20 Nov

Régions.news #450 – Edition du vendredi 20 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. Une fresque murale de l’artiste danois Telmo Miel sur un immeuble de Versailles, le 4 novembre. Les vingt-deux bâtiments du quartier Bernard de Jussieu à Versailles, font l’objet d’une vaste réhabilitation. L’opération de rénovation énergétique se double d’un programme artistique ambitieux avec la réalisation de monumentales fresques murales. « C’est le premier quartier d’habitation que nous investissons de la sorte. Il s’agit d’amener l’art au coeur de la ville », déclare Jonas Ramuz, fondateur de Quai 36. (Photo : Stéphane de Sakutin / Afp)

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 ► Benjamin de Molliens est co-fondateur de Plastic Odyssée, projet visant à mesurer les effets du confinement sur les microplastiques en mer. Il s’est lancé dans ces jours de confinement dans un nouveau défi : #nettoietonkm. « Que peut-on faire durant une heure de sortie, dans le rayon d’un km qui nous est imparti, explique-t-il. Et bien ramasser les déchets en invitant tout le monde à le faire. » Une fois fait, vous prenez une photo de vous avec votre butin, et vous la postez sur votre réseau. « Ensuite vous nommez dans votre post trois personnes de votre entourage ou pas, qui doivent relever le défi à leur tour, rajoute Benjamin. C’est comme cela que c’est devenu viral. »

 ► « On a vu l’évolution de nos conditions de travail, au fil du temps, avec les plateformes de livraison. C’est difficile de se projeter. On a un cadre qui change tous les 6 mois. Par exemple, depuis l’arrivée de Deliveroo à Rennes en 2016, la rémunération a changé quatre fois. Depuis 2019, on devient clairement perdants, on évalue à -35 % la baisse de nos rémunérations », explique Hugo, livreur à vélo depuis 2017 à Rennes. En juin 2020, il se regroupe avec une dizaine d’autres livreurs, tous des habitués des plateformes traditionnelles. Ils montent leur association, Les coursiers rennais, pour « favoriser la représentation des indépendants et leur mise en relation avec les acteurs locaux. ». Ils vont bientôt s’associer à un groupement de restaurateurs qui proposent déjà le click and collect appelé tonrestoalamaison.

 ► De plus en plus de villes créent leur propre plateforme de e-commerce pour sauver des magasins locaux gravement touchés par la crise du Covid-19. Ces plateformes facilitent le « click and collect » ou la livraison à domicile. Toulouse, Nancy, Tours, Ales ou Nantes se sont déjà lancées. Ainsi l’application mobile « Tout Toulouse » proposera dès décembre les produits de 300 magasins de la Ville. Tous les négoces locaux pourront s’y inscrire par la suite. Le projet est à l’initiative de la Fédération des commerçants, artisans et professionnels toulousains. Son président explique sur le site Actu Toulouse que « le but est de permettre des transactions directes entre commerçants et clients, sans intermédiaire ni commission ». Soutenu à hauteur de 660 000 euros par la métropole toulousaine sur une durée de 4 ans, le projet s’accompagne d’une aide à digitaliser les boutiques, nombre d’entre elles n’ayant pas de site internet.

Légende image. Cahors (Lot) et le pont médiéval Valentré (Photo : Nick Dimmock, on Flickr)

#Ville

► Le groupe de réflexion sur la ville « La Fabrique de la Cité » organise en ligne les 25 et 26 novembre 2020 la première édition des Rencontres des villes moyennes à l’occasion de laquelle les résultats d’un sondage exclusif sur « Les Français et les villes moyennes »: quelles sont les représentations des Français des villes moyennes ? Pourquoi souhaitent-ils y habiter, ou au contraire, les quitter ? Une série de portraits de villes moyennes vont être publiés. le premier d’entre eux porte sur la ville de Lens (Hauts-de-France). Riche de son histoire et de l’envie de ses acteurs de jouer un rôle dans les transformations en cours, il s’agit aujourd’hui pour Lens de mettre le passé à la bonne distance pour dessiner le futur.

#Architecture

 ► L’architecte Maud Caubet fait partie de ceux qui dessinent le futur Grand Paris. Sa ville idéale doit être adaptable, inspirée du vivant, et résiliente face aux crises. « La ville de demain sera plus primitive, plus simple. On fera moins une architecture de diva, on reviendra à des fondamentaux, des matériaux comme la terre crue, le bois, le béton bas carbone, explique-t-elle. Oui les villes se densifient, mais ce n’est pas un moindre mal, il faut éviter l’étalement des mégapoles vers les campagnes. La densité peut être un sujet extrêmement intéressant […], il faut prendre cette contrainte forte et essayer d’en tirer le plus parti. ». En 2017, l’architecte remporte deux sites de l’appel à projets Inventons la Métropole du Grand Paris : les Lumières Pleyel à Saint-Denis, et le Marché à la ferraille à Bagnolet. Elle a conçu le projet « Origine » à Nanterre La Défense prévu pour 2021.

#Transport

 ► A Montréal (Canada), « la pandémie a été comme une perturbation qui a facilité et même accéléré les changements. On a vu cet été que davantage de place a été faite aux piétons et aux pistes cyclables. Ce fut plus rapide. Les gens ont compris qu’il était important de rester actif et d’avoir accès aux espaces verts, explique Ursula Eicker, titulaire de la Chaire sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes de l’Université Concordia à Montréal. Avant la pandémie, je voyageais tout le temps à travers le monde. Maintenant, on fait nos réunions virtuellement et on se rend compte qu’on n’a pas besoin de se déplacer pour faire ça. Tout le monde en a fait l’expérience. »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► TikTok obtient un sursis avec les élections américaines. À retenir cette semaine : – « Nous voulons nous appuyer sur des narrations immersives fortes » (Jeanne Marchalot – France Télévisions) ; – Publication du rapport du Forum sur l’information et la démocratie ; – Arte lance « History Catchers », une websérie historique documentaire (en collaboration avec l’INA) ; – Une application permet de visualiser l’impact du réchauffement climatique sur votre ville en 2100 ; – Coronavirus : Le tourisme en réalité virtuelle est-il sur le point de décoller ? ; – Emmaüs Connect lance la 1ère plateforme solidaire destinée à recueillir les dons de matériel usagé des entreprises.

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13 Nov

Régions.news #449 – Edition du vendredi 13 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Marcher sur l’eau, pendant la traversée du lac des Vaches au-dessus de Pralognan (Savoie). La route du sel, itinéraire historique à travers la Vanoise passe bien par la montagne. Le sel de Moutiers a longtemps été d’une grande valeur, et il transitait par des chemins escarpés d’une vallée à l’autre. Ici, ce chemin, emprunté pendant des siècles par des caravanes de marchands, a été entouré de murs en pierre, pour canaliser les mulets afin d’éviter d’éventuels broutages intempestifs sur les parcelles voisines. Au cœur de la Vanoise, se tient le plus haut sommet de Savoie : « la Grande Casse » et ses 3 855 m. (Photo : FTV).

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 ► Continuer à vendre ou mourir, tel est le slogan des commerces de proximité dont l’activité n’est pas considérée comme essentielle et qui ont dû baisser le rideau pendant ce second confinement, avec à la clef un risque financier. Le « Click and Collect », est une solution pour maintenir l’activité commerciale pendant le confinement. Des places de marché en ligne comme Cdiscount ou Rakuten ont annoncé ouvrir leurs plateformes aux petits commerçants. La Poste s’y met également avec « MaVilleMonShopping ». Un procédé d’autant plus opportun qu’il est rendu possible par le ministère de l’Économie qui a prévu de débloquer 100 millions d’euros du plan de relance pour aider les entreprises à digitaliser leur commerce. À lire : Comment mettre en place un service de « click and collect »

 ► Pour faire du « click and collect » le problème numéro un, c’est le « click ». Un professionnel sur trois est présent sur Internet et seulement un sur cinq dans le secteur de l’habillement. « Je n’ai pas de site Internet, et je refuse parce que ma priorité, c’est d’avoir des personnes dans mon magasin en physique et de leur donner des conseils personnalisés, explique une commerçante de vêtements à Chartres. Si on a un site Internet, quel est l’intérêt d’être en centre-ville, de payer un loyer et d’avoir du personnel ». « Mettre un site internet en place, c’est quasiment ouvrir une deuxième boutique », affirme Pierre Lehmann, président de Vitrines de France (Fédération Nationale des Centres-Villes). Le numérique est-il la solution pour les commerces de centre-ville ?

