26 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 26 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Travail

► La vie impossible des travailleurs de la Silicon Valley chinoise. Des employés qui ne peuvent pas dormir la nuit, à qui on demande s’ils sont prêts à rompre leur couple pour le travail ou incapables de fonder une famille par manque d’énergie pour avoir des relations sexuelles après le travail. Bien sûr, on ne parle pas là des ouvriers qui sont sur les chaînes d’assemblage des iPhone mais de ces milliardaires, quatre de plus par semaine l’an dernier en Chine, et de ceux qui veulent le devenir. Pour chaque succès, il y en a des milliers qui essaient et qui ratent. Ainsi, l’entreprise derrière TikTok demande désormais à ses employés de travailler le samedi une semaine sur deux. Chaque jour, ils commencent à 9 heures du matin et finissent à 9 heures du soir. Le burnout serait la cause de 8% des échecs, un chiffre qui ne semble pas faire évoluer les mentalités. Ironiquement, il y a sans doute un point commun entre la Silicon Valley américaine et la chinoise. Puisque leurs maîtres sont tout le temps au travail, les chats chinois ont eux aussi les appartements rien que pour eux… C’est ce que dévoile un long reportage du South China Morning Post. (@pressecitron). Photo: AFP / Getty Images

#Data

► Les villes peuvent obtenir les données GPS des transports en libre-service. Les entreprises sont nombreuses à se rêver en « data company », symbole de leur transformation et d’une efficacité accrue. Les métropoles pourraient, elles, ambitionner elles de devenir des « data city ». L’objectif : adapter, entre autres, les investissements grâce à l’analyse des données, mais aussi mieux gérer les flux de déplacements pour réduire les congestions. « Nous sommes convaincus aujourd’hui que le Big Data, au service des politiques de mobilité, est un outil exceptionnel, mais surtout un outil qui permettra d’optimiser des investissements extrêmement lourds qui seront faits dans le domaine des transports en commun » déclarait lors du salon Big Data l’adjoint à la Maire de Paris, Jean-Louis Missika. (@zdnetfr).

#Logement

► Nanterre se lance dans le logement participatif. Devenir propriétaire à Nanterre (Hauts-de-Seine) d’ici 2024 sans être en CDI ou avec des revenus modestes. Cela est possible en faisant partie d’un projet d’habitat coopératif qui sera intégré à la construction de 4 500 logements d’ici 2030 dans un quartier de la ville. Parmi ces 4 500 logements, entre six et huit seront accessibles uniquement en coopérative. Ce procédé est déjà expérimenté notamment à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ou à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Pour pouvoir acheter le terrain, chaque futur propriétaire doit avancer une somme de son choix. En outre de l’achat du bien, chaque sociétaire de la coopérative doit également payer une redevance mensuelle calculée en fonction de la surface de son bien à un prix défiant toute concurrence.  (@LeParisien_92).

#Téléphonie

► Xi Jinping fait de Monaco une vitrine pour Huawei. La visite officielle du président chinois à Monaco a été l’occasion pour Xi Jinping de promouvoir les intérêts de l’équipementier télécoms chinois Huawei en Europe. En février, à l’occasion du Mobile World Congress de Barcelone, Monaco Telecom a annoncé un partenariat avec Huawei pour faire de Monaco le premier pays équipé de la nouvelle génération de téléphonie mobile la 5G. L’ambition de Monaco est de prendre de l’avance pour transformer le Rocher en Smart city. En France, le débat fait rage. Les quatre opérateurs avaient déjà écarté tout équipementier chinois des cœurs de réseaux et de l’île de France, deux points très sensibles des systèmes de télécommunications. (@FigaroTech).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Google se met au jeu, Apple à l’info payante, et Facebook a de nouveaux problèmes. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – Elections européennes : 19 médias issus de 13 pays s’allient pour traquer les infox ; – Médias: la politique européenne a été quasi absente des JT en 2018 ; – Comment un Internet sans limites nous enchaîne ; – Roch-Olivier Maistre, président du CSA : « Il faut rééquilibrer les obligations entre les chaînes et les plates-formes » ; – Facebook : cinq astuces pour mieux protéger vos données personnelles.

#Numérique

► « Le numérique est en train de devenir une extension de notre cerveau. Il nous facilite la vie de bien des manières, et notamment en nous déchargeant de tout ce dont nous devions nous rappeler avant. ». Ainsi Enki Bilal, auteur de « Bug » dont le second tome paraîtra mi-avril, explique dans un entretien sur le site @koriifr. Il ajoute : « Le numérique reconfigure l’être humain d’une façon qui n’avait jamais été vue auparavant. C’est une invention qui détrône toutes les autres grandes inventions. Le numérique nous modifie en profondeur, et pas forcément pour le meilleur. C’est un outil qu’il faut apprendre à maîtriser. Mais en définitive, c’est plutôt lui qui nous maîtrise ! Le grand problème, c’est la mémoire. C’est le déficit de transmission qu’impose le numérique de manière inévitable. »

► « Il y a toujours un vrai blocage des femmes sur les métiers techniques » Dans cet épisode un peu spécial de Regards Connecté, Thomas Gouritin interroge quatre femmes de la tech sur la place des femmes dans la technologie. Pour comprendre ce qui les bloque à se lancer dans les métiers techniques, il faut prendre en compte les freins sociaux, le phénomène d’auto-censure, et des problématiques structurelles dans l’exposition des roles models féminins. Pour abattre ces barrières et espérer des profils plus divers dans la tech, «il y a un vrai travail à faire à l’école», selon Stéphanie Laporte, directrice agence social media OTTA, et du Master Communication Digitale et Community Management INSEEC à Bordeaux, pour qui « souvent, les gens issus de la diversité n’ont pas le même niveau d’information et le même niveau d’accès au voies qualifiantes, aux écoles glamours, aux parcours sexy ». . (@frenchweb). A lire : Où sont les femmes dans le secteur de l’intelligence artificielle ? (@Challenges).

#RéalitéVirtuelle

► A Laval, la réalité virtuelle a trouvé son terrain. Laval Virtual est le salon de référence de la réalité virtuelle (VR) depuis 21 éditions. « Considérées comme le nouvel écran, les technologies immersives séduisent les professionnels par leur potentiel multiple. Gain de temps, réduction des coûts, réduction des distances, interaction et sensorialité optimisées, sont autant d’avantages dont les entreprises tirent profit en utilisant les outils de réalité virtuelle et réalité augmentée », expliquaient Laurent Chrétien, le directeur général de Laval Virtual. « Plus que jamais nous voulons inspirer, créer du lien, favoriser la création et l’interaction. Mais nous avons aussi particulièrement à cœur de « sortir du cadre » et d’affirmer notre ADN avant-gardiste, en présentant une sélection toujours plus pointue de talents émergents qui deviendront, pour certains, les références de demain », poursuivait-il. (@villeintelmag).

#Information

► Fact Checking : apprenez à géolocaliser des photos en suivant ce compte TwitterPar Gaëlle Faure, journaliste au Global Investigative Journalism Network. Billet originellement publié en anglais sur GIJN. Une fois par jour, le compte Twitter @Quiztime publie une image. Cela peut être une rue vide, des collines ou un avion garé sur une piste. C’est généralement une photo, parfois une vidéo, mais toujours teintée de mystère. Et c’est là tout l’essentiel : en cherchant des indices dans l’image, les joueurs de ce quiz, qui pour la plupart sont journalistes, tentent de déterminer avec exactitude l’endroit du monde dans lequel la photo a été prise. Lire la suite sur le site @metamedia.

#IntelligenceArtificielle

► L’intelligence artificielle est-elle sexiste ? Flora Vincent, biologiste de profession, est l’invitée de ce neuvième épisode d’Anti-brouillard. Elle a co-écrit avec Aude Bernheim, un ouvrage qui vient de paraître, « L’intelligence artificielle, pas sans elles » aux éditions Belin (mars 2019), dans lequel les deux scientifiques évoquent leurs recherches autour des biais sexistes dont les systèmes d’intelligence artificielle peuvent faire l’objet. (@usbeketrica).

#LiensSauvages

► – Conglomérat 2.0. Les vieux conglomérats industriels n’ont plus la cote. Les champions du digital se muent eux en conglomérats numériques, enrichissant de plus en plus leurs services. Ne vont-ils pas trop loin ? (@LesEchos) ; – Aux Pays-Bas, les multinationales s’engagent pour des transports maritimes plus propres. Plusieurs grands groupes néerlandais s’allient à l’armateur danois Maersk pour utiliser des navires alimentés en biocarburant sur la liaison Rotterdam-Shanghai. (@LesEchos) ; – Quatre questions sur la très décriée réforme européenne du droit d’auteur (@franceinfo) ; – Intelligence artificielle : Microsoft en passe d’ouvrir une école de formation continue à Bordeaux (@LaTribuneBdx) ; – Comment l’intelligence artificielle bouscule les entreprises (@le_figao) ; – EdTech : l’Europe peut-elle rivaliser avec la Chine et les États-Unis ? (@frenchweb) ; – Ford compte électrifier toute sa gamme (@Challenges) ; – Théorie de l’effondrement : la « collapsologie » est-elle juste une fantaisie sans fondement ? (@franceculture) ; – Les pièges de la « démocratie directe numérique » (@franceculture).

25 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 25 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Environnement

► L’intelligence artificielle et l’environnement: un mariage naturel ? Valérie Bécaert est entrée dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) par la porte du développement durable. Aujourd’hui directrice du groupe de recherche chez Element AI, une entreprise cofondée par Yoshua Bengio, elle a commencé sa carrière comme chercheuse en analyse de cycle de vie. Au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), dont elle était devenue la directrice en 2011, un mandat d’inventaire de la part du gouvernement du Québec l’a forcée à la réflexion. « C’était infernal [d’essayer d’obtenir] des données en environnement. Les gens ne voulaient pas partager leurs informations », a-t-elle constaté. L’ingénieure chimiste de formation a décidé de faire le saut du côté de l’IA « pour voir comment cela pourrait bénéficier au monde de l’environnement ». Elle est devenue directrice des partenariats de l’Institut de valorisation des données (IVADO) avant d’atterrir chez Element AI. Bien qu’elle se consacre désormais à une variété de projets, le grand espoir qu’elle place dans l’IA réside toujours dans son potentiel en matière de développement durable. (@LeDevoir). Légende image : Photo: Unsplash « On n’a qu’une planète et des ressources limitées », souligne Valérie Bécaert.

