29 Nov

Régions.news #402 – Edition du vendredi 29 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Le canal latéral à la Loire, ouvert en 1838, va de Briare (Loiret) à Digoin (Saône et Loire). Long de 196 km, il permet avec d’autres ouvrages la liaison du Rhône à la Seine. Photo AB Photographe, vue sur le site France 3 Centre-Val-de-Loire.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► En mission de nettoyage dans les calanques de Marseille, IBuble est le tout premier drone sous-marin autonome. iBubble ne pèse que dix kilos et il est muni d’une caméra dite  intelligente qui est capable de suivre un plongeur. La caméra est capable de reconnaître des anomalies sur la coque d’un bateau ou de repérer une fissure sur un barrage. « Ces drones vont pouvoir capter de l’information sur l’état des océans, de la faune et de la flore, plus il y aura de drones dans l’eau, plus on sera capable d’avoir ces informations et de les fournir aux scientifiques », indique Benjamin Valtin, co-fondateur de Notilo, la jeune société marseillaise qui a créé iBubble. Un système de sonar permet au drone de se repérer jusqu’à 60 m de profondeur.

► Dans le cadre d’une politique de diversification de la production d’énergie, le Languedoc-Roussillon fournira 1 500 Mégawatts grâce à l’énergie éolienne en 2020. Mais il y a une exception. Le département du Gard ne compte qu’un seul parc éolien de cinq machines qui produisent 10 MégaWatts par an. Depuis 20 ans, l’association Vent de colère se dresse contre tous ces projets avec comme principal argument avancé « l’intermittence et le caractère aléatoire » de la production éolienne : « Cela ne produit que pendant le temps de charge, soit à peine 20% du temps …le reste du temps il faut réguler avec des moyens thermiques. » Pour Laurent Tokarkis, chargé de projet Quadran Energies marines, « Contrairement à ce qui est affirmé, une éolienne produit à partir d’un vent de 11 km/h et elle atteint son maximum avec des souffles d’environ 39 km/h. »

► La goélette Tara est rentrée au port, à Lorient, après une expédition de six mois. Depuis dix ans, la fondation étudie les déchets plastiques et microplastiques dans les mers et les océans. Cette fois, les scientifiques se sont intéressés à ce qui se passe en amont, dans neuf des plus grands fleuves d’Europe, pour savoir « d’où ils viennent, où ils vont, comment ils s’accumulent », explique Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l’expédition. Des prélèvements ont été effectués en mer, mais aussi en amont et en aval des fleuves, et le constat est sans appel. « Il faut arrêter le flux » de déchets plastiques sur terre car il est impossible de nettoyer les océans, insiste Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Expéditions.

#DataCenter

► La société de télécom Orange a choisi la commune d’Amilly, dans l’Eure-et-Loir pour installer son nouveau centre de stockage de données informatiques. Un data center, c’est gourmand en énergie, car il faut non seulement faire fonctionner les systèmes informatiques mais aussi leur donner les moyens de se refroidir. Pour cela, Orange a testé la technologie du « free cooling », qui « utilise l’air frais ambiant pour refroidir l’informatique onze mois sur douze » et permet de se passer de climatisation. Dans cette optique, le site d’Amilly présente « des conditions météorologiques idéales » parce qu’il y fait suffisamment froid ! Cette méthode va permettre d’économiser la consommation énergétique annuelle d’une ville de 30 000 habitants.

Légende image. Un masque sauvé des eaux et porté place Saint-Marc à Venise, le 17 novembre. (Photo : Claudia Greco / Afp).

#Ville

► En juillet 2012, une mission parlementaire avait pointé du doigt l’urbanisation trop intensive dans le Var: « La catastrophe a touché des territoires rendus vulnérables par une urbanisation croissante liée à la pression démographique qui touche la zone littorale. Il existe sur ces territoires aux capacités limitées une « soif de construire » entretenue par les propriétaires et les promoteurs et relayée par les élus locaux », indiquait Jean-Pierre Bayle, alors président de la quatrième chambre de la Cour des comptes, devant les sénateurs, à propos des inondations de juin 2010.

► Le problème avec l’urbanisation actuelle, c’est que les sols bétonnés sont imperméables ce qui transforme les rues en torrent à la moindre inondation. L’idée est de créer des bitumes perméables pour favoriser l’absorption et l’écoulement des eaux pluviales. La Chine est en pointe sur cette question en développant trente villes éponges. À lire: Pour limiter les inondations, Shanghai devient une ville-éponge végétale.

► En Angleterre, dans les zones inondables comme les bords de la Tamise, on a construit des maisons amphibies qui montent et descendent avec le niveau de l’eau. Leurs fondations sont remplacées par un immense bac qui va se remplir avec l’inondation et permettre à la maison de s’élever jusqu’à trois mètres pour garder ses occupants au sec. Elle est parfaitement arrimée à des poteaux. En plus, elle monte et descend à la même vitesse que la crue, quelques centimètres toutes les heures.

► Océanix est une ville autonome et écologique qui répond à la problématique du réchauffement climatique. Le projet est officiellement soutenu par les Nations Unies où il a été présenté le 3 avril. Imaginez d’immenses plateformes flottantes en forme d’hexagone amarrées près des côtes. Elles pourraient s’accrocher les unes aux autres pour dessiner de gigantesques étoiles posées sur l’eau, jusqu’à créer de véritables villes. Marc Collins Chen, ancien ministre du Tourisme de Polynésie, défend son projet : « Ces villes flottantes sont conçues pour être reconfigurées en permanence : si vous n’êtes pas bien dans votre communauté, ou simplement que vous avez le sens de l’aventure, vous détachez votre maison, et vous allez là où votre cœur vous porte. »

#Internet

► Le Britannique Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web, a annoncé lundi 25 novembre le lancement d’une initiative mondiale contre les dérives d’Internet. Plus de 150 organisations incluant Microsoft, Google, Facebook mais aussi des milliers de particuliers ont rejoint ce plan d’action qui vise « à stopper les abus croissants sur le net », explique la fondation de l’informaticien dans un communiqué. Plan d’action soutenu par des gouvernements comme ceux de la France et de l’Allemagne. Il s’agit « d’une feuille de route pour construire un meilleur internet, estime Tim Berners-Lee. Les gouvernements doivent renforcer les lois et la régulation du monde numérique. Les groupes doivent faire plus pour garantir que la recherche des bénéfices ne se fasse pas aux dépens des droits de l’homme et de la démocratie »

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Publicité politique, Google met la pression sur Facebook. À retenir cette semaine : – Redonnons le pouvoir du numérique à la société ; – L’Europe a besoin d’une révolution culturelle. Mais qui va la lancer ?

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 29 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Urbanisme

► “Un Cercle immense”, un projet dévoilé pour compléter le cercle de la Saline Royale d’Arc-et-Senans. La Saline royale d’Arc-et-Senans a lancé en juillet 2019 un appel à projets européen pour des paysagistes concepteurs. Le but ? Compléter par un demi-cercle végétal celui déjà existant. « La Saline royale comme territoire d’expérimentation, laboratoire de recherche et de transmission, propose au visiteur un Cercle immense où les parcours de visites sont enrichis de nouvelles expériences sensorielles et poétiques, et où les principes d’économie circulaire (recyclage, réemploi) et collaborative (horizontalité, participation des écoles, des acteurs locaux…) constituent le socle d’un projet pédagogique ambitieux associant plus de 400 élèves et 30 écoles chaque année » détaillent les concepteurs. @franceinfo. Légende image : Mayot et Toussaint, paysagistes concepteurs.

28 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 28 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Immobilier

► Avec la blockchain, l’immobilier devrait enfin passer à l’ère numérique. De soixante à quatre-vingt-dix jours: c’est le temps qu’il faut, en moyenne et selon les régions, pour finaliser une transaction immobilière en France. Ce délai particulièrement long n’est guère plus bas ailleurs dans le monde. Il est de soixante jours aux États-Unis, quatre-vingt au Japon, huit à dix semaines en Angleterre… Pas terrible à l’heure où tout s’achète et tout se vend en un clic sur internet. Sans compter que dans 90% des cas, il faut que l’acquéreur obtienne un crédit de sa banque pour pouvoir mener l’opération à son terme. Rien n’est donc gagné lors de la signature de la promesse de vente. Et pour ne rien arranger, l’immobilier est un véritable mille-feuille administratif nécessitant la production et l’archivage d’un grand nombre de documents, ainsi que l’intervention de plusieurs intermédiaires, agent·es immobiliers, expert·es, notaires, assurrances, etc. Lire la suite sur le site @koriifr. Légende image : Sécurisation, rapidité, simplicité: peut-être est-il temps de passer à l’ère de la pierre numérique. Photo : Breno Assis Unsplash.

#Ville

► Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, est-il un exemple vert pour les maires ? Développement durable, gestion de l’habitat ou des déchets, plan santé-nutrition … Depuis 20 ans, Jean-François Coron mène de nouvelles initiatives en rupture avec le modèle existant selon une « démarche de petits pas ». À quatre mois des élections municipales, les listes qui se mettent en place – de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, se teintent fortement de vert. Dans tous les programmes, la priorité est donnée désormais à la mobilité durable, l’alimentation saine, les circuits courts, la biodiversité urbaine. Va-t-on assister à une « vague verte » aux élections municipales ? La question mérite d’être posée, tant la défense de l’environnement est devenue centrale. Lire la suite de l’article sur le site @franceinfo.

