIN », explique les dirigeants de cette institution bancaire. Ainsi ces distributeurs disposent du « matériel et des logiciels nécessaires pour valider jusqu’à 16.000 points sur l’image du visage de l’utilisateur, ce qui garantit une identification totalement sécurisée ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Apple va encore tout bousculer (info, vidéo, TV, …). À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Le 8 février, Libération a fait éclater le scandale de la « Ligue du LOL », un groupe d’influenceurs web et de journalistes qui harcelait en ligne d’autres internautes notamment des journalistes féministes, il y a quelques années. Et ce lundi, les premières sanctions sont tombées. Quatre journalistes ont été mis à pied par leurs rédactions respectives. L’affaire a fait très grand bruit. Pour preuve, un méga-thread a été créé pour rassembler un maximum de contenus en lien avec ce scandale. La « Ligue du LOL » met en lumière les problèmes que posent le cyber-harcèlement. En réponse à cela, France Inter propose 5 leçons à tirer de cette affaire. Et d’ailleurs, que dit la loi en France sur le cyber-harcèlement ? Ce délit est passible de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. Pour lutter contre ce fléau le gouvernement détaille en 10 points son plan d’action, sachant que 22 % des jeunes majeurs disent avoir été la cible de harcèlement en ligne selon un sondage Ifop.

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15 Fév

Régions.news #365 – Edition du vendredi 15 février 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. La contestation contre les éoliennes s’invite dans le grand débat. Des voix de plus en plus disparates s’élèvent contre ces gigantesques pylônes qui envahissent nos paysages. « La France connaît une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes », s’alarmait un collectif de députés. « Tôt ou tard, il va falloir payer la note, s’agissant aussi bien de la facture que de l’intégrité des territoires », explique Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable. Aujourd’hui, quelque 8000 éoliennes fonctionnent sur le territoire français. D’ici quelques années, les premières opérations de démantèlement de ces équipements devenus obsolètes, vont avoir lieu. Et le recyclage et le coût du démantèlement restent toujours des sujets tabous. Crédits photo : Jean-Paul Pelissier / Reuters.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Au pied de la cité de Carcassonne (Aude) un barrage vieux de 150 ans n’était plus aux normes. L’état voulait le raser. La ville l’a sauvé en le transformant en mini-centrale hydroélectrique. Et grâce à une mini turbine électrique 380 foyers sur les 23.000 de la commune vont être alimentés par cette énergie non-polluante dès la fin du mois de février. Un financement participatif a permis de réaliser une partie des travaux de ce projet.

#Santé

► Les déserts médicaux occupent 18 % du territoire et 9 % des Français n’ont pas de médecin traitant. Pour déterminer les territoires les moins bien dotés en terme d’accès aux soins, les pouvoirs publics, les agences régionales de santé parlent de « zonages ». Ce sont des zones définies en fonction du nombre de médecins par habitant et en volume d’activité réel des médecins. Ces zonages conditionnent ensuite certaines aides de l’Etat, du Fond d’Intervention Régional ou des collectivités territoriales. La ministre de la Santé a présenté mercredi 13 février son projet de loi de réforme de la santé, avec comme mesure phare la création de 400 à 600 hôpitaux de proximité d’ici à 2022. À lire : Prés 167 000 Françaises n’ont pas de sage-femme ni maternité à proximité de leur domicile.

► Revue de liens : – Le département de Saône-et-Loire paie le salaire des sept médecins qui ont été embauchés à Montceau-les-Mines. Ils sont payés entre 4 000 et 7 000 euros brut par mois selon leur expérience. – À Colombes, dans les Hauts-de-Seine, le Centre municipal de santé a été remplacé par une maison de santé pluridisciplinaire. – Depuis quelques années en Lozère, le conseil départemental a mis en place une politique de recrutement de futurs médecins avec un accompagnement et un salaire de 700 euros par mois pour les étudiants en médecine qui s’engagent à travailler pendant au moins cinq ans dans le département. – La nouvelle loi promet de nouveaux services numériques comme une « plateforme des données de santé » en promettant de « préserver un haut niveau de protection de la vie privée ».

Légende image. En 2005, une île volcanique a émergé non loin des îles Tonga, Accompagnés d’étudiants de l’association Sea Semester, les chercheurs sont partis en exploration sur cette île qu’ils n’avaient jusqu’ici pu observer que depuis l’espace., La végétation et les animaux ont commencé à s’installer dans cette île, appelée temporairement « Hunga Tonga-Hunga Ha’apai ». Crédit photo : Sea Semester

#Climat

► « Que ce soit aux États-Unis, en Russie, en Italie, au Royaume-Uni, en Turquie, aux Philippines ou en Arabie Saoudite, il est difficile de dire que les pouvoirs politiques vont dans la bonne direction. L’espoir se situe sans doute davantage au niveau des municipalités : les maires ont plus de flexibilité pour appliquer l’accord de Paris sur le climat, ou les objectifs de développement durable de l’ONU. Il existe des initiatives comme C40, qui rassemble 96 villes parmi les plus importantes du monde, soit 25 % du PIB mondial, mais aussi 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Cette organisation se donne pour mission de lutter contre le dérèglement climatique. Des plateformes destinées à partager les meilleures pratiques publiques émergent aussi, à l’instar d’Apolitical », explique John Elkington, entrepreneur de l’économie durable.

#Lifi&5G [Épisode 3 : qu’est-ce que la 5G]

► La 5G est la cinquième génération du réseau de communications mobiles qui doit succéder à la 4G. Chaque génération a agi comme une petite révolution technologique. La première génération a ouvert la voie aux tous premiers téléphones mobiles. La deuxième a popularisé les messages texte, tandis que la troisième a permis de naviguer sur Internet sans nous asseoir devant un ordinateur. La 4G aura été la génération de la diffusion de contenu en continu. La 5G promet d’être la génération de l’Internet des objets, des voitures autonomes et des robots industriels connectés, entre autres. La 5G représente deux améliorations majeures. Tout d’abord, la 5G sera 20 fois plus rapide que la 4G. La seconde amélioration est un délai de latence considérablement réduit c’est-à-dire le temps que met l’information pour circuler entre deux ordinateurs. Ainsi plus la latence, quelques millisecondes pour la 5G, est faible, meilleure est la connexion. À lire : 5G : tout ce qu’il faut savoir en 10 questions. À suivre…

#Politique&Digital [Épisode 4 : budget participatif]

► Budget participatif est un moyen d’impliquer les citoyens dans la vie de leur cité. Attribuer un budget à des citoyens non élus pour qu’ils puissent proposer, voter et décider de projets pour leur ville, c’est une démarche qui fait son chemin en France et dans le monde. De nombreuses villes, de toutes tailles, se sont lancées dans cette action de démocratie participative, laquelle permet de donner la parole à ceux qui n’avaient pas toujours la possibilité de s’exprimer, sur des aménagements qui les concernent. Avec le budget participatif les citoyens décident, la municipalité réalise…. À lire : Les Bordelais font germer leurs projets participatifs.

► Lire les deux entretiens avec Gilles Pradeau, doctorant de l’université de Westminster, qui réalise une recherche comparative des budgets participatifs français et brésiliens sur le site de @idcity : Analyse critique des budgets participatifs et Quel avenir pour les budgets participatifs ?

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Et si les médias dinosaures étaient finalement les seuls à réussir sur le web ?. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Le New York Times n’a jamais eu autant de journalistes : 1.600 ! Dont 120 embauchés l’an dernier. Et surtout 3,3 millions d’abonnés numériques (+27% en un an) ! Il sera bientôt majoritairement numérique ! Les médias dinosaures règnent sur Internet ! Et s’il n’y avait tout simplement pas de modèle pour les pure players ? – L’ascension des robots journalistes ; – L’usage de l’IA par la Chine terrifie les experts.

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08 Fév

Régions.news #364 – Edition du vendredi 8 février 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Une rue de Chicago (Illinois). Une partie des Etats-Unis a été paralysée fin janvier par un vortex polaire sans précédent. Une des conséquences de ce froid polaire est que des centaines de propriétaires de voitures électriques se sont retrouvés en rade. Les  batteries, sensibles au froid, se sont déchargées en peu de temps. Photo d’Ashlee Rezin/Sun-Times / AP / SIPA.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Langouët, petit village de 600 habitants situé non loin de Rennes (Ille-et-Vilaine) vise à être une référence en matière de développement durable en quasi indépendance énergétique et alimentaire. Les habitants de cette bourgade ont suivi leur maire, élu depuis 1999, pour mener à bien les projets comme la construction de logements sociaux passifs (sans système de chauffage actif), la mise en œuvre de jardins potagers, l’ouverture d’une centrale solaire, de la mise en autopartage d’une voiture électrique. Une performance qui passe par une démarche de démocratie participative. « Je voulais participer au développement de la commune et investir dans la mise en œuvre des nombreuses idées issues des ateliers citoyens », indique Hélène une habitante qui a investi 2 000 euros dans le projet municipal.

