06 Déc

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 6 décembre 2017

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#InternetDesObjets

xLe juteux marché des jouets connectés. Comme les grands ! Alors que le terme « connecté » s’associe maintenant à une multitude d’objets du quotidien des parents, il n’est pas étonnant de voir leurs enfants commander pour Noël des jouets agrémentés d’une application mobile voire d’un jeu vidéo. Comme les petits ! Des adultes n’hésitent également plus à acheter des jouets connectés en vue de les collectionner, expliquait Juniper Research dans une étude parue cet été. Les analystes tablaient sur la vente de 224 millions de jouets connectés dans le monde en 2017. Le marché des jouets connectés pèse déjà 4,9 milliards de dollars de revenus cette année, estiment les experts dans leur étude. A titre de comparaison, le marché du jouet non connecté a pour la première fois dépassé les 90 milliards de dollars, selon les calculs du cabinet d’étude de marché NPD, qui constate un premier semestre 2017 en croissance de 3 %. (@LesEchos).  Vie privée, données personnelles, contact avec des inconnus… Quels sont les jouets connectés à éviter ?  (@franceinfo).

La croissance du jouet connecté à l’épreuve des polémiques sur la sécurité. Cayla se présente comme une poupée à qui les enfants peuvent parler comme à une amie. Sauf qu’elle ne leur dit pas tout et peut même les mettre en danger, à en croire la Commission nationale informatique et liberté (Cnil). Le gendarme qui protège la vie privée des internautes français a rendu public, lundi, la mise en demeure qu’elle adresse à Genesis Industries Limited. Cette société fabrique ce jouet connecté à une application mobile et conçu pour répondre à toutes les questions des enfants. La Cnil reproche à l’entreprise basée à Hong-Kong une « atteinte grave à la vie privée en raison d’un défaut de sécurité » sur la poupée Cayla et sur le robot I-Que. Ses enquêteurs ont constaté qu’une personne située à neuf mètres d’un de ces jouets pouvait entrer en conversation avec l’enfant rien qu’en se connectant au Bluetooth de l’appareil – y compris si elle se trouve à l’extérieur du bâtiment où se trouve l’enfant. La Cnil reproche aussi à la société de ne pas avoir informé les parents des traitements de données personnelles mis en oeuvre. (@LesEchos).

La Cnil veut déjouer les failles de sécurité des objets connectés. Des analystes prédisent la vente de 224 millions de jouets connectés dans le monde en 2017. Connectés à internet, ces jouets échangent vos informations personnelles avec un serveur, à partir d’une application téléchargeable sur portable ou smartphone. Parfois, ils possèdent même une caméra ou un micro afin que les enfants puissent discuter avec eux. Ce sont des jouets « intelligents »… mais pas sans failles de sécurité. La Cnil, la Commission nationale informatique et libertés, pointe l’absence de sécurisation de certains de ces jouets. N’importe qui peut intercepter les échanges et même faire parler le robot ou la poupée. Mathias Moulin, directeur adjoint à la Cnil alerte sur « ce fort enjeu de sécurisation parce que si n’importe qui peut intercepter ces conversations, il y a un risque d’atteinte à l’intimité » (@franceinfo).  A lire aussi : Sécurité : la Cnil accuse deux jouets connectés d’atteinte grave à la vie privée des enfants (@FigaroTech).

Qu’est-ce qu’un jouet connecté ? Il n’existe pas de définition universelle du jouet connecté. On peut donc le reconnaître aux fonctionnalités qu’il comporte comme la connexion à Internet en Wi-Fi ou à un autre appareil par Bluetooth, la géolocalisation, une caméra, avec microphone, le stockage de tous les données en ligne (dans le cloud).

#MediaSocial

Avec Messenger Kids, Facebook veut toucher les enfants de 6 à 12 ans. Facebook s’attaque à une nouvelle cible potentielle : les enfants. Alors que le réseau social est officiellement interdit d’accès avant 13 ans, l’entreprise de Mark Zuckerberg vient d’annoncer le lancement d’une application de messagerie dédiée aux 6 – 12 ans. Baptisée Messenger Kids, l’application est uniquement disponible aux Etats-Unis et sur les produits Apple (iPhone, iPad et iPod Touch) pour le moment. Elle devrait être disponible « dans les prochains mois » sur Android, précise Facebook dans un communiqué de presse. Comme l’application traditionnelle, Messenger kids permet aux enfants d’envoyer des messages, des photos, des vidéos ou encore des GIF – ces images qui se répètent en boucle après quelques secondes. La base de données des GIF, des stickers et des masques virtuels ont été « spécialement choisis et sont adaptés aux enfants », assure Facebook. En revanche, les jeunes ne pourront pas réaliser de transaction financière, une fonction qui a été rajoutée récemment par Facebook. La plateforme précise également qu’il n’y aura pas de publicité sur Messenger kids. (@latribune).

#Ville

Enjeux 2030 : vers un éclairage urbain intelligent et écolo ? L’un des défis de développement les plus importants du XXIe siècle », c’est de cette manière que John Wilmoth, directeur de la Division de la population de l’ONU, a résumé il y a trois ans les enjeux liés à l’aménagement et l’adaptation de l’espace urbain. Et pour cause, depuis 2014, plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes, et ils devraient être encore 2,5 milliards supplémentaires à l’horizon 2050. La ville du futur se veut plus écologique, plus attractive, mieux organisée. « La technologie permettra une meilleure gestion de la ville, de ses déchets, de son éclairage, du chauffage urbain, ce qui permettra d’optimiser et d’être plus efficace donc plus performant énergétiquement », expose Marc Aurel, designer spécialisé dans l’urbanisme. L’éclairage des métropoles, particulièrement énergivore, sera au centre de ces mutations.

