05 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 5 juin 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Environnement

► En Russie, l’un des réservoirs de diesel d’une centrale thermique s’est effondré le 29 mai, entraînant une fuite de plus de 20.000 tonnes d’hydrocarbures près de la ville arctique de la ville de Norilsk. Les responsables de la centrale qui appartient à NTEK, une filiale de Norilsk Nickel, ont tardé à réagir et à prendre des mesures pour limiter la pollution. Sur un rayon de 20 kilomètres, les concentrations en produits pétroliers sont des dizaines de milliers de fois supérieures à la limite maximale autorisée, selon l’agence publique russe de régulation des ressources naturelles. C’est l’un des plus grands déversements de carburant de l’histoire de l’Arctique, a prévenu Greenpeace. La cité industrielle de Norilsk est entièrement construite sur le permafrost, menacé par la fonte des glaces causée par le changement climatique. Mais les autorités et les écologistes n’ont pas encore établi les raisons exactes de l’accident, ni de lien avec l’évolution du climat. Il faut par ailleurs rappeler que Norilsk est considérée comme la ville polaire la plus polluée au monde, tout particulièrement en raison des activités industrielles de Norilsk Nickel. L’espérance de vie y est de 60 ans, soit dix ans de moins que la moyenne russe. Légende image : Cette photographie prise le 3 juin 2020, montre un grand déversement de diesel dans une rivière près de la ville arctique de Norilsk. (Photo Handout / Marine Rescue Service / Afp).

#Numérique

► Comment le confinement a acté l’avènement de la société numérique. Que sont devenues les critiques du « monde d’avant » contre le numérique ? Mathieu Souquière, expert associé et ancien conseiller de la ministre du travail Myriam El Khomri, les résume par trois « d » : « déshumanisation, désagrégation, décérébration ». Pour l’expert, le procès du numérique n’est pas prêt de s’achever. « On va continuer à dire que le numérique rend bête et fait exploser notre société. Je crois qu’il y a quelque chose de spécifiquement français dans le rapport à la technologie. Le progrès a toujours été vu comme une menace. La réalité, c’est que les ruptures technologiques entraînent toujours une transition sociale douloureuse. Il y a inévitablement des gagnants et perdants. Mais sur la longue durée, le bilan est positif. On voit que chaque progrès technique entraîne des emplois de meilleure qualité. Faisons le bilan du confinement. On accuse le numérique de déshumanisation ? C’est le numérique qui nous a permis de pouvoir entretenir des relations avec nos parents et amis. Alors qu’un monde non numérique nous aurait déshumanisé et poussé à un isolement et des détresses psychologiques. Même en matière de sexualité, le numérique a été une sauvegarde considérable en cette période de crise sanitaire ». @lexpress.

#Entreprise

► Fragilisé par la crise, The Family quitte ses emblématiques locaux parisiens et passe 100 % en ligne « La décision est prise. » Alice Zagury, la cofondatrice de The Family. La jeune société ne réinvestira pas ses locaux parisiens, rue du Petit Musc. « Le confinement a complètement changé notre perspective, raconte la cofondatrice de The Family. Ça a finalement été assez libérateur. On a réalisé que nous n’avions pas nécessairement de coûts fixes importants. » Une décision majeure, motivée par la nécessité de se réinventer, alors que la crise a frappé The Family de plein fouet. « Le Covid a été un énorme choc parce que toutes nos sources de revenus (les événements, les formations, les opérations financières…) ont disparu du jour au lendemain, détaille Alice Zagury. On s’est dit qu’il y avait deux façons de réagir : survivre à tout prix et compter sur les dispositifs d’urgence ou basculer The Family en full remote. » @bymaddyness.

#Travail

► En Ile-de-France, des entreprises réfléchissent à généraliser le télétravail pour leurs salariés. « On voit bien que dans un premier temps, les salariés peuvent être très contents notamment parce que les transports sont longs et coûteux et peuvent trouver que c’est agréable de rester chez eux. Mais cela ne va pas sans poser de nombreux problèmes, analyse Dominique Lhuilier, professeure de psychologie du travail au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). J’ai toujours pensé que le télétravail était sous-utilisé avant la crise. Il est notamment bénéfique pour les gens qui ont des problèmes de santé et qui veulent maintenir leur activité professionnelle. Mais le télétravail total, c’est l’isolement et c’est aussi la solitude. Cela peut créer de nombreux problèmes de santé » @franceinfo

#Blockchain

► La maîtrise de la blockchain, un défi crucial dans l’ère post COVID-19. Par Mathilde Floc’h et Laure Delmoly, France Télévisions, MediaLab. La multiplication des app de « traçabilité COVID-19 » pour accompagner le déconfinement progressif des populations met en lumière l’enjeu de protection de la vie privée. Au delà de l’émergence de nouvelles fonctionnalités santé sur nos smartphones, nombreux sont les domaines où nous aimerions confier nos données personnelles en toute sécurité. Dans une ère post-COVID-19, le dispositif blockchain pourrait faciliter la reprise de l’activité mondiale. Les Nations Unies ont récemment salué le rôle d’Ant Financial (filiale du Groupe Alibaba) pour sa solution blockchain qui permet d’accélérer la demande de prêts pour les PME et TPE touchées par la crise. En France, l’écosystème est encore en voie de structuration. Mais nul doute que la maîtrise de cette technologie sera cruciale  dans les années à venir. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

#JeuVidéo

► Quelle ville les blockbusters du jeu vidéo dessinent-ils ? L’espace urbain est le cadre de nombreux jeux vidéo, dont « SimCity », « Grand Theft Auto » et « Minecraft ». « Le Monde » a demandé à trois experts de décrypter le type de ville déployé dans ces trois jeux. Jeux vidéo et confinement ont fait bon ménage. Les revenus générés par ces divertissements ont atteint 9,3 milliards d’euros en mars, soit + 11 % par rapport à l’année précédente, selon le cabinet Superdata. Et plus que jamais la ville a le vent en poupe sur les écrans. Dans les blockbusters du jeu vidéo comme SimCity, la vie urbaine est omniprésente. « Ils flattent la dimension démiurgique qui sommeille en chaque joueur et qui, dans l’histoire, a présidé à la création ex nihilo de quantité de villes dans le monde », explique la chercheuse en urbanisme Maryvonne Prévot (Polytech-Lille). Quels regards sur la ville diffusent-ils ? Quelles relations se tissent entre le joueur et la cité virtuelle qu’ils conçoivent ou habitent ? Le Monde a demandé à trois experts de décrypter le type de monde urbain qui se déploie dans SimCity, Grand Theft Auto et Minecraft. Revue de détail. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr

#MédiaSocial

► Pourquoi la vidéo en direct sur Instagram a explosé pendant le confinement. Par Jacqueline Boysselle, Professeur de Marketing, Communication & Design Thinking, Montpellier Business School – UGEI et Edmundo Galván, Professor, Universidad Iberoamericana, Mexico City/Tijuana. Instagram Live, le service de streaming du réseau social, s’est imposé comme un réel mode de divertissement durant le confinement. S’il est encore trop tôt pour avoir les premiers chiffres, une analyste américaine fait état d’une hausse de plus de 500 % au niveau mondial des mentions #IGLive d’une retransmission en direct entre le 8 et 15 mars derniers sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter. Les jours suivants, entre le 14 et 24 mars, les utilisations de Facebook Live et Instagram Live ont doublé sur 30 marchés, selon les données communiquées par le groupe Facebook. Ce succès est dû au lien spécial créé par les lives qui permet de partager des moments de convivialité et un réel sentiment d’intimité avec les célébrités, fans, instagrammeurs. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia.

