16 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 16 mai 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Presidentielle2017

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Nicolas Vanderbiest : « Sur les réseaux sociaux, 2017 a été la campagne du faux ». Fake news, astroturfing, #MacronLeaks… Quel bilan tirer de la campagne présidentielle sur les réseaux sociaux ? Les influences étrangères ont-elles été aussi prégnantes qu’annoncées ? Comment les médias traditionnels ont-ils réagi ? Et les équipes politiques ? Le site @RslnMag s’est entretenu avec Nicolas Vanderbiest, chercheur spécialisé dans les phénomènes d’influence sur les réseaux sociaux et animateur du blog Reputatio Lab. A la question « Que retiendrez-vous de cette campagne 2017 ? », la réponse fut : « Clairement, 2017 a été la campagne du faux : on n’a pas parlé d’idées sur les réseaux, on a simplement cherché à dézinguer les candidats adverses. » Crédit image : Ricardo Gomez Angel via Skuawk CC0

#CyberAttaque

Pourquoi la NSA est (un peu) responsable de la cyberattaque mondiale.  Il a ralenti le fonctionnement des hôpitaux britanniques, mis à l’arrêt l’usine de Renault de Sandouville (Seine-Maritime) et perturbé les installations de l’opérateur espagnol Telefonica. Le logiciel malveillant Wannacry, qui verrouille les fichiers de l’ordinateur sur lequel il s’installe et force l’utilisateur à payer une rançon pour y avoir de nouveau accès, a fait au moins 200 000 victimes depuis le début de sa propagation, vendredi 12 mai. « Tout, dans le scénario présent, fait penser à une attaque criminelle » et non étatique, estime dans les colonnes du Monde Guillaume Poupard, directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information rattachée à Matignon. Mais depuis le début de la propagation de Wannacry, la NSA américaine est pointée du doigt par certains experts. Franceinfo vous explique les raisons des critiques.  (@franceinfo).

Les « leçons de la cyberattaque » vues par un dirigeant de Microsoft. « Le 14 mars, Microsoft avait publié une mise à jour de sécurité pour corriger cette vulnérabilité et protéger nos clients ». Dimanche 14 mai, en pleine cyber-tempête, l’un des responsables du service juridique du géant américain de l’informatique, a publié une note de blog dans laquelle il tire « les leçons de la cyberattaque ». « Le logiciel malveillant s’est rapidement répandu, d’abord au Royaume-Uni et en Espagne, indique Brad Smith, précisant que les exploits du programme WannaCrypt sont consécutifs d’éléments volés à la NSA aux Etats-Unis ». (@LExpress). A lire aussi : Le rançongiciel WannaCry ravive le débat sur les failles de sécurité.  (@Pixelsfr).

Et si la Corée du Nord avait piloté la cyberattaque mondiale ? Tout en précisant qu’il faudra probablement plusieurs semaines avant de remonter à la source exacte de la cyberattaque qui a frappé, depuis la semaine dernière, plus de 300.000 ordinateurs dans 150 pays , de plus en plus d’analystes disent avoir retrouvé, ces dernières heures, dans le virus « WannaCry » des éléments de signature des pirates informatiques liés au régime de Pyongyang. Des experts des sociétés de sécurité informatique Symantec and Kaspersky Lab ont ainsi identifié dans le virus activé vendredi dernier des lignes de code déjà repérées dans les programmes conçus par le « Lazarus Group », qui est lié par plusieurs agences de renseignement au régime nord-coréen. (@LesEchos).

#Piratage

Disney victime de chantage de la part de pirates informatiques. Le dernier volet des Pirates a-t-il été piraté ? Selon The Hollywood Reporter, des hackers  affiment avoir réussi à voler un film inédit à Walt Disney. Ce qu’a confirmé le PDG de la firme américaine Bob Iger, lundi 15 mai, tout en refusant de révéler le nom du film en question. Le site spécialisé Deadline (en anglais) croit savoir que le film « piraté » serait le nouveau volet de la saga des Pirates des Caraïbes, La Vengeance de Salazar. Sa sortie sur les grands écrans est prévue le 26 mai. D’autres sources évoquent de leur côté les nouvelles aventures de Flash McQueen, le célèbre personnage de Pixar, dont la sortie est programmée en juin. (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

« Peut-on benchmarker l’intelligence artificielle ? ». L’intelligence artificielle est l’un des grands sujets technologiques à la mode depuis 2016. L’année avait démarré sur les chapeaux de roue avec la victoire de Google DeepMind AlphaGo sur le champion mondial du jeu de Go. Les investissements dans les startups de l’IA ont connu un pic en 2015 et 2016. L’intelligence artificielle a même remplacé la mobilité dans les priorités des DSI, selon les grands cabinets d’analystes. On est passé du mobile first à l’IA first. Les analystes envoient un message d’urgence vers les grandes entreprises, les enjoignant d’intégrer fissa l’IA dans leur stratégie, sous peine de se voir disrupter par d’autres et de devenir obsolètes. Ce n’est plus de l’uberisation, symbole de nouvelles formes d’intermédiation, mais le remplacement par des services qui ont moins besoin de salariés pour fonctionner. (@olivez)

Le talon d’Achille de l’intelligence artificielle.  lls sont à l’origine des dernières avancées les plus spectaculaires de l’intelligence artificielle, qu’il s’agisse d’analyse d’images, de reconnaissance vocale ou de traduction. On les appelle les réseaux de neurones profonds, mais ce sont en fait des algorithmes qui permettent aux machines d’apprendre par elles-mêmes – le fameux « machine learning ». Le problème, c’est que personne, pas même leurs concepteurs, n’est en mesure d’analyser par quel raisonnement ils arrivent à de si bons résultats. Les spécialistes de l’IA appellent cela « l’effet boîte noire ». Rien à voir avec les boîtes noires de l’aéronautique ou de l’automobile. C’est même tout le contraire : au lieu de donner accès facilement aux données qu’ils contiennent, les réseaux de neurones sont fondamentalement inaccessibles. On connaît les données qui y entrent, on connaît celles qui en sortent, mais entre les deux… mystère. « Pour entraîner un réseau de neurones, on va lui donner une multitude d’exemples, et en fonction de la différence entre le résultat obtenu et le résultat attendu, le système va mettre à jour ses coefficients », explique Gérard Berry, informaticien et professeur au Collège de France. Résultat : « Dans un programme informatique classique, si on connaît le code, on est capable de savoir ce qui se passe et de prévoir le résultat. Avec les réseaux profonds, on ne sait pas ce qui se passe : quand un algorithme donne une réponse, c’est comme ça. » (@LesEchos).

#RealiteVirtuelle

« The Enemy », première exposition en réalité virtuelle. L’exposition de Karim Ben Khelifa « The Enemy » est à découvrir du 18 mai au 4 juin à l’Institut du monde arabe à Paris. Le photographe de guerre propose de découvrir des clichés pris sur le terrain depuis 15 ans, en réalité virtuelle. Une première mondiale. « Moi ça a été mon expérience de correspondant de guerre. Ça a été des rencontres avec des gens qui effectivement étaient emmenés dans des histoires atroces, mais qui en même temps gardaient toujours une part d’humanité« , raconte Karim Ben Khelifa. Après 15 ans de photoreportage, Karim Ben Khelifa nous emmène à la rencontre de combattants en Israël, Palestine, Congo et Salvador, en face à face virtuel. « Mon idée était de faire quelque chose qui soit le plus proche d’une rencontre réelle », explique le photographe à @franceinfo.

Les chiffres décevants de la réalité virtuelle font douter les pros du jeu vidéo. « Personnellement, je n’y crois plus », reconnaît Jean-Yves Lapasset, de SEGA Europe. Au sein de l’industrie du jeu vidéo, dont une partie était réunie, du mercredi 10 au vendredi 12 mai, au Videogames Economics Forum d’Angoulême, le regard sur la réalité virtuelle est de plus en plus critique. Cinq ans après le spectaculaire financement du casque Oculus Rift sur Kickstarter, les indicateurs sont à l’orange, et les orientations des principaux constructeurs plutôt contradictoires. (@Pixelsfr).

Un jour la NASA colonisera Mars, et ce sera grâce à la réalité virtuelle. Lors d’une des sessions qui parsèment la GTC, conférence du fabricant de puce Nvidia, un représentant de la NASA a décrit le rôle primordial de la réalité virtuelle dans la préparation des astronautes et également l’adoption de l’impression 3D. (@01net).

#Ville

Carlo Ratti : « Nos villes sont de plus en plus contrôlées par des algorithmes ». Comment concilier respect de la vie privée et open data dans les villes intelligentes ? La sécurité des réseaux est-elle une utopie ? En quoi la prise de décision décentralisée est-elle importante ? Pour répondre à ces question, nous sommes allés à la rencontre de Carlo Ratti, spécialiste reconnu du sujet et qui, au sein de son laboratoire du MIT ou de son cabinet d’architecte, met au point des projets concrets de supermarchés du futur, d’égouts connectés ou encore de bâtiments intelligents. (@RslnMag).

#Transport

Avec Lyft, Google tisse sa toile dans la voiture autonome. Travis Kalanick n’avait pas besoin de ça. Englué depuis des lunes dans une marée de problèmes en tout genre, le patron-fondateur d’Uber a désormais la joie de voir deux de ses plus grands concurrents nouer une alliance dans le véhicule autonome, son ambition du moment : Lyft, son alter ego américain, s’est entendu avec Waymo, anciennement Google Car, afin de liguer leurs efforts en matière de véhicule autonome et tenter d’ubériser Uber. Pour l’heure, les nouveaux associés n’ont détaillé ni le calendrier envisagé ni leur programme commun. (@LesEchos).

#Cinema

Netflix et le festival de Cannes : la polémique en cinq actes. Netflix bouscule le festival de Cannes. Alors que la 70e édition s’ouvrira mercredi 17 mai, la plateforme américaine a obligé le festival à modifier son règlement. Netflix a deux films en compétition et une politique qui veut que ses films soient diffusés en ligne le même jour que leur sortie en salles. Mais la volonté du site de streaming se heurte à la règlementation française. @Franceinfo vous explique cette polémique. A lire aussi : Netflix appelle les festivals de cinéma (comme Cannes) à « changer » leur règle (@LExpress).

23 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 23 mars 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#RealiteVirtuelle

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Laval Virtual 2017 : le village français de la réalité virtuelle expose ses ambitions mondiales.  Le salon Laval Virtual, basé dans la ville éponyme de Laval en Mayenne (Pays de la Loire), en est à sa 19e édition. Il se tient du 22 au 26 mars 2017, avec trois journées professionnelles suivies d’un week-end ouvert au grand public. S’il est depuis des années le rendez-vous de l’industrie de la réalité virtuelle en France, l’évènement impressionne surtout par sa résilience et sa pérennité. Car le secteur de la réalité virtuelle (et augmentée) n’a en 2017 plus grand-chose à voir avec ce qu’il était en 2010. Avec l’arrivée des casques grand public est né un marché bien différent de celui des Cave (des salles immersives lourdement équipées de projecteurs et d’écrans coûteux) dédiées à l’industrie lourde. Et ce marché est en retour animé par de tout autres acteurs. Surtout, avec une démocratisation massive de ces technologies et un intérêt économique multiplié au centuple, les évènements ont fleuri partout dans le monde. Il y en a désormais des dizaines aux Etats-Unis, en Europe et en Chine. Mais, comme les Gaulois d’Astérix, le petit village de Laval résiste. Contrairement à eux, cependant, il s’est adapté, transformé. Laval Virtual 2017 est bien différent de Laval Virtual 2014. Les casques y sont désormais omniprésents et les noms des exposants n’y sont plus les mêmes. HTC y était présent avec le Vive en 2016, tout comme Unity, qui avait emmené 4 start-up. Ils ont rempilé cette année, et Unity a 20 pépites dans son espace. (@LUsineDigitale).

Au Laval Virtuel, la Chine se fait une place de choix. La Chine s’impose dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Cette année, le district de Laoshan (Shandong) est l’invité d’honneur de l’édition 2017 du Laval Virtual. « La Chine a compris l’intérêt du marché de la réalité virtuelle : elle investit en masse dans ce secteur et accompagne fortement ses entreprises », explique Maud Oukaltoum, responsable marketing et commerciale du Laval Virtual. Pour les organisateurs de cet événement, la Chine est devenue un acteur « incontournable du marché ». Des ambassadeurs d’un mouvement de fond : en septembre 2016, des entreprises, instituts de recherche et les pouvoirs publics ont créé l’Alliance de l’industrie de la réalité virtuelle. Elle doit permettre « renforcer le développement de l’écosystème de la réalité virtuelle en Chine en favorisant l’innovation technologique », explique cette association sur son site internet. (@usinenouvelle).

