13 Août

Safe city : La vidéosurveillance intelligente de 7 villes d’Occitanie épinglée par des associations

Un collectif d’associations et de syndicats dont la Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’Homme, dénonce le déploiement en France, de la vidéosurveillance intelligente capable d’analyser les comportements de la rue (reconnaissance faciale, capteur sonore,…). Plusieurs villes sont pointées du doigt. Parmi elles: Toulouse, Millau, Montauban et Montpellier.

© XAVIER DE FENOYL / MaxPPP

Caméra automatisée, capteur sonore, reconnaissance faciale, détection de mouvements, drones, police prédictive,… Le secteur de la vidéosurveillance mise de plus en plus sur l’intelligence artificielle et les algorithmes capables d’analyser les bruits et le comportement d’une personne. On appelle cela le « safe cities » (déclinaison sécuritaire de la Smart City). 

Les projets se multiplient dans les villes de France. Comme à Toulouse qui a signé en 2017, un contrat avec IBM pour équiper ses caméras de vidéosurveillance d’un logiciel de détection d’évènements anormaux.

Le déploiement de ces outils inquiète aujourd’hui plusieurs associations et syndicats dont la Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’Homme, la FCPE ou encore le syndicat des avocats de France regroupé au sein de collectif « Technopolice ». 

« Il suffit de regarder dans le miroir que nous tendent l’histoire ou d’autres régions du monde pour savoir à quoi la Technopolice nous conduit : renforcement des formes de discrimination et de ségrégation, musellement des mouvements sociaux et dépolitisation de l’espace public, automatisation de la police et du déni de justice, déshumanisation toujours plus poussée des rapports sociaux » dénonce le collectif dans son manifeste

D’autant plus que « tout cela se fait sans aucun cadre légal » complète Martin Drago, juriste à la Quadrature du Net (association de défense des libertés numériques). « On veut aujourd’hui interdire ces dispositifs car ils ont trop de conséquences sur nos libertés » poursuit-il.

C’est pourquoi, le collectif a recensé les systèmes existants afin de sensibiliser le grand public. Après un an de veille, une première carte a été dévoilée ce lundi 10 août. 

Toulouse, Montpellier, Montauban,…

Une quarantaine de villes françaises sont ainsi épinglées par la Quadrature du Net, dont 7 en Occitanie : Toulouse, Montauban, Millau, Caveirac, Nîmes, Montpellier et Sète. 

Ces communes expérimentent toutes des systèmes de surveillance algorithme.

Exemple à Millau où la ville utilise ses caméras de vidéosurveillance pour identifier et sanctionner, sans contrôle physique, des manifestants. Environ 50 personnes ont reçu des amandes ces derniers mois.

A Nîmes, la commune utilise le logiciel de vidéosurveillance automatisée « Briefcam » spécialisé dans la reconnaissance faciale.

Enfin, à
Montauban et Montpellier, la police est équipée de l’application « Map Révélation » qui promet de prédire, à l’aide d’un algorithme, les futurs crimes ou délits (« la police prédictive »).

Le collectif Technopolice veut continuer à recenser ces utilisations excessives de la surveillance technologie à des fins sécuritaires. « La carte est non exhaustive » précise Martin Drago.

En attendant, le débat est ouvert entre les opposants d’une surveillance totale et les défenseurs d’une sécurité publique aidée par la technologie. 

> La carte est disponible ici : https://carte.technopolice.fr

Julien Leroy

12 Août

Startup : l’un des leaders de l’impression photo sur mobile aux USA est basé près de… Toulouse

L’écosystème numérique toulousain regorge de pépites. Exemple avec la start-up Pictarine basée à Labège. Spécialisée dans les applications de photographie, la jeune pousse connait un succès fulgurant aux Etats-Unis et s’apprête à attaquer le marché européen.

© Pictarine

Aux USA, le leader de l’impression instantanée de photos depuis son smartphone est installé à… Toulouse !

