04 Oct

Régions.news #396 – Edition du vendredi 4 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Vue aérienne, le 1er septembre 2019, de Malé, capitale des Iles des Maldives.. Après un rapport sur les manières de limiter le réchauffement à 1,5 °C, en octobre 2018, et un document alarmant sur la dégradation des terres et l’alimentation en août, les experts du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se sont penchés sur les océans et la cryosphère (les pôles, les glaciers de montagne et le pergélisol, ou permafrost, qui désigne les terres gelées). Ce troisième rapport spécial en un an, a été présenté mercredi 25 septembre par les scientifiques à Monaco. Crédits photo : Chine Nouvelle / Sipa.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Une société où les salariés espèrent se faire virer. C’est le concept de l’entreprise éphémère qui vient de s’installée à Nanterre. Pendant sept semaines, cinquante demandeurs d’emploi unissent leurs forces pour tenter de décrocher un travail. « La plupart des participants sont des chômeurs longue durée qui commencent à perdre espoir. Le but est de leur redonner confiance », explique Sandrine Gineste, chef du projet chez BPI Group, partenaire du projet. Comme une entreprise classique, les activités des associés sont organisées par services, communication, commercial, ressources humaines…

► Laurent Tulpan est le créateur de « Bouge Ma Ville », une application censée rétablir le lien entre les citoyens et leur municipalité. « J’ai créé cette application simple pour remonter les problèmes vers une mairie en utilisant la géolocalisation, les photos et les commentaires des citoyens de la ville, explique Laurent Tulpan. La collectivité est plus réactive et elle y gagne. Ses services peuvent se concentrer sur les moyens à mettre à disposition en proposant des solutions à moindre coût et qui sont réellement adaptés aux usages. ».

 ► Un escape game (Jeu d’évasion grandeur nature) a ouvert ses portes samedi 28 septembre à Bordeaux, sur le thème du réchauffement climatique. Cette expérience ludique, nommée Gaïactica, a pour objectif « d’offrir aux joueurs la capacité de prendre les bonnes décisions, de dire ‘je joue’ mais aussi de provoquer une prise de conscience », selon son concepteur, L’objectif est d’essayer de sauver la planète en moins de 60 minutes, en prenant les bonnes décisions. Un jeu basé sur des données scientifiques vérifiées par un climatologue.

► A Bordeaux, Microsoft ouvre sa dixième école d’intelligence artificielle, le jeudi 26 septembre, à la Cité du numérique. L’objectif est de former chaque année vingt-cinq techniciens de l’intelligence artificielle, un secteur en plein développement, mais qui manque de main-d’œuvre en France. À cette occasion, Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur public chez Microsoft, a également annoncé la création d’un Experience Lab avant la fin de l’année. « Le but de ce laboratoire est de promouvoir les bénéfices que cette technologie peut apporter dans les secteurs de l’agriculture et de la viticulture par exemple ».

► Une piste cyclable solaire est en service le long du Canal de l’Ourcq à Bobigny (Seine-Saint-Denis) depuis janvier. Sur une longueur d’une dizaine de mètres et une surface de 52m² des dalles photovoltaïques recouvrent le sol. La piste accueille les vélos, les marcheurs et joggeurs. L’électricité produite grâce à ces panneaux solaires alimente l’éclairage sous le pont. L’énergie qui n’est pas consommée est stockée dans des batteries. Cette piste aurait produit depuis le mois de janvier l’équivalent de la consommation électrique annuelle, hors chauffage, de 440 foyers.

Légende image. Un enfant regarde vers le ciel au sein du Central Park de Songdo en Corée du Sud. Crédits : travel oriented, Flickr.

#Ville

► Songdo, la « ville du futur » se trouve face à ses contradictions. Elle alimente fantasmes et caricatures. Lancée au début des années 2000, la ville numérique de Songdo, en Corée du Sud. Pour les instigateurs du projet, l’objectif est faire de Songdo un modèle à exporter. « C’est le même processus avec les villes nouvelles du monde entier, en particulier dans les pays en cours de développement : des élites veulent construire un espace qui soit le reflet de leur réussite à l’international, explique le professeur de géographie et d’études urbaines à la London School of Economics. Elles préfèrent construire cet espace à partir de rien plutôt qu’à partir d’une ville déjà existante parce que les coûts sont moins chers. »

#Travail

► Diffusé le mardi 24 septembre sur France 2, l’émission Cash Investigation,  « Au secours, mon patron est un algorithme » revient sur les plateformes numériques des sociétés comme Google, Facebook et Uber qui ont révolutionné le quotidien de chacun. Mais la réalité est beaucoup moins reluisante. Pour faire tourner leurs applications, ces géants de l’économie numérique emploient une armée de petites mains invisibles. Des travailleurs jetables, sous-payés, sans contrat de travail et sans protection sociale. L’équipe de Cash Investigation est partie à la rencontre de ces forçats du clic, qui partout dans le monde, pour quelques cents la tâche, nourrissent les systèmes d’intelligence artificielle. À lire aussi : Les nouveaux prolétaires du Web : sélection d’articles à lire en complément de Cash Investigation sur le site @lemondefr.

► « On nous a laissé croire que les gens qui allaient adopter ce statut [de micro-entrepreneur] allaient devenir de vrais entrepreneurs. Or un vrai entrepreneur choisit sa clientèle, définit ses tarifs, la manière dont il travaille… il est complètement libre. […] Avec ce statut d’auto-entrepreneur, on ne devient pas un véritable entrepreneur ; les travailleurs des plateformes n’ont quasiment aucune liberté », explique Dominique Méda philosophe et sociologue sur le site @franceculture.

► « Pour que leur labeur devienne ouvrage, les travailleurs doivent rejeter les bullshit jobs de l’économie de masse et embrasser l’artisanat. Certains veulent travailler de leurs mains. D’autres souhaitent simplement s’éloigner du one best way tayloriste, pour exprimer leur créativité au travail. D’autres, enfin, rêvent d’autonomie et se mettent à leur compte », explique Laetitia Vitaud dans son ouvrage Du labeur à l’ouvrage (2019).

► Pourquoi le travail est-il devenu absurde ? L’anthropologue américain David Graeber dans son livre Bullshit Jobs (2018) expliquait que « La répartition du travail telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a donc rien à voir avec de quelconques facteurs économiques, ni même avec la nature humaine. Elle répond exclusivement à des considérations politiques. »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Netflix en difficulté dans la guerre aux abonnés et aux productions locales. À retenir cette semaine : – Téléphonie : les Suisses se mobilisent contre la 5G ; – L’ IA change notre perception du monde réel ; – Sur YouTube, l’INA transforme ses archives vidéos en or ; – Pourquoi les jeunes préfèrent louer plutôt que d’acheter ; – A Manchester, des voies lentes pour les piétons qui consultent leur smartphones.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 4 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Robotique

Des machines et des hommes, voyage dans l’industrie de 2030. Organisation, production, distribution… L’industrie doit-elle tout changer pour rester compétitive demain ? Alban Guyot, directeur général de l’Entreprise du Futur explique : « les deux mondes, physique et numérique, qui vivaient en parallèle commencent à se croiser pour créer une expérience nouvelle. Il existe déjà des passerelles comme le multicanal, le cross-canal, le click and collect… Mais la prochaine révolution sera celle du phygital, c’est-à-dire la fusion parfaite entre ces deux mondes au service d’une expérience client unique. Cette fusion fera la compétitivité de demain. À l’avenir, le physique ne pourra plus vivre seul, et le numérique non plus. (…) Au niveau technologique, l’industrie en 2030 verra forcément plus de robotisation, plus de numérique et plus de digital. On est dans un monde en croissance exponentielle : il faut produire de plus en plus de transports, de maisons, de voitures, de nourriture. (…) L’enjeu clé des années à venir, c’est l’excellence opérationnelle, c’est cette capacité à produire plus et mieux. » @LADN_EU. Légende image : Le facteur humain sera de moins en moins présent dans les usines du futur. Crédit : iStock.

#Ville

Ursula Eicker : « Il n’existe pas encore de villes intelligentes ». Ursula Eicker, physicienne d’origine allemande, dirige depuis avril la chaire d’excellence en recherche sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes de l’université Concordia, à Montréal. Elle interviendra lors de la matinée « Réinventer la ville : agir… vite ! » proposée à Montréal le 25 octobre par Le Monde, la NewCities Foundation et l’université Concordia. Elle explique : « D’après moi, la ville intelligente est avant tout une ville durable et inclusive. Le concept de ville intelligente (smart city), forgé par les géants des nouvelles technologies, tels que Cisco, IBM ou Google, met l’accent sur la dimension technologique et ne me convient pas. La ville intelligente est une ville gérée plus efficacement, grâce à la présence un peu partout de capteurs qui permettent le recueil de données environnementales – température, qualité de l’air, etc. –, la consommation énergétique des bâtiments, la gestion des déchets ou encore la sécurité. Cette vision, très critiquée, pour sa dimension technocentrée et les risques de surveillance des individus, est en train d’évoluer pour mieux intégrer l’humain : de plus en plus, on parle de human smart city ou de next generation city. » Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

À Pantin, un lieu où l’on fait la transition écologique plutôt que d’en parler. Sur une table en formica bleue trône une machine à coudre. Dans un coin, sur un canapé des jeunes s’affairent sur leur ordinateur portable. À l’entrée, une cuisine où l’on vend du thé « maison » à prix libre. À l’autre bout de la grande pièce, toutes sortes d’objets mécaniques et électroniques attendent d’être réparés ou démantelés. Au premier coup d’œil, ça ne fait aucun doute. Dans le Laboratoire Écologique ØDéchet, il s’en passe des choses. Beaucoup de choses. Amélie, co-fondatrice du lieu, nous fait visiter cet entrepôt désaffecté de Pantin et réhabilité par l’association. @LADN_EU.

