07 Juin

Régions.news #380 – Edition du vendredi 7 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. #LaVilleMiroir Fragments d’immeubles à Courbevoie (Hauts-de-Seine) en septembre 2016. Photo : @padam92.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Cinq à neuf tonnes de nourriture sont jetées chaque jour à La Défense. « Quand les salariés ont vu dans le gâchimètre, rempli avec tous les morceaux de pain non consommés la veille, qu’il y avait même des petits pains entiers, ça a frappé les esprits », assure Magalie Eyen, responsable des services aux occupants chez Suez. « Aucune expérimentation n’avait été faite jusque-là en France sur le gaspillage alimentaire en entreprise, souligne François Mauvais, représentant de la Driaaf (Direction régionale de l’alimentation, l’agriculture et des forêts). Sur ce quartier couvrant quatre communes fonctionnent 166 cuisines d’entreprises et d’administrations, soit 29 millions de repas servis chaque année. C’est la plus grosse concentration en France ». #TooGoodToGo.

► Que faire des millions de tonnes de déblais du Grand Paris ? De ces terres et de ces cailloux extraits du sol par les tunneliers du super-métro ? Ainsi sur le port de Gennevilliers, il existe une plateforme spécialisée dans le recyclage et la valorisation des déchets inertes du bâtiment et des travaux publics. Cette installation a produit l’année dernière 250 000 tonnes de nouveaux matériaux prêts à être réutilisés sur de nouveaux chantiers : du sable, des cailloux de deux tailles différentes et de la grave.

#Santé

► Le projet de loi relatif à la santé est étudié depuis le 3 juin au Sénat. L’avenir des « déserts médicaux » se trouve au cœur de celui-ci. Environ cinq millions de personnes ont, sur l’ensemble du territoire, du mal à se faire soigner à proximité de chez eux. Ainsi le gouvernement prévoit le déploiement du « télésoin » avec la création du « Health Data Hub », plateforme d’exploitation des données de santé, afin d’améliorer la recherche et le suivi des patients. « La vraie révolution concerne la pratique médicale. Alors que le grand défi des années à venir est de gérer le déficit démographique, le numérique permet de pallier la pénurie de médecins, réduire la distance, mieux suivre les patients chroniques là où ils vivent » explique Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Ainsi « les outils numériques doivent permettre aux médecins de se concentrer sur le diagnostic et la prescription, soulager le suivi quotidien des patients chroniques et faire émerger de nouveaux rôles pour les paramédicaux », poursuit-t-il. À lire aussi : Implantée pour lutter contre les déserts médicaux, la téléconsultation peine à se montrer aussi efficace que l’espère le gouvernement. 11 500 patients y ont eu recours en huit mois en France. Loin des 500 000 escomptés par le gouvernement.

Légende image. À Bombay, les bidonvilles côtoient les gratte-ciel. Crédits : Puneet Vikram Singh, Nature and Concept photographer / Getty.

#Ville [Quatre émissions diffusées sur France Culture dans « Le nouvel empire des villes » du 27 au 30 mai]

► 1/ Quand les métropoles façonnent le monde. Depuis les années 1970, les villes se développent et concentrent toujours plus de populations, d’activités et de pouvoirs au point de devenir les centres névralgiques de nos sociétés. Elles génèrent plus de 80% du produit intérieur brut mondial. Mais l’urbanisation s’accompagne également de nombreux défis : en matière de logements, de transports et infrastructures en tout genre et ne sont pas sans poser problème, notamment en ce qu’elles produisent de l’inégalité et de l’exclusion.

► 2/ Depuis que le président des États-Unis Donald Trump a décidé, en juin 2017, de retirer son pays des engagements de l’accord de Paris, nombre d’agglomérations nord-américaines ont choisi au contraire de poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique. Face à ce retour en arrière écologique, des grandes villes américaines ont rejoint l’alliance « We are Still In », [nous sommes toujours dedans en référence aux accords de Paris], aux côtés de certains États du pays et de quelques entreprises.

► 3/ Le municipalisme ou quand les habitants prennent le pouvoir. On les appelait « les villes rebelles d’Espagne » : Barcelone, Madrid, Valence, Saragosse…Dirigées depuis quatre ans par des collectifs de citoyens qui voulaient changer de politique et redonner le pouvoir aux habitants, voilà que pour beaucoup d’entre elles l’aventure vient de prendre fin dimanche 26 mai lors des élections municipales. Ni à Barcelone ni à Madrid, les deux maires issues de la société civile, n’auront su se maintenir au pouvoir. Durant quatre ans, elles auront tenté de mettre en place une autre gouvernance des villes, qui se voulait plus participative et plus démocratique.

► 4/ De Marseille à Dubaï, il s’agit de rayonner pour mieux dominer. Grands événements sportifs, culturels, congrès internationaux, musées, projets architecturaux, de Paris à New York, en passant par Londres et Dubaï, les grandes villes du monde rivalisent de programmes et d’idées. Tous les moyens sont bons pour attirer les regards et surtout attirer les visiteurs : touristes, investisseurs, créateur en tous genres. C’est tout un monde qu’il faut sans cesse surprendre, combler, accueillir, de peur qu’il ne préfère une concurrente.

#Territoire

► L’Ile-de-France est le territoire le plus inégalitaire de France, montre une étude sur la trajectoire des revenus de ses habitants entre 2001 et 2015. intitulée « Gentrification et paupérisation au cœur de l’Ile-de-France », cette enquête de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) souligne les inégalités croissantes dans cette région qui abrite 12 millions d’habitants (18,8% de la population) et produit près d’un tiers de la richesse du pays. L’étude met en exergue la « polarisation sociale » de la région: d’un côté Paris (2,2 millions d’habitants) et les Hauts-de-Seine, départements les plus aisés du pays, continuent à « s’embourgeoiser ». De l’autre, la Seine-Saint-Denis, le territoire le plus pauvre. « La richesse est plus marquée, plus concentrée que la pauvreté. Les riches vivent plus entre eux que les pauvres », note Mariette Sagot, démographe et auteur du rapport. Cette « différenciation sociale reflète surtout le marché immobilier ».

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Grandes manœuvres dans les groupes de télé européens. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La Harvard Business review suggère de ne pas démanteler Facebook mais de traiter la plateforme comme un service public ; – DRH, recrutez des gamers comme managers ; – La fin du mobile ; – Le Forum économique mondial veut élaborer des règles mondiales pour l’IA ; – Ennemi juré de Cannes, Netflix s’amuse en achetant les droits de deux films primés.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 7 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Urbanisme

► Sur l’île de Nantes, l’expérimentation urbaine peut-elle se pérenniser ? L’île de Nantes est devenue ces dernières années emblématique du renouveau urbain de cette métropole française. Ce territoire de 330 hectares sur la Loire, bien relié au centre-ville ancien et disposant de réserves foncières, jouit aujourd’hui d’une forte attractivité. Ce projet témoigne d’une reconquête de la centralité après la disparation, en 1987, des derniers chantiers navals présents sur l’île. Il s’agit d’une initiative de régénération urbaine dont le but vise à densifier les friches industrielles par de nouveaux quartiers et un projet économique basé sur les industries créatives, dans la lignée d’une politique culturellevolontariste reconnue au niveau national. (@FR_Conversation). Légende image : Située sur la Loire, ancienne friche industrielle, l’île Beaulieu à Nantes fait l’objet d’un vaste projet de rénovation urbaine depuis le début des années 2000. Frank Perry/AFP.

#Environnement

► 600 000 tonnes de plastique rejetées en Méditerranée selon le Fond Mondial pour la Nature WWF. Le rapport du WWF publié cette semaine, est alarmant. Après avoir parlé de « Burnt out » les années passées, le Fond Mondial pour la Nature WWF estime cette fois que la mer Méditerranée » sombre sous un torrent de plastique ». Le rapport révèle que les 22 pays de la région génèrent 24 millions de tonnes de déchets plastiques, parmi lesquels 42% sont enfouis, 14% incinérés et 16% seulement sont recyclés.Les 28% restants sont gérés de manière inefficace (non collectés, en décharges non contrôlées ou à ciel ouvert) et risquent fortement de polluer la nature et la Méditerranée. Ainsi, on estime qu’un quart des déchets plastiques de la région sont rejetés dans la nature chaque année, dont 600 000 tonnes finissent en mer Méditerranée. Par ces chiffres effrayant, le WWF veut alerter sur les conséquences de la pollution plastique sur les espaces naturels et la biodiversité. (@franceinfo). A lire aussi : Chaque année, 11 200 tonnes de déchets plastiques français contaminent la Méditerranée (@lemondefr).

#Territoire

► (1/5) Paroles d’acteurs dans les territoires : Energies Renouvelables. Paroles d’acteurs à Bordeaux : La plateforme d’expérimentation SEENEOH, financé par la Banque des Territoires, est un grand bon en avant dans l’expérimentation par les industriels de nouvelles énergies renouvelables. (@latribune).

► (2/5) Paroles d’acteurs dans les territoires : Développement économique. Paroles d’acteurs à Lens : Soutenue par la Banque des Territoires, l’Ecole de Production Automobile de Lens (EPAL) permet la réinsertion de jeunes déscolarisés, dans le milieu professionnel, au contact direct de vrais clients. (@latribune).

► (3/5) Paroles d’acteurs dans les territoires : Aménagement numérique. Paroles d’acteurs dans les Hauts-de-France : A l’horizon 2021, la région prévoit de couvrir la zone publique dans son intégralité en fibre optique. Un projet soutenu par la Banque des Territoires, qui met l’accès à l’Internet très haut débit au cœur de ses actions. (@latribune).

► (4/5) Paroles d’acteurs dans les territoires : Ecomobilité. Paroles d’acteurs dans l’Orne : Si le concept de smart city est omniprésent dans les grandes métropoles, des initiatives existent aussi dans les zones rurales. A l’image de Clem’, qui propose via sa plateforme web le partage de véhicules électriques. (@latribune).

► (5/5) Paroles d’acteurs dans les territoires : Aménagement d’espace public. Paroles d’acteurs à Angers : Le projet Coeur de Maine, lancé en 2014 par Christophe Béchu, maire d’Angers, a redonné une nouvelle dynamique à la ville en se réappropriant ses berges. (@latribune).

