05 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 5 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Hacker

x► A la Toulouse Hacker Space Factory, on lutte contre le blues du hacker. Un mini-garage de bricolage de motos, un dôme géodésique, une échoppe à ramens et une fresque monumentale : ce petit bout de Tokyo, improvisé d’après le manga culte Akira, se trouve en fait à quelques pâtés de maisons du canal du Midi et du stade Ernest-Wallon, à Toulouse. Bienvenue au Mix’art Myrys, un hangar de 4 000 mètres carrés qui abrite un collectif autogéré d’artistes, véritable institution des milieux alternatifs dans la Ville rose. Pendant quatre jours, du jeudi 30 mai au dimanche 2 juin, des hackers venus de toute la France s’y sont donné rendez-vous, cette année encore, pour bidouiller, discuter, décortiquer les technologies et savoirs numériques afin de les mettre au service du plus grand nombre. Lire la suite sur le site @lemondefr.

#Cryptomonnaie

► Pourquoi il faut dire non à l’Etat Facebook. Mark Zuckerberg vient d’annoncer la création d’une monnaie modestement baptisée « Global Coin ». Une équipe de Facebook y travaille en secret depuis un an. Une filiale, « Libra », a été installée en Suisse pour développer les techniques de type blockchain nécessaires à une éventuelle cryptomonnaie. Facebook a formellement ouvert des discussions avec le régulateur américain, la CFTC. Lors d’une conférence interne à Facebook en avril dernier, Mark Zuckerberg a déclaré qu’« envoyer de l’argent à quelqu’un devrait être aussi simple que de lui envoyer une photo ». Avec ses 2,4 milliards d’utilisateurs dans le monde, Facebook serait en mesure de développer un outil d’une efficacité redoutable. Comme en Chine avec Alipay ou WeChat Pay, Facebook nous ferait entrer de plain-pied dans la société sans cash, où l’on pourrait effectuer tous ses achats sur son téléphone grâce à un code QR généré à la demande. . (@LesEchos).

#Ville

► Comment la végétalisation de nos villes peut nous protéger de la pollution et des canicules. Oui, le végétal rend l’air plus respirable et les grandes métropoles ont commencé à le comprendre ou sont en train de le comprendre. Prendre en compte l’environnement dans les aménagements urbains devient même tendance. Tant mieux, parce que c’est une nécessité. L’Eurométropole de Strasbourg a mis en place différentes actions et plans pour rendre la vie en ville plus respirable. « Il devient de plus en plus clair qu’il faut une gestion intégrée, avec une vision globale, incluant l’air et sa pollution, le réchauffement climatique et la santé des citoyens », explique l’adjointe au maire, Christel Kohler, en charge de la nature en ville. « La végétation répond au triple enjeu: qualité de l’air, réchauffement climatique, santé des citoyens », explique Christel Kohler, adjointe à l’environnement à la mairie.(@franceinfo).

#TerresRares

► Le plan de Washington pour ne plus dépendre de la Chine. Dans la guerre commerciale qui l’oppose à Washington, Pékin a récemment brandi la menace d’ouvrir un nouveau front : celui des terres rares, dont 70 % proviennent de Chine et qui sont un besoin vital pour de nombreuses firmes high-tech. Face à cette menace, Washington a décidé de répliquer et dévoilé un plan d’action. Il est vrai que l’enjeu est d’importance. « Les Etats-Unis dépendent fortement des importations de minéraux cruciaux », rappelle ce rapport d’une cinquantaine de pages que Donald Trump avait demandé à son administration fin 2017. Ce rapport s’inscrit dans une action plus large en faveur du secteur minier américain que le président veut revitaliser. Par décret, le président des États-Unis avait alors annoncé une série de mesures en faveur de la relance de l’extraction de minerais critiques sur le sol américain au rang desquels on trouvait les terres rares, bien sûr, mais aussi d’autres, vitaux pour de nombreux secteurs, tels que le cobalt, le graphite, le rhénium ou bien encore le lithium. (@LesEchos).

#Numérique

► Repenser l’action publique à l’heure du numérique. Avec l’émergence de géants du numérique, le rôle régulateur de l’Etat s’horizontalise et devient partenariale. Pour réguler efficacement les contenus en ligne, par exemple, l’Etat travaille avec les plates-formes qui les diffusent. Pour Grégoire Loiseau, professeur à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, la puissance publique devrait éviter de déléguer ce rôle. Lire sa tribune sur le site de @LesEchos.

#IA

► Intelligence artificielle : avant de perdre le contrôle, le monde veut se mettre des limites. On a besoin de garantir que les intelligences artificielles vont d’abord servir l’humain avant de servir les gouvernements et les entreprises privées. On développe actuellement des armes autonomes. On doit fixer des règles pour ne pas se retrouver dans le futur dans un scénario à la « Terminator« . Il y a aussi des applications polémiques. Une appli est capable de prendre un extrait sonore et de générer un visage qui correspond au son. Ça peut servir à discriminer. Une autre appli est capable d’associer un visage de femme récupéré sur un site pornographique avec un nom et un compte Facebook. Ça peut servir au harcèlement des femmes. L’OCDE prône la transparence : à chaque fois qu’une décision sera prise concernant l’humain, la personne devra être prévenue. L’UE prône la responsabilité : si une voiture autonome a un accident, c’est l’algorithme qui sera attaqué. L’intelligence artificielle sera à l’ordre du jour du G20 fin juin au Japon pour commencer à fixer des règles internationales. (@franceinfo).

► Le 28 mai dernier, le professeur Yoshua Bengio, fondateur et directeur scientifique de Mila, Institut québécois d’intelligence artificielle et lauréat du Prix Turing 2018, était l’invité de l’École de l’intelligence en santé du CHUM (ÉIAS). Il a livré, en toute humilité, sa vision de l’évolution et de la portée de l’IA aujourd’hui et de celle qu’elle occupera dans les prochaines années. Organisée dans le cadre de la série Grands événements de l’ÉIAS, cette entrevue était dirigée par Carole Jabet, directrice du Centre de recherche. Cette rencontre a mis en lumière plusieurs sujets liés à l’intelligence artificielle selon trois axes : la place de l’intelligence artificielle,  son importance pour la santé et les patients et ainsi que son rôle au sein de la recherche et ses enjeux éthiques. (@chumontreal). Voici l’intégrale de l’entretien avec Yoshua Bengio : https://www.facebook.com/chum.montreal/videos/2111254739174589/.

#Création

► Ligne de vêtements, musique… Les intelligences artificielles de plus en plus créatrices. La petite robe noire est un grand classique de la mode féminine. Depuis sa création en 1926 par Coco Chanel, plusieurs modèles ont été réalisés. Celui de Glitch se distingue par son créateur: une intelligence artificielle. Deux étudiantes diplômées du Massachussetts Institute of Technology (MIT) ont en effet fondé l’entreprise Glitch pour vendre les robes conçues par l’IA qu’elles ont développée. Le logiciel des deux femmes utilise l’apprentissage automatique. Ce secteur de recherche de l’IA permet à une machine de comprendre par elle-même certaines tâches, en l’entraînant pour qu’elle soit capable de les faire seule, sans ordre. Les modèles de vêtements qu’il génère sont ensuite envoyés à un styliste pour être réellement créés. Certains d’entre eux sont également disponibles à l’achat, en plus de la petite robe noire. (@FigaroTech).

#Audio

► La plate-forme de podcasts Majelan se lance avec des ambitions internationales. Mathieu Gallet et son associé, l’entrepreneur Arthur Perticoz, ont lancé mardi 4 juin leur plate-forme de podcasts Majelan avec l’ambition d’en faire un leader non seulement sur la France mais sur toute la zone francophone, et même ailleurs par la suite, grâce à une interface de tout premier plan. Pendant ce temps, Radio France demandait cependant à son ancien patron de retirer immédiatement de Majelan les podcasts du média public, faute d’accord. Sa première mission est de faire découvrir ces contenus accessibles gratuitement, et ce par un double système de sélection humaine (des playlists, des registres thématiques…) et algorithmique (en fonction des contenus déjà écoutés par un utilisateur donné). A lire aussi : Le marché publicitaire du podcast explose aux Etats-Unis. La consommation de podcasts est en forte hausse outre-Atlantique, touchant près d’un Américain sur deux. Les revenus publicitaires générés par ces produits audio devraient dépasser le milliard de dollars d’ici à 2021. Les podcasts liés à l’actualité, à l’économie et à la comédie sont ceux qui captent le plus de dépenses. (@LesEchos).

#Application

► Apple interdit certains mouchards dans les applications pour enfants. Le changement n’a pas été annoncé avec tambours et trompettes. Il n’a même pas été présenté par Tim Cook, le président-directeur général d’Apple, lors de la conférence des développeurs qui s’est déroulée lundi 3 juin, et durant laquelle l’entreprise a présenté plusieurs nouveautés. Et pourtant, c’est une modification majeure qu’a apportée Apple aux règles qu’elle impose aux développeurs d’applications qui veulent utiliser sa plate-forme de vente : elles précisent désormais que les jeux et les applications destinés aux enfants ne pourront pas « inclure des publicités ou des outils de suivi externes ». En clair, les jeux et applications éducatives qui veulent être classés dans la catégorie « enfants » du magasin ne pourront plus utiliser les très nombreux outils qui enregistrent des données sur leurs utilisateurs. Ces outils peuvent prendre la forme de mouchards publicitaires. (@lemondefr).