Lyon et Saint-Etienne font cause commune pour l’industrie du futur. Le derby entre Lyon et Saint-Etienne ne se prolonge pas sur le terrain économique. Les deux métropoles voisines ont même fait équipe commune pour concourir au titre de Territoires d’innovation. Et ont emporté la mise, cette « alliance unique (démontrant sa) capacité à fédérer des territoires industriels complémentaires », selon David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon. Les vingt-quatre lauréats des territoires d’innovation ont été dévoilés lors d’une visite du Premier ministre dans la Drôme le 13 septembre. Dans leur viseur, l’industrie du futur. Avec un taux d’emploi dans l’industrie supérieur à la moyenne nationale et la création nette de 1.400 emplois (industriels) en 2018 dans la seule agglomération lyonnaise, les deux bassins restent des poumons industriels. Les récents investissements annoncés dans la métropole lyonnaise par Solvay, Safran, Boehringer Ingelheim, Elkem Silicones pour le renforcement de centre de recherche ou l’ouverture de nouvelles unités de production illustrent la dynamique locale. De son côté, Saint-Etienne reste un bastion de PMI dans des secteurs comme la mécanique et les textiles techniques, avec une culture d’innovation renouvelée autour du design : c’est la troisième métropole française en matière de dépôts de brevets. (@LesEchos).

Dehors / Quelle éthique pour la ville ? Comment allier le construire et l’habiter dans le cadre d’une éthique de la ville juste? On en parle avec Richard Sennett, sociologue, auteur de « Bâtir et habiter » (Albin Michel,octobre 2019). Lieu physique d’une part, représentation mentale faite de croyances, de comportements et de perceptions d’autre part, la ville est à distinguer de la cité, qui renverrait davantage à la manière d’habiter un lieu. L’enjeu est alors de les penser dans leurs spécificités et leurs liens, en tenant compte de l’ »asymétrie tourmentée » entre l’identité de chacune, qui veut que la ville soit aussi vécue comme un lieu générant du stress ou comme le thhéâtre de l’intolérance. Richard Sennett, Sociologue et professeur à la London School of Economics et fondateur du New York Institute for the Humanities, explique que « la ville c’est le bâti, la cité c’est la manière de l’habiter. » @franceculture

#IA

Un algorithme peut-il définir qui je suis ? Un jour, j’ai demandé à un algorithme qui j’étais. J’ai chargé une photo de moi sur un site Internet qui, quelques secondes plus tard, me l’a rendue, mon visage entouré d’un vilain carré vert. Verdict de la machine : je suis une personne, un individu, une mortelle, une experte et, finalement, une détective. Le site que j’ai testé, ImageNet Roulette, a été créé par un développeur et une artiste, dans le cadre d’une exposition d’art contemporain sur le thème de l’intelligence artificielle. L’expérience est fondée sur ImageNet, un projet de recherche développé par les universités de Standford et de Princeton, dont le but est d’apprendre à une machine à classer des images et de leur attribuer des mots du dictionnaire. Le lancement du site a d’abord beaucoup amusé les internautes. Dans l’immense majorité des cas, les résultats d’ImageNet Roulette étaient absurdes, qualifiant ses utilisateurs de « divorcé », de « buveur » ou de « marionnettiste ». Très vite, cependant, la blague a tourné court. Des personnes non blanches ont remarqué qu’ImageNet ne leur attribuait pas d’étiquette amusante, mais plutôt des qualificatifs racistes. @FigaroTech. Crédits photo : Santiago Nunez/santypan – stock.adobe.com.

#Economie

Uber part à la conquête du marché de l’intérim. Uber se diversifie cette fois-ci en mettant un pied dans le marché de l’emploi temporaire avec Uber Works. D’abord lancé à Chicago dès ce vendredi, il s’agira de mettre en relation des personnes disponibles et des entreprises qui ont des missions à proposer. Le groupe de Dara Khosrowshahi vise les emplois dédiés à la catégorie de travailleurs que l’on surnomme parfois les « cols-bleus », avec des métiers comme cuisinier, magasinier, techniciens de surface, et particulièrement concernés par l’intérim. Mais pourquoi l’entreprise se lance-t-elle dans ce domaine et que peut-elle vraiment apporter ? Pour certains observateurs, la boulimie de diversification d’Uber est surtout un signe de « désespoir », l’entreprise n’ayant jamais réussi à être rentable depuis sa création en 2009. @frenchweb.

#Ecran

Smartphones, tablettes, ordinateurs portables… Microsoft veut faire tomber les barrières. On peut accorder à Microsoft une qualité en matière de produits électroniques : celle de bouger les lignes, ou de les brouiller. Après avoir été l’un des artisans de la création des deux-en-un, ces appareils alliant les avantages de la tablette et de l’ordinateur portable, voilà que le géant américain se lance dans une nouvelle catégorie de produits, dotés d’un double écran, dont il va même décliner une version sous forme de smartphones. Ces annonces ont été faites lors d’une conférence organisée mercredi 2 octobre, à New York, mais la commercialisation de ces drôles d’objets est pour l’instant prévue pour la fin de l’année 2020. La firme de Redmond en est persuadée : on est plus productif avec deux écrans. @lemondefr.

#MediaSocial

Roblox, la plateforme à mi-chemin entre le jeu vidéo et le réseau social, compte 100 millions d’utilisateurs. Par François Dominic Laramée. Billet publié sur la plateforme FMC Veille du Fonds des Médias du Canada (FMC). En franchissant la barre des 100 millions d’utilisateurs uniques mensuels, Roblox (un mix de « robots » et de « blocs ») vient de coiffer au poteau Minecraft et ses 91 millions d’adeptes. Et pourtant, il est fort probable que vous n’en n’ayez jamais entendu parlé ! Créée il y a 13 ans, cette plateforme à mi-chemin entre un réseau social, un monde virtuel et une plateforme de création qui pourrait faire penser à Second Life a réussi à fédérer une communauté fidèle et engagée de « créateurs d’expériences » dont la moitié a 12 ans ou moins et qui y passe 2,5 fois plus de temps que sur Youtube ! Forte d’une dernière levée de fond à 150 millions de dollars, l’entreprise vise le milliard d’utilisateurs. Retour sur ce succès préparé. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#RevueDeLiens

► – 275 millions de dollars pour renflouer les caisses de Bird, rival de Lime (@frenchweb) ; – Amsterdam renforce son dispositif anti-voitures. La mairie de la capitale néerlandaise annonce une série de mesures, dont la gratuité partielle des transports publics pour les enfants et la disparition de 10.000 places de stationnement d’ici cinq ans. Son objectif : inciter les visiteurs à laisser leur voiture au garage. (@LesEchos) ; – Les Gafa : du paradis à l’enfer. Les géants de la tech sont de plus en plus critiqués, tant sur leur modèle économique quasi monopolistique que sur l’utilisation qu’ils font des données de leurs clients. Difficile toutefois de résister à l’emprise que les Gafa ont réussi à créer autour de nos modes de vie (@LesEchos) ; – Washington, Londres et Canberra réclament à Facebook d’aider la police à accéder aux données de ses utilisateurs. Le réseau social a pour l’instant opposé une fin de non recevoir aux gouvernements, invoquant le respect de la vie privée. (@franceinfo) ; – L’armée française délocalise son QG cyber à Rennes. La ministre Florence Parly inaugure jeudi à Rennes un centre pour le commandement cyber qui devrait doubler ses effectifs en cinq ans. (@lemondefr).

03 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 3 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Culture

Rennes : le festival Maintenant ou la rencontre entre arts, musiques et nouvelles technologies. L’idée du festival Maintenant est de présenter au public 80 artistes émergents, tous liés par l’innovation afin de proposer des événements jamais vus à Rennes. Pour susciter la curiosité, le festival Maintenant se déroule entre le 4 et le 13 octobre, avec un cœur de festival dans le centre de Rennes, au théâtre du Vieux Saint Etienne proche de la place Sainte Anne. Cette église rénovée recevra trois installations d’artistes, en libre accès pour le public. Des intervenants sont présents pour expliquer et donner les clefs d’interprétations des oeuvres au public, comme pour « Atlas » de la scénographe Marie-Ghislaine Losseau et du designer Yann Deval. @franceinfo. Légende image : L’exposition Auréole Boréale de Vincent Leroy sera au Musée des Beaux-Arts. Credit : DR.

#Ville

Belfort et Montbéliard accélèrent la reconversion de leurs friches industrielles. Riches d’un passé industriel prospère, les agglomérations voisines du Grand Belfort et du Pays de Montbéliard unissent leurs efforts pour convertir leur économie à l’industrie 4.0 et à celle de l’hydrogène. Intitulé « Transformation d’un territoire industriel », leur projet prévoit, entre autres, l’acculturation numérique des habitants dès l’école primaire mais aussi la reconversion de sites industriels inoccupés ainsi que la réhabilitation à grande échelle de friches en cœur de ville. De quoi redynamiser l’espace urbain et favoriser l’implantation de nouvelles entreprises sur l’un des territoires les plus industrialisés de France. Le projet Belfort-Montbéliard fait d’ailleurs partie des 24 lauréats de l’appel à projet Territoires d’innovation de grande ambition (Tiga) du programme d’investissements d’avenir (PIA) initié par l’Etat. @LesEchos.

A Malaunay, la résidence Alizari multiplie les services en ligne. Pour les occupants de la résidence Alizari située à Malaunay (Seine-Maritime), une petite ville normande d’environ 6.000 habitants, la transition énergétique et la transformation numérique sont déjà une réalité. « Ces locataires vivent en effet depuis deux ans dans un bâtiment labellisé Passiv Hauss qui délivre des services numériques et produit deux fois plus d’énergie qu’il n’en consomme », explique Eric Gimer, le directeur général d’Habitat 76, premier bailleur social du département avec plus de 30.000 logements répartis sur 200 communes. Dans le cadre du programme « Territoires à énergie positive pour la croissance verte », la Banque des territoires a octroyé à cet office public de l’habitat un prêt de 3,2 millions d’euros afin d’optimiser la performance énergétique des 31 logements sociaux de la résidence Alizari. Résultat, chauffer un appartement trois pièces ne coûte que 15 euros par mois ! @LesEchos.

