18 Sep

Régions.news #441 – Edition du vendredi 18 septembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. Le célèbre pont de San Francisco (Californie, Etats-Unis) sous le ciel orangé causé par les incendies historiques, le 9 septembre 2020. (Photo Philip Pacheco / Afp). Il y a comme un air d’apocalypse qui flotte sur la côte ouest des Etats-Unis. Attisés par la sécheresse et les vents violents, les incendies ont déjà consumé plus de 10 000 km2, soit plus que la superficie de l’île de Chypre. À lire aussi : Les méga-feux de Californie se voient plus que les « feux zombies » de Sibérie.

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► L’agglomération du Mans investit 21 millions d’euros dans le développement de moyens de transport à hydrogène. La collectivité, qui a inauguré en juillet sa station de stockage, va acquérir dix bus et six bennes à ordures ménagères. « On utilise de l’eau de mer qu’on électrolyse : on casse la molécule d’eau en deux parties. L’une de ces deux parties est un gaz : de l’hydrogène. On le compresse très fort dans des réservoirs du même type que ceux que vous avez dans vos cuisinières pour alimenter en butane ou en propane vos feux de cuisson », explique Mathieu Guesné, fondateur de la société Lhyfe L’entreprise assure ensuite l’acheminement vers la station à hydrogène située en bordure de l’aérodrome du Mans « qui va transférer l’hydrogène dans les réservoirs des véhicules. ». Il s’agit d’un hydrogène « vert », précise Mathieu Guesné. « Ce sont des éoliennes qui nous fournissent l’énergie », indique-t-il. Le premier bus à hydrogène a été mis en service le jeudi 16 septembre.

 ► La hausse du nombre de cyclistes à Paris entraîne une augmentation du taux d’accidents de vélo. Depuis le début de l’année, la préfecture de police recense un bond de 31,7% du nombre de cyclistes blessés dans la capitale. Alors que le nombre d’accidents tous usagers confondus a pourtant baissé de 16,5% en comparaison avec l’année 2019. La tendance a notamment fortement augmenté durant le mois d’août avec 70% de blessés en plus. Les forces de l’ordre ont signé trois fois plus de procès-verbaux depuis janvier par rapport à 2019. De plus, les cyclistes sont responsables de la moitié des accidents qui les impliquent entre eux. Dans 70% des cas, le danger venait de derrière eux. Pour alerter les cyclistes sur les dangers de la route et les habituer à adopter les bons gestes, plusieurs initiatives ont été mises en place à Paris, comme le dispositif Coup de pouce vélo.

 ► Déployer l’Internet haut débit dans un département comme le Gers constitue un défi car les habitations sont dispersées. Une situation géographique peu rentable pour les opérateurs du marché. Alors en 2014, le Conseil départemental et les communautés de communes ont créé « Gers Numérique » dont l’objectif est de développer son propre réseau Internet à Très Haut Débit (fibre optique ou satellite). « Un Gersois sur deux est déjà éligible à la fibre optique. Ce qui permet au Gers, alors qu’il avait le plus mauvais débit de France, d’avoir le premier réseau public en fibre optique de toute l’Occitanie » précise Romain Gabrielli, directeur de Gers Numérique

 ► Grâce à un algorithme, développé par des médecins canadiens, l’hôpital central de Nancy va pouvoir réduire le temps d’attente aux urgences et orienter les patients vers le service le plus adapté à son état de santé. « Cet algorithme va apporter une sécurisation et une homogénéisation de la prise en charge du patient. À terme, le but est que l’infirmier ou infirmière devienne autonome à 100%, sans avoir besoin de la validation d’un médecin pour la réorientation », explique Tahar Chouihed, médecin urgentiste au CHRU de Nancy. Lancé en 2015 au Canada, l’hôpital de Nancy est depuis lundi 14 septembre, le premier à tester cette méthode en Europe.

Légende image. Depuis longtemps, l’artiste toulousain Gilbert Legrand détourne des objets pour leur donner vie. Ces objets qu’il rencontre sur les plages de l’Atlantique, ou de la Méditerranée sont « Seuls, moches et abandonnés », titre d’un livre co-écrit avec la scénariste Clémence Sabbagh, qui sort le 17 septembre. Si Gilbert Legrand attire le regard sur ces objets, ce n’est surtout pas pour les magnifier. « Je les rends pathétiques. Ils sont tous moches, un peu comme leur situation les a rendus. Ils ont un problème existentiel », explique l’artiste qui admet qu’il y a bien « un petit discours sur la responsabilité des hommes d’en être arrivés à tout ce bordel ». (Photo : Clémence Sabbagh).

#Transport

► « Là encore, le problème ne vient pas des modes de transports mais des choix politiques. La façon dont les collectivités envisagent les infrastructures oppose souvent le vélo à la marche. Si l’on veut éviter la guerre entre cyclistes et piétons, il ne faut pas accorder à ces derniers, royalement, un même trottoir de deux mètres pour circuler et ne miser que sur les pistes cyclables. La logique des marcheurs qui traversent la rue, passant d’un magasin à l’autre, n’est pas la même que celle du cycliste qui file sur sa voie, convaincu qu’il a la priorité », explique l’anthropologue suisse Sonia Lavadinho dans un entretien sur le site @lemondefr intitulé : « Pour que le vélo soit une pratique démocratique, il faut développer une autre philosophie du partage de l’espace ».

#Quartier

► « Pendant la période de confinement, les habitants ont redécouvert leur quartier, devenu l’eldorado des relations sociales, explique Lise Bourdeau-Lepage, géographe et économiste, professeure à l’université Jean-Moulin à Lyon. C’est nouveau, car les citadins passent en temps normal peu de temps dans leur logement et dans leur quartier. La plupart des villes modernes sont organisées entre d’un côté des lieux de travail et de l’autre des lieux de vie ou de loisirs. » La proximité évoque l’entre-soi, le refuge. « On est dans des mécanismes de réassurance, poursuit Fanny Parise, anthropologue à l’Université de Lausanne (Suisse). Quand les individus ont l’impression que leur vie leur échappe, ils se tournent vers ce qui leur est proche (famille, voisins, environnement), une sphère qu’ils ont l’impression de pouvoir maîtriser. » Lire l’article sur le site @lemondefr.

#Sciences

► « Pour des raisons sociales et économiques, il est important que le milieu des sciences numériques se diversifie. Aujourd’hui, alors que les femmes pourraient bondir sur les opportunités d’émancipation sociale et économique, elles passent à côté d’un secteur où les salaires se révèlent les plus compétitifs. La présence de femmes dans ce milieu est d’une forte importance en ce qui concerne l’élaboration de technologies et de modèles/algorithmes réfléchis à 360 degrés, au côté des hommes, et donc inclusifs. Enfin, augmenter la présence des femmes dans ce milieu permet d’élargir le pool de talents et donc de s’entourer des meilleurs, sans distinction de genre » explique Aurélie Jean, docteure en science numérique et entrepreneuse, sur le site @LesEchos.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le fléau des cyberattaques frappe de nouveau les élections américaines. À retenir cette semaine : – Comment rémunérer la créativité à l’ère du numérique ? ; – La crise devrait accélérer la montée en puissance de l’Internet des objets ; – Dans les smartphones des collégiens ; – Facebook pourrait être forcé d’arrêter le transfert des données d’Européens aux USA ; – Vous détestez les réseaux sociaux ? Vous allez adorer ce documentaire.

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11 Sep

Régions.news #440 – Edition du vendredi 11 septembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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 Légende image. L’artiste JR a eu commande réaliser la couverture d’un numéro spécial du Time magazine du 27 avril dans le cadre du projet : « Looking for hope ». C’est ainsi que le 11 avril est apparu sur le bitume d’une rue du 19ème arrondissement parisien, un collage géant représentant une personne écartant les bandes d’un passage piéton pour essayer de voir au travers. Un message d’amour et d’espoir tourné vers l’avenir. À lire : Alors que quasiment toutes les foires du monde sont annulées Art Paris qui devait se tenir au printemps au Grand Palais ouvre finalement le 10 septembre. La photo de JR y sera exposée.

