13 Déc

Régions.news #403 – Edition du vendredi 13 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Des lofts sur l’eau, dans le port de Gruissan, dans l’Aude. Photo : Jean-Michel Deguine / Alliance Plaisance (Photo : Jean-Michel Deguine / Alliance Plaisance)  Et si demain on habitait sur la mer ? Une réalité dans les pays nordique, « la maison qui flotte » peut l’être en France. Ainsi à Gruissan, il sera même possible, dès février, de passer la nuit dans de petits appartements flottants, amarrés au port de plaisance par des cordages. En 2021, une trentaine de ces logements sur l’eau, « avec tout le confort d’une maison », seront installés dans le port.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient d’annoncer que 36 produits phytosanitaires à base de glyphosate ne pourront plus être utilisés en France à compter de fin 2020, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Dijon (Côte-d’Or) expérimente depuis plusieurs années des systèmes agroécologiques pour s’en passer. Dans la ferme expérimentale de Dijon, les chercheurs de l’INRA ont planté des haies et des arbres, des bandes enherbées ou fleuries ont été semées pour étudier la régulation biologique. Une des innovations de ce projet est d’associer les professionnels au projet. C’est ce qu’on appelle la science collaborative. Le principal enjeu de cette expérimentation est d’aider des agriculteurs à sortir d’une impasse. En France, comme dans le monde, de plus en plus d’agriculteurs choisissent de ne plus labourer, ils sèment directement. Ce qui favorise la richesse organique des sols.

► Chaque année, près de 2 millions de repas sont servis dans les restaurants scolaires des collèges publics de Vendée et la lutte contre le gaspillage alimentaire devient un enjeu important. Mis en œuvre par le département, le DéfiZéroGaspi a comme objectif de diminuer le volume des déchets de 30% dans les restaurants scolaires. Avec les économies réalisées, le département souhaite « favoriser l’achat de produits issus de l’agriculture de saison, de proximité et de l’agriculture biologique, maintenir le prix du repas à un tarif accessible à toutes les familles (…), et faire découvrir aux jeunes de nouveaux goûts et de nouvelles saveurs ». Depuis le lancement du DéfiZéroGaspi en 2017, il a déjà été constaté une diminution de 4,5% du gaspillage dans les collèges.

► Ils sont les sentinelles du réchauffement climatique, les guides de haute-montagne vont voir leur métier totalement chamboulé dans les prochaines années. Pour le guide de haute-montagne Georges Unia, membre du Syndicat national des guides de montagne (SNGM). « on va devenir des passeurs. Il va falloir qu’on fasse comprendre qu’on est tous responsables et qu’on doit tous protéger cet univers ».

► Contrôle Z, c’est le nom d’une exposition photographique qui se tient dans l’ancienne prison de Guingamp (Côtes-d’Armor). Dans les photos présentes, une même interrogation : comment nos libertés individuelles sont surveillées par les outils de contrôle numérique qui nous entourent aujourd’hui et s’immiscent dans nos vies sans en avoir l’air. Des millions d’attitudes, chaque instant scruté, analysé par des « algorythmes » à la vitesse de la lumière ! Le pionnier dans le domaine est l’américain Jeff Guess. En 1993, il s’offre sa photo de mariage grâce à une image d’un radar de police lors d’une infraction pour excès de vitesse.

Légende image. Dans une ferme de la région de Moscou, en Russie, les vaches portent des casques de réalité virtuelle pour faire en sorte qu’elles soient moins stressées au moment de la traite et améliorer ainsi la qualité de leur lait. Pour l’heure, il semble simplement que la diffusion de ces images virtuelles de vertes prairies rende les vaches moins anxieuses. (Photo du Ministère de l’Agriculture russe).

#Ville

► La ville du futur doit intégrer le fait que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables, et que sa croissance ne doit donc pas anéantir ces ressources. Elle doit veiller à consommer le plus d’énergies renouvelables possible, voire à être positive en matière de production d’énergie. Dans le domaine des transports, de nombreuses initiatives voient le jour. La ville de demain peut-être économe. Le site d’Usine Nouvelle aborde cette problématique en cinq épisodes : 1/ Des projets numériques pour rendre la ville intelligente et économe, 2/ Le label qui rend les bâtiments éco-responsables, 3/ L’électricité en circuit court, un vrai courant alternatif, 4/ Les véhicules électriques se rechargent… aux lampadaires et 5/ Strasbourg, pionnière de la mobilité décarbonée.

#Énergie

► Atacama, au nord du Chili, est le désert le plus sec du monde. Sur ces terres arides poussent désormais des champs entiers de panneaux solaires. On y trouve 378 880 panneaux très exactement Il s’agit de la troisième plus grande centrale photovoltaïque du pays. C’est le groupe français EDF qui a fait le pari, il y a quatre ans, de l’énergie solaire en Amérique du Sud. Il a investi au total 369 millions d’euros au Chili. « À Atacama, on a 360 jours de soleil par an. Sans aucun nuage, et c’est surtout ici que le rayonnement du soleil est le plus élevé au monde », explique un ingénieur chilien. Les groupes français Total et Engie ont également investi, faisant monter à 10% la part du solaire dans le pays, ce qui est cinq fois plus qu’en France. À lire aussi : Au nord de Nouméa (Nouvelle Calédonie), la petite ville de Boulouparis abrite désormais la plus grande centrale solaire avec stockage de France. Construit sur un terrain de 35 hectares, ce parc, connecté au réseau public, permet d’alimenter environ 40.000 personnes.

