21 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 21 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

► L’intelligence artificielle, l’opium du XXIème siècle. « Dans L’Intelligence artificielle ou l’Enjeu du siècle », le philosophe Eric Sadin nous fait prendre conscience de l’émergence d’une « data-driven society »  où les statistiques établies à partir du siphonnage de nos données gouvernent l’action des pouvoirs publics. Et où les foules sont guidées par des technologies qui passent insensiblement de l’incitatif à l’impératif et du prescriptif au coercitif. En cela, l’intelligence artificielle concourt à organiser la fin du politique. Légende image : Selon le philosophe, l’intelligence artificielle concourt à organiser la fin du politique. (@FigaroVox). Crédits photo : ipopba – stock.adobe.com

#Art

► L’intelligence artificielle va-t-elle créer un art plus humain ? Un portrait produit grâce à une intelligence artificielle (IA) est sur le point d’être mis en vente aux enchères par Christie’s à New York. Nombreux sont les artistes qui créent en utilisant les IA. Que nous apprennent ces pratiques sur l’art, sur l’être humain et sur notre relation aux machines ? Si la publicité faite autour de cette vente engendre des polémiques, elle a au moins de le mérite de faire à nouveau réfléchir sur la place qu’occupe l’humain, l’artiste, dans un processus de création de plus en plus habité par le numérique, les robots et les algorithmes. (@franceculture).

#Sécheresse

► Lacs et rivières à sec : la France manque d’eau. Dans toute la France, de nombreuses zones souffrent de la sécheresse. Le Doubs est un cours d’eau asséché, des tomates poussent même dans le lit de la rivière. En Lorraine, un étang s’est transformé en vaste étendue de terre. Après quatre mois de sécheresse, nos paysages se transforment. À certains endroits, la pluie n’est pas tombée depuis trois mois et 61 départements sont contraints à des restrictions d’eau. Les sols les plus secs se trouvent dans le nord-est de la France. Un producteur de pommes de terre de la région de Rouen (Seine-Maritime) a vu sa production diminuer de 30%. (@franceinfo).

► « Il faut changer notre regard sur la gestion de l’eau face au changement climatique ». « Je pense qu’il faut changer notre regard sur la gestion de l’eau en France vis-à-vis du changement climatique », a affirmé samedi 15 septembre sur franceinfo Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), premier syndicat agricole français. Après un été très chaud et de rares précipitations, les sols et les cultures n’on pas été convenablement irrigués. Plusieurs arrêtés de restriction de l’eau ont été publiés dans certains départements français. Pour Christiane Lambert, « quand il y a de très fortes précipitations au printemps et que nous ne les stockons pas et bien, nous gâchons l’eau de pluie. » (@franceinfo).

► Le lac d’Annecy souffre de la sécheresse. À Annecy (Haute-Savoie), les conséquences de la sécheresse se voient sur le lac, considérablement asséché. « L’automne est déjà bien entamé et pourtant on attend encore cet après-midi 20°C », rapporte Etienne Prigent, en direct. Le journaliste se trouve debout dans une zone où normalement l’eau est présente. « Cette plage normalement n’existe pas (…) et pourtant depuis deux semaines on voit les gens s’y promener, les enfants y faire des châteaux de sable. Le phénomène est d’autant plus impressionnant qu’il a beaucoup neigé l’hiver dernier, mais depuis les ruisseaux, les cours d’eau qui abreuvent le lac se sont taris », détaille-t-il. (@franceinfo).

► Depuis deux mois, l’inquiétante sécheresse du Doubs. Cela fait déjà deux mois que le Doubs est à sec. Vue du ciel, c’est une semelle de pierres blanchie par le soleil. Une cicatrice plus qu’un cours d’eau. Il semble loin le temps où le Doubs faisait vibrer et chanter le paysage. Mais une rivière qui disparaît, c’est aussi l’occasion de découvrir l’envers du décor. Ici, le Doubs laisse voir un canyon. Des marcheurs jurent avoir découvert des plants de tomates dans le lit de la rivière. (@franceinfo).

#Transport

► Le véhicule autonome : une opportunité pour redessiner la ville. Le véhicule autonome (VA) pourrait changer radicalement la mobilité urbaine en marquant la fin du véhicule individuel et une étape décisive vers la « mobilité en tant que service » (MaaS en anglais). Dans la ville de demain, ces robots-taxis promettent de supprimer les embouteillages et de libérer de l’espace, à commencer par les parkings, ces véhicules roulant 24 heures sur 24, jamais à vide. « Ce scénario n’est qu’un parmi d’autres. On peut aussi imaginer une ville encombrée, où l’autosolisme continue de régner. Ou encore une multiplication des ‘véhicules zombies’ bourrés de bugs informatiques. Il ne faut pas que l’on renouvelle les erreurs du 20e siècle qui nous a conduit à devenir esclaves de la voiture. Le VA est une opportunité de redessiner la ville, à condition que les élus ne se laissent pas imposer la vision des industriels » explique Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris en charge de l’innovation, également co-auteur de l’ouvrage « Des robots dans la ville ». (@localtis).

► Trottinette électrique, autopartage, taxi autonome… La mobilité du futur. Disposer d’une trottinette électrique qui se charge dans le coffre pour finir son trajet après avoir garé sa voiture en périphérie de zone urbaine, ça ressemble à de la science-fiction ? C’est pourtant déjà la réalité. Pour Carlos Tavares, président du directoire de PSA, le constat est sans appel : « Les constructeurs ne doivent plus penser en termes de voiture, mais en termes d’utilisation. Il faut donc anticiper les besoins et les contraintes auxquels fait face le consommateur. » (@OleMag).

#LiensVagabonds

► « Pivot to video », une fake news inventée par Facebook ?. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Futur de la TV: six scénarios ; – En Chine aussi, lnternet dépasse la TV ; – La blockchain à l’épreuve du journalisme ; – 5G : la multiplication des antennes pose problème ; – Nouveau record pour DuckDuckGo, l’anti-Google américain.

#Télévision

► Les chaînes de télévision vent debout contre une réforme des aides du CNC. La grogne monte à l’encontre du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée). Depuis plusieurs semaines, les chaînes de télévision et les producteurs s’inquiètent d’un potentiel changement des règles de soutien de l’institution concernant l’audiovisuel pour, selon elles, préserver le soutien au cinéma. Le CNC envisagerait en effet de revoir le financement de l’audiovisuel, notamment dans la fiction. Il préparerait une réforme pour le début de l’année prochaine, prévoyant entre autres une baisse de la valeur du « point minute » pour toute la production audiovisuelle (touchant donc la fiction, mais aussi le documentaire, etc.), mais aussi une dégressivité renforcée sur les séries « récurrentes ». (@LesEchos).

#Commerce

► Amazon fait un petit pas vers la neutralité carbone. Amazon veut réduire son impact environnemental. Le géant de l’e-commerce a en effet annoncé deux projets visant à promouvoir les énergies vertes. Sur ce secteur, Amazon est en queue de peloton au sein des Gafa. Important utilisateur d’emballage, la firme de Jeff Bezos va investir 10 millions de dollars dans la société Closed Loop Fund pour aider aux programmes de tri des déchets des municipalités américaines. Amazon veut ainsi montrer qu’elle a conscience que son activité de livraison génère chaque année plusieurs milliers de tonnes de déchets cartonnés. (@LesEchos).

20 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 20 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► Comment pourrait-on utiliser les océans pour contrer le réchauffement climatique ? Il faut savoir que les océans absorbent 90 % de la chaleur à l’échelle planétaire, ainsi que 25 % des émissions de CO2 générées pas les activités humaines. Or, les dérives concernant cet important régulateur du climat sont nombreuses : acidification des océans, montée des eaux, augmentation globale de la température de l’eau, mais aussi la dérégulation des courants marins ou encore la multiplication des zones mortes dénuées d’oxygène. Dix sept chercheurs, dont certains issus du CNRS et de l’Université de la Sorbonne, ont mené une étude publiée dans la revue Frontiers in Marine Science le 4 octobre 2018. Leur but était de lister les solutions que pourraient offrir les océans afin de réduire les effets du changement climatique. Ceci a été fait après l’analyse de plus d’un millier d’articles scientifiques. Les 13 solutions évoquées ont été regroupées dans quatre champs d’action. Ceux-ci sont relatifs à la réduction des causes du changement climatique, à la protection des écosystèmes, à la protection de l’océan contre le rayonnement solaire ainsi qu’aux interventions directes sur les capacités d’adaptation biologique et écologique des espèces. (@sciencepost_fr). Crédits photo : Wikimedia Commons.

En Alsace, des serres connectées en phase d’industrialisation. Ramener la production alimentaire chez soi, même quand on pas de jardin et ainsi nourrir une famille de quatre personnes durant toute l’année, c’est le but des serres connectées imaginées et fabriquées par trois entrepreneurs installés à Molsheim. Des ingénieurs et pros du marketing nouvelle génération qui ont uni leurs compétences et leur imagination pour lancer le concept des serres connectées. « Nous voulions avoir un impact positif sur notre société c’est pour celaque nous voulions créer notre propre entreprise », précise Mickaël Gandecki, co-fondateur de la société Myfood. Alors que cent serres ont déjà été vendues dans sept pays chez des citoyens pionniers, les trois entrepreneurs sont passés à la vitesse supérieure en lançant l’industrialisation des serres. (@franceinfo).