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► Conçu à Grenoble, le nanosatellite AMICal Sat a décollé à bord de la fusée Vega depuis la base spatiale de Kourou dans la nuit du 2 au 3 septembre. Ce sont 53 satellites appartenant à 21 clients issus de 13 pays qui ont été envoyés dans l’espace. Ce satellite, pesant 10 kilos et de la taille d’une brique de lait, a été construit par une cinquantaine d’étudiants du CSUG (Centre spatial universitaire de Grenoble). La mission d’AMICal Sat est de photographier les aurores boréales, un phénomène qui provient de la collision entre l’atmosphère et des particules du Soleil. « On se sert des aurores boréales comme thermomètre du vent solaire », explique le directeur du CSUG. Toutes les images capturées par AMICal Sat seront accessibles au grand public sur le site du CSUG pour admirer une aurore boréale depuis l’espace.

 ► « C’est un espace bien-être que l’on veut créer. Il proposera une piscine, 3, 4 cabines de massage, un espace convivialité, et puis, c’est l’un de nos petits plus, qui feront peut-être la différence, une boutique où l’on pourra trouver des produits naturels, 100 % corses, avec des producteurs locaux. On y tenait ! Cet espace ne sera pas uniquement bien pour nous, mais également pour la communauté. » Elles sont dix, au chômage depuis plusieurs années et durant des mois, elles ont travaillé en équipe, pour imaginer un projet et le mener à bien. C’est le Pôle Emploi de Bastia, qui a lancé ce programme appelé Passer’Elles. « Le plus dur, ça a été la Covid. (…) Mais fin juin quand on s’est retrouvées, y avait une cohésion, une énergie impressionnantes. On avait eu le temps de réfléchir, chacune de notre côté, à ce que l’on voulait faire. », explique l’une d’entre elles.

 ► Le village de Soleilhas (Alpes-de-Haute-Provence) est situé au cœur du parc naturel du Verdon. Dans cette bourgade d’une centaine d’habitants, l’épicerie communale a rouvert ses portes. « C’est important, parce que moi ça fait 40 ans que je suis au village alors quand on n’avait plus d’épicerie, c’était triste… Il n’y avait plus de vie, alors que là on se rencontre, c’est indispensable une épicerie », explique une cliente. L’épicerie fait office de point de Poste avec dans son arrière-boutique un bar et un cyber-café.

 ► La première phase du chantier du parc de 71 éoliennes en mer au large de Fécamp (Seine-Maritime) vient de débuter à terre. Elle consiste à enfouir 30 km de câble de raccordement entre Fécamp et le poste d’électricité de Sainneville-sur-Seine. C’est un chantier de 270 millions d’euros qui va durer jusqu’en 2022. Il est annoncé la création de 1 400 emplois locaux. La société RTE (gestionnaire du réseau public de transport d’électricité français) est responsable de ce chantier. A lire aussi : Éolien en Normandie : la filière prend son envol.

Légende image.  « Fin de l’Été ». Le démontage de la grande roue aux jardins des Tuileries un samedi de fin d’août. (Photo : @padam92).

#Télécom

► La vente aux enchères des bandes de fréquences 5G, nécessaires aux opérateurs pour lancer la nouvelle génération mobile, commencera le 29 septembre. « Nous n’allons pas imposer la 5G », assure le président de l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Électroniques, des Postes et de la distribution de la Presse). Le déploiement de la 5G doit permettre de démultiplier les capacités de la téléphonie mobile en France. La 5G est pour l’instant la promesse de nouvelles applications mais aussi une source d’inquiétudes sanitaires. Si on ne peut pas dire que cela n’a aucun effet sur le corps et la santé, y voir un risque sanitaire est encore difficile pour les autorités. Les chercheurs, eux, tentent de trouver un juste milieu et font des recommandations d’usage.

► Deux rapports sont attendus sur les possibles effets des ondes 5G sur la santé et l’environnement. Celui établi par l’Inspection générale des affaires sanitaires (IGAS) a été remis au gouvernement lundi 7 septembre. Celui de l’Agence nationale de sécurité sanitaire le sera en début de 2021. « Il est urgent de freiner le déploiement pour le baser sur des constats objectifs », a affirmé Frédéric Bordage, expert indépendant en numérique responsable et fondateur du collectif d’experts GreenIT.fr sur le site @franceinfo.

#Internet

► C’est le 28 juillet 1988, il y a un peu plus de 32 ans que pour la première fois, une liaison informatique est établie entre la France et le réseau américain Arpanet, ancêtre d’Internet. La connexion relie Sophia Antipolis (Nice) à l’université du Wisconsin, aux États-Unis. À l’époque, Arparnet est utilisé uniquement par la communauté scientifique. Cela va permettre à tous les chercheurs français d’utiliser le fameux protocole TCP/IP pour échanger des données entre tous les ordinateurs de la planète. Les capitales européennes d’Oslo puis Londres ont rejoint le réseau Arpanet en 1973 avec chacune un seul ordinateur.

#Tendances_Médias

► Dix choses à retenir d’un été pas comme les autres. Comme chaque année, Méta-Media a suivi l’actualité médias du monde pendant les mois de juillet / août pour vous proposer un condensé des principales informations à retenir de cet été si particulier, marqué par la pandémie : 1/ La tech chinoise et américaine s’affrontent dans une nouvelle guerre froide ; 2/ Révolution de l’industrie des médias sur fond de pandémie et #BlackLivesMatter ; 3/ Vers une souveraineté numérique européenne ; 4/ Les réseaux sociaux de plus en plus politisés ; 5/ Nouveaux modèles économiques pour le journalisme, et dangers ; 6/ Lutte contre la haine en ligne, sur fond d’augmentation de cyberattaques et de la désinformation ; 7/ Censure Internet et érosion de la liberté de la presse ; 8/ Télétravail forever, le « new normal » en entreprise ; 9/ Réseaux sociaux : les nouvelles fonctionnalités à tester ; 10/ Le grand retour du journalisme d’investigation. Lire l’article dans sa totalité sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Facebook agit contre la désinformation avant la présidentielle américaine. À retenir cette semaine : – Photojournalisme citoyen : « Les reporters de la paix » ; – Réimaginer le rapport entre le journalisme et la communauté ; – Le numérique crée « deux mondes du travail opposés : les surmenés et les surnuméraires » ; – « Cultiver son jardin » à l’ère numérique ; – Apple poursuit son ambitieuse transition énergétique et construit un immense parc éolien au Danemark ; – « Le Monde » reçoit le Visa d’or de l’information numérique pour son enquête sur les féminicides..

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04 Sep

Régions.news #439 – Edition du vendredi 4 septembre 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Haut lieu du cyclotourisme, le village de Bréhémont (Indre-et-Loire) offre à ses visiteurs un aperçu d’un port des bords de Loire. La culture du chanvre s’est installée aux environs du village parce que le sol était facile à irriguer entre Loire, Cher et Indre. La commune compte 140 fours à chanvre sur son territoire. Le chanvre ainsi produit servait à confectionner les cordages indispensables à la batellerie. L’activité de pêche a aussi existé sur le secteur de Bréhémont jusque dans les années 70 avant de revenir aujourd’hui avec l’installation de Dominique Chauvreau, pêcheur professionnel. Il conserve les engins de pêche de ses ancêtres. (Voir la photo ci-dessus de Nathanaël Lemaire / FTV).

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► À partir du 5 septembre prochain, les transports en commun seront gratuits le week-end pour les quelque 457 800 habitants de Montpellier Méditerranée Métropole. Il s’agit de la première phase d’un projet qui doit amener à l’exonération totale. Elle devrait être suivie, « d’ici la mi-mandat », de la gratuité en semaine pour les personnes âgées et les jeunes, puis pour l’intégralité des habitants de l’agglomération. Les usagers du réseau TaM devront tout de même se munir d’un titre de transport. La validation à bord est toujours obligatoire à chaque trajet, afin « d’évaluer la fréquentation par ligne et ainsi ajuster l’offre de transport« , précise la métropole.

► Pour la seconde année, LM Wind Power a loué la salle des fêtes de Cherbourg (Manche) pour mener son opération de recrutement. Il y a 250 postes à pourvoir pour fabriquer des pales d’éoliennes géantes. Pendant trois jours, des salariés de l’usine ont animé un job dating afin de séduire des candidats. « L’usine privilégie le savoir-être avant l’expérience et le diplôme, et recherche des profils ayant envie d’apprendre », précise la directrice des Ressources Humaines. Les candidats doivent être dotés de qualités telles que la curiosité, la rigueur, l’envie d’apprendre et de travailler en équipe ».