#intelligenceArtificielle

Des crédits réels pour l’intelligence artificielle. «L’intelligence artificielle est le sujet du moment dans la tech. Il était temps que la France se dote d’une stratégie visible sur le sujet.» L’investisseur en capital-risque qui parle en ces termes, d’ordinaire sceptique sur les initiatives venues du sommet de l’Etat, sera-t-il satisfait par le plan que le gouvernement a monté en deux mois ? Lancé le 20 janvier dernier par l’ex-secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire, et son homologue de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Thierry Mandon, le rapport «France IA» remis mardi à François Hollande par le robot de services à la personnes Leenby – développé par la PME limousine Cybedroïd – dote la France d’une feuille de route dans un domaine recouvrant un potentiel quasi-illimité mais dont les applications réelles restent encore peu nombreuses. En annonçant un effort budgétaire de 1,5 milliard d’euros pour les dix prochaines années, qui s’ajouteront aux 500 millions déjà programmés, le chef de l’Etat ajoute les moyens aux ambitions. Ces fonds s’incriront dans le programme des investissements d’avenir. Fruit des réflexions de plus de 500 contributeurs, le rapport s’efforce tout d’abord de décloisonner l’IA en l’ouvrant aux apports des sciences sociales et humaines. Il définit ensuite des objectifs et des financements, à l’instar des politiques publiques insufflées ces derniers mois aux Etats-Unis, en Chine ou en Corée du Sud. (@libe). A lire aussi : Intelligence artificielle : le plan de la France pour être leader. (@usbeketrica).

Le rapport #FranceIA : @metamedia vous résume le plan d’action stratégique du gouvernement dans un best-of Snapchat : https://youtu.be/eYTYaAowOi0

Avec France IA, le gouvernement expose son plan pour l’intelligence artificielle. Thierry Mandon l’affirme : « En France, nous sommes très bons sur l’ensemble des disciplines que recouvre le champ de l’intelligence artificielle. ». Et le mathématicien Cédric Villani, au côté du secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche, de renchérir :  » Tous les chercheurs du laboratoire en intelligence artificielle de Facebook à Palaiseau et Paris, sont Français, dirigés par un Français. «  Autant d’arguments qui venaient étayer l’opération  » France IA « lancée il y a deux mois par le gouvernement, à savoir 17 groupes de travail associant 500 experts, chercheurs académiques et représentants du monde l’entreprise privée, chargés de définir une stratégie de mise en valeur et de développement de la filière de l’intelligence artificielle (IA) en France. Avec, bien sûr, l’objectif d’en faire un levier de croissance. parmi lesquelles la nécessité de faciliter le transfert des travaux de recherche vers l’industrie, d’améliorer la prise en compte dans la formation des diverses problématiques soulevées par l’IA, que ce soit en matière scientifique, économique ou sociétale. Ou encore de continuer à animer un débat public sur le sujet, surtout dans un contexte où les peurs n’ont pas tardé à s’exprimer et où l’impact sur le monde du travail est encore flou. (@Sciences_Avenir).

Des chercheurs proposent d’étudier l’intelligence artificielle à l’école primaireLe secteur de l’intelligence artificielle est déjà convoité par de nombreuses entreprises américaines et chinoises. Mais la France a aussi su se positionner: cinq sociétés étrangères, dont Facebook et Sony, y ont établi un laboratoire de recherche, attirées par des aides financières et un écosystème riche de start-up et d’universitaires spécialistes du sujet. Le gouvernement estime à 250 le nombre d’équipes de recherche dédiées à l’intelligence artificielle en France. Un groupe de travail propose par exemple d’instaurer un enseignement «Intelligence artificielle, traitement des données et sciences numériques» de l’école primaire au lycée. Un autre plaide pour la création d’une infrastructure nationale dédiée à l’intelligence artificielle, afin de donner aux scientifiques les capacités de calcul suffisantes pour mener leurs travaux. Le rapport préconnise le développement d’une ressource nationale de données non agrégées, à disposition des universités et de leurs chercheurs. (@FigaroTech).

#presidentielle2017

Le 20 mars, lors du premier débat télévisé présidentiel, on va capter pour la première fois scientifiquement ce que ressentent les Français. La société Datakalab a rassemblé, dans une salle à Paris, un panel représentatif d’une trentaine de Français. Chacun portait au poignet un bracelet capable de déceler les micro-sudations de la peau produites à chaque fois qu’une émotion était ressentie par la personne. Des caméras ont filmé leur visage pour enregistrer leurs sourires, leurs surprises et leurs peurs. Comme l’explique Xavier Fischer, le chef innovation de Datakalab, cette expérience est censée démontrer que chaque personne suivie « va révéler ce qu’ils n’oserait pas dire à un sondeur ». Les premiers résultats à chaud de ce « suffrage émotionnel » donne Mélenchon comme le candidat ayant généré le plus d’émotions (11,2%) lors du débat télévisé. Avec un score de 9,8%, Marine Le Pen arrive ensuite, suivie par Emmanuel Macron (9,5%) et François Fillon (9%). Et si demain, vos émotions faisaient l’élection ? La mission est de savoir décoder les 42 expressions faciales cartographiées par un chercheur Paul Ekman dans les années 70 : le Facial Action Coding System.

#Marketing

Les Feel data sont plus complexes, plus riches, plus objectives et surtout plus humaines que les données classiques selon Datakalab, laboratoire d’expertise scientifique qui analyse et décrypte les émotions. « Les émotions font partie de nos vies. Pourtant, on les prend très peu en compte dans nos métiers de tous les jours alors qu’elles sont responsables de 95% de nos décisions », affirme le chef de la stratégie, Nicolas Delattre. Ces data émotionnelles renseignent les entreprises sur les aspirations, les envies et les attentes du public et ce dans tous les domaines, du marketing à la politique. Ces data émotionnelles représentent le nouveau carburant de l’industrie de la data. L’objectif est  de pouvoir corréler les Feel data aux bases de données massives et développer des modèles prédictifs pour pouvoir anticiper l’envie des consommateurs.

En pénétrant le cerveau des consommateurs pour découvrir leurs pensées intimes, les industriels pourraient trouver la manière dont les marques mettent en avant leurs produits. Une société anglaise de consumer marketing a étudié la réaction cérébrale de volontaires face à 150 pubs ingurgitées afin d’identifier celles qui sont restées dans les souvenirs et celles qui ont été oubliées. Cette firme a pu définir six leviers pour une pub mémorable qui impactera ainsi la décision d’achat du consommateur. « Pendant trente ans, c’est la marque au-dessus qui décidait et dictait les besoins. Maintenant, en amenant de l’information en connaissant les émotions et les ressentis de ses clients, une marque va pouvoir s’améliorer : essayer de faire en sorte que les stratégies de communication et de transformation des marques soit meilleure » explique Frank Tapiro, le fondateur de la société Datakalab. Ainsi l’avenir du Big data sera sans doute émotionnel et nous rentrerons dans l’ère du neuro-consommateur.

#Ville

Cinq projets de ville connectée en 2017. Les objets connectés nous entourent au quotidien. Accrochés à notre poignet, dans notre maison ou dans le jardin. Peu à peu ils commencent aussi à envahir d’autres espaces. Plusieurs entreprises misent ainsi sur des systèmes connectés pour gérer la présence des employés. Mais c’est la ville qui est le prochain véritable chantier des nouvelles technologies. Proposer une ville connectée en 2017 devient presque une tendance. Pour les élus, il s’agit d’une double logique. Préparer la transition technologique bien sûr, qui arrivera tôt ou tard. Mais c’est aussi une question d’image afin de s’affirmer comme une ville à la pointe de la modernité, peut-être le modèle de la ville du futur. Pour vous aider à comprendre les dernières tendances, nous avons sélectionné cinq projets de villes connectées à travers le monde. (@objetconnecte01).

Quelles pistes pour accroître les espaces verts en ville ? Quarante-huit mètres carrés d’espaces verts par habitant. Les 50 plus grandes villes de France n’ont guère plus à offrir à leur population en 2017. C’est l’un des chiffres forts du palmarès des villes les plus vertes de France publié mardi 14 mars par l’Observatoire des villes vertes. Ce n’est pas beaucoup, direz-vous, mais c’est déjà 17 m² de plus qu’en 2014, année de la première enquête. C’est aussi la preuve qu’on peut continuer à verdir les villes. « Ce n’est pas qu’une question de foncier disponible ou d’argent », assure Guillaume Morel-Chevillet, chargé de mission « végétal urbain » à l’Astredhor, l’Institut technique de l’horticulture. Petit tour d’horizon de pistes prometteuses. (@20minutes).

A Jakarta, des pauvres deviennent écolo pour éviter l’expulsion. Des maisons en brique et en bois le long de berges au milieu d’arbres et de potagers ont remplacé ce qui ressemblait naguère à un bidonville. Dans ce quartier pauvre de Jakarta, les habitants sont devenus écologistes pour éviter l’expulsion. Depuis 2015, soutenus financièrement par des ONG locales, ils ont transformé peu à peu leur « kampung », appellation des quartiers traditionnels en Indonésie, en un lieu de vie contrastant avec les bâtiments délabrés et rues jonchées de déchets d’autres quartiers pauvres de cette capitale de 10 millions d’âmes. Les habitants du « kampung » de Tongkol ont pris les devants pour ne pas vivre ce qu’ont subi leurs voisins dans d’autres bidonvilles des berges: une expulsion pure et simple de leurs maisons de fortune, au nom de la lutte contre les inondations. (@yahooactufr).

#Transport

Drones et voitures volantes : le ciel, nouvel horizon du transport individuel. Les projets de livraison par drone et de voitures volantes ne se comptent plus. Leur ère est-elle enfin arrivée ? De nombreuses initiatives se font jour pour développer une nouvelle mobilité, aérienne cette fois-ci. Si l’on a déjà recours aux drones pour effectuer des livraisons, notamment en zones rurales ou difficiles d’accès, d’autres projets s’attaquent au défi du déplacement dans nos métropoles saturées. Au Rwanda, les drones fabriqués par Zipline, start-up américaine, peuvent délivrer des poches de sang et des vaccins à des hôpitaux et centres de transfusion difficilement accessibles. En France également, ce moyen de transport intéresse. La société Flash Biologistic a ainsi expérimenté l’été dernier la livraison de médicaments au CHU de Bordeaux. (@LesEchos).

#Telecom

La 5G, catalyseur de la numérisation de la société et de l’économie. Fini le temps où l’industrie des télécoms ne s’intéressait qu’au grand public et aux utilisateurs de smartphones. Avec la 5G, elle souhaite révolutionner des secteurs clés de l’économie, comme l’énergie, la santé, les médias, l’industrie et le transport. C’est ce que rappelle l’Arcep, le régulateur des télécoms, dans un rapport publié mardi sur cette prochaine génération de communication mobile. Il faut dire que contrairement à la 3G ou à la 4G qui se focalisaient sur l’augmentation des débits, la 5G est aussi calibrée pour répondre aux besoins de l’Internet des objets. Avec cette technologie, le monde des télécoms croit détenir le Graal qui va lui permettre d’accélérer la numérisation de la société et de l’économie. Ni plus ni moins. Dans son rapport, l’Arcep cite le secteur de l’énergie. Premier constat : « L’énergie a […] connu un grand nombre d’évolutions et de mutations pendant ces dernières années, en termes de production, stockage et transport de l’énergie. L’augmentation des coûts des matières fossiles, l’apparition d’énergies renouvelables et l’ouverture à la concurrence ont contribué à la naissance de nouvelles formes de production énergétique et à l’arrivée de nouveaux acteurs, compagnies indépendantes ou simples citoyens, sur la scène énergétique. » (@latribune).

06 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 6 mars 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

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Gita, le petit robot qui libère tes mains et te suit partoutEn italien, « gita » signifie « excursion». C’est le nom choisi par Jeffrey Schnapp, professeur à Harvard, et les autres membres de la start-up Piaggio Fast Forwardpour désigner le robot en forme de boule qu’ils ont mis au point. Comme son nom le laisse penser, cette start-up américaine est rattachée au groupe Piaggio, connu notamment pour avoir créé la Vespa. Gita est lui aussi un drôle d’engin roulant. Il faut l’imaginer un peu comme le coffre d’une voiture qui suivrait son propriétaire partout dans la rue, quand il marche ou qu’il circule à vélo. Mais le robot est également capable de se déplacer seul, suivant un itinéraire préalablement choisi. (@usbeketrica).

