20 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 20 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Nature

x Légende image : L’ours brun fait partie, avec le vison d’Europe et la rhinolophe de Méhely (une chauve-souris), des trois espèces « en danger critique ».  Photo : Philippe Clément / Belga Mag / Afp. A lire : Ces espèces menacées en France. Huit ans après la première évaluation, la situation s’est passablement aggravée en France. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié, vendredi 17 novembre, une actualisation de sa liste rouge des espèces menacées. Elle révèle que la situation s’est aggravée pour les espèces terrestres (33 % menacées ou quasi menacées contre 23 % en 2009) comme pour les espèces marines (32 % menacées ou quasi menacées contre 25 % en 2009). (@franceinfo).

#Climat

L’après Trump : inquiétude à Pittsburgh, une ville américaine qui a misé sur l’écologie. Après l’élection présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis, les inquiétudes pour l’écologie résonnent à la COP22, organisée à Marrakech jusqu’au 18 novembre. Les craintes s’expriment aussi dans les villes américaines qui ont choisi de prendre à bras le corps le problème de la pollution et d’investir sur l’économie verte. C’est le cas à Pittsburgh, en Pennsylvanie, un Etat tombé dans l’escarcelle de Trump. La ville fait toujours partie des secteurs américains les plus pollués, mais la mairie s’est engagée dans la relance économique grâce à des start-up spécialisées dans l’écologie. (@franceinfo).

Bill Peduto, le maire de Pittsburgh a tweeté : « Je peux vous assurer que nous suivrons les directives de l’accord de Paris pour notre peuple, notre économie et notre futur » et d’ajouter dans un tweet suivant : « C’est maintenant aux villes de prendre le contrôle. » Paris, Montréal, Mexico & New York aux couleurs du Climat. Plus que jamais unies, les villes sont prêtes à relever le défi #Cities4Climate. (@ladepechedumidi).

#Ville

À Mulhouse, une cité numérique dans une ancienne usine. C’est dans le quartier de la Fonderie qu’ouvrira, en septembre 2018, KM0, le village numérique où se côtoieront start-up, entreprises, centre de formation et logements… Une étape de plus dans le processus de reconversion du « Manchester français » qui, au siècle dernier, brillait dans l’industrie mécanique. A quelques minutes du centre ancien et de la gare, KM0 prend ses quartiers dans des bâtiments de l’usine désaffectée de la Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM). (@F3Alsace ). A lire aussi : Avec kilomètre zéro, Mulhouse tient sa cité numérique (@lemondefr).

#Société

Comment les « crapauds fous » veulent sauver le monde. Les « crapauds fous » se définissent comme ceux qui pensent et avancent à contre-courant. Un travail d’abord intérieur, pour ensuite changer le monde et « hacker l’avenir ». Dans leur Manifeste, ils appellent chaque citoyen à les imiter, pour contrer le triple péril, climatique, technologique et démocratique qui menace l’espèce humaine. Thanh Nghiem, à l’initiative du Manifeste, nous a expliqué son projet. « À la saison des amours, mus par un instinct grégaire, les crapauds migrent tous dans la même direction. S’il leur faut traverser des routes, ils se font alors massivement écraser sous nos pneus. Seuls survivent les individus atypiques qui vont à contre-courant ou s’aventurent dans les tunnels conçus sous les routes à leur intention. Leurs congénères pourraient les traiter de fous… C’est pourtant grâce à eux que l’espèce survit. » Ainsi commence le Manifeste des crapauds fous, paru en octobre 2017 aux éditions Massot. (@usbeketrica).

#Commerce

Auchan et Alibaba s’associent dans la distribution en Chine. Le groupe de grande distribution français Auchan va s’allier au géant chinois du commerce électronique Alibaba pour développer le commerce physique et numérique en Chine, ont annoncé les deux distributeurs lundi 20 novembre dans un communiqué commun. Aux termes de leur alliance, Alibaba, propriété du multimilliardaire Jack Ma, va investir 2,44 milliards d’euros dans Sun Art Retail Group, l’un des principaux exploitants d’hypermarchés en Chine, dont Auchan possède plus du tiers du capital. L’alliance vise à combiner l’expertise des deux entreprises dans le commerce traditionnel et la vente en ligne, selon le communiqué. « La nouvelle alliance permettra à l’ensemble des activités de Sun Art de bénéficier de l’écosystème digital d’Alibaba », expliquent-elles. (@LeMondefr).

#Agriculture

Une agriculture 100 % biologique pourrait nourrir la planète en 2050. Les bénéfices du bio pour la santé et pour l’environnement sont aujourd’hui prouvés. Mais pour ses contempteurs, ce type de production ne pourrait pas être généralisé, faute de rendements suffisants pour subvenir aux besoins d’une planète à la démographie galopante. Une idée répandue que réfutent des chercheurs européens dans une nouvelle étude publiée par la revue Nature Communications, mardi 14 novembre. Dans ce travail, le plus abouti sur la question, ils affirment qu’il est possible de nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains en 2050 avec 100 % d’agriculture biologique, à deux conditions : réduire le gaspillage alimentaire et limiter la consommation de produits d’origine animale. Et ce, sans hausse de la superficie de terres agricoles et avec des émissions de gaz à effet de serre réduites. Un défi de taille, alors que le bio ne représente que 1 % de la surface agricole utile dans le monde – 6 % en France. (@LeMondefr).

#Culture

Paris : une nouvelle salle d’art numérique dans une ancienne fonderie Dans une ancienne fonderie XIXe siècle de la rue Saint-Maur (XIe), l’opérateur privé Culturespaces ouvrira le 13 avril 2018 un centre d’art numériques où sera projeté des reproductions monumentales d’œuvres d’art. La première exposition sera consacrée à Klimt. « Les projections occuperont tous les murs et le sol, soit 3 300 m2, détaille Bruno Monnier, président de Culturespaces. Le public sera littéralement immergé dans l’image en mouvement et dans le son grâce à la plus grande installation fixe de vidéo projection au monde. Ce sera une expérience totale ». « Avec le numérique, on attire notamment tout un public qui ne rentrait pas dans les musées traditionnels » souligne Bruno Monnier. (@LeParisien_75). À lire aussi : En 2018 à Paris, un ‘musée numérique’ vous plongera littéralement dans l’art (@KonbiniFR).

#Transyumanisme

« Un autre transhumanisme est possible ». La « déclaration technoprogressiste » née en 2014 à Paris a été revue et augmentée par les transhumanistes réunis à Bruxelles pour le colloque TransVision 2017 du 9 au 11 novembre. « Notre vision inclut une abondance durable d’énergie propre, de nourriture saine, de biens matériels, de soins de santé abordables, d’intelligence globale, de bien-être mental, de temps de créativité – permis par une application des technologies convergentes, sans laisser personne sur le côté », écrivent ainsi les rédacteurs de la déclaration.Marc Roux, le président de l’Association française transhumaniste (AFT) qui a organisé le rassemblement, a répondu aux questions de @usbeketrica. A ses yeux, le progrès technologique peut être le creuset d’un progrès humain et social, à condition que les pouvoirs publics s’emparent enfin du sujet.

Une vie numérique éternelle en 2067 ? Télécharger son cerveau dans un ordinateur. Le thème a été régulièrement exploré par la science-fiction, notamment en 1992 par le film Le Cobaye (The Lawnmower Man, de Brett Leonard), où un jardinier simple d’esprit devient une créature entièrement virtuelle, hantant les réseaux téléphoniques et informatiques. Dans La Cité des permutants, Greg Egan imagine un futur (en 2045) où le téléchargement des consciences s’est généralisé : on peut sauvegarder l’intégralité des connexions neuronales d’un cerveau, et les plus nantis utilisent le procédé pour devenir immortels, et poursuivre leur vie dans un monde virtuel régi par ses propres règles. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Quand des chercheurs pensent y trouver une voie vers l’immortalité, d’autres préviennent qu’ils n’obtiendront aux mieux que pâle copie de l’être conscient qu’ils étaient. (@usbeketrica).

« Transferts » : et si vous pouviez changer de corps ? Après Trepalium, Arte renouvelle le pari de l’anticipation avec la série Transferts, diffusée les jeudi 16 et 23 novembre, et disponible depuis le vendredi 10 novembre sur le site d’Arte. Parce qu’il y est question de transhumanisme et d’un futur qui interroge les dérives de la science, Usbek & Rica s’est empressé de voir les six épisodes, et vous raconte (sans spoilers).

19 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 19 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Robotique

Le robot de Boston Dynamics qui réalise des sauts périlleux arrière. Atlas n’arrête pas ses progrès. Le robot star de Boston Dynamics vient d’apprendre à faire un saut périlleux. Il savait déjà marcher en équilibre sur ses deux jambes, évoluer sur des terrains rocheux ou enneigés, sans problèmes. Désormais, dans la vidéo dévoilée par la firme sur YouTube, la machine exécute un salto arrière avec une réception digne des plus grands médaillés des gymnastes. Impressionnant. (@LObs). A lire aussi : Premier salto arrière d’un robot: un exploit incroyable pour les spécialistes (@Le_Figaro).

#Ville

Les villes intelligentes. « Etat dans l’état » ? Jusqu’où la technologie creuse-t-elle l’écart entre « urbains » et « ruraux » ? L’intelligence artificielle peut-elle contribuer à les atténuer ? Émission du 17 juin 2017 sur @franceculture).

#InternetDesObjects

Pour l’Allemagne, il est l’heure d’interdire les montres connectées pour enfants (et même de les « détruire »). L’Allemagne ne plaisante pas avec la surveillance. L’autorité de régulation des télécoms allemande a interdit, vendredi 17 novembre, la vente de montres connectées pour enfants. Dans son communiqué, son président, Jochen Homann, justifie cette décision :« Les parents peuvent utiliser ces montres pour écouter l’environnement de l’enfant et ils doivent être considérés comme un système de transmission non autorisé ». Selon l’agence, ces montres sont par exemple « utilisées pour écouter les enseignants en classe ». Si l’Allemagne autorise les smartwatches pour adultes, elle choisit de se méfier de la fonction « babyphone » des modèles destinés aux enfants de 5 à 12 ans. En outre, les appareils, connectés à internet, dotés d’un micro, et d’un dispositif GPS, peuvent être piratés et détournés. (@franceinfo).

#Alimentation

Un jeune ingénieur nigérian devenu M. Application contre la faim. Son QG ne pourrait être plus exigu : 6 m2 tout au plus, nichés au premier étage d’une tour en périphérie de la capitale nigériane. Sur le même palier, des dizaines d’autres jeunes pousses jouent des coudes, espèrent bientôt se frayer un chemin sur la scène internationale. A Abuja comme dans le reste du monde, dans le milieu de la « tech », on commence petit. C’est ici que le Nigérian Oscar Ekponimo a pris ses quartiers afin de s’adonner à son ambition de toujours : lutter contre la faim grâce à la technologie. A tout juste 31 ans, son rêve est devenu un job à plein temps. Avec Chowberry, l’application conçue en 2013 pour laquelle il a reçu le prix Rolex à l’esprit d’entreprise en 2016, le jeune développeur de logiciels s’attaque simultanément à deux problèmes de taille : la faim et le gaspillage alimentaire. A Lire aussi : « L’Afrique, futur royaume de l’innovation ? » (@LeMondefr).