► En Bourgogne, la sécheresse pousse les éleveurs à s’inquiéter face au réchauffement climatique. Depuis la cour de sa ferme, Henri Guillemot regarde ses terres. Au loin, la ligne bleue des premières montagnes du Morvan ferme l’horizon. Au premier plan, quelques vaches charolaises piétinent dans une prairie brûlée par la sécheresse. « Ce pré, il devrait être vert, avec de l’herbe haute comme ça, mime l’éleveur, en écartant les mains d’une quinzaine de centimètres. On voit même à travers les haies, alors qu’elles devraient être bien feuillues ». Nous sommes le 2 octobre, mais sous l’effet du réchauffement climatique, le bocage de Toulon-sur-Arroux (Saône-et-Loire) n’a pas quitté ses habits d’août. « Je suis assez inquiet, poursuit l’agriculteur de 61 ans. On se disait ‘S’il pleut au 15 août, on est bon’. Puis après c’était ‘S’il pleut le 15 septembre, ça ira’. Maintenant, je ne crois plus à une grosse repousse de l’herbe avant l’hiver ». (@franceinfo).

► Cultiver sous la mer pour lutter contre la pénurie d’eau, c’est peut-être notre avenir. Au large de la côte nord-ouest de l’Italie, à quelques dizaines de kilomètres de Menton, une famille inventive fait pousser des fruits et des légumes sous l’eau de la Méditerranée dans des sphères de plastique. C’est la « ferme de Nemo ». La mer comme solution. Des passionnés de plongée sous-marine ont installé des fraises, du basilic et des laitues, à 8 mètres de profondeur, au large de Noli, sur la côte nord-ouest de l’Italie. Son créateur, Sergio Gamberini, propriétaire de deux sociétés de plongée, explique : « Avec une eau à 25 degrés, la température dans les serres atteint 29 degrés. Et la mer conserve la température sans grande différence entre le jour et la nuit. »

► Réchauffement climatique : au Thillot dans les Vosges, un collège écolo. Au collège Jules Ferry du Thillot, au coeur des Vosges, à chaque fois que la cloche de la récréation sonne, un groupe de collégiens se dirige vers les clapiers et la petite maison en bois des poules. Ils leur donnent à manger, les caressent, les laissent se promener dans l’herbe, avant de les remettre en cage. Thierry Jany, le principal du collège est convaincu des bienfaits de ce concept : « J’ai le sentiment que les élèves sont apaisés depuis que nous avons mis en place ce projet. Ils respectent les installations, et y ont accès toute la journée. C’est très bénéfique. »

► Nous sommes le 16 août 2050 et voici à quoi ressemble la canicule dans l’Hexagone. Cet été 2018, il a fait 40,2 °C à Nîmes (Gard), 37,6 °C à Lille (Nord), 39,1 °C à Leucate (Aude), 37,5 °C à Paris. La canicule a fait suffoquer l’Hexagone, entre fin juillet et début août. Il va falloir s’y habituer : d’ici trente ans, les températures moyennes estivales vont augmenter de 0,6 à 1,3 °C, selon le rapport Jouzel sur le climat futur en France. Et les vagues de chaleur seront plus fréquentes et plus longues. Quelles seront les conséquences de ces épisodes de canicule ? Comment nous adapterons-nous à ces étés étouffants ? Franceinfo imagine à quoi ressemblera une journée de canicule en août 2050. Une « fiction spéculative » fondée sur des études scientifiques, notamment les travaux de Météo France et de l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (Onerc). Lire la suite sur le site de @franceinfo.

► L’une des dernières maisons épargnées par l’ouragan Michael. Elle est parmi les seules à être restées debout. Presque la totalité des habitations a été ravagée par l’ouragan Micheal dans la ville de Mexico Beach, en Floride, à l’exception de quelques maisons dont une restée particulièrement intacte. La maison du Dr. Lebron Lackey et de son oncle Russel King trône au milieu du chaos. « Quand mon oncle et moi avons décidé de bâtir une maison sur la côte, nous nous sommes préparés à ce que nous redoutions le plus. Nous avons souhaité construire une demeure qui pourrait tenir bon face aux catastrophes naturelles », raconte le médecin. L’ensemble des matériaux choisis est un cran au-dessus de ce qui s’emploie de manière générale. Des fondations, en passant par les fenêtres anti-ouragans jusqu’au toit… Tout est spécifiquement adapté pour résister aux tempêtes les plus impressionnantes. Et le propriétaire précise que cela n’a coûté que 15 à 20 % de plus que le budget de construction d’une maison standard. (@20minutes).

#Internet

► Comment les algorithmes du web exacerbent la tyrannie de l’apparence. Aujourd’hui, Mark Zuckerberg dirige un trombinoscope planétaire de 2,2 milliards d’utilisateurs. Partout, désormais, les visages s’échangent sur les réseaux, pour des rencontres professionnelles, sentimentales, sexuelles ou amicales. Et si Instagram, le réseau social qui a franchi le cap du milliard d’utilisateurs, a dépassé Twitter, c’est sans doute que l’un continue de s’appuyer sur un texte, quand l’autre donne libre cours à une « visageophagie » planétaire, si l’on nous autorise ce mot nouveau. Ce que Facebook a bien compris, en rachetant Instagram, au prix fort. Le roi Gygès, dont nous parlent Hérodote et Platon, voulait voir sans être vu, et se dérober au regard afin que rien ne lui échappe. Ce dont Gygès rêvait, Facebook est en train de l’accomplir. « Beaucoup plus qu’auparavant, chaque visage doit envoyer les bons messages, et correspondre aux ­critères en place, qui privilégient beauté et jeunesse », explique Jean-François Amadieu, dans « La Société du paraître » (@FigaroTech).

#Audiovisuel

► Les enfants scandinaves préfèrent Netflix à la TV. Par Mickaël Mavoungou-Nombo, France Télévisions, Media Lab. La consommation de vidéo ne cesse de croître un peu partout dans le monde et les plateformes de streaming par abonnement se sont taillées une place de choix. Dans les pays scandinaves, Netflix est considéré par le public comme la première destination de contenus destinée aux enfants et à la famille, comme le révèle l’analyse de Mediavision, Inventory Insight, qui sera publiée prochainement. Lire la suite sur le site @metamedia

#IntelligenceArtificielle

► L’intelligence artificielle, « c’est l’un des plus grands mystères scientifiques d’aujourd’hui » et « On n’a pas de technique aujourd’hui qui permette de reproduire les capacités d’apprentissage des animaux et des humains. », explique Yann Le Cun, chercheur en intelligence artificielle et vision artificielle, co-auteur de « La Plus Belle Histoire de l’intelligence » L’intelligence artificielle, sans foi ni loi ? (@franceculture).

► Monde festival Montréal : Intelligence artificielle vs intelligence collective, qui invente la ville de demain ? Popularisé au milieu des années 2000, le concept de « ville intelligente » (smart city) rendait compte des espoirs suscités par la montée en puissance de l’utilisation des données pour améliorer le fonctionnement des villes, notamment en matière de transports, d’énergie, d’habitat… Aujourd’hui, ce concept va de soi : les données sont partout, et aucun projet urbain ne prétend s’en passer. Cela suffit-il à rendre la ville et la vie meilleures ? Un débat sur les villes, organisé dans le cadre de la première édition du Monde Festival Montréal, se tiendra le 26 octobre à l’université Concordia. (@LeMondeFestival).

19 Oct

Régions.news #350 – Edition du vendredi 19 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Les terres fertiles de l’Amazonie colombienne. Crédit photo : Guillermo Legaria / AFP. Ainsi pour absorber 8 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2100, il faudrait que les conifères, espèces les mieux à même de pomper le carbone, remplacent les feuillus sur une surface équivalente à l’Espagne.

#VilleRésiliente

► « Les villes doivent redevenir des éponges. (…) L’une des mesures passe par le développement d’infrastructures vertes pour capter l’eau à la source, afin d’éviter qu’elle ne ruisselle et ne s’accumule. Ce sont les toitures vertes, les parcs sur friches urbaines, tout ce qui évite la fragmentation de l’espace naturel en ville. (…) A l’inverse, les villes doivent utiliser moins de béton et d’asphalte, qui n’assurent pas l’infiltration de l’eau, au contraire des pavés filtrants, par exemple. Il faut également revoir l’architecture pour vivre avec l’eau : par exemple, construire des maisons à deux étages au lieu d’un seul, avec une porte de sécurité sur le toit, développer des habitations flottantes, rehaussées ou sur pilotis, ou concevoir les sous-sols pour que l’eau s’y accumule et en reparte naturellement lors de la décrue. (…) Il faut tenir compte des besoins locaux, et réintégrer l’architecture vernaculaire, c’est-à-dire traditionnelle. », explique Isabelle Thomas, professeure d’urbanisme à l’université de Montréal et codirectrice de l’ouvrage La Ville résiliente. Comment la construire ? À lire : Lingang, une ville proche de Shanghai, travaille pour devenir la plus grande ville éponge du monde.

► Pour Sylvain Rode, urbaniste à l’université de Perpignan, il s’agit de créer « des quartiers qui puissent être inondés de temps en temps, avec des dégâts minimes et un retour à la normale rapide. ». Il prend comme exemple un quartier de la ville de Romorantin, dans le Loir-et-Cher, « conçu comme un affluent temporaire de la rivière » et « lorsque l’inondation surviendra, aucun habitant ne sera touché dans son logement. ». À lire : Inondations : la culture du risque pour limiter les dégâts

► Depuis plusieurs années, la ville de Paris est partie à la quête d’un bitume révolutionnaire pour tapisser les rues de la capitale qui doit capable d’absorber à la fois le bruit et la chaleur. Ainsi le projet Cool&Low Noise Asphalt, soutenu financièrement par l’Union européenne, vient d’entrer en phase dans trois rues parisiennes. Les tests dureront quatre ans avec comme objectif de faire chuter le bruit d’au moins 5 décibels, et la température de 3° C.