► Quatre jeunes habitants d’Aubervilliers ont tourné un court métrage de 90 secondes sur le thème de la solidarité. Ils participent au concours « Filme l’avenir », proposé par l’association « Les Amis(e) du Comedy Club », de Jamel Debbouze. Les quatre amis ont écrit, tourné, joué, réalisé et monté un court-métrage dans des ateliers pédagogiques soutenus en particulier par France Télévisions et le CNC. « Je les encadre pour faire un film, à leur apprendre les bases de l’écriture scénaristique, faire une prépa assez rapide et tourner un film en 48 heures », explique le réalisateur Achraf Ajraoui présent sur le tournage. « Ça représente l’occasion de montrer ce que l’on sait faire, explique Usman, un des quatre cinéastes. 90 secondes, c’est déjà pas mal. Ça reste une bonne plateforme, un beau projet. »

Légende image. Le château des Rohan de Saverne (Bas-Rhin) est devenu le lieu d’une exposition et d’une performance en direct de street-art, ou art urbain. Le samedi 29 août, huit artistes ont créé des œuvres colorées sur les fenêtres du monument. Les artistes font partie du collectif Urban colors de Strasbourg. La municipalité de Saverne a pris l’initiative de les inviter. Parmi eux, le Portugais Tiago Francez, dit The Empty Belly, se voit comme un « muraliste ». Sa création est une représentation de la journaliste et féministe Louise Weiss, faite d’une multitude de points blancs. Elle est liée à Saverne depuis qu’elle a fait don au musée, abrité dans le château, de ses collections historiques. Car la démarche artistique impose de peindre un sujet en rapport avec les lieux. (Photo : Cécile Poure, France Télévisions).

#Ville

► En 2019, les villes du monde entier ont vu défiler des millions de jeunes pour dénoncer l’inaction des États dans la lutte contre la crise climatique. La ville de demain prendra-t-elle le relais des États pour sauver la planète ? « Les villes veulent et peuvent devenir l’épicentre de la course contre la montre du dérèglement climatique (…) Ce sont leurs habitants eux-mêmes qui vont de plus en plus exiger de vivre dans des villes vivables (…) Elles ont toutes pour objectif d’attirer des habitants et des investisseurs. Leur positionnement dans la lutte contre la crise climatique sera un levier d’attractivité. Leur premier levier d’action, c’est qu’elles ont la main sur les deux principales sources d’émissions de CO2 en France : les bâtiments et la mobilité (…) Elles ont déjà des outils efficaces comme les plans de déplacement urbain, le plan local d’urbanisme. Leur second levier d’action, c’est leur capacité à coopérer entre elles : elles sont concurrentes, oui, mais aussi partenaires », explique Cécile Maisonneuve, présidente du groupe de réflexion La Fabrique de la Cité, sur le site @franceinfo (Demain ma ville).

#IA

► « Nous sommes tous partie prenante de l’intelligence artificielle, explique Alexandre Pachulski, docteur en sciences informatiques. Nous possédons le bien le plus précieux de l’IA : les données qui lui servent de carburant. Et nous sommes ceux que l’IA est censée aider. » Publié le 19 août, son livre Génération IA s’appuie sur quatre-vingts films et séries pour comprendre l’impact de cette intelligence dans nos vies. « J’ai voulu la rendre accessible par les films pour aider les gens à faire des choix. » L’auteur se penche sur « l’IA dans la cité ». Par exemple, la série Westworld (2016) « avertit l’humanité que même si les IA sont des machines, elles ne sont pas là pour servir de souffre-douleur aux humains. Sinon, elles pourraient bien se rebeller », souligne l’auteur.

► Écouter le podcast de la scientifique et entrepreneuse Aurélie Jean qui rappelle la nécessité d’avoir recours à la vulgarisation scientifique en cette période de pandémie de coronavirus. « La vulgarisation est un art, l’art d’expliquer un concept souvent complexe à travers une histoire de références du quotidien, des questionnements ou encore l’utilisation de différents médias comme le texte, le dessin, la musique ou le film, explique la scientifique. Vulgariser les sciences est un levier pour renforcer le pouvoir démocratique. »

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► Facebook contre Apple sur fond de publicité. À retenir cette semaine : – Et si Facebook était la véritable « majorité silencieuse » ? ; – Quel format pour l’info locale sur Instagram ? ; –  Comment les récits authentiques brisent les stéréotypes – et les barrières ; – Comment détruire le capitalisme de surveillance ; – La révolution vitesse 5G [Infographie] ; – Pourquoi l’informatique quantique est-elle importante ?

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28 Août

Régions.news #438 – Edition du vendredi 28 août 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Sur le lac Manchar (Pakistan), 350 km² d’eau douce, il ne reste plus qu’une quarantaine de bateaux-maisons habités par les Mohana. Les familles vivent entourées d’oiseaux, devenus leurs animaux de compagnie (Photo : Sarah Caron / Figaro Magazine). La 32ème édition du festival de photojournalisme « Visa pour l’Image » à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ouvre ses portes du 29 août au 13 septembre. Une édition bouleversée par la crise du coronavirus et avec un mot d’ordre : défendre le photojournalisme, pilier de l’information. « Cette édition est encore plus importante avec la crise mondiale du coronavirus. Le photojournalisme est de plus en plus menacé, personne n’a pu voyager, les situations de guerre ne sont pas couvertes. Les photographes sont en grande précarité, sans commande de journaux, explique  Jean-François Leroy, fondateur du festival « Visa pour l’Image ».

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► À Belle-Île-en-Mer (Morbihan), un projet viticole à l’étude depuis 2017, envisage de s’installer sur 7 hectares de la commune de Locmaria dans l’est de l’île. Mais certaines parcelles visées sont classées Natura 2000, d’autres sont en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Toutes ou presque devraient être déclassées par l’État pour permettre l’installation des vignes. Sur l’île l’opposition s’organise, l’association « La Bruyère Vagabonde » a été créée. Elle interpelle directement le porteur du projet dans une lettre ouverte : « Le maintien de votre projet sur des sites de la côte sauvage (…) serait source de divisions et de tensions. C’est pourquoi, par mesure d’apaisement, nous vous demandons de renoncer à ces projets avant que l’État n’ait à se prononcer. »

► La nouvelle version du simulateur de pilotage d’avions Flight Simulator 2020 est sortie  mardi 18 août. La dernière datait de 2006. Microsoft a confié sa mise en œuvre de cette nouvelle version au studio bordelais Asobo. Si ce simulateur devient un succès, ce sera une consécration pour ce studio indépendant créé il y a dix-huit ans. Asobo s’est fait connaître en raflant six Pégases, les Césars du jeu vidéo, pour son jeu « A Plague Tale ». Le studio est particulièrement attendu la qualité de ses graphismes que par le réalisme des appareils, dans leur réaction aux commandes, les bruits de moteurs ou la vue depuis le cockpit. À lire : Une jeune pousse toulousaine a inventé une application permettant une immersion en temps réel dans un métier.

► Avec son camion ambulant, Claire Millou, fondatrice de l’association « Au coin de la roue »,  sillonne les villages du Maine-et-Loire. Véritable lieu de rencontre, il permet aux habitants d’une même commune de se retrouver pour un moment de convivialité et créer des liens. Avec des bénévoles, cette animatrice sociale a transformé l’ancien camion de la médecine du travail, pour en faire un lieu de vie ambulant accueillant.