#MediaSocial

L’effrayant système de Facebook pour déterminer les « personnes que vous connaissez peut-être » Le système de suggestions de contacts sur Facebook est bien mystérieux, pour ne pas dire carrément flippant. La section « Vous connaissez peut-être » (ou «People you may know» en anglais) vous propose en effet une liste de personnes que vous pourriez avoir rencontrées et souhaiteriez donc ajouter à votre réseau. Pour déterminer les profils qui apparaîtront dans cette fameuse section, le réseau social utilise un algorithme ultra-pointu qui fait l’objet de nombreux fantasmes. Si vous utilisez fréquemment Facebook, il vous est sûrement arrivé de voir, dans vos recommandations de connaissances, une personne totalement improbable. Si certaines de ces suggestions ravissent les internautes —nombre ont par exemple découvert avec joie l’existence de membres de leurs familles vivant à l’autre bout du monde—, d’autres dénoncent une fonctionnalité embarrassante et intrusive. De quoi attiser les rumeurs les plus folles sur la façon dont la firme de Mark Zuckerberg accède à nos données privées. (@slatefr).

#Media

Découvrez les 5 startups finalistes du Tank Media qui font bouger les lignes du journalisme. C’est un projet ambitieux qui verra le jour au printemps 2018 : un lieu dédié à l’émergence de nouveaux médias, au carrefour entre le journalisme, l’entrepreneuriat et l’innovation. Le Tank Media est né à l’initiative de Nicolas Vanbremeersch, (fondateur de l’espace de coworking parisien le Tank, président de Spintank), de Mathieu Maire du Poset (ancien DGA d’Ulule), de Damien Cahen (directeur du Tank), de Cécile Chalancon (directrice éditoriale de Spintank) et de Morgiane Achache (Product manager UX) et de leur volonté de réinventer l’information au futur. Pour cela, des dizaines de journalistes, entrepreneurs, développeurs et photographes se sont réunis et ont confronté leurs envies pour imaginer ensemble et concrétiser leur idée de ce à quoi devrait ressembler du Tank Media qui ouvrira ses portes en avril 2018. Un programme d’incubation permettra à de nouveaux médias d’émerger et le Tank Media dévoile aujourd’hui les cinq finalistes en lice pour l’intégrer. Ils pitcheront leurs projets lors du premier évènement public du Tank Media, Browse. Une autre sélection aura lieu en début d’année pour compléter cette première promotion du Tank Media. (@bymaddyness).

#IntelligenceArtificielle

L’arnaque chatbots durera-t-elle encore longtemps ? On connaît bien le phénomène du côté du marketing, encore plus dans ce qu’on appelle pompeusement le “digital” (numérique pour les francophiles) : la hype tue la hype. Ou disons qu’une nouvelle hype vient balayer la précédente dans un cycle assez régulier permettant aux consultants spécialisés de retourner leur veste pour suivre le sens du vent et continuer à cannibaliser un secteur déjà bien bouché. Il y a quelques années c’était l’avènement des réseaux sociaux pour les marques, puis le big data et la publicité programmatique. La promesse était alors de pouvoir accéder toujours plus facilement et pour peu cher (souvenez-vous, les réseaux sociaux c’était gratuit, tout ça) à des possibilités infinies de ciblage pour délivrer toujours mieux des publicités. Mais sans changer de façon de faire, en proposant toujours des pubs sans intérêt en mode matraquage. Dommage. (@frenchweb).

L’intelligence artificielle, la voie royale de l’eugénisme. Libre opinion. Il est étonnant que le professeur de philosophie Jocelyn Maclure, responsable d’une réflexion dite éthique sur ce qu’on appelle fallacieusement « l’intelligence artificielle », ne commence pas par soulever le problème éthique de la dénomination même de cette matière morte produite en laboratoire (« Montréal peut être à l’avant-garde de la réflexion éthique sur l’intelligence artificielle », Le Devoir, 2 novembre 2017). Ce qu’on appelle l’intelligence artificielle a sans doute autant à voir avec l’intelligence que la pornographie avec l’érotisme. L’amour n’engage pas seulement les organes génitaux et la jouissance à tout prix, mais tout l’être humain, dont les relations humaines qu’il construit au gré de circonstances multiples et complexes, relations faites parfois de jouissances certes, mais aussi de douleurs, de déceptions, de frustrations, de conflits, de joie et de malheurs, de réflexivité à partir de ces infinies expériences : qui suis-je, qui sommes-nous, pourquoi ça ? Lire la suite sur le site @LeDevoir.

L’Homme Augmenté, un thème à la jonction de la Science-Fiction et du Transhumanisme. Un aparté pour commencer. Dans le roman de Science-Fiction Tout sauf un homme, Isaac Asimov imaginait la quête d’Humanité d’un robot nommé Andrew, pour NDR-113. Cet être fait de métal et de positrons s’exclamait, comme libéré de sa condition inférieure : « Un homme ! Enfin, il était un homme, un être humain ! Pendant des dizaines et des dizaines d’années, il avait lutté pour gravir l’échelle qui l’éloignait de ses origines robotiques. » Lire la suite sur le site @HumanAfterHAL

#Cyberguerre

Paris a besoin de Washington pour la traque numérique des jihadistes. Le magistrat chargé des attaques majeures survenues en France depuis sa prise de fonction fin 2011 n’était pas lundi 13 novembre aux côtés d’Emmanuel Macron et de François Hollande pour l’hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. A ce moment-là, celui qui supervise le parquet antiterroriste français se trouvait dans les locaux du FBI, la police fédérale américaine. L’entraide judiciaire franco-américaine est bonne, voire dans certains cas « amicale », s’est félicité M. Molins. Mais, a-t-il ajouté, il est nécessaire « de fluidifier l’entraide pénale internationale, dont on peut penser que les canaux sont peut-être devenus trop compliqués par rapport à l’évolution des technologies ». Les exploitations d’emails, de SMS ou de contacts conservés par les géants du secteur, qu’ils s’appellent Google, Apple ou Facebook, sont notamment devenus indispensables à l’avancée des investigations.  « La France attend beaucoup des Etats-Unis car la plupart des opérateurs sont basés aux Etats-Unis », a expliqué M. Molins. (@LExpress).

#Multivers

Un problème à plusieurs dimensions. Et si ce matin, vous n’aviez pas oublié les clés de votre voiture sur la table du salon, ce qui vous a forcé à rentrer les chercher avant de ressortir, ces quelques secondes d’écart ont peut-être changé le cours de votre vie. Cet enfant qui traverse jusque un instant après votre passage, quelques secondes plus tôt et tout aurait basculé, mais peut être cette réalité a-t-elle bien existé, ailleurs, bienvenue dans le multivers, ou les univers parallèles. Ce matériau littéraire richissime est exploité depuis bien longtemps par la science-fiction, il est depuis plusieurs années formalisé par la science qui n’attend plus qu’une chose : en découvrir une preuve. Multivers : un problème à plusieurs dimensions, c’est le problème à multiples facettes que La Méthode scientifique va examiner dans l’heure qui vient. (@franceculture).

18 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 18 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Climat

xRéchauffement climatique: des signaux plus alarmants que jamais. Le XXIème siècle compte 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880. En Antarctique, la banquise, stable auparavant, affiche un minimum record ou quasi record. La fonte des glaciers alpins s’est poursuivie. Les émissions de CO2 liées à l’industrie et à la combustion d’énergies fossiles devraient croître de 2% en 2017 par rapport à 2016 (entre 0,8% et 2,9%), et atteindre un record de 36,8 milliards de tonnes, après des années 2014 à 2016 quasiment stables, selon le bilan annuel du Global Carbon Project. (@tvanouvelles). Légende image : icebergs au large de la côte canadienne Crédit photo : Drew Angerer / Getty Images.

#Ville

La smart city est-elle inconciliable avec la vie privée ? Alors que les villes intelligentes se connectent et captent de plus en plus de données, l’affirmation d’une politique de transparence publique apparaît comme une équation complexe à résoudre. Car même anonyme, le contenu d’une base de données peut être recoupé et exploité. Comment concilier la publication des données publiques et la protection de la vie privée ? Les initiatives de smart city ont le vent en poupe. De Singapour, à Barcelone en passant par le nouveau quartier Confluences à Lyon, la volonté de mettre en réseau les infrastructures urbaines pour en optimiser le fonctionnement est un rêve futuriste qui devient lentement une réalité. Cette tendance actuelle vers plus d’interfaces connectées décuple implacablement la quantité de données captées et la question de leur utilisation fait débat. Faut-il revendre ces données ? Les rendre publiques ? Les garder secrètes ? (@usbeketrica).

À la Smart City Expo, le centre de commande devient le cerveau de la ville. Une plateforme pour les gouverner toutes. Lors du salon Smart City Expo World Congress, qui se tient à Barcelone du 14 au 16 novembre, plusieurs entreprises ont présenté leurs offres de centres de commande. Si ces plateformes existent depuis longtemps, elles se sont historiquement concentrées sur la sécurité et la vidéosurveillance. Aujourd’hui, elles proposent un monitoring et une gestion de nombreux services de la smart city en un seul endroit, utilisent  de nouvelles sources de données et permettent même d’automatiser certaines décisions. L’annonce la plus ambitieuse en la matière est celle de Huawei, qui a dévoilé son Centre d’opération intelligent (ou IOC, Intelligent operation center). « C’est le cerveau de la smart city », résume Zheng Zhibin, directeur général de la smart city Chez Huawei, qui a présenté au JDN une version de son centre de commande déployé dans la ville chinoise de Shenzen. (@journaldunet).

L’adjoint au maire de Londres chargé de l’économie, « impressionné » par le pôle technologique lillois. « Londres et Lille ont beaucoup de choses en commun. ». Encore plus depuis ce mercredi, après la journée passée par Rajesh Agrawal, adjoint au maire de Londres chargé des affaires économiques, accompagné de 15 jeunes entreprises londoniennes, en immersion dans l’écosystème technologique métropolitain. Visite d’Euratechnologies, du centre de recherche et développement de Decathlon, de Kiabi, du TechShop Leroy Merlin, la délégation londonienne a été sérieusement «  impressionnée  » par le dynamisme lillois et les opportunités de « business » à construire. Après les 250 chefs d’entreprises métropolitaine en « opération séduction » à Londres le mois dernier, c’est au tour des décideurs londoniens de venir faire leur « business shopping » à Lille. (@lavoixdunord)

Bill Gates va construire une smart city dans le désert. Bill Gates vient d’acheter un terrain de 10 000 hectares dans le désert de l’Arizona pour y construire une ville futuriste. Cette smart city s’appellera Belmont, du nom du promoteur immobilier chargé de piloter le projet, Belmont Partners. Elle doit servir de modèle pour le développement de futures villes durables, et se présente comme une première réponse à la surpopulation urbaine qui guette à l’horizon 2050. Technologies de pointe, connexion ultrarapide à Internet, véhicules autonomes… La smart city dont Bill Gates a annoncé la construction prochaine se présente comme un  laboratoire d’expérimentations des nouvelles technologies à l’échelle d’une grande ville. (@usbeketrica).

Les cinq habitudes à piquer aux habitants de Dubaï.  Première ville des Emirats arabes unis, Dubaï attire de nombreux expats. Après une discussion avec des Français qui s’y sont installés, on a repéré 5 attitudes des Dubaïotes dont on devrait s’inspirer ! Dubaï ? Une ville intelligente et pensée de manière très pratique ! « C’est comme si c’était la Défense avec des plages, des restos et des gens sympas », décrit Samuel Samyn, 35 ans, directeur du développement international au sein d’un cabinet qui facilite l’installation des entreprises à Dubaï. Pas étonnant que de nombreux Français qualifiés, souvent dans les secteurs de la finance, de l’industrie ou encore de l’hôtellerie, se laissent séduire par le dynamisme économique de Dubaï. Et si ces expats devaient un jour rentrer en France, voici ce qu’ils aimeraient importer avec eux à leur retour, en images. (@EchosStart).