#Agriculture

► Montpellier : le légume bio pousse dans la ville. Ce mardi soir, il y avait foule devant l’étal des maraîchers de laferme de la Condamine à Montpellier : salades, oignons et autres blettes se vendent rapidement. Ces légumes bios ont poussé en pleine terre, ils sont le fruit du travail de Jérémy,  Léa, Edouard et Julie. Ces hommes et femmes viennent d’horizons différents comme l’architecture, le théâtre ou le social. Ensemble, fin 2015, ils ont décidé de tester un concept qui leur plaisait : devenir maraîchers, produire localement en circuit court et travailler en collectivité. Ils ont donc répondu à un appel d’offre de la Métropole de Montpellier qui cherchait à installer des agriculteurs pour faire pousser les légumes bios en ville. (@franceinfo).

#IA

► « Nous devons mener une réflexion rapide sur l’éthique de l’intelligence artificielle » (Pascal Montagnon, Inseec). Disruptive, formidable propulseur pour les organisations, mais aussi source de questionnement, voire de défiance, l’intelligence artificielle suscite encore beaucoup de débats. C’est pour lever les tabous autour de la question, tout autant que s’interroger sur son devenir, que pour la deuxième année consécutive, l’Inseec, dont la Tribune est partenaire, organise, le 11 juin prochain, une journée dédiée aux grands enjeux. Entretien avec Pascal Montagnon, directeur de la Chaire de recherche innovation digitale, big data et Intelligence artificielle et porteur du projet. (@LaTribuneAURA).

#Société

► Les applications de méditation, un marché en plein essor. Lâcher prise, sans lâcher son smartphone: sur le marché florissant et quelque peu paradoxal de la méditation en ligne, des applications telles que PetitBambou ou Headspace rivalisent pour détendre les citadins stressés ou capter les entreprises. « Sentez vos muscles se détendre, expirez… »: dans un élégant local bordant les Champs-Elysées, une dizaine de personnes en tailleur et yeux clos suivent les indications d’Andy Puddicombe, ex-moine bouddhiste britannique devenu entrepreneur à succès. L’homme aux airs de bonze anime la séance en visioconférence depuis Los Angeles à l’occasion du lancement de la version francophone de son application-vedette Headspace. (@frenchweb).

#RevueDeLiens

► – Le Madrid populaire mène la fronde contre la prolifération des salles de paris sportifs. La ludopathie grimpe en flèche chez les jeunes Espagnols, appâtés par les offres grandissantes de jeux de poker en ligne et tout l’éventail des paris sportifs. La colère gronde dans les associations de quartiers qui réclament un contrôle effectif des lieux et l’interdiction de l’accès aux mineurs. (@LesEchos) ; – « L’opposition urbain-rural ne suffit pas à expliquer le vote pour le RN ». Le chercheur Joël Gombin relativise le lien souvent établi entre la désertification territoriale et le vote en faveur de l’extrême droite (@lemondefr) ; – Les coulisses d’Element AI, pépite montréalaise de l’intelligence artificielle. Depuis sa levée de fonds de plus de 100 millions de dollars, l’entreprise croît à une vitesse phénoménale. Elle se positionne aujourd’hui à la fois en éditeur de logiciels et en entreprise de conseil à la transformation digitale. Reportage dans ses bureaux. (@EchosExecutives) ; – Comment Google veut faciliter la recherche d’emploi. Le géant américain a commencé à référencer ce vendredi la plupart des offres d’emploi publiées sur internet. Pôle emploi ainsi que plusieurs sites spécialisés comme HelloWork (Regionsjob, Parisjob, Cadreo) et Monster sont partenaires de l’opération. (@LesEchos) ; – L’apport de l’IA dans l’exploitation du Rapport Mueller (@metamedia) ; – L’algorithme est-il un tue-l’amour ? Quelles sont les influences du numérique sur nos pratiques amoureuses et sexuelles ? Alors que les sites et applications de rencontre se multiplient, la sociologue Marie Bergström et le philosophe Richard Mèmeteau discutent des nouvelles pratiques. (@franceculture) ; – Vélo, trottinette : un nouveau casque révolutionnaire de la taille d’un paquet de cigarettes. Pesant moins de 100 grammes, de la taille d’un paquet de cigarettes, le casque gonflable inventé par la start-up alsacienne est testé par 50 utilisateurs. Les loueurs de trottinettes seraient les premiers clients. (@Challenges).

06 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 6 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Terres_Rares

► Washington dévoile un plan pour ne plus dépendre de la Chine. « Ces minéraux critiques sont souvent ignorés mais sans eux la vie moderne serait impossible », a déclaré Wilbur Ross le secrétaire américain au Commerce, affirmant que le gouvernement fédéral « prend des mesures sans précédent pour s’assurer que les Etats-Unis ne seront pas coupés de ces matériaux vitaux ». Le plan d’action identifie 35 éléments stratégiques dont l’uranium, le titane et les terres rares, pour lesquels les Etats-Unis sont particulièrement dépendants de l’étranger. Le rapport rappelle que pour 14 des 35 matériaux détaillés sur la liste, les importations représentent plus de 50% de la consommation annuelle des Etats-Unis. Pour 14 des minéraux listés, « les Etats-Unis n’ont aucune production nationale et dépendent complètement des importations », note le rapport. La Chine produit l’essentiel des terres rares de la planète, un ensemble de 17 métaux indispensables aux technologies de pointe et que l’on retrouve dans les smartphones, les écrans plasma, les véhicules électriques mais aussi dans l’armement. (@Challenges). Légende image : Des piles de minerai de fer importé dans un port de Zhoushan, province du Zhejiang, en Chine. Crédits photo : China Stringer Network.

#Energie

► Au-delà des technologies, l’humain, facteur clé de la transition énergétique. Après Barcelone, Amsterdam ou encore Copenhague, l’édition 2019 de l’événement européen dédié à la transition énergétique se tiendra les 3 et 4 octobre prochains au coeur de la capitale française. The Business Booster se déplace tous les ans et réunit toujours plus de 800 participants de 40 pays différents mêlant startups, représentants des industries énergétiques, communautés d’investisseurs et régulateurs européens. Cette année encore, le but est de mettre en relation les grands groupes et les startups. Pour Elena Bou, directrice de l’Innovation chez InnoEnergy : « Les deux constituent un tandem complémentaire et l’objectif principal du TBB est de créer un environnement de collaboration propice à la rencontre entre l’industrie et les nouvelles entreprises, qu’il s’agisse de transactions commerciales ou d’actions communes. » (@bymaddyness).

#Transport

► Bordeaux prépare le 1er congrès consacré aux transports intelligents et au climat. Ce premier rendez-vous se tiendra les 17 et 18 septembre 2019 à la Cité mondiale de Bordeaux. Il s’agira d’évaluer le rôle des systèmes de transport intelligent dans la stratégie mondiale en faveur du transport décarboné. Un dossier publié par le site @LaTribuneBdx aborde quatre thématiques : 1/ Véhicules connectés : la Nouvelle-Aquitaine veut tester le platooning sur l’A63 ; 2/ Comment les acteurs néoaquitains se positionnent sur le créneau des transports autonomes ; 3/ Bordeaux, territoire d’expérimentation de la mobilité connectée ; 4/ Bordeaux prépare le 1er congrès consacré aux transports intelligents et au climat (@LaTribuneBdx).

#Téléphonie

► 5G : il y a désormais plus de cent stations expérimentales en France. La France compte désormais plus de 100 stations expérimentales consacrées à la 5G. Au mois de mai, 14 nouveaux sites ont été autorisés. Situés dans les départements de l’Ain, du Rhône, de Paris et des Yvelines, ils s’ajoutent aux 97 installations déjà validées par l’Agence nationale des fréquences. Au total, les essais sur la prochaine génération de la téléphonie mobile se déroulent donc sur 111 stations. Trois opérateurs se partagent ces sites : Bouygues Telecom en opère presque la moitié (52), suivi par Orange (34) et SFR (25). En revanche, Free, qui pourtant souhaite proposer l’ultra haut débit mobile en même temps que les autres et affiche de grandes ambitions en la matière n’est pas mentionné par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), ni par le régulateur des télécoms. (@Numerama).

#Livraison

► Amazon dans les starting-blocks pour faire décoller ses drones-livreurs. Le géant américain du commerce en ligne Amazon a annoncé mercredi qu’il comptait commencer prochainement à livrer ses colis par drones. « Nous avons travaillé dur pour concevoir des drones entièrement électriques pouvant parcourir jusqu’à 25 km et livrer aux clients des colis pesant moins de 2,3 kg en moins de 30 minutes», a écrit un responsable du groupe, Jeff Wilke, sur une note de blog. « Nous espérons (…) livrer des colis par drones dans les prochains mois», a-t-il ajouté, sans préciser l’endroit où ces livraisons pourraient avoir lieu. Amazon a mené en 2016 ses premiers tests de livraison par drones au Royaume-Uni, les lois américaines rendant à l’époque l’exercice plus contraignant aux Etats-Unis selon le géant du commerce en ligne. Les drones-livreurs peuvent « décoller et atterrir verticalement, comme un hélicoptère», a décrit M. Wilke, assurant que les appareils avaient été conçus de façon à rester stables même en cas de gros vent. « Nous savons que les clients ne seront rassurés d’être livrés par drones que si le système est sûr à 100%», a-t-il souligné. Amazon a indiqué plus tôt dans l’année vouloir réduire ses délais de livraison pour les clients abonnés à son service Prime. (@frenchweb).

#Savoir

► Les illusions du savoir, un danger pour la collectivité. Le numérique ouvre de vastes opportunités pour les influenceurs qui peuvent gravement perturber les communautés et les liens de confiance. N’importe qui sur Internet peut regarder une vidéo et avoir la sensation qu’il a acquis de nouvelles connaissances : savoir, ou illusion du savoir ? La compréhension de nos mécanismes cérébraux nous invite à faire ce constat d’humilité : des illusions d’optiques à l’illusion du savoir, notre cerveau nous joue des tours. Dans un monde où l’influence devient une affaire stratégique, Mariam Chammat s’efforce de rendre lisibles et acceptables les politiques publiques face à la complexité de la psychologie humaine. Learn more at https://tedxissylesmoulineaux.com/.

