29 Nov

Régions.news #402 – Edition du vendredi 29 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Le canal latéral à la Loire, ouvert en 1838, va de Briare (Loiret) à Digoin (Saône et Loire). Long de 196 km, il permet avec d’autres ouvrages la liaison du Rhône à la Seine. Photo AB Photographe, vue sur le site France 3 Centre-Val-de-Loire.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► En mission de nettoyage dans les calanques de Marseille, IBuble est le tout premier drone sous-marin autonome. iBubble ne pèse que dix kilos et il est muni d’une caméra dite  intelligente qui est capable de suivre un plongeur. La caméra est capable de reconnaître des anomalies sur la coque d’un bateau ou de repérer une fissure sur un barrage. « Ces drones vont pouvoir capter de l’information sur l’état des océans, de la faune et de la flore, plus il y aura de drones dans l’eau, plus on sera capable d’avoir ces informations et de les fournir aux scientifiques », indique Benjamin Valtin, co-fondateur de Notilo, la jeune société marseillaise qui a créé iBubble. Un système de sonar permet au drone de se repérer jusqu’à 60 m de profondeur.

► Dans le cadre d’une politique de diversification de la production d’énergie, le Languedoc-Roussillon fournira 1 500 Mégawatts grâce à l’énergie éolienne en 2020. Mais il y a une exception. Le département du Gard ne compte qu’un seul parc éolien de cinq machines qui produisent 10 MégaWatts par an. Depuis 20 ans, l’association Vent de colère se dresse contre tous ces projets avec comme principal argument avancé « l’intermittence et le caractère aléatoire » de la production éolienne : « Cela ne produit que pendant le temps de charge, soit à peine 20% du temps …le reste du temps il faut réguler avec des moyens thermiques. » Pour Laurent Tokarkis, chargé de projet Quadran Energies marines, « Contrairement à ce qui est affirmé, une éolienne produit à partir d’un vent de 11 km/h et elle atteint son maximum avec des souffles d’environ 39 km/h. »

► La goélette Tara est rentrée au port, à Lorient, après une expédition de six mois. Depuis dix ans, la fondation étudie les déchets plastiques et microplastiques dans les mers et les océans. Cette fois, les scientifiques se sont intéressés à ce qui se passe en amont, dans neuf des plus grands fleuves d’Europe, pour savoir « d’où ils viennent, où ils vont, comment ils s’accumulent », explique Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l’expédition. Des prélèvements ont été effectués en mer, mais aussi en amont et en aval des fleuves, et le constat est sans appel. « Il faut arrêter le flux » de déchets plastiques sur terre car il est impossible de nettoyer les océans, insiste Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Expéditions.

#DataCenter

► La société de télécom Orange a choisi la commune d’Amilly, dans l’Eure-et-Loir pour installer son nouveau centre de stockage de données informatiques. Un data center, c’est gourmand en énergie, car il faut non seulement faire fonctionner les systèmes informatiques mais aussi leur donner les moyens de se refroidir. Pour cela, Orange a testé la technologie du « free cooling », qui « utilise l’air frais ambiant pour refroidir l’informatique onze mois sur douze » et permet de se passer de climatisation. Dans cette optique, le site d’Amilly présente « des conditions météorologiques idéales » parce qu’il y fait suffisamment froid ! Cette méthode va permettre d’économiser la consommation énergétique annuelle d’une ville de 30 000 habitants.

Légende image. Un masque sauvé des eaux et porté place Saint-Marc à Venise, le 17 novembre. (Photo : Claudia Greco / Afp).

#Ville

► En juillet 2012, une mission parlementaire avait pointé du doigt l’urbanisation trop intensive dans le Var: « La catastrophe a touché des territoires rendus vulnérables par une urbanisation croissante liée à la pression démographique qui touche la zone littorale. Il existe sur ces territoires aux capacités limitées une « soif de construire » entretenue par les propriétaires et les promoteurs et relayée par les élus locaux », indiquait Jean-Pierre Bayle, alors président de la quatrième chambre de la Cour des comptes, devant les sénateurs, à propos des inondations de juin 2010.

► Le problème avec l’urbanisation actuelle, c’est que les sols bétonnés sont imperméables ce qui transforme les rues en torrent à la moindre inondation. L’idée est de créer des bitumes perméables pour favoriser l’absorption et l’écoulement des eaux pluviales. La Chine est en pointe sur cette question en développant trente villes éponges. À lire: Pour limiter les inondations, Shanghai devient une ville-éponge végétale.

► En Angleterre, dans les zones inondables comme les bords de la Tamise, on a construit des maisons amphibies qui montent et descendent avec le niveau de l’eau. Leurs fondations sont remplacées par un immense bac qui va se remplir avec l’inondation et permettre à la maison de s’élever jusqu’à trois mètres pour garder ses occupants au sec. Elle est parfaitement arrimée à des poteaux. En plus, elle monte et descend à la même vitesse que la crue, quelques centimètres toutes les heures.

► Océanix est une ville autonome et écologique qui répond à la problématique du réchauffement climatique. Le projet est officiellement soutenu par les Nations Unies où il a été présenté le 3 avril. Imaginez d’immenses plateformes flottantes en forme d’hexagone amarrées près des côtes. Elles pourraient s’accrocher les unes aux autres pour dessiner de gigantesques étoiles posées sur l’eau, jusqu’à créer de véritables villes. Marc Collins Chen, ancien ministre du Tourisme de Polynésie, défend son projet : « Ces villes flottantes sont conçues pour être reconfigurées en permanence : si vous n’êtes pas bien dans votre communauté, ou simplement que vous avez le sens de l’aventure, vous détachez votre maison, et vous allez là où votre cœur vous porte. »

#Internet

► Le Britannique Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web, a annoncé lundi 25 novembre le lancement d’une initiative mondiale contre les dérives d’Internet. Plus de 150 organisations incluant Microsoft, Google, Facebook mais aussi des milliers de particuliers ont rejoint ce plan d’action qui vise « à stopper les abus croissants sur le net », explique la fondation de l’informaticien dans un communiqué. Plan d’action soutenu par des gouvernements comme ceux de la France et de l’Allemagne. Il s’agit « d’une feuille de route pour construire un meilleur internet, estime Tim Berners-Lee. Les gouvernements doivent renforcer les lois et la régulation du monde numérique. Les groupes doivent faire plus pour garantir que la recherche des bénéfices ne se fasse pas aux dépens des droits de l’homme et de la démocratie »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Publicité politique, Google met la pression sur Facebook. À retenir cette semaine : – Redonnons le pouvoir du numérique à la société ; – L’Europe a besoin d’une révolution culturelle. Mais qui va la lancer ?

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22 Nov

Régions.news #401 – Edition du vendredi 22 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Un complexe maraîcher de culture de tomates sous serres équipées d’éclairages LED à La Chapelle-des-Fougeretz (Ille-et-Vilaine). Il s’agit des couleurs réelles, visibles à l’œil nu la nuit. Charlène Flores est photographe et dimanche 2 juin, elle a publié un reportage dans Libération du 2 juin. On y découvrait des serres de production de tomates qui « compensent le peu d’ensoleillement avec un éclairage artificiel », décrit le journal. « On évolue dans un monde, quand on est à proximité des serres, qui est littéralement rose fluo, fuchsia », décrit la photographe à franceinfo.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► « Les communes sont une très bonne échelle pour la transition écologique ». Les maires sont les acteurs les mieux placés et les plus légitimes pour mettre en place une transition écologique rapide sur le terrain. Ils sont pourtant rarement conscients des enjeux et souffrent du manque d’engagement de leurs concitoyens. Voilà un des constats dressés par l’ingénieur Ulysse Blau, qui a passé trois mois à arpenter à vélo les communes du Calvados pour établir un état des lieux sur la transition écologique dans des communes de France.

 ► À l’institut du Cancer de Montpellier, près de 60 000 malades sont soignés ici chaque année. Des traitements lourds qui parfois obligent les patients à rester toute la journée à l’institut. Aujourd’hui, entre deux séances de chimiothérapie, le patient enfile un casque sur les oreilles et un masque de réalité virtuelle pour s’évader un peu. Ils sont une cinquantaine de patients, en soins à l’Institut du Cancer de Montpellier, à avoir testé la réalité virtuelle. Et tous, selon la direction de l’institut, ont été conquis : « Pour les patients, ça leur apporte d’une part une réduction du niveau de stress et d’angoisse lors d’une première séance de chimiothérapie, mais c’est aussi l’opportunité pour eux de sortir de l’environnement hospitalier », explique le directeur de soins à l’ICM de Montpellier. Bientôt, d’autres CHU comme Toulouse et Bordeaux prévoient de développer la réalité virtuelle.