#IA

► « L’intelligence artificielle est un vieux mythe. La plupart de ses technologies datent des années 50. Et environ tous les 20 ans on s’excite sur elle pendant quelques années et puis après on s’intéresse à autre chose. On appelle ça les « hivers de l’IA ». En ce moment on serait plutôt dans l’été donc, voyez-vous. Mais certains se demandent si l’hiver n’est pas proche. Pourquoi ? Parce que malgré la puissance démesurée dont ils bénéficient désormais (merci l’empreinte carbone, au passage) et des volumes abondants de données (un peu sexistes et racistes toutefois), les robots sont toujours aussi cons qu’avant. C’est juste qu’ils réfléchissent plus vite. (…) En résumé, ce n’est pas parce que l’intelligence artificielle a l’air intelligente qu’elle l’est. », écrit Benoît Raphaël, co-fondateur de Trendsboard  et du média robot Flint, dans un article sur le site @FrenchWeb.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► En Chine, plus de limite pour la reconnaissance faciale. À retenir cette semaine : – La France se dote d’un comité d’éthique sur le numérique ; – Le côté obscur du recyclage des déchets électroniques ; – Jolie carte interactive du @nytimes sur la pollution des grandes villes ; – Amazon : aucune firme n’est jamais autant entrée dans la vie des gens et comme exemple : Baltimore.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 13 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Agriculture

► Face au défi climatique, la formation des agriculteurs se renouvelle. En parallèle de la Conférence mondiale des parties (COP25) à Madrid, s’ouvre une COP régionale en Centre-Val de Loire, la première du genre en France, du 9 au 14 décembre. L’occasion de vanter les bonnes pratiques, de mettre en lumière les initiatives et de penser la transition des modèles existants. L’un des secteurs majeurs, sans surprise, c’est l’agriculture. Elle représentait 16,4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France en 2017. Loin derrière les transports (29 %). Si la conversion à l’agriculture biologique s’accroît, quel est le discours dans les centres de formation, quels enseignements sont dispensés aux apprentis agriculteurs ? « Les écoles parlent beaucoup d’agroécologie, et même d’agroforesterie, de permaculture, avance Baptiste Dupin, salarié depuis deux ans et syndiqué Jeune agriculteur. Mais heureusement, il n’y a pas que les écoles. Les chambres d’agriculture, les syndicats, les coopératives et leurs techniciens nous accompagnent aussi au changement. Même des agriculteurs plus anciens changent leurs pratiques. » @franceinfo. Légende image : Les incertitudes du climat compliquent le travail des agriculteurs et des éleveurs. Les formations abordent les solutions, aucune n’est un miracle. / © Loïc Venance/AFP.

12 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 12 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Climat

► La Terre se rapproche de « points de basculement » irréversibles. Les points de basculement, ou « tipping points » en anglais, sont aussi comparés à des « dominos climatiques », qui entraînent des répercussions en cascade. « Dès qu’un ou deux dominos climatiques sont renversés, ils poussent la Terre vers d’autres points de basculement », résume le professeur Will Steffen de la Australian National University à Canberra (Australie), co-auteur d’une note parue le 27 novembre dans la revue Nature et intitulée Climate tipping points : too risky to bet against. « Nous craignons qu’il devienne impossible d’empêcher cette rangée de dominos de tomber, poursuit-il dans un communiqué, ce qui pourrait menacer l’existence des civilisations humaines. » La perte de la forêt amazonienne, ou de la fonte du permafrost qui pourrait libérer du méthane, un gaz à effet de serre 30 fois plus « puissant » que le CO2. @usbeketrica. Légende image : Nordaustlandet, une île de Norvège située dans le Svalbard et couverte en majorité de glaciers. Photo : Shutterstock.

#Energie

► La ruée vers l’hydrogène. “Les plus pieux affirment qu’au commencement il y avait Dieu. Je leur réponds qu’au commencement, il y a avait de l’hydrogène.” D’un bon mot, le physicien américain Harlow Shapley laisse imaginer la place primordiale de l’hydrogène dans le fonctionnement de notre monde. Avec 92% des atomes, c’est tout simplement l’élément (H) le plus abondant de l’univers. Paradoxalement, cette ressource incontournable reste encore un territoire à explorer pour l’humanité. Aujourd’hui, il est utilisé principalement dans la production d’ammoniac ou le raffinage de produits pétroliers et de carburants. 74 millions de tonnes qui ne pèsent pas lourd face aux promesses futures. La combustion de la forme moléculaire de l’hydrogène H2 produit 3 fois plus d’énergie que l’essence à poids égal. Plus important encore : cette combustion ne produit que de l’eau ! En face des espoirs, les freins sont tout aussi importants. L’hydrogène est difficile à stocker et à transporter. 5% de l’hydrogène produit est réellement décarboné, la production s’appuyant encore aujourd’hui à 95% sur l’utilisation de ressources fossiles polluantes. Entre promesses et limites, nous avons imaginé trois scénarios pour le gaz miracle à l’horizon 2030. @WeAreLeonard.

11 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 11 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Climat

► Le plus grand pari de l’histoire de l’humanité. Nous sommes désormais convaincus qu’il faudra sauver le climat et la planète avec. C’est une avancée majeure. Sauf que nous ne nous donnons pas les moyens de cette ambition. Cette fois-ci, il n’y a aucun doute. Greta Thunberg est la personnalité de l’année 2019. Il est certes possible de débattre indéfiniment des vertus et des défauts de la jeune Suédoise. Mais elle incarne mieux que quiconque la prise de conscience écologique de l’Europe. Cette Europe qui accueille la 25e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, initialement prévue en Amérique du Sud, après avoir lancé des émissions massives de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle du XIXe siècle. @LesEchos. Légende image : En 1972, le rapport du Club de Rome commandé à des chercheurs du MIT pointait l’impact de l’activité économique sur le climat. Photo : Rodger Bosch / AFP.

