20 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 20 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Voyage

x► Luxueux trains de vie. Ce petit train rouge serpentant entre les hauts plateaux, les ponts métalliques vertigineux et les volcans cotonneux n’est autre que le Tren Crucero qui relie Quito à Guyaquil. (@Le_Figaro). Légende image : Le Tren Crucero parcourt l’Equateur, des Andes au Pacifique. – Crédits photo : SDP.

#Travail

► En 2025, les robots effectueront plus de tâches professionnelles que nous. Un robot à votre bureau ? D’ici à 2025, les machines effectueront davantage de tâches professionnelles que les humains, estime un rapport du Forum économique mondial (WEF) publié ce lundi 17 septembre. Elles en accomplissent 29% aujourd’hui, indiquent les chercheurs de la fondation, connue pour organise chaque année le Forum de Davos. Mais que l’on se rassure : les emplois ne se perdent pas, ils se transforment. Toujours d’après l’étude, si 75 millions d’emplois pourraient être supprimés à cause de l’automatisation, 133 millions d’autres « plus adaptés à la nouvelle division du travail entre humains, machines et algorithmes » devraient être générés. Soit un solde positif de 58 millions d’emplois créés… Sans compter que les machines et les hommes pourraient collaborer efficacement et concilier leurs points forts. « Les transformations liées à la ‘quatrième révolution industrielle’, si elles sont correctement mises en œuvres, pourraient nous guider vers un nouvel âge de bon travail, de meilleurs emplois, et d’une qualité de vie accrue pour tous », estiment les chercheurs du WEF. Soulagement, donc… Pour quelques lignes seulement. « Si elles sont mal mises en œuvre, ces transformations présentent le risque d’accentuer les inégalités et d’élargir les écarts de qualifications entre les travailleurs », met ainsi en garde le rapport. (@Lobs).

#Metier

► Droniste, une profession qui s’organise pour séduire les entreprises. Des plates-formes commencent à se créer pour organiser le contact entre les entreprises et les pilotes de drone. En face, Parrot développe depuis trois ans des prestations pour les grands groupes. Comment trouver un droniste prêt à capturer vos images et à traiter les Data ? Il y a la technique à l’ancienne, mais qui marche bien de l’avis des professionnels, aller sur le site de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), qui publie un fichier Excel contenant la liste, mise à jour, des 12.440 « exploitants déclarés ». La Fédération professionnelle du drone civil permet aussi de cliquer sur le site de l’ensemble de ses adhérents. Mais preuve de la maturité naissante du marché, des sites se sont créés à destination des industriels ou des professionnels de l’immobilier, du simple Bottin numérique tel annuaire-drone.com, aux start-up jouant le rôle d’intermédiaire avec plus ou moins de services à la clef. (@EchosExecutives).

#Commerce

► Le commerce 3.0. Sur fond d’avènement d’une société en rapide mutation, notre époque est marquée par la convergence de quatre ruptures majeures : rupture économique (de la possession à l’usage), rupture écologique (de l’insouciance à la prise de conscience), rupture sociologique (la quête de sens et de partage) et rupture technologique (le numérique a fait éclater les unités de temps, de territoire et de fonction). Cette situation nous conduit à cesser de penser en binaire du fait des liens permanents et fluctuants d’une pensée complexe. Face à ces mutations, la plupart des organisations cherchent à s’adapter. Tenir les fondamentaux métiers et viser l’excellence opérationnelle est indispensable mais pas suffisant. (@frenchweb).

#Blockchain

► La blockchain tient-elle ses promesses ? On dit d’elle, qu’elle s’apparente à une seconde révolution numérique et pour cause. La blockchain est en mesure de certifier, en toute sécurité et sans tiers de confiance, les transactions de diverses natures, qu’il s’agisse d’une levée de fonds ou de pierres précieuses. Une prouesse technologique qui porte ses fruits et, de fait, remet en cause notre organisation sociale reposant sur les intermédiaires. Avec son utilisation, une nouvelle facette de la confiance se dessine, plus ou moins libertaire. (@LesClesDeDemain).

► Blockchain privée : illusion ou innovation ? A chaque fois qu’une entreprise utilise la blockchain, certains sautent au plafond et saluent l’initiative, d’autres se couvrent le visage avec la main et s’exaspèrent. En effet, selon ces derniers, les entreprises utilisent une version privée de la blockchain qui n’aurait rien d’une innovation mais tout d’une illusion. La différence entre une blockchain privée et une blockchain publique comme celle de Bitcoin est similaire à la distinction entre l’Internet public et un intranet privé. Sur l’un tout le monde peut participer, sur l’autre l’accès est restreint à un nombre limité de participants. Les sceptiques considèrent que ces entreprises surfent avec opportunisme sur le buzzword « blockchain » pour se donner bonne presse. (@usbeketrica).

► Classement des 16 pays riches où la majorité des entreprises aura adopté la blockchain en 2022. Voici les 16 pays riches où il est « probable » ou « très probable » que plus d’une entreprise sur deux adopte la blockchain dans le cadre de sa stratégie de croissance d’ici 2022, selon l’enquête du WEF: 1 ex-aequo. Brésil, Indonésie et Royaume-Uni ; 4 ex aequo. Allemagne, Afrique du Sud, Mexique, Philippines et Singapour ; 9 ex aequo. Japon et Vietnam. (@BIfrance).

#IntelligenceArtificielle

► Google inaugure un laboratoire d’intelligence artificielle à Paris. Google a inauguré mardi 18 septembre à Paris son nouveau laboratoire de recherche en intelligence artificielle. L’implantation de ce centre à Paris « est un signal fort de l’attractivité de la France dans un secteur technologique de pointe », a déclaré la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Delphine Gény-Stephann. « Les axes de recherche stratégiques retenus à ce jour, santé, environnement, vision par ordinateur, art, viendront renforcer l’expertise de l’écosystème français dans ces secteurs d’activité», s’est-elle félicitée. Le laboratoire parisien devrait employer un noyau dur d’une vingtaine de chercheurs. « Pour l’instant, nous avons recruté cinq personnes, avec l’objectif d’arriver à une quinzaine d’ici à la fin de l’année», a indiqué Olivier Bousquet, patron des activités d’intelligence artificielle de Google en Europe. (@frenchweb). A lire aussi : Google inaugure son nouveau laboratoire d’intelligence artificielle à Paris (@Challenges).

► La cause de l’intelligence artificielle progresse. A l’occasion de l’événement « Disrupt SF » à San Francisco, Tata Communications, filiale du groupe indien qui fournit des services de télécommunication, a rendu publiques les conclusions d’une étude menée avec un professeur en ingénierie de Berkeley, Ken Goldberg. La recherche porte sur la perception de l’intelligence artificielle par 120 dirigeants d’entreprises majoritairement américaines. Et les résultats traduisent une nette progression de la cause auprès de cette population. Désormais, « l’intelligence artificielle est perçue comme un nouveau type d’intelligence qui peut compléter l’intelligence émotionnelle, sociale, spatiale et créative », fait valoir Vinod Kumar, le directeur général de Tata Communications. (@EchosExecutives).

#Société

► Mort de l’urbaniste, philosophe et essayiste Paul Virilio. L’urbaniste et philosophe Paul Virilio, qui nous a quitté mardi 10 septembre à l’âge de 86 ans, estimait dans un entretien accordé à Libération en 2010 que « nous vivons une synchronisation de l’émotion, une mondialisation des affects ». « Au même moment, n’importe où sur la planète, chacun peut ressentir la même terreur, la même inquiétude pour l’avenir ou éprouver la même panique. C’est quand même incroyable ! Nous sommes passés de la standardisation des opinions, rendue possible grâce à la liberté de la presse, à la synchronisation des émotions (…) Nos sociétés vivaient sur une communauté d’intérêts, elles vivent désormais un communisme des affects ».

► « La liberté de choix et d’intelligence en commun est contestée par l’exigence, en tous domaines, de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n’habitons plus la géographie mais le temps mondial. » Paul Virilio dans Le Monde de l’éducation en mai 2001. Une revue de liens : – Paul Virilio, premier sur la vitesse (@libe), – Paul Virilio   « Penser la vitesse » (@YouTube), – La tyrannie de la vitesse (@SH_mag).

19 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 19 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Société

x► Cette fresque, intitulée « Message du futur », est l’œuvre de l’artiste français Saype. Elle a été réalisée sur la pelouse de la Perle du Lac, à Genève, pour rendre hommage au travail des bénévoles qui sauvent les migrants traversant la Méditerranée. La fillette « jette son bateau en origami dans le lac comme un message d’espoir. » Photo de Valentin Flauraud / Keystone.

#Ville

► Territoire durable : élus et citoyens doivent s’engager ensemble. Réussir à partager un projet commun de territoire économiquement viable, tout en intégrant les contraintes liées à l’environnement et au fonctionnement d’une société plus humaine, telle est désormais la principale préoccupation des gestionnaires de collectivités. Si le « smart citoyen » a bien vu le jour, quels sont les leviers qui lui permettront d’adhérer aux projets d’aménagement du territoire sur lequel il vit ? C’est la question que se pose cette semaine Tony Canadas, le président de l’association La Ville Intelligente et citoyenne. (@villeintelmag).

► Forum Smart City Marseille : place aux disrupteurs. Depuis 4 ans, le Forum Smart City Marseille s’interroge sur l’impact du numérique dans la cité de demain, dans celle que l’on tente d’imaginer et à laquelle on essaie de donner forme. L’innovation n’est évidemment pas que technologique, mais tout autant sociétale, Alexandre Mars viendra expliquer que « La révolution du partage », qui encourage à ce que le don devienne la norme, est une autre façon d’insuffler de l’innovation dans le monde de demain qui se construit aujourd’hui. C’est cela aussi la smart city, une ville plus humaine, plus ouverte, capable de créer des liens. C’est ça aussi donné vie à la « Connectivité(s) ».  (@latribunepaca).

#Entreprise

► Une loi pourrait obliger les géants du web à mettre plus de femmes à leur direction. C’est un fait : la tech est un secteur majoritairement masculin. Les grosses firmes américaines de la Silicon Valley sont très peu à avoir des femmes au sein de leurs conseils d’administration. L’Etat de Californie souhaite cependant changer cet état de fait en promulguant une loi imposant un quota minimum de femmes dans les conseils des entreprises cotées en bourse. (@Clubicpro).

