07 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 7 novembre 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Nature

► MiniBigForest ou comment renaturer la ville et ses habitants. On ne le dira jamais assez, les arbres de nos villes, que ce soit dans les rues ou dans les jardins aménagés, ne sont pas de simples objets de décoration. Ils maintiennent la fraicheur en été et réduisent les agressions du froid en hiver. Agissant comme des climatiseurs réversibles naturels, ils absorbent le carbone que nos véhicules et industries, tout en favorisant la vie des insectes et des oiseaux. Les abattre pour construire d’immenses surfaces bétonnées ou bitumées est donc une hérésie qui ne va pas dans le sens de la transition écologique à laquelle les gestionnaires des métropoles urbaines disent pourtant adhérer. L’intelligence de la ville passe aussi par cette prise de conscience. Alors de là à recréer des forêts pour remplacer des parkings pour auto et ainsi favoriser la biodiversité, il n’y avait qu’un pas qu’a franchi un couple de Nantais, Jim et Stéphanie, et leur association MiniBigForest. En clair : petite forêt pour gros effets. @villeintelmag. Légende image : Nantes, son château, son miroir d’eau et ses tramways (Crédits photo : Olivier Quentin).

#Ville

► Et si la smart city était vraiment vulnérable ? L’augmentation de la population mondiale, du nombre d’habitants dans zones urbaines (75 % d’ici 2050), et surtout de personnes connectées au quotidien, inquiètent autant les opérateurs de réseaux, que les gestionnaires de collectivités et les usagers. Et si une organisation malveillante arrivait à prendre le contrôle de nos smartphones, de nos centrales nucléaires ou encore de notre voiture autonome ? Si la Smart City telle qu’on peut l’imaginer favorise la création d’entreprises, des startups, toutes plus innovantes que les autres, dans des domaines allant des technologies numériques, à l’urbanisation des villes, en passant par l’environnement, l’énergie, la mobilité…, elle doit avant tout reposer sur des plateformes collaboratives qui encouragent les initiatives citoyennes. Des initiatives qui transforment les idées des usagers en projets innovants pour la ville. La ville de demain doit être évolutive, favoriser le multiculturalisme, le rapprochement entre les catégories sociales et permettre le retour à l’emploi en adoptant ses structures. @villeintelmag.

► « La ville intelligente doit être réellement utile aux usagers ». Enseignante-chercheuse en marketing à l’université de Montpellier, Pauline Folcher est cotitulaire de la nouvelle chaire internationale des usages et pratiques de la ville intelligente. Son but : étudier cette dernière du point de vue des usagers. Elle écrit : « Nous allons étudier les usages réels de la ville intelligente, confronter les représentations des résidents à leurs pratiques et chercher en quoi les services offerts ont un impact positif sur la vie quotidienne des usagers, l’écologie, les transports… L’idée est de comprendre comment mieux répondre aux besoins et aux attentes des habitants. La ville intelligente doit être réellement utile aux usagers. Parmi nos axes de recherche figurent l’inclusion : comment les populations vulnérables accèdent-elles à la ville intelligente ? La participation citoyenne : comment les habitants s’engagent-ils ? L’environnement : comment, par exemple, se servir des outils numériques pour influencer les comportements des usagers afin qu’ils soient plus responsables ? La technologie : cybersécurité, gestion des données, intelligence artificielle… » Lire la suite de la chronique sur le site @Lagazettefr

#Habitat

► Le boom de l’écoconstruction en Centre-Val de Loire. Maison en paille, maison bulle ou à énergie positive : le développement durable se décline aussi dans le bâtiment…Tour d’horizon, à Montgivray, Châteauneuf-sur-Loire, Saint-Doulchard, Bourges et Tours, de ces nouveaux habitats économes en énergie et en empreinte carbone. La maison bulle ou maison enterrée est construite avec du fer, de la terre et du ciment, elle se veut économique et écologique. La maison paille : Léa et son mari à Châteauneuf-sur-Loire dans le Loiret. Ils ont acheté 560 ballots de paille pour mille euros pour construire leur maison de 150 mètres carrés sur trois niveaux. Ils ont participé à des chantiers pour les autres avant de se lancer en janvier dernier avec l’aide d’ACCORT-paille, une société coopérative spécialisée dans la promotion des constructions en paille, et de l’Association APPROCHE Paille à Orléans. @franceinfo.