En effet, Pictarine développe des applications pour imprimer des photos et les récupérer « en moins de 20 minutes » dans un point de retrait. Le service fonctionne également avec des calendriers, des cartes personnalisées, des posters ou encore des magnets.

Pour y parvenir, la startup est en partenariat avec « les 19 244 points de vente Walgreens et CVS, les deux plus grands détaillants de produits pharmaceutiques aux États-Unis » explique Guillaume Martin, CEO de Pictarine.

En 2019, 50 millions de photos ont été commandées et imprimées aux quatre coins des États-Unis. Un succès qui permet à Pictarine d’afficher un chiffre d’affaire de 19 millions d’euros.

© Pictarine

Derrière cette success-story se trouvent deux Français : Guillaume Martin et Maxime Rafalimanana. En 2009, ils lancent leur projet à Paris mais ne parviennent pas trouver les fonds nécessaires. « Alors, on a décidé d’intégrer un accélérateur de start-up à Chicago en 2012″.

Dès son lancement, l’innovation de Pictarine (obtenir sa photo rapidement dans un point retrait) séduit les Américains. Très vite, la jeune pousse devient rentable.

Les deux fondateurs décident alors de travailler à distance. Peu à peu, ils posent leurs valises dans la ville rose et installent un bureau à Labège.

A ce jour, leur société compte 21 salariés mais « nous prévoyons d’être une trentaine d’ici un an » précise le duo qui souhaite attaquer le marché européen.

« La clé de notre succès réside dans le service client que nous assurons : ergonomie des applications, qualité et rapidité d’impression, mode de livraison facilité dans un commerce de proximité,… (..) Nous espérons très rapidement conquérir le coeur des Européens !« , espère Maxime Rafalimanana.

Les fondateurs ambitionnent de s’imposer « comme une référence internationale sur le marché de la photo » en développant, notamment, des applications innovantes. Comme leur dernière création : Feutre qui permet de colorier ses propres photos.

Julien Leroy

06 Août

Coronavirus : les youtubeurs Tibo InShape et Juju Fitcats testés positifs au Covid-19

Vive émotion chez les milliers de fans du couple de youtubeur Tibo InShape et Juju Fitcats. Installés à Albi, les deux stars du web ont annoncé ce mardi 4 août, être atteints du Covid-19.

© Tibo Inshape

Malgré leur jeunesse (28 et 25 ans) et leur forme athlétique, les youtubeurs fitness Tibo InShape et Juju Fitcats sont contaminés par le coronavirus. Le couple tarnais l’a annoncé sur les réseaux sociaux ce mardi 4 août.

« J’ai fait le test ce matin. On est positif avec @jujufitcats. Pour le moment je me sens juste fatigué mais sinon ça va ! On va suivre l’évolution pour être sûr que tout aille bien ! » a réagit Tibo InShape sur son compte Instagram.

« Non ce n’est pas terminé. Oui, tout le monde peut être touché. Même toi, même moi » complète sa compagne. Cette dernière a également dévoilé sa crainte pour sa santé.

« J’ai quand même fait un petit détour par l’hôpital pour être sûr que mes poumons allaient bien car, même si je n’en parle presque jamais, certains soucis de santé me créent une gêne respiratoire avec laquelle je vis depuis trois ans maintenant. (..) Mais ma saturation en oxygène est bonne donc je suis de retour à la maison et mon médecin m’appelle tous les jours pour suivre l’évolution« .

