25 Oct

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 25 octobre 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Pollution

► Paris : Et si le périph’ devenait une coulée verte ? Où va le boulevard périphérique ? Cette boucle de bitume qui voit passer chaque jour un tiers du trafic parisien, soit 1,1 million de véhicule, est l’autoroute la plus fréquentée de France, est aujourd’hui critiqué : trop encombré, pas assez rentable, clivant, trop polluant… Le candidat déclaré à la mairie de Paris Gaspard Gantzer vient même d’appeler à sa simple destruction. Afin de réinventer « le périph' », plusieurs études viennent d’être lancées. « Outre la pollution sonore, atmosphérique et l’insécurité routière qu’il génère, le périphérique constitue une fracture entre Paris et les communes limitrophes. Cette autoroute urbaine a peu évolué depuis sa création », a expliqué la maire de Paris, en lançant cette Mission d’information et d’évaluation. Légende image : Le cabinet d’architecte Et Alors a imaginé le périphérique en jardin, en 2010, en réponse à une commande de la Ville sur l’avenir de Paris avec 2°C de plus. Crédit : « ET ALORS ».

#Sécheresse

► Dans les étables, les copeaux de bois pour remplacer la paille. Les copeaux de bois peuvent remplacer la paille dans les étables. Vincent Pommery, éleveur à Parigny-les-Vaux, dans la Nièvre, essaie depuis plusieurs années de nouvelles solutions pour diversifier les litières de ses bêtes. Et les copeaux de bois ont des qualités précieuses dans les étables. « C’est la capacité à absorber les urines qui fait qu’il y a un confort pour les animaux. Il y a plusieurs techniques : en général, ça sert de sous-couche et on part sur un paillage traditionnel avec de la paille », explique l’éleveur. Car cette année, depuis le début de l’automne, le cours de la paille s’envole. Les copeaux de bois sont donc une bonne alternative. (@franceinfo).

#Entreprise

► Plus de 500 startups Fintech en France dont beaucoup « vivotent ». L’écosystème des startups françaises de la Fintech est « une forêt de bonsaïs », s’était désolé le fondateur de l’une d’elles, Famoco, il y a quelques mois. Une étude du cabinet Exton Consulting, présentée mercredi 17 octobre, le confirme : le secteur est dynamique, s’agrandissant d’une cinquantaine de nouvelles recrues chaque année, et compte près de 500 jeunes pousses, dont la majorité sont très petites, récentes, et réalisent très peu de chiffre d’affaires. Plus de la moitié de ces startups de la finance enregistrent moins de 300.000 euros de revenus annuels. « Beaucoup de Fintech « vivotent » peinant à atteindre des revenus significatifs : près de 60% des Fintech créées il y a plus de cinq ans n’atteignent pas encore le million d’euros de revenus », relève l’étude d’Exton, réalisée en partenariat avec Finance Innovation. (@latribune).

#Banque

► Huit banques, dont HSBC, ING et BNP Paribas, lancent une plateforme commune basée sur la blockchainHuit banques se sont associées pour lancer en 2019 une plateforme d’échange entre partenaires commerciaux et banques, Voltron, qui utilisera la technologie blockchain, ou chaine de blocs. Voltron faciliterait échanges, financiers et administratifs, et prises de décisions en fournissant un seul et même canal pour l’entreprise cliente, sa banque et ses partenaires commerciaux. La plateforme pourrait recevoir, vérifier et traiter les documents administratifs nécessaires aux échanges, même produits hors du système par les partenaires commerciaux. La blockchain permet de faciliter et de garder trace de toute transactionun registre décentralisé et protégé par un cryptage perfectionné, réputé infalsifiable. Elle est surtout connue pour être la technologie sur laquelle reposent le bitcoin et les autres crypto-monnaies. (@frenchweb).

#Economie

► Barry Lynn : « Les GAFA ont acquis un droit de vie et de mort dans l’économie numérique ». Journaliste, essayiste et penseur économique américain, Barry Lynn a beaucoup écrit sur la façon dont les monopoles fragilisent l’économie. Il est à l’origine du think tank « Open market institute », qui s’est donné pour mission d’observer la domination du secteur de la technologie par quelques monopoles, dont l’entreprise Google, dont il est devenu l’un des plus fervents opposants. Il milite désormais avec de jeunes penseurs brillants, comme Lina Khan, pour le démantèlement des géants du web. Et obtient un certain écho à Bruxelles, où Le Figaro l’a rencontré à l’occasion du sommet mondial de la protection des données, la Privacy Conference. (@FigaroTech).