Des initiatives plus inclusives et plus vertes pour accélérer la transformation urbaine. Partout en France, les villes et agglomérations se préparent activement à être plus inclusives et plus respectueuses de l’environnement. La loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) a ainsi permis la création d’organismes de foncier solidaire (OFS) qui proposent une nouvelle forme d’accession sociale à la propriété : le bail réel solidaire (BRS). Ce bail permet une forte réduction du coût d’acquisition sous conditions de ressources. @LesEchos

#Territoires

Un nouveau souffle pour les projets locaux de redynamisation. Finie l’opposition entre Paris et province, métropoles et arrière-pays ? Dans son livre « La France des territoires, défis et promesses », Pierre Veltz veut y croire. Ce professeur émérite à l’Ecole des Ponts ParisTech met fin aux visions fatalistes des dynamiques territoriales « Dans un [pays] comme la France, où les infrastructures sont abondantes et les compétences largement réparties, aucun territoire n’est condamné », écrit-il. Grâce au TGV (et à l’avion pour Nice et Toulouse), les dix principales villes sont toutes à moins de trois heures de Paris et forment ainsi un « cluster métropolitain », au sein duquel, depuis les années 1990, la croissance se rééquilibre en faveur des grandes villes en régions. Fédérées autour du Grand Paris, ce réseau compose la « métropole France ». @LesEchos.

Coeur d’Essonne modernise son réseau d’eau et investit dans la mobilité. En plus d’être inclusifs, les nouveaux territoires urbains se montrent soucieux d’apporter leur contribution à l’environnement. En témoigne Coeur d’Essonne, une jeune agglomération issue de deux intercommunalités de 21 communes du département de l’Essonne. Parmi ses missions, la nouvelle entité s’attelle à rénover des réseaux d’assainissement. L’objectif étant de limiter les fuites vers les nappes phréatiques grâce à un chemisage des canalisations existantes. « Le chantier consiste à introduire une résine qui, en séchant, va colmater les fuites », explique Benoît Soury, directeur général adjoint des services à Coeur d’Essonne. @LesEchos

#Numérique

L’Europe a-t-elle déjà perdu la bataille du numérique ? Depuis plusieurs semaines, la compétition technologique entre les États-Unis et la Chine se cristallise autour de l’entreprise Huawei. Les pays Européens sont pris entre deux feux, sommés par l’Amérique de couper les ponts avec le constructeur chinois, dont beaucoup sont dépendants pour la construction de leurs infrastructures 5G. Cette prise en tenaille reflète la position qui est aujourd’hui celle du Vieux Continent dans le domaine numérique. Ainsi, sur les 370 licornes que l’on dénombre dans le monde, 11% seulement viennent d’Europe. Les États-Unis et la Chine abritent respectivement la moitié et le quart des licornes mondiales. @usbeketrica.

#Réseau_5G

Monaco, laboratoire des gigantesques ambitions de Huawei dans la 5G. C’est une petite boîte blanche de 80 cm de haut sur 40 cm de large. On en dénombre un peu moins d’une trentaine (27) disséminées à proximité des nombreux casinos, hôtels de luxe ou du palais princier et sa vue imprenable sur la Méditerranée. L’objet en question est une antenne 5G fabriquée par le géant chinois des télécoms Huawei. Depuis le 9 juillet, la petite cité-État de Monaco est le premier pays à bénéficier d’une couverture intégrale de son territoire (202 hectares) en 5G, certaines régions en Corée du Sud, aux États-Unis ou en Suisse sont aussi connectés à la 5G depuis plusieurs mois. @Challenges.

#Cryptomonnaie

Libra ou la grande peur des banques centrales. Une seule image peut parfois en dire beaucoup plus que de nombreux discours. Mi-septembre, les grands argentiers de la planète étaient réunis en Suisse. Tout le gratin avait fait le voyage jusqu’à Bâle, à l’exception notable du banquier central chinois. L’objet de leur réunion n’était ni la guerre des changes, ni les tensions sino-américaines, mais le projet de cryptomonnaie de Facebook et de ses 27 partenaires, Visa, PayPal, Uber, Spotify, Free… @LesEchos.

#RevueDeLiens

► – Zuckerberg prêt à « aller au combat » contre le démantèlement de Facebook. Mark Zuckerberg se dit prêt « à aller au combat », voire à « poursuivre en justice » le gouvernement fédéral, pour éviter un démantèlement de Facebook (@Challenges) ; – La télé : objet de collection ou incontournable des foyers ? (1/2) Par David Melki, fondateur et animateur de Tech Me to The Moon (@frenchweb) ; – La fracture numérique ne doit pas être pensée à l’échelle individuelle mais collective. Et si, au lieu de penser la « fracture numérique » au niveau des individus, avec un accès ou non à Internet, la réelle cassure se situait entre des entreprises qui maîtrisent parfaitement la gestion et l’utilisation des données (les GAFAM) et les autres organisations, qu’elles soient publiques ou privées (@FR_Conversation) ; – Microsoft forme les futurs spécialistes de l’intelligence artificielle à Ecouen. L’école IA Microsoft vient de lancer sa première promotion, composée de 24 apprenants. Ils vont être formés, pendant un an et demi, au métier de développeur (@le_Parisien) ; – Comment l’intelligence artificielle s’impose chez les recruteurs L’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre de recrutements se généralise au Royaume-Uni… et un peu partout ailleurs. Emmenée notamment par le service Hirevue, la pratique consiste à passer au crible des algorithmes langage, tonalités et expressions faciales. Pour ne sélectionner que les « meilleurs ». (@usbeketrica) ; – « Sur Internet, supposez que l’ennemi vous a déjà infiltré ». A l’occasion du Decidim Day, nous avons interrogé deux acteurs de la démocratie numérique : Paula Forteza, députée LREM, et Santiago Siri, hacktiviste. La démocratie va-t-elle trouver son salut dans la technologie ? Un débat dense entre deux visions stratégiques différentes. (@usbeketrica) ; – L’Etat crée un gendarme des jeux aux pouvoirs étendus. L’Autorité nationale des jeux sera dirigée par Isabelle Falque-Pierrotin, ex- présidente de la CNIL, et se substituera à l’Arjel créée en 2010 (@lemondefr) ; – 10.000 commerces utilisent déjà Too Good To Go. Lucie Basch, 27 ans, a cofondé une appli antigaspi en 2016 avec des développeurs danois. La start-up, qui atteindra bientôt 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, sort un guide. Elle est l’invitée du Club entrepreneurs Challenges – Grant Thornton. (@Challenges).

02 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 2 octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Transport

► Rallier l’Arctique à l’hydrogène, le défi de la mobilité durable. Le bateau a donc atteint le Spitzberg en Arctique, la plus grande île de l’archipel du Svalbard et lieu habité le plus septentrional au monde. Il a glissé entre les glaciers, dans un silence poétique qu’aucun autre équipage n’avait connu auparavant. Une expérience unique et une grande fierté : celle d’avoir parcouru les 5700 kilomètres qui le séparaient de sa précédente escale, à Saint-Pétersbourg, sans émettre de CO2 ni de particules fines, et sans pollution sonore perturbante pour les écosystèmes. Une première donc : même les voiliers sont équipés de moteurs thermiques et les expéditions polaires ont depuis toujours été très gourmandes en énergie fossiles, qu’il s’agisse de charbon à leurs débuts ou de gasoil plus récemment. Dans des conditions climatiques extrêmes et des eaux à 5°C, la performance d’Energy Observer n’est pas anecdotique et a mobilisé à bord de sérieux efforts de recherche et développement. Lire la suite de l’article sur le site @usbeketrica.

#Objets_Connectés

► « Amazon prépare le casse du siècle ». Un four de cuisine, des lunettes, une bague, des écouteurs audio, une chaîne hi-fi, une lampe, une prise murale, des livres numériques… Bienvenue dans le bazar Amazon. Pas celui de sa place de marché habituelle, mais le sien propre. Tous ces produits sont maison et portent l’étiquette Amazon. Soudain, l’épicier se fait industriel. On avait pris l’habitude de chroniquer les aventures de la firme dans les magasins bio, la livraison de colis, le service informatique et même la télévision et la musique, mais le voilà producteur d’objets en masse. Derrière leur hétérogénéité, ils ont un point commun : ils obéissent à la voix et sont doués de parole. La bague répond aux questions, comme le four ou la lampe. Tous possèdent une puce intégrant le système maison Alexa, qui répond au doigt et à l’œil à toutes les requêtes. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

#Web

► Anniversaire de Google : comment une start-up américaine a changé le web en 21 ans. Ce vendredi 27 septembre 2019, Google nous rappelle dans un doodle qu’il souffle sa 21e bougie. Le géant du web a pourtant débuté en tant que simple projet d’étudiants dans un garage, ainsi que le veut la mythologie des start-up du Web nées en Californie dans la Silicon ValleyLa jeune pousse a progressivement acquis un statut à part, jusqu’à occuper celui de poids lourd du web qu’on lui connaît aujourd’hui. Son nom est désormais en tête de l’acronyme GAFA (pour Google, Apple, Facebook, Amazon) apparu au milieu des années 2000, pour désigner les sociétés les plus puissantes du web. Autant dire que Google a grandi avec le World Wide Web… et a en retour contribué à la façonner à son image. Comment la firme est-elle passée d’un moteur de recherche confidentiel à la position incontournable, voire hégémonique, qu’on lui connaît aujourd’hui ? Retrouvez notre rétrospective (non exhaustive) en quelques dates-clé. @Sciences_Avenir

#Ville

► Quelles sont les 5 villes les mieux préparées à la révolution IA ? L’intelligence artificielle a beau être sur toutes les lèvres depuis quelques années, aucune ville n’est aujourd’hui réellement préparée aux défis que pose cette technologie. Entre l’impact de l’automatisation sur l’emploi et les inquiétudes autour des voitures et drones autonomes, il y a aujourd’hui beaucoup plus d’interrogations que de réponses concrètes sur les conséquences amenées par l’intelligence artificielle. Et même dans les villes qui cherchent à tirer profit de l’intelligence artificielle pour devenir des villes plus intelligentes et plus durables, personne ne sait vraiment à quoi s’étendre. Top 5 des villes les mieux préparées à la révolution IA : 1/ Singapour (75,8), 2/ Londres (75,6), 3/ New York (72,7), 4/San Francisco (71,9) et 5/ Paris (71,0). @frenchweb. Légende image : Singapour. Crédit : Shutterstock.