 

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🦠 Moment. 🇫🇷 Cette photo prise il y a trois mois illustre très bien la situation actuelle. Et c’est parti pour 14 jours de « quatorzaine ». Vendredi matin, j’ai été m’entraîner comme d’habe mais j’me sentais pas hyper bien ; tête lourde, difficulté à respirer, essoufflement, la gorge et le nez qui brûlent.. bref, impossible de finir ma séance. Vendredi après-midi, j’me retrouve chez mon médecin qui me prescrit le test du Covid-19 par prélèvement nasal (ouais on adore 😅 en vrai les gars, rassurez-vous, vrmt ça ne fait pas mal). Entre samedi et dimanche, je perds le goût et l’odorat, la respiration ne s’arrange pas. Hier matin, je passe le test, j’apprends que je suis positive le soir-même et que les 14 prochains jours se passeront entre mon lit, ma cuisine et mon canapé. Aujourd’hui, j’ai quand même fait un petit détour par l’hôpital pour être sûr que mes poumons allaient bien car, même si je n’en parle presque jamais, certains soucis de santé me créent une gêne respiratoire avec laquelle je vis depuis trois ans maintenant et pour laquelle je suis suivie régulièrement alors avec l’arrivée de la méchante bébête Covid-19, ma respiration fait un tit peu la tronche.. Mais ma saturation en oxygène est bonne donc je suis de retour à la maison et mon médecin m’appelle tous les jours pour suivre l’évolution 💪 Alors non les gars, c’est loin d’être terminé. Oui, tout le monde peut être touché. Même toi, même moi. Le Covid ne prend pas de vacances en tout cas. Prenons soin les uns des autres, restons prudents. Kiss kiss ! #teamfitcats #jujufitcats #teamshape

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La nouvelle a aussitôt inquiété leur communauté. Des milliers de fans ont réagi en postant des messages de soutien. Le duo tente de les rassurer malgré une certaine appréhension face à cette épidémie virale.

 

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Mood Moment. 🇫🇷 J’vous présente la tenue de « COROLANTUS », l’émission à suivre absolument pendant ces deux prochaines semaines 😅 (ça vaaa, je blague) J’en profite pour passer un petit msg les chats parce que l’on reçoit déjà trop d’avis sur « comment on devrait gérer et parler de notre état de santé ? » et alors entre ceux qui nous blâment de garder le sourire en story ou de « minimiser les choses » et ceux qui, au contraire, nous accusent de « trop en faire » alors que, je cite, « le Covid-19, ce n’est rien.. » comment vous dire ? Sachez que chaque cas est différent, que les symptômes ne sont pas les mêmes d’une personne à l’autre et que la façon de les gérer dépend de chaque individu. Comme expliqué de mon côté, la respiration et la fatigue sont, à l’heure actuelle, les symptômes les plus difficiles à gérer pour moi MAIS ça ne va pas m’empêcher de garder le sourire et de faire des blagues si j’en ai l’envie (ou le besoin..) quand j’vous parle en story et ça me regarde. Vous connaissez mon franc parler les chats, et j’avais besoin d’être au clair avec vous là dessus 🙏 Merci pour tous vos adorables messages depuis hier, merci pour votre soutien, votre présence au quotidien.. du LOVE ❤️ #teamfitcats #jujufitcats #teamshape

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Basés à Albi, Tibo InShape et Juju Fitcats sont deux stars du web suivis par près de 10 millions de fans (7,5 pour lui, 2,1 pour elle). Leurs vidéos sur le fitness, la musculation et les exploits sportifs (il vient de gravir le Mont Blanc) totalisent plus de 2,5 milliards de vues !

En attendant leurs nouveaux challenges, le couple s’est mis en quarantaine. « A dans 14 jours… » promet Juju Fitcats.


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Julien Leroy

09 Juil

Une lycéenne du Lot lance une chaîne YouTube pour aider les jeunes à s’orienter

« Qu’est-ce que je compte faire de ma vie ? » pour aider les lycéens et les étudiants à y répondre, une Lotoise de 16 ans lance la chaîne YouTube « Why Not ? ». L’idée est de proposer des interviews de personnes aux parcours atypiques et engagées dans des initiatives locales ou nationales. Elisa Wolff lance un appel aux témoignages.

Le confinement a fait naître de belles initiatives en Occitanie. La dernière en date est le projet « Why Not ? » lancé par Elisa Wolff, une lotoise de 16 ans.