04 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 4 juin 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Transport

x► Qui sont les gagnants et les perdants de la crise dans le secteur des transports ? De la voiture autonome au véhicule électrique, de nombreuses technologies ont su tirer leur épingle de la crise pour s’imposer dans le futur du secteur. L’ouragan coronavirus qui a déferlé sur nos sociétés laisse présager des changements rapides ayant un impact sur l’industrie des transports : quels nouveaux comportements de consommation, quels impacts pour les constructeurs automobiles, quelles dynamiques de coopérations transfrontalières, quel avenir pour les startups ?C’est lors du salon internationa Ecomotion, qui a cette année eu lieu 100% en ligne, que les conférenciers ont abordé ces questions, jeudi 20 mai. Comme le rappelle Orlie Dahan, directrice d’Ecomotion, les mois à venir vont appeler à davantage de coopération, une relocalisation de la production et un retour à l’essentiel. Côté investissement, les multinationales, également touchées par la crise, risquent de se montrer frileuses. Lire la suite de l’article sur le site @bymaddyness. Légende image : Parking de camion à Singapour. (Photo : Christian Chen sur Unsplash).

#Energie

► Au large des falaises normandes de Fécamp (Seine-Maritime), 71 éoliennes offshore se dresseront à l’horizon dès 2023 a révélé EDF mardi 2 juin. Ce chantier marque un nouveau pas pour l’éolien offshore français, à la traîne par rapport à ses voisins, notamment allemands et britanniques. « C’est une première mondiale une usine éolienne dans laquelle on construit à la fois les nacelles et les pales, ça ne se fait nulle part ailleurs au monde. Ce sera au Havre que l’on verra les composants principaux d’une éolienne sous le même toit », Filippo Cimitan, PDG France Siemens Gamesa. Pales et nacelles des éoliennes seront fabriquées dans un même bâtiment, puis assemblées à Cherbourg avant d’être installées à Fécamp et le port du Havre recrutera le personnel en local pour cette future usine d’éoliennes offshore. Ce chantier mobilisera plus de 1 400 emplois locaux et les 25 années d’exploitation génèreront une centaine d’emplois locaux pérennes dans le port de Fécamp. @franceinfo.

#Travail

► Pour ou contre la semaine de 4 jours ? l y a quelques semaines, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a lancé une idée : et si les entreprises mettaient en place la semaine de quatre jours pour trois jours de week-end. Les Néo-Zélandais pourraient alors profiter de ces trois jours de liberté pour s’offrir un week-end prolongé et donc relancer le tourisme, secteur clé de l’économie. Pourtant en France, peu d’entreprises ont osé franchir le pas, et ses partisans sont assez rares sur la scène politique, à l’exception peut-être de l’économiste et homme politique de gauche Pierre Larrouturou. Pour relancer l’économie et préparer le “monde de demain”, la semaine de quatre jours est-elle une piste sérieuse à creuser ? Isabelle Rey-Millet, professeure de management à l’Essec, en est convaincue. À l’inverse, Alexandre Ibanez, chef d’entreprise à la tête d’une société de nettoyage industriel, lui se montre plus que sceptique. Voici leurs arguments.@LesEchos.

#DataCenter

► Avec le confinement, les data centers sont devenus de véritables poules aux déjà d’or. Télétravail, commandes en ligne… la planète n’a jamais autant utilisé Internet que ces derniers mois. Une aubaine pour les gestionnaires de centres de données. Beaucoup d’entreprises ont vu leurs besoins de serveurs augmenter à mesure que leurs équipes devaient travailler à distance. D’autres groupes ont vu leurs commandes en ligne s’envoler, ce qui a augmenté leur besoin en stockage et accès à distance. « La tendance était déjà là, mais la crise a accéléré les besoins », explique Florent Martini gérant chez Portzamparc. Signe de la tendance, les fournisseurs des gestionnaires de data centers profitent eux-aussi du contexte. L’américain Nvidia, qui produit des équipements (puces notamment), a progressé de plus de 45% depuis le début de l’année, dépassant les 200 milliards de dollars de capitalisation. @lexpansion.

#Archéologie

► Le plus ancien site maya découvert au Mexique grâce à des impulsions laser. Il fut un temps où faire de l’archéologie maya en Amérique centrale consistait essentiellement à marcher pendant des heures, des jours, des semaines, derrière un homme qui dégageait une voie à la machette dans la forêt tropicale humide du Mexique, du Belize ou du Guatemala. On quadrillait les sites à grand renfort de coupe-coupe et d’huile de coude ; on essayait de deviner les structures enfouies sous le sol et les plantes en lisant les inégalités du terrain ; on finissait par y passer des décennies. Et puis est arrivée la révolution du lidar. Cet instrument emporté dans un aéronef fonctionne sur le même principe que le radar, mais en remplaçant les ondes radio par des impulsions laser. Répercutées par le sol, elles retournent à l’envoyeur et l’on peut ensuite reconstituer avec une grande précision la topographie des lieux en faisant littéralement disparaître toute trace de végétation. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr.

03 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 3 juin 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Energie

► Au large des falaises normandes de Fécamp, 71 éoliennes offshore se dresseront à l’horizon dès 2023 a révélé EDF mardi 2 juin. Ce chantier marque un nouveau pas pour l’éolien offshore français, à la traîne par rapport à ses voisins, notamment allemands et britanniques. Depuis 10 ans, les coûts des infrastructures diminuent en moyenne de 8 % chaque année. À partir de 2000, l’Europe a pris des positions majeures sur le marché international. Les éoliennes qui s’élèvent toujours plus haut vers le ciel, jusqu’à 105 mètres au-dessus de l’océan, permettent d’accroître la production d’électricité et de faire des économies d’échelle. Au total, le parc de Fécamp devrait créer près de 1 400 emplois locaux directs et indirects. Une centaine de postes seront ensuite créés dans le port de Fécamp à la mise en service du parc en 2023 pour en assurer la maintenance pendant les 25 années d’exploitation. @lemondefr. Légende image : Parc éolien offshore sur la côté belge, près d’Ostende. (Photo Eric Feferberg / Afp).

► La métropole de Pau se dote d’un réseau de chaleur urbaine en complément des équipements existants. La première pierre de la centrale de production à gaz, qui marque le début des travaux de ce réseau, a été posée le 29 mai. « Depuis ces sites l’acheminement de la chaleur par un réseau souterrain est invisible. Elle réapparait dans un bloc technique sculptural comme celui de l’Université UPPA, explique Julien Camborde, architecte du site. Ce bâtiment est donc un véritable totem qui met en exergue l’énergie en mouvement et la variation de production de chaleur par son jeu aléatoire de nervures verticales aux teintes et dimensions multiples en façade ».L’objectif de ce réseau de chaleur est d’approvisionner en énergie 169 bâtiments, principalement des logements collectifs, des bâtiments à usage de bureau, des équipements de sports et de loisirs, des établissements de santé et des établissements scolaires, tous gros consommateurs d’énergie. @villeintelmag.