#Voyage

► Haute-Savoie : l’aventurier Charles Hedrich de retour d’une expédition en véhicule solaire dans le désert australien. Charles Hedrich a notamment réalisé un tour du monde à la voile par les deux pôles, a traversé à pieds le désert de l’Atacama et établi un record de vitesse à la rame en Atlantique sud, cette traversée du désert à bord d’un véhicule solaire est pour lui inédite. « Si tu veux faire des choses extraordinaires sur le terrain de l’aventure, le meilleur moyen pour ne jamais les faire c’est commencer à t’intéresser à ce que les autres ont fait, assure Charles Hedrich. Parce que les autres, ils vont te dire par exemple ‘le Passage du Nord-Ouest, ce n’est pas possible à la rame [il l’a réalisé en 2015, ndlr]. Donc tu es obligé de te jeter et puis de trouver des solutions par toi-même. » @franceinfo.

#Industrie

► Lorraine : 17.195 emplois ont disparu dans l’industrie depuis 2010. La Lorraine industrielle résiste difficilement à la progression du secteur tertiaire. Ce dernier y représentait 77% des emplois en 2016. C’est le taux le plus fort dans le Grand Est. La part des emplois dans le secteur secondaire (industrie et construction) est passée de 22,5% en 2010 à 20,9% en 2016. L’industrie se fait grignoter d’années en années. 17.195 emplois ont disparu entre 2010 et 2017 (chiffre provisoires pour 2017). En novembre 2019, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) a publié une étude sur « l’emploi aux frontières du Grand Est, entre tissu industriel riche et varié, et secteur tertiaire très présent ». Ses auteures Marie-Laure Kayali et Virginie Pic dressent entre autres un bilan de l’activité économique dans le Grand Est et les régions frontalières. Un « espace multinational » composé du Grand Est donc, ainsi que de la Wallonie (Belgique), du Luxembourg, de Suisse et des Länder allemands de Sarre, Rhénanie-Palatinat et Bade-Wurtemberg. « L’industrie demeure très présente, [avec] 20% de l’emploi pour 17% en moyenne dans la zone euro », explique l’étude. @franceinfo. Légende image : Traditionnellement très industrialisée, la Lorraine perd régulièrement des emplois dans le secteur secondaire. / © Pierre Heckler / MaxPPP

27 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 27 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Environnement

► Le numérique met-il la planète en danger ? Et si le remède était pire que le mal ? L’adage semble incongru face aux brillantes promesses de l’intelligence artificielle (IA) en matière d’environnement, qui ont convaincu par exemple le député Cédric Villani : dans son rapport sur l’IA publié en mars 2018, il leur consacre une partie entière. Comprendre la dynamique des écosystèmes, optimiser la gestion des ressources, diminuer la consommation énergétique : l’IA permettrait de révolutionner notre société dans un sens durable, jusqu’à sauver la planète. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Car le numérique a bel et bien une existence physique… et des conséquences écologiques certaines. « Derrière le « deep learning » et ses applications, il y a des objets qu’il va falloir fabriquer et qui seront jetés en fin de course », résume Françoise Berthoud, ingénieure de recherche au CNRS. Lire la suite de l’article sur le site @Sciences_Avenir. Légende image : Pollution d’écrans d’ordinateurs rejetés par la mer sur une plage de Hong Kong, en 2006. Les innovations technologiques incessantes rendent rapidement obsolètes les appareils numériques, posant le problème de leur démantèlement. Photo de Paul Yeung  Reuters.

#Transport

► Paris va tester des stations pour trottinettes en libre-service. La start-up américaine Charge, fondée par des anciens investisseurs de Lime, va installer des stations destinées à recharger les trottinettes électriques des spécialistes du free floating. De quoi réduire leurs coûts opérationnels et libérer les trottoirs. Les cinq premiers « parkings à trottinettes » verront le jour dans les « prochaines semaines » dans les 1er, 4ème, 5ème et 8ème arrondissements. Chaque station sera capable d’héberger douze engins à roulettes. Face à la prolifération des opérateurs – Paris en a compté jusqu’à douze au printemps, Charge se positionne en intermédiaire. « Nos stations peuvent recharger 90 % des trottinettes électriques disponibles sur le marché », explique Noa Khamallah, vice-président de la start-up américaine. @LesEchos.

#Plateforme

► Ocus, cette plateforme digitale qui défend enfin le droit du travail. Les plateformes digitales sont-elles condamnées à l’uberisation ? La paupérisation et la précarité associées à ce modèle sont-elles une fatalité ? Thibaud Lemonnier et Julien Jacob, les fondateurs d’Ocus, une plateforme regroupant 20.000 photographes et vidéastes freelance, sont convaincus du contraire. A la recherche d’une troisième voie, européenne, respectueuse des droits du travail et de la propriété intellectuelle, Ocus a pris l’initiative de publier une charte d’engagements. Un texte qui pose les jalons d’un nouvel équilibre entre les plateformes digitales et les travailleurs et déborde largement le champ de la photographie. « Nous souhaitons engager la réflexion la plus ouverte et la plus large possible dans l’ensemble des secteurs concernés par la révolution numérique », s’explique le fondateur d’Ocus dans une tribune publiée dans Les Echos. @Challenges.

#Réseau_5G

► Enchères 5G : imbroglio autour du prix de réserve. Les conditions fixées par le gouvernement pour les enchères sur les fréquences de la future 5G, avec un prix plancher de 2,17 milliards d’euros, font grincer des dents les opérateurs mais aussi, fait unique, l’Arcep (le gendarme des télécoms). Cela fait plusieurs mois que l’Arcep et Bercy se prennent le bec. Déjà désavoué sur la taille des blocs de fréquence attribués aux opérateurs, le régulateur estime qu’il faut abaisser le prix plancher pour éviter une flambée des enchères. Outre les conditions du processus d’attribution des fréquences, les opérateurs (Free, SFR, Orange, Bouygues Telecom) critiquent aussi les atermoiements du gouvernement sur la question des antennes du chinois Huawei. @LesEchos.

► La 5G est à peine lancée que la Chine travaille déjà sur la 6G. Si la 5G est officiellement disponible dans certains pays comme la Corée du Sud ou certaines villes des États-Unis, elle devrait débarquer en France fin 2019, début 2020. Quoi qu’il en soit, le réseau 5G est loin d’être accessible pour tous, faut-il encore que tous les smartphones soient compatibles. Cependant, la Chine ne semble pas vivre dans le même monde, l’Empire du Milieu serait en train de mener des recherches afin de développer la 6G. Plusieurs ministres et autres instituts de recherche se sont réunis cette semaine à l’occasion d’une réunion de lancement pour créer un groupe national de recherche et développement technologique 6G, selon un rapport publié par le ministère chinois de la Science et de la Technologie dans Science and Technology Daily. @pressecitron

► Revue de liens : – Étude : Les États-Unis, la Chine, le Japon et la Corée vont dominer la 5G ; – La 5G est à peine lancée que la Chine travaille déjà sur la 6G ; – Le réseau 5G 600 MHz national de la telco américaine T-Mobile sera lancé le 6 décembre ; – Le design va jouer un rôle incontournable dans la révolution 5G.

#Sécurité

► DGSI: les espions français replongent avec l’entreprise américaine Palantir. Les célèbres « pierres de vision » du Seigneur des anneaux, les Palantiri, auraient sans doute prévu ce dénouement. La start-up américaine qui porte le nom d’un de ces globes magiques de l’oeuvre de J. R. R. Tolkien va renouveler son contrat avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour l’assister dans sa lutte contre le terrorisme. Selon nos informations, cette alliance, nouée pour trois ans quelques mois après les attentats du 13 novembre 2015, arrive à échéance d’ici à quelques semaines et doit être reconduite pour la même durée. Et ce, malgré les nombreuses critiques émises par des élus sur l’atteinte à la souveraineté nationale concernant l’accès de Palantir à des données sensibles. Une décision pragmatique assumée par les autorités françaises : « Nous n’avons pas le choix. Nous prenons ce qui est sur le marché », commente une source haut placée, qui assure que cet outil permet à la France de déjouer des attaques terroristes. Lire la suite de l’article sur le site @LExpress

26 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 26 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Intemperies

Un masque sauvé des eaux et porté place Saint-Marc à Venise, le 17 novembre. Photo de Claudia Greco / Afp.

#Ville

► Le problème avec l’urbanisation actuelle, c’est que les sols bétonnés sont imperméables ce qui transforme les rues en torrent à la moindre inondation. L’idée est de créer des bitumes perméables pour favoriser l’absorption et l’écoulement des eaux pluviales. La Chine est en pointe sur cette question en développant trente villes éponges. A lire: Pour limiter les inondations, Shanghai devient une ville-éponge végétale.

