11 Juin

Deconfinement à Toulouse : Enfin un évènement (ouvert au public) autour du numérique !

Le hall de la Cité de Toulouse / © La Cité

Après 15 mois de disette imposée par la pandémie de Covid-19, les professionnelles et les start-up du numérique Toulousain vont pouvoir se retrouver (en vrai).

Cet évènement de l’écosystème locale aura lieu le mardi 6 juillet 2021 à la Cité de Toulouse. 

L’annonce a été faite ce vendredi 11 juin lors d’une conférence de presse de la French Tech de Toulouse. Cette dernière veut ainsi fêter le déconfinement et son arrivée  au sein des locaux de la Cité.

Le programme détaillé sera dévoilé d’ici quelques jours. En attendant, les festivités débuteront vers 15h00 par des ateliers et une keynote. Ensuite, le public pourra échanger directement avec des entrepreneurs. Près de 200 créneaux de 10 min chacun seront proposés d’ici une dizaine de jours. Enfin, une soirée est prévue jusqu’à 22h00.

L’évènement pourra accueillir jusqu’à 400 personnes simultanément.

Ouverte depuis mars 2020, la Cité veut devenir la référence régionale de l’économie de demain. Une « station F » aux couleurs de l’OccitaniePour y parvenir, la Région a racheté en 2017 les anciennes halles de Latécoère dans le quartier de Montaudran à Toulouse. 

La fête du 6 juillet permettra au public de découvrir (enfin) ce site et de l’inaugurer (comme il se doit).

Julien Leroy

07 Juin

Calculer facilement vos parties de Mölkky (avec cette application Toulousaine)

© FRANCOIS DESTOC / MaxPPP

Profitez de sa partie de Mölkky sans se soucier du comptage des points.

C’est l’idée de l’application « Wood Score » disponible depuis ce lundi 7 juin 2021.

« Wood Score accompagne vos parties en vous délestant du comptage des points parfois fastidieux (notamment lorsqu’il y a plus de 2 équipes) » explique Rodolphe Asséré, le concepteur Toulousain. « et en ajoutant également une règle connue des adeptes : le Zap ! Lorsque vous faites le même score que vos adversaires, ils sont zappés et retombent au palier inférieur : 0 ou 25 points« .

L’application est disponible gratuitement sur l’AppStore pour 2 équipes. Mais un abonnement de 1,09 euros par an est nécessaire pour débloquer l’ensemble des fonctionnalités (règle du Zap et jusqu’à 4 équipes par partie).

En attendant une version sous Android, d’autres fonctionnalités (personnalisation des joueurs et statistiques) sont promises d’ici cet été.

Depuis 2000, ce jeu de quilles finlandaises rencontre un franc succès dans l’Hexagone. Il est couramment joué en famille ou entre amis. D’ailleurs, une fédération Française du Mölkky a vu le jour en 2013 dans le Tarn-et-Garonne. 

Rodolphe Asséré, ingénieur toulousain, est à l’origine de ce programme. Depuis plusieurs années, il est au cœur de nombreuses innovations de la ville rose. En octobre 2016, lui et son équipe étaient parvenus à utiliser un minitel pour Twitter.

>> Plus d’info sur la page Apple Store de Wood Score.

Julien Leroy

03 Juin

L’IoT Valley se met au popcorn du Gers

© MaxPPP

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les entreprises accélèrent (ou enclenchent) leur transformation numérique.

Dernier exemple avec Nataïs, le leader européen du pop-corn. Basée dans le Gers, cette société compte 140 salariés et affiche un chiffre d’affaire de 56 millions d’euros.

Malgré sa croissance, l’entreprise gersoise cherche à moderniser son système d’Information.

Pour y parvenir, Natäis annonce ce lundi 31 mai 2021, un partenariat avec l’IoT Valley située à Labège aux portes de Toulouse.

Depuis 2015, ce campus de start-up et d’innovations spécialisées dans l’internet des objets, propose des programmes d’accompagnement pour aider les PME à prendre le tournant digital. 

« Dans le cadre de la montée de version de notre ERP, nous souhaitions mobiliser un partenaire agile, en mesure de nous accompagner de façon pragmatique sur ce projet structurant (..). L’objectif pour nous est de gagner en maîtrise et en efficacité dans l’ensemble de nos processus métiers » précise Célia Ehmann, responsable système d’information chez Nataïs.

