13 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 13 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Téléphonie

► La ruée vers l’or des smartphones. Là où vous ne voyez qu’un vieux téléphone portable inutilisable, un ordinateur et une tablette cassés, d’autres perçoivent des « mines urbaines ». Jolie expression pour désigner les gisements de métaux rares ou précieux contenus dans ces objets qui remplissent notre quotidien. Dans les batteries, on trouve cobalt et lithium, dans l’écran de l’indium, mais ce sont les cartes électroniques qui concentrent l’essentiel de la richesse… En 2016, les métaux incorporés dans les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) du monde entier, toutes catégories (petit électroménager, téléviseurs, ordinateurs, ampoules électriques…) – étaient évalués à 55 milliards d’euros par l’université des Nations unies, dont 9,4 milliards pour les seuls mobiles ! (@LesEchos). Légende image : Une tonne de cartes intégrées dans les smartphones dernier cri permet d’extraire jusqu’à 1 kilo d’or, 5 kilos d’argent, 250 kilos de cuivre, 9 kilos de tantale – AFP

#Recrutement

► Passer un entretien avec une intelligence artificielle : mauvaise idée ? Passer un entretien vidéo, ce n’est pas forcément un cadeau. Tout d’abord, parce que tout le monde n’est pas acteur studio. Mais aussi parce que de plus en plus de directeurs de ces étranges castings s’avèrent être des machines. La promesse est alléchante. Vera se vante ainsi de pouvoir trouver des « top candidats » 10 fois plus rapidement qu’un humain. Comment ? En se montrant impitoyable et en disséquant tous nos mots et nos moindres expressions faciales. Et la démarche séduit déjà de grands noms : IKEA, PepsiCo, Vodafone, Intel, Unilever, Goldman Sachs… Et c’est un problème, car ces méthodes s’avèrent être complètement biaisées. (@LADN_EU).

#Media

► Gilets jaunes : comment Brut tire son épingle du jeu par rapport aux autres médias. Le mouvement des gilets jaunes a cassé les codes établis des protestations populaires, bousculant ainsi les repères des personnalités politiques et des médias. Chaînes d’information en continu, réseaux sociaux… La crise des «gilets jaunes» s’est invitée sur tous les supports, avec des traitements bien différents. Parmi les médias qui couvrent les actions des gilets jaunes depuis le samedi 17 novembre, premier jour de leur mobilisation nationale, Brut, média 100% vidéo uniquement présent sur les réseaux sociaux, est sur le pied de guerre pour décrypter sous toutes ses coutures ce mouvement citoyen d’un nouveau genre. (@frenchweb).

12 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 12 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Consommation

► De 2014 à 2018, le photographe Antoine Repessé a ramassé des ordures dans son appartement et les a photographiées pour son projet « #365 Unpacked ». Ce qui déborde par la fenêtre de la maison ne représente que 30% des déchets collectés. Voir la vidéo « Un nouveau regard sur notre consommation » d’Antoine Repessé diffusée au TEDxLille en juillet 2018.

#Blockchain

► Des parlementaires préconisent d’investir 500 millions dans la blockchain en trois ans. Ne pas reproduire l’erreur commise à l’époque du Minitel et des débuts d’Internet. C’est en substance la conclusion du rapport de la mission d’information sur la blockchain présenté ce mercredi. « 2018 a été l’an zéro de la popularisation de la blockchain en France. L’année 2019 doit être celle de l’émergence de cet écosystème », affirme Jean-Michel Mis, député (LREM) de la Loire et co-rapporteur de la mission. « L’ordre d’idée, ce serait de ‘flécher’ 500 millions d’euros sur trois ans », avance-t-il, avec pour échéance le projet de loi de finances 2020. Plus exactement, il s’agirait de redéployer des crédits accordés par l’agence nationale de la recherche et la Banque publique d’investissement (bpifrance) vers le secteur de la blockchain et des projets connexes. Notamment les programmes d’investissements d’avenir de bpifrance. (@LesEchos).

11 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 11 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

► Etats-Unis : les trottinettes électriques séduisent moins les investisseurs.  Après des mois d’intense engouement pour les trottinettes électriques, les investisseurs semblent faire preuve d’une baisse d’appétit. Selon le « Wall Street Journal », les deux entreprises leader du secteur, qui planchent actuellement sur des levées de fonds, ont dû revoir à la baisse leurs ambitions. Créée il y a un an à peine, la société Bird Rides aurait ainsi renoncé à obtenir une valorisation plus élevée que les 2 milliards de dollars évoqués il y a quelques semaines, alors qu’elle espérait encore récemment un chiffre supérieur. Lime, l’autre acteur du secteur, a lui aussi revu ses ambitions à la baisse, et travaillerait sur une valorisation comprise entre 2 et 3 milliards de dollars, contre 4 milliards initialement. (@LesEchos). Légende image : Bird Rides et Lime, qui planchent actuellement sur des levées de fonds, ont dû revoir à la baisse leurs ambitions – Justin Sullivan/Getty Images/AFP.

#Entreprise

► En Bourgogne-Franche-Comté, le microcrédit est une solution pour entreprendre. Ainsi l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) participe au développement économique local en accompagnant les porteurs d’un projet de création d’entreprise et qui ne peuvent pas avoir accès au crédit bancaire classique. Dans l’Yonne, elle vient de financer son 100èm microcrédit en 2018. Le montant du prêt varie de 500 à 10 000 euros. Et 95% des emprunteurs remboursent. (@franceinfo).

#Agriculture

► A la fin des années 80, il y avait 75 fermes  dans le village d’Alloue en Charente. En 2018, il en reste plus que 23. Et pour ne pas voir mourir leur village, une dizaine d’agriculteur de la commune a créé une coopérative, pour aider les jeunes à venir s’installer. Ils leur apprennent les ficelles du métier, gèrent la comptabilité. Les retraités prêtent également des terres ou du matériel. Une jeune agricultrice estime que sans cette structure, elle « galérerait beaucoup plus » à se lancer. qu’avec. (@europe1).

