14 Déc

Régions.news #357 – Edition du vendredi 14 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. De 2014 à 2018, le photographe Antoine Repessé a ramassé des ordures dans son appartement et les a photographiées pour son projet « #365 Unpacked ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► A la fin des années 80, il y avait 75 fermes dans le village d’Alloue en Charente. En 2018, il en reste plus que 23. Et pour ne pas voir mourir leur village, une dizaine d’agriculteurs de la commune a créé une coopérative, pour aider les jeunes à venir s’installer. Ils leur apprennent les ficelles du métier, gèrent la comptabilité. Les retraités prêtent également des terres ou du matériel. Une jeune agricultrice estime que sans cette structure, elle « galérerait beaucoup plus » à se lancer.

► En Bourgogne-Franche-Comté, le microcrédit est une solution pour entreprendre. Ainsi l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) participe au développement économique local en accompagnant les porteurs d’un projet de création d’entreprise et qui ne peuvent pas avoir accès au crédit bancaire classique. Dans l’Yonne, elle vient de financer son 100ème microcrédit en 2018. Le montant du prêt varie de 500 à 10 000 euros. Et 95% des emprunteurs remboursent.

► « Je travaillais sur le Morbihan, et je voyais de plus en plus de pancartes vente à la ferme, vente directe, vente ceci, vente cela. J’aurais bien aimé m’arrêter, sauf qu’entre deux rendez-vous, ce n’était pas possible. Et je me suis dit que tous les gens qui travaillaient étaient dans le même cas que moi. D’où l’idée de créer un site internet pour rassembler tous ces producteurs. », explique Gwenola Gomet. Elle vient de créer à Hennebont (Morbihan) son site internet, Sur les routes du Morbihan dans un local de 200 m² où sont entreposés des fruits, des légumes, du fromage, des laitages, des plats cuisinés… fabriqués localement.

► Dans les Hautes-Pyrénées, le village de Sireix, 730 m d’altitude et 60 habitants, est dépourvu de connexion Internet. Alors Sireix utilise son propre signal propagé par des relais jusqu’à l’église du village, technologie qui s’apparente au Wifi. La couverture est d’environ 5 km aux alentours des antennes. Ainsi les 23 habitations disposent maintenant d’une connexion à haut débit. Le département aide les villageois pour l’achat de l’équipement et l’abonnement 35 euros par mois reste comparable à n’importe quelle souscription auprès d’un fournisseur d’accès à Internet. Ainsi, fini le désert numérique pour Sireix.

► A Lyon, une start-up a lancé « Wair », un masque anti-pollution qui se porterait en tour de cou ou en foulard, comme un accessoire de mode. Il s’est vendu aujourd’hui 3 000 exemplaires. Les filtres doivent être changés tous les mois pour rester efficaces, contrairement aux marques concurrentes qui vendent des masques complets à usage unique, et donc … jetables. Pas très bon pour la planète.

Légende image. Des gilets jaunes, le 4 décembre à Montabon (Sarthe). Crédits photo : Jean-François Monier / Afp.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► À retenir cette semaine : Comment Facebook contribue au mouvement des gilets jaunes en se mêlant de l’info locale. Facebook et les gilets jaunes : de nombreuses publications cette semaine soulignent la part de responsabilité de Facebook dans l’organisation du mouvement des gilets jaunes. Son algorithme qui privilégie les publications des groupes locaux au détriment de celles des médias traditionnels dans le fil d’actualité permet à la plateforme sociale d’être une source d’information importante pour certains gilets jaunes autant qu’une source de fausses nouvelles. Et il suffit de quelques secondes à un bot pour disséminer de la désinformation. Mais après avoir liké, les gilets jaunes vont-ils voter ? Les Décodeurs du Monde ont repris une liste d’une cinquantaine de revendications « officielles » des gilets jaunes. En attendant, 2022, les gilets jaunes créent une crise d’Etat et une démocratie virtuelle. L’impact du numérique n’a jamais été aussi réel sur la scène politico-médiatique française.

#Politique

► Rénover la démocratie grâce à la transparence et la consultation des citoyens… Depuis les années 2010, des initiatives se multiplient pour développer des applications et sites Internet permettant de faciliter le débat démocratique. Leur nom : les civic tech. Employées intensivement lors de Nuit Debout, avec par exemple la plateforme de vote Loomio, ces outils sont paradoxalement absents du mouvement des gilets jaunes qui préfèrent débattre sur Facebook et y organiser ses sondages. Une exception confirme la règle : à la Réunion, près de 5 000 personnes ont choisi de s’organiser autour d’une plateforme indépendante, conçue par la start-up Cap Collectif, qui permet de faire remonter les idées de la base pour produire un programme et des revendications. En clair, chacun peut y aller de sa proposition, qui est ensuite débattue, voire retenue.

► Le sociologue Baptiste Kotras explique que « l’Internet est un espace privilégié pour les gens qui ne peuvent pas faire circuler leurs idées, car personne ne peut les empêcher de parler. Le web apporte une ouverture de l’espace public. ». À lire : « Gilets jaunes », médias et Internet : les premiers enseignements.

#LEmpireGafa

► Chaque année, Amazon expédie plus de 5 milliards de colis dans le monde. Fondée en 1994 à Seattle par Jeff Bezos, cette société qui emploie plus de 500.000 salariés à l’échelle internationale embauchait en 2017 près de 130.000 personnes. Le documentaire « L’irrésistible ascension d’Amazon », diffusé sur @ARTEfr revient sur cette politique de recrutement à tout-va, les conditions de travail réelles des heureux élus sont nettement moins reluisantes. Son réalisateur, David-Carr Brown, enfonce le clou en affirmant que « des milliers d’employés au bas salaire sont au service d’Amazon ». Et que « Amazon transforme la société en profondeur et de manière incontrôlable ». Collectant et analysant au passage de précieuses données individuelles, le monstre tentaculaire, omniprésent dans les foyers, ambitionne de s’imposer en fournisseur de services dans tous les domaines et en particulier dans celui de la santé.

► À Berlin, le collectif « Fuck off Google ! » (Va te faire foutre, Google !) a remporté au mois de novembre une victoire symbolique. Google, multinationale californienne a renoncé à ouvrir son septième « campus Google », incubateur de start-up dans des locaux de 3 000 m². « Les gens d’ici en ont assez de voir leur environnement et leur mode de vie dénaturés par la gentrification et la hausse des loyers », explique Larry Blankpage, un hacker. Le quartier de Kreuzberg est le berceau de la contestation allemande des années 1970. Un quartier adossé au mur de Berlin qui a été assidûment fréquenté par David Bowie, Iggy Pop ou Nina Hagen. En contrepartie, des élus berlinois ont proposé à Google de s’installer dans l’ancien quartier général de la Stasi, la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est.

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07 Déc

Régions.news #356 – Edition du vendredi 7 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. La COP 24 se tient jusqu’au 14 décembre à Katowice en Pologne, un pays qui tire 80% son électricité du charbon. Crédits : Getty. À lire : Comment va la planète, trois ans après l’accord de Paris ? A l’occasion de la COP 24, @franceinfo lance une vaste enquête participative sur la pollution en France. Plus d’information sur la page Web #AlertePollution.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La quatrième autoroute ferroviaire en France reliant Calais à Turin a été inaugurée au début du mois de novembre. Longue de 1 100 km, cette ligne de fret permet d’acheminer jusqu’à 40 semi-remorques par train à raison d’un aller-retour par jour, en moins de 20 heures. Chaque camion chargé sur cette navette représente une tonne de CO2 économisée. À lire aussi : Ferroutage : ces camions qui prennent le train.

► La présidente de la région Occitanie a annoncé mercredi 28 novembre qu’elle voulait faire de sa collectivité « le premier territoire français d’expérimentation de trains à hydrogène », avec la première commande de trois trains de ce type à Alstom. Alstom a proposé le 21 novembre une adaptation française de son train à hydrogène qui circule depuis en Allemagne. La chaîne de traction en a été conçue dans cette même usine de Tarbes.