#Transport

► Les constructeurs auto menacés par les géants de la tech. Fin de règne ? Dans sa dernière étude, le cabinet de conseil en stratégie Advancy s’est intéressé aux acquisitions (rachat, prise de participation et joint-ventures) réalisées dans les domaines de la voiture autonome, de la connectivité, de l’électrification et des nouveaux services de mobilité (VTC, co-voiturage…), entre 2012 et 2017. En clair, dans ce qui constituera l’industrie automobile du futur. Pour preuve, ces quatre segments, qui ne représentaient que 2% du nombre total des fusions acquisitions du secteur automobile en 2012, ont représenté 19% des opérations en 2017. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats de cette étude ressemblent à une véritable passation de pouvoir entre l’ancien monde, les constructeurs et les équipementiers automobiles-, et le nouveau monde, les géants de la tech, en particulier américains, coréens et chinois. « Sur les 77,5 milliards de dollars investis entre 2012 et 2017, 9,7 milliards l’ont été par les constructeurs, 30,3 milliards par les équipementiers, et 37,5 par les seuls géants de la Tech, alors qu’ils ne pesaient quasiment rien dans cet univers avant 2012 ! », détaille ainsi Rémi Cornubert, senior manager chez Advancy, en charge de la mobilité du futur. (@LExpress).

#IntelligenceArtificielle

► Laurence Devillers : « Les machines sont à des années-lumière de capturer nos affects ». Alors que de plus en plus d’entreprises d’intelligence artificielle cherchent à percer le mystère de nos émotions, à les modéliser, les décrypter et les simuler, Laurence Devillers, professeure d’informatique et d’éthique à Sorbonne Université et chercheuse au LIMSI-CNRS, livre un regard circonspect sur un tel dessein. « Actuellement c’est un des sujets qui fait couler beaucoup d’encre, et on entend tout et n’importe quoi, comme : « Les machines comprennent les émotions. » Elles ne comprennent rien du tout . Elles peuvent détecter à partir de signaux expressifs certaines saillances émotionnelles à partir d’exemples fournis durant l’apprentissage qui ne correspondent pas forcément à l’émotion qu’a la personne. (…) Mais il y a une complexité de mélanges d’émotions dans la vraie vie. Nous sommes rarement dans une colère furieuse, dans une tristesse extrême ou dans une joie délirante, mais souvent dans un mélange de peur et de soulagement, d’amusement et de colère. Cela parce que le contexte joue énormément. (@LesEchos).

#Data

► Amazon enquête sur de possibles reventes de données confidentielles par ses employés Amazon enquête sur de possibles cas d’employés qui revendent des données confidentielles à des entreprises tierces, a indiqué le géant du commerce électronique dimanche 16 septembre, confirmant ainsi une information du Wall Street Journal. Selon le journal, qui ne donne pas de chiffres, des salariés d’Amazon, généralement via des intermédiaires, vendent des données internes et autres informations confidentielles à des marchands qui commercialisent leurs produits sur le site du géant américain et souhaitent ainsi faire croître leurs ventes. Sur le site d’Amazon, on peut acheter des produits vendus directement par Amazon, mais aussi vendus par de très nombreux autres marchands. (@LeMondefr).

#Presse

► « Les journalistes ont besoin des hackeurs » Jean-Marc Manach, journaliste d’investigation sur les liens entre hackeurs et journalistes explique : « Je ne sais pas si les hackeurs ont besoin des journalistes. Par contre, les journalistes ont besoin des hackeurs. Qu’est-ce qu’un journaliste peut y gagner ? D’abord une meilleure compréhension du fonctionnement d’Internet, donc, de la façon d’y trouver des informations, de les recouper et de repérer les bons outils. Je me souviens des premiers cours que je donnais à des journalistes, ils ne savaient pas si l’information qu’ils cherchaient était disponible sur Internet. Ils étaient complètement perdus. Alors que si l’information existe, je peux la trouver. C’est moi qui contrôle l’ordinateur. C’est moi qui suis aux commandes. La majorité des utilisateurs sont contrôlés par leurs ordinateurs qui les empêchent de faire des choses avec des « logiciels privateurs », selon l’expression de Richard Stallman. Car quand vous n’avez pas le droit d’examiner le code source d’un logiciel, ce qui est le cas de Windows par exemple, vous êtes contrôlés par le logiciel. » (@InaGlobal).

#MediaSocial

► « Instagram me fait vivre » : qui sont ces jeunes qui lâchent tout pour devenir influenceurs sur les réseaux sociaux ? Robe adorée… Vous préférez le look 1 ou 2 ? » Sur Instagram, Diane questionne ses followers, les personnes abonnées à son compte. La vingtaine, longs cheveux blonds, elle pose dans une robe rose. Les pieds nus dans le sable, ou assortie d’une veste en cuir pour la ville, la jeune femme propose plusieurs styles, photos à l’appui. « Deux salles, deux ambiances, je voulais vous montrer les différentes façons de porter cette pépite », précise-t-elle en dessous de son post. Sans oublier de citer le nom de la marque de prêt-à-porter qui lui a offert le vêtement et de proposer un code promo aux utilisateurs. Lire la suite sur le site de @franceinfo.

► Comment les médias sociaux peuvent bénéficier de la technologie de la chaîne de blocs. La blockchain a gagné en popularité au cours de cette dernière année. Ayant commencé comme la technologie pour les crypto-monnaie, elle montre à l’heure actuelle des résultats prometteurs dans presque tous les autres secteurs de l’économie, car elle constitue un moyen sûr, fiable et inviolable d’enregistrer les transactions et d’échanger des données. Est-ce-que cette technologie peut tenir les mêmes promesses pour les médias sociaux ? (@forbes).

#Cinéma

► Les professionnels de l’audiovisuel font front face à Netflix. « Celui dont on parle le plus, c’est quand même le seul absent : Netflix. » Pascal Rogard, directeur général de la SACD (Société des auteurs-compositeurs dramatiques) résume avec humour le coeur des discussions au festival de La Rochelle. Et, de fait, le nom du géant américain a été prononcé des dizaines de fois lors du grand débat, vendredi, avec les patrons des principales chaînes, les représentants du secteur et la ministre de la Culture et de la Communication. A La Rochelle, on ne cachait pas une certaine appréhension. Les plates-formes conquièrent de plus en plus d’adeptes (on parle de plus de 3,5 millions d’abonnés à Netflix en France), notamment parmi les jeunes, sur fond de changements des habitudes de consommation. Le risque ? Que les grandes chaînes traditionnelles se retrouvent demain marginalisées face aux Gafan. (@LesEchos).

18 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 18 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► « Ouragans, cyclones et typhons recouvrent le même phénomène ». Les phénomènes cycloniques changent de nom selon la zone géographique mais ils apparaissent tous sous les tropiques à la fin de l’été et tendent à se renforcer avec le changement climatique. Entretien avec François Jobard, prévisionniste à Météo France sur le site de @franceculture. Légende image : L’ouragan Florence photographié de l’ISS le 12 septembre 2018 : « Florence est si énorme que nous avons dû utiliser un objectif super grand angle », explique l’astronaute Alexander Gerst• Crédits : Agence spatiale européenne (ESA). 

#Ville

► Smart City, IoT et choix du réseau (1/2) : rapport des villes intelligentes à l’IoT  L’Internet des objets est une composante fondamentale de la future smart city : pour relever des données et piloter des usages, les villes doivent connecter des objets. Ces technologies offrent des perspectives considérables pour les villes, mais peinent encore à s’imposer en France, notamment à cause des problématiques liées à la gestion de la donnée, et aux questions sur l’échelle et le réseau IoT que les villes doivent choisir. A lire aussi : Smart City, IoT et choix du réseau (2/2) : quel réseau IoT pour les villes intelligents ? (@Les Smartgrids).

#Transport

► Alstom : le train à hydrogène entre en service en Allemagne. Vers une révolution dans le transport ferroviaire ? Le groupe français Alstom a lancé le premier train à hydrogène au monde, lundi 17 septembre dans le nord de l’Allemagne. Cette innovation vise à s’affranchir du diesel sur les lignes ferroviaires non électrifiées. Deux rames bleues du modèle Coradia iLint ont commencé leurs rotations entre Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude, une ligne de 100 km à travers la Basse-Saxe, où circulent habituellement des trains diesel. « Le premier train à hydrogène au monde entre en service commercial et il est prêt pour la production de série », a souligné le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge. (@FranceInfo).

#Santé

► Le e-santé se généralise : le remboursement des téléconsultations médicales sera autorisé dès le 15 septembre. À partir du 15 septembre, il sera désormais possible à tout assuré, quel que soit son lieu de résidence, et à tout médecin, quelle que soit sa spécialité, de recourir à une téléconsultation, à un examen médical par visioconférence. Cette mesure s’inscrit dans le programme du gouvernement pour tenter de palier au désert médical qui sévit en France. Les téléconsultations pourront être effectuées par le médecin traitant du patient. L’opportunité de ce recours sera laissée à l’appréciation du médecin traitant au cas par cas et le médecin correspondant. Tout patient, si son état est compatible avec ce mode d’examen, peut bénéficier de cette téléconsultation, après avoir été informé des conditions de sa réalisation et avec son accord. Si celle-ci est exercée par un autre médecin, c’est parce que le patient aura été orienté vers ce médecin par son médecin traitant. (@FranceInfo).

#Travail

► Les syndicats aussi sont-ils en voie d’uberisation ? Face aux nouvelles formes de travail mises en place par des plateformes comme Uber ou Deliveroo, les syndicats peinent à trouver des réponses et des moyens d’action. Pendant ce temps-là, coursiers, chauffeurs et autres micro-travailleurs s’organisent sans attendre le soutien des grandes centrales. « Si on n’avait pas eu le soutien de la CGT et de SUD, on n’en serait pas là, mais c’est vrai qu’aujourd’hui ces syndicats ne peuvent plus se permettre d’être en première ligne. Si un type de la CGT arrive dans la rue avec sa chasuble et son drapeau, les mecs s’enfuient. », explique Jérôme Pimot, cofondateur du Collectif des livreurs autonomes de Paris (Clap). (@usbeketrica).

#Technologie

► Nous avons besoin d’un nouveau regard critique sur la technologie ! La technologie ce n’est pas simplement contempler le nouvel iPhone en se disant qu’il peut nous rendre X services et qu’il est beaucoup trop cher. Tout ce qui est développé et embarqué dans ces objets de notre quotidien n’est pas neutre et nécessite qu’on se pose pour y réfléchir, c’est ce que nous explique très bien Yaël Benayoun. Avec l’association du Mouton Numérique, Yaël souhaite remettre un peu de réflexion et de philosophie pour penser le numérique et notre avenir. Une dimension nécessaire pour prendre la mesure des enjeux politiques. Regard. (@frenchweb).