#IA

► L’éthique doit présider au déploiement de l’intelligence artificielle. Tribune de Patrick Darmon (Directeur d’Accenture Applied Intelligence en France et au Benelux). Aujourd’hui, les éléments incitant les entreprises ou les administrations à se doter d’une charte éthique en termes d’intelligence artificielle sont souvent liés à la dynamique de leur secteur comme la nature de la Relation Clients, une nouvelle réglementation ou parfois, hélas, un scandale touchant un concurrent. Il peut également s’agir d’une initiative volontariste de l’entreprise qui souhaite se montrer à la pointe auprès de ses clients comme de ses employés. Poser les principes éthiques d’une intelligence artificielle conditionne, et conditionnera de plus en plus son adoption par les collaborateurs. Lire la suite sur le site @LesEchos.

#Immobilier

► Les pure players immobiliers peuvent-ils détrôner les agences traditionnelles ? Ce sont des poids plumes qui commencent à peser dans l’immobilier. Les agences immobilières en ligne se multiplient et cherchent à se faire leur place au soleil. Porte-drapeau du secteur, Proprioo a annoncé il y a quelques semaines une levée de fonds de 20 millions d’euros, preuve que le segment suscite la curiosité des investisseurs. Et pour cause : une myriade de startups se partagent aujourd’hui le marché des pure players immobiliers. Au Royaume-Uni, PurpleBricks, lancé en 2012, revendique aujourd’hui réaliser un vingtième des transactions du pays. De quoi laisser songeur quant au potentiel du marché français… Avec près d’un million d’achats dans l’ancien par an, l’Hexagone constitue un marché de choix. @bymaddyness).

#FinTech

► Comment la fintech et le digital révolutionnent le monde de la restauration. Le numérique, et plus précisément les applications de livraison en ligne, répond aux besoins de consommateurs de plus en plus pressés et exigeants, qui ont développé de nouvelles habitudes de consommation : livraison à domicile, salade devant l’ordinateur ou pause déjeuner prise sur le pouce. Si les français ont moins de temps à consacrer à leurs repas, l’arrivée du digital a tout de même permis des améliorations dans le monde de la restauration. Ce sont du moins les conclusions tirées à la conférence Let’s Talk Food, organisée le 29 mai par Edenred et qui a réuni autour de la table Julien Tanguy, directeur général d’Edenred France, Stéphane Ficaja, directeur général d’Uber Eats Europe de l’ouest et du sud, et Danièle Gerkens, rédactrice en chef de Elle à Table. (@bymaddyness).

#RevueDeLiens

► – Emploi: « L’intelligence artificielle rend le recrutement plus efficace ». Emploi: «L’intelligence artificielle rend le recrutement plus efficace». Le recrutement se digitalise de plus en plus. Les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans les processus de recrutement. Samuel Tamagnaud, Président France de Morgan Philips Hudson, propose son éclairage au Figaro. (@Le_Figaro) ; – Qui sont PayCar et Locasun, les deux nouvelles acquisitions annoncées par Leboncoin ? @frenchweb) ; – Allemagne : ces enchères 5G qui n’en finissent plus… Lancées il y a plus de onze semaines, les enchères se poursuivent outre-Rhin à un rythme d’escargot. Les quatre opérateurs ont fait monter la facture totale à 6,27 milliards d’euros. Le régulateur veut accélérer le processus.  (@LesEchos) ; – Hidalgo donne un coup de frein aux trottinettes à Paris. La maire annonce la verbalisation dès juillet du stationnement des engins sur les trottoirs. Elle exige aussi des opérateurs une réduction de leurs flottes et une limitation des vitesses de circulation. Un appel d’offres sélectionnera, à terme, deux ou trois opérateurs seulement.  (@LesEchos) ; – La France compte désormais plus de 100 stations d’expérimentation de la 5G (@20minutes).

05 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 5 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Hacker

x► A la Toulouse Hacker Space Factory, on lutte contre le blues du hacker. Un mini-garage de bricolage de motos, un dôme géodésique, une échoppe à ramens et une fresque monumentale : ce petit bout de Tokyo, improvisé d’après le manga culte Akira, se trouve en fait à quelques pâtés de maisons du canal du Midi et du stade Ernest-Wallon, à Toulouse. Bienvenue au Mix’art Myrys, un hangar de 4 000 mètres carrés qui abrite un collectif autogéré d’artistes, véritable institution des milieux alternatifs dans la Ville rose. Pendant quatre jours, du jeudi 30 mai au dimanche 2 juin, des hackers venus de toute la France s’y sont donné rendez-vous, cette année encore, pour bidouiller, discuter, décortiquer les technologies et savoirs numériques afin de les mettre au service du plus grand nombre. Lire la suite sur le site @lemondefr.

#Cryptomonnaie

► Pourquoi il faut dire non à l’Etat Facebook. Mark Zuckerberg vient d’annoncer la création d’une monnaie modestement baptisée « Global Coin ». Une équipe de Facebook y travaille en secret depuis un an. Une filiale, « Libra », a été installée en Suisse pour développer les techniques de type blockchain nécessaires à une éventuelle cryptomonnaie. Facebook a formellement ouvert des discussions avec le régulateur américain, la CFTC. Lors d’une conférence interne à Facebook en avril dernier, Mark Zuckerberg a déclaré qu’« envoyer de l’argent à quelqu’un devrait être aussi simple que de lui envoyer une photo ». Avec ses 2,4 milliards d’utilisateurs dans le monde, Facebook serait en mesure de développer un outil d’une efficacité redoutable. Comme en Chine avec Alipay ou WeChat Pay, Facebook nous ferait entrer de plain-pied dans la société sans cash, où l’on pourrait effectuer tous ses achats sur son téléphone grâce à un code QR généré à la demande. . (@LesEchos).

#Ville

► Comment la végétalisation de nos villes peut nous protéger de la pollution et des canicules. Oui, le végétal rend l’air plus respirable et les grandes métropoles ont commencé à le comprendre ou sont en train de le comprendre. Prendre en compte l’environnement dans les aménagements urbains devient même tendance. Tant mieux, parce que c’est une nécessité. L’Eurométropole de Strasbourg a mis en place différentes actions et plans pour rendre la vie en ville plus respirable. « Il devient de plus en plus clair qu’il faut une gestion intégrée, avec une vision globale, incluant l’air et sa pollution, le réchauffement climatique et la santé des citoyens », explique l’adjointe au maire, Christel Kohler, en charge de la nature en ville. « La végétation répond au triple enjeu: qualité de l’air, réchauffement climatique, santé des citoyens », explique Christel Kohler, adjointe à l’environnement à la mairie.(@franceinfo).

#TerresRares

► Le plan de Washington pour ne plus dépendre de la Chine. Dans la guerre commerciale qui l’oppose à Washington, Pékin a récemment brandi la menace d’ouvrir un nouveau front : celui des terres rares, dont 70 % proviennent de Chine et qui sont un besoin vital pour de nombreuses firmes high-tech. Face à cette menace, Washington a décidé de répliquer et dévoilé un plan d’action. Il est vrai que l’enjeu est d’importance. « Les Etats-Unis dépendent fortement des importations de minéraux cruciaux », rappelle ce rapport d’une cinquantaine de pages que Donald Trump avait demandé à son administration fin 2017. Ce rapport s’inscrit dans une action plus large en faveur du secteur minier américain que le président veut revitaliser. Par décret, le président des États-Unis avait alors annoncé une série de mesures en faveur de la relance de l’extraction de minerais critiques sur le sol américain au rang desquels on trouvait les terres rares, bien sûr, mais aussi d’autres, vitaux pour de nombreux secteurs, tels que le cobalt, le graphite, le rhénium ou bien encore le lithium. (@LesEchos).

#Numérique

► Repenser l’action publique à l’heure du numérique. Avec l’émergence de géants du numérique, le rôle régulateur de l’Etat s’horizontalise et devient partenariale. Pour réguler efficacement les contenus en ligne, par exemple, l’Etat travaille avec les plates-formes qui les diffusent. Pour Grégoire Loiseau, professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, la puissance publique devrait éviter de déléguer ce rôle. Lire sa tribune sur le site de @LesEchos.

#IA

► Intelligence artificielle : avant de perdre le contrôle, le monde veut se mettre des limites. On a besoin de garantir que les intelligences artificielles vont d’abord servir l’humain avant de servir les gouvernements et les entreprises privées. On développe actuellement des armes autonomes. On doit fixer des règles pour ne pas se retrouver dans le futur dans un scénario à la « Terminator« . Il y a aussi des applications polémiques. Une appli est capable de prendre un extrait sonore et de générer un visage qui correspond au son. Ça peut servir à discriminer. Une autre appli est capable d’associer un visage de femme récupéré sur un site pornographique avec un nom et un compte Facebook. Ça peut servir au harcèlement des femmes. L’OCDE prône la transparence : à chaque fois qu’une décision sera prise concernant l’humain, la personne devra être prévenue. L’UE prône la responsabilité : si une voiture autonome a un accident, c’est l’algorithme qui sera attaqué. L’intelligence artificielle sera à l’ordre du jour du G20 fin juin au Japon pour commencer à fixer des règles internationales. (@franceinfo).

► Le 28 mai dernier, le professeur Yoshua Bengio, fondateur et directeur scientifique de Mila, Institut québécois d’intelligence artificielle et lauréat du Prix Turing 2018, était l’invité de l’École de l’intelligence en santé du CHUM (ÉIAS). Il a livré, en toute humilité, sa vision de l’évolution et de la portée de l’IA aujourd’hui et de celle qu’elle occupera dans les prochaines années. Organisée dans le cadre de la série Grands événements de l’ÉIAS, cette entrevue était dirigée par Carole Jabet, directrice du Centre de recherche. Cette rencontre a mis en lumière plusieurs sujets liés à l’intelligence artificielle selon trois axes : la place de l’intelligence artificielle,  son importance pour la santé et les patients et ainsi que son rôle au sein de la recherche et ses enjeux éthiques. (@chumontreal). Voici l’intégrale de l’entretien avec Yoshua Bengio : https://www.facebook.com/chum.montreal/videos/2111254739174589/.

#Création

► Ligne de vêtements, musique… Les intelligences artificielles de plus en plus créatrices. La petite robe noire est un grand classique de la mode féminine. Depuis sa création en 1926 par Coco Chanel, plusieurs modèles ont été réalisés. Celui de Glitch se distingue par son créateur: une intelligence artificielle. Deux étudiantes diplômées du Massachussetts Institute of Technology (MIT) ont en effet fondé l’entreprise Glitch pour vendre les robes conçues par l’IA qu’elles ont développée. Le logiciel des deux femmes utilise l’apprentissage automatique. Ce secteur de recherche de l’IA permet à une machine de comprendre par elle-même certaines tâches, en l’entraînant pour qu’elle soit capable de les faire seule, sans ordre. Les modèles de vêtements qu’il génère sont ensuite envoyés à un styliste pour être réellement créés. Certains d’entre eux sont également disponibles à l’achat, en plus de la petite robe noire. (@FigaroTech).