► Dimanche 25 novembre, le site Web de France 3 Grand Est publiait un article sur la situation de cette boulangerie familiale de Pulligny, à 20 km au sud de Nancy, ouverte depuis 47 ans, et risquant de fermer juste après le jour de Noël. L’article se propagea sur la toile et dès le lendemain de la publication, le téléphone de la boulangerie n’a pas arrêté de sonner. Neuf personnes se sont proposées pour la reprise dont cinq sont déjà venues visiter, et trois déclarent être en train de constituer un dossier pour tenter d’obtenir un financement. Sonia, la fille des fondateurs de l’établissement, n’en revient pas : « C’est énorme ! c’est un véritable conte de fée ! Avec beaucoup de regrets, nous commencions à nous forcer à nous faire une raison : l’histoire risquait de s’arrêter. Là, c’est tout simplement surréaliste ! » Un conte pour fin d’année à suivre.

#COP24 [Elle aura lieu du 2 au 14 décembre à Katowice en Pologne]

► À l’occasion de la COP24, organisée du 2 au 14 décembre en Pologne, Les quarante-quatre stations de France Bleu ont choisi de faire connaitre une initiative locale mise en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique. Voici six de ces reportages : – Des boîtes à vélos pour encourager les transports propres à Perpignan ; – Incorporer du carbone dans les sols pour compenser l’effet de serre, une fausse bonne idée ? – Ces parents périgourdins ont choisi d’utiliser des couches lavables pour leur bébé ; – En Mayenne, une collectivité lance « Tous à bicyclette » » pour tenter de remplacer le « tout voiture » ; – Une électricité verte, citoyenne et locale à Aubais (Gard) ; – Limoges teste des trolleys-bus encore plus écolos, une première en France.

Légende image. Une rame de tramway à Nantes, le 8 novembre 2017. Crédit photo AFP. À lire : Face à l’étalement urbain, le modèle des transports publics atteint ses limites.

#Politique

► Le réseau social Facebook est devenu le point de ralliement, d’organisation et de débat des Gilets Jaunes. Les formes classiques de la politique qui étaient pratiquées à travers les partis, les syndicats et les associations sont devenues d’un coup obsolète. Jean-François Barnaba, Gilet Jaune de l’Indre, expliquait lundi 3 décembre sur le plateau de France 2 que la « solution pour s’en sortir [….] ne viendra pas de monsieur Macron et de son gouvernement. Il faut que le mouvement des Gilets Jaunes fasse irruption dans les institutions démocratiques de ce pays. Ça veut dire qu’il faut que les Gilets Jaunes, dans leur diversité sociologique, prennent leur avenir en main. Enfin. » Ainsi les intermédiaires humains sont remplacés progressivement par les outils de l’Internet. Le site @bymaddyness a publié une liste d’une dizaine d’application Civic Tech (l’ensemble des procédés, outils et technologies qui permettent de révolutionner la vie politique) qui peuvent être utilisées comme moyen d’expression politique et de rassemblement vertical. À lire aussi : « Gilets jaunes » : la démocratie peut-elle se jouer sur les réseaux sociaux ? et le dossier, Internet et Gilets Jaunes,  sur le site de RégionsFtv

#Numérique

► « Imposer la mixité dans l’économie numérique », telle est la requête d’un collectif de femmes dirigeantes d’entreprises qui appelle, dans une tribune publiée le 3 décembre, à la création d’un fonds d’investissement pour les entreprises fondées ou dirigées par des femmes. À lire le texte paru dans le quotidien économique Les Echos.

► La parité en milieu professionnel, surtout dans les « métiers d’hommes », n’a cessé de s’accroître mais la proportion de femmes dans le secteur du numérique reste faible. En effet, elles ne représentent que 27% des employés du secteur et seulement 16% travaillent dans des métiers techniques. Pour combler ces besoins et assurer la parité, la startup Social Builder a imaginé Adabot, un chatbot intelligent (agent conversationnel) qui sensibilise et informe les femmes sur les opportunités de travail que le numérique pourrait leur offrir.

#Transport

► Depuis les origines de l’humanité et plus encore depuis l’invention de la roue en 3 000 avant Jésus-Christ, les hommes et les marchandises n’ont cessé de circuler. Les chemins sont devenus des routes puis des lignes de chemin de fer et enfin des autoroutes. Le mot « mobilité » apparaît aujourd’hui comme le mot sacré qui soulève de nombreuses questions sociales. Voici les quatre émissions diffusées sous le titre « Mobilité j’écris ton nom » sur le site de @franceculture : – Une histoire économique des transports ; – Relier les territoires ; – Paris, le grand déplacement ; – Fret : la bataille du rail.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► YouTube, Facebook, Netflix cherchent à craquer le code de la TV. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La fin de la confiance. Quelque chose ne s’est pas bien passé ; – Pourquoi nous avons perdu confiance dans les élites ; – Le numérique peut créer un profond sentiment d’abandon ; – Comment survivre à la prochaine révolution tech ? ; – L’économie de l’attention dévore nos cerveaux.

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30 Nov

Régions.news #355 – Edition du vendredi 30 novembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Les pompiers américains ont réussi à maîtriser l’incendie qui a ravagé la Californie pendant plus de deux semaines. C’est l’incendie le plus meurtrier de l’histoire de la Californie qui a tué au moins 85 personnes et détruit près de 14 000 habitations. Crédits photo : Josh Edelson / Afp.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Malaunay (Seine-Maritime), ville de 6 000 habitants, a réussi à diminuer de moitié ses émissions de CO2 en dix ans. Une ville où il pousse des panneaux solaires sur les toits, où des bâtiments municipaux sont chauffés au bois. Est-elle devenue pionnière de la transition énergétique ? La ville a lancé un emprunt participatif pour financer l’achat des panneaux solaires. Le résultat est que la facture énergétique est divisée par deux. D’autres politiques durables ont été promues : plantations de 500 arbres notamment fruitiers qui permettent aux habitants de cueillir en accès libre pommes et poires, conversion en cours des cantines vers le bio ou le local, plan de circulation vert, flotte de véhicules municipaux propres, électriques ou au gaz naturel de ville, valorisation des déchets, arrosage des espaces publics avec des eaux pluviales ou de celle de la piscine après un procédé de déchloration naturelle…

► Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), comme beaucoup de collectivités, a son projet de ville dite « intelligente ». Ainsi un réseau de capteurs en centre-ville transmet des données liées à la propreté, la pollution, l’éclairage et les flux piétonniers. La ville entend les exploiter pour améliorer la qualité de la vie, mais imagine aussi en tirer des revenus financiers. « Nous cherchons à maintenir et amplifier ce qui fait l’ADN de la ville d’Aix-en-Provence, à savoir la qualité de la vie, explique Stéphane Paoli, adjoint au maire en charge du numérique. Le second objectif est d’utiliser le digital pour faire des économies et mieux gérer la ville. ».

► La ville de Nevers (Nièvre) fait partie des 11 territoires à obtenir le label « Territoire numérique libre », une distinction décernée par l’ADULLACT (Association des Développeurs et Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales), au niveau 4 (sur 5). Cette distinction récompense l’engagement de la municipalité pour développer des « usages numériques libres, citoyens et collaboratifs ». La ville « ambitionne de devenir de plus en plus « contributrice », en développant et en améliorant les outils libres et formats ouverts, mais surtout en partageant ses connaissances et compétences avec « la communauté », c’est-à-dire les autres collectivités territoriales et entités locales souhaitant s’impliquer dans ce mouvement ».

► Bordeaux se prépare à accueillir la coupe du monde des robots humanoïdes. L’équipe Rhoban du Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique (LABRI) est championne du monde de football… des robots humanoïdes. Elle a remporté trois fois la Robocup. Et cela a été un argument pour accueillir la 24ème édition de cette manifestation qui se déroulera du 23 au 29 juin 2020 à Bordeaux. La Robocup rassemble chaque année 5 000 robots répartis parmi les 450 équipes venant de 45 pays différents.

Légende image. Berck plage (Pas-de-Calais), France, 2007 Crédits photo : Harry Gruyaert / Magnum Photos. A l’occasion de la réédition de « Rivages », le photographe flamand Harry Gruyaert, 77 ans, offre un nouveau tour d’horizon de ses panoramas de littoraux.