► Une fois la chambre ou le salon repeint, il reste toujours un fond de peinture, qu’il faut bien souvent jeter à la déchetterie. En 2015, à Blanquefort, en Gironde, Maylis Grau, chimiste de profession, a décidé de stopper ce gaspillage. Elle cherche alors à recréer une peinture, à partir de fonds de pots. Inspirée du modèle québécois qui recycle l’intégralité des peintures. Elle crée son entreprise, Circouleur, se met alors en relation avec les déchetteries du Libournais et du nord Gironde qui collectent les pots de peinture usagés. Depuis sa création, Circouleur a recyclé 24 tonnes de peinture. Elle bénéficie aujourd’hui d’un A+, la note la plus élevée.

 ► Moustache est une entreprise installée à Épinal (Vosges) qui a réussi à s’imposer comme le champion français du vélo électrique. « L’année de notre création, on avait prévu de vendre 600 vélos. On en a écoulé 1.300. Et sur notre dernière saison, nous en avons produit environ 30.000 », se félicite l’un des deux fondateurs de cette PME qui exporte déjà 40 % de sa production. À lire : Aux Pays-Bas le vélo électrique dépasse la bicyclette.

Légende image. Le château du Haut-Koenigsbourg (Bas-Rhin), est un château fort alsacien du XIIᵉ siècle, profondément remanié au XVᵉ siècle. Quand il ne travaille pas sur le tarmac de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, Tristan Vuano prend le manche de son ULM. Armé de son appareil photo, il immortalise les paysages alsaciens pendant l’automne.

#Habitat

► En Normandie les tiny-houses, ou petites maisons en bois sont très à la mode. Chaque maisonnette est conçue sur mesure, et à la demande des clients. Avec ses 13 m2 au sol, tout rentre, y compris des rangements. Pour optimiser le volume, les espaces sont superposés et le coin couchage est en mezzanine. Certaines Tiny atteignent 40 m2 sur deux niveaux. L’habitation repose sur une remorque, l’ensemble pesant au total 3,5 tonnes. Ces mini-maisons doivent en effet pouvoir prendre la clé des champs au gré des envies de leurs propriétaires. Le concept de Tiny house, est né Outre-Atlantique après le passage de l’ouragan Katrina, pour reloger des milliers de victimes. Trois amis normands ont décidé en 2014 de créer une entreprise pour construire ces « maisons minuscules ». Ainsi les premiers modèles français sont nés en Normandie, à Poilley. Elles coûtent en moyenne 55 000 euros. Elles sont bâties avec des bois locaux pour la plupart. À lire : Quelle réglementation pour une Tiny House en France ? et le maxi-succès des mini-maisons aux États-Unis.

#Ville

► Plus écolo que l’avion, le train de nuit fait son comeback en Europe. On croyait qu’il avait disparu, pourtant un peu partout en Europe, le train de nuit fait de la résistance. Un article de Wired UK s’est penché sur cette résurrection. En 2016, le gouvernement français annonçait la fin des trains de nuit sur son territoire. Trois ans plus tard, tout a changé. le flygskam, la honte de prendre l’avion, sont passés par là. En septembre 2019, les vols intérieurs en métropole ont chuté de 1%. Dans les pays voisins, le chemin de fer aussi prend son envol et on assiste à la renaissance des lignes nocturnes. Pourtant d’après ses défenseurs, le train de nuit possède de nombreux avantages. D’après Mark Smith du site The Man in Seat 61, les passagers choisissent le train de nuit pour réduire leur empreinte carbone mais aussi pour éviter le passage par l’aéroport. Il y a aussi un bénéfice économique : une nuit d’hôtel en moins et une arrivée en centre-ville sans débourser 40€ pour un taxi.

#IA

► Journalisme augmenté à l’IA, un état des lieux. Par Kati Bremme, Direction de l’Innovation et de la Prospective de FTV. Menace ou promesse, outil ou ennemi, l’Intelligence Artificielle (IA) s’introduit dans les rédactions, et avec elle la question de l’avenir du journalisme sur fond de relation perturbée avec les géants de la tech, qui nous rendent une fois de plus accrocs en fournissant …l’essentiel de la technologie dont se sert l’IA. Prendre du recul face au « hype » autour de l’IA et des « robots journalistes », et analyser ce que pensent réellement les rédactions de cet outil qui est en train de disrupter leur métier est l’objectif du « Journalism AI Report » du ThinkTank Polis de la London School of Economics. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le lancement de Disney+ ébranle le marché de la SVOD. À retenir cette semaine : – La newsletter est-elle le futur des médias ? ; – Les huit engagements titres du groupe Centre France pour les élections municipales 2020 ; – De l’utopie à la dystopie en 20 ans. Le NYTimes Magazine analyse l’avenir d’Internet.

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15 Nov

Régions.news #400 – Edition du vendredi 15 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. #VilleMiroir. Cliché pris aux alentours de la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine) le 12 avril 2016 (Photo : @padam92). « Le droit à la ville, c’est dire que les personnes qui pratiquent la ville doivent en déterminer la forme et les fonctions. C’est dire que la ville nous appartient, qu’elle est à nous », explique Julien Simard, doctorant en études urbaines à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) à Montréal. À lire : Le droit à la ville pour se réapproprier l’espace urbain sur le site canadien @LeDevoir.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La ville de Chauny (Aisne) veut redynamiser son centre-ville. Pour cela la municipalité demande l’avis de ses habitants sur Internet. Leurs réponses permettront à la commune de définir les aménagements nécessaires, et d’étoffer les propositions des commerçants. Cette enquête se termine le 15 décembre.

► A Bordeaux, Frédéric Brouzes, guide et infographiste, est un passionné d’histoire. Il a matérialisé en images de synthèse des gravures et plans de la cité girondine au 15ème siècle pour les resituer dans le Bordeaux d’aujourd’hui. Le résultat est à découvrir grâce à un masque de vision en 3D. « On ne raconte pas une histoire, on parle de faits réels. Ce n’est pas du passé. Le présent et le passé sont complétement liés là », explique Frédéric Brouzes. Toutes les informations sont sur son site Bordeaux Storic.

► Obtenir une carte d’identité, faire sa déclaration fiscale, autant de démarches administratives qui passent désormais par le numérique mais dans certaines zones rurales, les particuliers sont parfois démunis. Dans le Pays royannais (Charente-Maritime), André Ruiz, aidant numérique, propose ses services à domicile pour épauler les seniors ou les particuliers qui ont des difficultés avec le numérique. Un service payant rendu possible grâce à l’association Mod’emplois dont le but est de permettre à des demandeurs d’emplois de renouer avec le monde du travail. Selon l’INSEE, 17% des Français ne savent pas utiliser un ordinateur.

► La chambre d’agriculture de la Creuse organise cette semaine la seconde édition du « rallye abreuvement ». L’idée est de rechercher sur le terrain des solutions pour l’autonomie en ressource en eau et échanger autour de différentes solutions pour l’abreuvement des animaux. Les éleveurs impliqués ne manquent pas d’outils : béliers à eau, pompage solaire, retenues d’eau, les exploitants ont la possibilité de faire le tour d’exploitations pionnières en la matière. La chambre d’agriculture de Creuse rappelle qu’il est aujourd’hui indispensable d’atteindre le maximum d’autonomie en eau pour l’abreuvement des troupeaux afin de réduire les coûts, améliorer les conditions de travail et limiter les prélèvements sur les réseaux d’alimentation en eau potable.

► Fast Retailing, maison mère de la marque japonaise de vêtements Uniqlo, a annoncé mercredi 13 novembre un partenariat avec la jeune société nordiste Exotec, dont les robots Skypod vont équiper des entrepôts du groupe japonais pour la préparation de commandes. Takuya Jimbo, directeur général adjoint de Fast Retailing explique ce choix : « L’intelligence est dans les robots qui se déplacent de façon autonome et économe à l’horizontale au sol, et à la verticale entre des étagères ordinaires jusqu’à une hauteur de 10 mètres » alors qu’avec d’autres systèmes, les étagères sont elles-mêmes motrices et requièrent une installation complexe.