#Energie

► Les énergies renouvelables sont les plus vertes… et aussi les moins chères. Comment rendre demain l’électricité moins chère pour le consommateur français ? Pas en écoutant les tenants du nucléaire, mais en développant massivement les énergies renouvelables. Telle est la conclusion de la très officielle (et sérieuse) Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Dans une étude publiée le lundi 10 décembre, l’Ademe analyse plusieurs scénarios de développement des énergies renouvelables (EnR) et de prolongation du parc nucléaire français. Et elle parvient à la conclusion suivante : pour optimiser les coûts de production de l’électricité et réduire le coût de cette énergie pour les Français, il faudrait idéalement que les renouvelables fournissent autour de 85% de la consommation d’électricité française en 2050, et la quasi-totalité (plus de 95%) en 2060. (@LObs).

10 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 10 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#LEmpireGafa

x► A Berlin, le collectif « Fuck off Google ! » (Va te faire foutre, Google !) a remporté au mois de novembre une victoire symbolique. Google, multinationale californienne a renoncé à ouvrir son septième « campus Google », incubateur de start-up dans des locaux de 3 000 m². « Les gens d’ici en ont assez de voir leur environnement et leur mode de vie dénaturés par la gentrification et la hausse des loyers », explique Larry Blankpage, un hacker. Le quartier de Kreuzberg est le berceau de la contestation allemande des années 1970. Un quartier adossé au mur de Berlin qui a été assidûment fréquenté par David Bowie, Iggy Pop ou Nina Hagen. En contrepartie, des élus berlinois ont proposé à Google de s’installer dans l’ancien quartier général de la Stasi, la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est. (@LExpress). Légende image : Commerces, crèche, studios de musique, restaurants… Sur la Spree, les gérants du Holzmarkt ont créé un village aux allures de bric-à-brac qui fonctionne sur le mode d’une coopérative structurée. Crédit photo : Gordon Welters pour l’Express.

► Chaque année, Amazon expédie plus de 5 milliards de colis dans le monde. Fondée en 1994 à Seattle par Jeff Bezos, cette société qui emploie plus de 500.000 salariés à l’échelle internationale embauchait en 2017 près de 130.000 personnes. Le documentaire « L’irrésistible ascension d’Amazon », diffusé sur @ARTEfr revient sur cette politique de recrutement à tout-va, les conditions de travail réelles des heureux élus sont nettement moins reluisantes. Son réalisateur, David-Carr Brown, enfonce le clou en affirmant que « des milliers d’employés au bas salaire sont au service d’Amazon ». Et que « Amazon transforme la société en profondeur et de manière incontrôlable ». Collectant et analysant au passage de précieuses données individuelles, le monstre tentaculaire, omniprésent dans les foyers, ambitionne en outre de s’imposer en fournisseur de services dans tous les domaines et en particulier dans celui de la santé.

#Santé

► Les géants de la technologie se ruent sur la santé. Google, Amazon, Apple s’imposent dans la révolution numérique qui touche la médecine et l’industrie pharmaceutique. Après les livres, la vidéo ou les produits alimentaires, Amazon part à la conquête de la santé. Le géant de Seattle a racheté en juin un site Internet américain de vente en ligne de médicaments, PillPack. Il aurait déboursé pas loin d’un milliard de dollars pour cette acquisition. Quelques mois auparavant, il s’alliait à Berkshire Hathaway, holding du milliardaire Warren Buffett, et à la banque JPMorgan pour bâtir une mutuelle commune. En parallèle, il a recruté des cadres dans l’assurance et la pharmacie et obtenu dans plusieurs États américains l’autorisation de la Food en Drug Administration (FDA) pour vendre en gros des médicaments. Tous les acteurs de l’industrie pharmaceutique guettent sa prochaine offensive.. (@Figaro_Economie).

► Le cerveau des enfants qui abusent des écrans modifié ?  C’est une étude dont les premiers résultats, révélés par la chaîne CBS, sont pour le moins inquiétants. Les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) ont lancé une grande enquête dans 21 centres de recherche aux Etats-Unis, afin d’examiner d’éventuelles modifications des cerveaux des enfants longuement exposés aux écrans et déterminer si la consommation intense de jeux vidéo et le temps passé sur internet avait une influence sur leur développement. En tout, les chercheurs ont examiné 4500 enfants de 9 et 10 ans et ont d’ores et déjà pu déduire que le cerveau de ceux qui passent beaucoup de temps sur les écrans apparaît modifié. (@LExpress).

09 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 9 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Europe

x► La Norvège, ce faux ami de la planète. Paradis de la voiture électrique et de l’énergie hydraulique, la Norvège est l’une des vedettes de la COP24 qui se tient actuellement en Pologne. Mais sa production d’hydrocarbures en fait l’un des sept premiers exportateurs de CO 2 au monde. Enquête sur un pays schizophrène. Siv et Nina Jensen sont soeurs. Le premier doute que l’homme soit responsable du changement climatique. La seconde a fait de l’écologie un combat quotidien. Rien de plus banal qu’une querelle de ce genre, à ceci près qu’elle oppose la ministre de l’Economie norvégienne, Siv, et une activiste ayant longtemps dirigé WWF Norway, Nina. À elles seules, les deux soeurs résument parfaitement les ambivalences de la Norvège, un pays écologiquement exemplaire par bien des aspects mais qui contribue aussi lourdement au réchauffement climatique, par ses exportations de gaz et de pétrole. Lire la suite sur le site @LesEchos. Crédit photo : Joana Kruse/agefotostock.com.