#AgricultureUrbaine

► Paris est-elle une métropole agricole ? Cultures sur les toits, fermes souterraines installées dans d’anciens parkings, jardins partagés, culture en aquaponie, en hydroponie, troupeau de moutons qui paissent aux pieds des tours de Saint-Denis…, depuis quelques années, les initiatives d’agriculture urbaine fleurissent à Paris et sa banlieue, portées par un besoin de reconnexion des citadins à la nature et encouragées par le soutien des collectivités, à l’image de l’appel à projets Parisculteurs, projet pour « renforcer la place de la nature à Paris ». « Il y a un intérêt croissant des collectivités territoriales, notamment des métropoles, pour l’agriculture de proximité, voire de l’agriculture dans la ville », constate Christine Aubry, ingénieur de recherche à l’INRA et à la tête d’une équipe de recherche sur l’agriculture urbaine.. À lire : Un jardin partagé crée du lien en plein Paris.

Légende image. « Le radeau des phoques » par Cristobal Serrano. Ce petit morceau de banquise qui dérive à la pointe de la péninsule Antarctique est à peine assez grand pour ce groupe de phoques crabiers. C’était la fin de l’été et il y avait peu d’icebergs disponibles. Le photographe Cristobal Serrano a été primé au Wildlife Photographer of the Year 2018, prestigieux concours de photographies de faune, organisé par le Muséum d’histoire naturelle de Londres.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Recyclamer est un robot qui permet de récupérer les déchets dans les océans. Ce robot éboueur des mers a été créé par une entreprise de Guéret en Creuse. Il fonctionne grâce à l’énergie solaire, avec des panneaux photovoltaïques. Il peut mesurer en temps réel la qualité de l’eau tout en ramassant les déchets. Recylcamer, aspirateur écologique contre la pollution, utilise un bio-tissu innovant, le « BioSorb », qui capte les hydrocarbures à la surface de l’eau. La production des premiers exemplaires débutera dans quelques mois. À lire : À Amiens (Somme), le robot Max AI trie les déchets plus rapidement qu’un opérateur humain.

► Des deux côtés de la Manche, Go Trade est un programme Européen dont l’objectif est de dynamiser les marchés traditionnels. En Ille-et-Vilaine, Louvigné-du-Désert, près de Fougères (Ille-et-Vilaine) est l’un des 16 partenaires de ce projet. Cette commune rurale de 3 420 habitants fait partie du projet SuNSE (Support Network for Social Entrepreneurs ou Réseau de soutien pour entrepreneurs sociaux) destiné à soutenir l’entreprenariat social et solidaire.

► Quatre feux intelligents ont été mis en place en septembre rue d’Aubigny au sud de La Roche-sur-Yon. Des feux tricolores qui, grâce à un capteur électronique, passent au rouge lorsqu’un véhicule roule à plus de 50 km/h. Une manière d’apaiser la circulation dans ce quartier où les riverains ont pu constater des vitesses excessives de la part de conducteurs trop pressés. Maintenant, les voitures passent entre 30 et 50 km/h.

#Territoire

► À quoi sert la blockchain ? Donner des cours du soir en échange de la réparation de sa chaudière. C’est à Brooklyn, un quartier à la pointe des technologies vertes, que l’on trouve l’un des tous premiers réseaux décentralisés de production et de partage d’énergie. Baptisé Brooklyn Microgrid, ce système permet aux habitants de s’échanger l’électricité qu’ils produisent grâce aux panneaux solaires situés sur le toit de leurs immeubles. Sur l’île d’Yeu, un dispositif similaire a été mis en place pour favoriser l’autonomie énergétique de l’île. Les insulaires peuvent donc s’approvisionner en énergie produite localement. Ces deux expérimentations ont un point commun : elles fonctionnent grâce à la blockchain. « Il faut voir la blockchain comme l’Internet des échanges » affirme Charles Kremer, directeur du programme « Territoires Intelligents » de l’Institut de Recherche Technologique SystemX. « Cette technologie permet de sécuriser les échanges entre plusieurs acteurs, de manière décentralisée. » Lire la suite sur le site @LAdn_eu.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Féroce bataille de géants pour prendre le contrôle de votre salon. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Réforme de l’audiovisuel : trois propositions de l’Arcep ; – Changement climatique : la presse pas à la hauteur ; – Les journalistes accordent-ils trop d’attention à Twitter ? ; – Le MIT entraîne des ordinateurs à détecter les fake news ; – La 5G, source de revenus pour les médias.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 19 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► Changement climatique : qu’est-ce qu’on fait ? Avec le réchauffement climatique, c’est toute la biosphère qui se transforme, le cycle de l’eau, celui des sols, de l’air. Un bouleversement auquel il faut s’adapter, dès maintenant. Trop de gaz à effets de serres, trop de polluants, notre modèle économique n’est pas durable. Inquiétant ? Sans doute. Mais inutile de tergiverser, la réalité est devant nous. Il faut agir. (@franceinfo). Crédit photo : Maxppp / Ludovic LAUDE

► Des épaves de bateaux abandonnés transformées en mobiliers. Quand un bateau est délaissé dans un port, sa destruction est à la charge des propriétaires. Mais les casses pour bateaux n’existent pas. Difficile de réutiliser les éléments d’un bateau abandonné. Une grande partie est donc enfouie, au détriment de l’environnement. De nouveaux entrepreneurs se lancent enfin dans le recyclage de ces coques en plastique. Parmi eux, les Recycleurs Bretons, déjà spécialisés dans le recyclage des navires. « C’est  un défi économique. Aujourd’hui envoyer une voiture à la casse rapporte de l’argent. Alors que détruire un bateau coûte de l’argent, car un bateau de plaisance n’est pas valorisable à 100 %. », déplore son PDG, Pierre Rolland. (@franceinfo).

#VilleResiliente

► Pour Sylvain Rode, urbaniste à l’université de Perpignan, il s’agit de créer « des quartiers qui puissent être inondés de temps en temps, avec des dégâts minimes et un retour à la normale rapide. ». Il prend comme exemple un quartier de la ville de Romorantin, dans le Loir-et-Cher, « conçu comme un affluent temporaire de la rivière » et « lorsque l’inondation surviendra, aucun habitant ne sera touché dans son logement. ». A lire : Inondations : la culture du risque pour limiter les dégâts.

► Comment construire une ville résiliente ? Publié le 21 juillet 2016 sur la chaine Vimeo de La Fabrique de la CitéPRO. Port de la côte Est américaine, Boston est en première ligne face aux enjeux du réchauffement climatique et de la montée des eaux. Bien consciente de l’enjeu, même si elle n’a pas été touchée par l’ouragan Sandy, la ville a décidé de faire de la résilience l’une de ses priorités.

► Résister, s’adapter : voici la ville résiliente publié le 2 juilet 2018 sur la chaine Youtube WeAreLeonard. Les risques urbains augmentent devant l’intensification des effets du dérèglement climatique, devant le nombre croissant d’infrastructures en zone à risque, devant la vulnérabilité des villes face au hacking et au terrorisme, et enfin, devant le creusement des inégalités sociales et économiques. Pour y faire face, la résilience, ou la capacité d’un écosystème à résister et à s’adapter aux chocs afin de redevenir opérationnel, faire renaître l’antique “fluctuat nec mergitur” parisien. Cette notion, originellement issue des domaines de l’écologie et de la psychologie, comporte clairement un volet technique et un volet social. Il incombe alors aux acteurs urbains de penser la résilience dès la conception de nouvelles constructions, et aux acteurs sociaux de favoriser l’entraide, “l’autre loi de la jungle”, naturellement présente dans le vivant. Comment penser, adapter et reconstruire le fonctionnement urbain ? Qu’est-ce que construire résilient ? Comment traduire opérationnellement cette résilience ? Quelle place pour le numérique dans la ville résiliente ? Comment faciliter la collaboration multi-acteurs autour de ces enjeux ?

► « Les villes de demain doivent fonctionner comme des éponges, explique l’architecte belge Vincent Callebaut. Les plantes filtrent l’eau de pluie pour qu’elle puisse être réutilisée comme eau sanitaire. On peut cultiver des légumes et des fruits sur les balcons. Ainsi, chaque citadin devient un peu jardinier. Et les potagers communautaires installés sur les toits encouragent les contacts sociaux. » Il ajoute : « Nous disons: arrêtez de faire la navette en voiture entre la campagne et la ville, mais transposez en ville les avantages de la campagne ! » (@lecho).

#Transport

► Le gouvernement va permettre aux grandes villes d’instaurer des péages urbains. Le gouvernement compte bien donner aux grandes villes la possibilité d’instaurer des péages urbains. La ministre des Transports, Elisabeth Borne,  avait évoqué cette possibilité au début de l’année , et la mesure figure bien dans l’avant-projet de Loi d’orientation sur les mobilités (LOM), transmis ces derniers jours au conseil d’Etat avant son passage en conseil des ministres, qui est désormais annoncé pour début novembre. Le texte, dévoilé ce mercredi par le média en ligne « Contexte », prévoit la possibilité pour les collectivités de plus de 100.000 habitants d’instaurer un « tarif de congestion », afin de « limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ». (@LesEchos).