Légende image. La visualisation du projet de l’architecte italien Stefano Boeri pour la construction d’une ville boisée intelligente, dans les environs de Cancún, au Mexique. La ville ne doit cependant pas uniquement être écologique, mais également « intelligente », grâce à divers capteurs à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments qui doivent rendre la vie de ses habitants la plus agréable possible. Mais cet ambitieux projet suscite la controverse. La ville-forêt doit être construite en plein milieu d’une forêt vierge existante et les immeubles verts nécessitent l’abattage de nombreux arbres. (Crédits photo : stefanoboeriarchitetti.net)

#Ville

► France urbaine, association qui réunit les grandes villes, grandes intercommunalités et métropoles françaises, a publié une étude sur le rôle du numérique au service de l’innovation sociale dans les villes. Il s’agit de dresser un panorama des initiatives prises par les centres urbains pour favoriser le mieux-vivre ensemble en ville. En pleine actualité liée aux enjeux de solidarité et d’accès aux services publics, cette étude questionne sur la possible existence d’une spécificité française de la ville intelligente. Voir aussi la vidéo de la 19ème Conférence des Villes, organisée par France urbaine qui s’est tenue le mercredi 18 septembre 2019 à Paris sur le thème de « L’engagement des villes en actes : solutions et innovations au service des citoyens »

► La ville dite intelligente est souvent conçue comme un réseau géant où l’individu est réduit à une simple donnée parmi d’autres et où un algorithme dicte le bien de la cité. Ainsi la ville de Neom est la mégalopole du futur présentée en novembre 2017 par l’Arabie Saoudite. Elle est censée préfigurer la ville de demain. Elle comptera « plus de robots que d’humains », qui s’occuperont de toutes les tâches difficiles et répétitives. Les habitants occuperont des maisons « zéro émissions », se nourriront de fruits et légumes cultivés dans des serres verticales automatisées, se déplaceront via des drones volants et respireront « l’air digital ». La CNIL explique dans un rapport sur les « smart cities » publié en 2017 que ces villes ordinateurs « proscrivent tout ce qui accompagne la présence d’êtres humains : leur besoin de convivialité, de chaleur, de lumière… » et qu’en fait « les robots ne seraient-ils pas finalement les habitants idéaux de la smart city ?»

#IA

► la chroniqueuse Guillemette Faure (Le Monde) qui s’est introduite parmi les experts de l’intelligence artificielle réunis en novembre à Paris pour le forum « Global Forum on AI for Humanity », écrit : « Les conférences sur l’intelligence artificielle sont un des rares endroits où la file d’attente pour les toilettes est plus longue côté hommes que côté femmes », m’a fait remarquer une chercheuse alors que nous nous lavions les mains. La « crise de la diversité », selon l’expression de Kate Crawford, professeure à l’université de New York, fait partie des sujets qui tracasse le secteur. « Quatre-vingt-dix pour cent des profs d’intelligence artificielle sont des hommes. Ce n’est pas un problème technique, c’est une industrie qui reproduit une perception biaisée du monde… ». Lire sa chronique « A la rencontre des gars de l’IA » sur le site @Lemonde

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La course aux millions d’abonnés. À retenir cette semaine : – La BBC utilisera le « journalisme semi-automatisé » pour la première fois lors de l’élection générale de 2019 ; – La BBC prévoit d’élargir son service de compte rendu sur la démocratie locale via de nouvelles sources de financement externes..

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08 Nov

Régions.news #399 – Edition du vendredi 8 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Le dragon des Machines de Nantes lors de la parade à Calais (Pas-de-Calais), vendredi 1er octobre. Haut de 10 mètres, long de 25 et pesant 72 tonnes, le monstre mécanique imaginé par François Delarozière, directeur artistique de la compagnie « La Machine », a été au centre d’un « spectacle urbain » de trois jours. « Ce dragon des mers » est un enjeu économique important pour la ville. (Crédit photo : François Lo Presti / Afp).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Au début novembre, lors de la foire agricole de Leucate (Aude), une campagne de financement a été lancée pour développer deux projets de parc éolien flottant au large des côtes méditerranéennes, à Gruissan et au Barcarès. Le financement participatif devrait se faire à hauteur de 600 000€ pour un outil qui permet de mesurer la vitesse du vent, explique Julien Hostache, co-fondateur d’ENERFIP (Plateforme de financement participatif pour des énergies renouvelables) : « L’objectif c’est de proposer aux citoyens du territoire d’investir sur cette phase de développement. En l’occurrence il s’agit d’investir dans une bouée qui permet de mesurer les vitesses du vent à différentes hauteurs. C’est un dispositif essentiel dans le développement du projet. » A lire aussi : L’impact visuel et sonore pourrait selon les habitants, dégrader leur cadre de vie.

► Des habitants du secteur de la commune de Beaune la Rolande (Loiret) viennent de créer une association pour tenter de s’opposer à un projet de construction de huit éoliennes de 188 mètres de haut à Egry et Barville en Gatinais. Ils ont lancé une pétition, alors que l’enquête publique vient de s’achever. Pour Jean-François Luche, chef d’entreprise dans la région, « 188 mètres, ça fait deux fois et demi le clocher de Beaune la Rolande, deux fois la cathédrale d’Orléans, oui on peut parler de monstres ! »

► Jean Fil est le nom de l’entreprise que trois agriculteurs gersois ont créée il y a 3 ans à Montréal-du-Gers. Leur pari est de fabriquer des vêtements 100% coton gersois. Ils ont récolté. 100 kg de fibres de coton la première année et deux tonnes la 3ème saison. Du champ au vêtement, il faut en moyenne 6 mois pour obtenir un polo. « Notre polo fait environ 2 000 kilomètres au total, quand un polo classique acheté dans n’importe quelle grande enseigne parcourt plus de 20 000 kilomètres. L’impact carbone n’est pas du tout le même », souligne un des responsables de la société.

► À Charolles, en Saône-et-Loire, un bus transportant du matériel informatique se rend à la rencontre de personnes touchées par la fracture numérique. Deux formateurs animent un atelier pour apprendre aux habitants en demande à mieux utiliser un ordinateur. « Les personnes âgées ont beaucoup d’appréhension par rapport aux démarches en ligne parce que c’est tout nouveau pour eux, et ils ont besoin qu’on les accompagne », indique Amélie Fitte, animatrice. Dans le département, le bus doit parcourir 200 villages éloignés de tout service public. Si l’expérience fonctionne, un second véhicule pourrait être déployé.

Légende image. #VilleMiroir. Courbevoie (Hauts-de-Seine) (Crédits photo : @padam92). « La ville intelligente, c’est très technique. Ce sont des capteurs, des données, explique Ursula Eicker, titulaire de la Chaire en recherche sur les communautés et les villes intelligentes, durables et résilientes de l’Université Concordia. Ça n’implique pas les gens, ça implique la technologie. Or, s’il n’y a pas de coopération entre les gens, ça ne va pas fonctionner. » A lire : La ville intelligente, levier d’une révolution sociale et écologique

#Biomimétisme

► Produire du béton « auto-cicatrisant » grâce à des champignons, créer un terreau plus nourrissant en s’inspirant des fils d’araignée, doter un robot du sens de l’orientation des fourmis… La nature est une source d’innovation inépuisable pour l’industrie et la recherche. Au 16ème siècle, Léonard de Vinci avait déjà observé les oiseaux et les chauves-souris pour dessiner ses machines volantes. Il disait : « Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur. » Le design du TGV japonais, le shinkansen, s’est inspiré du martin-pêcheur. Le 22 octobre, s’est tenu à Paris la 4ème édition du salon du biomimétisme, Biomim’expo 2019 , destinée à promouvoir les vertus et les acteurs du biomimétisme.

► En France, on comptait 45 équipes de recherches autour du biomimétisme en 2012 et 175 en 2017, selon les chiffres du Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis (Ceebios). Ces experts du biomimétisme soulignent qu’il faut s’inspirer de la nature afin de dessiner des villes plus vivables pour leurs habitants et donc pouvoir diminuer notre impact environnemental. En effet, l’idée d’intégrer des éoliennes en ville fait son chemin même si elle ne semble pas faire l’unanimité. Des chercheurs envisagent de copier la peau des baleines pour éliminer le bruit causé par les pales.

#Publicité

► L’idée est de supprimer le spot publicitaire au milieu des films ou séries et de mettre directement les messages publicitaires à l’intérieur des programmes télévisés. Ainsi une intelligence dite artificielle va analyser les scènes et dès qu’elle verra un espace vide comme un mur ou un store de boutiques, elle plaquera une publicité à cet endroit. Les téléspectateurs ne se rendront compte de rien et auront l’impression que les scènes ont été tournées comme cela alors que ce sont des images rajoutées a posteriori. C’est le placement de produit ultime, car on peut le modifier a posteriori et le changer en fonction du film et de la personne qui le regarde. C’est à partir de janvier, que la publicité ciblée arrivera à la télévision.