► En juillet 2012, une mission parlementaire avait pointé du doigt l’urbanisation trop intensive dans le Var: « La catastrophe a touché des territoires rendus vulnérables par une urbanisation croissante liée à la pression démographique qui touche la zone littorale. Il existe sur ces territoires aux capacités limitées une « soif de construire » entretenue par les propriétaires et les promoteurs et relayée par les élus locaux », indiquait Jean-Pierre Bayle, alors président de la quatrième chambre de la Cour des comptes, devant les sénateurs, à propos des inondations de juin 2010.

► En avril 2018 dans un entretien au quotidien Le Monde, la géographe Magali Reghezza-Zitt estime qu’un « renouvellement urbain » est nécessaire face à la multiplication des épisodes météorologiques violents. Elle rappelle que dans les années 1980-90 que « Urbanisation et périurbanisation ont aussi conduit à une imperméabilisation ou « bétonisation » des surfaces, qui est critiquée, car elle empêche l’infiltration de l’eau dans les sols. Mais il faut aussi rappeler que, parfois, la violence des épisodes météorologiques fait que le sol n’est pas capable d’absorber des volumes d’eau si importants en si peu de temps. » Pour Paul Marquis, prévisionniste à Météo 13 (Bouches-du-Rhone), l’urbanisation et le réchauffement climatique sont des facteurs aggravants pour ces phénomènes météorologiques appelés épisodes méditerranéens qui traversent en ce moment le sud-est de la France.

► En Angleterre, dans les zone inondable comme les bords de la Tamise, on a construit des maisons amphibies qui montent et descendent avec le niveau de l’eau. Leurs fondations sont remplacées par un immense bac qui va se remplir avec l’inondation et permettre à la maison de s’élever jusqu’à trois mètres pour garder ses occupants au sec. Elle est parfaitement arrimée à des poteaux. En plus, elle monte et descend à la même vitesse que la crue, quelques centimètres toutes les heures.

► En janvier 2018, Chargée de mission au sein du réseau Milieux aquatiques de France nature environnement (FNE), Lorraine Levieuge explique le rôle des zones humides. « Ce sont de véritables éponges naturelles, qui jouent un rôle primordial face aux inondations : elles permettent d’une part à l’eau de s’épandre en limitant les dommages pour la population, et d’autre part, elles stockent l’eau, ce qui réduit le ruissellement à l’origine des inondations. » D’où la nécessité de les préserver face à l’imperméabilisation des sols et l’artificialisation des rivières, qui « empêchent leur régulation naturelle et augmentent le niveau des inondations et leurs conséquences ». Lire l’article « Pour se protéger des crues, une solution » sur le site@Reporterre

► A Lyon, on apprivoise la pluie pour mieux récupérer l’eau. Faire de la pluie une alliée : c’est une sacrée ambition que le Grand Lyon s’est donnée. Ne plus laisser l’eau tombée du ciel ruisseler en vain, mais l’apprivoiser et lui permettre de s’infiltrer dans le sol où elle ira lentement rejoindre la nappe souterraine, finalement le meilleur stockage qui soit. L’idée paraît simple, la réalisation l’est beaucoup moins. La métropole a entrepris depuis cinq ans un travail minutieux, à la manière d’une dentellière décidée à ménager des aérations dans une combinaison de néoprène. Des bandes enherbées et de nouveaux rideaux d’arbres ont fait leur apparition, mais aussi des revêtements poreux, des noues ou fosses, de multiples interstices, comme autant de trous d’aiguille dans une carapace de béton et de bitume. Lire la suite de l’article sur me site  @lemondefr

► Océanix est une ville autonome et écologique qui répond à la problématique du réchauffement climatique. Le projet est officiellement soutenu par les Nations Unies où il a été présenté le 3 avril. Imaginez d’immenses plateformes flottantes en forme d’hexagone amarrées près des côtes. Leur surface : 15 000 m² chacune pour 300 habitants. Elles pourraient s’accrocher les unes aux autres pour dessiner de gigantesques étoiles posées sur l’eau, jusqu’à créer de véritables villes. Marc Collins Chen, ancien ministre du Tourisme de Polynésie, défend son projet : « Ces villes flottantes sont conçues pour être reconfigurées en permanence : si vous n’êtes pas bien dans votre communauté, ou simplement que vous avez le sens de l’aventure, vous détachez votre maison, et vous allez là où votre cœur vous porte. » @franceinfo.

#Déchets

► Bâtiment : comment faire du déchet une ressource. Des tonnes de déchets s’entassent à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), dans l’une des plus grandes décharges sauvages de France. Véritable fléau écologique et économique touchant tout le territoire, les décharges sauvages coûtent entre 350 et 420 millions d’euros chaque année aux communes en enlèvement et nettoyage. Pour lutter contre, le projet de loi prévoit l’enlèvement gratuit, par les déchetteries, des déchets des professionnels, à condition qu’ils soient triés par grands flux de matière (ferraille, bois, gravats…). Chaque année, le secteur du bâtiment produit 46 millions de tonnes de déchets. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), seuls 45 % à 47 % de ces déchets sont aujourd’hui valorisés, bien loin des 70 % prévus à l’horizon 2020 par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour une croissance verte. @lemondefr

#DataCenter

► La société de télécom Orange a choisi la commune d’Amilly, dans l’Eure-et-Loir pour installer son nouveau centre de stockage de données informatiques. Un data center, c’est gourmand en énergie, car il faut non seulement faire fonctionner les systèmes informatiques mais aussi leur donner les moyens de se refroidir. Pour cela, Orange a testé la technologie du « free cooling », qui « utilise l’air frais ambiant pour refroidir l’informatique onze mois sur douze » et permet de se passer de climatisation. Dans cette optique, le site d’Amilly présente « des conditions météorologiques idéales ». Cette méthode va permettre d’économiser la consommation énergétique annuelle d’une ville de 30 000 habitants.@franceinfo

#IA

 Peut-on vraiment faire confiance à l’intelligence artificielle ? L’intelligence artificielle arrive dans tous les secteurs. Les villes ou les aéroports s’équipent d’outils de reconnaissance faciale. Les assistants basés sur la reconnaissance vocale s’installent dans nos téléphones et nos maisons. L’analyse automatique d’image fait des prouesses dans le classement de photos ou le diagnostic médical. Mais les systèmes à base d’IA ont un talon d’Achille : ils ne sont pas assez fiables. C’est ce qu’affirment, dans un livre récemment publié aux Etats-Unis (*), deux chercheurs de NY University, Gary Marcus (lire ci-dessous) et Ernest Davis. Selon eux, les progrès spectaculaires du « deep learning » (apprentissage automatique profond) et l’engouement massif qu’ils ont entraîné masquent une réalité importante : « On ne peut pas faire confiance à l’IA telle qu’elle existe aujourd’hui. » Lire la suite de l’article sur le site @LesEchos.

25 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 25 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Énergie

► A la fin du XXème siècle, le département du Gard c’était une centrale thermique au fioul à Aramon, une centrale nucléaire à Marcoule et quelques petites installations hydroélectriques. Dans le cadre d’une politique de diversification de la production d’énergie, le Languedoc-Roussillon fournira 1500 Mégawatts grace à l’energie éolien en 2020. Mais il y a une exception. Le département du Gard ne compte qu’un seul parc éolien de cinq machines qui produisent au 10 MégaWatts par an. Depuis 20 ans, l’association Vent de colère se dresse contre tous ces projets avec comme principal argument avancé est que « l’intermittence et le caractère aléatoire » de la production éolienne : « Cela ne produit que pendant le temps de charge, soit à peine 20% du temps …le reste du temps il faut réguler avec des moyens thermiques. » @franceinfo. Légende image : photo de  Philippe Sans / France 3 Occitanie

#Pollution

► La goëlette Tara est rentrée au port, à Lorient, après une expédition de six mois. Depuis dix ans, la fondation étudie les déchets plastiques et microplastiques dans les mers et les océans. Cette fois, les scientifiques se sont intéressés à ce qui se passe en amont, dans neuf des plus grands fleuves d’Europe, pour savoir « d’où ils viennent, où ils vont, comment ils s’accumulent », explique Jean-François Ghiglione, scientifique du CNRS responsable de l’expédition. Des déchets omniprésents dans les fleuves. Ainsi chaque minute, c’est l’équivalent d’un camion-benne de plastiques qui se déverse en mer. Comme il est illusoire de vouloir nettoyer la mer ou les fleuves, il faut agir avant, sur la réduction des déchets plastiques. @franceinfo.

#Drone

En mission de nettoyage dans les calanques de Marseille, IBuble est le tout premier drone sous-marin autonome. iBubble ne pèse que dix kilos et il est muni d’une caméra dite  intelligente qui est capable de suivre un plongeur. La caméra est capable de reconnaître des anomalies sur la coque d’un bateau ou de repérer une fissure sur un barrage. « Ces drones vont pouvoir capter de l’information sur l’état des océans, de la faune et de la flore, plus il y aura de drones dans l’eau, plus on sera capable d’avoir ces informations et de les fournir aux scientifiques », indique Benjamin Valtin, co-fondateur de Notilo, la jeune société marseillaise qui a créé iBubble. Un système de sonar permet au drone de se repérer jusqu’à 60 m de profondeur. @franceinfo.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Publicité politique, Google met la pression sur Facebook. À retenir cette semaine : – Redonnons le pouvoir du numérique à la société ; – Aux Etats-Unis, les électeurs sont épuisés par les infos politiques et ne croient plus à rien ; – L’Europe a besoin d’une révolution culturelle. Mais qui va la lancer ? ; – L’effondrement de la presse locale US rend les Américains nettement moins bien informés ; – L’avenir réside peut-être dans l’internet chinois.