► « Ce qui était censé éclairer le monde l’a obscurci. L’abondance d’information et la pluralité d’opinion accessible à tous n’ont pas produit un consensus cohérent, mais au contraire a déchiré la réalité en narrations simplistes, en théories fumeuses et en politique d’opinion. Contrairement au Moyen Âge, où l’âge sombre était lié à une perte de connaissance antique, l’âge sombre moderne est lié à une abondance de connaissance dont nous ne savons plus démêler collectivement l’apport. », écrit l’artiste et essayiste James Bridle dans son dernier livre Le nouvel âge sombre : la technologie et la fin du futur. (@internetactu).

#Robotique

► En 2025, les machines accompliront plus de tâches professionnelles que les humains. Les robots réaliseront bientôt davantage de tâches professionnelles courantes que les humains. « D’ici 2025, plus de la moitié de toutes les tâches actuelles réalisées sur le lieu de travail seront effectuées par des machines, contre 29% aujourd’hui », assurent des chercheurs du Forum économique mondial, dans un document (en anglais) paru lundi 17 septembre. Basée à Genève (Suisse), cette fondation est notamment connue pour organiser chaque année le Forum de Davos. Certains secteurs seront plus touchés que d’autres par l’automatisation. Le rapport prévoit que, d’ici 2022, 75 millions d’emplois pourraient disparaître. Les auteurs de l’étude estiment toutefois que « la révolution robotique créera 58 millions de nouveaux emplois net au cours des cinq prochaines années ». (@franceinfo).

#LiensVagabonds

► La réforme européenne du droit d’auteur est loin de faire l’unanimité. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La réforme du droit d’auteur en Europe ne fait pas l’unanimité – Le Parlement européen a voté mercredi la très sensible réforme du droit d’auteur, dont l’un des objectifs est de mieux répartir les revenus entre les créateurs de contenus et les plateformes. Mais si cette réforme est favorablement accueillie par les auteurs et les créateurs, elle suscite aussi de virulentes critiques, notamment de la part des défenseurs de la liberté d’expression sur Internet pour qui ce texte ouvre la voie à la censure et la surveillance de masse. Pour les médias, on se demande aussi si le remède se révélera pas pire que le mal ; – Ostracisé à Cannes, Netflix triomphe à la Mostra de Venise avec un Lion d’or pour Roma, du cinéaste mexicain Alfonso Cuaron et le prix scénario pour le western de Joel et Ethan Coen, The Ballad of Buster Scruggs. Pour Netflix, cette récompense a presque valeur de revanche.

#Media

► La blockchain sauvera-t-elle journalisme et médias d’information ? Ni panacée, ni solution miracle, cette technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et décentralisée, constitue toutefois « une piste très prometteuse » face à la double crise qui affaiblit journalisme et médias d’information : le manque de confiance comme de rentabilité, a assuré au Texas Vivian Schiller. Pour l’ancienne patronne de la radio publique américaine NPR, qui lance en ce moment CIVIL, une ambitieuse initiative pour financer du journalisme de qualité associant un réseau de rédactions éthiques, adossé à une « constitution », et financé par une crypto-monnaie, il n’y pas de temps à perdre. Ses « jetons » seront mis sur le marché ce mardi 18 septembre. L’agence de presse AP est de la partie. C’est aussi l’avis de la futuriste Amy Webb qui a mis la blockchain au centre de sa fameuse intervention clôturant chaque année la conférence du journalisme en ligne : cette techno « est enfin prête pour la collecte, la distribution et le paiement de l’info générale, et non plus seulement pour des états financiers. Des applications très concrètes sont en train de voir le jour qui peuvent vraiment aider les rédactions. » A lire la suite sur le site de @metamedia

#Information

► « Se priver de Facebook, c’est s’exclure du débat public » Internet promettait d’ouvrir chacun d’entre nous à une multitude de points de vue. Chaque année, malgré la profusion de contenus, cette promesse semble perdre un peu plus de sa réalité. En 2011, il y a sept ans déjà, Eli Pariser développait un concept maintes fois utilisé depuis, celui de « bulle de filtre ». Des bulles qui, façonnées par les algorithmes, nous enferment de plus en plus dans des univers uniques, personnalisés, pour pénaliser in fine la démocratie. Sept ans plus tard, que reste-t-il du concept, et comment préserver, malgré les séismes qu’elle subit, entre prolifération des « fake news » et crises de confiance envers les médias, l’information ? Eli Pariser était à Paris pour le lancement d’une « Déclaration internationale sur l’information et la démocratie ».

17 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 17 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Media

x► Médias, attention, la consommation mobile a complètement changé ! Aujourd’hui, les réseaux sociaux ne sont plus la porte d’entrée de la consommation d’infos en mobilité, qui se fait désormais massivement via l’écosystème de Google, devenu de loin le 1er pourvoyeur de trafic, ou vient même de plus en plus de manière très directe sur les sites ou les applis des éditeurs. Plus surprenant : la home page est revenue à la mode tandis que les portails mobiles jouent un rôle inédit et croissant. Mieux encore : le lecteur sur mobiles est autant, sinon plus, engagé, et surtout s’avère plus loyal que le consommateur d’infos par ordinateur. Telles sont les conclusions étonnantes d’une vaste étude menée sur 20 mois auprès de 700 médias dans 65 pays et présentée cette semaine à Austin, Texas, où se déroulait la conférence annuelle du journalisme en ligne. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#MediaSocial

► Facebook se dit « mieux préparé » contre les manipulations. Facebooka appris de ses erreurs. Selon Marck Zuckerberg, le géant américain a amélioré ses systèmes et est prêt à lutter contre les tentatives de manipulation d’élections, alors que se profilent les législatives américaines de novembre. En 2016, « nous nous étions préparés à des cyberattaques traditionnelles », mais « nous ne nous attendions pas à ce que des acteurs étrangers lancent des opérations coordonnées », a expliqué le jeune milliardaire, dans un long post sur Facebook, baptisé : « Se préparer pour les élections ». « Aujourd’hui, Facebook est mieux préparé à ce genre d’attaques », a-t-il précisé, rappelant que le plus gros réseau social du monde avait déjà « identifié et supprimé des faux comptes avant des élections », comme en France ou en Allemagne. « Nous faisons face à des adversaires sophistiqués et bien financés », a-t-il ajouté. « Au total, nous avons supprimé plus d’un milliard de faux comptes, a-t-il fait valoir, rappelant que grâce à l’apprentissage des machines, Facebook bloque désormais des « millions de faux. (@LesEchos).

#Empire

► Comment Google est devenu un empire. Google, Android, YouTube, Chrome, Google Maps, Google Play et Gmail… Chacun de ces sept services de la multinationale Alphabet compte plus d’un milliard d’utilisateurs par mois. La maison mère de Google est devenue un géant en à peine vingt ans et domine des secteurs entiers du numérique. (@LeMondefr).

#Entreprise

► Denis Liotta, de la science-fiction à la réalité de l’entreprise. Denis Liotta l’affirme sans détour. A 45 ans, ce serial entrepreneur a connu plus d’un échec. Mais les revers sont, selon lui, des « armes de construction massive ». Investisseur, cofondateur de NetAngels, qui a pris, la présidence de Marseille Innovation, association privée d’aide à la création d’entreprise, il est passionné de science-fiction où il puise dans ses lectures la matière à innover et dans ses lectures et séries, notamment pour s’approprier les changements sans peur. « ‘Le Vo »dyageur imprudent’ de Barjavel qui parcourt le passé et le futur pour s’enrichir d’expériences ou ‘Le Cycle des robots’ d’Isaac Asimov ont forgé en moi une mentalité tournée vers la création et l’imaginaire », confie-t-il. Ainsi, Denis Liotta est encore étudiant quand il créé sa première entreprise, à 23 ans, un spécialiste de la téléphonie. « Je m’ennuyais en sciences éco. L’enseignement était trop conceptuel et très éloigné de nos valeurs familiales », détaille-t-il des premières lignes de son CV. (@LesEchos).

#Cryptomonnaie

► Monnaie virtuelle en zone euro: la BCE freine, pour le moment. La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas de projet d’émission de cryptomonnaie car la technologie sous-jacente est encore fragile et l’usage des espèces encore très répandu au sein de la zone euro, a déclaré vendredi 14 septembre son président Mario Draghi. Le rapide développement des cryptomonnaies comme le bitcoin a déclenché un débat sur l’opportunité pour les banques centrales de lancer leur propre monnaie numérique. Cela donnerait aux détenteurs une créance en directe sur la banque centrale, court-circuitant le système bancaire et révolutionnant potentiellement la conduite de la politique monétaire. (@Challenges).

#Commerce

► Paiement, messagerie… Comment Leboncoin professionnalise son service. Pour sa première « keynote », ou conférence à l’américaine, Leboncoin avait vu les choses en grand. Quelque 800 invités réunis mercredi 12 septembre au Trianon, un théâtre parisien du 18ème arrondissement de Paris, et plusieurs guest stars. La chanteuse Irma, la troupe Hyphen Hyphen et le groupe L’impératrice pour emmener salariés et partenaires jusqu’à tard dans la nuit à l’Élysée Montmartre, tout proche. De quoi faire oublier, par moments, la raison première de l’événement : la révolution en marche du Boncoin. Créé au départ pour mettre en relation les particuliers pour l’achat-vente d’objets de seconde main, le site s’est ensuite diversifié et développé en proposant aux professionnels de payer pour diffuser leurs annonces, avec des services qui leur sont dédiés, avant de se mettre à la publicité à destination d’annonceurs nationaux. Il entame aujourd’hui une nouvelle page de son histoire, douze ans après sa création. « Leboncoin est en train de changer. Derrière cette interface quelque peu désuète, nous faisons notre révolution », a insisté Antoine Jouteau, le PDG du site de bonnes affaires, sur la grande scène du théâtre. (@Challenges).