► Une « ville fantôme », sans habitant mais avec ses feux rouges, ses ronds-points et ses abribus : bienvenue à Transpolis, le terrain de jeu, grandeur nature, des inventeurs des mobilités de demain. Sur ses 80 hectares, constructeurs de véhicules autonomes, entreprises de voirie, spécialistes du dialogue entre machines et exploitants de bus peuvent tester leurs innovations, en particulier sous l’angle de la sécurité. « Ces projets portent sur tous les sujets qui constituent des défis pour la mobilité de demain, comme l’éclairage urbain, les modes d’énergie et de distribution, la connectivité ou encore l’Internet des objets », explique le directeur du développement du site implantée dans la plaine aindinoise à une cinquantaine de kilomètres de Lyon.

► Le département de la Loire veut en finir avec la fracture numérique. D’ici 2020, tous ses territoires ruraux seront connectés à la fibre ou au haut débit. Depuis plus de cinq ans, ce sont 300 millions d’euros qui ont été investis par les collectivités (le département, les communautés de communes, la Région et l’État) pour réaliser ce chantier. Ce seront ainsi 277 communes qui seront reliées à la fibre sur 10 000 kilomètres de réseau.

► My family up, une jeune entreprise située à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), propose aux parents les services en ligne d’une équipe de psychologues professionnels. Elle leur apporte des réponses écrites, personnalisées et un suivi aux problèmes rencontrés par leurs enfants. « Attention, il ne s’agit pas d’une consultation psychologique, on se situe plutôt en amont. Et si c’est nécessaire on renvoie vers un professionnel de santé », précise l’entrepreneuse du projet.

 ► Ile-de-France Mobilités (IDFM) a voté en décembre la conversion de neuf dépôts de bus permettant d’accueillir 600 véhicules propres au premier semestre 2020. Évaluée à 34 M€, cette première étape va permettre de faire rouler près de la moitié des autocars franciliens au biogaz. Issu de la fermentation des déchets ménagers et agricoles, ce gaz naturel rejette dans l’atmosphère 15 à 20 % de dioxyde de carbone en moins que le diesel habituellement utilisé pour faire rouler les bus de la région.

Légende image. Sous les plateformes off-shore de Californie, accrochés à la structure métallique immergée, de grands récifs se sont formés, qui abritent une biodiversité importante. Il existe aujourd’hui près de 6.000 plateformes off-shore d’exploitation de pétrole et de gaz en activité dans le monde. Mais, sous la surface, ces structures se transforment, au fil des années, en récifs verticaux qui abritent des millions de plantes et d’animaux marins. Beaucoup de ces plateformes vieillissent et vont être mises à la retraite. La question de savoir s’il faut les retirer complètement ou laisser en place la structure métallique pour préserver la faune sous-marine qui a élu domicile.  Photo : Robyn Beck / AFP.

#Energie

► Est-ce que l’hydrogène issu de la biomasse est le carburant du futur ? Les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à regarder du côté de l’hydrogène pour réduire l’impact carbone de leurs trains, bus et véhicules de service. Mais pour faire de l’hydrogène il faut de l’électricité et en France cette dernière est nucléaire. À moins de produire de l’hydrogène à partir de la biomasse comme le propose la société française Haffner Energy avec un projet qui pourrait bien révolutionner le monde de l’énergie.

#Déchets

► Plus de 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetées chaque année en France, dont 2 millions de tonnes d’ingrédients encore consommables. Dans la consommation des ménages, cela représente 20 kg par an et par habitant. Pour réduire ce gaspillage, plusieurs jeunes pousses françaises réinventent notre façon de consommer, de stocker et de produire. Meal Canteen, une entreprise, a créé une application qui permet aux consommateurs de commander la veille sur un self virtuel leur entrée, plat et dessert. Ainsi les cuisiniers ne préparent que ce qui sera réellement consommé le lendemain.

► Vingt-cinq multinationales se sont alliées pour créer un site de e-commerce, Loop (boucle en français), sur lequel ne sont vendus que des produits dont le contenant et réutilisable et que l’on vient chercher chez vous une fois vide. Concrètement, les consommateurs commanderont en ligne leurs shampooings, dentifrices, yaourts ou autres… Ils seront livrés dans une boîte qui servira ensuite de bac de tri. Une fois ce contenant plein, un transporteur viendra récupérer les emballages non pas pour les recycler mais pour les laver, stériliser, remplir et réexpédier chez les consommateurs. « Loop a été conçu pour éliminer le déchet à sa source », explique Tom Szaky, fondateur et PDG de TerraCycle, spécialiste du recyclage à l’origine du projet.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Apple montre ses muscles et finalise sa stratégie TV. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Médias et journalistes, il est grand temps de changer nos pratiques ; – Top 7 des médias qui changent la donne ; – La crise du journalisme remonte à bien plus loin qu’Internet. Elle est surtout due à l’incompétence des patrons de presse à s’adapter ; – Pourquoi les journalistes doivent-ils s’intéresser à la blockchain ; – Les enfants britanniques passent déjà 15 mn de plus chaque jour en ligne que devant la TV ; – Facebook paie des ados pour qu’ils s’espionnent eux-mêmes et continue à défendre cette politique.

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01 Fév

Régions.news #363 – Edition du vendredi 1er février 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Baptisé « Les Yeux du ciel », projet, signé de l’architecte et urbaniste Antoine Grumbach, a été lancé vendredi 25 janvier près de l’aéroport de Roissy en Ile-de-France. Cette œuvre appartient au « land art », une mouvance de l’art contemporain consistant à bâtir des œuvres monumentales dans les paysages. Cette création de 800 mètres de long a été réalisée avec des arbres pour les contours et des pierres blanches pour l’intérieur. « On peut imaginer une sorte de musée de plein air des architectures du paysage pour l’un et ou des lieux d’initiations à la géographie du ciel et des étoiles pour l’autre », envisage l’architecte. Crédit photo : Antoine Merrien.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Dunkerque : le succès du bus gratuit se confirme. À Dunkerque, le bus gratuit continue sur sa lancée. Après le rush du lancement, en septembre, du nouveau réseau de transports publics, les chiffres sont toujours à la hausse au bout de quatre mois. Plus 120% le week-end et en semaine, c’est plus 50% de fréquentation. Et ce n’est pas fini. Depuis septembre, le nouveau réseau de bus de Dunkerque enregistre 55.000 voyages par jour. Il a même connu un pic à 64.000 au début du mois de décembre, en semaine. La progression est donc continue, de l’ordre de 60% de fréquentation en plus. Le week-end, c’est même 120% ! À lire : Dunkerque : Les bus gratuits seront-ils aussi bientôt non polluants ?

► Ile-de-France Mobilités (IDFM), a voté en décembre la conversion de neuf dépôts de bus permettant d’accueillir 600 véhicules propres au premier semestre 2020. Évaluée à 34 M€, cette première étape va permettre de faire rouler près de la moitié des autocars franciliens au biogaz, notamment sur des longues distances. Issu de la fermentation des déchets ménagers et agricoles, ce gaz naturel rejette dans l’atmosphère 15 à 20 % de dioxyde de carbone en moins que le diesel habituellement utilisé pour faire rouler les bus de la région. Il restreint aussi drastiquement l’évacuation de particules fines dans l’air.

#Politique&Digital [Episode 3 : démocratie locale]

► Trois dispositifs participatifs y avaient été en effet lancés dès 2014 par le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, pour donner davantage de « pouvoir d’agir » aux habitants. La plus ambitieuse, qui permettait aux Grenoblois de déclencher sur simple pétition un débat au conseil municipal, puis un référendum en cas de rejet, a été suspendue en 2018 après que la préfecture eut saisi le tribunal administratif. Cette décision judiciaire « a pointé la rigidité d’un cadre législatif peu enclin à accueillir les initiatives locales innovantes. Il faut l’assouplir », analyse Pascal Clouaire, l’adjoint en charge de piloter les dispositifs. En 2018, la municipalité a revu le fonctionnement de ses 7 Conseils citoyens indépendants et a lancé l’expérimentation d’un jury citoyen composé de 30 habitants tirés au sort qui, durant trois mois, mènent une réflexion pour lui faire des propositions sur une thématique imposée. En 2019, environ 370.000 euros devraient être investis dans le fonctionnement de la démocratie locale. Grenoble organisera du 11 au 13 mars les 3èmes Rencontres nationales de la participation.

► Revue de liens : – Depuis deux ans, la municipalité de Strasbourg tente d’inclure davantage les habitants dans les prises de décision, malgré le désengagement et les réticences des élus ; – Depuis 2016 Bougival (Yvelines), a lancé plus de 80 consultations faites avec un nouvel outil numérique, l’application Vooter.