Divertissement : les algorithmes vont-ils mettre fin à la tyrannie du choix ? Après les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui ont révolutionné le web, les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) qui ont disrupté l’économie numérique, place aux ASNS (Amazon, Spotify, Netflix, Steam), les nouveaux rois du divertissement, qui ont transformé radicalement les codes du marché et bâti leurs empires sur l’exploitation de nos données personnelles. Ils se glissent clic après clic dans nos vies, prédisent ce que nous allons aimer, et nous recommandent ce que nous devons regarder, lire ou écouter. La librairie en ligne d’Amazon, les suggestions musicales de Spotify, les séries de Netflix et les jeux vidéo de Steam … Les algorithmes sont partout, pour le meilleur et pour le pire. Ils sont en train de faire main basse sur notre liberté de choisir. Les échelles de valeur évoluent. Avant, à la télévision, plus un film était récent, plus il avait de valeur. Aujourd’hui, c’est la pertinence et la connexion avec notre identité et nos goûts qui priment. Plus un film est pertinent pour soi, plus il a de valeur. (@bymaddyness).

#Information

L’info chez les jeunes, entre scepticisme et lucidité. Par Gautier Roos, France Télévisions, Direction de la Prospective. A l’heure de la multiplication des sources et des nouveaux moyens d’informations, les nouvelles générations composent avec une mappemonde informationnelle qui n’a plus grand rapport avec celle de leurs parents. Publié cette semaine, le rapport américain How youth navigate the News Landscape scrute les comportements des jeunes vis-à-vis de l’info, et s’intéresse à l’influence des smartphones, des réseaux sociaux, et des algorithmes sur les habitudes de lecture. Evidemment, ces observations donnent des indications plus générales sur le nouvel écosystème de l’info, bien au-delà des classes d’âge (nous sommes tous aujourd’hui plus ou moins soumis aux biais algorithmiques et à l’omnipotence de Facebook). (@MetaMedia).

#Media

Flint, un robot qui se nourrit d’IA et d’intelligence collective pour trouver les bons articles. Après avoir créé la société Trendsboard pour donner un plan de route aux médias et ainsi les aider à attirer l’audience, Benoît Raphaël se définit aujourd’hui comme un « éleveur de robots ». Dans l’immense champ de combinaisons d’algorithmes, il développe ainsi depuis un an « Flint », un projet d’intelligence artificielle pour les médias. « Il est capable d’analyser des milliers de données en quelques secondes, et d’en tirer des conclusions dans la foulée pour distinguer le bon article dans le trop plein d’infos », explique le fondateur des sites d’opinions LePost puis LePlus à l’Obs. A terme, la promesse est de « trouver des articles de qualité sur des sujets qui nous intéressent ». Flint utilise des techniques de machine learning et « des circuits neuronaux », c’est-à-dire « qu’il réfléchit en plusieurs dimensions, comme le fait notre cerveau ». (@frenchweb).

Pourquoi les images du rassemblement du Trocadéro ont-elles été fournies par le candidat ? Nombreuses sont les chaînes de télévision à avoir diffusé des images fournies par l’équipe de campagne de François Fillon à l’occasion du rassemblement ce 5 mars, au Trocadéro.  « L’utilisation d’images fournies par les partis ne peut se justifier que s’il y a un travail critique et pédagogique à destination des citoyens, sans quoi c’est dommageable pour le journalisme », soulignait Marlène Coulomb-Gully, professeure en communication à l’université de Toulouse-Le Mirail dans un entretien à l’AFP en 2012. «Que les communicants veuillent imposer leur point de vue, c’est normal. L’honneur des journalistes, c’est de résister à ce type de suggestion.» (@slatefr).

Le Gorafi « essaye de courir après » le feuilleton Fillon « mais ce n’est pas facile ». C’est un tweet qui a été largement partagé. Plus de 6 000 fois. Le 3 mars, un certain Hugo Touzet, un élu communiste parisien, rebondit sur l’affaire Fillon. « La principale victime de cette campagne, c’est quand même Le Gorafi, totalement impuissant face à la concurrence de la réalité », écrit le jeune homme. Succès immédiat. Et que ne démentirait pas le site d’information parodique. Alors que les rebondissements se succèdent depuis un mois, comment travaillent les rédacteurs du site ? Sont-ils étonnés par ces événements ? Franceinfo a interrogé Sébastien Liebus, co-fondateur du Gorafi, qui n’a visiblement pas perdu son sens de l’humour. (@franceinfo).

#Ville

Fourmies : La maison connectée de demain se présente au Smart Living Lab. Le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a inauguré, vendredi à Fourmies, le Smart Living Lab. Un espace de 90 m2 dédié aux objets connectés installé dans la cité scolaire Camille-Claudel. Ou comment Internet va (encore) transformer notre quotidien… (@lavoixdunord).

#Transport

Quatre réactions qui condamnent le sort fait à Heetch. Malgré le soutien demandé auprès de sa communauté et des médias, Heetch a été condamné jeudi 2 mars par le tribunal à verser 441 000 euros en réparation du préjudice moral causé aux chauffeurs de taxi par la plateforme. Lors du verdict, les plaintes de 1 463 parties civiles ont été jugées recevables. La start-up devra également s’acquitter d’une amende de 200 000 euros, dont 150 000 avec sursis. Dans la foulée, les fondateurs ont décidé de suspendre l’application. Suite à cette décision, les fondateurs de Heetch ont publié une lettre ouverte à François Hollande, publiée sur Medium et FrenchWeb. Heetch a aussi tenté de faire le buzz sur les réseaux sociaux avec une manifestation virtuelle où chacun peut exprimer son désaccord avec la décision du tribunal. Fondée en 2013, le service revendique 100 000 passagers transportés par semaine. Selon la start-up, 70% des trajets se feraient vers la banlieue. Dans le monde de la la tech, les réactions sont sans appel. (@frenchweb).

Greyball, le logiciel secret d’Uber pour éviter la police. Voilà qui ne devrait pas arranger l’image abîmée d’Uber suite à la grogne de ses chauffeurs et aux frasques de son Pdg, Travis Kalanick. D’après le New York Times, la startup californienne a avoué qu’elle utilisait un logiciel secret, surnommé « Greyball », qui a pu lui permettre de contourner les réglementations que la société de services Voiture de transport avec chauffeur (VTC) jugeait hostiles à ses activités. Premier à avoir révélé l’information, le New York Times rapporte qu’Uber a utilisé, entre autres, des informations recueillies via son application pour identifier les représentants de la loi chargés prendre ses conducteurs en flagrant délit dans des villes où ses activités étaient interdites ou bridées. Les courses commandées à proximité d’un bâtiment public pouvaient ainsi être ignorées par l’application Uber, voire même annulées, explique le quotidien new-yorkais. Le dispositif caché permettait à l’application de faire apparaître des véhicules fantômes ou de n’en faire apparaître aucun afin d’empêcher les policiers d’embarquer à bord des VTC. Une porte-parole d’Uber a déclaré que le dispositif, baptisé Greyball, était encore utilisé, quoiqu’à moindre grande échelle. A lire aussi : Travis Kalanick va-t-il conduire Uber à sa perte ? (@latribune).

#Ecole

Principal de collège, je suis pour les portables à l’école. Interdire, c’est impossible. Principal d’un collège, François est contre l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable par les élèves dans son établissement. Une mesure proposée par le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron, qui existe déjà depuis 2010 sous une forme juridique encore un peu floue. Selon le principal, éduquer vaut mieux qu’interdire. Le portable est devenu un prolongement du bras des collégiens. Mais aussi de celui de leurs parents, des proviseurs, des professeurs… Bref, de tout le monde. L’interdire serait totalement absurde, il fait partie de la vie de tous. Le collège se doit d’être dans la réalité et de vivre avec son temps. Sans parler du fait qu’interdire le portable au collège est tout simplement impossible. (@LePlus).

#Telecom

Barcelone : en attendant la 5G, le mobile se shoote à l’intelligence artificielle. Face aux géants du web, les telcos savent qu’il ne suffit plus de se rapprocher des contenus pour en finir avec leurs « dumb pipes », ces vieux tuyaux stupides. Il leur faut désormais rendre leurs réseaux plus smart encore, et donc recourir aux tous derniers progrès de l’intelligence artificielle (IA), avec en ligne de mire l’ère de la 5G et son mirifique potentiel de connectivité. « Le +new new thing+ aujourd’hui c’est l’apprentissage des machines (machine learning) et tout le monde veut s’y mettre », décrit à Barcelone, Ben Evans, l’analyste vedette des mobiles du capital risqueur US Andreessen Horowitz. Réunie comme chaque année en Catalogne, l’industrie mondiale des mobiles entend utiliser le traitement intelligent des Big Data, les multiples capteurs des smart phones, leurs potentiels de reconnaissances vocale et des images pour trouver de nouvelles solutions et donc de nouveaux business. (@MetaMedia).

#Maker

L’intelligence est dans le « faire ». Connaissez-vous Manu Prakash ? Le « Foldscope », ou microscope optique en papier à 50 cents, et la centrifugeuse médicale en papier (« paperfuge ») à 20 cents, voilà ce que l’on trouve rapidement en cherchant qui est Manu Prakash sur Google News. Chercheur à l’Université de Stanford, il propose des solutions inattendues, simples et pratiques pour se confronter sans moyens particuliers à des enjeux de santé comme l’observation des parasites dans l’eau ou la centrifugation du sang. On peut mettre facilement en œuvre ces idées, n’importe où et pour des budgets dérisoires. Toute l’information est disponible en ligne. Sans surprise, c’est un carton sur le net ! Manu Prakash nous bluffe avec chacune de ses créations par leur évidence. Une fois qu’on a vu ce qu’il fait, on a aussi envie de le faire… et on peut. (@FR_Conversation).

#Entreprise

Douze startups sélectionnées pour la deuxième édition de DataCity Paris. Dans le cadre de la deuxième édition du programme d’open innovation DataCity, NUMA et la Mairie de Paris dévoilent aujourd’hui les noms des 12 startups sélectionnées pour inventer la ville de demain. Elles vont chacune devoir répondre à un challenge dans des domaines aussi variés que l’énergie, la gestion des déchets, la logistique, la mobilité et le bâtiment intelligent… (@NUMAparis).

#Web

Comment une erreur humaine a causé la chute de milliers de serveurs web. Dans la matinée du 28 février, bon nombre de services web et sites internet ont cessé de fonctionner aux États-Unis. De la plateforme de communication collaborative Slack au site participatif Quora en passant par le site « Is It Down Right Now? » dont le but est de dire si d’autres sites sont pannes. Il faudra plus de quatre heures pour que l’accès complet aux serveurs Amazon Simple Storage Service (S3), qui hébergent ces services, soient rétablis. Après enquête, le géant américain a mis le doigt sur la cause du problème : une faute de frappe dans une formule de code utilisée par un technicien. S’ensuit la pénurie massive que l’on connaît, le service d’hébergement dans le cloud Amazon Web Services comptant plus d’un million d’utilisateurs, dont des entreprises parmi les plus importantes du secteur technologique. (@latribune).

26 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 26 février 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

#DeleteUber réapparaît dans la foulée des accusations de sexisme contre Uber. Accusé de fermer les yeux sur une culture d’entreprise toxique et machiste, Uber s’est à nouveau retrouvé ces derniers jours au centre de l’intérêt médiatique et des critiques. Certaines se sont concrétisées sous la forme d’une campagne de boycott en ligne autour du hashtag #DeleteUber pour inciter ceux qui avaient des comptes à les effacer, convaincre ceux qui n’en avaient pas à ne jamais en avoir, et dire, aux uns et aux autres, de le faire savoir publiquement sur les réseaux avec une capture d’écran. #DeleteUber était apparu sur Twitter, à la fin de janvier, pendant les manifestations contre le décret anti-immigration de Donald Trump. Lors d’une grève de taxis à l’aéroport JFK de New York, Uber avait proposé des prix inférieurs à ceux qui auraient pu être pratiqués. La compagnie a parlé d’une malheureuse erreur, ses détracteurs d’un brisage de grève cynique pour faire plus de profit. Le fait que son PDG, Travis Kalanick, siégeait dans un panel de grands patrons créé par Donald Trump, n’avait rien arrangé. Les demandes de désabonnement ont été si nombreuses qu’Uber a été obligé de mettre en place un système de désabonnement automatisé. Jusque-là, les comptes étaient effacés manuellement par des employés d’Uber. « C’est significatif », observait alors le New York Times, chiffrant à 200 000 le nombre de personnes ayant demandé, en quelques jours, la suppression de leur compte. (@Big_Browser).