#Audio

► La plate-forme de podcasts Majelan se lance avec des ambitions internationales. Mathieu Gallet et son associé, l’entrepreneur Arthur Perticoz, ont lancé mardi 4 juin leur plate-forme de podcasts Majelan avec l’ambition d’en faire un leader non seulement sur la France mais sur toute la zone francophone, et même ailleurs par la suite, grâce à une interface de tout premier plan. Pendant ce temps, Radio France demandait cependant à son ancien patron de retirer immédiatement de Majelan les podcasts du média public, faute d’accord. Sa première mission est de faire découvrir ces contenus accessibles gratuitement, et ce par un double système de sélection humaine (des playlists, des registres thématiques…) et algorithmique (en fonction des contenus déjà écoutés par un utilisateur donné). A lire aussi : Le marché publicitaire du podcast explose aux Etats-Unis. La consommation de podcasts est en forte hausse outre-Atlantique, touchant près d’un Américain sur deux. Les revenus publicitaires générés par ces produits audio devraient dépasser le milliard de dollars d’ici à 2021. Les podcasts liés à l’actualité, à l’économie et à la comédie sont ceux qui captent le plus de dépenses. (@LesEchos).

#Application

► Apple interdit certains mouchards dans les applications pour enfants. Le changement n’a pas été annoncé avec tambours et trompettes. Il n’a même pas été présenté par Tim Cook, le président-directeur général d’Apple, lors de la conférence des développeurs qui s’est déroulée lundi 3 juin, et durant laquelle l’entreprise a présenté plusieurs nouveautés. Et pourtant, c’est une modification majeure qu’a apportée Apple aux règles qu’elle impose aux développeurs d’applications qui veulent utiliser sa plate-forme de vente : elles précisent désormais que les jeux et les applications destinés aux enfants ne pourront pas « inclure des publicités ou des outils de suivi externes ». En clair, les jeux et applications éducatives qui veulent être classés dans la catégorie « enfants » du magasin ne pourront plus utiliser les très nombreux outils qui enregistrent des données sur leurs utilisateurs. Ces outils peuvent prendre la forme de mouchards publicitaires. (@lemondefr).

#RevueDeLiens

► – « Ruralisons », un parlement pour mettre en valeur la ruralité et lutter contre la désertification (@franceinfo) ; – « C’est complètement surréaliste » : en Bretagne, elle photographie des serres à tomates qui émettent un halo fluo (@franceinfo) ; – Kalilo, une application pour évaluer la qualité des eaux de baignade de la côte basque. La Communauté de communes du Pays basque a développé Kalilo, une application permettant à chacun de connaître en temps réel la qualité des eaux de baignade des plages de la côte basque. (@franceinfo) ; – La télémédecine trébuche sur la question du remboursement par la Sécu https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/telemedecine-pourquoi-la-secu-ne-remboursera-pas-plus_657090 (@Challenges) ; – Maureen Ohlhausen : « Le département de la Justice semble décidé à agir sur Google ». Ancienne commissaire de la Federal Trade Commission américaine de 2012 à 2018, une agence qu’elle a présidée deux ans, Maureen Ohlhausen est aujourd’hui spécialiste des questions de concurrence chez Baker Botts. Selon elle, la vigilance accrue envers les Gafa marque un vrai tournant. (@LesEchos) ; – Klaxoon : un vent de fraicheur souffle sur les réunions (@bymaddyness) ; – Instagram, ce repaire de néo-poètes. Sur Instagram, la poésie se déclame au format carré. Compilation de SMS romantiques, citations glanées dans la rue, aphorismes et poèmes en prose… le lyrisme et la célébration du quotidien apportent un peu de douceur (et de trash) à nos flux. (@LADN_EU).

04 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 4 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Surveillance

► Trente ans après la répression, les chars ne circulent plus sur Tiananmen. Ils ont laissé la place à un arsenal plus discret mais aussi efficace pour le régime chinois : des milliers de caméras qui compliquent singulièrement toute velléité de contestation. Ces caméras accrochées aux réverbères sont la face visible de l’arsenal technologique à la disposition du Parti communiste chinois (PCC) pour empêcher une répétition du mouvement pro-démocratie, qui s’est achevé dans le sang le 4 juin 1989. L’obsession du régime pour l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale a ajouté une couche de sophistication à ce réseau de surveillance complexe. Il permet à la police de frapper à la porte de tout fauteur de trouble présumé, confient plusieurs dissidents à l’AFP. « Grâce à l’amélioration des technologies de surveillance, il serait beaucoup plus difficile aujourd’hui d’assister à des manifestations comme celles de Tiananmen en 1989 », observe Patrick Poon, d’Amnesty International. (@frenchweb). Légende image : La place Tian’anmen (place de la porte de la Paix céleste) est située au centre de Pékin (Chine). Elle est la 4ème plus grande place du monde après celles de Dalian en Chine, de Jakarta en Indonésie et de Palmas au Brésil.

#Déchets

► Cinq à neuf tonnes de nourriture sont jetées chaque jour à La Défense. « Quand les salariés ont vu dans le gâchimètre, rempli avec tous les morceaux de pain non consommés la veille, qu’il y avait même des petits pains entiers, ça a frappé les esprits », assure Magalie Eyen, responsable des services aux occupants chez Suez. « Aucune expérimentation n’avait été faite jusque-là en France sur le gaspillage alimentaire en entreprise, souligne François Mauvais, représentant de la Driaaf (Direction régionale de l’alimentation, l’agriculture et des forêts). Sur ce quartier couvrant quatre communes fonctionnent 166 cuisines d’entreprises et d’administrations, soit 29 millions de repas servis chaque année. C’est la plus grosse concentration en France ». (@LeParisien_92).

► Que faire des millions de tonnes de déblais du Grand Paris ? De ces terres et de ces cailloux extraits du sol par les tunneliers du super-métro ? Ainsi sur le port de Gennevilliers, il existe une plateforme spécialisée dans le recyclage et la valorisation des déchets inertes du bâtiment et des travaux publics. Cette installation a produit l’année dernière 250 000 tonnes de nouveaux matériaux prêts à être réutilisés sur de nouveaux chantiers : du sable, des cailloux de deux tailles différentes et de la grave. (@LeParisien_92).

► Yerres : de nouvelles caméras installées pour lutter contre les dépôts sauvages. Malgré les nombreuses opérations de nettoyage organisées tout au long de l’année, et les nombreuses campagnes de lutte contre les dépôts sauvages, les bords des routes sont toujours aussi prisés des véhicules de chantier qui viennent y déposer leurs gravas, ou même des particuliers qui viennent se débarrasser de leurs encombrants, sans passer par la case déchetterie. Pour lutter contre tous ces pollueurs, la ville de Yerres vient d’installer seize nouvelles caméras de vidéosurveillance, disposées à des endroits stratégiques, le long des axes les plus fréquentés. (@LeParisien_91).

#Ville

► L’Ile-de-France est le territoire le plus inégalitaire de France, montre une étude sur la trajectoire des revenus de ses habitants entre 2001 et 2015. intitulée « Gentrification et paupérisation au coeur de l’Ile-de-France », cette enquête de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) souligne les inégalités croissantes dans cette région qui abrite 12 millions d’habitants (18,8% de la population) et produit près d’un tiers de la richesse du pays. L’étude met en exergue la « polarisation sociale » de la région: d’un côté Paris (2,2 millions d’habitants) et les Hauts-de-Seine, départements les plus aisés du pays, continuent à « s’embourgeoiser ». De l’autre, la Seine-Saint-Denis, le territoire le plus pauvre.  « La richesse est plus marquée, plus concentrée que la pauvreté. Les riches vivent plus entre eux que les pauvres », note Mariette Sagot, la démographe auteure du rapport. Ainsi cette « différenciation sociale reflète surtout le marché immobilier ».

#Santé

► Le projet de loi relatif à la santé est étudié depuis le 3 juin au Sénat. L’avenir des « déserts médicaux »,  se trouve au cœur de celui-ci. Environ cinq millions de personnes ont, sur l’ensemble du territoire, du mal à se faire soigner à proximité de chez eux. Ainsi le gouvernement prévoit le déploiement du « télésoin » avec la création du « Health Data Hub », plateforme d’exploitation des données de santé, afin d’améliorer la recherche et le suivi des patients. « La vraie révolution concerne la pratique médicale. Alors que le grand défi des années à venir est de gérer le déficit démographique, le numérique permet de pallier la pénurie de médecins, réduire la distance, mieux suivre les patients chroniques là où ils vivent » explique Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Ainsi « les outils numériques doivent permettre aux médecins de se concentrer sur le diagnostic et la prescription, soulager le suivi quotidien des patients chroniques et faire émerger de nouveaux rôles pour les paramédicaux », poursuit-t-il.

► Quand le contact humain peine à être remplacé. Les consultations médicales à distances proposées par le gouvernement avaient pour vocation de répondre à la pénurie des médecins généralistes dans certains villages. Un processus de prime abord plus simple et efficace : une infirmière accompagne les patients avec l’aide à distance d’un médecin relié à un écran.

► La télémédecine se déploie doucement dans le Centre-Val-de-Loire, région qui compte de nombreux déserts médicaux notamment dans le Loir-et-Cher et le Loiret.  Avec 66,4 médecins généralistes pour 100 000 habitants contre 78.9 en France métropolitaine, le Centre-Val de Loire. « L’examen clinique et la présence humaine ne pourront jamais être remplacés. La télémédecine est un plus car elle nous permet de mieux communiquer, d’échanger plus facilement nos avis », explique le Dr Bernard Mercier au centre hospitalier de Blois (Loir-et-Cher).  Le département de l’Aveyron a créé des maisons médicales pluri-profesionnelles mais surtout s’est appuyé sur la faculté de médecine de Toulouse pour permettre aux jeunes internes de venir y faire leurs stages. Dans la Somme, le petit village de Ponthoile, 600 habitants, a réussi à attirer, sans subvention ni coercition,  deux jeunes médecins dont c’est la première installation. Le maire a fait construire un cabinet financé par un emprunt. Les praticiens sont locataires. La mairie gère les problèmes annexes. L’Autorité régionale de santé (ARS) était prête à participer financièrement à condition qu’il y ait un référent médical.