► Revue de liens : • A Fougères, en Ille-et-Vilaine, des élèves de bac pro vente forment les commerçants de la ville au commerce digital ; • Pendant le confinement, la ville de Caen finance un site d’achat et de livraison en ligne pour ses commerçants indépendants ; • Avec Shop in Limoges, qui se veut être un supermarché virtuel, une cinquantaine de commerces ont été mis à portée de clic ; • Les bibliothèques de Bordeaux lancent un click and collect pendant le confinement ; • À Poitiers, le restaurant universitaire se met au click and collect pour aider les étudiants ; • Quand Internet est appelé à sauver le petit commerce ; • Le « Collect sans Click » de certains hypermarchés dans l’Ain grâce à un flou du décret confinement ou comment commander sans smartphone ou sans ordinateur.

Légende image. À la sortie de Québec (Canada), sur le Saint-Laurent. (Photo : Chao Photography / Getty). Marie-Hélène Parizeau, professeure de philosophie à l’Université Laval au Canada, nous propose de la suivre dans un texte-balade à travers la nature. Texte diffusé sur France Culture. Extrait : « D’autres pistes cyclables m’ont menée à des fermes d’élevage de porcs, de poulets et de vaches. Les vaches couchées ou debout, souvent en groupe, sont placides mais curieuses ; elles regardent les vélos défiler. Savent-elles distinguer les trois grandes catégories de cyclistes ? Il y a ceux qui, sur leur vélo de course, enfilent les kilomètres à toute vitesse sans prêter attention au paysage, ils ne font que passer, – ils sont jeunes et pleins d’énergie ou alors dans la cinquantaine et veulent se prouver qu’ils sont encore jeunes. Viennent ensuite la catégorie des familles, celles-ci s’arrêtent immanquablement pour que les enfants parlent aux vaches à défaut de les toucher. La dernière catégorie regroupe les joyeux retraités qui bavardent, prennent le temps de saluer les vaches et de repartir pleins d’entrain en pédalant sur leur vélo électrique. »

#Ville

► Quitter les grandes villes pour aller s’installer à la campagne, telle est l’idée qui aurait traversé, avec plus ou moins d’insistance, l’esprit de nombreux citadins durant le premier confinement. « Il y a une envie de vivre autrement, de vivre ailleurs et de vivre hors du béton-bitume, encore plus », affirme Armelle Oger, journaliste à We Demain. Le catalyseur numéro 1, c’est bien sûr le télétravail ». Ce phénomène touche surtout « des trentenaires qui ne veulent pas perdre leur vie à la gagner et sont en quête de sens », ajoute la journaliste.

#Energie

► « En 2025, les énergies renouvelables devraient devenir la première source de production d’électricité au monde, mettant fin aux cinq décennies de production du charbon en tant que principal fournisseur, explique Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). À cet horizon, les énergies renouvelables pourraient fournir un tiers de l’électricité mondiale. Et leur capacité totale sera deux fois supérieure à la capacité totale de la Chine aujourd’hui ».

#Réseaux_Numérique

► Un accord signé en 2018, le « New Deal Mobile » impose aux opérateurs d’équiper en 4G, au 31 décembre 2020, 75% de leurs sites mobiles existants situés en zones blanches (territoires non couverts par les réseaux mobiles de dernières générations). « Les opérateurs sont tous mobilisés pour atteindre cet objectif. Il a certes été ralenti pendant la crise sanitaire mondiale mais les opérateurs et leurs techniciens ont continué, dans la mesure du possible, à déployer notamment durant le premier confinement », a souligné la Fédération française des télécoms dans un communiqué.

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Censure, fact-checking et “magic walls” pour cette semaine électorale américaine. À retenir cette semaine : – Covid-19 et deuxième Confinement – Selon les data d’Apple et Google, les déplacements sont plus nombreux durant le deuxième confinement. Alors que la plupart des commerces sont fermés, France Digitale propose un kit pour aider ceux qui le souhaitent à se mettre au e-commerce. Les initiatives locales dans ce domaine se multiplient et Amazon reste fortement critiqué ; – En Belgique, les librairies classées “commerces essentiels ; – Travailler avec les robots dans un monde post-pandémique ; – L’IA et le changement climatique : La promesse, les risques et les moyens d’action ; – Une caméra IA confond la tête chauve d’un arbitre au ballon et le suit tout au long d’un match de football.

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06 Nov

Régions.news #448 – Edition du vendredi 6 novembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. Le Lovot, est le dernier-né des robot pets, ces animaux de compagnie artificiels que le Japon a commencé à développer dès la fin des années 1990 : En pleine crise sanitaire, à l’heure où les interactions sociales et les contacts avec l’extérieur se réduisent, plusieurs entreprises japonaises mettent en avant des technologies de pointe pour prendre soin de la santé physique et mentale de la population et surtout les seniors. Au Japon, plus d’un citoyen sur quatre a plus de 65 ans. « Avec la crise sanitaire, les gens ont réalisé qu’il est plus difficile de socialiser, et que communiquer avec le Lovot et en prendre soin pouvait contribuer à leur bonne santé mentale », confie Kaname Hayashi, directeur de la société Lovot. (Photo: Groove X)

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 ► Créé aux États-Unis pour décontaminer les surfaces des blocs opératoires, Lightstrike est utilisé pour désinfecter le réfectoire d’un collège de l’Eure. Il est utilisé deux fois par semaine, en l’absence des élèves, dans un collège de l’Eure. Équipé d’une lampe UV qui fonctionne grâce à la lumière pulsée, le robot flashe la salle du réfectoire 67 fois par seconde. Lightstrike fonctionnerait donc mieux qu’une désinfection par produits chimiques qui ne seraient efficaces qu’à 60%. Ces rayons UV neutralisent tous les virus sur une surface de 9 m² en l’espace de 2 minutes. Financé par le département de l’Eure, le robot coûte 1 200 euros chaque jour d’utilisation.

 ► L’ère du « Click and collect » en Bretagne. Avec le reconfinement, les librairies ont été obligées de fermer. Nombreuses d’entre elles ont mis en place le service « click and collect ». Le principe est simple : il s’agit de commander sur Internet et d’aller chercher sa commande sur rendez-vous. Ainsi le magazine professionnel « Livres Hebdo » a réalisé une carte qui permet de connaitre ces librairies connectées dans l’ensemble de la France. Une librairie de quartier en ligne, c’est le concept de « Librairies.com ». L’ambiance cosy et chaleureuse des librairies est absente certes, mais grâce à ce site, il est possible de commander des livres neufs et des livres numériques. Les libraires donnent leurs conseils sur de nombreux ouvrages. C’est également le principe des sites La place des libraires, Librairies indépendantes et Les Libraires qui permettent de commander un livre et de se le faire livrer. Sur la plateforme morbihannaise « Livreenpoche.com », 300.000 livres de poche d’occasion et dvd attendent de trouver preneurs.

► Déjà opérationnelle, celle qui pourrait devenir la plus grande ferme verticale d’Europe, selon ses concepteurs, s’est installée à Château-Thierry, dans l’Aisne. À la pointe de la technologie, elle produit déjà 50 000 plantes et promet d’en livrer 100 tonnes dans toute la France, en 2021. Théorisée en 1999 par le microbiologiste Dickson Despommier, professeur à l’université de New York, elle se veut être une solution crédible pour répondre aux exigences de l’alimentation urbaine. En 2050, l’humanité devrait compter plus de 9 milliards d’individus, dont les deux tiers vivront en ville. L’agriculture ou ferme verticale consiste en la superposition de niveaux de cultures dans un bâtiment et permet ainsi un gain d’espace considérable et une production accrue. Pour ce faire, les fermes utilisent des systèmes productifs sophistiqués afin de contrôler et de maîtriser l’ensemble des paramètres de culture. La première ferme verticale est née à Singapour en 2012.