#Ville

► Mort de George Floyd : Minneapolis, la ville aux deux visages. La ville où a été tué George Floyd avait jusqu’ici une image plutôt progressiste. C’est pourtant aussi l’une des plus inégalitaires des États-Unis. Une fracture due notamment à son passé ségrégationniste en matière d’accès à la propriété. Economiquement dynamique, la cité de 430 000 habitants était jusque-là considérée comme progressiste : Hillary Clinton y a recueilli plus de 60 % des suffrages à la dernière élection présidentielle, et le maire, élu en 2018, est démocrate. Mais la mort de George Floyd est « la métaphore d’une ville profondément ségréguée et inégalitaire », a analysé le professeur de droits civiques Myron Orfield, le 28 mai, dans les colonnes du New York Times, ajoutant que « le coin de rue où est mort M. Floyd constitue une frontière invisible destinée à filtrer les Africains-Américains ». Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr

#Mobilité

► Chercheuse au Centre de transport de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), Sonia Lavadinho est spécialiste des questions de mobilité et de leur implication sur les transformations urbaines. Fondatrice de l’agence Bfluid, elle accompagne des villes comme Paris, Buenos Aires ou Montréal. Elle explique sur le site @lemondefr : « La marche est le ciment de la ville car elle fait la transition entre les différents modes de transport, a fortiori quand ils sont rapides et lourds. Par essence, une ville apaisée donne plus de place à l’humain sur ses deux pieds. La marche peut très bien cohabiter avec d’autres modes de déplacement, dès lors que ceux-ci circulent à une vitesse lente. Cela ne signifie pas faire des rues piétonnes à tout prix, mais injecter de la marche le plus possible et dès qu’on le peut et en refaire un réflexe naturel. ». A lire aussi  Le regain discret de la marche comme mode de déplacement et Redonner une place centrale à la marche pour mieux partager la ville.

#Entreprise

► Geotrend est une jeune entreprise toulousaine qui fait de la veille numérique à forte valeur ajoutée pour les entreprises. Dans le contexte actuel de crise économique exceptionnelle, elle rassemble pour ses clients des données dans le monde entier et leur fournit des informations cruciales pour rebondir. « Ça nous évite d’aller chercher l’information manuellement de droite à gauche, et de passer à côté de la moitié. C’est un premier gain de temps, mais en plus ça va cartographier cette information, et donc en un clin d’œil je vais savoir qui est présent sur ce secteur », explique la responsable du suivi des clients chez Geotrend. « Nos entreprises clientes veulent se préparer au monde d’après : il va falloir travailler différemment, vendre différemment, les cartes vont être redistribuées. Dans cette optique, cartographier sa chaîne de production c’est essentiel », détaille le créateur de Géotrend. @franceinfo.

02 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 2 juin 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Tourisme

► Vent des Forêts est un centre d’art contemporain à ciel ouvert, en plein coeur de la Meuse. Les 45km de sentiers pédestres sur lesquels sont répartis 100 oeuvres sont ouverts depuis le mois de mai. La fréquentation du site bat des records. Environ 500 visiteurs parcourent chaque jour les sentiers. C’est plus qu’en haute saison. L’ambition de ce centre est d’immerger des artistes en plein territoire rural, ce qui a conduit à la création de plus de 200 œuvres, dont la moitié sont visibles le long des sentiers. @franceinfo. Légende image : « Saphira », oeuvre de Claudia Comte, est à retrouver parmi la centaine de sculptures présentes à Vent des Forêts. (Photo : Sébastien Agnetti).

#Ville

► « Opposer ville et campagne ne nous fera pas avancer ». Tribune de Magali Talandier, Professeure en études urbaines et régionales à l’université Grenoble-Alpes. Face à la pandémie de Covid-19, la densité de population a très vite été considérée comme l’un des principaux facteurs de propagation du virus. Si ce lien entre densité et pandémie apparait finalement plus faible que prévu, le modèle urbain ressort affaibli de la crise et reste accusé de tous les maux, à la fois en termes de santé, mais aussi de pauvreté, d’inégalités, d’insécurité, de pressions écologiques, etc. Certains voient alors dans le péril des métropoles, une revanche des campagnes et l’avènement possible d’un nouvel équilibre territorial (et donc social). Cette géographie idéalisée du monde d’après serait le résultat d’un exode massif des villes vers les campagnes. Lire la suite de la chronique sur le site @lemondefr

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Twitter défie Trump, son meilleur client . À retenir cette semaine : – La révolution de la production dans tous les secteurs du cinéma et de la télévision ; – Indiegraf (un réseau indépendant de canaux d’informations locaux) cherche à réinventer la chaîne de production journalistique du fait du la digitalisation des médias ; – Comment les 16-22 ans se projettent-ils d’ici 2030 ? Une étude issue d’un partenariat entre Vice et l’institut Kantar aborde le sujet à travers un mini-site très réussi ; – Le bureau vous manque ? Plusieurs compagnies construisent des répliques virtuelles de leurs salles de réunion ; – La VR sera-t-elle la technologie qui nous rassemblera après la pandémie ?

#Média

► MSN va remplacer des dizaines de postes éditoriaux par une intelligence artificielle. L’immixtion de l’intelligence artificielle dans les rédactions ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 2015, Le Monde publiait plus de 35 000 articles rédigés par un robot-journalisme à l’occasion des élections départementales. De nombreuses autres expériences sont menés, et des rubriques entières, notamment autour de l’information financière ou des résultats sportifs, sont désormais rédigées, ou plutôt produites par des intelligences artificielles. C’est dans ce mouvement que s’inscrit la nouvelle initiative de Microsoft avec son portail d’actualités MSN. Plusieurs personnes proche du dossier au siège de Seattle confirment que le géant du logiciel va se séparer début juin de cinquante contributeurs aux USA et de 27 au Royaume-Uni. Les collaborateurs concernés – qui travaillaient sous contrat de régie en sous-traitance – ont été informés cette semaine que leurs services ne seraient plus nécessaires au-delà du 30 juin. @pressecitron

#Transport

► Nice : « invivable », la colère des habitants après les nouvelles pistes cyclables. L’axe perpendiculaire, le quai des Etats-Unis, qui prolonge la Promenade des Anglais a laissé une de ses voies de circulation aux cyclistes. Impossible désormais pour les automobilistes de transiter par le bord de mer d’Est en Ouest. Si les pistes font le bonheur des uns, ces conséquences sont un enfer pour d’autres. Le comité d’intérêt du quartier ainsi que des habitants du quai Rauba-Capeù, de Garibaldi ou encore Barla se sont réunis. Distance rallongée ou encore dangerosité « Ce qui est complétement fou, c’est qu’il y a une école au coin. On dévie la circulation dans une petite rue qui monte où on est donc en pleine accélération ! » Explique une habitante de la rue de Foresta. Seule voie désormais envisageable. Jeudi, une décision devrait être prise pour que les automobilistes puissent passer par le quai Lunel en maintenant la piste cyclable.@franceinfo.

29 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 29 mai 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Transport

x► « Oui, les piétons sont au fondement de l’urbanité. Ce sont eux qui animent la ville et la rendent plus sûre. Ce sont eux, aussi, les plus vertueux : vraiment aucune nuisance. Ils doivent être au sommet de la hiérarchie des modes de déplacement et le vélo ne vient qu’après, puis les transports publics et enfin la voiture », explique Frédéric Héran, économiste des transports, sur le site @LeMondefr. Légende image: Le 24 avril, une femme à vélo portant un masque circule dans le parking vide à Ocean City, Maryland.. (Photo de Samuel Corum / Getty Images).

#Pollution

► Anaëlle Marot, 26 ans, est partie de Marseille le 31 mai à vélo pour le « Projet Azur ». 1 000 km à bicyclette et en kayak pour ramasser une tonne de déchets autour de la Méditerranée. Autour d’elle, des citoyens et associations locales, effarés par la multiplication du plastique depuis le coronavirus. « Mon but, c’est de récolter un maximum de micro-plastique, les plus nocifs pour la faune marine. J’espère surtout que la problématique des déchets va être entendue, et que la planète va se remettre d’aplomb malgré tout ce plastique qui s’accumule depuis deux mois ». @franceinfo.