#Agriculture

► Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient d’annoncer que 36 produits phytosanitaires à base de glyphosate ne pourront plus être utilisés en France à compter de fin 2020, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Dijon (Côte-d’Or) expérimente depuis plusieurs années des systèmes agroécologiques pour s’en passer. Dans la ferme expérimentale de Dijon, les chercheurs de l’INRA ont planté des haies et des arbres, des bandes enherbées ou fleuries ont été semées pour étudier la régulation biologique. Une des innovations de ce projet est d’associer les professionnels au projet. C’est ce qu’on appelle la science collaborative. Le principal enjeu de cette expérimentation est d’aider des agriculteurs à sortir d’une impasse. En France, comme dans le monde, de plus en plus d’agriculteurs choisissent de ne plus labourer, ils sèment directement. Cette agriculture dite de conservation des sols favorise la richesse organique des sols. @franceinfo

10 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 10 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Environnement

► Un million d’arbres : quand la ministre de l’environnement rend hommage à une association de Montpellier. C’est une reconnaissance qui vient saluer un engagement et une motivation sans failles : dans une courte vidéo, la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne a rendu hommage au travail de l’association montpelliéraine 1 million d’arbres. L’association, créée en 2017 et présidée par Jean-Paul Wabotaï, entend sensibiliser le grand public à la préservation de l’environnement contre le changement climatique. Son objectif : planter un million d’arbres en France d’ici 2020. @franceinfo. Légende image : Photo d’illustration / © IP3 Press / Maxppp.

#Ecole

► Les écoles du Val-d’Oise passent au numérique. Développer l’usage du numérique. C’est l’objectif de l’opération lancée par le syndicat mixte Val-d’Oise Numérique avec la mise en place d’un espace numérique de travail à destination des élèves. Cette expérimentation, financée intégralement par Val-d’Oise Numérique et encadrée pédagogiquement par les services départementaux de l’académie de Versailles, a été lancée à la rentrée des vacances de la Toussaint. A ce jour, plus de 500 écoles de 75 communes peuvent utiliser la plate-forme. L’objectif premier est de préparer tous les élèves et les parents à l’usage d’un espace numérique de travail avant l’entrée au collège, où il est généralisé. A l’échelle départementale, ce projet vise à lutter contre la fracture numérique. @LesEchos.

09 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 9 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Energie

► De la Provence au monde entier : ITER ou l’énergie du futur. Créer l’énergie du futur et la mettre à la disposition de tous, tel est projet d’ITER implanté à Saint-Paul-lès-Durance. ITER signifie en anglais International Thermonuclear Experimental Reactor, en français le réacteur thermonucléaire expérimental international. ITER c’est aussi le chemin en latin. C’est même le plus grand projet scientifique international. Il rassemble 35 pays pour reproduire, sur terre, l’énergie qu’on trouve dans le soleil et les étoiles. Le but est de mettre de l’énergie à la disposition de tous. Les combustibles de la fusion sont disponibles dans l’eau de mer et dans la terre. On est loin des problématiques des énergies fossiles comme le pétrole ou l’uranium. ITER obtiendra des réactions de fusion à partir de deux isotopes de l’hydrogène, le deutérium (dans l’eau de mer) et le tritium (dans la terre). La réaction de fusion aura lieu dans cette chambre à vide. Les particules vont se transformer, à grande vitesse. Elles se rencontrent et s’agrègent pour former un atome plus lourd. @franceinfo.  Légende image : Le site d’ITER à Saint-Paul-lès-Durance. Photo de Drone faite Riche July / Platform.

#Ville

► Barcelone, une ville intelligente À Barcelone, en Espagne, même les lampadaires ont des oreilles électroniques. Si les clients des terrasses voisines sont trop bruyants, eh bien les lampadaires lancent l’alerte pour prévenir les gens qu’ils font trop de bruit. « L’été, nous vivons dans la rue et cette initiative est très positive pour les voisins », explique une riveraine. De quoi faire baisser la tension entre les gens. L’objectif est que les personnes sur les terrasses se rendent compte qu’elles sont trop bruyantes. Comme cela, la police n’a pas besoin d’intervenir. Souvent considérée comme la ville la plus intelligente d’Europe, Barcelone prouve que la technologie bien utilisée peut améliorer le quotidien. @franceinfo

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► En Chine, plus de limite pour la reconnaissance faciale. À retenir cette semaine : – La France se dote d’un comité d’éthique sur le numérique ; – Le côté obscur du recyclage des déchets électroniques ; – Jolie carte interactive du @nytimes sur la pollution des grandes villes ; – Amazon : aucune firme n’est jamais autant entrée dans la vie des gens et comme exemple : Baltimore ; – En Chine, il faut se faire prendre en photo pour pouvoir acheter un smartphone.

#Reconnaissance_Faciale

► Chine & Reconnaissance faciale – La Chine et les États-Unis franchissent une étape décisive en terme de reconnaissance faciale. Des scientifiques chinois au Xinjiangutilisent des échantillons de sang de Ouïghours détenus pour développer une technologie qui permettrait de recréer l’image d’un visage à partir de son ADN. Une nouvelle appli de reconnaissance faciale peer to peer a été créée par le bureau de police de Guangzhou. Les géants de la surveillance technologique chinoise proposent de nouveaux standards internationaux pour la reconnaissance faciale à l’ONU. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, le département de la Sécurité intérieure veut faire appliquer le scan de visage dans les aéroports aux citoyens américains, une procédure auparavant réservée aux ressortissants étrangers. @metamedia.