#Commerce

► Achats : Comment nos habitudes/usages en ligne influencent nos comportements hors ligne. lors que 20% des achats en ligne sont réalisés sur mobile (un chiffre qui atteint les 50 % pour les ventes évènementielles en France), l’évolution du parcours client revêt un interêt tout particulier. Les pratiques des consommateurs évoluent presque chaque jour et une stratégie gagnante pour les commerçants et les marques consiste à mieux connaître leurs clients et habitudes d’achat. Un nombre croissant de consommateurs utilisent une multitude de sources pour trouver l’inspiration, tels les avis en ligne d’autres consommateurs, avant de faire un achat en magasin. Cette tendance appelée » recherche en ligne, achat hors ligne » (research online, buy offline : ROBO en anglais), souligne le changement dans la façon dont les consommateurs achètent en magasin et en ligne, ce qui offre aux enseignes et aux marques une occasion d’orienter/accompagner les consommateurs de différentes manières. (@siecledigital).

#Politique

► À la Réunion, les Gilets jaunes abandonnent Facebook pour les civic tech. Rénover la démocratie grâce à la transparence et la consultation des citoyens… Une revendication de Gilets jaunes ? Oui, mais pas seulement. Depuis le tournant des années 2010, des initiatives se multiplient pour développer des applications et sites Internet permettant de faciliter le débat démocratique. Leur nom : les civic tech. Employées intensivement lors de Nuit Debout, avec par exemple la plateforme de vote Loomio, ces outils sont paradoxalement absents du mouvement des Gilets jaunes qui préfère débattre sur Facebook et y organiser ses sondages. Une exception confirme la règle : à la Réunion, près de 5 000 personnes ont choisi de s’organiser autour d’une plateforme indépendante. Conçue gratuitement par la start-up Cap Collectif, celle-ci est disponible en français et en créole et permet de faire remonter les idées de la base pour produire un programme et des revendications. En clair, chacun peut y aller de sa proposition, qui est ensuite débattue, voire retenue.  (@WeDemain).

#Entreprise

► Comment l’intelligence artificielle casse les « silos » en entreprise. Dans 20% des entreprises françaises, selon une toute dernière étude du Boston consulting group, l’intelligence artificielle bouleverse déjà les façons de travailler. Sylvain Duranton, directeur monde de BCG Gamma : « Elle arrive dans les usines, pour aider à la gestion des stocks, pour aider à l’entretien des machines, pour guider les opérateurs et leur dire : sur cette machine, il faut intervenir ici. ».  Selon cette étude, l’intelligence artificielle modifie en profondeur l’organisation de l’entreprise. (@franceinfo).

#LiensVagabonds [publié sur le site @MetaMedia]

► À retenir cette semaine : Comment Facebook contribue au mouvement des gilets jaunes en se mêlant de l’info locale. Facebook et les gilets jaunes : de nombreuses publications cette semaine soulignent la part de responsabilité de Facebook dans l’organisation du mouvement des gilets jaunes. Son algorithme qui privilégie les publications des groupes locaux au détriment de celles des médias traditionnels dans le fil d’actualité permet à la plateforme sociale d’être une source d’information importante pour certains gilets jaunes autant d’une source de fausses nouvelles. Et il suffit de quelques secondes à un bot pour disséminer de la désinformation. Mais après avoir liké, les gilets jaunes vont-ils voter ? Les Décodeurs du Monde ont repris une liste d’une cinquantaine de revendications « officielles » des gilets jaunes. En attendant, 2022, les gilets jaunes créent une crise d’Etat et une démocratie virtuelle.L’impact du numérique n’a jamais été aussi réel sur la scène politico-médiatique française.

#IntelligenceArtificielle

► Bruxelles sonne le tocsin européen. La Commission européenne a exhorté les Etats de l’UE à redoubler d’efforts pour développer au plus vite des stratégies en faveur de l’Intelligence artificielle (IA). Objectif affiché : que chacun des 28 soit doté d’ici l’été prochain d’une véritable stratégie nationale, avec budget dédié, sur ce secteur d’avenir où l’Asie et les Etats-Unis ont déjà pris une avance notable. Le sujet est de fait clé et loin de se limiter aux seuls secteurs numériques. « Comme l’électricité à son époque, l’intelligence artificielle va transformer nos vies et nos sociétés », insiste la commissaire au numérique Mariya Gabriel. (@LesEchos). A lire : Charte éthique européenne d’utilisation de l’intelligence artificielle dans les systèmes judiciaires (@lemondedudroit).

#ReconnaissanceFaciale

► Microsoft appelle à légiférer sur la reconnaissance faciale. « Nous devons nous assurer que l’année 2024 ne ressemble pas à une page du roman ‘1984’. » C’est avec ces mots sombres que Brad Smith, le président de Microsoft, a mis en garde contre les dangers potentiels de la reconnaissance faciale et pressé les Etats à légiférer sur le sujet. « Un principe démocratique indispensable a toujours été qu’aucun gouvernement n’est au-dessus des lois. Aujourd’hui, cela nécessite que nous fassions en sorte que l’utilisation, par le gouvernement, de la technologie de reconnaissance faciale reste soumise à l’Etat de droit. Une nouvelle législation peut nous mettre sur cette voie », a-t-il estimé dans un billet de blog. (@LesEchos).

08 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 8 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#COP24

x► L’humanité émet toujours plus de CO2 en 2018. Les chiffres vont jeter un froid au rendez-vous COP24, qui se tient actuellement en Pologne. Quelque 76 chercheurs issus du monde entier ont travaillé afin d’établir un bilan annuel des émissions humaines du gaz à effet de serre CO2 sur l’ensemble de la planète. Rédigé sous l’égide de l’organisation scientifique Global Carbon Project (GCP), ce rapport, publié mercredi 5 novembre notamment dans la revue Nature, prévoit une nouvelle accélération (+2,7% en 2018) de cette pollution provoquée par l’homme. L’année dernière, le bilan montrait déjà une hausse de +1,6 % après trois années de stagnation. (@LExpress). Légende image : Chiffres et graphiques à l’appui, un vaste bilan scientifique annuel souligne l’accélération, depuis deux ans, des émissions. Légende image : Centrale à Bergheim (Allemagne). MaxPPP / Epa-Efe / Sascha Steinbach.