#Transport

Navly, vedette  des quais lyonnais. Baptisées Navly, les deux navettes autonomes ont démarré leurs rotations en septembre 2016 dans le quartier Confluence à Lyon. Située à la pointe de la presqu’île entre Saône et Rhône, cette ancienne friche industrielle réhabilitée se veut un laboratoire de la «smart city». Dotés d’un pack de batteries rechargeables par induction ou par prise, ils bénéficient d’une autonomie de huit à vingt-quatre heures pour un temps de charge de quatre à huit heures. Onze places assises, fenêtres panoramiques, carrosserie tout en rondeur, ni volant ni pédales : la silhouette futuriste de Navly intègre un ensemble de radars, de caméras et de capteurs qui permettent, en renfort du système de navigation par GPS, d’effectuer un parcours d’1,3 km sur les quais de Saône à une allure moyenne de 20 km/h. Le point de départ se trouve tout près d’une station de tramway. L’enjeu : résoudre la problématique du premier et du dernier kilomètre qui justifient, faute d’alternative, l’usage de la voiture pour se rendre au travail. (@libe).

#DataCenter

Les data centers régionaux prennent leur essor. Le Salon Data Centre World qui s’est tenu le 15 novembre à Paris a mis l’accent sur le phénomène régional. Car ces fermes d’ordinateurs sécurisées, qui stockent et traitent les milliers de données des entreprises, choisissent de plus en plus de s’installer dans les territoires. Certes, la région parisienne concentre de 80 à 90 % de l’offre actuelle, surtout dans le Nord-Est parisien prisé pour son foncier. La superficie totale atteint quelque 180.000 mètres carrés. Les géants américains, Microsoft, Google, IBM, Amazon Web Services… – mais aussi français – Equinix, Interxion…, y ont installé des équipements de plusieurs milliers de mètres carrés, pour héberger principalement les données numériques des grands groupes. (@LesEchos).

#OpenSource

L’Open Source, une alternative aux Gafa ? Par Nathalie Pignard-Cheynel, professeure en journalisme numérique, Académie du journalisme et des médias, Université de Neuchâtel. Depuis quelques mois, le monde journalistico-médiatique découvre avec effroi l’emprise, construite progressivement, des Gafa sur la diffusion de l’information et sa monétisation. Victimes plus ou moins consentantes, parfois acteurs à part entière du système, les médias font dorénavant partie de cet écosystème piloté par les géants du numérique. Et sont soumis à des règles qui cadrent, influencent mais également contraignent leur activité. Après le constat et la prise de conscience, vient le temps de la recherche d’alternatives. L’idée n’est pas de faire du jour au lendemain sans les infomédiaires mais de desserrer l’emprise, de retrouver des marges de manœuvre, et d’inventer des modèles techniques propres. Lire la suite sur le site de @MetaMedia.

#IntelligenceArtificielle

La course à l’intelligence artificielle fait flamber les salaires et vide les chaires universitaires. La course à l’intelligence artificielle fait flamber les salaires et vide les chaires universitaires. Il ne vous aura pas échappé que les géants de la tech ont entamé une course à l’intelligence artificielle : smartphones à reconnaissance faciale, assistants vocaux, véhicules autonomes, robotique, les usages ne manquent pas… Et pour mener à bien ces projets, ces entreprises mettent les moyens, notamment en proposant des salaires qui atteignent des sommets inédits, même pour une industrie qui n’a jamais eu peur de la démesure quant aux traitements de ses talents. C’est le sujet d’une récente enquête menée par le New-York Times. (@frenchweb).

Un ancien de chez Google crée une religion dont le dieu est une intelligence artificielle. « La machine va devenir plus intelligente que l’homme, c’est inévitable. » Telle est la conviction d’Anthony Levandowski, un ingénieur passé par Google qui vient de lancer un mouvement religieux baptisé « Way of the Future » qui place l’Intelligence Artificielle au rang de divinité. Cette église devrait avoir son propre évangile nommé « Le Manuel », des cérémonies ouvertes au public et même une sortie de lieu de culte. Pour définir cette croyance, on parle en général de « Singularité », même si Levandowski préfère le terme de « Transition ». « Le résultat sera de fait un dieu. Pas un dieu qui créé la foudre ou des ouragans. Mais s’il y a quelque chose un milliard de fois plus intelligent qu’un humain, comment allez-vous l’appeler ? », interroge Levandowski. (@pressecitron).

17 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 17 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

xLe projet fou de Bill Gates : construire une ville intelligente au beau milieu du désert Bill Gates se lance dans un nouveau projet innovant. Le patron de Microsoft, désireux de voir évoluer les technologies, vient d’investir dans la création d’une ville intelligente. Un projet qui devrait voir le jour au cœur des États-Unis dont les grandes lignes sont déjà connues. Si elle n’est pas encore sortie de terre, cette ville future possède déjà des caractéristiques. Baptisée Belmont, son terrain s’étend déjà sur plus de 10 000 hectares. L’emplacement de la ville intelligente de Bill Gates est déjà trouvé. Le fondateur de Microsoft souhaite s’installer dans la banlieue de Phoenix en Arizona. La ville sera située dans le désert, à environ 45 minutes à l’ouest du centre-ville. (@dailygeekshow).

La ville intelligente sera-t-elle plus humaine ? Offrir un avenir prometteur aux nouvelles générations relève d’un véritable pari quand on sait que la population mondiale comptera 9 milliards d’habitants en 2050 dont plus de 70 % vivront dans des zones urbaines. Depuis les embarras de Paris narrés par Boileau dans son poème, les villes n’ont cessé de cumuler les maux. Nous devons tirer les leçons des mégapoles chinoises confrontées à des situations de pollutions et de congestion de trafic routier inégalées. Face à la densité de population annoncée, un changement radical de fonctionnement et d’utilisation des zones urbaines s’impose. (@LesEchos).

À la Smart City Expo, le centre de commande devient le cerveau de la ville. Une plateforme pour les gouverner toutes. Lors du salon Smart City Expo World Congress, qui se tient à Barcelone du 14 au 16 novembre, plusieurs entreprises ont présenté leurs offres de centres de commande. Si ces plateformes existent depuis longtemps, elles se sont historiquement concentrées sur la sécurité et la vidéosurveillance. Aujourd’hui, elles proposent un monitoring et une gestion de nombreux services de la smart city en un seul endroit, utilisent  de nouvelles sources de données et permettent même d’automatiser certaines décisions. (@journaldunet).

L’open data local demande une « nouvelle organisation de l’administration ». Quelles sont les conséquences de l’ouverture des données publique ? Territoires numériques Bourgogne Franche-Comté et Ecoter s’appuient sur le retour d’expérience des territoires engagés dans le mouvement pour mettre en lumière, lors d’une rencontre organisée le 10 novembre, l’impact de l’open data au sein des collectivités. D’ici à octobre 2018, les collectivités territoriales de plus de 3.500 habitants sont censées avoir ouvert leurs données, conformément à la trajectoire définie par la loi pour une République numérique adoptée en 2016. Cela représente entre 4.000 et 4.500 collectivités qui sont concernées par l’open data.  (@Lagazettefr). A lire aussi : Quand le ministre de l’Intérieur craint que l’Open Data donne lieu à des « attaques cyber » (@nextinpact).

#Economie

Quelle liberté à l’ère Google ». Le président de l’autorité de régulation des télécoms (Arcep), Sébastien Soriano, déplore « une forme de capitulation dans le débat public”. Et que « la domination des Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) » soit « vécue comme une évidence ». En économie, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Au sens politique, le libéralisme défend la démocratie politique et les libertés individuelles. Mais quid de ladite liberté, celle du consommateur, face à la toute-puissance des Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ? Lorsqu’un internaute veut effectuer une recherche, il se rend sur Google. En effet, d’après une récente enquête, c’est plus de 94% des recherches qui sont réalisées via Google… (@franceculture)

#Entreprise

Radia Ayad veille sur votre e-réputation. Radia Ayad a fondé une startup spécialisée dans la gestion de l’e-réputation, la protection de l’identité numérique et le marketing digital. Ses clients sont des grandes entreprises, mais aussi des PME et des particuliers soucieux de leur image en ligne. L’entreprise E-réputation Defender, dont le siège est situé à Nogent-sur-Oise (60), a reçu le prix Talents des Services 2016 du BGE Picardie. (@F3Picardie).

#Internet

La fin de la neutralité du net aux USA devrait être actée en décembre. Le démantèlement du cadre réglementaire instituant la neutralité du net aux États-Unis devrait être acté d’ici quelques semaines, selon plusieurs sources consultées par Reuters. La commission fédérale des communications (FCC), qui est composée majoritairement de membres réfractaires à ce principe des réseaux, devrait procéder à un vote final au cours du mois de décembre. On pouvait anticiper depuis un petit moment les intentions de la FCC sur la neutralité du net avec la nomination d’une majorité de commissaires de l’agence de sensibilité républicaine, donc partisans d’une dérégulation dans les télécommunications, certains d’entre eux ont été autrefois des avocats des plus gros fournisseurs d’accès à Internet américains, laissant ainsi le camp démocrate en minorité. (@Numerama).

#Television

Télé à la papa et youtubeurs, histoire d’un gros malentendu. Après l’interview très critiquée de Squeezie par Thierry Ardisson, samedi 11 novembre, @LExpress se penche sur la relation compliquée qu’entretiennent les animateurs de télévision traditionnelle et les vidéastes stars.

#LoiRenseignement

À quoi servent les « boîtes noires » des services de renseignements ? Depuis début octobre, les services de renseignement utilisent une « boîte noire ». Un dispositif d’analyses de données de communications en ligne qu’a détaillé Francis Delon, président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) lors d’un colloque mardi à Grenoble, rapporté par Le Monde. Les dites « boîtes noires », une technique de renseignements qui vise à « détecter des connexions susceptibles de révéler une menace terroriste », n’avaient jamais été activées auparavant. Elles étaient pourtant prévues dans la loi depuis un moment déjà: en 2015, la loi sur le renseignement les avait en effet introduites dans le code de la sécurité intérieure, sous l’appellation « traitements automatisés ». (@LExpress).

#Futur

A relire l’article du site @metamedia publie le 4 janvier 2016 : Et si nos élites étaient incapables de nous préparer au monde qui vient ? La transformation systémique que nous vivons a mis le web au centre de nos vies. Mais cette nouvelle organisation sociale est pilotée par les GAFA, désormais trop en avance sur nos élites politiques, dépassées, et tentées de sous-traiter certaines missions à la Silicon Valley qui entend remplacer l’Etat-providence. L’emprise algorithmique, l’hégémonie des grandes plateformes, le mythe du big data comme remplacement de la connaissance, contribuent à faire disparaître la puissance publique. Seule l’Europe pourrait changer le web. En a-t-elle la volonté ? Tel est l’un des inquiétants avertissements adressés, juste avant les fêtes, par les Entretiens du nouveau monde industriel qui se sont tenus à Beaubourg.

#Technologie

Web Summit 2017 à Lisbonne: que retenir du Davos de la Tech ? Considéré comme le Davos du numérique, le Web Summit est la plus grande conférence européenne tech, réunissant près de 60 000 participants, issus de 170 pays. Créée à Dublin en 2009, elle s’est délocalisée en 2016 à Lisbonne. Le Web Summit accueille les invités de renom lors des conférences-phares, même si ce ne sont pas forcément les plus intéressantes, car par définition très mainstream : on demeure souvent à la surface des choses, on soigne ses effets de communication, on donne dans les bons sentiments, quand on n’enfonce pas carrément les portes ouvertes – le tout dans une ambiance sons et lumières qui, à la longue, peut entamer sérieusement les capacités cognitives des participants les plus aguerris. Alors, que fallait-il retenir de cette édition 2017 ? (@frenchweb).