Depuis son village d’Issendolus près de Rocamadour, cette lycéenne a imaginé une chaîne YouTube dédiée à l’orientation des jeunes.

« Lorsque l’on est collégien, lycéen et même étudiant, il est parfois simple de savoir quoi faire de sa vie et vers quelle filière s’orienter mais pour d’autres, cela est un vrai casse-tête qui peut s’avérer très angoissant » explique la jeune lotoise.

En France, 4 lycéens sur 10 sont complètement perdus au moment de leur orientation post-bac selon le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco). Et la crise sanitaire du Coronavirus n’a pas arrangée la situation. Un jeune sur deux avoue avoir des doutes sur son orientation selon un sondage Ifop réalisé le 28 mai dernier. 

Face à la problématique de l’orientation de la jeunesse, Why Not ? propose sur YouTube et sur Instagram, des interviews de personnes aux parcours atypiques, engagées dans des projets audacieux ou créateurs d’initiatives locales ou nationales.

« Le but est ainsi d’inspirer la jeunesse en démontrant qu’il n’est jamais trop tard pour faire ce que l’on aime et surtout que rien n’est impossible » précise Elisa Wolff

Réalisé avec ses propres moyens, la Lotoise a réalisé 3 portraits dont celui d’Hadrien. A 22 ans, il a créé pendant le confinement, une initiative solidaire afin de venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

Malgré sa bonne idée et les premiers retours positifs, Elisa Wolff recherche de la visibilité et des témoignages. « Si tu es jeune, motivé et ambitieux (..) n’hésite pas à te manifester pour, à ton tour, transmettre ton histoire ! » lance la lycéenne.

En attendant de nouvelles vidéos, « gardez à l’esprit, que la vie sera de toute évidence plus forte que tout. La vie est loin d’être un long fleuve tranquille mais une aventure unique à partager ! » conclu la création de cette chaîne inédite.

Plus d’info sur Why Not ? : 

Julien Leroy

08 Juil

Redémarrage de « Versus Football », l’apps pour trouver un match de foot amateur à Toulouse

Après 4 mois de fermeture en raison du Coronavirus, « Versus Football » redémarre son service pour le plus grand plaisir de ses 4000 utilisateurs toulousains. A l’heure où la saison est terminée pour tous les licenciés, l’application de mise en relation pour footballeurs amateurs offre une alternative de choix.

© Versus Football

Née à Toulouse le 1er mai 2019, l’application toulousaine de mise en relation pour footballeurs amateurs, aura connu une première saison inédite.

Après avoir conquis 4000 utilisateurs, « Versus Football » a dû fermer de mars à juin pour respecter le confinement et éviter tout risque de contamination entre joueurs. Surtout à Toulouse où des tournois de foot ont été improvisés malgré l’interdiction.

Mais depuis le 22 juin, les sports collectifs et les rassemblements en extérieurs de plus de 10 personnes sont autorisés.

Un déconfinement qui a permis de relancer Versus Football.

À l’heure ou la saison est terminée pour tous les licenciés de club de la région, la plateforme de foot libre « devient une alternative de choix pour les amateurs de ballon rond » estime Hugo Fernandes, co-fondateur de Versus Football

« Sous la forme de mini événements, l’application Versus Football vous indique l’ensemble des parties de foot prêtes à être jouées dans votre ville » poursuit-il.

Concrètement, l’application propose en temps réel les différents matchs de foots disponibles près de chez vous. « Il vous suffit alors de cliquer sur « participer » pour s’inscrire à un match de foot ».  Tous les joueurs ont accès à la liste des participants. Versus offre également la possibilité d’organiser sa propre partie. Il suffit de sectionner l’un des 130 terrains extérieurs en accès libre dans la ville rose avant de diffuser l’annonce.

La plateforme vise les 5 millions de Français qui déclarent jouer au football de manière autonome, sans licence et sans club selon les statiques de la Fédération Française de Football.