#Planète

► Génération anthropocène : « Mettre en accord ses pensées et ses actes ». #MaGénérationAnthropocène |La génération anthropocène est confrontée depuis toujours aux dérèglements climatiques. Ces 15-30 ans en entendent parler à l’école ou dans les médias. Pour autant, agissent-ils en conséquence pour éviter la dégradation de l’environnement ? En 2018, les émissions mondiales de CO2 ont encore augmenté de 2%, s’alignant ainsi sur la hausse de 2017. L’accord de Paris est loin d’être respecté par toutes les parties et les contributions financières des pays ne sont, selon le GIEC, pas à la hauteur des enjeux climatiques. Dans ce contexte alarmant, alors que se déroule en ce début décembre la COP24 en Pologne et à la veille d’une nouvelle manifestation pour le climat à Paris, dans quel état d’esprit se trouve la génération anthropocène, celle des 15-30 ans, face aux défis climatiques ? (@franceculture)

#Transport

► L’Hyperloop de la start-up canadienne TransPod débarque près de Limoges. La mairie de Droux (Haute-Vienne) vient de délivrer un permis de construire pour un centre d’essai de «l’Hyperloop», ou train subsonique du futur, qui ambitionne à terme de propulser les voyageurs à quelque 1 000 km/h dans des «tubes». Le permis en date du 30 novembre prévoit la création d’un bâtiment technique et de maintenance et d’un bâtiment de réception reliés par un tube de près de 3 km de long, sur une surface totale de 1 753 m2 près de Droux, dans le nord de la Haute-Vienne. Les travaux pourraient débuter au printemps 2019. (@frenchweb)

#Police

► L’Australie va contraindre Google et Facebook à coopérer avec la police au nom de la sécurité nationale. L’Australie a adopté jeudi une législation controversée sur la cybersécurité, exigeant des géants technologiques, comme Facebook ou WhatsApp, qu’ils aident les services de sécurité à décrypter les communications de terroristes et criminels présumés. Le projet a soulevé de vifs débats sur les questions de sécurité nationale et de protection de la vie privée. La coalition conservatrice au pouvoir a invoqué la nécessité de permettre aux services de sécurité d’enquêter sur des crimes graves comme le terrorisme ou la pédophilie, citant le cas de trois hommes accusés de s’être servi de messageries cryptées pour projeter des attaques. Des géants comme Google et Facebook accusent le texte de les rendre vulnérables aux pirates tandis que les défenseurs des libertés civiles dénoncent des menaces contre la vie privée. (@frenchweb).

#IntelligenceArtificielle

► Le Canada et la France ont annoncé la création du Groupe international d’experts pour l’intelligence artificielle (G2IA), chargé d’étudier les impacts de l’IA sur l’économie et la société. Le G2IA (Groupe international d’experts en intelligence artificielle), ou en anglais IPAI (International Panel on artificial intelligence) s’inspire ouvertement du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), créé en novembre 1988 à partir d’une initiative du G7 pour réunir des spécialistes de tous horizons et de tous pays. L’idée d’un « GIEC » de l’IA en avait été évoquée pour la première fois par Emmanuel Macron en mars 2018, lors du sommet organisé à Paris pour la remise du rapport du mathématicien et député Cédric Villani . (@LesEchos). A lire aussi : Intelligence artificielle : la France et le Canada créent une « alliance des petits »  (@latribune).

#Journalisme

► Quand la télévision publique suédoise s’invite chez son public pour prendre le café. Par Jérôme Cathala, France Télévisions, Directeur des Affaires Internationales. Quand la télévision publique suédoise a lancé l’invitation, tout le monde a compris le message. Fika med SVT (« venez prendre le café avec la SVT »), l’invitation diffusée sur tous les supports (#fikamedsvt) voulait clairement dire : « Nous avons besoin de vous parler, de vous entendre, résume la responsable du projet Christina Johannesson. Nous avons besoin de votre aide ! » Le fika est une institution sociale en Suède. Avec ses voisins, ses collègues, ses amis, on fait ensemble une pause le matin et l’après-midi dans son activité, au travail ou en famille, et on parle, on refait le monde – et son monde – en buvant du café et en dégustant des kanelbullar (roulés à la canelle). Lire la suite sur le site @metamedia.

#Information

► Et si les « faits » avaient une histoire… Par Hervé Brusini, France Télévisions, Direction de l’Information. Donald Trump affirme dans un tweet à la fin de 2017 : « Wow, il y a plus de 90% de fausses informations dans la couverture médiatique de mes activités… D’où mon utilisation des médias sociaux, le seul moyen de faire connaître la vérité. Une grande partie des médias mainstream est devenue une blague. » @foxandfriends. Charles Dickens, dans son roman Les Temps difficiles (1854), fait dire à Thomas Gradgrind, un bourgeois arrogant : « Maintenant, ce que je veux, ce sont des faits. N’enseignez à ces garçons et ces filles rien d’autre que des faits. Seuls les faits sont recherchés dans la vie. Ne plantez rien d’autre et extirpez tout le reste. » Lire la suite sur le site @metamedia

07 Déc

Régions.news #356 – Edition du vendredi 7 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. La COP 24 se tient jusqu’au 14 décembre à Katowice en Pologne, un pays qui tire 80% son électricité du charbon. Crédits : Getty. À lire : Comment va la planète, trois ans après l’accord de Paris ? A l’occasion de la COP 24, @franceinfo lance une vaste enquête participative sur la pollution en France. Plus d’information sur la page Web #AlertePollution.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La quatrième autoroute ferroviaire en France reliant Calais à Turin a été inaugurée au début du mois de novembre. Longue de 1 100 km, cette ligne de fret permet d’acheminer jusqu’à 40 semi-remorques par train à raison d’un aller-retour par jour, en moins de 20 heures. Chaque camion chargé sur cette navette représente une tonne de CO2 économisée. À lire aussi : Ferroutage : ces camions qui prennent le train.