#COP24 [Elle aura lieu du 2 au 14 décembre à Katowice en Pologne]

► Trois ans après la COP21 à Paris, la COP24 s’ouvre le 2 décembre à Katowice. Comment va la planète, trois ans après ? « les engagements pris à Paris ne sont pas tenus », affirme Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies. Le rapport du GIEC, publié en octobre 2018, a démontré les limites de l’accord de Paris : les émissions de gaz à effet de serre sont de nouveau en hausse après une période de stagnation et les financements des engagements pris lors de la COP21 ne sont pas au rendez-vous. Selon Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) : « D’un point de vue du fonctionnement du climat, il n’est pas impossible de contenir le réchauffement de la planète, même à 1,5 degré. Cela étant, ça demande des transitions sans précédent historique. Cela demanderait d’agir extrêmement vite. »

#Europe [L’Europe digitale au présent]

► Estonie. Depuis 2014, ce pays balte d’un million et trois cent mille habitants propose d’ouvrir sa citoyenneté à toute personne désireuse de rejoindre sa nationalité en ligne. Aujourd’hui, plus de 22 000 personnes venant de 138 pays sont devenues d’e-résident (programme appelé e-Residency). Dans le pays 99 % des services se trouvent sur Internet. Retirer une ordonnance médicale, payer ses impôts, voter, correspondre avec les enseignants d’une école, créer une entreprise… Tout cela peut se faire en ligne grâce à X-Road, un système blockchain qui permet le transfert de données de manière décentralisée et sécurisée.

► Comment je suis devenue « e-résidente » estonienne. Article de la journaliste Agnès Villette publié le 26 novembre sur le site de @WeDemain. « Je me connecte au portail e-Estonia (…) Vingt minutes suffisent pour m’enregistrer : nom, prénom, lieu de résidence, nationalité… On me demande de préciser mes motivations, d’expliquer ma candidature par l’une de ces options : devenir « fan » de l’e-résidence et épater mes amis en exhibant ma nouvelle carte d’identité numérique, expérimenter une technologie d’authentification sécurisée en ligne ou créer une entreprise en Estonie. J’opte pour la dernière. Il me reste à scanner mon passeport et ma photo d’identité. Trois clics plus tard, comme pour un produit acheté en ligne, je passe à la caisse. Le prix de ma nouvelle identité numérique : 100 euros. » Trois semaine plus tard, « je suis la 400ème Française à obtenir l’e-résidence estonienne ». Aujourd’hui, la France est en dixième position avec plus de 589 e-résidents. A lire aussi l’article « Comment j’ai décidé de m’offrir la résidence numérique d’un pays dont je ne connais à peu près rien » d’Adrià Budry Carbó, publié le 30 mai 2017 sur le site suisse @LeTemps.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Sans alliance, impossible désormais de lutter face aux plateformes. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Serait-ce le bon moment pour les éditeurs d’adopter une plateforme commune ? Les entreprises médias tentent chacune de manière indépendante de résoudre leurs problèmes techniques qui sont les mêmes, plutôt que de s’unir et de se concentrer sur la concurrence. BuzzFeed répond à cette question par l’affirmatif : leur site d’info envisage des alliances pour faire face aux géants du web. Jonah Peretti, le directeur général, a déclaré que sa société était contrainte de fusionner avec d’autres éditeurs en ligne afin de négocier de meilleures conditions avec des plateformes telles que Facebook.

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23 Nov

Régions.news #354 – Edition du vendredi 23 novembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Un pipeline d’hydrocarbures au Canada• Crédits : Joel Sartore, Getty. L’idée d’un système de taxes dissuasif destinées à réduire la pollution émerge progressivement. Quelles conséquences d’une fiscalité écologique qui impacterait à la fois les producteurs et les consommateurs d’énergie ? Peut-on croire au pouvoir régulateur d’un marché des émissions de CO² ? Ecouter l’émission Le sens de l’impôt : Taxer pour mieux respirer sur le site de @franceculture.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Pour le maire de Mulhouse, Michèle Lutz, « La modernisation de nos réseaux électriques est indispensable pour construire la ville de demain, une ville intelligente et tournée vers la transition énergétique. » Et pour « éviter au maximum les désagréments pour les habitants et limiter les coûts, nous avons mené, ces dernières années, un important travail avec tous les concessionnaires et prestataires d’énergie, souligne Michèle Lutz.  Quand des travaux sont programmés sur un secteur, nous regardons en amont avec l’ensemble des acteurs s’ils sont susceptibles d’être concernés, afin de limiter les durées de travaux et de gagner en efficacité. »

#Monnaie

► A compter du 1er janvier prochain, les bureaux de tabac pourront vendre des bitcoins qui sont une monnaie virtuelle ou cryptomonnaies. Au début, entre 3.000 et 4.000 bureaux de tabac seront équipés d’un logiciel permettant d’acheter directement des coupons de bitcoins pour des montants de plusieurs valeurs : 50, 100 ou 250 euros. L’Autorité de contrôle prudentiel, institution  chargée de la surveillance de l’activité des banques et des assurances en France, a validé ce processus d’achat de bitcoins pour une raison simple : il n’y a pas le choix. La crypto-monnaie devient une monnaie mondiale, et il est préférable d’accompagner ce mouvement inéluctable ainsi que la demande du marché et des consommateurs.

► Le rapport de Jean-Pierre Landau sur les crypto-monnaies remis le 4 juillet 2018 à Bercy, préconise que « la bonne approche est de laisser les crypto-monnaies et les innovations qu’elles portent se développer dans l’espace virtuel qu’elles occupent ». En conclusion ce rapport affirme : « Comment s’échangera, demain, la valeur sur Internet ? À cette question, les crypto-monnaies apportent une réponse ambitieuse. Il s’agit de créer de nouvelles monnaies, fondées sur de nouvelles technologies : la blockchain et les registres distribués, qui autorisent une gestion décentralisée de la monnaie sans tiers de confiance, à l’opposé des systèmes hiérarchisés et centralisés des monnaies officielles. »

► Revue de liens : – De récentes études ont calculé que l’activité liée au Bitcoin représentait l’équivalent de la consommation énergétique de l’Irlande ; – Un magnat du Bitcoin veut construire une ville utopique dans le Nevada

Légende image. La photo d’une Plymouth rouge des années 1950 affichée sur le mur d’un concessionnaire automobile au Minnesota. Aujourd’hui les enjeux environnementaux prennent une place de plus en plus importante dans le débat public et la croisade contre les voitures semble de plus en plus prégnante. Ecouter les émissions Automobile : sur la route du futur, série en quatre épisodes sur le site de @franceculture : 1/ Métropoles : cachez cette voiture que je ne saurais voir ; 2/ De Berlin à Séoul : l’industrie au défi du verdissement ; 3/ Demain la K2000 pour tous ; 4/ La voiture fait-elle encore rêver ?

#Viva-Cités [La cité digitale et résiliente].

► Face à la hausse du carburant, ils choisissent le covoiturage. En bordure de l’A68, l’aire de covoiturage de Saint-Sulpice se remplit tôt le matin. Avec ses 80 places de parking, elle est de plus en plus utilisée, à la fois par des travailleurs ou étudiants se rendant à Albi ou Toulouse. Pour ce professeur dans un lycée albigeois, c’est une solution économique : « Cela fait 3, 4 ans que je covoiture, j’ai économisé la moitié de ce que m’aurait coûté un trajet classique. » Pour sa collègue, c’est une évidence : C’est idiot d’avoir des voitures vides quand l’essence coûte si cher.

► Le covoiturage domicile-travail, la solution anti-bouchons ? Un exemple : il y a 2,3 millions de déplacements en voiture ont lieu chaque jour sur l’agglomération toulousaine… Cela explique en partie les bouchons et les pics de pollution. Certains automobilistes en ont pris conscience et se mettent au covoiturage. Ainsi une automobiliste, nouvelle adepte du voiturage, explique que son trajet lui prend 40 minutes au lieu de 30 avec sa voiture personnelle. Mais en discutant avec les passagers le trajet passe plus vite.