Légende image. Rue à Hong Kong (Photo de Phung Huynh Vu Qui / Getty). « Célébrer l’hypomodernité et pas seulement l’hypermodernité : retrouver cette société où on avait le temps d’écrire, de rêver, de n’avoir rien à faire. », explique le sociologue Vincent de Gaulejac sur le site de @franceculture. Le sociologue a contribué à l’ouvrage « @ la recherche du temps. Individus hyperconnectés, société accélérée : tensions et transformations » (Éditions Erès, octobre 2018), se penche notamment sur notre « société paradoxante » : en ces temps d’accélération et de modernité.

#Numerique

► Numériqu’elles, une opération pilote de sensibilisation des collégiennes et lycéennes aux métiers du numérique est menée depuis 4 ans dans les Hauts-de-France, à Lille puis Amiens, à l’initiative d’entreprises comme IBM ou OVH, de l’Académie de Lille, d’associations comme Femmes ingénieures. Euratechnologies a organisé une 5ème édition le 31 janvier. Le 15 novembre, 350 adolescentes participaient à un forum Numériqu’elles à l’ESIEE d’Amiens, où elles ont pu découvrir une entreprise du numérique, une association et une formation. Autant de rencontres qui aident à déconstruire l’image très masculine du secteur, la puissance des stéréotypes de genre, le sexisme virulent sur les réseaux sociaux… autant de facteurs qui peuvent dissuader les filles de s’orienter vers le numérique.

► En 2016 seulement 7 % des start-ups françaises étaient créées ou dirigées par des femmes selon le baromètre 2017 réalisé par l’association StartHer avec KPMG. « Dans un milieu où le goût du risque et le travail acharné construisent une véritable mythologie, les success stories d’hommes entrepreneurs éclipsent parfois l’entrepreneuriat féminin », note le magazine les Inrocks. Et à ce jour seulement 20% des filles candidatent dans les filières initiales aux métiers du numérique. C’est pour lutter contre les préjugés et encourager les jeunes filles à s’intéresser au monde digital la fondation des clubs d’entreprises FACE a lancé le programme WiFilles. À lire : – Pourquoi les métiers du digital ne séduisent pas les femmes et – La transition numérique peut-elle se faire sans les femmes ?

#Société

► La confiance de plus en plus liée à la proximité; inégalité entre public averti et reste de la population. Par Barbara Chazelle, France Télévisions, Prospective et MediaLab. Les institutions traditionnelles traversent une crise de confiance croissante depuis deux décennies : gouvernements, institutions religieuses, puissances économiques et financières, médias… Nuls ne semblent trouver grâce aux yeux des citoyens, plus pessimistes que jamais mais désireux de changements. Le Baromètre sur la Confiance 2019 d’Edelman, réalisé en ligne auprès de plus de 33.000 sondés dans 27 pays, révèle qu’à l’échelle mondiale, les populations ont désormais confiance dans leurs relations de proximité, les employeurs en tête de liste pour faire ce qui convient en temps de crise. Deuxième enseignement majeur : une inégalité de confiance historique entre le « public informé » et « la population de masse ». Lire la suite sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Toujours pas de modèle économique pour le journalisme. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Reprendre le contrôle de son smart phone ! ; – Media for good : « La technologie peut aider à sauver la démocratie » ; – L’ère du capitalisme de surveillance ; – « La transformation digitale n’existe pas, il s’agit d’une transformation culturelle dans un monde digital ».

Légende image. Le Chabot commun est un poisson au corps allongé et cylindrique. Sa forme lui permet de rester caché au fond, même en présence d’un fort courant. Ses couleurs l’aident à se camoufler très efficacement sur différents types de fonds. Photo de Hans Hillewaert (Rivière du Virion en Belgique).

#La_Planète_en_un_Mot

► Qu’est-ce que « l’anthropocène » ? Théorisé pour la première fois par Paul Josef Crutzen, prix Nobel de Chimie en 1995, l’anthropocène signifie étymologiquement « L’Âge de l’Homme ». Ce serait une nouvelle ère dans la chronologie de la géologie ayant débuté lors de la Révolution industrielle de 1850, et succédant à « l’holocène » (l’ère interglaciaire qui a favorisé l’expansion des sociétés humaines), qui dura plus de 10 000 ans. Elle vise à définir une nouvelle ère dans la géologie dans laquelle l’Homme est devenu l’acteur central. Il a ainsi modifié en profondeur les cycles chimiques et biologiques de la planète, entraînant une augmentation de l’effet de serre, l’acidification des océans, la disparition des animaux et des végétaux…

► Du 7 au 10 janvier, LSD, La Série Documentaire sur France Culture a diffusé une série de quatre émissions intitulées « Bienvenue dans l’anthropocène ! » Il y a 65 millions d’années, une météorite heurtait la Terre et provoquait la 5ème extinction de masse. Les dinosaures disparurent. Aujourd’hui, la météorite, c’est nous. À l’ombre du fantasme technologique, du transhumanisme et de l’intelligence artificielle, l’anthropocène raconte un effondrement, inédit par son ampleur. Chacun des épisodes présente de nombreuses initiatives en réponse à la question : Comment transformer les villes avant qu’elles deviennent invivables ?

  • Épisode 1/4 : Où le vivant s’effondre. À Niort (Deux-Sèvres), les oiseaux ne chantent plus, on y parle de printemps silencieux. À Palavas (Hérault), on fait des recherches en aquaculture pour sauver les mers et les océans. En Ardèche, on se bat pour la conservation d’habitats.
  • Épisode 2/4 : L’écologie ou la mort. Autour de Montpellier (Hérault), le plus grand centre de recherche en écologie du monde, on cherche à comprendre comment les systèmes biologiques basculent et comment ils résilient. Au Muséum d’histoire naturelle de Paris, on découvre que notre monde n’est que l’écume d’un autre, invisible, celui des microbes. A la ferme du Bec Hellouin, en Normandie, on prouve en acte combien le vivant peut être un nouveau paradigme.
  • Épisode 3/4 : La possibilité d’une ville verte ? À Gonesse (Val-d’Oise), le front urbain avance et recouvre les champs. Au parc Martin Luther King à Paris, c’est l’inverse, on construit en hauteur pour libérer de la place et faire un jardin. À l’École de la biodiversité de Boulogne ((Pas-de-Calais), on a créé une forêt à une quinzaine de mètres dans les airs. 3 lieux, 3 rapports au sol où s’articule la relation ville/nature.
  • Épisode 4/4 : Des mondes à composer. À Montlahuc (Drôme), le loup a surgi et, non sans drame, s’est fait « passeur de nature». Un peu plus loin, dans une vallée du Haut-Diois (Drôme), une école primaire apprend aux enfants à rester seuls dans les bois. Tandis qu’à Notre-Dame-Des-Landes (Loire-Atlantique) s’invente une autre manière de vivre avec les humains et avec les non-humains.

► Revue de liens : – L’environnementaliste américain Paul Hawken qui vient de publier « Drawdown, comment inverser le cours du réchauffement planétaire » (Actes Sud), affirme que « le réchauffement climatique n’est pas une malédiction » ; – L’historien Yuval Noah Harari, auteur de « Sapiens » et de « Homo Deus » explique que « les défis auxquels nous devons faire face se moquent des frontières ».

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25 Jan

Régions.news #362 – Edition du vendredi 25 janvier 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Alberta au Canada. Photo de Samuel Bollendorff. En 2018, le photojournaliste Samuel Bollendorff est parti faire le tour du monde. À son retour, il explique : « J’ai fait le tour de la Terre en 2018. Ça ne prend que quelques heures tant elle est petite, fragile. Et où que mon regard se soit porté, il s’est perdu dans l’obscurité. Un fleuve mort sur 650 km, des poissons déformés, des forêts radioactives, des enfants qui naissent sans yeux, des mafieux qui trafiquent des déchets nucléaires, des déchets plastiques à la dérive au milieu d’un océan, devenus les premiers maillons d’une chaîne alimentaire dégénérée. ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Dans un territoire rural isolé, une petite coopérative agricole, les Fermes de Figeac (Lot) , a refusé le déclin. Avec persévérance et imagination, elle a réinventé son agriculture et son territoire. Cela a débuté en 1994 avec le constat que « le monde rural cédait la place à l’agriculture entrepreneuriale. » Il aura fallu vingt-cinq années d’initiatives pour donner corps à l’identité Pays de Figeac en valorisant la production locale. Lire aussi un autre exemple avec le renouveau de Romans-sur-Isère.

► « Voir des lampadaires allumés en pleine journée, ça me rend dingue ! », explique Julien Fessard, patron de la société M2AiM basée à Guyancourt (Yvelines). Il décide donc de développer un boîtier connecté capable de réguler à lui seul l’ensemble de l’éclairage public d’une ville. Ces réglages ne seront pas effectués sur le même mode pour toute la commune, mais bien au cas par cas, en fonction de la luminosité d’un quartier, d’une rue.

