13 Sep

ReVue d’actu de 11h11 – mardi 13 septembre 2016

Villes et Révolution Numérique. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Blockchain

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Blockchain: la fin de l’état-nation. Une question non résolue a longtemps entravé le développement du commerce en ligne: comment réaliser des transactions financières par Internet de façon sûre, efficace et abordable? Les cartes de crédit présentent une solution pratique pour le consommateur, mais comportent un risque de fraude. Les virements bancaires ont l’avantage de la sécurité, mais leur manque d’immédiateté présente une barrière trop importante. Très tôt, des pionniers ont imaginé des monnaies virtuelles permettant l’échange de valeur de pair-à-pair, sans passer par l’intermédiaire d’une banque. La première blockchain, servant de base au Bitcoin, a esquissé une solution à ce problème en mettant sur pied un système décentralisé – un réseau où chaque unité de valeur comporte un identifiant unique et où chaque partie prenante reçoit un historique complet et actualisé de toutes les transactions passées à travers le réseau. Ce fichier devant être coordonné entre tous les nœuds du réseau, il ne permet d’utiliser chaque unité de valeur qu’une seule fois, faute de quoi les incohérences sont détectées et éliminées. (@letemps).

Comment ça marche ? On parle beaucoup de « LA blockchain » et de ses nombreuses applications, qui promettent (ou menacent, suivant les opinions) de révolutionner la société au moins aussi profondément qu’Internet lui-même. En même temps, ce concept est présenté de façon très vague. Même si on la dit « distribuée », ce qui est d’ailleurs impropre comme nous le verrons, il manque le plus souvent une expression claire des implications de son implantation sur un réseau pair à pair ouvert. De ce fait, parler de « LA blockchain » est trompeur et passe largement à côté de l’essentiel. L’idée est née en 2008 avec Bitcoin, qui en est à ce jour la réalisation emblématique, mais aussi la base de nombreuses variantes et extensions. Nous utiliserons donc cet exemple pour en analyser les composantes et les implications, tout en nous efforçant d’en tirer des enseignements valables pour d’autres systèmes où le principe de la chaîne de blocs est utilisé pour des écritures autres que des transactions monétaires. Conformément à l’usage, j’utilise le terme « Bitcoin » avec majuscule et sans article pour désigner le système de paiement, et « le bitcoin » pour l’unité de compte utilisée par ce système. (@Contrepoints).

#LoiRenseignement

L’hertz et le néant. Plus d’un an après l’adoption de la loi sur le renseignement, ses opposants ne désarment pas. Et ils pourraient bien avoir trouvé le moyen d’y enfoncer un coin… D’ici quelques semaines, le Conseil constitutionnel répondra à une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par trois associations, la Quadrature du Net, le fournisseur d’accès à Internet (FAI) French Data Network (FDN) et la Fédération des FAI associatifs (FFDN). En cause, une étonnante largesse qui exonère de tout contrôle la surveillance, pour la « défense des intérêts nationaux », des communications sans fil. Une (grosse) brèche, vieille de vingt-cinq ans, dans un texte dont l’ambition était justement de mieux encadrer l’activité des espions français. (@libe).

#eCommerce

Les ventes sur Internet ont bondi de 15 % au 2e trimestre en FranceLe commerce sur Internet est en pleine forme. Le secteur continue sa progression à deux chiffres , enregistrant un bond de 15 % au deuxième trimestre 2016. Les Français ont dépensé 17,4 milliards d’euros en ligne sur cette période, détaille la fédération du e-commerce (Fevad) lundi 12 septembre. (@LesEchos).

#Gafa

Facebook Vs Google : quel est le poids de chacun dans le choc des titans ? Dans ce choc des titans entre Facebook et Google, on est en droit de se poser une question très manichéenne : qui est le plus fort ? Google a pris de l’avance historiquement puisque son lancement date de 1998, mais Facebook sortie en 2004 a déjà les reins très solides et une ambition démesurée. Les deux géants promettent donc de belles batailles dans les mois et les années à venir.

Même si les deux entreprises s’affrontent, ni l’une ni l’autre n’a vraiment réussie à faire toussoter son concurrent sur les secteurs qui leurs sont propres, le réseau social Google + n’a jamais vraiment pris et le moteur de recherche de Facebook non plus. En revanche, Facebook a su mettre en place une solide stratégie publicitaire qui rogne le premier business de la firme de Mountain View.

Facebook en quelques chiffres, c’est 5,84 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 1,6 milliards d’utilisateurs, 356 milliards de dollars de capitalisation boursière, 10.000 salariés et une croissance annuelle de 50%. C’est aussi plus d’un milliard d’utilisateurs, sur Messenger, sur WhatsApp et un peu plus d’un demi milliard sur Instagram par exemple.