En 6 ans, l’IoT Valley a aidé une trentaine d’entreprises à passer le cap du numérique.

22 Mai

Toulouse : Palsion, le « WhatsApp » des passionnés

A l’instar de Facebook, Twitter ou Instagram, des réseaux sociaux naissent aux quatre coins du monde. L’un des derniers est Toulousain. Palsion veut regrouper les passionnés d’une même ville autour de leurs loisirs ou activités préférées. Lancement ce samedi 22 mai.

© Palsion

« Palsion est une application mobile gratuite qui met en contact des passionnés d’une même ville » résume Jean Vallon, le fondateur de Palsion. 

Le principe de ce réseau social est très simple. « Chaque passion a une messagerie instantanée dédiée et un calendrier pour organiser ou participer à des événements » poursuit le jeune entrepreneur.

Une fois sa ville et sa passion choisies, l’utilisateur peut échanger, rencontrer ou poser des questions. La solution idéale pour trouver des partenaires de jeux, surtout lorsque vous êtes un arrivant.

« L’idée est venue de mes passions et de la difficulté à trouver une communauté de passionnés » explique le Toulousain.

« Dans Palsion, tout est concentré sur une seule application et non sur des dizaines de groupes Facebook » explique Jean Vallon. 

Pour le moment, le réseau social récence 10 passions (tennis, danse, musique,..). L’objectif est d’atteindre la barre des 300.

Après plusieurs mois de test, Palsion se lance officiellement ce samedi 22 mai 2021 à Toulouse. Plus de 500 personnes se sont pré-inscrites. 

La startup compte actuellement 3 collaborateurs. Entièrement gratuite pour les utilisateurs, l’application se finance avec un espace shopping ciblé.

Palsion est disponible sur Android et IPhone. Plus d’info sur www.palsion.com

Julien Leroy

19 Mai

Sift : le « Google » des aides publiques (né à Toulouse)

En France, il existe plus de 9300 financements publics. Pour s’y retrouver, un cabinet de conseil toulousain a créé « Sift ». Ce moteur de recherche scanne toutes les aides dont celles liées au Covid-19. Unique en France.

© Richard Villalon / MAXPPP

Durant la pandémie de Covid-19 entre 2020 et 2021, la France a été la championne d’Europe des aides publiques versées aux entreprises. Mais cette politique sociale ne date pas d’aujourd’hui. Depuis des décennies, l’Etat aide les entrepreneurs, les PME mais aussi les associations, les scientifiques, les acteurs culturels ou le secteur social.

Aujourd’hui, il existe plus de 9300 aides publiques. Pas toujours facile de s’y retrouver ou d’identifier la bonne subvention.

C’est pourquoi le Toulousain Davy Atlan a eu l’idée de développer un moteur de recherche des financements publics.

© Sift

Baptise « Sift », cette immense base de données « recueille toutes les aides publiques qui existent » explique son concepteur.

« Que ce soit dans le domaine fiscal, international, dans le secteur de l’immobilier ou toutes les aides du Plan France Relance… on a une solution pour tout le monde » poursuit-il. Un outil unique en France.

« Pendant 1 an, 5 collaborateurs ont listé les aides publiques dans les départements, les Régions et l’Etat. Aujourd’hui, on a des robots qui détectent les mises à jour » précise Davy Atlan. 

Après une version béta fin 2019, Sift a été lancé en mars 2020 au moment du premier confinement. Une situation qui a évidemment freiné la commercialisation de l’innovation Toulousaine.

A ce jour, environ 50 clients ont souscrit à un abonnement (à partir de 720 €/an). Parmi eux : Véolia, Engie, le CHU de Toulouse, TBS ou encore l’IRT Saint-Exupéry.

Sift est né au sein de Mapping Conseils (ex-Mapping Consulting). Créé par Davy Atlan et Alain Costes en 2009, ce cabinet accompagne les organisations de leur développement numérique. Installée à deux pas du Capitole, la société compte 7 collaborateurs.

Plus d’info sur www.sift-solutions.com

Julien Leroy

14 Mai

Toulouse : les vidéos de ce professeur d’histoire cartonnent sur TikTok

Depuis un an, Yann Tout court partage sa passion pour l’histoire et pour l’enseignement sur le réseau social TikTok. Plus de 283 000 jeunes le suivent.