► Depuis plus d’un an et demi, la commune de Lieusaint en Seine-et-Marne subit les nuisances quotidiennes dues aux flots ininterrompus des voitures. En cause l’application Waze, logiciel de navigation pour smartphones, qui propose de nombreux itinéraires bis en cas d’embouteillages. Ce qui a parfois pour conséquence d’augmenter le trafic dans les petites communes qui n’y étaient pas habituées. Pour en venir à bout, le maire de Lieusaint a décidé de rendre la traversée de sa commune plus difficile en installant toute une série de nouveaux feux de circulation, de ralentisseurs. Résultat : une baisse du trafic de 40 à 50 % en quelques mois.

► Revue de liens : – À Rennes, le médecin créé un jeu vidéo pour former les soignants. (blog Ondes Positives) ; – Le maire de Grande-Synthe lance un Minimum Social Garanti qui sera financé par les économies d’énergie (@ThePositivr) ; – A Blois, le concept des ateliers « sos numérique » est simple : des personnes compétentes répondent aux seniors qui ont des avec leur smartphone. (@franceinfo).

Légende image. Comment s’adapter au changement climatique ? Crédits : TheDigitalArtist / Pixabay. Diffusion du Forum France Culture enregistré le samedi 11 janvier à la Sorbonne dans le cadre de la journée La planète se réchauffe : comment on s’y prépare.

#Energie

► En décembre 2017, le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française, a abrogé un décret donnant aux préfets régionaux la responsabilité d’accorder les permis environnementaux nécessaires à la construction de champs d’éoliennes. Depuis, plus personne ne peut les délivrer. « La question de l’autorité compétente pour délivrer les permis d’installation de champs d’éoliennes terrestres en France est en suspens depuis plus d’un an. Il n’y a donc aucun nouveau permis et aucun nouveau projet ne peut se développer », regrette Giles Dickson, PDG de l’association d’entreprises WindEurope. Et « si la France veut sérieusement mettre en œuvre sa stratégie nationale en matière de climat et d’énergie, le gouvernement doit régler ce problème de toute urgence », conclut-il. À lire : – La campagne anti-éolien du président des Hauts-de-France ; – Les associations vent debout contre les éoliennes.

► En termes d’exploitation des énergies renouvelables, la France dispose de sérieux atouts : un ensoleillement propice au développement de l’énergie solaire; des vents réguliers pour l’éolien, auxquels s’ajoute une grande façade maritime aisément exploitable pour l’éolien offshore. Le secteur éolien, qui représente aujourd’hui 5,5% du mix énergétique. Dans les dix prochaines années, l’éolien terrestre devrait voir ses capacités de production tripler. Un grand chantier : l’éolien offshore, pour l’heure inexistant sur les côtes françaises. Il se révèle plus productif que l’éolien terrestre. Ainsi quand une éolienne terrestre possède une puissance moyenne de 3 MW, celle d’une éolienne installée en mer est comprise entre 4 et 8 MW. Le parc éolien offshore d’EDF situé au large de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, qui comptera 80 éoliennes, sera le premier à être mis en service en 2022. A lire : Eolien en mer à Dunkerque, 4 groupes industriels, producteur d’énergies renouvelables, s’associent.

#Politique&Digital [Episode 2 : démocratie participative et civic-tech ?]

► Démocratie participative : l’exemple de Kingersheim dans le Haut-Rhin. Cette commune de 13 000 habitants située à la périphérie de Mulhouse, est un petit laboratoire démocratique. « les habitants sont des acteurs », explique le maire Jo Spiegel. Ils sont associés à toutes les décisions depuis 2005. Ainsi, « à chaque fois qu’un projet arrive sur la place publique, que ce soit par une pétition ou par la municipalité, j’ouvre une séquence démocratique », explique l’élu. Ensuite, à partir de ce débat, « une instance participative » est constituée. Elle est « la pierre angulaire de tout le processus » qui fait le lien entre le débat et la décision finale. Mais difficile pour lui d’attirer suffisamment d’habitants, c’est pour cela qu’il organise des tirages au sort.

► Dans les grandes villes, l’isolement et l’individualisme sont maintenant une tendance de l’évolution des modes de vie, et les liens sociaux et solidarité se désagrègent. Dans ce contexte, faire jouer la démocratie participative peut être un moyen au service des citoyens pour favoriser la solidarité et la confiance, et développer le sentiment d’appartenance à une communauté dans des villes de plus en plus grandes. Civic tech, budgets participatifs, référendums d’initiatives citoyennes, comment s’exerce la démocratie participative à l’étranger ?

► Le site du grand débat été réalisé par une jeune société parisienne, Cap Collectif, une « civic tech », c’est-à-dire une start-up spécialisée dans les solutions technologiques dédiées à la vie citoyenne. Cap Collectif revendique 700 projets participatifs auprès de plus d’une centaine de clients, dont des villes (Le Mans, Issy-les-Moulineaux ou Bayonne) mais aussi des entreprises (groupe La Poste). La presse s’est également fait l’écho de sites web parodiques, avec des intitulés proches de celui du grand débat, pouvant semer la confusion. C’est ce que l’on appelle du typosquatting, émanant de personnes qui tentent de surfer sur la notoriété du grand débat. L’adresse du grand débat national est : https://granddebat.fr.

Légende image. Afin de l’utiliser efficacement, l’humain aligne, consciemment, puis inconsciemment, son comportement et sa pensée sur le modèle plus standard de l’intelligence artificielle. Ainsi c’est un humain qui se robotise par anticipation. À lire Le devenir robot de l’humain de Mario Ionuț Maroșan (Université de Montréal), membre de l’équipe de recherche et d’analyse de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle, ainsi que Intelligence artificielle et pensée humaine, publié par Margarida Romero (Université de Nice Sophia Antipolis).  Crédit image : Pixabay

#LaVieDesRobots

► Situé dans parc d’attraction à thème près de Nagasaki(Japon), l’hôtel japonais Henn na Hotel, entré dans le livre des records pour son personnel entièrement robotique, a remercié plus de la moitié de ses 243 robots, accusés de donner plus de travail à leurs collègues humains qu’ils n’en économisaient, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, en pleine nuit, le robot était parfois activé de manière intempestive par les ronflements des clients. À lire aussi : – En juin 2018, Vera, l’assistante virtuelle en ressources humaines… licencié par ses employeurs, des sociétés comme l’Oréal, Ikea ; – En janvier 2018, Fabio, assistant robotique destiné à l’accueil des clients d’un supermarché d’Edimbourg (Ecosse) a été « renvoyé » parcequ’il effrayait les clients plutôt que les aider.

► Et si votre prochaine commande en ligne vous était livrée par un robot-chien ? C’est l’idée très sérieuse de la multinationale allemande Continental, bien décidée à révolutionner la mobilité urbaine. « Avec la popularité croissante du shopping en ligne et la croissance de mégapoles, nous aurons besoin de trouver des solutions pour la livraison de colis. Des véhicules autonomes combinés à des robots-livreurs pourraient être la réponse parfaite », lit-on dans le communiqué de presse de l’entreprise. À lire aussi : – Les robots ne sont pas prêts à supplanter l’homme ; – Derrière les robots, on trouve beaucoup d’humains.

#Lifi [Episode 2 : réalisations]

► Le dispositif est une première sur le continent africain, et il a de quoi surprendre : en installant un dispositif lumineux à base de LED dans un village enclavé ivoirien, un ingénieur a permis à 5 000 habitants d’avoir pour la première fois accès à Internet et à la télévision. En avril 2017, Drongouiné, dernier village ivoirien avant le Libéria, dans l’ouest du pays, a été équipé de panneaux solaires permettant de fournir la lumière à cette petite localité à la nuit tombée. Mais ce n’est pas tout : cette lumière leur permet aussi d’avoir accès à Internet et à la télévision, sans aucune connexion filaire ou Wifi, grâce à une technologie encore en gestation : le Li-Fi (Light Fidelity).

► Du LiFi contre la pénurie d’électricité en Afrique. Et si le désenclavement des zones rurales passait par l’alliance du solaire et du LiFi ? Voici le pari de la startup ivoirienne LiFi-Led, qui mise sur une offre couplée pour réduire les inégalités énergétiques.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Netflix commence à partager des chiffres et ils sont impressionnants. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – DuckDuckGo contre Google ; – Comment l’Afrique questionne-t-elle « notre » innovation ? ; – Bonne nouvelle : écrire sur WhatsApp améliore l’orthographe ; – Autocritique des médias : l’examen de confiance ; – Neuf idées pour transformer Facebook en un forum pour la liberté d’expression et la démocratie.