#Commerce

► Lors de la traditionnelle « Fête des célibataires », une journée de soldes monstres en Chine, baptisée « 11.11 Global Shopping Festival », le géant du commerce en ligne Alibaba a une nouvelle fois battu son record de ventes sur Internet dimanche 11 novembre avec 27 milliards d’euros en 24 heures, soit un montant supérieur au PIB de l’Estonie. Pour mémoire, en 2017, le groupe avait enregistré en 24 heures quelque 25 milliards de dollars de transactions sur ses plateformes.

#RéalitéVirtuelle

► Un Japonais a épousé un hologramme. Un fonctionnaire de 35 ans s’est marié en octobre avec Hatsune Miku, une chanteuse numérique imaginée il y a une dizaine d’années au Japon pour des besoins marketing. Si le mariage est purement symbolique, sa médiatisation a attiré l’attention sur un phénomène qui concerne déjà des milliers de célibataires nippons. Le jeune marié veut être reconnu en tant que nouvelle « minorité sexuelle ». À lire le dossier sur l’holographique sur le site de @LExpress.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Facebook de nouveau dans la tourmente. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – On ne peut plus faire sans les données, elles sont partout ; – « On ne peut plus faire sans les données, elles sont partout » ; – Pourquoi sommes-nous si prompts à croire à la fin de la vérité ? ; – La mutation de la TV, vue par Google ; – L’informatique quantique, un domaine qui dépasse les humains ?

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09 Nov

Régions.news #353 – Edition du vendredi 9 novembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Le Minotaure de François Delarozière, compagnie La Machine, devant l’une des musiciennes de l’orchestre de Paul Crémazy à Toulouse lors des quatre premiers jours de novembre. À voir : Les cinq vidéos à retenir du Minotaure et de la compagnie La Machine dans les rues de Toulouse. Crédit photo : J.P.Duntze / France 3 Midi-Pyrénées.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Créée en 2011, la société Delair basée à Labège près de Toulouse, est devenue en quelques années leader sur le marché des drones à voilure fixe. Ces drones permettent aux entreprises de collecter des données dans des domaines comme le transport, l’énergie ou encore l’agriculture. En rachetant la société américaine Airware, Delair espère « renforcer sa présence aux Etats-Unis » et se positionner en « champion mondial des solutions drones pour l’industrie ».

► Le projet OnDijon de métropole intelligente, mené par Dijon métropole, a été sélectionné parmi 473 projets issus de 57 pays, pour le concours du meilleur projet au monde de ville intelligente dans le cadre du Smart City Expo World Congress, le salon de référence des villes intelligentes qui se tiendra du 13 au 15 novembre à Barcelone. Le projet OnDijon prévoit la création pour le printemps 2019 d’un poste de pilotage connecté : il permettra de gérer à distance les équipements urbains (feux de circulation, éclairages, vidéo-protection, services de voirie, etc.), de les coordonner et de les entretenir.

► Une bonne nouvelle pour la communauté scientifique toulousaine : le jury international chargé de trier les dossiers dans le cadre de la constitution d’un réseau d’Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA) a présélectionné le dossier toulousain. Douze dossiers avaient été déposés et quatre seulement ont été choisis : Toulouse, Grenoble, Paris et Nice-Sophia Antipolis. Le dossier toulousain porte sur un institut baptisé ANITI, pour des applications de l’IA dans les domaines du transport, de l’environnement et de la santé.

#Police

► En Espagne, à Murcie (Murcia) et à Malaga (Andalousie), les forces de l’ordre s’appuient désormais sur l’intelligence artificielle pour détecter les menteurs. Ce système baptisé VeriPol a été lancé en juin 2017. Dès son lancement, il a permis de détecter 64 faux vols dans les deux régions en moins d’une semaine. Désormais, la technologie est utilisée dans l’ensemble du pays. Il est fort possible qu’une telle intelligence artificielle arrive en France prochainement. A lire

► L’intelligence artificielle bientôt présente aux frontières européennes. Le système iBorderCtrl permet de détecter les « biomarqueurs de tromperie », c’est-à-dire les micro-expressions de visage, les mouvements des yeux, les changements de voix… qui révèlent que la personne interrogée ment. Ce douanier virtuel qui se présente sous la forme d’un écran et d’une caméra, va être expérimenté dans quelques aéroports en Hongrie, en Grèce, ou en Lettonie.

Légende image. En avril 2017, la ville italienne de Bologne a lancé l’application Bella Mossa (qu’on peut traduire par joli coup). L’objectif est de donner à la population bolognaise l’envie de laisser sa voiture ou sa moto au garage et de se déplacer dans la ville grâce aux transports en commun ou aux bicyclettes mises à disposition. Chaque parcours rapporte des points, qui sont ensuite convertibles dans une centaine de commerces de la ville.

#Viva-Cités [La cité digitale et résiliente].

► Une ville sans trottoirs, sans feux tricolores et sans voiture c’est possible. C’est le pari réussi de la ville espagnole Pontevedra de 83 000 habitants qui fait désormais référence. Depuis 15 ans, dans cette ville de Galice, les habitants vivent et se déplacent à pied ou à vélo. Le bruit à largement diminué et la pollution a chuté de 65%. Seuls les voitures de livraison et les riverains sont autorisés à circuler dans une zone limitée à 30km/h. Des parkings de 8 000 emplacements gratuits ont été créés à une dizaine de minutes à pied du centre historique. La transition qu’imposait la municipalité a nécessité de nombreux travaux pour modifier le paysage urbain. À lire : Amsterdam adopte une panoplie de mesures anti-voitures.

► Le Département du Val-d’Oise cherche des solutions pour améliorer le quotidien des quelque 190 000 automobilistes qui empruntent l’autoroute A15 pour rejoindre la capitale. Un axe saturé depuis mai après l’effondrement d’un mur de soutènement du viaduc de Gennevilliers. Une des solutions choisies est de mettre en œuvre « des mesures d’accompagnement en matière de covoiturage » en créant des sites de covoiturage sur des surfaces commerciales et dotés de places dédiées pour les usagers de l’A15. À lire : L’application de covoiturage Citygo dans le trafic lyonnais permet à des personnes d’entrer en relation avec des conducteurs potentiels en temps réel après avoir fait connaître leur trajet.

► Après le covoiturage en voiture voici venu le covoiturage en autocar. Un entrepreneur de 32 ans originaire du Maine-et-Loire vient de lancer la start-up Tourisgo. Le principe est de commercialiser ces dizaines de milliers de places libres dans les autocars qui circulent à vide à leur retour. « Dès que le transporteur sait qu’il aura son autocar vide sur le voyage de retour après avoir déposé un groupe, il nous contacte et nous mettons en ligne son trajet sur notre site Internet. Les voyageurs intéressés peuvent alors réserver leur place. ».

► Demain, voiture et bureau ne feront qu’un. Plus qu’ailleurs en Europe, les Français restent attachés à leur voiture pour leurs trajets domicile, travail et leurs déplacements professionnels. Alors que la congestion des principaux axes urbains et périurbains a allongé les durées de trajets, l’innovation automobile foisonnante laisse entrevoir des véhicules qui permettront aux collaborateurs de gagner du temps ou de travailler tout en se déplaçant.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La « taxe GAFA » préoccupe la tech et divise l’Europe. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La Grande Bretagne veut être le premier grand pays à prélever une taxe numérique auprès des géants du web. Il s’agirait dès 2020 d’imposer à 2 % le chiffre d’affaires généré sur le sol britannique par les grandes entreprises du numérique. Une taxe clairement conçue pour toucher les géants comme Google, Facebook, Amazon, Airbnb, avec un chiffre d’affaires global d’au moins 500 millions de livres annuel… Cependant, la tech européenne se révolte contre une telle taxe, qui pourrait s’avérer contreproductive face aux GAFAs. 16 patrons d’entreprises numériques européennes comme Spotify, Booking.com ou Zalando ont exprimé leur « grave préoccupation » face à la taxe sur les géants du numérique que l’Union européenne tente de mettre en place, dans une lettre aux ministres des Finances européens rendue publique mardi 6 novembre. Sous la pression de Paris, les ministres européens, divisés sur la question entre le Nord et le Sud, doivent à nouveau débattre lors d’une réunion à Bruxelles mardi 13 novembre ; – Il va probablement falloir démanteler Google, Facebook et autres géants, estime l’inventeur du web.