#Ecole

► Les neurosciences à l’école ? Oui, mais pas n’importe comment ! Le Comité consultatif national d’éthique vient de publier un avis encadrant, sur le plan éthique, les expérimentations de neurosciences ou de psychologie cognitive conduites dans les écoles. Rencontre avec les deux rapporteurs. Le psychologue Olivier Houdé teste dans les écoles parisiennes les hypothèses formulées par son laboratoire de la Sorbonne sur les « conflits cognitifs » et la capacité du cortex préfrontal des enfants à inhiber certains automatismes trompeurs… Le neurobiologiste Jean-Philippe Lachaux et son programme Atole (Attentif à l’école) aident les élèves de la région lyonnaise à résister aux distractions et à développer leur capacité d’attention… Les chercheurs du réseau Grene (Groupe de recherche en neurosciences et éducation) nouent des partenariats avec plusieurs dizaines d’établissements, publics comme privés, des environs d’Angers… Lire la suite de l’article sur le site. @LesEchos.

#Internet

► Le Britannique Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web, a annoncé lundi 25 novembre le lancement d’une initiative mondiale contre les dérives d’Internet. Plus de 150 organisations incluant Microsoft, Google, facebook mais aussi des milliers de particuliers ont rejoint ce plan d’action qui vise « à stopper les abus croissants sur le net », explique la fondation de l’informaticien dans un communiqué. Plan d’action soutenu par des gouvernements comme ceux de la France et de l’Allemagne. Facebook. Il s’agit « d’une feuille de route pour construire un meilleur internet, estime Tim Berners-Lee. Les gouvernements doivent renforcer les lois et la régulation du monde numérique. Les groupes doivent faire plus pour garantir que la recherche des bénéfices ne se fasse pas aux dépens des droits de l’homme et de la démocratie » @franceinfo.

#Territoire

► Le canal latéral à la Loire, ouvert en 1838, va de Briare (Loiret) à Digoin (Saône et Loire). Long de 196 km, il permet avec d’autres ouvrages la liaison du Rhône à la Seine. Photo AB Photographe, vue sur le site France 3 Centre-Val-de-Loire.

#Commerce

► Chiffre d’affaires dissimulé, bilan carbone « sous-évalué », politique sociale restrictive… Un rapport pointe les pratiques d’Amazon. Amazon a dissimulé 57% de son chiffre d’affaires réalisé en France en 2017, selon une enquête d’Attac France, des Amis de la Terre et du syndicat Solidaires que vous révèle franceinfo dimanche 24 novembre. D’après Attac, cette année-là, le chiffre d’affaires réel d’Amazon en France a été de l’ordre de 3,9 milliards d’euros, contre un chiffre d’affaires déclaré de 1,67 milliard d’euros. Selon les auteurs de l’enquête, en Europe, le pivot du système fiscal mis en place par l’entreprise repose sur des filiales installées au Luxembourg. En France, sur l’exercice 2015, Amazon continuait à facturer les trois quarts de ses services depuis d’autres pays, et la moitié en 2017, « selon des estimations prudentes », souligne l’enquête. Pour exemple, Amazon France paye à l’une des filiales luxembourgeoises de lourds droits pour utiliser la marque. Lire la suite de l’article sur le site @franceinfo.

#Information

► « Deepfakes » : faut-il avoir peur de ces vidéos trafiquées ? « Aujourd’hui est un jour historique. » Le ton de Donald Trump, face caméra, est solennel. « J’ai une grande nouvelle : aujourd’hui, nous avons éradiqué le sida. » Le président des Etats-Unis accompagne son discours de grands gestes. « C’est bon, c’est fait, je m’en suis occupé personnellement. (…) Je n’ai pas seulement rendu l’Amérique meilleure, mais le monde entier. » L’information est bien entendu trop belle pour être vraie. Et pour cause : cette vidéo est un faux, une opération de communication sur les réseaux sociaux lancée en octobre par l’ONG Solidarité Sida, qui affirme qu’elle pourrait devenir réalité si les chefs d’Etat le décidaient. A première vue pourtant, Donald Trump a bien prononcé ces phrases : dans cette vidéo, on reconnaît son visage, ses expressions, ses gestes et sa voix. Il faut y regarder de plus près pour se rendre compte que ses traits sont un peu trop figés, sa voix un peu étrange. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

#Réseau_5G

► Nouveau monde. 5G : la France sera-t-elle à l’heure ? a 5G, c’est d’abord une histoire de gros sous. Avant de pouvoir déployer dans le pays cette technologie de 5e génération pleine de promesses, les opérateurs doivent d’abord passer à la caisse afin d’acquérir des fréquences radio. Ces précieuses fréquences sont un bien commun rare et l’État les vend donc au compte-goutte et à prix d’or. Le prix plancher vient d’être fixé à 2,17 milliards d’euros pour un spectre total de 310 Mhz. C’est un beau gâteau qui va maintenant être découpé en plusieurs parts. Pour commencer, chacun des quatre opérateurs (Orange, SFR, Free et Bouygues) aura droit à un bloc de 50 Mhz pour 350 millions d’euros. Ensuite, si l’on fait le calcul : 50 Mhz x 4 = 200 Mhz. Il reste donc un paquet de 110 Mhz qui, lui, sera mis aux enchères par blocs. Ces enchères devraient avoir lieu en mars 2020. Lire la suite de l’article sur le site 2020. Lire la suite de l’article sur le site @franceinfo A lire aussi : 5G : coup d’envoi du processus d’attribution des fréquences en France @franceinfo

► La 5G menace-t-elle votre santé ? « Une catastrophe sanitaire en devenir. » C’est ainsi qu’on peut trouver la 5G présentée par certains opposants. En cours d’expérimentation dans différentes villes françaises, la technologie 5G, pour « cinquième génération » – devrait supplanter la 4G dans les années à venir. Avec un débit des dizaines de fois plus élevé, une stabilité accrue et une latence réduite, elle doit ouvrir un large champ d’applications. De l’« Internet des objets » connectés (IoT) à la chirurgie à distance, ce nouveau réseau se veut révolutionnaire. Mais à mesure que l’on s’approche de son déploiement, des voix de plus en plus nombreuses de scientifiques et de militants se font entendre. Comme la 4G avant elle et les ondes téléphoniques en général, la 5G comporterait des risques pour la santé. Sauf que ces accusations reposent sur des argumentaires bien fragiles, voire fallacieux, et illustrent le phénomène du cherry picking. @LeMondefr.

22 Nov

Régions.news #401 – Edition du vendredi 22 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Légende image. Un complexe maraîcher de culture de tomates sous serres équipées d’éclairages LED à La Chapelle-des-Fougeretz (Ille-et-Vilaine). Il s’agit des couleurs réelles, visibles à l’œil nu la nuit. Charlène Flores est photographe et dimanche 2 juin, elle a publié un reportage dans Libération du 2 juin. On y découvrait des serres de production de tomates qui « compensent le peu d’ensoleillement avec un éclairage artificiel », décrit le journal. « On évolue dans un monde, quand on est à proximité des serres, qui est littéralement rose fluo, fuchsia », décrit la photographe à franceinfo.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► « Les communes sont une très bonne échelle pour la transition écologique ». Les maires sont les acteurs les mieux placés et les plus légitimes pour mettre en place une transition écologique rapide sur le terrain. Ils sont pourtant rarement conscients des enjeux et souffrent du manque d’engagement de leurs concitoyens. Voilà un des constats dressés par l’ingénieur Ulysse Blau, qui a passé trois mois à arpenter à vélo les communes du Calvados pour établir un état des lieux sur la transition écologique dans des communes de France.

 ► À l’institut du Cancer de Montpellier, près de 60 000 malades sont soignés ici chaque année. Des traitements lourds qui parfois obligent les patients à rester toute la journée à l’institut. Aujourd’hui, entre deux séances de chimiothérapie, le patient enfile un casque sur les oreilles et un masque de réalité virtuelle pour s’évader un peu. Ils sont une cinquantaine de patients, en soins à l’Institut du Cancer de Montpellier, à avoir testé la réalité virtuelle. Et tous, selon la direction de l’institut, ont été conquis : « Pour les patients, ça leur apporte d’une part une réduction du niveau de stress et d’angoisse lors d’une première séance de chimiothérapie, mais c’est aussi l’opportunité pour eux de sortir de l’environnement hospitalier », explique le directeur de soins à l’ICM de Montpellier. Bientôt, d’autres CHU comme Toulouse et Bordeaux prévoient de développer la réalité virtuelle.