#Transport

► Uber se lance lundi à Aix-en-Provence, Avignon et Toulon. Les chauffeurs de la plateforme Uber arrivent à Aix-en-Provence, Avignon et Toulonce lundi, d’après Steve Salom, directeur général d’Uber en France, Suisse et Autriche, interviewé dans le Journal du Dimanche (JDD). La plateforme de réservation de voiture avec chauffeur (VTC) porte ainsi à 15 le nombre de villes françaises où ses chauffeurs opèrent, après des tests effectués en juillet et en août. « Six cents chauffeurs ont réalisé leur activité avec nous cet été dans ces trois villes et nous y avons enregistré 40.000 demandes de courses », précise Steve Salom au JDD, avant d’ajouter : « Et d’ici la fin de l’année nous ouvrirons une autre métropole française ». Les relations entre les chauffeurs de VTC et ceux des taxis traditionnels ont été émaillées d’incidents ces dernières années, notamment à Marseille. (@Challenges).

#Santé

► Téléconsultation remboursée : « Je n’avais pas vu de médecin depuis cinq ans ». Il y a ceux pour qui c’est une première et ceux qui prennent peu à peu l’habitude. Cet après-midi de septembre, Christophe, commerçant à la Selle-sur-le-Bied, petit village du Loiret, vient « téléconsulter » pour la deuxième fois. « Installe-toi pendant que je me connecte », lui dit Audrey Guillot, l’infirmière libérale. Notre homme, à l’allure décontractée, s’assoit sur la table d’auscultation. A sa droite, l’infirmière ; face à eux, deux écrans d’ordinateur, l’un qui permet d’exploiter le logiciel, l’autre sur lequel s’affiche soudain le visage jovial du docteur Pierre Dubois, confortablement installé dans son cabinet tourangeau. « Bonjour, bonjour ! », lance le médecin. « Bonjour docteur », répond Christophe, d’une voix tendue. Lire la suite sur le site de (@LObs).

#Numérique

► Cette start-up veut éveiller les filles aux métiers du numérique. Dans les années 90, Yaël Jacquey-Dehaese s’est initiée au code et à la programmation au cours de son cursus gestion et finances à l’université Dauphine. Si son activité professionnelle l’a davantage dirigée vers les métiers du marketing et de la communication, elle a réalisé en 2015 que la programmation était devenue centrale au sein des entreprises. Avec la start-up IT4Girls qu’elle a fondée en 2017 et qui l’occupe à temps plein, cette entrepreneuse a pour objectif de sensibiliser les filles aux métiers du numérique pour qu’elles puissent à leur tour se tourner vers un secteur encore trop souvent réservé aux hommes. Pour le moment, cette initiative est réservée aux entreprises qui subventionnent ces ateliers. (@Challenges).

► Le design numérique peut-il être responsable et social ? Comment inventer une conception numérique responsable et sociale, qui respecte la vie privée, l’environnement, ou nous prémunisse d’une captation abusive de notre attention ? Ces questions essentielles seront à l’honneur lors d’Ethics by Design, à Paris les 1er et 2 octobre. Qu’est-ce que le design éthique ? Le terme de « design » tout d’abord, puisqu’il peut qualifier aussi bien du design de produit, comme des chaises ou des voitures, que du design de service ou d’interface. Si toute démarche de design peut être concernée par la question du design éthique, c’est dans le domaine du numérique que les problèmes d’éthique apparaissent de la manière la plus visible. Si c’est donc aux designers en lien avec le numérique que s’adressent avant tout le message du design éthique, à ceux qui conçoivent des services numériques, le message ne leur est pas exclusif. (@usbeketrica).

#Cinéma

► Mostra de Venise : l’OPA Netflix. Ce qui devait arriver arriva : à l’heure où le cinéma prend la voie express de la dématérialisation numérique, Netflix vient de renverser la table à Venise, en damant le pion aux supports de distribution traditionnels. Vainqueur du lion d’or, « Roma » du mexicain Alfonso Cuaron (« Gravity »), chronique en noir et blanc du Mexico des années 1970, est un film-maison, de même que le western des frères Coen, « The Ballad of Buster Scruggs », prix du meilleur scénario. Avec la distinction à Venise, Netflix arrive enfin à se tailler une place dans la cour des grands. En avril, l’ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob avait prévenu : « Cannes ne peut pas se priver de ce genre de films ».

16 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 16 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Entreprise

► Bienvenue au pays des jeunes pousses bordelaises. Hé, hé ! Sortez vos chaussures de running, le marathon de la rentrée a démarré. Pour débuter ce mois de septembre sur les chapeaux de roue, nous vous proposons une immersion au pays des jeunes pousses bordelaises. Un environnement qui va vite, très vite même ! Depuis quelques années, Bordeaux multiplie les structures d’accompagnement pour aider les start-up à émerger et à accélérer. Incubateurs, pépinières, accélérateurs. Depuis les bancs de l’école, en passant par des lieux hybrides et inspirants, voici notre Top 10 de ces structures qui aident, encouragent, soutiennent et propulsent leurs pépites. (@frenchweb). Crédit photo : shutterstock.

#Agriculture

► Romainville : le chantier de la première « tour maraîchère » de France est lancé. la première pierre de la « Cité maraîchère » a été posée vendredi à Romainville (Seine-Saint-Denis), un projet d’agriculture urbaine qui devrait voir le jour en 2019. Une tour de 24 mètres de hauteur où seront produites chaque année douze tonnes de fruits et légumes. « « En réintroduisant de l’activité maraîchère à Romainville, nous avons souhaité tout d’abord redonner à la ville, longtemps lieu de cultures maraîchères, une vocation de ville nourricière. Mais nous allons également générer une nouvelle activité économique créant de l’emploi et notamment de l’emploi en insertion », a expliqué la maire Corinne Valls  (@Le_Parisien). A lire aussi : Après New York et Singapour, Romainville veut voir pousser sa tour maraîchère (@Lobs).

► Faire pousser des légumes sur le toit d’un immeuble, dans un tunnel ou un parking, ça s’appelle l’agriculture urbaine. Et ça pourrait être l’avenir. Le boom de l’agriculture urbaine via Brut @YouTube

#Santé

► Le nouvel eldorado de la télémédecine. Quand on pénètre dans le cabinet parisien du docteur Georges Horyn, difficile à première vue d’imaginer que l’on est chez un précurseur. Pas d’instruments médicaux ultramodernes, de vieux rideaux mauves occultent la lumière du jour et, sur le bureau, tout juste l’ordinateur portable du gynécologue. A 62 ans, le docteur Horyn n’a plus franchement le temps – ni l’envie ! – de développer davantage sa patientèle. Mais il y a quelques mois, il a découvert la télémédecine. Le principe : un médecin réalise un diagnostic à distance à l’aide d’une visioconférence. Il peut à la fois interpréter des résultats et rédiger une ordonnance. Cette pratique était jusqu’à présent à la charge du patient.  Mais, depuis le 15 septembre, elle est désormais remboursée comme une consultation classique par l’assurance-maladie si elle s’inscrit dans le parcours de soins encadré par le médecin traitant. « Les tarifs et les modalités de prise en charge de ces consultations sont les mêmes que pour les consultations en présentiel, de 25 euros chez un généraliste à 30 euros chez un spécialiste », rappelle à L’Express l’assurance-maladie. (@LExpress).

#MediaSocial

► Fin du compte Twitter de la Suède, « le plus démocratique du monde » C’est une expérience sociale à l’échelle d’un pays qui s’achèvera à la fin de septembre : celle du compte Twitter@sweden, ouvert en 2011 par l’Institut suédois, organisme gouvernemental chargé de la promotion de l’image de la Suède. A partir du 30 septembre, le compte, qui restera accessible, ne sera plus actif. Depuis le 10 décembre 2011, la gestion de ce compte Twitter était confiée, chaque semaine, à un Suédois (ou à un étranger résident en Suède) différent.Chacun est libre de s’en servir comme il l’entend, pour dire ce qu’il veut, à qui il veut. Sans censure, ni contrôle — tant que les propos tenus ne tombent pas sous le coup de la loi, ne font pas de publicité pour une marque ou ne représentent pas une menace pour la sécurité. (@Pixelsfr).

► En finir avec l’anonymat sur Twitter, la fausse bonne idée. La grande force des réseaux sociaux est de pouvoir transformer une remarque anodine en une passionnante discussion, de faire d’un simple tweet les prémisses d’une réflexion collective. C’est ce commentaire banal lancé sur Twitter par la journaliste Aude Lorriaux, pas plus pertinent, pas plus insensé qu’un autre, qui a lancé un débat fécond : «J’aimerais tellement que Twitter oblige ses membres à afficher leur identité réelle. On est moins méchant quand on ne se cache pas», soupire le journaliste. Et de renvoyer ses lecteurs vers un article du Monde, évoquant la lassitude de journalistes américains face à l’outil Twitter. Comme cette reporter du New York Times qui déplore que le réseau soit devenu un « jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers », « un énorme et inutile gaspillage de temps et d’énergie mentale ». (@libe).

#IntelligenceArtificielle

► Rand Hindi, crack de l’intelligence artificielle. Lorsqu’il s’agit de livrer la preuve des bienfaits de l’intelligence artificielle, il est capable de donner de sa personne. En 2011, il est ainsi devenu son propre cobaye en prenant 35 kg qu’il a ensuite réussi à perdre, histoire de prouver la pertinence de son algorithme. Rand Hindi planchait alors sur la nutrition personnalisée grâce à l’intelligence artificielle. Depuis ses 18 ans, l’IA est en effet son « dada ». Il a très tôt pressenti qu’elle allait s’immiscer dans notre quotidien et se retrouver au coeur des prochains bouleversements technologiques et a suivi, à Londres, un master spécialisé en la matière. Lire la suite sur le site de (@_tendances.

15 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 15 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

x► opensocietyfoundations Quand Albert Lukassen était un jeune homme, dit-il, la glace a fondu assez lentement pour qu’il puisse encore chasser en traîneau à chiens jusqu’en juin. Aujourd’hui, il a 64 ans et c’est ainsi que le fjord d’Uummannaq, au Groenland, apparaît en avril. Le Groenland n’abrite pas seulement l’une des plus grandes et des plus rapides zones de glace au monde. C’est aussi la patrie des Inuits, dont le mode de vie est rapidement menacé par les changements climatiques. Dans cette série, Ciril Jazbec (@ciriljazbec) nous montre comment les expériences du Groenland et des Inuits offrent des leçons et des avertissements sur les conséquences dangereuses de l’effondrement de l’environnement. Pour en savoir plus sur les séries de Ciril, veuillez suivre le lien dans notre biographie.