#IA

► AnotherBrain, le pari d’une nouvelle intelligence artificielle. Une intelligence artificielle vraiment intelligente. C’est la promesse d’AnotherBrain, entreprise française qui a annoncé mardi matin une levée de fonds de 19 millions d’euros. Elle a été créée par Bruno Maisonnier, un nom bien connu de l’écosystème du numérique français. Il a notamment créé, en 2005, la société Aldebaran Robotics, à qui on doit les robots Nao et Pepper. Elle a été rachetée en 2012 par le groupe japonais SoftBank. Créée en février 2017, AnotherBrain affirme ainsi avoir mis au point une intelligence artificielle «organique», dont le fonctionnement s’inspire du cerveau humain. À la différence d’un programme classique de «deep learning» (apprentissage automatique, l’une des classes d’apprentissage utilisée en intelligence artificielle), la technologie développée par AnotherBrain n’a pas besoin d’être entraînée en emmagasinant des millions de données. Elle est capable d’apprendre en continu. @FigaroTech.

#Ville

► Des initiatives plus inclusives et plus vertes pour accélérer la transformation urbaine. Partout en France, les villes et agglomérations se préparent activement à être plus inclusives et plus respectueuses de l’environnement. La loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) a ainsi permis la création d’organismes de foncier solidaire (OFS) qui proposent une nouvelle forme d’accession sociale à la propriété : le bail réel solidaire (BRS). Ce bail permet une forte réduction du coût d’acquisition sous conditions de ressources. Ainsi à Toulouse où opère l’OFS Occitalys Foncier et l’un de ses actionnaires le groupe des Châlets. « Nous dissocions de manière pérenne le bâti du foncier », résume Pierre Marchal, le directeur des Chalets. Propriétaire de 15.000 logements locatifs, ce groupe généraliste a pour actionnaire principal le Conseil départemental de la Haute-Garonne. » Lire la suite de l’article sur le site @LesEchos

#IA

► Les œuvres de Picasso et Schubert achevées par l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle est capable de terminer les œuvres incomplètes des artistes. Exemple avec La Femme perdue de Picasso qui a été peinte sous la peinture du Vieux Guitariste aveugle. Le dessin originel a pu être repris et lui a été appliqué le style de la période bleue de Picasso. L’intelligence artificielle a analysé la façon de dessiner de Picasso et a recomposé cette peinture. L’art de copier, mais pas de créer. Des technologies sont capables d’analyser les centaines de milliers de coups de pinceau de l’artiste pour être capables de transférer son style. On peut appliquer le style Van Gogh ou Picasso à toute une vidéo par exemple. Un dessin de Van Gogh, abîmé par le temps, a pu être rénové grâce à l’intelligence artificielle. @franceinfo.

► « La Chine entend s’appuyer sur cette technologie pour déchoir les Américains de leur rang à l’horizon 2049 ». L’engouement des Etats pour l’intelligence artificielle (IA) ne faiblit pas. Nombre d’entre eux comptent sur ces technologies pour se faire une place dans le nouvel ordre international à venir. Parmi eux, la Chine, dont le régime fête ses soixante-dix ans au pouvoir, est sans doute l’exemple le plus spectaculaire. D’abord troublés par la réussite provocante, en 2015, du système d’IA AlphaGo développé par DeepMind (filiale britannique de Google) contre les meilleurs joueurs de go au monde, un jeu éminemment complexe et symboliquement rattaché au passé glorieux du pays, l’Etat et le Parti communiste chinois ont décidé d’engager un vaste plan de développement de l’IA. @InstitutIRIS.

#Reconnaissance_Faciale

► Air France et ADP se lancent dans la reconnaissance faciale. Droit dans les yeux ! Dès le début de 2020, la reconnaissance faciale va faire une entrée remarquée dans les aéroports français. Selon nos informations, Aéroports de Paris (ADP) met la dernière main à une expérimentation d’une durée d’un an pour proposer l’utilisation de la biométrie sur les systèmes de dépose bagages et à l’embarquement des avions. Deux compagnies aériennes dont Air France (l’identité de la seconde n’est pas encore arrêtée) vont proposer ce nouveau service en remplacement des traditionnelles cartes d’embarquement. Le dispositif sera proposé uniquement à Paris Orly, « sur trois vols réguliers, vraisemblablement dans l’espace européen », précise une source proche du dossier alors que les destinations ne sont pas encore arrêtées.@LExpress.

#RevueDeLiens

► – Majelan, Sybel… Qui sont les nouveaux acteurs du podcast en France ? Mais où en sommes-nous de la monétisation du podcast, alors que de nouveaux acteurs comme Majelan, Sybel ou encore Paradiso sont venus bousculer un marché en pleine effervescence cette année (@Challenges) ; – Expatriés: le palmarès des villes qui offrent le meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ce classement passe à la loupe une vingtaine de critères dans les plus grandes métropoles du monde, du nombre d’heures travaillées à la qualité de l’air en passant par la qualité des loisirs (@Figaro_Economie) ; – UPS marque un point dans la bataille des drones. Le transporteur a obtenu une licence qui lui permet d’établir de nouveaux services en milieu hospitalier sans demander une autorisation pour chacun d’entre eux. Il doit affronter la concurrence, dans ce domaine, de Google, d’Amazon ou encore d’Uber. (@LesEchos) ; – Projets publics en déroute: création par le gouvernement des pompiers du numérique (@frenchweb) ; – Une intelligence artificielle pourrait prédire les séismes. Des chercheurs estiment que l’intelligence artificielle pourrait les aider à prédire les séismes. Est-ce vraiment possible ? À l’heure actuelle, ces recherches font l’objet d’une demande de financement participatif afin d’être poursuivies. (@SciencePost_fr) ; – La blockchain, la technologie ultime pour combattre la contrefaçon alimentaire ?  Interview avec Matthieu Hug, cofondateur et CEO de Tilkal (@frenchweb) ; – Collectivités : la fragile reprise des investissements. La Banque des territoires a pour raison d’être de mobiliser l’épargne en faveur des collectivités. Mais son action devra prendre en compte le contexte, notamment de baisse de la capacité d’autofinancement des communes, souligne l’Association des maires de France (AMF) (@LesEchos) ; – Deliveroo grandit mais creuse ses pertes. Deliveroo, société de livraison de repas, accumule 260 millions d’euros de dettes avant impôts. Agée de 6 ans, la licorne britannique continue de croître (@Challenges).

01 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 1er octobre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville

Le droit à la ville pour se réapproprier l’espace urbain. Réfléchir la ville. La repenser, la refonder. Non plus comme un agrégat d’intérêts privés, mais plutôt à travers le prisme du droit à la ville. Un concept développé dans les années 1960 par le sociologue et philosophe français Henri Lefebvre. « Le droit à la ville, c’est dire que les personnes qui pratiquent la ville doivent en déterminer la forme et les fonctions. C’est dire que la ville nous appartient, qu’elle est à nous », explique Julien Simard, doctorant en études urbaines à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Vue à travers cette lorgnette, la ville devient autant un processus qu’un espace social, détaille le chercheur dans le dernier numéro de la revue Relations. Lire la suite de l’article sur le site canadien @LeDevoir. Légende image : En juin 2013, trente artistes de rue se sont exprimés entre Sherbrooke et Mont-Royal à Montréal (Canada). Crédits photo : Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir.

#Travail

► « Pour que leur labeur devienne ouvrage, les travailleurs doivent rejeter les bullshit jobs de l’économie de masse et embrasser l’artisanat. Certains veulent travailler de leurs mains. D’autres souhaitent simplement s’éloigner du one best way tayloriste, pour exprimer leur créativité au travail. D’autres, enfin, rêvent d’autonomie et se mettent à leur compte », explique Laetitia Vitaud dans son ouvrage Du labeur à l’ouvrage (Calmann-Levy, 2019) dans lequel elle propose un voyage historique dans l’histoire d’un monde du travail. Et si, aux masses laborieuses succédaient les masses ouvrageuses ?

#Numérique

« Pollution, surexploitation des ressources, conséquences sociales… les impacts du numérique sur l’écologie sont multiples ». Pour la chercheuse Françoise Berthoud, il est central d’envisager toutes les conséquences sociales et environnementales de l’industrie du numérique, au-delà de son seul usage, pour espérer y remédier. Elle explique : « On attribue la plus grosse part de consommation d’énergie aux équipements terminaux (smartphone, ordinateurs, télévisions par exemple) ; viennent ensuite les datacenters et, enfin, le réseau (filaire, Wi-Fi et le réseau mobile). La part de la fabrication de ces outils représente à elle seule entre 30 à 50 % de l’énergie qu’ils consomment, selon les calculs et en incluant l’extraction des métaux présents dans leurs composants électroniques. (…) L’informatique accélère tous les processus au cœur du fonctionnement de notre société marchande : flux de capitaux, flux de bien, flux de personnes et bien sûr production. D’une certaine façon, le numérique contribue donc à amplifier les impacts de l’ensemble de nos activités. » @lemondefr.

#Données

La CNIL pas du tout convaincue par le projet de surveiller les réseaux sociaux pour détecter la fraude fiscale. Scanner automatiquement certains réseaux sociaux et aspirer « en masse » les informations qu’on y trouve pour détecter la fraude fiscale est-elle une bonne idée ? Si le gouvernement en a fait l’un des objectifs du nouveau projet de loi de finance (PLF), le gendarme de la vie privée est beaucoup plus circonspect. Dans sa délibération au sujet de l’article 57 du PLF rendue publique lundi 30 septembre, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) appelle les pouvoirs publics à « faire preuve d’une grande prudence ». En effet, le dispositif imaginé par le gouvernement pose, selon elle, des « questions inédites en matière de protection des données personnelles ».  A lire aussi : La CNIL étrille le projet du gouvernement de surveiller les réseaux sociaux pour détecter la fraude fiscale. @lemondefr.