► La présidente de la région Occitanie a annoncé mercredi 28 novembre qu’elle voulait faire de sa collectivité « le premier territoire français d’expérimentation de trains à hydrogène », avec la première commande de trois trains de ce type à Alstom. Alstom a proposé le 21 novembre une adaptation française de son train à hydrogène qui circule depuis en Allemagne. La chaîne de traction en a été conçue dans cette même usine de Tarbes.

► Dimanche 25 novembre, le site Web de France 3 Grand Est publiait un article sur la situation de cette boulangerie familiale de Pulligny, à 20 km au sud de Nancy, ouverte depuis 47 ans, et risquant de fermer juste après le jour de Noël. L’article se propagea sur la toile et dès le lendemain de la publication, le téléphone de la boulangerie n’a pas arrêté de sonner. Neuf personnes se sont proposées pour la reprise dont cinq sont déjà venues visiter, et trois déclarent être en train de constituer un dossier pour tenter d’obtenir un financement. Sonia, la fille des fondateurs de l’établissement, n’en revient pas : « C’est énorme ! c’est un véritable conte de fée ! Avec beaucoup de regrets, nous commencions à nous forcer à nous faire une raison : l’histoire risquait de s’arrêter. Là, c’est tout simplement surréaliste ! » Un conte pour fin d’année à suivre.

#COP24 [Elle aura lieu du 2 au 14 décembre à Katowice en Pologne]

► À l’occasion de la COP24, organisée du 2 au 14 décembre en Pologne, Les quarante-quatre stations de France Bleu ont choisi de faire connaitre une initiative locale mise en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique. Voici six de ces reportages : – Des boîtes à vélos pour encourager les transports propres à Perpignan ; – Incorporer du carbone dans les sols pour compenser l’effet de serre, une fausse bonne idée ? – Ces parents périgourdins ont choisi d’utiliser des couches lavables pour leur bébé ; – En Mayenne, une collectivité lance « Tous à bicyclette » » pour tenter de remplacer le « tout voiture » ; – Une électricité verte, citoyenne et locale à Aubais (Gard) ; – Limoges teste des trolleys-bus encore plus écolos, une première en France.

Légende image. Une rame de tramway à Nantes, le 8 novembre 2017. Crédit photo AFP. À lire : Face à l’étalement urbain, le modèle des transports publics atteint ses limites.

#Politique

► Le réseau social Facebook est devenu le point de ralliement, d’organisation et de débat des Gilets Jaunes. Les formes classiques de la politique qui étaient pratiquées à travers les partis, les syndicats et les associations sont devenues d’un coup obsolète. Jean-François Barnaba, Gilet Jaune de l’Indre, expliquait lundi 3 décembre sur le plateau de France 2 que la « solution pour s’en sortir [….] ne viendra pas de monsieur Macron et de son gouvernement. Il faut que le mouvement des Gilets Jaunes fasse irruption dans les institutions démocratiques de ce pays. Ça veut dire qu’il faut que les Gilets Jaunes, dans leur diversité sociologique, prennent leur avenir en main. Enfin. » Ainsi les intermédiaires humains sont remplacés progressivement par les outils de l’Internet. Le site @bymaddyness a publié une liste d’une dizaine d’application Civic Tech (l’ensemble des procédés, outils et technologies qui permettent de révolutionner la vie politique) qui peuvent être utilisées comme moyen d’expression politique et de rassemblement vertical. À lire aussi : « Gilets jaunes » : la démocratie peut-elle se jouer sur les réseaux sociaux ? et le dossier, Internet et Gilets Jaunes,  sur le site de RégionsFtv

#Numérique

► « Imposer la mixité dans l’économie numérique », telle est la requête d’un collectif de femmes dirigeantes d’entreprises qui appelle, dans une tribune publiée le 3 décembre, à la création d’un fonds d’investissement pour les entreprises fondées ou dirigées par des femmes. À lire le texte paru dans le quotidien économique Les Echos.

► La parité en milieu professionnel, surtout dans les « métiers d’hommes », n’a cessé de s’accroître mais la proportion de femmes dans le secteur du numérique reste faible. En effet, elles ne représentent que 27% des employés du secteur et seulement 16% travaillent dans des métiers techniques. Pour combler ces besoins et assurer la parité, la startup Social Builder a imaginé Adabot, un chatbot intelligent (agent conversationnel) qui sensibilise et informe les femmes sur les opportunités de travail que le numérique pourrait leur offrir.

#Transport

► Depuis les origines de l’humanité et plus encore depuis l’invention de la roue en 3 000 avant Jésus-Christ, les hommes et les marchandises n’ont cessé de circuler. Les chemins sont devenus des routes puis des lignes de chemin de fer et enfin des autoroutes. Le mot « mobilité » apparaît aujourd’hui comme le mot sacré qui soulève de nombreuses questions sociales. Voici les quatre émissions diffusées sous le titre « Mobilité j’écris ton nom » sur le site de @franceculture : – Une histoire économique des transports ; – Relier les territoires ; – Paris, le grand déplacement ; – Fret : la bataille du rail.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► YouTube, Facebook, Netflix cherchent à craquer le code de la TV. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La fin de la confiance. Quelque chose ne s’est pas bien passé ; – Pourquoi nous avons perdu confiance dans les élites ; – Le numérique peut créer un profond sentiment d’abandon ; – Comment survivre à la prochaine révolution tech ? ; – L’économie de l’attention dévore nos cerveaux.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 7 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Social [Dossier Internet et les Gilets Jaunes]