#Robotique

► Les usines de la planète se robotisent à marche forcée. La guerre commerciale entre Pékin et Washington a beau s’intensifier, il n’y aura pas de pause. Sur l’ensemble de l’année 2018, les industriels de la planète devraient acquérir 421.000 nouveaux robots pour équiper leurs lignes de production. Soit une hausse de 10 %, en glissement annuel, par rapport à une année 2017 déjà exceptionnellement dynamique. Selon la fédération internationale de la robotique (IFR), qui a dévoilé ces chiffres ce jeudi à Tokyo, les ventes vont encore bondir de 14 % par an, en moyenne, entre 2019 et 2021. « Les tendances qui ont fait croître le marché ces dernières années sont toujours pertinentes et de nouvelles s’y ajoutent », explique Steven Wyatt, le directeur des ventes du géant ABB Robotics. (@LesEchos).

#IntelligenceArtificielle

► Le Royaume-Uni, champion européen de l’intelligence artificielle. Le Royaume-Uni est le pays européen où sont basées le plus de start-up actives dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), devant la France et l’Allemagne, selon un baromètre France Digitale/Roland Berger publié mardi. Ce recensement a été divulgué à la veille de deux jours de réunion de spécialistes de l’IA à l’incubateur parisien Station F, à l’initiative de France Digitale, fédération d’entrepreneurs de la technologie. Il dénombre outre-Manche 774 start-up actives dans l’apprentissage automatique, les réseaux neuronaux et les autres technologies de ce type, soit 34% des jeunes pousses européennes du genre. En France, au deuxième rang du classement, il recense 308 start-up, soit 14% du total européen, juste devant l’Allemagne avec 303 jeunes pousses identifiées (13%). La France est en revanche championne des laboratoires de recherche, avec 82 entités (21% du total européen), contre 43 pour l’Allemagne et 38 pour le Royaume-Uni. (@frenchweb).

18 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 18 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Photographie

x► « Le radeau des phoques » par Cristobal Serrano. Les animaux dans leur environnement. Ce petit morceau de banquise qui dérive à la pointe de la péninsule Antarctique est à peine assez grand pour ce groupe de phoques crabiers. C’était la fin de l’été et il y avait peu d’icebergs disponibles. Le photographe Cristobal Serrano a été primé au Wildlife Photographer of the Year 2018, prestigieux concours de photographies de faune, organisé par le Muséum d’histoire naturelle de Londres. (@LeMondefr).

#Ville

► Les relations public-privé, clé de la réussite des smart cities. Le monde de la smart city, expression consacrée pour désigner la transformation numérique des territoires, est en ébullition permanente et suscite un fort engouement. Les innovations urbaines se multiplient dans tous les domaines (télécoms, mobilité, énergie, bâtiments, gestion des déchets, santé, sécurité…) et les villes françaises sont de plus en plus nombreuses à figurer dans les différents classements des smart cities. Les perspectives sont prometteuses pour les citoyens qui attendent une plus grande qualité de vie en ville, pour les collectivités qui cherchent à faire des économies (9,2 milliards d’euros d’ici 2025 pour la France, selon une étude du cabinet Roland Berger) et pour les entreprises françaises qui découvrent un nouveau marché potentiel (1.100 milliards d’euros en 2025, selon la même étude). (@latribune).

#Transport

► Vélos, trottinettes, scooters: le grand embouteillage. L’hiver dernier, à mesure que Vélib’ dérapait, des milliers de nouveaux deux-roues ont débarqué à Paris, provoquant embouteillages et accrochages. Des vélos circulant au milieu des voitures, des trottinettes slalomant entre les passants, une soudaine anarchie s’est emparée des rues de la capitale, boostée par l’explosion de l’offre de solutions. Dépassée par le phénomène, la Mairie de Paris a bien tenté de réagir cet été, en invitant tous les acteurs du marché du vélo et du scooter à signer une « charte de bonne conduite ». Aujourd’hui, il n’existe aucune réglementation pour l’utilisation des trottoirs. Il y a un vide juridique.  « Paris est confrontée à la problématique de régulation de son espace public dans le cadre d’une arrivée massive, et pourtant souhaitable, d’opérateurs privés », estime Christophe Najdovski, maire adjoint de Paris en charge des transports. (@LExpress).

#IntelligenceArtificielle

► L’Île-de-France dispose aujourd’hui d’un important écosystème de chercheurs, de grandes entreprises, de startups, de grandes écoles et de laboratoires de recherche, qui ont des atouts pour jouer un rôle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA). Mais la capacité d’investissement encore trop faible, un manque de lisibilité des offres et accompagnements dédiés à l’innovation et à la recherche sont des obstacles au développement de l’IA Ainsi la Région propose une feuille de route sur les trois prochaines années de quinze mesures pour faire de l’Île-de-France un hub mondial de l’intelligence artificielle. Faciliter l’usage de l’IA pour les PME et ETI franciliennes, créer le premier lycée en IA de France et mettre l’IA au service de la santé, de l’industrie et des citoyens et installer une gouvernance fédératrice et structurée sont quelqu’une des mesures sur les quinze proposées. (@bymaddyness). A lire : Intelligence artificielle : les quatre lauréats du 1er AI Challenge (@iledefrance).

#Territoire

► À quoi sert la blockchain ? Donner des cours du soir en échange de la réparation de sa chaudière. C’est à Brooklyn, un quartier à la pointe des technologies vertes, que l’on trouve l’un des tous premiers réseaux décentralisés de production et de partage d’énergie. Baptisé Brooklyn Microgrid, ce système permet aux habitants de s’échanger l’électricité qu’ils produisent grâce aux panneaux solaires situés sur le toit de leurs immeubles. Sur l’île d’Yeu, un dispositif similaire a été mis en place pour favoriser l’autonomie énergétique de l’île. Les insulaires peuvent donc s’approvisionner en énergie produite localement. Ces deux expérimentations ont un point commun : elles fonctionnent grâce à la blockchain. « Il faut voir la blockchain comme l’Internet des échanges » affirme Charles Kremer, directeur du programme « Territoires Intelligents » de l’Institut de Recherche Technologique SystemX. « Cette technologie permet de sécuriser les échanges entre plusieurs acteurs, de manière décentralisée. » Lire la suite sur le site @LAdn_eu.

► « L’intelligence collective à un poids considérable sur la manière de faire, de modifier radicalement les projets sur les territoires ». Voir la vidéo, « Les nouvelles voies de la communication territoriale », de la rencontre entre Laurent Riera (directeur de la communication et de l’information de Rennes, Ville et Métropole) et Xavier Crouan (directeur à l’information et à la relation au citoyen à Nantes Métropole) durant le Medialab Speedtraining 2018. (@ouestmedialab)

#Data

► RGPD : la Cnil dresse un premier bilan. Le RGPD, qui entend redonner aux citoyens européens le contrôle sur leurs informations privées, produit ses premiers résultats. Ce mardi, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), chargée de recueillir en France les cas de violations de données personnelles dans le cadre du règlement général sur la protection des données de l’Union européenne, entré en vigueur le 25 mai, a publié un premier bilan chiffré. En un peu plus de quatre mois – le décompte a été arrêté au 1er octobre – l’instance a enregistré 742 signalements concernant 33,7 millions de personnes « situées en France ou ailleurs ». Les incidents ont concerné massivement la confidentialité des données, rendues « visibles par tous ou par des personnes illégitimes », avec 695 cas recensés. Viennent ensuite les problèmes de disponibilité (71) ou d’altération des données (50). (@LesEchos).

#Information

► Visite guidée d’une « ferme à trolls » russe. « Les Echos » ont rencontré Lyudmila Savchuk, une journaliste russe qui a infiltré la « Internet Research Agency » de Saint-Pétersbourg, accusée d’avoir participé à la manipulation des élections américaines. Aujourd’hui, en collaboration avec l’ONG Avaaz, elle alerte : « Il n’y a aucun doute que les élections européennes seront fortement ciblées. Le but du Kremlin est toujours le même : créer du chaos pour ensuite essayer d’en tirer profit. L’Europe doit absolument muscler ses mécaniques de défense. » (@LesEchos).

#Information

► Mariya Gabriel : « L’Europe veut des résultats rapides et mesurables dans la lutte contre les ‘fake news’ ». Les principaux réseaux sociaux ont présenté mardi 16 septembre à la Commission européenne leur « code de pratique » contre la désinformation en ligne. La commissaire européenne au Numérique, Mariya Gabriel, livre aux « Echos » ses réactions. Elle explique que « les citoyens doivent savoir par qui, comment et à quelles fins sont utilisées leurs données. (…) Il n’est pas question d’empêcher les acteurs d’innover ou d’affiner leurs services grâce à l’étude du comportement des utilisateurs mais, j’y tiens, le consentement doit être au coeur de l’économie des données. » (@LesEchos).

#Robotique

► Des scientifiques ont téléchargé le cerveau d’un ver dans un robot Lego. Des robots qui ne ressemblent pas à des vers, mais qui « pensent » comme eux. Depuis 2014, une équipe internationale de chercheurs tentent de télécharger le cerveau, ou plutôt l’esprit d’un ver, dans des robots Lego, rapporte Science Alert ce lundi. Le ver en question, Caenorhabditis elegans, est un petit ascaride transparent d’un millimètre environ. Les scientifiques du collectif OpenWorm dès 2014étudient le petit animal depuis des années, et connaissent très bien ses gènes et son système nerveux. Ils ont réussi à cartographier toutes les connexions entre les 302 neurones du ver et à simuler ces échanges au sein d’un logiciel. Le but final des chercheurs est de reproduire totalement le C. elegans dans un programme informatique. (@LExpress).