16 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 16 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Drone

xJeremy Scahill : « Les drones et la surveillance de masse marchent main dans la main ». Cofondateur du site d’investigation américain The Intercept, Jeremy Scahill vient de publier « La Machine à tuer ». Une enquête sur la guerre d’un nouveau genre que les Etats-Unis mènent à coups de drones en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie ou au Yémen depuis leur base du Nevada. Et qui tue sans discernement sous couvert de frappes prétendument ciblées.(@telerama). Légende image : Drone militaire états-unien au-dessus de Kandahar (Afghanistan), janvier 2010. Photo : Kirsty Wigglesworth /File/AP.

#Numerique

Avec le numérique nous passons de la fiction à la réalité. Après Las Vegas, Taïwan ou Singapour, le World Electronics Forum (WEF) s’est tenue à Angers, cité au bord de la Maine. Le quotidien Libération a voulu prolonger la réflexion sur «les menaces et questions de société qu’elle soulève, notamment en termes d’éthique», tel que l’expliquait Christophe Béchu, maire d’Angers. Ainsi «La révolution numérique peut être la meilleure comme la pire des choses», confirme l’économiste Philippe Aghion. Ainsi, les data centers produisent plus de gaz à effet de serre que l’ensemble du transport aérien. Mais la technologie peut s’allier à l’environnement, notamment par le biais de l’intelligence artificielle (IA).L’IA devient progressivement une thématique centrale de société. «Elle est notre intelligence projetée sur la machine», tel que le définit Jean-Gabriel Ganascia, chercheur en intelligence artificielle et président du comité d’éthique du CNRS.  (@libe).

#IntelligenceArtificielle

Laurent Alexandre : «Nous aurons l’intelligence artificielle que nous méritons». Si nous savons désormais avec certitude que l’intelligence artificielle va bouleverser notre quotidien, il reste encore à savoir dans quelle mesure. Quand certains y voient une opportunité pour réinventer notre monde, d’autres y voient une menace pour l’humanité. «L’intelligence artificielle ne va pas remplacer l’Homme. Sinon, il faut la débrancher tout de suite», assure le docteur Laurent Alexandre, chirurgien-urologue et fondateur du site Doctissimo, à l’occasion de l’événement Hello Tomorrow, dédié aux innovations «DeepTech», qui s’est tenu à Paris en octobre. (@frenchweb).

Les usages de l’intelligence artificielle. L’IA n’est pas qu’un objet de débats politiques, de fantasmes singularistes et d’Armageddon de l’emploi! Dans la pratique, c’est aussi un sujet central pour de nombreuses entreprises. Les start-up s’y sont mises en masse. Les grandes entreprises s’interrogent toutes sur la question. Olivier Ezratty, expert FrenchWeb, a publié en octobre 2017 un ebook, « Les usages de l’intelligence artificielle » qui est une importante mise à jour d’une compilation de neuf articles sur les Avancées de l’IA (@frenchweb).

Chassez l’artificiel, il revient au galop ? Quand les romans de Science-Fiction nous prédisent l’avenir, cela fait toujours un peu froid dans le dos ! Mais quand ce sont des essais de scientifiques qui nous en parlent, doit-on être pris de panique ? Quelques jours après l’organisation à Paris de la 4ème édition de la Conférence « Hello Tomorrow » où étaient présentées plusieurs découvertes scientifiques et des innovations de ruptures, on se pose la question au Nouveau Rendez-Vous sur @franceinter : Intelligence artificielle, le grand saut ou le grand flip ? (@FranceInter).

Deep Learning, le grand trou noir de l’intelligence artificielleEn quelques années, les réseaux de neurones ont supplanté la plupart des autres méthodes d’intelligence artificielle (IA). Plutôt que de chercher à modéliser une vaste quantité d’informations (par exemple calculer tous les coups possibles dans une partie d’échec), ces réseaux de neurones apprennent tous seuls en digérant des millions de données. C’est ainsi qu’AlphaGo, le programme de Google, a battu les meilleurs champions de jeu de Go en 2016 et 2017. Il a observé des dizaines de milliers de parties menées par des joueurs de haut niveau pour devenir lui-même expert. Cet apprentissage profond (ou Deep Learning) repose sur des couches successives des «neurones» qui effectuent chacun des petits calculs simples. Chaque résultat est transmis à la couche suivante, le niveau de complexité étant de plus en plus élevé. Au final, des résultats bluffants. L’ordinateur est ainsi capable de détecter des tumeurs avant les médecins, prédire les futurs lieux de crimes ou offrir un rendement boursier bien supérieur aux traders humains. (@bymaddyness). À lire aussi : Quel sera l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi ? (@LaCroix).

#Education

Nantes. Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Les machines prendront-elles le pouvoir sur l’humain ? Finiront-elles par être plus cérébrales et plus redoutables que les bipèdes ? Réalité ou fantasme, c’est LA grande question. Et l’un des thèmes-clé abordés, cette semaine, par les 12e Journées réseaux de l’enseignement et de la recherche (JRES). Des rencontres déployées sur quatre jours qui entremêlent conférences, tables rondes, débats, et présentation de technologies innovantes. L’occasion, surtout, de faire se rencontrer chercheurs et industriels du numérique : quelque 1800 participants français et étrangers sont attendus à Nantes. (@ouestfrance).

#ViePrivee

Le règlement ePrivacy, une menace pour le pluralisme de l’information. « Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. » Cette formule de l’économiste français Frédéric Bastiat illustre parfaitement la polémique autour du projet de règlement européen ePrivacy. Prévu pour entrer en application en mai 2018, le texte est actuellement en discussion entre la Commission, le Conseil et le Parlement européens. « Ce qui se voit », ce sont les motivations tout à fait respectables du projet, qui vise à mieux protéger les données relatives à la navigation des internautes. Actuellement, les internautes donnent leur consentement pour les cookies (ces petits bouts de code spécialisés dans l’enregistrement des données de navigation) sur chaque site consulté. Le projet de règlement prévoit de demander l’accord des internautes une seule fois, lors de leur première connexion à leur navigateur. C’est beaucoup trop simple. L’option sélectionnée par défaut étant le refus, il y a fort à parier que peu d’internautes feront le choix contraire. Le règlement ePrivacy, s’il était voté en l’état, acterait donc la quasi-disparition des cookies en Europe. (@LesEchos).

#MediaSocial

Coup de filet sur Facebook contre la fraude aux likes. Jusqu’à peu, Charles Marginier chérissait Facebook. Il avait réussi à bâtir sur le réseau social une communauté de 12 millions d’abonnés autour des différentes pages de Firerank. Au programme des vidéos à fort potentiel viral (« l’histoire la plus culte de la semaine », « Qui est chaud pour un foot-rugby ? », « Cette chienne est devenue une héroïne »), plutôt destinées à un public de « millenials », mais aussi des contenus de marque produits par l’entreprise clermontoise. Mais début novembre, Facebook a décidé de fermer l’intégralité des pages de Firerank pour non-respect des conditions d’utilisation. Les comptes personnels de M. Marginier ont également été clos. Toute l’équipe se retrouve au chômage technique. Firerank n’est pas le seul à être touché. Plus d’une centaine de pages en France et en Europe ont subi le même sort, toutes accusées d’avoir employé des moyens déloyaux pour faire gonfler leurs audiences. (@LeMondefr).

#Robotique

Un robot doit-il nous ressembler pour être efficace ? Influencé par de nombreuses œuvres de science-fiction, notre imaginaire de la robotique est peuplé de machines humanoïdes. Pourtant, les robots les plus utiles pourraient bien être ceux qui nous ressemblent le moins. (@usbeketrica).

#Harcelement

La lutte contre le cyber harcèlement est-elle vouée à l’échec ? Comme souvent, l’argent est le nerf de la guerre. Dans la bataille contre le cyber harcèlement, c’est en tout cas un outil imparable, dès lors qu’un annonceur préfère se retirer d’un site plutôt que d’associer son image à un mauvais bruit médiatique. Ainsi les marques Barilla et Spotify ont-elles décidé de suspendre leurs publicités sur Jeuxvideo.com. En cause : le sulfureux forum 18-25 de ce site. Un forum soupçonné d’avoir été le point de départ d’une campagne de harcèlement, d’abord contre les initiateurs d’un projet (le numéro anti-relou) visant à lutter contre le sexisme, ensuite contre une journaliste, Nadia Daam, ayant dénoncé cette campagne. De véritables raids numériques, accompagnés de messages de haine. La secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes est intervenue : depuis, Jeuxvideo.com a annoncé avoir doublé le nombre de ses modérateurs. (@franceculture).

15 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 15 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Festival

xLong Ma à Nantes : le retour. Long Ma, le cheval-dragon, qui a assuré le spectacle à l’occasion du 150ème anniversaire d’Ottawa, ne s’était plus montré au public nantais depuis ses premières sorties sur l’île de Nantes, en août 2015. Très apprécié en Asie avec ses 12 m de haut et son look de dragon ancestral, il devrait rallier la Chine d’ici fin 2018 pour un projet urbain. C’est en s’inspirant d’une légende chinoise, « La déesse de Nüwa » que François Delaroziere a créé cette œuvre hors-norme. Nüwa est la créatrice de l’humanité. Le climat se dérègle, inquiète pour les hommes qu’elle a façonné, Nüwa décide d’envoyer son émissaire, l’esprit du cheval dragon pour leur venir en aide et réparer le ciel. Mais l’araignée géante instigatrice du chaos est sur le chemin de Long Ma et lui tend des pièges qu’il devra déjouer… (@F3PaysdelaLoire). Légende image : Long Ma à Nantes / © Franck Dubray / Maxppp.

#Media

« Monkey », le média en ligne d’Emmanuel Chain, se lance aujourd’huiUn nouvel animal chez Elephant. Ce lundi, la société de production co-fondée par Emmanuel Chain et Thierry Bizot, lance « Monkey » une nouvelle plateforme d’informations en ligne destinée aux millenials. Présent sur Facebook, Twitter et YouTube, ce média produit chaque jour une vidéo de 3 minutes sur un sujet clé de l’actualité. « Une quarantaine ont déjà été produites qui ont créé spontanément une communauté de 10.000 fans et près de 2 millions de vues« , explique Emmanuel Chain dans « Le Figaro », précisant que ces vidéos sont testées « en toute discrétion » depuis mai-juin. (@puremedias). A lire aussi : Emmanuel Chain : «Monkey sera le média d’info référent des réseaux sociaux» (@Figaro_Economie).

#MediaSocial

Snapchat s’apprête à tout changer pour survivre. Le petit fantôme veut changer de garde-robe. Après avoir publié cette semaine des résultats trimestriels décevants qui ont encore fait plonger l’action de 20%, bien loin du cours de 27 dollars qu’elle avait atteint en mars dernier, le patron de Snapchat Evan Spiegel a promis aux investisseurs une nouvelle version de l’application. Il s’agit de mettre en valeur « l’énorme quantité de contenus qui passent chaque jour inaperçus sur notre plate-forme », a expliqué le PDG cité par Wired. Ceci afin d’attirer de nouveaux utilisateurs, alors que le nombre d’adeptes de cette messagerie instantanée, qui propose aussi des contenus venant de grands médias, n’a crû que de 3% sur le troisième trimestre. (@LExpress).