#Publicité

► La publicité, première source de financement des sites de désinformation. C’est un petit coin de page Web a priori banal. On y trouve, pêle-mêle, une annonce vantant les mérites d’un véhicule d’un constructeur, une autre invitant à essayer une « citadine » d’une autre marque, de la réclame pour un forfait téléphonique ou encore une invitation à acheter des chaussures soldées sur un site en ligne. En soi, il ne s’agit que d’une goutte d’eau dans l’océan de publicités qui inonde chaque jour nos écrans. (@LeMondefr).

► Aux Etats-Unis, 256 millions de dollars de pubs politiques sur Facebook en six mois. Environ 256 millions de dollars (223 millions d’euros) ont été dépensés au cours des six derniers mois en publicités politiques sur Facebook aux Etats-Unis, a fait savoir le réseau social mardi 23 octobre. Cette somme a servi à payer près de 1,7 million d’annonces destinées à soutenir un candidat à un scrutin, une mesure soumise au vote ou abordant « une problématique d’importance nationale ». Facebook a ainsi publié son premier rapport sur ce sujet devenu très polémique depuis les révélations autour des manipulations politiques d’élections opéréessa plate-forme. Le groupe avait promis de mettre à disposition du public un outil permettant de retrouver les archives des différentes publicités à caractère politique aux Etats-Unis publiées sur le réseau social et sur Instagram. Il sera mis à jour toutes les semaines. (@Pixelsfr).

#ReseauSocial

► « Bolsonaro est une antiquité qui nous arrive du passé WhatsApp ». Au siège du Comitê para Democratizaçaö da Informaticá (CPDI), à Rio de Janeiro, Rodrigo Baggio ne fait pas de politique. Son association, récemment rebaptisée Recode, est un modèle au Brésil. Forte d’un réseau de 630 organisations-relais, elle se propose de revitaliser les favelas grâce aux technologies, de former des start-uppers et de redonner du pouvoir aux individus par le biais des civic tech. « Nous faisons du digital empowerment », résume Baggio. Recode serait l’un des modèles à suivre pour changer la vie dans les favelas, les bidonvilles, les ghettos et autres townships. Comme beaucoup, Baggio a été stupéfait de voir l’importance prise par les réseaux sociaux durant cette campagne atypique. Le candidat Bolsonaro, dont le parti était ultra-minoritaire, a réussi en quelques années à se faire connaître, et en quelques mois à faire l’un des plus beaux hold-ups de la vie politique brésilienne. En devenant président du Brésil le 28 octobre prochain, cela a été en grande partie grâce aux réseaux sociaux. (@slatefr). A lire aussi : « Infox » au Brésil : comment les fausses informations ont inondé WhatsApp l (@Pixelsfr).

#Citoyenneté

► Commercialiser la citoyenneté n’est pas sans danger. Recourir à des prestataires afin de conduire une politique publique n’est pas nouveau pour les collectivités. Sauf qu’en matière de démocratie participative, cette privatisation n’est pas sans conséquence. Surtout pour des collectivités désarmées face à la crise de confiance que leur témoignent les citoyens. La conférence organisée à Nantes par l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC), le 26 janvier, avait pour thème « la démocratie numérique est-elle une affaire de prestataires ? » « La première question que l’on doit se poser en matière d’externalisation des démarches de démocratie participative est : pourquoi les collectivités font-elles appel à des prestataires ? », expose Clément Mabi, maître de conférences à l’université de technologie de Compiègne. (@Lagazettefr). A lire aussi : Comment les outils numériques renouvellent la démocratie locale

#Futur

► Pourquoi notre capacité à nous projeter dans le futur est menacée. Notre mémoire semble par essence tournée vers le passé. Elle est en fait orientée vers le futur. C’est le premier enseignement surprenant que nous tirons d’un essai paru aux éditions du Pommier, « La mémoire au futur », dirigé par le chercheur en neuropsychologie et spécialiste de la mémoire Francis Eustache. Le chercheur en intelligence artificielle Jean-Gabriel Ganascia et le philosophe Bernard Stiegler y explorent l’évolution de nos mémoires à l’ère numérique, à mesure que nous développons massivement des mémoires artificielles qui stockent l’information à notre place. En parallèle des prédicitions sombres qui assomment les nouvelles générations, l’essai sonne comme un appel à préserver notre capacité à se projeter, à anticiper et à décider, face à un monde connecté qui nous amoindrit, et pourrait provoquer des « conséquences majeures sur notre devenir individuel et collectif ». (@usbeketrica).

#Sciences

► Des organismes marins révolutionnaires. Une usine bretonne de cosmétiques, Technature, utilise des matières premières d’origine naturelle. « Nous fabriquons ce film gélifié, explique le dirigeant Pierre Morvan, à partir d’une algue rouge réduite en poudre, appelée carraghénane ». A l’arrivée, les machines le découpent en forme de masques hydratants. Grâce à sa texture caoutchouteuse, il ne se déchire pas après application. L’innovation est devenue la spécialité de l’entreprise, depuis 1996. (@LExpress).