#Ville

► Une intelligence artificielle devine le taux d’obésité d’une ville à partir de son urbanisme. Plus besoin de monter sur la balance, Google Maps suffit. Ça semble irréaliste ? Pas tant que ça, grâce à Elaine Nsoesie et Adyasha Maharana, deux chercheuses de l’Université de Washington à Seattle. Ensemble, elles ont utilisé un système de « réseaux de neurones convolutifs », un réseau de neurones artificiels basés sur le modèle d’un cortex visuel (la partie du cerveau chargé de traiter les informations visuelles) capable de deviner le poids moyen de la population d’un quartier en se basant sur… Google Maps et différentes études précédentes analysant différentes causes de l’obésité. Elles s’en sont servis pour traiter les images satellites de six villes américaines et ont ainsi démontré que les politiques publiques en matière d’urbanisme avaient un impact direct sur la forme physique des individus. Les images satellites et les données de ces villes ont été analysé par l’intelligence artificielle et ont permis de constater que la concentration d’immeubles, c’est à dire des temps de trajets plus courts d’un point à un autre, implique plus d’obésité que dans les quartiers moins denses. (@neon_mag).

#Empire

► Construire des contre-pouvoirs face aux GAFAM / BATX ! par Par François Nemo, contributeur Frenchweb. « Si c’était à refaire, je commencerais par la culture », disait Jean Monnet dans une célèbre allocution au sujet du projet européen. Remarquable constat d’un homme qui a compris la logique profonde qui anime un changement de paradigme. C’est cette même logique culturelle qui a inspiré la Silicon Valley dans sa période « révolutionnaire » lorsqu’elle inventait Internet et les ordinateurs personnels qui allaient contribuer à une révolution économique et sociale sans précédent. Et c’est encore cette logique culturelle qui nous permettra de proposer des alternatives et des contre-pouvoirs pour répondre aux GAFAM et aux BATX qui sont en mesure à terme de dominer tous les secteurs d’activité et de mettre l’Europe sous tutelle. Lire la suite sur le site de @frenchweb

#Téléphonie

► Nous sommes tous des homo smartphonicus. Le smartphone n’est-il pas devenu la marque de notre époque, l’incarnation de l’évolution du monde et de sa pensée ? Ne serions-nous pas, toutes et tous, devenus des homo smartphonicus ? Comme le dit Pierre-Marc de Biasi, dans son livre Le troisième cerveau. Petite phénoménologie du smartphone, « avec le smartphone, tout a changé : il a sa place partout ».  Chercheur au CNRS, spécialiste de Flaubert, mais aussi plasticien, médiologue et généticien des textes littéraires, Pierre-Marc de Biasi offre ici une passionnante déambulation dans l’univers numérique. Il s’agit de saisir les différentes facettes du téléphone, à la fois comme dispositif intrusif, injonctif et addictif. Pour comprendre comment le smartphone métamorphose nos usages, transforme les représentations et modifie notre vision du monde, l’auteur déploie une phénoménologie du smartphone. (@LExpress).

#Numerique

► Nantes : le gouvernement dévoile son plan pour les exclus du numérique. Ils seraient 13 millions de Français n’utilisant pas ou peu internet,selon le gouvernement, dont 6,7 millions qui ne se connecteraient jamais, alors que la Toile est devenue indispensable pour certaines formalités administratives comme l’obtention d’une carte grise. Ce plan est un effort de coordination entre différents acteurs potentiels de l’insertion numérique, Etat, collectivités locales, acteurs sociaux et grandes entreprises, selon les informations fournies par le secrétariat d’Etat au numérique. (@FranceInfo).

#Informatique

► Cette ex mannequin a cloué le bec aux ingénieurs qui se sont moqués d’elle. Les clichés sur les mannequins perdurent, aujourd’hui encore. Lyndsey Scott, une ancienne star des podiums, connue notamment pour avoir défilé pour la marque de lingerie de luxe Victoria’s Secret, en a récemment fait les frais. Désormais actrice et développeuse informatique, elle a été la cible de commentaires désobligeants et misogynes remettant en question ses capacités dans le domaine de la programmation. (@LeHuffPost).

#Litterature

► Lenouveau lieu de la littérature ? Chaque année le Centre Pompidou fait sa rentrée littéraire. Mais Extra ! est le festival de littérature hors des livres. Cela se passe donc sur scènes, sur des écrans ou sur les murs. Cette année il consacre expos et performances à la littératube, celle qui vit sur internet et Youtube. Pour Jean-Max Colard, directeur de ce festival de littérature hors du livre « il est clair qu’aujourd’hui les expériences littéraires hors des livres sont foison. L’art contemporain, le rap, la scène, s’emparent de la matière texte. C’est une autre manière d’exsiter pour la littérature, qui n’est plus marginale comme elle le fut à l’époque de Dada par exemple. C’est la preuve même de la vitalité de la littérature ». (@franceinter).

14 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 14 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

x► Comment les dirigeants perçoivent l’intelligence artificielle. Après la « singularité » qui faisait peur à tout le monde, notion désignant le moment hypothétique où la machine sera plus puissante que l’homme dans tous les domaines, voici venue la « multiplicité », pendant plus sympathique de l’intelligence artificielle (IA). Dans un rapport publié début septembre, Tata communications (appartenant au groupe indien du même nom), qui a interrogé 120 clients et partenaires dans le monde, cherche à mettre en avant cet aspect :  « La multiplicité est une alternative réaliste et inclusive à la singularité. » Le terme désigne le fait, pour un groupe de machines et d’humains de collaborer pour résoudre des problèmes. Mais pas de quoi attendre des lendemains qui chantent non plus ; l’enjeu pour les cinq prochaines années est de former les employés, selon 71 % des personnes interrogées, des dirigeants d’entreprises principalement. (@LesEchos). Légende image : Comment les dirigeants perçoivent les transformations de l’intelligence artificielle ? – Shutterstock.

#Media

► Droits d’auteur : pourquoi la bataille n’est pas encore terminée Les grands acteurs de l’internet sont furieux.  » C’est une bien triste journée pour l’internet en Europe, explique Raegan MacDonald, responsable de la politique européenne chez Mozilla. En approuvant la directive sur le droit d’auteur, le Parlement européen tourne le dos aux principes fondateurs d’internet, à savoir l’ouverture, la décentralisation et la collaboration. Ainsi, « avec cette directive, les revenus des éditeurs vont dépendre de la publicité ciblée, déplore Arthur Messaud, juriste de la Quadrature du Net (une association de tendance libertaire). C’est faire le constat que ni la presse ni les industries culturelles n’ont réussi à s’adapter à l’internet. » Même son de cloche chez Julia Reda, eurodéputée allemande du parti Pirate affiliée au Groupe des Verts. « Les droits d’auteurs ne peuvent pas faire revenir les abonnements de journaux et les revenus publicitaires ». ((@Challenges).

► Droits d’auteur : une difficile négociation avec les Gafa commence. Alors qu’il y a de grandes chances que la directive européenne sur le droit d’auteur soit adoptée après le vote ce mercredi du Parlement, toute la question est de savoir si ses dispositions donnent effectivement plus de poids aux industries de la musique, de la télévision, du cinéma et de la presse pour négocier une rémunération plus élevée avec les plates-formes numériques. Ces ayants droit vont en effet désormais se retrouver dans un rapport de force plus classique entre producteurs et distributeurs. Sachant que dans ces industries, ces derniers, principalement Google et Facebook, sont devenus incontournables. C’est pour la presse que la directive change le plus la donne. « L’article 11 donnant un droit voisin est une vraie révolution », explique l’avocat spécialiste de la propriété intellectuelle Christophe Caron, qui soutient le secteur de la presse sur ces sujets. (@LesEchos).

► Réforme du droit d’auteur : « Les plateformes numériques doivent mieux rémunérer les créateurs ». David El Sayegh, secrétaire général de la SACEM, était l’invité de Jean Leymarie mardi 11 septembre sur @Franceinfo, pour évoquer l’examen au Parlement européen du texte sur la réforme du droit d’auteur. A la question : Le but est donc d’avoir plus d’argent pour les créateurs ? David El Sayegh répond : « C’est la seule finalité que nous poursuivons à travers ce texte. Nous voulons aussi mieux les rémunérer de manière transparente, connaître vraiment leur chiffre d’affaires, comment ils monétisent leurs contenus et quels sont les moyens pour optimiser leur rémunération. »

► Qu’est-ce qu’un droit voisin et pourquoi jugez-vous légitime d’en attribuer un à la presse ? « Un droit voisin est un droit de propriété intellectuelle existant dans le voisinage du droit d’auteur. Il a généralement pour objet de protéger un investissement de la part d’une entreprise exploitant des contenus. Il est mis en place quand apparaît une nouvelle technologie ou un nouveau mode de diffusion qui modifient les équilibres d’un secteur. (…) Aujourd’hui, en raison de l’impact sur la consommation de l’information des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, la presse ne peut plus rentabiliser efficacement ses investissements. Il est légitime qu’elle demande un droit voisin pour que Google et Facebookne soient pas les seuls à valoriser les contenus de presse qui s’échangent sur leur plate-forme. », explique Christophe Caron, spécialiste des questions de propriété intellectuelle, dans un interview aux @LesEchos.

#Internet

► Sur Internet, Bruxelles exige la suppression des contenus terroristes dans l’heure. L’initiative a fait moins de bruit que l’adoption, le même jour, du projet de directive sur le droit d’auteur. Pourtant, c’est aussi une pierre lancée par l’Europe dans le jardin des géants du Net. La Commission européenne a présenté, mercredi 12 septembre, un projet de règlement obligeant les hébergeurs de contenus en ligne à supprimer dans l’heure tout contenu terroriste qui leur serait signalé par un Etat membre. En cas de non-respect répété de cette règle, les contrevenants s’exposent à une amende gigantesque de 4 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial. (@LesEchos).

#Société

► « À l’ère post-Snowden, on ne peut plus se voiler la face ». L’universitaire américain Yochai Benkler fait partie de ces intellectuels qui pensent l’impact d’Internet sur nos sociétés depuis les années 1990. Le professeur d’études juridiques entrepreneuriales à Harvard est aujourd’hui membre d’une commission lancée le 11 septembre 2018 par l’ONG Reporters sans frontières et chargée de travailler à la rédaction d’une future « déclaration sur l’information et la démocratie ». Nous avons à cette occasion pu échanger avec l’auteur de The Wealth of Networks (La Richesse des Réseaux) autour de ses thèmatiques de prédilection : les communs, le rôle du domaine public informationnel et de la collaboration décentralisée dans l’innovation et la place de la liberté dans une économie et une société en réseau. Sans oublier de faire le point sur les évolutions récentes du Web, et ce qu’elles impliquent sur nos démocraties et nos sociétés. (@usbeketrica).