17 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 17 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► Le rapport tant attendu des experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques) appellent les États à diminuer les émissions de CO2 dès 2020. En plus d’être indispensables, des politiques environnementales ambitieuses pourraient créer 65 millions d’emplois créés, selon un rapport de la Commission mondiale sur l’économie et le climat. Grâce à l’émergence de villes moins polluées, le développement d’une énergie propre, d’infrastructures et d’une agriculture plus compatibles avec l’environnement, « nous obtiendrons une productivité plus élevée, des économies et une plus grande inclusion sociale », concluent les auteurs du rapport. Selon eux, les bénéfices d’un changement de modèle pourraient représenter 26.000 milliards de dollars de gains économiques supplémentaires d’ici à 2030, et générer 65 millions d’emplois en plus par rapport à la tendance actuelle. Crédits photo : Patrick Pleul / Afp.

#Inondation

► Réchauffement climatique, urbanisation, alertes météo… On répond à cinq questions qui se posent après les inondations dans l’Aude. Treize morts, des routes explosées, un pont détruit, des maisons sinistrées… L’ampleur des dégâts causés par les inondations dans l’Aude, lundi 15 octobre, soulève de nombreuses interrogations. Défaillance du système d’alerte ? Problème d’urbanisation ? Réchauffement climatique ? @franceinfo s’est penché sur les questions qui se posent après les constats de désolation laissés par les pluies diluviennes et les crues des cours d’eau du département, notamment dans les communes de Trèbes et Villegailhenc.

► « L’urbanisation joue un rôle dans l’augmentation des risques liés aux inondations ». Géographe à l’Ecole normale supérieure, Magali Reghezza-Zitt rappelle par ailleurs qu’un « Français sur quatre vit en zone inondable »et explique que « ces cinquante dernières années, nous avons assisté à une urbanisation importante des zones inondables. Ces aménagements du territoire s’expliquent par un ensemble de facteurs. D’abord, les populations ont eu tendance à oublier les dangers, car il n’y a pas eu de crues catastrophiques pendant de longues années. Ensuite, de nombreuses régions du Sud, comme le département de l’Aude, ont vu arriver des populations de retraités ou des jeunes ménages voulant accéder à la propriété qui ne connaissaient pas les dangers du milieu méditerranéen. L’urbanisation progressive s’est faite sur des terres de plaine qui, jusque-là, étaient agricoles, alors que, historiquement, les villages s’implantaient en hauteur pour ne pas être inondés. » Lire aussi : Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter (@LeMondefr).

#Santé

► Comment l’intelligence artificielle transforme la radiologie. Pendant quatre jours, ils ont travaillé 24 heures sur 24 à l’élaboration d’algorithmes pour imaginer la radiologie de l’avenir. Cent quatre-vingts étudiants ingénieurs, médecins, chercheurs et industriels ont planché en équipes sur quatre cas (échographie du foie, scanner du cortex…) à partir de la plus importante base de données jamais constituée en Europe : 3500 patients ont accepté de mettre leurs examens anonymisés. « L’intelligence artificielle (IA) devient incontournable en radiologie en 2018, explique Nathalie Lassau, professeur de radiologie à l’Institut Gustave-Roussy, à l’origine du projet. Elle permettra aux médecins d’améliorer le diagnostic, de mieux organiser les soins et de dégager du temps pour les patients. Mais il faut aujourd’hui orienter les industriels vers les bons cas cliniques et créer des liens pour structurer un vrai écosystème.» Si des médecins ont redouté avec l’IA la fin des radiologues, l’heure semble être à la prise de conscience de son utilité. (@Figaro_Economie).

#Télécom

► L’industrie blâme Bruxelles pour le retard européen. « Déréguler, déréguler, déréguler », insiste José María Álvarez-Pallete. Le directeur général de Telefónica n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit de remédier au retard technologique européen. La capitalisation des opérateurs européens ? En baisse de 43 % depuis 2012, quand leurs homologues américains et asiatiques progressent (+71 % et +13 % respectivement). Les prix de détail ? Ils se sont effondrés de plus de 40 % sur vingt ans, faisant des télécoms « le secteur le plus déflationniste » du continent. L’emprise de la fibre optique ? Elle plafonne à 13,9 % dans l’UE, derrière les Etats-Unis (14,5 %) ou la Chine (71 %). La conclusion de José María Álvarez-Pallete est sans appel : « L’Europe est à la traîne. » Elle perd la bataille de la connectivité face à l’Asie et à l’Amérique. Johan Dennelind, le patron de l’opérateur suédois Telia, surenchérit : « Les pays nordiques ont été les premiers à lancer toutes les générations de téléphonie mobile… sauf la 5G. » (@LesEchos).

#Transport

► La voiture autonome dans un bac à sable. Les véhicules autonomes testés dans le monde entier ne sont pas sans danger : avec une première victime parmi les piétons (Uber en mai 2018), des dégâts matériels (Apple en septembre) et des comportements impromptus (Google). Cette technologie soulève le bien connu dilemme éthique mais aussi de multiples questions de responsabilité juridique tant civiles que pénales. La loi Pacte innove en apportant une réponse inédite : recourir au « bac à sable ». Le « bac à sable » réglementaire peut être défini comme une série de règles permettant aux entrepreneurs de tester leurs produits et modèles économiques dans un environnement réel sans avoir à suivre certaines contraintes juridiques faisant l’objet de restrictions prédéfinies telles que des limitations (en nombres de clients par exemple) et un encadrement dans le temps, le tout sous la supervision d’une autorité. (@FR_Conversation).

#Data

► Comment puis-je vous aider à découvrir la ville ? La perspective d’une ville servicielle, vue par les nouveaux urbanistes comme le mélange entre les services « communs » et les pratiques collaboratives, montre que ce sont ces échanges de données qui vont permettre d’optimiser les services et d’en créer de nouveaux. Mais pour ce qui est de l’open data né il y a 10 ans en France, le dernier billet montrait que malgré une loi « République numérique » ainsi que des moyens financiers couplés à la dynamique de plusieurs groupes de passionnés, avait du mal à décoller (voir 90% de hors-la-loi, et alors ?). En revanche, les opérateurs de services des villes digitalisaient ces services, et les GAFAs ou les entrepreneurs – par exemple ceux du transport ou de la « Civic Tech » – n’hésitaient pas à changer les règles et à développer de nouveaux services reposant sur le numérique. (@zdnetfr).

#SciencesCognitives

► Spécialiste de l’intelligence artificielle et auteur de « Libérez votre cerveau ! » (Édition Robert Lafont), Idriss Aberkane explique : « Le mot important dans intelligence artificielle (IA) est le mot « intelligence ». Et c’est très dur à définir. Pendant longtemps, on a voulu la réduire au quotient intellectuel et c’est une erreur absolue. En sciences cognitives, c’est une mesure très intéressante mais, en aucun cas, elle ne capture toute l’intelligence. L’intelligence, en biologie, c’est la capacité à survivre, définie par Darwin comme la capacité à s’adapter, à résister à l’éradication. L’intelligence artificielle, elle, n’est pas là pour ça. Elle est là pour nous servir, faire exactement ce qu’on lui dit ou anticiper ce que l’on veut. Et surtout pas pour être trop autonome et nous dépasser. En termes de définition, sur le plan économique, c’est automatiser, autant que possible notre capacité intellectuelle. La meilleure définition d’intelligence artificielle est donc « nouvelle machine qui se met à automatiser notre intelligence » ». (@laprovence).

#CyberHarcèlement

► Le portable qui sonne régulièrement, des messages de haine et une victime qui n’ose pas parler. Pour lutter contre ce cyberharcèlement, deux chercheuses azuréennes mettent au point une application. Leur technologie, basée sur l’intelligence artificielle, surveille les réseaux sociaux et alerte au moindre doute. « Nous travaillons sur la détection de cyberharcèlement dans les textes, explique Elena Cabrio, maître de conférences. L’outil que l’on développe nous permet de le détecter dans les échanges sur les réseaux sociaux. » Ainsi, les deux chercheuses de l’Inria à Sophia Antipolis scrutent Facebook, Instagram, Snapchat… « La combinaison de mots dans les messages et leur répétition permet de caractériser le cyberharcèlement », précisent-elles. (@20minutes).

#Internet

► La course aux câbles sous-marins, un enjeu pour la protection des données. Orange a annoncé vendredi s’être associé à Google pour le projet Dunant, un nouveau câble sous-marin à travers l’océan Atlantique. Le contrôle de ces câbles représente un enjeu majeur pour la protection des données. Ce câble haute capacité, long de 6600 kilomètres, sera le premier à connecter via fibre optique les Etats-Unis à la France depuis plus de 15 ans. Il doit être mis en service à la fin de 2020 et doit permettre à l’opérateur de rattraper son retard dans le domaine. Les acteurs traditionnels veulent, en effet, investir ce secteur des câbles sous-marins occupés actuellement par leurs grands concurrents, les GAFA, soit Google, Amazon, Facebook, Apple et même Microsoft. (@RadioTeleSuisse).

#Media

► Les Gafa, nouveaux fans de la pub presse et télé. Les paradoxes sont parfois savoureux. Alors qu’ils n’ont eu de cesse de détourner et d’aspirer les ressources des médias traditionnels à leurs propres profits, les Gafa n’y ont jamais autant déversé d’argent pour s’offrir des pages de publicité. Preuve, visiblement, qu’ils trouvent encore à la télévision, à la presse papier ou à l’affichage, ces totems de l’« ancien monde », quelques vertus utilitaires… Au premier semestre 2018, Amazon, Apple, Google et Facebook ont investi à eux quatre près de 100 millions d’euros bruts dans la publicité traditionnelle en France, selon des chiffres recueillis auprès de Kantar Media. Ce montant a littéralement explosé puisque, en un an, il a bondi de 86 %. (@Figaro_Economie).