#RevueDeLiens

► – « Ruralisons », un parlement pour mettre en valeur la ruralité et lutter contre la désertification (@franceinfo) ; – « C’est complètement surréaliste » : en Bretagne, elle photographie des serres à tomates qui émettent un halo fluo (@franceinfo) ; – Kalilo, une application pour évaluer la qualité des eaux de baignade de la côte basque. La Communauté de communes du Pays basque a développé Kalilo, une application permettant à chacun de connaître en temps réel la qualité des eaux de baignade des plages de la côte basque. (@franceinfo) ; – La télémédecine trébuche sur la question du remboursement par la Sécu https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/telemedecine-pourquoi-la-secu-ne-remboursera-pas-plus_657090 (@Challenges) ; – Maureen Ohlhausen : « Le département de la Justice semble décidé à agir sur Google ». Ancienne commissaire de la Federal Trade Commission américaine de 2012 à 2018, une agence qu’elle a présidée deux ans, Maureen Ohlhausen est aujourd’hui spécialiste des questions de concurrence chez Baker Botts. Selon elle, la vigilance accrue envers les Gafa marque un vrai tournant. (@LesEchos) ; – Klaxoon : un vent de fraicheur souffle sur les réunions (@bymaddyness) ; – Instagram, ce repaire de néo-poètes. Sur Instagram, la poésie se déclame au format carré. Compilation de SMS romantiques, citations glanées dans la rue, aphorismes et poèmes en prose… le lyrisme et la célébration du quotidien apportent un peu de douceur (et de trash) à nos flux. (@LADN_EU).

04 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 4 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Surveillance

► Trente ans après la répression, les chars ne circulent plus sur Tiananmen. Ils ont laissé la place à un arsenal plus discret mais aussi efficace pour le régime chinois : des milliers de caméras qui compliquent singulièrement toute velléité de contestation. Ces caméras accrochées aux réverbères sont la face visible de l’arsenal technologique à la disposition du Parti communiste chinois (PCC) pour empêcher une répétition du mouvement pro-démocratie, qui s’est achevé dans le sang le 4 juin 1989. L’obsession du régime pour l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale a ajouté une couche de sophistication à ce réseau de surveillance complexe. Il permet à la police de frapper à la porte de tout fauteur de trouble présumé, confient plusieurs dissidents à l’AFP. « Grâce à l’amélioration des technologies de surveillance, il serait beaucoup plus difficile aujourd’hui d’assister à des manifestations comme celles de Tiananmen en 1989 », observe Patrick Poon, d’Amnesty International. (@frenchweb). Légende image : La place Tian’anmen (place de la porte de la Paix céleste) est située au centre de Pékin (Chine). Elle est la 4ème plus grande place du monde après celles de Dalian en Chine, de Jakarta en Indonésie et de Palmas au Brésil.

#Déchets

► Cinq à neuf tonnes de nourriture sont jetées chaque jour à La Défense. « Quand les salariés ont vu dans le gâchimètre, rempli avec tous les morceaux de pain non consommés la veille, qu’il y avait même des petits pains entiers, ça a frappé les esprits », assure Magalie Eyen, responsable des services aux occupants chez Suez. « Aucune expérimentation n’avait été faite jusque-là en France sur le gaspillage alimentaire en entreprise, souligne François Mauvais, représentant de la Driaaf (Direction régionale de l’alimentation, l’agriculture et des forêts). Sur ce quartier couvrant quatre communes fonctionnent 166 cuisines d’entreprises et d’administrations, soit 29 millions de repas servis chaque année. C’est la plus grosse concentration en France ». (@LeParisien_92).

► Que faire des millions de tonnes de déblais du Grand Paris ? De ces terres et de ces cailloux extraits du sol par les tunneliers du super-métro ? Ainsi sur le port de Gennevilliers, il existe une plateforme spécialisée dans le recyclage et la valorisation des déchets inertes du bâtiment et des travaux publics. Cette installation a produit l’année dernière 250 000 tonnes de nouveaux matériaux prêts à être réutilisés sur de nouveaux chantiers : du sable, des cailloux de deux tailles différentes et de la grave. (@LeParisien_92).

► Yerres : de nouvelles caméras installées pour lutter contre les dépôts sauvages. Malgré les nombreuses opérations de nettoyage organisées tout au long de l’année, et les nombreuses campagnes de lutte contre les dépôts sauvages, les bords des routes sont toujours aussi prisés des véhicules de chantier qui viennent y déposer leurs gravas, ou même des particuliers qui viennent se débarrasser de leurs encombrants, sans passer par la case déchetterie. Pour lutter contre tous ces pollueurs, la ville de Yerres vient d’installer seize nouvelles caméras de vidéosurveillance, disposées à des endroits stratégiques, le long des axes les plus fréquentés. (@LeParisien_91).

#Ville

► L’Ile-de-France est le territoire le plus inégalitaire de France, montre une étude sur la trajectoire des revenus de ses habitants entre 2001 et 2015. intitulée « Gentrification et paupérisation au coeur de l’Ile-de-France », cette enquête de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) souligne les inégalités croissantes dans cette région qui abrite 12 millions d’habitants (18,8% de la population) et produit près d’un tiers de la richesse du pays. L’étude met en exergue la « polarisation sociale » de la région: d’un côté Paris (2,2 millions d’habitants) et les Hauts-de-Seine, départements les plus aisés du pays, continuent à « s’embourgeoiser ». De l’autre, la Seine-Saint-Denis, le territoire le plus pauvre.  « La richesse est plus marquée, plus concentrée que la pauvreté. Les riches vivent plus entre eux que les pauvres », note Mariette Sagot, la démographe auteure du rapport. Ainsi cette « différenciation sociale reflète surtout le marché immobilier ».

#Santé

► Le projet de loi relatif à la santé est étudié depuis le 3 juin au Sénat. L’avenir des « déserts médicaux »,  se trouve au cœur de celui-ci. Environ cinq millions de personnes ont, sur l’ensemble du territoire, du mal à se faire soigner à proximité de chez eux. Ainsi le gouvernement prévoit le déploiement du « télésoin » avec la création du « Health Data Hub », plateforme d’exploitation des données de santé, afin d’améliorer la recherche et le suivi des patients. « La vraie révolution concerne la pratique médicale. Alors que le grand défi des années à venir est de gérer le déficit démographique, le numérique permet de pallier la pénurie de médecins, réduire la distance, mieux suivre les patients chroniques là où ils vivent » explique Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Ainsi « les outils numériques doivent permettre aux médecins de se concentrer sur le diagnostic et la prescription, soulager le suivi quotidien des patients chroniques et faire émerger de nouveaux rôles pour les paramédicaux », poursuit-t-il.

► Quand le contact humain peine à être remplacé. Les consultations médicales à distances proposées par le gouvernement avaient pour vocation de répondre à la pénurie des médecins généralistes dans certains villages. Un processus de prime abord plus simple et efficace : une infirmière accompagne les patients avec l’aide à distance d’un médecin relié à un écran.

► La télémédecine se déploie doucement dans le Centre-Val-de-Loire, région qui compte de nombreux déserts médicaux notamment dans le Loir-et-Cher et le Loiret.  Avec 66,4 médecins généralistes pour 100 000 habitants contre 78.9 en France métropolitaine, le Centre-Val de Loire. « L’examen clinique et la présence humaine ne pourront jamais être remplacés. La télémédecine est un plus car elle nous permet de mieux communiquer, d’échanger plus facilement nos avis », explique le Dr Bernard Mercier au centre hospitalier de Blois (Loir-et-Cher).  Le département de l’Aveyron a créé des maisons médicales pluri-profesionnelles mais surtout s’est appuyé sur la faculté de médecine de Toulouse pour permettre aux jeunes internes de venir y faire leurs stages. Dans la Somme, le petit village de Ponthoile, 600 habitants, a réussi à attirer, sans subvention ni coercition,  deux jeunes médecins dont c’est la première installation. Le maire a fait construire un cabinet financé par un emprunt. Les praticiens sont locataires. La mairie gère les problèmes annexes. L’Autorité régionale de santé (ARS) était prête à participer financièrement à condition qu’il y ait un référent médical.

#Economie

► Economie circulaire : un nouvel avant-projet de loi est jugé plus convaincant. Il remplace une première mouture qui, après avoir été révélée par la presse en février, avait suscité un tollé, au point que le gouvernement avait décidé d’en suspendre la présentation pour l’enrichir des conclusions du « Grand débat ». Alors que l’ancien avant-projet de loi ne comptait que six articles, le nouveau en contient ainsi 18, repartis en 5 titres, traitant de l’information du consommateur, de la lutte contre le gaspillage, de la responsabilité des producteurs et de la lutte contre les dépôts sauvages. (@latribune).

#IA

► Une course à l’armement pour dominer le monde. Le monde est entraîné dans la guerre du futur avec l’émergence de l’IA en général, et, en particulier dans la défense. Et beaucoup plus qu’on ne peut le penser. « Le développement de l’intelligence artificielle est désormais un lieu de compétition stratégique, une course à la puissance technologique, économique mais aussi militaire », a expliqué la ministre des armées, Florence Parly. Washington et Pékin sont en train de se livrer à une véritable course à l’armement, qui structurera le paysage de l’IA militaire dans les années à venir. « La Chine doit être le pays le plus avancé au monde pour ce qui concerne la théorie fondamentale et les applications pratiques dans le domaine de l’IA », assure Jean-Christophe Noël, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) dans le numéro de mai de la Revue Défense nationale (RDN) consacré à l’IA. Et cette course, qui s’accélère, reproduit, soixante-dix ans plus tard, ce qu’a été la course à l’armement nucléaire. D’autant que les Américains semblent aujourd’hui « effrayés par ce volontarisme chinois, craignant que leur supériorité militaire s’érode lentement », écrit Jean-Christophe Noël. (@latribune).

#RevueDeLiens

► – Comment la Tech a relancé l’industrie mondiale de la musique (@frenchweb) ; – Sus aux monopoles du XXIe siècle ! Les autorités américaines de la concurrence s’intéressent enfin au pouvoir immense des Gafa. Mais il faudra inventer de nouveaux outils pour apprécier et sanctionner d’éventuels abus de ce pouvoir. (@LesEchos) ; – Expatriation : choisir parmi les villes les plus « smart » au monde  (@EchosStart) ; – « C’est déjà demain » : quand l’intelligence artificielle s’invite dans nos assiettes (@RMCInfo) ; – Vers la fin du libre-service pour les podcasts de Radio France. La radio publique, encore dominante sur ce format, veut mieux contrôler leur diffusion et garder ses auditeurs sur ses plates-formes. Le groupe veut procéder à des négociations plate-forme par plate-forme, pour mieux partager la valeur créée. Il demande à Majelan le retrait de ses contenus. (@LesEchos) ; – Les chatbots sont-ils nos futurs médecins ?  Rassurez-vous tout de suite, la réponse est non. Pourtant, le numérique est aujourd’hui une interface de plus en plus présente entre les patients et les médecins, via l’utilisation d’applis ou de chatbots destinés à faciliter la vie des personnes malades et des professionnels de santé. Mais dans un contexte aussi particulier que celui du parcours de soins, le numérique a-t-il vraiment toute sa place ? (@bymaddyness) ; – La troisième guerre mondiale a commencé. Le XXIe siècle est en train de créer un nouveau type de conflit qui se joue en silence à travers les câbles intercontinentaux de fibres optiques. (@LExpress) ; – Gaspillage : détruire des produits non-alimentaires invendus va être interdit. Selon le Premier ministre Édouard Philippe, cette mesure vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas (@LExpress).