Légende image. Une vue de Niort depuis la Sèvre Niortaise (Photo : Dynamosquito/CC)

#Ville

► Les villes moyennes sont volontiers analysées à travers le prisme de leurs dynamiques démographiques. Deux discours se font concurrence : l’un privilégiant la thèse du déclin des villes moyennes, perdant prétendument leurs habitants au profit des métropoles ; l’autre soulignant au contraire le rebond qu’elles sont appelées à connaître, notamment depuis la crise liée au coronavirus, compte tenu de la qualité de vie et des relations sociales plus profondes et apaisées qu’elles sont censées offrir. Ces deux discours ne sont ni vrais, ni faux : ils recouvrent des réalités territoriales très diverses et des réponses qui le sont tout autant. Un détour par d’autres pays que la France permet de souligner la spécificité française du traitement de la thématique des villes moyennes. Lire l’article « Le rebond des villes moyennes, une réalité ? Une perspective européenne sur les trajectoires des villes moyennes » sur le site de la Fabrique de la Cité.

► En 2050, on prévoit que 80% de la population mondiale vivra dans les villes. Il est donc urgent de repenser le modèle de développement urbain qui s’est développé ces dernières années notamment autour de la voiture, notamment les zones commerciales et pavillonnaires en périphérie, reliées par des voies rapides. Or, ce modèle consommateur d’espace, notamment agricole, augmente les déplacements. Densifier pour limiter l’étalement urbain, c’est essentiel pour Cécile de Maisonneuve, présidente de la Fabrique de la Cité : « Pour réussir à contenir l’étalement urbain, il faut réconcilier les Français avec la densité. En effet, ce n’est pas forcément la ville moche, la ville détestable. Par exemple, Paris est l’une des villes les plus denses au monde, et pourtant, c’est l’une des plus agréables à vivre. ». Pour Michèle Pappalardo, ancienne présidente, la ville idéale se résume en quatre mots qui commencent tous par la lettre S. « Ce sont d’abord des services comme les activités culturelles, la santé – la qualité de l’air, le bruit – la sécurité, surtout par rapport aux changements climatiques et le dernier S, c’est la sobriété, en consommation d’espace pour accueillir toutes sortes de populations. »

► Certaines petites communes redynamisent leur centre-ville pour attirer les urbains qui envisagent de se mettre au vert. C’est l’un des objectifs de l’opération Action cœur de ville dont bénéficie Carpentras (Vaucluse). Rémy Merci s’est lancé un défi il y a trois ans : quitter Paris pour ouvrir sa fromagerie à Carpentras. Il a failli refuser l’offre en découvrant les photos de l’établissement sur Internet. Le centre-ville n’avait pas encore été rénové. Près de son commerce, on trouvait des places de parking et des voitures, il y a quelques années. Aujourd’hui, le piéton est roi. « C’était en très mauvais état. Avant, c’était à l’abandon, les pieds de commerce n’existaient pas. Aujourd’hui, il y a des commerces qui se sont installés tout seul », se réjouit le maire de Carpentras,

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► Les plateformes de SVOD financeront la création française. À retenir cette semaine : – Pourquoi la diversité dans les rédactions est nécessaire pour une couverture efficace de l’actualité ; – L’OMS s’associe à Wikipedia pour combattre la désinformation sur le Covid-19 ; – Covid-19 : le « modèle emmental » montre aussi pourquoi la désinformation est si grave ; – Jusqu’où peuvent aller les journalistes sur les réseaux sociaux ; – Brut devient le premier média social en Europe ; – Les neuf tendances technologiques qui vont se développer en 2021.

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30 Oct

Régions.news #447 – Edition du vendredi 30 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Rue Geoffroy-l’Angevin à Paris, le 2 juillet 2017. (Photo @padam92). Un constat : « Strasbourg, Copenhague et Amsterdam, les villes championnes du vélo, comptent jusqu’à dix fois plus de parts de déplacements en vélo qu’à Lyon. En revanche, la part de la voiture est plus forte dans ces villes qu’à Lyon parce qu’à Lyon la part du transport en commun est plus élevée. Les villes où le vélo est très développé sont celles où l’on marche le moins », explique Jean Coldefy, spécialiste de la mobilité urbaine, dans une tribune sur le site @LeMondefr.

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 ► La ville de Bergerac (Dordogne) a longtemps regretté la disparition de la base militaire de l’ESCAT en 2014. Six ans plus tard, cette friche industrielle reprend vie sous forme de pépinière d’entreprise (brasseur, constructeur de mini-maisons, …) et d’une légumerie dont son objectif est de traiter 360 tonnes de légumes locaux chaque année pour desservir les cantines scolaires environnantes.

 ► Après les voitures, les bus et les trains, les avions pourraient aussi utiliser cette source d’énergie qui n’émet pas de CO2, un des gaz responsables du réchauffement climatique. Le constructeur Airbus travaille sur trois concepts d’avions à hydrogène. Ils pourraient être développés d’ici 2035. À Belfort, l’entreprise Avions Mauboussin, crée le biplace, « l’Alérion » et planche sur une propulsion à hydrogène pour un premier vol d’essai en 2022. Selon le directeur de la société, l’intérêt de ce petit avion c’est qu’il peut décoller et se poser sur des petites distances, mais aussi faire des vols de plusieurs heures.

► C’est la troisième fois en France qu’une imprimante 3D imprime un bâtiment. A Harfleur (Seine-Maritime), dans une résidence sociale, une loge de gardien de 29 m² a été construite en dix jours. Ainsi sans discontinuer, les ouvriers ont alimenté l’automate en béton qui ne peut s’interrompre au moment de la conception d’une pièce. Le béton utilisé est issu d’un savant mélange qui permet une prise rapide. « Nous sommes capables de faire une forme esthétiquement intéressante, des fonctions avancées… On fait des choses compliquées, rapidement, l’impression 3D est vraiment très compétitive », explique le directeur R&D Bouygues construction.

► Edmund, « l’escargot anglais » et Frédéric, « le sanglier marseillais » ont entamé une « marche contre les déchets » de Marseille à Paris, soit près de 800 kilomètres. Sur la route, ils ramassent les déchets des « trois M » : masques, mégots et Mcdonald’s. Depuis le début de l’opération au 1er octobre, ce ne sont pas moins de 2 130 masques qu’ils ont récupérés. « L’ONU le dit, 75 % des masques jetables risquent de se retrouver dans des décharges ou dans les mers, rappelle le chargé de communication du projet. À ce jour, il n’y a qu’une entreprise en France qui recycle les masques usagés. » C’est la société Plaxtil, qui les transforme en plastique.

Légende image. #Ballade92.Vue du Pont de Suresnes (Hauts-de-Seine), un dimanche d’octobre. (Photo @padam92). Revue de liens sur la ville : – La Covid, accélérateur de la démétropolisation ? – Densité et mortalité du Covid-19 : la recherche urbaine ne doit pas être dans le déni ! – La ville de demain. Plus humaine, plus écolo, plus mixte ? – Transition écologique : Penser la ville comme un système vivant ?

#Ville

► « A la fois mot d’ordre de politiques publiques et engouement du secteur privé, la ville connectée ambitionne de s’inscrire dans un futur qu’elle peine pourtant souvent à caractériser. » Le dernier rapport du groupe de réflexion the Shift Project, dont l’objectif est de décarboner l’économie, rappelle que tout projet de « ville dite intelligente ou ville connectée » devrait passer au crible de la sobriété numérique. Depuis le début de la crise sanitaire, le mot résilience est à l’ordre du jour mais il ne doit pas servir de prétexte à une numérisation effrénée et mal pensée. « Il est du devoir des pouvoirs publics territoriaux de déterminer des objectifs quantifiés pour les transitions environnementales de leurs territoires, afin de pouvoir construire des stratégies   opérationnelles et concrètes en concertation intense avec les acteurs locaux (entreprises, organisations, associations, foyers etc.) ».