#Telephonie

► Smartphones : l’irrésistible ascension des géants chinois. L’évènement a été, encore une fois, le plus suivi et le plus attendu de l’année dans le monde du smartphone. En dévoilant, mercredi 12 septembre en Californie, ses derniers iPhones, Apple a confirmé le pouvoir d’attraction sans égal, et le statut à part, que la firme aux mille milliards de dollars de capitalisation exerce sur ce marché, depuis le lancement du tout premier modèle, en 2007. Six semaines plus tôt, pourtant, l’icône californienne avait essuyé une défaite hautement symbolique. Fin juillet, la firme de Tim Cook perdait en effet son titre de numéro deux mondial (derrière Samsung) au profit du chinois Huawei, jusqu’à présent à la troisième place. (@LesEchos).

#Mer

► Un drone sous-marin pour sauver le corail. Un robot marin tueur ? Pas de panique : il n’était pas sous vos pieds à la plage cet été. RangerBot, mis au point par des chercheurs australiens, a mis le cap au nord-est de l’île-continent afin de protéger le célèbre récif de corail inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. La Grande barrière, à la superficie aussi vaste que celle du Japon, vit sous le coup de plusieurs périls mortels, dont l’effet est déjà visible en raison de son blanchissement. (@LExpress).

#Climat

► Les grandes villes du monde veulent agir sur le climat. Des maires et responsables régionaux du monde entier ont mis au défi mercredi 12 septembre les dirigeants de la planète de suivre leur exemple pour lutter contre le changement climatique, les Américains affirmant qu’ils peuvent largement compenser le retrait environnemental du président républicain Donald Trump. « La personne qui se trouve dans cet hôtel de ville est plus importante que le locataire de la Maison Blanche », a lancé le maire démocrate de Los Angeles, Eric Garcetti, lors d’un événement à la mairie de San Francisco, ville écologique modèle qui accueille le premier Sommet mondial pour l’action climatique jusqu’à vendredi. « Nous devons être radicaux », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, présidente de l’alliance C40 de près de 100 grandes villes qui se sont engagées à arriver à zéro carbone d’ici à 2050.

► Dix raisons pour lesquelles le changement climatique nous passe au-dessus de la tête. Le changement climatique a beau être plus présent dans les médias qu’il y a quelques années, il continue de souffrir d’un manque de visibilité qu’accompagne un manque de volonté politique. L’attention du public n’est captée qu’à la marge sur une courte période: on entend, on déplore et on passe à autre chose. Le sujet semble moins urgent que d’autres: la montée des populismes, la Russie, Trump, etc. Comment expliquer un tel déficit? S’attaquer à la question est vital si l’on espère être capable de s’adapter au monde qui s’en vient. La tâche est d’autant plus impérative que l’onde de choc qui accompagnera les changements climatiques va mettre une pression énorme sur nos sociétés, institutions et, plus généralement, notre capacité à coopérer les uns avec les autres. A lire : La Caroline du Nord avait passé une loi niant la hausse du niveau de la mer (@slatefr).

13 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 13 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Déchets

x► Chaque seconde dans le monde, on produit 10 tonnes de plastique. Et toutes les deux secondes, une tonne finit dans les océans. Au point qu’en 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans la mer. Dans l’émission « Plastique : la grande intox », diffusée mardi 11 septembre, sur France 2, les journalistes ont visité une décharge à ciel ouvert, pour essayer de comprendre quels sont les dangers liés au plastique et comment les grandes firmes tentent de minimiser le problème.(@franceinfo). Crédit image : Capture d’écran France 2.

#Ville

► La rive gauche, nouveau terrain de jeu de l’innovation urbaine. Un quartier dense, mêlant étudiants et travailleurs, dynamisé depuis un an par les startuppeurs de Station F. Paris n’aurait pu rêver meilleur terrain de jeu que Paris Rive Gauche, cette frange ouest du 13ème arrondissement, pour lancer son nouveau concours « Quartiers d’innovation urbaine ». « Le quartier est très représentatif de la diversité des usages parisiens », confirme Albane Godard, la directrice de l’Urban Lab, la filiale de l’agence de l’innovation de Paris, Paris & Co, qui a déjà à son actif 200 expérimentations. Révolution de la Smart City et de la voiture autonome, data, végétalisation, réappropriation de l’espace public… Paris est au coeur d’une mutation sans précédent. L’Urban Lab a jeté son dévolu sur des projets expérimentaux couvrant un spectre large : infrastructures (véhicules, capteurs…), espaces publics, (mobilier urbain réversible…), gestion des ressources (eau, déchets…). (@LesEchos).

► Smart city : quelles relations public-privé pour rendre la ville plus intelligente ? La smart city est une réponse aux défis auxquels sont confrontés les territoires urbains : sécurité, pollution, gaspillage énergétique, changement climatique, urbanisation galopante, inégalités et exclusion sociale… L’objectif : améliorer la qualité de vie des citoyens. Mais la ville intelligente fait cependant face à un double risque : d’une part, rester à l’état d’outil marketing, passant à côté des potentialités du numérique pour les territoires, et, d’autre part, échapper aux collectivités publiques, au profit des plateformes numériques et plus généralement des opérateurs privés. Dans ce contexte, le rôle des collectivités publiques doit être réaffirmé. En particulier dans trois domaines : la réalisation des investissements nécessaires, le renforcement de la « transversalité » de la ville et la complémentarité entre services publics et privés. Ce sont ces trois enjeux que présente le rapport de Terra Nova. (@_Terra_Nova).

#Transport

► La SNCF veut des trains autonomes à partir de 2023. Le ferroviaire ne veut pas rester à la traîne de l’industrie automobile dans la mise au point de véhicules autonomes. La SNCF a annoncé mercredi 12 septembre, la création de deux consortiums « visant à développer d’ici à cinq ans des prototypes de trains autonomes ». Les deux groupements seront pilotés par le groupe public et l’Institut de recherche technologique (IRT) Railenium. Le premier consortium travaillera à la conception d’un prototype de train de marchandises autonome. Le second planchera sur le même sujet, mais dans le transport de voyageurs. Ils devront mettre au point un train régional (TER) autonome. (@LesEchos).

#Economie

► Intelligence artificielle : et si on confiait les clés de l’économie à une machine ? Depuis 1950 et le test de Turing, l’intelligence artificielle (IA) n’a cessé d’exciter nos peurs et d’alimenter nos rêves. Que ce soit à travers la littérature ou le cinéma, on ne compte plus les éléments de notre culture populaire qui fantasment sa supériorité sur l’humain. Dans les faits, elle est encore loin d’atteindre la puissance imaginée, étant par exemple « très idiote » pour le docteur Laurent Alexandre, ou semblable à un nouveau-né car dépourvue de processus d’apprentissage efficace selon François Jouen. La loi d’Amara, du nom du fondateur de l’Institute for the future, dispose que « nous avons tendance à surestimer l’incidence d’une nouvelle technologie à court terme et à la sous-estimer à long terme ». Une tendance bien présente aujourd’hui, alors que la plupart des décideurs politiques, ne se rendent pas compte de l’importance que prendra l’IA dans les prochaines années. Cela pourrait accélérer leur remplacement. (@LesEchos).

#Media

► Réforme droits d’auteur : le remède se révélera-t-il pire que le mal pour les médias ? Le Parlement européen a adopté mercredi 12 septembre à une large majorité la directive sur les droits d’auteur, qui instaure un « droit voisin » pour la presse afin de réduire sa dépendance économique aux Gafa, et force les plateformes comme Google, Facebook et Twitter à mieux rémunérer les ayant-droits des contenus qu’ils hébergent. Mais pour ses opposants, cette grande victoire sur le papier entraîne des défis techniques d’une grande complexité et ne règle pas le problème du modèle économique des médias ni celui de leur dépendance aux plateformes. (@latribune). A lire aussi : Le Parlement européen adopte le droit voisin pour la presse face aux Gafa (@LesEchos).

► YouTube, Facebook, presse… On vous explique pourquoi la directive sur le droit d’auteur, votée par le Parlement européen, pourrait changer votre quotidien. C’est une bataille qui oppose artistes et éditeurs de presse aux géants du numérique et aux militants de la liberté sur internet. Les eurodéputés ont donné, mercredi 12 septembre, leur feu vert à la très sensible réforme du droit d’auteur. Son principe est d’inciter les plateformes à mieux rétribuer les créateurs de contenus (article 13), mais aussi de créer un « droit voisin » pour les éditeurs de presse (article 11), qui doit permettre aux journaux et agences d’être rémunérés pour la réutilisation en ligne de leur production. Les eurodéputés vont maintenant devoir entamer des négociations avec le Conseil de l’UE (représentant les 28 Etats membres, déjà parvenus à un compromis le 25 mai) et la Commission européenne, afin de s’entendre sur un texte définitif, qui devra de nouveau être voté au Parlement. La réforme devra ensuite être transposée dans la loi de chaque Etat membre. Franceinfo vous explique pourquoi vous devriez vous intéresser à cette réforme, qui pourrait avoir des conséquences sur votre utilisation d’internet. (@franceinfo).

► Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ? Le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, le projet de directive censé adapter les droits d’auteur à l’heure du numérique. Il offre une victoire nette aux industries des médias et de la culture, qui ont beaucoup milité pour son adoption. Pour les opposants à cette directive, les grandes entreprises du Web et les défenseurs des libertés numériques, c’est un coup porté à la liberté d’expression en ligne. C’est en tout cas un sujet brûlant : rarement dossier n’a suscité autant d’affrontements au Parlement européen et dans les médias, jusque dans les heures précédant le vote. L’un des points les plus contentieux de la directive est son article 13 : ce dernier obligera tous les sites importants qui permettent aux internautes de poster du contenu (réseau social, service de vidéo en ligne…) à nouer des accords avec les titulaires des droits d’auteur (de la musique, de l’image, de la vidéo…). Cet accord (et cette rémunération) permettra aux utilisateurs de partager légalement les contenus soumis au droit d’auteur, et aux plates-formes internet de les laisser faire. (@Pixelsfr). À lire : A Bruxelles, l’intense guerre des lobbys autour de la directive « copyright »

#Numérique

► Le gouvernement va débloquer 75 à 100 millions d’euros pour former 13 millions de Français au numérique. Malgré l’omniprésence des nouvelles technologies dans notre quotidien, de nombreuses personnes restent encore en marge du numérique. Selon la Mission Société Numérique, pilotée par le gouvernement, ce sont ainsi pas moins de 13 millions de Français qui demeurent éloignés du numérique. Dans le détail, 13% de la population âgée de plus de 18 ans, soit 6,7 millions d’adultes français, ne se connectent jamais à Internet. 14% d’entre eux ont déjà utilisé Internet avant d’y renoncer, souvent par absence d’intérêt ou manque de compétences. (@frenchweb).