03 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 3 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Terre_Rare

► Le Pentagone veut réduire sa dépendance aux terres rares chinoises. Depuis que Pékin et Washington sont engagés dans une escalade de sanctions commerciales, on n’a jamais autant reparlé des « terres rares ». Ces minerais essentiels à la production de missiles guidés, de capteurs employés dans des avions et satellites, mais tout aussi nécessaires pour la production de smartphones et de pots catalytiques, représentent une carte maîtresse pour la Chine dans son affrontement avec les États-Unis. En effet, 80 % des terres rares importées par l’Amérique entre 2004 et 2017 provenaient de Chine. La Chine est toujours d’accord pour répondre à la demande raisonnable de terres rares de la part de pays étrangers. Pour autant, la menace est claire : « Il serait inacceptable que des pays utilisent des terres rares chinoises pour fabriquer des produits et qu’ensuite ils puissent sanctionner la Chine », explique calmement le porte-parole du ministère chinois du Commerce.(@Figaro_Economie). Légende image : La mine à ciel ouvert de Mountain Pass, située dans le comté de San Bernardino, en Californie, est le seul site d’extraction de terres rares en exploitation aux États-Unis. Crédits photo : David Becker / Reuters.

#Ville

► Smart et green, voici les villes les plus éco-durables du monde. Pour établir le classement de 174 villes dans 80 pays à travers le monde, le Cities in Motion Index établit par l’IESE prend en compte 9 dimensions essentielles d’une ville durable. Le palmarès prend à la fois en compte des critères humains, économiques et matériels. Une ville durable est donc évidemment une métropole qui a compris les défis écologiques auxquels nous devons faire face. Le classement prend en compte les critères d’émissions de CO2 et de méthane, la production de déchets annuelle par habitant, l’accès à l’eau… La mobilité fait partie des 9 dimensions essentielles. La semaine de 4 jours ou le télétravail peuvent permettre de décongestionner les villes. Cette dimension est complétée par l’aménagement urbain qui cartographie la taille des immeubles et la densité de la ville, par exemple. Du côté des critères humains, dans la dimension « capital humain », on trouve l’accès à l’éducation et à la culture. Une ville smart serait donc surtout une ville avec des habitants smart. Le classement s’intéresse aussi à la cohésion sociale et aux efforts déployés pour limiter les inégalités. (@LADN_EU).

► « Face à l’urgence climatique, les grandes villes doivent arrêter de se faire plaisir avec des projets expérimentaux »Canicules à répétition, risques d’inondation ou au contraire d’étiage de la Seine, pollution de l’air… En septembre 2017, Paris a adopté une stratégie globale de résilience pour répondre à l’urgence climatique. Ce chantier est piloté par Sébastien Maire, délégué général à la transition écologique et à la résilience. Un nouveau métier qui a émergé dans les administrations des grandes villes du monde ces cinq dernières années. C’est celui de « chief resilient officer ». « La fonction est apparue avec le programme « 100 Resilient Cities », lancé en 2013 par la Fondation Rockefeller. Il visait à créer une nouvelle fonction transversale au cœur des administrations métropolitaines. La logique de fond était la suivante : les territoires doivent se préparer pour être en mesure de mieux encaisser les effets du dérèglement climatique et les stress chroniques que sont les pollutions de l’air et de l’eau, la raréfaction des ressources, le manque de cohésion sociale, la crise migratoire, etc. Les politiques du climat ne peuvent plus être morcelées en silos étanches, le logement, le transport, l’alimentation, la sécurité, l’approvisionnement, etc », explique Sébastien Maire. A Lire aussi : « Villes résilientes, villes inventives » : une conférence Le Monde Cities à Milan. (@lemondefr).

#Immobilier

► Les Berlinois en guerre contre la spéculation immobilière. Ce n’est pas le prix des carburants qui a hérissé le poil des Berlinois, mais le niveau des loyers. « Le logement est un droit », « Tous ensemble contre les loyers fous », « Le coeur plutôt que le profit »… Les slogans ont fleuri sur les façades des immeubles d’une métropole qui s’imaginait bohème et s’est découverte contaminée par la fièvre immobilière qui a saisi toutes les grandes villes d’Europe. Fidèles à une tradition de contestation, les locataires (85% de la population) refusent de se laisser faire et ont déclaré la guerre aux investisseurs immobiliers qui menacent une part de leur identité et de leur sérénité. Il semble bien loin le temps où Berlin, après la chute du Mur, recensait plus de 10% d’appartements vides et offrait à ses habitants (souvent fauchés) des loyers symboliques, Aujourd’hui, trouver un logement relève du parcours du combattant et les loyers des nouveaux baux augmentent de 5 à 10% par an. (@LesEchos)

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Grandes manœuvres dans les groupes de télé européens. À retenir cette semaine sur le site de @Metamedia : – La Harvard Business review suggère de ne pas démanteler Facebook mais de traiter la plateforme comme un service public ; – DRH, recrutez des gamers comme managers ; – La fin du mobile ; – Le Forum économique mondial veut élaborer des règles mondiales pour l’IA ; – Ennemi juré de Cannes, Netflix s’amuse en achetant les droits de deux films primés.

#Energie

► Le compteur Linky en procès mardi 4 mai à Tours. Cent trois personnes ont assigné l’entreprise Enedis en justice dans le but de pouvoir refuser l’installation dans leur domicile du compteur Linky. Les plaignants demandent au juge d’empêcher Enedis de leur installer ce compteur de force ou par ruse. Certains plaignanst qui n’ont pas encore le compteur demandent des mesures conservatoires, tandis que les autres réclament le retrait de l’appareil. À cet aspect juridique, s’ajoute un volet santé puisque certains plaignants présenteraient des symptômes liés à une electro-hypersensibilité, et ils invoquent un « dommage imminent » avec cette exposition supplémentaire à des champs électro-magnétique. (@franceinfo).

#RevueDeLiens

► – Twitter s’excuse après avoir bloqué des comptes critiques de la Chine  Contraint de s’exprimer après le tollé suscité, le réseau social américain évoque une « erreur » et non une demande de Pékin. Des centaines de comptes critiques du régime ont été suspendus à l’approche des 30 ans de la répression sanglante du mouvement étudiant de Tiananmen. (@LesEchos) ; – La fermeture d’iTunes se précise. Apple a effacé les contenus présents sur certains comptes de son logiciel, sur les réseaux sociaux. Un indice qui confirmerait la fermeture prochaine d’iTunes, ancienne icône des nouvelles technologies dont le modèle a été dépassé par le streaming. (@LesEchos) ; – Quatre start-up quantiques françaises. Par Olivier Ezratty, expert @frenchweb ; – « Facebook a induit la Commission européenne en erreur lors du rachat de WhatsApp » (@lemondefr) ; – Konbini, Melty, Vice…ces médias qui jouent sur l’engagement pour séduire les jeunes (@Figaro_Economier) ; – Dans le viseur des autorités de la concurrence, Google et Facebook chutent en Bourse (@Challenges) ; – Facebook, Apple et Amazon également dans le viseur de l’antitrust américain. Les régulateurs américains se seraient partagé la supervision des Gafa. Le ministère de la Justice, qui se prépare à ouvrir une enquête antitrust sur Google, serait également chargé d’Apple, tandis que l’autre gendarme de la concurrence, la FTC, récupérerait Facebook et Amazon. (@LesEchos).

 

02 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 2 juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Déchet

► A Singapour, les déchets des habitants sont transformés en île artificielle. Tous les déchets non recyclés des habitants de Singapour, qui en produisent deux fois plus que ceux de Paris, finissent d’abord dans des incinérateurs. Ils sont ensuite placés dans une énorme cuve et enfournés à plus de 1 000 degrés. Leur volume est réduit de 90%. Les cendres sont ensuite mouillées et transportées par bateau vers l’île poubelle. À cet endroit, il y avait deux îlots naturels entre lesquels un immense mur sous-marin a été créé. L’espace est comblé petit à petit par les cendres des déchets. La moitié est aujourd’hui remplie. L’île artificielle est devenue une curiosité touristique.  (@franceinfo). Légende image : Le site d’enfouissement Semakau est situé sur la côte orientale de l’île, et a été créé en s’associant à Pulau Sakeng.

#Energie

► Les éoliennes sont-elles dangereuses pour la santé ? La France en comptait plus de 7 000 en 2018, et ce nombre devrait doubler d’ici 2030. Mais selon des associations de riverains, ces sources d’énergie poseraient des risques pour la santé humaine. Cette préoccupation existe cependant depuis près d’une décennie. C’est en 2009 qu’une chercheuse américaine, la Dre Nina Pierpont, publie une étude sur ce qu’elle est la première à nommer « syndrome éolien ». Vivement critiqué pour ses biais par la communauté scientifique, le travail de Nina Pierpont a tout de même été largement repris par les détracteurs de l’éolien. Depuis, des personnes habitant près d’éoliennes rapportent divers symptômes parmi les nombreux que regroupe le « syndrome éolien » : nausées, migraines, anxiété, acouphènes, troubles de la vue, etc. Les souffrances sont bien réelles, et ont été constatées par diverses études scientifiques, mais l’existence d’un lien de causalité n’est pas établie, et les recherches doivent se poursuivre. (@lemondefr).