Protocole sanitaire

Malgré le déconfinement, les fondateurs toulousains de cette plateforme ont mis en place des précautions sanitaires. Les utilisateurs sont ainsi invités à amener du gel hydroalcoolique et leur propre bouteille d’eau. Les poignées de mains sont également interdites.

« Même si le virus circule beaucoup moins notamment en région Occitanie, il est naturel d’agir avec précaution pour protéger nos joueurs et leurs proches. C’est ce qu’on a fait en mettant l’application sur pause et c’est ce qu’on continue à faire en communiquant à nos utilisateurs ces nouvelles règles exceptionnelles » précise Hugo Fernandes.

En attendant une reprise totale des matchs, Versus Football se prépare à la prochaine saison. La startup envisage une levée de fonds et un déploiement dans les autres villes françaises pour 2021.

Julien Leroy

07 Juil

IoT : conçu à Toulouse, le touret connecté se déploie dans les chantiers du monde entier

Après 3 ans de test, le touret connecté imaginé par les Toulousains de « ffly4u » e8t par le groupe Nexans (acteur mondial de l’industrie du câble), se généralise à travers le monde. L’innovation toulousaine va connecter plus de 15.000 tourets d’ici fin 2020.

© Ffly4u

Le secteur des travaux publics se digitalise de plus en plus. L’une des dernières innovations concerne le célèbre touret en bois.

Le groupe Nexans (leader mondial de l’industrie du câble) et la start-up toulousaine ffly4u (spécialisée dans l’IoT) ont eu l’idée de le connecter.

Grâce à des balises reliées au réseau 0G de Sigfox, « la solution unique permet de localiser avec précision et en temps réel les tourets afin d’optimiser leur gestion, la logistique et de réduire leur temps d’immobilisation, tout en prévenant les cas de perte et le vol de câble » explique Olivier Pinto, Directeur Services and Solutions de Nexans.

« Nos clients ont pu réaliser de substantielles économies générées par cette géolocalisation des tourets (moins de pertes, moins de coûts logistiques) » complète-t-il.

Les premiers tests ont démarré en 2017 et ont permis d’améliorer l’innovation.

« Les dernières évolutions intègrent une mise à jour en temps réel des longueurs résiduelles de câble sur touret permettant à nos clients de piloter au plus près leurs stocks et l’avancée de leurs projet ». Une technologie unique en Europe.

Face au succès de ce touret 2.0, Nexans a annoncé ce 25 juin, la généralisation du système à travers le monde. L’objectif est de connecter 15.000 tourets d’ici fin 2020 puis d’équiper le parc entier du groupe, soit 100.000 tourets.

Une bonne nouvelle pour la filière IoT de Toulouse. Ffly4u a été créé au sein de la pépinière d’entreprises de Toulouse Métropole à Montaudran sur la campus Aerospace Valley. Le site abrite également NEXT4 spécialisé dans le domaine de l’IoT industriel et RUBIX S&I qui vient de lever 7 millions d’euros avec son boîtier qui détecte les nuissances. A terme, la ville rose accompagné de l’IoT valley de Labége, veut devenir une capitale mondiale des objets connectés.

Julien Leroy

06 Juil

Conçus à Toulouse, les satellites de OneWeb sont sauvés de la faillite

OneWeb évite le crash. Le projet de constellation de satellites qui vise à fournir de l’internet à haut débit partout dans le monde, vient d’être racheté par le gouvernement britannique avec l’aide d’un fonds d’investissement indien. Un soulagement pour Arianespace et Airbus à Toulouse.

Lancement d’un satellite OneWeb (© ROSCOSMOS / MAXPPP)

Connecter le moindre carré de notre planète Terre à Internet. C’est le projet de Google, Amazon, Starlink mais aussi de OneWeb.

Initié en 2014 par l’entrepreneur américain Greg Wyler, le projet OneWeb veut réduire la fracture numérique dans le monde, en envoyant 648 satellites en orbite basse d’ici 2027. Pour y parvenir, la start-up parvient à lever 3,4 milliards de dollars et signe un partenariat avec Airbus. 