#Transport

► Qu’est-ce que MaaS ?. C’est l’acronyme en anglais pour « Mobility as a Service » (ou « mobilité servicielle » en français). Ce nouveau concept propose une approche de la mobilité qui mixe offres publiques et privées, individuelles et collectives pour donner accès à plusieurs options de déplacement pour un même trajet. Ainsi un utilisateur peut ainsi s’informer, planifier un itinéraire, payer, réserver ou même gérer un abonnement. Il s’agit de faciliter le quotidien des usagers. La loi d’Orientation des Mobilités promulguée le 24 décembre 2019 impose aux autorités organisatrices de mobilités (AOM), à l’échelle d’une agglomération, d’un département ou d’une région, de veiller à l’existence de services d’information multimodale sur les services de transport et de mobilité. A lire : Le MaaS en questions

#Media

► Confinement et écoute inter-générationnelle : le podcast natif prend son envol. Par Laure Delmoly, France Télévisions, MediaLab. Avec des habitudes d’écoute en nette hausse sur un an, le podcast natif continue de s’épanouir. 5,3 millions de Français écoutent aujourd’hui des podcasts natifs. Selon une étude réalisée par le CSA et Havas à l’occasion du Paris Podcast Festival, 14% des Français âgés de plus de 18 ans déclarent écouter des podcasts natifs de façon hebdomadaire et deux tiers estiment que leur fréquence d’écoute a augmenté depuis qu’ils ont commencé. Une écoute dopée par le confinement et désormais inter-générationnelle. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

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► Les géants de la Tech dans le viseur des régulateurs. À retenir cette semaine : – Pourquoi les réseaux sociaux nous polarisent-ils si facilement ; – Une triple menace pèse sur le Web, selon son inventeur ; – PayPal ouvre son système de paiement aux crypto-monnaies ; – Les points forts et les faiblesses de Salto après 48 heures d’essai ; – Un quart des tweets climato-sceptiques serait l’œuvre de robots ; – L’e-sport perd au jeu de la mixité.

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23 Oct

Régions.news #446 – Edition du vendredi 23 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. #VilleMiroir. Le parc départemental André Malraux à Nanterre (Hauts-de-Seine) un samedi d’octobre. (Photo : padam92). Revue de liens : – La « ville sensible », une nouvelle approche en temps réel ; – Comment la technologie peut répondre aux défis de la ville du XXIème siècle ; – Les villes à l’ère de la financiarisation ; – « Une smart city peut avoir une cinquantaine de types de capteurs » ; – La ville de demain. Plus humaine, plus écolo, plus mixte ?

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 ► Alerter sur le réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue qui a représenté la France au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), tire une fois de plus la sonnette d’alarme sur l’accès à l’eau dans la région Nouvelle-Aquitaine.  « C’est une conséquence majeure du réchauffement climatique dans le sud-ouest », assure le climatologue. Si on regarde la diminution du débit des fleuves, la baisse des précipitations et l’augmentation de l’évaporation, les eaux de surface seront moins disponibles. La compétition pour l’accès à l’eau sera plus rude d’ici vingt, trente ou quarante ans dans cette région. » Pour l’hydrogéologue Alain Dupuy, , directeur de l’ENSEGID – Bordeaux INP, on ne peut pas se permettre d’attendre. « On y est au rendez-vous qu’il ne faut pas manquer mais tout de suite. Tout de suite, il faut mettre en place dans tous les secteurs, des comportements hydro-économes. On fait ce que l’on veut mais la base, c’est d’aller vers des systèmes, des prélèvements ou des comportements hydro économes, sans ça on n’y arrivera pas ».

 ► À Poulainville (Somme), Ÿnsect, entreprise spécialisée dans la production de protéines d’insectes pour la nourriture animale et les engrais, avait annoncé en 2018 la construction d’une unité d’élevage d’insectes. Ainsi en février 2019, Ÿnsect officialisait une levée de fonds de 110 millions d’euros, auxquels sont venus s’ajouter environ 20 millions d’euros de subventions. Elle a annoncé mardi 6 octobre avoir récolté 190 millions d’euros supplémentaires. « Ce capital va permettre à Ÿnsect de finaliser la construction de la plus grande ferme d’insectes au monde actuellement en cours dans le nord de la France, un projet carbone négatif, et d’étoffer ses gammes de produits tout en se développant en Amérique du Nord », explique la direction de Ÿnsect. L’entreprise possède déjà un site de production à Dole (Jura) et un siège à Evry-Courcouronnes (Essonne). À terme, la « fermilière » picarde devrait générer 100.000 tonnes d’ingrédients par an et la création de 500 emplois.

#Ville

► « La ville n’est pas un objet figé, c’est une matière souple, qui évolue constamment. À travers les siècles, elle s’est adaptée aux changements sociétaux en s’assumant des rôles différents : on est passé de la ville fonctionnelle, qui obéissait essentiellement à des besoins, à une ville-image, représentative d’une société qui évoluait au fur à mesure. De la ville de production, avec ses ateliers, ses artisans et ses usines, nous avons évolué, avec la désindustrialisation, vers une ville de consommation avec une prédominance des commerces, des lieux de restauration ou de loisirs », explique Patrizia Ingallina, architecte et urbaniste, dans un entretien à l’hebdomadaire « Le 1 ». Écouter l’émission sur franceinfo : « Ouvrez le 1 ». Quelles villes pour demain ?

Légende image. Extrait de l’affiche Utopiales 2020. (Image : Alex Alice). Utopiales 2020, le Festival International de Science-Fiction de Nantes se déroulera bien du 29 octobre au 1er novembre. Avec une particularité cette année, en raison de la pandémie, l’accès à la manifestation est gratuite pour tous les publics. Le thème de l’année est Traces, décliné en quatre axes : vestiges, indices, signes et stigmates. Pour le festival, il s’agit de contempler « le chemin parcouru pour tenter de retrouver nos traces dans la poussière du temps. Phénomènes, événements, civilisations, cultures et individus ont toujours des conséquences qui marquent leur environnement immédiat ou lointain ».

#Travail

► À 140 kilomètres au nord de New York City, le long de la rivière Hudson, on vit paisiblement dans la petite ville de Kingston. Avec l’explosion du télétravail pendant la pandémie de Covid-19, cette petite ville de 23 000 habitants ne cesse de grossir. Les ventes de maisons individuelles ont augmenté de 10% par rapport à 2019 et leur prix moyen a bondi de 23%. Kingston est l’exemple parfait de ce nouveau phénomène engendré par la Covid-19 qu’on appelle les zoom towns. Ce sont des communes, normalement réservées aux escapades de week-end ou aux vacances, qui deviennent des lieux de résidence permanents pour travailleurs à distance attirés par l’espace et des loyers moins chers que dans les grandes métropoles. La petite ville de Kingston est loin d’être un cas isolé. Mi-septembre, Forbes dressait la liste de ces zoom towns. Et s’il y a en a qui gagnent des habitants, ça veut dire que d’autres en perdent. À San Francisco, les loyers ont chuté de 31% par rapport à l’année précédente. Le site Zillow estime à 2 millions le nombre de locataires américains qui cherchent à acheter dans une zoom town. Le nom provient de la plate-forme pour le travail à distance Zoom et qui est devenu une des applications en ligne la plus utilisée par les écoles et les entreprises pendant la pandémie de coronavirus et le nombre d’utilisateurs par jour est passé de 10 millions en décembre 2019 à 200 millions en mars 2020.

#Logement

► Qu’est-ce que le coliving ? Né dans les années 2000, sur la côte ouest des États-Unis, le coliving ou cohabitat est un nouveau mode de vie en collectivité. Il allie espaces privés et espaces partagés, et de nombreux services. Même s’il reste encore confidentiel en France, le coliving séduit de plus en plus de jeunes actifs mais aussi les investisseurs et les promoteurs. D’après la plateforme ColivMe, ce mode d’habitation représente aujourd’hui 80 résidences, soit 3 500 chambres. 75% des habitations de coliving accueillent des résidents dont l’âge moyen est compris entre 23 et 31 ans. Outre la cohabitation, le coliving est surtout une résidence avec des services intégrés. D’après une étude BNP, 50% des cohabitats proposent neuf services ou activités. Parmi eux, les classiques WiFi et ménage mais aussi parfois des salles de sports ou de cinéma à partager. Des services inclus qui se ressentent évidemment dans le prix. Dans Paris intra-muros, il faut compter entre 950 et 1 250 euros par mois pour une petite chambre individuelle avec salle de bain. Et jusqu’à 1 600 euros pour un studio.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► A l’heure de la désinformation, quelle politique de modération pour les plateformes. À retenir cette semaine : – « Le journalisme, c’est pas du spectacle » : rencontre avec un repenti des chaînes info ; – La presse régionale s’offre un spot télé collectif et un peu déjanté pour promouvoir l’info de proximité ; – Avec « Ordesa », Arte propose une expérimentation interactive ; – The Atlantic lance sa newsletter consacrée au journalisme sur le climat ; – Comment l’Europe tente d’enrayer la fuite de ses données ; – Le Conseil d’Etat laisse le Health Data Hub aux mains de Microsoft.