► Le RGPD peut-il (vraiment) inspirer le monde ? Un peu plus d’un an après son entrée en vigueur, le Règlement Général sur la Protection des Données Personnelle est appliqué à la lettre : il a servi d’appui à des dizaines de milliers de plaintes ou déclarations en Europe. Au-delà du continent, c’est son esprit qui souffle un vent de renouveau. Inspiration ou référence, pas de doute : le RGPD joue sur la scène mondiale. Pour les utilisateurs, le RGPD a tout d’une version plus compacte et plus visible des Conditions Générales d’Utilisations, ces textes longs et abscons que les utilisateurs ne consultent pas. Mais pour les entreprises et les autorités nationales, il en va tout autrement. Car si ce règlement a fait couler tant d’encre dans la presse économique et occupé tant de sessions dans les conférences professionnelles des secteurs de l’informatique et du droit des affaires, ce n’est pas tant par son effet immédiat sur les utilisateurs que sur les transformations qu’il installe, lentement mais sûrement, dans les stratégies et les organisations : nouvelles responsabilités, nouvelles obligations, nouvelles gouvernances… Son influence se joue en profondeur. @usbeketrica.

#Vidéo

Sur YouTube, l’INA transforme ses archives vidéos en or. « Les archives de la télé, c’est un monde fascinant. C’est une résonance entre un programme et une époque dans laquelle il s’inscrit. Leur publication a toujours vocation à produire cette espèce de décalage », explique Antoine Bayet, responsable du Département des Éditions Numériques de l’INA (l’Institut National de l’Audiovisuel). Les vidéos de l’INA font partie du paysage web depuis leur arrivée sur YouTube en 2012. Mais loin de se contenter de poster des vidéos à haute teneur en vintage, l’INA a développé une nouvelle stratégie. En plus de ces vidéos « longue traîne » et non contextualisées qui assurent 50% du trafic, l’INA s’est transformé en média journalistique à part entière et produit des vidéos en rapport avec l’actualité. @LADN_EU.

#Transport

► Mobilité durable : des start-up et leur solution pour mieux avancer. Transport multimodal, co-camionnage ou vélos partagés pour les salariés, les pistes de la mobilité durable sont scrutées et développées par chercheurs et jeunes pousses : Transport multimodal durable, Co-camionnage, Réduction de carburant, Vélos partagés dans l’entreprise et Scooters électriques. @EchosExecutives.

#JeuVidéo

► Ostéopathe, nutritionniste, coach sportif : quand les joueurs de jeux vidéo sont choyés comme des athlètes. Ils sont loin les « geeks » enfermés dans leur chambre pendant des heures. Les compétitions de jeux vidéo, longtemps restées confidentielles, sont devenues en quelques années un secteur économico-culturel incontournable, au point qu’une inscription aux Jeux Olympiques est envisagée. L’image d’Épinal a laissé place à des équipes et des joueurs professionnels. Les tournois ont lieu dans des stades, devant des milliers de fans. Bref, c’est aujourd’hui plus un sport qu’un jeu. Et on ne devient pas champion de jeux vidéo par hasard. Europe 1 a pu visiter un centre d’entraînement unique en France, celui de l’équipe GamersOrigin. @europe1.

#Quantique

► La révolution de l’informatique quantique. En 2017, Bill Gates faisait un rare aveu de faiblesse. « Je ne comprends rien à l’informatique quantique », regrettait le fondateur de Microsoft dans une interview accordée au Wall Street Journal. Il s’agit pourtant de la dernière obsession de son entreprise, et de beaucoup d’autres. Google, IBM, mais aussi les gouvernements américain, chinois et l’Europe courent tous après l’informatique quantique, investissant des milliards dans ces technologies, aux applications encore vagues, mais aux promesses infinies. @FigaroTech

#RevueDeLiens

► – La Ville de Paris s’oppose au chantier de transformation de la gare du Nord. Les élus parisiens veulent un projet plus simple, centré sur les transports, réduisant « substantiellement » la part des surfaces commerciales. « Le coût pourrait être divisé par quatre », estime l’adjoint à l’urbanisme. (@lemondefr) ; – Comment organiser la gouvernance et le financement de la smart city ? (@ILV_Formations) ; – Another Brain, la technologie alternative de l’intelligence artificielle. Dix-huit mois après sa création, ses premiers débouchés se sont concrétisés dans le contrôle qualité en industrie. La start-up vient de lever 19 millions d’euros pour accélérer son développement commercial et sa technologie (@EchosExecutives) ; – Une reconnaissance faciale bientôt ultra précise en Chine grâce à une « super caméra ». Dotée de 500 megapixels, et d’un système d’intelligence artificielle cette caméra serait capable d’identifier un individu parmi des dizaines de milliers de personnes (@siecledigital) ; – Les marques vont-elles disparaître et s’effacer de l’espace public ? Crise de la consommation, réflexes citoyens exacerbés, nouveaux modes d’achat en vrac… Les signes d’une baisse de l’engouement pour les marques et le monde marchand sont tangibles. Jusqu’à leur disparition ? Après une première tribune autour des marques et des politiques publiques, Mélanie Rauscher et Julien Féré, co-auteurs de l’ouvrage Les dessous du marketing et de la communication, cartographie des imaginaires (Ellipses, août 2018), s’interrogent sur cette question sous la forme d’un dialogue. (@usbeketrica) ; – La NASA avance sur son projet d’avion électrique. General Electric (GE) habituée à collaborer avec la NASA, vient de lancer un nouveau prototype de batterie pour permettre le développement d’une plateforme d’avion électrique. Pour concrétiser et soutenir ce projet, les deux organismes  délivrent une nouvelle génération d’onduleur qui permettrait de soutenir un vol électrique. Jusque-là la taille et le poids des prototypes étaient bien trop importants pour envisager correctement ce type de vol. (@siecledigital) ; – Facebook et l’association Libra prêts à différer le lancement de la monnaie digitale. Après les réponses évasives de Mark Zuckerberg sur la date de lancement de la monnaie numérique la semaine dernière, la direction de l’association Libra évoque un report d’un ou deux trimestres. La numéro 2 de Facebook pourrait être auditionnée au Congrès. (@FigaroTech).

30 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 30 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville

Songdo, la « ville du futur » face à ses contradictions. Elle alimente fantasmes et caricatures. Lancée au début des années 2000, la smart city de Songdo, en Corée du Sud, est aujourd’hui en phase de finalisation. Sur place, les habitants, qui mettent la sécurité au cœur de leurs préoccupations, semblent satisfaits. Mais pour les instigateurs du projet, l’objectif reste inchangé : faire de Songdo un modèle. Et l’exporter. « C’est le même processus avec les villes nouvelles du monde entier, en particulier dans les pays en cours de développement : des élites veulent construire un espace qui soit le reflet de leur réussite à l’international, explique le professeur de géographie et d’études urbaines à la London School of Economics. Elles préfèrent construire cet espace à partir de rien plutôt qu’à partir d’une ville déjà existante parce que les coûts sont moins chers. »Ainsi « Ce modèle financier repose donc inévitablement sur des populations locales riches, affirme Hyun Bang Shin. Et les élus locaux ne construisent pas de logements sociaux parce qu’ils veulent que leur cité reste brillante, glamour, présentable. Songdo est parfaitement représentative de cela : c’est une ville excluante par nature. » @usbeketrica. Légende image : Un enfant regarde vers le ciel au sein du Central Park de Songdo. Crédits : travel oriented, Flickr.

#Ville

Débitumisation des villes : casser la voie. Le retour de la terre dans les rues. Un moyen de rafraîchir, un thème de campagne municipale. Bienvenue dans la ville imperméable, considérée depuis plus d’un siècle comme un progrès. «Depuis la fin du XIXe siècle, on a géré les villes en considérant qu’il fallait une réponse technique à chaque problème, explique le paysagiste Jean-Marc Bouillon. Avec ça, on a créé un système urbain d’entrelacs de tubes. Ces infrastructures grises nous ont permis de nous développer jusqu’à aujourd’hui, donc merci. Mais maintenant, ce système urbain statique, inerte, se révèle incapable d’absorber les changements. La ville dysfonctionne, elle surchauffe, elle déborde.» Enlever des morceaux de bitume ici et là pourrait-il suffire à corriger une organisation aussi totale ? Faudra-t-il remettre toutes les rues en pleine terre ? Paris a commencé à débitumer en 2014. La ville prévoit d’avoir remis 14 hectares en pleine terre d’ici 2020. Lyon a installé un mélange terre-pierre et arbres devant la gare de la Part Dieu. C’est peu ? Il faut bien commencer par quelque chose. @libe.

#Media_social

Avatars & Influenceurs virtuels : un phénomène clé et ambigu à surveiller. Ils portent des noms ésotériques. Ils drainent des millions d’abonnés sur Instagram. Ils sont la nouvelle coqueluche des marques. Bienvenue dans le monde des influenceurs virtuels baptisés également avatars de marque. Assiste-t-on à un chamboulement de l’influence digitale ou bien un énième gadget « hype » d’agences marketing qui pose par ailleurs question ? « L’avatar de marque sera le nouveau logo » proclame Murielle Balayer de l’agence de communication visuelle pour les marques luxe Wands, The New York Times s’est penché sur la question. Il a consacré en juin une longue et fouillée enquête sur ces êtres qui ne sont ni de chair ni de sang mais qui magnétisent des millions de followers sur Instagram. @EclaireursCom

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

Netflix en difficulté dans la guerre aux abonnés et aux productions locales. À retenir cette semaine : – Téléphonie : les Suisses se mobilisent contre la 5G ; – L’ IA change notre perception du monde réel ; – Sur YouTube, l’INA transforme ses archives vidéos en or ; – Pourquoi les jeunes préfèrent louer plutôt que d’acheter ; – A Manchester, des voies lentes pour les piétons qui consultent leur smartphones.