Les premiers satellites conçus à Toulouse

Ce dernier va alors concevoir à Toulouse et en Floride, les satellites de cette constellation mondiale. En février 2019, France 3 Occitanie avait pu visiter en exclusivité, la chaîne d’assemblage toulousaine d’OneWeb. Un site unique au monde où l’on fabrique un satellite par jour (au lieu de plusieurs mois habituellement). 

Malgré cette innovation spatiale et la mise en orbite de 74 engins, OneWeb annonce le 27 mars dernier, être au bord de la faillite en raison de l’épidémie de coronavirus. La société américaine est alors placée en redressement judiciaire. Plusieurs offres de reprise sont déposées.

Racheté par le Royaume-Uni

C’est finalement le gouvernement britannique qui est choisi ce vendredi 3 juillet, comme repreneur de l’opérateur. Londres s’est associé au conglomérat indien Bharti, pour racheter OneWeb. Au total, les deux parties promettent d’investir 1 milliard de dollars.

L’offre de reprise sera finalisée d’ici la fin de l’année. Elle doit encore obtenir l’aval de la justice américaine et des autorités de régulation.

En attendant, ce rachat est une bonne nouvelle pour Arianespace.

Le leader mondial de lancement de satellites géostationnaires est le premier client de OneWeb avec un contrat de 238 millions d’euros. Le groupe français doit encore effectuer 18 lancements d’ici fin 2021. Par ailleurs, OneWeb fait partie du vol inaugural de la future fusée Ariane 6 prévue dans quelques mois.

Le rêve d’un internet planétaire est devenu une course mondiale. Les concurrents de OneWeb sont nombreux. Le plus avancé est le milliardaire américain Elon Musk. Sa constellation Starlink compte déjà 300 satellites en orbite et ambitionne d’en lancer jusqu’à 42.000.  Le patron d’Amazon Jeff Bezos veut faire de même avec son projet Kuiper. Sans oublier, le réseau « Loon » de Google élaboré avec le CNES de Toulouse

Julien LEROY

03 Juil

Toulouse : levée de fonds de 2,2 millions d’euros pour Pangée, le leader du leasing e-commerce

De gauche à droite : Stéphane Jakubyszin (Directeur général et cofondateur de Pangée) et Julien Guiraud (CEO et cofondateur de Pangée). Crédit : Pangée

Après trois mois de confinement et de crise sanitaire du Covid-19, une levée de fonds d’une startup ne passe pas inaperçue.

Née à Toulouse en 2015, Pangée est spécialisée dans la location longue durée en ligne. La jeune pousse a annoncé ce 29 juin, sa deuxième levée de fonds de son histoire. Un tour de table de 2,2 millions d’euros bouclait avec les fonds d’investissement Irdi Soridec, M Capital, M. Thierry Roussel (Direct Energie, SeniorAdom) et avec la Mutuelle VIASANTE. 

Grâce à cette somme, la starup va pouvoir accélérer le déploiement de ses solutions de leasing pour le e-commerce. Grâce à sa plateforme 100% digitale, les distributeurs et les fabricants peuvent mettre rapidement en place des offres de location longue durée (LLD) sur mesure et prêtent à l’emploi.

Les clients de Pangée proviennent de tous les secteurs d’activités : automobile, sport, habitat, luxe, objets connectés ou encore bricolage. Dernièrement, l’enseigne Décathlon a choisi la plateforme toulousaine pour lancer son offre LLD sur des vélos haut de gamme.

Les innovations de Pangée surfent également sur les modes de consommation. « Les clients souhaitent profiter d’un produit de qualité avec tous les services liés à son usage mais ils n’ont aujourd’hui à leur disposition que des solutions de paiement en 3/4 fois. Notre solution répond enfin à cette attente » précise Julien Guiraud, CEO et cofondateur de Pangée.

