20 Mar

ReVue d’actu de 11h11 – mercredi 20 mars 2019

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Satellite 

► Planet Labs mise sur l’intelligence artificielle. L’image satellite, c’est bien. L’analyse qui en est faite, c’est mieux. Un an après avoir atteint son objectif initiale, photographier chaque jour l’intégralité de la planète, la jeune société la start-up californienne Planet Labs pivote peu à peu vers la vente de données. « Ce n’est pas encore une part significative de notre chiffre d’affaires, expliquait son PDG. Mais c’est une activité qui grossit rapidement. Et à terme, elle devrait générer l’essentiel de nos revenus ». Les 331 minisatellites (30 cm de long sur 10 cm de haut et de large, pour moins de 5 kg) que la licorne a envoyés dans l’espace lui permettent de ramener sur Terre, chaque jour, 1,5 million de photos à 29 mégapixels. Les images accumulées aux quartre coins de la planète sont vendus aux grandes entreprises. (@LesEchos). A lire aussi : La Terre comme vous ne l’avez encore jamais vue depuis l’espace (@Le_Figaro). Légende image : 09 mars 2018, Afrique du Sud, Cape Town : UN SkySar la photo satellite d’entreprise Labs Inc montre une vue générale du paysage de la ville du Cap et la montagne de la table. Photo : Planet Labs Inc/DPA.

#Agriculture

► Deux communes sur trois en Île-de-France ont totalement arrêté d’utiliser des pesticides, allant plus loin encore que la loi, révèle une enquête de l’Agence Régionale de la Biodiversité. La loi Labbé, mise en application depuis 1er janvier 2017 interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries. Il existe une dérogation à la loi pour deux lieux publics : les cimetières et les terrains sportifs. Ces communes, qui représentent 67% de la région, vont donc au-delà de la loi en bannissant les  pesticides mêmes pour ces espaces communaux. Cette part n’atteignait que 22% au 1er janvier 2017. L’indicateur « objectif zéro pesticide » a été créé par l’ARB en 2011, qui se félicite de « la mobilisation des communes pour tendre vers le zéro pesticide sur l’ensemble de leurs espaces ». (@franceinfo).

#Ville

► Services : Montréal misera sur l’intelligence artificielle. Densité de la circulation, emplacement des nids-de-poule, localisation des crimes et des incendies, nombre de remorquages : la Ville de Montréal collige en temps réel des milliers de données différentes sur ce qui se passe sur son territoire. Reste maintenant à trouver comment y voir clair afin d’y donner un sens. « La ville intelligente doit permettre d’améliorer la qualité de vie des citoyens. Ce qu’on essaie de travailler, c’est de voir de quelle manière la collecte de données peut nous aider à améliorer les décisions qu’on prend », explique François Croteau, élu responsable de la ville intelligente au sein de l’administration Plante. Montréal a ainsi décidé de miser sur l’intelligence artificielle afin de l’aider à donner un sens aux données massives qu’il collige. « On veut implanter une culture de prise de décision à partir des données, des faits, donc prendre de meilleures décisions. » (@lp_lapresse).

► La ville idéale ou Big Brother ? Rendez-vous à Mannheim, en Allemagne, dans Le quartier Benjamin Franklin. Un quartier d’un nouveau genre, sur un ancien site de l’armée américaine. Après le départ des derniers militaires et de leurs familles en 2011, la ville a décidé de transformer le quartier et d’en faire un laboratoire de la « ville du futur », la smart city, où le numérique est mis au service de l’environnement et du vivre-ensemble. Un reportage de Wyloen Munhoz-Boillot sur le site de @RFI (à partir de 5’21’’).

► Action coeur de ville : les villes moyennes « jouent un rôle d’équilibre important » pour la maire de Beauvais. La demande de proximité est l’un des sujets qui a suscité le plus d’attentes de la part des Français lors du grand débat. Voilà pourquoi le gouvernement a affirmé vouloir y répondre en intensifiant le programme de revitalisation des centres bourgs lancé l’an dernier dans 222 villes de taille moyenne. « Le grand débat a montré le besoin impérieux de nos concitoyens d’une très grande forme de proximité », a souligné le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, devant les maires des villes concernées réunis mardi à Paris. « 2019 doit être la phase opérationnelle » du plan Action coeur de Ville pour réhabiliter les centres bourgs, a-t-il fait valoir. (@franceinfo).

#Urbanisme

► Quelle place pour l’intelligence artificielle dans la construction des villes ? Dans un contexte de crise énergétique, beaucoup d’espoirs s’accrochent à l’intelligence artificielle. L’idée est d’améliorer la performance énergétique des bâtiments et de lutter contre la précarité énergétique. Il s’agit de connectivité du bâtiment avec son environnement à travers l’usage de capteurs et autres objets connectés à un réseau. Ces outils permettent de réunir et de stocker des informations sur les usages au sein du bâtiment. Grâce à l’IA, les bâtiments peuvent devenir une plateforme de services efficace pour ses occupants, mais aussi les constructeurs, les gestionnaires et les exploitants d’un parc immobilier. (@Demain_la_Ville).