#Travail

Cash InvestigationAu secours, mon patron est un algorithme. Diffusé le mardi 24 septembre sur France2. Un repas livré en un clic, des amis à portée d’écran, des robots au service de l’Homme : des sociétés comme Google, Facebook et Uber ont révolutionné le quotidien de chacun. Mais ce monde merveilleux de la « tech5 » cache une réalité beaucoup moins reluisante. Pour faire tourner leurs applications, ces géants de l’économie numérique emploient une armée de petites mains invisibles. Des travailleurs jetables, sous-payés, sans contrat de travail et sans protection sociale. Sandrine Rigaud est partie à la rencontre de ces forçats du clic, qui partout dans le monde, pour quelques cents la tâche, nourrissent les systèmes d’intelligence artificielle. Comment les rois de la « foodtech » poussent-ils leurs livreurs à bosser toujours plus vite, quitte à se mettre en danger ? Gros plan également sur les modérateurs de contenu. @franceinfo.

Les nouveaux prolétaires du Web : sélection d’articles à lire en complément de Cash Investigation sur le site @lemondefr : – « Pédale ou crève » : un journaliste du Monde est devenu livreur à vélo. Il raconte le quotidien de ce métier ; – « En me connectant tous les jours, j’arrive à gagner 200 à 300 euros par mois » : rencontre avec des travailleurs du clic ; – « C’est les sept péchés capitaux que tu es forcé à regarder toute la journée » : rencontre avec les modérateurs de Facebook, chargés de purger la plate-forme de ses pires contenus.

Pourquoi le travail est-il devenu absurde ? L’anthropologue américain David Graeber dans son livre Bullshit Jobs (Les Liens qui libèrent, 2018) nous rappelait combien la société moderne reposait sur notre propre aliénation. Il énumérait ces emplois à la con qui conduisent nombre d’entre nous à dédier notre vie à des tâches inutiles et sans intérêts. Une colonisation du vide, dont le seul but ne semble que d’asseoir chaque jour un peu plus le pouvoir financier… « La répartition du travail telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a donc rien à voir avec de quelconques facteurs économiques, ni même avec la nature humaine. Elle répond exclusivement à des considérations politiques. » Dans son livre, Les nouveaux cobayes : comment les entreprises génèrent précarité et mal-être au travail(FYP éditions, 2019, traduction de Lab rats : how Silicon Valley made work miserable for the rest of us, Hachette Books, 2018), le journaliste Dan Lyons se demande lui aussi pourquoi le travail est devenu aussi absurde. Journaliste, Lyons a été rédacteur en chef de Newsweek dont il a été licencié lorsque le titre a cessé sa publication papier en 2012. Lire la suite de l’article sur le site @internetactu.

#Web

Le mouvement « slow web » incite à reprendre le contrôle de nos vies numériques. Entrepreneur dans le numérique depuis plus de vingt ans, ex-vice-pdt du Conseil du Numérique, le français Tariq Krim pense aujourd’hui qu’il y a « quatre ou cinq sociétés qui ont le pouvoir de contrôler nos émotions, nos vies et même le débat politique, comme on l’a vu aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, ou en Grande Bretagne avec le Brexit. On a laissé se construire un monde dans lequel on n’est pas très à l’aise et qui n’a pas de véritable contre-pouvoir. (…) Le « slow web » se conçoit par analogie avec le « slow food » face à ces grandes plateformes qui sont devenues, elles, la « junk food de la pensée. Nous avons créé un monde où tout le monde pense la même chose au même moment. Pour moi, le « slow web » est un concept d’environnement technique un peu plus « slow » et où les logiciels s’adressent vraiment à nous. Le web actuel manque de transparence, il nous manipule, nous vole notre temps et nous espionne en permanence. » @franceinfo.

#RevueDeLiens

► – Intelligence artificielle : « La Chine entend s’appuyer sur cette technologie pour déchoir les Américains de leur rang à l’horizon 2049 ». Outil de puissance géopolitique et de contrôle social, l’intelligence artificielle est au cœur de la stratégie de puissance du Parti-Etat chinois, analyse dans une tribune au « Monde » le chercheur en relations internationales Charles Thibout (@lemondefr) ; – Le Parti vert veut « taxer les robots » Conscient que l’intelligence artificielle provoquera certaines pertes d’emploi, le Parti vert a annoncé dimanche vouloir imposer les compagnies chaque fois qu’elles licencieront un travailleur pour le remplacer par la technologie (@JdeMontreal) ; – Paysalia : L’importance du végétal, des jardins et des espaces verts en cœur de ville. Organisé en décembre prochain à Lyon, le salon Paysalia s’est fixé pour objectif de répondre aux enjeux climatiques en démontrant l’importance du végétal au cœur de différentes typologies de villes. Une occasion unique pour les élus et gestionnaires de l’espace urbain de reprendre contact avec la nature. (@villeintelmag) ; – Nantes. Comment nos données numériques peuvent-elles aider à imaginer les villes de demain ? (@OuestFrance).

29 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 29 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Climat

Réchauffement climatique: alerte à la montée des eaux. Après un rapport sur les manières de limiter le réchauffement à 1,5 °C, en octobre 2018, et un document alarmant sur la dégradation des terres et l’alimentation en août, les experts du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se sont penchés sur les océans et la cryosphère (les pôles, les glaciers de montagne et le pergélisol, ou permafrost, qui désigne les terres gelées). Ce troisième rapport spécial en un an, a été présenté mercredi 25 septembre par les scientifiques à Monaco. A lire : À Lacanau, l’érosion côtière pousse à la relocalisation, New York dépense sans compter pour se protéger de la montée des eaux et Le dégel du «permafrost», une bombe climatique encore mal quantifiée @Le_Figaro. Légende image : Vue aérienne, le 1 er septembre 2019, de Malé, capitale des Maldives. – Crédits photo : Chine Nouvelle / Sipa.

#Pollution

L’impossible estimation de la pollution générée par son smartphone. Envoyée par e-mail à plusieurs chercheurs, la question semble simple : « Disons que lors d’un voyage en train, je regarde, sur mon téléphone, une vidéo de cinq minutes en streaming. Est-ce qu’il est possible d’estimer la pollution générée par ce geste ? » La première réponse ne se fait pas attendre : « Je ne suis pas certaine que quiconque ait la capacité de faire cette estimation. » Une seconde, quelques jours plus tard : « Théoriquement, ce n’est pas impossible, mais ce que vous demandez est très difficile. » @lemondefr

#IA

Bordeaux : Microsoft ouvre une école d’intelligence artificielle. La dixième école française IA Microsoft a ouvert ses portes le jeudi 26 septembre, à la Cité du numérique, à Bordeaux. L’objectif est de former chaque année 25 techniciens de l’intelligence artificielle, un secteur en plein développement, mais qui manque de main-d’œuvre en France. À la clé, une formation de 35 heures par semaine, durant 4 mois, suivi d’un apprentissage de 15 mois dans une entreprise. La formation est assurée par Simplon.co, une start-up française spécialisée dans l’apprentissage numérique. À cette occasion, Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur public chez Microsoft, a également annoncé la création d’un Experience Lab avant la fin de l’année. « Le but de ce laboratoire est de promouvoir les bénéfices que cette technologie peut apporter dans les secteurs de l’agriculture et de la viticulture par exemple », et ainsi acquérir de nouvelles parts de marché. @franceinfo.

#Ville

Le Havre, un « smart port city » lauréat du 3e appel à projet Territoires d’Innovation. La ville portuaire du Havre et ses 80 partenaires publics et privés ne sont pas peu fiers d’avoir été retenus parmi les 24 lauréats de l’appel à projets « Territoires d’innovation » du 3eme programme d’investissement d’avenir de l’État. Un résultat qui devrait permettre à la ville et sa métropole de la confirmer la position du territoire havrais en matière d’aménagement et de développement économique. @villeintelmag.

#Tourisme

Nice veut aussi être reconnue pour son tourisme intelligent. Si Nice œuvre depuis une dizaine d’années à diversifier son économie vers la smart city et l’e-santé, le secteur touristique n’en reste pas moins le pilier de l’économie azuréenne en général, métropolitaine en particulier. Selon son Office du tourisme, la métropole niçoise accueille environ 5 millions de visiteurs par an, soit 40% des flux touristiques de la Côte d’Azur, pour près de 1,5 milliard d’euros de retombées. Présenté mi-août, un premier bilan de la saison estivale 2019 montre par ailleurs une fréquentation touristique en hausse, notamment sur les ailes de saison avec, en juin, un taux d’occupation des hôtels en progression de 3 points (87%) grâce, entre autres, à l’accueil de la Coupe du monde de football féminin et la fête de la musique. « Le tourisme fait en effet partie de l’ADN du territoire, il s’est développé avec Nice et constitue depuis un vecteur d’innovations et de croissance pérenne », souligne Sébastien Viano, directeur Europe et Financements extérieurs de la métropole Nice Côte d’Azur. @latribunepaca.

#Cyberguerre

Le Cyberpeace Institute : une ONG pour défendre la « cyberpaix » Comment empêcher une attaque informatique de paralyser un hôpital ? De couper le courant dans une grande métropole ? De mettre à terre un réseau téléphonique ? Même si rares ont été les offensives numériques à avoir de tels effets, certains Etats s’inquiètent depuis plusieurs années d’un cyberespace hors de contrôle et tentent de le pacifier. Et, jusqu’ici, et malgré plusieurs initiatives en ce sens, ils semblent avoir échoué. La solution peut-elle venir de la société civile ? C’est, en tout cas, le pari que veut relever le Cyberpeace Institute, dont la création a été annoncée jeudi 26 septembre. @lemondefr.

#RevueDeLiens

► – Ville intelligente, gens stupides ? Dans notre enthousiasme à rendre « intelligentes » nos villes, nous devons nous rappeler qu’il est plus important d’avoir des « citoyens intelligents » (@staronline) ; – Amazon contre 5G, la course au prochain réseau IoT. Amazon contre 5G, la course au prochain réseau IoT. Internet : Google en 21 ans a dominé les deux premiers internet, fixe et mobile. L’ère de l’internet des objets connectés et intelligents n’en est qu’a ses débuts et la 5G ou Amazon nous montre que rien n’est définitivement acquis. (@zdnetfr).

