18 Mai

ReVue d’actu de 11h11 – vendredi 18 mai 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Peinture

x► Dimitris Ladopoulos réinvente des peintures classiques à l’aide d’un algorithme. L’artiste grec Dimitris Ladopoulos a développé son propre algorithme « Houdini » pour transformer des formes en multiples petits rectangles RVB (système informatique de codage des couleurs) qu’il modélise ensuite en 3D. Il a appliqué ce processus à des peintures classiques pour un résultat très esthétique. En subdivisant davantage certaines parties du tableau en rectangles de couleur, il parvient à conserver l’esthétisme des tableaux tout en apportant une touche d’originalité dans leur conception que l’on pourrait qualifier de futuriste. En effet, ils semblent comme pixellisés. La modélisation en 3D permet ensuite de créer du relief à l’intérieur des oeuvres. Par ce procédé, Dimitris Ladopoulous explique vouloir montrer les relations entre l’art et la science. (@art_juice).

#Media

► Pour capter l’attention du public, posez des questions plutôt que de donner des réponses. La course à l’attention : l’expression semble déjà être devenue une vieille rengaine pour désigner la féroce bataille que se livrent plateformes sociales, éditeurs médias et autres annonceurs publicitaires pour capter notre attention. Cette « crise de l’attention » dénoncée par certains nuit-elle à la qualité de l’info délivrée aux citoyens ? Et de quelle attention parle-t-on au juste ? C’est autour de ces questions que le Collège des Bernardins a réuni cette semaine la théologienne Gemma Serrano, les journalistes Julien Goetz et Eric Fottorino et le sociologue Yves Citton pour deux heures de débat animé. Lire la suite sur le site de @metamedia.

#Web

► Haine, harcèlement, trolls : le web nous a-t-il rendus plus méchants ?  force de considérer internet comme une révolution, on finit par oublier que tout ce qui y circule n’est pas également nouveau. Certes, il est indéniable que l’avènement du numérique a constitué une « coupure épistémologique », au sens de Gaston Bachelard, ce qu’on nomme aujourd’hui, de façon un peu plus chic, un « changement de paradigme ». Pour autant, si les mails ont remplacé les lettres, les sites de discussions les forums antiques, la méchanceté est restée ce qu’elle était. C’est du moins l’hypothèse de mon dernier livre, La méchanceté en actes à l’ère du numérique (CNRS éditions 2018). (@InaGlobal).

#Internet

► USA : le Sénat vote pour le rétablissement de la neutralité de l’Internet. Le Sénat américain a voté mercredi en faveur du rétablissement des règles imposant la « neutralité de l’internet », relançant ce débat qui oppose le régulateur à une importante partie des internautes. Ce vote, par 52 voix contre 47, est toutefois largement symbolique car le texte doit encore passer l’écueil de la Chambre des représentants et devrait, s’il y était voté, ensuite obtenir une majorité suffisante pour surmonter un probable veto présidentiel. La Commission fédérale des communications (FCC) avait voté en décembre l’abrogation des règles sur la « neutralité du net » votée sous la présidence de Barack Obama et qui obligeaient les fournisseurs d’accès internet (FAI) à traiter de la même manière tous les contenus (sites, musique, films, séries…) passant dans leurs réseaux. L’administration Trump estimait au contraire qu’elles risquaient de décourager les investissements dans de nouveaux services et la FCC avait suivi cet avis. (@figaro_economie).

#Ville

► Un réseau social par et pour les territoires. Recenser en un clic les tiers-lieux de la région des Hauts-de-France ou les magasins de produits en vrac labellisés par l’association Zero waste (« zéro déchet ») en Ile-de-France, c’est désormais possible avec Communecter. La plate-forme, d’abord déployée à La Réunion, en Bretagne, à Toulouse, sur la métropole de Lille, mais aussi à Madagascar, en Allemagne et en Belgique, a été créée en 2016 par quatre développeurs et graphistes originaires de La Réunion. Réunis au sein de l’association Open Atlas, ils veulent « transformer la façon de vivre et de travailler sur un territoire ». L’outil, conçu en logiciel libre, fonctionne comme un Wikipédia des compétences locales. Sa gestion est collaborative, les données publiques ouvertes. Les données personnelles ne sont pas monétisées. Où qu’ils se trouvent, les acteurs locaux, associations, entreprises, collectivités ou particuliers, peuvent s’y inscrire en indiquant leurs domaines d’activité. Une cartographie et un agenda permettent de visualiser les propositions. (@lemondefr/).