#Européennes

► « Facebook a empêché les partis et la société civile de mener des campagnes transfrontières ». Le professeur de droit Alberto Alemanno dénonce, dans une tribune au « Monde », le rôle néfaste joué par le réseau social lors de la campagne électorale européenne en limitant les messages politiques aux frontières nationales. Au lendemain des élections européennes des 25 et 26 mai, on découvre que Facebook continue de faire tout ce qui lui plaît sur le continent, et ce en dépit des discours politiques sur la « mise au pas » des géants technologiques de la Silicon Valley. Lors de la campagne, les électeurs ont été assaillis par la désinformation sur Facebook et sur d’autres vecteurs de l’empire du géant des médias, comme Instagram et WhatsApp. Dans son rapport « Far Right Networks of Deception » publié le 22 mai, le mouvement citoyen mondial Avaaz constate que Facebook a encore permis aux groupes d’extrême droite et anti-européens de diffuser des informations fausses ou délibérément trompeuses sur la plate-forme.. Lire la suite sur le site @lemondefr.

#Déchets

► Marseille : un robot méduse va collecter les déchets marins du Vieux-Port. Le robot jaune Jellyfishbot (robot méduse), collecteur de déchets à la surface de l’eau et d’hydrocarbures, va nettoyer le Vieux-Port de Marseille. Inventé et conçu à Roquefort-la-Bédoule (Bouches-du-Rhône) par la start-up Iadys, l’engin sera « dès la semaine prochaine » utilisé quotidiennement par les agents de la métropole. Fini pour eux la collecte avec des épuisettes dans le port marseillais. « Les agents seront formés pour l’utiliser. Ils s’en serviront dans le Vieux-Port mais sûrement aussi dans certains des 25 ports de la ville comme celui de la Pointe Rouge ou du Frioul », indique Nicolas Carlési, fondateur et inventeur de Jellyfishbot. Le robot est déjà intervenu dans le port emblématique de la cité phocéenne lors de l’opération « Vieux-Port Propre ». (@franceinfo).

#Cinéma

► Séries turques, dystopies, white-scandi… Quelles sont les tendances du marché de la fiction international ? Par Maxime Ruel, FMC Veille, Veille stratégique et production de podcasts.Jamais on aura raconté autant d’histoires. Au cinéma, à la télé ou sur les plateformes de streaming, l’offre est pléthorique et pourtant encore insuffisante si l’on en croit François-Pier Pélinard Lambert, rédacteur en chef de Le film français, qui a partagé ses analyses sur les tendances du marché de la fiction international lors du congrès de l’Association québécoise de la production médiatique. Lire la suite sur le site @metamedia.

► À Hollywood, l’intelligence artificielle utilisée pour prédire le succès des films. Pouvait-on prévoir le succès incroyable de Bienvenue chez les Ch’tis, sorti en 2008, qui a réalisé plus de 20 millions d’entrées au cinéma en France? Peut-être. Pour savoir s’il est judicieux d’investir dans un projet de film, l’industrie cinématographique place désormais sa confiance dans les algorithmes. Une start-up de Los Angeles baptisée Cinelytic est spécialisée dans la prédiction du succès des films grâce à l’intelligence artificielle, a repéré le média américain The Verge. Son logiciel possède un avantage sur celui de ses concurrents: il propose de simuler un changement de casting – et des acteurs principaux – pour évaluer l’impact potentiel sur le box-office, donc sur les revenus financiers. (@BFM_Tech).

#Sciences

x ► Pourquoi l’homme n’est-il pas un animal comme un autre ? Dans « Singe toi-même » (Odile Jacob, 2019), le neurobiologiste Alain Prochiantz, administrateur et professeur au Collège de France, décrit la place des humains dans l’histoire des espèces animales, et ce qui nous différencie des autres primates. Une parenté, certes, mais pour une espèce pas comme les autres … Un essai où il tente de préciser la place de l’homme au sein des autres espèces, en particulier avec ses cousins les plus proches : le bonobo et le chimpanzé, desquels il s’est séparé il y a plus de 6 millions d’années. Si la différence de génome entre sapiens et les deux primates ne serait que de 1,23%, Alain Prochiantz appelle à ne pas avoir avoir une approche aussi quantitative : ce 1,23% peut cacher des différences fondamentales qui font que l’homme n’est pas une espèce comme les autres. Légende image : Un bonobo au Congo• Crédits : Andrey Gudkov/Media Drum World – Maxppp.

01 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 1er juin 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville [Quatre émissions difusées sur France Culture dans « Le nouvel empire des villes » du 27 au 30 mai.

 xQuand les métropoles façonnent le monde. Depuis les années 1970, les villes se développent et concentrent toujours plus de populations, d’activités et de pouvoirs au point de devenir les centres névralgiques de nos sociétés. Aujourd’hui, les villes génèrent plus de 80% du produit intérieur brut mondial et quasiment 40% pour les seules dix plus grandes régions urbaines, dans lesquelles vivent plus de la moitié de la population mondiale. Mais si l’urbanisation augmente la croissance, la productivité et qu’elle favorise l’innovation ; elle s’accompagne également de nombreux défis : en matière de logements, de transports et infrastructures en tout genre et ne sont pas sans poser problème, notamment en ce qu’elles produisent de l’inégalité et de l’exclusion. Légende image : À Bombay, les bidonvilles côtoient les gratte-ciel. Crédits : Puneet Vikram Singh, Nature and Concept photographer / Getty.  (@franceculture).

► De Pittsburgh à New-York : un front écologique contre Donald Trump. Depuis que le président des États-Unis Donald Trump a décidé, au mois de juin 2017, de retirer son pays des engagements de l’accord de Paris, nombre d’agglomérations nord-américaines ont choisi au contraire de poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique. Face à ce retour en arrière écologique, des grandes villes étatsuniennes ont rejoint l’alliance « We are Still In », nous sommes toujours dedans (en référence aux accords de Paris), aux côtés de certains États du pays et de quelques entreprises.  (@franceculture).

► Municipalisme : quand les habitants prennent le pouvoirOn les appelait « les villes rebelles d’Espagne » : Barcelone, Madrid, Valence, Saragosse ou encore Saint-Jacques-de-Compostelle. Dirigées depuis quatre ans par des collectifs de citoyens qui voulaient changer de politique et redonner le pouvoir aux habitants, voilà que pour beaucoup d’entre elles l’aventure vient de prendre fin ce dimanche 26 mai lors des élections municipales. Ni à Barcelone ni à Madrid – villes emblématiques – les deux maires, Ada Colau et Manuela Carmena, issues de la société civile, n’auront su se maintenir au pouvoir. Avec plus ou moins de succès, durant quatre ans, elles auront tenté de mettre en place une autre gouvernance des villes, qui se voulait plus participative et plus démocratique. (@franceculture).

► De Marseille à Dubaï : rayonner pour mieux dominer. Grands événements sportifs, culturels, congrès internationaux, musées, projets architecturaux, de Paris à New York, en passant par Londres et Dubaï, les grandes villes du monde rivalisent de programmes et d’idées. Tous les moyens sont bons pour attirer les regards et surtout attirer les visiteurs : touristes, investisseurs, créateur en tous genres. C’est tout un monde qu’il faut sans cesse surprendre, combler, accueillir, de peur qu’il ne préfère une concurrente. (@franceculture).

#Santé

► L’intelligence artificielle « va bousculer les médecins, mais est formidable pour les patients »Alors que les plus grands spécialistes sont réunis à Chicago vendredi31 mai pour le Congrès mondial du cancer, Laurent Alexandre, chirurgien et fondateur de Doctissimo, se dit convaincu sur franceinfo que « l’intelligence artificielle va bousculer les médecins » mais qu’elle est « formidable pour les patients ». Il explique que « les médecins sont obligés de s’aider de l’intelligence artificielle car la médecine moderne crée de plus en plus de données. Aucun radiologue, même les plus brillants, ne peut traiter les milliards et les milliards d’informations que nous avons maintenant dans les dossiers médicaux. L’analyse ADN du cancer du sein d’une seule patiente, cela représente 20 000 milliards d’informations, 20 000 gigaoctets, 20 téraoctets. Aucun cerveau humain ne peut traiter cela. » (@franceinfo).

#Politique

► « L’idée, c’était d’aller chercher les jeunes qui s’en foutent » : Accropolis, chaîne Twitch dans la jungle politique14h30, François Malaussena s’installe devant ses deux écrans et son fond vert, mug Karl Marx à la main. Autour de lui, le studio est encombré du matériel utilisé pour la soirée électorale des européennes. Sur les étagères, des livres : « Tous les modèles de discours pour les élus », « Je vote ou pas », « Ces grands discours qui ont changé le monde ». Nous sommes dans les locaux d’Accropolis, une chaîne de streaming qui se consacre depuis 2015 à la vulgarisation politique. Cet après-midi, François Malaussena anime son émission sur les Questions au Gouvernement. « Le but est d’avoir des éléments de biographie intéressants à relever à l’instant T, pour comprendre pourquoi est-ce-que tel député pose telle question aujourd’hui ? C’est la première clé de compréhension. Le deuxième, c’est comment ça réagit en face. Les applaudissements, les huées, les sourires, les non-dits dans l’hémicycle, c’est des choses très importantes », explique Jean Massiet, le fondateur d’Accropolis. (@franceinfo).

#RevueDeLiens

► – Intelligence artificielle : « Nous sommes passés de la science-fiction à la techno-réalité » (@LObs) ; – « Chaque année, les émissions carbone par passager baissent de 1,5 à 2% » selon un expert en aéronautique (@franceinfo).

31 Mai

Régions.news #379 – Edition du vendredi 31 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes.». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.0715

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Conception et rédaction : Patrick Damien

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Légende image. Immersion de l’hydrolienne Sabella au large d’Ouessant en 2018. Crédits photo : Photopqr / Maxppp. Le producteur français d’énergie renouvelable Akuo Energy et la PME bretonne Sabella, spécialisée dans l’hydrolien, ont signé un accord de partenariat en vue d’alimenter à hauteur de 70%, l’île d’Ouessant en énergie renouvelable en 2023. Le projet devrait également donner naissance à la première ferme commerciale hydrolienne française.

#RevueDActu [Consulter la ReVue d’actu quotidienne publiée sur le blog Régions FTV.]