#LiensVagabonds

Les GAFA font de la TV, et le cinéma perd le prime. A retenir cette semaine : – La TV change, mais pas assez vite ; – La chute de la télévision française ; – Comment l’adtech pourrait bien sauver la télé ; – Apprendre à aimer nos collèges robots ; – Votre visage : point de départ du futur de la pub ; – Le prochain Scorsese sortira en exclusivité sur Netflix, pas au cinéma ; la fenêtre dédiée aux salles pourrait bien rétrécir.(@Metamedia).

#Alimentation

La Food Disruption est en marche. Quelles sont les entreprises qui ont réussi à bouleverser le monde ces dernières années ? Uber, valorisé 68 Mds de dollars… Une marketplace de services qui, après les taxis, s’attaque au marché de la restauration. Autre grand géant américain, Amazon (384 mds de $ de capitalisation boursière), qui, après avoir révolutionné le e-commerce, monte sa marketplace de services alimentaires. La « Food disruption » est en marche ! (@PresseCitron).

Les sept grandes tendances de la FoodTech. L’ère est au changement, et plus qu’on le pense, dans nos assiettes! En effet, un terme se propage de plus en plus: celui de FoodTech ou comment des start-up bousculent notre alimentation et l’emmènent sur des terrains inexplorés. Nativement technologiques, elles portent une révolution sans équivalent depuis les 100 dernières années et concoctent une nouvelle chaîne alimentaire, plus intelligente et efficiente, réinventant nos modèles traditionnels en étroite collaboration avec les consommateurs. D’ici 5 ans, l’agroalimentaire va vivre des métamorphoses fondamentales que nous nous devons de décrypter, pour comprendre si elles sont amenées à durer. En voici les 7 grandes tendances. (@Challenges).

Alimentation : à quoi ressemblera le repas du futur ? Au cœur de Tel-Aviv (Israël), dans la tour du géant Google, France 2 s’est rendue à la rencontre des sociétés qui préparent la nourriture de demain, comme cette mayonnaise où les micro algues ont remplacé les œufs. Dans le futur, vous mangerez aussi des tablettes de chocolat sans lait de vache. Enfin, que vous le vouliez ou non, les insectes feront bien partie intégrante de notre alimentation. En poudre ou entiers, les insectes seront bientôt au menu de nos restaurants du fait de leur apport nutritionnel. Et Ilan Barn, restaurateur à Tel-Aviv, l’a bien compris. Il teste devant nos caméras trois nouvelles recettes à base de sauterelles. « C’est croquant, ce sera parfait avec une petite bière, un peu comme des gâteaux apéritifs », s’enthousiasme un membre de son équipe après avoir goûté un plat. (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

Modération des commentaires : Google propose un coup de pouce de l’intelligence artificielle. Les messages agressifs et haineux pullulent en ligne, et polluent, entre autres, les fils de commentaires de nombreux sites. Jigsaw, une organisation appartenant à Google et dont le but affiché est de « rendre le monde plus sûr grâce aux technologies », devait annoncer jeudi 23 février la mise à disposition de tous en open source d’une technologie censée aider à assainir les fils de discussion. Perspective, c’est son nom, a été testée plusieurs mois sur le site du New York Times. Il s’agit d’une technologie d’intelligence artificielle, ou plus précisément de machine learning (apprentissage des machines), capable d’évaluer, sur une note de 1 à 100, le degré de « toxicité » d’un commentaire. Pour y parvenir, elle a analysé des millions de commentaires du New York Times, mais aussi de Wikipédia, et scruté la façon dont ils étaient traités par l’équipe de modération du site. Le programme a ainsi appris à repérer les commentaires problématiques, en se basant sur l’expérience des humains qui l’ont précédé à cette tâche. Cet outil permet donc d’évaluer un commentaire bien plus rapidement qu’un humain – et pour un coût bien moindre. Mais n’a pas pour autant vocation à remplacer les modérateurs. Et pour cause : « Cette technologie est loin d’être parfaite », reconnaît volontiers Jared Cohen, le fondateur de Jigsaw, soulignant qu’il ne s’agit que « des premiers pas » de ce programme : « Plus l’outil sera utilisé, plus il s’améliorera. » (@pixelsfr).

#Economie

L’économie circulaire, pour arrêter de tourner en rond. Pour François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’Économie Circulaire, l’économie circulaire est un système permettant de « limiter le gaspillage et d’optimiser la ressource ». Cécile Ostria, directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot, ajoute que cela implique aussi « l’écoconception d’objets produits de sorte qu’ils soient réparables ». Serge Orru, conseiller auprès de la Mairie de Paris, prend de la perspective et conçoit l’écono­mie circulaire comme un nouveau modèle éco­nomique et philosophique : « L’économie circulaire, c’est la circularité de la bienveillance à l’égard de la planète et de ses passagers. Cela demande de l’innovation, de la recherche fondamentale, du bon sens et de la logique ». Pour résumer, « c’est une philosophie moderne alliée à de la haute technologie pour enrayer le péril climatique et l’érosion de la biodiversité ! » (@LesEchos).

#Cinema

Amazon vise la consécration ce week-end aux Oscars. Pour la première fois dans l’histoire du cinéma, un groupe Internet est susceptible de ravir l’oscar du meilleur film aux grands studios de cinéma (Warner Bros, 20th Century Fox, Lionsgate, etc.). Le géant du commerce en ligne Amazon espère ainsi obtenir la consécration, dimanche soir à Los Angeles, avec « Manchester by the sea », un drame poignant qui met en scène un homme bourru, Casey Affleck, contraint de s’occuper de son neveu après la mort de son père. Le film est aussi en course pour cinq autres statuettes (meilleur acteur, meilleur scénario, meilleur second rôle, etc). Un exploit pour l’entreprise de Jeff Bezos, qui s’est lancé dans le cinéma il n’y a même pas deux ans « Nous sommes passés de zéro à quinze films par an, avec sept nominations aux Oscars à la clef », résume le patron des studios Amazon Jason Ropell, qui inclut le film iranien « Le Client » distribué par Amazon aux Etats-Unis et nommé dans la catégorie du meilleur film étranger. (@LesEchos).

#Securite

Enquête sur le développement de la reconnaissance faciale. C’est peut-être un futur pas si lointain où les caméras de surveillance ne se contenteront plus de vous filmer, mais sauront aussi vous identifier n’importe où et n’importe quand. Votre visage remplacera votre carte d’identité et votre image sera croisée en direct avec des fichiers de police pour permettre de vous retrouver immédiatement si vous être recherché. Ces derniers mois, la reconnaissance faciale s’installe un peu partout. À Londres (Angleterre) et à Paris, avant de monter dans l’Eurostar, vous passez dans des bornes où sont comparées les données de votre passeport avec votre visage afin de s’assurer de votre identité. (@franceinfo).

Eurostar : la reconnaissance faciale installée à Paris. C’est une nouveauté qui va faire parler. Des sas de contrôle automatisés des passeports intégrant une technologie de reconnaissance faciale sont opérationnels depuis mardi 14 février pour les Eurostar au départ de la gare du Nord, à Paris. Le nouveau dispositif « est effectif depuis hier à la gare du Nord », a indiqué une porte-parole d’Eurostar, ajoutant que les mêmes sas étaient utilisés à la gare Saint-Pancras de Londres depuis « la veille de l’Euro de football » en juin dernier. Le groupe portugais Vision-Box, choisi par Eurostar après un appel d’offres, a précisé dans un communiqué que « plus de 500 000 passagers ont déjà pu expérimenter ce service » en huit mois, un chiffre confirmé par Eurostar. Réservés aux citoyens européens majeurs disposant d’un passeport biométrique, les sas automatiques « vb i-match » vérifient l’identité du voyageur « à l’aide de la technologie de reconnaissance faciale, le tout en quelques secondes », assure l’entreprise. Sur son site internet, le fabricant souligne que son produit intègre aussi la reconnaissance des empreintes digitales et de l’iris. (@LePoint).

La protection des lémuriens passe par la reconnaissance faciale. La reconnaissance faciale tend désormais à faire partie des technologies utilisées pour assurer notre sécurité, à nous autres, êtres humains. Mais elle pourrait aussi contribuer à protéger les animaux, y compris ceux dont la survie est menacée. Ainsi, une équipe d’informaticiens et de biologistes américains vient d’établir un système de reconnaissance faciale capable d’identifier des lémuriens. L’outil est capable de distinguer plus de cent frimousses différentes de ces petits primates, avec une une efficacité estimée à 98,7 %, indique un article paru dans la revue en libre accès BMC Zoologie. Nommé LemurFaceID, le logiciel pourrait donner aux chercheurs un moyen plus efficace, et moins invasif pour les animaux, de les surveiller tout au long de leur vie, et même sur plusieurs générations. (@Numerama).

#MediaSocial

Comment les leaders mondiaux utilisent-ils Facebook ? Avec 1,23 milliard d’utilisateurs quotidiens , Facebook offre aujourd’hui une audience inespérée. Une présence sur le réseau social est devenue indispensable à ceux qui veulent devenir influents. Et la majorité des leaders mondiaux l’ont compris. D’après une enquête de grande ampleur réalisée par l’agence de relations publiques Burson-Marsteller, 87 % des 193 pays siégeant à l’ONU possèdent un avatar sur la plate-forme sociale. Mais 87 chefs d’Etat, 70 Premiers ministres et 55 ministres des Affaires étrangères ont aussi une page personnelle, en général plus populaire que celle de leurs institutions respectives. Le premier leader à créer une page sur Facebook est Barack Obama, fin 2007. Encore sénateur de l’Illinois, le futur président américain a compris l’importance du media et a transformé Facebook en outil électoral, lui permettant de mobiliser de potentiels électeurs et citoyens. Au 1er février dernier, les 590 pages Facebook personnelles et institutionnelles des leaders mondiaux cumulaient près de 311 millions d’abonnés. (@LesEchos).

#VivaTech

Coup d’envoi de la 2ème édition de Viva Tech. Lancement de la deuxième édition de Viva Technology: conférence de presse sous les ors du Palais de l’Élysée, avec les discours d’Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au Numérique, de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis et instigateur de l’événement, et Bernard Arnault, patron de LVMH et à ce titre coorganisateur via sa filiale Les Echos. Ils espèrent bien renouveler en juin le succès rencontré en 2016. La première édition avait attiré plus de 45.000 visiteurs venus à la rencontre de quelque 5000 start-up présentes. Maurice Lévy voit loin, il veut faire de Viva Technology le rendez-vous européen de la technologie, « le festival de Cannes de la Tech », avec pour objectif de « promouvoir l’innovation responsable ». Le patron n’envisage pas de concurrencer le salon du mobile de Barcelone (MWC) ni celui de l’électroménager et de l’électronique de Berlin (IFA), mais il veut donner suffisamment d’ampleur à Viva Tech pour que les PDG du secteur viennent y rencontrer les créateurs de start-up. L’édition 2017 de Vivatech se tiendra du 15 au 17 juin, porte de Versailles à Paris. (@FigaroTech). A lire aussi : Quand LVMH et Publicis « reçoivent » Hollande à l’Elysée… (@LObs).

28 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – lundi 28 novembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

xLégende image. Ces vieux photochromes mettent en couleurs les fjords de Norvège au XIXe siècle. (@MashableFR) Svolvaer, Lofoten – Library of Congress.

#Economie

Thierry Jadot : « Une aristocratie digitale risque de capter l’essentiel de la richesse ». À la tête du réseau Dentsu Aegis d’agence média, de communication et de conseil en digital, Thierry Jadot est l’auteur de l’ouvrage La Fin des rentiers qui analyse les bouleversements du numérique sur la société. Iil explique : « Il est important, si nous voulons préserver la pluralité et la richesse de la démocratie, qu’il y ait beaucoup d’acteurs y compris Google et Facebook ». (@figaro_economie).

L’abonnement, nouveau Graal des géants du high-tech. Ils cherchent à fidéliser leurs clients et à générer des revenus récurrents. Pour qui vient de dépenser plusieurs centaines d’euros dans un smartphone, le prélèvement paraît presque indolore. Les utilisateurs d’iPhone dont le stockage approche de la saturation peuvent, moyennant 99 centimes d’euro, obtenir une recharge pour stocker 50.000 photos supplémentaires. Les données sont alors conservées sur des serveurs informatiques à distance, et non plus dans la mémoire du téléphone. Seule condition: pour les conserver, il faut s’acquitter de cette somme chaque mois. (@FigaroTech).