#Ville

► Faut-il totalement repenser la ville ? La densité humaine facilite la propagation des virus. Retraçant l’histoire des liens entre urbanisme et préoccupations sanitaires, le philosophe Thierry Paquot nous invite dans ce podcast à repenser la configuration des villes, jouer la complémentarité avec la nature et réfléchir à ce que signifie à notre époque une ville à « échelle humaine ». Thierry Paquot est philosophe de l’urbain, professeur émérite à l’Institut d’urbanisme de Paris. Il est notamment l’auteur de Mesure et démesure des villes (CNRS Éditions, 2020) et de Demeure Terrestre. Enquête vagabonde sur l’habiter  (Terre Urbaine, coll. « L’esprit des villes », mai 2020).

#Ecole

► Le mardi 2 juin, la mairie de Saint-Paul (Oise) installera une caméra thermique pour l’ouverture de son école élémentaire. Elle signalera toute personne qui ne porte pas de masque, ou dont la température dépasse les 37,5 degrés. Ce système se matérialise par une sorte de totem comportant deux caméras. La première détecte la température corporelle, tandis que la deuxième détecte le port du masque. En l’absence de ce dernier, une alerte sonore le notifie immédiatement. Installée depuis ce lundi 25 mai pour une phase de test à l’hôtel de ville, Gérard Hédin, maire de la commune se dit satisfait : « C’est extraordinaire. Pour l’installer, il suffit d’une prise sur laquelle la brancher ». Et « Ça permet aux gens d’être rassurés, assure l’édile. Son installation est accueillie avec beaucoup de satisfaction par les habitants. » @franceinfo.

28 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 28 mai 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Tourisme

► Masqués et à distance, les Européens retrouvent la vie au grand air, alors que les mesures de confinement sont assouplies. @franceinfo fait un petit tour de quelques lieux emblématiques du tourisme, qui entrent à petits pas prudents dans l’après crise sanitaire. Légende image : Le 16 mai, premier week-end après l’assouplissement des mesures de confinement, des touristes retrouvent le Mont-Saint-Michel (Manche), l’un des sites les plus visités de France. (Photo : Stéphane Geufroi / Maxppp).

#Ville

► Le chercheur franco-colombien Carlos Moreno explique que « le coronavirus remet en cause notre manière de vivre dans la ville ». Il estime que le recours massif au télétravail est « l’un des tournants majeurs de cette crise ». Et quand il avait proposé « le concept de «chrono-urbanisme», popularisé au travers de « la ville du quart d’heure » [des commodités accessibles autour de chez soi] », on lui avait répondu : « c’est impossible, on ne pourra jamais ramener le travail près des gens ». Le coronavirus a fait plus en un jour que tous les plans de transformation digitale jamais conçus. Par exemple, chez PSA, le télétravail sera désormais la norme, et aller au bureau l’exception. La vraie démarche politique est de développer cette notion de ville de proximité. Cette voie raisonne d’ailleurs fortement aujourd’hui dans beaucoup de villes, comme Sydney, Toronto, Edimbourg, Milan…@cnews.

► Gestion urbaine, vie privée : des visions en tension pour les villes de demain. Par Elise Ho-Pun-Cheung, Doctorante en science politique, Aix-Marseille Université (AMU). Les débats autour des données personnelles refont surface à l’occasion du vote sur le traçage dans la lutte contre le Covid-19. Elles sont intimement liées au déploiement depuis la fin des années 2000 de nouvelles technologies, comme les capteurs et caméras qui récoltent des données, par exemple sur nos déplacements ou sur les réseaux urbains d’eau, d’électricité, etc. Collectivités et entreprises, secteurs de l’énergie, de la construction, de l’économie numérique – tous les acteurs de l’urbain sont confrontés à une question : qu’est-il possible et souhaitable de faire avec les données publiques et privées récoltées dans les villes ? Autrement dit, au regard des opportunités et des limites induites par les nouvelles technologiques, quels seront les contours de la ville de demain ? Lire la suite de la tribune sur le site@@FR_Conversation.

#Santé

► Des étudiants de Mines Nancy développent une application permettant d’anticiper une épidémie. L’anticipation c’est ce qui a guidé les élèves ingénieurs de l’école des Mines de Nancy qui ont développé en collaboration avec le CHRU de Nancy, lourdement impacté comme tous les services hospitaliers de l’est de la France, une application permettant de mieux gérer les moyens à mettre en œuvre lors des prochaines pandémies et donc de résoudre les problèmes logistiques rencontrés par les soignants pour faire face à l’afflux de patients. « Un des problèmes rencontrés sur le terrain par les professionnels de santé dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 est la gestion de la disponibilité des lits de réanimation », expliquent les représentant de Mines Nancy, en présentant cette application pensée pour les professionnels de santé. @villeintelmag

#Surveillance

► Avec la crise sanitaire que traverse la France depuis plus de deux mois, la « safe city », déclinaison sécuritaire de la smart city, prend un nouveau visage. Des entreprises assurent que certaines de leurs technologies peuvent être mises au service de la sécurité sanitaire comme des caméras qui détectent le port du masque dans l’espace public, ou qui vérifient le respect de la distanciation physique des individus ou même qui prennent. Ces innovations technologiques à des fins de prévention sanitaire attirent de plus en plus les collectivités. Les communes deviendront-elles un nouveau laboratoire de la « safe city ». @Lagazettefr.

#Transport

► L’intégration des territoires, un nouvel enjeu pour la mobilité. 3,3 millions. C’est le nombre de Français qui font encore plus de 25 kilomètres en voiture chaque jour pour se rendre sur leur lieu de travail. Aujourd’hui, 30% de la population réside dans une zone où aucune collectivité publique n’a en charge l’organisation des transports. Face au phénomène de l’étalement urbain, les acteurs de la mobilité se penchent désormais sur l’intégration des territoires. Une tribune de Chloé PÉALAT, Consultante mc2i. Selon l’Insee, le temps de trajet domicile-travail ne cesse de s’allonger à mesure que les agglomérations s’étendent. Toujours selon la même source, les plus touchés par ce temps de transport sont les salariés, qui, par cet étalement urbain, vivent désormais en périphérie des grandes villes. L’étalement urbain est défini comme étant « un phénomène de croissance  géographique des villes », généralement ceci est lié à un phénomène de croissance de la population. Aujourd’hui, pour la plupart des villes, l’étalement se fait de manière radio-concentrique, c’est-à-dire avec le même étalement dans toutes les directions en partant du centre. En effet, 40% des actifs d’une aire urbaine travaillent dans l’agglomération autour de laquelle elles se situent. Pour illustrer ces propos, les actifs d’Île-de-France ont un temps moyen domicile-travail de 44 minutes, ce qui représente la plus importante moyenne de toutes les régions confondues. Lire la suite de la chronique dur le site @villeintelmag.

#Monnaie

► Avec la crise du coronavirus, le grand bond des monnaies numériques. C’est comme si le Covid-19 avait disparu de Shenzhen. Depuis la fin du confinement, il y a maintenant six semaines, les 12,5 millions d’habitants de la mégalopole chinoise ont repris le chemin du travail, s’entassant dans des bus et des métros. Une cohorte d’usagers masqués, surveillés, se déplacent « comme avant », à ceci près que certains fonctionnaires de la ville payent désormais leur titre de transport avec des « cryptoyuans », la nouvelle monnaie digitale lancée fin avril par Pékin. Le « cryptoyuan » est la première monnaie 2.0 lancée par un Etat. Lire la suite de l’article sur le site @lexpansion.