► La ville de Roubaix (Nord), ancienne capitale de l’industrie textile, a été l’une des premières en France à se lancer dans le mouvement « zéro déchet », suivant l’exemple de San Francisco en Californie et Capannori, en Toscane. En 2015, cent familles roubaisiennes ont relevé le « Défi familles » qui est de réduire de 50 % ses déchets ménagers. Les foyers volontaires bénéficient tout au long de l’année d’un accompagnement spécifique. Une vingtaine d’ateliers animés par des bénévoles ont ainsi été créés où l’on y apprend par exemple à fabriquer un sac à pain, utiliser des couches lavables, gérer un composteur ou encore faire ses produits d’entretien.

► Des élèves ingénieurs en 3ème année à CESI École d’Ingénieurs à Arras (Pas-de-Calais), ont utilisé leurs compétences en informatique et en entrepreneuriat pour développer une association et rendre le numérique accessible au plus grand nombre. « On est parti d’un constat simple : il manque des compétences informatiques sur le marché. Il est donc nécessaire de former les personnes le plus tôt possible pour que les bases soient bien assimilées et susciter des vocations. Notre professeur nous a mis en contact avec le directeur d’une école primaire avec lequel il travaillait et qui voulait créer une salle informatique sur la base d’objets récupérés », explique un élève ingénieur de CESI, fondateur de l’association.

► EDF avec sa filiale Dreev viennent de lancer un système de recharge intelligent. Grâce à votre véhicule, vous pouvez vendre de l’électricité au réseau ! Le système s’adresse pour l’instant aux entreprises et aux collectivités. Hotravail, entreprise de la région bordelaise de 500 salariés qui emploie des personnes handicapées dans des domaines allant des espaces verts à l’audiovisuel, l’a déjà testé. Lorsqu’un salarié gare sa voiture électrique sur le parking, la borne de recharge est un peu différente des autres. Il y a deux options : soit on recharge la voiture, soit on la transforme en fournisseur d’électricité. Ces bornes intelligentes permettent de vendre au réseau l’électricité de la batterie de la voiture, quand elle est inutilisée.

#Télécom

► Apporter la fibre optique à tous les Français en 2025, c’est possible. Ainsi des industriels et des collectivités ont invité l’État à remettre 800 millions d’euros sur la table. Si l’industrie et les territoires tentent de pousser leurs feux, c’est que le bilan des déploiements de la fibre peut être considéré comme positif.

► Le gouvernement envisage aussi de créer une mutualisation des réseaux des quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues, Free) dans les zones rurales « grises », celles où la couverture est fragmentée. Ainsi il suffirait de les obliger à fonctionner comme s’il n’y avait qu’un seul et unique réseau sur la zone. Le smartphone d’un utilisateur accrocherait le signal de la borne la plus proche, peu importe l’équipement de l’opérateur.

Légende image. La baie de San Francisco en Californie, sur la côte ouest des États-Unis. Crédits photo : Sébastien Closs / Fotolia. San Francisco se rebiffe contre la Silicon Valley. Elle est la ville qui a osé interdire la première la location de trottinettes électriques dans ses rues. Celle qui a banni l’utilisation de la reconnaissance faciale par les forces de police. Celle qui a imposé à Amazon d’accepter l’argent liquide dans ses nouveaux supermarchés automatisés. Celle qui, a forcé Uber à lui partager des données confidentielles pour résoudre ses problèmes de bouchons.

#Reconnaissance_Faciale

► Pour avoir délibérément refusé d’être filmé par une caméra de reconnaissance faciale installée sur un camion de police stationné dans un quartier de Londres, un homme récolte 90 livres sterling (environ 100 euros) d’amende par la Metropolitan Police. La police avait indiqué dans un communiqué que « quiconque refusera d’être scanné ne sera pas nécessairement considéré comme suspect ». Les policiers ont donc justifié l’arrestation en prétextant « une nuisance à l’ordre public ». .

#RolandGarros2019

► Aujourd’hui, un système baptisé Hawk-Eye permet de mesurer au millimètre près le point de chute de la balle, de retracer sa trajectoire, sa vitesse. Il est donc possible de se passer des arbitres, comme lors du tournoi NextGen, un tournoi pour les moins de 21 ans. C’est le système Hawk-Eye qui arbitre. Il y a aussi des robots maintenant qui collectent les balles autour des terrains. Pour les joueurs, il y a des systèmes mis au point par des chercheurs américains qui prévoient à 90% l’endroit où va atterrir la balle et même peuvent anticiper les coups de l’adversaire. Au tournoi de Roland-Garros, les coachs vont pouvoir analyser les matchs en utilisant des milliers de statistiques.

► La vidéo est le premier centre d’intérêt des diffuseurs. Il y a eu la télévision en couleur, la télévision en haute définition… Maintenant que l’image est de qualité, l’enjeu est de rendre un match de tennis plus immersif. C’est notamment l’objectif poursuivi par France Télévisions qui utilise chaque année Roland-Garros comme un laboratoire d’innovation. La 5G devrait permettre de franchir un cap supplémentaire en étant en mesure d’absorber des flux de trafic plus importants et va ainsi permettre dans un premier temps de proposer des images de meilleure qualité. Qualité accrue de l’image qui servira à développer de nouveaux formats, comme la vidéo à 360 degrés (réalité virtuelle).

#IA [Et si on disait Intelligence Augmentée ou Auxiliaire. Cela ferait toujours IA]

► « L’IA est là pour faciliter nos décisions, pas pour les prendre à notre place. Je préfère parler d’intelligence augmentée, qui aide les êtres intelligents à avoir plus de capacités et à être meilleurs dans des domaines spécifiques. Mais ce sont eux qui gardent le contrôle, l’empathie et le sens commun, car ce que nous apprenons aux machines ne sont rien d’autre que des règles et la connaissance du monde, ce qui n’est certainement qu’une infime partie de l’intelligence. », explique Luc Julia, l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, dans son dernier ouvrage « L’intelligence artificielle n’existe pas », publié en février 2019 aux éditions First (p. 147).

#LiensVagabonds publiés par le site Métamedia.

► Huawei au cœur de la bataille commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. À retenir cette semaine : – Nos smartphones sont des jouets avant d’être des outils ; – Fake news : les médias ont aussi un rôle à jouer pour ne pas les amplifier ; – La Finlande est en train de gagner la guerre contre les fake news. Ce qu’il faut en retenir. ; – L’impact de l’IA sur le journalisme et la démocratie ; – Les opérateurs télécoms auront de nouvelles obligations avec la 5G.

Pour s’abonner ou se désabonner écrire à ftv.info@francetv.fr.

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 31 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Ville

x► Intelligentes et écolos, cinq villes françaises qui montrent l’exemple. Décongestionner le trafic automobile, encourager l’utilisation des transports en commun, réduire la consommation d’énergie… Les villes ont tout à gagner à devenir « smart » en mettant les nouvelles technologies au service de la qualité de vie des habitants. Le concept de « smart cities » (villes dites intelligentes), apparu dans les années 2000, est une réalité dans l’Hexagone. « En la matière, La France n’a aucun complexe à avoir. Le pays possède de grands opérateurs industriels et de nombreuses start-up innovantes lui permettant d’être à la pointe », souligne Jean-Luc Porcedo, directeur général de Nexity Villes et Projets. Et ce développement devrait encore s’accélérer avec la mise en oeuvre de la loi de 2016 pour une République numérique, qui prévoit l’ouverture des données des collectivités comptant plus de 3 500 habitants. « Ecologie rime avec smart city », résume en substance le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. L’essor du numérique multiplie sans cesse le nombre de projets imaginables. Bordeaux, Lyon, Nantes, Issy-les-Moulineaux, Toulouse… (@LExpress). Légende image : Vue du quai Richelieu à Bordeaux. La ville a déclaré la guerre aux bouchons dès 1981.  Crédits photo : iStockphoto.

#CyberAttaque

► La ville de Baltimore paralysée par un virus informatique en partie créé par la NSA. Dans la nuit du 6 au 7 mai le serveur informatique de la ville de Bltimore (Maryland) a été victime d’une attaque de hackeurs. Trois semaines plus tard, l’affaire n’est toujours pas résolue. Les serveurs et les e-mails de la ville restent désespérément bloqués : impossible de débarrasser les dix mille ordinateurs de la ville de ce virus, un rançongiciel. Selon New York Times, l’un des composants de ce virus a été créé par la National Security Agency (NSA). L’Agence s’est fait voler en 2017 cette arme informatique devenue quasi impossible à contrôler. Bien sûr, il serait possible de payer. Les hackeurs réclament, selon le quotidien Baltimore Sun, 13 bitcoins, soit environ 113 000 dollars. Mais le maire de la ville s’y refuse. (@lemondefr).

#Transport

► Espace public : les trottinettes électrisent le débat. La colère contre les trottinettes électriques grandit. Un adjoint à la mairie de Paris a reconnu « un bordel généralisé ». Mi-mai, une « charte de bonne conduite », non contraignante, a été signée pour tenter de réguler la location et le stationnement des 15 000 engins proposés par une dizaine sociétés. Et des amendes ont été déterminées. Mais si l’autorégulation de ce qui est apparu il y a un an ne fonctionne pas, la Ville brandit la menace de l’interdiction. Le maire du 11e arrondissement  a déjà fait emmener toutes les trottinettes de la rue de la Roquette à la fourrière. Et une mère et son nourrisson de sept semaines ont été percutés par un de ces véhicules il y a quelques jours. A Bordeaux, une charte vient aussi d’être adoptée pour encadrer l’usage des vélos, scooters et trottinettes en libre-service. Et à Nantes, la mairie a retiré les trottinettes en libre-service. (@franceculture).

#Santé

► Données de santé et respect du secret médical, un « enjeu éthique ». Comment garantir le respect du secret médical alors que l’on recueille de plus en plus de données de santé sous forme numérique, dans le cadre des soins mais aussi d’applications destinées au bien-être? Le Comité d’éthique (CCNE) dresse des pistes dans un rapport publié mercredi 29 mai. « Les mutations technologiques et culturelles obligent à s’interroger sur les enjeux éthiques liés au recueil des données, à leur traitement et à leur exploitation », estime le CCNE. Il insiste « sur la nécessité de renforcer la protection de la personne concernant l’exploitation de ses données personnelles ».  « Formidable accélérateur de l’innovation en santé, l’exploitation des données massives fait intervenir, dans un domaine traditionnellement réservé au soin, de nouveaux acteurs qui ont pour objectif principal l’exploitation commerciale d’un marché du bien-être en plein essor », souligne le CCNE. « Comment assurer la protection des personnes, face à ces acteurs qui ne sont pas tenus aux mêmes règles déontologiques que les professionnels de la santé? », s’interroge-t-il. (@frenchweb).