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02 Nov

Régions.news #352 – Edition du vendredi 2 novembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Des manchots empereurs en mer de Weddell (Antarctique), le 2 septembre 2005. Crédit photo : David Tipling / Digital Vision / Getty Images. Lire « Tout est ici plus fragile qu’ailleurs », lettre ouverte adressée à Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, par Luc Jacquet, réalisateur de « La Marche de l’empereur ».

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Les copeaux de bois peuvent remplacer la paille dans les étables. Vincent Pommery, éleveur à Parigny-les-Vaux, dans la Nièvre, essaie depuis plusieurs années de nouvelles solutions pour diversifier les litières de ses bêtes. Les copeaux de bois ont « la capacité à absorber les urines qui fait qu’il y a un confort pour les animaux », explique l’éleveur. Car cette année, depuis le début de l’automne, le cours de la paille s’envole à cause de la sécheresse. Les copeaux de bois sont donc une bonne alternative.

#OpenData [données numériques dont l’accès et l’usage sont laissés libres aux usagers].

► Rennes Métropole (Ille-et-Vilaine), a ouvert au public dès 2009 une partie importante de ses données publiques. Elles concernent le transport, l’énergie, l’eau, le logement, l’urbanisme ou la culture. En février a été créé le Service public métropolitain de la donnée, « destiné à de nouveaux types de coopérations », indique Ben Lister, chargé de mission open data. Des partenariats sont prévus entre la ville, l’agglomération, les producteurs de données, les grandes entreprises, les PME, les start-up et les associations. L’expérimentation d’une durée de deux ans vise à délivrer de nouvelles connaissances stratégiques sur quatre thèmes : l’énergie, les mobilités, l’eau et la sociodémographie (définition de la position sociale de toute personne).

► Avec l’exploitation des données urbaines, les villes tentent prudemment de coopérer avec le privé. Ainsi « Traditionnellement, les villes s’appuient sur leur propre représentation pour bâtir une politique publique. Le premier impact de ces acteurs privés provient de ce qu’ils changent la représentation de la ville auprès des usagers », note Mathieu Saujot, chercheur à l’Iddri et coauteur d’un rapport sur le sujet. Depuis plusieurs années déjà, collectivités et entreprises privées avancent main dans la main pour développer des villes numériques, où la technologie se met au service des citoyens. En France, une première ville dite intelligente de ce type est en train de voir le jour à Dijon, en Bourgogne.

#Transport

► Et si le périph’ parisien devenait une coulée verte ? Le candidat déclaré à la mairie de Paris Gaspard Gantzer vient même d’appeler à sa simple destruction. Afin de réinventer « le périph’ », plusieurs études viennent d’être lancées. « Cette autoroute urbaine a peu évolué depuis sa création », a expliqué la maire de Paris, en lançant cette Mission d’information et d’évaluation.

Légende image. La centrale solaire thermique de Nellis, située dans la base aérienne de Nellis, dans le Nevada, occupe 140 hectares, contient environ 70 000 panneaux solaires et génère 14 mégawatts d’énergie solaire pour la base. Crédit : Airman 1re classe Nadine Y. Barclay / Wikimedia Commons. À lire : L’énergie solaire thermique pourrait devenir encore plus intéressante que le photovoltaïque, qui fonctionne à partir de panneaux qui transforment la lumière du soleil en électricité. L’énergie solaire thermique (Concentrated Solar Power) utilise des capteurs solaires thermiques qui transforment l’énergie solaire en chaleur.  Cette énergie peut générer de l’énergie 24 heures sur 24, en incluant le stockage.

#Energie

► Malaunay, près de Rouen, est devenue une ville laboratoire de la transition écologique. Dans cette commune de 5.900 habitants va avoir lieu une expérience inédite. Pendant trois mois, de décembre 2018 à février 2019, sept familles volontaires et sélectionnées à l’issue d’« un grand casting »devront relever six défis sur des thèmes comme l’énergie, les déchets, le recyclage ou encore la consommation responsable. Ils proposeront en outre un projet de réduction de leur empreinte écologique à l’échelle de leur quartier ou de la ville.

#IntelligenceArtificielle

► D’après une enquête menée par le magazine WIRED et la start-up canadienne Element AI, seuls 12% des leaders dans le domaine de l’intelligence artificifielle sont des femmes. Comme l’écrit le magazine américain, cette estimation « suggère que le groupe qui est censé être en train de dessiner le futur de la société est encore moins inclusif que l’industrie de la tech en général, qui a des problèmes de diversité bien connus. » Pour Fei-Fei Li, directrice du Standford Artificial Intelligence Lab et du Standford Vision Lab, il faut agir dès maintenant : « Tenter de corriger les choses dans une décennie ou deux sera beaucoup plus difficile, pour ne pas dire quasiment impossible. C’est aujourd’hui qu’il faut associer des femmes et des voix plus diverses pour s’assurer que nous construisons correctement (ce système) », dit-elle à Venture Beat (site Web américain d’actualité). Voir l’article sur le site de @Rsln_mag : L’avenir de l’intelligence artificielle appartient-il aux femmes ? À lire aussi : Audrey Durand: la chercheuse en intelligence artificielle à l’écoute des algorithmes.

#Culture

► Pour la première fois, Christie’s mettait en vente un tableau « peint » par un programme d’intelligence artificielle. Le portait d’un personnage fictif, Edmond de Belamy, issu d’une série produite par le collectif français Obvious. Sa vente jeudi 25 octobre a été un grand succès : estimé 7 000 dollars, il a été adjugé pour 432 500 dollars. À lire L’Intelligence artificielle, nouveau monde du marché de l’art ?

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Les géants de la tech en bourse, Halloween avant la date ? À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La 5G va aussi changer la manière de regarder la vidéo ; En France, la 5G ce sera en 2025, pas avant ; – Les jeunes adultes parviennent mieux à faire le tri entre info factuelle et opinion ; – Non, l’IA ne résoudra pas le problème des fake news ; – Comment la blockchain peut briser le monopole des géants de la tech sur l’IA ; – Les géants de la tech se font des millions avec la politique de surveillance de Trump.

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19 Oct

Régions.news #350 – Edition du vendredi 19 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Les terres fertiles de l’Amazonie colombienne. Crédit photo : Guillermo Legaria / AFP. Ainsi pour absorber 8 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2100, il faudrait que les conifères, espèces les mieux à même de pomper le carbone, remplacent les feuillus sur une surface équivalente à l’Espagne.

#VilleRésiliente

► « Les villes doivent redevenir des éponges. (…) L’une des mesures passe par le développement d’infrastructures vertes pour capter l’eau à la source, afin d’éviter qu’elle ne ruisselle et ne s’accumule. Ce sont les toitures vertes, les parcs sur friches urbaines, tout ce qui évite la fragmentation de l’espace naturel en ville. (…) A l’inverse, les villes doivent utiliser moins de béton et d’asphalte, qui n’assurent pas l’infiltration de l’eau, au contraire des pavés filtrants, par exemple. Il faut également revoir l’architecture pour vivre avec l’eau : par exemple, construire des maisons à deux étages au lieu d’un seul, avec une porte de sécurité sur le toit, développer des habitations flottantes, rehaussées ou sur pilotis, ou concevoir les sous-sols pour que l’eau s’y accumule et en reparte naturellement lors de la décrue. (…) Il faut tenir compte des besoins locaux, et réintégrer l’architecture vernaculaire, c’est-à-dire traditionnelle. », explique Isabelle Thomas, professeure d’urbanisme à l’université de Montréal et codirectrice de l’ouvrage La Ville résiliente. Comment la construire ? À lire : Lingang, une ville proche de Shanghai, travaille pour devenir la plus grande ville éponge du monde.