#Il_était_une_fois

► Le mur de Berlin, érigé le 13 août 1961, s’est effondré le 9 novembre 1989 après 28 ans d’existence. Trente ans après, la jeune entreprise allemande TimeRide a mis au point une expérience de réalité virtuelle. Son objectif est de permettre à l’utilisateur de s’immerger dans le passé de la capitale de l’Allemagne d’après-guerre divisée en deux. Jonas Rothe, le patron de Time Ride, a toujours rêvé de pouvoir voyager dans le passé de la capitale allemande : « Tout à coup, on n’est plus seulement observateur, mais on se retrouve plongé dans l’Histoire. Et Berlin est pour cela l’endroit idéal : c’est en quelque sorte la capitale mondiale secrète des historiens du 20ème  siècle. Cette ville a tellement vécu de bouleversements au siècle dernier, c’est inépuisable ! ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le jeu vidéo, 1er marché culturel français. À retenir cette semaine : – « Nous sommes au Moyen-Age du numérique », entretien avec Matthieu Bourgeois, avocat au Barreau de Paris ; – Le monde dans 50 ans, selon les penseurs les plus audacieux ; – Le numérique modifie la manière dont les gens apprennent sur le monde.

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31 Oct

Régions.news #398 – Edition du jeudi 31 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Paris Games Week, le plus grand salon de jeux vidéo français, a débuté  mercredi 30 octobre. Pour les éditeurs de jeux vidéo, l’enjeu est important, à l’arrivée de la période des fêtes de fin d’année. En 2018, les ventes ont atteint 4,9 milliards d’euros en France. La Paris Games Week a de nouveau réservé un espace à l’e-sport (pratique du jeu vidéo en ligne à plusieurs) où les compétitions de gamers ont le vent en poupe. Crédit photo : IP3 Press / Maxppp.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La première centrale photovoltaïque flottante de France a été inaugurée vendredi 18 octobre dans le Vaucluse à Piolenc. Ce sont 17 hectares de lac recouverts par 47 000 panneaux solaires flottants. Des panneaux solaires qui produiront de l’énergie 100% renouvelable pour 4.733 foyers. « Cela permet que la population s’accapare le projet », précise le maire de Piolenc. Ainsi une ferme en agroécologie attenante au lac avec un parcours pédagogique dédié va être créée. Des agriculteurs devraient s’y installer en septembre et distribuer leur production en circuit court. À lire aussi : l’objectif du projet photovoltaïque « Solarza » sur la petite commune du Cros dans l’Hérault, est de construire une petite centrale écologique et rentable pour « répondre aux procédures d’impact environnemental. »

► Deux industriels de Châtellerault (Vienne), CDA Développement et Futuramat, ont réussi à mettre au point le Plaxtil, matériau fabriqué en partie à base de textile recyclé. Ce plastique est fabriqué avec au maximum 50% de textile et il est recyclable. Les tissus utilisés pour la fabrication proviennent d’Audacie, structure d’insertion par l’activité économique, qui traite chaque année 216 tonnes de vêtements usagés sont revendus ou recyclés. « Le constat d’Audacie, c’est que 50 à 60% des vêtements collectés, dans le second choix, sont invendus. On s’est dit qu’on devait essayer de trouver une combine pour valoriser le tout-venant », souligne le patron de CDA.

► Né à la toute fin du XXème siècle, Utopiales 2019, le festival nantais, est devenu l’un des rendez-vous mondial incontournables dans le domaine de la science-fiction. Littérature, cinéma, vidéo, jeux… Il fête ses 20 ans du 31 octobre au 4 novembre avec un programme qui tournera autour du thème : « Coder / décoder » avec des tables sur nos vies aux frontières du virtuel, sur les codes de l’uchronie, sur la cryptographie mais aussi une réflexion sur nos sociétés dans lesquelles « tout est information ».

#Toussaint

► Faut-il penser à notre « mort numérique » ? D’ordinaire, gérer l’après, c’est gérer un héritage, prévoir les obsèques… Mais qu’en est-il des dernières volontés numériques ? En France, la gestion des données post-mortem est prévue dans la loi pour une République numérique promulguée le 7 octobre 2016. Elle stipule que « les héritiers peuvent accéder aux traitements de données à caractère personnel qui le concernent afin d’identifier et d’obtenir communication des informations utiles à la liquidation et au partage de la succession. Ils peuvent aussi recevoir communication des biens numériques ou des données s’apparentant à des souvenirs de famille, transmissibles aux héritiers. » Petite ombre au tableau, en 2019, le décret d’application sur cette mort numérique n’était toujours pas entré en vigueur.

Légende image. Test de reconnaissance faciale à Kreuzberg, Berlin (Allemagne), le 3 août 2017 (Crédits photo : Steffi Loos / Getty). La vidéosurveillance est-elle une réalité pire que le mythe ? Elodie Lemaire, maître de conférence à l’Université de Picardie Jules Verne, essaye de répondre à cette question lors de l’émission de @franceculture du 23 avril. Elle a publié « L’œil sécuritaire. Mythes et réalités de la vidéosurveillance ». Ouvrage dans lequel elle passe au scanner nos idées reçues en matière de vidéosurveillance, fantasmes aggravés par la littérature et le cinéma. Elle dévoile, à partir d’expériences concrètes, les dangers de cette technologie.

#Reconnaissance_Faciale

► Deux lycées à Nice et à Marseille souhaitaient mettre en place un système de reconnaissance faciale pour contrôler l’entrée de ses élèves. La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a indiqué mardi 29 octobre qu’elle s’y opposait. « Ce dispositif concernant des élèves, pour la plupart mineurs, dans le seul but de fluidifier et de sécuriser les accès n’apparaît ni nécessaire, ni proportionné pour atteindre ces finalités », estime la Cnil dans un communiqué « Cette décision a un siècle de retard », a réagi le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. À lire : En mai 2019, une école secondaire suédoise qui se servait de la reconnaissance faciale pour prendre les présences a écopé d’une amende de 19 000 euros pour avoir enfreint le Règlement général sur la protection des données (RGPD) adopté par l’Union européenne en 2016.

► Jusqu’où ira la reconnaissance faciale ? La technologie est très développée en Chine, où elle sert non seulement pour un usage privé (par exemple, payer en caisse grâce à son visage) mais aussi aux autorités qui l’utilisent pour verbaliser les piétons qui traverseraient au rouge. Aux États-Unis, certaines villes n’ont pas hésité à interdire tout simplement le dispositif aux agents locaux et fédéraux, comme à San Francisco. En France, le législateur tarde à s’emparer du sujet, ce qui n’empêche pas la reconnaissance faciale de s’installer peu à peu dans nos vies, non sans générer de nombreuses inquiétudes. Une nouvelle application, nommée Alicem, devrait être lancée dans les prochains mois par le gouvernement. Elle permettra de simplifier les démarches administratives tout en garantissant un accès sécurisé. Mais pour s’y connecter, une identification par reconnaissance faciale est nécessaire.

► Ce projet gouvernemental, Alicem pour « Authentification en ligne certifiée sur mobile », a provoqué une levée de boucliers. Ainsi la CNIL s’inquiète de la mise en place d’un système qui ne respecte pas le RGPD et l’association la Quadrature du Net a décidé d’attaquer devant le Conseil d’État le décret autorisant la création de l’application. Au cœur de leurs craintes : la reconnaissance faciale, un système biométrique permettant de vérifier l’identité d’une personne et soupçonné d’engendrer le fichage des individus. Comment fonctionne la reconnaissance faciale d’Alicem ? Existe-t-il un risque de fuite des données personnelles ? L’usage de cette application sera-t-il obligatoire ? @Franceinfo fait le point dans un article publié le 21 octobre. À lire : Reconnaissance faciale : « Il faut d’abord qu’on expérimente et ensuite qu’on ait un débat public », déclare Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique et Facebook apprend à tromper les logiciels de reconnaissance faciale.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les GAFA paieront-ils un jour les contenus à leur juste prix ?. À retenir cette semaine : – Le FAQ du « journalisme de solutions » ; – Yuval Noah Harari : « Dans le futur, l’homme devra se réinventer tous les dix ans » ; – Les réseaux sociaux peuvent aussi faire du bien aux ados ; – « On a ré-inventé l’information avec le digital » :quand les starts-up révolutionnent la presse

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25 Oct

Régions.news #397 – Edition du vendredi 25 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. #VilleVerte. Street Art et agriculture urbaine à Philadelphie (États-Unis) en octobre 2019 (Crédit photo : @padam92). Aux États-Unis, vingt-deux États et sept grandes villes dont Philadelphie ont décidé de porter plainte contre la politique environnementale du gouvernement. Ecouter Jim Kenney, maire de Philadelphie, défendant les engagements de sa ville en matière d’écologie (CBS Philly, juin 2017).