Légende image. Un pêcheur parmi un pack d’iceberg dans un fjord, près de Tiniteqilaaq, au Groenland, le 5 juillet 2020. (Photo : Philippe Roy / Afp). D’abord, la Sibérie a connu des températures extrêmes. Puis, dans le Svalbard, à mi-chemin entre la Norvège et le pôle Nord, le thermomètre a affiché des températures allant jusqu’à 10 °C au-dessus des normales saisonnières pendant plusieurs jours. Ces phénomènes, qui se sont accompagnés d’incendies hors normes et d’une fonte accélérée des glaciers et du permafrost, inquiètent ceux qui vivent au milieu de cet écosystème fragile. À lire l’article : Canicules, incendies, fonte des glaces… Comment l’Arctique traverse l’été de tous les records

#Et_Maintenant

► Comment réconcilier la ville intelligente et la ville verte ? « Si j’étais psychanalyste, je mettrais la smart city sur le divan et lui dirais d’abord de soigner son addiction aux données. Cela veut dire s’occuper des données dont on a vraiment besoin. Je lui dirais aussi qu’une ville vraiment « smart » et maline, ce n’est pas la ville du « »toujours plus », mais celle du « toujours mieux ». C’est une ville où je peux remplir chaque jour mon programme d’activités sans dégrader l’environnement. C’est une ville qui utilise le numérique, oui : le numérique fait partie de nos vies ; on ne va pas le désinventer. Mais pour en faire un allié au service des citadins, au service de la qualité de vie », explique Cécile Maisonneuve, présidente du groupe de réflexion « La fabrique de la Cité ». Elle décrypte chaque fin de semaine les grandes tendances qui façonneront nos vies d’urbains dans « Ma Maison Demain » sur le site @franceinfo.

► A lire aussi : Le bruit, un nouvel enjeu pour les villes ? Si des mesures pour lutter contre la pollution sonore existent déjà, des voix s’élèvent pour que le calme prenne une dimension plus grande dans l’urbanisme futur.

#Agriculture

► A Amiens (Somme), une micro-ferme urbaine fait triompher le circuit court. Au cœur de la ville, l’Ile aux fruits, une micro-ferme maraîchère au modèle atypique, est submergée par la demande de ses 4 500 adhérents. « Au début du siècle, Amiens comptait 980 agriculteurs. Aujourd’hui, il en reste huit. Avec nous, ça fait neuf », explique Frédéric Fauvet, le président de l’association Terres Zen à l’origine du projet. L’île était une terre maraîchère avant que les fermes ne disparaissent une à une. Il y a trois ans, une petite équipe d’urbains avait pour objectif de démontrer qu’on peut cultiver sur cette ile produire des fruits et légumes. Ainsi chaque semaine, tout au long de l’année, l’association, qui compte trois salariés, distribue 500 à 600 paniers de légumes, avec des ventes multipliées par 2,5 pendant le confinement. Forte d’une activité qui associe un peu de restauration (un food-truck) et de l’événementiel, elle engrange un chiffre d’affaire de 500 000 euros par an.

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► QAnon face à la Big Tech. À retenir cette semaine : – Télétravail : les 10 gestes numériques écolo à adopter ; – Vente en ligne : la France franchit le cap historique des 100 milliards d’euros ; – Nommé aux Emmy Awards, le studio français Targo voit dans la réalité virtuelle le futur du documentaire ; – Le succès fulgurant de  Meredith Kopit Levien, la nouvelle PDG du New York Times ; – Netflix épinglé pour sa promo du film « Mignonnes ».

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21 Août

Régions.news #437 – Edition du vendredi 21 août 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Les éleveurs et agriculteurs s’organisent face aux phénomènes de sécheresse depuis le début de l’été. Félix Lallemand, docteur en écologie et évolution du Muséum national d’histoire naturelle et co-fondateur de l’association « Les Greniers d’Abondance », explique : « Nous basculons vers un nouveau monde, une nouvelle norme, où les sécheresses perçues il y a quarante ans comme exceptionnelles sont devenues récurrentes. Cela ne fait qu’empirer, en raison des trop importantes émissions de gaz à effet de serre que nous avons déjà générées. En 2050, les sécheresses accrues telles celle de cet été correspondront au niveau moyen de sécheresse des sols. » Conséquence visible du réchauffement climatique, les vendanges 2020 seront cette année encore particulièrement précoces. (Photo : Jean-François Menier  / AFP).

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► Après quinze ans à travailler en coopérative, David Faivre, viticulteur à Belval-sous-Châtillon dans la Marne, a décidé de se lancer seul en 2015. Il a commencé à communiquer sur les différents réseaux sociaux. En 2017,  il créé sa chaîne YouTube pour partager sa passion. Depuis dix ans, le vigneron a commencé sa transition vers le bio. « J’ai compris que dans la communication, le choix des mots et des images étaient très importants. Dans la viticulture bio, nous pouvons utiliser du cuivre et du soufre par exemple, qui nécessitent tous deux le port de tenues intégrales impressionnantes. Je prends donc le temps d’expliquer aux abonnés comment et pourquoi nous procédons ainsi. Ça leur permet d’avoir tous les éléments en mains et de découvrir notre façon différente de travailler », explique-t-il.

► Depuis juillet, les habitants du Lot-et-Garonne peuvent choisir trois projets qu’ils souhaitent voir financés par le Département. Pour voter, seulement deux critères : avoir 11 ans et résider dans le département. Au total, 406 projets ont été présélectionnés par le département. Parmi eux, des idées de vélos pour tous, un annuaire pour les citoyens, l’ouverture d’une classe de danse. Il y en a pour tous les goûts et dans tous les domaines. Parmi eux, le Hang’Art, un bus-restaurant itinérant qui sillonnera une vingtaine de villages du Lot-et-Garonne. Le vote durera jusqu’au 4 septembre et les lauréats seront dévoilés le 16 septembre prochain.

► Un collectif d’associations et de syndicats dont la Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’Homme, dénonce le déploiement en France, de la vidéosurveillance intelligente capable d’analyser les comportements de la rue. Sept villes d’Occitanie ont été épinglées par ces associations. Exemple à Millau (Aveyron) où la ville utilise ses caméras de vidéosurveillance pour identifier et sanctionner, sans contrôle physique, des manifestants. Environ 50 personnes ont reçu des amendes ces derniers mois. À Nîmes (Gard), la commune utilise le logiciel de vidéosurveillance automatisée « Briefcam » spécialisé dans la reconnaissance faciale. Enfin, à Montauban (Tarn-et-Garonne) et Montpellier (Hérault), la police est équipée de l’application « Map Révélation » qui promet de prédire, à l’aide d’un algorithme, les futurs crimes ou délits.

Légende image. À Pont-Scorff (Morbihan), la mairie est installée dans un bâtiment construit par la famille Rohan de Guéméné au XVème siècle. C’est dans cette vieille bâtisse que Sébastien Preschoux s’est installé pour laisser libre cours à son imagination. « Mais son travail le plus important se trouve à l’intérieur de la mairie. Notamment dans les combles, où il a investi tout le lieu avec des fils fluorescents qui donnent naissance à des formes et des lignes », explique Christian Mahé, directeur de l’Atelier d’Estienne, qui propose chaque été des déambulations artistiques au sein de la petite cité. L’exposition est consacrée cette année au street art. « L’Art Chemin Faisant Imaginaires de Murs », la preuve pour Christian Mahé que l’art urbain peut avoir toute sa place en milieu rural. (Photo : Atelier d’Estienne).

#Internet

► « Si les Etats-Unis venaient à interdire TikTok, je pense que ce ne serait que le début d’une plus sérieuse balkanisation d’Internet. La force d’Internet, aujourd’hui, est son degré de décentralisation et sa résistance à la censure. Mais ce n’est pas toujours le cas et il devient de plus en plus centralisé et de moins en moins résistant à la censure dans certains cas », explique Eva Galperin, directrice de la cybersécurité à l’Electronic Frontier Foundation (EFF), association de défense des libertés sur Internet. Lire son article publié le 4 août.

► Depuis son lancement dans les années 60-70, Internet n’a eu de cesse de s’ouvrir à l’information des citoyens de la planète, devenant, avec l’arrivée des réseaux sociaux un outil d’expression ouvert à tous, malgré ses dérives en tout genre. Comment imaginer l’Internet de demain ? Missions Publiques, organisation non gouvernementale installée à Paris et Berlin, tente de répondre à la question, le 10 octobre, en initiant « We, the Internet », un grand dialogue citoyen organisé à l’échelle mondiale dans plus de 70 pays, « Les enjeux du XXIème siècle imposent de faire renaitre la confiance entre citoyens et décideurs. C’est pourquoi les modes de gouvernance doivent évoluer et s’adapter », expliquent les co-directeurs de Missions Publiques.

