29 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 29 mai 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers (Etats-Unis), en 2009.

#Informatique

► L’intelligence artificielle et la cybersécurité en tête de liste des compétences les plus difficiles à trouver. La demande est alimentée par la marée montante de la transformation numérique et, avec elle, par la dépendance des chefs d’entreprise à l’égard de la technologie pour améliorer l’expérience client et faire face à la concurrence en matière d’analyse de données. Le nombre de demandes d’applications (en entreprise) en 2019 est en croissance de 60 % par rapport à l’an dernier. 65 % des répondants assurent avoir l’intention de livrer 10 applications ou plus, 38 % 25 applications ou plus, et 15 % 100 applications ou plus en 2019. Alors que la demande d’applications est en hausse, les équipes de développement ne croissent cependant pas pour répondre à la demande. Seulement 36 % des organisations interrogées disposent d’équipes de développement d’applications plus importantes qu’il y a un an. (@zdnetfr).

#Ville

► Saint-Grégoire mène son projet de « ville intelligente » avec trois startups. À Saint-Sulpice-la-Forêt, une smart city rurale a été initiée en 2017 sur des questions d’économies d’énergie. Autre commune d’Ille-et-Vilaine, Saint-Grégoire pousse la réflexion plus loin. La démarche technologique de cette ville de 10.000 habitants doit aussi permettre de simplifier la relation entre la mairie et les citoyens, de favoriser les échanges entre les habitants et les acteurs économiques locaux. Dévoilé de 10 mai, le projet Small Smart City de Saint-Grégoire s’appuie sur les solutions apportées par trois entreprises du territoire, sélectionnées après un appel à projets centré sur la résolution de problèmes concrets liés à la mobilité (gestion du stationnement) ou à l’efficacité des services. (@latribune).

► Geosat accélère dans la cartographie urbaine. A sa création au début des années 2000, la société Geosat est un cabinet de géomètre classique avec une spécialité dans la topographie viticole. L’entreprise emploie aujourd’hui 250 personnes et s’est installée sur le créneau de la modélisation numérique en 3D de l’environnement urbain. Pour Geosat le tournant est intervenu en 2006 avec l’accès à des technologies laser alors réservées aux militaires. L’entreprise, qui conserve son activité de géomètre-expert, se développe désormais sur trois activités. La principale et qui pèse désormais près de la moitié de son chiffre d’affaires, c’est la détection de réseaux enterrés grâce à des géoradars servant à localiser les canalisations à quelques centimètres près. La seconde activité concerne la création de maquettes numériques destinées au monde du bâtiment (@LesEchos)

#Justice

► L’avocat de demain sera-t-il une intelligence artificielle ? L’intelligence artificielle va faire évoluer les pratiques du droit, mais elle ne menace pas forcément le métier d’avocat, écrit Fabien Girard de Barros, directeur général de Lexbase. Au contraire, sa digitalisation lui offre de belles perspectives. Il écrit dans une chronique sur le site @LesEchos: « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie », énonce la troisième loi de Clarke. Cette loi se vérifie dans tous les domaines de la vie économique et sociale, droit compris. En Finlande notamment, le recours à la prédictivité est de plus en plus fréquent pour les petits procès. La question n’est pas de se positionner pour ou contre ces avancées : à l’occasion du bicentenaire de l’Ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, Jean-Marc Sauvé estimait que « nous devons accepter cette réalité, nous saisir de ces opportunités, tout en sachant faire preuve d’une grande vigilance sur l’intangibilité des principes d’une justice indépendante, impartiale, transparente, humaine et équilibrée ». (@LesEchos).

#Transport

► Mobilité partagée : ne nous arrêtons pas aux trottinettes mal garées ! Par Pascal Melet (directeur général du Salon Autonomy). Après la lune de miel, la rupture quasi-consommée. Encombrement de l’espace public, incivilité, casse : les trottinettes électriques, qui ont fleuri dans la plupart des grandes villes françaises ces douze derniers mois semblent cristalliser les débats autour du concept même de mobilité partagée. De nombreuses voix politiques s’élèvent pour durcir les mesures encadrant le « free floating » (en libre-service sans station), qui seront prochainement inscrites au sein de la Loi d’orientation des mobilités (LOM). À la croisée des débats publics et législatifs, il est plus que temps de rappeler les bénéfices de l’émergence de nos nouveaux compagnons électriques. (@LesEchos).

#Reconnaissance_Faciale

► Nice : les portiques de reconnaissance faciale arrivent au lycée des Eucalyptus. Cette fois, la reconnaissance faciale se concrétise au lycée des Eucalyptus de Nice. Sur les images postées par l’association La Quadrature du net, on découvre un portique de sécurité équipé de petites fenêtres pouvant correspondre à un système de reconnaissance automatique des visages. Il n’y a aucune caméra dans ces portiques, a répliqué sur Twitter Pierre-Louis Cros, conseiller politique de Renaud Muselier et Christian Estrosi. Simplement un emplacement qui a été prévu pour pouvoir en mettre le moment venu de l’expérimentation une fois l’accord de la CNIL obtenu. (@franceinfo).