► Une fois la chambre ou le salon repeint, il reste toujours un fond de peinture, qu’il faut bien souvent jeter à la déchetterie. En 2015, à Blanquefort, en Gironde, Maylis Grau, chimiste de profession, a décidé de stopper ce gaspillage. Elle cherche alors à recréer une peinture, à partir de fonds de pots. Inspirée du modèle québécois qui recycle l’intégralité des peintures. Elle crée son entreprise, Circouleur, se met alors en relation avec les déchetteries du Libournais et du nord Gironde qui collectent les pots de peinture usagés. Depuis sa création, Circouleur a recyclé 24 tonnes de peinture. Elle bénéficie aujourd’hui d’un A+, la note la plus élevée.

 ► Moustache est une entreprise installée à Épinal (Vosges) qui a réussi à s’imposer comme le champion français du vélo électrique. « L’année de notre création, on avait prévu de vendre 600 vélos. On en a écoulé 1.300. Et sur notre dernière saison, nous en avons produit environ 30.000 », se félicite l’un des deux fondateurs de cette PME qui exporte déjà 40 % de sa production. À lire : Aux Pays-Bas le vélo électrique dépasse la bicyclette.

Légende image. Le château du Haut-Koenigsbourg (Bas-Rhin), est un château fort alsacien du XIIᵉ siècle, profondément remanié au XVᵉ siècle. Quand il ne travaille pas sur le tarmac de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, Tristan Vuano prend le manche de son ULM. Armé de son appareil photo, il immortalise les paysages alsaciens pendant l’automne.

#Habitat

► En Normandie les tiny-houses, ou petites maisons en bois sont très à la mode. Chaque maisonnette est conçue sur mesure, et à la demande des clients. Avec ses 13 m2 au sol, tout rentre, y compris des rangements. Pour optimiser le volume, les espaces sont superposés et le coin couchage est en mezzanine. Certaines Tiny atteignent 40 m2 sur deux niveaux. L’habitation repose sur une remorque, l’ensemble pesant au total 3,5 tonnes. Ces mini-maisons doivent en effet pouvoir prendre la clé des champs au gré des envies de leurs propriétaires. Le concept de Tiny house, est né Outre-Atlantique après le passage de l’ouragan Katrina, pour reloger des milliers de victimes. Trois amis normands ont décidé en 2014 de créer une entreprise pour construire ces « maisons minuscules ». Ainsi les premiers modèles français sont nés en Normandie, à Poilley. Elles coûtent en moyenne 55 000 euros. Elles sont bâties avec des bois locaux pour la plupart. À lire : Quelle réglementation pour une Tiny House en France ? et le maxi-succès des mini-maisons aux États-Unis.

#Ville

► Plus écolo que l’avion, le train de nuit fait son comeback en Europe. On croyait qu’il avait disparu, pourtant un peu partout en Europe, le train de nuit fait de la résistance. Un article de Wired UK s’est penché sur cette résurrection. En 2016, le gouvernement français annonçait la fin des trains de nuit sur son territoire. Trois ans plus tard, tout a changé. le flygskam, la honte de prendre l’avion, sont passés par là. En septembre 2019, les vols intérieurs en métropole ont chuté de 1%. Dans les pays voisins, le chemin de fer aussi prend son envol et on assiste à la renaissance des lignes nocturnes. Pourtant d’après ses défenseurs, le train de nuit possède de nombreux avantages. D’après Mark Smith du site The Man in Seat 61, les passagers choisissent le train de nuit pour réduire leur empreinte carbone mais aussi pour éviter le passage par l’aéroport. Il y a aussi un bénéfice économique : une nuit d’hôtel en moins et une arrivée en centre-ville sans débourser 40€ pour un taxi.

#IA

► Journalisme augmenté à l’IA, un état des lieux. Par Kati Bremme, Direction de l’Innovation et de la Prospective de FTV. Menace ou promesse, outil ou ennemi, l’Intelligence Artificielle (IA) s’introduit dans les rédactions, et avec elle la question de l’avenir du journalisme sur fond de relation perturbée avec les géants de la tech, qui nous rendent une fois de plus accrocs en fournissant …l’essentiel de la technologie dont se sert l’IA. Prendre du recul face au « hype » autour de l’IA et des « robots journalistes », et analyser ce que pensent réellement les rédactions de cet outil qui est en train de disrupter leur métier est l’objectif du « Journalism AI Report » du ThinkTank Polis de la London School of Economics. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Le lancement de Disney+ ébranle le marché de la SVOD. À retenir cette semaine : – La newsletter est-elle le futur des médias ? ; – Les huit engagements titres du groupe Centre France pour les élections municipales 2020 ; – De l’utopie à la dystopie en 20 ans. Le NYTimes Magazine analyse l’avenir d’Internet.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 22 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Nature

► Les images à couper le souffle de la traversée exceptionnelle des Pyrénées en montgolfièreDix passionnés de vol en Montgolfière ont réalisé le 19 novembre la traversée nord-sud des Pyrénées. Partis de Mauvezin (65) à 8h30, les ballons se sont posés à Huesca en Espagne 3h20 plus tard. 5 montgolfières venues de toute la France et une d’Espagne composaient le convoi. Alexis Bruggeman, de l’association Pyrénées Aérostats était l’un des pilotes. Il partage sur la page facebook les vidéos et les photos de cette aventure extraordinaire. Les conditions étaient idéales pour réaliser ce beau challenge. Elles ont permis de faire tomber quelques records même si ce n’était pas l’objectif initial.  Les 100 kms ont été parcourus à une altitude maximale atteinte de 5728m et à une allure moyenne de 25km/h. Avec une pointe à 78km/h. @franceinfo. Légende image : Traversée des Pyrénées en Montgolfière / © Pyrénées aérostat.

#Santé

► Comment les smartphones creusent le trou de la Sécu coréenne. Après les morts par selfie et les accidents de la route provoqués par la manipulation imprudente de smartphones, les gouvernements doivent-ils s’inquiéter de la dégradation de l’état de santé de leurs populations trop collées à leurs petits écrans ? C’est ce que pensent des parlementaires sud-coréens qui ont pointé, il y a quelques jours, la propagation rapide, dans la péninsule, des « maladies du smartphone » et leurs coûts énormes pour la collectivité. Selon des informations du « Korea Herald », révélé que le traitement des maux liés à l’utilisation prolongée de smartphones avait coûté 433,4 milliards de wons (330 millions d’euros) en 2018. Dans le pays, qui affiche le plus fort taux de pénétration des smartphones de la planète – avec un record, selon Pew Research Center, de 94 %, contre 62 % en France -, les médecins s’inquiètent particulièrement de la propagation rapide de quatre affections. @LesEchos.

► Comment le Limousin lutte contre le désert médical. Le Limousin a été gobé par la Nouvelle-Aquitaine, mais il n’a pu s’y dissoudre : malgré leur apparente bonne volonté, ses habitants sont plus montagnards que surfeurs. Et surtout, ils ont toujours dix ans d’avance sur  eur entourage. Littéralement : ils sont de dix ans plus âgés que les Aquitains, les Pictocharentais ou les autres Français. Selon l’Insee, un tiers des Limousins auront plus de 65 ans en 2040, alors que pour le reste du pays ce ratio sera atteint en 2050. L’ancienne région, dont la population âgée a besoin de plus en plus de soins, a dû trouver des solutions contre la désertification médicale et s’est transformée en laboratoire, où les  nitiatives privées montrent la voie. C’est sur le sauvage plateau de Millevaches que le premier grand projet a vu le jour, en 2014. Lire la suite de l’article sur le site @LesEchos

#Transport

► Barcelone restreint l’accès aux véhicules polluants. Barcelone et les villes avoisinantes s’unissent pour créer une « zone de basses émissions ». Le nouveau plan antipollution qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020 va limiter l’accès aux véhicules non munis d’éco-vignette dans un périmètre de 636 km2. Ils ne pourront plus franchir les « rondas », les voies de contournement équivalentes du périphérique, entre 7 heures et 20 heures, du lundi au vendredi. La mesure concerne les véhicules à essence antérieurs à l’année 2000, les diesels d’avant 2006, ainsi que les motos et cyclomoteurs antérieurs à Euro 2. Les bus, camionnettes et camions auront, eux, un an de sursis pour s’adapter aux nouvelles normes. Jusque-là, les restrictions de circulation ne s’appliquaient que durant les épisodes de forte pollution. La ville calcule que la mesure débouchera sur 50.000 voitures de moins d’ici à fin 2020 dans le périmètre concerné et réduira de 20 à 25 % les émissions de dioxyde de carbone et de particules. L’objectif : mettre hors circulation 125.000 véhicules d’ici à quatre ans. @LesEchos.

#Commune

► Consenvoye : une commune rurale qui gagne des habitants en Meuse. En cette mi-novembre, le maire (sans étiquette) de la commune meusienne, André Dormois est déterminé: « si on ne le fait pas, on risque de voir la population diminuer et les services disparaitre également« . Le premier magistrat, proviseur de lycée à la retraite, ne ménage pas ses efforts, et n’est pas peu fier de ses réussites, ni de ses réalisations: »cette année on a réussi à attirer un nouveau médecin au Pôle de Santé, le précédent avait pris sa retraite ». L’équipement médical, rénové en 2016, accueille également un kinésithérapeute et une infirmière. Les locaux, équipés, sont mis à disposition gracieusement. La municipalité gère également la station-service, l’agence postale et l’épicerie. Cette dernière s’est agrandie, on peut s’y faire livrer des colis, et bientôt même y faire son Loto hebdomadaire. @franceinfo.