A 35 ans, Yann est professeur d’histoire dans un lycée de l’agglomération toulousaine. Passionné par les réseaux sociaux, il a eu l’idée d’utiliser TikTok comme un outil pédagogique.

Il s’est alors lancé dans l’aventure au printemps 2020 lors du premier confinement.

Face caméra, Yann Tout Court relève le défi de nous expliquer, en moins d’une minute, les grandes dates et les anecdotes de l’histoire telles que le massacre de Saint Barthélémy en 1572, l’Ascension ou l’erreur de Napoléon.

Le contenu est à la fois ludique et humoristique. Le travail de vulgarisation est épatant.

@yanntoutcourt

Répondre à @gyflex13 La suite est déjà sur mon profil ! 👨🏻‍🏫 Abonnez-vous si vous aimez apprendre sans vous prendre au sérieux 🤓 ##Prof

♬ Fortitude – Gojira

Le professeur s’amuse également à réaliser des vidéos sur son métier avec « beaucoup d’autodérision » précise-t-il.

Un équilibre qui a trouvé son public. Aujourd’hui, Yann est suivi par plus de 283 000 jeunes et totalise 5 millions de vues.

Rapidement, TikTok l’a sollicité. « A l’époque Il y avait peu de vidéos pédagogiques sur TikTok et le réseau social cherchait à valoriser ce type de contenu » raconte Yann Tout Court. Depuis, il participe à des Lives sur l’histoire qui ont déjà attiré 80 000 utilisateurs.

L’enseignant n’est pas à son premier essai. Depuis des années, il tient le site web « yann-bouvier » regroupant des supports de cours en histoire et géographique. Entre 2014 et 2018, il innove avec ses élèves en faisant revivre sur Twitter, l’histoire d’un poilu.

L’histoire a toujours passionné les internautes. Le succès de Yann Tout Court rappel celui de la Toulousaine Manon Bril. Dès 2015, cette doctorante youtubeuse nous plongeait dans le passé avec des vidéos décalées. Idem avec la chaine YouTube « Toutankatube » dédiée à l’Egypte ancienne et animée par une chercheuse de la ville rose. 

Julien Leroy

11 Mai

Insolite Covid-19 : Privés de scène, des artistes offrent un concert à des vaches dans l’Aveyron

Comment organiser un concert avec du public en pleine crise du Covid-19 ?

A Rodez, l’équipe du lieu culturel « Le Club » ont eu l’idée de chanter devant… des vaches !

Un nouveau public (chanceux) qui a pu écouter les mélodies d’un groupe formé pour l’occasion. Sur scène : Gari Grèu (le chanteur de Massilia Sound System), Gabriel Martin et Vincent Gilbin (On s’en tape) et Jamin.

Pour marquer le coup, les bénévoles et les musiciens avaient tout pensé : scène suspendue, enceinte aux quatre coins de l’étable et jeux de lumière. Le concert a eu lieu à la fin du mois de mars 2021 chez un éleveur de Bertholène, à l’est de l’Aveyron.

Les organisateurs ont également eu l’idée de filmer cet évènement sous forme de reportage TV. La réalisation est signée par Fiasco Productions.

La vidéo parodique est en ligne sur YouTube depuis le 7 mai dernier. A voir sans modération.

Au-delà de la performance artistique, l’objectif est de sensibiliser le grand public à la fermeture des lieux culturels durant la pandémie.

« Le Président veut l’on se réinvente, nous les artistes. Alors, on organise des bœufs pour les vaches » résume le chanteur Gari Grèu.

Un clip musical est également en cours de préparation. Il sortira d’ici quelques jours.

10 Mai

Start-up : verra-t-on un jour une (nouvelle) licorne à Toulouse ?

Après Paris, Toulouse est la capitale nationale des start-up (en termes de création). La ville rose compte de nombreuses pépites notamment dans les domaines de l’IoT, de la BioTech ou de l’Agritech. Mais aucune licorne en 2021. En verra-t-on une dans les prochaines années ? Réponse avec deux experts Toulousains.