#Monnaie

Le bitcoin est très loin d’être une vraie monnaie. Il valait 1 cent en 2010, 5000 dollars il y a deux mois, plus de 10.000 dollars aujourd’hui. La courbe en forme d’ascension verticale de la valeur du bitcoin, la désormais célèbre monnaie virtuelle, est belle à observer comme l’image satellite d’une tempête tropicale en formation. Fascinante et inquiétante à la fois. Frustrante aussi : chacun la regarde en se demandant bien pourquoi il n’en a pas acheté un peu quand cela ne valait rien! La tentation de la culbute facile est d’ailleurs en train de gagner le grand public. Ce qui explique peut-être l’offensive récente des voix les plus respectées du monde économique et financier contre le bitcoin. C’est « une escroquerie », selon le patron de la première banque américaine Jamie Dimon, « une menace pour la stabilité financière », selon Randall Quarles, vice-président de la Fed. Deux Nobel d’économie aussi différents que l’Américain Joseph Stieglitz et le Français Jean Tirole ont aussi sonné l’alerte. Pour le premier, le bitcoin est une « bulle », et il « faudrait l’interdire ». Pour le second, il n’a ni « valeur intrinsèque » ni « réalité économique ». (@FigaroVox).

Pourquoi il faut prendre le bitcoin très au sérieux. Voilà une semaine qu’on ne parle que de ça et pourtant, avouez-le, vous n’avez toujours rien compris au bitcoin. Vous savez que c’est une monnaie virtuelle. Mais quel est l’intérêt d’une monnaie avec laquelle on ne peut quasiment rien payer au quotidien ? Vous savez que c’est un formidable instrument de spéculation. Que si vous aviez eu la bonne idée d’en acheter pour une petite centaine d’euros il y a sept ans, vous seriez aujourd’hui millionnaire. Mais vous savez aussi que  la bulle de ce nouvel or numérique ne demande qu’à éclater. Et pourtant, il faut prendre le bitcoin très au sérieux. Notre incrédulité face à ce phénomène est sans doute la même que celle que nous avions devant l’avènement d’Internet, devant les premiers réseaux sociaux ou la création de Wikipedia. Alors oui, le bitcoin est un instrument très difficile à saisir. Oui, il est parfois utilisé pour blanchir l’argent sale ou financer des activités illicites. Oui, l’emballement actuel des marchés est parfaitement irrationnel, et les épargnants qui seraient tentés de prendre le train en marche ont intérêt à apprécier les montagnes russes. (@LesEchos).

Le bitcoin est-il une monnaie ? Chronique de Bertrand Jacquillat, professeur émérite des universités, cofondateur d’Associés en Finance. Le bitcoin a toutes les caractéristiques d’une monnaie réelle. Il reste cependant trop volatil et comporte encore de nombreux risques. Dans une conférence prononcée récemment à la Banque d’Angleterre, Christine Lagarde faisait cette mise en garde : « Naguère, certains experts prétendaient que les ordinateurs personnels n’avaient aucun avenir et que la seule utilité des tablettes serait de servir de plateau dispendieux pour tasses à café. Aussi, je ne pense pas qu’il soit opportun de rejeter les monnaies virtuelles d’un revers de la main. » Lire la suite sur le site @LesEchos.

#IntelligenceArtificielle

« L’homme est-il une espèce en voie de disparition ? ». Les robots vont-ils supplanter les êtres humains? Ce qui n’était hier qu’un scénario de science-fiction pourrait devenir une réalité dans à peine quelques décennies avec l’avènement de l’intelligence artificielle. C’est la thèse soutenue par le chirurgien et neurobiologiste Laurent Alexandre dans son dernier livre, La Guerre des intelligences (JC Lattès). Pour Jean-Marie Le Méné, auteur de Les Premières Victimes du transhumanisme (Pierre-Guillaume de Roux) et président de la Fondation Jérôme-Lejeune, premier financeur de la recherche sur la trisomie 21, aucun logiciel ne pourra jamais imiter la complexité de l’âme humaine. Le vrai danger pour l’avenir de l’homme est la marchandisation de la vie. (@FigaroVox).

#JeuVideo

« V-Rally », « Test Drive », « The Crew »… Comment Lyon a révolutionné les jeux de course. A Lyon, il y a des bouchons, mais il y a aussi des voitures qui roulent vite – fussent-elles en pixels. De Test Drive à V-Rally, de WRC à Need for Speed, plusieurs des plus prestigieuses simulations automobiles du monde ont été conçues sur les berges de Saône. Et cette tradition reste vivace. Mercredi 29 novembre, Ubisoft a inauguré les nouveaux locaux villeurbannais d’Ivory Tower, qui sortira son prochain jeu de course en monde ouvert, The Crew 2, en mars. Vendredi 1er décembre, le studio de développement historique de la région, Eden Games, publie sur Nintendo Switch Gear. Club Unlimited, sa dernière création en date sur consoles. D’autres, comme Kylotoon, développent WRC, encore une série automobile. (@Pixelsfr).