► Comment la start-up Healphi s’attaque aux déserts médicaux. Jean-Sébastien Gras et Tarik Mouamenia ont lancé en 2017 un concept de cabinets de télémédecine. « Nous proposons des cabinets de télémédecine pour les déserts médicaux, où vivent 6 millions de Français. Ils sont dotés d’un chariot contenant des caméras et des instruments de mesure (stéthoscope, otoscope), que le médecin peut suivre à distance, en temps réel, grâce à notre appli. Sur place, des infirmiers que nous recrutons et formons accompagnent le patient », explique Jean-Sébastien Gras.

#Déchet

► Ces start-up développent un écosystème vertueux. Tom Szaky est un homme d’affaires avisé, qui a fondé tout son business sur la lutte anti-déchets. En 2001, cet Américain créait Terra-Cycle, « qui recycle tout ce qui ne peut pas l’être » et qui pèse aujourd’hui 40 millions de dollars de chiffre d’affaires. Dix-huit ans plus tard, c’est à Paris, le 14 mai, que l’entrepreneur a dévoilé son dernier projet lancé en même temps à New York : Loop, un système de consigne à grande échelle. Cette plateforme d’e-commerce propose des produits du quotidien dans des emballages conçus pour être réutilisés. Ils sont ensuite collectés, lavés et réutilisés. « Loop est le projet de réduction du plastique le plus incroyable, qui nous challenge le plus », s’enthousiasme Bertrand Swiderski, directeur du développement durable à Carrefour, premier distributeur à avoir rejoint l’aventure. (@Challenges).

#Technologie

► Silicon Valley : la technologie au service d’une idéologie ? Le journaliste et documentariste Fabien Benoit, auteur  de « The Valley. Une histoire politique de la Silicon Valley » (Arènes, 2019) explique : « Apple naît en 1977, et c’est un peu le début de la fin : ce qui avait été injecté dans le rêve informatique, cette quête de partage et de liberté, est absorbé par le marché. » (Fabien Benoit). Le philosophe Emmanuel Alloa, maître de conférence à l’Université de Saint Gall (Suisse), coordinateur du dossier « L’idéologie de la Silicon Valley » dans le numéro de mai 2019 de la revue Esprit. rappelle que « la Silicon Valley est un territoire circonscrit qui produit de la valeur bien au-delà de beaucoup d’États-nations dans le monde. » et que « la séparation du medium et du contenu, qui relève d’une pensée émancipatrice de l’ingénierie et qui permet de tout encoder, se retourne aujourd’hui en une pensée de l’automatisation qui nous empêche de poser la question du sens. » (@franceculture).

#Donnée_Numérique

► : Montréal ne veut pas d’une société «Big Brother ». Pour «rassurer la population» sur la manière dont les données numériques des Montréalais sont gérées, l’administration Plante a créé mardi un nouveau cadre réglementaire auquel organisations et citoyens seront invitées à adhérer afin de démonter le caractère éthique de leurs pratiques d’hébergement, de stockage et de collecte. « Il y a une inquiétude fondamentale de ne pas transformer notre société en Big Brother, a convenu le responsable de la Ville intelligente, François William Croteau. Ce n’est pas aux entreprises privées de décider à notre place de quelle manière on va collecter les données et pour quel usage. C’est une question de souveraineté numérique. » (@journalmetro).

#IA

► Scikit-learn : la bibliothèque française de l’intelligence artificielle. Dans le monde de l’informatique, et particulièrement de l’intelligence artificielle, certains services en ligne sont devenus indispensables : c’est le cas des bibliothèques de code ouvertes (ou « libraries » en « open-source »). La française Scikit-learn, lancée il y a une dizaine d’années, a pris une place importante dans ce paysage. Elle comptabilise chaque mois 500.000 utilisateurs, et plus de 1.000 contributeurs du monde entier depuis sa création. Car la particularité est que tout internaute peut participer, comme sur Wikipédia. L’initiative est encadrée depuis le début par l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique). (@LesEchos)

#Media

► Stanford Computational Journalism Lab : Jeter les bases du data journalisme américain. Par Elliot Horsburgh, étudiant en journalisme à UCLan. Cet article est tiré d’un billet originellement publié sur media-innovation.news. À partir de rien, l’Université de Stanford  a adopté une nouvelle approche de l’innovation afin de fournir aux journalistes une plate-forme leur permettant de raconter des histoires qui seraient restées inexplorées. Qu’il s’agisse de couvrir des machines à voter piratables ou d’analyser des interpellations de la police, Stanford utilise le data journalisme pour modifier les politiques publiques et sensibiliser le public aux problèmes qui se posent en Amérique. Ils visent à créer un changement du monde réel grâce à leurs efforts et n’ont aucune intention de s’arrêter. Lire la suite sur le site @metamedia.

#RevueDeLiens

► – L’aéronautique poursuit sa longue marche vers le zéro CO2. Si les moteurs électriques ne sont pas près de remplacer les réacteurs sur les avions gros porteurs, les avionneurs et les équipementiers ont plusieurs fers au feu pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre du transport aérien, sans entamer sa croissance. L’électricité est l’un d’eux, mais aussi les biocarburants et l’hydrogène. (@LesEchos) ; – Ce que les réseaux neuronaux voient vraiment. L’un des problèmes persistants des réseaux neuronaux profonds est que les humains ne comprennent généralement pas comment ils obtiennent leurs résultats étonnants. (@zdnetfr) ; – L’intelligence artificielle, bientôt notre meilleur rival de jeu ? (@siecledigital) ; – Taxation du numérique: l’OCDE franchit une étape cruciale Au cours d’une réunion qui s’est tenue mardi 29 et mercredi 30 mai, 129 pays ont approuvé la « feuille de route pour résoudre les défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie ». (@Challenges) ; – « Facebook fonctionne comme une dictature » : le grand pouvoir de Mark Zuckerberg contesté à l’AG du réseau social. Quatre résolutions ont été défendues, jeudi, par des actionnaires, qui proposent de réduire la mainmise du cofondateur du réseau social sur le groupe ou d’instaurer des contre-pouvoirs dans sa gouvernance. (@lemondefr) ; – Immigration : la rugueuse méthode danoise (@LExpress).

30 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 30 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Numérique

► Amplifions la proximité grâce aux supers pouvoirs du numérique. Par Isabelle Cambreleng, directrice Expérience Client Digitale et Communication chez BewellConnect. Internet a changé nos vies en s’installant progressivement dans notre quotidien, en ouvrant les frontières et en réduisant les distances. On commande un device à Hong Kong et des baskets à Londres. On partage avec les siens en live ses plus beaux moments de voyage. On consulte son médecin. On suit un cours d’une université américaine à distance. On discute entre pairs d’un bout à l’autre du monde. Et pourtant on continue de lire des points de vue très arrêtés qui opposent numérique et proximité. Le digital nous aurait déshumanisés. Il nous isolerait les uns des autres, favoriserait nos individualités, démultiplierait nos égos et nos névroses … alors que nos vies de tous les jours nous démontrent tout le contraire. Lire la suite sur le site @frenchweb. Crédits photo : Sergey Nivens/shutterstock.

#Transport

► Lightyear One : une voiture solaire de 800 Km d’autonomie, bientôt commercialisée. Une voiture électrique c’est plus écologique que l’essence ou le diesel, nous en sommes convaincus, ou presque. Mais quand la recharge s’effectue à l’aide de l’électricité nucléaire, c’est nettement moins bien pour la planète. Alors, pourquoi ne pas équiper la voiture de panneaux solaires susceptibles de recharger les batteries ? C’est l’idée d’une entreprise néerlandaise, dont le premier véhicule baptisé « Lightyear One », devrait être présenté le 25 juin prochain. (@villeintelmag).

#Donnée

► Paris se dote de sa propre infrastructure pour héberger les données de ses administrés. La Mairie de Paris est désormais dotée de son propre centre de données. Située dans le centre logistique de Chapelle International (18e arrondissement), cette installation revêt surtout un caractère« stratégique », à en croire Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la Mairie de Paris chargé de la transformation des politiques publiques. Alors que les services publics sont de plus en plus numérisés, ce nouvel équipement doit offrir les plus hauts standards de sécurité quant à l’hébergement des données. Il permet notamment à Paris, qui externalisait jusque-là cette prestation, de ne plus dépendre d’acteurs étrangers. En outre, sauf dans le cas de missions ponctuelles, les équipements sont entièrement gérés par les services informatiques de la mairie. « Nous avons la maîtrise physique du stockage de bout en bout », se réjouit M. Grégoire. (@lemondefr).

#Travail

► Antonio Casilli, chercheur en sociologie à Télécom-ParisTech, s’intéresse au microtravail, c’est-à-dire aux menues tâches rémunérées et effectuées via des plates-formes en ligne. Il s’agit de répondre à des questionnaires pour des enquêtes de marché ou entraîner des algorithmes d’intelligence artificielle. Avec l’équipe du DipLab, Antonio Casilli publie « Le Micro-travail en France »,  un rapport quantitatif  très détaillé de ce phénomène. Il explique sur le site @LesEchos : « L’IA est fondée sur des méthodes d’apprentissage automatique. Qui dit apprentissage dit que quelqu’un doit enseigner. Il faut donc produire des exemples. Les microtravailleurs réalisent une fonction de tri et d’annotation. Des photos ont, par exemple, besoin d’être détourées ; des personnes vont dessiner des carrés autour de tomates. Pourquoi ? Vraisemblablement pour entraîner des applications de conseil nutritionnel. (…) Sauf que ce ne sont pas des emplois. Il n’y a pas de CDD ni de CDI, c’est payé à la pièce sans contrat de travail. C’est souvent régi par le statut de micro-entrepreneur ». (@LesEchos).