© Pete Linforth / Pixabay

Le 22 avril 2021, la French Tech de Toulouse, Montpellier, Saint-Etienne Lille et Lyon lancent le programme « Scale up Excellence ».

L’objectif est de repérer les start-up en hypercroissance et les accompagner. Au total, 62 lauréats sont retenus dont 15 à Toulouse (Rubix, Liberty Rider, Scoop.it,..). Toutes ces jeunes pousses sont amener à devenir les fleurons de l’innovation française, voir des Licornes !

Né en 2013 aux Etats-Unis, le terme « Licorne » désigne des entreprises ultra-innovantes valorisées à plus d’1 milliard de dollars.

Dans le monde, il en existe 600 dont 13 en France. Parmi elles : BlaBlaCar, Doctolib ou encore Alan spécialisé dans l’assurance santé.

Toutes les Licornes Françaises sont basées à Paris. Pourtant, Toulouse est la deuxième capitale nationale des start-up (en nombre de création). Un constat qui peut surprendre.

La ville rose a déjà compté une Licorne. C’était Sigfox en 2019. Mais depuis, le géant mondial des objets connectés rencontre quelques difficultés.

C’est pourquoi, nous avons interrogé deux experts de l’écosystème numérique Toulousain : Alexis Janicot (directeur délégué de la French Tech de Toulouse) et Arnaud Thersiquel (CEO d’At Home à la Cité de Toulouse). 

Verra-t-on une nouvelle licorne à Toulouse ?

Alexis Janicot : « J’espère car avoir une Licorne, c’est gagner en visibilité, en attractivité. C’est également une source d’inspiration ».

Arnaud Thersiquel : « L’écosystème et la presse ont besoin de marqueurs forts pour identifier et soutenir ses pépites en croissance (..) Toutefois, le plus important n’est pas forcément de décorer des champions mais que ces champions de la croissance, des créations d’emplois, qui sont déjà parmi nous, visibles ou dans l’ombre, en devenir ou déjà licornes, puissent poursuivre leur chemin, c’est notre conviction chez At Home ».

Quelles solutions pour y parvenir ?

Arnaud Thersiquel : « la croissance ne se décrète pas, elle se construit au quotidien. C’est donc d’un écosystème fertile et collaboratif que naissent ces champions ».

Alexis Janicot : « On créé effectivement de plus de plus de startup à Toulouse mais pour être une Licorne, il faut de l’investissement, se tourner immédiatement vers l’internationale et s’appuyer sur un écosystème existant. Aujourd’hui, la question est de savoir comment aider des entreprises à devenir une Licorne ». 

Y-a-t-il des prétendants ?

Alexis Janicot : « Les entreprises de la French Tech 120 (NDLR : Cette sélection regroupe les 120 jeunes pousses françaises les plus prometteuses) peuvent y prétendre. On y retrouve ainsi le fournisseur d’énergies vertes Ilek, les nanosatellites IoT de Kinéis et Sigfox »

Arnaud Thersiquel : « Je ne souhaite pas jouer le jeu du label comme finalité. Des champions sont déjà présents dans notre écosystème, parfois invisibles car ne rentrant pas dans les critères, et d’autres sont en cours de naissance (..) Le programme de Scale Up Excellence est utile et ne doit pas être une finalité en soit. Notre monde a besoin de création d’emploi durable et d’innovation collaborative« .

Julien Leroy

06 Mai

Green IT à Toulouse : comment rendre le numérique plus écolo et plus responsable ?

A lui seul, internet dégage près de 4% de gaz à effet de serre, soit le double de l’avion. Les mesures pour réduire l’impact environnemental du numérique se multiplient aux quatre coins du monde mais aussi en Occitanie. Focus sur deux initiatives Toulousaines.

© Jean-Luc Flémal / MaxPPP

« Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte de la France » note une étude de GreenIT.fr.

Entre la fabrication des équipements, les réseaux sociaux et la digitalisation de l’économie, les technologies de l’information (IT) dégagent 4% des gaz à effet de serre selon l’agence de la transition écologique (Ademe), soit deux fois plus que l’aviation.

Le numérique consomme également 4,2% des énergies primaires et 5,5 % de la consommation d’électricité mondiale selon GreenIT.fr

Depuis 2006, la prise de conscience d’une informatique plus verte (ou Green IT) prend de l’ampleur dans le monde et en Occitanie.