#Santé

► Comment Doctolib a propulsé le médical français dans le numérique. Le spécialiste de la prise de rendez-vous avec un médecin en ligne Doctolib rejoint le club fermé des « licornes » françaises (jeunes pousses valorisées à plus d’un milliard de dollars). Lorsque Doctolib s’est lancé, en 2013, il n’y avait que le téléphone ou de rares sites internet mal fichus pour prendre rendez-vous avec un médecin. Aujourd’hui, il suffit de se connecter, à n’importe quelle heure, à Doctolib.fr. Pour les patients, l’avantage est évident. Pour les médecins, il l’est tout autant car, grâce à ses nombreux rappels de consultations par mail et SMS et la possibilité de décommander en un seul clic, Doctolib réduit considérablement le nombre de rendez-vous médicaux non-honorés. D’ailleurs, ce sont les médecins qui financent le service à hauteur de 109 euros par mois. (@franceinfo).

#Données

► Une question majeure à l’heure de la diffusion massive des technologies numériques qui construisent la « ville de demain ». Pas moins de 70% des habitants de la planète devraient vivre en ville d’ici 2040. Et c’est justement grâce aux milliards de données récoltées par l’utilisation d’objets et de services connectés, en plein boum ces dernières années, que la vie en ville va pouvoir s’améliorer. Nombre de grandes villes, dans le monde et désormais en France, ont ainsi recours à l’Open Data, qui consiste à faciliter l’accès du grand public aux millions de données qu’elles possèdent. Le traitement de toutes ces données génère un marché lui-même en forte croissance, puisqu’il nécessite, entre autres, de former les « travailleurs de la donnée » et qu’il a conduit à la création d’une multitude de start-up qui rivalisent d’innovation pour s’y faire une place de choix. Lire le « big data » en cinq chiffres (@LObs)

#Numérique

► Les Français peinent à saisir l’importance de se former au digital. Quartoze millions de Français sont touchés par «l’illectronisme», soit l’illettrisme numérique, c’est-à-dire la difficulté à utiliser des outils et des services associés à Internet. Ce constat se présente comme problématique à l’heure où le numérique s’infiltre dans toutes les strates de l’économie. L’étude Randstad re.search est d’autant plus préoccupante qu’elle démontre que les habitants de l’hexagone sont moins «techno-enthousiastes» au sujet de l’impact du digital sur leur métier et moins conscients des enjeux à venir que leurs confrères internationaux. L’étude démontre, en effet, qu’un peu plus de la moitié des français seulement (64%) considère comme «positif» l’impact du numérique sur leur métier contre trois quarts des actifs (75%) dans le reste du monde. (@Le_Figaro).

#IntelligenceArtificielle

► Les quatre enjeux de l’intelligence artificielle en France. Un rapport à visée prospective, commanditée par la DGE (Direction générale des Entreprises) s’est penché sur le développement de l’intelligence artificielle (IA) en France. Ce document présente 4 enjeux clefs à adresser pour encourager ce domaine stratégique à l’échelle nationale. Quelles conditions peuvent-favoriser l’émergence d’un écosystème français autour de l’intelligence artificielle ? Le Pôle interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations économiques (Pipame), rattaché à la DGE, s’est penché sur cette question à travers une étude prospective. Celle-ci identifie quatre grands leviers d’action : – 1/ Constituer et donner accès à de très grands jeux de données de qualité ; – 2/ Capitaliser sur les usages sectoriels de l’IA ; – 3/ Concevoir et diffuser largement des formations de référence sur l’IA ; – 4/ Être ambitieux sur l’expérimentation. (@itsocial_fr).

#LiensSauvages

► – Lithium, la recette secrète d’Eramet (@LesEchos) ; – La SNCF va proposer un service de vente de billets de train via Facebook Messenger (@franceinfo) ; – Doctolib : le patron dévoile les plans de la nouvelle licorne française (@EchosExecutives) ; – Comment Google tente d’amadouer l’Union européenne (@Challenges) ; – Doctolib vaut désormais plus d’un milliard d’euros (@Challenges) ; – Stadia : les zones d’ombre du projet de plate-forme de jeu vidéo de Google (@lemondefr). ; – Acheter ses billets de train sur Messenger, c’est désormais possible (@LExpress) ; – A Cachan, grande première dans la géothermie avec un forage sub-horizontal (@usinenouvelle) ; – 5G : l’Allemagne lance ses enchères sans exclure Huawei. Les menaces des États-Unis font pschit (@lesnums).