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18 Jan

Régions.news #361 – Edition du vendredi 18 janvier 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. La commune de Frossay (Loire-Atlantique) avec ses 3 227 habitants, fait partie de la zone d’emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie de Saint-Père-en-Retz (Photo de Valery Inglebert / EyeEm / Getty). « Le périurbain est aussi un espace désirable, les gens veulent y vivre. Le périurbain c’est le mariage de la ville et de la campagne. C’est un espace avec habitat individuel mais sous l’influence des villes. Les gens s’installent dans des villages autour d’une grande ville et, avec leur voiture, auront accès aux bénéfices offerts par la ville tout en pouvant vivre à la campagne. ». Et « Ce sont ceux qui ont le moins de moyens qui se retrouvent les plus éloignés des centres. », explique Eric Charmes, urbaniste, sociologue et auteur de « La revanche des villages » (janvier 2019), sur France Culture, le 10 janvier.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Arvieu, commune rurale de l’Aveyron de 787 habitants, a su rompre son isolement géographique grâce développement numérique. La commune va inaugurer au printemps une zone d’activité numérique (ZAN). Grâce à ce projet, la municipalité « a stabilisé la chute de la courbe démographique : nous avons attiré 30 nouvelles familles, contre un objectif de 20, et nous comptons 822 habitants au total. », explique le Maire. La ZAN est un ancien couvent qui va abriter un espace de travail partagé, un fab-lab (laboratoire de fabrication), des spectacles, des séminaires mais aussi une association qui développe les circuits courts entre les agriculteurs locaux. L’ensemble de ces installations sera relié à un réseau partagé à très haut débit, et le Wi-Fi dans les espaces communs sera gratuit.

 ► Revue de liens : – Aux Mureaux dans les Yvelines, les agents municipaux sont indemnisés lorsqu’ils utilisent le vélo pour se rendre au travail (@franceinfo) ; – Rouen, la mairie est la première en France à pouvoir revendre de l’électricité grâce à sa chaufferie ; – « Vivre à Angers » est une application qui renforce l’intelligence du territoire en regroupant toutes les applications digitales de la ville.

#Politique&Digital [Episode 1 : qu’est-ce que les civic-tech ?]

► Les Civic Tech ? Abréviation anglophone de « technologies civiques », elles regroupent les divers outils numériques contribuant à la participation active des citoyens et à la transparence des institutions politiques. C’est dans le cadre d’une démocratie représentative en crise qu’émergent dans le monde les « Civic Tech », dont l’état d’esprit est ainsi résumé par Pia Mancini, co-fondatrice de DemocracyOS : « Nous sommes des citoyens du 21ème siècle, faisant de notre mieux pour interagir avec des institutions du 19ème siècle, qui sont basées sur une technologie de l’information du 15ème siècle. ». Les civic tech existent depuis dix ans en France. Grâce à des innovations technologiques, elles cherchent à améliorer le système politique. La crise des gilets jaunes et surtout le grand débat national les placent au centre du jeu politique. En 2019, il ne s’agit plus seulement de se donner rendez-vous pour une manif via Facebook, mais de repenser la démocratie à travers des outils numériques. Est-ce-que nous allons vers une démocratie numérique ? Est-ce que nous passons d’une société de la représentation à celle de la participation ? Consulter la page Politique & Digital sur le site de RégionsFtv.

Légende image. Le plus grand chantier hydroélectrique de France se termine et la centrale Romanche-Gravet va faire ses premiers essais (Crédit photo : Jean-Pierre Clatot / AFP). Au sud-est de Grenoble, la centrale de Romanche-Gavet devrait commencer en 2020. Ce projet consiste à remplacer 6 centrales et cinq barrages existants par un aménagement souterrain et un barrage prise d’eau.

#Santé

► Doctolib déploie la téléconsultation chez les médecins. Le Doctolib, le site de la prise de rendez-vous médicaux en ligne utilisé par 70.000 professionnels de santé, a annoncé le 13 janvier qu’il commençait à déployer chez les praticiens son outil de téléconsultation en ligne. La téléconsultation est appelée selon certains à se développer très rapidement après l’ouverture au remboursement par la Sécurité sociale de ces téléconsultations, sous certaines conditions.

 ► Revue de liens : – La révolution de la télémédecine : la santé au bout du clic (@LesEchos) ; – Les recettes de la Suède pour soigner mieux et pas plus cher (@Challenges) ; – Télémédecine, e-santé : pourquoi ça coince ? (@FR_Conversation).

#Il_était_une_fois

► Le 15 janvier 2009, un Américain de 23 ans se trouvait à bord d’un ferry quand il a vu un Airbus A320 amerrir en urgence sur le fleuve Hudson, en plein New York. Son réflexe serait banal aujourd’hui, mais il était rare à l’époque : il a brandi son iPhone, photographié l’avion et publié l’image sur Twitter. L’iPhone n’avait alors que 2 ans et Twitter, avec ses quelques mois supplémentaires, était encore un réseau social relativement confidentiel. Ce Tweet révolutionnait la transmission de l’information. Ce n’étaient pas les médias traditionnels qui rapportaient les premiers l’information, mais un citoyen équipé d’un simple smartphone.

#Agriculture

► En France, on l’appelle le margousier. Cet arbre que l’on retrouve dans des villages de nombreux pays d’Afrique, pousse aussi en Amérique du Sud et en Inde. Depuis quelques années, des groupes de femmes à travers tout le Bénin ont commencé à ramasser ces graines issues du fruit tombé de l’arbre. « Les parents ont dit qu’ils les utilisaient pour chasser les moustiques et autres. Je me suis dit, dans ce cas, il y a un principe actif qui est dedans, et qui est répulsif », explique Gildas Zodomé, fondateur de l’entreprise Biophyto. Il a eu l’idée d’utiliser l’huile produite par ces graines comme une alternative aux pesticides chimiques, qui est en plus la moins chère du marché. Ces pesticides biologiques ont tout pour séduire de plus en plus d’agriculteurs.

#Espace

► La Chine cherche à établir un jour une base internationale sur la Lune, peut-être en utilisant la technologie d’impression en 3D pour y construire des installations, a annoncé lundi 14 janvier 2019 l’agence spatiale chinoise qui vient de réussir avec la sonde Chang’e-4 le premier alunissage de l’histoire sur la face cachée de la Lune. L’objectif est de construire une base internationale de recherche lunaire. « La Chine, les États-Unis, la Russie et l’Europe discutent tous de la construction d’une base ou d’une station de recherche sur la Lune », a précisé Wu Yanhua, chef adjoint du Programme d’exploration lunaire de la Chine.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► L’intelligence artificielle, star du CES. Mais attention à l’effet buzzword. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Comment la France s’est vendue aux GAFAM ; – Prospective et signaux faibles : pour créer le futur il faut désapprendre ; – Quand les pirates chinois ont déclaré la guerre au reste du monde ; – Médias et citoyens : l’origine du désamour et neuf pistes pour rétablir la confiance.

Légende image. « Le Li-Fi donne aux villes une chance de redynamiser les quartiers et de repenser les moyens d’assurer la participation des habitants, voire de les inspirer et de les inclure dans les processus décisionnels. Services et commerces peuvent être connectés à un réseau de communication municipal qui sera plus utile aux habitants et moins cher que le système actuel d’un Web mondial régi par la publicité et le big data », explique Gunter Pauli, entrepreneur belge, dans son dernier ouvrage « Li-Fi, la communication à la vitesse de la lumière ».

#Lifi [Episode 1 : qu’est-ce que c’est ?]

► Qu’est que le Li-fi ? Un acronyme qui veut dire Light Fidelity (Light veut dire lumière en français). Comme celui de Wi-Fi (Wireless Fidelity), il trouve son origine dans le mot Hi-Fi (High Fidelity). C’est une nouvelle révolution technologique qui s’apprête à bouleverser notre vie quotidienne. Grâce au Li-fi, une simple ampoule LED installée sur la voie publique ou sur une lampe de bureau peut permettre d’échanger des données, texte, images, vidéos et autres documents, avec un ordinateur, une tablette ou un smartphone. C’est une connexion sans fil utilisant la lumière artificielle pour se connecter à Internet, à une vitesse 100 fois supérieure au Wi-Fi et sans ondes électromagnétiques. « Le Lifi ne va pas faire disparaître le WiFi ou le GSM (3G, 4G, 5G), mais viendra les compléter. Les services spécifiques qui en découleront restent à découvrir. L’étendue des champs d’application est immense », précise Suat Topsu, l’inventeur.