#IA

► La vague de l’IA est-elle terminée ? Par Olivier Ezratty, expert FrenchWeb. Depuis quelques mois sévit une petite musique récurrente et parfois redondante: l’IA n’existe pas (Luc Julia en février 2019), les startups de l’IA ne font pas d’IA (étude MMC Venture en mars 2019), l’IA cache un esclavagisme moderne de la labellisation des données (reportage de Cash Investigation en septembre 2019), l’IA ne fonctionne pas sans ceci ou cela (données et compétences), le projets d’IA n’aboutissent pas dans les entreprises, l’IA est une escroquerie et l’IA est surtout dangereuse, exemple en date, l’interdiction de la reconnaissance faciale dans certaines villes (à San Francisco en mai 2019 et à Portland en décembre 2019). On pourrait extrapoler tout cela en prévoyant que l’IA serait quasiment sur une pente glissante, avec largement de quoi entrer dans un troisième hiver de l’IA après ceux des années 1970 et des années 1990. Pour savoir si l’IA était toujours dans l’air du temps, j’ai fait un petit tour chez Google Trends. On peut y constater sur les termes clés du domaine que l’intérêt sur le sujet a bien grandi entre 2016 et 2018 et que l’on est arrivé depuis à un certain plateau. Lire la suite de l’article sur le site @frenchweb.

#Climat

► Ils sont les sentinelles du réchauffement climatique, les guides de haute-montagne vont voir leur métier totalement chamboulé dans les prochaines années. Pour le guide de haute-montagne Georges Unia, membre du Syndicat national des guides de montagne (SNGM), « on va devenir des passeurs. Il va falloir qu’on fasse comprendre qu’on est tous responsables et qu’on doit tous protéger cet univers ». @franceinfo

06 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 6 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Territoire

► Le Pont de Normandie à saute-moutons… Photo vue sur le site de France 3 Normandie (© CC / Flickr).

#Transport

► Automobile : la Californie, champ de bataille du « zéro émission ». C’est une étonnante querelle qui se joue autour de la voiture propre et dont la Californie constitue la toile de fond. Elle voit s’affronter le président Donald Trump et son administration alliés à un groupe de constructeurs – dont General Motors (GM), Fiat-Chrysler, Toyota, Nissan, Hyundai-Kia –, d’une part, et l’Etat de Californie associé à un quatuor d’industriels rivaux – Ford, BMW, Volkswagen, Honda –, d’autre part. Depuis les années 1970, en vertu d’une dérogation fédérale, la Californie dispose de son propre système d’incitation au développement des véhicules propres et de régulation des émissions de gaz polluants ou contribuant au réchauffement climatique.Ainsi la Californie a imposé à tout constructeur qui veut y être immatriculé de produire des véhicules électriques ou électrifiés. Ainsi, Fiat-Chrysler fabrique, uniquement dans le but d’être présent dans l’Etat, une Fiat 500 électrique absolument non rentable. Le Golden State a en outre ses propres taxes sur l’essence et des objectifs de réduction de consommation des véhicules plus sévères que ceux de l’EPA. @lemondefr.

#Agriculture

► A Asnières : j’peux pas, j’ai aquaponie. C’est pour le moins surprenant : depuis cet été, la ville des Hauts-de-Seine héberge en son cœur un élevage de truites, qui fonctionne en symbiose avec des cultures hydroponiques de fruits et d’herbes aromatiques. Tout en proposant en circuit ultracourt des produits frais, le site remplit également un rôle pédagogique. @libe.

#IA

► L’intelligence artificielle est un vieux mythe. La plupart de ses technologies datent des années 50. Et environ tous les 20 ans on s’excite sur elle pendant quelques années et puis après on s’intéresse à autre chose. On appelle ça les « hivers de l’IA ». En ce moment on serait plutôt dans l’été donc, voyez vous. Mais certains se demandent si l’hiver n’est pas proche. Pourquoi ? Parce que malgré la puissance démesurée dont ils bénéficient désormais (merci l’empreinte carbone, au passage) et des volumes abondants de données (un peu sexistes et racistes toutefois), les robots sont toujours aussi cons qu’avant. C’est juste qu’ils réfléchissent plus vite. En résumé, ce n’est pas parce que l’intelligence artificielle a l’air intelligente qu’elle l’est. Lire l’article de Benoît Raphaël, co-fondateur de Trendsboard et du média robot Flint, sur le site @FranchWeb

► Intelligence artificielle : des téléphones qui lisent sur les lèvresDes chercheurs américains de Google et d’AliBaba en Chine ont mis des systèmes au point permettant au téléphone de lire sur les lèvres. Cela permettra de dicter quelques chose en silence. Il n’y aura même pas besoin de chuchoter puisqu’il va vous comprendre, en lisant sur les lèvres, grâce à la caméra en façade. @europe1.

#Citation

► « Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée », écrit Albert Camus, en 1947 dans son roman « La Peste ».

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 5 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Energie

► Les énergies renouvelables ne dépendent (presque) pas des terres rares. Dans notre apathie collective face à la crise climatique, plus urgente que jamais, on ne pourra au moins pas blâmer les terres rares. Un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) paru en novembre conclut d’abord que ces terres rares ne sont pas si rares que ça et surtout que les énergies renouvelables ne les utilisent quasiment pas et sont donc peu vulnérables à d’éventuelles difficultés d’approvisionnement de ces matériaux. Lire la suite de l’article sur le site @usbeketrica.