► Pour Sylvain Rode, urbaniste à l’université de Perpignan, il s’agit de créer « des quartiers qui puissent être inondés de temps en temps, avec des dégâts minimes et un retour à la normale rapide. ». Il prend comme exemple un quartier de la ville de Romorantin, dans le Loir-et-Cher, « conçu comme un affluent temporaire de la rivière » et « lorsque l’inondation surviendra, aucun habitant ne sera touché dans son logement. ». À lire : Inondations : la culture du risque pour limiter les dégâts

► Depuis plusieurs années, la ville de Paris est partie à la quête d’un bitume révolutionnaire pour tapisser les rues de la capitale qui doit capable d’absorber à la fois le bruit et la chaleur. Ainsi le projet Cool&Low Noise Asphalt, soutenu financièrement par l’Union européenne, vient d’entrer en phase dans trois rues parisiennes. Les tests dureront quatre ans avec comme objectif de faire chuter le bruit d’au moins 5 décibels, et la température de 3° C.

#AgricultureUrbaine

► Paris est-elle une métropole agricole ? Cultures sur les toits, fermes souterraines installées dans d’anciens parkings, jardins partagés, culture en aquaponie, en hydroponie, troupeau de moutons qui paissent aux pieds des tours de Saint-Denis…, depuis quelques années, les initiatives d’agriculture urbaine fleurissent à Paris et sa banlieue, portées par un besoin de reconnexion des citadins à la nature et encouragées par le soutien des collectivités, à l’image de l’appel à projets Parisculteurs, projet pour « renforcer la place de la nature à Paris ». « Il y a un intérêt croissant des collectivités territoriales, notamment des métropoles, pour l’agriculture de proximité, voire de l’agriculture dans la ville », constate Christine Aubry, ingénieur de recherche à l’INRA et à la tête d’une équipe de recherche sur l’agriculture urbaine.. À lire : Un jardin partagé crée du lien en plein Paris.

Légende image. « Le radeau des phoques » par Cristobal Serrano. Ce petit morceau de banquise qui dérive à la pointe de la péninsule Antarctique est à peine assez grand pour ce groupe de phoques crabiers. C’était la fin de l’été et il y avait peu d’icebergs disponibles. Le photographe Cristobal Serrano a été primé au Wildlife Photographer of the Year 2018, prestigieux concours de photographies de faune, organisé par le Muséum d’histoire naturelle de Londres.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Recyclamer est un robot qui permet de récupérer les déchets dans les océans. Ce robot éboueur des mers a été créé par une entreprise de Guéret en Creuse. Il fonctionne grâce à l’énergie solaire, avec des panneaux photovoltaïques. Il peut mesurer en temps réel la qualité de l’eau tout en ramassant les déchets. Recylcamer, aspirateur écologique contre la pollution, utilise un bio-tissu innovant, le « BioSorb », qui capte les hydrocarbures à la surface de l’eau. La production des premiers exemplaires débutera dans quelques mois. À lire : À Amiens (Somme), le robot Max AI trie les déchets plus rapidement qu’un opérateur humain.

► Des deux côtés de la Manche, Go Trade est un programme Européen dont l’objectif est de dynamiser les marchés traditionnels. En Ille-et-Vilaine, Louvigné-du-Désert, près de Fougères (Ille-et-Vilaine) est l’un des 16 partenaires de ce projet. Cette commune rurale de 3 420 habitants fait partie du projet SuNSE (Support Network for Social Entrepreneurs ou Réseau de soutien pour entrepreneurs sociaux) destiné à soutenir l’entreprenariat social et solidaire.

► Quatre feux intelligents ont été mis en place en septembre rue d’Aubigny au sud de La Roche-sur-Yon. Des feux tricolores qui, grâce à un capteur électronique, passent au rouge lorsqu’un véhicule roule à plus de 50 km/h. Une manière d’apaiser la circulation dans ce quartier où les riverains ont pu constater des vitesses excessives de la part de conducteurs trop pressés. Maintenant, les voitures passent entre 30 et 50 km/h.

#Territoire

► À quoi sert la blockchain ? Donner des cours du soir en échange de la réparation de sa chaudière. C’est à Brooklyn, un quartier à la pointe des technologies vertes, que l’on trouve l’un des tous premiers réseaux décentralisés de production et de partage d’énergie. Baptisé Brooklyn Microgrid, ce système permet aux habitants de s’échanger l’électricité qu’ils produisent grâce aux panneaux solaires situés sur le toit de leurs immeubles. Sur l’île d’Yeu, un dispositif similaire a été mis en place pour favoriser l’autonomie énergétique de l’île. Les insulaires peuvent donc s’approvisionner en énergie produite localement. Ces deux expérimentations ont un point commun : elles fonctionnent grâce à la blockchain. « Il faut voir la blockchain comme l’Internet des échanges » affirme Charles Kremer, directeur du programme « Territoires Intelligents » de l’Institut de Recherche Technologique SystemX. « Cette technologie permet de sécuriser les échanges entre plusieurs acteurs, de manière décentralisée. » Lire la suite sur le site @LAdn_eu.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Féroce bataille de géants pour prendre le contrôle de votre salon. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Réforme de l’audiovisuel : trois propositions de l’Arcep ; – Changement climatique : la presse pas à la hauteur ; – Les journalistes accordent-ils trop d’attention à Twitter ? ; – Le MIT entraîne des ordinateurs à détecter les fake news ; – La 5G, source de revenus pour les médias.

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12 Oct

Régions.news #349 – Edition du vendredi 12 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. A Tchernobyl, l’énergie solaire a remplacé le nucléaire. L’Ukraine a lancé, vendredi 5 octobre, sa première centrale solaire dans la zone hautement radioactive autour de la centrale atomique, théâtre du pire accident de l’histoire du nucléaire civil, en 1986. La nouvelle centrale compte environ 3 800 panneaux photovoltaïques installés à une centaine de mètres du réacteur accidenté. Sa puissance d’un mégawatt permet d’alimenter environ 2 000 appartements. Crédit photo : Genya Savilov / Afp.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Deux normandes de 28 et 29 ans sont parties le 20 septembre de la source de la Seine en Côte d’Or pour rejoindre l’estuaire du fleuve au Havre le 10 octobre. Elles ont parcouru plus de 700 kilomètres en canoë et à vélo pour alerter sur la pollution plastique dans le fleuve et sensibiliser au projet citoyen « OdySeine ». Elles récoltent les déchets flottant sur l’eau et font des prélèvements en vue d’analyses à l’université de Créteil (94). Un chercheur déterminera alors le taux de micro plastique en différents points de la Seine.

► Fanny Orlhac fait partie des 30 récipiendaires de la bourse L’Oreal-Unesco 2018, qui récompense et promeut chaque année la recherche scientifique au féminin. À Nice-Sophia-Antipolis, la jeune chercheuse de 29 ans s’emploie à appliquer l’intelligence artificielle à la lutte contre certains cancers. « Nous essayons de développer des algorithmes pour prédire la réponse des patientes aux différents traitements, explique la scientifique de 29 ans. Le but est de proposer les médicaments les mieux adaptés. »

#Agriculture

► YouTube est devenu le terrain d’expression des agriculteurs. Parmi ces exploitants qui ont investi les réseaux sociaux, on trouve David Forge, céréalier en Indre-et-Loire qui témoigne avec sa Chaîne agricole sur YouTube. Il compte plus de 50.000 abonnés qui regardent ses tutoriels de réparation de machines agricoles, ses témoignages vidéo. En Seine-et-Marne aussi, le Youtuber des champs s’appelle Agrividéo77, une chaine vidéo  qui aborde les techniques agricoles. On y parle d’enrubannage de seigle, de semis de betterave ou encore d’ensilage de luzerne, illustrés par des vidéos filmées avec un drone.

#Ruralité

► « Il faut investir dans le milieu rural. Plus de 70% des Français voudraient créer leur entreprise à la campagne plutôt qu’en ville », affirme mardi 9 octobre sur @franceinfo Dominique Marmier, président de l’association Familles rurales, après l’étude de l’Ifop sur la perception de la vie à la campagne. « Il faut donc que cette campagne soit équipée, dotée de moyens technologiques comme en ville. Il faut par exemple que le haut débit passe partout », explique Dominique Marmier.