► Dès 2005, c’est au Japon et en France, que les premières expériences de communications Li-Fi avec des luminaires LED ont été développées par des chercheurs de l’université Keiō à Tokyo et ceux du Pr Suat Topsu à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Aujourd’hui, les solutions proposées ne sont pas encore assez nombreuses et ne sont pas encore à la portée de tout le monde. Mais l’arrivée sur le marché des ampoules LED au début des années 2000 a permis une meilleure utilisation du Li-Fi et les premières solutions grand public commencent désormais à voir le jour. En France, elles sont plusieurs sociétés à s’être engagées sur ce marché comme Oledcomm, Lucibel ou Luciom, espèrent bien avoir pris une avance technologique suffisante pour pouvoir dominer le secteur. « On a la chance pour l’instant d’être sous les radars : les gros acteurs du secteur [les fabricants de terminaux] ont d’autres priorités. Notre stratégie est donc de développer des produits et du savoir-faire, pour que, quand ils se réveilleront, ils prennent une licence chez nous plutôt que passer deux ou trois ans pour développer leurs propres solutions », explique Benjamin Azoulay, le patron d’Oledcomm. Selon le cabinet Market Research Future, le marché du LiFi pourrait peser pas moins de 51 milliards de dollars d’ici à 2023.

► L’inventeur du Li-Fi, l’ingénieur Suat Topsu, expliquait en juin 2017 que « le Li-Fi est bon pour la planète parce qu’une LED consomme 80% d’électricité en moins qu’un éclairage classique. Et puis, avec le Li-Fi, on peut supprimer des bornes Wi-Fi… Cette technologie peut donc permettre de déployer les LED et a un meilleur impact écologique que le Wi-Fi. »

► Revue de liens : – CES 2019 : le LiFi est enfin prêt à se démocratiser (@pressecitron) ; – Le Li-Fi séduit de plus en plus les collectivités, les commerces et les autres acteurs de ces villes, une enquête publiée le 21 juillet 2015 sur le site @slatefr ; – La technologie Li-Fi pourrait représenter un marché de 2,7 milliards d’euros en 2028 selon Yole et Piseo (@ElectroniquesBz) ; –  Quels sont les enjeux du LiFi dans la Smart City ? https://hub-smartcity.com/nos-articles/tendances/quels-sont-les-enjeux-du-lifi-dans-la-smart-city, publié en novembre 2017 (@HubSmartCity). Consulter la page Li-fi & 5G sur le site de RégionsFtv.

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11 Jan

Régions.news #360 – Edition du vendredi 11 janvier 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image.  Cette fresque de l’artiste Fintan Magee affichée à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), est classée parmi les plus belles œuvres de street-art du monde en 2018 par la plateforme néerlandaise Street Art today. Intitulée « la vague de chaleur », elle représente un homme sur un vélo en train de fondre.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Dijon s’impose comme un modèle de ville intelligente humaine. Imaginer des zones urbaines économes en énergie, écologiques, agréables à vivre, le tout sans obligatoirement passer par les technologies digitales et sans rogner sur la dimension humaine de la ville, c’est l’objectif poursuivi par Dijon Métropole. Pour Denis Hameau, conseiller métropolitain, en charge de l’innovation, la ville intelligente repose sur trois piliers. Le premier est environnemental, « pour aider dans la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant la consommation d’eau ou en facilitant la production ». Le second répond à un besoin d’inclusion. « Une ville n’est intelligente que si elle produit plus de vivre ensemble et moins d’exclusion ». Enfin, la ville intelligente est une opportunité « pour faciliter le développement économique en lien avec les universités ou les laboratoires de recherches grâce aux données que l’on récolte ».

► A Rennes, des citoyens traquent la pollution de l’air. Ainsi depuis 2016, Jacques Le Letty, salarié de la Maison de la consommation et de l’environnement, une structure qui réunit une vingtaine d’associations environnementalistes rennaises, a dirigé trois campagnes de mesures citoyennes dans les rues rennaises. Au total, une soixantaine de capteurs mobiles, tous financés par la municipalité, ont été baladés dans la ville, notamment dans trois quartiers parmi les plus exposés à la pollution atmosphérique. Les données, mises en ligne sur le Web en temps réel, seront compilées pour qu’elles soient connues des habitants.

► Revue de liens : – Après Nice, Nîmes, Marseille ou Valenciennes, Toulouse testent aussi des algorithmes pour rendre plus intelligentes leurs caméras de vidéosurveillance ; – La ville de Nice étudie la mise en place d’un système qui détecterait l’humeur des passagers dans le tramway et dresserait ainsi une « cartographie des émotions en temps réel » qui permettrait de donner l’alerte en cas de détection d’une ou plusieurs personnes potentiellement dangereuses ; – Comment Bordeaux est devenu un centre de création du jeu vidéo. « La particularité de l’écosystème bordelais est de compter des studios de taille intermédiaire qui font le lien entre les gros acteurs et les nombreuses petites structures », estime Fabrice Carré, président de Bordeaux Games.

Légende image. Œuvre de Ayatgali Tuleubek dont le titre est : « The Invisible Handjob of the New Economy ». A lire l’article aussi « How Much of the Internet Is Fake ? » sur le site de @intelligencer

#Mot2018

► Après paranoid (paranoïaque) en 2016 et populism (populisme) en 2017, le Cambridge Dictionary a récemment élu son mot de l’année 2018. Il s’agit de nomophobia, nomophobie en français. Il désigne « la peur ou l’inquiétude ressentie à l’idée de se trouver sans téléphone mobile ou d’être dans l’impossibilité de s’en servir ». Le préfixe nomo, consiste tout simplement en une contraction des mots no mobile phone (pas de téléphone mobile). Pour choisir le mot de l’année 2018, le Cambridge Dictionary a fait appel aux internautes. Sur les réseaux sociaux et sur le blog de l’institution, le public a élu son terme préféré parmi une sélection de quatre mots. Ecocide (destruction délibérée et complète d’un écosystème), no-platforming (pratique d’empêcher une personne de rendre ses idées publiques dans la mesure où l’on estime que celles-ci sont dangereuses ou inacceptables) et gender gap (différence entre les façons dont la société traite les hommes et les femmes).

#Travail

► À l’heure actuelle, le taux de personne qui pratiquent le télétravail avoisinerait 25% dans les entreprises françaises, selon une étude de Malakoff Médéric (janvier 2018), dont 6% le pratiquent de manière contractuelle. Mais ce taux devrait augmenter rapidement avec un cadre juridique devenu plus favorable depuis l’ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017 qui assouplit les règles régissant le travail à distance. Le télétravail peut s’effectuer depuis le domicile, un télécentre, un bureau satellite ou des espaces partagés (coworking) dans le cadre du travail salarié. L’histoire du télétravail en France commence en 1993 avec le rapport intitulé « Le télétravail en France, situation actuelle, perspectives de développement et aspects juridiques » commandé par le premier ministre de l’époque, Édouard Balladur.

► Dans les entreprises, de plus en plus de salariés souhaitent faire du télétravail un véritable mode de vie. Pour eux, la plateforme communautaire Remotive.io, spécialiste de l’emploi à distance dans la tech, a recensé 900 startups qui recruteront des télétravailleurs en 2019.

► Une enquête de Regus, spécialisé dans les espaces de travail dans 120 pays, montre que le travail à domicile et le coworking (espace de travail partagé) permettraient de rapporter jusqu’à 123 milliards d’euros en France d’ici à 2030. Près de 100 millions d’heures de travail seraient notamment économisées en temps de déplacement et les rejets de gaz seraient réduits de 7 millions de tonnes par an. D’importants gains de productivité seraient également trouvés grâce au travail partagé qui pourrait représenter entre 10,9 et 11,5% des emplois dans l’hexagone d’ici à 2030. À lire l’article, Les télétravailleurs sont plus efficaces que les employés de bureau, sur le site de @INfluencialemag

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► En 2019, le vent va-t-il définitivement se retourner contre les GAFAs ? À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Après les 5 innovations technologiques qui ont marqué 2018, voici les 7 sujets tech à suivre en 2019 et les appareils qui vont envahir votre vie en 2019 (ou pas) ; – Pourquoi certains redoutent l’IA ; – La Chine teste des uniformes intelligents sur ses élèves ; – La 5G arrive cette année et tout ce qu’il faut en savoir ; – Forbes a construit un robot pour pré-écrire des articles pour ses contributeurs.

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04 Jan

Régions.news #359 – Edition du vendredi 4 janvier 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Le barrage de Grand’Maison, construit dans les années 80, est connecté par des galeries souterraines à un second barrage, 930 m plus bas. Pomper l’eau en altitude vers ce lac artificiel permet un stockage gigantesque d’eau, et donc d’électricité. Une batterie géante au cœur des Alpes. photo : EDF

Régions.news vous présente ses meilleurs vœux pour 2019

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► En pleine ébullition, le marché des appareils reconditionnés, smartphones, ordinateurs et tablettes, séduit de plus en plus les Français. En 2017, environ 2 millions de téléphones recyclés ont été vendus, selon une étude de l’institut GFK. En quelques clics, plusieurs plateformes proposent aux particuliers d’estimer et de leur racheter leurs téléphones. Nombreuses sont les entreprises qui arrivent sur le marché comme Back Market, Smaaart, Recommerce, Remade ou HelloZack. Ainsi « notre objectif est de devenir un leader européen de l’économie circulaire, pour lutter contre l’obsolescence programmée », explique la directrice marketing de la jeune pousse parisienne HelloZack

► Revue de liens : – Angers se rêve à son tour en smart city. La municipalité investira jusqu’à 150 millions d’euros sur douze ans pour optimiser les services, en inventer de nouveaux et à meilleur coût ; – À Trélazé, ville de la métropole angevine, la municipalité vient de lancer un projet de construction de logements sociaux dans des containers. Une mode ou une vraie réponse à la crise du logement social ? ; – Le groupe de distribution Casino va profiter de la chaleur dégagée par des data centers, centres qui regroupant des dizaines d’ordinateurs, pour chauffer des entrepôts ou des supermarchés de l’enseigne.