#Ville

► La smart city peut-elle être catastrophique ? Le catastrophisme est le sujet du second colloque organisé le 25 mars par la Chaire Smart City et philosophie au sein de l’Université Côte d’Azur dont Laurence Vanin est titulaire. Est-il possible de tout prévoir ? Comment faire de la ville intelligente une ville heureuse ? Digital, environnement, entreprise… comment anticiper ? Il explique dans un entretien sur le site @latribunepaca : « Pour faire suite à ce thème, je souhaitais que nous puissions envisager ce que serait une smart city « ratée » c’est-à-dire qui manquerait ses promesses et deviendrait un lieu où il ne ferait pas bon vivre, un haut-lieu de la technologie, froid, austère, sans âme. Anticiper sur la smart city, mieux la penser pour mieux la construire, c’est aussi avoir recours au scénario catastrophe ! Mais peut-on envisager l’impossible et se préparer à l’impensable ? Nous connaissons les défis que souhaite relever la smart city : rompre avec le gaspillage énergétique, se soucier de la protection de l’environnement, tenter de se prémunir du risque de catastrophes naturelles…. Néanmoins anticiper et réfléchir à partir d’une logique du pire peut-il permettre de créer une smart city invincible ? »

#OpenData

► Nouvelle Arme Puissante Au Profit De Villes Performantes. Le boom urbain phénoménal des territoires invite les décideurs politiques à opter pour de nouveaux modes de gouvernance. Actuellement, les villes souffrent de nombreuses défaillances influant la vie quotidienne des populations locales. Cette situation rend la contribution des citadins et des forces en présence localement incontournable, au regard de nombreux paramètres inédits à prendre en compte, pour augmenter la performance des services urbains et résorber des problématiques très concrètes. Dans ce sens, les pilotes des villes doivent se doter d’outils d’aide à la décision, tels que l’OpenData en mesure de repérer les lacunes et dysfonctionnements urbains pour y remédier par une gestion rationnelle en phase avec la nouvelle disruption digitale à l’œuvre pour bénéficier de l’intelligence citoyenne et favoriser la création de valeur collective. (@forbes_fr).

#Santé

► Comment la pharmacie s’approprie le Big Data et l’intelligence artificielle. Après GSK, Merck, Novartis et Pfizer, c’est au tour de Sanofi de nommer un directeur numérique. Sauf qu’à la différence de ses concurrents, c’est son directeur médical, Ameet Nathwani, qui va cumuler ce poste. Ameet Nathwani aura ainsi pour mission de marier le développement de médicaments avec technologies numériques et le « big data », explique-t-on chez Sanofi. L’apparition, au cours des derniers dix-huit mois, au sein des groupes pharmaceutiques, de cette nouvelle fonction qui fait désormais jeu égal avec les directions marketing, médicale ou de la recherche, résulte de leur prise de conscience qu’ils ne peuvent plus se contenter de développer des médicaments en ajoutant une « couche de technologie par-dessus » mais qu’il faut désormais intégrer les deux. Reste à savoir comment. Pour l’instant chacun tâtonne avec la signature, en 2018, d’une quinzaine d’accords avec des start-up d’intelligence artificielle comme Berg, Exscientia ou Aktana, outre les premiers partenariats plus anciens et très médiatisés avec les Gafa. (@LesEchos).

#Travail

► Des détenus britannique formés au codage pour une meilleure réinsertion. Un projet de formation des détenus au codage va être lancé au Royaume-Uni. Le Département du numérique, de la culture, des médias et des sports a investi 100.000 livres (116.783 euros) pour mettre en palce ces cours dans deux prisons et un centre d’aide à l’emploi d’anciens détenus, rapporte la BBC.L’idée est d’aider les ex-prisonniers à enrichir leurs compétences en matière de numérique afin de trouver un emploi et favoriser leur réinsertion. Le projet fait partie d’un programme plus vaste dont le budget total atteint 1,2 million de livres (1,4 million d’euros). Cette formation « les aidera à trouver un travail qui changera leur vie et leur ouvrira les portes d’une carrière très gratifiante », estime Margot James, ministre de la Culture, des communications et des industries créatives. Dans le pays, le coût de la récidive est estimé à 15 milliards de livres (plus de 17,5 milliards d’euros). (@20minutes).

#Agriculture

► Un maraîcher de Côte-d’Or produit ses semences lui-même. Yanick Loubet est maraîcher. Aujourd’hui à la retraite, il  se consacre depuis de nombreuses années à la production de semences paysannes bio. Il est d’ailleurs devenu formateur dans ce domaine. Il mène ce combat depuis presque 40 ans pour préserver la biodiversité et le libre arbitre des agriculteurs et des consommateurs. Un rapport de l’organisation mondiale de la santé (FAO), publié en février, constate même que le recul de la biodiversité met en danger la capacité des humains à se nourrir. « La biodiversité, qui sous-tend nos systèmes alimentaires, à tous les niveaux, est en déclin dans le monde… Une fois perdues, les espèces de plantes, d’animaux et de microorganismes qui sont critiques pour nos systèmes alimentaires ne peuvent être récupérées. L’avenir de notre alimentation est donc gravement menacé. » (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

► Paul Hermelin : « L’intelligence artificielle sera partout ». Invité du « Grand témoin Le Figaro », le PDG de Capgemini s’inquiète de l’incapacité de l’Europe à créer un véritable marché unique, et donc des champions de la technologie. Il explique : « On peut dès aujourd’hui affirmer que l’intelligence artificielle sera partout. La capacité d’un algorithme à être «auto-apprenant» pour traiter un volume massif de données existe déjà. Les cas réels d’application de l’intelligence artificielle sont désormais légion. À partir des données, l’IA est capable de trouver des corrélations, des liens de causalité, mieux que tout ce que peut produire la science cognitive. Un distributeur peut charger ses camions de livraison avec les bons produits avant même que les clients n’aient passé commande! L’IA est donc un outil très puissant qui aura un impact dans de nombreux champs: le marketing, la logistique, la production, avec des progrès considérables possibles sur la maintenance, etc. » (@FigaroTech).

► Experts, scientifiques et régulateurs se réunissent en Suisse sur la gouvernance de l’intelligence artificielle. L’événement se positionne comme le premier forum international sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA). Une cinquantaine d’experts, de scientifiques et de régulateurs se réunissent samedi 23 mars à la fondation Brocher, près de Genève en Suisse, pour une table ronde organisée par l’association AI Transparency Institute. « L’objectif est de créer du lien entre les chercheurs en intelligence artificielle, les régulateurs, la société civile et l’industrie ; de les réunir pour discuter des enjeux, des risques et opportunités de l’IA, explique Eva Thelisson, juriste et fondatrice de l’association organisatrice, experte notamment invitée au groupe de travail sur l’IA de l’OCDE. L’objectif de ce forum est aussi démocratiser le débat, qui doit sortir des instances de régulation et des commissions scientifiques. C’est un point important pour construire la confiance dans ces technologies. » (@usinenouvelle).

#Energie

► Danemark : la référence de l’éolien. En matière d’énergie solaire, l’île d’Aero possède une imposante infrastructure. « Pour l’instant, nous avons 33 000m² de panneaux solaires. Cela représente la moitié des besoins annuels en chauffage. Nous pouvons fournir 1 600 foyers », explique un spécialiste. Même le ferry, utilisé par les 6 400 habitants de l’île, est électrique. Le trafic routier étant très faible, c’est un bon moyen de rallier, en voiture, les îles environnantes. Selon Greenpeace, les éoliennes situées à Aero fonctionnent 330 jours par an, et permettent de couvrir 120% des besoins de l’île. Ce qui permet même de revendre de l’énergie sur le reste du réseau danois. Le Danemark s’est fixé l’objectif d’attendre 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050. (@franceinfo).

#Ecole

► Au Japon, une intelligence artificielle va aider les professeurs à détecter le harcèlement scolaire. Il y a quelques mois, la maire de la ville d’Otsu, au Japon, affirmait que les écoles devaient « agir fermement contre le harcèlement, sans compter seulement sur l’expérience des professeurs, mais en recourant aux analyses de données d’une intelligence artificielle ». En effet, à partir d’avril, une intelligence artificielle commencera à analyser les données des écoles d’Otsu. Elle passera en revue plus de 9.000 cas de harcèlement, avérés ou seulement suspectés, subis par des élèves d’écoles élémentaires et de collèges de la ville au cours des six dernières années. Il s’agit de mettre en lumière « les caractéristiques des harcèlements, afin d’aider les professeurs à identifier des cas dans leurs classes ». Les données devraient être disponibles d’ici le mois d’octobre. (@slatefr).

#LiensSauvages

► – Le streaming vidéo, nouveau pari d’Apple (@LesEchos) ; – Un an après le rapport Villani : où en est la stratégie nationale en IA ? (@LesEchos) ; – [We Love Innovation] André Manoukian, la «Nouvelle Star» de l’IA (@frenchweb) ; – Économie numérique et fracture sociale: pas de fatalité ! (@24heuresch) ; – A Marseille, la ville de demain se rêve en smart city (@MadeMarseille) ; – Opinion | La smart city, un concept qui se concrétise (@LesEchos) ; – La photo « presque religieuse » de Jacinda Ardern après l’attentat de Christchurch (@Big_Browser) ; – Streaming vidéo, gaming, finance : Apple accélère dans les services (@LesEchos) ; – L’urbanisme se met à l’heure de la « smart city » (@lessor42) ; – Quel futur pour la Cité numérique ? Les propositions d’Alain Turby (@LaTribuneBdx).

24 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 24 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Publicité

► Le numérique, moteur du marché de la publicité en France en 2018. Par Alexandre Bouniol, France Télévisions, MediaLab. La publicité en France se porte bien, merci pour elle. L’Institut de Recherches et d’Etudes Publicitaires (IREP), France Pub et Kantar Media ont présenté les résultats du BUMP, baromètre unifié du marché publicitaire. Croissance à deux chiffres pour le numérique, stabilité pour les autres investissements publicitaires ou encore poussée de l’affichage DOOH, Méta-Media revient sur la présentation des résultats du marché publicitaire en 2018. Lire la suite sur le site @metamedia. Légende image : Time Square à New York. Crédits photo : Joe Yates.

#Data

► « Les riches peuvent se permettre de refuser que leurs données et leur attention soient vendues comme un produit. Les pauvres et la classe moyenne ne disposent pas du même type de ressources pour y parvenir. » Lire l’article du New York Times : Human Contact Is Now a Luxury Good Screens used to be for the elite. Now avoiding them is a status symbol.

#Agriculture

► Savez-vous planter les choux… à la mode des robots ? Dans un quartier périphérique de Kyoto, au Japon, une immense serre détonne dans le paysage. A l’intérieur, d’innombrables plants de salades, à différents stades de développement, poussent en toute saison dans des bacs, sous les lumières blanches de centaines de LED et lampes fluorescentes. Au milieu des allées, un bras articulé circule automatiquement, plante ici de nouvelles laitues avant d’aller plus loin récolter celles arrivées à maturation. Dans cette exploitation hors sol, les robots ont remplacé les humains. A l’aide de capteurs et de sondes, des ordinateurs récoltent des données sur la santé des salades. (@LeParisien_Tech).