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► L’entreprise Saurea, située à Auxerre (Yonne), a développé un moteur qui fonctionne à l’énergie solaire. Ainsi avec trois panneaux solaires, il peut motoriser une pompe à eau. « Si on se place par exemple en Afrique, l’intérêt est d’aller motoriser des pompes qui sont d’habitude à entraînement manuel. Là, on va pouvoir disposer le moteur sur la pompe et elle va pouvoir fonctionner au fil du soleil, explique Gilles Coty, directeur technique de l’entreprise. Dans notre système, le seul composant actif est la cellule photovoltaïque. Elle a une durée de vie entre vingt et vingt-cinq ans. C’est la même durée de vie que celle du moteur. »

► Le premier méthaniseur d’Isère approvisionné uniquement par des déchets agricoles (Fumiers, lisiers d’élevage et résidus agricoles) a été inauguré vendredi 18 octobre à Apprieu. Chaque année, cette unité de méthanisation baptisée Méthanisère va absorber pas moins de 15 000 tonnes de résidus de culture pour produire du gaz vert. Ces tonnes de biomasse vont générer 12 000 tonnes d’engrais parfaitement écologique qui permettront « d’éviter le recours aux engrais chimiques ».

► Sur un chantier à Bruay-sur-l’Escaut (Nord), une immense imprimante 3D pilotée par un ordinateur à distance reproduit millimètre après millimètre les plans d’une maison. Il faut compter 24 heures pour monter les quatre murs de ce bâtiment de plus de 50 m². La jeune entreprise valenciennoise Construction-3D a comme objectifs de permettre la construction rapide, répétable, écologique et économique de maisons et de résoudre en partie la crise du logement. « Ça veut dire, imprimer une maison par jour avec chaque machine. Le sujet, c’est d’apporter une solution d’automatisation qui va résoudre des problèmes dans des pays en voie de développement », explique Antoine Motte, directeur de Construction-3D.

#Ruralité

► La première session du Parlement rural français, initiée par l’Association nationale Nouvelles ruralités, a eu lieu à Nevers (Nièvre) les 15 et 16 octobre. L’objectif est de faire des propositions d’actions au gouvernement « pour répondre à ce sentiment d’abandon du monde rural ». Pendant ces deux jours, les débats ont porté sur l’Agenda rural français, un catalogue de 200 mesures remises cet été au ministre de la Cohésion des territoires. « Ce sont des territoires avec d’énormes capacités et qui sont également révélateurs des problématiques actuelles de la société, comme la transition économique et écologique, la désertification des territoires… », explique Patrice Joly, sénateur de la Nièvre. Ainsi l’objectif pour les participants est de « nourrir la réflexion d’un projet plus ambitieux pour les territoires ruraux : une stratégie d’équilibre et de complémentarité pour nos villes et nos campagnes » afin d’engager « un travail législatif en faveur de nos territoires ».

Légende image. #VilleMonde. Jersey City vue de la North Cove Marina à New York (États-Unis) en octobre 2019. Crédit photo : @padam92

#Il_était_une_fois

► Le 29 octobre 1969, à 22 h 30, l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) envoie à Stanford Research Institute (Californie), le premier message électronique par le réseau Arpanet (Advanced Research Projects Agency Network), l’ancêtre de l’Internet que nous connaissons aujourd’hui. Ce message était formé des cinq caractères « login », mais la petite histoire raconte que seuls les deux premiers parvinrent à leur destinataire, L et O (Hello). Ainsi des deux ordinateurs connectés en 1969, ils sont passés à mille en 1984, un million en 1992, un milliard en 2012. Aujourd’hui, 3,4 »milliards de personnes connectées à travers la planète, sur une population totale d’environ 7,5 milliards, selon une récente étude du cabinet KPCB. Le succès de l’Arpanet ne doit pas faire oublier les travaux qui ont suivi. « Il n’y a pas vraiment de premier jour d’Internet car beaucoup de gens faisaient des choses dans différents endroits », se rappelle Louis Pouzin, le père de Cyclade, le premier réseau français. En un an, vingt universités américaines sont connectées. Dix ans plus tard, elles seront 200, y compris outre-Atlantique. Les deux premières villes européennes furent Oslo (Norsar) puis Londres en 1973.

► En cinquante ans, Internet a évolué en profondeur. Une histoire marquée par toute une série d’innovations comme, le protocole TCP/IP inventé en 1973 par Vinton Cerf et Bob Kahn, le world wide web (WWW) né le 13 mars 1989 à Genève, au CERN, sous la houlette de l’informaticien Tim Berners-Lee ou encore la création de Google le 4 septembre 1998. Au fil de ces cinquante années, les idéaux du début, l’esprit libertaire, le partage, la gratuité, ont laissé place à un immense marché aujourd’hui dominé par les géants américains et chinois du numérique. Mais Olaf Kolkman, membre de l’Internet Society, voit dans le réseau de 50 ans un « adolescent turbulent » et il estime que « Internet a fait plus de bien que de mal ».

#Livre

► Edward Snowden et l’« Utopie déchue » : quand Internet est devenu un appareil de surveillance. Par Hervé Brusini, journaliste d’investigation, Prix Albert Londres. Il y a d’un côté « Mémoires Vives » (Seuil) d’Edward Snowden, pas seulement un témoignage mais la pédagogie d’une lente prise de conscience, celle d’un lanceur d’alerte qui bouscula le monde par ses révélations. C’est ainsi que la planète put découvrir l’existence d’un dispositif de surveillance de masse made in USA. (…) Il y a de l’autre côté, l’ouvrage qui fait écho. Autant Snowden est un acteur du « drame » numérique, autant Félix Tréguer avec son « Utopie déchue » en est le théoricien/historien. La tentation de n’apercevoir que la modernité informatique de l’américain, est ici battue en brèche par le membre fondateur de « La Quadrature du Net ». Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Zuckerberg défend la liberté d’expression coûte que coûte. À retenir cette semaine : – Comment les médias sociaux doivent se préparer à la désinformation en vue des élections de 2020 ; – La « culture de l’écoute » quand des rédactions s’associent à leur audience pour produire des contenus de qualité ; – Le système de droit pénal américain utilise des algorithmes prédictifs qui essaient de rendre le processus judiciaire moins biaisé. Mais il y a un problème plus profond ; – Pourquoi la réalité virtuelle n’est pas encore un fait accompli ; – Une vidéo et au dodo ! Comment YouTube a remplacé la tisane du soir.

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04 Oct

Régions.news #396 – Edition du vendredi 4 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Vue aérienne, le 1er septembre 2019, de Malé, capitale des Iles des Maldives.. Après un rapport sur les manières de limiter le réchauffement à 1,5 °C, en octobre 2018, et un document alarmant sur la dégradation des terres et l’alimentation en août, les experts du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se sont penchés sur les océans et la cryosphère (les pôles, les glaciers de montagne et le pergélisol, ou permafrost, qui désigne les terres gelées). Ce troisième rapport spécial en un an, a été présenté mercredi 25 septembre par les scientifiques à Monaco. Crédits photo : Chine Nouvelle / Sipa.

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► Une société où les salariés espèrent se faire virer. C’est le concept de l’entreprise éphémère qui vient de s’installée à Nanterre. Pendant sept semaines, cinquante demandeurs d’emploi unissent leurs forces pour tenter de décrocher un travail. « La plupart des participants sont des chômeurs longue durée qui commencent à perdre espoir. Le but est de leur redonner confiance », explique Sandrine Gineste, chef du projet chez BPI Group, partenaire du projet. Comme une entreprise classique, les activités des associés sont organisées par services, communication, commercial, ressources humaines…

► Laurent Tulpan est le créateur de « Bouge Ma Ville », une application censée rétablir le lien entre les citoyens et leur municipalité. « J’ai créé cette application simple pour remonter les problèmes vers une mairie en utilisant la géolocalisation, les photos et les commentaires des citoyens de la ville, explique Laurent Tulpan. La collectivité est plus réactive et elle y gagne. Ses services peuvent se concentrer sur les moyens à mettre à disposition en proposant des solutions à moindre coût et qui sont réellement adaptés aux usages. ».