Envoyer à Facebook des photos de soi tout nu pour éviter le “revenge porn”, c’est un poil tordu … Afin de lutter contre la pratique du “revenge porn”, le réseau social a eu l’étrange idée de demander à ses utilisateurs de lui envoyer des photos d’eux dans le plus simple appareil. Mais qu’est-ce que tout cela signifie ? C’est une idée pour le moins originale. En Australie, pour lutter contre le revenge porn, cette pratique sournoise qui consiste à diffuser sur Internet une photo ou une vidéo à caractère explicitement sexuel, sans le consentement de la personne qui y figure, Facebook propose à ses utilisateurs de lui envoyer directement les contenus qui pourraient, éventuellement, se retourner contre eux dans le futur. Pour faire simple, il faudrait donc envoyer des photos ou des vidéos de soi nu à Facebook, qui promet de les détruire et de n’en garder qu’une empreinte numérique, comme une sorte d’ADN, qui empêcherait le contenu d’être partagé de manière malintentionnée sur toutes ses plateformes (donc y compris Instagram et WhatsApp). (@telerama).

#Service

MesDépanneurs.fr : le Uber du dépannage. Une fuite d’eau, une chaudière en panne, des clefs perdues ? MesDépanneurs.fr est une plateforme spécialisée dans le dépannage d’urgence qui met en relation des particuliers avec des artisans qualifiés disponibles dans les vingt minutes, tout en garantissant des prix raisonnables. La start-up revendique 700 artisans partenaires et 2500 interventions par mois dans la plupart des grandes villes de France. Après avoir fait entrer la Maif dans son capital, à hauteur de 1,7 million d’euros, en 2015, elle est sur le point de finaliser une levée de fonds de 20 millions d’euros. (@LExpress).

#Transport

Location de voiture entre particuliers : Drivy se lance à Londres. La location de voiture entre particuliers poursuit son envol. Le français Drivy annonce le lancement, mardi 14 novembre, de son offre à Londres. Désormais présent dans six pays (France, Allemagne, Espagne, la Belgique, Autriche, Royaume-Uni), Drivy, devient le premier acteur européen de ce marché, loin devant les français Ouicar (filiale de SNCF) et Koolicar (PSA, MAIF), ou le néerlandais Snappcar (Europcar). Avec 1,5 million de membres enregistrés et un million de jours de location par an, Drivy a bien grandi depuis son lancement en 2010, mais il reste un petit acteur face aux grands groupes de la location. (@LeMondefr).

Citiz veut doubler son offre dans l’autopartage. « Nous représentons une troisième voie, coopérative, entre les grands groupes qui opèrent des diversifications et les startups. » Jean-Baptiste Schmider, président et fondateur de Citiz, a réussi son pari : imposer une alternative crédible et nationale face aux constructeurs, énergéticiens et nouveaux acteurs privés, avec son réseau d’autopartage établi sur le modèle de l’économie sociale et solidaire (ESS). Pour sa première levée de fonds (1,27 million d’euros). De quoi s’agit-il ? Etabli selon son fondateur sur le modèle d’une « coopérative de coopératives », le réseau Citiz a ancré ses racines à Strasbourg, où la première association d’autopartage a été créée il y a dix-huit ans. Transformée en 2004 en société coopérative, sous le nom d’Auto’trement, l’organisation a acquis une dimension nationale en 2013 en optant pour la marque unifiée Citiz avec quatorze autres réseaux locaux d’autopartage. Fin 2017, au bénéfice des fusions régionales et des réorganisations locales toujours en cours, Citiz représente douze réseaux actifs dans 90 villes françaises. L’ensemble totalise 1.100 voitures, proposées à 30.000 utilisateurs abonnés. (@LaTribune).

#Streaming

Pourquoi Amazon mise des millions de dollars sur « Le Seigneur des Anneaux ». Jeff Bezos voulait son « Game of Thrones » ou son « House of Cards », le patron d’Amazon aura son « Seigneur des Anneaux ». Le géant de Seattle vient de s’offrir les droits télé de cette franchise iconique en vue de la décliner en une série étalée sur plusieurs saisons. Un mega-deal à plus de 200 millions de dollars, croit savoir le site Deadline. Surtout, une énième preuve de l’énorme ambition du géant de la distribution en ligne dans le cinéma et les séries télé. Un domaine où il a déjà prouvé qu’il n’était pas là pour faire de la figuration, mais bien pour jouer les premiers rôles. Deux Golden Globes pour ses séries « Transparent » et « Mozart in The Jungle », deux Oscars pour le film « Manchester by the Sea ». A lire aussi : Amazon s’offre les droits de la série TV du « Seigneur des anneaux » (@LesEchos).

#Electronique

Les puces, nouvel or noir de l’électronique. Les puces ont le vent en poupe. Les industriels qui les produisent profitent de cette conjoncture particulièrement favorable pour fusionner, Broadcom vient de proposer de racheter Qualcomm pour 130 milliards de dollars – et investir dans de nouvelles usines. Jamais la demande mondiale en semi-conducteurs n’a été aussi élevée. Le marché devrait atteindre 377 milliards de dollars en 2017, selon l’association des industriels du secteur (SIA), soit un triplement en quinze ans. Et cela n’est pas près de s’arrêter. Une des principales raisons de cette explosion de la demande se trouve d’abord dans nos poches : les smartphones. (@FigaroTech).

#Numerique

« La transformation digitale est là et il est temps de prendre position » Après avoir fondé les conférences TEDxParis et l’Echappée Volée, l’agence Brightness lance le club B|fore. Un nouvel espace de discussion à destination des décideurs et dirigeants. Son objectif : leur permettre de mieux anticiper les mutations de notre société. Entretien avec Adrien Rivierre, coordinateur du programme. (@WeDemain).

#Robot

Roomba, le robot qui ne fait qu’une bouchée de vos moutons. Cette poussière-là, un aspirateur aura bien du mal à l’avaler. Colin Angle a beau y faire, elle reste accrochée à son entreprise, iRobot, depuis ses déclarations de cet été. Le PDG du fabricant du Roomba ne cesse de clamer que sa machine star, un aspirateur autonome de forme ronde, ne partagera pas les plans intérieurs des maisons avec Google, Apple ou Amazon. « J’ai été mal compris par la presse, insiste-t-il. Nous ne vendrons jamais les données personnelles de nos clients et nous les collectons uniquement avec leur accord. » Grâce à une application mobile, l’utilisateur peut voir sur son smartphone les différentes pièces de son foyer enregistrées par certains modèles d’aspirateurs connectés et leur demander à distance de se rendre dans des endroits pour les nettoyer. (@LExpress).

14 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 14 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#InternetDesObjets

xCinq grands projets de ville connectée à travers le mondeD’ici 2020, le marché de la ville connectée atteindra 1,4 trillions de dollars. Avec l’expansion des populations et l’urbanisation rapide, il est devenu essentiel de rendre les villes intelligentes afin de répondre à de nombreux enjeux tels que la gestion de l’eau, l’éclairage public ou la sécurité des citoyens. Devant les défis environnementaux qui se posent à nous, les smart cities semblent ainsi être la solution idéale et centrent le citoyen au cœur d’une ville collaborative. Plusieurs projets de smart city ont vu le jour, notamment en France (Angers). Mais cinq grandes villes remportent la palme d’or de l’intelligence urbaine à travers le monde, dont l’Inde, Dubai, l’Australie et Singapour.  (@iot_business).

Jean-Michel Cambot se voit en « dompteur d’intelligence artificielle ». De Business Objects à Predictive Objects. De l’informatique décisionnelle à l’intelligence artificielle appliquée à l’internet des objets. La trajectoire de Jean-Michel Cambot, fondateur de la startup montpelliéraine TellMePlus, fait preuve d’une certaine continuité au-delà des secteurs apparemment très différents. L’ambition de Jean-Michel Cambot : être un « dompteur d’intelligence artificielle » : « Le risque c’est que les algorithmes contrôlent le monde de demain. Si on les laisse faire, les objets connectés n’en feront qu’à leur tête. Avec Predictive Objects nous rendons les objets intelligents mais sous le contrôle et pour le bénéfice des humains ». Le challenge est énorme. D’ici à peine plus d’une décennie, le monde pourrait compter plus de 200 milliards d’objets connectés, soit 30 par être humain. (@LaTribuneTlse).

#Economie

Le Circular Challenge veut faire rayonner l’économie circulaire et ses nouveaux acteurs. Depuis 1989, la Cité de la Réussite s’est imposé comme l’un des plus grands carrefours européens d’échanges et de débats intergénérationnels sur les thèmes essentiels de société. Cette édition aura lieu les 18 et 19 novembre dans les amphithéâtres de la Sorbonne et rassemblera des décideurs de la vie politique, économiques et de la société civile. En tout, ce sont plus de 10 000 personnes qui viendront écouter les tables rondes où se pressent des chefs étoilés, des acteurs, des metteurs en scènes, des patrons comme le PDG de Renault Carlos Ghosn ou l’économiste Jacques Attali. Pendant la première journée de l’événement aura lieu le Circular Challenge, événement qui s’est immédiatement positionné comme l’un des plus grands concours de startups autour de l’économie circulaire en Europe. Son objectif : récompenser les entreprises à fort impact environnemental, que cela soit via la proposition de nouveaux matériaux pour produire des biens de consommation, ou grâce à la facilitation de la collecte des déchets par les particuliers ou les entreprises. Propulsé par CITEO, l’un des acteurs de référence de l’économie circulaire, celui-ci attire aussi bien les startups françaises qu’étrangères. (@bymaddyness).

#Agriculture

Richard Markwell : « L’Europe peut devenir le leader de l’agriculture numérique ». L’Europe est bien placée dans la course à l’agriculture numérique ou Farming 4.0. Mais avant que cette mutation se réalise, de nombreux freins doivent encore être levés. Lors du sommet de l’association des constructeurs européens de machines agricoles, plusieurs fabricants et intervenants de la Commission européenne ont évoqué le nouveau programme Agri-tech 2030 visant à accélérer les mutations de l’agriculture en Europe. « Le digital progresse très vite », a déclaré Richard Markwell, président du Cema (Association européenne des constructeurs de machines agricoles), en ouverture du sommet bisannuel de organisation. En effet, le Farming 4.0 se développe de manière extrêmement rapide. (@terre-net).

#Environnement

Le bitcoin, désastre écologique en perspective ? Le point commun entre le bitcoin, Oman et le Nigeria ? L’écosystème de la cryptomonnaie se situe juste entre la plus grande économie d’Afrique et le sultanat en termes d’énergie consommée pour fonctionner. Soit 0,12% de la consommation électrique mondiale. Dans le détail, les chiffres sont encore plus affolants: une transaction en bitcoins nécessite autant d’énergie qu’un peu plus de huit foyers américains pour vivre pendant une journée. C’est la plateforme Digiconomist, spécialisée dans la recherche sur les cryptomonnaies, qui fait ces calculs et publie un indice de la consommation d’énergie du bitcoin, qui ne cesse d’augmenter. Il est impossible de connaître exactement le matériel utilisé et son efficience énergétique, mais comme l’explique le créateur de l’indice à Motherboard, une plateforme spécialisée dans la technologie du magazine Vice, on peut obtenir une estimation en calculant la rentabilité de la création d’un bitcoin. Donc, plus le prix est élevé, et il vient de marquer un nouveau record la semaine dernière, se rapprochant de 8000 dollars, plus ses créateurs sont prêts à utiliser de l’énergie pour en créer. Pour Digiconomist, le but est de montrer que le système actuel sur lequel fonctionne le bitcoin est « insoutenable ». D’autant qu’on ignore totalement les sources d’énergie utilisées, qui ne sont pas nécessairement propres. (@letemps).