#Finance

Quand tout le monde se met à frapper monnaie. Longtemps symbole de pouvoir, la monnaie est détournée aujourd’hui par le citoyen et remise au service de la société. Locales, complémentaires, collaboratives : les monnaies se démultiplient et remusclent l’économie réelle. À l’origine, avant d’être frappée, la monnaie prend des formes étonnantes et pour le moins concrètes. Elle est coquillages, sel, orge ou poivre. Il faut la conserver, elle ne doit pas être périssable. Mais pour le commerçant, il devient vite compliqué d’échanger avec ces matériaux, difficilement divisibles en unités. En Lydie, en Asie Mineure, sept siècles avant J.C, on se dit que la monnaie métallique, faite à partir de métaux précieux, serait bien plus appropriée. Mais dès lors, qui est autorisé à frapper la monnaie ? (@UsbekEtRica).

#IntelligenceArtificielle

Pourquoi les mains des robots sont encore loin d’égaler celles de l’homme. Fabriquer une main aussi agile que celle de l’homme : c’est, avec la marche, l’un des défis les plus complexes de la robotique humanoïde. Et pourtant l’un des plus indispensables à l’objectif de créer un robot à l’image de l’homme – ou, de façon plus réaliste, un robot capable d’assister l’homme dans des tâches quotidiennes. Une main à l’apparence humaine, capable de saisir et de manipuler tout type d’objet ? « On en est loin, on a encore beaucoup de chemin à parcourir », estime Véronique Perdereau, chercheuse en robotique à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR), à Paris 6. (@pixelsfr).

Jérôme Pesenti, le Français derrière l’un des plus ambitieux projets d’intelligence artificielle. Scientifique et entrepreneur français, Jérôme Pesenti a pris la tête du très stratégique département de recherche et développement de Watson en 2012. Lancé officiellement un an auparavant, Watson est la technologie phare d’IBM dans l’Analytics et le Big Data. Un terrain qui figure parmi les principaux domaines stratégiques du groupe – aux côtés du cloud, du collaboratif, de la mobilité et de la sécurité. (@journaldunet).

#Fichage

En Chine, la reconnaissance faciale remplace les tickets dans un musée. Cette technologie a été récemment testée dans le musée d’une petite ville touristique et le but est de réduire le temps d’attente. Il s’agit à terme de remplacer les tickets d’entrée en papier, mais également numériques et de faire de ce système un élément clé du secteur touristique chinois. Nous savons que le Japon mise désormais sur la reconnaissance digitale pour booster son tourisme grandissant, et ce en facilitant les procédures d’identification et de payement. La Chine s’est lancée quant à elle dans la reconnaissance faciale dans un but similaire. D’ailleurs, en 2015, cette technologie a déjà été expérimentée puisque les premiers distributeurs de billets de banque ont été installés à Hangzhou (une ville située à 200 kilomètres de Shanghai) dans l’attente d’en installer dans tout le pays. (@SciencePost_fr).

#Presse

« Faites comme si vous étiez écoutés. » Malgré toutes les révélations des dernières semaines sur la surveillance policière de certains journalistes d’enquête québécois, cette phrase de Daniel Renaud, de La Presse, a créé quelque chose comme une onde dans la salle remplie de travailleurs de l’information, rassemblés cette fin de semaine à Saint-Sauveur pour le congrès annuel de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ). (@LeDevoir).

#JeuVideo

Optimiste, l’industrie du jeu vidéo en France reste néanmoins fragile. Un secteur en pleine croissance, qui embauche et qui a foi en l’avenir : c’est ce que dit, à propos du jeu vidéo français, le rapport résolument optimiste remis jeudi 24 novembre à Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, par le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV). Un rapport qui souligne toutefois la raréfaction des contrats à durée indéterminée (CDI) dans un secteur qui, de plus en plus souvent, fait appel à des prestataires. (@pixelsfr).

#Television

Le débat des primaires : un genre télé devenu mainstream par François Jost. A quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, BFM TV a réclamé de participer elle aussi à la retransmission du débat de l’entre-deux tours organisé et retransmis par TF1 et France 2, le 24  novembre 2016, au motif qu’il était normal de « respecter le principe du pluralisme ». Curieux motif, puisque le fait d’avoir la possibilité de regarder sur un canal supplémentaire un débat ne change pas en soi l’offre d’information. Prétexte plutôt, qui cache mal la seule raison d’une telle demande : l’assurance de faire une audience bien supérieure à celle d’une soirée ordinaire. Car, depuis, l’instauration de cette nouvelle pratique de l’élection du candidat qui représentera un parti à la présidentielle, les spectateurs ont manifesté continûment leur intérêt pour l’exercice. À l’automne 2006, la première du genre a attiré 4 millions de spectateurs sur LCP-Public Sénat, qui l’avait accueillie et, depuis, les chiffres ont régulièrement augmenté pour atteindre, au premier débat de 2016 diffusé le 13 octobre sur TF1, 5,6 millions de téléspectateurs. S’il fallait résumer d’un mot l’enjeu des primaires pour les chaînes, le mot « audience » serait suffisant. (@InaGlobal)

#MediaSocial

Critiqué, Twitter affirme qu’il est « inacceptable » d’exploiter ses données à des fins de surveillance. Utiliser les données de Twitter « pour pister ou identifier des manifestants ou des militants est absolument inacceptable et interdit ». Cette mise au point de l’entreprise du mardi 22 novembre a pour but de répondre aux critiques sur la façon dont ses données pouvaient être exploitées par les forces de l’ordre. La semaine dernière, le FBI avait annoncé sa volonté d’utiliser Dataminr, un logiciel permettant de se connecter aux données publiques de Twitter et de les analyser en temps réel, ce qui avait soulevé quelques inquiétudes. « Le FBI a besoin d’obtenir des informations sur les actualités les plus urgentes et sur des événements en temps réel, expliquait l’agence fédérale américaine dans un document. Ce qui se passe dans le monde est d’abord relayé sur Twitter, qu’il s’agisse d’attaques terroristes, d’actions militaires, d’événements épidémiologiques et de catastrophes naturelles, parmi d’autres. » (@Pixelsfr).

Médias

L’inexorable montée en puissance de la consommation en ligne. Les Français devraient passer plus de temps devant leurs ordinateur, tablette et téléphone portable que devant la télévision en 2017, selon la société d’études eMarketer. La bascule est proche : les Français devraient pour la première fois, l’année prochaine, passer plus de temps à consulter des médias en ligne qu’à regarder la télévision, selon les prévisions de la société d’études eMarketer publiées mardi 22 novembre. En 2017, L’an prochain, les Français passeront chaque jour plus de 4 heures par jour en ligne sur leurs ordinateur de bureau, portable ou terminal mobile, alors qu’ils se limiteront à 3h51 de télévision (hors TV en ligne), en très légère progression toutefois par rapport à 2016. (@LesEchos).

18 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 18 novembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Telecom

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La planète télécoms reste sur une dynamique faible. L’institut Idate, qui tient cette semaine son grand colloque annuel, le Digiworld Summit, à Montpellier, prévoit une croissance mondiale de seulement 1,1% en 2016. Si c’est mieux qu’en 2015 où elle avait été de 0,5%, ce n’est pas l’euphorie. Ces chiffres devraient évoluer de manière marginale d’ici à la fin de l’année. « La dynamique reste extrêmement faible encore, estime Didier Pouillot, spécialiste télécoms à l’Idate. On vise un taux de croissance de 2,5% pour 2020, mais on sera encore loin des 5% à 6% qu’on a pu connaître il y a une dizaine d’années ». Ce sont l’Afrique et le Moyen-Orient qui affichent les meilleures performances (+2,8%), l’Asie suit avec + 1,5%, alors que l’Europe pointe à 1% et les Etats-Unis à 0,8%. Au pays de l’Oncle Sam, « la croissance s’est nettement ralentie par rapport à 2010, quand le marché était tiré par le déploiement de la 4G », note le spécialiste de l’Idate. Si la croissance de l’Europe est faible, on note néanmoins un rebond (le marché était à -1% l’an dernier). Signe que le Vieux continent semble avoir touché le fond. A lire aussi : Free et Bouygues, grands gagnants du statu quo (@LesEchos). Légende image : L’institut Idate prévoit une croissance mondiale de seulement 1,1% en 2016 dans les télécoms (Shutterstock).

#Ville

Smart city : « Il existe un risque de ghettoïsation numérique » d’après David Lacombled. Où en sont les smart cities ? Quelle est la place du citoyen dans leur développement ? A l’occasion de l’événement Microsoft experiences’16, David Lacombled, président du think tank La Villa Numéris, animait une table ronde sur les villes intelligentes dans le monde. Il explique : « Vigilance de ceux qui construisent ces villes intelligentes d’abord, les entreprises, mais aussi de ceux qui les dirigent, les élus, et de ceux qui y vivent, nous, les citoyens. Et qui paient aussi avec leurs impôts pour les voir se réaliser ! Donc c’est bien ce contrat à trois qu’il faut former pour éviter le risque de ghettoïsation numérique. Car une smart city ce n’est pas seulement amasser et analyser des données pour organiser tel ou tel réseau de transport, c’est aussi entendre les voix des citoyens, les faire participer, les faire s’exprimer, ne pas attendre une élection tous les cinq – ou six ans si l’on parle d’une élection municipale en France – pour recueillir leur avis. » (@RslnMag).

Comment l’expérience utilisateur permet de réinventer les villes. Le design d’une ville, ce n’est pas seulement l’aménagement urbain ou les infrastructures. C’est avant tout cette force intangible qui façonne chacun de ces éléments, la machine politique qu’il y a derrière chacune des décisions, aussi immense qu’opaque, comme le remarque FastCoDesign. Et c’est en remodelant cette dernière qu’Anthony Lyons, city manager de Gainesville, en Floride, espère faire de sa ville l’endroit le plus agréable à vivre et dans laquelle travailler. Pour ce faire, il a judicieusement pioché dans les meilleures pratiques de la Silicon Valley et plus particulièrement du côté de l’expérience utilisateur : « A la différence des entreprises, l’expérience utilisateur n’est pas la première chose qui nous vient à l’esprit lorsque l’on parle des villes, et c’est justement là toute la différence. […] Quand vous voyez les citoyens et les utilisateurs non plus comme des clients, mais comme des co-designers de services urbains, il en résulte une expérience bien meilleure, parce qu’elle se base davantage sur leurs besoins en tant que citoyens que sur ceux de l’administration. » (@RslnMag).

#Politique

Qu’est ce que les Civic Tech. Il y a une aspiration diffuse mais croissante à faire de la politique autrement, et son dénominateur commun est bien souvent la technologie numérique. Et ça tombe bien car ce sont surtout les jeunes qui expriment ce désir de changement, eux qui sont aussi les plus familiers de cet univers. Dans les Inrockuptibles Agathe Auproux fait le point sur l’extension du domaine de la Civic Tech, soit l’usage des technologies numériques de communication au service de la démocratie. Un écosystème encore émergent en France mais qui pourrait bien donner corps à ce que Pierre Rosanvallon appelle « la démocratie d’exercice ». Pour remédier au défaut de représentation sociale des partis politiques, il suggère d’inventer de nouvelles formes de délibération publique et de contrôle de la transparence politique, afin de « garantir que les gouvernants sont au service de l’intérêt général ». C’est dans cet esprit mais aussi dans l’optique de propositions citoyennes que sont nées des plates-formes avec des objectifs variés. (@franceculture).

Internet, l’autre campagne pour la présidentielle 2017 ?  Les Etats-Unis ont désormais un nouveau président. On lit et on entend beaucoup de choses sur tout ce que les sondeurs, les élites, les médias n’auraient pas bien compris en sondant le peuple américain. En France, on ne sait pas ce qui va se passer en mai 2017, ni d’ici là, mais certains espèrent pouvoir compter dans le débat même s’ils n’appartiennent pas au personnel politique, ni à des instituts de sondage ou à de grands médias. Ils sont citoyens, militants, et ils comptent bien faire avancer de nouvelles idées. Le credo est commun à toutes ces initiatives : il y a un divorce entre les élus et le peuple. Voter ne suffit plus, il faut aussi agir. Mais tous les exemples qui se développent dans le monde des Civic Tech, abréviation de technologies civiques, n’ont pas les mêmes finalités. (@franceinter).

#Streaming

Star Wars, Marvel… Netflix ? Disney pense à racheter le géant du streaming. Les  géants de la production sont en plein chamboulement. Après le rachat de Time Warner par l’opérateur AT&T, c’est au tour de Netflix, plateforme de streaming, d’attirer les convoitises. En particulier du mastodonte de la production américaine Disney. La maison-mère de Mickey envisagerait de racheter purement et simplement Netflix, rapporte le site TechCrunch, mercredi 16 novembre. (@LObs).