#Santé

► La santé des Millennials américains se dégrade. Ils sont jeunes, mais pas vraiment en bonne santé. Les Millennials américains – la génération née entre 1981 et 1996, c’est-à-dire âgée de 25 à 38 ans – accumulent les problèmes de santé, conclut une enquête réalisée par Blue Cross Blue Shield. « Des données récentes montrent le début de tendances inquiétantes en matière de santé, qui pourraient nuire à la prospérité future des Millennials et, par ricochet, à la prospérité des Etats-Unis », pointe l’association, qui regroupe 36 organismes de protection sociale couvrant ensemble un tiers des assurés. « Si le rythme actuel de déclin de la santé se poursuit, les conséquences à long terme sur l’économie américaine pourraient être graves », estime l’étude. Hypertension, cholestérol, dépression ou suractivité : les maux de cette génération sont nombreux, et liés à un mode de vie moins sain que celui de leurs aînés de la génération X – celle née après les baby-boomers. « Sans intervention, les Millennials pourraient voir les taux de mortalité augmenter de plus de 40 % par rapport à ceux de la génération X », pointe l’étude. @LesEchos.

#Travail

► To-do list du futur: les meilleures applications pour s’organiser au travail. Planifier la journée parfaite, organiser une réunion ultra-efficace ou encore entrer en mode deep working grâce à une application qui nous aide à lâcher notre téléphone, oui, c’est paradoxal. Sur leurs sites, les créateurs d’applications dédiées à l’efficacité professionnelle rivalisent de promesses. Et il faut bien l’admettre: gérer ses agendas et to-do lists est devenu un défi en soi. Mais «il ne faut pas non plus multiplier les applications de productivité, en avoir des dizaines n’a aucun intérêt», rappelle Diane Ballonad Rolland, fondatrice et dirigeante du cabinet Temps & Équilibre. @Le_Figaro.

#Economie

► Deux-Sèvres : un exemple de réussite de l’économie sociale et solidaire avec La Compagnie Industrielle Niortaise. « Aujourd’hui, l’emploi salarié dans l’économie sociale et solidaire, c’est 22% sur l’agglomération niortaise, ce qui représente environ 12 000 emplois », explique Eric Persais, vice-président de la Communauté d’Agglomération du Niortais. La ville accueille pendant trois jours la cinquième édition du Forum de l’Economie Sociale et solidaire qui regroupe de nombreux acteurs du secteur, comme la Compagnie Industrielle Niortaise qui est spécialisée dans la transformation des poids-lourds pour les adapter aux demandes des utilisateurs. L’usine fonctionne avec un statut de société coopérative et participative, 32 salariés sur les 47 sont associés au capital de l’entreprise auquel ils reversent 5% de leur salaire. En retour, ils perçoivent des dividendes. Cet investissement est intéressant pour tous au niveau financier car l’entreprise va bien mais aussi parce qu’il génère un intérêt au travail sans équivalent dans une entreprise traditionnelle.@franceinfo.

► Economie circulaire en Puisaye : l’association Le PARC veut créer une chaîne anti gaspillage. Un Français jette environ 29 kilos de nourriture par an et 20 à 30 % de la nourriture produite va à la poubelle. Ces chiffres sont éloquents. Ils montrent que lutter contre le gaspillage est devenu un impératif. Les trophées de l’économie circulaire, mention consom’action, sont organisés pour la première fois par la DREAL (direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) de  Bourgogne-Franche-Comté. Ils mettent en valeur les projets ou les actions qui nous incitent à changer de comportements et à se mobiliser. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement. La feuille de route « Economie circulaire » d’avril 2018 qui veut favoriser le développement durable et inciter les Français à mieux consommer. @franceinfo

► Qu’est-ce que l’économie circulaire ? Contrairement à de nombreuses idées reçues, l’économie circulaire n’est ni l’économie du déchet, ni celle du recyclage. C’est une véritable économie dont l’objectif est de permettre la croissance sans épuiser les ressources naturelles. « L’économie circulaire est un système de production, d’échanges et de partage permettant le progrès social, la préservation du capital naturel et le développement économique … Ce modèle repose sur une utilisation optimum des ressources et sur la création de boucles de valeur positives. Il met notamment l’accent sur de nouveaux modes de conception, production et consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, la réutilisation et le recyclage des composants. Définition donnée par les Nations Unies. » @franceinfo.

#Transport

► Accident mortel d’Uber : le logiciel n’était pas programmé pour éviter la collision. Les conclusions de l’enquête viennent d’être publiées. Selon le régulateur américain des transports, le NTSB, en mars 2018, lorsqu’une voiture autonome d’Uber a provoqué un accident ayant coûté la vie à une femme, le logiciel du véhicule n’était pas programmé pour « reconnaître » la femme en tant que piétonne. Il l’avait donc bien « détectée », mais n’était pas paramétré pour empêcher la collision. Dans son rapport – rendu public juste avant une audition visant à déterminer la cause probable de l’accident -, l’organisme explique ainsi que la technologie d’Uber « ne prenait pas en compte l’éventualité de piétons traversant hors des clous ». La NTSB avait déjà déterminé, dans une enquête préliminaire, que le logiciel avait bien repéré, près de six secondes avant le choc, la femme de 49 ans qui marchait de nuit à côté de son vélo. @LesEchos.