#Séniors

► Allier : comment un casque de réalité virtuelle stimule la mémoire des seniors. Fondée en octobre 2017 et basée à Yzeure, dans l’Allier, la jeune start-up Sagesse technologies s’est donnée pour mission de favoriser le bien-être des seniors grâce aux nouvelles technologies. C’est ainsi qu’est née l’idée d’un casque de réalité virtuelle, transportant les personnes âgées en dehors des EHPAD, ou presque. Le casque leur permet de s’évader quelques minutes, mais aussi de stimuler leur mémoire, en leur montrant des lieux parfois familiers. « L’objectif est de pouvoir proposer des vidéos locales, pour pouvoir leur faire revivre des endroits, des balades, qu’ils ont pu connaître par le passé », explique Clément Pradel, le fondateur de Sagesse technologies. (@franceinfo).

#Publicité

► L’IA et la publicité de demain : une promesse de qualité, de proximité et d’efficacité. Par Irène Grenet, Directrice Générale Adjointe de France Télévisions Publicité. L’intelligence artificielle représente une promesse importante pour la publicité : celle de répondre, dans un contexte d’hyper offre, de montée en puissance des phénomènes d’adblocking et de guerre de l’attention, à l’enjeu de toucher la bonne personne, avec le bon message, au bon moment. L’IA apparaît ainsi comme un allié majeur pour construire la publicité de demain dans ses exigences de qualité, de proximité et d’efficacité. Lire la suite sur le site @MetaMedia.

#RevueDeLiens

► – Huawei: la Chine menace de couper l’accès des États-Unis aux terres rares (@Challenges) ; – Guerre commerciale : la Chine menace de couper l’accès des Etats-Unis aux terres rares. Pékin menace de profiter de sa domination dans le secteur des terres rares comme arme dans ses négociations commerciales avec Washington. Les terres rares, produites à plus de 90 % en Chine, sont des métaux cruciaux dans la fabrication de certaines nouvelles technologies (@LesEchos) ; – Les terres rares, nouveau levier chinois dans le bras de fer commercial avec Washington (@InvestirFr) ; – À la tête de Bolt, les frères Villig défient Uber. Markus et Martin Villig ont fait d’une application de taxis à Tallinn (Estonie) une plateforme mondiale de la mobilité. Bien aidés par « l’Estonian mafia » (@LExpress) ; – Monaco: le déploiement de la 5G aura lieu cet été (@franceinfo) ; – Des terres rares pour des guerres moins rares. La Chine et l’Amérique bâtissent un véritable arsenal d’armes commerciales. Ce n’est pas une garantie de paix. (@LesEchos).

29 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 29 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Informatique

► L’intelligence artificielle et la cybersécurité en tête de liste des compétences les plus difficiles à trouver. La demande est alimentée par la marée montante de la transformation numérique et, avec elle, par la dépendance des chefs d’entreprise à l’égard de la technologie pour améliorer l’expérience client et faire face à la concurrence en matière d’analyse de données. Le nombre de demandes d’applications (en entreprise) en 2019 est en croissance de 60 % par rapport à l’an dernier. 65 % des répondants assurent avoir l’intention de livrer 10 applications ou plus, 38 % 25 applications ou plus, et 15 % 100 applications ou plus en 2019. Alors que la demande d’applications est en hausse, les équipes de développement ne croissent cependant pas pour répondre à la demande. Seulement 36 % des organisations interrogées disposent d’équipes de développement d’applications plus importantes qu’il y a un an. (@zdnetfr).

#Ville

► Saint-Grégoire mène son projet de « ville intelligente » avec trois startups. À Saint-Sulpice-la-Forêt, une smart city rurale a été initiée en 2017 sur des questions d’économies d’énergie. Autre commune d’Ille-et-Vilaine, Saint-Grégoire pousse la réflexion plus loin. La démarche technologique de cette ville de 10.000 habitants doit aussi permettre de simplifier la relation entre la mairie et les citoyens, de favoriser les échanges entre les habitants et les acteurs économiques locaux. Dévoilé de 10 mai, le projet Small Smart City de Saint-Grégoire s’appuie sur les solutions apportées par trois entreprises du territoire, sélectionnées après un appel à projets centré sur la résolution de problèmes concrets liés à la mobilité (gestion du stationnement) ou à l’efficacité des services. (@latribune).

► Geosat accélère dans la cartographie urbaine. A sa création au début des années 2000, la société Geosat est un cabinet de géomètre classique avec une spécialité dans la topographie viticole. L’entreprise emploie aujourd’hui 250 personnes et s’est installée sur le créneau de la modélisation numérique en 3D de l’environnement urbain. Pour Geosat le tournant est intervenu en 2006 avec l’accès à des technologies laser alors réservées aux militaires. L’entreprise, qui conserve son activité de géomètre-expert, se développe désormais sur trois activités. La principale et qui pèse désormais près de la moitié de son chiffre d’affaires, c’est la détection de réseaux enterrés grâce à des géoradars servant à localiser les canalisations à quelques centimètres près. La seconde activité concerne la création de maquettes numériques destinées au monde du bâtiment (@LesEchos)

#Justice

► L’avocat de demain sera-t-il une intelligence artificielle ? L’intelligence artificielle va faire évoluer les pratiques du droit, mais elle ne menace pas forcément le métier d’avocat, écrit Fabien Girard de Barros, directeur général de Lexbase. Au contraire, sa digitalisation lui offre de belles perspectives. Il écrit dans une chronique sur le site @LesEchos: « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie », énonce la troisième loi de Clarke. Cette loi se vérifie dans tous les domaines de la vie économique et sociale, droit compris. En Finlande notamment, le recours à la prédictivité est de plus en plus fréquent pour les petits procès. La question n’est pas de se positionner pour ou contre ces avancées : à l’occasion du bicentenaire de l’Ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, Jean-Marc Sauvé estimait que « nous devons accepter cette réalité, nous saisir de ces opportunités, tout en sachant faire preuve d’une grande vigilance sur l’intangibilité des principes d’une justice indépendante, impartiale, transparente, humaine et équilibrée ». (@LesEchos).

#Transport

► Mobilité partagée : ne nous arrêtons pas aux trottinettes mal garées ! Par Pascal Melet (directeur général du Salon Autonomy). Après la lune de miel, la rupture quasi-consommée. Encombrement de l’espace public, incivilité, casse : les trottinettes électriques, qui ont fleuri dans la plupart des grandes villes françaises ces douze derniers mois semblent cristalliser les débats autour du concept même de mobilité partagée. De nombreuses voix politiques s’élèvent pour durcir les mesures encadrant le « free floating » (en libre-service sans station), qui seront prochainement inscrites au sein de la Loi d’orientation des mobilités (LOM). À la croisée des débats publics et législatifs, il est plus que temps de rappeler les bénéfices de l’émergence de nos nouveaux compagnons électriques. (@LesEchos).

#Reconnaissance_Faciale

► Nice : les portiques de reconnaissance faciale arrivent au lycée des Eucalyptus. Cette fois, la reconnaissance faciale se concrétise au lycée des Eucalyptus de Nice. Sur les images postées par l’association La Quadrature du net, on découvre un portique de sécurité équipé de petites fenêtres pouvant correspondre à un système de reconnaissance automatique des visages. Il n’y a aucune caméra dans ces portiques, a répliqué sur Twitter Pierre-Louis Cros, conseiller politique de Renaud Muselier et Christian Estrosi. Simplement un emplacement qui a été prévu pour pouvoir en mettre le moment venu de l’expérimentation une fois l’accord de la CNIL obtenu. (@franceinfo).

#Objet_Connecté

► Un internaute français sur dix utilise une enceinte connectée. Un internaute français sur dix utilise une enceinte connectée de type Amazon Echo ou Google Home, un usage moins développé qu’aux Etats-Unis ou dans d’autres pays européens mais appelé à conquérir un tiers des foyers à moyen terme, selon une étude du CSA et d’Hadopi. L’étude estime toutefois qu’à horizon 2025, les enceintes connectées pourraient être présentes dans 36% des foyers français. « On estime que la progression sera similaire à celle de la tablette. A nos yeux, l’enceinte connectée dépassera largement des équipements de type casque de réalité virtuelle ou montre connectée« , a estimé Louis de Broissia, membre de la Hadopi chargé de présenter l’étude. « Il y a un potentiel de développement en France mais le marché n’est pas encore mûr. Aux Etats-Unis, où les enceintes connectées existent depuis fin 2014, une personne sur quatre en utilise une »,  a souligné de son côté Hervé Godechot du CSA. (@frenchweb).

#IA

► L’intelligence artificielle expliquée aux enfants. Il peut y avoir plusieurs définitions de l’intelligence artificielle (IA). Ma préférée parmi toutes est celle d’un outil capable de prendre des décisions. Bien, mais que peut-on faire avec l’intelligence artificielle ? La question n’a pas une mais deux réponses car il y a deux intelligences artificielles. Dans le cas de l’IA forte, le cerveau d’une machine serait le même que celui d’un humain. Cela n’existe pas. On ne peut imiter le cerveau humain sans tout savoir de lui. La deuxième IA est beaucoup plus accessible et elle nous accompagne depuis déjà un moment. Elle est qualifiée de « faible » mais en fait beaucoup. Elle peut identifier un vélo devant une voiture, comprendre une question posée à un téléphone, reconnaître un visage sur une photo et peut même devenir une championne d’échecs. (@FR_Conversation).

► Cette intelligence artificielle pourrait simplifier la vie de millions d’analphabètes. L’idée de Microsoft est de miser sur l’intelligence artificielle pour faire évoluer les choses et faciliter le quotidien. La société multiplie donc les initiatives autour des algorithmes, la dernière en date concernant le « text-to-speech ». C’est une méthode qui consiste à faire lire un texte par une intelligence artificielle, devient de plus en plus pertinent avec le temps. De nombreux acteurs comme Google ou Microsoft travaillent sur cette technologie pour faciliter un certain nombre d’usages, notamment pour les personnes qui ne savent pas lire. Toutefois, il faut reconnaitre qu’il y a un vrai défi autour de cette technologie lié au fait que les intelligences artificielles doivent être entraînées pendant un certain temps, et qu’elles consomment donc énormément de ressources pour obtenir un résultat à la hauteur. (@pressecitron).