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16 Oct

Régions.news #445 – Edition du vendredi 16 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. Œuvre du street-artiste toulousain Snake en 2017. Lurcy-Lévis, bourgade de 2 000 habitants à 40 km de Moulins (Allier), abrite Street Art City, un site dédié à l’art de la rue en pleine campagne auvergnate. « On est sur le site de l’ancien centre de formation de France Télécom. Ouvert en 1982 et abandonné en 1992 et laissé sous les broussailles. On l’a racheté sans but précis. » explique Gilles Iniesta qui devient avec épouse Sylvie, propriétaires en 2003 de 10 hectares de terrain avec un hôtel de 128 chambres. En 2015, cette friche devient l’unique résidence dédiée au Street-art dans le monde où 320 artistes de 61 pays différents sont venus y séjourner.

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 ► Bavans (Doubs), dans le Pays de Montbéliard, devient capitale du stockage de l’hydrogène avec le centre d’expertise mondial dédié aux réservoirs à hydrogène développé l’équipementier automobile Faurecia. Ce centre aura coûté 25 millions d’euros. Il emploie une soixantaine d’ingénieurs pour développer les systèmes de stockage à hydrogène légers qui équiperont demain les voitures, camions, trains ou tout autre véhicule doté d’un moteur à hydrogène. Le centre va développer des matériaux innovants, intégrant l’intelligence artificielle pour accroître la sécurité et la durabilité de ces outils de stockage. Il y a aussi un enjeu d’économie circulaire car les réservoirs à hydrogène auront une durée de vie supérieure aux véhicules qu’ils équiperont.

 ► Lola et Romain ont tous les deux 30 ans et voilà un an qu’ils ont quitté leurs emplois respectifs pour lancer à Nantes, où ils habitent, leur propre société, Ankore, dont le slogan est : « le vêtement qui nettoie l’océan ». Cette marque fabrique des vêtements tissés avec des déchets plastiques collectés dans la mer et du coton bio pour en améliorer la qualité et la durabilité. « En tant que bretons, explique Romain, on est très proches de l’océan. Je suis surfeur. Je vois l’océan se dégrader d’année en année, surtout après les grandes marées (qui poussent les déchets vers la côte). On a commencé par ramasser ce plastique et puis on a voulu faire plus. »

► A Brassy (Nièvre) se trouve en effet dans ce que l’on appelle encore une zone blanche, c’est-à-dire une zone dont  la qualité des appels comme les connexions à Internet est souvent médiocre. Dans ce coin du Morvan, la question de la 5G fait sourire, au mieux. « Ce n’est pas fait pour nous, tranche une habitante. Mon mari doit sortir pour consulter ses e-mails, ce n’est pas sérieux ». « Quand on m’appelle sur l’exploitation, je décroche mon portable mais je dois très souvent remonter et rappeler depuis le fixe » raconte une agricultrice. « Cet été, mon beau-frère avait besoin de recevoir des codes importants par texto, se souvient-elle. Il a dû monter en haut de la colline pour réussir à les obtenir, puis redescendre en vitesse avant qu’ils n’expirent. » A lire aussi : Dans le Morvan, le maire d’une commune en zone blanche se bat au quotidien : « Ça pourrit la vie des gens ».

 ► Revue de liens : ▪ Le développement des énergies renouvelables en milieu rural monte en puissance en Limousin afin de combler en partie le retard de la France en production d’électricité verte. Certains projets suscitent pourtant des contestations locales, y compris chez les défenseurs de l’environnement. ▪ Le groupe pétrolier Total vient d’annoncer son investissement dans l’éolien flottant. Il a choisi d’investir à hauteur de 20% dans le projet de ferme éolienne flottante en méditerranée au large de Gruissan (Aude).

Légende image. La place de la mairie de Puteaux (Hauts-de-Seine), le samedi 10 octobre 2020. (Photo @padam92).

#Ville

► Antoine Courmont est directeur scientifique de la chaire « villes et numérique » de Sciences Po et co-auteur de Gouverner la ville numérique (Puf, 2019). Il explique : « La donnée est devenue un gros enjeu de gouvernement des villes, alors qu’il n’y a pas si longtemps, elle était perçue comme un sujet purement technique. On constate, au Canada comme en France, une prise de conscience chez les élus de l’importance des données pour gouverner la ville, et une augmentation de l’expertise publique sur ces enjeux. » Ainsi ajoute-t-il qu’en France, « il est frappant de voir l’absence de mobilisation partisane autour des grands projets numériques de Dijon ou d’Angers qui ont été votés l’un par une majorité de gauche, l’autre de droite. Il n’y a pas eu d’opposition, ni de clivage partisan sur cette question. En revanche, on commence à voir émerger des contestations citoyennes de plus en plus fortes contre des projets d’implantation d’entrepôts d’Amazon, dans des endroits géographiquement très variés, à Annecy, Lyon, Strasbourg ou Carquefou, ou bien contre l’implantation d’antennes 5G ou en faveur d’un moratoire sur ce sujet. Ces mouvements contribuent à politiser le débat en l’articulant notamment avec les enjeux environnementaux. »

#Environnement

► L’espace urbain est devenu le milieu dominant des êtres humains, et sa progression questionne aujourd’hui l’habitabilité des villes. L’imperméabilisation, la densité des constructions et des flux liés au modèle de la ville fonctionnelle contribuent à la perte de biodiversité, à la création d’îlots de chaleurs et à la pollution. (…) En bref, l’urbanisation des modes de vie favorise une déconnexion à la nature et à ses bienfaits multiples. En parallèle, le développement du numérique et la vitesse de son déploiement dans la plupart des sociétés traduisent un désir de connexion qui interroge moins qu’il attire. Si la déconnexion à la nature semble évoluer de pair avec la connexion numérique, une réflexion sur les implications psychologiques, sociales et urbaines s’impose pour mesurer les enjeux de cette évolution. Lire la suite la suite de la tribune de Dorothée Marchand et Emeline Bailly, chercheures à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC)

#Numérique

► « Le confinement a posé le problème de l’exclusion numérique : car lorsqu’on est confiné, comment accède-t-on à l’extérieur ? Par internet. Si on n’a pas internet chez soi, qu’on n’a pas d’ordinateur ou qu’on ne sait pas s’en servir, on se retrouve complètement isolé. C’est en période de crise sanitaire qu’on voit l’importance de l’inclusion numérique », explique Azzedine, ancien professeur de sciences économiques et sociales devenu retraité bénévole, sur le site @franceculture lors de l’émission : « Illectronisme : aux côtés de ceux qui aident les laissés-pour-compte du numérique »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► A l’approche des élections, Facebook bannit QAnon et met en place un moratoire sur les publicités à visée politique. À retenir cette semaine : – « La télévision n’a jamais autant produit de documentaires, en dépit du journalisme » ; – Droit voisin : la justice valide l’obligation pour Google de négocier avec la presse française ; – « Les plates-formes du Web ne produisent rien mais s’approprient l’essentiel des revenus » ; – Les pistes du gouvernement pour réduire l’empreinte environnementale du numérique.

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09 Oct

Régions.news #444 – Edition du vendredi 9 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. « Larme de paix » de l’artiste Snek. Péripéties urbaines à Grenoble en juin 2016. (Photo : benoitfayol / flickr). À qui appartient la ville ? Du droit à la ville à la dénonciation d’une démocratie du sommeil (on vote là où l’on dort), la question de l’appropriation de l’espace par ses usagers occupe une large partie des études urbaines. La question n’est donc pas nouvelle. Pour autant, la transition écologique que nous vivons, tout comme le contexte actuel de pandémie, réinterroge notre rapport à l’espace à plusieurs titres, du rejet de la ville à l’envie de local. Lire « À qui appartient la ville dans un monde en transition ? », tribune de Magali Talandier, professeure des universités en études urbaines à l’Université Grenoble Alpes, publiée sur le site @FR_Conversation

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 ► Un « village pour la nouvelle vie des objets », c’est le concept du projet Ïkos, lancé en 2017 et porté par cinq acteurs du recyclage et réemploi à Bordeaux (Gironde). Ils souhaitent s’associer pour s’installer sur un site commun, et y créer une galerie commerciale à l’horizon 2023. « Nous traitons actuellement 7 000 tonnes d’objets, vêtements, livres…par an, avec 140 emplois. Avec Ïkos, cela nous permettrait de doubler les volumes et les embauches, explique Marion Besse, chargée du projet Ïkos. Il faut faciliter à l’offre pour que les comportements changent. C’est pourquoi nous souhaitions proposer tous les produits de consommation courante au même endroit, comme une grande surface classique. »

► À moins de 50 km / h, ils restent au vert. Au-delà, ils passent au rouge. Ces feux tricolores, dits intelligents, considérés comme efficaces pour casser la vitesse des automobilistes… sont désormais illégaux. À Morey-Saint-Denis (Côte-d’Or), la municipalité en a installé il y a six ans, sur la route départementale qui traverse la commune. Le maire va donc devoir les changer pour revenir à des feux ordinaires. Il explique « qu’il n’y a pas eu un seul accident depuis six ans alors qu’avant qu’ils soient installés, il y avait un ou deux accidents par an ». Pour le ministère de l’Intérieur, il faut rester « conforme à la réglementation actuelle définie par l’arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et autoroutes » qui stipule que les feux gèrent la circulation sur des carrefours et non la vitesse des automobilistes.