27 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 27 mai 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Image

► L’impact du Covid-19 sur le quotidien des Niçois immortalisé par un photographe amateur talentueux. Depuis le début de la crise sanitaire, Mathieu Muollo immortalise quotidiennement des scènes de rue dans le Vieux Nice ou sur la Promenade des Anglais. Infirmier libéral, il continue de sortir de chez lui et de prendre sa voiture tous les jours, dans une ville et une région d’abord désertée, puis peu à peu repeuplée mais changée. « Cette situation unique m’a beaucoup inspiré, raconte le photographe. Les rues vides, puis des gens avec toutes sortes de gants et de masques, ce virus a bouleversé toute la ville. On n’avait jamais vu ça et pour moi il fallait le documenter. » Le photographe se souvient des prémices de l’apparition du virus en France. « J’ai photographié deux Italiens qui jouaient au tennis sur la plage, avec des masques sur le visage. Tout le monde les prenait pour des hurluberlus. » Quelques mois plus tard, ce sont ceux qui ne portent pas de masques que l’on regarde dans les rues de Nice. Légende image : Sur la promenade des anglais à Nice. « Le Covid-19 a changé les habitudes de Niçois, leur quotidien, leur ville. Je voulais documenter ce moment incroyable. » (Photo : Mathieu Muollo). @franceinfo.

#Ville

► Gestion urbaine, vie privée : des visions en tension pour les villes de demain. Par Elise Ho-Pun-Cheung, Doctorante en science politique, Aix-Marseille Université (AMU). Les débats autour des données personnelles refont surface à l’occasion du vote sur le traçage dans la lutte contre le Covid-19. Elles sont intimement liées au déploiement depuis la fin des années 2000 de nouvelles technologies, comme les capteurs et caméras qui récoltent des données, par exemple sur nos déplacements ou sur les réseaux urbains d’eau, d’électricité, etc. Collectivités et entreprises, secteurs de l’énergie, de la construction, de l’économie numérique – tous les acteurs de l’urbain sont confrontés à une question : qu’est-il possible et souhaitable de faire avec les données publiques et privées récoltées dans les villes ? Autrement dit, au regard des opportunités et des limites induites par les nouvelles technologiques, quels seront les contours de la ville de demain ? Lire la suite de la tribune sur le site @FR_Conversation.

► Créé à Angers (Maine-et-Loire), en 2018, sous l’impulsion de l’association PAVIC (Projet Angers Ville Intelligente et Connectée), le webmagazine Ville Intelligente va progressivement implanter des antennes sur le territoire français afin de mieux le couvrir et ainsi enrichir son contenu. La première sera installée à Orsay Paris-Saclay, sous la conduite de Tony Cañadas, président de l’association La Ville Intelligente et Citoyenne. En juin 2017 à Nantes, expliquait Carlos Moreno expliquait que « la ville est un être vivant, il leur faudra donc en connaître son métabolisme. C’est de votre responsabilité d’hybrider l’homme technologiquement, mais avec une approche sociale, pour que l’intelligence de la ville soit collaborative et vivante. L’intelligence d’une ville est uniquement celle de ses citoyens, avec la qualité de vie et le bonheur de vivre ensemble ». Et c’est suivant ce principe inclusif que le webmagazine donne la parole aux « entreprises qui font avancer la technologie, l’environnement, les rapports humains, mais aussi aux citoyens qu’ils soient indépendants ou regroupés en association et qui mettent tout en œuvre pour que nos territoires soient plus agréables ». Pour sa part Tony Cañadas vient de publier le 12 juin la seconde édition de son livre « Environnement et Numérique – Opérer le changement engagé sur les questions environnementales, sociales et numériques pour inspirer et vivre dans un monde plus durable », @villeintelmag.

#Transport

► Le boom du vélo à Clermont-Ferrand. Moins de transports en commun, un besoin de se dépenser davantage et plus de pistes cyclables dans les rues de Clermont-Ferrand : depuis la crise sanitaire du COVID 19, nombreux sont les Clermontois à avoir privilégié le vélo. « Il est difficile de quantifier la baisse de nos ventes pendant la crise sanitaire, mais on espère que le retour en nombre des clients compensera les pertes. Et que le confinement aura un peu changé les mentalités et encouragé la pratique du vélo », explique Christian Boyer, responsable du magasin de vélos Bouticycle de Clermont-Ferrand.  @franceinfo.

#Covid19

► Haute-Vienne : des caméras thermiques mobiles pour détecter les personnes ayant de la fièvre. Placées à l’entrée des entreprises ou lieux publics, des caméras capables de détecter si une personne a de la fièvre sont des outils particulièrement interessants dans la lutte contre la propagation du covid-19. N.I.T.D. une petite entreprise du nord de la Haute-Vienne a conçu des caméras mobiles qui peuvent s’adapter en tout lieu. « La caméra scanne la peau et prend la température sur la zone la plus chaude. », explique son directeur. Avec l’arrivée du coronavirus cette entreprise familiale de six salariés installée au Dorat en Haute-Vienne, décide d’intégrer dans ses caméras de surveillance un logiciel de détection des personnes ayant de la fièvre. @franceinfo.

#Surveillance

► Peur sur la ville : le marché des « safe cities ». Par Myrtille Picaud, chercheuse associée à la chaire « Villes et numérique » de l’Ecole urbaine de Sciences Po et au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE), docteure associée au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP), Sciences Po – USPC. À Nice, Marseille, Saint-Étienne ou encore Valenciennes, se développent des projets de « safe city », pendant sécuritaire de la « smart city ». Ce terme désigne des dispositifs numériques destinés à lutter contre les dangers de l’espace urbain : vidéosurveillance « intelligente », où l’analyse d’image s’appuie sur des algorithmes de détection de mouvements de foule, de violences, d’intrusion ; des plates-formes dites d’hypervision, comme à Dijon, permettant de gérer ensemble différents services municipaux dont la vidéosurveillance, ou liant analyse de divers fichiers municipaux et nationaux et big data en ligne afin de prévenir les crimes ; forces de l’ordre connectées ; etc. Les villes sont ciblées de façon croissante par des politiques de sécurité, tout en étant présentées comme les lieux du renouveau économique de l’économie des plates-formes numériques, à l’instar d’Airbnb ou d’Uber. Lire la suite de la chronique sur le site @FR_Conversation.