28 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 28 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville

► Le financement du climat urbain reste faible. Comment les villes peuvent-elles combler le fossé? n raison des niveaux historiques d’urbanisation, les villes sont devenues des points focaux pour la création d’un monde plus durable. Les villes représentent actuellement 80% du PIB mondial, 70% des émissions et les deux tiers de la consommation totale d’énergie. Le besoin urgent d’action pour le climat est clair. Cependant, les niveaux d’investissement n’ont pas augmenté pour suivre le rythme de la demande. Ainsi, selon la Climate Policy Initiative, 455 milliards de dollars US ont été générés pour l’action climatique en 2016. @wrirosscities. Légende image : Sur le Paseo de la Reformas à Mexico, des dizaines de nouvelles tours de bureaux et d’appartements sont actuellement en construction. Photo par Nan Palmero / Flickr.

#Ville

► Partage de savoirs : vers des villes plus conscientes ? Alors que nos postes de télévision ne cessent de ressasser des enjeux urbains qui se multiplient ; révolte des gilets jaunes et territoires périurbains, réchauffement climatique, raréfaction de la biodiversité, crise sociétale et économique, il est difficile de ne pas s’inquiéter pour l’avenir de nos villes. Pourtant, face à ces enjeux, qui impactent nos espaces de vie au quotidien, de nombreuses villes se renouvellent pour sortir de l’impasse. Et si la renaissance des villes passait par une prise de conscience ? Celle de faire preuve de plus d’humilité, en travaillant main dans la main avec tous leurs acteurs, qui les fabriquent, mais surtout toutes celles et ceux qui les pratiquent au quotidien, afin de faire émerger des solutions innovantes et adaptées… Une dynamique qui impose aux villes de partager le savoir, de transmettre mais aussi d’apprendre, pour une meilleure circulation des bonnes pratiques. Pour prévenir les risques, les limiter ou les résoudre, collectivités, institutions, associations, citoyens et parfois entreprises vont ainsi faire preuve d’imagination et d’innovation dans le but d’expérimenter de nouvelles stratégies et actions qui pourront répondre à un ou plusieurs défis locaux. Nombreux sont ces acteurs qui participent à mieux concevoir et bâtir leurs villes et leurs territoires contribuant à une meilleure qualité de vie pour tous et toutes. Lire la suite de l’article sur le site @Demain_la_Ville.

#IA

► L’intelligence artificielle est-elle la prochaine grande menace pour le changement climatique ? De sérieux doutes ont été émis à propos de la consommation énergétique de l’intelligence artificielle mais les nouvelles technologies de puces et l’IA elle-même pourraient représenter des solutions d’auto-régulation viables. Lors d’une récente conférence à San Francisco, Gary Dickerson a formulé une prédiction audacieuse. Le directeur général d’Applied Materials, un des plus importants fournisseurs de l’industrie des semi-conducteurs (matériau qui a les caractéristiques d’un isolant, très utilisé dans les data centers), a prévenu qu’en l’absence d’innovation significative dans la conception et la fabrication des data centers, ces derniers pourraient représenter un dixième de l’utilisation de l’électricité mondiale d’ici 2025. Aujourd’hui, les millions de data centers du monde entier absorbent un peu moins de 2% de la consommation d’électricité mondiale,  et cette statistique englobe tous les types d’activités opérées via l’ensemble de ces serveurs. Applied Materials estime que les serveurs qui utilisent l’intelligence artificielle ne représentent actuellement que 0,1% de cette consommation. Lire la suite de l’article, publié le 31 juillet sur le site @bymaddyness.

#Société

► Les 10-13 ans passent près de 15 heures en ligne par semaine. Voici ce qu’ils y font. Par Barbara Chazelle, France Télévisions, Media Lab et Prospective. Pour s’inscrire sur les réseaux sociaux, il fait avoir 13 ans. Et 15 ans pour se passer du consentement parental selon les règles du RGPD. Mais ce n’est un secret pour personne que les pré-ados mentent sur leur âge pour accéder aux plateformes en ligne. Cette pratique les rendant invisibles, l’agence Heaven, en partenariat avec l’Association Génération Numérique*, interroge chaque année les 10-13 ans pour comprendre leurs comportements en ligne. Dans sa 4e édition de son baromètre* Born Social paru aujourd’hui, on apprend que si Snapchat et YouTube restent les chouchous des pré-ados, les plateformes de messagerie en lien avec les jeux en ligne font cette année une percée remarquable. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#Emploi

► A Nanterre, 50 demandeurs d’emploi s’unissent pour trouver un travail. Une société où les salariés espèrent se faire virer. C’est le concept de l’entreprise éphémère installée depuis quelques jours à Nanterre. Pendant sept semaines, cinquante demandeurs d’emploi unissent leurs forces pour tenter de décrocher un travail. « La plupart des participants sont des chômeurs longue durée qui commencent à perdre espoir. Le but est de leur redonner confiance », explique Sandrine Gineste, chef du projet chez BPI Group, partenaire du projet. Comme une entreprise classique, les activités des associés sont organisées par services – communication, commercial, ressources humaines… « Cette entreprise virtuelle va recueillir le plus d’offres d’emploi auprès de sociétés du secteur sur le marché caché, ces offres qui ne sont pas sur Internet, ces emplois que l’on pourvoit avec son réseau », poursuit Sandrine Gineste. @le_Parisien

#Objet_Connecté

► Rennes déploie son propre réseau IoT pour limiter les coûts de sa smart city. Pourquoi déléguer ce que l’on peut réaliser soi-même pour moins cher ? Voilà la conclusion de la métropole rennaise au sujet du réseau IoT, de plus en plus utilisé pour connecter toutes sortes d’équipements publics et en remonter des données. Comme pour la fibre optique auparavant, de plus en plus de collectivités réalisent qu’elles auraient intérêt à posséder leur propre réseau IoT, plutôt que de passer par un opérateur. Rennes, qui a été l’une des premières métropoles françaises à s’intéresser au sujet, avec un réseau maison expérimental en 2017, s’apprête à passer à la vitesse supérieure. Elle est en train de déployer son propre réseau IoT (LoRa) sur tout son territoire, avec l’aide des prestataires Wi6Labs et Alkante. Un travail quasiment achevé pour Rennes-même, qui s’étalera jusqu’à la fin de l’année pour les communes de la métropole. @journaldunet.

#RevueDeLiens

► – Falloux, Vaux-en-Anjou… Pourquoi les châteaux partent en guerre contre les éoliennes. Dans le Maine-et-Loire, les propriétaires américains d’un château du 19e siècle ont mis en vente leur bien estimé à 5 millions d’euros pour « seulement » 3,5 millions d’euros. En cause : le projet d’implantation d’un parc de quatre éoliennes de 150 mètres de hauteur à proximité de leur demeure acquise en 2016 (@Challenges) ; – Amazon veut créer sa propre loi sur la reconnaissance faciale. Jeff Bezos, le CEO d’Amazon, annonce que son entreprise va rédiger son propre ensemble de lois pour réguler l’usage de la reconnaissance faciale. Ce projet de loi sera ensuite proposé aux législateurs américains afin qu’ils l’adoptent… (@lebigdata_fr) ; – Cinq réflexes à adopter pour réduire sa pollution numérique. Les 34 milliards de smartphones, ordinateurs, consoles de jeu et téléviseurs que compte la planète occupent une place centrale dans l’impact sur l’environnement dû à l’utilisation de l’informatique et la navigation sur Internet. (@lemondefr).

27 Sep

Régions.news #395 – Edition du vendredi 27 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Photo prise d’un drone à Daillens en Suisse. Credits : Laurent Gillieron (Keystone). Les robots, les drones et les capteurs électroniques sont de plus en plus présents dans l’agriculture. L’Université de Neuchâtel a organisé un colloque à la mi-septembre pour échanger sur les avantages et les risques des fermes connectées. « La ferme du futur se présente comme un système interconnecté, basé sur des techniques de collecte, de transfert et d’analyse de données, ce qui pose d’importants problèmes de confidentialité et de surveillance », a-t-il été précisé pendant le colloque.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Cabourg, connue comme la station balnéaire touristique, est aussi la première ville du Calvados à avoir un dispositif de vidéo-protection globale. Pour la mairie, la dégradation de biens et les vols ont augmenté et les caméras ont un effet dissuasif pour les malfaiteurs. Elles permettent d’identifier les responsables de vandalisme ce qui facilite le travail de la police municipale. Dans le documentaire de Christophe Trehet « caméras en campagne » de l’adjoint au maire de Saint-Arnoult (Calvados) indique que grâce à ce dispositif, le nombre de vols a diminué. Mais être filmé 24h sur 24, 7 jours sur 7, pour certains est oppressant et cela peut paraître intrusif. Ces caméras dans les communes rurales sont-elles une protection ou une violation de la vie privée ?

► C’est au départ une simple affaire de cambriolage à Corbas (Métropole de Lyon) qui pourrait bien devenir une question de société. Un logiciel de reconnaissance faciale aurait été utilisé lors d’une enquête pour confondre un suspect à partir d’une image de vidéo-surveillance, soulevant la colère de son avocat.

► Pionnière de la microfinance en France, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) réalise un minitour de France baptisé « Diagonale Regain », où il est question de ruralité, d’entreprenariat et de développement hors métropoles. Ce programme déployé depuis 2016 vise à rendre les offres de l’Adie, plus accessibles dans les zones rurales, afin que leurs habitants s’en saisissent, et contribuent à la relance économique de leur territoire. Le micro-crédit « ne peut que se développer, estime Maria Nowak, fondatrice de l’Adie. 25 % des personnes que nous finançons n’ont pas fait beaucoup d’études et 4 % n’en n’ont pas fait du tout. Pour autant, ce sont des personnes qui n’en n’ont pas moins des idées, de bonnes idées ». Lire aussi les cinq graphiques pour comprendre le microcrédit.