#JeuVideo

BeIN Sports mise sur l’e-sport version premium. BeIN Sports compte bien devenir un acteur influent de l’e-sport français. La chaîne à péage vient d’acquérir en exclusivité les droits de l’e-Ligue 1, lancée par la Ligue de football professionnelle (LFP). Inédite, la compétition était convoitée aussi par SFR et TF1. Mais beIN Sports a remporté la mise car elle a déployé un dispositif éditorial musclé. À partir du 5 décembre, elle diffusera deux magazines hebdomadaires consacrés à l’actualité de la compétition numérique et, plus généralement, à l’e-sport qui seront réalisés en partenariat avec Webedia. Quant à la compétition, elle s’articulera autour de trois temps forts. Un «Tournoi d’hiver» de novembre 2016 à janvier 2017, un «Tournoi de printemps» de février à mars 2017 et enfin des «play-off» en mai prochain. Si la somme déboursée pour acquérir les droits de cette première édition est tenue secrète, «elle reste très, très loin de la valeur de la Ligue 1», assure Florent Houzot, le directeur de la rédaction de beIN Sports. (@figaro_economie).

#WebSummit2016

Web Summit à Lisbonne : l’hypermarché des start-ups ! Par Frédéric Lecoin, Direction de l’Innovation et Relations avec les start-ups. C’est lundi et il neige sur Paris, ce sont les premiers flocons de la saison. Quelques heures plus tard, l’atterrissage s’effectue sous le soleil et 10 degrés de plus… Quel contraste ! Me voici plongé dans mon environnement des 3 jours suivants : après plusieurs éditions à Dublin, le Web Summit déménage à Lisbonne pour le plus grand bonheur des participants mais également de la capitale portugaise qui cherche à booster son économie et attirer des acteurs des nouvelles technologies. Lire la suite sur le site de @MetaMedia.

#Media

Accusés médias, levez-vous ! « Les médias sont passés à côté » pour le Washington Post, ils « ont échoué dans les grandes largeurs à comprendre ce qui était en train de se passer » pour le New York Times : au lendemain de l’élection de Donald Trump, plusieurs journaux américains ont fait leur mea culpa. Conséquence pour certains de l’entre-soi médiatique, le résultat du scrutin jette le discrédit sur les journalistes qui ont perdent progressivement la confiance des citoyens. Alors quelles responsabilités les médias ont-ils dans l’élection de Donald Trump ? Quelle incidence l’élection va-t-elle avoir sur la façon de couvrir l’actualité politique aux Etats-Unis mais aussi en France ? Les médias sont-ils toujours acteurs du système démocratique ?  (@franceculture).

Shane. Smith : « On prenait Vice pour un petit acteur, c’est fini » Vice Media lance sa chaîne télé Viceland en France, avec Canal+. Shane Smith, son fondateur emblématique, répond aux questions des « Echos ». Quels investissements allez-vous réaliser en France ? « Créer des chaînes qui émettent 24h sur 24H nécessite de lourds investissements : pour l’ensemble du monde, ce sont des centaines de millions de dollars. En France, on a beaucoup à faire, avec le développement des studios, le lancement de productions propres pour l’Hexagone, etc. (Viceland va commencer par deux reportages : « Franceland » et « Marseille : le son des quartiers nord »). Au Canada, on a embauché 150 personnes au moment du lancement de la télévision. En France, ça devrait être la moitié, au fur et à mesure des besoins. Il y a aujourd’hui une centaine de collaborateurs à Paris. » (@LesEchos). A lire aussi : Viceland, la chaîne qui veut remettre les jeunes devant la télévision (@figaro_economie).

#Chatbots

Un écosystème dynamique naît autour des conversations automatiséesC’est indéniablement l’une des tendances tech du moment. D’ailleurs, la grand’messe européenne du Web Summit, la semaine dernière, faisait la place belle aux chatbots : un carré entier était dédié au Web social et aux bots, parmi les pavillons des start-up exposantes. It’s Alive est l’une d’elles. Cette jeune pousse parisienne affirme pouvoir créer un bot en quelques minutes seulement pour des tiers. « Nous travaillons sur des mots clés, il ne faut donc pas de compétence particulière en codage, contrairement à beaucoup de solutions sur le marché », explique son co-fondateur Benjamin Merritt. Le client doit seulement réaliser un travail sémantique en fournissant des réponses générées selon les mots qui seront entrés par l’utilisateur. Le robot apprend ensuite, au fil des conversations. « Pour l’instant, nous nous concentrons sur Messenger car c’est là que le grand public est », précise Benjamin Merritt. Aujourd’hui, les entreprises qui ont besoin de faire fabriquer un « bot » se tournent soit vers une « bot agency », comme par exemple The Chatbot Factory, qui n’ont pas la technologie pour mais s’adressent ensuite à un prestataire, soit directement vers une plate-forme de fabrication. (@LesEchos).

#Sante

Des scientifiques ont créé une clé USB capable de dépister le VIH. « Surveiller le virus est crucial pour permettre à un traitement contre le sida d’être efficace ». C’est fort de ce constat que Graham Cook et ses équipes de l’université Imperial College London ont créé un nouvel outil de test du VIH : une simple clé USB dont les premières expérimentations ont été expliquées dans la revue Scientific Reports. Conçue en partenariat avec l’entreprise britannique DNA Electronics spécialisée en biotechnologies, la clé sur laquelle est greffée une puce, est capable, au contact d’une seule goutte de sang, d’examiner l’acidité et de générer, en réponse, un signal éléctrique. Ce dernier est ensuite lu par n’importe quel appareil informatique. Autant dire qu’il s’agit là d’une innovation prometteuse qui pourrait bien permettre aux personnes seropositives de contrôler elles-mêmes leur taux de VIH, un peu à la manière des diabétiques capables de se tenir informés de leurs taux de sucre sanguin. La clé USB permettrait ainsi aux patients déjà sous traitement de voir si le suivi médical porte ses fruits ou si au contraire, le virus développe une résistance aux médicaments. (@MashableFR).

01 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 1er novembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Emoji

x

Le MoMA s’offre les tous premiers emojis jamais créés. Comme toute œuvre d’art qui se respecte, il lui faut quelques années pour se faire une place dans une institution telle que le Museum of Modern Art de New York. Les emojis, eux, auront mis moins de 20 ans pour s’y retrouver, depuis leur création en 1999 par le Japonais Shigetaka Kurita. Destinés aux téléphones cellulaires NTT DOCOMO, ils ne mesuraient alors que 12 x 12 pixels et ne se déclinaient qu’en six couleurs : rouge, orange, mauve, vert, bleu roi et noir. Ce qui, pour des balbutiements, n’était déjà pas mal. (‏@MashableFR). Crédit image : Shigetaka Kurita / Ntt Docomo / Moma.

#Telecom

Télécoms : fusion à 25 milliards aux Etats-UnisLundi 31 octobre, l’opérateur télécoms Century Link a annoncé l’acquisition de son concurrent Level 3. La transaction, réalisée en cash et en actions, s’élève à 25 milliards de dollars (22,8 milliards d’euros) – elle est valorisée 34 milliards avec la dette. Elle réunit deux spécialistes des télécoms pour entreprises.L’opération donnera naissance au numéro deux du secteur sur le marché des professionnels derrière ATT mais devant Verizon. Le chiffre d’affaires de la nouvelle entité s’élèverait à 24,7 milliards de dollars, dont 19 milliards sur le seul segment des entreprises (contre 32,5 milliards pour ATT). (@journaldunet).

#Securite

Données personnelles : les nouvelles règles du jeu. Une « datastrophe » ? « Mis en cause pour la mauvaise protection des données personnelles de ses clients, un site d’e-commerce peut voir chuter son chiffre d’affaires de 30 à 40 % pendant plusieurs semaines », illustre Olivier Itéanu, avocat spécialiste du droit du numérique à la cour d’appel de Paris. A rajouter les sanctions prévues par la loi. Promulguée le 7 octobre, la loi République numérique élève à 3 millions d’euros le montant maximum de l’amende que la CNIL peut adresser aux sociétés contrevenant à la protection des données personnelles. Le 19 octobre dernier, le site e-commerce Cdiscount a fait l’objet d’un avertissement public et d’une mise en demeure par la CNIL. Il est désormais attendu davantage d’éthique et de proactivité de la part des entreprises et de toutes les organisations. La semaine dernière, c’était au tour du Parti socialiste d’être épinglé pour avoir mal sécurisé un accès depuis le Web à la base de données de ses adhérents. Attention, corriger ses pratiques, une fois l’enquête de la Commission lancée, demeure sans effet sur la sanction prononcée. (@EchosBusiness).

#Algorithme

Une intelligence artificielle apprend à générer vos pires cauchemars. Des chercheurs du MIT ont inventé une intelligence artificielle qui transforme des images en tableaux cauchemardesques. Avec une particularité : l’algorithme apprend à partir des images signalées par les internautes comme les plus effrayantes. (@Sciences_Avenir).

#Transport

Voiture autonome : la cybersécurité d’abord. Une voiture autonome, c’est évidemment une voiture connectée : GPS, capteurs, accès Internet par 3G/4G, etc., autant de portes d’entrée vers une voiture transformée ni plus ni moins en un réseau de dizaines d’ordinateurs destinés à gérer les composants du véhicule. Volant, freins, accélérateur, tout est informatisé. Longtemps jugées théoriques, les possibilités d’attaquer une voiture connectée ont été démontrées par deux cas emblématiques, ceux de Jeep Chrysler et de Tesla. A chaque fois, les chercheurs ont réussi à prendre le contrôle à distance d’un véhicule de série, allant jusqu’à désactiver les freins ou tourner le volant. Après quoi, Jeep Chrysler a dû rappeler plus d’un million de véhicules. (@EchosBusiness).

#Management

La fiction pour rattraper la réalité. La transformation numérique, c’est parfois comme au cinéma. Depuis la fin septembre, 230 top managers du groupe immobilier e Nexity travaillent sur les enseignements apportés par deux courts-métrages tournés, en immersion, dans des entreprises ayant effectué la mutation de leurs modèles économique et technologique. Petite particularité, ces sociétés n’existent pas… Les documentaires fictifs aux visées pédagogiques entendent exposer des cas d’école de la façon la plus complète. Bien mieux qu’un porte-parole officiel qui, le plus souvent, se bride pour une raison de confidentialité des affaires. « Les retours d’expérience paraissaient si réels que les collaborateurs nous demandaient s’ils pouvaient rencontrer les personnes qui témoignaient », relate Matthieu Wargnier. C’est à l’occasion des « universités managériales » de Nexity que le DRH du groupe immobilier a réuni les comités de direction des filiales. L’objectif était de leur faire suivre un programme de sensibilisation de trois jours réalisé par l’Observatoire Netexplo. Chacun des dirigeants a ainsi pu consacrer une journée à réfléchir aux impacts managériaux de la transformation numérique, images vidéo à l’appui. Par groupes de vingt, tous ont bénéficié de l’accompagnement de coachs animateurs des échanges. (@EchosBusiness).

#Fichage

60 millions de Français fichés dans une base de données commune des titres d’identité. Soixante millions de Français glissés, à l’occasion d’un week-end de pont de la Toussaint, dans une même base de données : un décret paru au Journal officiel dimanche 30 octobre, et repéré par le site NextInpact, officialise la création d’un « traitement de données à caractère personnel commun aux passeports et aux cartes nationales d’identité ». En clair, les données personnelles et biométriques de tous les détenteurs d’une carte d’identité ou d’un passeport seront désormais compilées dans un fichier unique, baptisé « Titres électroniques sécurisés » (TES). Cette base de données remplacera à terme le précédent TES (dédié aux passeports) et le Fichier national de gestion (dédié aux cartes d’identité), combinés dans ce nouveau fichier.

#Cinema

Rendez-vous secrets, robot et technologie anti-surveillance… La vie en exil du lanceur d’alerte Edward Snowden. Après Platoon, Wall Street ou encore JFK, le réalisateur Oliver Stone s’attaque une fois de plus au gouvernement américain. Son nouveau film, « Snowden« , sort en salles mardi 1er novembre. Le long métrage retrace le parcours d’Edward Snowden, ex-employé de la NSA, à l’origine des révélations sur la surveillance massive pratiquée par les Etats-Unis. Les Etats-Unis ont annulé le passeport de l’ancien consultant de 33 ans, accusé d’espionnage et de vol de secrets d’Etat. Des poursuites pour lesquelles il risque jusqu’à trente ans de prison. Après avoir a obtenu l’asile temporaire en Russie, Moscou lui a délivré un permis de résidence, le 1er août 2014. Franceinfo vous raconte la vie de cet exilé, trois ans après son coup d’éclat. (@franceinfo).