► Réutilisation de l’énergie, construction intelligente… La ville du futur devient plus économe. La ville du futur doit intégrer le fait que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables, et que sa croissance ne doit donc pas anéantir ces ressources. Elle doit veiller à consommer le plus d’énergies renouvelables possible, voire à être positive en matière de production d’énergie. Dans le domaine des transports, de nombreuses initiatives voient le jour. Oui, la ville de demain peut-être économe ! @usinenouvelle.

#AlertePollution

► Les méthaniseurs, qui fabriquent du biogaz avec des déchets, sont-ils vraiment écologiques ? On hésite entre fumier et marécage. Sur la petite route qui longe le méthaniseur d’Etreville (Eure), installé au bord de l’autoroute A13, le vent charrie des effluves difficiles à définir. Plus expert, Philippe Cordier, un apiculteur voisin, tente un diagnostic : « Aujourd’hui, c’est plutôt égout. Ça ne sent pas trop la merde ! » Claude Gence, président de l’Association pour une méthanisation raisonnée en Roumois, ironise : « J’appelle ça le bol d’odeur Agri-Energie. C’est un vrai label, mais Hermès ne veut pas le racheter pour ses parfums. » A leurs côtés, Gérard Le Villain, un éleveur bovin, est plus concis : « C’est désagréable et fort. » Ce mauvais fumet n’est que la partie la plus flagrante des nuisances et pollutions provoquées par cette installation qui produit du gaz à partir de déchets agricoles et industriels. « Je suis pour la méthanisation quand c’est bien fait, mais là… » confie Gérard Le Villain. @franceinfo

#Ville_intelligente_en_cinq_épisode

► La ville du futur doit intégrer le fait que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables, et que sa croissance ne doit donc pas anéantir ces ressources. Elle doit veiller à consommer le plus d’énergies renouvelables possible, voire à être positive en matière de production d’énergie. Dans le domaine des transports, de nombreuses initiatives voient le jour. La ville de demain peut-être économe. Le site d’Usine Nouvelle aborde cette problématique en cinq episodes :

Episode 1 : Des projets numériques pour rendre la ville intelligente et économe. Les projets numériques innovants contribuent à réduire les dépenses des collectivités territoriales, notamment par un suivi efficace des consommations énergétiques. L’évaluation des impacts n’est pas toujours précisément réalisée dans les collectivités porteuses de projets intelligents. Plusieurs études récemment menées ou en cours de réalisation visent à les mesurer dans leur globalité.

Episode 2 : Le label qui rend les bâtiments éco-responsables. L’analyse des expérimentations menées depuis 2016 sous le label E+C- pointe la difficulté à articuler performance énergétique et faible empreinte carbone. Retours d’expérience.

► Episode 3 : L’électricité en circuit court, un vrai courant alternatif. Produire de l’électricité renouvelable offre aux territoires une autonomie théorique. S’assurer qu’elle est consommée localement permet d’aller au bout de la logique. Les propriétaires de toitures photo-voltaïques consomment eux-mêmes une forte proportion de l’énergie produite, puis trouvent des voisins intéressés par le restant.

► Episode 4 : Les véhicules électriques se rechargent… aux lampadaires. Plutôt que de réaliser de nouveaux travaux de génie civil, intégrer des bornes de recharge aux lampadaires déjà connectés au réseau électrique est une option séduisante. Les villes denses sont en première ligne pour accueillir ce type d’installations. Gare surtout à s’interroger sur les besoins réels des usagers pour que le service soit utilisé.

► Episode 5 : Strasbourg, pionnière de la mobilité décarbonée. Précurseur en matière de mobilité durable, la capitale alsacienne continue à avancer dans la décarbonation.

#Ville

► Données, partenariat, compétences, le trio gagnant pour la Ville du futur. Cette année encore, La Gazette des communes, Le Moniteur, L’Usine Nouvelle et L’Usine Digitale se sont associés, avec le soutien de Birdz, pour interroger leurs lecteurs sur le sujet transversal de la ville du futur. Répondant aux mêmes questions, entreprises de construction, industriels et collectivités révèlent des visions différentes d’un projet qui les impacte tous. Au final, l’enquête montre trois choses, selon Jacques Priol, président de la société de conseil Civiteo et auteur notamment de « Le Big Data des territoires : les nouvelles stratégies de la donnée au service de l’intérêt général » : « d’abord, que la data est un sujet à part entière, au cœur des enjeux. Ensuite, que cet enjeu sera traité grâce à de nouvelles formes de partenariat public-privé. Enfin, qu’il est indispensable que les collectivités se dotent d’une vision stratégique et managériale du sujet ». @Lagazettefr

► Entretien avec Wilfrid Petrie, le directeur général adjoint d’Engie. Le groupe français œuvre aujourd’hui dans des champs très divers pour bâtir la ville de demain : mobilité, gestion intelligente de l’énergie, construction de jumeaux numériques sur-mesure, ces logiciels intégrant l’ensemble des données d’un territoire pour pouvoir projeter des scénarios, mais aussi sur le marché de la safe city, déclinaison sécuritaire de la smart city. Lire l’article « La ville du futur évolue vers la green city, la safe city, mais aussi l’attractive city », estime Wilfrid Petrie, directeur général adjoint d’Engie.  @usinenouvelle & @Lagazettefr.