#IntelligenceArtificielle

Le retour de l’Intelligence Artificielle, ou le syndrome du poisson rouge ? Le poisson rouge se caractérise par une capacité mémorielle extrêmement limitée. Cela n’implique que « tout est nouveau pour lui ». Nous vivons cela actuellement dans l’air de l’Intelligence Artificielle que nous découvrons avec enthousiasme mais également inquiétude. Si l’Intelligence Artificielle n’est pas un concept novateur, pourquoi autant d’interrogations, que s’est-il passé ? Très globalement « rien » de particulier, nous avons eu un enflammement des esprits dans les années 80 avec des outils, des techniques, l’association avec les sciences humaines, et des progrès dans les matériels, qui nous laissaient espérer des applications toujours plus performantes et répondant aux nouveaux besoins utilisateurs. Et puis plus rien, car trop d’espoirs déçus. Globalement le marketing de l’IA a placé trop d’espoirs dans un ensemble de techniques, méthodes et bonnes volontés, qui n’ont pas été au rendez-vous en termes de visibilité. Par exemple dans les unités de services militaires, le nucléaire et globalement les entités à forte technologie et à moyens économiques suffisants, les avancées ont été importantes, mais trop peu visibles (ou montrables). (@bymaddyness).

L’intelligence artificielle, nouvel outil contre le crime. La police de l’État américain du Delaware, dans l’est du pays, s’apprête à déployer des caméras « intelligentes » dans ses véhicules afin d’aider les autorités à détecter un véhicule transportant un fugitif, un enfant disparu ou une personne âgée désorientée. Les vidéos seront analysées par des logiciels d’intelligence artificielle capable d’identifier les véhicules grâce à leur plaque d’immatriculation ou d’autres caractéristiques, et donner ainsi « des yeux supplémentaires » aux agents en patrouille, explique David Hinojosa de Coban Technologies, la société qui fournit ce matériel. « Nous aidons les officiers de police à rester concentrés sur leur travail » », ajoute-t-il, qualifiant cette nouvelle technologie de « caméra embarquée sous stéroïdes ». (@NotreTemps).

#Robot

Yamaha Motobot dépasse les 200 km/h mais reste derrière Rossi. Si la moto de course robotisée présentée par Yamaha lors de l’édition 2015 du Tokyo Motor Show a beaucoup progressé depuis sa création, il lui reste néanmoins beaucoup de travail à accomplir pour rivaliser avec les meilleurs pilotes humains sur circuit. (@lesnums).

#Impression3D

Violon imprimé en 3D, synthé tactile en silicone… Quand les instruments de musique font peau neuve. C’est l’une des nouvelles créations de Yamaha. L’entreprise japonaise commercialise depuis cette année un drôle d’instrument de musique. Appelé « Venova », il est la combinaison de deux instruments bien connus : un saxophone et une flûte à bec. Cet ovni musical est plus court qu’un saxophone afin de permettre aux musiciens d’agripper plus facilement les touches. Depuis plusieurs années, outre les innovations en matière de musique électronique, les marques investissent dans ces instruments nouvelle génération. Un exemple : le violon piézoélectrique. En 2015, la société de design et d’architecture Monad Studio, en collaboration avec le luthier Scott Hall, présente ce violon fabriqué à l’aide d’une imprimante 3D. Le son ne vient pas de quatre cordes mais d’un phénomène appelé piézoélectricité (du grec piézein signifiant presser), raconte Sciences & Avenir. « Lorsque les deux cordes de ce mystérieux violon sont soumises à une pression, l’instrument produit un courant électrique ensuite amplifié puis transformé en onde sonore par l’intermédiaire d’une enceinte », explique le magazine. Enfin, le synthétiseur Seaboard, lui, vient tout droit du futur. Les capteurs tridimensionnels de ce clavier en silicone produisent des sons différents selon la gestuelle du musicien : pressions, glissement latéraux ou verticaux. (@franceinfo).

#Journalisme

Une journaliste française illégalement fichée par le renseignement militaire. Des données sur une journaliste française ont été stockées illégalement par le renseignement militaire. C’est ce qu’a acté le Conseil d’Etat dans un arrêt rendu mercredi 8 novembre. L’institution a enjoint à la ministre des armées et à la direction du renseignement militaire d’effacer ces données.La journaliste Camille Polloni, qui travaille actuellement pour le média en ligne Les Jours sur les affaires liées à la justice et à la police, avait entamé des démarches en septembre 2011 pour récupérer les éventuelles informations la concernant dans les fichiers de police et de renseignement. (@Pixelsfr).

#Web

Ils partagent leur amour de la Picardie sur le Web. C’est l’histoire de deux amis originaires de Compiègne, Alexis 23 ans étudiant en master finances gestion et patrimoine et Léa, 23 ans journaliste web et secrétaire de rédaction. Deux jeunes qui ont pour passion commune la gastronomie, les sorties et les animations dans la région. Ils ont alors décidé de partager avec toute la communauté leurs ressentis sur les lieux qu’ils testent. C’est ainsi que sont nés le blog et la page Facebook « On a testé pour vous en Picardie ». (@F3Picardie).

13 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 13 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

xLes premières voitures volantes arriveront « entre 2022 et 2025 » Oui, nous allons vivre dans un monde où il sera habituel de se déplacer en voiture volante. Il reste seulement à déterminer : quand et comment ? C’est ce qu’assurent François Chopard, fondateur de l’accélérateur de start-up Starburst Aerospace, Alexander Zosel, co-fondateur de Volocopter, et Mathias Thomsen, responsable de la mobilité urbaine à Airbus. Les trois experts étaient invités à une conférence sur le sujet au Web Summit de Lisbonne. « Dans nos villes au trafic encombré, nous pensons que cette arrivée est irrésistible. La demande est là, tout se joue maintenant sur l’offre », assure Mathias Thomsen, dont la société travaille sur deux projets d’engin volant. « Avec des voitures volantes, on ne tue plus la nature, on n’a plus besoin de construire ni routes ni tunnels, plus besoin de pneus, et c’est moins bruyant : le public va voir ces avantage », ajoute Alexander Zosel. (@LesEchos). Légende image : Les drones taxi de la société allemande Volocopter ont effectué leur premier vol d’essai cette année. Crédit photo : Volocopter.

#GAFA

Laisser les GAFA seuls maîtres de notre avenir ? Hum… Comment dire ? Et si les GAFA n’étaient pas la solution, mais désormais plutôt le problème ? Et demain ? Demain, quand, omnipotents, sans contre-pouvoir, sans cadre éthique, plus puissants que des Etats, ils seront les seuls à posséder et maîtriser les bases des infrastructures du 21ème siècle, c’est-à-dire les données accumulées de milliards de personnes, les machines, les plateformes logicielles, les intelligences et les compétences pour en profiter, mais aussi la richesse … Ces plateformes réussiront-elles à imposer leur vision du monde ? À rester cachées derrière des buzzwords, des avocats et des lobbyistes ? Ou est-ce déjà trop tard pour renverser la tendance et les ré-ancrer vers un bien commun décidé plus largement ? À lire la suite sur le site @metamedia.

Contre Google, Amazon & Co : les 6 familles de résistants aux Gafam. Hier héros positifs de l’innovation, les Gafam [Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft] sont-ils en train de devenir les nouveaux vilains du capitalisme mondialisé ? Séduisants et gratuits, leurs services sont plébiscités par des milliards d’usagers. Pourtant, en Europe et aux Etats-Unis, les attaques pleuvent à présent sur Larry Page (Alphabet/Google), Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Facebook/Instagram/Whatsapp), Tim Cook (Apple) et Satya Nadella (Microsoft). Avec une capitalisation boursière cumulée supérieure au PIB de la France et une voracité sans limite, les titans du numérique font peur. Ce qu’on leur reproche ? Pêle-mêle : falsification du débat politique, complicité d’apologie du terrorisme, non-respect de la vie privée, design manipulateur, privatisation de l’internet, pratiques prédatrices, mainmise sur la culture, optimisation fiscale agressive, abus de position dominante, entrave à l’innovation… Et, en fin de compte, menace sur la démocratie ! A lire aussi : Google, Amazon, Facebook… Peut-on vivre sans eux ? (@LObs).

Les géants chinois peuvent-ils faire de l’ombre aux GAFA ? Alors que le géant chinois du commerce en ligne Alibaba ne cesse de se développer, les GAFA américains doivent-ils s’inquiéter ? Les quatre firmes américaines toutes leurs équivalents chinois : le moteur de recherche Baidu, le site de vente en ligne Alibaba, la messagerie Tencent ou encore le fabricant de mobiles Xiaomi. « Alors certes, les Américains sont encore devant, 116 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour Amazon, neuf fois plus que pour Alibaba, mais en bourse, les deux entreprises valent à peu près la même chose (398 milliards d’euros contre 370 milliards), ce qui signifie que, pour les investisseurs, l’avenir est bien en Chine », explique sur le plateau du 20 Heures le journaliste de France 2 Laurent Desbonnets. (@franceinfo).

Les Gafa vivement attaqués par la commissaire européenne à la Concurrence. L’Union européenne s’affiche largement au Web Summit, qui se tient cette semaine à Lisbonne . Plusieurs stands présentent son action. Surtout, la star du salon, qui tient la tête d’affiche des intervenants s’appelle… Margrethe Vestager. La Commissaire européenne à la concurrence s’est présentée mardi matin sur la grande scène, devant plusieurs milliers de personnes, introduite sous les applaudissements comme « l’une des femmes les plus puissantes du monde ». En robe bleue et baskets, la Commissaire s’est adressée à un public de startuppeurs, expliquant vouloir défendre leur capacité à innover et à poser la question « Pourquoi pas ? ». Ce qui lui a permis de remettre encore une fois sa lutte contre la toute-puissance des Gafa sur le tapis , et en particulier Google. (@LesEchos).

GAFA : l’Europe se lance dans la bataille du contrôle des contenus. Le sujet n’y a pas la même acuité politique qu’aux Etats-Unis. Mais après avoir multiplié, à coups d’amendes records, les offensives contre leur optimisation fiscale et leurs abus de position dominante, l’Europe est désormais lancée dans une nouvelle bataille contre les GAFA : celle du contrôle des contenus diffusés. La prolifération des « fake news » lors du Brexit puis des élections françaises et allemandes, et leur rôle dans la montée des populismes, ont convaincu la Commission européenne de sortir de sa torpeur. Si des propositions concrètes attendront le printemps, Jean-Claude Juncker a érigé le dossier en priorité lors de son discours de rentrée et la commissaire au Numérique, Mariya Gabriel, estime que la liberté d’expression, brandie par les partisans d’un Internet libre, ne doit plus occulter « le clair devoir de diligence des plates-formes ». (@LesEchos).

#Commerce

Comment les géants chinois de l’e-commerce veulent révolutionner les magasins. A première vue, rien ne semble distinguer le supermarché Hema situé au sous-sol de ce centre commercial de Pékin, hormis son aspect haut de gamme. On y retrouve le rayon fruits et légumes, celui des produits laitiers ou encore les grands aquariums où s’entassent poissons, crabes poilus et fruits de mer que les Chinois aiment acheter vivants. Il faut lever les yeux pour s’apercevoir que ce magasin n’est pas comme les autres : au plafond, des sacs accrochés sur des crémaillères parcourent les allées. Remplis peu à peu par de jeunes employés munis d’un smartphone, ils finiront leur course de l’autre côté de la palissade où ils seront conditionnés avant de partir immédiatement pour être livrés. (@LesEchos). A lire aussi : En Chine, le « jour des célibataires » déclenche un nouveau record de ventes (@LeMondefr) et « Single Day » : le jour où la Chine (et Alibaba) bat tous ses records de ventes (@LesEchos).

