30 Nov

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 30 novembre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Transport

► Face à l’étalement urbain, le modèle des transports publics atteint ses limites. Les opérateurs de transport public vont devoir développer de nouveaux types de services s’ils veulent continuer à accroître leur nombre d’usagers. Les chiffres de l’Observatoire de la mobilité 2018, présentés mardi par l’UTP, la fédération professionnelle du secteur, le montrent : ces dernières années, les réseaux de province n’ont cessé de s’étendre, avec la mise en place de nouvelles lignes de bus (le plus souvent) ou de tramways. En province, la taille des territoires desservis est passée de 39.500 kilomètres carrés en 2014 à 49.500 en 2016, soit une augmentation de 25 % en deux ans. (@LesEchos). Légende image : La taille des territoires desservis par les transports en commun de province a fortement augmenté entre 2014 et 2016. Mais ces extensions de réseau ont été réalisées dans les zones périphériques, où la densité d’habitation est faible. Crédits photo : Loïc Venance / AFP.

#Ville

► La smart city, du rêve à la réalité. La ville du futur est dans les radars, mais encore éloignée du centre de la cible. 22 % des collectivités ayant répondu à notre questionnaire déclarent être déjà engagées dans un projet de ville du futur et, un tiers serait en train d’y réfléchir. Côté fournisseurs, même enthousiasme : 48 % des entreprises de la construction et 40 % de l’industrie affirment avoir déjà une offre dédiée pour les collectivités. Parmi elles, respectivement 72 et 61 % disent avoir déjà collaboré avec une collectivité sur ce type de projets. L’optimisme est donc de mise. La ville du futur semble sur les rails ! D’autant plus que la grande majorité des collectivités qui ne sont pas engagées sur un projet se dit convaincue de l’intérêt du sujet : elles sont 74 % à considérer qu’il leur faudrait s’engager. Seules 17 % sont réfractaires. (@Lagazettefr).

#Transport

► Voitures électriques : pourquoi elles tardent à venir. La part de marché détenue par l’électrique augmente régulièrement mais ne pèse pas bien lourd encore : au mois d’octobre, seul 1,65 % des voitures immatriculées sont électrique. Pourquoi une telle mévente ? Vous connaissez la rengaine : un prix de vente excessif au regard de l’autonomie effective ; un temps de charge qui se compte en heures à domicile ; la hantise de faire la queue aux bornes de charge rapides ; l’impression, enfin, d’essuyer les plâtres en se risquant à une technique nouvelle. En somme, le consommateur a le sentiment confus qu’il a tout intérêt à retarder sa conversion à l’électrique, le temps qu’émerge une nouvelle génération de batteries plus endurantes et moins chères. Une hésitation qui coûte cher à la collectivité, si l’on veut se persuader que convertir l’intégralité du parc roulant permettrait véritablement d’épargner les fameux 48.000 décès prématurés attribués aux oxydes d’azote émis par le Diesel. (@Challenges).

#Commerce

► Noël : les bonnes affaires du e-commerce. En France, le e-commerce a le vent en poupe. Certains Français vont repérer les produits en magasin, mais n’achètent qu’une fois rentrés chez eux, en ligne. Sur les sites de ventes en ligne chinois, les produits voulus sont souvent moins chers. Montres, vêtements, les plateformes proposent d’acheter directement aux fabricants chinois, sans intermédiaires et donc, à prix cassés. Les sites font la fortune de milliers de petits commerçants chinois. Au sud de Pékin, une ville s’est spécialisée dans le e-commerce. Les rues sont remplies de boutiques qui ne vendent que sur internet. Dao était encore paysan il y a cinq ans, avant de lui aussi lancer sa boutique en ligne. Il vend désormais des thermos et négocie les matières premières au meilleur prix. Avant, il ne gagnait que 605 € par mois. Désormais, il en gagne 2 500. (@franceinfo).

#Education

► « Apprendre au XXIᵉ siècle » : un pari sur l’intelligence collective. Il est grand temps que l’apprentissage de la curiosité l’emporte sur celui de la soumission. Tel est le « credo » sur lequel repose Apprendre au XXIᵉ siècle, l’importante et passionnante contribution que François Taddei vient d’apporter à la réflexion sur l’avenir de l’école et les enjeux de la connaissance. Si l’on veut progresser vers une « société apprenante », « où les apprentissages des uns facilitent ceux des autres », une « révolution de nos façons d’apprendre, en tout lieu et à tout âge » s’impose, juge-t-il. (@FR_Conversation).

#Social

► Pauvreté et numérique. A l’intersection du social et de l’accès aux technologies, on sous-estime souvent les difficultés que rencontrent les sans domiciles fixes et les personnes qui vivent  en dessous du seuil de pauvreté lorsqu’elles doivent faire, par exemple, des démarches administratives, vers Pole Emploi, ou la Sécurité Sociale, et sont dépourvus d’ordinateurs, de connexion internet, de smartphone, ou même lorsqu’elles sont – selon la formule consacrée – en illettrisme numérique. (@franceculture).