#Et_Maintenant

► Dans son livre « Et si… on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ? » (Actes Sud, 2020), l’Anglais Rob Hopkins, professeur de permaculture et initiateur du mouvement des villes en transition, livre un vibrant plaidoyer pour l’imagination au pouvoir, en donnant à voir plus qu’à penser à travers la présentation d’une multitude d’initiatives concrètes. L’échelle territoriale est cruciale pour Hopkins, qui ne croit pas au Grand Soir : « Si nous attendons le bon vouloir des gouvernements, il sera trop tard. Si nous agissons en qualité d’individu, ça sera trop peu. Mais si nous agissons en tant que communautés, il se pourrait que ce soit juste assez, juste à temps. » Il cite à ce propos Rutger Bregman, auteur du livre Utopies réalistes (Seuil, 2017) : « L’incapacité d’imaginer un monde où les choses seraient différentes n’indique qu’un défaut d’imagination, pas l’impossibilité du changement. » Hopkins donne matière à y croire avec force exemples, plus que force théories.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► A l’aube des élections américaines, la big tech s’organise.. À retenir cette semaine : – La France, 4ème au classement mondial du bien-être numérique ; – Les personnes qui ne se sont jamais complètement remises du coronavirus se rassemblent en ligne pour collectionner les données concernant leur condition ; – Étude Facebook : Où en sont les TPE-PME françaises à l’heure du Covid-19 ? ; – « L’avenir du journalisme, c’est la collaboration » ; – Les IA vont créer de nouveaux crimes dans le futur ; – Ecosia, Lilo… Les moteurs de recherche « écologiques » le sont-ils vraiment ?

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14 Août

Régions.news #436 – Edition du vendredi 14 août 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Le samedi 1er août, Andrea et Max, deux alpinistes italiens amputés ont gravi le mont Blanc par l’une des voies les plus difficiles. Leur rêve estival est de monter sur cinq des plus hauts sommets d’Italie. « Je crois que notre cordée, en son genre, est vraiment unique au monde, raconte Andrea. Avoir réussi à arriver jusque sur le toit de l’Europe a une saveur particulière pour nous. J’espère que le symbole qu’il représente contribuera à faire disparaître un certain nombre d’idées toutes faites sur le handicap ». « Pendant cette ascension, il y a eu des moments où l’on a cru que l’on était arrivé au bout de nos forces, que l’on ne pourrait pas même faire un pas de plus… Et puis, d’un seul coup, on sentait l’énergie qui revenait, et on continuait », rajoute Massimo. (Photo : DR).

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► Le Wwoofing, pour World-Wide Opportunities on Organic Farms (Week-ends de travail dans des fermes biologiques), est un réseau mondial de fermes biologiques nait en Angleterre, au début des années 70. Le principe : des fermes biologiques accueillent des volontaires, des travailleurs bénévoles, dans un esprit d’échanges, de partage de savoir et de pratiques. Le « Wwoofer » n’est pas rémunéré durant son séjour mais il est hébergé et nourri. On compte aujourd’hui plus de 1 700 fermes adhérentes au réseau en France. Le Wwoofing est aussi l’occasion de se familiariser avec des pratiques agricoles que la crise sanitaire du coronavirus a rendu d’actualité comme l’autonomie alimentaire, énergétique et hydraulique.

► Les températures sont de plus en plus élevées en été et ce qui n’est pas sans conséquence sur la biodiversité,  Carole Begeot, Maître de Conférences à l’Université de Franche-Comté, explique dans un entretien sur le site de France3 Bourgogne-Franche-Comté : « La sécheresse fragmente les cours d’eau, alors qu’il faudrait conserver des « corridors écologiques » (ce sont des milieux reliant différents habitats vitaux pour une espèce ou une population). Il faut assurer une continuité dans l’écosystème, sinon on peut observer des phénomènes de consanguinité, ce qui est le cas des amphibiens en Franche-Comté. (…) Certes, les écosystèmes sont résilients et il existe des transformations naturelles. Par exemple, dans les forêts, les arbres agrandissent leurs systèmes racinaires. Ce qui leur permet de puiser l’eau de manière plus profonde. » A lire aussi Sécheresse : le travail de la police de l’environnement.

#Disparition

► « Il est nécessaire d’inventer une nouvelle intelligence urbaine. D’utiliser les plateformes numériques pour organiser les délibérations locales, et donner la capacité aux habitants de s’approprier le destin technologique de leur ville. » Bernard Stiegler, philosophe et directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation (1ᵉʳ avril 1952 – 5 août 2020). À lire : La ville, terrain d’innovation radicale ?

Légende image. Une plante pousse sur les rives de la Loire à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), en juillet 2019. (Photo : Loïc Venante / AFP). « Abasourdis par l’inconscience de l’humanité et inquiets pour leur avenir. » Ilyes, 17 ans, et Joris, 21 ans, ne mâchent pas leurs mots sur les réseaux sociaux concernant la canicule actuelle. Depuis 2016, les deux jeunes du Doubs et du Jura tiennent une page Facebook « Météo Franc-comtoise ». Chaque jour, ces passionnés de météo publient des bulletins, des cartes, quelques photos du temps. Le dimanche 9 août, ils ont tenu à rétablir quelques vérités sur la canicule qui s’étend sur tout le territoire depuis cinq jours. « C’est la première fois que nous faisons cela. Ce n’est pas dans nos habitudes. Mais c’en était trop. On en avait marre d’entendre et de voir dans les commentaires que tout était normal, que ces chaleurs étaient dues à la période estivale », explique Ilyes, habitant de Vanclans. Le message a fait réagir plus de 5 000 internautes.

#Résilience

► L’année 2019 a vu l’émergence du doute, voire du défaitisme face au réchauffement climatique : si l’humanité était en réalité incapable d’agir avec l’urgence et l’efficacité nécessaires à enrayer la catastrophe ? Arte.tv a rencontré Rob Hopkins, qui développe depuis près de 15 ans une méthode pour préparer nos sociétés aux importants changements à venir. Rob Hopkins est enseignant britannique en permaculture. Il s’installe en 2005 à Totnes, au sud du Royaume-Uni. C’est dans cette petite ville de 8 000 habitants qu’il fait naître le mouvement Transition Towns (Villes en Transition) et qu’il développe sa théorie grâce à l’expérimentation grandeur nature. Totnes est, depuis, devenue un véritable laboratoire d’initiatives de transition, ayant pour objectif d’amener la ville vers plus de résilience. « Dans ma conception de la résilience et de la transition, on s’intéresse plutôt au manque actuel de résilience pour comprendre qu’il y a là une opportunité pour tout réinventer. »

#Ville

► Des solutions pour se loger sans se ruiner. Cécile Maisonneuve, présidente de la Fabrique de la Cité depuis 2015, groupe de réflexion sur les innovations urbaines, répond aux questions de @franceinfo sur le devenir de nos cités après la crise sanitaire du coronavirus. « Vous connaissez peut-être ces images de salariés du secteur de « la tech », dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis, qui dorment dans leur voiture, faute de pouvoir payer un loyer. Alors, oui, on a un problème mondial de logement abordable dans nos villes. La bonne nouvelle est qu’il est possible de le résoudre. Il y a urgence ! Quand les villes deviennent des machines à exclure les classes populaires et moyennes, les effets sont nombreux : logements surpeuplés, cohabitation forcée, allongement constant des trajets domicile-travail », explique-t-elle le 9 août sur l’antenne radio. À lire aussi dans la rubrique de @franceinfo « Ma ville demain » : – Partage de l’espace public, peut-on espérer un climat plus apaisé ? (Diffusé le 19/07/2020) ; – Manger local pour ne manquer de rien (Diffusé le 08/08/2020) ; – La gratuité des transports en commun : une fausse bonne idée ? (Diffusé le 12/07/2020).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► « Clean Network » – Trump veut purger les applications chinoises. À retenir cette semaine :  ; – Envoyer moins d’e-mails et regarder moins de vidéos sur le web suffit-il pour réduire la pollution numérique ? ; – Le coût écologique de la 5G en 4 questions ; – Le plafonnement des forfaits crée la polémique dans les télécoms ; – Les apps anti-Covid européennes pourraient devenir compatibles à l’exclusion de la France ; – 20 études de cas essentielles sur la résilience du journalisme européen ; – Nice Matin publie son premier long-format vidéo.