Après les soldes monstres sur Internet, plus d’un milliard de colis à livrer en Chine. La grande fête du e-commerce qui s’est déroulée samedi 11 novembre en Chine est véritable défi logistique, mais aussi un désastre écologique. D’ici à jeudi 16 novembre, le nombre de colis à traiter devrait atteindre 1,5 milliard, estime le Bureau national des Postes. D’ores et déjà, au moins 331 millions de colis ont été traités par la poste chinoise ou des sociétés de livraison pendant la « journée des célibataires » de samedi, soit un tiers de plus que l’an dernier. Le volume quotidien pourrait même tripler par rapport au niveau habituel, selon la poste chinoise. Alibaba a enregistré un record de transactions à l’occasion de la « journée des célibataires » du 11 novembre, devenue le plus grand événement commercial au monde. En l’espace de vingt-quatre heures, 168,3 milliards de yuans (21,7 milliards d’euros) d’achats ont été réalisés sur ses plateformes Taobao et Tmall du géant du e-commerce, soit 39 % de plus que l’an dernier. Son principal concurrent, JD.com, qui a commencé ses promotions au début du mois, a annoncé que son chiffre d’affaires avait atteint 127,1 milliards de yuans, en hausse de 50 % par rapport à l’an dernier. (@LesEchos).

#IntelligenceArtificielle

Dataiku part à l’assaut de l’Asie avec son logiciel d’analyse prédictive. Dataiku, la start-up française qui édite un logiciel pour créer de nouvelle application prédictive, vient de nommer un vice-président, Albert Antoine, pour l’Asie-Pacifique. «Nous nous apercevons que les besoins et la maturité des clients en Asie sont assez avancés, au moins comparable à ce que nous avons en Europe, si ce n’est plus», détaille Thomas Cabrol, co-fondateur de Dataiku. L’entreprise travaille déjà avec plusieurs entreprises locales comme Samsung ou Hyundai. La société se donne un an pour «découvrir» et «connaître» le marché asiatique. Au cours de cette année, elle envisage la création d’une équipe de 5 personnes pour la région. (@frenchweb).

#Numerique

« S’il te plaît, dessine-moi une plateforme numérique ». « Les plateformes numériques sont comme le sexe pour les adolescents : tout le monde en parle, personne ne sait vraiment comment en faire une, chacun pense que les autres vont en faire une et du coup chacun dit qu’il va faire la sienne » (d’après Dan Ariely). De la FNAC à la SNCF en passant par les Uber de ceci ou les Airbnb de cela, tout le monde veut devenir une plateforme. Les plateformes numériques symbolisent le « logiciel qui dévore le monde », l’arme absolue pour atteindre croissance et rentabilité. Mais au-delà d’un petit cercle de spécialistes, le modèle de la plateforme lui-même semble encore mal connu. Or, sans compréhension des différences entre applications et plateformes, pas d’explication sur la stratégie des GAFAs, la fin de Nokia ou celle probable des constructeurs automobiles tels que nous les connaissons. Nous vous proposons le temps d’un article de détailler ce qui fait le succès de ces organisations élégantes, et comment créer la vôtre. (@15marches).

#Cyberguerre

La nouvelle guerre froide aura-t-elle lieu sur le Web ? Si vous avez connu la guerre froide, c’est que vous n’êtes pas digital native : Internet et bloc de l’Est n’auront jamais été contemporains, ces deux grands systèmes en réseau sans attache géographique, ces utopies pour certains, ces dictatures pour d’autres, www et URSS, World Wide Web et Union des républiques socialistes soviétiques, ne se sont même pas croisés. Dès lors, comment concevoir que Facebook devienne le champ de bataille du KGB (FSB de nos jours) et de la CIA ? Vous voyez où je veux en venir. La responsabilité des géants du numérique – pourtant ouvertement soutiens de Hillary Clinton – dans l’élection de Donald Trump est accablante et leur manipulation par le « Kremlin » est avérée. Le Congrès américain a même auditionné, il y a deux semaines, Facebook, Google et Twitter. Cas rarissime au pays du « free speech », du premier amendement et du capitalisme triomphant, les élus ont été très clairs : si les plateformes du Web ne sont pas capables d’empêcher ces déviances, le Capitole légiférera. Comment en sommes-nous arrivés là ? (@libe).

12 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 12 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#WebSummit2017

xSous les paillettes, peu de surprises. Par Frédéric Lecoin, France Télévisions, Direction de l’Innovation | Relations avec les start-ups. Beaucoup de marketing, d’annonces de com, de buzzwords employés à tort et à travers : la deuxième édition du WebSummit qui s’est tenu cette semaine à Lisbonne n’a pas évité les écueils propres aux grands rassemblements du secteur tech et innovation. Mais derrière le strass et les paillettes, ce genre d’événements reste l’occasion de prendre le pouls de l’industrie, de ses grandes tendances et de ses défis pour les années à venir. À lire la suite sur le site @metamedia.

#Ville

Une start-up française à la conquête du marché américain des smart cities. Cela ressemble à une fable moderne, celle de la start-up française qui s’attaque à l’ambitieux marché américain de la smart city. L’entreprise parisienne OpenDataSoft, spécialisée dans la transformation des données numériques, notamment pour les collectivités locales, vient de lancer une campagne d’envergure auprès de 500 villes américaines réparties sur le territoire des Etats-Unis. L’opération ne manque pas d’audace. À chacune des 500 municipalités, l’entreprise propose un portail Web unique qui recense l’ensemble des données numériques anonymisées concernant la ville, disponibles en open data sur des sites nationaux. On y trouve des jeux de données démographiques, comme le nombre d’habitants, l’âge moyen ou le nombre d’enfants par famille, mais aussi des informations relatives à la qualité de l’air, la localisation des écoles ou le prix moyen de vente des logements. (@lemondefr).

#Commerce

En Chine, le « jour des célibataires » déclenche un nouveau record de ventes. Passé minuit, la musique s’arrête dans la Mercedes Arena de Shanghaï, choisie par Alibaba pour accueillir son gala du « jour des célibataires », grande fête prétexte aux soldes les plus fous. Sur l’écran géant qui trône au milieu de la scène, le décompte commence : les millions s’accumulent à une vitesse hypnotique… le milliard d’euros est atteint en deux minutes. Ce sont les ventes enregistrées par les plates-formes d’Alibaba, principalement Tmall (d’entreprises à clients) et Taobao (de particuliers à particuliers). En 2016, la fête des célibataires – représentés symboliquement par les quatre « 1 » du 11 novembre : 11.11 –, les ventes sur les plates-formes du leader chinois du commerce en ligne avaient atteint l’équivalent de 16,38 milliards d’euros en vingt-quatre heures. Record battu dès la mi-journée ce samedi. (@LeMondefr). A lire aussi : La recette d’Alibaba pour réussir à vendre 25 milliards de dollars de produits en 24h @Challenges) et Commerce en ligne : en Chine, le géant Alibaba rafle la mise @franceinfo).

#Entreprise

Comment la société Doptim veut venir en aide aux généalogistes amateurs. Remonter le temps pour mieux comprendre son présent. En quête de leurs racines, les Français sont de plus en plus nombreux à se passionner pour la généalogie. Selon un récent sondage, 70 % d’entre eux se déclaraient intéressés par le sujet. Depuis quelques années, Internet a révolutionné et simplifié la généalogie avec la numérisation et la mise en ligne de millions de documents d’archives extraits des registres paroissiaux et d’état civil. Si la matière ne manque pas, il n’est pas toujours simple en revanche de s’y retrouver parmi cette profusion d’images et de manuscrits. Toujours selon ce même sondage, 98 % des Français estimaient ainsi que la généalogie prenait beaucoup de temps et 86 % que c’était compliqué. Pour lever ces freins et faire gagner du temps aux généalogistes amateurs, la start-up rennaise Doptim vient de développer un logiciel baptisé Geneafinder. (@20minutes).

#Information

2027 : comment les géants américains et chinois contrôleront l’info. La futurologue Amy Webb lit dans les data et ce n’est pas gai. Elle alerte les médias : la prochaine révolution techno est là. Et si vous ne la voyez pas… vous mourrez. Ça marche aussi pour les autres ! Interview. Elle vit, pense et ne se projette qu’en chiffres. Amy Webb, journaliste et fondatrice du Future Today Institute, se définit comme une futurologue quantitative et passe la majeure partie de son temps à aider dirigeants et organisations à se préparer à la complexité des enjeux qui les attendent. En octobre dernier, l’experte en tendances technos médias présentait la 10ème édition de sa keynote annuelle « Tech Trends » et partageait son effroi concernant l’impact de la prochaine révolution technologique sur les médias et le journalisme. « J’ai peur. Plus encore de l’avenir du journalisme que de l’arsenal nucléaire nord-coréen. Car nous sommes entrés cette année dans une nouvelle ère technologique, celle de l’intelligence artificielle, qui va fondamentalement transformer le journalisme et donner tout le contrôle de la distribution de l’information à une poignée de géants du web américains et chinois. » – Amy Webb. (@LADN_EU).

#LiensVagabonds

Nouveau design, nouvelles fonctionnalités, les plateformes se refont une beauté. À retenir cette semaine : – Attention à Big Brother au bureau ; – Comment Facebook retrace toutes vos rencontres ; – Et si c’était finalement possible de regarder (un peu) sous le capot des algorithmes ? ; – Google tente de valider les sources d’infos ; – IBM propose désormais de l’informatique quantique sur le cloud. (@Metamedia).

#Media

Assistants personnels : le nouveau défi des médias d’information. Leur modèle économique est attaqué, ils ont d’autres priorités et, pourtant, ils ont la quasi-certitude que les assistants personnels mus par la voix et l’intelligence artificielle sont une nouvelle interface avec leurs lecteurs ou auditeurs qui va s’imposer dans les cinq ans à venir. C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’état d’esprit des médias d’information quelques mois après l’arrivée de Google Home dans l’Hexagone. En attendant que débarquent en France l’Echo d’Amazon (qui devrait peser cette année les deux tiers du marché mondial avec 16 millions d’unités, contre 5 millions pour Google Home, selon Strategy Analytics) ou le HomePod d’Apple, les médias reçoivent donc des start-up, font des expériences et des plans sur la comète : les gens dans leur cuisine ou dans leur voiture (ou même sur leur smartphone,  si la commande par la voix, qui existe déjà, devient un réflexe) vont-ils vaincre la réticence à parler à une machine pour dire « Google, trouve-moi telle ou telle chose » ? (@LesEchos).

#Television

BuzzFeed fait de la télé-réalité sur Facebook. La plateforme va lancer RelationShipped, une émission de télé-réalité en crowdsourcing qui propose aux internautes d’en choisir les candidats. Le pitch de relationShipped est simple : le protagoniste central de l’émission sera célibataire et devra trouver son âme sœur parmi une dizaine de candidates. À vous de choisir lequel aura la chance de tenter l’aventure ! Le 9 novembre, les profils de cinq hommes seront soumis à la communauté Facebook de BuzzFeed, laquelle aura une journée pour élire la personne qui évoluera au centre de ce nouveau show exclusivement hébergé sur Facebook Watch. A lire aussi : Facebook Watch dévoile une série pour les millennials (@LADN_EU).