#Ville

► Angers investit massivement dans la « ville intelligente ». Angers territoire intelligent. Le nom fait sans doute un peu pompeux mais l’enjeu est important pour l’agglomération d’Angers, mais également pour l’éclosion de «smart city», un sujet abondamment commenté mais qui tarde à se concrétiser. Le 12 novembre, la communauté d’agglomération d’Angers, qui rassemble 300.000 habitants, a sélectionné un consortium mené par Engie pour réaliser ce projet. «Notre ambition est de réaliser un territoire intelligent, qui soit la vitrine de ce que peut être un territoire intelligent à la française, avec des partenaires français», explique Christophe Béchu, maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole. Un projet de «smart city» a également été lancé à Dijon en début d’année, mais celui d’Angers est de plus grande ampleur, avec un marché de 178 millions d’euros sur les douze prochaines années. Lire la suite de l’article sur le site @Le_Figaro. A lire : Angers confie les commandes de sa smart city à Engie Ineo (@LesEchos) et Connected Week Angers : le digital un outil au service d’un tourisme plus innovant @villeintelmag

#Logement

► JO 2024: les hôteliers parisiens font la guerre à Airbnb mais 20% l’utilisent. Prendre un coup, savoir recevoir, sans oublier de rendre la pareille. Débutée par une guerre judiciaire, les relations entre Airbnb et les hôteliers français ressemblent franchement à un match de boxe. Avec en guise de gong l’annonce du partenariat d’Airbnb avec le Comité international olympique pour les prochains jeux Olympiques en début de semaine. Suite à cette annonce, les hôteliers ont annoncé leur suspension à l’organisation des JO 2024. L’adjoint à la maire au logement, Ian Brossat, s’est indigné, jugeant ce « choix scandaleux et irresponsable au regard des conséquences désastreuses qu’a Airbnb sur le logement à Paris ou dans nos villes ». Les coups pleuvent déjà sous la future bannière olympique. Sauf qu’en réalité la guerre entre hôteliers et la plateforme de location américaine est un peu plus complexe que les déclarations manichéennes le laissent penser. Lire la suite de l’article sur le site @Challenges

#Commerce

► Abandon d’Europacity : la région annonce un plan d’investissement d’un milliard d’euros pour le Val d’Oise. La somme n’atteint pas les 3,1 milliards d’euros que représentait le megacomplexe Europacity, mais elle se veut tout de même impressionnante : près d’un milliard d’euros. « La région a décidé de prendre ses responsabilités » avec « un plan d’urgence pour le Val d’Oise », a ainsi déclaré Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, ce jeudi. Il sera « soumis à concertation », a-t-elle poursuivit. Parmi les propositions évoquées, la région veut notamment lancer « une revue de toutes les friches d’Ile-de-France, afin d’identifier les terrains sur lesquels on peut dire à un investisseur qu’il peut se lancer ». Elle veut aussi « proposer à l’État de décentraliser la future Agence nationale de la cohésion des territoires à Villiers-le-bel », aider à la réimplantation d’une filière horticole dans le département « sur des terrains pollués », et va « mandater Grand Paris Aménagement pour lancer, via un cabinet d’experts indépendant, une évaluation de la qualité des sols dans le triangle de Gonesse ». @franceinfo.

#Energie

► Hydrogène renouvelable : la Bretagne veut doper sa filière. En juillet dernier, Energy Observer, le premier navire à hydrogène décarboné (pas issu du pétrole ou du gaz naturel), mis au point à Saint-Malo, a lancé sa filiale, Energy Observer Developments. Objectif : déployer de l’hydrogène propre sur l’ensemble du territoire, en particulier maritime, et recruter à terme 200 techniciens et ingénieurs. Outre l’odyssée pour le futur que le navire accomplira jusqu’en 2022, ce projet positionne Energy Observer parmi les 190 acteurs recensés sur le territoire breton. Dévoilée en octobre par la Région Bretagne, son agence économique Bretagne Développement Innovation (BDI) ainsi que l’Ademe, une étude établit les potentiels bretons de production et d’usage de l’hydrogène « vert » à l’horizon 2050. @latribune. Légende image : Le catamaran Energy Observer, propulsé aux énergies renouvelables, poursuivra sa route jusqu’en 2022. (Crédits : Jérémy Bidon/Energy Observer Developments).

#Réseau_5G

► Le gouvernement et l’Arcep lancent enfin la 5G. La 5G, c’est enfin parti ! Quatre mois après avoir dessiné cet été les premiers contours du système d’enchères « hybride » censé répartir les 310 MHz de spectre indispensables aux quatre opérateurs pour pouvoir lancer le nouveau standard de téléphonie mobile, l’Arcep, le régulateur des télécoms, a publié jeudi soir les paramètres définitifs du processus d’attribution et les a transmis au gouvernement. Pour Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, ainsi que pour les équipementiers comme Huawei, Nokia et Ericsson, c’est un énorme ouf de soulagement. « Nous sommes satisfaits de voir que le processus avance » estime la Fédération française des télécoms (FFT).Les règles du jeu finales devaient en effet être déterminées fin septembre. Mais ces dernières semaines, un bras de fer entre l’Arcep et Bercy sur plusieurs paramètres déterminants a mis en retard de trois mois tout le processus. En conséquence, les opérateurs devraient désormais passer à la caisse en mars, alors que la vente effective du spectre, un actif public redistribué à chaque changement de génération mobile, devait avoir lieu initialement… début 2020. Lire la suite de l’article sur le site @LesEchos.

#Objets connectés

► Les Toulousains de Sigfox espèrent enfin imposer leur technologie. Sigfox veut croire que son heure a sonné. A l’occasion de sa troisième convention annuelle, organisée cette fois à Singapour, où elle a convié la presse, mercredi 20 et jeudi 21 novembre, la start-up toulousaine, qui a développé un réseau mondial consacré aux objets connectés (IoT), a voulu faire la démonstration que celui-ci était désormais en phase d’adoption massive. En 2019, sa technologie devrait alimenter 16 millions d’objets, contre 2,2 millions en 2017 et 3,5 millions en 2018. « Aujourd’hui, Sigfox, ce n’est plus un concept, c’est une réalité. Ça fonctionne », a lancé sur scène Ludovic Le Moan, le patron de l’entreprise, considérée comme une potentielle « licorne » française (une société valorisée à plus d’un milliard de dollars). Les chiffres avancés semblent donner raison à l’entrepreneur, alors que son pari a longtemps semblé audacieux. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

#Agriculture

► La recherche participative au Sénégal, une bonne recette pour booster l’agriculture. L’activité agricole de la région ouest-africaine est caractérisée par une production fluctuante. Elle est souvent limitée par l’effet combiné de différents facteurs. Il s’agit, en l’occurrence, de l’insuffisance et de l’irrégularité des pluies, de la pauvreté ou salinisation des sols, des faibles niveaux d’intrants, du parasitisme, etc. D’où des défis pressants à relever en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de lutte contre la pauvreté rurale et de recherche d’une agriculture durable. Pour faire face à de tels défis, la recherche recommande différentes pratiques culturales visant à accroître la productivité et à améliorer la production agricole et forestière. Parmi celles-ci figure en bonne place l’utilisation de micro-organismes symbiotiques, en tant que biofertilisants. Ils vivent en association avec les plantes avec lesquelles ils développent une interaction mutuellement profitable. Lire la suite de l’article sur le site @FR_Conversation

21 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 21 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Territoire

► Métropoles, communes rurales : que préfèrent les Français ? La crise des «gilets jaunes» a donné lieu à de nombreuses analyses politiques et géographiques dénonçant la fracture entre les centres-villes des métropoles, riches et attirant les diplômés, et un milieu rural de petites communes pauvres, reléguées à leur périphérie, perdant leurs services publics et devenant des repoussoirs. Les grandes villes sont également présentées, depuis des décennies, comme l’avenir de la décentralisation, impliquant des regroupements et une hiérarchie plus claire entre les collectivités, afin de faire des économies d’échelle dans les prestations de service. Or, l’enquête menée par le Cevipof, à l’été 2019, pour le compte de l’Association des maires de France montre que les Français sont très attachés à leurs communes rurales malgré toutes les difficultés, réelles, qu’elles connaissent. Ce patriotisme communal vient battre en brèche la décentralisation rationalisée que proposent tous les gouvernements depuis les années 1990. @Le_Figaro. Légende image : Riviere sur Tarn- Aveyron, photo foxytoul / Fotolia.