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07 Août

Régions.news #435 – Edition du vendredi 7 août 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. A Valberg dans les Alpes-Maritimes, un grand-père qui apprend à pêcher à sa petite fille près du lac du Sénateur, c’est l’œuvre de Saype, artiste de land art. Elle mesure 128 mètres de hauteur pour 36 de large. Cette œuvre est nichée à près de 1 700 mètres d’altitude au cœur du massif du Mercantour. Les produits utilisés sont biodégradables, du charbon pour le noir et de la craie pour le blanc et de la caséine (protéine de lait) pour rendre l’œuvre imperméable. Au fil du temps, l’œuvre va disparaître petit à petit pour ne laisser plus aucune trace dans un ou deux mois. (Photo : E.Felix / France 3 Provence-Alpes-Côte-d-Azur).

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► Des scientifiques du Laboratoire d’océanographie microbienne de Banyuls-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales, pensent résoudre dans « quatre ou cinq ans » la question des emballages biodégradables dans le milieu marin. Dans la salle de tests, chaque boîte contient des petites lamelles de plastique. Certains sont fabriqués à base de pétrole et d’autres le sont à base d’algues, de pommes de terre, de canne à sucre ou encore de bactéries…

► A Allassac en Corrèze une structure portée par cinq agriculteurs a pour ambition de produire du biogaz dans une usine qui transformera en méthane les fumiers et lisiers des exploitations agricoles. Après une réunion explicative à la mairie le 31 juillet, plusieurs habitants ne sont pas rassurés par ce projet. Leurs principaux griefs : les camions qui vont circuler, la route qui va être élargie, le bruit, les odeurs… La centrale doit entrer en fonctionnement en 2021, ce qui laisse du temps pour peaufiner ce qui doit l’être et rassurer ceux qui s’inquiètent.

► Selon une étude de l’Insee publiée le 22 juillet 2020 et réalisée à partir de données anonymisées fournies par les opérateurs mobiles, l’Insee a pu estimer les mouvements de population pendant et après le confinement. En Bourgogne-Franche-Comté, tous les départements ont gagné des habitants au moment du confinement. Les hausses les plus importantes ont été constatées dans l’Yonne et la Nièvre. Dans ces départements plutôt ruraux, la croissance de la population s’est poursuivie au moment du déconfinement. Ainsi, dans l’Yonne, 1 000 personnes supplémentaires sont venues s’ajouter à la population après le 11 mai.

► Après l’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019, deux étudiants parisiens ont lancé Arcade, une association de restauration du patrimoine. L’association vient en aide à des particuliers qui n’ont pas les moyens de rénover leur patrimoine comme le propriétaire du Fort de la pointe de Diamant à Langres, en Haute-Marne. « Ça fait 10 ans que je suis là-haut et je n’ai pas eu un denier des pouvoirs publics. Je suis obligé de travailler à côté pour vivre, mais je ne veux pas abandonner », raconte-t-il. Chaque chantier dure une semaine. L’objectif d’Arcade est de développer les relations entre ruraux et urbains, dans l’espoir de donner envie à ces derniers de s’implanter dans ces territoires.

Légende image. Il est devenu, au fil des ans, un incontournable dans tous les guides touristiques de la région. Certains viennent même spécialement à Leffrinckoucke (Nord) pour le prendre en photo… Le blockhaus miroir de l’artiste Anonyme, installé sur la plage de la ville, pourrait perdre de sa superbe dans les prochaines semaines. À l’initiative du projet, l’artiste dunkerquois Anonyme a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions de la part des fans de cette oeuvre d’art. Commencée clandestinement (sans autorisation) en mars 2014, la pose des miroirs a intégralement été auto-financée et réalisée par Ano Nyme sur les 350 m2 de l’édifice. « « Depuis 2015, ce sont près de 500 heures et autant de cartouches de colle qui étaient nécessaires chaque année à la restauration de cet édifice gigantesque de 350m² », explique l’artiste anonyme. (Photo : Flavien Bellouti / France 3 Hauts-de-France)

#Territoire

► C’est une maison laissé à l’abandon dans le centre-ville d’Angers. Des graffeurs et des artistes plasticiens de s’emparer du lieu. C’est le concept original de l’Urbexpo, qui mélange art et urbex. L’exploration de lieux abandonnés ou urbex (Urban Exploration), est une pratique en vogue en France, avec de nombreux sites Web d’amateurs, exposant leur production photo et vidéo. « Je voulais vraiment laisser l’ambiance du lieu. Donc ils n’avaient pas le droit de reboucher les trous, d’enlever la tapisserie qui traine un peu partout, raconte Doris Koffi, agent artistique de l’association « Art Project Partner« , c’était vraiment le côté urbex, je voulais que le public découvre le lieu comme je l’ai découvert moi, sans les pigeons ».

► Usines désaffectées, châteaux à l’abandon, vieilles fermes sont les terrains de jeu des amateurs d’urbex. Le concept est né dans les années 90. Il compte de plus en plus d’adeptes. Leur objectif : faire les plus belles photos. « Depuis que l’urbex s’est démocratisé, les lieux tournent beaucoup plus facilement et se dégradent plus vite » constate Axel, un urbexeur lorrain qui tient un compte Instagram. Ce passionné des lieux en friche rappelle que « la pratique demande un savoir-faire, une certaine prudence, et de s’équiper en conséquence ». La recherche de lieu est complexe, « en recroisant des lieux sur Google earth, en étudiant les photos sur les forums ou tout simplement en explorant en voiture », mais c’est peut-être la juste récompense du véritable explorateur.

#Et_Maintenant

► Claire Gerardin, consultante en communication et spécialiste des nouvelles technologies, revient dans cette tribune sur l’histoire culturelle du soft power chinois. On y apprend comment les techniques de guerre commerciale de la Chine émanent d’un jeu millénaire : le jeu de go, et comment la 5G pourrait mettre à mal la tactique jusque-là fructueuse du pays. Lire l’article « 5G : un pion occidental dans le jeu chinois ? » sur le site @usbeketrica

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Une audition et des résultats inédits pour les GAFA en pleine pandémie. À retenir cette semaine : – « Des médias publics en bonne santé constituent une force pour les démocraties » ; – Communication : le slow content, une voie d’avenir ; – Nice-Matin lance une newsletter entièrement dédiée au journalisme de solutions ; – Comment créer 25 millions d’emplois en décarbonisant l’économie ; – Trois études sur la couverture climatique aboutissent à une conclusion : le climat est un sujet important pour le public et les médias peuvent mieux le traiter ; – Une nouvelle étude aux États-Unis suggère que les publicités télévisées et les publicités en ligne perdent de leur influence sur les consommateurs.

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31 Juil

Régions.news #434 – Edition du vendredi 31 juillet 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. A Médis, près de Royan (Charente-Maritime), une équipe d’anciens ingénieurs d’Airbus met la touche finale à un avion à propulsion hybride-électrique. L’appareil équipé de cinq moteurs peut accueillir dix passagers et prépare son vol inaugural en septembre. « On veut démontrer que nous sommes capables de décoller en mode électrique, de passer en palier en mode hybride-thermique et de revenir se poser en mode électrique. », explique Didier Esteyne, co-gérant VoltAéro, société créatrice de l’avion. Les inventeurs sont convaincus que ce petit avion silencieux et économe aura de multiples utilisations, pour les privés et les compagnies régionales. Son autonomie en vol sera de 3 heures et devrait voler à une vitesse de croisière de 260 km/h. (Photo : Voltaero).

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► A Orléans (Loiret), Grégory Barrier a créé un vélo solaire capable de transporter plusieurs personnes, et jusqu’à 300 kilos. Il espère que ce véhicule pourra remplacer la seconde voiture dans les foyers et permettre de se déplacer en réduisant la pollution. Composé d’une armature modulable sur laquelle l’utilisateur peut empiler des caisses de transport, le vélo a trois roues pour que la cargaison soit parfaitement stable. Ce tricycle dispose également d’un moteur de vélo électrique et de deux panneaux solaires permettant au conducteur de limiter ses efforts tout en utilisant de l’énergie propre.