► Résiliente, économe, connectée, accessible, citoyenne et sûre : la ville du futur est une ville durable Innovations « à visage humain ». Elles sont le futur de l’humanité. En 2050, c’est-à-dire demain, 70% de la population vivra dans des zones urbaines, contre environ 50% aujourd’hui. Un bouleversement démographique majeur, alors même que la planète est confrontée à un défi climatique vital. Aux centaines de millions de femmes et d’hommes qui viendront peupler les cités de demain, il faudra proposer des innovations « à visage humain », pour que ces gigantesques espaces collectifs incarnent l’espoir – et non la démesure. Déjà, acteurs publics et privés œuvrent pour bâtir des cités résilientes, inclusives, économes, sûres. C’est l’objet de ce nouveau numéro de la Ville du futur, réalisé par les journalistes de quatre grandes rédactions, « La Gazette des communes », « Le Moniteur », « L’Usine Nouvelle » et « L’Usine Digitale » que de vous présenter les ambitions et les réalisations que portent entreprises et collectivités. Pour la deuxième année consécutive, nous avons mené une enquête exclusive auprès de 600 d’entre elles.  Lire la suite de l’article sur le site @LUsineDigitale.

► Pourquoi le projet de « smart city » de Google à Toronto déchaîne les passions. Sur l’échiquier, moult forces en présence se sont positionnées ces deux dernières années : une ville qui se veut pionnière en matière de ville intelligente, un acteur privé qui a revu ses prétentions à la baisse après avoir proposé un projet dépassant largement la commande initiale, quelque 1 500 pages à l’appui, et une opinion publique qui a vu émerger en son sein une très forte opposition au projet. Craintes sur la privatisation de l’espace public, sur l’omniprésence des capteurs de données dans la ville, et sur l’utilisation qui en serait générée… Au fil des mois, le « projet Google » a fait sa mue, pour tenter de coller aux attentes de ce qui constituerait une gouvernance inédite : Sidewalk Labs avait par exemple proposé la création d’un « Civic Data Trust », un tiers de confiance indépendant et responsable des données produites, ce qui n’a pas finalement pas été retenu dans le nouveau projet auquel Waterfront Toronto a donné son aval. Lire la suite de l’article sur le site @usinenouvelle.

#Exposition

► « Contrôle Z » : quand les artistes photographes s’interrogent sur nos libertés face aux réseaux numériques. Contrôle Z, c’est le nom de cette exposition visible dans l’ancienne prison de Guingamp. Dans les photographies présentes, la même interrogation : comment nos libertés individuelles sont surveillées par les outils de contrôle numérique qui nous entourent aujourd’hui et s’immiscent dans nos vies sans en avoir l’air. Des millions d’attitudes, chaque instant scruté, analysé par des algorythmes à la vitesse de la lumière ! « Jérôme Sother, commissaire de l’exposition explique : Je me suis intéressé à tous les artistes qui utilisent les images d’internet puis particulièrement à ceux qui y oppose une résistance et qui se questionnent sur la manière dont sont produites ces images et à quoi elles servent. » Le pionnier dans le domaine est l’américain Jeff Guess. En 1993, il s’offre sa photo de mariage grâce à une image d’un radar de police lors d’une infraction pour excès de vitesse. @franceinfo.

04 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 4 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Habitat

► Et si demain on habitait sur la mer ? Une réalité dans les pays nordique, « la maison qui flotte » peut l’être en France. Ainsi à Gruissan, dans l’Aude, il sera même possible, dès février, de passer la nuit dans de petits appartements flottants, amarrés au port de plaisance par des cordages. En 2021, une trentaine de ces logements sur l’eau, « avec tout le confort d’une maison », seront installés dans le port. @20minutes. Légende imageDes lofts sur l’eau, dans le port de Gruissan, dans l’Aude. Photo : Jean-Michel Deguine / Alliance Plaisance.

#RER_à_50_ans

► Le R.E.R a 50 ans. Une série documentaire difusée sur le site @franceculture. Le 12 décembre 1969, le dernier train à vapeur quitte la gare de la Bastille en direction de Boissy-Saint-Léger. Quelques heures plus tard, il est remplacé par le premier RER A depuis la toute nouvelle gare de la Nation, inaugurée en grande pompe. Il y a cinquante ans, la région parisienne entrait dans la modernité et les trains du RER parcourent quotidiennement l’Ile de France, transportant 2,7 millions de voyageurs par jour. Episode 1 : Du train de banlieue au Réseau Express Régional. KNUT, PRUT, GOTA, PAPY, ou l’épopée du RER.

► Episode 2 : Des stations comme des villes souterraines. Déambulation sonore dans les dédales du RER façon seventies où l’on retrouvera les igloos et la voute céleste d’Auber, les confessionnaux de Nation et le Midnight Express de la Défense. « A la gare de La Défense, on a là plusieurs éléments du capitalisme contemporain : le centre commercial, les réseaux de transports, le quartier de gratte-ciel et le tout fonctionnant ensemble de manière circulaire », explique Maryne Buffat, sociologue, co-auteurs « Les passagers du RER ».

► Episode 3 : RER A, des guingettes aux villes nouvelles. Depuis le château de la belle au Bois Dormant à Marne-la-Vallée jusqu’aux terrasses du château de St Germain-en-Laye, une traversée est-ouest à bord du RER A, comme une réminiscence des trains de loisirs du XIXe siècle… « L’idée, avec la création du RER A, c’était d’essayer de décharger un maximum le trafic à Saint-Lazare, c’était aussi de desservir les nouveaux quartiers, comme le quartier de la Défense. Puis ensuite, le RER du côté ouest a été conçu pour desservir les villes nouvelles. Mais c’était surtout pour mettre au point un réseau de transport qui corresponde à l’évolution de la région parisienne qui était en train de gonfler, d’éclater ! », explique la journaliste Fabienne Waks.