► À Épinal (Vosges), entre le jour du passage du camion des ordures ménagères et celui des sacs de tri, on est souvent perdu. Grâce à de l’application Sicovad vous recevez une alerte pour sortir vos poubelles le bon jour. En plus un moteur de recherche vous permet de savoir comment mieux trier. 50% des usagers de cette appli consultent le site web de tri depuis un smartphone. À partir de ce constat la collectivité a décidé de développer une application en répertoriant aussi les commerçants qui font la chasse aux déchets. L’objectif est de centraliser les bonnes pratiques et responsabiliser davantage les professionnels et les particuliers.

Légende image. Atelier de l’artiste de Street Art Vyrüs à Calais (Pas-de-Calais) . Crédits photo : Isabelle Girardin. À lire : Journées de patrimoine : découvrez le street-art à Calais et Boulogne-sur-Mer, à Noyon, le street-art rend hommage aux personnalités de la ville et Le street art de C215 habille les rues de Laon.

#Internet

► Il y a un grand absent au sommet mondial pour le climat de New-York, c’est Internet. Si Internet était un pays, ce serait le 3ème plus grand pollueur de la planète, après la Chine et les États-Unis. Internet représenterait entre 7 et 15% de la consommation mondiale d’électricité. Un email envoyé avec un fichier, c’est autant d’énergie qu’une lampe allumée pendant une heure. Quant aux vidéos, elles représentent 80% du trafic. Pour la France, 47 milliards de vidéos ont été visionnées sur YouTube au premier semestre et la consommation double tous les 4 ans. Google a investi 2 milliards de dollars dans des éoliennes et des panneaux solaires, soit une puissance équivalente à celle d’un réacteur nucléaire et demi rien que pour refroidir ses serveurs.

► Internet est avant tout une histoire de câbles interminables et de vastes bâtiments remplis de fibres et de serveurs. Ces infrastructures pas du tout virtuelles s’étendent sous les mers, sur terre, prennent de la place et consomment de l’énergie. Du navire câblier qui dépose la fibre au fond des océans au data center qui héberge nos données, le numérique offre aussi une face visible et palpable mais trop souvent méconnue. Écouter le reportage sur France Culture.

#Quantique

► Trois minutes et vingt secondes. C’est le temps qu’il a fallu à l’ordinateur quantique de Google pour résoudre un calcul informatique que l’ordinateur le plus puissant au monde effectuerait en… 10 000 ans. Google aurait donc atteint « la suprématie quantique » qui est le seuil à partir duquel un ordinateur quantique est capable de réaliser un calcul normalement impossible à résoudre, car bien trop long. Contrairement aux ordinateurs classiques qui réalisent les calculs de façon binaire, c’est-à-dire les uns après les autres, les ordinateurs quantiques peuvent effectuer plusieurs calculs en simultané. Autrement dit : ils sont capables de réaliser des calculs très complexes en un éclair de temps. De quoi permettre la gestion et l’analyse d’importantes quantités de données et l’amélioration des processus d’intelligence artificielle. Des applications sont possibles dans quelques secteurs comme la finance, la chimie ou l’industrie pharmaceutique. Mais il est peu probable que votre smartphone profite, à moyen terme en tout cas, de cette révolution. À regarder les deux vidéos de Fanny Bouton et Olivier Ezratty : A-t’on vraiment atteint la suprématie Quantique ?  et Le quantique, c’est fantastique.

► Comprendre l’informatique quantique (édition 2019), un ebook d’Olivier Ezratty, expert FrenchWeb, qui ambitionne de traiter du quantique à 360° aussi bien sous les angles scientifiques, technologiques, des usages, économiques, géopolitiques que sociétaux. Télécharger l’ebook. [À suivre].

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► La guerre du streaming est bien déclarée en France. À retenir cette semaine : – Sur fond de guerre entre Free et Altice, et après l’annonce de Salto, les colosses internationaux du streaming préparent leur arrivée sur le marché de la vidéo à la demande en France. Disney+ devrait débarquer en printemps prochain et visera directement, contrairement à Netflix (qui s’adresse plutôt à la cible des jeunes adultes) le public des grandes chaînes de télévision TF1, M6 et France Télévisions ; – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – 5G : huit choses à connaître pour préparer son arrivée ; – Le smartphone, icône du 21ème siècle ; – Intelligence artificielle : trois clés pour tirer profit de vos données.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 27 septembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Environnement

Au Mexique, un arbre artificiel pour purifier l’air. Une solution aux problèmes récurrents de pollution du Mexique ? Un arbre artificiel, mis au point par l’entreprise Biomitech, a été installé à Puebla, l’une des principales villes du pays. Grâce à l’action de microalgues situées à l’intérieur, il purifie l’air. Baptisée « Biourban », cette structure métallique de 4 mètres, faite de cylindres empilés, reproduit le processus de photosynthèse d’un arbre, 365 jours par an. « Ce système inhale la pollution et (fonctionne ensuite avec) un processus biologique à l’image d’un [véritable] arbre », explique à l’AFP Jaime Ferrer, cofondateur de Biomitech. Cette entreprise créée en 2016 assure que chacun de ces dispositifs équivaut à 368 vrais arbres. @FRANCE24. Crédits : BioMiTech.

#Information

Cinq tendances qui donnent confiance en l’avenir. La planète se réchauffe, notre système économique est malade, la perte de sens et le burn-out nous guettent… Les grandes tendances actuelles ont vite fait de nous filer le bourdon, voire une bonne crise d’éco-anxiété. Mais à y regarder de plus près, il y a aussi des forces, plutôt positives, qui se mettent en place. Des artistes imaginent un écofuturisme solaire, les Néerlandais nous invitent à lever le pied, et les jeunes sont plus sustainable que digital natives. Lire la suite de l’article sur le site @LADN_EU.

#Numérique

Les tontines numériques, une innovation africaine contre la précarité. Les tontines numériques, une innovation africaine contre la précarité. Le numérique contre la pauvreté (2/6). Ce système d’épargne rotatif, très pratiqué sur le continent, est désormais disponible sous forme d’applications, notamment au Sénégal. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

Bwam, l’application qui permet à la diaspora d’acheter des services pour les proches en Afrique. Bwam, l’application qui permet à la diaspora d’acheter des services pour les proches en Afrique. Le numérique contre la pauvreté (3/6). La plateforme propose d’affecter l’argent envoyé au Cameroun à l’achat de médicaments, de gaz, d’énergie solaire ou de frais de scolarité. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

#Pollution

Paris Fashion Week : on sait que la mode pollue, mais sur les réseaux on s’en fiche À Paris, la Fashion Week reprend du service jusqu’au 1er octobre. Alors que 75 défilés et 25 présentations sont prévues en moins de 10 jours, quelles marques et tendances intéressent le plus les internautes ? @LADN_EU a demandé à Visibrain, outil de veille des médias sociaux, de sonder la communauté des fashionistas d’Instagram. Alors que, force est de constater que l’impact de la filière sur l’environnement n’intéresse pas, ou peu. Sur Instagram, seules 158 publications mentionnent le terme « sustainability ». Publiés moins de 50 fois chacun, les termes « eco-fashion » et« eco-friendly » n’ont pas plus de succès. Sur Twitter, où il y a pourtant 4 fois plus de messages liés à la Fashion Week depuis le 1er septembre (environ 50 000), le constat est le même : seuls 45 tweets parlent de l’enjeu écologique. C’est bien peu pour la deuxième industrie la plus polluante au monde. Lire la suite de l’article sur le site @LADN_EU.

#Climat

Un mètre d’eau en plus d’ici à 2100 : voici les conséquences sur six villes et régions du monde. Les prévisions sont inquiétantes. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a lancé, mercredi 25 septembre, une nouvelle alerte sur les impacts du réchauffement climatique sur l’océan et la cryosphère. Selon ce rapport, le niveau des mers et océans monte plus de deux fois plus vite qu’au XXème siècle. En outre, les océans se réchauffent, s’acidifient et produisent de moins en moins d’oxygène, ce qui nuit à la vie sous-marine. Grâce au site Sea Level, franceinfo a simulé cette augmentation du niveau des mers et des océans sur les côtes françaises, mais aussi pour les villes de Venise (Italie) et d’Amsterdam (Pays-Bas) ainsi qu’en Floride (Etats-Unis). A lire : Accélération de la montée des eaux, fonte du permafrost, cyclones extrêmes… Ce qu’il faut retenir du dernier rapport du Giec sur le climat. @franceinfo.

#Presse

Droits d’auteur de la presse : Google engage un bras de fer. Cela sonne comme une déclaration de guerre, aux yeux du secteur des médias et des politiques français. Google ne veut pas payer pour le droit voisin créé pour la presse par la directive européenne sur le droit d’auteur, adoptée le 26 mars. Alors que la France a été le premier pays à transposer ce texte, dès le 23 juillet, le leader de la recherche en ligne a annoncé, mercredi 25 septembre, qu’il changeait les règles d’affichage de ses services : par défaut, les pages ne montreront désormais plus d’extraits d’articles ou de photos miniatures, mais seulement les titres et les liens (adresse URL), sauf si les éditeurs donnent leur autorisation. @lemondefr.

#Ville

Bouge Ma Ville : faire participer les citoyens au bon fonctionnement de la cité. Parce qu’ils s’impatientent de voir leur problèmes réglés, les usagers des villes se tournent fréquemment vers les réseaux sociaux pour faire part de leurs doléances, à grand renfort de photos et vidéos. Mais est-ce vraiment la solution ? Pas vraiment, selon Laurent Tulpan, créateur de « Bouge Ma Ville », une application censée rétablir le lien entre les citoyens et leur municipalité. Interpeller les services municipaux via les moyens traditionnels, téléphone ou courrier, sur un problème de voirie, une incivilité, ou encore un problème de transport, sans avoir de réponse, c’est le constat que dressent de plus en plus de citoyens. Pour résoudre plus facilement la situation et faire en sorte que les doléances soient adressées aux bons interlocuteurs, afin qu’ils puissent répondre plus facilement, de nombreuses villes se sont doté de services rapides de type « Allo-Mairie » ou « Allo-Voirie » qui permettent de prendre en compte les demandes des usagers, les traiter et leur adresser une réponse dans les meilleurs délais. Mais ce n’est pas un cas général, notamment pour les petites collectivités. @villeintelmag.