#Société

► Un mois après son emménagement, on a rendu visite à Christian Page, l’ex-SDF aux 30.000 abonnés sur Twitter. Christian Page, 45 ans et 30.000 abonnés sur Twitter, s’était fait connaître en racontant son quotidien sur les réseaux sociaux et en profitant de son aura numérique et médiatique pour interpeller, parfois avec virulence, les politiques sur le monde de la rue. @LeHuffPost a rendu visite à Christian pour faire un premier bilan de son passage à une vie plus rangée. « Je me lève le matin, j’ai trois mètres à faire. Je prends ma douche. Je mets mes fringues propres. Et en un quart d’heure, c’est réglé », se réjouit l’ex-SDF. « Dans la rue, ça te prend une matinée », se rappelle Christian, qui a maintenant tout le temps de se consacrer à ses projets d’avenir, et notamment professionnels. (@LeHuffPost).

#IntelligenceArtificielle

► Samsung ouvre un centre de recherche à New York pour mettre l’intelligence artificielle au service de la robotiqueSamsung poursuit sa montée en puissance dans l’intelligence artificielle. Nouvelle illustration de ses ambitions dans le secteur, la firme sud-coréenne vient d’ouvrir un centre de recherche IA à New York, aux États-Unis, pour décupler ses capacités de recherche et développement (R&D) dans ce domaine. Il s’agit du deuxième centre de Samsung dédié à l’intelligence artificielle aux États-Unis et le sixième dans le monde, après ceux en Corée du Sud, au Royaume-Uni, au Canada, en Russie et dans la Silicon Valley aux États-Unis. (@frenchweb).

11 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 11 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Economie

n► L’Inde veut faire émerger ses propres champions face aux GAFAM. Le pouvoir indien veut reprendre la main sur sa souveraineté numérique. Et cela pourrait signifier, de nouvelles entraves pour les activités des géants américains du web sur le continent asiatique, après celles imposées par la Chine. En Inde, plus ouverte aux investissements étrangers que son voisin chinois, les GAFAM sont bien implantés. En témoignent les sept milliards de dollars investis depuis 2016 par Amazon sur place. Mais les géants américains retardent l’éclosion de start-up locales, estime le gouvernement de Narendra Modi. Aussi, depuis plusieurs semaines, le pouvoir planche sur un ensemble de mesures, que le « Wall Street Journal » a pu consulter. La plus emblématique des mesures consiste à relocaliser le stockage des données personnelles des utilisateurs indiens dans le pays. (@LesEchos). Photo Darshak Panryal /Pexels photos.

► La vraie puissance appartient aux Gafam, pas à Donald Trump. Les Gafam sont devenus si puissants qu’ils pèsent sur le cours même de la politique économique et monétaire américaine aux dépens de la Fed qui en constituait l’acteur central, en toute indépendance du pouvoir politique. Ces superstars, du fait même de leurs investissements essentiellement immatériels, sont de moins en moins sensibles au niveau des taux d’intérêt et à la politique monétaire de la Fed. L’ampleur des profits dégagés par les groupes du numérique leur procure une réelle indépendance, et leur développement se fait au détriment des secteurs traditionnels. (@FigaroVox).

#Commerce

► JouéClub, la coopérative qui défie le marché. La Grande Récré, Toys « R » Us, Picwic : les distributeurs de jouets sont en grande difficulté. Tous, sauf le leader JouéClub. En pleine essor, l’enseigne, 300 magasins et 640 millions d’euros de chiffre d’affaires au compteur en 2017, devrait ouvrir une dizaine de nouveaux points de vente l’année prochaine. Contrairement à ses concurrents aujourd’hui, l’enseigne bordelaise est organisée en coopérative d’indépendants. La proximité permanente avec le terrain a permis à la coopérative de négocier les grands virages stratégiques, au premier rang desquels celui de la vente en ligne. « Nous avons ouvert notre premier site marchand en 1997, bien avant tous nos concurrents », explique le président de JouéClub. Précurseur, l’enseigne l’a également été avec le Drive que la coopérative a lancé en 2010, et qui recouvre aujourd’hui la quasi-totalité du territoire. « Jusqu’ici chaque Drive avait sa propre page web, nous avons tout regroupé cette année avec notre site marchand, afin que les clients n’aient plus qu’un seul point d’entrée digital : JouéClub.fr », détaille le patron de l’enseigne. (@LExpress).

► Carrefour s’engage auprès du consommateur… pour mieux contrer Amazon. Dimanche 2 septembre, le groupe Carrefour a annoncé se doter, dans la logique du plan annoncé en grande pompe le 23 janvier, d’un « comité d’orientation alimentaire ». Et le lendemain, l’enseigne, partenaire depuis le début de l’été de Google et Tesco, numéro un britannique des supermarchés, a lancé officiellement son « Act for Food », un programme mondial d’actions « concrètes ». Elodie Pertuisot, directrice Marketing et Clients de Carrefour France explique : « A présent, nous nous tournons plus vers une stratégie d’engagement envers nos clients. C’est particulièrement vrai dans le bio, où Carrefour est déjà le premier vendeur en France mais aussi dans le frais en général et les produits « sans », gluten ou autre. » Là où, à l’inverse, le concurrent Amazon, de plus en plus présent en France, peut sembler un simple « canal » de distribution indifférenciée de produits alimentaires non contrôlés. (@LesEchos).

#Monnaie

► Le maire de Naples, Luigi de Magistris, a décidé d’émettre une monnaie parallèle à l’euro. Une manière, selon lui, d’accélérer « l’autonomie » de sa ville. Une idée qu’il avait déjà eue en 2012 en essayant d’introduire le « Napo », alors que le pays s’enfonçait dans la récession et était placé sous la surveillance des marchés et la cure d’austérité du gouvernement Mario Monti. « Le Napo est un antidote contre la crise et un projet qui naît sur le territoire, pour le territoire, afin d’aider les Napolitains et les touristes à mieux dépenser », justifiait à l’époque l’équipe municipale. (@LesEchos).

#Ville

► Les smart cities améliorent la vie quotidienne : la preuve en 50 villes. « On peut faire remonter le début des smart cities à l’année 2008. C’est en tout cas à ce moment que nous considérons que le concept prend de l’importance, avec de grandes promesses d’amélioration de la vie en ville. Des promesses qui séduisent jusqu’en 2013, où les critiques s’accumulent alors, au point que certains affirment qu’il n’y a rien de consistant derrière ces termes, juste une mode passagère. Nous avons donc voulu savoir, 10 ans après les débuts, si les smart cities améliorent véritablement la qualité de vie ». C’est en ces termes que, le 20 juin, Jonathan Woetzel, l’un des directeurs du Mac Kinsey Global Institute, a introduit sa présentation du rapport « Smart Cities : digital solution for a more livable future » tout juste publié. Soit 152 pages d’expertise de haut niveau pour savoir si, oui ou non, les smart cities peuvent tenir leurs promesses. Question clé, à l’heure où big data, IoT et deep learning semblent diffuser dans toutes les instances où s’inventent la ville de demain, et semblent à même de donner – enfin ? – chair (numérique) aux villes intelligentes. (@Demain_la_Ville)

#Education

► 1337, l’école marocaine qui veut former des génies du numérique. Au milieu des mines de phosphate et des anciens fours de séchage, à 1 h 30 de Casablanca, un bâtiment flambant neuf abrite son rêve : 1337, un nom qui fait référence à un système d’écriture, le « leet speak », utilisant des caractères alphanumériques. C’est la première école de code entièrement gratuite et sans prérequis de diplôme au Maroc. Fruit d’un partenariat pédagogique avec l’école 42, un établissement de formation en informatique co-fondé en 2013 à Paris par Xavier Niel, le patron du groupe de télécoms Free (et actionnaire à titre personnel du Monde), elle est financée par l’Office chérifien des phosphates (OCP), la première entreprise du pays. (@LeMondefr).

#Data

► Pour gouverner la Chine, la démocratie n’est pas nécessaire, les données massives, si. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, la Chine a accru son emprise sur sa société civile en systématisant son usage des données numériques. Pour gouverner, plus besoin de demander son avis au peuple, de le laisser débattre, constate le magazine du MIT Technology Review. L’outil le plus abouti de gouvernance par les données massives est le système de notation sociale attribué à chaque entreprise et citoyen chinois. Ces big data ont également permis l’émergence d’un système de télésurveillance et de reconnaissance faciale très efficace, couvrant largement le territoire chinois. Pourquoi auriez-vous besoin d’une démocratie quand vous avez les données ? Une description glaçante sur ce que la Chine est en train de devenir. (@Sciences_Avenir).

#Télévision

► Un enfant sur deux commence à regarder la télévision avant 18 mois, selon une étude. Pas d’écran avant 3 ans ? Cette recommandation officieuse, préconisée par de nombreux spécialistes de la question, est loin d’être appliquée par les parents. Selon les résultats préliminaires d’une étude de l’Inserm sur le sujet, un enfant sur deux commence à regarder la télévision avant 18 mois. Ces données, relayées par Europe 1, ont été présentées dans le cadre de la journée scientifique de la cohorte Elfe, une étude qui suit depuis leur naissance, et jusqu’à leur 18 ans, plus de 18 000 enfants nés en 2011, en France. Parmi les autres enseignements à retenir, deux enfants sur trois âgés de 2 ans regardent la télé tous les jours. « Les durées sont cependant modérées », relève auprès de franceinfo l’auteur de l’étude, Jonathan Bernard, épidémiologiste à l’Inserm. « La moitié des enfants la regarde moins de 30 minutes par jour. » Seuls 8% passent plus de deux heures quotidiennes devant le petit écran. (@franceinfo).

