18 Fév

ReVue d’actu de 11h11 – dimanche 18 février 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#IntelligenceArtificielle

x► Pourquoi l’intelligence humaine ne doit pas essayer de « battre » l’intelligence artificielle. Par Benoît Raphaël, expert FrenchWeb. Tout le monde (ou presque) connait l’histoire d’Alphago, l’intelligence artificielle de Google qui a battu le champion du monde de Go. Il y a eu beaucoup de commentaires sur ce qui est aujourd’hui considéré comme un tournant majeur de l’histoire de l’intelligence artificielle. On pourrait dire de cette histoire que c’est celle de la guerre de l’intelligence artificielle contre l’intelligence humaine. Et que dans cette bataille, le robot a gagné. Mais on pourrait aussi le voir autrement. C’est une porte. Mais c’est une porte assez effrayante parce que, contrairement à ce que d’aucuns pourraient croire, il ne s’agit pas tant d’une défaite de l’intelligence humaine que d’une leçon de créativité et d’innovation. Pourtant, ce n’est pas l’équipe d’Alphago qui est à l’origine de cette rupture bouleversante, c’est Alphago lui-même. (@frenchweb).

#Ville

► Etats-Unis : bienvenue à Babcock Ranch, la première ville américaine qui fonctionne uniquement à l’énergie solaire. C’est une ville nouvelle, qui sort de terre. Au sud de la Floride, ce n’est pas un énième golf qui commence à se dessiner, mais une cité qui se veut exemplaire. Chaque bâtiment dispose de l’énergie solaire. Babcock Ranch est la première ville des États-Unis alimentée entièrement par cette énergie et ses 340 000 panneaux. C’est une ville idéale où les habitants sont enthousiastes et où il ne faut pas chercher de climatosceptiques. Ici, tout le monde se fait défenseur de la planète. Les concepteurs ont tenu à reproduire nos centres-villes à l’européenne, où l’on peut marcher d’un point à un autre, pour le plus grand plaisir des premiers résidents. L’eau de la ville fonctionne entièrement en circuit fermé, des puits alimentent la distribution d’eau et une station d’épuration a été spécialement construite. Le pari est de démontrer que ce concept presque utopique n’empêche pas le grand confort à l’américaine. (@franceinfo). A lire aussi : En Floride, ville verte privée cherche habitants fortunés (@LeMondefr).

#Banque

► Société Générale va ouvrir des comptes grâce à la biométrie faciale. Et si les seuls contours de votre visage vous permettaient d’ouvrir un compte en banque… C’est le pari de Société Générale qui va lancer dans les prochaines semaines  un processus d’ouverture de compte express basé sur la biométrie faciale et sur la vidéoconférence. Inédit dans l’univers bancaire, cet outil permettra aux futurs clients de la banque de recevoir un relevé d’identité bancaire (RIB) et une carte sans se déplacer. Réservé aux clients majeurs et résidents en France, ce système pourra surtout être utilisé par des personnes qui n’ont jamais ouvert de compte en banque. « C’est la grande différence par rapport aux outils de nos concurrents : pour valider l’ouverture de compte, ces derniers demandent un virement depuis un autre compte de leur futur client… », fait valoir Bertrand Cozzarolo, directeur adjoint clients, distribution et marketing de Société Générale. (@LesEchos).

#Information

► Rose-Marie Farinella, l’institutrice qui forme ses élèves à débusquer les fake news. « Les élèves appréhendent la notion d’information. Avant de savoir ce qu’est une fausse information, il faut d’abord comprendre ce qu’est une vraie information. » Rose-Marie Farinella est institutrice dans une école primaire de Taninges, en Haute-Savoie. Depuis quatre ans, cette ancienne journaliste forme ses élèves à devenir des chasseurs de fausses informations. Pour son travail remarquable, elle a reçu un prix à l’UNESCO. Concrètement, elle apprend à ses élèves à se servir d’outils pour enquêter afin d’être capable de distinguer l’info de l’intox. « Pour mener leurs investigations, explique-t-elle, ils découvrent le fonctionnement des moteurs de recherche. Et puis, surtout, ils identifient la source de l’information :  repérer qui a écrit l’article, sur quel site, à quelle date, est-ce que c’est un site d’information fiable ou est-ce que c’est un site parodique. » (@franceinfo). A lire aussi : Fake news : « Je me suis demandé comment allaient faire les jeunes générations pour s’y retrouver » (@europe1).

#MediaSocial

► Au Royaume-Uni, les jeunes délaissent Facebook au profit de Snapchat. Outre-Manche, Facebook et Snapchat sont à la croisée des chemins. Et pour cause, les jeunes Britanniques ne sont plus séduits par le réseau social lancé par Mark Zucerkberg. Selon eMarketer, 2,2 millions de jeunes âgés de 12 à 17 ans et 4,5 millions de jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans vont utiliser régulièrement Facebook au Royaume-Uni durant l’année 2018, soit une baisse de 700 000 utilisateurs pour le réseau social par rapport à 2017. Cette situation est similaire à celle des États-Unis, où 68,5% des utilisateurs de réseaux sociaux âgés de 12 à 17 ans utilisaient Facebook l’an passé, contre 90% en 2013, d’après eMarketer. De son côté, ce pourcentage grimpait à 89% pour Snapchat en 2017, contre 29% en 2013. (@frenchweb). A lire aussi : Is Facebook for old people? Over-55s flock in as the young leave (@guardian).