#MediaSocial

Sean Parker, l’ancien président de Facebook, balance sur les dangers du réseau social. Lors d’un événement organisé par le média Axios au National Constitution Center de Philadelphie, le 8 novembre, Sean Parker n’a pas épargné Facebook. En effet, l’ancien président du réseau social, qui possède encore des parts dans l’entreprise, s’est lâché dans une interview retranscrite par le site d’informations tech. Bonne ambiance. « L’exploitation de la vulnérabilité de l’humain et sa psychologie », voilà comment Sean Parker décrit le mode de fonctionnement de son ancienne entreprise. Les gens qui ont imaginé ce produit « font croire aux gens qu’ils ont une liberté de choix, alors même que les choix qui leur sont proposés font qu’ils gagneront quoi qu’il arrive », explique celui qui était incarné par Justin Timberlake dans « The social network ». « Le truc qui motive les gens qui ont créé ces réseaux c’est : Comment consommer le maximum de votre temps et vos capacités d’attention ? » (@MashableFR). À lire aussi : Facebook a été conçu pour exploiter les faiblesses des gens, d’après son ancien président (LeHuffPost) et Ces figures de la Silicon Valley alertent sur « l’économie de l’attention » (@20minutes).

#JeuVideo

Nazisme, torture… : le marketing du jeu vidéo va-t-il trop loin ? La femme est à terre, deux hommes la maintiennent de tout leur poids au sol, bras écartelés. L’un des deux assaillants brandit un marteau. La caméra ne tremble pas. Plein champ, le maillet s’abat violemment sur l’avant-bras de la victime dans un bruit d’os brisés et de cris. Aucune justification. Aucun contexte. Aucun avertissement. Juste une scène de torture diffusée en plein milieu d’une conférence suivie par des millions de joueurs adultes comme adolescents. En communication, on appelle ce genre de recours les « shock values ». Le côté choc, pour attirer l’attention des spectateurs à grand renfort de violence ou de provocation. Et, en l’espace d’une semaine, c’est à une surenchère gratuite et souvent embarrassante qu’ont assisté joueurs et observateurs surant la Paris Games Week, du 1er au 5 novembre, et au moment où sortent la plupart des jeux de fin d’année. (@Pixelsfr).

#Quantique

Cinq domaines qui vont être révolutionnés par l’ordinateur quantique. La course vers la maîtrise de la computation quantique fait rage. Et pour cause, la miniaturisation des processeurs classiques va bientôt buter sur la frontière de la taille de l’atome. Une fois atteinte, il nous serait impossible de raisonner à partir du circuit ouvert/fermé (0/1), qui fonde la base de toute l’informatique traditionnelle. C’est là que l’ordinateur quantique entre en jeu : avec une nouvelle manière d’organiser la donnée, autour de ce que l’on appelle les qbits, il permet de dépasser ce monde binaire, chaque qbit pouvant contenir plusieurs valeurs. L’une des particularités les plus prisée de l’informatique quantique tient à sa capacité à traiter des données en un temps record. Si cette avancée restera sans doute hors de portée des particuliers pendant encore de nombreuses années, elle est néanmoins en voie de transformer radicalement plusieurs secteurs. (@usbeketrica).

11 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 11 novembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transhumanisme

Le transhumanisme veut rendre l’humanité immortelle, mais est-ce une bonne idée ? Pour le transhumanisme, courant de pensée qui estime que nous détenons déjà des moyens technologiques pour augmenter l’homme aussi bien physiquement que moralement, il appartient à l’humanité d’améliorer son existence en développant ces outils. « En réalité, si dans plusieurs dizaines d’années, aucun changement significatif en terme de réduction de la douleur n’est observé, ce ne sera pas parce que l’humanité n’en est pas capable mais parce qu’elle a choisi de ne pas essayer », estime David Pearce, philosophe britannique transhumaniste que Mashable FR a rencontré à l’occasion de Transvision, un colloque international qui réunit à Bruxelles des penseurs transhumanistes du monde entier, du 9 au 11 novembre. (@MashableFR). Crédit photo : Digitalvision / Getty Images. A lire aussi : Les courants transhumanistes veulent s’unir, pour enfin régner ? (@01net).

Le transhumanisme en cinq questions. Né en Californie dans les années soixante, ce mouvement d’idées a acquis une ampleur internationale mais reste complexe à appréhender. Voici nos clefs pour en comprendre les enjeux. C’est quoi, le transhumanisme ? A l’occasion du colloque Transvision, qui a lieu à partir d’aujourd’hui à Paris, nous consacrerons quelques articles et interviews dans les jours à venir à ce mouvement très peu connu en France, mais très populaire outre-Atlantique. Il est à notre avis important d’avoir quelques notions de la pensée transhumaniste, car de nombreuses innovations actuelles en sont le fruit et elle est courante dans de nombreuses entreprises et universités américaines que nous évoquons sur ce site régulièrement. Voici une courte FAQ pour débuter. (@01net). A lire aussi : Nouveau colloque international sur le transhumanisme (@iatranshumanism).

#HautDebit

Free et Orange signent un partenariat inédit dans la fibre. La salle du Conseil départemental de la Mayenne était pleine à craquer jeudi. Inhabituel pour la signature d’un contrat de délégation de service public. Mais ce n’est pas tous les jours que se retrouvent à Laval un ministre – Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires – et deux grands patrons – Stéphane Richard pour Orange et Xavier Niel pour Free. Si les trois pontes des télécoms ont fait le déplacement, c’est que le contrat signé, qui attribue à Orange la responsabilité de déployer et d’exploiter la fibre optique sur tout le territoire rural du département (la zone RIP pour réseau d’initiative publique) est une première. (@LesEchos).

#Ville

Smart City et autosuffisance alimentaire : utopie ou réalité. À l’heure actuelle, on estime à 75% le taux de nourriture importée dans nos villes. C’est énorme, et ça crée des problématiques à la fois environnementales et sociétales. Dans une démarche d’amélioration continue, les villes intelligentes ont donc cherché de nouveaux moyens de réduire ce pourcentage. À terme, certaines ont même pour but de devenir totalement auto-suffisantes. Ça vous intrigue ? Alors intéressons-nous à cette problématique, et découvrons ensemble si c’est possible, et dans quelle mesure. (@HubSmartCity).

Voici à quoi va ressembler notre vie dans les grandes villes d’ici 2025. Les grandes villes européennes telles que Londres, Paris, Berlin, Rome et Madrid ont toujours été à la pointe de l’innovation et du changement. En raison de leur taille, de la complexité de leur infrastructure, des réseaux de relations et connexions qui s’y développent, les nouvelles idées et technologies ont davantage d’impact. À l’heure où l’Europe prend le chemin d’une révolution écologique fondée sur la technologie, ses citoyens sont en première ligne. En décidant d’opter pour un mode de vie plus durable, que ce soit par la conduite d’un véhicule électrique pour diminuer la pollution sonore ou par l’utilisation de l’énergie solaire pour alimenter nos maisons, nous en sommes les catalyseurs. (@LeHuffPost).

#Transport

Uber doit payer ses chauffeurs au salaire minimum, tranche la justice britannique. Uber doit rémunérer ses chauffeurs au salaire minimum et leur offrir des congés payés. C’est ce qu’a estimé ce vendredi en appel le tribunal du travail de Londres, ville où la compagnie américaine est aussi menacée de perdre sa licence. L’entreprise américaine, qui affirme compter près de 50 000 chauffeurs au Royaume-Uni, avait fait appel d’une décision judiciaire d’octobre 2016 disant que les chauffeurs utilisant l’application avaient droit au salaire horaire minimum de 7,50 livres (8,50 euros) et à des congés payés. (@LExpress).

#Monnaie

Le bitcoin, monnaie virtuelle entrée dans le monde réel. De l’ombre à la lumière. Petit à petit, le bitcoin s’affranchit du côté obscur du Web pour s’installer dans la vie de tous les jours. La crypto-monnaie perce désormais dans la poche des particuliers.  Voilà huit mois qu’aux Pays-Bas une petite start-up, Bitcoins4me, a installé des distributeurs automatiques dans le pays. En tout une dizaine de bornes où il est possible de retirer du cash et de déposer de l’argent frais pour créditer son compte virtuel en bitcoins. Mais dans le reste du monde, le phénomène prend de l’ampleur : plus de « 1778 distributeurs dans 58 pays » sont aujourd’hui recensés par le site CoinATMRadar. (@LExpress).

#Politique

Make.org lève 2 millions d’euros pour encourager la mobilisation citoyenne en Europe. La start-up Make.org, qui développe une plateforme de lobbying citoyen, a bouclé un tour de table de 2 millions d’euros auprès des fonds d’impact social Citizen Capital et Investir&+, ainsi qu’auprès du fonds technologique OneRagtime (Stéphanie Hospital, Jean-Marie Messier et Philippe Bourguignon). Des business angels, à l’image de Clara Gaymard et de Gonzague de Blignières, les fondateurs de la société Raise qui se situe à mi-chemin entre le fonds d’investissement et le fonds de dotation. Née en novembre 2015 sous l’impulsion d’Axel Dauchez, ex-président de Publicis France et ancien CEO de Deezer, Make.org se revendique comme «une plateforme européenne de mobilisation citoyenne autour d’actions de transformation de la société». Dans ce cadre, la CivicTech veut permettre à des centaines de milliers de citoyens de s’engager auprès d’acteurs de la société civile dans la résolution de problématiques majeures en France et en Europe. (@frenchweb).

#Medias

Dix stratégies pour résister aux GAFA. Par Barbara Chazelle, France Télévisions, Prospective et MediaLab. Tous les GAFA développent aujourd’hui des stratégies pour profiter des quelques 200 milliards de dollars que pèse le marché TV au niveau mondial. Comme le rappelait Guillaume Posch (co-directeur général de RTL Group) qui intervenait au colloque NPA/Le Figaro cette semaine à Paris, la télévision linéaire présente encore quelques intérêts pour un groupe média : les contenus gratuits génèrent une forte adhésion de l’audience (« nothing beat free »), les programmes sportifs et les directs évènementiels fédèrent toujours ainsi que la dimension nationale voire régionale de certains programmes. Mais cela sera bien insuffisant pour résister aux voraces géants. Aux Etats-Unis (qui ont toujours 3 à 5 ans d’avance sur les marchés européens), la durée d’écoute média progresse sur tous les supports, sauf sur le poste de télévision non connecté. A lire la suite sur le site @metamedia.

#MediaSocial

VIDEO. Pour lutter contre le « revenge porn », Facebook veut vos photos de nu. Le procédé peut surprendre : envoyer à Facebook ses photos compromettantes pour éviter qu’elles ne soient diffusées à son insu. C’est pourtant la clé du nouveau système que teste en Australie le réseau social pour mieux lutter contre le « revenge porn », qui consiste à diffuser des clichés ou vidéos intimes de proches, sans leur consentement. Les internautes qui ont partagé des photos intimes et s’inquiètent qu’elles ne circulent sur le réseau doivent dans un premier temps envoyer ces clichés à la eSafety Commission, la commission australienne pour la sécurité informatique. Deuxième étape : se les envoyer à eux-mêmes via Messenger et les signaler à Facebook comme inappropriées. (@20minutes).

#Video

Parodies trash sur Youtube: la plateforme renforce sa modération. Sur Youtube, les vidéos mettant en scène le cochon rose Peppa Pig, Spider-man ou la Reine des neiges ne sont pas toujours aussi innocents qu’on le pense. Certaines sont en effet détournées de manière violente ou avec des connotations sexuelles, ce qui pose la question de l’accès à ces images par les plus jeunes. Un public toujours plus nombreux sur ce réseau social. (@LExpress).