 ► Le 10 décembre 2018, Tony Aubry, 20 ans, pose le pied pour la première fois sur le sol de l’Antarctique pour effectuer un stage de service civique au sein de la base scientifique Dumont D’Urville. L’élève à l’école Esfora à la Roche-sur-Yon y occupe le poste de boulanger pâtissier. « Nous étions une petite communauté, et les scientifiques avaient besoin de petites mains. Je passais beaucoup de temps avec eux, pour aider à travailler sur les manchots et autres animaux fantastiques de l’Antarctique ». Aujourd’hui, le jeune boulanger souhaite sensibiliser et échanger davantage sur ces enjeux écologiques. À lire aussi : Un mois dans le « désert blanc », le rouennais Matthieu Tordeur raconte sa traversée du Groenland.

Légende image. Collages, graffiti, dessins : une quarantaine d’artistes de toute la France convergent à Abbeville (Somme) pour Transition, une exposition immersive de street-art qui ouvrira ses portes en décembre, dans un immeuble promis à une destruction proche. « On va amplifier ça par une ambiance sonore à base de bruits de bombes et de sirènes, explique Yann Colignon, à l’initiative du projet, L’idée, c’est que les gens se demandent où ils viennent de mettre les pieds. » Une mémoire des lieux sera un fil conducteur de cette exposition dont l’objectif est de donner à voir la diversité du street art. (Photo de Boris Granger / FTV).

#Culture

► Dans le cadre de l’opération 2049 et en partenariat avec le festival du futur des villes et des territoires Beyond Building, l’hebdomadaire l’Obs a organisée une table ronde où trois acteurs du milieu culturel ont débattu de la nécessité de ce qu’on appelle les « cultures urbaines », du hip-hop au graff, pour qu’elles ne soient plus cantonnées dans une catégorie marginalisée. Depuis quarante ans, les cultures urbaines ont conquis les villes et les campagnes. Elles doivent beaucoup à la ville. En retour, comment la culture modèle-t-elle les villes ? Ce milieu culturel en pleine évolution doit briser le plafond de verre pour appartenir dans son intégralité à la culture dans son ensemble. Voir la vidéo du débat.

#Travail

► Le télétravail s’est banalisé avec la crise, mais les organisations et les infrastructures du travail restent à transformer. Quels avenirs pour les espaces de bureau traditionnels ? Se dilueront-ils dans la ville ou se réinventeront-ils pour continuer d’accueillir les actifs ? Deux experts de l’immobilier de bureau, Guillaume Savard (Upside Partners) et Clément Alteresco (Morning Coworking) ont partagé lors du festival « Beyond Building » leurs vues sur les futurs de l’espace de travail qui impliqueront une transformation des méthodes de management.

► Fondatrice de The Boson Project, Emmanuelle Duez a observé comment la trinité « raison d’être-bonheur-transformation » s’est ouverte à la fraternité à la faveur du confinement, pendant lequel le temps de l’entreprise s’est arrêté. Ce nouvel horizon doit se traduire dans l’aménagement des espaces de travail. Il peut aussi connecter comme jamais les entreprises aux territoires où elles sont implantées.

► Pour ne pas rester esseulé devant votre ordinateur, le site du quotidien belge Le Soir vous propose cinq livres pour nous aider à mieux gérer cette nouvelle pratique qu’est le télétravail. A lire en particulier « Le Télétravail pour les Nuls » écrit par deux consultantes en accompagnement du changement.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Mobilisation des experts, plateformes et médias pour sauver les élections américaines. À retenir cette semaine : – Comment le gouvernement peut aider le journalisme local tout en lui garantissant une indépendance éditoriale ; – Nouvelle appli participative pour contrôler l’action des élus locaux à Lille, Lyon, Nantes et Toulouse ; – Face aux plateformes, Arte.tv lance une nouvelle offre “séries” à contre-courant ; – Roland Garros 2020 – Du Tennis augmenté grâce au dispositif technologique de France Télévisions. ; – Comment les démocraties peuvent reprendre le pouvoir dans le monde numérique.

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02 Oct

Régions.news #443 – Edition du vendredi 2 octobre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. Le Marais du Rivage à Auvers, en début d’été 2020. (Photo : Servane Lemauviel-Lavenant). Lire la tribune d’enseignants de l’Université de Caen Normandie : « Dans le Cotentin, comment agriculture et zones humides font bon ménage ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► A Toulouse (Haute-Garonne), Kyanos, jeune entreprise, a déployé sur les allées Jean-Jaurès « l’arbre Algal », un dispositif expérimental pour lutter contre la pollution. Cette structure fonctionne avec des microalgues qui se nourrissent de Co² de l’air ambiant grâce à un système de pompage. Les microalgues absorbent les polluants présents dans l’atmosphère et rejettent de l’oxygène. Véritable filtre à air elles peuvent absorber autant de CO² qu’une centaine d’arbres réunis. Lorsqu’elles ont trop grossi, ces microalgues sont utilisées comme engrais.

 ► En Bourgogne, le robot NAO est devenu un compagnon familier dans deux classes spécialisées pour des enfants présentant des troubles autistique. C’est le cas depuis 2017 à l’Unité d’Enseignement en Maternelle Autisme de Quetigny et, depuis 2018, dans la classe ULIS du collège Les Courlis de Nevers. NAO est un robot humanoïde de 58 cm, fait de plastique et de métal, qui s’exprime et se déplace comme un être humain. Il suffit de le programmer pour obtenir de lui ce que l’on souhaite. Un outil, au design simple et à la neutralité rassurante, que des enseignantes et éducatrices spécialisées bourguignonnes utilisent depuis quelques années.

 ► A l’occasion de la semaine européenne du développement durable, Haropa (ports du HAvre, ROuen et PAris)  a présenté un programme d’investissement pour installer des bornes électriques sur les quais. Il s’agit d’éviter aux bateaux de faire tourner leur groupe électrogène pendant l’escale, et de polluer inutilement. Haropa prévoit d’installer 78 nouvelles bornes le long de la Seine et de l’Oise soit un investissement de 9 millions d’euros. « Au Pays-Bas, ils sont équipés partout ! Là-bas on ne fait jamais tourner les groupes, à part en navigation. Il y a des bornes électriques partout, ça n’a rien à voir avec chez nous ! », explique Joe Barbiaux, marinier.

 ► Revue de liens : ● Durant le confinement, et les semaines suivantes, les consommateurs alsaciens ont témoigné d’un véritable engouement pour les produits locaux et les circuits courts. Ils sont toujours adeptes du consommer local, quatre mois après le déconfinement. ● Après un tour d’Europe du recyclage réalisé entre 2016 et 2017, l’ingénieur Landry Routhiau s’est lancé dans la fabrication de machines à recycler toutes sortes de plastiques. Il a ouvert son atelier à La Verrie, en Vendée. ● Le groupe Total a annoncé la reconversion de sa raffinerie de Grandpuits en Seine-et-Marne en une « plateforme zéro pétrole » d’ici 2024. Le groupe promet aucun licenciement mais supprime 150 postes. Les salariés de Grandpuits sont inquiets et les syndicats partagés.