#Presse

► La presse française limite la casse grâce aux ventes numériques. La presse française va mal, mais moins qu’avant. La diffusion des titres de presse a continué de reculer en 2017, indiquent les premières tendances diffusées ce jeudi par l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM). Mais de bonnes ventes numériques permettent toutefois aux journaux de limiter la casse. L’an dernier, les ventes de titres de presse papier grand public n’ont baissé « que » de 3,1 %, après un recul de 3,2 % en 2016 et 3,8 % en 2015. La vente des versions numériques en format PDF a parallèlement bondi de 42,3 %, avec 245,3 millions d’exemplaires, et la fréquentation des sites et applications mobiles a crû de 11,2 % (+6 % en 2016), avec une hausse marquée sur les mobiles et tablettes (+29,5 %). (@LesEchos).

#Numerique

► Souveraineté numérique et les enjeux des plateformes de Bug Bounty européennes. La souveraineté numérique est au centre des préoccupations en France ainsi que dans les institutions européennes. Une souveraineté forte permet de protéger les intérêts des Etats membres et des entreprises européennes contre toute ingérence extérieure (prise de contrôle de sociétés, intelligence économique, sabotage, …). Le Bug Bounty (externalisation de la détection des vulnérabilités en matière de cybersécurité) s’est trouvé au centre de cette problématique lorsque la Commission européenne a attribué à la société américaine HackerOne, le programme concernant le lecteur multimédia libre VLC. (@LUsineDigitale).

► Une « majorité numérique » à 15 ans, à quoi ça sert ? Adopté jeudi 15 février en première lecture par les députés, un amendement au projet de loi sur la protection des données personnelles prévoit l’instauration d’une«majorité numérique à 15 ans. Autrement dit, en dessous de cet âge minimum légal, un adolescent devra avoir l’autorisation de ses parents ou de ses tuteurs légaux pour s’inscrire sur une plateforme, que ce soit Facebook, Snapchat, YouTube ou Instagram. « L’objectif, c’est de s’assurer que lorsqu’un mineur donne son consentement, il soit conscient de l’usage de ses données personnelles par une plateforme numérique, résume la députée En marche Paula Forteza, rapporteure du projet de loi. Après plusieurs auditions, on a considéré qu’à 15 ans, on a atteint ce niveau de compréhension. » (@libe).

#Data

► Données personnelles : défendons nos liens plutôt que des « biens » ! Par Lionel Maurel , Juriste et conservateur de bibliothèque, et Laura Aufrère, université Paris-13 Sorbonne Paris-Cité. « Mes data sont à moi ! » c’est le titre d’un rapport publié ces derniers jours par le think tank Génération libre, qui défend la thèse d’une « patrimonialisation » et d’une « monétisation » des données personnelles. Au nom des insuffisances du cadre réglementaire actuel, nous devrions revendiquer la création d’un droit de propriété sur ces informations pour que les individus puissent négocier leur utilisation avec les plateformes numériques et éventuellement se faire rémunérer en contrepartie. Derrière cette proposition, on trouve l’idée, largement répandue, que c’est au marché de réguler l’utilisation des données, et nous pourrions espérer générer ainsi un petit pécule, notre part du gâteau des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Lire la suite sur le site @libe.

#IntelligenceArtificielle

► Demain, l’Europe championne de l’intelligence artificielle responsable ?. Tribune de Florent Parmentier et Christian Dargnat (Sciences Po – USPC). « Qui maîtrise l’intelligence artificielle domine le monde » : cette déclaration de Vladimir Poutine, en septembre dernier, à la tonalité prophétique a soulevé de nombreuses questions. Cette perspective faisait-elle référence à une vision essentiellement économique ou à une représentation plus militaire et géopolitique des choses ? Même sans avoir de certitude sur ce sujet, il apparaît bien que l’intelligence artificielle (IA) est un enjeu essentiel, complété par celui non moins important des données (le « nouveau pétrole »).  A lire la suite sur le site de @FR_Conversation.

#ReconnaissanceFaciale

► Une étude démontre les biais de la reconnaissance faciale, plus efficace sur les hommes blancs. Les logiciels de reconnaissance faciale sont efficaces pour déterminer le genre d’une personne… à condition d’être un homme et d’avoir la peau blanche, à en croire une étude publiée jeudi 8 février sur le site du MIT Media Lab. A l’origine de cette étude, la chercheuse Joy Buolamwini du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Fondatrice de l’Algorithmic Justice League, un collectif qui dénonce les biais des algorithmes, elle avait donné une conférence TED (Technology, Entertainment and Design) en mars dernier. Elle y expliquait que les logiciels de reconnaissance faciale identifiaient beaucoup plus facilement ses amis blancs que son propre visage de femme noire. A l’époque, Joy Buolamwini croyait que le problème allait rapidement être résolu. Quelques mois plus tard, elle démontre pourtant que les logiciels sont toujours moins efficaces avec les peaux foncées, mais aussi avec les femmes. (@Pixelsfr).