Un monde sous surveillance : Edward Snowden en 7 émissionsEn 2013, cet informaticien américain a contribué à révéler l’existence d’un système de surveillance de masse des communications électroniques et d’Internet par la NSA, puissante Agence nationale de sécurité américaine. Depuis, il vit en Russie, où son permis de séjour s’arrête en 2017. Comme le rappelle le décompte sur le site de la pétition lancée en septembre par trois ONG américaines – Amnesty International, l’American Civil Liberties Union (ACLU) et Human Rights Watch – qui réclament sa grâce. Aux États-Unis, poursuivi pour espionnage, Edward Snowden risque jusqu’à trente ans de prison. Je pense qu’il faut préserver le terme à ceux qui risquent leur peau sans pouvoir avoir recours à un avocat ou un juge. Mais ce qui est commun avec les dissidents chinois et soviétiques, c’est qu’ils font partie d’une même famille : ceux qui mettent en jeu leur vie individuelle parce qu’ils considèrent qu’un intérêt supérieur le justifie. C’est le trait-d’union entre cette communauté de résistants“, estime l’avocat de Snowden, William Bourdon. Retour sur Edward Snowden, le rôle des lanceurs d’alerte et les questions de surveillance qu’il a soulevées, à travers sept programmes diffusés sur @FranceCulture.

14 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 14 octobre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Livre

xCette vieille histoire qui dit que lire donne soif… (@ActuaLitte).

#Presidentielle2017

Facebook, Twitter et les médias se mettent en marche pour couvrir la primaire de droite. Un peu comme ils l’ont fait pour la présidentielle américaine, Facebook et Twitter veulent jouer un rôle médiatique dans les élections qui attendent la France ces prochains mois. Des initiatives qui se mettent en place à l’occasion des primaires de la droite et du centre, qui mobilisent aussi les médias. Et autant dire que ces débats seront scrutés de près, notamment sur Internet. Car pour cette campagne, les réseaux sociauxsemblent bien décidés à jouer un rôle actif, avec l’aide des médias qui multiplient les expériences, du compte-rendu Snapchat au résumé des candidats en passant par des ambitions plus intimes. (@nextinpact).

Comment Twitter France se prépare pour l’élection. Mercredi 12 octobre, Twitter donnait rendez-vous aux médias pour expliquer la stratégie qu’il compte mener pour encadrer la campagne présidentielle 2017. Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique de l’institut Harris avait fait le déplacement pour présenter une étude commandée par Twitter sur ses utilisateurs et leur rapport à la politique. Alors que 3,2 millions d’Américains ont suivi le dernier débat de la présidentielle  US sur Twitter et se sont échangés à ce propos plus de 17 millions de tweets, il était temps pour Twitter France de dévoiler sa stratégie dédiée à la politique. L’étude de l’institut prend tout son sens pour cette campagne présidentielle puisqu’elle fait un état des lieux de l’engagement des utilisateurs de Twitter en politique. Et il semble effectivement que le réseau social est le lieu privilégié pour les citoyens qui cherchent à s’informer et à entrer en contact avec des personnalités politiques. (@Numerama).

#Politique

[Civic Tech] Le numérique peut-il améliorer les démocraties ? (Partie 2).Après une entrée en matière expliquant la grandissante soif de démocratie participative, voici la seconde partie de cette série d’articles qui passe en revue les grandes applications du numérique en politique et dans le fonctionnement de la démocratie : La démocratie participative à l’échelle locale et nationale, le numérique en campagne électorale et dans les programmes électoraux. (@Frenchweb).

#Ville

Et si les villes régulaient la livraison du dernier kilomètre ? La mutation de la cité a déjà commencé, sous l’impulsion des Uber,Amazon, Deliveroo & co. Dans les grandes villes, les coursiers à pied, vélo, scooter, vélo-cargo, camionnettes, font désormais partie du paysage. La livraison en une heure s’impose comme un standard universel, pour le plus grand bonheur de consommateurs adeptes du « tout tout de suite ». Une « ville as a service » façonnée par les start-up et géants du numérique, qui adaptent l’offre à la demande en temps réel à grand coup d’algorithmes. La Fabrique de la Cité, think tank créé à l’initiative du groupe Vinci, note l’émergence de cette ville service, entièrement tournée vers la satisfaction du consommateur. Un client « aux attentes paradoxales », souligne Cécile Maisonneuve, directrice de la structure. « Il veut une ville sans bruit, sans pollution mais veut être livré rapidement et à toute heure », Et si possible sans surcoût mais par une main-d’œuvre non sous-payée… Mission impossible. L’auto-régulation par le marché ne suffira pas à respecter tous ces impératifs inconciliables. Le think tank imagine deux autres scénarios de réinvention de la ville… et d’appropriation de la question logistique par le pouvoir local, et la population. (@LUsineDigitale).

#Alimentation

Foodtech : L’Epi Dupin devient le premier restaurant 100% digitalisé de France. Au premier abord, L’Épi Dupin est une brasserie parisienne classique. Pourtant, ce restaurant fondé en 1995 est unique en son genre. D’abord parce que son chef, François Pasteau, est un militant acharné du « zéro carbone ». Il a déjà transformé l’Épi Dupin en laboratoire écolo. Il récupère ses déchets pour produire du méthane. L’eau que les clients consomment gratuitement est micro-filtrée et la quasi-totalité de ses produits sont locaux et de saison. Désormais, l’infatigable chef se sent investi d’une nouvelle mission: contribuer à la transformation numérique des restaurants. Car même si les services de réservation en ligne ou de livraison de repas à domicile les restaurateurs restent sceptiques face aux outils numériques qui veulent s’incruster en cuisine. Pour Bernard Boutboul, le co-créateur et dirigeant de La Brigade Digitale, un collectif qui entend aider les restaurants à réinventer le parcours client : « En réalité, les restaurateurs ont peur du numérique, car ils ne comprennent pas ses bénéfices. Beaucoup pensent que la high-tech dans le restaurant, ce sont les robots qui remplacent les serveurs, alors qu’il s’agit en fait de tout un tas d’outils pratiques qui permettent de gagner du temps et de mieux fidéliser les clients ». (@latribune).

#Justice

États-Unis: une juge autorise l’utilisation de Twitter pour assigner en justice. « You’ve been served. » Dans les séries télévisées et films américains, il arrive de temps à autre qu’un personnage se fasse assigner en justice et qu’on lui remette une notification papier en mains propres. Même si dans la vie quotidienne, des scènes du genre restent peu courantes –les huissiers de justice ne la prononcent que rarement– , elles risquent de se raréfier encore d’avantage. Un juge américain a en effet permis qu’une assignation soit remise à un défendant via Twitter, comme l’a rapporté le site américain spécialisé Law News le 5 octobre. (@LaTribune).

#MediaSocial

Quelle stratégie de communication sur Snapchat ? Avec 150 millions d’utilisateurs actifs quotidiens dans le monde, selon Bloomberg, Snapchat ne peut que susciter l’intérêt des marques. L’application  a annoncé mi-juin le lancement d’une API publicitaire, Snapchat Partners. Il n’y a pour l’heure aucune offre, ni aucun tarif pour la France, mais l’ouverture d’un bureau parisien, à l’automne, devrait être l’occasion pour le réseau social de clarifier son positionnement dans l’hexagone. « On peut imaginer que, pour son arrivée sur le marché, Snapchat va proposer des offres premium assez chères et réservées à des annonceurs sélectionnés pour leur créativité », note Sandrine Plasseraud, directrice générale de l’agence We Are Social. (@Emarketing_fr).

#Data

Etats-Unis : la police exploite les données Facebook et Twitter pour pister des manifestantsLa puissante American Civil Liberties Union (ACLU), une association de défense des libertés civiques aux Etats-Unis, a publié mardi 11 octobre une série de documents prouvant que la police américaine a exploité les données de Facebook, de Twitter et d’Instagram pour surveiller des manifestations et pister leurs participants. Elle a utilisé pour cela les services de Geofeedia, une entreprise « qui permet à des centaines d’organisations partout dans le monde de prévoir, analyser et agir en s’appuyant sur les signaux des réseaux sociaux en temps réel », peut-on lire sur son site. Concrètement, Geofeedia se connecte aux applications programming interfaces (API) de ces trois sites, un service qui permet à des entreprises d’en extraire efficacement des données. La société a ainsi pu extraire, analyser et organiser des masses d’informations issues de ces réseaux sociaux, pour les mettre à disposition des forces de l’ordre. (@pixelsfr).

#Education

Coorpacademy, le Netflix de l’EdTech, veut dépoussiérer la formation en entreprise. « Sans culture numérique, on ne va pas bien loin aujourd’hui en entreprise ». Le constat que dresse Arnaud Mitre, ancien de Google France et cofondateur de la startup Coorpacademy, tombe sous le sens. Sous l’effet de la révolution numérique, qui pousse tous les secteurs, un par un, à effectuer leur transformation digitale, les entreprises doivent adapter leur modèle économique et leur fonctionnement pour survivre à l’ubérisation. Pour cela, les grands groupes, PME et TPE doivent former leurs employés à cette nouvelle économie. Les sensibiliser aux enjeux du big data, des réseaux sociaux, du cloud, des données personnelles ou encore du management horizontal. Bref, leur inculquer des « soft skills », c’est-à-dire l’indispensable culture numérique, le langage commun qu’il faut maîtriser pour avancer. Problème (et amusant paradoxe) : le secteur de la formation en entreprise rencontre des difficultés avec sa propre digitalisation. Dans beaucoup de sociétés, la formation interne prend la forme d’ateliers ponctuels, de cours physiques « à l’ancienne », de slides ou de longues vidéos… Une méthode peu flexible et assez contraignante pour les employés. Or -et c’est tout le pari de Coorpacademy- comment une entreprise pourrait-elle transmettre la culture digitale si elle utilise elle-même des outils archaïques ? (@LaTribune).

#Economie

Emploi, croissance, rentabilité… la French Tech tord le cou aux idées reçues. L’étude menée par EY et France Digitale démontre la pérennité du modèle prôné par les start-up françaises.Elles s’appuient sur l’accélération de leur croissance et une forte internationalisation. (@EchosBusiness).

#IntelligenceArtificielle

Des chercheurs français ont (presque) trouvé le moyen de prédire l’avenir sur Twitter. Un événement se produit. Entre-temps, De nombreux internautes témoignent sur les réseaux sociaux. Détecter ce que les gens pensent et les événements qui sont en train de se produire sur les réseaux sociaux, c’est l’une des missions des mathématiciens du Nokia Bell Labs de Paris Saclay, qui ont mis au point un nouvel algorithme à cet effet parce que le problème avec Twitter, c’est le volume de données qu’il représente, rendant très difficile son tri et son classement. (@BFM_HighTech).

#HommeAugmente

À l’origine du Cybathlon, les Jeux de l’homme augmenté. Zurich a accueilli samedi 8 octobre la première édition du Cybathlon. Une compétition sportive qui a rassemblé 66 équipes composées de chercheurs en robotique et d’athlètes atteints de handicaps. Retour sur l’origine et l’ambition de cette formule inédite. Courses d’exosquelettes, de chaises roulantes motorisées et d’avatars pilotés par la pensée… Voici quelques-unes des épreuves qui figuraient au programme de la toute première édition du Cybathlon, organisé samedi 8 octobre dans une patinoire de Zurich. Conjointement organisé par l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETZ) et le Swiss National Competence Center of Research in Robotics (NCCR Robotics), cet évènement a réuni ingénieurs, chercheurs et techniciens autour de projets pilotés par des athlètes atteints de handicaps. Le Cybathlon constitue la toute première compétition sportive opposant des athlètes assistés à la fois par la robotique et les sciences cognitives. Toutes les technologies d’assistance y sont admises, « même celles qui ont été exclues des Jeux paralympiques », confiait dès 2014 à la BBC le professeur Robert Riener, chercheur à l’Institut de robotique et des systèmes intelligents à l’ETZ, à l’origine de cette journée. Lire la suite sur le site de @UsbekEtRica.

17 Août

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 17 août 2016

#Ville

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Légende image : Vue aérienne du site en construction du GIFT (Gujarat International Finance Tec-City) à Gandhinagar, le 11 avril 2015. (Crédits photo : Amit Dave / Reuters).

Les villes intelligentes, le défi titanesque de l’Inde du XXIe siècle. D’ici dix ans, l’Inde comptera 100 millions de citadins supplémentaires. C’est le grand chantier du gouvernement, celui qui doit contribuer à faire entrer l’Inde dans le XXIe siècle. Le pouvoir fédéral l’a baptisé « Smart Cities » ou l’aménagement de villes intelligentes. Le concept demeure flou, mais les ambitions dévoilent toutes les carences dont souffrent les villes indiennes. « Les smart cities devront assurer les besoins en eau et en électricité de ses habitants, disposer d’un système de ramassage et de traitement des ordures… » explique le ministre du développement urbain. (@Figaro_Economie).