#Economie

► Economie circulaire : un nouvel avant-projet de loi est jugé plus convaincant. Il remplace une première mouture qui, après avoir été révélée par la presse en février, avait suscité un tollé, au point que le gouvernement avait décidé d’en suspendre la présentation pour l’enrichir des conclusions du « Grand débat ». Alors que l’ancien avant-projet de loi ne comptait que six articles, le nouveau en contient ainsi 18, repartis en 5 titres, traitant de l’information du consommateur, de la lutte contre le gaspillage, de la responsabilité des producteurs et de la lutte contre les dépôts sauvages. (@latribune).

#IA

► Une course à l’armement pour dominer le monde. Le monde est entraîné dans la guerre du futur avec l’émergence de l’IA en général, et, en particulier dans la défense. Et beaucoup plus qu’on ne peut le penser. « Le développement de l’intelligence artificielle est désormais un lieu de compétition stratégique, une course à la puissance technologique, économique mais aussi militaire », a expliqué la ministre des armées, Florence Parly. Washington et Pékin sont en train de se livrer à une véritable course à l’armement, qui structurera le paysage de l’IA militaire dans les années à venir. « La Chine doit être le pays le plus avancé au monde pour ce qui concerne la théorie fondamentale et les applications pratiques dans le domaine de l’IA », assure Jean-Christophe Noël, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) dans le numéro de mai de la Revue Défense nationale (RDN) consacré à l’IA. Et cette course, qui s’accélère, reproduit, soixante-dix ans plus tard, ce qu’a été la course à l’armement nucléaire. D’autant que les Américains semblent aujourd’hui « effrayés par ce volontarisme chinois, craignant que leur supériorité militaire s’érode lentement », écrit Jean-Christophe Noël. (@latribune).

#RevueDeLiens

► – Comment la Tech a relancé l’industrie mondiale de la musique (@frenchweb) ; – Sus aux monopoles du XXIe siècle ! Les autorités américaines de la concurrence s’intéressent enfin au pouvoir immense des Gafa. Mais il faudra inventer de nouveaux outils pour apprécier et sanctionner d’éventuels abus de ce pouvoir. (@LesEchos) ; – Expatriation : choisir parmi les villes les plus « smart » au monde  (@EchosStart) ; – « C’est déjà demain » : quand l’intelligence artificielle s’invite dans nos assiettes (@RMCInfo) ; – Vers la fin du libre-service pour les podcasts de Radio France. La radio publique, encore dominante sur ce format, veut mieux contrôler leur diffusion et garder ses auditeurs sur ses plates-formes. Le groupe veut procéder à des négociations plate-forme par plate-forme, pour mieux partager la valeur créée. Il demande à Majelan le retrait de ses contenus. (@LesEchos) ; – Les chatbots sont-ils nos futurs médecins ?  Rassurez-vous tout de suite, la réponse est non. Pourtant, le numérique est aujourd’hui une interface de plus en plus présente entre les patients et les médecins, via l’utilisation d’applis ou de chatbots destinés à faciliter la vie des personnes malades et des professionnels de santé. Mais dans un contexte aussi particulier que celui du parcours de soins, le numérique a-t-il vraiment toute sa place ? (@bymaddyness) ; – La troisième guerre mondiale a commencé. Le XXIe siècle est en train de créer un nouveau type de conflit qui se joue en silence à travers les câbles intercontinentaux de fibres optiques. (@LExpress) ; – Gaspillage : détruire des produits non-alimentaires invendus va être interdit. Selon le Premier ministre Édouard Philippe, cette mesure vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas (@LExpress).

03 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 3 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Terre_Rare

► Le Pentagone veut réduire sa dépendance aux terres rares chinoises. Depuis que Pékin et Washington sont engagés dans une escalade de sanctions commerciales, on n’a jamais autant reparlé des « terres rares ». Ces minerais essentiels à la production de missiles guidés, de capteurs employés dans des avions et satellites, mais tout aussi nécessaires pour la production de smartphones et de pots catalytiques, représentent une carte maîtresse pour la Chine dans son affrontement avec les États-Unis. En effet, 80 % des terres rares importées par l’Amérique entre 2004 et 2017 provenaient de Chine. La Chine est toujours d’accord pour répondre à la demande raisonnable de terres rares de la part de pays étrangers. Pour autant, la menace est claire : « Il serait inacceptable que des pays utilisent des terres rares chinoises pour fabriquer des produits et qu’ensuite ils puissent sanctionner la Chine », explique calmement le porte-parole du ministère chinois du Commerce.(@Figaro_Economie). Légende image : La mine à ciel ouvert de Mountain Pass, située dans le comté de San Bernardino, en Californie, est le seul site d’extraction de terres rares en exploitation aux États-Unis. Crédits photo : David Becker / Reuters.

#Ville

► Smart et green, voici les villes les plus éco-durables du monde. Pour établir le classement de 174 villes dans 80 pays à travers le monde, le Cities in Motion Index établit par l’IESE prend en compte 9 dimensions essentielles d’une ville durable. Le palmarès prend à la fois en compte des critères humains, économiques et matériels. Une ville durable est donc évidemment une métropole qui a compris les défis écologiques auxquels nous devons faire face. Le classement prend en compte les critères d’émissions de CO2 et de méthane, la production de déchets annuelle par habitant, l’accès à l’eau… La mobilité fait partie des 9 dimensions essentielles. La semaine de 4 jours ou le télétravail peuvent permettre de décongestionner les villes. Cette dimension est complétée par l’aménagement urbain qui cartographie la taille des immeubles et la densité de la ville, par exemple. Du côté des critères humains, dans la dimension « capital humain », on trouve l’accès à l’éducation et à la culture. Une ville smart serait donc surtout une ville avec des habitants smart. Le classement s’intéresse aussi à la cohésion sociale et aux efforts déployés pour limiter les inégalités. (@LADN_EU).

► « Face à l’urgence climatique, les grandes villes doivent arrêter de se faire plaisir avec des projets expérimentaux »Canicules à répétition, risques d’inondation ou au contraire d’étiage de la Seine, pollution de l’air… En septembre 2017, Paris a adopté une stratégie globale de résilience pour répondre à l’urgence climatique. Ce chantier est piloté par Sébastien Maire, délégué général à la transition écologique et à la résilience. Un nouveau métier qui a émergé dans les administrations des grandes villes du monde ces cinq dernières années. C’est celui de « chief resilient officer ». « La fonction est apparue avec le programme « 100 Resilient Cities », lancé en 2013 par la Fondation Rockefeller. Il visait à créer une nouvelle fonction transversale au cœur des administrations métropolitaines. La logique de fond était la suivante : les territoires doivent se préparer pour être en mesure de mieux encaisser les effets du dérèglement climatique et les stress chroniques que sont les pollutions de l’air et de l’eau, la raréfaction des ressources, le manque de cohésion sociale, la crise migratoire, etc. Les politiques du climat ne peuvent plus être morcelées en silos étanches, le logement, le transport, l’alimentation, la sécurité, l’approvisionnement, etc », explique Sébastien Maire. A Lire aussi : « Villes résilientes, villes inventives » : une conférence Le Monde Cities à Milan. (@lemondefr).

#Immobilier

► Les Berlinois en guerre contre la spéculation immobilière. Ce n’est pas le prix des carburants qui a hérissé le poil des Berlinois, mais le niveau des loyers. « Le logement est un droit », « Tous ensemble contre les loyers fous », « Le coeur plutôt que le profit »… Les slogans ont fleuri sur les façades des immeubles d’une métropole qui s’imaginait bohème et s’est découverte contaminée par la fièvre immobilière qui a saisi toutes les grandes villes d’Europe. Fidèles à une tradition de contestation, les locataires (85% de la population) refusent de se laisser faire et ont déclaré la guerre aux investisseurs immobiliers qui menacent une part de leur identité et de leur sérénité. Il semble bien loin le temps où Berlin, après la chute du Mur, recensait plus de 10% d’appartements vides et offrait à ses habitants (souvent fauchés) des loyers symboliques, Aujourd’hui, trouver un logement relève du parcours du combattant et les loyers des nouveaux baux augmentent de 5 à 10% par an. (@LesEchos)

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Grandes manœuvres dans les groupes de télé européens. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La Harvard Business review suggère de ne pas démanteler Facebook mais de traiter la plateforme comme un service public ; – DRH, recrutez des gamers comme managers ; – La fin du mobile ; – Le Forum économique mondial veut élaborer des règles mondiales pour l’IA ; – Ennemi juré de Cannes, Netflix s’amuse en achetant les droits de deux films primés.

#Energie

► Le compteur Linky en procès mardi 4 mai à Tours. Cent trois personnes ont assigné l’entreprise Enedis en justice dans le but de pouvoir refuser l’installation dans leur domicile du compteur Linky. Les plaignants demandent au juge d’empêcher Enedis de leur installer ce compteur de force ou par ruse. Certains plaignanst qui n’ont pas encore le compteur demandent des mesures conservatoires, tandis que les autres réclament le retrait de l’appareil. À cet aspect juridique, s’ajoute un volet santé puisque certains plaignants présenteraient des symptômes liés à une electro-hypersensibilité, et ils invoquent un « dommage imminent » avec cette exposition supplémentaire à des champs électro-magnétique. (@franceinfo).

#Terre_Rare

► « Terres rares »: des métaux pas si rares, mais stratégiques. Leur nom fleure le mystère mais il est trompeur. C’est dès le XVIIIème siècle qu’une famille de dix-sept minerais fut identifiée et baptisée du nom de « terres rares ». On y compte le lanthane, le néodyme ou encore l’europium. Leurs propriétés magnétiques en ont fait des métaux indispensables dans un nombre considérable de produits de consommation courante (électroménager) ou de haute technologie (voitures électriques,  smartphones…). L’industrie militaire est soucieuse des approvisionnements dans ces métaux stratégiques. Dans le bras de fer commercial, technologique et géopolitique qui l’oppose aux États-Unis, la Chine détient une belle monnaie d’échange puisque les Américains dépendent à 80 % des Chinois pour leurs approvisionnements en terres rares. Et pourtant, l’empire du Milieu ne détient qu’un gros tiers des réserves mondiales de ces minerais. Les États-Unis eux-mêmes hébergeraient un dixième des gisements. (@Figaro_Economie).