#Informatique

► « Pendant les vingt premières années de l’informatique, les femmes étaient pratiquement les seules à savoir programmer. Elles dirigeaient les équipes logicielles, ont fait émerger les standards et les protocoles, ont inventé les premiers compilateurs [programmes qui transforment un code source en un code objet] et les premiers langages informatiques. Quand ces tâches sont devenues importantes, qu’elles ont eu de la valeur, qu’il y avait de l’argent à faire, c’est là qu’on a vu les femmes quitter progressivement le terrain. Non par choix, mais parce que les hommes voulaient ces boulots, réalisant qu’ils pouvaient y revendiquer un statut. », explique Claire L. Evans dans un entretien sur le site @lemondefr.

► « Computer Grrrls », exposition, performances et conférences sur le thème des femmes et de l’informatique, à La Gaité lyrique, à Paris, du 14 mars au 14 juillet. Voir le programme complet est à consulter en ligne. A lire : Computer Grrrls, l’exposition qui remet les femmes au cœur de l’ordinateur (@MagazineCheek) et A lire « L’histoire des femmes dans les technologies, c’est l’histoire des technologies tout court », affirme la journalise américaine dans un entretien sur le site @FigaroTech.

#MediaSocial

► «Expensive Chat», la messagerie où chaque lettre envoyée coûte 0,8 centime. C’est une initiative originale, mais loin d’être désintéressée. Un entrepreneur néerlandais vient de lancer un espace de discussion en ligne sur lequel chaque caractère envoyé est payant. Sur « Expensive Chat » (« chat cher »), chaque lettre est facturée 1 centime de dollar (soit 0,8 centime d’euros). De quoi y réfléchir à deux fois avant d’envoyer un message ou troller d’autres utilisateurs… À la fin de la journée, le montant correspondant à tous les mots que vous avez tapés est automatiquement débité de votre compte. Pour se faire une idée, un message de 174 caractères est facturé 1,46 dollar, soit 1,28 euro. (@20minutes).

#LiensSauvages

► – La voiture autonome, entre mirages et déconvenues (@Challenges) ; – Wi-fi, bagages… Comment le numérique transforme le vol ? (@Challenges) ; – La vérité sur l’arrêt des centrales à charbon (@Challenges) ; – Déserts médicaux : le retour des vieilles lunes (@LesEchos) ; – Tourisme InnovationLab : vers un tourisme qui prend en compte l’art de vivre (@villeintelmag) ; – Droit d’auteur sur Internet : dernières harangues avant un vote crucial en Europe (@LesEchos) ; – Bouygues et Vinci à l’offensive sur les résidences de « coliving » (@Figaro_Economie) ; – Cinq chiffres pour comprendre comment le gouvernement veut lutter contre l’exclusion numérique (@01net) ; – Numérique : « le grand soir du «Monde » (@libe).

23 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 23 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

► Mieux que la ville intelligente, la gouvernance intelligente. Par Pascual Berrone, professeur de management stratégique à l’IESE Business School. Qu’entend-on par ville intelligente ? La plupart des gens pensent qu’il s’agit de mettre en oeuvre des nouvelles technologies innovantes, des solutions de mobilité et des infrastructures modernes. En effet, au cours des dernières années, de nombreuses villes ont réalisé des progrès considérables à ce niveau pour devenir « plus intelligentes ». Toutefois, si l’on demande à la plupart des gens de décrire leur ville du futur idéale, neuf fois sur dix il ne s’agit pas vraiment de bénéficier des toutes dernières technologies. Il est plutôt question d’avoir une ville pouvant proposer des opportunités d’emploi, une ville facilement accessible et qui respecte l’environnement, où les taux de criminalité et d’inégalité sont faibles et où la population se sent et est bien gérée. Lire la suite sur le site @LesEchos. Légende image : Amsterdam, aux Pays-Bas, est l’une des villes les mieux classées dans l’indice Cities in Motion. Crédits photo : Shutterstock.

#Energie

► Énergies de demain : et si nous prenions une grande bouffée d’hydrogène ? Promouvoir l’hydrogène, un carburant incolore, inodore, et qui ne rejette aucun polluant dans l’atmosphère. La start-up Hype finance l’opération. Elle croit dur comme fer à cette source d’énergie naturelle. « Nous mettons en place à Paris la plus grosse flotte de taxis propres au monde, en partenariat avec le constructeur japonais Toyota, le géant du gaz Air liquide, et le spécialiste des infrastructures énergétiques Idex », détaille Mathieu Gardies, le patron de la société. D’ici à la fin de 2020, Hype compte déployer 600 véhicules. Une véritable armada qui ne laissera pourtant dans son sillage qu’un peu de vapeur d’eau ! Après des décennies de flottement, la révolution promise par l’hydrogène serait-elle enfin lancée ? C’est l’intuition de Thierry Lepercq, auteur de l’ouvrage Hydrogène, le nouveau pétrole (Le Cherche midi), à paraître le 28 mars. « Partout sur le territoire, cette molécule naturellement présente dans l’eau inspire des projets », constate-t-il. Ainsi, la ville de Pau inaugurera sa ligne de bus à hydrogène avant la fin de l’année. L’aéroport de Toulouse l’utilisera bientôt pour alimenter ses engins de manutention au sol. Et plusieurs régions ont d’ores et déjà commandé au fabricant Alstom des trains équipés de pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène. (@LExpress).

► Et si l’océan devenait notre nouvelle source d’énergie renouvelable ? Alors qu’il y a quelques semaines, nous vous parlions d’une nouvelle technologie solaire imaginée à partir de cellules pérovskites, sur le point de révolutionner les solutions existantes, aujourd’hui il se trouve que des scientifiques de Stanford ont trouvé un moyen de produire de l’hydrogène à partir de l’eau de nos océans.Effectivement, ils soutiennent que l’eau salée pourrait devenir la première source d’énergie renouvelable dans les années à venir. Les chercheurs sont persuadés que l’électrolyse, le fait de transformer l’eau en hydrogène, peut être une nouvelle source prometteuse d’énergie renouvelable. Pour cela, il y un obstacle majeur : l’eau doit être purifiée. Il s’avère que c’est une ressource assez rare.  (@siecledigital).

► Stocker de l’énergie à grande échelle va enfin devenir possible. Un autre technologie d’avenir, également développée pour créer la voiture propre, la pile à combustible qui utilise de l’hydrogène. Celui-ci est produit grâce à un électrolyseur, qui, alimenté par l’électricité en surplus, décompose l’eau en oxygène et en hydrogène. En recombinant les deux gaz dans une pile à combustible, on obtient alors de l’eau et de l’électricité sans dégager aucun gaz à effet de serre. Il faut, cette fois, trouver un moyen de stocker l’hydrogène. Une première possibilité est de conserver le gaz sous haute pression dans de grosses bonbonnes, les stacks, regroupées dans des conteneurs, un peu comme les batteries lithium-ion. Encore expérimental et assez onéreux (500 euros par kilo d’hydrogène sous très haute pression), ce genre d’installations permettra à terme d’alimenter des clients industriels gros consommateurs d’électricité. « Pour un vrai stockage de masse de l’hydrogène, la meilleure solution est l’utilisation de grandes cavités salines, où l’on sait déjà stocker du gaz naturel, explique Olivier Lhote, responsable stockage de la division hydrogène renouvelable chez Engie. Il faut bien sûr que les conditions géologiques s’y prêtent, mais à terme on devrait arriver à un coût moyen actualisé de stockage très faible, de l’ordre de 10 euros le mégawattheure. » Un premier projet de ce genre est prévu dans le comté du Cheshire au Royaume-Uni. Issu d’électricité éolienne, l’hydrogène qui y sera entreposé devrait permettre d’ici quinze ans de produire 1,5 gigawattheure, de quoi fournir en électricité 1 million de foyers. (@MagazineCapital).

► Revue de liens : – L’hydrogène est-il vraiment l’énergie du futur ? (@Figaro_Economie) ; – Électricité renouvelable : pourquoi l’hydrogène peut jouer un rôle (@LesEchos); – L’hydrogène est-elle une énergie propre ? (@futurasciences) ; – A Dunkerque, l’hydrogène stocke les énergies renouvelables (@latribune) ; – De l’hydrogène propre créé à partir d’eau de mer, c’est désormais possible (@clubic).

#MediaSocial

► Pourquoi Facebook arrive mieux à supprimer les photos de seins que les vidéos terroristes. La question revient avec insistance depuis l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. On peut la résumer de manière peut-être un peu crue, mais néanmoins pertinente, grâce à un commentaire abondamment aimé et commenté sur la page Facebook de l’émission Quotidien, sur TMC : « C’est dingue comment Facebook est beaucoup plus rapide à bloquer une photo de mon cul qu’une vidéo d’assassinats terroristes en direct… » L’auteur de l’attentat terroriste de Christchurch a en effet diffusé sur son profil Facebook le massacre de cinquante personnes dans deux mosquées. Face à cela, et au-delà des questions sur le succès du discours haineux d’extrême droite sur les réseaux sociaux, et l’absence de fermeté politique au niveau mondial sur le sujet, deux accusations sont formulées contre Facebook. Au point que, en une semaine, le réseau social a communiqué plusieurs fois longuement sur le sujet, notamment dans un texte traduit en français jeudi 21 mars. (@lemondefr).

#LiensSauvages

► – Palantir, Huawei, Kaspersky: le cri d’alarme d’un ancien de la DGSE sur la cybersécurité (@Challenges) ; – Intraitable et visionnaire, qui est vraiment Jeff Bezos, l’homme le plus riche de la planète ? (@Challenges) ; – Une rencontre entre YouTubeurs rivaux dégénère en bagarre à Berlin (@20minutes) ; – L’intelligence artificielle entre dans la pub (@LesEchos) ; – L’Assemblée vote la création d’un « espace numérique de santé » pour chaque usager (@europe1) ; – Les enceintes connectées : un micro dans mon salon (@LesEchos).