#Ville

► La revanche des campagnes sur les villes. Aujourd’hui, 55% de la population mondiale vit dans les villes. Le pourcentage s’élèvera à 65% en 2050. Pour le sociologue et urbaniste Eric Charmes, spécialiste en sciences sociales appliquées à l’urbain, la distinction entre ville et campagne n’est donc plus opérante. « Les villes viennent à la campagne. La périurbanisation, définie comme l’intégration des campagnes dans l’orbite des villes, est l’une des manifestations les plus fortes de ce mouvement », écrit-il dans son ouvrage, « La revanche des villages » (Seuil). À lire aussi : La dernière édition du Forum Smart Territoire RURALITIC, en novembre.

► L’intelligence artificielle peut-elle jouer un rôle important dans la construction des villes de demain ? Elle « permet d’accompagner, plus que d’assister ou de remplacer l’humain », analyse Marjolaine Grondin, fondatrice de Jam. Une vision partagée par Alexandre Cadain, CEO d’Anima : « il y a un faux débat sur cette notion d’automatisation des tâches : il ne s’agit pas de supprimer le travail mais de remplacer des tâches qui sont souvent rébarbatives. Ce n’est pas parce qu’on peut automatiser qu’il faut automatiser, il y a des tâches qui sont nécessaires à l’humain pour faire le vide ou penser différemment ». Lire l’article Nature, IA, travail : ce qui nous rendra heureux demain sur le site de @bymaddyness.

Légende image. Ruches dans les champs près de Marion dans l’Oregon (États-Unis). Crédit photo : Ian Sane. « Nous avons beaucoup à apprendre de l’étude comportementale des abeilles. En constante interaction avec leur environnement naturel, cet insecte pollinisateur est un véritable baromètre écologique », estime Christophe Galvez, chef de projet API-Smart pour Somei, concepteur de solutions numériques de gestion de l’eau. « C’est pourquoi nous avons équipé les ruches de capteurs IoT [Internet of things ou Objets connectés] et d’un concentrateur de données afin d’étudier l’évolution des abeilles dans leur cadre de vie naturel. ».

#Autour_de_la_Planète

► Aux Pays-Bas où un quart de la surface du pays est sous le niveau de la mer. Pour faire face à la montée des eaux liée au réchauffement climatique, les Néerlandais multiplient les constructions flottantes, parfois dans des quartiers entiers. Ces maisons sont arrimées à deux piliers qui lui permettent de s’adapter au niveau de l’eau. « S’il pleut très fort, la maison monte un peu. Et on a une vue différente », explique Olaf Janssen. Avec déjà 2 000 maisons flottantes, les Pays-Bas veulent lutter contre les risques liés à la hausse du niveau de la mer mais aussi des rivières et des canaux.

► À Kamikatsu, petit village de montagne de 1 600 habitants situé au sud-est du Japon sur l’île de Shikoku, 80 % des ordures sont recyclées. Les poubelles sont partout, il y a en tout 26 catégories de détritus. À Kamikatsu. Pour une simple bouteille par exemple, il faut séparer trois éléments : l’étiquette, le bouchon, pour enfin rincer la bouteille et la jeter. Le recyclage pour eux est devenu un véritable mode de vie. Et ce n’est pas terminé, car après le tri domestique, deux fois par semaine, les Katayama doivent se rendre eux-mêmes à la déchetterie du coin.

#Algorithme

► Weapons of Math Destruction. How Big Data Increases Inequality and Threatens Democracy, le livre de la mathématicienne Cathy O’Neil, sorti en 2016 aux États-Unis et traduit en français en 2018 sous le titre « Algorithmes, la bombe à retardement », est un ouvrage qui nous plonge dans les cuisines des fabricants d’algorithmes. C’est un cri d’alarme citoyen : nous ne pouvons pas rester spectateurs d’un monde où nous sommes de plus en plus tributaires d’outils conçus de façon opaque, utilisés à des fins commerciales ou sécuritaires et ayant pour conséquence d’exacerber les inégalités. Ecouter l’émission de @franceculture : Cathy O’Neil, pour une éthique des algorithmes.

► Revue de citations de Cathy O’Neil extraites d’interviews donnés aux médias à la sortie de son livre en France : – « Quand une de mes amies a demandé des détails sur le modèle appelé « modèle de la valeur ajoutée » utilisé pour la notation des enseignants, on lui a répondu : « Ce sont des maths, vous ne pourrez pas comprendre. » On le lui a dit quatre fois, quatre personnes différentes. Pourquoi ces quatre personnes lui ont-elles dit exactement la même chose ? Parce que, la plupart du temps, ça marche. C’est un bouclier très puissant pour se protéger de la curiosité de la population. » Libération du 16 novembre.

– « Je pense surtout aux réseaux sociaux qui nous servent de l’information. Le problème est que leurs algorithmes ne s’attachent pas à nous donner des informations justes, mais des informations qu’on aurait envie de voir, en se basant sur les clics d’autres personnes qui nous ressemblent. Ce sont les fameuses bulles de filtre. » Le Monde du 7 novembre.

– « Le même algorithme peut être bon ou mauvais selon le contexte. La question que nous devons nous poser est : Est-ce que les droits d’une personne sont violés par cet algorithme ? » Les Echos du 7 novembre.

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21 Déc

Régions.news #358 – Edition du vendredi 21 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Aux Pays-Bas, un archipel de cinq îles artificielles a vu le jour sur le lac Markermeer. Quatre d’entre elles sont exclusivement réservées à la faune et la flore afin de restaurer la biodiversité perdue après la construction d’une digue séparant le lac de l’étendue d’eau voisine, l’Ijsselmee. Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une bonne partie du pays se trouvant sous le niveau de la mer. Crédit photo : Bram Van De Biezen /Anp / Afp.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Le mercredi 12 décembre, le premier e-Busway a été dévoilé aux Nantais. D’ici la fin 2019, Vingt-deux e-Busways seront en fonction sur la ligne 4 à Nantes qui est la deuxième ville au monde à expérimenter ce dispositif. Ces véhicules fonctionnent uniquement à l’électricité, grâce notamment à des batteries fixées sur le toit. Le trajet sera assuré sans aucune émission de polluants et fera économiser 1.330 tonnes de CO2 par an. Il permettra d’augmenter de 35% la capacité qui passera de 110 à 150 voyageurs.

#Transport

► Le nouveau gouvernement de coalition luxembourgeois vient de s’engager à rendre tous les transports en commun gratuits pour tous, début 2020. Une mesure présentée comme sociale avant tout, et non écologique. « Pour les petits salaires, les dépenses de transport comptent. Il était plus simple de rendre gratuit pour tout le monde », explique le porte-parole du ministère de la mobilité.

#Energie

► Dans un article paru dans la revue Science le 7 décembre, une équipe du California Institute of Technology et de la Nasa affirme avoir réussi à faire fonctionner une batterie au fluorure à température ambiante. « Contrairement aux batteries lithium-ion, les batteries utilisant du fluorure ne présentent pas le risque de sécurité lié à la surchauffe. Et obtenir les matières premières pour ces batteries ont considérablement moins d’impact environnemental que les méthodes d’extraction pour le lithium et le cobalt », assure le docteur Christopher Brooks, co-auteur de l’étude.

► Revue de liens : – Västra Hamnen, le quartier suédois qui fonctionne à 100 % aux énergies renouvelables ;.– Entre l’Irlande du Nord et l’Angleterre, la plus grande ferme éolienne en mer du monde est entrée en action

Légende image. Eric Scherer, Directeur de la Prospective de France Télévisions, écrit sur le site de Meta Media : « Dans ce nouveau Cahier de Tendances sur l’évolution des médias et du journalisme, nous tentons de voir comment la détérioration des relations des citoyens avec l’information et le dé-tricotage des mass médias par des technologies de rupture ont un impact sur le lien social et la démocratie. Très humblement, et évidemment de manière non exhaustive, nous esquissons des pistes et espérons qu’elles serviront le débat nécessaire. Notamment pour contribuer à restaurer de la confiance. » Dessin de Jean-Christophe Defline.