► Les « gilets jaunes », enfants terribles d’Internet ? Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, analyses, commentaires et expertises se succèdent à mesure que les rassemblements, manifestations et blocages se multiplient. Certains émettent l’idée selon laquelle sans Internet en général, et Facebook en particulier, la révolte en cours n’aurait pu avoir lieu. Et si le mouvement n’était pas aussi l’expression d’un certain nombre d’éléments propres à ce qu’on observe et analyse d’Internet depuis sa démocratisation massive : transparence revendiquée, utilisation des plateformes dans l’organisation de mouvements sociaux, créations populaires massivement partagées, mais aussi fake news, bulles de filtre et polarisation extrême des discours dans les discussions en ligne. (@usbeketrica). Légende image : Des « gilets jaunes », le 4 décembre à Montabon (Sarthe). Crédits photo : Jean-François Monier / Afp.

► Les «gilets jaunes» auraient-ils pu voir le jour sans Facebook ? La place de Facebook dans l’organisation et la structuration du mouvement est centrale. Dès le début du mois de novembre, de nombreux groupes locaux se sont constitués pour organiser le premier blocage du 17 novembre. Depuis, Facebook s’est imposé comme plate-forme centrale d’échange et de diffusion d’informations au sein des « gilets jaunes ». Les groupes et pages affiliés se sont multipliés et rassemblent désormais des centaines de milliers d’internautes très actifs. Une composante inédite dans l’histoire récente des mobilisations qui complique l’approche du gouvernement, accentué ces derniers jours par une évolution des usages. (@20minutes).

► Le nouvel algorithme de Facebook a-t-il favorisé le mouvement des « gilets jaunes » ? Pour comprendre, il faut remonter à janvier 2018. Il y a un an, Facebook a décidé de changer son algorithme de recommandation, cet ensemble de règles qui définit la manière dont les innombrables publications s’affichent sur le fil d’actualité (« newsfeed ») de chaque utilisateur. Officiellement, Facebook a expliqué ce changement par la lutte contre les fausses nouvelles et l’addiction (officieusement pour des raisons économiques). Le nouvel algorithme privilégie les interactions locales, entre famille et amis, au détriment des contenus provenant des médias qui avaient pris beaucoup de place. (@franceinfo).

► Comment Facebook attise le feu des « Gilets jaunes ». « La France en colère !!! », « Fly Rider infos blocage », « Nous Gilets Jaunes »… Depuis plusieurs semaines, des centaines de groupes et de pages pullulent sur Facebook pour tenter d’organiser le mouvement des Gilets jaunes. Pour Fabrice Epelboin, professeur à Sciences Po et spécialiste des médias sociaux et du web social, Facebook est donc devenu un « outil d’opposition » particulièrement redoutable: «  Il n’y pas de raison, pour l’heure, de penser que le mouvement va s’atténuer sur Facebook. Il permet d’avoir une forme d’infrastructure sociale. […] Facebook, c’est pour le peuple, c’est un outil de proximité », nous explique Fabrice Epelboin, rappelant également que « la dynamique du printemps arabe s’était formée de la même façon ». (@latribune).

► « Sur Internet, le mouvement des « gilets jaunes » ressemble un peu aux Anonymous », explique Brigitte Sebbah, chercheuse. Une équipe de chercheurs de l’Université Paul Sabatier de Toulouse a passé en revue des dizaines de pages et de groupes Facebook et en a « aspiré » les contenus pour en analyser le vocabulaire et les prises de parole. Brigitte Sebbah est l’une des chercheuses de cette équipe. Elle explique sur le site de @franceinter qu’on « va ainsi avoir des utilisateurs qui vont utiliser des nouveaux formats : des lives, énormément de lives sur les plateformes Facebook, avec la force du témoignage. C’est une sorte de structuration nouvelle, en ligne, d’un mouvement. Quelque part, ils sont en train d’inventer une nouvelle mobilisation en utilisant tous les ressorts à leur disposition : Facebook est un outil récent, qui date de 2004, sur lequel on a peu de recul. Cette plateforme a un algorithme qui favorise les lives, qui favorise les formats natifs, et donc qui les rend plus visibles pour tout le monde. Et du coup, ils s’en servent : ils sont visibles davantage. Ça sert de support de mobilisation, de canal d’information, ils connaissent les rouages de l’algorithme de Facebook. »

► On a passé au crible les rumeurs relayées par « Fly Rider », la star des « gilets jaunes » dont les vidéos cartonnent sur Facebook. Surnommé « Fly Rider » (cavalier volant, en français), cet habitant des Côtes-d’Armor est à la tête de l’un des groupes de « gilets jaunes » les plus importants du réseau social, avec près de 130 000 membres. Cet intérimaire de 31 ans s’est fait connaître du grand public grâce à son passage sur le plateau de Cyril Hanouna, sur C8, fin novembre, et il communique très régulièrement sur Facebook. Ses vidéos, dans lesquelles il est parfois accompagné d’une autre figure du mouvement, Eric Drouet, sont visionnées par plusieurs centaines de milliers d’internautes. Maxime Nicolle répond avec aisance et franchise aux questions des manifestants, tout en relayant un nombre conséquent de fausses informations ou de rumeurs invérifiables. (@franceinfo).

► Revue de liens : – Les groupes les plus actifs sur Facebook (@BFMTV) ; – Pour certains, Facebook aurait contribué à renforcer le mouvement des gilets jaunes en France doit-on craindre une telle influence du réseau ? (@developpez) ; – Gilets jaunes : des élections sur Facebook (@LCI) ; – Gilets jaunes: de fausses images circulent sur Facebook (@LExpress) ; – Les «gilets jaunes », un mouvement sans leader dans lequel les «fake news» prospèrent (@Le_Figaro) ; – Ce que révèlent les sondages sur l’identité des « gilets jaunes » (@slatefr).