#Ville

► Capteurs de présence pour l’éclairage public, un hyperviseur pour contrôler neuf services de la ville, un centre d’expertise mondial en économie d’électricité … Angers , Maine-et-Loire se veut innovante, progressiste et avant-gardiste. Elle veut devenir une « smart city » ou ville intelligente. « Il s’agit d’améliorer la qualité de vie des citadins en rendant la ville plus adaptative et efficace, à l’aide de nouvelles technologies qui s’appuient sur un écosystème d’objets et de services. Le périmètre couvrant ce nouveau mode de gestion des villes inclut notamment : infrastructures publiques (bâtiments, mobiliers urbains, domotique, etc.), réseaux (eau, électricité, gaz, télécoms) ; transports (transports publics, routes et voitures intelligentes, covoiturage, mobilités dites douces – à vélo, à pied, etc.) ; les e-services et e-administrations ». Pour concrétiser ses ambitions, Angers souhaite investir 178 millions d’euros. Elle a choisi le groupe français Engie pour l’accompagner dans ses réflexions. Une ville qui deviendra un laboratoire pour le groupe énergétique français.

#Industrie

► Le Hub de l’énergie : quand les batteries du futur sont développées à Amiens. C’est la première étape de la visite du chef de l’État ce jeudi à Amiens. Emmanuel Macron se rendra au Hub de l’énergie, un centre de recherche et de développement pré-industriel. Dans le bâtiment de 5 500 m² situé à proximité de la faculté des sciences, une centaine d’étudiants, de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens. Tous travaillent sur le stockage de l’énergie et notamment sur les batteries. Celles qui sont situées dans nos téléphones, nos télécommandes ou encore sur les voitures électriques. Les chercheurs s’attardent notamment sur le composant de ces batteries, le lithium, et tentent de percevoir comment celles-ci peuvent être plus performantes. Pour cela, ils testent différentes formules, inventent, analysent de nouveaux matériaux. @franceinfo.

#Telecom

► L’Autorité des télécoms donne le coup d’envoi de la 5G. La France vient de franchir une étape déterminante dans le processus d’attribution des fréquences pour la 5G, la prochaine génération de téléphonie mobile: la taille des premiers blocs de fréquences et les obligations de couverture du territoire. Cette étape est le fruit de longues tractations entre le gouvernement, le régulateur du secteur et les opérateurs télécoms. L’enjeu est de permettre au pays de rester dans la course aux réseaux mobile du futur, tout en dégageant des revenus pour l’État.L’Hexagone devrait ouvrir les enchères pour la 5G en avril 2020, avec un début de commercialisation en mai. Interview Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, revient sur les enjeux de cette attribution : « Les quatre opérateurs nationaux n’ont pas tous les mêmes moyens financiers. Deux d’entre eux disposent de ressources supérieures (Orange et SFR, NDLR) » A lire : – 5G: la bataille d’intérêts a retardé le lancement. La question de la taille des premiers blocs de fréquences a divisé les opérateurs ces derniers mois ; – 5G: l’inconnue Huawei complique l’affaire @Le_Figaro

#Ecologie

► La métropole de Lyon élue capitale de la biodiversité. La lutte contre le réchauffement climatique est un sujet qui tient à cœur au président de la métropole, David Kimelfeld. Augmentation de la surface des espaces publics ombragés, stockage de l’eau de pluie dans les espaces verts, plantation de nouveaux arbres en variant leurs espèces, etc. ‘Agence française pour la biodiversité (AFB), co-organisatrice du concours « Capitale Française de la Biodiversité », a récompensé la métropole de Lyon pour son travail sur le climat, qui passe par la place importante donnée aux arbres, à l’eau et à la nature sur son territoire. « La collectivité et ses partenaires restaurent et renaturent les cours d’eau et leurs berges comme, par exemple, sur les bords de Saône », note l’AFD qui félicite la métropole pour ces « actions qui offrent des espaces accueillants pour la faune et la flore tout en recréant des milieux qui sont de véritables éponges lors des pluies intenses ou des crues ». @LesEchos.

#Déchet

► Réemployer, réutiliser, recycler… comment arrêter de tout jeter ? Pour réduire nos déchets, il nous faut donc aussi nous concentrer sur l’amélioration de la fin de vie de nos produits. Après l’indispensable geste de tri, qui est aujourd’hui adopté par 89% des Français (dont 51% de trieurs systématiques), et si on se mettait au réemploi ? Il permet une meilleure gestion des ressources en prolongeant la vie des produits. C’est la conviction et le modèle économique de Jean Bouteille ! L’entreprise associe vente en vrac de liquides (huiles, vinaigres, lessives…) et bouteilles réutilisables et consignées. Utiliser de nouveau votre pot de confiture acheté dans la grande distribution pour y déverser votre recette maison plutôt que d’en faire un déchet, c’est ça le réemploi selon l’Ademe. RePack y croit aussi et propose des sacs de transport réutilisables pour le e-commerce. @LADN_EU.

#Environnement

► Payer un pays pour ne pas déforester, ça marche. Quand la Norvège a décidé il y a dix ans de payer le petit pays sud-américain du Guyana, recouvert de forêts, pour qu’il réduise la déforestation, l’efficacité du concept restait à prouver. Elle l’est désormais, selon une étude parue lundi 18 novembre 2019 aux États-Unis. Ce type de programmes internationaux – argent contre forêts – s’est décliné sous des centaines de formes depuis la décennie 2000, et est connu sous l’acronyme de REDD+, qui signifie réduire les émissions (de gaz à effet de serre) dues à la déforestation et à la dégradation. Les forêts sont des puits de carbone, grâce à la photosynthèse : couper un arbre est donc l’équivalent d’émissions de dioxyde de carbone. On parvient aujourd’hui assez finement, grâce aux satellites d’observation, à compter le nombre d’hectares déforestés dans une région donnée. En 2009, la Norvège a engagé 250 millions de dollars pour que, de 2010 à 2015, le Guyana limite à 0,056% le taux de déforestation annuel ; un objectif que le petit pays a réussi à tenir. Ce taux cible était en fait supérieur à la déforestation observée dans la décennie précédente (0,036%), mais les chercheurs calculent que le contrat norvégien a en réalité permis de réduire de 35% la perte d’arbres, par rapport à ce qui se serait produit sans contrat. Soit l’équivalent de 12,8 millions de tonnes de CO2 émises en moins. @Sciences_Avenir. Légende image : La forêt amazonienne au Guyana, le 20 octobre 2006. Photo de Jody Amiet afp

#Internet

► « Il régnait sur le web des débuts une certaine innocence ». Présidente de la Mozilla Foundation et de la Mozilla Corporation, Mitchell Baker est l’une des figures qui ont contribué à façonner l’identité de la toile au fil des décennies, militant pour un internet ouvert et respectueux de la vie privée des utilisateurs. Il explique : « On était tout simplement émerveillés par les opportunités qui s’ouvraient à nous, et l’on souhaitait ardemment s’en servir pour construire quelque chose de positif. Bien sûr, tout n’était pas parfait, trolls et propos haineux faisaient déjà partie de l’équation, mais il y avait malgré tout cette vision utopique, qui me semble manquer aujourd’hui. On a aussi tendance à facilement oublier tout ce que le développement du web nous a apporté de positif. Avant l’internet, chercher la moindre information relevait de la gageure, ce qui explique aussi le sentiment d’émerveillement que l’on éprouvait à l’époque en voyant tous les possibles qui s’ouvraient à nous. » @usbeketrica.

#MediaSocial

► Pour Amnesty, le modèle économique de Facebook et Google menace les « droits humains ». Un rapport présenté mercredi 20 novembre, l’ONG Amnesty International argue qu’en rendant leurs services en ligne, gratuits, indispensables à des milliards de personnes, puis en utilisant les données personnelles ainsi collectées pour des publicités ciblées, ces groupes menacent les libertés d’opinion et d’expression. « Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, cité dans un communiqué. « Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd’hui nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance – où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer – soit nous renonçons aux avantages du monde numérique. » @lemondefr.

#Réseau

► Facebook et Google mènent la guerre des câbles en Afrique. Dans les allées du salon AfricaCom, la grand-messe des télécoms africains qui se tenait la semaine passée au Cap, opérateurs et équipementiers chinois sont partout. Nulle trace en revanche de Google, si ce n’est les points d’accès au Wifi. Et encore moins de Facebook. Pourtant, les deux géants américains ont les yeux rivés sur le continent. En coulisse, ils poussent leurs pions. « Je viens de signer un protocole d’accord avec Facebook », explique Alioune Ndiaye, le patron d’Orange Afrique et Moyen-Orient. « Nous envisageons d’utiliser leur futur câble sous-marin. ». Rien n’est encore fait. A lire : Les réseaux de fibre progressent à travers l’Afrique. A lire aussi : Deux grands opérateurs, Orange et Liquid Telecom, ainsi qu’un autre consortium ont déployé des premiers réseaux de fibre terrestre internationaux sur le continent. @LesEchos.