De son côté Google, c’est 75 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 555 milliards de dollars de capitalisation boursière et 50.000 salariés et 20% de croissance annuelle. Sans faire une liste exhaustive des très nombreux succès de l’entreprise, Google c’est plus d’un milliard d’utilisateurs sur Gmail, sur YouTube, sur Android, sur Chrome, etc. (@PresseCitron).

#Culture

Le jeu vidéo n’est pas un adversaire de la littérature, au contraireIl y a quelques années, Big Think, qui est un site de contenus éducatifs, vous avait posé une question simple – mais qui me passionne : comment les jeux vidéo sont-ils en train d’influencer le récit ? Question passionnante parce que le jeu vidéo s’est imposé progressivement pendant ces trente dernières années comme un loisir massif, parce que nombre d’écrivains d’aujourd’hui et de demain auront un moment ou un autre de leur vie été joueurs, et qu’il en va de même pour les lecteurs. C’est une question qu’il est donc impossible d’ignorer. (@franceculture).

#Intelligenceartificielle

Les robots auront-ils la peau des traders? 277… C’est le nombre de banquiers issus des plus grands établissements bancaires français (BNP Paribas, Société Générale, Natixis) dont le salaire a dépassé le million d’euros en 2014. Ces « stars du trading » sont pourtant menacées, depuis une dizaine d’années, par l’arrivée sur les marchés financiers d’un nouvel intervenant: les algorithmes de trading, ces programmes informatiques ultra-rapides qui détectent et exploitent, en une dizaine de millisecondes, les inefficiences de marché. Les opérateurs de marché sont désormais confrontés à l’arrivée des machines qui grappillent de plus en plus leur espace de travail. De plus en plus utilisé par les institutions financières, le trading automatique représente près de 60% des transactions quotidiennes mondiales, et près de 80% rien qu’à Wall Street. Preuve de leur importance, un robot-trader a été responsable en 2010 d’un krach éclair sur le Dow Jones l’indice phare américain, ce dernier perdant près de 1.000 points (-9,2%) en l’espace de 10 minutes. Le métier de trader est clairement mis à mal par l’arrivée des algorithmes. Chronique d’une mort annoncée ? (@BFMBusiness).

Un logiciel traque les salariés sur le départ. La start-up Joberate épluche les données disponibles sur les millions de comptes de médias sociaux accessibles librement ou les achète à des tiers pour établir un « J-Score », soit le niveau d’activité de recherche d’emploi d’une personne. Pour établir le score, elle alimente ses algorithmes d’éléments pouvant être significatifs : le suivi d’une nouvelle entreprise sur Twitter, l’accès à des articles relatifs à la rédaction d’un CV, l’ajout d’éléments professionnels dans son résumé Facebook ou une activité accrue sur LinkedIn marquée par l’ajout de contacts professionnels. La firme américaine jure par contre ne pas suivre des activités qui sont privées. (@lessentiel).

#Drone

Le maire d’Asnières, Big Brother et les drones. Manuel Aeschlimann, maire (Les Républicains) d’Asnières-sur-Seine, dans la banlieue ouest de Paris, en est lui-même surpris. Qu’aucun autre élu n’ait formulé la même idée que lui – organiser dans sa ville des rondes de surveillance avec des drones – le laisse perplexe. Au Figaro, il a expliqué que « hormis un maillage total de chaque rue avec des caméras fixes – ce qui est impossible – la solution, ce sont les drones ». C’est sûr : « les drones résoudraient 95 % de nos problèmes » s’ils étaient mis en œuvre. Proche de Nicolas Sarkozy, l’élu dont la ville compte 75 caméras de vidéosurveillance et un effectif de 65 policiers municipaux (équipés de matraques Tonfa, de Tasers et de Flash-Ball mais aussi de pistolets automatiques) entend ainsi lutter contre les trafics en tous genres dans certaines zones de cette commune coupée entre des quartiers limitrophes « difficiles » et un centre-ville bourgeois. Le maire d’Asnières est donc le premier à envisager – il devra saisir la commission départementale de vidéoprotection des Hauts-de-Seine – d’utiliser des drones pour surveiller la population. (@lemondefr).

#Internet

Quand Thierry Lhermitte expliquait « Internet » avec Jean-Luc Delarue en 1996Les évolutions technologiques sont de plus en plus rapides. Internet s’est démocratisé de façon spectaculaire ces dernières années. Derrière ces phrases un peu bateau se cache une réalité incontestable. Il suffit de regarder quelques années en arrière pour s’en apercevoir. En 1996, Thierry Lhermitte passe chez Jean-Luc Delarue pour expliquer le fonctionnement de son site. Le web étant encore méconnu à l’époque, ils en profitent pour expliquer plus en profondeur son fonctionnement… Il s’en ai passé des choses en 13 ans ! A commencer par un relooking des ordinateurs (et des sites web). On est loin des histoires de piratage, regarder une bande-annonce en ligne paraissait à l’époque révolutionnaire. Vous deviez tout de même compter sur 10 à 15 minutes pour charger la vidéo. A consommer sans modération ! (@BlogModerateur).