06 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 6 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#COP24

► Les émissions de CO2 ont augmenté de plus de 2% en 2018. Les émissions de CO2 à la hausse de plus de 2% cette année encore : c’est ce que confirme une étude internationale du Global Carbon project, rendue publique aujourd’hui par un consorsium de chercheurs à la COP 24 à Katowice en Pologne. Pour les scientifiques la croissance économique n’est pas encore assez décarbonée. C’est encore pire que l’an dernier, où les scientifiques avaient annoncé une hausse des émissions de CO2 de 1,6%. Cette fois c’est autour de 2,7%. Les principaux pays responsables de cette hausse sont la Chine et l’Inde qui consomment de plus en plus de charbon, de pétrole et de gaz, comme aux Etats-Unis. De là à y voir un effet de la politique de Donald Trump, Philippe Ciais, directeur de recherche au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de Paris reste prudent. « Il faut attendre un peu avant de voir si c’est un effet d’une politique économique », explique-t-il. (@franceinfo). Les principaux pays responsables de cette hausse sont la Chine et l’Inde, qui consomment de plus en plus de charbon, de pétrole et de gaz, comme aux Etats-Unis. Crédits photo : Shammi Mehra : Afp.

#Emploi

► MyJobCompany: le bouche à oreille digital pour trouver un emploi. La plateforme MyJobCompany permet de coopter des candidats et de les recommander à des entreprises en recherche, avec une rémunération à la clé. Une manière, avant de traverser la rue, de faire marcher le bouche à oreille, lui aussi très efficace en matière d’emploi, notamment en proximité. est une chasseuse de têtes. Et avec son entreprise de 20 ans d’âge, Abaka conseil, une tête chercheuse. La femme de réseaux, souvent cité comme exemple de l’entreprenariat au féminin, a mis l’humain au cœur de sa démarche. Et absorbé tous les usages du numérique, algorithmes comme réseaux sociaux, dans leur « chasse de tête ». MyJobCompany, en redressement judiciaire depuis fin 2017 a été repris le groupe Kalicea, présidé par Marie-Laure Collet. En trois ans, la start-up a pu recruter 60 000 coopteurs, et autant de « chasseurs de têtes ». « Chaque personne recommandée est recrutée, et une personne cooptée sur quatre » précise Marie-Laure Collet. « Avant, on parlait d’une manière un peu péjorative du piston » détaille Marie-Laure Collet, « aujourd’hui, on appelle cela de manière plus positive la recommandation, et ça marche ». (@franceinfo).

#Ville

► La ville, terrain d’innovations technologiques ? Pour la seconde édition des MINI Urban Design Talks, MINI a réuni le 22 Novembre dernier au Pavillon de l’Arsenal ceux qui considèrent la ville comme un vaste terrain d’innovations technologiques afin de répondre à une question au cœur de nos sociétés modernes : comment la ville réadapte son design à l’ère des nouvelles technologies ? Le futurologue Laurent Alexandre a introduit la conférence en rappelant que la ville risque de penser à notre place si nous n’encadrons pas l’innovation qui s’y installe. Et celle-ci est partout, du sol au ciel, dans nos cités du XXIème siècle : robots, IoT, biomimétisme, intelligence artificielle et transports autonomes font désormais partie de notre quotidien. L’évolution urbaine fait ainsi cohabiter passé et futur en expérimentant de nouvelles solutions sur des infrastructures existantes.  (@bymaddyness).

#Logement

► Airbnb, une malédiction devenue manne pour les villes. Les grandes métropoles comme Barcelone, Venise et Paris, victimes de leur succès, ont été les premières à tirer la sonnette d’alarme. Avec la croissance des plate-formes de location immobilière comme Airbnb, les petits logements devenaient inaccessibles aux habitants. La réglementation a évolué, plusieurs villes dont Paris ont limité le nombre de jours autorisés à la location saisonnière, un cadre fiscal a été mis en place. Et la situation s’est tassée, même si tous les problèmes n’ont pas disparu. (@LExpress).

#Blockchain

► Charles Jaigu : «Le mythe de la démocratie directe 2.0». Primavera De Filippi est une Franco-Italienne, chercheuse au CNRS et à Harvard. Malgré des études de droit et d’économie, elle est depuis toujours une passionnée d’informatique. Et elle s’est intéressée très tôt aux derniers avatars de la digitalisation du monde: «blockchain» et «bitcoin». Deux mots mystérieux qui seront peut-être dans quelques années aussi familiers qu’«algorithme» et «intelligence artificielle». Le bitcoin est le plus connu. Il a fêté ses 10 ans le 31 octobre dernier dans une ambiance de déconfiture. La valeur de cette monnaie virtuelle est passée de 180 euros le jour de sa création à 17.700 en décembre 2017, et 3400 cette semaine. « C’est un retour à la normale après une phase de spéculation délirante, mais le système est bien fait, car plus les gens veulent des bitcoins, plus il faut une puissance de calcul importante pour les produire, ce qui ralentit la hausse », commente l’auteur, qui reste admirative de cette invention due à un collectif d’informaticiens connus sous le nom de Satoshi Nakamoto. «Cela reste un modèle très robuste, qui n’a pas essuyé une seule tentative de hacking depuis sa création, ce qui est assez remarquable.» (@FigaroVox).