#MediaSocial

Skype et WhatsApp dans le viseur de Bruxelles. Le but de l’examen de l’arsenal des règles européennes du secteur est d’améliorer la connectivité sur le Vieux Continent en encourageant les investissements, en coordonnant mieux la gestion des spectres ou encore en s’assurant que les citoyens aient confiance dans les réseaux sur lesquels ils laissent de plus en plus de données personnelles. Mais cette « modernisation » des règles examinera en particulier dans quelle mesure les « telcos » traditionnels et nouveaux services peuvent exploiter commercialement leurs données clients et à quelles obligations ils sont soumis en matière de sécurité. Le but : un terrain de jeu équitable. (@LesEchos).

#CivicTech

Comment le citoyen prend part aujourd’hui aux débats et aux décisions dans l’action publiqueL’action publique semble aujourd’hui faire face à une équation impossible, entre réduction des moyens et multiplication des mécontentements. Les approches traditionnelles de la réforme sont mises en échec. A cette approche décliniste, l’Etat en mode start-up oppose une autre vision, celle d’une action publique réinventée, plus agile et collaborative, « augmentée » par l’innovation technologique et sociale. Extrait de « L’Etat en mode start-up », de Thomas Cazenave et Yann Algan, aux éditions Eyrolles. A lire aussi : La France porte une vision et des propositions pour trouver l’équilibre entre l’ouverture des données et la protection de la vie privée. (@atlantico_fr).

#Commerce

Comment le Big Data a envahi les hypermarchés. Carte de fidélité, paiement mobile, chariot connecté… Souriez, vous êtes fichés ! Depuis toujours, les hypermarchés collectent et traitent des données. Mais aujourd’hui, celles qu’ils recueillent sur les consommateurs sont de plus en plus précises et leur analyse devient une arme stratégique majeure pour donner la réplique aux Amazon et autres géants de l’e-commerce dont, on leur annonce tous les jours qu’ils vont leur tailler des croupières. C’est évident : l’avenir des hypers passe par le Big Data (mégadonnées). « Amazon vient concurrencer Auchan et Carrefour avec de nouvelles armes, comme le traitement des données, que ces enseignes traditionnelles doivent s’approprier », clame Yves Marin, directeur chez Wavestone. (@LesEchos).

#EconomieCollaborative

L’Urssaf contre Uber. La requalification d’un contrat d’autoentrepreneur en contrat de salarié est très rare. «La dépendance économique (le fait de tirer près de 100 % de ses revenus d’une entreprise) ne suffit pas, insiste Grégoire Leclercq, président de la Fédération des autoentrepreneurs. Pour l’instant, il n’y a eu que trois cas de requalification: un chauffeur de taxi, un employé de ménage et un agent commercial. Tous travaillaient à temps plein, utilisaient le matériel de l’entreprise et touchaient un revenu fixe.» Mais les start-up comme Take Eat Easy, qui reposent sur l’auto-entrepreneuriat, moins coûteux que le salariat, cherchent à changer la donne, au risque de se heurter à l’Urssaf. À la suite d’une enquête, l’Urssaf estime en effet avoir mis en évidence un «lien de subordination» entre l’entreprise de VTC Uber et ses chauffeurs, et que ceux-ci sont donc des salariés malgré leur statut de travailleur indépendant. Devant le refus d’Uber de payer les charges sociales correspondantes, l’Urssaf a engagé deux procédures: l’une devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) pour obtenir la requalification, l’autre au pénal auprès du procureur de la République de Paris. (@Figaro_Economie).

#Travail

Mesheuressup : l’application qui mesure le temps (dé)passé au travailCe système de pointeuse sur téléphone mobile peut-il devenir une preuve irréfutable dans les contentieux ? Entretien avec son concepteur. Mesheuresup, lancée en juin 2016 par la start-up Legal Tools, mesure grâce à son système de géolocalisation le temps effectif que le salarié passe sur son lieu de travail. Elle enregistre ses entrées et sorties et calcule, en fonction des paramètres de son contrat de travail et de la réglementation en vigueur, les dépassements d’horaires et les heures supplémentaires du salarié. (@LePoint).

#LesMaitresDuMondeDesTelecoms (3/5) 

Sunil Mittal, l’homme qui a introduit le téléphone portable en Inde. Arrivé dans les télécoms par hasard, le fondateur du groupe Airtel est aujourd’hui la treizième fortune d’Inde avec un patrimoine estimé à 6 milliards de dollars. (@FigaroTech).

#Fournisseur

OVH engrange 250 M€ pour poursuivre son expansion internationale. C’est par un tweet qu’Octave Klaba, directeur technique et fondateur d’OVH, a confirmé les informations qui avaient fuité au début de l’été. L’hébergeur reçoit officiellement le soutien des fonds d’investissement américains TowerBrook et KKR. Ces derniers participent à une augmentation de capital de 250 millions d’euros à l’étude depuis un an. La famille (fondatrice) Klaba conservera la majorité des parts et « le contrôle de l’entreprise », assure le directeur technique. (@frsilicon).

#LesPionniersDuGreen (5/8)

NewLight transforme la pollution en plastiqueUne entreprise américaine est parvenue à transformer le méthane, qui normalement serait émis dans l’air, en un matériau aussi résistant que le plastique issu du pétrole, mais en moins cher. (@LaTribune).

25 Juin

ReVue d’actu de 11h11 – samedi 25 juin 2016

#Brexit

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Alors que les monnaies vacillent, le bitcoin prend de la valeur. À l’annonce des résultats du référendum qui a consacré la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, la crypto-monnaie, Bitcoin, a gagné 7 % de sa valeur en quelques heures. Si la tendance se poursuit, elle sera difficile à ignorer et montrera, en effet, que la chute des monnaies traditionnelles peut aujourd’hui fragiliser la confiance des investisseurs qui jugent désormais le bitcoin comme une alternative viable. (@Numerama). A lire : Chaque vendredi, dans sa revue de presse, @byMaddyness vous propose une sélection d’articles qui ont retenu l’attention de la rédaction. Cette semaine, zoom sur les villes les plus propices à l’entrepreneuriat féminin et sur le Brexit vu à travers le prisme de Bitcoin.

Au Royaume-Uni, « qu’est-ce que l’UE? » est la deuxième question la plus posée sur Google. Google a recensé les questions qui se posaient le plus sur Google au Royaume-Uni depuis l’annonce du Brexit. Le résultat est plutôt surprenant. « Qu’est-ce que cela implique de quitter l’UE ? » était la première question sur l’Union européenne la plus posée sur le moteur. « C’est quoi l’UE ? », deuxième question la plus posée en Grande-Bretagne. (Google Trends). (@leJDD).

L’occasion pour Paris de devenir the place to be de la Tech en Europe. Paris pourrait bénéficier du Brexit, qui secoue depuis le 24 juin toutes les places boursières du monde, en devenant la porte d’entrée à l’Union Européenne pour les investisseurs américains et asiatiques et les scale-up qui voudraient toucher les 450 millions d’habitants des pays membres… Mais Londres, capitale où les entrepreneurs de toute l’Europe se pressent, attirés par la facilité d’accès aux capitaux, la fluidité du marché du travail et parce qu’elle propose le galop d’essai parfait avant de se lancer aux Etats-Unis. Malgré le Brexit voté ce 23 juin, les start-up européennes continueront sans doute de s’y implanter pour ces deux dernières raisons assure Albin Serviant, coordinateur de la French Tech Londres. (@LUsineDigitale).

#FrenchTech

Axelle Lemaire: « En France, nous aurons des géants de l’internet mondiaux ». A l’occasion de la French Touch Conference qui démarre ce mardi à New York, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique, marraine de l’événement, a fait un point sur la santé et le dynamisme des start-up françaises. Entretien. (@BFMBusiness).

#VivaTech

Huit startups bordelaises à Paris avec Bordeaux Unitec. Ambitionnant de nouer des collaborations entre startups et grandes compagnies, le salon Viva Technology Startup Connect réunira à Paris du 30 juin au 2 juillet. Des milliers de startups, dirigeants, investisseurs et universitaires venus du monde entier. En plus d’un espace de collaboration entre entreprises, plus de 200 conférences se tiendront avec des chercheurs, des penseurs et des grandes entreprises innovantes. Bordeaux Unitec a sélectionné 8 startups bordelaises pour assister à l’évènement, en fonction de leurs besoins. Elles pourront ainsi nouer des partenariats commerciaux, rechercher des investisseurs, échanger avec d’autres startups ou développer leur notoriété sur une scène internationale. (@LaTribuneBdx).

#Lincorne

Twilio pourrait donner des idées aux licornes. La société californienne a réussi son introduction en Bourse. Elle redonne un peu d’espoir au secteur. La licorne américaine, spécialisée dans les solutions de cloud et qui permet aux développeurs d’applications d’authentifier leurs utilisateurs et d’intégrer des appels et de la messagerie instantanée, a vu son cours bondir à Wall Street pour sa première journée de cotation au New York Stock Exchange. Jeudi 23 juin, le titre s’est envolé de 92 % par rapport au prix d’introduction (15 dollars par action), portant la capitalisation boursière à plus de 2,6 milliards de dollars. Une performance que le patron de la société, qui a pourtant empoché 100 millions de dollars dans l’opération, s’est empressé de relativiser. Quelques heures après avoir immortalisé les débuts de Twilio en Bourse par un « selfie », Jack Lawson confiait à la télévision américaine : « Ce n’est que le premier jour et le début d’un très long voyage, en tant que société cotée. Nous ne nous préoccupons donc pas vraiment du cours d’ouverture, mais de la stratégie de long terme. » (@LesEchos).

#MediaSocial

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Les médias sociaux signent la mort du marché de l’actualitéPlus de la moitié des consommateurs de nouvelles en ligne consultent les actualités depuis des médias sociaux comme Facebook, YouTube et Twitter, au détriment des groupes médiatiques traditionnels, selon une étude de Reuters. Cette tendance est due à la rapide augmentation de l’utilisation des smartphones: 53% des personnes interrogées disent utiliser leur appareil mobile pour accéder à l’actualité. L’utilisation croissante des smartphones s’est faite au détriment des sites d’actualité, qui se chargent lentement et contribuent à la consommation des forfaits de données. C’est un clou de plus au cercueil des publications traditionnelles, qui succombent sous la diminution de la distribution et la nette baisse des revenus publicitaires-papier. Selon Reuters, cela provoquera de nouvelles pertes d’emplois, d’autant que les médias traditionnels envisagent de ne plus publier qu’en ligne. (@expressbe_fr). Crédit photo : © Kishjar.

#FibreOptique

Le gendarme des télécoms veut adapter les tarifs du cuivre en fonction du déploiement de la fibre. L’Arcep a lancé une consultation publique sur le sujet de la tarification du cuivre (ADSL). Objectif : inciter les opérateurs à faire migrer leurs abonnés vers la fibre. La transition vers la fibre optique est engagée en France. Au 31 mars, 6 millions de logements et locaux à usage professionnel étaient éligibles à cette nouvelle technologie, avec 1,6 million d’abonnés. Le gendarme des télécoms veut mettre tous les moyens en œuvre pour accélérer ce mouvement. Il cherche notamment à favoriser l’abandon progressif de la bonne vieille technologie du cuivre (ADSL) pour inciter à migrer vers les nouveaux réseaux très haut débit. Dans ce contexte, l’Arcep a lancé une consultation publique portant sur l’évolution des tarifs de la location de la paire de cuivre d’Orange par les autres opérateurs. (@LesEchos).

#Sante

Google intègre des conseils d’automédication dans son moteur de recherche. Dans le moteur de recherche de Google, les Américains pourront obtenir des renseignements médicaux, selon les symptômes, et recevoir des conseils d’automédication. Le service, lancé aux Etats-Unis, pourrait arriver prochainement en France. Par exemple, si l’internaute recherche « mal de tête sur un côté », il recevra une liste de d’occurrences en lien avec ce symptôme comme « maux de tête », « migraine », « céphalée de tension », « sinusite ». Pour ces types de douleurs ou inflammation, Google proposera une description, des possibilités d’auto-traitement et pour quelles raisons il vaudrait mieux consulter un médecin, si cela est nécessaire. Google a travaillé en collaboration avec la Harvard Medical School and Mayo Clinic, un hôpital américain de renom, pour rédiger ces fiches médicales. (@LaTribune).