Légende image. Le port de Lahti en Finlande le 1er mai 2010. (Photo de Miguel Virkkunen Carvalho). Lahti, ville de 120 000 habitants, a été sacrée capitale verte de l’Europe pour 2021 par la Commission Européenne. Un prix qui récompense chaque année, depuis 2010, les villes pionnières en matière de mode de vie urbain respectueux de l’environnement. Elle coiffe au poteau Lille et Strasbourg, les deux autres villes finalistes. Alors que la Finlande vise la neutralité carbone d’ici 2035, la ville de Lathi compte bien atteindre cet objectif en 2025. Ainsi la municipalité veut limiter les émissions de carbone de ses habitants en récompensant les citoyens qui respectent les quotas. La ville est également pionnière en matière de valorisation énergétique puisqu’elle a inauguré en 2012 la première et plus grosse centrale de gazéification de déchets. Les déchets municipaux y sont convertis en chaleur et en électricité.

#Centre-Ville

► Depuis décembre 2017, l’Action cœur de ville a mobilisé cinq milliards d’euros pour redynamiser les centres-villes d’agglomérations moyennes, entre 10 et 100 000 habitants. Blois a été l’une des premières villes de la région Val-de-Loire à en profiter. Pour son maire, cela « nous a permis d’intégrer beaucoup de projets, » A Vierzon (Cher), le maire explique que « Cela nous a permis de structurer nos interventions sur trois domaines : le logement, les commerces et activités, et les espaces publics à repenser ». Les achats immobiliers ne cessent d’augmenter depuis 2018, d’une façon qui désormais profite davantage aux centres-villes. « Si le marché en périphérie est supérieur à la ville-centre », indique le premier baromètre de l’évolution immobilière des 222 villes concernées, en dynamique le volume de vente progresse plus vite dans la ville-centre que dans la périphérie sur un an. » Un bon résultat qui atteste d’une installation de nouveaux habitants.

#Travail

► Le jeudi 24 septembre, se sont tenues en ligne, les secondes rencontres sur la santé au travail en Bretagne avec comme thème : Quel bilan en tirer et comment aborder l’avenir du télétravail ? « En télétravail, les salariés ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que sur site : le travail doit être fait, mais le salarié a le droit à la déconnexion (…). Le télétravail doit s’installer sur la base du volontariat. Tous les acteurs doivent se mettre autour d’une table et discuter d’une bonne organisation », affirme Emmanuelle Cadic-Gautier, médecin du travail à l’AST35 (Association Santé Travail). « Le télétravail va mettre en difficulté les managers de proximité. Il faut une écoute plus individuelle. Le rôle du manager par rapport au salarié est à redéfinir. Il ne faut pas que ça devienne du flicage, la confiance est la base. Mais ça s’apprend, il faut débattre du travail réalisé, du contenu même du travail », explique Hélène Gouesnard, psychologue à la CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail). À lire le rapport de l’ARACT Bretagne sur le télétravail pendant le confinement.

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► A l’approche des élections américaines, les plateformes se préparent au pire. À retenir cette semaine : – Comment les réseaux de télévision se préparent à la guerre du streaming financé par la publicité ; – Le quart d’heure, nouveau podcast quotidien d’information de Radio France ; – L’impact environnemental catastrophique du streaming dévoilé dans une nouvelle étude.

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25 Sep

Régions.news #442 – Edition du vendredi 25 septembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Plusieurs personnes étaient en train de prendre l’air, hier, dans un champ de fleurs de la ville Goyang, située non loin de Séoul, en Corée du Sud. La particularité de cette étendue de végétaux est qu’elle a été plantée en pleine ville à la place d’un parking. (Photo : Ed Jones / Afp).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

 ► Depuis mardi 22 septembre, le port d’Ajaccio est doté de capteurs d’analyse et d’alerte de la pollution. Installé par la plateforme scientifique de l’université de Corse, Stella Mare, ce dispositif permet d’évaluer l’état des eaux du port tous les quarts d’heure et ce 24 heures sur 24. « Les agents portuaires peuvent être informés en temps réel sur leur smartphone, permettant une intervention rapide en cas de pollution« , explique le 1er adjoint au maire d’Ajaccio. Huit autres actions ont été mises en place par la municipalité avec comme objectif d’obtenir la certification européenne « port propre » d’ici fin 2021. Ainsi, un robot télécommandé, le jelly fish boat, est déjà employé pour nettoyer la surface de l’eau et une fosse à récupération des eaux grises et noires doit entrer en fonction prochainement.

 ► Avec une centaine de fermes équipées, la Bretagne est une région en pointe dans la méthanisation. Bruno Calle est l’un des pionniers. Éleveur laitier à Arzal, il est depuis devenu une référence dans cette pratique agricole en plein essor. « Quand je me suis lancé il y a 8 ans, on devait être deux en Bretagne, les gens me regardaient comme un Ovni ; c’est sûr que c’est lourd comme investissement, 3 millions d’euros, on ne fait pas ça tous les jours ; mais aujourd’hui c’est une vraie valeur ajoutée locale pour nos fermes », explique Bruno Calle. En 2019, l’exploitation a produit 5 millions de kilowattheures, ce qui représente environ la consommation de 800 maisons sur un an. Llire sur le site France 3 Bretagne : « La méthanisation pour les nuls, racontée par Bruno, agriculteur ».

 ► Installés dans les locaux d’un ancien foyer d’accueil à La Roche Maurice (Finistère), les salariés de l’association Ti jouets ont une mission : offrir une seconde jeunesse à des jeux et jouets qui sans cela, se seraient retrouvés oubliés au fond d’un placard, ou auraient fini leur vie à la poubelle. Une fois collectés, les jouets sont triés, nettoyés, réassemblés, pour être revendus à tout petit prix. Pour ce travail, l’association fait appel à des personnes en situation de précarité. Depuis le lancement de son activité au mois de novembre 2019, 8 000 tonnes de jouets ont été collectés par l’association dont 80% ont pu être revalorisés, 15% traités par d’autres filières de recyclage. Ti jouets est lauréat des 14ème Trophées bretons du développement durable dans la catégorie « association ».

 ► Implanté au cœur de l’écoquartier Rema’vert à Reims (Marne), sur une parcelle de 1 000 m², cinq maisons de plain-pied, réalisées en impression 3D et éléments préfabriqués verront le jour en 2022. Un projet précurseur porté par le bailleur social Plurial Novilia.

Légende image. Ancien dépôt ferroviaire de Migennes dans l’Yonne. (Photo : Callysta Productions). La ville de Migennes (Yonne), petite gare de province, était au carrefour de la France des voies ferrées, un condensé de toute l’aventure ferroviaire française. « Laroche-Migennes 52 minutes d’arrêt » est un film qui nous fait comprendre l’épopée du train, de la première locomotive à vapeur au TGV. Pour revivre l’avènement d’un monde ouvrier, celui des cheminots, de son apogée et sa lente disparition. Ce documentaire de Xavier-Marie Bonnot et diffusé sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté raconte le passé et le présent d’une ville née du train depuis 1830.

#Environnement

► Un complexe de huit immeubles expérimentaux a été construit en 2018 dans la grande ville de Chengdu, capitale de la province du Sichuan. À l’époque, le projet, baptisé « Jardin forestier de Qiyi », a été décrit comme « une forêt verticale » où les appartements possèdent tous des balcons où la végétation est maximisée, donnant aux édifices des allures de petite jungle. L’ensemble des 826 appartements mis en vente ont trouvé acquéreur très rapidement en avril 2018. Ce projet immobilier visait à reconnecter la ville et l’environnement, mais en définitive la nature a repris ses droits. La faune a rapidement repris ses droits et des nuées de moustiques ont investi les lieux, rendant les appartements inhabitables. Seul dix familles y ont emménagé face à ces conditions difficiles.

#Réseau_5G [Revue de liens]

► – L’impact écologique de la 5G inquiète. Ses défenseurs tentent de rassurer. Que sait-on de l’impact écologique de cette nouvelle technologie ? – Cette technologie doit supplanter d’ici à 2023 l’actuelle 4G. Bien plus qu’une amélioration du réseau, elle est censée permettre un bond technologique considérable et fait d’ores et déjà l’objet d’une guerre acharnée entre la Chine et les Etats-Unis. @franceinfo répond à neuf questions sur le réseau qui va révolutionner nos communications ; – Un rapport sur les effets sanitaires de l’exposition à la 5G, commandé par le gouvernement au début de l’été, a été rendu public mardi 15 septembre ; – Comment se déroule le déploiement de la 5G en Corée du Sud, en Espagne et en Irlande ?