16 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 16 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#AgricultureUrbaine

x► Cultures sur les toits, fermes urbaines et jardins partagés : Paris est-elle une métropole agricole ? Cultures sur les toits, fermes souterraines installées dans d’anciens parkings, jardins partagés, culture en aquaponie, en hydroponie, troupeau de moutons qui paissent aux pieds des tours de Saint-Denis… : depuis quelques années, les initiatives d’agriculture urbaine fleurissent un peu partout dans la capitale et sa banlieue, portées par un besoin de reconnexion des citadins à la nature et encouragées par le soutien des collectivités, à l’image de l’appel à projets Parisculteurs. « Il y a un intérêt croissant des collectivités territoriales, notamment des métropoles, pour l’agriculture de proximité, voire de l’agriculture dans la ville », constate Christine Aubry, ingénieur de recherche à l’INRA et à la tête d’une équipe de recherche sur l’agriculture urbaine. (@telerama). A lire : Un jardin partagé crée du lien en plein Paris (@Le_Figaro). Légende image : Agrocité, site agricole et culturel, micro-ferme expérimentale, jardins communautaires, espaces pédagogiques…, à Colombes.

#Climat

► Recyclamer est un robot qui permet de récupérer les déchets dans les océans. Ce robot éboueur des mers a été créé une entreprise de Guéret en Creuse. Il fonctionne grâce à l’énergie solaire, avec des panneaux photovoltaïques. Il peut mesurer en temps réel la qualité de l’eau tout en ramassant les déchets. Recylcamer, aspirateur écologique contre la pollution, utilise un  bio-tissu  innovant, le « BioSorb« , qui capter les hydrocarbures à la surface de l’eau. La production des premiers exemplaires débutera dans quelques mois. (@franceinfo).

#VilleRésiliente

►  « Les villes doivent redevenir des éponges. (…) L’une des mesures passe par le développement d’infrastructures vertes pour capter l’eau à la source, afin d’éviter qu’elle ne ruisselle et ne s’accumule. Ce sont les toitures vertes, les parcs sur friches urbaines, tout ce qui évite la fragmentation de l’espace naturel en ville. (…) A l’inverse, les villes doivent utiliser moins de béton et d’asphalte, qui n’assurent pas l’infiltration de l’eau, au contraire des pavés filtrants, par exemple. Il faut également revoir l’architecture pour vivre avec l’eau : par exemple, construire des maisons à deux étages au lieu d’un seul, avec une porte de sécurité sur le toit, développer des habitations flottantes, rehaussées ou sur pilotis, ou concevoir les sous-sols pour que l’eau s’y accumule et en reparte naturellement lors de la décrue. (…) Il faut tenir compte des besoins locaux, et réintégrer l’architecture vernaculaire, c’est-à-dire traditionnelle. », explique Isabelle Thomas, professeure d’urbanisme à l’université de Montréal et codirectrice de l’ouvrage La Ville résiliente. Comment la construire ? (PUM, août 2017). @LeMondefr du 8 septembre 2017.

► Lingang, une ville située dans le district de Pudong à Shanghai, travaille actuellement pour devenir la plus grande ville éponge du monde. Un effort soutenu par un financement de 119 millions de dollars du gouvernement local. La ville a d’ores et déjà commencé à planter sur les toits, à construire des zones humides (qui stockent l’eau de pluie) et à construire des routes perméables capables de stocker les eaux de ruissellement.

► Paris teste le bitume qui absorbe bruit et chaleur. Depuis plusieurs années, la ville de Paris est partie à la quête d’un bitume révolutionnaire pour tapisser les rues de la capitale qui oit capable d’absorber à la fois bruit et chaleur. Ainsi le projet Cool&Low Noise Asphalt, soutenu financièrement par l’Union européenne, vient d’entrer en phase dans trois rues parisiennes. Les tests dureront quatre ans avec comme objectif de faire chuter le bruit d’au moins 5 décibels, et la température de 3 °C. (@LeParisien_75).

#Ville

► Fort de ses 2200 associations implantées sur les territoires ruraux et de ses 160 000 familles adhérentes, le mouvement Familles Rurales » a voulu vérifier et déchiffrer les représentations du monde rural. Il a commandé pour cela une étude « Territoires ruraux : perceptions et réalités de vie », menée par l’IFOP. Son objectif est de « déconstruire les idées reçues, comprendre et faire comprendre, les conditions d’attractivité des territoires ruraux », afin de mieux appréhender les attentes d’habitants qui se sentent parfois déconsidérés par leurs voisins urbains. L’étude conclut que « ces espaces [ruraux] relégués constituent un enjeu majeur pour le pays, dont le développement équilibré du territoire ne sera possible qu’à la condition d’une fructueuse complémentarité ville-campagne ». (@villeintelmag).

► Il n’est peut-être pas encore trop tard pour ramener à la vie nombre de centres-villes des communes de taille moyenne, aujourd’hui à l’agonie. Ainsi pour tenter de revitaliser ces centres-villes, le gouvernement a lancé en 2017 un plan, « le programme action cœur de ville » et cinq milliards vont être débloqués sur cinq ans en faveur de 222 communes. Pour Nicolas Sansu, maire communiste de Vierzon, il ‘n’est pas « certain que l’on puisse faire revenir les commerçants dans nos rues. L’e-commerce et les grandes surfaces ont créé de nouvelles habitudes de consommation. On fréquente aujourd’hui le centre-ville non pour acheter mais pour se divertir, se rencontrer. Il faut y privilégier la convivialité. » (@Le_Figaro).

#Transport

► La maire de Paris souhaite rendre gratuits les transports en commun. Elle voit en la mesure « un bon moyen de faire reculer plus vite la voiture individuelle polluante ». L’idée n’est pas totalement incongrue. Rien que dans l’Hexagone, ont en compte une trentaine. Elles ont pour objectifs de redynamiser les centres-villes et faire reculer l’automobile. Avec 200 000 habitants, Dunkerque est la dernière et la plus grande des agglomérations à s’y être convertie, début septembre. Le défi reste tout autre pour une métropole de 10 millions d’habitants. Le premier obstacle réside dans le coût d’une telle opération. Au minimum 3 milliards d’euros par an pour compenser les sommes aujourd’hui déboursées par les usagers. Une équation qui ne se pose pas en ces termes dans des petites villes qui, comme Aubagne ou Niort, ont franchi le pas. Une telle mesure n’est pas forcément efficace pour améliorer la qualité de l’air. A Tallinn, en Estonie, seule capitale européenne (450 000 habitants) à avoir opté pour la gratuité, une étude prouve qu’une mesure réduit le trafic automobile de 2 % seulement. (@Challenges).

► « Pour financer les alternatives et non punir les automobilistes, il est souhaitable de se tourner vers une tarification modérée (1 euro par jour par exemple) et large de l’usage de la voiture, le contraire du système élitiste du péage londonien, qui est de 13 euros sur une petite surface en hypercentre, et d’en exonérer les plus faibles revenus. Cette mesure est autrement plus juste et efficace que les interdictions des véhicules polluants, propriété des moins fortunés. », explique Jean Coldefy, ancien responsable adjoint du service mobilité urbaine à la Métropole de Lyon, sur le site du @LeMondefr. A lire aussi : Gratuité des transports publics : une idée pas si « stupide » (@LesEchos).

#Santé

► Et si les patients formaient les médecins ? «Dans les livres de médecine, tout est parfait. Le patient ne parle pas.» Mohammed Ghadi, lui, parle beaucoup. Il est «patient expert». Cela signifie qu’il a fait de son vécu de malade une «expertise», qu’il peut mettre au profit des autres patients et des professionnels de santé. Depuis 2014, en binôme avec un médecin, il intervient auprès des internes de médecine générale, sur leurs trois dernières années de formation. Une démarche unique en France, lancée il y a quatre ans par la fac de médecine de Paris-XIII. «Les médecins ne comprennent pas pourquoi leurs patients vont chercher des informations sur Internet. Ils s’en indignent régulièrement. Mais il y a bien une raison! L’information est souvent incomplète et trop rapidement formulée», explique-t-il. (@Le_Figaro).

#Espace

► Le patron d’Amazon va investir plus d’un milliard de dollars dans sa compagnie spatiale l’an prochainToujours plus. Le patron d’Amazon va encore augmenter son investissement annuel dans Blue Origin, la compagnie spatiale qu’il a fondée en 2000. C’est ce qu’il a annoncé, lundi 15 octobre, lors d’une conférence organisée à San Francisco (Etats-Unis). Blue Origin se développe à la fois sur le marché du tourisme spatial, pour des voyages de quelques minutes à la frontière de l’espace, et du lancement de fusées pour les satellites et l’exploration spatiale, comme sa rivale SpaceX, fondée par un autre milliardaire, Elon Musk, et déjà opérationnelle depuis six ans. « Nous avons besoin du même dynamisme dans l’espace que ce qu’il s’est passé avec internet depuis 25 ans », a-t-il expliqué. (@franceinfo).