22 Mar

Régions.news #370 – Edition du vendredi 22 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Unités Climeon à Fludir, Islande. Crédit photo : Climeon. La géothermie comme l’énergie éolienne et solaire, ne produisant presque aucune émission de CO2. Mais les grandes centrales géothermiques dépendent d’un accès à de l’eau très chaude, qui ne peut être récupérée que dans des régions de la planète comme l’Islande et l’Indonésie. La société suédoise Climeon affirme pouvoir rendre la géothermie accessible grâce à sa technologie peut utiliser la chaleur à basse température, ce qui permet à une plus grande partie du monde d’accéder à une énergie géothermique économiquement viable.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► L’agriculture urbaine en réponse aux difficultés sociales. Grande-Synthe (Nord), cité industrielle en déshérence, a compris que la transition écologique pouvait être une véritable bouffée d’oxygène. Depuis 2011, son maire a préféré retrousser ses manches, mobiliser associations locales et pouvoirs publics, pour faire de la commune un laboratoire de ce que les autres vivront demain. Plaçant la crise industrielle derrière lui, l’édile est convaincu que les politiques de développement durable sont des réponses de long terme aux difficultés sociales des habitants : « Si la population ne peut pas s’offrir une alimentation de qualité, alors c’est à nous, collectivité, de créer les conditions pour que chacun puisse accéder à une nourriture saine. »

► Dans le dictionnaire, un écotone est une zone de transition écologique entre plusieurs écosystèmes. Ainsi à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), technopole située sur plusieurs communes dont Antibes, un projet Écotone, projet immobilier futuriste est prévu sur un terrain de 4 hectares. Il s’agit d’un espace comprenant un secteur pour les entreprises, des hôtels, des restaurants, des parkings et de nombreux espaces verts. Le but est de faire monter la nature sur les bâtiments. Le projet est imaginé par l’architecte Jean Nouvel.

► Deux communes sur trois en Île-de-France ont totalement arrêté d’utiliser des pesticides, allant plus loin encore que la loi, révèle une enquête de l’Agence Régionale de la Biodiversité (ARB). La loi Labbé, mise en application depuis le 1er janvier 2017 interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries. Il existe une dérogation à la loi pour deux lieux publics : les cimetières et les terrains sportifs.

#GrandDébat

► « Convaincu que la colère sociale exprimée par les Gilets jaunes est liée à une crise de nos manières d’habiter et d’aménager nos villes et nos territoires », un rapport d’étape livre déjà les grands axes des propositions des architectes. La transition écologique y apparaît omniprésente. « Réparer les centres villes et requalifier les zones périphériques » sont deux marqueurs. Dans un entretien à l’AFP, Denis Dessus, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, souligne qu’il faut « se consacrer à la rénovation du bâti existant qui correspond à 99% du parc ». « Un bâtiment dure plusieurs générations, est habité pendant des centaines de milliers d’heures, modifie l’environnement pour des décennies », argumente-t-il, et donc « concevoir l’urbanisme et l’architecture ne doit pas être soumis aux seuls appétits financiers spéculatifs ».

Légende image. Machine de Turing imaginée par Alan Turing en 1936, en vue de donner une définition précise au concept d’algorithme ou de « procédure mécanique ». Crédits photo: Steve Simmons UK / Fotolia. Assistant intelligent, voiture autonome, reconnaissance faciale  et autres technologies numériques nous promettent monts et merveilles. Mais comment en est-on arrivés là ? Si cela fait des siècles que l’homme créé des machines pour alléger ses tâches et accroître sa production, c’est surtout dans les années 30 que les choses s’accélèrent, grâce notamment à Alan Turing, mathématicien britannique de génie (1912-1954), inventeur du concept d’ordinateur et communément dénommé père de l’informatique.

#IntelligenceArtificielle

► Un rapport commandité par la Direction générale des Entreprises (DGE), présente les quatre enjeux clefs à adresser pour encourager le développement de l’intelligence artificielle (IA), domaine stratégique, à l’échelle nationale. Quelles conditions peuvent favoriser l’émergence d’un écosystème français autour de l’intelligence artificielle ? La DGE s’est penchée sur cette question à travers une étude prospective. Celle-ci identifie quatre grands leviers d’action : 1/ Constituer et donner accès à de très grands jeux de données de qualité ; 2/ Capitaliser sur les usages sectoriels de l’IA ; 3/ Concevoir et diffuser largement des formations de référence sur l’IA ; 4/ Être ambitieux sur l’expérimentation.

#Ville

► Quelle place pour l’intelligence artificielle dans la construction des villes ? Dans un contexte de crise énergétique, beaucoup d’espoirs s’accrochent à l’intelligence artificielle. L’idée est d’améliorer la performance énergétique des bâtiments et de lutter contre la précarité énergétique. Il s’agit de connectivité du bâtiment avec son environnement à travers l’usage de capteurs et autres objets connectés à un réseau. Ces outils permettent de réunir et de stocker des informations sur les usages au sein du bâtiment. Grâce à l’IA, les bâtiments peuvent devenir une plateforme de services efficace pour ses occupants, mais aussi les constructeurs, les gestionnaires et les exploitants d’un parc immobilier. À lire : L’intelligence artificielle face aux réalités du bâtiment

► « Pour prendre en compte le changement climatique et préserver l’environnement, il faudra intégrer davantage dans le processus de construction le remploi de matériaux existants, développer la filière bois avec une approche circulaire », explique Walid Goudiard (Jones Lang LaSalle). Ainsi « L’espace devenant limité et cher, pourquoi ne pas imaginer des lieux transformables s’adaptant à des usages différents au cours de la journée », affirme Christel Zordan (Fonds d’investissement Nuveen).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Nouvelle dure semaine pour Facebook, un an après Cambridge Analytica. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La tuerie en Nouvelle Zélande montre encore une fois l’incapacité de YouTube et Facebook de gérer la haine et les images violentes. Comment Facebook a-t-il permis la diffusion en direct de la tuerie pendant 17 mn ? Ses processus internes de modération ne fonctionnent pas. Et, il s’agit bien d’un massacre produit pour Internet. Et pour radicaliser les internautes. Les réseaux sociaux n’ont pas su gérer. Même s’il n’y a pas que les réseaux sociaux qui montrent la tuerie. Attention donc à l’oxygène d’amplification.

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ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 22 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Numérique

► L’accélération numérique implique un changement de mentalitésPWA, RPA, machine learning, blockchain, 5G, informatique quantique… les discussions portant sur le numérique tournent essentiellement autour des innovations. Si la technologie est une composante omniprésente dans toute activité numérique, le principal facteur-clé de succès de votre transformation digitale est bien l’évolution de l’état d’esprit des collaborateurs : aligner leur mindset sur celui du marché. Nous n’avons de cesse de répéter dans nos articles que la transformation numérique est avant tout une démarche centrée sur l’humain : les collaborateurs qu’il faut convaincre, rassurer, stimuler, former, accompagner…Lire la suite sur le site. (@sysk).

#Internet

► Combattre la haine sur Internet : trois défis à relever. Par Angeliki Monnier, Professeure en Sciences de l’Information et de la Communication, chercheure au Centre de recherche sur les médiations, Université de Lorraine. Les discours de haine – aversion profonde de l’Autre – inondent Internet, et cela malgré les tentatives de réguler la parole en ligne. La société civile ainsi que les instances étatiques – européennes et extra-européennes (délégations, Commission européenne, Conseil de l’Europe, Unesco), tentent de lutter contre la prolifération de ces propos haineux. Les plates-formes elles-mêmes, Facebook, Twitter, etc. – s’efforcent d’instaurer des politiques de surveillance des conduites haineuses, entre détection automatique et recours à des signalements par des personnes.  Lire la suite sur le site @metamedia.

#MediaSocial

► Attentat de Christchurch : 8chan, vivier en ligne du terrorisme d’extrême droite. Très peu connu du grand public, le forum 8chan est, en revanche, un nom courant dans les cercles d’extrême droite en ligne. C’est l’un des sites que fréquentait Brenton Tarrant, l’auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a fait cinquante morts vendredi 15 mars. Le terroriste, qui a ouvert le feu dans deux mosquées de la ville, avait annoncé sur 8chan son intention de commettre un massacre quelques minutes avant les faits. Il y a aussi publié un « manifeste » de plus de 70 pages et un lien vers la vidéo en direct de son attaque. À l’origine de cette plate-forme sulfureuse se trouve 4chan, un forum anonyme de discussion et de publication d’images. (@lemondefr).

► Ces usages qui entraînent des regrets sur les réseaux sociaux. Utiliser les médias sociaux est une habitude pour des millions de personnes dans le monde. De nombreux usages et fonctionnalités existent permettant aux individus d’interagir, de produire et/ou de consommer des contenus informationnels variés. Le potentiel commercial et marketing de ces usages n’a pas échappé aux entreprises et aux marques qui n’ont de cesse actuellement de promouvoir sur ces plates-formes produits, événements ou personnes. Facebook demeure à ce titre le réseau social numérique (RSN) le plus plébiscité par les marques, avec plus de 65 millions de pages officielles recensées en 2017]. Générer de plus en plus d’engagement des consommateurs sur ces pages étant devenu une priorité. (@FR_Conversation).

► Facebook a conservé des centaines de millions de mots de passe de manière non sécurisée. L’un des plus gros acteurs de la Silicon Valley vient de reconnaître une erreur majeure de sécurité informatique. Dans un communiqué diffusé jeudi 21 mars, le réseau social Facebook annonce que les mots de passe de centaines de millions d’utilisateurs du réseau social ont été conservés de manière non sécurisée sur les serveurs de l’entreprise. « Nous nous sommes rendu compte que certains mots de passe de nos utilisateurs étaient stockés de manière lisible dans nos serveurs internes », explique Facebook, qui admet avoir fait cette découverte en janvier 2019. (@lemondefr).

#Europe

► Suède : au pays des cyborgs vikings. Stockholm, en janvier, devant le grand atrium en forme d’agora d’Epicenter, qui, comme son nom l’indique forme le point névralgique de la scène tech suédoise. La maison a organisé un afterwork, un DJ se charge de chauffer l’ambiance, alors qu’il fait – 5 °C à l’extérieur. Dans un coin près de l’ascenseur, Jörgen Linder, moyennant 1 800 couronnes (170 euros), offre pour sa part un nouveau service devenu très en vogue ces derniers mois. Ce pierceur professionnel injecte des micropuces de technologie NFC dans la main d’apprentis cyborgs lassés de devoir chaque jour composer avec badges, cartes de gym, titres de transports, jetons de cafétéria. Leur idéal : pouvoir se passer de portefeuille et sillonner la ville sans rien dans les poches… Un groupe de curieux s’est formé autour de la petite table où les opérations se déroulent, le smartphone au bout du bras pour immortaliser la scène. (@LesEchos).