► – La 5ème génération de réseaux mobiles devrait permettre d’éviter la saturation dans des échanges de plus en plus gourmands en données, mais elle suscite aussi de nombreuses questions pratiques ; – « Il est urgent de freiner le déploiement » de la 5G « pour le baser sur des constats objectifs » réclame Frédéric Bordage, fondateur du collectif d’experts GreenIT.fr, ce sujet doit avant tout faire l’objet d’études « indiscutables » ; – Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui défend une accélération du déploiement de cette technologie controversée, demande une « compilation de toutes les études faites dans le monde » à l’Organisation mondiale de la santé ; – En plein débat sur la 5G, le Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique affirme que de très nombreuses études prouvent depuis des années l’absence d’effet sur la santé des radiofréquences. C’est vrai, mais on ne peut pas en tirer de conclusion formelle pour la 5G.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► « Derrière nos écrans de fumée », un documentaire Netflix comme accélérateur de prise de conscience ?. À retenir cette semaine : – La crise sanitaire dope la fréquentation de la presse en ligne ; – Les médias locaux élargissent leur territoire ; – Qui s’intéresse au « Slow Journalism » ?

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18 Sep

Régions.news #441 – Edition du vendredi 18 septembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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 Légende image. Le célèbre pont de San Francisco (Californie, Etats-Unis) sous le ciel orangé causé par les incendies historiques, le 9 septembre 2020. (Photo Philip Pacheco / Afp). Il y a comme un air d’apocalypse qui flotte sur la côte ouest des Etats-Unis. Attisés par la sécheresse et les vents violents, les incendies ont déjà consumé plus de 10 000 km2, soit plus que la superficie de l’île de Chypre. À lire aussi : Les méga-feux de Californie se voient plus que les « feux zombies » de Sibérie.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► L’agglomération du Mans investit 21 millions d’euros dans le développement de moyens de transport à hydrogène. La collectivité, qui a inauguré en juillet sa station de stockage, va acquérir dix bus et six bennes à ordures ménagères. « On utilise de l’eau de mer qu’on électrolyse : on casse la molécule d’eau en deux parties. L’une de ces deux parties est un gaz : de l’hydrogène. On le compresse très fort dans des réservoirs du même type que ceux que vous avez dans vos cuisinières pour alimenter en butane ou en propane vos feux de cuisson », explique Mathieu Guesné, fondateur de la société Lhyfe L’entreprise assure ensuite l’acheminement vers la station à hydrogène située en bordure de l’aérodrome du Mans « qui va transférer l’hydrogène dans les réservoirs des véhicules. ». Il s’agit d’un hydrogène « vert », précise Mathieu Guesné. « Ce sont des éoliennes qui nous fournissent l’énergie », indique-t-il. Le premier bus à hydrogène a été mis en service le jeudi 16 septembre.

 ► La hausse du nombre de cyclistes à Paris entraîne une augmentation du taux d’accidents de vélo. Depuis le début de l’année, la préfecture de police recense un bond de 31,7% du nombre de cyclistes blessés dans la capitale. Alors que le nombre d’accidents tous usagers confondus a pourtant baissé de 16,5% en comparaison avec l’année 2019. La tendance a notamment fortement augmenté durant le mois d’août avec 70% de blessés en plus. Les forces de l’ordre ont signé trois fois plus de procès-verbaux depuis janvier par rapport à 2019. De plus, les cyclistes sont responsables de la moitié des accidents qui les impliquent entre eux. Dans 70% des cas, le danger venait de derrière eux. Pour alerter les cyclistes sur les dangers de la route et les habituer à adopter les bons gestes, plusieurs initiatives ont été mises en place à Paris, comme le dispositif Coup de pouce vélo.

 ► Déployer l’Internet haut débit dans un département comme le Gers constitue un défi car les habitations sont dispersées. Une situation géographique peu rentable pour les opérateurs du marché. Alors en 2014, le Conseil départemental et les communautés de communes ont créé « Gers Numérique » dont l’objectif est de développer son propre réseau Internet à Très Haut Débit (fibre optique ou satellite). « Un Gersois sur deux est déjà éligible à la fibre optique. Ce qui permet au Gers, alors qu’il avait le plus mauvais débit de France, d’avoir le premier réseau public en fibre optique de toute l’Occitanie » précise Romain Gabrielli, directeur de Gers Numérique

 ► Grâce à un algorithme, développé par des médecins canadiens, l’hôpital central de Nancy va pouvoir réduire le temps d’attente aux urgences et orienter les patients vers le service le plus adapté à son état de santé. « Cet algorithme va apporter une sécurisation et une homogénéisation de la prise en charge du patient. À terme, le but est que l’infirmier ou infirmière devienne autonome à 100%, sans avoir besoin de la validation d’un médecin pour la réorientation », explique Tahar Chouihed, médecin urgentiste au CHRU de Nancy. Lancé en 2015 au Canada, l’hôpital de Nancy est depuis lundi 14 septembre, le premier à tester cette méthode en Europe.

Légende image. Depuis longtemps, l’artiste toulousain Gilbert Legrand détourne des objets pour leur donner vie. Ces objets qu’il rencontre sur les plages de l’Atlantique, ou de la Méditerranée sont « Seuls, moches et abandonnés », titre d’un livre co-écrit avec la scénariste Clémence Sabbagh, qui sort le 17 septembre. Si Gilbert Legrand attire le regard sur ces objets, ce n’est surtout pas pour les magnifier. « Je les rends pathétiques. Ils sont tous moches, un peu comme leur situation les a rendus. Ils ont un problème existentiel », explique l’artiste qui admet qu’il y a bien « un petit discours sur la responsabilité des hommes d’en être arrivés à tout ce bordel ». (Photo : Clémence Sabbagh).

#Transport

► « Là encore, le problème ne vient pas des modes de transports mais des choix politiques. La façon dont les collectivités envisagent les infrastructures oppose souvent le vélo à la marche. Si l’on veut éviter la guerre entre cyclistes et piétons, il ne faut pas accorder à ces derniers, royalement, un même trottoir de deux mètres pour circuler et ne miser que sur les pistes cyclables. La logique des marcheurs qui traversent la rue, passant d’un magasin à l’autre, n’est pas la même que celle du cycliste qui file sur sa voie, convaincu qu’il a la priorité », explique l’anthropologue suisse Sonia Lavadinho dans un entretien sur le site @lemondefr intitulé : « Pour que le vélo soit une pratique démocratique, il faut développer une autre philosophie du partage de l’espace ».

#Quartier

► « Pendant la période de confinement, les habitants ont redécouvert leur quartier, devenu l’eldorado des relations sociales, explique Lise Bourdeau-Lepage, géographe et économiste, professeure à l’université Jean-Moulin à Lyon. C’est nouveau, car les citadins passent en temps normal peu de temps dans leur logement et dans leur quartier. La plupart des villes modernes sont organisées entre d’un côté des lieux de travail et de l’autre des lieux de vie ou de loisirs. » La proximité évoque l’entre-soi, le refuge. « On est dans des mécanismes de réassurance, poursuit Fanny Parise, anthropologue à l’Université de Lausanne (Suisse). Quand les individus ont l’impression que leur vie leur échappe, ils se tournent vers ce qui leur est proche (famille, voisins, environnement), une sphère qu’ils ont l’impression de pouvoir maîtriser. » Lire l’article sur le site @lemondefr.

#Sciences

► « Pour des raisons sociales et économiques, il est important que le milieu des sciences numériques se diversifie. Aujourd’hui, alors que les femmes pourraient bondir sur les opportunités d’émancipation sociale et économique, elles passent à côté d’un secteur où les salaires se révèlent les plus compétitifs. La présence de femmes dans ce milieu est d’une forte importance en ce qui concerne l’élaboration de technologies et de modèles/algorithmes réfléchis à 360 degrés, au côté des hommes, et donc inclusifs. Enfin, augmenter la présence des femmes dans ce milieu permet d’élargir le pool de talents et donc de s’entourer des meilleurs, sans distinction de genre » explique Aurélie Jean, docteure en science numérique et entrepreneuse, sur le site @LesEchos.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le fléau des cyberattaques frappe de nouveau les élections américaines. À retenir cette semaine : – Comment rémunérer la créativité à l’ère du numérique ? ; – La crise devrait accélérer la montée en puissance de l’Internet des objets ; – Dans les smartphones des collégiens ; – Facebook pourrait être forcé d’arrêter le transfert des données d’Européens aux USA ; – Vous détestez les réseaux sociaux ? Vous allez adorer ce documentaire.

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