Légende image. Ours polaire cherchant son chemin sur la banquise dans l’archipel du Svalbard (Norvège) dans l’océan arctique.. Crédit photo : Anna Henly / NHPA / Photoshot / Biosphoto.

#Climat

► Alors que le Groupe intergouvernemental des experts sur le climat (Giec) vient de publier son Rapport spécial sur l’impact d’un réchauffement global de 1,5°C, trois spécialistes du CNRS qui ont participé à sa rédaction, l’écologue Wolfgang Cramer, le paléoclimatologue Joël Guiot et l’économiste Jean-Charles Hourcade, expliquent  qu’il « est géophysiquement possible de limiter le réchauffement à 1,5 °C à l’horizon 2100 » et que pour cela « il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce qui peut se faire de multiples façons : augmentation de la part du renouvelable dans le mix électrique, plus grande sobriété énergétique, réduction drastique des émissions industrielles, remise en cause de l’étalement urbain, révolution dans les transports ou encore baisse de la consommation de protéines d’origine animale… » A lire : « On peut encore rester sous 1,5°C sans recours aux technologies à émissions négatives ».

#Transport

► En France, quinze villes dont Paris, Grenoble, Marseille, Nice, Aix, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Reims, Rouen, Clermont-Ferrand, Montpellier et Toulon, se sont engagées, le 8 octobre 2018 à mettre en place, ou bien à renforcer une « zone à faibles émissions » (ou ZFE) d’ici 2020. Pour rappel, les ZFE sont des zones dans lesquelles est instaurée une interdiction d’accès pour certaines catégories de véhicules polluants, sur la base du système des vignettes Crit’Air. Un rapport récent de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) conclut, en s’appuyant sur des expériences du même type à l’étranger, que ce type de restrictions de circulation permet de faire chuter jusqu’à 12 % la concentration de dioxyde d’azote.

► Berlin n’acceptera plus la plupart des diesels dans une vingtaine de rues, dès avril 2019. C’est le jugement du tribunal administratif de la capitale allemande rendu mardi 9 septembre à la suite d’une plainte de l’ONG Deutsche Umwelthilfe. Dorothee Sarr une des responsables de cette organisation explique : « Avec ces quelques tronçons, on ne pourra voir le résultat que dans quelques années et on est à peu près sûr que cela n’aura que peu d’effet. C’est une perte de temps. ».

► En 2017, Los Angeles a été désignée ville la plus embouteillée du monde d’après une étude publiée le 6 février par le cabinet d’analyses spécialisé dans l’automobile connectée Inrix. L’organisme a examiné les données provenant de 38 pays et 1.360 villes. Au total, les habitants de la cité californienne ont passé 102 heures dans les bouchons contre 91 heures pour ceux de Moscou et de New York. Suivent ensuite Sao Paulo (86 h), San Francisco (79 h), Bogota (75 h) et Londres (74 h). Paris est neuvième avec 65,3 h par an.

► Aymeric Weyland, Directeur Général d’Autonomy, dans le magazine Maddyness explique : « Il y a trop de voitures dans nos villes européennes. Ce mode de transport ne répond plus aux nouvelles problématiques de mobilité et ne convainc plus les urbains (…) C’est criant à Paris où 50 % de l’espace est dédié aux infrastructures routières alors que seulement 17% des parisiens conduisent ». Créée en 2015, Autonomy est le rendez-vous annuel de la mobilité urbaine qui réunit les entreprises, les citadins usagers et les industriels. La troisième édition ouvrira ses portes le 18 octobre prochain, pour trois jours, à Paris.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Netflix intègre l’interactivité et Amazon la 4K dans la télé. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : 75% des personnes utilisent leur smartphone pour éviter les contacts humains ; – Comment le numérique révolutionne notre manière de penser.

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05 Oct

Régions.news #348 – Edition du vendredi 5 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Dessins originaux de Yann Kebbi.. L’exposition « Capital Agricole, chantier pour une ville cultivée » a ouvert ses portes le 1er octobre jusqu’au 19 janvier au Pavillon de l’Arsenal à Paris. Préoccupés par leur alimentation et leur santé, les habitants de la capitale considèrent l’agriculture comme un domaine prioritaire. C’est cette agriculture urbaine oubliée et réhabilitée dans l’exposition grâce à des photos et des vidéos qui montrent l’environnement agricole d’autrefois.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Le 25 septembre 2018, une nouvelle plateforme de transport multimodale rail/route vient d’être inaugurée au marché Saint-Charles de Perpignan, pour tous types de marchandises. Elle aura une vocation environnementale : elle permettra de réduire chaque année de 15.000 tonnes les émissions de CO2. Ainsi, par exemple, 50 remorques de camions seront désormais transportées chaque jour vers l’Allemagne. Elles vont parcourir 1 000 kilomètres par le rail plutôt que par la route.

► Depuis le mois de mai et jusqu’en novembre, une jeune doctoresse a choisi de parcourir la France en camping-car pour effectuer des remplacements en zone rurale. De la Bretagne jusqu’à la Somme, en passant par les Vosges et le Var, Hélène Verdon fait escale dans des petits villages, bien souvent laissés en marge des services de soins. Son initiative est d’autant plus appréciée par ces communes que celles-ci ont parfois encore plus de mal à trouver des remplaçants pendant l’été.

► À la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg, monsieur Meyer est un patient numérique qui ressemble à un être humain et qui est capable de parler, de réagir aux stimuli et de simuler des symptômes déclenchés à distance par un instructeur. Mais ce n’est qu’un mannequin-robot qui permet aux apprentis dentistes de s’exercer au plus près des conditions du réel.

#Transport

Oslo chasse l’automobile de son centre-ville lentement. « Il faut rendre la ville aux gens, que les enfants puissent jouer en sécurité, que les personnes âgées aient des bancs où s’asseoir », plaide la conseillère municipale Hanna Marcussen. Pour atteindre leur objectif en 2020, la capitale Norvégienne a imaginé une série de mesures : suppression de 700 places de stationnement, zonage rendant impossible la traversée du centre en voiture, piétonisation de rues, renchérissement des péages urbains… À lire : Comment circulerons-nous dans la ville de demain. Une problématique qui se pose dès aujourd’hui, tant les villes sont congestionnées. Un exemple : la mobilité demain en Provence Alpes Côte d’Azur.

► Plutôt que de frauder dans les transports en commun, pourquoi ne pas tout simplement faire un petit geste pour la planète. Ainsi la métropole d’Istanbul, en Turquie, grâce au réseau de recyclage « Smart Mobile Waste Transfer Machine », incite les usagers de son réseau de transports en commun à recycler leurs déchets plastiques pour bénéficier de trajets gratuits.

Légende image. Au marché Kuromon d’Osaka une petite fille se fait amie avec un robot. Photo d’Andy Kelly, sur Unsplash. Le 26 septembre, le groupe de réflexion The Future Society, fondée en 2014 à l’université d’Harvard, présente au Parlement Européen son rapport sur l’intelligence artificielle (IA), intitulé « A Global civic debate on governing the rise of artificial intelligence » (version française), résultat de sept mois de consultations dans le monde entier. L’objectif est d’initier une discussion autour de la gouvernance de l’IA à l’échelle européenne. Le rapport constate : « quand on définit l’IA en Europe, nous sommes dans une forme de fascination anthropocentrique : on pense une machine qui réplique l’homme. Les Japonais, eux, sont beaucoup moins dans cette relation et ils sont dans une approche de la mise en réseau des IA. »

#IntelligenceArtificielle

► Un rapport publié par le Citizen Lab de l’Université de Toronto (Canada) met en garde le gouvernement canadien sur l’utilisation abusive d’une nouvelle génération de logiciels intelligents pour filtrer et traiter les dossiers de personnes qui font des demandes pour immigrer au Canada. « Nous savons que le gouvernement expérimente l’utilisation de ces technologies […] mais il est clair que sans garanties et mécanismes de surveillance appropriés, utiliser l’Intelligence Artificielle pour déterminer l’immigration et le statut de réfugié est très risqué », explique Pétra Molnar, l’une des auteurs du rapport. « L’IA n’est pas neutre. C’est un peu comme une recette. Et si votre recette est biaisée, la décision prise par l’algorithme est également biaisée et difficile à contester », poursuit-elle.