#Université

► Dijon : « Smart City et gouvernance de la donnée », une chaire unique en France inaugurée. La chaire «Smart City et gouvernance de la donnée» de l’université de Bourgogne a été inaugurée lundi 11 mars. Elle s’appuie sur le projet Smart City Dijon Métropole, « fruit d’une ambition politique très forte de repenser le modèle urbain du 21ème siècle ». La création de cette chaire est donc l’occasion pour les multiples acteurs du territoire (collectivités publiques, entreprises, établissements d’enseignement supérieur et de recherche…) d’unir leurs compétences « pour accompagner le développement d’un modèle innovant de ville intelligente en favorisant une meilleure compréhension des enjeux et en soutenant indirectement le développement économique des acteurs concernés ». (@Infos_Dijon).

#Numérique

► Salwa Toko : « Redonner sa place à l’humain dans le numérique ». Salwa Toko est présidente du Conseil National du Numérique (CNNum) et ancienne militante pour le droit des femmes et des jeunes sur Internet. Elle est l’invitée du Shadok et de Rue89 Strasbourg, le jeudi 21 mars, pour évoquer la réappropriation d’Internet, avec Charles Nepote de la Fondation Internet Nouvelle Génération. Comment réinventer le numérique ? Aux débuts d’Internet, les objectifs de ses fondateurs étaient de permettre une meilleure circulation de l’information, autour de principes d’ouverture et de progrès partagés. Mais aujourd’hui, l’écosystème numérique est ultra-centralisé autour de quelques grands géants, aux technologies verrouillées, aux pratiques controversées et dont les effets questionnent les modèles sociaux du travail… Comment en est-on arrivé là et surtout, comment en sortir ? (@rue89strasbourg).

#Téléphonie

► La 5G représente 57% des investissements chinois dans la technologie. La Chine continue à marquer de son empreinte les nouvelles technologies. Pékin devrait ainsi rester le premier pays d’Asie en matière de dépenses technologiques en 2019, avec des dépenses estimées à 256 milliards de dollars et 273 milliards de dollars en 2020. Le géant asiatique devrait également continuer à dominer le futur protocole de communication sans fil de la 5G à l’échelle planétaire, alors que les  investissements du pays dans la 5G représentent 57 % de ses dépenses technologiques globales. Un volume de dépense qui a permis à la Chine de dépasser les États-Unis de 24 milliards de dollars dans la 5G depuis 2015, avec ses trois grands opérateurs de télécommunications dévoilant leurs plans de lancement de réseaux 5G commerciaux d’ici l’année prochaine, selon Forrester. (@zdnetfr).

#IntelligenceArtificielle

► Sans le savoir, nous apprenons aux robots à nous dépasser. Ça se passe souvent sur le web, quand un site nous demande si on n’est pas un robot et qu’on doit cocher toutes les images où il y a une voiture ou un feu rouge. Ce système en fait est fait pour entraîner la voiture autonome de Google pour lui permettre de reconnaître ces signes. Ce système, baptisé par l’acronyme anglais captcha, signifie en français : test public complètement automatisé qui permet de distinguer un ordinateur d’un être humain. C’est très utilisé sur les sites web pour savoir quand ce n’est pas un robot qui vient acheter toutes les places d’un concert par exemple. (@franceinfo).

#LiensSauvages

► – Plongez dans la réalité virtuelle à Laval Virtual ! (@franceinfo) ; – La vente en ligne bouscule le commerce automobile (@frenchweb) ; – Amazon prend position sur la publicité vidéo mobile (@frenchweb) ; – Le déchet, une nouvelle ressource à gérer en commun ? (@FR_Conversation) ; – La viande de laboratoire peut-elle nourrir la planète ? (@lemondefr) ; – Un policier chinois déguisé en femme pour alerter au sujet des arnaques en ligne (@Observateurs) ; – L’intelligence artificielle pourrait être utilisée pour manipuler les diagnostics médicaux (@BFM_Tech) ; – 64% seulement des Français considèrent que le numérique transforme positivement leur métier (@itsocial_fr) ; – Libérer le potentiel des villes intelligentes françaises grâce au Wi-Fi (@itsocial_fr) ; – « Dans l’usine, le travail physique se double d’une couche cognitive », selon Antonio Casilli (@usinenouvelle).

21 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 21 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Informatique

► Assistant intelligent, voiture autonome, reconnaissance faciale  et autres technologies numériques nous promettent monts et merveilles. Mais comment en est-on arrivés là ? Si cela fait des siècles que l’homme créé des machines pour alléger ses tâches et accroître sa production, c’est surtout dans les années 30 que les choses s’accélèrent, grâce notamment à Alan Turing, mathématicien britannique de génie (1912-1954), inventeur du concept d’ordinateur et communément dénommé père de l’informatique. (@univbordeaux). A lire aussi : Les mythologies d’Alan Turing  (@franceculture). Légende image. Machine de Turing imaginée par Alan Turing en 1936, en vue de donner une définition précise au concept d’algorithme ou de « procédure mécanique ». Crédits photo: Steve Simmons UK / Fotolia.

#Transport

► Les pistes, à 500 milliards d’euros, pour en finir avec les voitures essence et diesel. Un rapport présenté mercredi 20 mars par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) dresse « les scénarios technologiques permettant d’atteindre l’objectif d’un arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040 ». Les enjeux sont considérables. La filière automobile représente 16 % du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière française, avec plus de 4 000 entreprises industrielles et 440 000 salariés, ainsi que près de 130 000 sociétés de service employant 480 000 salariés. Les trois scénarios envisagés (« médian », « pro-batterie » et « pro-hydrogène ») tablent sur des progrès importants en R&D et sur une baisse significative du prix des batteries lithium et des piles à combustibles à hydrogène pour tendre vers la « disparition totale des véhicules thermiques non hybrides en 2040 ». (@lemondefr). A lire aussi : La voiture électrique fera perdre plusieurs dizaines de milliards par an à l’État (@Figaro_Economie).

#Energie

► Pour la première fois, un juge autorise le refus d’installation d’un compteur Linky. Dans le cas de ces 13 plaignants dotés d’un certificat médical attestant de leur hypersensibilité électromagnétique, le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse « a ordonné à Enedis de faire en sorte que l’électricité ne soit pas distribuée » avec un système de courant porteur en ligne (CPL) présent dans les compteurs Linky, a précisé Me Christophe Lèguevaques. Le compteur Linky, produit par Enedis et permettant de relever à distance et en direct la consommation des clients, fait l’objet de polémiques récurrentes depuis son déploiement en 2015, suscitant des inquiétudes sur l’exposition aux champs électromagnétiques et le respect de la vie privée. (@Challenges).

#Entreprise

► Le long chemin des PME vers l’intelligence artificielle. Les pouvoirs publics commencent à se mobiliser pour faire essaimer cette technologie dans les petites entreprises. Des diagnostics sur mesure se mettent en place. Pour inciter les patrons à se lancer, l’idée est aussi de démystifier. « L’intelligence artificielle, tout le monde en parle, mais peu de gens en font. Moins de 15 % des entreprises françaises ont des solutions IA qui tournent, et ce taux est encore plus faible dans les PME. Il faut passer à l’action. » Chez Sylvain Duranton, de la société de conseil Boston Consulting Group, c’est une conviction bien ancrée : les PME ont intérêt à se jeter dans le grand bain de l’IA. « Si les PME industrielles n’ont pas intégré rapidement le numérique, la blockchain et l’IA, elles risquent de se faire dépasser », abonde la députée d’Eure-et-Loir Laure de la Raudière, spécialiste du dossier. « Dans nos territoires, il vaut mieux miser sur la numérisation et le passage à l’IA, qui font grandir nos entreprise de taille intermédiaire (ETI), plutôt que de créer des pépinières à start-up qui sont un phénomène métropolitain. » (@LesEchos).

#Banque

► Banking 4.0: la spectaculaire fragilisation des banques françaises. Par Fabien Giuliani, Doctorant en prospective chez Conservatoire National des Arts et Métiers. Si la Bourse est souvent un jeu de dupes, il arrive que son verdict soit sans appel. Depuis un an, les capitalisations boursières des principales banques françaises connaissent un net décrochage. Deux phénomènes complémentaires peuvent expliquer cette érosion préoccupante. La perte de confiance des investisseurs semble en premier lieu imputable à la mauvaise qualité des actifs au bilan, et notamment des prêts accordés par les banques. Outre l’incertitude pesant sur la qualité de leurs bilans, les majors ont peu renouvelé leur modèle d’activité les dix dernières années, et ce malgré l’irruption de nouveaux concurrents particulièrement innovants. Fintechs, acteurs majeurs de l’économie digitale et autres opérateurs télécoms captent une part croissante des flux financiers en se focalisant sur un nombre limité de segments comme le paiement, le prêt, la gestion de patrimoine automatisée, le transfert de fonds… Lire la suite sur le site @frenchweb.

#Commerce

► La hausse de l’e-commerce fait exploser le nombre d’accidents de camionnettes en Espagne. Les accidents et collisions des petits véhicules de livraison ont augmenté de 55 % depuis 2012 en Espagne, suivant la montée en puissance du commerce électronique. C’est ce que révèlent les chiffres de l’Observatoire de la sécurité routière, qui indiquent aussi que durant cette période, les accidents de camionnettes ont été multipliés par deux sur les autoroutes et les voies rapides, provoquant 32 % d’hospitalisations en plus. Si les coursiers à vélo sont devenus le symbole de l’ubérisation du travail, les chauffeurs livreurs qui sillonnent les villes et les campagnes en camionnette sont l’autre face de la précarité de l’emploi surgi dans le sillage d’Amazon et des plateformes de commerce électronique. À lire aussi : Aux Pays-Bas, le vélo électrique est devenu source de profit et… d’accidents mortels. (@LesEchos).

#Robotique

► Les six idées à retenir de … « Les robots n’auront pas notre peau » Le challenge sociétal dans le monde du travail se concentre sur notre capacité à nous adapter, affirment Laurent Geneslay et Rasmus Michau dans leur ouvrage publié aux éditions Dunod. À travers ce livre, les auteurs s’interrogent sur les changements à venir dans l’entreprise à l’heure de l’intelligence artificielle. Avec l’émergence de la « gig economy », l’économie des petits boulots, et le développement de la robotisation et de l’intelligence artificielle, des questions se posent sur l’avenir du travail. Aux Etats, et surtout aux entreprises de s’adapter ! Certains voient en l’IA un potentiel de danger : le « dataïsme » serait une nouvelle religion et les humains seraient soumis à la toute-puissance des algorithmes. D’autres dénoncent un scénario catastrophe. En réalité, la peur que la technologie tue le travail est un débat ancien. Personne ne peut prédire les jobs du futur. Le challenge sociétal dans le monde du travail se concentre sur notre capacité à nous adapter. @EchosExecutives).