#RéalitéVirtuelle

► VR et normes sanitaires: les expériences immersives doivent se réinventer. Par Annick Jakobowicz, Responsable Recherches narratives, France Télévisions. Même s’il n’y a jamais eu autant d’utilisateurs VR sur Steam (environ 2 millions selon le site Upload VR) « Les gens ont encore du mal aujourd’hui à investir dans un masque VR chez eux, il faut d’abord qu’ils puissent tester, comprendre et apprécier ce nouveau medium » constate Camille Lopato, co-fondatrice, avec son frère Marc, de Diversion cinéma spécialisé dans l’organisation de cinéma VR. Avec pour objectif de proposer des expériences à un public plus large, ils ont conçu et fabriqué la station de réalité virtuelle duo, Viktor Romeo, déployable dans n’importe quel lieu. Elle contient deux masques de réalité virtuelle et une tablette offrant la possibilité de naviguer et sélectionner des films 360° dans un catalogue. Lire la suite de l’article sur le site @metamedia

26 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 26 mai 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Commerce

x► Etats-Unis : banqueroutes en série pour les chaînes de grands magasins. Le Covid-19 aura été le coup de grâce. En une semaine, trois fleurons du commerce de détail aux Etats-Unis se sont déclarés en faillite. Après l’avalanche de banqueroutes de 2019 (plus de 9 000 magasins fermés), « l’apocalypse » du commerce de détail, selon l’expression de la presse américaine, semble devoir se confirmer. Vendredi 15 mai, la chaîne de grands magasins de vêtements, accessoires et cosmétiques, J.C. Penney, l’une des plus anciennes du pays, a demandé à être placée sous la protection du chapitre XI de la loi sur les faillites. Créée en 1902 par un fils de pasteur et fermier du Missouri, James Cash Penney, l’enseigne avait survécu à la Grande Dépression des années 1930. (…) Une semaine plus tôt, c’était la chaîne de grands magasins de luxe Neiman Marcus qui avait déposé un dossier de mise en faillite, après 113 ans d’existence. Le groupe de Dallas (Texas), qui possède également les enseignes Bergdorf Goodman et Horchow, avait dû mettre ses 14 000 salariés au chômage technique, en raison de la pandémie, alors qu’il a plus de 4 milliards de dollars de dettes. Il a préféré devancer les échéances : la plupart de ses magasins, à l’exception de ceux de Floride, sont encore fermés du fait des mesures sanitaires. Lire la suite de l’article sur le site @lemondefr. Légende image : Le parking vide du magasin J.C. Penney, dans le centre commercial de Woodbridge (New Jersey), le 21 mai. (Photo Lucas Jacson / Reuters).

#Ville

► D’autres imaginaires existent pour une ville intelligente. Dans un article initialement paru sur The Conversation, Nicolas Minvielle, spécialiste du design et de l’innovation, et Olivier Wathelet, chercheur et anthropologue, reviennent sur les scénarios de smart city qui peuplent nos imaginaires, et qui contiennent un certain nombre de craintes : totalitarisme, contrôle des émotions, surveillance permanente… Ils invitent à rendre ces imaginaires « plus souhaitables et plus riches ».  Le futur est peuplé de chimères. Certaines apparaissent comme étant plus fréquentes que d’autres. Traversant les époques en s’adaptant au style « futuriste » propre à chaque génération, elles constituent des attentions fictionnelles, selon le sociologue allemand Jens Beckert : du fait de leur présence récurrente au sein des imaginaires – ceux des films de science-fiction et des livres blancs prospectifs – ces objets imaginaires piègent la pensée en focalisant les débats vers eux. Quitte à rendre évident et souhaitable des visions en réalité peux désirables. Ainsi, nous connaissons tous la voiture volante, reconnue depuis la fin du XIXe siècle et les aquarelles d’Albert Robida. Leur défaut ? Orienter la projection dans une direction unique, focaliser la critique, et valider tacitement certains choix de société, en l’occurrence la permanence de la présence de voitures en ville ou encore l’hyper densité comme « loi naturelle » du développement des unités de peuplement.  Lire la suite de l’article sur le site @Lagazettefr.

#EtMaintenant

La « zone de rencontre » est-elle l’avenir du trottoir ? Avec le déconfinement, les trottoirs ont retrouvé leurs passants. Alors que la crise sanitaire pousse les citadins à se détourner des transports en commun, les trottoirs gagnent du terrain pour accueillir davantage de piétons dans de bonnes conditions. Leur élargissement est un enjeu important pour donner envie aux citadins de préférer la marche à pied à la voiture. Une belle revanche pour cette infrastructure, qui, depuis sa réinvention au XVIIIe siècle, a beaucoup servi, dans l’histoire, à débarrasser la chaussée du piéton. La création du trottoir a été « aussi et surtout un moyen de mettre de l’ordre dans la ville, afin de faciliter la circulation des voitures et des marchandises », souligne Virginie Milliot, maîtresse de conférences en anthropologie urbaine à l’université Paris-Nanterre. Dans la capitale, Depuis 1900, les trottoirs ont perdu plus de la moitié de leur surface. Pourtant, le changement est en marche. Par exemple, des rues piétonnières ont été mise en place dans de nombreux centres villes en France. Le déconfinement est « un laboratoire grandeur nature pour imaginer de nouvelles solutions afin d’élargir l’espace accordé au piéton », souligne Benoît Hiron. Responsable au Cerema, centre d’études qui vient de publier un guide « piéton et aménagement ». @lemondefr.

#Pollution

►Depuis le 11 mai, des masques chirurgicaux et des gants en latex sont retrouvés au large des côtes azuréennes. Samedi 23 mai, lors d’une plongée à Antibes, le lanceur d’alerte Laurent Lombard, fondateur de l’association Opération Mer Propre, en a retrouvé plusieurs. « Ca va devenir un vrai désastre écologique. Il y a une semaine, je ne voyais qu’un gant de temps en temps, ensuite, j’ai commencé à en voir de plus en plus, déplore le plongeur. Ce n’est que le début. Quand il va y avoir un gros orage, tous les masques et les gants jetés sur les trottoirs ou dans les égouts vont se retrouver en mer ». @franceinfo.

#IA

► Microsoft crée un super ordinateur dans le cloud consacré à l’intelligence artificielle. Ce sera l’un des cinq ordinateurs les plus puissants du monde, entièrement… virtuel. Il servira à faire de la traduction en temps réel ou même à écrire des programmes informatiques. L’annonce a été faite à l’occasion de la conférence internationale des développeurs de Microsoft, la Build 2020, qui se tient cette année entièrement en vidéo à cause de l’épidémie.Ce super ordinateur devrait être l’un des plus gros calculateurs informatiques de la planète. Micrososft explique qu’il comptera 285 000 cœurs de processeurs (alors qu’un ordinateur personnel en compte moins d’une dizaine) et 10 000 processeurs graphiques ultra-rapides. Et la particularité de ce monstre de puissance, c’est qu’il sera en quelque sorte virtuel, puisqu’il fonctionnera entièrement dans le cloud Azure de Microsoft. Sa puissance sera répartie à travers plusieurs data centers à travers le monde au lieu de se trouver en un seul endroit sous la forme d’une seule machine. @franceinfo.

#Santé

► L’IA, plus forte que l’humain contre le Covid-19 ? Les poumons des patients atteints par le Sars-Cov2 montrent des lésions spécifiques. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, le scanner donne des pronostics plus fiables que ceux des médecins. Dès le départ, les chercheurs et les médecins ont d’ailleurs imaginé s’appuyer sur les algorithmes pour automatiser le diagnostic des Covid-19. Leur but ? Faire aussi bien que les radiologues, mais surtout plus vite qu’eux. En effet, gagner du temps est un atout précieux pour orienter au plus tôt les patients dans les hôpitaux débordés. « C’est un défi de mettre au point une intelligence artificielle capable d’interpréter automatiquement et à la chaine les clichés pris sur les patients, mais ce n’est pas inatteignable, explique Pr Mathieu Lederlin, radiologue thoracique au CHU de Rennes. Les algorithmes d’intelligence artificielle existent déjà pour la radiologie classique. Et comme c’est le propre des algorithmes d’apprendre à la vitesse de l’éclair, il faut simplement les “nourrir” avec les bonnes données ». @franceinter.