15 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 15 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► Reboiser pour lutter contre le réchauffement climatique ? Après la publication du dernier rapport du GIEC, le groupe d’experts mandatés par les Nations unies pour évaluer l’ampleur du réchauffement et son impact, tous les projecteurs sont à nouveau braqués sur l’urgence de changer de paradigme pour contenir la hausse de la température. Parmi les solutions mises en avant : les forêts, considérées comme de formidables « puits de carbone », absorbant les émissions de gaz à effet de serre rejetées dans l’atmosphère. Mercredi, le patron de Shell a ainsi milité dans ce sens devant un parterre d’industriels du secteur pétrolier. « Vous pouvez atteindre l’objectif […], mais pas seulement en insistant encore et toujours plus sur les mêmes leviers. […] Ce qui peut être fait c’est par exemple un reboisement massif », a ainsi plaidé Ben van Beurden. Autrement dit : planter l’équivalent de la forêt tropicale amazonienne. (@LesEchos). Légende image : Pour absorber 8 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2100, il faudrait que les conifères remplacent les feuillus sur une surface équivalente à l’Espagne. Légende image : Les terres fertiles de l’Amazonie colombienne. Crédit photo : Guillermo Legaria/AFP.

#Entreprise

► Les ex-Whirpool d’Amiens se reconvertissent avec une « shopping box ». Une drôle d’armoire en aluminium et en acier vient de faire son apparition dans le centre-ville d’Amiens (Somme). Elle attire le regard des passants. Il s’agit de la première « shopping box » imaginée et fabriquée par l’entreprise WN, ex-Whirlpool qui fabriquait des sèche-linge avant sa délocalisation en Pologne. Reprise au 1er juin, l’entreprise de 180 salariés rebondit donc très vite. Cette « shopping box » de 23 casiers a pour vocation d’accueillir les achats passés par Internet chez une quinzaine de commerçants du centre-ville, que ce soit des surgelés, du frais ou du tempéré. Leurs noms ne sont pas encore divulgués. L’expérimentation devrait débuter dans les prochains jours : « Nous allons retrouver des clients qui ne pouvaient plus venir au magasin à cause de leurs horaires, explique un volailler. C’est une bonne initiative mais il faudrait installer des shopping box aussi en périphérie. » (@LeParisien_Eco).

► Deux cents nouveaux postes à pourvoir chez Remade, le spécialiste du smartphone reconditionné. « Après avoir déjà embauché plus de 300 personnes sur les dix-huit derniers mois, REMADE, le leader français de la reconstruction de smartphones premiums, poursuit son développement et souhaite recruter 200 nouveaux collaborateurs d’ici fin 2018. », explique l’entreprise du Sud-Manche installée depuis 2013 sur la zone des Estuaires de Poilley, entre Avranches et Ducey. Et selon Matthieu Millet, le Président-fondateur de Remade : « La Région Normandie s’est engagée à assurer la formation d’une partie des candidats au travers du dispositif « Une formation un emploi ». Celui-ci permet de former des demandeurs d’emploi sur des compétences convenues avec les entreprises partenaires qui sont pleinement associées à la construction de ces programmes. » (@franceinfo).

#Transport

► Waze étend ses services au covoiturage. « «Quand les véhicules sans chauffeur seront une réalité, il faudra certes être capable de leur faire effectuer leur trajet… mais aussi permettre aux passagers de retrouver leur voiture », explique Fej Shmuelevitz, vice-président chez Waze. Près de 110 millions de personnes utilisent régulièrement le service de cartographie de Waze dans le monde, lors de leurs déplacements motorisés. Pour gagner du temps, éviter des bouchons… et bientôt pour faire du covoiturage. La start-up israélienne, rachetée par Google en 2013, veut être présente dans tous les aspects de la mobilité. Après avoir été testé dans cinq États américains, Waze Carpool a été étendu à Israël, avant de l’être à l’ensemble des États-Unis. L’extension de ce service ferait de Waze un rival sérieux pour BlaBlaCar. (@FigaroTech).

► Comment le vélo change le paysage de l’économie française. Avec assistance électrique ou non, la révolution du vélo est en marche en France. Ces vingt dernières années, le vélo s’est paré de toutes les vertus : il est bon pour la santé, bon pour la planète, utile pour désengorger les villes… En septembre à Angers, le premier ministre a mis un coup d’accélérateur avec le plan vélo du gouvernement: un fonds de 350 millions d’euros sur sept ans pour développer les axes cyclables, la création d’un forfait mobilité durable pour contribuer aux frais des salariés… La France est à la traîne de ses voisins européens: les Pays-Bas, royaume de la bicyclette, ont déployé le leur il y a vingt ans, l’Irlande en 2009, l’Allemagne en 2012, la Suède l’année suivante puis le Danemark… L’objectif est de faire passer la part du vélo dans les déplacements quotidiens en France de 3 % aujourd’hui à 9 % en 2024, à l’occasion des Jeux olympiques. (@Figaro_Economie).

► Mardi 9 octobre, les ministres européens de l’Environnement ont pris une décision drastique : en 2030, tous les véhicules neufs devront produire 35% de CO2 en moins. Une décision vécue comme une révolution par les constructeurs. Les Français Renault ou PSA ne devraient pas non plus être épargnés. Selon Alexandre Guillet, rédacteur en chef de L’Argus pro, si ce virage va bien détruire des emplois, d’autres devraient être créés : des emplois de service, plus que dans l’industrie lourde, de quoi compenser en partie. La bataille des constructeurs semble déjà perdue. À voir les consommateurs au Salon de l’auto, le virage vert semble bien incontournable. Le changement semble donc inéluctable, les constructeurs vont devoir s’adapter. Une nouvelle révolution de l’automobile est en marche. (@franceinfo).

► Anticipant les décisions politiques, les constructeurs investissent massivement dans la voiture électrique, la voiture autonome, connectée, prolongée… « Or, cette voiture électrique n’est pas un don du ciel. Son moteur tourne grâce à une batterie qui se recharge à l’électricité. Aujourd’hui ces batteries sont, quasi exclusivement, chinoises. Quant à l’électricité, elle vient, pour quelques pour-cent du solaire et de l’éolien, pour un peu plus de l’hydraulique, et pour l’essentiel de centrales, à charbon, au gaz, au fuel et nucléaires… », explique le journaliste François d’Orcival sur le site du @FigaroVox

#Santé

► Quand Dr Google change la donne entre patients et médecins. L’avènement d’Internet, avec l’accès en un clic à des informations en surabondance sur la santé et à des cohortes de forums, a façonné les foules en patients experts. Et nécessairement transformé la relation avec les médecins. Désormais, diagnostics et traitements médicaux sont questionnés, voire remis en cause. Fini le temps du médecin tout-puissant et du patient passif. Place à une relation partenariale ? Dans les hôpitaux et cabinets médicaux, beaucoup de professionnels grognent. Quand d’autres, à commencer par la jeune génération, choisissent d’être constructifs. A lire aussi : « Le corps médical est encore dans une attitude paternaliste de possession du savoir ». (@Le_Figaro).

#Administration

► « « En France, l’administration sert l’Etat, en Estonie elle sert le citoyen ». Dans Demain, tous estoniens ?, « Imaginez un pays où l’Etat n’a pas le droit de demander deux fois dans une vie la même information au citoyen. Imaginez un pays où toutes les démarches se font en ligne avec une carte unique – sauf le mariage, le divorce et les achats immobiliers (par choix et pour l’instant). Imaginez un pays où vous pouvez voter du fond de votre canapé en quelques minutes, souscrire un emprunt sans sortir de chez vous. » Dans leur essai Demain, tous estoniens ?, publié récemment aux éditions Cent Mille Milliards, Violaine Champetier de Ribes (fondatrice de l’agence de stratégie d’influence Le Meunier Qui Dort et secrétaire générale de l’association France-Estonie), et Jean Spiri (directeur recherche et développement du think tank Atelier Europe et spécialiste de l’intégration européenne) dressent le portrait du « paradis administratif » que constitue selon eux l’Estonie. (@usbeketrica).

#Video

► Les youtubeurs gagnent-ils vraiment de l’argent ? Norman, Squeezie, Cyprien… Certains youtubeurs gagnent beaucoup d’argent, et sont même devenus millionnaires. Ces stars du Net aux millions d’abonnés gagneraient, selon les estimations des Echos, entre 100.000 et 500.000 euros par an, de quoi susciter des vocations… Mais les youtubeurs ne sont pas tous logés à la même enseigne. Florence Porcel, youtubeuse spécialisée dans la vulgarisation scientifique, a récemment poussé un coup de gueule sur les réseaux sociaux. (@20minutes).

#MediaSocial

► Comment les réseaux sociaux formatent nos enfants. Après les adultes, les enfants. Depuis quelque temps, Facebook et Google multiplient les initiatives à l’égard des plus jeunes, conscients que les adeptes en herbe d’aujourd’hui sont les consommateurs de demain. Le contexte est favorable : les enfants se familiarisent très vite avec l’univers du high-tech. D’abord en observant leurs parents, qui utilisent leur smartphone dans une quantité d’occasions, mais aussi en adoptant des produits spécialement conçus pour eux: tablette junior, ordinateur ludo-éducatif, casque audio, montre connectée, bracelet d’activités, etc. Et puis, passé un certain âge, tous possèdent leur smartphone. 35 % des enfants de 8 à 10 ans en sont équipés, et jusqu’à 85 % pour les ados de 12 à 17 ans, selon une enquête récente de l’Union nationale des associations familiales et de l’Association française des opérateurs mobiles. (@FigaroTech).