#Web

► Les géants du web partent en guerre contre les anti-vaccins. De nombreuses plateformes en ligne ont promis depuis le mois de février de réduire l’influence des fake news entourant la vaccination. Il suffit de chercher « vaccins » pour tomber dessus. Un groupe Facebook pour la « protection (…) des enfants en France » face aux « lobbys pharmaceutiques ». Une « enquête » en neuf épisodes d’un youtubeur adepte des thérapies alternatives. Un livre sur les « bienfaits de l’abstention vaccinale » sur Amazon. Sans exception, les plateformes en ligne les plus visitées hébergent toutes des contenus qui remettent en cause l’efficacité des vaccins et leur prêtent des dangers imaginaires. Après des années de laisser-faire, à l’heure où l’OMS classe « l’hésitation à l’égard du vaccin » parmi les dix principales menaces pour la santé mondiale en 2019, les géants du web se décident enfin à freiner les colporteurs de désinformation médicale. (@LExpress).

#DroitDAuteur

► « Qwant va rémunérer les éditeurs de presse pour l’indexation de leurs articles », dit son patron. Dans une interview aux « Echos », Eric Léandri, le patron du challenger européen de Google, plaide en faveur de la directive européenne sur le droit d’auteur qui doit être votée la semaine prochaine car la presse et les autres éditeurs de contenus doivent être rémunérés. Sur ce point, Qwant montrera l’exemple. Il estime en revanche crucial que les acteurs du Web s’appuient sur une plate-forme publique et open source pour identifier les contenus à rémunérer au lieu de s’en remettre aux outils de Google et de Facebook. (@LesEchos).

#PublicitéEnLigne

► Pourquoi Facebook et Google ont tout à craindre d’Amazon. Quelques mots disséminés dans un rapport annuel de 137 pages sont parfois plus parlants que des grandes déclarations de PDG. « Nous sommes en compétition avec Amazon dans la publicité en ligne », peut-on lire dans le document de Facebook publié fin janvier, qui désigne nommément son rival pour la première fois. Avant lui, d’autres n’avaient pas hésité à désigner le groupe de Jeff Bezos comme nouvelle puissance du secteur. Il y a deux ans, Sir Martin Sorrell, fondateur du leader mondial de la communication WPP, avait pronostiqué qu’Amazon deviendrait la « troisième force » du secteur derrière le duopole Google-Facebook. Une prédiction qui s’est très rapidement révélée exacte. Trimestre après trimestre, le géant de Seattle a doublé Snapchat, Twitter, puis Oath (AOL et Yahoo!) et Microsoft (LinkedIn) pour s’installer sur le podium du secteur aux Etats-Unis, son principal marché dans la pub en ligne. (@LesEchos).

#LiensSauvages

► – Définir un avenir souhaitable pour l’humanité (@frenchweb) ; – 89% des sites gouvernementaux laissent l’AdTech se servir de vos données (@frenchweb) ; – Comment Google continue d’imposer son modèle publicitaire au nez et à la barbe de Bruxelles (@frenchweb) ; – La Croix, Le Figaro et L’Equipe, lauréats du fonds Google pour l’innovation (@frenchweb) ; – Tencent annonce un bénéfice plombé par sa branche jeux vidéo (@frenchweb) ; – Une intelligence artificielle au pouvoir? 1 Français sur 4 serait d’accord (@LeHuffPost) ; – Avec l’intelligence artificielle de Google, joue-la comme Bach (@20minutes) ; – Que va apporter la 5G en ville ? Bien plus que de la vitesse (@lesnums) ; – Free-floating : à Paris, les opérateurs devront payer (@ClubTechniCites) ; – La smart city s’installe en France : l’exemple d’Angers (@angersinfo) ; – Des salariés très en attente de formations au numérique (@EchosExecutives).

20 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 20 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Satellite 

► Planet Labs mise sur l’intelligence artificielle. L’image satellite, c’est bien. L’analyse qui en est faite, c’est mieux. Un an après avoir atteint son objectif initiale, photographier chaque jour l’intégralité de la planète, la jeune société la start-up californienne Planet Labs pivote peu à peu vers la vente de données. « Ce n’est pas encore une part significative de notre chiffre d’affaires, expliquait son PDG. Mais c’est une activité qui grossit rapidement. Et à terme, elle devrait générer l’essentiel de nos revenus ». Les 331 minisatellites (30 cm de long sur 10 cm de haut et de large, pour moins de 5 kg) que la licorne a envoyés dans l’espace lui permettent de ramener sur Terre, chaque jour, 1,5 million de photos à 29 mégapixels. Les images accumulées aux quartre coins de la planète sont vendus aux grandes entreprises. (@LesEchos). A lire aussi : La Terre comme vous ne l’avez encore jamais vue depuis l’espace (@Le_Figaro). Légende image : 09 mars 2018, Afrique du Sud, Cape Town : UN SkySar la photo satellite d’entreprise Labs Inc montre une vue générale du paysage de la ville du Cap et la montagne de la table. Photo : Planet Labs Inc/DPA.

#Agriculture

► Deux communes sur trois en Île-de-France ont totalement arrêté d’utiliser des pesticides, allant plus loin encore que la loi, révèle une enquête de l’Agence Régionale de la Biodiversité. La loi Labbé, mise en application depuis 1er janvier 2017 interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries. Il existe une dérogation à la loi pour deux lieux publics : les cimetières et les terrains sportifs. Ces communes, qui représentent 67% de la région, vont donc au-delà de la loi en bannissant les  pesticides mêmes pour ces espaces communaux. Cette part n’atteignait que 22% au 1er janvier 2017. L’indicateur « objectif zéro pesticide » a été créé par l’ARB en 2011, qui se félicite de « la mobilisation des communes pour tendre vers le zéro pesticide sur l’ensemble de leurs espaces ». (@franceinfo).

#Ville

► Services : Montréal misera sur l’intelligence artificielle. Densité de la circulation, emplacement des nids-de-poule, localisation des crimes et des incendies, nombre de remorquages : la Ville de Montréal collige en temps réel des milliers de données différentes sur ce qui se passe sur son territoire. Reste maintenant à trouver comment y voir clair afin d’y donner un sens. « La ville intelligente doit permettre d’améliorer la qualité de vie des citoyens. Ce qu’on essaie de travailler, c’est de voir de quelle manière la collecte de données peut nous aider à améliorer les décisions qu’on prend », explique François Croteau, élu responsable de la ville intelligente au sein de l’administration Plante. Montréal a ainsi décidé de miser sur l’intelligence artificielle afin de l’aider à donner un sens aux données massives qu’il collige. « On veut implanter une culture de prise de décision à partir des données, des faits, donc prendre de meilleures décisions. » (@lp_lapresse).

► La ville idéale ou Big Brother ? Rendez-vous à Mannheim, en Allemagne, dans Le quartier Benjamin Franklin. Un quartier d’un nouveau genre, sur un ancien site de l’armée américaine. Après le départ des derniers militaires et de leurs familles en 2011, la ville a décidé de transformer le quartier et d’en faire un laboratoire de la « ville du futur », la smart city, où le numérique est mis au service de l’environnement et du vivre-ensemble. Un reportage de Wyloen Munhoz-Boillot sur le site de @RFI (à partir de 5’21’’).

► Action coeur de ville : les villes moyennes « jouent un rôle d’équilibre important » pour la maire de Beauvais. La demande de proximité est l’un des sujets qui a suscité le plus d’attentes de la part des Français lors du grand débat. Voilà pourquoi le gouvernement a affirmé vouloir y répondre en intensifiant le programme de revitalisation des centres bourgs lancé l’an dernier dans 222 villes de taille moyenne. « Le grand débat a montré le besoin impérieux de nos concitoyens d’une très grande forme de proximité », a souligné le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, devant les maires des villes concernées réunis mardi à Paris. « 2019 doit être la phase opérationnelle » du plan Action coeur de Ville pour réhabiliter les centres bourgs, a-t-il fait valoir. (@franceinfo).

#Urbanisme

► Quelle place pour l’intelligence artificielle dans la construction des villes ? Dans un contexte de crise énergétique, beaucoup d’espoirs s’accrochent à l’intelligence artificielle. L’idée est d’améliorer la performance énergétique des bâtiments et de lutter contre la précarité énergétique. Il s’agit de connectivité du bâtiment avec son environnement à travers l’usage de capteurs et autres objets connectés à un réseau. Ces outils permettent de réunir et de stocker des informations sur les usages au sein du bâtiment. Grâce à l’IA, les bâtiments peuvent devenir une plateforme de services efficace pour ses occupants, mais aussi les constructeurs, les gestionnaires et les exploitants d’un parc immobilier. (@Demain_la_Ville).

#Santé

► Comment Doctolib a propulsé le médical français dans le numérique. Le spécialiste de la prise de rendez-vous avec un médecin en ligne Doctolib rejoint le club fermé des « licornes » françaises (jeunes pousses valorisées à plus d’un milliard de dollars). Lorsque Doctolib s’est lancé, en 2013, il n’y avait que le téléphone ou de rares sites internet mal fichus pour prendre rendez-vous avec un médecin. Aujourd’hui, il suffit de se connecter, à n’importe quelle heure, à Doctolib.fr. Pour les patients, l’avantage est évident. Pour les médecins, il l’est tout autant car, grâce à ses nombreux rappels de consultations par mail et SMS et la possibilité de décommander en un seul clic, Doctolib réduit considérablement le nombre de rendez-vous médicaux non-honorés. D’ailleurs, ce sont les médecins qui financent le service à hauteur de 109 euros par mois. (@franceinfo).

#Données

► Une question majeure à l’heure de la diffusion massive des technologies numériques qui construisent la « ville de demain ». Pas moins de 70% des habitants de la planète devraient vivre en ville d’ici 2040. Et c’est justement grâce aux milliards de données récoltées par l’utilisation d’objets et de services connectés, en plein boum ces dernières années, que la vie en ville va pouvoir s’améliorer. Nombre de grandes villes, dans le monde et désormais en France, ont ainsi recours à l’Open Data, qui consiste à faciliter l’accès du grand public aux millions de données qu’elles possèdent. Le traitement de toutes ces données génère un marché lui-même en forte croissance, puisqu’il nécessite, entre autres, de former les « travailleurs de la donnée » et qu’il a conduit à la création d’une multitude de start-up qui rivalisent d’innovation pour s’y faire une place de choix. Lire le « big data » en cinq chiffres (@LObs)

#Numérique

► Les Français peinent à saisir l’importance de se former au digital. Quartoze millions de Français sont touchés par «l’illectronisme», soit l’illettrisme numérique, c’est-à-dire la difficulté à utiliser des outils et des services associés à Internet. Ce constat se présente comme problématique à l’heure où le numérique s’infiltre dans toutes les strates de l’économie. L’étude Randstad re.search est d’autant plus préoccupante qu’elle démontre que les habitants de l’hexagone sont moins «techno-enthousiastes» au sujet de l’impact du digital sur leur métier et moins conscients des enjeux à venir que leurs confrères internationaux. L’étude démontre, en effet, qu’un peu plus de la moitié des français seulement (64%) considère comme «positif» l’impact du numérique sur leur métier contre trois quarts des actifs (75%) dans le reste du monde. (@Le_Figaro).