#Presse

► Apple veut intégrer des grands quotidiens américains dans son offre de contenus. Les contours du service premium d’Apple se précisent peu à peu. Le groupe de Cupertino aurait pris langue avec le « New York Times », le « Wall Street Journal » et le « Washington Post » en vue d’intégrer ces titres dans sa future offre premium de contenus, croit savoir le site « Re/Code ». Leurs contenus viendraient étoffer ceux déjà proposés par Texture, un service de kiosque en ligne permettant d’avoir accès à plus de 200 magazines (« Vanity Fair », « Vogue », Bilboard », etc) moyennant 9,99 dollars mensuels, qu’Apple a acquis en mars dernier. Le flou demeure encore quant au modèle économique et à sa viabilité du côté des éditeurs de presse. Pour l’heure, ce que reverse Apple à ces derniers est indexé sur l’usage qui en est fait par les lecteurs. (@LesEchos).

#Police

► Les armes numériques de la gendarmerie pour élucider les affaires criminelles. L’an passé, 825 homicides et 95 000 vols avec violence ont été commis en France, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Autant de crimes qui mobilisent les expertises scientifiques de la police et de la gendarmerie. Médecine légale, chimie, toxicologie… mais aussi informatique et 3D, les autorités s’appuient sur l’ensemble des disciplines scientifiques et les dernières innovations technologiques pour les mettre au service de l’enquête judiciaire avec un objectif : découvrir la vérité. (@frenchweb).

10 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 10 septembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Industrie

x► La réalité virtuelle s’immisce dans la production industrielleA quoi ressemble une usine robotisée d’embouteillage de cognac en réalité virtuelle ? A une vraie usine d’embouteillage de cognac. Un casque sur la tête, on observe les bouteilles qui défilent sur des tapis à cadence réelle. Elles sont remplies de liquide, puis attrapées par six bras articulés avant d’être emballées dans des cartons, récupérées par des chariots électriques. Tout est automatisé. La duplication est bluffante de réalité. Ce bijou de technologie s’appelle un « jumeau numérique » (digital twin). Il permet de dupliquer une usine à l’identique en situation immersive. La technique existe depuis quelques années, mais c’est aujourd’hui que l’utilisation de ce type d’outils s’accélère et gagne divers secteurs industriels. Le jumeau de l’usine Pont-Neuf d’Hennessy a été développé par Iteca, une start-up d’Angoulême, spécialiste de « l’industrie 4.0 ». Un terme qui englobe toutes les nouvelles technologies (modélisation 3D, réalité virtuelle, intelligence artificielle…) appliquées à la production industrielle. (@Lemondefr). A lire : L’intelligence artificielle, un jackpot pour les entreprises pionnières (@usinenouvelle). Légende image : Les salariés de la société Hennessy ont visité leur futur lieu de travail grâce à un équipement de réalité virtuelle. Juliza Zimmerlich.

#Ville

► Luxembourg-ville, future smart city ? La smart city naît d’une urgence: comment vivre mieux dans des villes confrontées à une démographie galopante. La future smart city est donc d’abord une grande ville, capitale ou mégalopole, qui doit trouver des solutions durables à ce défi en mettant en œuvre une multitude d’outils technologiques et sociétaux. Il est un peu rapide de réduire la cité du futur à une «ville connectée». Comme le rappellent Philippe Gerber et Olivier Klein du Liser (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research), « plus les systèmes sont interconnectés, plus c’est intéressant, mais c’est aussi plus risqué dans les grandes agglomérations en cas d’événements critiques. Il est important en outre que la gestion du territoire par la donnée soit précédée d’une réflexion et de décisions majeures sur la manière dont on peut garantir l’intégrité des systèmes d’information et des données qui sont, ou pourraient être, collectées ». Dans ce domaine, Luxembourg-ville aurait quelques coups d’avance. (@Paperjam_lu).

#Commerce

► Les ventes sur Internet bondissent de 14,4% au 2e trimestre en France. Le e-commerce a poursuivi son avance au deuxième trimestre en France, toujours porté par une hausse de la fréquence d’achat et des ventes sur téléphones portables. Les ventes sur internet ont encore grimpé de 14,4% au cours du trimestre, après une hausse de 13% au cours des trois premiers mois de l’année, pour totaliser 22,0 milliards d’euros, selon les chiffres publiés lundi 10 septembre par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). (@Challenges°.

#Data

Sécurité, traçabilité, consentement… Comment Renault aborde le virage du RGPD. Avant l’entrée en application du RGPD (Règlement général sur la protection des données), le 25 mai dernier, les entreprises ont été contraintes de revoir leur copie en matière de circulation et de protection des données. Face à cette législation plus stricte, le constructeur automobile Renault a dû intégrer de nouvelles exigences dans sa stratégie Big Data pour assurer une meilleure gouvernance de la donnée tout en respectant la vie privée des consommateurs. Au coeur du nouveau règlement européen, l’obligation de recueillir le consentement de l’utilisateur apparaît comme un talon d’Achille pour les entreprises, notamment les constructeurs automobiles comme Renault. Et pour cause, l’arrivée prochaine des véhicules autonomes sur les routes du monde entier va provoquer un afflux de données qu’il faudra collecter et protéger dans les limites fixées par le RGPD. (@frenchweb).

#Blockchain

► La blockchain saura-t-elle se déployer au-delà des cryptomonnaies ? Considérée par certains comme une révolution aussi importante que l’invention d’internet, la technologie de la blockchain n’en est qu’à ses premiers pas opérationnels, en dehors du bitcoin et autres cryptomonnaies. Popularisée par le bitcoin, cette technologie permet de créer des sortes de grands registres virtuels, où des communautés enregistrent de manière infalsifiable leurs transactions, sans recours à une autorité centrale de contrôle. Pour certains visionnaires, elle doit permettre l’émergence de groupes capables d’échanger et de créer de la richesse ensemble de manière totalement décentralisée et autogérée, créant une économie affranchie des Etats, des banques ou des grandes entreprises. Certains imaginent par exemple des places de marché comme Amazon, fonctionnant de manière entièrement automatisée et entièrement auto-régulée par les participants. (@frenchweb).

#Robotique

► Nicolas Huchet : il a créé sa propre main bionique. Sa vie bascule un jour d’avril 2002. Alors qu’il est un jeune mécanicien, il est amputé de la main à la suite d’un accident du travail. Comment vivre alors avec cet handicap et assumer le regard des autres ? Combattant, Nicolas ne se laisse pas abattre et met en pratique sa devise « Do It yourself ». Après avoir vécu pendant 10 ans avec une prothèse basique et rapidement inadaptée à un usage au quotidien, Nicolas découvre l’existence de prothèses de nouvelle génération dites « polydigitales », qui ont l’avantage de permettre le mouvement des doigts. Bémol : ces prothèses sont hors de prix (30 000 euros) et ne sont pas à l’époque remboursées par la sécurité sociale. (@LExpress).

#Commerce

► Vente en ligne, cinéma, repas livrés: Alibaba, un géant chinois très diversifié. En deux décennies, l’emblématique entrepreneur chinois Jack Ma a fait de son groupe Alibaba un mastodonte du commerce en ligne, diversifié dans le cinéma, les contenus vidéo, une application mobile de livraison de repas, mais aussi… les magasins traditionnels. Un groupe fort d’un chiffre d’affaires annuel de 40 milliards de dollars. Depuis ses débuts en 1999, la vente en ligne reste l’activité centrale d’Alibaba et continue de lui apporter l’écrasante majorité de ses revenus (plus de 85 %), notamment sous forme de recettes publicitaires. (@LePoint).

#Armée

► Pentagone : 2 milliards de dollars pour l’intelligence artificielle. L’agence de recherche du Pentagone a annoncé vendredi un investissement de 2 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle (IA) pour développer des machines capables d’apprendre toutes seules à s’adapter à des situations changeantes. Les fonds permettront à l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa, pour Defense Advanced Research Projects Agency) de financer sur les cinq prochaines années une vingtaine de projets déjà entamés et d’en lancer « de multiples » autres dans les douze prochains mois, a précisé le directeur de la Darpa, Steven Walker, au cours d’une conférence près de Washington. Ces investissements sont destinés à « transformer les ordinateurs, pour les faire passer d’outils spécialisés à partenaires dans la résolution des problèmes », a ajouté Steven Walker, cité dans un communiqué. (@LesEchos).

#Surveillance

► Selon le site The Intercept et l’organisation Investigative Fund, qui tiennent leurs informations de « documents d’entreprise confidentiels » et d’entretiens avec des ingénieurs ayant contribué au projet, IBM a collaboré avec la NYPD pour développer un système d’intelligence artificielle permettant de chercher les personnes en les filtrant par couleur de peau, couleurs de cheveux, genre, âge, et diverses caractéristiques faciales. IBM aurait commencé à développer cette plateforme analytique il y a environ 10 ans, en partenariat avec le centre antiterroriste Lower Manhattan Security Initiative  de New York. A l’époque, IBM oeuvrait comme sous-traitant de Vexcel, subsidiaire de Microsoft. (@lebigdata_fr).

#Information

► Fake News : près de la moitié des Français accusent les médias de les induire en erreur. Par Barbara Chazelle, France Télévisions, MediaLab et Prospective. Ipsos publie les résultats de son étude internationale Global Advisor dédiée aux fake news qui permet de mesurer l’ampleur du phénomène : au quotidien plus d’un Français sur deux seraient exposés fréquemment à de fausses informations et 43% d’entre eux estiment avoir déjà été piégés par une information qui s’est avérée fausse. Les coupables ? Les politiques et les médias qui les induiraient délibérément en erreur. Crise de confiance profonde, qui s’étend jusqu’à leurs concitoyens dont les facultés de discernement sont sévèrement jugées. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Publicité

► Chasse à la publicité clandestine dans Wikipédia : un grand nettoyage cet été. Pour accroître le nombre d’articles de Wikipédia, plus de 2 millions en français depuis juillet, et y améliorer la qualité du contenu, une armada de contributeurs travaillent, ponctuellement ou régulièrement : 13.000 auteurs la semaine dernière pour l’édition en français. Ces milliers d’intervenants ne sont pas tous de chair et d’os : il y a aussi des « bots », robots logiciels qui accomplissent des tâches répétitives ou massives (orthographe, classification, voire lutte anti-vandalisme). Les humains, eux, sont bénévoles dans l’immense majorité des cas, c’est le principe même de l’encyclopédie collaborative ; ils dédient parfois un temps considérable à l’enrichissement de ses contenus (nous en avions donné des exemples cet été avec plusieurs portraits de wikipédiens). (@LObs).