► Episode 4 : RER B, voyage social. Parcours Nord-Sud sur le RER B, depuis la Plaine-Saint-Denis aux rives bucoliques de l’Yvette. « C’est une ligne qui matérialise les inégalités sociales en Île-de-France. Selon qu’on la prend vers le nord ou vers le sud, on a deux histoires complètement différentes de Paris », explique Frédéric Gilli, économiste spécialiste des questions urbaines, professeur associé à l Ecole Urbaine de Sciences Po, co-fondateur de la revue Metropolitiques.

#Transport

► Le réservoir, clé du prix de revient de la voiture à hydrogène. Depuis une vingtaine d’années, la rengaine est la même : la pile à combustible est mûre ; grâce à elle, la voiture à émission nulle s’affranchira des limitations de la batterie. Sauf que Monsieur Tout-le-Monde ne voit rien venir. Tout au plus peut-il goûter au silence de marche de la voiture à hydrogène en hélant l’une des Toyota Mirai ou Hyundai ix35 qu’exploite la société de taxis Hype, en plein Paris. Comme toujours, c’est au niveau du prix de revient que cela coince. La technologie de la pile à combustible est effectivement parvenue à maturité mais, selon les estimations du Ministère de la Transition écologique et solidaire, elle coûtera encore trois à cinq fois plus cher que le moteur à essence, lorsqu’elle sera fabriquée en grande série, à l’horizon 2030. Son prix est grevé d’une part par les particules de platine (qui accélèrent la réaction chimique entre le dihydrogène du réservoir injecté à l’anode de la pile, et l’oxygène de l’air concentré autour de la cathode) ; d’autre part, par le coût du réservoir de dihydrogène, dont la fabrication est encore très chronophage. @Challenges.

► Comment l’automobile creuse les inégalités entre villes et campagnes. Le pouvoir d’achat des Français baisse inexorablement, dit-on, et l’automobile est en partie à blâmer. Mais autant les Français attendent de l’État qu’il intervienne pour compenser l’impact de la hausse du prix des carburants, autant ils réclament qu’il prenne des mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Comme taxer davantage le carburant, par exemple ? Ceux de nos concitoyens qui peuvent se passer de leur voiture ne verraient pas d’un mauvais œil cette mesure somme toute logique ; les autres s’y opposent résolument et le font savoir bruyamment. @Challenges.

#Energie

► Forbach : les travaux du parc photovoltaïque ont commencé sur le terril Wendel. Personne ne savait quoi en faire, ou presque. La reconversion d’un terril, composé majoritairement de déchets issus de l’ancienne exploitation du charbon, est une opération délicate, et complexe. Le terril Wendel, situé entre Forbach et Petite-Roselle en Moselle, n’échappe à la règle. Propriétaire de 800 hectares de friches charbonnières, l’Etablissement Public Foncier de Lorraine (EPFL), qui gère les anciens sites industriels lorrains pour leur trouver de nouveaux usages, a au moins réglé le problème de ce terril, qui occupe 24 hectares. @franceinfo.

#AlertePollution

► Les méthaniseurs, qui fabriquent du biogaz avec des déchets, sont-ils vraiment écologiques ? On hésite entre fumier et marécage. Sur la petite route qui longe le méthaniseur d’Etreville (Eure), installé au bord de l’autoroute A13, le vent charrie des effluves difficiles à définir. Plus expert, Philippe Cordier, un apiculteur voisin, tente un diagnostic : « Aujourd’hui, c’est plutôt égout. Ça ne sent pas trop la merde ! « Claude Gence, président de l’Association pour une méthanisation raisonnée en Roumois, ironise : « J’appelle ça le bol d’odeur Agri-Energie. C’est un vrai label, mais Hermès ne veut pas le racheter pour ses parfums. » A leurs côtés, Gérard Le Villain, un éleveur bovin, est plus concis : « C’est désagréable et fort. » Ce mauvais fumet n’est que la partie la plus flagrante des nuisances et pollutions provoquées par cette installation qui produit du gaz à partir de déchets agricoles et industriels. « Je suis pour la méthanisation quand c’est bien fait, mais là… » confie Gérard Le Villain. @franceinfo

#Quartier

► Nextdoor, une plateforme pour s’entraider entre voisins. Réseau social de quartier, pour la mise en relations entre voisins, la plateforme « Nextdoor », s’affiche comme un moyen efficace pour redonner du sens à la vie locale en favorisant l’entraide entre voisins. Dans le cadre du mouvement social qui va toucher la France, le jeudi 5 décembre, la plateforme qui voit remonter bon nombre de questions, propose à ses membres de vivre au mieux ce mouvement qui devrait bousculer le quotidien des français, qu’ils participent ou pas. Le mouvement de grève nationale contre la réforme des retraites, annoncé depuis plusieurs jours, devrait connaitre une forte mobilisation et bousculer le quotidien de nombreux français pour la journée, voire les jours suivants. La plateforme américano-française « Nextdoor », qui voit remonter des questionnements au sujet des difficultés que pourraient rencontrer ses membres, saisit l’opportunité pour faire connaitre sa plateforme d’entraide. À cette occasion elle propose des conseils qui aideront ceux qui sont isolés, mais pas seulement, à trouver des solutions pour vivre au mieux ce mouvement social. @villeintelmag.

#Plateforme

► Les cofondateurs de Google lâchent les rênes de l’entreprise. Après avoir créé le moteur de recherche le plus puissant au monde il y a vingt-et-un ans et l’avoir transformé en la troisième plus grosse capitalisation boursière, le duo emblématique ayant fondé Google lâche les rênes du géant du numérique. Larry Page quitte le poste de directeur général et Sergey Brin, celui de président d’Alphabet, la maison-mère de l’entreprise de Mountain View. Les deux hommes n’ont que 46 ans tous les deux. La création en 2015 de ce holding avait déjà acté leur retrait de la gestion quotidienne de Google. Mais leur départ marque définitivement la fin d’une ère, après celui d’un autre représentant de la vieille garde, Eric Schmidt, il y a deux ans. Les deux dirigeants sont remplacés par Sundar Pichai, 47 ans, un ingénieur recruté par Google il y a quinze ans et nommé à sa tête en 2015. A lire aussi : Android, YouTube… : l’ascension de Google en 5 dates clés. @LesEchos.