► Une équipe de huit étudiants de l’université Toulouse III a inventé un système de production autonome de levure enrichie en vitamine A pour mieux alimenter les astronautes dans le futur. « La levure est un micro-organisme qui est nutritif. Elle contient des protéines, des vitamines et des minéraux », explique Laurène Adam, l’une des membres de l’équipe Igem 2020. Ce projet a été créé pour être présenté à l’Igem, un concours international sur la biologie synthétique, qui récompense « l’élaboration d’un système biologique innovant répondant à une problématique actuelle. »

► Montolieu (Aude) est l’un des huit villages du livre recensés en France. On y trouve dix-sept librairies dans cette commune de 800 habitants. Il y a des libraires de livres anciens et d’occasion mais aussi des professionnels des arts et des métiers du livre : relieurs, doreurs, graveurs, calligraphes, enlumineurs, fabricants de papier, imprimeries artisanales, éditeurs. Dans les 17 librairies du village, nous trouvons surtout des livres d’occasion. Certaines sont spécialisées en livres jeunesses ou encore en littérature anglaise. Le projet du village du livre a vu le jour en 1990 lorsqu’un relieur carcassonnais souhaite transmettre la mémoire des métiers du livre en ouvrant un conservatoire des Arts et Métiers du Livre. Mais le village ne reste pas centré uniquement sur le livre. Il y a dix ans environ, l’art s’est également imposé. Les galeries ont envahi les ruelles. Montolieu compte plus de 20 ateliers d’artistes différents.

Légende image. La plage de Saint-Malo (Bretagne) en septembre 2019. (Photo de Stéphane Maillard). « Art de plage Saint-Malo », ce sont des formes géantes, des dessins tracés sur le sable et sur lesquels les visiteurs peuvent tomber, au gré des marées, et de l’inspiration de son auteur, en Bretagne ou ailleurs. Cet artiste cultive l’anonymat et le plaisir d’un art éphémère. « J’aime le côté éphémère de la chose, c’est ce qui donne tout son intérêt. Ce qu’on fait dans la vie en général, c’est pour durer, laisser une trace, alors que là c’est tout le contraire », explique l’artiste qui joue du râteau sur le sable, depuis 10 ans. « J’en fais partout où je passe, quand je me balade, quand j’en ai envie. »

#Et_Maintenant

► Le 28 juillet 2020, l’assemblage du réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER) a débuté à  Saint-Paul-lès-Durance (Bouches-du-Rhône). Le principe est de reproduire la réaction de fusion de l’hydrogène qui survient naturellement au cœur du soleil et des étoiles pour produire de l’énergie propre en abondance. Obtenue à partir de combustibles présents en quantité sur terre, l’eau et le lithium, elle a l’avantage de ne pas générer de déchets radioactifs, à l’inverse d’un réacteur nucléaire. C’est un projet international lancé par un traité de 2006 et qui réunit 35 pays, soit toute l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse, la Russie, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis. ITER (« chemin » en latin) pourrait produire son premier plasma (un des quatre principaux états de la matière, avec les états solide, liquide et gazeux) vers la fin 2025-début 2026. Le réacteur pourrait atteindre sa pleine puissance en 2035.

#Ville

► Revue de liens : – Australie : À Sydney, un arrondissement de 250 000 habitants passe au 100% renouvelable ; – Territoire intelligent : Un jumeau numérique pour Angers Loire Métropole ; – Safe-city : comment la sécurité urbaine numérique a pris le pas sur le rêve de la smart city ; – Canicule et urbanisme : arrêtons de densifier nos villes ! ; – La ville de demain : comment aller vers un modèle de ville intelligente et durable ?

#IA

► Nikolay Ironov est un graphiste de la société de design russe Art. Lebedev Studio. Depuis un an, il conçoit des logos pour des influenceurs, des restaurants ou des applications et des nouveaux produits. En parcourant son portfolio, on peut voir des idées d’identités originales et audacieuses. Les clients adoraient les designs de ce graphiste russe. Sauf que Nikolay Ironov n’existe pas. Le « graphiste » est une intelligence artificielle (IA) conçue par le studio de design, explique The Next Web. Enrichie par une base de données d’images vectorielles, cette IA peut ainsi générer un logo adapté aux demandes et besoins de n’importe quel client.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La montée en puissance de TikTok entraîne un véritable « backlash ». À retenir cette semaine : – La sortie de crise compromettrait-elle l’avenir de la RSE ? ; – Réconcilier l’Économie sociale et solidaire avec la tech, l’autre enjeu de la transition numérique ; – Pour Emmanuel Macron, la « tech for good » doit participer à la relance économique ; – L’éco-organisme ecosystem dévoile un nouveau système pour pouvoir recycler les portables inutilisés ; – « La grande migration climatique », un article multimédia réalisé entre ProPublica et le New York Times ; – Les 80 meilleures newsletters indépendantes.

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24 Juil

Régions.news #433 – Edition du vendredi 24 juillet 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Légende image. Voilà un an que l’ours polaire, réalisé en acier forgé par l’artiste Pascal Bejeannin au Groenland depuis près d’un an. (Photo : Page Facebook @atsunaikammak).. Parti en juin 2019, l’ours Atsunaï Kammak (« Au revoir, camarade ») et son équipage ont navigué à bord du voilier Atka vers l’immense glacier Jakobshavn Isbræ, à Illulissat, ville côtière située à l’ouest du Groenland. Ce glacier, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est en train de fondre. Il est un des plus grands fournisseurs d’iceberg de l’hémisphère nord. « J’ai voulu que l’art soit témoin des changements du monde. Et qu’il devienne vecteur de rassemblement », explique Pascal Bejeannin.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Étudier les eaux usées pour y analyser les traces de Covid 2 et ainsi anticiper la propagation de la pandémie. Plusieurs pays passent déjà leurs systèmes d’épuration au peigne fin pour guetter les premiers signes d’infection présents dans les selles avant même que les symptômes ne se développent. Une étude de ce type a même débuté en Occitanie, autour du bassin de Thau pour éventuellement déceler une remontée du virus avec l’activité touristique. Des chercheurs de Montpellier et de Montréal affinent la détection des traces de Covid-19 dans les eaux usées. Cette équipe pluridisciplinaire travaille depuis avril sur un modèle scientifique capable de remonter non pas à la source mais à l’ilot d’habitations pour pouvoir localiser des cas infectieux.

► Le Léman n’est pas épargné par la pollution au plastique, selon une étude menée par des scientifiques de l’association Oceaneye. L’emballage est la première source de pollution dans ce lac alpin. Les mesures ont duré deux ans. Équipés d’un filet dérivant, des scientifiques ont sillonné le Léman pour y mesurer la concentration de plastique en surface. Cinquante-et-un échantillons ont été prélevés et le constat est sans appel : ce lac alpin est aussi pollué par le plastique que les océans. Un million d’habitants vivent dans le bassin-versant, en Haute-Savoie ou en Suisse, autour de cette surface d’eau de 582 km² que l’on a longtemps qualifié de lac le plus pur.

► Mardi 21 juillet 2020, Jean-Baptiste Martinon est parti de Paris où il vit depuis 15 ans pour parcourir le Grand Est à la recherche de pâtisseries locales, le tout en scooter électrique. En mars 2019, à la sortie de l’école de commerce de Paris, son master de management en poche. Jean-Baptise Martinon, passionné de running, et de pâtisserie, se lance dans une première aventure : Baba au run, un service de livraison de pâtisserie par des runners à travers Paris. « Je ne m’attendais pas à ce que les choses marchent aussi bien, aussi rapidement. J’ai très vite eu envie de développer un projet plus important. J’ai donc décidé de me lancer dans des voyages à travers la France, dans le but de goûter ou livrer des pâtisseries, le tout avec des moyens de locomotion propre comme le vélo ou le scooter électrique. Depuis mon plus jeune âge, j’aime partir à l’aventure, découvrir de nouveaux lieux, rencontrer de nouvelles personnes », explique-t-il.

Légende image. Conçue par Nelio, cette fresque située face à la bibliothèque Simone de Beauvoir à Rouen est inspirée des cathédrales de Monet et d’un célèbre paysage rouennais. Mêlant abstraction et figuration, on peut y distinguer des formes rappelant des architectures, un fleuve ou du végétal. (Photo : Florence Brochoire). Dans le cadre de la dixième édition du festival Rouen Impressionnée qui se déroule du 23 juin au 15 novembre 2020, on peut découvrir dix œuvres de street-art réalisées par des artistes venus de toute la France. Il s’agit « d’évader un petit peu les personnes qui passent ici dans leur voiture, explique Nubian, artiste-peintre de Montpellier. On a un personnage qui vole dans le ciel, accroché à des ballons. Rien que ça, je trouve que ça suffit à faire sortir de la réalité. ».