05 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 5 décembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#COP24

► Comment réduire l’impact environnemental du numérique au quotidien ? Les énergies renouvelables participeront à 40% de la production d’électricité en France d’ici 2030. C’est en tout cas ce que promet Emmanuel Macron. L’exécutif a annoncé, mardi 27 novembre, que l’Etat allait augmenter ses investissements pour la filière. D’environ 5 milliards d’euros par an aujourd’hui, ils passeraient à 7 à 8 milliards d’euros à l’avenir. Tripler la production du parc éolien, quadrupler celle du solaire… De belles perspectives pour baisser nos émissions de carbone, principales responsables du réchauffement climatique. Mais est-ce vraiment la solution miracle ? Ces énergies renouvelables sont-elles aussi propres qu’on le pense ? « Toute activité est polluante, rien n’est vert », explique même Bernard Multon, spécialiste de la conversion des ressources renouvelables en électricité. Légende image : Des panneaux solaires, sur le toit du Convention Center de Los Angeles (Californie), le 4 septembre 2018. Crédits photo : Mario Tama – Getty images North America / Afp.

► Pourquoi les énergies renouvelables sont moins propres que vous ne le pensez (en tout cas pour l’instant). Les énergies renouvelables participeront à 40% de la production d’électricité en France d’ici 2030. C’est en tout cas ce que promet Emmanuel Macron. L’exécutif a annoncé, mardi 27 novembre, que l’Etat allait augmenter ses investissements pour la filière. D’environ 5 milliards d’euros par an aujourd’hui, ils passeraient à 7 à 8 milliards d’euros à l’avenir. Tripler la production du parc éolien, quadrupler celle du solaire… De belles perspectives pour baisser nos émissions de carbone, principales responsables du réchauffement climatique. Mais est-ce vraiment la solution miracle ? Ces énergies renouvelables sont-elles aussi propres qu’on le pense ? « Toute activité est polluante, rien n’est vert », explique même Bernard Multon, spécialiste de la conversion des ressources renouvelables en électricité. (@franceinfo).

#Ville

► Raymond Depardon: «Issy-les-Moulineaux est une sorte de laboratoire ». Issy-les-Moulineaux comme vous ne l’avez jamais vue. A partir de ce mercredi 5 décembre, le musée français de la carte à jouer accueille l’exposition « Paysages d’architecture – Une promenade à Issy par Raymond Depardon ». Une commande de la ville dans le cadre de la manifestation culturelle « Métamorphoses : Issy se (ré) invente », qui propose, jusqu’à l’été 2019, un panorama de l’évolution urbaine de la ville au XXIe siècle. « Nous lui avons confié une liste de 13 bâtiments que Raymond Depardon a ensuite photographiés, durant le mois de juin dernier, indique Denis Butaye, directeur du musée. Nous avons sélectionné 34 clichés sur la centaine réalisée. La date de prise de vue est indiquée sur chaque photographie, ainsi le visiteur est vraiment dans les pas de Depardon. » (@LeParisien_92).

#Territoire

► Numérique et élus locaux : une alliance indispensable. Alors que vient de s’achever le 101ème Congrès des Maires et Collectivités territoriales, fin novembre à Paris, le climat ne parvient pas à s’apaiser entre les élus locaux et le gouvernement. Pour cause : malgré une nouvelle architecture gouvernementale visant à rétablir la confiance avec les territoires, les efforts budgétaires de 13 milliards d’euros demandés par l’Etat sur le quinquennat continuent d’inquiéter les maires, au bord de l’étranglement financier. (@villeintelmag).

#Commerce

► « Gilets jaunes » : 56% des Français changent leur mode de consommation. Les violences et les scènes de pillage en marge de certains rassemblements des « gilets jaunes », en particulier le week-end dernier à Paris, ont visiblement effrayé les Français. Selon un sondage OpinionWay-Perifem, réalisé les 3 et 4 décembre, 56% des Français ont en effet modifié leurs habitudes de consommation – ou vont le faire -, en raison du mouvement des « gilets jaunes ». Selon ce sondage, 43% des Français déclarent qu’ils vont davantage privilégier les commerces en ligne au détriment des magasins physiques pour leurs achats de Noël. Plus précisément, 29% des Français affirment qu’ils vont moins se rendre dans les commerces physiques dans les jours à venir car ils craignent d’être confrontés à des scènes de violence. Toujours concernant le mouvement des « gilets jaunes », 30% des Français expliquent s’être moins rendus dans les commerces physiques à cause des barrages, tandis que 29% s’y sont moins rendus de peur d’être confrontés à des scènes de violence. (@figaro_economie).

#Politique

► Pour parler des usages des médias et réseaux sociaux faits par les « Gilets Jaunes », nous recevons Clara Schmelck, journaliste spécialiste des médias, Amélie de Montchalin, députée LREM, et Jérôme Fourquet, politologue et directeur du département Opinion de l’Ifop. Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé hier la suspension pour six mois de trois mesures fiscales qui devaient entrer en vigueur au premier janvier, dont la hausse de la taxe carbone, à l’origine du mouvement des « Gilets jaunes ». Pourtant sur les réseaux sociaux, de nombreux français insatisfaits de ces mesures, continuent d’appeler à manifester ce samedi à Paris. Alors que Facebook a incubé et sert aujourd’hui de relais à la mobilisation des « Gilets jaunes » – où la participation en ligne est toute aussi importante que les blocages, La démocratie peut-elle se jouer sur les réseaux sociaux ? (@franceculture).

#Internet

► Ça se passe en Europe : l’usage d’Internet par les enfants néerlandais inquiète leurs parents. Le débat est ouvert aux Pays-Bas sur les nouveaux moyens à mettre en place pour protéger les enfants contre les images qui ne leur sont pas destinées. Face à la montée en puissance de l’utilisation d’Internet par les enfants et les jeunes adolescents, la traditionnelle classification des films suivant l’âge des spectateurs est devenue obsolète. Plusieurs drames ayant défrayé la chronique alimentent le débat. Une jeune fille s’est notamment donné la mort après avoir vu plusieurs films d’animation japonais mettant en scène des suicides dans des contextes romantiques. Un adolescent de 16 ans est aussi décédé après avoir expérimenté des jeux d’étranglement présentés comme des « challenges » sur Internet. (@LesEchos).