Lancement du premier collectif d’Occitanie pour un numérique responsable

Né à Toulouse en octobre 2020, « Good IT est un collectif de professionnels issus du monde de l’entreprise et impliqués dans l’écosystème numérique responsable » résume en quelques mots Hélène Brustel, l’une des membres.

« Notre objectif est de fédérer et de sensibiliser aux aspects environnementaux mais aussi sociétaux et sociaux » précise Jade Vincent, co-fondatrice du collectif.

Pour cette experte en accessibilité numérique, le digital doit être à la fois durable et inclusif.

Depuis 6 mois, la quinzaine de membres actifs organise des webinars et des ateliers dans les écoles, les tiers lieux et les entreprises.

L’idée est de former les usagers et les décideurs informatique à mettre en place des actions de réduction de l’empreinte environnementale. Et ca marche ! Les exemples se multiplient en Occitanie assure le collectif.

A terme, Good IT envisage de publier le premier annuaire des entreprises du numérique responsable en Occitanie.

A Toulouse, un audit pour mesurer l’impact environnemental

Autre solution, celle portée par le groupe Français Magellan Partners.

Ce cabinet de conseil (spécialisé dans la transformation digitale) aide les entreprises à décarboner leurs activités numériques. 

« Notre objectif est de faire prendre conscience de leur impact environnemental numérique » explique Jérôme Torner de Magellan Partners. Un travail qui se fait en deux étapes. « Nous proposons d’abord un audit qui va mesurer les outils numériques du client » poursuit-il.

« Une fois cet inventaire fait par le client, nous lui proposons d’abord des solutions comme des gestes éco-responsables : éviter d’avoir deux smartphones (professionnel et personnel), privilégier les PC portables,.. Puis, ensuite, nous le conseillons dans des équipements moins gourmands en énergie » détaille Jérôme Torner.

C’est le rôle d’Exakis Nelite, filiale Toulousaine de Magellan Partners. Elle accompagne les entreprises dans les projets de migration vers le Cloud. « C’est l’économie du partage, moins de serveurs informatiques« . Exakis Nelite a récemment travaillé avec Manatour mais aussi Safran, Airbus et Pierre Fabre.

La prise de conscience d’un numérique plus responsable est en marche mais elle devra s’accélérer dans les prochaines années. Il y a urgence. Les études présagent que l’empreinte carbone de l’IT grimpera à 8% d’ici… 2025. 

Julien Leroy

04 Mai

Toulouse : Spoon veut rendre les robots humanoïdes plus chaleureux

La start-up parisienne Spoon veut repousser les limites de la robotique sociale. La jeune pousse vient de mettre au point un robot digital plus humain et plus accessible. Un Toulousain participe à cette aventure technologique.

© Spoon

« Spoon est une nouvelle génération d’interface homme-machine (IHM), intuitive, expressive et sublime » résume le Toulousain Luc Truntzler, responsable des ventes chez Spoon.

Concrètement, le robot prend la forme d’un animal avec un visage humain. 

Une apparence cartoon « embarque les utilisateurs dans une relation plus rassurante, plus accessible » estime-t-il. « On parle mieux à un visage. Regardez dans les dessins animées, les objets ou les arbres ont tous une apparence humaine« .

Au total, 30 visages sont disponibles. Ils sont tous dotés d’intelligence artificielle. « Spoon peut entendre, parler, voir et reconnaitre son environnement » assure Luc Truntzler.

Par ailleurs, Spoon réagit comme un humain. « Il a ses humeurs, ses mimiques et ses expressions faciales afin de le rendre plus vivant »

« L’objectif de Spoon est de développer l’accessibilité de la robotique sociale ». En un mot, rendre les robots plus chaleureux.

Développé depuis 2017 à Paris, Spoon vise d’abord les espaces recevant du public comme les magasins, les banques, les musées ou les abribus.

« Notre robot humanoïde est installé, pour le moment, dans une trentaine de lieux en France dont Nice et Paris mais aucun à Toulouse » liste le directeur des ventes.

Spoon peut également être utile pour lutter contre la Covid-19. « Exemple dans un fast-food, il permet de commander sans toucher l’écran tactile » conclut Luc Truntzler.

Julien Leroy

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