 ► Un escape game (Jeu d’évasion grandeur nature) a ouvert ses portes samedi 28 septembre à Bordeaux, sur le thème du réchauffement climatique. Cette expérience ludique, nommée Gaïactica, a pour objectif « d’offrir aux joueurs la capacité de prendre les bonnes décisions, de dire ‘je joue’ mais aussi de provoquer une prise de conscience », selon son concepteur, L’objectif est d’essayer de sauver la planète en moins de 60 minutes, en prenant les bonnes décisions. Un jeu basé sur des données scientifiques vérifiées par un climatologue.

► A Bordeaux, Microsoft ouvre sa dixième école d’intelligence artificielle, le jeudi 26 septembre, à la Cité du numérique. L’objectif est de former chaque année vingt-cinq techniciens de l’intelligence artificielle, un secteur en plein développement, mais qui manque de main-d’œuvre en France. À cette occasion, Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur public chez Microsoft, a également annoncé la création d’un Experience Lab avant la fin de l’année. « Le but de ce laboratoire est de promouvoir les bénéfices que cette technologie peut apporter dans les secteurs de l’agriculture et de la viticulture par exemple ».

► Une piste cyclable solaire est en service le long du Canal de l’Ourcq à Bobigny (Seine-Saint-Denis) depuis janvier. Sur une longueur d’une dizaine de mètres et une surface de 52m² des dalles photovoltaïques recouvrent le sol. La piste accueille les vélos, les marcheurs et joggeurs. L’électricité produite grâce à ces panneaux solaires alimente l’éclairage sous le pont. L’énergie qui n’est pas consommée est stockée dans des batteries. Cette piste aurait produit depuis le mois de janvier l’équivalent de la consommation électrique annuelle, hors chauffage, de 440 foyers.

Légende image. Un enfant regarde vers le ciel au sein du Central Park de Songdo en Corée du Sud. Crédits : travel oriented, Flickr.

#Ville

► Songdo, la « ville du futur » se trouve face à ses contradictions. Elle alimente fantasmes et caricatures. Lancée au début des années 2000, la ville numérique de Songdo, en Corée du Sud. Pour les instigateurs du projet, l’objectif est faire de Songdo un modèle à exporter. « C’est le même processus avec les villes nouvelles du monde entier, en particulier dans les pays en cours de développement : des élites veulent construire un espace qui soit le reflet de leur réussite à l’international, explique le professeur de géographie et d’études urbaines à la London School of Economics. Elles préfèrent construire cet espace à partir de rien plutôt qu’à partir d’une ville déjà existante parce que les coûts sont moins chers. »

#Travail

► Diffusé le mardi 24 septembre sur France 2, l’émission Cash Investigation,  « Au secours, mon patron est un algorithme » revient sur les plateformes numériques des sociétés comme Google, Facebook et Uber qui ont révolutionné le quotidien de chacun. Mais la réalité est beaucoup moins reluisante. Pour faire tourner leurs applications, ces géants de l’économie numérique emploient une armée de petites mains invisibles. Des travailleurs jetables, sous-payés, sans contrat de travail et sans protection sociale. L’équipe de Cash Investigation est partie à la rencontre de ces forçats du clic, qui partout dans le monde, pour quelques cents la tâche, nourrissent les systèmes d’intelligence artificielle. À lire aussi : Les nouveaux prolétaires du Web : sélection d’articles à lire en complément de Cash Investigation sur le site @lemondefr.

► « On nous a laissé croire que les gens qui allaient adopter ce statut [de micro-entrepreneur] allaient devenir de vrais entrepreneurs. Or un vrai entrepreneur choisit sa clientèle, définit ses tarifs, la manière dont il travaille… il est complètement libre. […] Avec ce statut d’auto-entrepreneur, on ne devient pas un véritable entrepreneur ; les travailleurs des plateformes n’ont quasiment aucune liberté », explique Dominique Méda philosophe et sociologue sur le site @franceculture.

► « Pour que leur labeur devienne ouvrage, les travailleurs doivent rejeter les bullshit jobs de l’économie de masse et embrasser l’artisanat. Certains veulent travailler de leurs mains. D’autres souhaitent simplement s’éloigner du one best way tayloriste, pour exprimer leur créativité au travail. D’autres, enfin, rêvent d’autonomie et se mettent à leur compte », explique Laetitia Vitaud dans son ouvrage Du labeur à l’ouvrage (2019).

► Pourquoi le travail est-il devenu absurde ? L’anthropologue américain David Graeber dans son livre Bullshit Jobs (2018) expliquait que « La répartition du travail telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a donc rien à voir avec de quelconques facteurs économiques, ni même avec la nature humaine. Elle répond exclusivement à des considérations politiques. »

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► Netflix en difficulté dans la guerre aux abonnés et aux productions locales. À retenir cette semaine : – Téléphonie : les Suisses se mobilisent contre la 5G ; – L’ IA change notre perception du monde réel ; – Sur YouTube, l’INA transforme ses archives vidéos en or ; – Pourquoi les jeunes préfèrent louer plutôt que d’acheter ; – A Manchester, des voies lentes pour les piétons qui consultent leur smartphones.

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27 Sep

Régions.news #395 – Edition du vendredi 27 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Photo prise d’un drone à Daillens en Suisse. Credits : Laurent Gillieron (Keystone). Les robots, les drones et les capteurs électroniques sont de plus en plus présents dans l’agriculture. L’Université de Neuchâtel a organisé un colloque à la mi-septembre pour échanger sur les avantages et les risques des fermes connectées. « La ferme du futur se présente comme un système interconnecté, basé sur des techniques de collecte, de transfert et d’analyse de données, ce qui pose d’importants problèmes de confidentialité et de surveillance », a-t-il été précisé pendant le colloque.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Cabourg, connue comme la station balnéaire touristique, est aussi la première ville du Calvados à avoir un dispositif de vidéo-protection globale. Pour la mairie, la dégradation de biens et les vols ont augmenté et les caméras ont un effet dissuasif pour les malfaiteurs. Elles permettent d’identifier les responsables de vandalisme ce qui facilite le travail de la police municipale. Dans le documentaire de Christophe Trehet « caméras en campagne » de l’adjoint au maire de Saint-Arnoult (Calvados) indique que grâce à ce dispositif, le nombre de vols a diminué. Mais être filmé 24h sur 24, 7 jours sur 7, pour certains est oppressant et cela peut paraître intrusif. Ces caméras dans les communes rurales sont-elles une protection ou une violation de la vie privée ?

► C’est au départ une simple affaire de cambriolage à Corbas (Métropole de Lyon) qui pourrait bien devenir une question de société. Un logiciel de reconnaissance faciale aurait été utilisé lors d’une enquête pour confondre un suspect à partir d’une image de vidéo-surveillance, soulevant la colère de son avocat.

► Pionnière de la microfinance en France, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) réalise un minitour de France baptisé « Diagonale Regain », où il est question de ruralité, d’entreprenariat et de développement hors métropoles. Ce programme déployé depuis 2016 vise à rendre les offres de l’Adie, plus accessibles dans les zones rurales, afin que leurs habitants s’en saisissent, et contribuent à la relance économique de leur territoire. Le micro-crédit « ne peut que se développer, estime Maria Nowak, fondatrice de l’Adie. 25 % des personnes que nous finançons n’ont pas fait beaucoup d’études et 4 % n’en n’ont pas fait du tout. Pour autant, ce sont des personnes qui n’en n’ont pas moins des idées, de bonnes idées ». Lire aussi les cinq graphiques pour comprendre le microcrédit.

► À Épinal (Vosges), entre le jour du passage du camion des ordures ménagères et celui des sacs de tri, on est souvent perdu. Grâce à de l’application Sicovad vous recevez une alerte pour sortir vos poubelles le bon jour. En plus un moteur de recherche vous permet de savoir comment mieux trier. 50% des usagers de cette appli consultent le site web de tri depuis un smartphone. À partir de ce constat la collectivité a décidé de développer une application en répertoriant aussi les commerçants qui font la chasse aux déchets. L’objectif est de centraliser les bonnes pratiques et responsabiliser davantage les professionnels et les particuliers.