► « Ces terres rares sont des métaux très employés dans des industries devenues cruciales comme celles du téléphone mobile ou de l’éolienne. Ils sont en réalité assez abondants dans la croûte terrestre, mais très disséminés. Leur extraction nécessite de manier d’énormes volumes de terre, requiert des acides puissants, peut relâcher de la radioactivité. De quoi poser des problèmes environnementaux majeurs et rendre la production très coûteuse dans les pays occidentaux. Des mines ont fait faillite, des usines de recyclage aussi. Cette activité ‘sale’ a donc été laissée à la Chine, devenue de loin le premier producteur mondial de ces ressources stratégiques », explique Jean-Marc Vittori dans son édito publié sur le site @LesEchos du 31 mai.

► Revue de liens : – Terres rares: quel est ce nouvel or noir ? (@RFI); – Terres rares : la bombe à retardement (@LePoint).

#RevueDeLiens

► – Twitter s’excuse après avoir bloqué des comptes critiques de la Chine  Contraint de s’exprimer après le tollé suscité, le réseau social américain évoque une « erreur » et non une demande de Pékin. Des centaines de comptes critiques du régime ont été suspendus à l’approche des 30 ans de la répression sanglante du mouvement étudiant de Tiananmen. (@LesEchos) ; – La fermeture d’iTunes se précise. Apple a effacé les contenus présents sur certains comptes de son logiciel, sur les réseaux sociaux. Un indice qui confirmerait la fermeture prochaine d’iTunes, ancienne icône des nouvelles technologies dont le modèle a été dépassé par le streaming. (@LesEchos) ; – Quatre start-up quantiques françaises. Par Olivier Ezratty, expert @frenchweb ; – « Facebook a induit la Commission européenne en erreur lors du rachat de WhatsApp » (@lemondefr) ; – Konbini, Melty, Vice…ces médias qui jouent sur l’engagement pour séduire les jeunes (@Figaro_Economier) ; – Dans le viseur des autorités de la concurrence, Google et Facebook chutent en Bourse (@Challenges) ; – Facebook, Apple et Amazon également dans le viseur de l’antitrust américain. Les régulateurs américains se seraient partagé la supervision des Gafa. Le ministère de la Justice, qui se prépare à ouvrir une enquête antitrust sur Google, serait également chargé d’Apple, tandis que l’autre gendarme de la concurrence, la FTC, récupérerait Facebook et Amazon. (@LesEchos).

02 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 2 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Déchet

► A Singapour, les déchets des habitants sont transformés en île artificielle. Tous les déchets non recyclés des habitants de Singapour, qui en produisent deux fois plus que ceux de Paris, finissent d’abord dans des incinérateurs. Ils sont ensuite placés dans une énorme cuve et enfournés à plus de 1 000 degrés. Leur volume est réduit de 90%. Les cendres sont ensuite mouillées et transportées par bateau vers l’île poubelle. À cet endroit, il y avait deux îlots naturels entre lesquels un immense mur sous-marin a été créé. L’espace est comblé petit à petit par les cendres des déchets. La moitié est aujourd’hui remplie. L’île artificielle est devenue une curiosité touristique.  (@franceinfo). Légende image : Le site d’enfouissement Semakau est situé sur la côte orientale de l’île, et a été créé en s’associant à Pulau Sakeng.

#Energie

► Les éoliennes sont-elles dangereuses pour la santé ? La France en comptait plus de 7 000 en 2018, et ce nombre devrait doubler d’ici 2030. Mais selon des associations de riverains, ces sources d’énergie poseraient des risques pour la santé humaine. Cette préoccupation existe cependant depuis près d’une décennie. C’est en 2009 qu’une chercheuse américaine, la Dre Nina Pierpont, publie une étude sur ce qu’elle est la première à nommer « syndrome éolien ». Vivement critiqué pour ses biais par la communauté scientifique, le travail de Nina Pierpont a tout de même été largement repris par les détracteurs de l’éolien. Depuis, des personnes habitant près d’éoliennes rapportent divers symptômes parmi les nombreux que regroupe le « syndrome éolien » : nausées, migraines, anxiété, acouphènes, troubles de la vue, etc. Les souffrances sont bien réelles, et ont été constatées par diverses études scientifiques, mais l’existence d’un lien de causalité n’est pas établie, et les recherches doivent se poursuivre. (@lemondefr).

#Européennes

► « Facebook a empêché les partis et la société civile de mener des campagnes transfrontières ». Le professeur de droit Alberto Alemanno dénonce, dans une tribune au « Monde », le rôle néfaste joué par le réseau social lors de la campagne électorale européenne en limitant les messages politiques aux frontières nationales. Au lendemain des élections européennes des 25 et 26 mai, on découvre que Facebook continue de faire tout ce qui lui plaît sur le continent, et ce en dépit des discours politiques sur la « mise au pas » des géants technologiques de la Silicon Valley. Lors de la campagne, les électeurs ont été assaillis par la désinformation sur Facebook et sur d’autres vecteurs de l’empire du géant des médias, comme Instagram et WhatsApp. Dans son rapport « Far Right Networks of Deception » publié le 22 mai, le mouvement citoyen mondial Avaaz constate que Facebook a encore permis aux groupes d’extrême droite et anti-européens de diffuser des informations fausses ou délibérément trompeuses sur la plate-forme.. Lire la suite sur le site @lemondefr.

#Déchets

► Marseille : un robot méduse va collecter les déchets marins du Vieux-Port. Le robot jaune Jellyfishbot (robot méduse), collecteur de déchets à la surface de l’eau et d’hydrocarbures, va nettoyer le Vieux-Port de Marseille. Inventé et conçu à Roquefort-la-Bédoule (Bouches-du-Rhône) par la start-up Iadys, l’engin sera « dès la semaine prochaine » utilisé quotidiennement par les agents de la métropole. Fini pour eux la collecte avec des épuisettes dans le port marseillais. « Les agents seront formés pour l’utiliser. Ils s’en serviront dans le Vieux-Port mais sûrement aussi dans certains des 25 ports de la ville comme celui de la Pointe Rouge ou du Frioul », indique Nicolas Carlési, fondateur et inventeur de Jellyfishbot. Le robot est déjà intervenu dans le port emblématique de la cité phocéenne lors de l’opération « Vieux-Port Propre ». (@franceinfo).

#Cinéma

► Séries turques, dystopies, white-scandi… Quelles sont les tendances du marché de la fiction international ? Par Maxime Ruel, FMC Veille, Veille stratégique et production de podcasts.Jamais on aura raconté autant d’histoires. Au cinéma, à la télé ou sur les plateformes de streaming, l’offre est pléthorique et pourtant encore insuffisante si l’on en croit François-Pier Pélinard Lambert, rédacteur en chef de Le film français, qui a partagé ses analyses sur les tendances du marché de la fiction international lors du congrès de l’Association québécoise de la production médiatique. Lire la suite sur le site @metamedia.

► À Hollywood, l’intelligence artificielle utilisée pour prédire le succès des films. Pouvait-on prévoir le succès incroyable de Bienvenue chez les Ch’tis, sorti en 2008, qui a réalisé plus de 20 millions d’entrées au cinéma en France? Peut-être. Pour savoir s’il est judicieux d’investir dans un projet de film, l’industrie cinématographique place désormais sa confiance dans les algorithmes. Une start-up de Los Angeles baptisée Cinelytic est spécialisée dans la prédiction du succès des films grâce à l’intelligence artificielle, a repéré le média américain The Verge. Son logiciel possède un avantage sur celui de ses concurrents: il propose de simuler un changement de casting – et des acteurs principaux – pour évaluer l’impact potentiel sur le box-office, donc sur les revenus financiers. (@BFM_Tech).

#Sciences

x ► Pourquoi l’homme n’est-il pas un animal comme un autre ? Dans « Singe toi-même » (Odile Jacob, 2019), le neurobiologiste Alain Prochiantz, administrateur et professeur au Collège de France, décrit la place des humains dans l’histoire des espèces animales, et ce qui nous différencie des autres primates. Une parenté, certes, mais pour une espèce pas comme les autres … Un essai où il tente de préciser la place de l’homme au sein des autres espèces, en particulier avec ses cousins les plus proches : le bonobo et le chimpanzé, desquels il s’est séparé il y a plus de 6 millions d’années. Si la différence de génome entre sapiens et les deux primates ne serait que de 1,23%, Alain Prochiantz appelle à ne pas avoir avoir une approche aussi quantitative : ce 1,23% peut cacher des différences fondamentales qui font que l’homme n’est pas une espèce comme les autres. Légende image : Un bonobo au Congo• Crédits : Andrey Gudkov/Media Drum World – Maxppp.

01 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 1er juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville [Quatre émissions difusées sur France Culture dans « Le nouvel empire des villes » du 27 au 30 mai.

 xQuand les métropoles façonnent le monde. Depuis les années 1970, les villes se développent et concentrent toujours plus de populations, d’activités et de pouvoirs au point de devenir les centres névralgiques de nos sociétés. Aujourd’hui, les villes génèrent plus de 80% du produit intérieur brut mondial et quasiment 40% pour les seules dix plus grandes régions urbaines, dans lesquelles vivent plus de la moitié de la population mondiale. Mais si l’urbanisation augmente la croissance, la productivité et qu’elle favorise l’innovation ; elle s’accompagne également de nombreux défis : en matière de logements, de transports et infrastructures en tout genre et ne sont pas sans poser problème, notamment en ce qu’elles produisent de l’inégalité et de l’exclusion. Légende image : À Bombay, les bidonvilles côtoient les gratte-ciel. Crédits : Puneet Vikram Singh, Nature and Concept photographer / Getty.  (@franceculture).

► De Pittsburgh à New-York : un front écologique contre Donald Trump. Depuis que le président des États-Unis Donald Trump a décidé, au mois de juin 2017, de retirer son pays des engagements de l’accord de Paris, nombre d’agglomérations nord-américaines ont choisi au contraire de poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique. Face à ce retour en arrière écologique, des grandes villes étatsuniennes ont rejoint l’alliance « We are Still In », nous sommes toujours dedans (en référence aux accords de Paris), aux côtés de certains États du pays et de quelques entreprises.  (@franceculture).