#Technologie

► Conseils pour un usage « éthique et intègre » de la technologie. Analyste particulièrement fin de l’évolution des technologies de l’information, Farhad Manjoo tient dans le New York Times, depuis cinq ans, la chronique « L’état de l’art ». La première de ses chroniques commençait par les conseils suivants : « Achetez vos appareils (hardware) chez Apple, utilisez les services en ligne de Google et procurez-vous vos médias digitaux chez Amazon. » Simple et de bon conseil mais, aujourd’hui, largement insuffisant. Publiée le 28 novembre, la dernière révèle une remarquable évolution : « Ne vous contentez pas de prendre en compte le produit, faites attention au modèle économique ; évitez d’alimenter les géants ; adoptez tard, ralentissez. » Des conseils qui s’adressent, selon ses propres termes, aux utilisateurs « éthiques et intègres » qui se demandent comment s’y retrouver dans ce secteur, selon lui, à la fois mal avisé et mal conçu, voire méprisable (« misbegotten »). (@LeMondefr).

#MediaSocial

► Le temps à ne pas dépasser sur les réseaux sociaux pour préserver sa santé mentale. Tout le monde l’admettra : passer des heures à parcourir photos diverses et annonces de fiançailles, de vacances, de naissances et de promotions vous donne souvent l’impression de perdre votre temps. Pour autant, il semble quasi impossible de se déconnecter une bonne fois pour toutes… Une lueur d’optimisme: on a peut-être trouvé un repère sur la durée qu’il est raisonnable de consacrer aux réseaux sociaux. D’après une étude qui sera publiée en décembre par le Journal of Social and Clinical Psychology, limiter sa fréquentation à une demi-heure par jour serait bénéfique pour la santé mentale. Les chercheurs de l’université de Pennsylvanie se sont penchés sur les habitudes de navigation de 143 étudiants de premier cycle âgés de 18 à 22 ans, travaillant en deux phases distinctes: l’une au printemps, l’autre quelques mois plus tard, en automne. (@LeHuffPost).

#Media

► Médias, quels défis à 5 ans ? Crise de confiance, entrée dans l’ère « post news », nouvelles technologies, transformation des méthodes de travail, nouveaux concurrents internationaux… Les défis des médias sont nombreux et viennent de tous côtés. A l’occasion du festival Médias en Seine, organisé par FranceInfo et Les Echos, France Télévisions a accueilli une série de conférences sur l’avenir du journalisme et celui du monde de la création, ainsi qu’une trentaine d’expérimentations permettant de se projeter et réfléchir aux médias du futur. Session de rattrapage. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Télévision

x► La télé est-elle foutue ? Rencontre entre la productrice Simone Harari-Baulieu, auteure de La chaîne et le réseau (Les Editions de l’Observatoire) et Bruno Patino, directeur général d’Arte, qui a publié Révolutions (Grasset). Avec, en toile de fond, la réflexion engagée par l’Etat sur la réforme de l’audiovisuel public. Simone Harari : « La notion de télévision renvoie maintenant prioritairement aux programmes : des contenus professionnels conçus pour être vus par des spectateurs de profils différents, à des rythmes différents, sur des écrans différents. » Bruno Patino : « Le téléviseur, la chaîne assemblant des contenus et les proposant à une heure donnée, et le programme vidéo est désormais dissocié. L’écran du téléviseur est celui de la synchronicité événementielle ; on le regarde à plusieurs pour les grands rendez-vous. A l’extrême opposé se situe le smartphone, l’écran de l’intimité, puis l’ordinateur et la tablette. Mais les usages ont davantage tendance à se compléter plutôt qu’à s’annuler les uns les autres. » (@LExpress). Légende image : La télé de papa : Alfred Jules-Julien, ministre des PTT, en 1938. Crédit photo : Afp.com.

#Blockchain

► « La France risque de passer à côté de la blockchain comme on est passé à côté d’Internet ».  Aujourd’hui en France, de nombreuses forces s’activent pour définir un cadre légal à la blockchain et aux cryptomonnaies. Alexandre Stachtchenko,  président de l’association ChainTech et également co-fondateur et DG de Blockchain Partner, explique que « le problème c’est nous défendons tous à peu près les mêmes choses. Mais que nous n’arrivons pas à les défendre ensemble. Souvent à cause de divergences mineures. C’est idiot car nous sommes aujourd’hui largement minoritaires dans la population française sur des sujets qui, malheureusement, sont encore majoritairement anxiogènes. Pendant ce temps, nos adversaires, bien plus installés, financés et structurés, profitent de ces dissensions pour faire passer leurs propositions. » (@usbeketrica).