#Ecole

► L’intelligence artificielle pour obliger les lycéens à rester attentifs. Les élèves du lycée Hangzhou Number 11 High School, dans l’est de la Chine devront à présent s’efforcer de rester concentrer et de participer en cours. L’établissement a commencé à s’équiper de la technologie d’intelligence artificielle, rapporte le Telegraph. Trois caméras sont fixées au-dessus du tableau. Un étudiant les a comparés à des « yeux mystérieux » qui scrutent les expressions faciales des élèves et rendent compte de la moindre marque de distraction. Et pour que cela soit possible, l’ordinateur a répertorié sept états émotifs : neutre, heureux, triste, déçu, en colère, effrayé et surpris. Une fois l’émotion du lycéen évaluer, l’ordinateur en fait le rapport à l’enseignant. Si l’élève ne semble pas s’intéresser au cours, le professeur est tenu d’agir en conséquence. (@20minutes).

#IntelligenceArtificielle

► Transformation numérique et intelligence artificielle : deux révolutions à ne pas rater pour les entreprises. Cet article présente certains des résultats du Learning Lab Human change, créé avec l’entreprise Julhiet Sterwen au sein de la fondation du CNAM. Centré sur l’analyse des innovations managériales, le Learning Lab Human change s’intéresse au futur du travail, des compétences et du digital learning à travers l’analyse des innovations managériales. Enjeu majeur du futur du travail, l’acculturation des collaborateurs aux transformations numériques est une première étape essentielle pour mener à bien l’intégration des systèmes d’intelligence artificielle, nouvel axe de productivité pour l’entreprise. Lors d’une conférence organisée pour Wemanity par l’agence Rumeur Publique en avril 2018, il nous a été demandé de faire état de nos recherches sur les facteurs de succès de la transformation des entreprises. Voici les constats présentés ici résultent de plusieurs recherches-action et learning expédition, notamment en Asie ou au Consumer Electronic Show de Las Vegas. Lire la suite sur le site @FR_Conversation.

#Cyberharcelement

► L’Assemblée nationale muscle les sanctions contre le cyberharcèlement de groupe. Les députés ont adopté en première lecture, dans la nuit de mercredi 16 à jeudi 17 mai, le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Bien loin des débats passionnés occasionné par l’article 2 de la loi, son article 3 modifie la loi sur le harcèlement moral et sexuel afin de les punir lorsqu’ils sont menés en groupe. En l’état actuel des textes, seuls les actes répétés par un individu peuvent constituer du harcèlement moral ou sexuel. La loi entend considérer comme tels les agissements « imposés à une même victime par plusieurs personnes […] alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ». Le harcèlement moral ou sexuel pourra être puni même « en l’absence de concertation » entre les auteurs à partir du moment où ces derniers sont conscients de participer à un phénomène de groupe. (@pixelsfr).

#FaitsDivers

► Des pirates informatiques dérobent des millions d’euros à des banques au Mexique. Luis Mariano évoquait un «paradis des cœurs et de l’amour», il aurait pu ajouter «et des hackers». Plusieurs banques mexicaines ont subi une attaque informatique «sans précédents». Les dommages s’élèveraient entre 15 et 17 millions d’euros, d’après l’estimation de Banxico, la banque centrale du pays, ce lundi. Plusieurs grandes institutions, dont la numéro 2 du pays Banorte, ont été touchées par des transferts fantômes. Le président de l’Association des banquiers du Mexique a relaté aux médias locaux le mode opératoire des pirates. Ces derniers attendaient qu’un transfert soit établi entre deux établissements et en faisaient une copie informatique. Le transfert initial arrivait comme prévu à la banque destinataire mais la copie était virée directement sur le compte des hackers. Selon une source interrogée par Reuters, les pirates pourraient avoir bénéficié d’une aide interne. «Il n’y a aucune preuve qui nous permettrait de dire avec certitude que [le piratage] est fini», a déclaré Alejandro Diaz de Leon. L’estimation actuelle pourrait donc être réévaluée à la hausse dans les prochaines semaines. L’enquête est toujours en cours. (@FigaroTech).