► Municipalisme : quand les habitants prennent le pouvoirOn les appelait « les villes rebelles d’Espagne » : Barcelone, Madrid, Valence, Saragosse ou encore Saint-Jacques-de-Compostelle. Dirigées depuis quatre ans par des collectifs de citoyens qui voulaient changer de politique et redonner le pouvoir aux habitants, voilà que pour beaucoup d’entre elles l’aventure vient de prendre fin ce dimanche 26 mai lors des élections municipales. Ni à Barcelone ni à Madrid – villes emblématiques – les deux maires, Ada Colau et Manuela Carmena, issues de la société civile, n’auront su se maintenir au pouvoir. Avec plus ou moins de succès, durant quatre ans, elles auront tenté de mettre en place une autre gouvernance des villes, qui se voulait plus participative et plus démocratique. (@franceculture).

► De Marseille à Dubaï : rayonner pour mieux dominer. Grands événements sportifs, culturels, congrès internationaux, musées, projets architecturaux, de Paris à New York, en passant par Londres et Dubaï, les grandes villes du monde rivalisent de programmes et d’idées. Tous les moyens sont bons pour attirer les regards et surtout attirer les visiteurs : touristes, investisseurs, créateur en tous genres. C’est tout un monde qu’il faut sans cesse surprendre, combler, accueillir, de peur qu’il ne préfère une concurrente. (@franceculture).

#Santé

► L’intelligence artificielle « va bousculer les médecins, mais est formidable pour les patients »Alors que les plus grands spécialistes sont réunis à Chicago vendredi31 mai pour le Congrès mondial du cancer, Laurent Alexandre, chirurgien et fondateur de Doctissimo, se dit convaincu sur franceinfo que « l’intelligence artificielle va bousculer les médecins » mais qu’elle est « formidable pour les patients ». Il explique que « les médecins sont obligés de s’aider de l’intelligence artificielle car la médecine moderne crée de plus en plus de données. Aucun radiologue, même les plus brillants, ne peut traiter les milliards et les milliards d’informations que nous avons maintenant dans les dossiers médicaux. L’analyse ADN du cancer du sein d’une seule patiente, cela représente 20 000 milliards d’informations, 20 000 gigaoctets, 20 téraoctets. Aucun cerveau humain ne peut traiter cela. » (@franceinfo).

#Politique

► « L’idée, c’était d’aller chercher les jeunes qui s’en foutent » : Accropolis, chaîne Twitch dans la jungle politique14h30, François Malaussena s’installe devant ses deux écrans et son fond vert, mug Karl Marx à la main. Autour de lui, le studio est encombré du matériel utilisé pour la soirée électorale des européennes. Sur les étagères, des livres : « Tous les modèles de discours pour les élus », « Je vote ou pas », « Ces grands discours qui ont changé le monde ». Nous sommes dans les locaux d’Accropolis, une chaîne de streaming qui se consacre depuis 2015 à la vulgarisation politique. Cet après-midi, François Malaussena anime son émission sur les Questions au Gouvernement. « Le but est d’avoir des éléments de biographie intéressants à relever à l’instant T, pour comprendre pourquoi est-ce-que tel député pose telle question aujourd’hui ? C’est la première clé de compréhension. Le deuxième, c’est comment ça réagit en face. Les applaudissements, les huées, les sourires, les non-dits dans l’hémicycle, c’est des choses très importantes », explique Jean Massiet, le fondateur d’Accropolis. (@franceinfo).

#RevueDeLiens

► – Intelligence artificielle : « Nous sommes passés de la science-fiction à la techno-réalité » (@LObs) ; – « Chaque année, les émissions carbone par passager baissent de 1,5 à 2% » selon un expert en aéronautique (@franceinfo).

31 Mai

Régions.news #379 – Edition du vendredi 31 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Immersion de l’hydrolienne Sabella au large d’Ouessant en 2018. Crédits photo : Photopqr / Maxppp. Le producteur français d’énergie renouvelable Akuo Energy et la PME bretonne Sabella, spécialisée dans l’hydrolien, ont signé un accord de partenariat en vue d’alimenter à hauteur de 70%, l’île d’Ouessant en énergie renouvelable en 2023. Le projet devrait également donner naissance à la première ferme commerciale hydrolienne française.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La ville de Roubaix (Nord), ancienne capitale de l’industrie textile, a été l’une des premières en France à se lancer dans le mouvement « zéro déchet », suivant l’exemple de San Francisco en Californie et Capannori, en Toscane. En 2015, cent familles roubaisiennes ont relevé le « Défi familles » qui est de réduire de 50 % ses déchets ménagers. Les foyers volontaires bénéficient tout au long de l’année d’un accompagnement spécifique. Une vingtaine d’ateliers animés par des bénévoles ont ainsi été créés où l’on y apprend par exemple à fabriquer un sac à pain, utiliser des couches lavables, gérer un composteur ou encore faire ses produits d’entretien.

► Des élèves ingénieurs en 3ème année à CESI École d’Ingénieurs à Arras (Pas-de-Calais), ont utilisé leurs compétences en informatique et en entrepreneuriat pour développer une association et rendre le numérique accessible au plus grand nombre. « On est parti d’un constat simple : il manque des compétences informatiques sur le marché. Il est donc nécessaire de former les personnes le plus tôt possible pour que les bases soient bien assimilées et susciter des vocations. Notre professeur nous a mis en contact avec le directeur d’une école primaire avec lequel il travaillait et qui voulait créer une salle informatique sur la base d’objets récupérés », explique un élève ingénieur de CESI, fondateur de l’association.

► EDF avec sa filiale Dreev viennent de lancer un système de recharge intelligent. Grâce à votre véhicule, vous pouvez vendre de l’électricité au réseau ! Le système s’adresse pour l’instant aux entreprises et aux collectivités. Hotravail, entreprise de la région bordelaise de 500 salariés qui emploie des personnes handicapées dans des domaines allant des espaces verts à l’audiovisuel, l’a déjà testé. Lorsqu’un salarié gare sa voiture électrique sur le parking, la borne de recharge est un peu différente des autres. Il y a deux options : soit on recharge la voiture, soit on la transforme en fournisseur d’électricité. Ces bornes intelligentes permettent de vendre au réseau l’électricité de la batterie de la voiture, quand elle est inutilisée.

#Télécom

► Apporter la fibre optique à tous les Français en 2025, c’est possible. Ainsi des industriels et des collectivités ont invité l’État à remettre 800 millions d’euros sur la table. Si l’industrie et les territoires tentent de pousser leurs feux, c’est que le bilan des déploiements de la fibre peut être considéré comme positif.

► Le gouvernement envisage aussi de créer une mutualisation des réseaux des quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues, Free) dans les zones rurales « grises », celles où la couverture est fragmentée. Ainsi il suffirait de les obliger à fonctionner comme s’il n’y avait qu’un seul et unique réseau sur la zone. Le smartphone d’un utilisateur accrocherait le signal de la borne la plus proche, peu importe l’équipement de l’opérateur.

Légende image. La baie de San Francisco en Californie, sur la côte ouest des États-Unis. Crédits photo : Sébastien Closs / Fotolia. San Francisco se rebiffe contre la Silicon Valley. Elle est la ville qui a osé interdire la première la location de trottinettes électriques dans ses rues. Celle qui a banni l’utilisation de la reconnaissance faciale par les forces de police. Celle qui a imposé à Amazon d’accepter l’argent liquide dans ses nouveaux supermarchés automatisés. Celle qui, a forcé Uber à lui partager des données confidentielles pour résoudre ses problèmes de bouchons.

#Reconnaissance_Faciale

► Pour avoir délibérément refusé d’être filmé par une caméra de reconnaissance faciale installée sur un camion de police stationné dans un quartier de Londres, un homme récolte 90 livres sterling (environ 100 euros) d’amende par la Metropolitan Police. La police avait indiqué dans un communiqué que « quiconque refusera d’être scanné ne sera pas nécessairement considéré comme suspect ». Les policiers ont donc justifié l’arrestation en prétextant « une nuisance à l’ordre public ». .

#RolandGarros2019

► Aujourd’hui, un système baptisé Hawk-Eye permet de mesurer au millimètre près le point de chute de la balle, de retracer sa trajectoire, sa vitesse. Il est donc possible de se passer des arbitres, comme lors du tournoi NextGen, un tournoi pour les moins de 21 ans. C’est le système Hawk-Eye qui arbitre. Il y a aussi des robots maintenant qui collectent les balles autour des terrains. Pour les joueurs, il y a des systèmes mis au point par des chercheurs américains qui prévoient à 90% l’endroit où va atterrir la balle et même peuvent anticiper les coups de l’adversaire. Au tournoi de Roland-Garros, les coachs vont pouvoir analyser les matchs en utilisant des milliers de statistiques.

► La vidéo est le premier centre d’intérêt des diffuseurs. Il y a eu la télévision en couleur, la télévision en haute définition… Maintenant que l’image est de qualité, l’enjeu est de rendre un match de tennis plus immersif. C’est notamment l’objectif poursuivi par France Télévisions qui utilise chaque année Roland-Garros comme un laboratoire d’innovation. La 5G devrait permettre de franchir un cap supplémentaire en étant en mesure d’absorber des flux de trafic plus importants et va ainsi permettre dans un premier temps de proposer des images de meilleure qualité. Qualité accrue de l’image qui servira à développer de nouveaux formats, comme la vidéo à 360 degrés (réalité virtuelle).