Parallèlement, les fabricants souhaitent vendre de plus en plus directement à leurs clients. Un souhait qui s’est accentué avec la crise sanitaire selon les fondateurs toulousains.

La levée de fonds va permettre aussi de recruter 5 développeurs informatiques et intégrer de nouveaux services bancaires. De quoi conforter Pangée comme l’un des leaders français du secteur.

Julien Leroy

02 Juil

Voici la première cartographie de l’écosystème IA de Toulouse

Exclusivité. Le secteur de l’intelligence artificielle prend de plus en plus d’ampleur à Toulouse.

Pour s’y retrouver (et pour le prouver), le collectif « Toulouse is AI » publie ce jeudi 2 juillet, la première carte de l’écosystème IA de la ville rose

« Cette cartographie référence à ce jour 63 petites et moyennes entreprises toulousaines qui fournissent des solutions d’intelligence artificielle ou qui intègrent celle-ci dans leur proposition de valeur. Elles ont donc en commun de faire vivre l’écosystème IA toulousain. » nous explique Phippe Coste, responsable de Toulouse is AI.

Ce travail de recensement a été réalisé avec l’aide d’Aqsone et du Pôle Aerospace Valley.

A terme, Toulouse veut devenir l’une des capitales françaises de l’IA.

C’est pourquoi en avril 2019, les collectivités, les chercheurs et les entrepreneurs se sont unis pour ne pas rater ce virage technologique. Le cercle de réflexion baptisé « Toulouse is AI » a ainsi, vu le jour pour fédérer et animer le secteur.

A l’heure de la reprise économique après trois mois de confinement, le second objectif de cette initiative est « de mettre en avant cet écosystème innovant et dynamique à l’heure d’une nécessaire relance » conclut Phippe Coste.

>> Cartographie de l’écosystème IA de Toulouse : cliquez ici

Julien Leroy

30 Juin

Une vidéo parodique sur un nouveau fast-food à Millau cartonne sur le web

21 ans après le célèbre démontage du Mc Donald’s, un nouveau fast-food va débarquer à Millau, le Burger King. Pour dénoncer cette installation, les Aveyronnais des « Amis du lobbie » se sont amusés à réaliser une vidéo décalée où des Millavois seraient heureux de cette ouverture. La parodie fait le buzz avec plus de 450.000 vues en moins de 4 jours.

Nouveau coup d’éclat de la web-série aveyronnaise « Ami des lobbies ».

Depuis mars 2019, cette création 100% Aveyronnaise cherche à sensibiliser le grand public à l’environnement et à la surconsommation en employant l’autodérision et l’humour décalée. Chaque vidéo met en scène des lobbys faisant l’éloge de la destruction écologique. La recette cartonne sur le web avec plus de 2 millions de vues.

La web-série ne pouvait pas passer à côté de la construction d’un nouveau fast-food à Millau. En effet, Burger King vient d’annoncer son implantation dans la sous-préfecture aveyronnaise pour 2021. Tout un symbole dans une ville qui a vécu le démontage d’un restaurant Mc Donald’s en 1999 par José Bové et des altermondialistes.

Le réalisateur Jérémy Bismuth et les acteurs Laura Flahaut Hadi Rassi, ont alors imaginé un faux reportage TV où des Millavois campent déjà sur le terrain qui accueillera le fast-food. 

Sous forme de micro-trottoir, chaque figurant explique pourquoi il attend, avec impatience, l’arrivée du Burger King. Tous les clichés sur la restauration rapide et la malbouffe y passent. Humour décalée et fous-rires assurés !

Ce sont des restaurants comme le Burger King qui vont leur envoyer les patients : diabète, cholestérol, maladie cardiovasculaire… C’est la restauration qui soutient l’hôpital, c’est ça la solidarité ! (parodie)

Postée le 26 juin sur les réseaux sociaux, la vidéo fait le buzz. Elle totalise déjà plus de 450.000 vues sur Facebook et YouTube.

Julien Leroy

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