#Numérique

► Podcasts, art virtuel : quand le numérique revitalise la création. Nivellement des goûts par les algorithmes, ghettoïsation des publics, menaces sur le droit d’auteur… Les problématiques soulevées par le numérique dans la sphère culturelle justifient-elles de voir en lui un danger pour la création ? Le surgissement de nouveaux formats, comme les podcasts, ou l’incorporation de l’élément numérique dans certaines œuvres désamorcent cette vision. « Les industries culturelles sont nées de la technologie, rappelle Laurence Allard, sociologue des usages du numérique. Les précédentes ont vu le jour avec l’essor de l’industrie de la copie. Et dans toute révolution artistique, il y a redéfinition de la création et de ses outils. » @usbeketrica

20 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 20 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Agriculture

► L’Italie lance un Erasmus pour les agriculteurs bio. L’Europe agricole n’a pas de frontières. C’est en tout cas l’ambition du programme Erasmus +, qi puermet déjà aux élèves agriculteurs de quitter leur pays d’origine pour aller compléter leur formation dans un autre pays de l’UE. L’Union européenne, qui finance également, dans ce cadre, un tout nouveau projet italien baptisé « Startup Bio », avec la collaboration de FederBio, qui rassemble les associations de la filière de l’agriculture biologique. L’objectif est de former, dans chaque pays européen qui y participera, 80 agriculteurs bio pour un total de 320 personnes. La sélection aura lieu à l’automne prochain, avec la volonté de convertir 100 entreprises agricoles traditionnelles au bio. @LesEchos. Légende image : L’Italie figure parmi les bons élèves de la classe européenne en matière d’agriculture bio. Shutterstock.

► “Pour ma planète” : conseils de permaculture avec un Corrézien. Damien Dekarz habite à Salon-la-Tour en Corrèze. Il est une référence en terme de permaculture. Il apprend à tous à cultiver sainement son jardin. « Je mets toujours beaucoup de paille sur mon jardin. Cela me permet de ne pas avoir à travailler la terre ni à labourer. Quand je mets de la paille, je nourris les organismes du sol qui enrichissent la terre, explique –t-il. Je garde mes graines d’année en année. J’ai des variétés qui sont résistantes aux maladies, à la sécheresse, qui n’ont besoin d’aucun traitement.Je ne travaille pas le sol, je ne traite pas mes plantes, je n’ai pas besoin d’acheter de semences chaque année. C’est très efficace comme ça. » Pour de plus amples conseils, Damien Dekarz réalise des vidéos, il a également écrit un livre sur le sujet.@franceinfo.

#Livraison

► En montagne, la Poste va livrer certains colis par drone. La Poste a dernièrement reçu l’autorisation de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) pour exploiter une ligne de livraison de colis par la voie des airs, à l’aide de drones, en montagne. La Poste n’est pas la première entreprise à tester ce service. DPD, l’une des ses filiales, passe déjà par les airs pour livrer ses colis, dans l’arrière-pays varois, très escarpé. « La livraison par drone en montagne offre de nombreux intérêts par rapport au camion », détaille un représentant de la Poste à l’AFP. « Pour le livreur, en plus du gain de temps généré, c’est une réduction du risque routier sur des routes dangereuses et parfois peu praticables en montagne, en particulier l’hiver ». Autre avantage et non des moindre, en zone naturelle, le drone n’émet pas de CO2.  @villeintelmag

#Ecole

► L’école d’intelligence artificielle de Microsoft ouvrira début 2020 une promotion d’un nouveau genre. Cette classe, nommée « Intelligences atypiques », accueillera des autistes atteints du syndrome d’Asperger. Le géant américain de l’informatique, leader dans le domaine de l’IA, entend s’appuyer sur ces profils particuliers.  Contrairement à une idée répandue, l’autisme n’est en effet pas systématiquement associé à un retard intellectuel. Et c’est notamment le cas pour les autistes atteints du syndrome d’Asperger. En dépit de ces aptitudes exceptionnelles, ces profils ont cependant bien souvent du mal à s’insérer dans le milieu traditionnel du travail. En France, moins de 1 % des 400.000 adultes présentant ainsi un trouble du spectre autistique travaillent. Ce trouble du développement neurologique affecte les aptitudes à la communication et aux interactions sociales. Ce qui nécessite, évidemment, un encadrement bien particulier. @LCI.

#Territoire

► Les Français face à leurs territoires : résultats d’une enquête inédite. Le territoire est à la mode : le congrès des maires de France n’est-il pas l’occasion de rappeler à quel point communes, régions, intercommunalités vont être au cœur du débat politique ? Pourtant que sait-on de la relation qu’entretiennent les Français avec leurs territoires ? Sont-ils satisfaits des nouvelles régions telles que définies par l’État et des limites de l’Union européenne ? Réalisée à l’automne 2017 sur un panel représentatif de la population française, notre enquête GlocalMap apporte des résultats inédits sur l’attachement des Français à leurs territoires. Il s’agit en particulier de vérifier s’il existe, dans leurs attentes, une complémentarité ou une compétition entre le niveau national (État), et les niveaux infranationaux (quartier, commune, intercommunalité, département, région) ou supranationaux (Union européenne, Monde).. @FR_Conversation.

#Réseau_5G

► « La 5G c’est parti », a annoncé Agnès Pannier-Runacher sur la scène du Digiworld Summit, mercredi 20 novembre. La 5G c’est parti, ou presque. Dans les faits, la commercialisation ne devrait pas commencer avant la fin du premier semestre 2020. Mais le processus semble enfin enclenché. En effet, la ministre attend que lui soit transmis le cahier des charges établi par l’Autorité des télécoms (Arcep). Ce qui est une affaire de jours voire d’heures. L’entourage de la secrétaire d’État se montre d’ailleurs optimiste estimant que cette première étape devrait être «rapidement franchie». L’Arcep doit définir la taille du bloc de fréquences qui devrait être proposé, moyennant finance, à chacun des quatre opérateurs nationaux. Cela fait près de deux mois que ce chiffre est attendu. Il devrait être compris entre 40 et 60 Mhz, sachant que Bercy penche pour 40 et les télécoms, 60. @Le_Figaro.

► « La révolution de la 5G nous réserve une hyperconsommation numérique énergivore »Joachim Renaudin, expert du numérique, met en garde dans une tribune au « Monde » sur l’effet de l’explosion des usages numériques permis par la 5G sur la consommation énergétique des réseaux et des serveurs. Le numérique fait plus que jamais partie de nos vies. Regarder un film sur Netflix, jouer à un jeu vidéo sur mobile, travailler en visioconférence… Ces actions du quotidien peuvent paraître anodines, mais leur impact pour la planète est immense. En 2018, le numérique représentait 4 % des émissions de gaz à effet de serre (40 % de plus que le transport aérien) et pourrait doubler sa part d’ici à 2025 ; 55 % de ces émissions liées au numérique proviennent du trafic de données, dopé par l’explosion de la vidéo et du streaming (« Pour une sobriété numérique », The Shift Project, octobre 2018). @lemondefr.

#Internet

► Internet coupé en Iran : « Le niveau de sophistication de ce blocage est une première ». Depuis vendredi 16 novembre, l’Iran a procédé à une coupure sans précédent d’Internet. Afin de lutter contre les manifestations en cours dans le pays, le gouvernement a fait savoir, mardi 19 novembre, qu’il ne souhaitait pas que le réseau Internet soit « utilisé à mauvais escient » par la population. Les opérateurs du pays (il en existe trois – IPM, ITC et TIC –, directement contrôlés par le régime) ont bloqué, en l’espace d’une journée, l’accès à la quasi-totalité des connexions entre la République islamique et l’extérieur. Si une forme d’Internet local subsiste bien, accessible aux organismes gouvernementaux et à certaines banques ou entreprises, la population ne peut plus échanger sur le réseau avec le reste du monde, et réciproquement. Les accès à des services et à des applications internationales, reposant sur des serveurs à l’extérieur de l’Iran (moteurs de recherches, réseaux sociaux…), ne fonctionnent plus.. @lemondefr.

#Données

► Le stockage des données, nouveau défi du siècle à venir. La société dans son ensemble génère de plus en plus d’informations à conserver ou à exploiter. Or les capacités ne sont pas extensibles à l’infini. Des entrepôts de plus en plus grands. Des capacités de stockage qui grimpent de façon exponentielle. Et pourtant, on ne parle pas des bâtiments colossaux des géants du commerce en ligne, mais de ceux qui stockent le plus immatériel des biens: la donnée. Les data centers sont en plein boom, portés par le développement du cloud. L’informatique «dans le nuage» repose sur ces infrastructures on ne peut plus concrètes, gourmandes en foncier, consommatrices d’énergie, exigeantes en termes de connexion internet… Ces moteurs doivent répondre à des besoins en constante hausse. Entre 2015 et 2021, ils devraient avoir été multipliés par 16, pour atteindre 400 exaoctets (environ 400 milliards de gigaoctets). @Le_Figaro.

#Audiovisuel

► Norman : « Youtube se rapproche de plus en plus de la télévision un peu low-cost » Mercredi 21 novembre, le youtubeur Norman Thavaud, de la chaîne « Norman fait des vidéos », était l’invité de « L’instant M » sur France Inter. « Quand j’ai commencé à avoir les moyens avec des vidéos qui me faisaient vivre, j’ai mis de l’argent de côté. J’ai monté ma société. Aujourd’hui, je peux me permettre de faire des contenus plus travaillés qui demandent une vraie équipe, a confié Norman. C’est aussi grâce aux sponsors qu’on peut produire (des courts-métrages, ndlr) (…). Donc, j’ai des moyens. J’ai cette chance que n’ont pas forcément tous les créateurs de contenus sur Youtube parce que c’est quand même la jungle et c’est difficile de s’en sortir. » @puremedias.