#IntelligenceArtificielle

L’IA pour le meilleur, sans le pire. Par Yoshua Bengio, Professeur au Département d’informatique à l’Université de Montréal. « Je fais de la recherche sur l’intelligence depuis trente ans. Comme la plupart de mes collègues, je ne me suis pas lancé là-dedans dans le but de fabriquer des objets technos, mais bien par intérêt pour l’abstraction de la notion d’intelligence. Je voulais comprendre l’intelligence. La science, c’est comprendre. Mais voilà : quand un groupe de chercheurs finit par comprendre quelque chose de nouveau, on peut exploiter cette connaissance de façon bénéfique ou néfaste ». Lire la suite sur le site de @ConversationCA.

#Climat

Cinq applications pour vous aider à agir. Vous souhaitez réduire votre empreinte carbone, mais ne savez pas par où commencer ? Vous souhaitez recycler des produits au lieu de les jeter ? Vous aimeriez avoir des solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire ? Voici cinq applications sur smartphone qui vous aideront à changer vos habitudes et, ainsi, à agir pour la planète : – We act for good (WAG), – Astuces écolo, – Too good to go, – Smart Cycle, – Ocean’s Zero.

#Cinéma

► Le Lion d’or 2018 du festival international du film de Venise, « Roma », chronique mexicaine d’Alfonso Cuaron, a été diffusé uniquement sur Netflix en France dès le 14 décembre. Alfonso Cuarón s’explique : « Je suis triste que les Français ne puissent pas voir mon film en salles. Vous avez un système de protection de cinéma exemplaire, vous vivez dans une bulle d’exception culturelle, ce que je respecte énormément… Mais le monde change. Dans d’autres pays, comme la Pologne ou l’Italie, « Roma » sort, ce qui est interdit en France, à la fois en salles et sur Netflix. Et ça ne nuit pas à sa diffusion en salles, les réservations affichent complet. Nous sommes à une époque où les salles et les plates-formes comme Netflix peuvent cohabiter. »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

Les gardiens de la vérité menacée à l’honneur. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – 13 tendances à surveiller en 2019 ; – 10 prédictions tech pour 2019 ; – La technologie 5G vedette de 2019 ; – La télévision, comme les gens l’ont connue, n’existe plus ; – La moitié du monde est connectée à Internet (l’ONU).

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14 Déc

Régions.news #357 – Edition du vendredi 14 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. De 2014 à 2018, le photographe Antoine Repessé a ramassé des ordures dans son appartement et les a photographiées pour son projet « #365 Unpacked ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► A la fin des années 80, il y avait 75 fermes dans le village d’Alloue en Charente. En 2018, il en reste plus que 23. Et pour ne pas voir mourir leur village, une dizaine d’agriculteurs de la commune a créé une coopérative, pour aider les jeunes à venir s’installer. Ils leur apprennent les ficelles du métier, gèrent la comptabilité. Les retraités prêtent également des terres ou du matériel. Une jeune agricultrice estime que sans cette structure, elle « galérerait beaucoup plus » à se lancer.

► En Bourgogne-Franche-Comté, le microcrédit est une solution pour entreprendre. Ainsi l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) participe au développement économique local en accompagnant les porteurs d’un projet de création d’entreprise et qui ne peuvent pas avoir accès au crédit bancaire classique. Dans l’Yonne, elle vient de financer son 100ème microcrédit en 2018. Le montant du prêt varie de 500 à 10 000 euros. Et 95% des emprunteurs remboursent.

► « Je travaillais sur le Morbihan, et je voyais de plus en plus de pancartes vente à la ferme, vente directe, vente ceci, vente cela. J’aurais bien aimé m’arrêter, sauf qu’entre deux rendez-vous, ce n’était pas possible. Et je me suis dit que tous les gens qui travaillaient étaient dans le même cas que moi. D’où l’idée de créer un site internet pour rassembler tous ces producteurs. », explique Gwenola Gomet. Elle vient de créer à Hennebont (Morbihan) son site internet, Sur les routes du Morbihan dans un local de 200 m² où sont entreposés des fruits, des légumes, du fromage, des laitages, des plats cuisinés… fabriqués localement.

► Dans les Hautes-Pyrénées, le village de Sireix, 730 m d’altitude et 60 habitants, est dépourvu de connexion Internet. Alors Sireix utilise son propre signal propagé par des relais jusqu’à l’église du village, technologie qui s’apparente au Wifi. La couverture est d’environ 5 km aux alentours des antennes. Ainsi les 23 habitations disposent maintenant d’une connexion à haut débit. Le département aide les villageois pour l’achat de l’équipement et l’abonnement 35 euros par mois reste comparable à n’importe quelle souscription auprès d’un fournisseur d’accès à Internet. Ainsi, fini le désert numérique pour Sireix.

► A Lyon, une start-up a lancé « Wair », un masque anti-pollution qui se porterait en tour de cou ou en foulard, comme un accessoire de mode. Il s’est vendu aujourd’hui 3 000 exemplaires. Les filtres doivent être changés tous les mois pour rester efficaces, contrairement aux marques concurrentes qui vendent des masques complets à usage unique, et donc … jetables. Pas très bon pour la planète.

Légende image. Des gilets jaunes, le 4 décembre à Montabon (Sarthe). Crédits photo : Jean-François Monier / Afp.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► À retenir cette semaine : Comment Facebook contribue au mouvement des gilets jaunes en se mêlant de l’info locale. Facebook et les gilets jaunes : de nombreuses publications cette semaine soulignent la part de responsabilité de Facebook dans l’organisation du mouvement des gilets jaunes. Son algorithme qui privilégie les publications des groupes locaux au détriment de celles des médias traditionnels dans le fil d’actualité permet à la plateforme sociale d’être une source d’information importante pour certains gilets jaunes autant qu’une source de fausses nouvelles. Et il suffit de quelques secondes à un bot pour disséminer de la désinformation. Mais après avoir liké, les gilets jaunes vont-ils voter ? Les Décodeurs du Monde ont repris une liste d’une cinquantaine de revendications « officielles » des gilets jaunes. En attendant, 2022, les gilets jaunes créent une crise d’Etat et une démocratie virtuelle. L’impact du numérique n’a jamais été aussi réel sur la scène politico-médiatique française.

#Politique

► Rénover la démocratie grâce à la transparence et la consultation des citoyens… Depuis les années 2010, des initiatives se multiplient pour développer des applications et sites Internet permettant de faciliter le débat démocratique. Leur nom : les civic tech. Employées intensivement lors de Nuit Debout, avec par exemple la plateforme de vote Loomio, ces outils sont paradoxalement absents du mouvement des gilets jaunes qui préfèrent débattre sur Facebook et y organiser ses sondages. Une exception confirme la règle : à la Réunion, près de 5 000 personnes ont choisi de s’organiser autour d’une plateforme indépendante, conçue par la start-up Cap Collectif, qui permet de faire remonter les idées de la base pour produire un programme et des revendications. En clair, chacun peut y aller de sa proposition, qui est ensuite débattue, voire retenue.

► Le sociologue Baptiste Kotras explique que « l’Internet est un espace privilégié pour les gens qui ne peuvent pas faire circuler leurs idées, car personne ne peut les empêcher de parler. Le web apporte une ouverture de l’espace public. ». À lire : « Gilets jaunes », médias et Internet : les premiers enseignements.

#LEmpireGafa

► Chaque année, Amazon expédie plus de 5 milliards de colis dans le monde. Fondée en 1994 à Seattle par Jeff Bezos, cette société qui emploie plus de 500.000 salariés à l’échelle internationale embauchait en 2017 près de 130.000 personnes. Le documentaire « L’irrésistible ascension d’Amazon », diffusé sur @ARTEfr revient sur cette politique de recrutement à tout-va, les conditions de travail réelles des heureux élus sont nettement moins reluisantes. Son réalisateur, David-Carr Brown, enfonce le clou en affirmant que « des milliers d’employés au bas salaire sont au service d’Amazon ». Et que « Amazon transforme la société en profondeur et de manière incontrôlable ». Collectant et analysant au passage de précieuses données individuelles, le monstre tentaculaire, omniprésent dans les foyers, ambitionne de s’imposer en fournisseur de services dans tous les domaines et en particulier dans celui de la santé.

► À Berlin, le collectif « Fuck off Google ! » (Va te faire foutre, Google !) a remporté au mois de novembre une victoire symbolique. Google, multinationale californienne a renoncé à ouvrir son septième « campus Google », incubateur de start-up dans des locaux de 3 000 m². « Les gens d’ici en ont assez de voir leur environnement et leur mode de vie dénaturés par la gentrification et la hausse des loyers », explique Larry Blankpage, un hacker. Le quartier de Kreuzberg est le berceau de la contestation allemande des années 1970. Un quartier adossé au mur de Berlin qui a été assidûment fréquenté par David Bowie, Iggy Pop ou Nina Hagen. En contrepartie, des élus berlinois ont proposé à Google de s’installer dans l’ancien quartier général de la Stasi, la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est.

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