#RevueDeLiens

► – Quand les chauffeurs Uber identifient des maisons à vendre. De plus en plus d’investisseurs font appel aux chauffeurs Uber ou Lyft pour identifier des maisons à rénover, susceptibles d’être revendues plus cher. Une pratique accusée de faire flamber les prix de l’immobilier et d’avoir alimenté la crise de 2008. (@LesEchos) ; – La livraison de plats plonge la Chine dans un océan de plastique. En Europe, nous avons tous déjà utilisé une application pour se faire livrer à manger. En Chine, il s’agit d’un nouvel usage et il est en train de devenir très banal. Les conséquences écologiques s’annoncent désastreuses. Le New York Times a enquêté sur les nouveaux usages en Chine et fait la lumière sur ce fléau. @siecledigital ; – 5G : l’Institut Montaigne préconise de se passer de Huawei. Dans une note, le think tank libéral estime que l’Europe devrait construire ses infrastructures 5G sans recourir au fournisseur chinois, autant pour la sécurité des réseaux que pour muscler sa propre industrie. (@LesEchos) ; – Facebook supprime des faux comptes iraniens se faisant passer pour des journalistes et des politiques. Subtils et bien organisés, ces faux comptes Facebook et Instagram « se présentaient comme étant gérés par des militants, des correspondants de presse ou des journalistes indépendants ». (@lemondefr) ; – Le français Parrot espère vendre ses drones à l’armée américaine. En difficulté, la société mise sur les usages professionnels, en particulier dans le bâtiment, la surveillance et la sécurité.  (@lemondefr) ; – Le Havre Smart Port City : inventer le territoire de demain par l’innovation (@Normandinamik).

28 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 28 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Reconnaissance_Faciale

► La reconnaissance faciale, atout ou boulet pour la police ? Chaque vendredi, dans sa revue de presse, Maddyness vous propose une sélection d’articles sur un sujet chaud qui ont retenu l’attention de la rédaction. Cette semaine, la reconnaissance faciale comme outil pour la sécurité publique : – San Francisco Bans Facial Recognition Technology ; – We Built an ‘Unbelievable’ (but Legal) Facial Recognition Machine ; – Faut-il interdire la reconnaissance faciale ; – Could facial recognition cut crime ; – Use of facial recognition tech ‘dangerously irresponsible’. (@bymaddyness). Légende image: Mannequins à tête humaine suspendus au Natural Museum de  Glasgow, Scotland. Crédits photo : Bill Mackie.

► Détroit et Chicago disent « oui », San Francisco « non ». Après la Chine, qui utilise déjà la reconnaissance faciale pour sanctionner les incivilités, donner des « notes sociales » aux citoyens et prévenir les crimes, c’est au tour des États-Unis d’investir dans la reconnaissance faciale. Selon un rapport piloté par l’Université Georgetown et publié sur leur site America Under Watchles municipalités de Chicago et de Détroit ont investi dans des systèmes de reconnaissance faciale en temps réel. Les chercheurs à l’origine du rapport affirment que ces deux villes ont acheté cette technologie auprès de DataWorks Plus, une compagnie originaire de la Caroline du Sud. (@usbeketrica).

► Un Anglais écope d’une amende car il se cache d’une caméra de reconnaissance faciale. Un homme se couvre le visage et récolte 90 livres (environ 100 euros) d’amende par la Metropolitan Police de Londres. Motif? Avoir délibérément refusé d’être filmé par une caméra de reconnaissance faciale installée sur un camion de police stationné dans le quartier de Romford, dans l’est de la capitale. Problème, la police avait indiqué dans un communiqué que «quiconque refusera d’être scanné ne sera pas nécessairement considéré comme suspect». Les policiers ont donc justifié l’arrestation en prétextant «une nuisance à l’ordre public». La scène a été captée par les caméras de la chaîne britannique BBC pour l’émission «Click», programme dédié aux nouvelles technologies, et a été très partagée sur les réseaux sociaux. (@FigaroTech).

#ObjetConnecté

► Amazon travaille sur un bracelet capable de lire les émotions. Amazon en sait déjà beaucoup sur ses utilisateurs. Mais il pourrait encore faire mieux. Selon « Bloomberg », le géant de la distribution en ligne aurait développé un appareil portable à commande vocale capable de reconnaître les émotions humaines. Il s’agirait d’un bracelet conçu pour fonctionner avec une application pour smartphone. Doté de microphones, un logiciel permettrait de distinguer l’état émotionnel d’une personne à travers sa voix, rapporte l’agence. Les documents montrent que la technologie pourrait éventuellement conseiller au porteur d’interagir plus efficacement avec les autres. Une question demeure : à quoi ça sert vraiment ? (@LesEchos).

#FrenchTech

► La start-up Matooma, qui permet la gestion et la communication d’objets connectés par carte SIM, basée à Pérols, près de Montpellier, déjà présente en Espagne, a commencé à déployer ses solutions au Luxembourg et compte s’attaquer à la Belgique et à la Suisse. Son patron, Frédéric Salles, vient d’être sacré président de la French Tech Méditerranée. Il se félicite que la French Tech Méditerranée « rrassemble des territoires qui se tournaient le dos. Car le combat n’est pas régional, mais international. » Il entend « détecter les champions de demain, leur éviter des erreurs et les accompagner via des programmes spécifiques ». L’entité, qui compte 150 start-up, affiche le meilleur score de labellisations de Pass French Tech (sociétés en hypercroissance) après Paris, avec plus de 40 labels décernés. (@LesEchos).

#RolandGarros2019

► Aujourd’hui, un système baptisé Hawk-Eye permet de mesurer au millimètre près le point de chute de la balle, de retracer sa trajectoire, sa vitesse. Il est donc possible de se passer des arbitres, comme lors du tournoi NextGen, un tournoi pour les moins de 21 ans. C’est le système Hawk-Eye qui arbitre. Il y a aussi des robots maintenant qui collectent les balles autour des terrains. Pour les joueurs, il y a des systèmes mis au point par des chercheurs américains qui prévoient à 90% l’endroit où va atterrir la balle et même peuvent anticiper les coups de l’adversaire. Au tournoi de Roland-Garros, les coachs vont pouvoir analyser les matchs en utilisant des milliers de statistiques. (@franceinfo).

► La vidéo est le premier centre d’intérêt des diffuseurs. Il y a eu la télévision en couleur, la télévision en haute définition… Maintenant que l’image est de qualité, l’enjeu est de rendre un match de tennis plus immersif. C’est notamment l’objectif poursuivi par France Télévisions qui utilise chaque année Roland-Garros comme un laboratoire d’innovation. La 5G devrait permettre de franchir un cap supplémentaire en étant en mesure d’absorber des flux de trafic plus importants et va ainsi permettre dans un premier temps de proposer des images de meilleure qualité. Qualité accrue de l’image qui servira à développer de nouveaux formats, comme la vidéo à 360 degrés (réalité virtuelle). (@frenchweb).

#Téléphonie

► Comment apporter le mobile dans toutes les zones rurales ? Le gouvernement envisage désormais de frapper fort en créant une mutualisation des réseaux des quatre opérateurs dans les zones « grises », celles où la couverture est fragmentée. Ainsi il suffirait de les obliger à fonctionner comme s’il n’y avait qu’un seul et unique réseau sur la zone. Le smartphone d’un utilisateur accrocherait le signal de la borne la plus proche, peu importe qu’il s’agisse d’un équipement d’Orange, de SFR, de Bouygues ou de Free. L’attribution prochaine des fréquences 5G fournirait un cadre pratique pour imposer de nouvelles obligations au secteur. (@LesEchos)

#Robotique

► Il a suffi que « Robocrop » cueille une framboise au Royaume-Uni pour que toute la filière rêve de robotisation. Un robot baptisé « Robocrop » par la presse britannique, pourrait en tout cas révolutionner, dans un avenir proche, la récolte des fruits et légumes. Testé pour la première fois, dimanche 26 mai, dans la serre d’une ferme de Chichester, dans le West Sussex, en Angleterre, le robot a cueilli précautionneusement une framboise, ouvrant la voie à l’automatisation d’un secteur en mal de main-d’œuvre. Guidé par des capteurs et des caméras 3D, le préhenseur ne saisit que des fruits mûrs, à l’aide d’une intelligence artificielle lui permettant de les reconnaître. Puis, le robot se saisit délicatement du fruit, (@Big_Browser).

#Informatique

► Des élèves ingénieurs en 3e année à CESI École d’Ingénieurs à Arras, ont utilisé leurs compétences en informatique et en entrepreneuriat pour développer une association et rendre le numérique accessible au plus grand nombre. « On est parti d’un constat simple : il manque des compétences informatiques sur le marché. Il est donc nécessaire de former les personnes le plus tôt possible pour que les bases soient bien assimilées et susciter des vocations. Notre professeur nous a mis en contact avec le directeur d’une école primaire avec lequel il travaillait et qui voulait créer une salle informatique sur la base d’objets récupérés », explique un élève ingénieur de CESI. (@EchosStart).

#RevueDeLiens

► – Alibaba va s’ouvrir grand la caverne de la Bourse de Hong Kong. En pleine guerre technologique entre Pékin et Washington, le géant chinois du e-commerce envisage de lever 20 milliards de dollars lors d’une seconde cotation dans l’ex-colonie britannique. Lors de son introduction à New York en 2014, il avait levé un montant record de 25 milliards. (@LesEchos) ; – Certaines applis de compagnies aériennes comportent des failles préoccupantes (@frenchweb) ; – Parrot sélectionné par l’armée américaine avec cinq autres fabricants de drones (@frenchweb) ; – Jérôme Marty (Waze) : « Nous voulons éradiquer le trafic routier » (@frenchweb) ; – Quand l’intelligence artificielle se plongera dans vos données de santé (@LesEchos) ; – Clap de fin pour les « petits » fournisseurs d’Amazon ? (@frenchweb) ; – Quand l’intelligence artificielle invente revendications et pétitions (@koriifr) ; – Une traduction citoyenne pour (enfin) lire le dernier rapport du GIEC sur le climat (@FR_Conversation).

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