14 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 14 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

► « Écotopia » : bienvenue dans le futur désirable. Sorti en 1975, Ecotopia fut rapidement intégré par la contre-culture américaine, jusqu’à devenir un classique et un modèle rare de science-fiction utopique. Le roman d’Ernest Callenbach imagine la fondation d’une nouvelle nation entièrement dévouée à la construction d’un mode de vie durable, en harmonie avec la nature : zéro déchet, zéro pollution, pour un équilibre perpétuel entre l’homme et son environnement. Traduit à l’époque aux éditions Stock, Ecotopia est longtemps resté confidentiel en France. Il a été de nouveau traduit et publié depuis le 4 octobre dernier, aux éditions Rue de l’échiquier. L’occasion de découvrir une œuvre d’une incroyable actualité. Car il s’agit bien d’une invitation enthousiasmante à cultiver des imaginaires alternatifs et à croire, envers et contre tous, que le monde peut encore éviter l’effondrement. (@usbeketrica). Légende image : détail d’une couverture américaine d’Ecotopia, par Mark Harrison.

► Dimanche 14 octobre, Angers, ville laboratoire pour la Smart City, un reportage diffusé pendant l’émission « Dimanche en politique », sur France 3 Pays de la Loire. Des chantiers de grande ampleur qui changent le visage de la ville, des projets immobiliers, une nouvelle patinoire, un centre des congrès totalement rénové, la restauration des quais de la Maine, la couverture des voies sur berge et deux nouvelles lignes de tramway… Angers se métamorphose et la ville attire de plus en plus, notamment les étudiants, mais aussi les entreprises. Un centre d’appel et une entreprise de sécurité vont bientôt s’installer et créer plus de 600 emplois. Alors, pourquoi la ville d’Angers est-elle si prisée ?

► La ville du futur, c’est une ville accessible à tous. Avant de fantasmer une ville « intelligente » ou hyperconnectée, il s’agirait surtout de penser une ville plus accessible, une ville pour tous. Mais en France, force est de constater que nous sommes, aujourd’hui, encore bien loin du compte. Le projet de loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique), adopté le 3 octobre dernier par l’Assemblée nationale, en est la preuve, nous dit Fabien Benoit, journaliste et collaborateur régulier d’Usbek & Rica, dans une tribune qui plaide pour l’aménagement de villes vraiment inclusives. (@usbeketrica).

#Economie

► Daniel Cohen : « Ne laissons pas le champ libre aux Gafa ». Par Daniel Cohen, économiste. Chacun voit bien à quoi pourrait ressembler, dans vingt ans, le monde en train de percer. Les taxis n’auront plus de chauffeurs, l’Apple Watch se sera démocratisée, permettant à chacun de prendre son pouls et de réaliser un électro-cardiogramme, offrant aussi, en partenariat avec Amazon, de livrer les médicaments qui vous ont été prescrits par le centre Google Health, lequel aura pris aussi le contrôle d’un réseau de pharmacies. Les ingénieurs, les « manipulateurs de symboles », inventeront des algorithmes qui feront tourner la société numérique au profit des Gafa. Lire la suite sur le site @LesEchos.

► Réinventer le développement grâce au numérique. Les plateformes en ligne bouleversent à toute allure nos modes de travail, de commercialisation, d’achat, de recherche d’emploi, de relations sociales ou encore d’accès aux services publics. Il s’agit d’une mutation mondiale qui affecte en profondeur la société et l’économie. Le commerce électronique devrait représenter un marché 6 000 milliards de dollars en 2021. Ces évolutions pourraient se révéler déterminantes pour les pays en développement. L’expansion des plateformes numériques peut doper la croissance économique grâce à l’émergence de modèles d’activité radicalement nouveaux, favoriser le rapprochement entre l’administration publique et les citoyens, et apporter des solutions novatrices aux enjeux de développement complexes. (@banquemondiale).

#Information

► Fake news : Bruxelles touche aux limites de la méthode douce. La France n’est pas la seule à se heurter au casse-tête de la lutte contre les fake news. Le sujet anime aussi Bruxelles, où après le premier avertissement qu’aura constitué le poids de la désinformation dans la campagne des Brexiters, son rôle lors de l’élection de Donald Trump et le scandale Facebook-Cambridge Analytica ont fini de sonner le réveil. A l’approche d’élections européennes où une poussée des populistes et des nationalistes est redoutée, impossible pour la Commission européenne de rester passive face à une arme si redoutable et à laquelle ils n’hésitent pas à recourir. Mais si le diagnostic converge à Paris et à Bruxelles, le remède diverge. (@LesEchos).

#Numérique

► « Hyperconnectés, le cerveau est en surcharge ». Il faut résister aux appels des sirènes numériques. Depuis une vingtaine d’années, smartphones, tablettes, ordinateurs et montres intelligentes ont pris une place démesurée dans la vie quotidienne. Texto, vidéo conférence, notification ou courriel, n’importe qui peut désormais être joignable à n’importe quel moment de la journée… ou de la nuit. On doit cet univers ultraconnecté à Internet, désormais utilisé par la moitié de la population mondiale. Ainsi, en vingt-quatre heures, 150 milliards de courriers électroniques sont échangés à travers la planète. Grâce à ce réseau, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait en deux millions d’années ! (@LeMondefr).

13 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 13 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► L’ouragan Leslie devrait atteindre le Portugal « dans la nuit de samedi à dimanche avec des rafales à 130 km/h ». L’ouragan Leslie, de catégorie 1, « se dirige vers le Portugal, qu’il devrait atteindre dans la nuit de samedi à dimanche », confirme Christelle Robert, prévisionniste à Météo France. Un ouragan en Europe est un phénomène « rare » fait observer Christelle Robert. « Seulement neuf ouragans ont été observés, aussi à l’Est du bassin atlantique », depuis le début de l’observation du climat par satellite, le dernier étant Ophélia en 2017 « qui avait touché l’Irlande », rappelle la prévisionniste. (@franceinfo). Légende image : Un couple observe des vagues déferler sur une plage de Nazare, au Portugal (illustration). Photo de Francisco Leong / afp.

#Ville

► Vers un enterrement de première classe du Grand Paris ? « C’est mort. C’est planté ! », assure un connaisseur du dossier. « Il ne se passera rien avant 2020 à cause des municipales, et après on sera dans la présidentielle. » A l’Elysée, le projet tentaculaire du Grand Paris serait enterré. La raison ? Trop coûteux pour les finances publiques selon les uns, trop politiquement sensible à la veille d’échéances électorales cruciales selon les autres… (@LeParisien_75).

#Entreprise

► « A Paris, il y a énormément d’argent pour les start-up ». Nicolas Dufourcq est un missionnaire. Inlassablement, le patron de la banque publique d’investissement défend l’innovation et les start-up, le made in France et ses PME industrielles. Sans tomber dans l’angélisme. Oui, la France est une terre de chercheurs et de scientifiques, mais les transferts de technologies sont encore insuffisants pour créer des géants mondiaux de la « tech ». Oui, l’industrie française a rétabli sa compétitivité mais le rapport « innovation-prix » des produits tricolores est insuffisant pour cartonner réellement à l’exportation et réduire le déficit de la balance commerciale. Oui, l’avenir de l’industrie française est européen, mais les collaborations sont encore trop peu nombreuses, notamment dans le digital. Interview sur le site de @LExpress.

#Déchets

► Veolia teste un robot-trieur fonctionnant à l’intelligence artificielle. Max vaut « un homme et demi » : le robot-trieur effectue 3 600 gestes à l’heure contre 2 200. Il est installé depuis la mi-2018 sur le site d’Amiens qu’exploite Veolia. C’est « le premier robot à intelligence artificielle d’Europe opérant sur des déchets ménagers », indique Bernard Harambillet, directeur général du groupe Veolia en France. Acquis en deux exemplaires (l’un servant aux tests sur le centre de recherche) auprès de la société américaine BHS (Bulk Handling Systems), l’outil renforce le rendement et la qualité du tri tout en allégeant la pénibilité du travail, en limitant les gestes des opérateurs et leur contact avec les déchets. Veolia l’installera à Nantes en 2020 pour surtrier des emballages en plastique. (@EnviroMag).

#LiensVagabonds

► Féroce bataille de géants pour prendre le contrôle de votre salon. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Réforme de l’audiovisuel : trois propositions de l’Arcep ; – Changement climatique : la presse pas à la hauteur ; – Les journalistes accordent-ils trop d’attention à Twitter? ; – Le MIT entraîne des ordinateurs à détecter les fake news   ; – La 5G, source de revenus pour les médias.

#Edition

► Une intelligence artificielle traduit un livre de 800 pages en 12 heures. Quantmetry, spécialiste des IA, ainsi la startup allemande spécialisée dans la traduction DeepL ont confié à une Intelligence artificielle un véritable pavé complexe et imbuvable pour un grand nombre de personnes, à savoir l’ouvrage : « Deep learning », co-écrit par Yoshua Bengio,  Ian Goodfellow et Aaron Courville. Un livre référence dans l’apprentissage profond qui fait plus de 800 pages. La prouesse tient aussi bien dans le temps qu’il a fallu pour traduire l’ouvrage, à savoir une douzaine d’heures, que dans sa qualité. En effet, l’IA a réussi à traduire le texte, mais aussi les tableaux et les graphiques, sans besoin du moindre humain pour l’épauler. Au final, la qualité de traduction est plus que satisfaisante, puisque quatre spécialistes humains cette fois, se sont penchés sur le travail et estiment que la traduction est fiable à plus de 85 %. (@begeek).

#Videos

► Le Français, un petit consommateur de vidéos en ligne. L’un des principaux fournisseurs de services cloud à l’international Limelight Networks a publié son rapport « State of Online Video », abordant la consommation mondiale des contenus sur Internet. L’étude s’appuie sur les réponses de 5.000 participants en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, aux Philippines, à Singapour, en Corée du sud, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. En se penchant uniquement sur la France, le rapport révèle que la consommation de vidéos en ligne ne cesse de progresser et atteint une moyenne de 5h15 par semaine. (@puremedias).