Légende image. Atelier de l’artiste de Street Art Vyrüs à Calais (Pas-de-Calais) . Crédits photo : Isabelle Girardin. À lire : Journées de patrimoine : découvrez le street-art à Calais et Boulogne-sur-Mer, à Noyon, le street-art rend hommage aux personnalités de la ville et Le street art de C215 habille les rues de Laon.

#Internet

► Il y a un grand absent au sommet mondial pour le climat de New-York, c’est Internet. Si Internet était un pays, ce serait le 3ème plus grand pollueur de la planète, après la Chine et les États-Unis. Internet représenterait entre 7 et 15% de la consommation mondiale d’électricité. Un email envoyé avec un fichier, c’est autant d’énergie qu’une lampe allumée pendant une heure. Quant aux vidéos, elles représentent 80% du trafic. Pour la France, 47 milliards de vidéos ont été visionnées sur YouTube au premier semestre et la consommation double tous les 4 ans. Google a investi 2 milliards de dollars dans des éoliennes et des panneaux solaires, soit une puissance équivalente à celle d’un réacteur nucléaire et demi rien que pour refroidir ses serveurs.

► Internet est avant tout une histoire de câbles interminables et de vastes bâtiments remplis de fibres et de serveurs. Ces infrastructures pas du tout virtuelles s’étendent sous les mers, sur terre, prennent de la place et consomment de l’énergie. Du navire câblier qui dépose la fibre au fond des océans au data center qui héberge nos données, le numérique offre aussi une face visible et palpable mais trop souvent méconnue. Écouter le reportage sur France Culture.

#Quantique

► Trois minutes et vingt secondes. C’est le temps qu’il a fallu à l’ordinateur quantique de Google pour résoudre un calcul informatique que l’ordinateur le plus puissant au monde effectuerait en… 10 000 ans. Google aurait donc atteint « la suprématie quantique » qui est le seuil à partir duquel un ordinateur quantique est capable de réaliser un calcul normalement impossible à résoudre, car bien trop long. Contrairement aux ordinateurs classiques qui réalisent les calculs de façon binaire, c’est-à-dire les uns après les autres, les ordinateurs quantiques peuvent effectuer plusieurs calculs en simultané. Autrement dit : ils sont capables de réaliser des calculs très complexes en un éclair de temps. De quoi permettre la gestion et l’analyse d’importantes quantités de données et l’amélioration des processus d’intelligence artificielle. Des applications sont possibles dans quelques secteurs comme la finance, la chimie ou l’industrie pharmaceutique. Mais il est peu probable que votre smartphone profite, à moyen terme en tout cas, de cette révolution. À regarder les deux vidéos de Fanny Bouton et Olivier Ezratty : A-t’on vraiment atteint la suprématie Quantique ?  et Le quantique, c’est fantastique.

► Comprendre l’informatique quantique (édition 2019), un ebook d’Olivier Ezratty, expert FrenchWeb, qui ambitionne de traiter du quantique à 360° aussi bien sous les angles scientifiques, technologiques, des usages, économiques, géopolitiques que sociétaux. Télécharger l’ebook. [À suivre].

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► La guerre du streaming est bien déclarée en France. À retenir cette semaine : – Sur fond de guerre entre Free et Altice, et après l’annonce de Salto, les colosses internationaux du streaming préparent leur arrivée sur le marché de la vidéo à la demande en France. Disney+ devrait débarquer en printemps prochain et visera directement, contrairement à Netflix (qui s’adresse plutôt à la cible des jeunes adultes) le public des grandes chaînes de télévision TF1, M6 et France Télévisions ; – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – 5G : huit choses à connaître pour préparer son arrivée ; – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – Intelligence artificielle : trois clés pour tirer profit de vos données.

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20 Sep

Régions.news #394 – Edition du vendredi 20 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. À Rennes, une piste cyclable dédiée, séparée de la voie pour les véhicules à moteur : c’est l’une des demandes des usagers de la bicyclette. Photo : D. Ademas / MaxPPP. Pour la seconde fois, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) lance une grande enquête nationale auprès des usagers, ou futurs usagers, pour connaître leur ressenti et recueillir leurs propositions.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Le Renoir est désormais la monnaie locale et complémentaire dans les commerces de proximité de la commune de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Elle a été instaurée en 2016 avec un taux de change de 10 euros pour 11 Renoir. Ainsi de nouvelles coupures vont être introduites : un billet de 50 Renoir ainsi qu’un billet de 2 Renoir. D’après le président de la fédération des commerçants de Cagnes-sur-Mer « C’est une demande des consommateurs qui souhaitent faire de plus gros achats (pour la coupure de 50 Renoir) et de l’autre côté avoir de plus petites coupures car les commerçants ne rendent pas la monnaie sur le Renoir ». La monnaie locale et complémentaire est reconnue légale depuis la loi de 2014 relative à l’économie sociale et solidaire.

► Samuel, éleveur de 80 vaches laitières à Bais en Ille-et-Vilaine, a décidé de se lancer dans l’agroforesterie. Dans les prochains mois, il envisage de planter, sur trois hectares de parcelles des rangées d’arbres, tous les 50 mètres. Ces arbres seront financés en partie par ses fonds propres. Le reste sera pris en charge par la région, dans le cadre du plan Breizh Forêt et par le département d’Ille-et-Vilaine. Tous ces arbres plantés vont permettre de préserver ses terres, de les protéger de la chaleur. « Les racines des arbres font remonter des éléments nutritifs pour les plantes. » explique Samuel. Ainsi l’agroforesterie permet de s’adapter au changement climatique en contribuant à l’effort d’atténuation des gaz à effet de serre.

#Logement

► Un « Ty Village » accueille depuis le début de septembre ses premiers locataires. Situé à trois kilomètres du centre-ville de St Brieuc dans les Côtes- d’Armor, cet ensemble est composé de cinq petites maisons de bois. Il s’agit d’un concept d’habitat pour étudiants inspiré des « tiny houses » américaines des années 2000. « La Tiny, c’est une petite maison fabriquée avec des matériaux principalement naturels, renouvelables, sains, locaux autant que possible, on est vraiment dans une démarche de moindre impact sur l’environnement », explique Aurélie Moy, 25 ans, la fondatrice de ce Ty Village. La surface de ces micro-maisons est de 18 m². Elles sont destinées aux étudiants. Le loyer est compris entre 460 et 480 euros charges comprises. La prochaine étape c’est de monter à 21 tiny houses, d’aménager le terrain avec des plantations d’arbres et de haies avec un jardin partagé et un verger. À lire : Les Tiny Houses ont du succès à Souligné-sous-Ballon (Sarthe).

► D’ici à la fin 2020, la ville de Rezé, en Loire-Atlantique, s’est engagée à expérimenter un village de micro-maisons. Moins chères et plus respectueuses de l’environnement, la commune compte ainsi mettre à disposition un terrain de 7 000 m². Pour le maire, il est nécessaire « que tout le monde puisse avoir sa place dans la ville demain ». A lire aussi : Une maison 3D imprimée en 24h contre le mal-logement.

Légende image. S’Cool Bus, transport en commun scolaire à vélo, dans la métropole de Grenoble en 2018. À lire : Pollution de l’air dans les écoles : quatre pistes pour sortir du tout-voiture. Avec 67 000 morts par an, la pollution de l’air tue, en France, plus que l’alcool. Les enfants, particulièrement vulnérables, sont exposés au sein même des écoles. Quelles réponses mettre en place au niveau local et national ? La question fait l’objet d’un kit d’action conçu par Respire et la FCPE et publié le 11 septembre dans Le Parisien, quelques mois après la parution d’une étude internationale visant à « intervenir sur l’environnement des écoles en milieu urbain » pour « protéger les enfants des troubles neuro-développementaux liés à la pollution de l’air ».

#Transport

► La trottinette électrique envahit rues et trottoirs des grandes villes, engendrant de plus en plus d’accidents. Conscient de la nécessité d’apprendre les règles de bonne conduite aux utilisateurs, l’opérateur scandinave VOI, l’un des leaders du marché de la trottinette en « free floating », lance la première école de conduite digitale pour les utilisateurs de ces nouveaux deux roues.

#Transition

► A Rungis (Val de Marne), dans l’entrepôt de la jeune société XtreeE, un bras robotique de sept mètres imprime des façades et des cloisons avec une précision millimétrique. Deux heures suffisent pour façonner une pièce de deux mètres de haut, le tout en réduisant jusqu’à 70% la consommation de ciment. Le prix de construction reste, lui, dans la moyenne du marché, soit 1 500 euros le m². À lire : La société XtreeE imprime des pylônes en 3D pour la 5G.