#IA [Et si on disait Intelligence Augmentée ou Auxiliaire. Cela ferait toujours IA]

► « L’IA est là pour faciliter nos décisions, pas pour les prendre à notre place. Je préfère parler d’intelligence augmentée, qui aide les êtres intelligents à avoir plus de capacités et à être meilleurs dans des domaines spécifiques. Mais ce sont eux qui gardent le contrôle, l’empathie et le sens commun, car ce que nous apprenons aux machines ne sont rien d’autre que des règles et la connaissance du monde, ce qui n’est certainement qu’une infime partie de l’intelligence. », explique Luc Julia, l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, dans son dernier ouvrage « L’intelligence artificielle n’existe pas », publié en février 2019 aux éditions First (p. 147).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Huawei au cœur de la bataille commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. À retenir cette semaine : – Nos smartphones sont des jouets avant d’être des outils ; – Fake news : les médias ont aussi un rôle à jouer pour ne pas les amplifier ; – La Finlande est en train de gagner la guerre contre les fake news. Ce qu’il faut en retenir. ; – L’impact de l’IA sur le journalisme et la démocratie ; – Les opérateurs télécoms auront de nouvelles obligations avec la 5G.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 31 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville

x► Intelligentes et écolos, cinq villes françaises qui montrent l’exemple. Décongestionner le trafic automobile, encourager l’utilisation des transports en commun, réduire la consommation d’énergie… Les villes ont tout à gagner à devenir « smart » en mettant les nouvelles technologies au service de la qualité de vie des habitants. Le concept de « smart cities » (villes dites intelligentes), apparu dans les années 2000, est une réalité dans l’Hexagone. « En la matière, La France n’a aucun complexe à avoir. Le pays possède de grands opérateurs industriels et de nombreuses start-up innovantes lui permettant d’être à la pointe », souligne Jean-Luc Porcedo, directeur général de Nexity Villes et Projets. Et ce développement devrait encore s’accélérer avec la mise en oeuvre de la loi de 2016 pour une République numérique, qui prévoit l’ouverture des données des collectivités comptant plus de 3 500 habitants. « Ecologie rime avec smart city », résume en substance le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. L’essor du numérique multiplie sans cesse le nombre de projets imaginables. Bordeaux, Lyon, Nantes, Issy-les-Moulineaux, Toulouse… (@LExpress). Légende image : Vue du quai Richelieu à Bordeaux. La ville a déclaré la guerre aux bouchons dès 1981.  Crédits photo : iStockphoto.

#CyberAttaque

► La ville de Baltimore paralysée par un virus informatique en partie créé par la NSA. Dans la nuit du 6 au 7 mai le serveur informatique de la ville de Bltimore (Maryland) a été victime d’une attaque de hackeurs. Trois semaines plus tard, l’affaire n’est toujours pas résolue. Les serveurs et les e-mails de la ville restent désespérément bloqués : impossible de débarrasser les dix mille ordinateurs de la ville de ce virus, un rançongiciel. Selon New York Times, l’un des composants de ce virus a été créé par la National Security Agency (NSA). L’Agence s’est fait voler en 2017 cette arme informatique devenue quasi impossible à contrôler. Bien sûr, il serait possible de payer. Les hackeurs réclament, selon le quotidien Baltimore Sun, 13 bitcoins, soit environ 113 000 dollars. Mais le maire de la ville s’y refuse. (@lemondefr).

#Transport

► Espace public : les trottinettes électrisent le débat. La colère contre les trottinettes électriques grandit. Un adjoint à la mairie de Paris a reconnu « un bordel généralisé ». Mi-mai, une « charte de bonne conduite », non contraignante, a été signée pour tenter de réguler la location et le stationnement des 15 000 engins proposés par une dizaine sociétés. Et des amendes ont été déterminées. Mais si l’autorégulation de ce qui est apparu il y a un an ne fonctionne pas, la Ville brandit la menace de l’interdiction. Le maire du 11e arrondissement  a déjà fait emmener toutes les trottinettes de la rue de la Roquette à la fourrière. Et une mère et son nourrisson de sept semaines ont été percutés par un de ces véhicules il y a quelques jours. A Bordeaux, une charte vient aussi d’être adoptée pour encadrer l’usage des vélos, scooters et trottinettes en libre-service. Et à Nantes, la mairie a retiré les trottinettes en libre-service. (@franceculture).

#Santé

► Données de santé et respect du secret médical, un « enjeu éthique ». Comment garantir le respect du secret médical alors que l’on recueille de plus en plus de données de santé sous forme numérique, dans le cadre des soins mais aussi d’applications destinées au bien-être? Le Comité d’éthique (CCNE) dresse des pistes dans un rapport publié mercredi 29 mai. « Les mutations technologiques et culturelles obligent à s’interroger sur les enjeux éthiques liés au recueil des données, à leur traitement et à leur exploitation », estime le CCNE. Il insiste « sur la nécessité de renforcer la protection de la personne concernant l’exploitation de ses données personnelles ».  « Formidable accélérateur de l’innovation en santé, l’exploitation des données massives fait intervenir, dans un domaine traditionnellement réservé au soin, de nouveaux acteurs qui ont pour objectif principal l’exploitation commerciale d’un marché du bien-être en plein essor », souligne le CCNE. « Comment assurer la protection des personnes, face à ces acteurs qui ne sont pas tenus aux mêmes règles déontologiques que les professionnels de la santé? », s’interroge-t-il. (@frenchweb).

► Comment la start-up Healphi s’attaque aux déserts médicaux. Jean-Sébastien Gras et Tarik Mouamenia ont lancé en 2017 un concept de cabinets de télémédecine. « Nous proposons des cabinets de télémédecine pour les déserts médicaux, où vivent 6 millions de Français. Ils sont dotés d’un chariot contenant des caméras et des instruments de mesure (stéthoscope, otoscope), que le médecin peut suivre à distance, en temps réel, grâce à notre appli. Sur place, des infirmiers que nous recrutons et formons accompagnent le patient », explique Jean-Sébastien Gras.

#Déchet

► Ces start-up développent un écosystème vertueux. Tom Szaky est un homme d’affaires avisé, qui a fondé tout son business sur la lutte anti-déchets. En 2001, cet Américain créait Terra-Cycle, « qui recycle tout ce qui ne peut pas l’être » et qui pèse aujourd’hui 40 millions de dollars de chiffre d’affaires. Dix-huit ans plus tard, c’est à Paris, le 14 mai, que l’entrepreneur a dévoilé son dernier projet lancé en même temps à New York : Loop, un système de consigne à grande échelle. Cette plateforme d’e-commerce propose des produits du quotidien dans des emballages conçus pour être réutilisés. Ils sont ensuite collectés, lavés et réutilisés. « Loop est le projet de réduction du plastique le plus incroyable, qui nous challenge le plus », s’enthousiasme Bertrand Swiderski, directeur du développement durable à Carrefour, premier distributeur à avoir rejoint l’aventure. (@Challenges).

#Technologie

► Silicon Valley : la technologie au service d’une idéologie ? Le journaliste et documentariste Fabien Benoit, auteur  de « The Valley. Une histoire politique de la Silicon Valley » (Arènes, 2019) explique : « Apple naît en 1977, et c’est un peu le début de la fin : ce qui avait été injecté dans le rêve informatique, cette quête de partage et de liberté, est absorbé par le marché. » (Fabien Benoit). Le philosophe Emmanuel Alloa, maître de conférence à l’Université de Saint Gall (Suisse), coordinateur du dossier « L’idéologie de la Silicon Valley » dans le numéro de mai 2019 de la revue Esprit. rappelle que « la Silicon Valley est un territoire circonscrit qui produit de la valeur bien au-delà de beaucoup d’États-nations dans le monde. » et que « la séparation du medium et du contenu, qui relève d’une pensée émancipatrice de l’ingénierie et qui permet de tout encoder, se retourne aujourd’hui en une pensée de l’automatisation qui nous empêche de poser la question du sens. » (@franceculture).

#Donnée_Numérique

► : Montréal ne veut pas d’une société «Big Brother ». Pour «rassurer la population» sur la manière dont les données numériques des Montréalais sont gérées, l’administration Plante a créé mardi un nouveau cadre réglementaire auquel organisations et citoyens seront invitées à adhérer afin de démonter le caractère éthique de leurs pratiques d’hébergement, de stockage et de collecte. « Il y a une inquiétude fondamentale de ne pas transformer notre société en Big Brother, a convenu le responsable de la Ville intelligente, François William Croteau. Ce n’est pas aux entreprises privées de décider à notre place de quelle manière on va collecter les données et pour quel usage. C’est une question de souveraineté numérique. » (@journalmetro).

#IA

► Scikit-learn : la bibliothèque française de l’intelligence artificielle. Dans le monde de l’informatique, et particulièrement de l’intelligence artificielle, certains services en ligne sont devenus indispensables : c’est le cas des bibliothèques de code ouvertes (ou « libraries » en « open-source »). La française Scikit-learn, lancée il y a une dizaine d’années, a pris une place importante dans ce paysage. Elle comptabilise chaque mois 500.000 utilisateurs, et plus de 1.000 contributeurs du monde entier depuis sa création. Car la particularité est que tout internaute peut participer, comme sur Wikipédia. L’initiative est encadrée depuis le début par l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique). (@LesEchos)

#Media

► Stanford Computational Journalism Lab : Jeter les bases du data journalisme américain. Par Elliot Horsburgh, étudiant en journalisme à UCLan. Cet article est tiré d’un billet originellement publié sur media-innovation.news. À partir de rien, l’Université de Stanford  a adopté une nouvelle approche de l’innovation afin de fournir aux journalistes une plate-forme leur permettant de raconter des histoires qui seraient restées inexplorées. Qu’il s’agisse de couvrir des machines à voter piratables ou d’analyser des interpellations de la police, Stanford utilise le data journalisme pour modifier les politiques publiques et sensibiliser le public aux problèmes qui se posent en Amérique. Ils visent à créer un changement du monde réel grâce à leurs efforts et n’ont aucune intention de s’arrêter. Lire la suite sur le site @metamedia.

#RevueDeLiens

► – L’aéronautique poursuit sa longue marche vers le zéro CO2. Si les moteurs électriques ne sont pas près de remplacer les réacteurs sur les avions gros porteurs, les avionneurs et les équipementiers ont plusieurs fers au feu pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre du transport aérien, sans entamer sa croissance. L’électricité est l’un d’eux, mais aussi les biocarburants et l’hydrogène. (@LesEchos) ; – Ce que les réseaux neuronaux voient vraiment. L’un des problèmes persistants des réseaux neuronaux profonds est que les humains ne comprennent généralement pas comment ils obtiennent leurs résultats étonnants. (@zdnetfr) ; – L’intelligence artificielle, bientôt notre meilleur rival de jeu ? (@siecledigital) ; – Taxation du numérique: l’OCDE franchit une étape cruciale Au cours d’une réunion qui s’est tenue mardi 29 et mercredi 30 mai, 129 pays ont approuvé la « feuille de route pour résoudre les défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie ». (@Challenges) ; – « Facebook fonctionne comme une dictature » : le grand pouvoir de Mark Zuckerberg contesté à l’AG du réseau social. Quatre résolutions ont été défendues, jeudi, par des actionnaires, qui proposent de réduire la mainmise du cofondateur du réseau social sur le groupe ou d’instaurer des contre-pouvoirs dans sa gouvernance. (@lemondefr) ; – Immigration : la rugueuse méthode danoise (@LExpress).

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