#Surveillance

► Il ne tient qu’à nous que le coronavirus ne fasse pas sombrer nos libertés. Le risque, pour notre Etat de droit, est de voir les mesures d’urgence, par définition temporaire, devenir permanentes. Que soient écornés durablement les droits de s’exprimer, de se réunir, de manifester… Une vigilance citoyenne s’impose. Le samedi 23 mai, devant le tribunal judiciaire de Paris, une quinzaine de personnes guettent la sortie de trois de leurs proches, privés de liberté pendant quarante-huit heures après avoir manifesté leur soutien au personnel de l’hôpital Robert-Debré. L’affaire a été classée sans suite. Cela ne dissuade pas la Brav (brigade de répression de l’action violente) de verbaliser ceux qui les attendent, à commencer par leur avocate, au mépris des droits de la défense, 135 euros chacun. Une absence de discernement vite condamnée ? Eh bien non… La préfecture de police se félicitera de cette action dans un tweet : « Les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits en raison de l’état d’urgence sanitaire », rappelle-t-elle. Lire la suite de l’article sur le site @LObs.

25 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 25 mai 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

#Réseau_5G

► Le coronavirus ralentit l’arrivée de la 5G en Europe. Comme la France, plusieurs autres pays d’Europe allant de l’Espagne à l’Autriche ont repoussé les enchères de certaines bandes de fréquences 5G en raison de l’épidémie. En mars, seul 20 % du spectre avait été alloué aux opérateurs. Bruxelles s’inquiète. Ces reports pourraient cependant accentuer le retard de l’Europe face aux Etats-Unis et à l’Asie sur la 5G. Selon Viavi Solutions, en février, 85 villes de Corée du Sud, le premier pays au monde à lancer la 5G en avril 2019, étaient couvertes. Contre 57 en Chine, 50 aux Etats-Unis, mais seulement… 31 au Royaume-Uni, 15 en Espagne et 10 en Allemagne ! En France, les opérateurs devaient lancer la 5G dans deux villes de leur choix dès cet été. Mais le report des fréquences décale d’autant l’arrivée de la 5G pour les consommateurs. @LesEchos. Légende image : L’Espagne (ici la place Oriente de Madrid) fait partie des pays ayant reporté une partie des enchères 5G en raison du coronavirus. (Photo : Rodrigo Jimenez / EFE / Sipa).

#Ville

► Travailler à 15 minutes de chez soi, ne pas tous arriver ou partir du bureau à la même heure, pistes cyclables temporaires… Ainsi la crise du Covid-19 a remis l’approche temporelle au cœur des politiques publiques.  À Rennes, avec son « bureau des temps », la ville cherche un nouveau rythme pour vivre une mobilité plus sereine. Ainsi la municipalité a réussi depuis 2012 à désencombrer sa ligne de métro en repoussant d’un quart d’heure l’horaire d’arrivée à la fac de 8.000 de ses étudiants. A Rennes comme à Paris, Lille ou Lyon, la stratégie de déconfinement repose en partie sur cette « mobilité apaisée » en lissant les flux aux heures de pointe. « Il est étonnant de voir à quel point on a toujours joué sur l’espace en agrandissant les voies d’accès et en augmentant la capacité des transports et pensé si tardivement à ce jeu sur le temps », relève Guy Baudelle, géographe et professeur à Rennes 2. Dans une tribune du 23 mai publiée par l’association Tempo Territorial, qui appelle à redonner un « nouvel élan » localement à un urbanisme des temps. @franceinfo.

► La ville du ¼ d’heure : pour un nouveau chrono urbanisme ! Par Carlos Moreno, Professeur, Expert Ville intelligente humaine Médaille de la Prospective 2019 de l’Académie d’Architecture. Nos villes-monde, partout sur la planète, concentrent encore et toujours l’essentiel de l’activité humaine, mais elles sont encore portées par le paradigme de l’ère du pétrole et de ses impacts sur la voirie et l’urbanisme en général. L’ère de la voiture omniprésente, associée à un mode de vie fondé sur la propriété de son véhicule comme élément de statut social, est encore présente, mais elle vacille. A l’heure des effets très visibles de l’impact climatique dans nos vies urbaines, une prise de conscience, heureusement, se généralise concernant nos villes devenues irrespirables par le triple effet des émissions produites par les bâtiments, les réseaux de chaleur et de froid, et le transport à essence tous azimuts. Lire la suite de la tribune sur le site @CarlosMorenoFr. A lire aussi : La ville du quart d’heure : pour un nouveau chrono-urbanisme  (@latribune).

#Energie

► Mobilisés déjà le lundi 18 mai, en Baie de Saint-Brieuc pour contrarier le début de nouvelles études en mer, les pêcheurs d’Erquy maintiennent la pression contre le projet d’Ailes Marines. Le samedi 23 mai, symboliquement, les pêcheurs ont échoué neuf de leurs bateaux sur la plage pour dire combien leur métier était en danger. Tous dénoncent un projet éolien gigantesque qui pourrait avoir un grave impact sur la ressource et le milieu marin dans son ensemble durant et après les travaux. Pour Julien Tréhorel, patron pêcheur et président de l’Association de Défense de l’Environnement et de la Pêche Artisanale dans le golfe Normandie Bretagne, ce projet « va conduire à la destruction des fonds. Le projet Ailes Marines est très loin du projet initial. Les travaux vont provoquer des résidus qui vont pousser les poissons et toutes les espèces à déserter nos zones de pêche », et d’ajouter que « Nous ne sommes pas contre l’éolien… mais au moins à 50 km de nos côtes, loin de nos zones de pêche. »

#Travail

► La semaine de 4 jours est-elle une bonne idée pour relancer l’économie ? La première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern aurait suggéré mercredi 20 mai, lors d’un live sur Facebook, la mise en place de la semaine de 4 jours, notamment pour relancer le tourisme dans le pays. Les citoyens néo-zélandais pourraient, grâce à ce temps libre, faire plus de week-ends prolongés et nourrir ce secteur économique essentiel pour le pays (5,6% du PIB). Pour autant, pas de loi en vue, juste une suggestion pour inspirer peut-être les entreprises ? Au Japon, en août 2019, Microsoft a expérimenté la semaine de 4 jours pendant 5 semaines et auprès de 2 300 employés. Résultat : les employés auraient été plus productifs et plus efficaces en réunion. La société aurait observé une hausse de 40% de la productivité et des ventes réalisées par les employés par rapport à la même période l’année passée. @usbeketrica.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► TikTok goes Disney. À retenir cette semaine : – Traçage – Le conseil d’État interdit les drones pour les contrôles des mesures sanitaires à Paris. Apple et Google lancent leur outil de contact tracing dans 22 pays, la France reste isolée, en attendant le vote de l’Assemblée concernant l’appli de contact tracing StopCovid. En même temps, la loi Hadopi est jugée contraire à la Constitution : le gouvernement français a quelques mois pour la réparer.  ; – Depuis le coronavirus, les médias locaux n’ont jamais été aussi importants ; – Après la crise, qu’est-ce qui attend les journalistes ? L’émergence d’une nouvelle économie des médias ; – Australie : le gouvernement prévoit de contourner les protections sur les données des journalistes ; – Comment l’Intelligence Artificielle se mobilise contre le Covid-19 ? ; – Au coeur de la course à la suprématie quantique.