#IntelligenceArtificielle

► Les quatre enjeux de l’intelligence artificielle en France. Un rapport à visée prospective, commanditée par la DGE (Direction générale des Entreprises) s’est penché sur le développement de l’intelligence artificielle (IA) en France. Ce document présente 4 enjeux clefs à adresser pour encourager ce domaine stratégique à l’échelle nationale. Quelles conditions peuvent-favoriser l’émergence d’un écosystème français autour de l’intelligence artificielle ? Le Pôle interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations économiques (Pipame), rattaché à la DGE, s’est penché sur cette question à travers une étude prospective. Celle-ci identifie quatre grands leviers d’action : – 1/ Constituer et donner accès à de très grands jeux de données de qualité ; – 2/ Capitaliser sur les usages sectoriels de l’IA ; – 3/ Concevoir et diffuser largement des formations de référence sur l’IA ; – 4/ Être ambitieux sur l’expérimentation. (@itsocial_fr).

#LiensSauvages

► – Lithium, la recette secrète d’Eramet (@LesEchos) ; – La SNCF va proposer un service de vente de billets de train via Facebook Messenger (@franceinfo) ; – Doctolib : le patron dévoile les plans de la nouvelle licorne française (@EchosExecutives) ; – Comment Google tente d’amadouer l’Union européenne (@Challenges) ; – Doctolib vaut désormais plus d’un milliard d’euros (@Challenges) ; – Stadia : les zones d’ombre du projet de plate-forme de jeu vidéo de Google (@lemondefr). ; – Acheter ses billets de train sur Messenger, c’est désormais possible (@LExpress) ; – A Cachan, grande première dans la géothermie avec un forage sub-horizontal (@usinenouvelle) ; – 5G : l’Allemagne lance ses enchères sans exclure Huawei. Les menaces des États-Unis font pschit (@lesnums).

19 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 19 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#GrandDébat

► Les architectes plaident pour une ville écolo à dimension humaine. « Convaincu que la colère sociale exprimée par les Gilets jaunes est liée à une crise de nos manières d’habiter et d’aménager nos villes et nos territoires », un rapport d’étape livre déjà les grands axes des propositions des architectes. La transition écologique y apparaît omniprésente, tout comme la demande de « densification des zones pavillonnaires » et de proximité des transports et services. « Réparer les centres villes et requalifier les zones périphériques » sont deux marqueurs. Dans un entretien à l’AFP, Denis Dessus, président du Conseil national de l’Ordre des architectes, souligne qu’il faut « se consacrer à la rénovation du bâti existant qui correspond à 99% du parc ». « Un bâtiment dure plusieurs générations, est habité pendant des centaines de milliers d’heures, modifie l’environnement pour des décennies », argumente-t-il, et donc « concevoir l’urbanisme et l’architecture ne doit pas être soumis aux seuls appétits financiers spéculatifs ». (@Culturebox). Légende image : La ville de Dijon, vue aérienne. Crédits photo : Lionel lourdel / Hemis.fr.

► Ce sont les I.A. qui vont décider du futur, et c’est flippant. Les deux mois de « Grand débat » se sont achevés lundi 18 mars 2019. 1,6 million de contributions en ligne vont être passées en revue par les algorithmes d’intelligence artificielle de l’institut de sondage OpinionWay. Leur boulot ? Classer les réponses des citoyens pour faire remonter les principales suggestions. « Dans le premier cas, c’est assez simple : (…) il suffit alors de compter le nombre d’occurrences de chaque réponse et de transformer cela en pourcentage, explique Frédéric Micheau, directeur du département opinion & politique chez OpinionWay, à Libération. Ce qui est plus compliqué, c’est de traiter les contributions libres. » OpinionWay travaille pour cela avec les algorithmes de la société française Qwam. La machine lit chacun des verbatims et les compare à un dictionnaire de notions – de mots, de groupes de mots, d’idées. De quoi analyser rapidement des quantités de données colossales. Chose que des statisticiens seuls ne seraient pas capables de faire. (@LADN_EU). A lire aussi : L’intelligence artificielle au service du grand débat (@franceculture).

#Ville

► Alexandre Allard : « Cidade Matarazzo contient tous les éléments de l’urbanité de demain ». Présenté au MIPIM, le projet que l’homme d’affaires français développe à Sao Paolo se veut la préfiguration de ce que va devenir la ville intelligente. Bâtiments épurés, végétalisation à outrance, rues enterrées, un village consacré au retail mais aussi à l’artisanat brésilien, une chapelle suspendue avec en dessous, un cinéma et une salle de spectacle… Et une application pour récolter la data et suivre le parcours du visiteur. Le projet sera signé, entre autre de l’architecte basé dans le Var, Rudy Ricciotti et de Jean Nouvel. « Ce n’est pas un monde physique auquel on colle une application. Il existe deux mondes, un technologique, l’autre physique, que je rapproche. Je déplace le curseur du monde physique et je déplace le curseur du monde digital pour les amener l’un vers l’autre », explique Alexandre Allard. (@latribunepaca).

#Immobilier

► Les défis immobiliers à relever pour les prochaines années. Les enjeux climatiques, énergétiques et numériques vont transformer les bureaux de demain. L’immeuble du futur sera encore plus économe en énergie mais aussi hybride, convertible et ultra connecté. « Pour prendre en compte le changement climatique et préserver l’environnement, il faudra intégrer davantage dans le processus de construction le remploi de matériaux existants, développer la filière bois avec une approche circulaire », explique Walid Goudiard, directeur AMO-MOE chez Jones Lang LaSalle. Ainsi « L’espace devenant limité et cher, pourquoi ne pas imaginer des lieux transformables s’adaptant à des usages différents au cours de la journée », affirme Christel Zordan, directrice générale du Fonds d’investissement Nuveen (@Le_Figaro).

► L’intelligence artificielle face aux réalités du bâtiment. Pour tenter d’y répondre, le laboratoire du futur des villes et des infrastructures (Leonard) créé par Vinci, a lancé mardi 12 mars une série de conférences consacrées à l’intelligence artificielle dans la construction, la mobilité et l’industrie. La première, exclusivement consacrée au secteur du bâtiment, a débuté sur un constat : les champs d’application et la pertinence de l’IA ne sont pas les mêmes entre la phase de conception/construction de l’ouvrage et celle de son exploitation. Les applications de l’IA concernent déjà le contrôle et l’analyse visuelle du chantier, où l’ordinateur signale les situations dangereuses (zones à risques, absence d’équipement de protection, etc.) et surveille les accès. Mais pendant la conception du bâtiment, l’enjeu est de recourir à l’IA lors de la mise au point des matériaux (chimie de la construction) ou de la conception de la maquette numérique d’après le processus BIM (Building Information Modeling). (@pressecitron). Photo by Alex wong on Unsplash.

#Agriculture

► Grande-Synthe : L’agriculture urbaine pour répondre aux difficultés sociales. Médiatisée par les migrants qui y font escale avant de partir vers l’Angleterre, la crise de la sidérurgie et son taux de chômage bien au-dessus de la moyenne, la ville de Grande-Synthe (59) est devenue en quelques années un concentré des difficultés auxquelles le reste de la planète pourrait bien être confronté dans la prochaine décennie. Sous l’impulsion de son maire, cette cité industrielle a compris que la transition écologique pouvait être une véritable bouffée d’oxygène. Un pari qui a désormais valeur d’exemple. Le maire de Grande-Synthe depuis 2001 a préféré retrousser ses manches, mobiliser associations locales et pouvoirs publics, pour faire de la commune un laboratoire de ce que les autres vivront demain. Plaçant la crise industrielle derrière lui, l’édile est convaincu que les politiques de développement durable sont des réponses de long terme aux difficultés sociales des habitants. « Ce n’est pas l’économie qui doit diriger le pays, c’est le pouvoir de vivre », déclarait l’an dernier Damien Carême sur Le Monde. (@villeintelmag).

#Internet

► « Le pouvoir égalisateur d’un Internet pour tous relève en partie du fantasme ». Salomé Berlioux, présidente-fondatrice de l’association Chemins d’avenirs et co-autrice avec Erkki Maillard du livre Les Invisibles de la République (Robert Laffon, 2019), apporte un éclairage original sur « un problème ni spectaculaire ni particulièrement visible » et pourtant crucial : celui du déterminisme territorial qui touche les jeunes issus des territoires périphériques. Accès restreint à l’information, mobilité limitée, manque d’opportunités : pour trouver sa voie professionnelle, les obstacles ne manquent pas. Dans ce contexte, Salomé Berlioux questionne notamment le rôle du numérique : cause ou remède à la fracture sociale ? Un article à retrouver dans le dossier Inclusion : le numérique est-il la cause et le remède, sur le site de RSLN. (@usbeketrica).

#Web

► François Flückiger : « Le Web a été un amplificateur de l’irrationnalité ». Si ce pionnier d’Internet avait bien prédit, il y a vingt-cinq ans, l’usage solitaire du Web, il n’avait anticipé ni les réseaux sociaux ni leurs dérives. Il s’alarme aujourd’hui dans une tribune au « Monde » de la confusion entre connaissance et croyances, un danger pour la rigueur scientifique. « En mars 1989, Tim Berners-Lee, un jeune ingénieur anglais, invente le Web à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN). Cinq ans plus tard, alors que j’ai succédé à Tim Berners-Lee au Massachusetts Institute of Technology (MIT), je souhaite ajouter à un livre universitaire sur les réseaux multimédias un épilogue sur la société numérique naissante. Lire la suite sur le site @lemondefr.

#MediaSocial

► Facebook : enquête pénale aux Etats-Unis sur des « accès partenaires » aux données des utilisateurs. Quel accès aux données de ses utilisateurs a réellement accordé Facebook à ses partenaires, et dans quelles conditions ? Des procureurs fédéraux à New York ont lancé une enquête pénale à ce sujet, a révélé le New York Times mercredi 13 mars. C’est ce quotidien américain qui avait dévoilé, en décembre, des informations sur des partenariats entre Facebook et d’autres grandes entreprise du numérique, incluant des partages de données. Le New York Times expliquait alors, entre autres, que Spotify avait eu accès aux messages privés de ses utilisateur sur Facebook ; Yahoo!, aux publications des amis de ses utilisateurs ; Apple, aux contacts Facebook d’utilisateurs de ces produits… Des partenariats de ce type auraient été noués avec plus de 150 entreprises, selon le journal américain. (@lemondefr).