#Entreprise

► Amazon s’installe à Metz, en silence. « Le maire n’est pas là, il doit être sur son tracteur. » Pour trouver François Henrion, l’édile d’Augny, petite commune mosellane de 1 900 âmes, il faut s’armer de patience. Cet enfant du pays partage son temps entre la mairie et ses champs de blé. Un quotidien parfaitement rodé, qui risque d’être sérieusement bousculé : son village pourrait bientôt devenir l’un des poumons européens du géant de l’e-commerce, Amazon. Après des années de prospection (Luxembourg, Sarre allemande…) pour établir sa base arrière logistique destinée à livrer la région et une partie de l’Europe de l’Est, le groupe de Jeff Bezos a enfin trouvé. C’est bien au sud de Metz, sur les pistes en friche de l’ancienne base aérienne 128, que la multinationale devrait ouvrir d’ici à deux ans son plus grand centre logistique hexagonal. Avec à la clef, 2 000 emplois promis aux élus locaux. @LExpress.

#Numérique

► Comment rendre la société numérique plus sobre et écoresponsable. De l’éco-conception du hardware à l’optimisation des flux de transport, présentation des différentes manières dont le numérique, secteur gourmand en énergie, peut contribuer activement à la nécessaire transition écologique. Si l’on considère le numérique à travers l’ensemble des objets et des nouveaux usages qui lui sont associés (téléphones mobiles, ordinateurs, vidéos en streaming, etc.), il apparaît impossible de nier l’impact écologique du secteur. Un impact qui est d’abord d’ordre énergétique, puisque le numérique représente 10% de la consommation mondiale d’électricité. Il utilise également un très grand nombre de matières premières, et notamment de terres rares, pour la production d’appareils électroniques et numériques fréquemment renouvelés et encore très insuffisamment recyclés (en Europe, seuls 18% des métaux présents dans les ordinateurs portables sont récupérés). Lire la suite de l’article sur le site @usbeketrica.

#Pollution

► Je regarde Netflix donc je pollue. Comment changer ça ? Plus de 300 millions de tonnes de CO2 ont été produites par la consommation de vidéos en ligne en 2018, selon un récent rapport de The Shift Project. Ce rapport « L’insoutenable usage de la vidéo en ligne » de The Shift Project publié en juillet 2019 a remis le sujet sur le devant de la scène. L’organisation y estime l’impact environnemental de la vidéo en ligne. Le document aligne des chiffres tous plus alarmants les uns que les autres. En vrac : 10h de film en haute définition contiennent plus de données que l’intégralité des articles en anglais de Wikipedia. La vidéo en ligne consomme 80 % de l’ensemble de la bande passante d’internet. Elle a été responsable de 300 millions de tonnes de CO2 en 2018, soit autant que l’Espagne. Cela représente 1 % des émissions mondiales. Les services de vidéos à la demande (Netflix, Amazon Prime, OCS…) rejettent autant de gaz à effets de serre que le Chili.  @LADN_EU

#MediaSocial

► 2/3 des parents français publient des photos de leurs enfants sur les réseaux. ’exposition des enfants aux écrans est de plus en plus préoccupante. Mais leurs parents ne font pas beaucoup mieux. D’après un sondage Gece, 91% des parents d’enfants en bas âge utilisent Internet quotidiennement. En France, 1 parent sur 2 avoue même être accro à son smartphone. Outre les vidéos de chats et les contenus glauques pour enfants, sur Internet, on trouve aussi de bons conseils. Des informations précieuses pour les jeunes parents. La moitié d’entre eux estiment trouver des renseignements utiles sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, un tuto YouTube suffit pour apprendre à changer une couche. Deux clics permettent de trouver les meilleures astuces pour faire manger des épinards à un enfant. Un tiers des sondés estiment donc être de meilleurs parents grâce à Internet. Merci le Web ! @LADN_EU.

#Livre

► Le très technophile « New Deal Vert mondial » de Jeremy Rifkin. Les énergies fossiles vont s’effondrer d’elles-mêmes, vers 2028, rendues obsolètes par la compétitivité des renouvelables qui vont devenir quasi gratuites, abondantes et vont booster la démocratie et l’autonomie dans un monde ouvert et ultra connecté. Voilà dans les grandes lignes la nouvelle prophétie de Jeremy Rifkin, exposée dans son dernier ouvrage, Le New Deal vert mondial (Les Liens qui Libèrent, octobre 2019). Le célèbre prospectiviste a construit sa réflexion autour d’un argument central : le coût des énergies renouvelables connaît une chute vertigineuse et va, selon lui, continuer de plonger. « Pour la première fois en 2019, le coût moyen du solaire à l’échelle industrielle est passé bien en dessous de tous les autres. Bien en dessous du nucléaire, qui est fini. Bien en dessous du charbon et de pétrole. Et il vient de passer en dessous du gaz », nous dit-il. @usbeketrica.