03 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 3 décembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Climat

► A Art Basel de Miami, soixante voitures sculptées dans le sable pour alerter sur les changements climatiques. Sous le soleil et les chaudes températures de Miami Beach, plus de 60 sculptures de sable en forme de voiture ont été installées pour la foire annuelle de l’Art Basel, dans le but d’interpeller touristes et badauds sur la réalité du changement climatique. Ces voitures de sable, qui donnent l’impression qu’un parking a été installé sur cette longue plage de Floride, sont l’oeuvre du sculpteur argentin de 46 ans Leandro Erlich, à l’origine de cette installation qu’il a baptisée « Order of Importanc ». @franceinfo. Légende image : Soixante sculptures de sable en forme de voiture installées pour la foire annuelle de l’Art Basel dans le but d’interpeller touristes et badauds sur la réalité du changement climatique, décembre 2019 (Photo : Eva Marie Uzcategui / AFP).

#Transport

► « C’était devenu apocalyptique » : à Meudon, le maire a débarrassé une rue des embouteillages provoqués par l’application Waze. « On est quand même revenus à une situation vivable », lance Denis Larghero, le maire UDI de Meudon (Hauts-de-Seine), mercredi 20 novembre. L’édile contemple le panneau « sens interdit sauf riverains », installé en novembre 2018 dans la rue de la Belgique pour juguler un trafic routier synonyme d’angoisse pour les habitants du quartier. « On était devenus le trajet préféré de [l’application de navigation GPS] Waze pour arroser tout le sud-ouest de Paris » », témoigne Béatrice, une habitante de la rue, qui a contacté franceinfo via l’opération #MonMaire. « C’était un concert de klaxons, des gens qui ne vous laissaient pas traverser et qui manquaient de vous renverser en roulant à toute vitesse. » @franceinfo.

#LiFi

► Accéder à Internet dans les zones sans 4G grâce à la lumière. Comment avoir accès à internet dans des zones sans 4G ? Grâce à la lumière. Une startup africaine veut déployer Internet grâce à des lampes LED. Pour désenclaver des villages, un jeune informaticien ivoirien veut développer la technologie LiFi. C’est comme le wifi, mais au lieu de transporter les données avec des ondes, on utilise les rayons de la lumière. Vous éclairez une pièce avec des lampes LED, qui sont allumées et éteintes plusieurs milliers de fois par seconde et ça remplace les ondes. Le LiFi peut être jusqu’a 100 fois plus rapide que le WiFi et a aussi l’avantage d’être plus écologique. La startup LiFi Led a été créée par Ange Balma, ingénieur informaticien. Il explique que rien qu’en Côte d’Ivoire, plus de 8.000 villages n’ont pas accès à l’électricité. Il a expérimentée son système dans trois villages d’abord à Madagascar. Puis en Côte d’ivoire, à Drongouiné, une ville de 5.000 habitants. @RTLFrance. A lire aussi : Du LiFi contre la pénurie d’électricité en Afrique @LTafrique.

#AvantAprès

► Dans le Var, l’urbanisation galopante aggrave les dégâts causés par les inondations. Deux vagues d’inondations en une dizaine de jours. Le Var, dans le sud-est de la France, doit faire face à des catastrophes naturelles à répétition depuis fin novembre. Et les conséquences sont dramatiques : douze personnes ont perdu la vie et de nombreuses maisons ont été ravagées. Face à ces dégâts considérables, certains pointent du doigt une cause principale : l’urbanisation sans borne et la bétonisation du département, le long de la côte et des cours d’eau. Il faut dire qu’en soixante ans, la population du département a plus que doublé, passant de 413 000 habitants en 1954 à plus d’un milllion en 2016. @franceinfo.

#Jounalisme

► Longuement débattu, voire très contesté, au sein même de la profession, on verra naître le 2 décembre à Paris le « Conseil de déontologie journalistique et de médiation » (CDJM) qui vise à répondre à la défiance du public envers les médias. Fondé par des représentants de la presse française, journalistes et citoyens, il s’agit d’un organe professionnel d’autorégulation, indépendant de l’Etat, qui servira d’instance de médiation et d’arbitrage entre les médias, les rédactions et leurs publics. @metamedia.

#Ecrans

► Nous sommes accros à nos écrans, mais avons-nous vraiment envie de nous sevrer ? Dès le réveil et jusqu’au coucher, il est là, tout près de nous. Dans notre sac, dans notre poche, dans notre main, sous vos yeux… C’est certain : notre smartphone n’est plus un objet tout à fait comme les autres. Le premier iPhone a 12 ans, et en une décennie on sent bien qu’on est devenu totalement accros, quasi dépendants. Mais cette habitude nouvelle ne s’est pas forgée par hasard. Elle est la mise en application d’une science née dans les années 90 aux États-Unis. La « captologie » voulait étudier et mesurer l’impact que les technologies numériques pouvaient avoir sur les humains. Des recherches qui ont été utilisées pour que nos machines manipulent nos comportements et influencent notre façon d’agir et de penser. Aujourd’hui, quelques voix s’élèvent pour dénoncer ces pratiques et proposent des solutions pour leur échapper. Lire la suite de l’article sur le site @LADN_EU