► Woodlight, jeune société strasbourgeoise fondée par deux docteurs en biologie, veut transformer l’éclairage public avec des plantes produisant leur propre lumière. Concrètement, il s’agit de transférer à des plantes la bioluminescence, (production et émission de lumière par un organisme vivant) que possèdent certaines espèces d’algues, de poissons ou de lucioles. Le concept, dont ils ont pu prouver la solidité et qui intéresse tout particulièrement les grands groupes tels que Vinci et EDF.

#Travail

► C’est une décision historique qui pourrait remodeler en profondeur l’économie du partage et valoir d’exemple dans le monde entier. Les plateformes telles que Lyft et Uber devront désormais traiter leurs chauffeurs VTC en Californie comme des employés, en vertu d’un projet de loi adopté mardi 10 septembre. Ainsi les chauffeurs qui travaillaient comme indépendants pour ces plateformes devront être considérés comme des employés dès lors qu’ils travaillent régulièrement pour elles. Une requalification qui leur permettra de bénéficier de la protection sociale dont ils étaient privés jusque-là (chômage, maladie, retraite, temps de travail et salaires minimum, etc.).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La Gig économie en danger. À retenir cette semaine : – Gig économie : la loi AB5 en Californie prévoit de transformer les travailleurs indépendants en salariés. Une grosse alerte pour les entreprises dont le modèle économique est basé sur l’utilisation massive de travailleurs indépendants. La compagnie Uber, cependant, fait de la résistance ; – « Il y a un nom pour les sociétés où une petite élite possède des biens et où tout le monde les loue : c’est le féodalisme. » ; – Données personnelles : un think tank préconise de leur donner un prix.

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13 Sep

Régions.news #393 – Edition du vendredi 13 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. #LaVilleMiroir. Palais Royal (Pyramide du Louvre), Paris en juin 2016. Crédit photo : @padam92.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Saviez-vous que vos recherches sur le Web peuvent aider à financer des projets sociaux et environnementaux. Lancé en février 2015, Lilo (Généreux en Hawaien) est un moteur de recherche 100 % Français. Il peut transformer vos clics en dons. Pour cela, ses fondateurs ont décidé de reverser 50 % du chiffre d’affaires à des associations ou entreprises solidaires. À ce jour, plus de 2 millions d’euros ont été collectés et ils ont permis de soutenir 200 projets partout en France.

#Transport

► L’article « L’émission #Parigo de France 3 roule à l’hydrogène », paru sur le site @lemondefr le 8 septembre, attire l’attention du lecteur « sur une pépite du PAF, #Parigo, courte émission du samedi consacrée à la difficulté de se déplacer en Ile-de-France. » Émission, animée par Bertrand Lambert, journaliste sur France 3, elle aborde depuis 2016 toutes les questions sur les transports et leurs usagers en Ile-de-France. Pour inaugurer sa 4ème saison, samedi 7 septembre, la rédaction francilienne a décidé d’élargir la thématique et de s’intéresser à un carburant en devenir : l’hydrogène. Un des plus énergétiques des carburants, utilisé entre autre pour la mission Apollo 11 il y a 50 ans, il peut propulser également des vélos, des avions, des trains… Récemment, un premier réseau de bus à hydrogène a été mis en service dans le Nord de la France. Depuis septembre, une ligne relie Versailles à Jouy-en-Josas dans les Yvelines depuis le 9 septembre. En Allemagne, ce sont les trains qui roulent grâce à une pile à combustible alimentée par deux réservoirs d’hydrogène gazeux.

#Données_Santé

► Chaque jour au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes, les examens médicaux, les consultations et les opérations chirurgicales fournissent une somme énorme d’information sur les patients. Grâce aux algorithmes, il est possible de passer toutes ces informations au peigne fin et définir la qualité d’un médicament ou l’efficacité d’une opération. Ainsi, il y a quatre ans, le CHU a créé sa « Clinique des données » pour tirer le maximum de ces données de santé « Ce service est intégralement dédié à la valorisation des données générées par nos 2,3 millions de patients », explique le professeur Pierre-Antoine Gourraud, responsable de la Clinique. « Les données sont hébergées sur un serveur sécurisé du CHU de Nantes. Et il n’est pas possible d’y pénétrer de l’extérieur », précise Philippe Lecerf, de la direction des services numériques. Pour mieux protéger la vie privée des patients, l’hôpital de Nantes vient de nouer un partenariat avec WeData, une entreprise nantaise spécialisée dans la sécurité des données sensibles.

Légende image. Les terrils jumeaux n°11 et 19 de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Ils sont le visage du patrimoine minier du Nord Pas-de-Calais : plus hauts terrils d’Europe (Plus de 180 m de haut), ce sont également les plus connus. Ils ont été transformés en espace naturel, parsemés de chemins de randonnées, et des visites sont organisées pour raconter l’histoire minière de la région. Crédits photos : Maxppp. À lire : Ski, vignoble, course ou parc naturel… dix exemples de reconversions des terrils du Nord Pas-de-Calais. Les terrils ont fait du chemin. Autrefois simples résidus miniers, ils font aujourd’hui partie du patrimoine du Nord Pas-de-Calais…

#Ville

► « Il n’y a pas de modèle, il n’y a que des sources d’inspiration. Chaque ville est le fruit d’une histoire politique, sociale, linguistique, religieuse. La ville est un organisme vivant soumis à des aléas, qui doit s’adapter et qui n’est jamais finie. En même temps, elle est artificielle car elle a été créée par l’homme. De plus, on observe une explosion de l’activité humaine dans les villes depuis 1930 car la population mondiale a été multipliée par 4 en 80 ans. Chaque ville est issue d’un contexte qui lui est propre, même à l’intérieur d’un pays. La problématique n’est pas de dire quel est le modèle de ville intelligente mais de comprendre la ville dans ce qu’elle est, dans son rythme et son métabolisme », explique le franco-colombien Carlos Moreno, professeur des Universités, expert international de la smart city humaine, le 11 octobre 2016. Lire l’intégralité de l’entretien, « Le bien commun est au cœur de la smart city humaine », sur le site de Midionz.

#Lifi

► Développé depuis le milieu des années 2000, le LiFi, acronyme de Light Fidelity, permet de se connecter à Internet grâce à la lumière d’une ampoule électrique LED qui s’allume et s’éteigne des millions de fois par seconde. C’est ce scintillement imperceptible qui permet l’envoie de données, soit une sorte de morse à haute fréquence. La semaine du 2 octobre, les professionnels du milieu se sont réunis à Paris à l’occasion de la 2ème édition du Global LiFi Congress afin de réfléchir à son application future. Le LiFi a l’avantage d’être potentiellement plus rapide, plus sûr et moins nocif que le Wifi. Les experts prévoient son émergence chez les particuliers d’ici 2022. « Aujourd’hui cette technologie n’est pas accessible au grand public : une ampoule LED LiFi coûte dans les mille euros », explique Didier Cousin, directeur du LiFi chez Lucibel.

#Hommage

► « Si vous avez du pain, et si moi j’ai un euro, si je vous achète le pain, j’aurais le pain et vous aurez l’euro et vous voyez dans cet échange un équilibre, c’est-à-dire : A a un euro, B a un pain. Et dans l’autre cas B a le pain et A a l’euro. Donc, c’est un équilibre parfait. Mais, si vous avez un sonnet de Verlaine, ou le théorème de Pythagore, et que moi je n’ai rien, et si vous me les enseignez, à la fin de cet échange-là, j’aurai le sonnet et le théorème, mais vous les aurez gardés. Dans le premier cas, il y a un équilibre, c’est la marchandise, dans le second il y a un accroissement, c’est la culture. », expliquait le philosophe Michel Serres à l’occasion de la sortie de son livre « Écrivains, savants et philosophes font le tour du monde » en 2019. Le philosophe nous a quitté le 1er juin à 92 ans. À lire : « Entre le « tout gratuit » et le « tout pay ant » la société perd ses repères »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le deepfake se démocratise. À retenir cette semaine : – Les jeunes téléchargent des applis d’info, mais passent très peu de temps dessus ; – Pourquoi les ados créent leurs propres plateformes d’actualité ; – Pistes et de conseils pour un journalisme plus participatif ; – Comment un petit journal local de Pennsylvanie réussit grâce aux “happy news” ; – La France dans le peloton de tête des dépenses européennes dans l’IA.

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