Des programmes informatiques sont aujourd’hui capables d’anticiper la survenue d’actes criminels. Mais l’utilisation de ces technologies à des fins prédictives pose un grand nombre de questions éthiques et morales. Pour aller plus loin, regarder le documentaire « Prédire le crime » actuellement diffusé sur la chaine @Artefr.

► « On traite aujourd’hui les machines comme si elles étaient intelligentes, au sens humain du terme. Je pense qu’on exagère, et il y a là un certain débat qui n’a pas lieu d’être. Les machines nous ridiculisent en effet dans certains domaines. Pourtant, une machine qui vous bat aux échecs, par exemple, ne saura rien faire d’autre que jouer aux échecs, tandis que vous, vous pouvez parler d’autres langues, jouer au tennis, interagir avec quelqu’un… L’intelligence des machines n’est pas l’intelligence humaine. », explique Etienne Klein, physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences.

#RéalitéVirtuelle

► La société de conseil IDC vient de publier une infographie qui fait le point sur le marché de la réalité virtuelle en France. C’est un écosystème qui devrait connaître une croissance moyenne de +85% par an entre 2017 et 2022. C’est dans le secteur professionnel que les investissements devraient être les plus conséquents.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

Le top management des TV fragilisé. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Comment les médias ont légitimé l’extrémisme ; – Pour apprendre, les jeunes préfèrent YouTube aux manuels scolaires ; – Netflix domine les autres géants dans les contenus originaux et va rouvrir un bureau à Paris ; – Cinéma : Le Canada, nouvel eldorado du monde de la création.

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28 Sep

Régions.news #347 – Edition du vendredi 28 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Installée au large du Croisic, en Loire-Atlantique, Floatgen (photo prise en octobre 2017 à St Nazaire) est la première éolienne flottante française. Elle a commencé à alimenter le réseau électrique depuis le 18 septembre. Prévue pour fournir de l’électricité à l’équivalent de 5.000 habitants, ce projet d’énergie renouvelable a été décidé en 2013 et réunit sept partenaires européens. Quatre parcs pilotes sont en développement en France, dans le cadre de la transition énergétique. Trois sont prévus en Méditerranée et un en Bretagne, au large de Groix. L’Europe compte à l’heure actuelle plus de 4 000 éoliennes offshores en activité. Photo : Loic Venance / afp

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

Après les vélos, les premiers scooters électriques en libre-service débarquent à Toulouse. Après avoir lancé en avril dernier son service de vélos sans station et en libre-service, Indigo Weel va déployer ses premiers scooters électriques en free-floating (en libre-service sans station) pour un lancement officiel prévu d’ici la fin de l’année. « On a imposé un cahier des charges très strict », explique le premier adjoint au maire de Toulouse. Il ajoute que « l’enjeu est d’offrir une liaison entre Toulouse et les communes de la métropole » et « d’inciter les Toulousains à privilégier les modes de transport non polluants, que ce soit le vélo, le scooter électrique, la marche à pied, le métro ou encore la voiture électrique »

► Les collectivités auront bientôt pour obligation de publier leurs données en accès libre sur Internet à partir du 1er octobre. Comme le prévoit la loi pour une République numérique votée en 2016, les communes seront tenues d’engager une démarche de données ouvertes, dite « open data ». La mesure s’applique notamment à toutes les collectivités territoriales et intercommunalités de plus de 3 500 habitants et de 50 agents. Mais rares sont celles qui le font : entre méconnaissance des dispositions légales et manque de moyens, elles font face à de nombreux obstacles. L’association Open Data France, qui accompagne les administrations dans leur démarche, estime ainsi que sur les plus de 4 400 collectivités territoriales, seules 308 proposaient au mois d’août au moins un jeu de données sur une plate-forme open data.

► C’est la première rentrée de la classe ultra-connectée à l’école Buffon de Levallois (Hauts-de-Seine). Les CM 1 expérimentent une toute nouvelle organisation qui combine mobilier sur roulettes et matériel connecté. « C’est important de mettre en place des pédagogies renouvelées pour faire avancer les élèves », explique leur institutrice, Valérie Pasquel-Laporte. L’an passé, ses élèves, désormais en CM 2, ont modélisé la classe de leur rêve. « Ils ont imaginé différents espaces en fonction des actions, écouter, lire, créer, réfléchir, et le mobilier sur roulettes est apparu comme le plus adapté pour développer la coopération », explique l’enseignante qui trouve déjà les enfants « plus apaisés et concentrés ». À lire : À Marseille, une centaine de parents ont décidé de faire entendre leur voix : ils ont créé le « syndicat des poussettes enragées ».

Légende image. Cliché de l’Ile d’Ellesmere dans l’Arctique canadien pris par le photographe franco-britannique Sebastian Copeland. Son travail est connu pour aider à sensibiliser sur les dangers du réchauffement climatique. Quatre-vingt de ses clichés des pôles sont affichés à Paris sur les grilles du Jardin du Luxembourg, du 15 septembre 2018 au 13 janvier 2019.

#Information

► A chaque minute dans le monde, 98 000 messages sont publiés sur Twitter, 500 000 commentaires et 130 000 photos envoyés sur Facebook et 400 heures de vidéo sont montées sur YouTube. Une telle quantité d’information est intraitable par l’humain. Aujourd’hui, seule l’intelligence artificielle (IA) est capable de traiter cette masse colossale des données. L’objectif du projet mondial « Fake News Challenge », ouvert aux chercheurs du monde entier est d’utiliser l’intelligence artificielle pour pouvoir contrer les fausses informations. Mais en dernier ressort, c’est l’humain qui choisira d’effacer ou pas l’information.

La présidentielle 2017 vue à travers le prisme de Twitter. Pendant près d’un an, une équipe de chercheurs du CNRS et de l’EHESS a décrypté plus de 60 millions de tweets politiques, grâce à l’outil, « Politoscope ». Les chercheurs ont regardé si les auteurs de ces tweets appartenaient à une « communauté » politique ou à la « mer », les twittos politiquement non affiliés. Le résultat est que « seulement 4 888 tweets comportant un lien référencé comme une fausse information par les décodeurs du Monde, soit 0,0081%. » Les chercheurs estiment que ces chiffres sont toutefois en dessous de la réalité car ils n’intègrent qu’une partie des intox ayant circulé.

► Citation : « Croire qu’il y a seulement les planètes dont l’existence nous est connue à ce jour n’est pas plus raisonnable que de s’imaginer que le ciel n’est peuplé d’aucuns autres oiseaux que ceux qui passent devant notre fenêtre », écrivait le philosophe italien Giordano Bruno (1548-1600).

#Media

► Le 12 septembre, le parlement européen a donné son feu vert à la création d’un droit voisin, qui obligerait les géants du web à payer la presse en contrepartie de l’exploitation de ses contenus. Avec le vote de cette nouvelle régulation européenne des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), la presse écrite française a décidé de créer, Mercredi 19 septembre, l’Alliance de la presse d’information générale (Apig) pour parler d’une seule voix et défendre au mieux ses intérêts. cela représente 305 journaux publiés par 175 entreprises, pour un total de 27.000 salariés dont 10.000 journalistes. « Les éditeurs devront jouer collectif jusqu’au bout et ce droit voisin ne les dispense nullement d’innover », résume Eric Léandri, fondateur du moteur de recherche européen Qwant, parce que les GAFA ont acquis une telle puissance qu’ils ont plusieurs leviers pour adoucir leur addition.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

Tsunami de nouveau produits Amazon qui démode Apple. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Ironie du sort : ceux qui ont détruit le journalisme vont-ils finalement le sauver ? ; – « Le savoir c’est le pouvoir », les lois s’adaptent au datajournalisme ; – Francetv ne vend plus ses programmes à Netflix, mais cela n’arrêtera pas la croissance de Netflix ; – Pour google, doit être responsable devant l’humain ; – La blockchain, futur du journalisme ?

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