#Monnaie

► Avec la crise du coronavirus, le grand bond des monnaies numériques. C’est comme si le Covid-19 avait disparu de Shenzhen. Depuis la fin du confinement, il y a maintenant six semaines, les 12,5 millions d’habitants de Shenzhen, mégalopole chinoise, ont repris le chemin du travail et des transports en commun. A ceci près qu’un certain nombre de fonctionnaires de la ville payent désormais leur titre de transport avec des « cryptoyuans », la nouvelle monnaie digitale lancée fin avril par Pékin. Le « cryptoyuan » est la première cryptomonnaie lancée par un Etat. Pour l’utiliser, les utilisateurs chinois doivent télécharger un portefeuille numérique. Puis scanner leur smartphone sur les bornes des bus comme ils le font depuis des années avec Alipay ou WeChat Pay. Derrière ce nouveau système se cachent plusieurs technologies : le pair à pair, la cryptographie et la blockchain, rendue célèbre par le bitcoin. Combinés, ces éléments permettent de faire circuler de la monnaie digitale directement d’un utilisateur à un autre sans avoir besoin d’intermédiaires – banques et organismes de paiement – pour garantir la sécurité des opérations. @lexpansion.

22 Mai

Régions.news #425 – Edition du vendredi 22 mai 2020

La ville dans la transformation digitale et la transition écologique. « Le XIXème siècle était un siècle d’Empires ; le XXème siècle, celui des États-Nations. Le XXIème siècle sera un siècle des villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-unis) en 2009.

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. La Janjan sur la Loire en janvier. (Photo : François Guillement). Le 8 janvier, quand il embarque sur la Janjan, un rafiot de moins de 7 m, Anthony, artiste polymorphe, prévoit une navigation d’un mois pour faire 400 km sur la Loire. Elle va durer trois mois. « La Loire, elle rappelle l’homme, dit Anthony. Et depuis que je navigue, je me suis toujours dit que je remonterai le fleuve à contre-courant au gré des vents ». L’essentiel pour le navigateur solitaire c’est « de se dire que c’est possible, d’arrêter de s’empêcher de faire et de prendre le temps… parce que ce n’est pas une aventure réservée aux riches mais une aventure riche offerte à tout le monde ». À regarder le replay du documentaire « À contre-courant » ou l’éloge de la lenteur sur le site de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► Une trentaine de pêcheurs de la Baie de Saint-Brieuc sont allés à la rencontre du Geo Ocean IV, le navire de la société hollandaise GEO XYZ, missionnée par RTE, Réseau de Transport d’ Électricité, pour effectuer des sondages sur les fonds marins. Il s’agit de réaliser des études préparatoires à l’enfouissement des câbles électriques qui doivent assurer le raccordement des futures éoliennes. Des prospections vues d’un très mauvais œil par le monde de la pêche. Pour Grégory Métayer, patron du bateau de pêche le Black Pearl II, « on nous met au pied du mur. Le but c’est de les dissuader de faire ces analyses. Ils risquent de nous priver de poissons qui peuvent partir ou mourir à cause de ces travaux. Ils risquent de bousiller nos fonds marins. Et nous empêcher de travailler. On attend toujours les études ! »

► « Nous développons des caméras intelligentes qui analysent les trajectoires des personnes dans un espace physique, par exemple, un restaurant, un magasin ou un entrepôt. Si deux personnes sont trop proches l’une de l’autre, une alerte est diffusée, via une enceinte connectée. L’idée n’est pas de sanctionner les personnes, mais de les aider à prendre de nouvelles habitudes. (…) Aucune image n’est envoyée sur un cloud ou par Internet », explique Cécile Schmollgruber, co-fondatrice et PDG de la société StereoLabs. À lire aussi : À Brest, une équipe de roboticiens viennent de développer un premier prototype de respirateur artificiel qui pourra détecter automatiquement les besoins en oxygène des patients.

► Les cinémas sont encore fermés mais il est possible de sortir pour voir un film grâce au « drive in ». Ainsi ces projections en plein air sont organisées dans plusieurs villes de la région Provence Alpes et Côte d’Azur. Cette pratique importée des Etats-Unis dans les années 1960 avait presque disparu en France. Avec la crise sanitaire, elle revient à la mode. L’un des premiers drives de France était installé à La Farlède, dans le Var, en 1967. Au lieu d’aller dans une salle obscure, il suffit de prendre sa voiture pour aller regarder un film sur un parking, en restant dans son véhicule. Le 12 mai dans la Drôme, les habitants de Crest ont pu assister à une première séance de cinéma en drive-in. Pour la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF), la priorité après le confinement est « la réouverture des salles ». Elle a publié un communiqué dans lequel elle s’inquiète du danger économique que représentent ces cinémas de plein air. À lire aussi :  Après le confinement, le grand retour des cinémas drive-in ?

Légende image. Les oiseaux devenus très présents durant le confinement dans les rues de la préfecture de l’Aveyron. (Photo de Jocelyn Calac).Le photographe Jocelyn Calac a parcouru les rues de Rodez, sa ville natale, chaque jour pendant une heure et durant 58 jours pour témoigner de la période particulière du confinement. Un travail documentaire qui représente 700 photos est publié sur le Web sous le titre Carnet de bord Covid-19.

#Travail

► Une vaste expérimentation conduite par l’État finlandais conclut que les chômeurs ayant bénéficié d’un revenu de base inconditionnel sont en meilleure santé physique et mentale et retrouvent même un peu plus de travail que les autres chômeurs. Ainsi le 6 mai, une équipe de chercheurs finlandais publiait les résultats d’une étude menée sur deux années (2017-18). Durant cette période, 2 000 chômeurs finlandais âgés de 25 à 58 ans tirés au sort ont reçu chaque mois 560 euros. L’étude visait à observer le comportement de ces personnes vis-à-vis du retour à l’emploi mais aussi en termes de bien-être en comparaison d’un groupe témoin de 173 000 autres chômeurs « Les destinataires du revenu de base ont connu moins de stress, moins de symptômes dépressifs et ont de meilleurs fonctions cognitives que le groupe de contrôle », écrivent les chercheurs dans leur rapport.

#Données

► Début avril, Facebook annonçait la mise à disposition de jeux de données inédits sur les déplacements de la population, à destination d’équipes de chercheurs partout dans le monde. Agrégées et anonymisées, ces données, issues des informations enregistrées par l’application mobile du réseau social, devraient permettre de mieux prévoir l’apparition de prochains pics épidémiques, ou d’ajuster les politiques de santé publique, estimait alors Facebook. « A partir de ces données, combinées à des données de santé, nous pensons qu’on peut construire des modèles pour mieux comprendre la propagation de la pandémie, et avoir des algorithmes et des modèles qui auront un pouvoir prédictif plus élevé que les modèles actuels », explique Jamal Atif, professeur à l’Université Paris-Dauphine-PSL et coordinateur de l’initiative.

#EtMaintenant

► « Le monde d’après sera d’abord comme le monde d’avant. Mais on a appris une chose fondamentale qui est que l’humanité s’est sauvée parce qu’elle coopère et qu’on a remis les frontières. Comment avec ça on refait de la politique ? Là c’est le numérique qui va structurer les liens. Et dans l’espace, le mouvement de quitter les grandes villes pour aller à la campagne est vrai. On a envie d’habiter ailleurs. Et le télétravail va augmenter ce phénomène des gens qui veulent habiter hors des grandes métropoles », explique le sociologue Jean Viard sur le site @franceculture.

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Télétravail à vie ? Les GAFAs, lanceurs de tendances. À retenir cette semaine : – Les Américains affirment dans un sondage que les deux sources principales de désinformation Covid-19 sont les réseaux sociaux et Donald Trump ; – Google et Facebook sont en train de devenir les patrons de l’industrie journalistique ; – La Converse, un nouveau média québécois « propulsé par un journalisme de dialogue » ; – Naomi Klein : Comment la big tech prévoit-elle de profiter de la pandémie ; – Après l’annonce du maintien du télétravail pour la majorité des entreprises de la tech nombreux sont les employés qui songent à aller vivre là où la vie est moins chère.

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