#Environnement

► #Trashchallenge: ce défi positif qui contribue à nettoyer la planête. Après le Bootle Flip Challenge ou le In My Feeling Challenge, un nouveau défi se propage sur les réseaux sociaux: le Trash Challenge. Son objectif est de mobiliser les internautes pour aller nettoyer les espaces pollués par les déchets. Lancé en 2015, ces initiatives refont surface depuis quelques jours, alors que les jeunes manifestent dans les rues pour le climat. (@Figaro_Economie).

#LiensSauvages

► – Ces Cubains qui défient le gouvernement grâce aux réseaux sociaux (@frenchweb) ; – Les virus aiment l’espace… (@frenchweb) ; – A Saumur, Veolia Eau va désormais favoriser l’inclusion numérique (@villeintelmag) ; – Google lance son Netflix du jeu vidéo (@LesEchos) ; – Quand l’intelligence artificielle transforme le bâtiment (@weareleonard) ; – Copyright, plateformes: ces méga chantiers européens qui vont bouleverser le numérique (@Challenges) ; – Le budget participatif d’Angers, entre civic tech et agora locale (@C_desmaires) ; – L’intelligence artificielle, le nouveau champ de rivalités entre les États-Unis et la Chine (@europe1) ; – « Uber, c’est de la sous-traitance poussée à l’extrême, enrobée dans un discours technologique » (@usbeketrica) ; – The future of city innovation (@BloombergCities).

18 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 18 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Energie

► Chili : inauguration de la première centrale solaire thermique d’Amérique Latine. Au milieu du désert d’Atacama apparaît, comme une œuvre d’ingénierie futuriste, Cerro Dominador. La centrale solaire thermodynamique qui, d’ici 2020, produira de la lumière pour 250.000 foyers. Equipés de la technologie CSP (Concentrating Solar Power), plus de 10.000 héliostats, des miroirs de 140 cm2 qui suivent la trajectoire du soleil, projettent la chaleur solaire comme une loupe sur le récepteur situé au sommet de la tour sismique de 250 mètres. Le réservoir contient des sels fondus qui seront chauffés à 565ºC et serviront à leur tour à chauffer l’eau. La vapeur propulse une turbine qui produit de l’énergie lorsqu’il n’y a plus de soleil. (@Sciences_Avenir). Légende image : Vue aérienne de la centrale de Cerro Dominador, à Antofagasta (Chili), le 6 février 2019. Crédits photo : Cerro Dominador / Afp- Ho.

#Energie

► La ligue des champions de l’éolien offshore a commencé. « C’est la Ligue des champions de l’éolien offshore. » Voilà comment un acteur du secteur commente la compétition qui va s’intensifier pour équiper le champ de Dunkerque (Nord) de plusieurs centaines de mégawatts. Vendredi, les consortiums en lice ont remis leur dossier à la Commission de régulation de l’énergie, chargée d’instruire les offres. Le gendarme du secteur doit le faire dans un délai de 8 semaines: une fois qu’il aura sélectionné le vainqueur. Tous les grands énergéticiens européens sont présents, pilotant de solides regroupements : EDF est associé au canadien Enbridge, Engie avec le portugais EDP, tandis que le suédois Vattenfall travaille avec l’allemand WPD. Pour ne citer que quelques-unes des équipes en compétition. (@Figaro_Economie).

#5G&Lifi

► Le réseau 5ème génération arrive bien en 2019, et les premiers appels grand public seront passés dès l’été prochain en France. « 2019 est une année précommerciale, avec un réseau qui commencera à être utilisé dans les villes de Paris, Marseille, Nantes et Lille-Douai. Il accompagnera d’ailleurs les premiers smartphones compatibles. 2020 sera, quant à elle, la véritable année commerciale pour cette technologie qui va accompagner la prochaine décennie », précise Arnaud Vamparys, directeur du programme 5G chez Orange. Et les usages dépasseront ceux connus aujourd’hui sur les mobiles classiques. Tout un pan de l’industrie s’ouvrira à la 5G. Des robots pourront être pilotés à distance et sans latence, ouvrant la voie à des opérations chirurgicales complexes à distance, par exemple, tandis que les véhicules autonomes pourront communiquer entre eux et en temps réel des informations liées à la circulation. « Personne ne veut prendre le risque de rater une révolution, et les investissements dans ce domaine sont importants », souligne Jean Varaldi, président de Qualcomm France. Reste encore la question de l’attribution officielle des fréquences 5G, qui sera décidée cet automne par le gouvernement. (@Cnews)

► Revue de liens : – La 5G va-t-elle nous simplifier la vie ? (@franceculture) ; – Quel est le calendrier de la 5G en France et en Europe ? (@Numerama) ; – Cinq questions que tout le monde se pose sur la 5G (et une 6e sur la 6G) (@LePoint) ; – Où ont lieu les tests 5G en France ? Cette carte vous permet de le savoir (@Numerama) ; – 5G : le principe de précaution doit primer (@letemps).

► Pour Verizon, la 5G coûtera 10 dollars de plus par mois. Enchères à coups de milliards pour acheter les fréquences, dépenses d’infrastructures pour construire le réseau… la 5G va coûter très cher aux opérateurs. Il y a tout juste un an, le patron de l’opérateur Sprint jugeait que les investissements pourraient atteindre le total de 275 milliards de dollars (243 milliards d’euros). Naturellement, les opérateurs seront tentés d’en répercuter le coût en bout de chaîne, sur le client. Reste à savoir dans quelle proportion. Aux Etats-Unis, pays en avance sur le déploiement du nouveau standard, Verizon estime que cela en coûtera 10 dollars de plus chaque mois pour ses abonnés. (@LesEchos).

► 5G : la Chine investira près de 200 milliards d’euros d’ici à 2025. Bien décidée à être leader sur la 5G, la Chine se donne les moyens. Selon un think tank dépendant du ministère de l’Industrie, de l’Information et de la Technologie, la Chine pourrait investir entre 134 et 198 milliards d’euros dans la 5G d’ici à 2025. Pour référence, le pays avait, sur la période 2014-2018, un budget de 131 millions d’euros. Cette hausse de budget permettrait aux opérateurs chinois de tirer des recettes aux alentours des 250 milliards d’euros sur la même période. C’est le China Academy of Information and Communications Technology (CAICT) qui avance ce chiffre spectaculaire. La 5G devrait représenter un marché pesant quelque 1 398 milliards d’euros d’après le cabinet qui assure également que 182 opérateurs à travers 78 pays s’essaient actuellement à la 5G. (@lesnums).

► Donald Trump veut de la 5G… et même de la 6G ! La 5G est régulièrement dans la bouche du président américain ces derniers temps, devenue un argument dans la guerre économique qui se joue entre les États-Unis et la Chine. Dernièrement, Donald Trump avait demandé à ce que Huawei ou ZTE ne puissent œuvrer dans les infrastructures du réseau américain, une décision qui tombait plutôt mal pour le chinois qui était prêt dans le domaine de la 5G, ce qui devrait favoriser son concurrent Samsung. Tous les acteurs technologiques sont impatients de voir débarquer la 5G et ses promesses, notamment les débits de données de 10 Gb/s ! Cela représente un débit 100 fois plus rapide que l’actuelle 4G LTE. Certains groupes de travail planchent sur des spécifications pouvant même atteindre 20 Gb/s. C’est bien joli tout cela, mais Donald Trump veut de la 6G… pour ne pas se faire distancer. (@pressecitron).

#Transport

► Il sera peut-être possible dans quelques mois pour les utilisateurs chinois du métro de payer leur billet simplement en étant scanné à l’entrée de la station. L’essai est effectué en partenariat avec Huawei qui développe la technologie. C’est en tout cas l’objet du test réalisé  par une compagnie ferroviaire à Shenzen, en Chine. Une station a été équipée d’un système de reconnaissance faciale disposé à l’entrée. Les utilisateurs venant prendre le métro sont automatiquement détectés et le prix du billet est débité de leur compte. Ils doivent préalablement avoir enregistré un mode de paiement et associé leurs données faciales. (@Clubic).

#Immobilier

► Ecotone, le projet immobilier futuriste de Sophia-Antipolis Dans le dictionnaire, un écotone est une zone de transition écologique entre plusieurs écosystèmes. À Sophia-Antipolis, technopole située sur plusieurs communes dont Antibes, il s’agit d’un projet très innovant, dans la zone des Trois-Moulins, sur un terrain de 40 000 m2. Côté chiffres, il s’agit d’une construction de 10 000 m2 au sol, avec un espace comprenant un secteur pour les entreprises, des hôtels, des restaurants, des parkings et de nombreux espaces verts. Le but est de faire monter la nature sur la bâtiment, les lavandes devraient être partout (d’où le violet sur les visuels). Le projet est imaginé par l’architecte Jean Nouvel. (@franceinfo).

#GrandDébat National

► « il y a un manque de transparence sur le traitement des réponses ». Qu’est -ce-que vraiment la démocratie numérique et comment peut-elle s’exercer ? A l’heure où se clot le grand débat national en ligne, la question n’a jamais été aussi actuelle. Entretien avec Tatiana de Feraudy, coordinatrice de l’Observatoire de la démocratie numérique. Elle explique que « c’est difficile de définir la démocratie numérique, ce sont des nouvelles formes d’expression, une manière plus directe d’interpeller les institutions et d’être représenté. En tout cas le numérique est un lieu de débat. Ça marche bien quand la régulation se fait entre pairs, comme sur certains forums ou dans la communauté Wikipédia par exemple. » (@franceinter).

#LiensSauvages

► – La French Tech Lyon ouvre en avril son grand incubateur H7 (@frenchweb) ; – Google veut se positionner dans le jeu video grâce au streaming (@frenchweb) ; – L’éducation sexuelle sur Instagram (@frenchweb) ; – La Française Fidji Simo, nouvelle directrice de l’application Facebook (@frenchweb) ; – A Saumur, Veolia Eau va désormais favoriser l’inclusion numérique (@villeintelmag) ; – Tchad : la Chine équipe 109 villages de la télévision satellitaire dans le cadre d’un projet (@JD_Tchad) ; – 50 ans après sa création, quel bilan pour la technopole Sophia Antipolis ? (@frenchweb) ; – Luc Julia : « Non à l’intelligence artificielle, oui à l’intelligence augmentée » ! (@acteurspublics) ; – Jeune chercheuse en IA, j’ai quitté Morgan Stanley pour retourner à l’université (@koriifr)

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