#Et_Maintenant

► A Autrêches, au carrefour des vallées de l’Aisne et de l’Oise, l’Hermitage est un tiers lieu d’innovations rurales, un espace de travail partagé et collaboratif. « Si nous avons pu y arriver, c’est d’abord grâce à la confiance, l’engagement et la ténacité, l’ardeur de tout un collectif, soutenu par une communauté de plus de 10 000 personnes. Cette réussite n’est toutefois pas un accomplissement, mais un commencement », explique Jean Karinthi, l’un des fondateurs de l’Hermitage. La crise de la Covid-19 nous a montré la grande fragilité de notre société et de ses modèles, mais elle nous a aussi montré qu’il était impératif de rassembler autour de notre projet, pour le renforcer, notamment renforcer son autonomie. Il faut enfin franchement engager la transition de nos modèles de société, vers moins de consommation d’énergie, moins d’exploitation intensive des ressources naturelles, plus d’alimentation en circuits courts, mais aussi plus de production relocalisée. » (À suivre).

#Numérique

► Vers une souveraineté numérique européenne ? Par Kati Bremme, Direction de l’Innovation et de la Prospective. Avec la toute-puissance des GAFAM et leur modèle capitaliste des données d’un côté, et les BATX avec une exploitation « communiste » de l’autre, l’Europe semble plus que jamais avoir besoin d’une infrastructure numérique indépendante. Cette semaine, une alliance allemande de scientifiques, d’experts en informatique et de responsables des médias, menée par l’ancien directeur de SAP, Henning Kagermann, et le directeur du Bayerischer Rundfunk (BR), Ulrich Wilhelm, a appelé l’Union Européenne à mettre en place une « Infrastructure numérique indépendante ». Le document stratégique au titre multilingue « European Public Sphere – Gestaltung der Digitalen Souveränität Europas » (Sphère publique européenne – Façonner la souveraineté numérique de l’Europe) se lit presque comme une déclaration d’indépendance. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Twitter et ses élites bouleversés par les cyber-attaques. À retenir cette semaine : – La sphère publique des réseaux sociaux : lorsque l’émotion triomphe de la raison ; – TikTok a dépassé Facebook, se concentrant sur le traitement de vidéos amateurs, mais ses liens avec la Chine pourrait bien conduire les Etats-Unis à bannir le réseau de leur territoire. ; – TikTok, la tribune politique des jeunes ; – Un débat au sujet de la 5G montre comment la désinformation s’est frayée un chemin jusque dans les plus hautes sphères du gouvernement ; – Pourquoi les gens évitent les infos ? Pour des raisons liées à la confiance, l’âge, les tendances politiques – mais aussi la liberté de la presse dans leur pays ; – Smartphones, une enquête anthropologique : « Le plus souvent, on prend son smartphone pour s’informer, parler à d’autres gens, pas pour fuir ».

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17 Juil

Régions.news #432 – Edition du vendredi 17 juillet 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Adolescente attendant dans la ville d’Espoo près de la capitale finlandaise d’Helsinki (Photo : Aleksandra Suzi). Dimanche 5 juillet devant la gare de Lyon. Un collectif de cyclistes a symboliquement installé un guichet pour les billets « trains + vélos » devant cette gare où, selon les manifestants, aucun TGV n’accepte les bicyclettes non démontées. Ce regroupement de 19 associations réclame, depuis 2019, davantage de places pour les vélos non démontés dans les TGV, TER et cars. En France, l’intermodalité train + vélo est encore faible. Elle représenterait 3 % des déplacements contre 30 % aux Pays-Bas selon la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Urbanloop est un projet développé depuis trois ans par quatre écoles d’ingénieurs de Nancy avec l’Université de Lorraine. Imaginez des capsules transparentes, individuelles ou en duo pour aller partout dans la ville. Un projet qui s’inscrit dans le cadre des enjeux liés au développement durable. Ainsi des capsules seraient disponibles à tout moment partout sur le circuit, dans des stations et circuleraient de manière fluide sur le réseau. Pour arriver à un tel degrés de précision, il faut une technologie innovante comme peut l’être l’intelligence artificielle. Elle permet de gérer et de synchroniser avec une précision imbattable le flux des capsules. « Les aspects liés au contrôle-commande et à l’automatisation sont eux radicalement innovants. Les sujets tels que l’automatisation, la décision et la reconnaissance de l’environnement, les capteurs, la connectivité, la supervision, la gestion dynamique des flottes, les interfaces hommes-systèmes et l’entretien des équipements spécifiques sont presque tous en rupture avec les systèmes existants. »

► Les centres villes sont les plus recherchés pour habiter ou exercer une activité commerciale ou professionnelle. Mais depuis le début du XXème siècle ces lieux de commerce et d’échange ont perdu leur attractivité. Pour Jean-Marie Carrara, professeur des Universités Associé à l’Université de Lille, le covoiturage est une des solutions. Ainsi « la voiture restant souvent indispensable à beaucoup, il convient d’augmenter le taux d’occupation des voitures afin éviter les effets néfastes d’une utilisation excessive de la voiture en ville. La solution existe. Disponible sur smartphone, elle répond à la fois aux contraintes des passagers et des conducteurs et permet aux premiers de rompre leur isolement et aux seconds de réduire fortement leurs frais de déplacement tout en conservant, pour les passagers, un prix très proche de celui des transports en commun. »

► On les appelle EDPM engins de déplacement personnels motorisés (trottinettes électriques, gyropodes, overboards…). À Rouen (Seine-Maritime), depuis le 1er juillet, une nouvelle réglementation régit leur utilisation. Ils doivent circuler sur les pistes cyclables, quand il y en a, car routes à plus de 50km/h et trottoirs leur sont interdits et cohabiter désormais avec les vélos.

Légende image. Bateaux dans le port d’Honfleur (Calvados) par une journée de juillet 2020 (Photo Alain Doustalet). « Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes e la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. » Extrait du poème « Le Port » de Charles Baudelaire publié en 1869.

#Et_Maintenant

► « L’économie de la passion », nouveau système qui a émergé dans le sillage des grandes plateformes Web, est en train de redéfinir la nature des relations entre les entreprises/artisans et les clients mais aussi entre les médias et leur audience. Journaliste économique travaillant pour le New York Times et créateur du podcast Planet Money, Adam Davidson est l’auteur du livre « The passion Economy, The New Rules for Thriving in the Twenty-First Century », dans lequel il décrypte les nouveaux modèles économiques créé autour des individus et de leurs passions. Il explique sur le site @ladn_eu : « Avant l’ère industrielle, l’économie était basée sur l’autosuffisance. La plupart des gens étaient fermiers et devaient lutter tous les jours contre la maladie, la famine, ou la météo. L’économie industrielle a apporté beaucoup de protection avec le développement de l’État moderne et de l’éducation. La contrepartie, ce sont des systèmes sociaux beaucoup plus rigides, notamment en France et en Allemagne. Il a fallu perdre en individualité pour gagner en espérance de vie. La révolution numérique que nous sommes en train de vivre pose un nouveau paradigme. Les jeunes générations ne doivent plus chercher des jobs pouvant être faits de manière automatique car ils sont voués à disparaître. Au contraire, ils doivent trouver comment produire des choses de manière intime et comment les vendre à leur communauté. ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La grande muraille numérique s’étend à Hong Kong. À retenir cette semaine : – 5G: les écologistes exigent un «moratoire» ; – Associations de citoyens, maires écologistes nouvellement élus, Convention citoyenne, tous clouent la 5G au pilori ; – Le Royaume Uni commence à éliminer l’usage d’équipements Huawei de son réseau 5G, après qu’un rapport doute de la viabilité de Huawei du fait de nouvelles sanctions américaines ; – Le bannissement britannique de Huawei pourrait endommager la confiance ; – 5G : la France s’organise pour écarter Huawei des réseaux télécoms ; – Une étude menée par Welcome to the Jungle et IPSOS révèle que les Français sont enclins à adopter de nouveaux modes de travail (télétravail, horaires flexibles) et que les entreprises développent le flex office ; – « Le succès de l’entrepreneuriat, symptôme de la crise du salariat ».

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