#Objet_Connecté

► Un internaute français sur dix utilise une enceinte connectée. Un internaute français sur dix utilise une enceinte connectée de type Amazon Echo ou Google Home, un usage moins développé qu’aux Etats-Unis ou dans d’autres pays européens mais appelé à conquérir un tiers des foyers à moyen terme, selon une étude du CSA et d’Hadopi. L’étude estime toutefois qu’à horizon 2025, les enceintes connectées pourraient être présentes dans 36% des foyers français. « On estime que la progression sera similaire à celle de la tablette. A nos yeux, l’enceinte connectée dépassera largement des équipements de type casque de réalité virtuelle ou montre connectée« , a estimé Louis de Broissia, membre de la Hadopi chargé de présenter l’étude. « Il y a un potentiel de développement en France mais le marché n’est pas encore mûr. Aux Etats-Unis, où les enceintes connectées existent depuis fin 2014, une personne sur quatre en utilise une »,  a souligné de son côté Hervé Godechot du CSA. (@frenchweb).

#IA

► L’intelligence artificielle expliquée aux enfants. Il peut y avoir plusieurs définitions de l’intelligence artificielle (IA). Ma préférée parmi toutes est celle d’un outil capable de prendre des décisions. Bien, mais que peut-on faire avec l’intelligence artificielle ? La question n’a pas une mais deux réponses car il y a deux intelligences artificielles. Dans le cas de l’IA forte, le cerveau d’une machine serait le même que celui d’un humain. Cela n’existe pas. On ne peut imiter le cerveau humain sans tout savoir de lui. La deuxième IA est beaucoup plus accessible et elle nous accompagne depuis déjà un moment. Elle est qualifiée de « faible » mais en fait beaucoup. Elle peut identifier un vélo devant une voiture, comprendre une question posée à un téléphone, reconnaître un visage sur une photo et peut même devenir une championne d’échecs. (@FR_Conversation).

► Cette intelligence artificielle pourrait simplifier la vie de millions d’analphabètes. L’idée de Microsoft est de miser sur l’intelligence artificielle pour faire évoluer les choses et faciliter le quotidien. La société multiplie donc les initiatives autour des algorithmes, la dernière en date concernant le « text-to-speech ». C’est une méthode qui consiste à faire lire un texte par une intelligence artificielle, devient de plus en plus pertinent avec le temps. De nombreux acteurs comme Google ou Microsoft travaillent sur cette technologie pour faciliter un certain nombre d’usages, notamment pour les personnes qui ne savent pas lire. Toutefois, il faut reconnaitre qu’il y a un vrai défi autour de cette technologie lié au fait que les intelligences artificielles doivent être entraînées pendant un certain temps, et qu’elles consomment donc énormément de ressources pour obtenir un résultat à la hauteur. (@pressecitron).

#RevueDeLiens

► – Quand les chauffeurs Uber identifient des maisons à vendre. De plus en plus d’investisseurs font appel aux chauffeurs Uber ou Lyft pour identifier des maisons à rénover, susceptibles d’être revendues plus cher. Une pratique accusée de faire flamber les prix de l’immobilier et d’avoir alimenté la crise de 2008. (@LesEchos) ; – La livraison de plats plonge la Chine dans un océan de plastique. En Europe, nous avons tous déjà utilisé une application pour se faire livrer à manger. En Chine, il s’agit d’un nouvel usage et il est en train de devenir très banal. Les conséquences écologiques s’annoncent désastreuses. Le New York Times a enquêté sur les nouveaux usages en Chine et fait la lumière sur ce fléau. @siecledigital ; – 5G : l’Institut Montaigne préconise de se passer de Huawei. Dans une note, le think tank libéral estime que l’Europe devrait construire ses infrastructures 5G sans recourir au fournisseur chinois, autant pour la sécurité des réseaux que pour muscler sa propre industrie. (@LesEchos) ; – Facebook supprime des faux comptes iraniens se faisant passer pour des journalistes et des politiques. Subtils et bien organisés, ces faux comptes Facebook et Instagram « se présentaient comme étant gérés par des militants, des correspondants de presse ou des journalistes indépendants ». (@lemondefr) ; – Le français Parrot espère vendre ses drones à l’armée américaine. En difficulté, la société mise sur les usages professionnels, en particulier dans le bâtiment, la surveillance et la sécurité.  (@lemondefr) ; – Le Havre Smart Port City : inventer le territoire de demain par l’innovation (@Normandinamik).